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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

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Éditorial

2015 : une année et un début de cycle François 1er ?francois_1er.jpg

Pour le français et la Francophonie
En 2015, les friands de célébrations de centenaires ont le choix : Lusitania et guerre sous-marine ; génocide des Arméniens en 1915 ; Waterloo en 1815 ; mort de Louis XIV et chute en Régence en 1715… Célébrons plutôt les 500 ans de l’avènement de François 1er. [lire la suite]
Les 30 dernières nouvelles


nouvelles2015/dominique-gallet.jpgHommage à un grand francophone : Dominique Gallet - par MAR le 24/03/2015 - 15:37

Hommage à un grand francophone : Dominique Gallet

Nous apprenons avec une grande tristesse la disparition de Dominique Gallet qui a été l'un 3 fondateurs de notre association Avenir de la Langue Française dont il a été secrétaire général durant sa première année (1992-1993). Il a été un grand Francophone, aussi bien avec son magazine Espace francophone, diffusé par une trentaine de télévisions nationales qu’il a fondé en 1982 avec Mona Makki, que dans tous les combats pour la langue française et la Francophonie.

Parmi les hommages rendus hommage à Dominique Gallet : citons celui du poète Amadou Lamine Sal, "Dominique Gallet a beaucoup servi la Francophonie. Ses écrits, son œuvre toute entière et ses actions font de lui le pèlerin le plus avancé qui ait porté loin, très loin, la voix de la Francophonie".


Dominique Gallet, né en 1947, était le producteur-délégué du magazine Espace francophone, qu’il a fondé en 1982 avec Mona Makki, rédactrice en chef du magazine. Espace francophone est une émission hebdomadaire diffusée par France 3, les chaînes de l’outre-mer français, Canal France International (CFI), Télé-Bruxelles, et une trentaine de télévisions nationales du Sud.

En 1965, à dix-huit ans, il fut l’un des animateurs du mouvement des jeunes gaullistes (UJP).

De 1970 à 1973, il a été conseiller artistique au Service central des textes et projets d’émissions de l’ORTF dirigé par l’écrivain Georges-Emmanuel Clancier.

De 1981 à 1985, secrétaire général de l’institut France-Tiers-Monde, il a présidé les quatre Conférences internationales pour l’identité culturelle qui se sont tenues successivement à Paris (à la Sorbonne, à l’Académie diplomatique internationale, à la Maison des cultures du monde) et à Dakar (au Centre de Congrès).

En septembre 2003, il a été nommé membre du Conseil supérieur de la langue française (ministère de la Culture et de la Communication).

Dès le 15 septembre 1969 il publiait dans Le Télégramme de Paris, sous le titre "La francophonie contre l’impérialisme", un article qu’il concluait ainsi : "Enfin et surtout, il faudrait jeter les bases d’une communauté francophone des nations. Cette communauté serait en définitive une communauté politique, non pas parce qu’elle favoriserait une politique nationale ou une idéologie, mais bien parce qu’elle s’opposerait objectivement à toute tentative d’hégémonie planétaire. Nous espérons qu’il existe à la tête de l’État une volonté de promouvoir une telle communauté. Le rêve du poète Senghor doit devenir réalité".

Depuis, il a consacré de nombreux écrits à la Francophonie et au combat pour la diversité culturelle, notamment : "L’atlantisme culturel" (Le Monde, 10 novembre 1979), "Dialogue pour l’identité culturelle" (Anthropos, 1981, préface et direction), "Langue française, définir une stratégie" (Le Monde, 17 janvier 1981), "Contre l’uniformisation planétaire des images" (Le Monde diplomatique, août 1987), "La francophonie en péril" (Le Figaro, 8 septembre 1992), "Pour une ambition francophone - le désir et l’indifférence" (L’Harmattan, 1995), "Impasse du “tout-anglais" (Marianne.net, 19 janvier 2012).

Dominique Gallet était chevalier de la Légion d’honneur, commandeur de l’ordre des Arts et Lettres, commandeur de l’ordre royal du Sahametrei (Cambodge) et chevalier de l’ordre de la Pléiade (Assemblée parlementaire de la Francophonie).

Dominique Gallet est décédé à Paris le 14 mars 2015.


Ses obsèques ont eu lieu le 24 mars 2015. Parmi les personnalités qui ont honoré sa mémoire : Jean-Pierre Chevènement, Dominique Noguez (autre fondateur d'ALF), Clément Duhaime qui a lu avec émotion le beau discours de son compatriote québécois Jean-Louis Roy co-rédacteur avec Dominique Gallet de notre manifeste des Communes, le chanteur Yves Duteil qui a chanté un couplet de "La langue de chez nous", Xavier North ancien directeur général de la DGLGLF et Stélio Farandjis, ancien secrétaire général du Haut Conseil de la Francophonie. Avenir de la Langue Française était représentée par son président Albert Salon, Thierry Burkard et Gérard Verroust.

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nouvelles/presse.gifNouvelles de Mars 2015 (3) - par MAR le 22/03/2015 - 11:02

Langue française : Nouvelles de mars 2015 (3)

Le commissaire français à Bruxelles Pierre Moscovici, qui ne communique qu'en anglais, prétend sur son blog tel Tartuffe, qu'On ne badine pas avec la langue française (!) (20/3) [rappel : Pierre Moscovici Carpette Anglaise 2014]
TV5 Monde : "Féminisation des mots : la France en retard ?" (21/3) (lien)
Henriette Walter : "le français est la langue qui a le plus donné aux autres" (19/3) (lien)


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nouvelles/presse.gifNouvelles de Mars 2015 (2) - par MAR le 18/03/2015 - 21:29

Langue française : Nouvelles de mars 2015 (2)

Annick Girardin: "On appauvrit la langue française et on mutile l’anglais" (17/3) (lien)
La Secrétaire d'État à la Francophonie a lancé un coup de gueule avec une lettre truffée d'anglicismes
M. Bock-Côté : Les élites françaises aiment-elles encore la langue de Molière ? (lien)
Yves Montenay : "Le français est-il vraiment foutu ?" (17/3) (lien)
JP Brighelli (Le Point) Une journée de la langue française sans français : un exploit ! (16/3) (lien)
 


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nouvelles/presse.gifNouvelles de Mars 2015 - par MAR le 16/03/2015 - 08:31

Langue française : Nouvelles de mars 2015

L'Express : Henriette Walter "N'ayons pas peur des mots étrangers" (15/3) (lien)
Pouria Amirshahi (député): le français, visa de tous les pays francophones (14/3) (lien)
Le Dictionnaire du français usuel de J. Picoche et JC Rolland enfin réédité (ci-dessous)


Le Dictionnaire du français usuel de Jacqueline Picoche et Jean-Claude Rolland depuis longtemps épuisé vient d’être réédité

Un grand panorama des mots français d’aujourd’hui, à visée pédagogique pour toute la francophonie.
15 000 mots utiles en 442 articles disponible en version papier, 1064 p. et version cédérom (possibilité de cédérom en réseau)

Éditeur Duculot, membre du Groupe De Boeck rue des Minimes, 39, 1000 Bruxelles,  +32 10 48.26.06

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nouvelles2015/voix_francophone.pngLa voix francophone - par MAR le 10/03/2015 - 21:37

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La voix francophone

Le forum La voix francophone ouvre une rubrique "Avenir de la langue française" dédiée aux visiteurs de notre site, aux adhérents et aux sympathisants de l'association.


Le forum La voix francophone (www.lavoixfrancophone.org/forum/index.php) animé par trois membres d'ALF (Michel Chevallier, ancien directeur d'une Alliance française, Julien Capgras, ingénieur en simulation numérique, et Marc Beaufrère, professeur d'anglais), existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Aucun site français ou extra français, consacré spécifiquement à la francophonie n'offre la possibilité d'échanger dans le cadre d'un forum.

Ce forum, qui est ouvert à tous, sans parrainage et sur simple inscription, aspire à remplir ce manque. A ce jour, plus d'un millier de billets ont déjà été publiés, répartis en près de 500 sujets.

Le carnet numérique associé (http://lavoixfrancophone.org), accessible par parrainage pour les rédacteurs, est plutôt consacré à des articles de fond.

En accord avec le Conseil d'Administration d'Avenir de la langue française réuni le 7 mars 2015, les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages : dans un premier temps, par exemple, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher.

À bientôt sur le forum !

Michel Chevallier

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nouvelles2015/forum_langue_francaise.jpg2e Forum mondial de la Langue française - par ASalon le 09/03/2015 - 20:16

Juillet 2015 : 2e Forum mondial
de la Langue française à Liège

Du 20 au 23 juillet 2015, à Liège se tiendra le deuxième Forum mondial de la Langue française organisé par l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Le premier s'était tenu en juillet 2012 à Québec. En juillet 2015, les thèmes de la jeunesse et de l'environnement seront dans l'air du temps. Mais, beaucoup plus largement, ce Forum fournira l'occasion de rencontres et alliances utiles entre associations et militants pour le français, et d'échanges de documents et d'informations sur les actions menées par eux dans leurs pays respectifs.

Liège étant très proche de Paris à tous égards, ALF engage vivement ses adhérents, ses sympathisants et tous les militants pour le français à y aller, à y apprendre des autres, à y diffuser nos idées, à y promouvoir nos actions, notamment l'extension notre campagne des Communes pour la langue française aux pays et communautés de la Francité (de langue maternelle française) !

Les informations concernant ce Forum mondial se trouvent sur le site dédié : www.forumfrancophonie.org/

Albert Salon.

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nouvelles/calendrier.jpgAgenda mars 2015 - par MAR le 06/03/2015 - 08:24

Langue française : Agenda Mars 2015

Journée internationale de la Francophonie (vendredi 20 mars) (lien)

Le Printemps des Poètes, la Maison des métallos et la Délégation à la langue française vous invitent au Bal poétique francophone  (vendredi 13 mars à 20h30) (lien)


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nouvelles/presse.gifNouvelles de Février 2015 (3) - par MAR le 24/02/2015 - 10:25

Langue française : Nouvelles de Février 2015 (3)

Lettre à Laurent Fabius, au sujet de son intervention en anglais lors d'une réunion sur l'Ukraine organisée à Paris (24/2) (lien)
La Nouvelle République : Loches abandonne le grotesque "I Loches you"
(24/2)  (lien)
Marianne : Régis Debray et "Cette classe dirigeante qui a honte de sa langue et de son lieu de naissance"
(22/2)  (ci-dessous et lien)


Régis Debray (article paru dans Marianne le 13 février) (lien) Ce remords inconsolable aiguise son mépris pour ceux qui ont aujourd'hui pris la place des modèles qu'il n'a pas su aimer à temps. Cette "classe dirigeante qui a honte de sa langue et de son lieu de naissance : c'est ringard, franchouillard, mois". Qui a abandonné "les pierres d'angle que furent les idées de nation, de peuple et d'État », lesquelles « se retrouvent à présent de couleur bleu Marine". Ces politiques "incultes" - des "symptômes interchangeables" - qui n'ont plus pour programme que les "tribus" et les "chiffres". Il se venge d'avoir côtoyé Attali à l'Élysée, de ne plus voir dans le Manuel Valls "pro-business" qu'un "Texan empêché".

[...]

Comme les situationnistes qu'il a tant brocardés, Debray se raccroche à ce qu'il peut sauver du désastre : l'amour de la langue française dont il est un des derniers grands stylistes. Il prend plaisir à dissimuler sa rage dans des tournures magnifiques et subtiles dont il se doute bien qu'elles ne seront pas toujours comprises par ces trentenaires oscillants entre « Candy Crush » et Nabilla, qui "prennent de Gaulle pour un aéroport et profitent d'un 8 mai férié sans savoir pourquoi".

[...]

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nouvelles2015/gilles-rheaume.jpgUn grand patriote québécois nous quitte ! - par A_Salon le 19/02/2015 - 20:32

Un grand patriote québécois nous quitte : Gilles Rhéaume

Les patriotes français le saluent chapeau bas. Ils font leurs ces paroles d'Yves Saint-Denis, président de l'Assemblée des Patriotes de l'Amérique française. A.S.


Hommage funèbre à Gilles Rhéaume prononcé par Yves Saint-Denis
en l’église Saint-Pierre-Apôtre de Montréal, le samedi 21 février 2015

            Une grande âme du Québec et du Canada français, qui incarnait la définition même du PATRIOTE, un puissant ténor de la francophonie mondiale, le baroudeur de l’indépendance en personne qui, sa vie durant, a poursuivi sa quête insatiable d’un pays français d’Amérique, s’en est allée le 8 février rejoindre son Créateur, me laissant l’insigne honneur de m’appeler si souvent son ami et parfois, ces dernières années, son protecteur ; vous laissant vous toutes et vous tous, ses amis patriotes, endeuillés d’une perte inestimable et incommensurable.

            Lui non plus l’érudit, le redoutable tribun, le communicateur qui faisait tant vibrer ses auditoires, à l’instar des Lionel Groulx et des François-Albert Angers dont il s’inspirait, des Barbeau, Raoul Roy, Chaput, Bourgault, Lévesque, Laurin et Jean-Marie Cossette qu’il admirait tous, lui non plus n’aura pas joui de ce pays français d’Amérique pourtant déjà à portée de main dans les années Parizeau.

            Dès le lendemain de son grand rappel, lors d’une première prise de parole en sa mémoire aux Lundis de l’histoire qu’il tenait et animait à la Maison Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste, l’affluence de nombreux patriotes a témoigné que le professeur d’éducation nationale Gilles Rhéaume avait beaucoup d’amis.

            Gilles Rhéaume était profondément religieux. Il était devenu un spécialiste des communautés religieuses, lui qui avait fait son noviciat chez les Cisterciens de Cap-Rouge, qui avait fréquenté les Montfortains à Ottawa, étudié en communications chez les Oblats de l’Université Saint-Paul et en philosophie chez les Dominicains. Il n’hésitait pas à rappeler leurs bienfaits aux lundis de l’histoire et à faire valoir que ces religieuses et religieux avaient non seulement alimenté la foi dans ce pays de fondation chrétienne et catholique mais aussi valorisé et sauvé la langue française à compter du 19e siècle.

            Depuis douze jours, nous n’avons eu de cesse de louer l’engagement profond de cet homme envers les siens qu’il aimait tant, le génie créateur de cet être d’exception, tenant d’un nationalisme historique : langue, foi, histoire, us et coutumes. Qui mieux que lui savait administrer de telles injections d’énergie nationale, distribuer des capsules de vitamines patriotiques, si vivifiantes, qui, mieux que Gilles Rhéaume ? Rappelons son dernier message qu’il répétait depuis longtemps et même dans son testament qui accuse tout de même plusieurs années : c’est dans l’unité et seulement dans l’unité de toutes nos forces patriotiques que nous aurons notre pays français !

Yves Saint-Denis

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nouvelles/presse.gifNouvelles de Février 2015 (2) - par MAR le 17/02/2015 - 17:12

Langue française : Nouvelles de Février 2015 (2)

Jacques Martinez (Bd Voltaire) : Hollande victime du syndrome « Es-Ke » (13/2) (lien)
Sud-Ouest : A-t-on honte d'utiliser le français ? (13/2) (lien)
Yves Montenay : Le français : êtes-vous traître ou ringard ? (13/2) (lien)
France-Amérique acquiert France Magazine et devient bilingue (12/2) (lien)

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nouvelles2015/livre_montenay.jpgLangue française, arme d'équilibre pour mondialisation - par MAR le 17/02/2015 - 17:10

La langue française, arme d'équilibre pour la mondialisation

  par Yves Montenay et Damien Soupart
(Éditions Les Belles Lettres)

On nous dit : "ce serait plus fun en anglais" ou "plus cool", et on rajoute : "comment, mon pauvre ami, vous ne parlez pas anglais ?".

Bref, on essaie de nous faire croire que le français, c’est dépassé, alors que les géographes nous disent qu’on n’a jamais autant parlé français dans le monde.

Ce livre dresse un bilan de la situation de notre langue en France et à l’international, après son triomphe du XVIIe au XIXe siècle, puis le choc de l’Amérique et de la mondialisation.

Trois points principaux le distinguent des autres ouvrages sur ce thème :

  • l'analyse du rôle des entreprises, qui en France sont des vecteurs de l’anglicisation alors qu’elles diffusent au contraire le français dans les pays étrangers où elles s’implantent,
  • les processus à l'œuvre en Afrique, où vivent des centaines de millions de francophones potentiels,
  • l'absence de stratégie linguistique de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), qui disperse ses forces en tentant d'incarner une deuxième ONU, au lieu de s’inspirer des stratégies déployées par d'autres langues à vocation internationale, l’anglais, mais aussi le portugais ou le mandarin.

Si la mondialisation est un mécanisme puissant, elle peut être utilisée par le français comme par les autres acteurs, linguistiques ou non. C'est une affaire de volonté politique au sens large du terme, intérieure comme extérieure, économique comme culturelle.


Les auteurs

Yves Montenay, démographe et chef d’entreprises, est un spécialiste de la francophonie et du monde musulman. Il dirige depuis 1994 l’Institut Culture Économie et Géopolitique et a également publié, aux Belles Lettres Nos voisins musulmans. Du Maroc à l’Iran, quatorze siècles de méfiance réciproque (2004) et Le mythe du fossé Nord-Sud. Comment on cultive le sous-développement (2003).     

Damien Soupart, diplômé de Sciences Po et de l’École de Guerre Économique (EGE), est actuellement consultant en Intelligence Économique Territoriale, il s’intéresse depuis plusieurs années à la place de la langue française.

le site d'Yves Montenay

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Nouvelles de février 2015 - par MAR le 05/02/2015 - 21:28

Langue française : Nouvelles de février 2015

Réforme de la loi Toubon : les propositions de Guy Dalens (2/02) (lire plus bas)
OEP : L'ENA vire-t-elle au tout anglais ? (lien)
Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) : Racket américain et démission d'État. Le dessous des cartes du rachat d'Alstom par General Electric (lien)


Réforme de la loi Toubon : les propositions de Guy Dalens (2/02)

Guy Dalens  a été chef de service départemental de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.

.Le contrôle de l’application de la loi sur la langue française devrait relever d’une juridiction spécialisée comme cela se fait dans le domaine de la concurrence (appréciation des ententes et positions dominantes par l’Autorité de la concurrence puis recours éventuel devant la Cour d’appel de Paris et la Cour de cassation.

Motifs :

  • rendre plus efficace l’application de la loi ;
  • éviter la dispersion ; actuellement un magistrat est submergé d’affaires diverses et d’intérêt variables ; en règle générale un dossier relatif à une infraction à la langue française n’est pas considéré par lui comme prioritaire ; ledit dossier risque d’être enterré avant même d’être examiné au fond.
  • Une juridiction spécialisée ne pourrait plus se cacher derrière le peu d’intérêt d’une infraction à la langue française par rapport à une affaire de viol, de vol ou de divorce, par exemple. Elle sera tenue d’examiner l’affaire puisqu’elle est spécialement chargée de ce contentieux.
  • Homogénéiser la jurisprudence dans ce domaine.

Amendes :

Cette spécialisation devrait s’accompagner d’une modification du régime des sanctions.

Il faut trouver des sanctions appropriées, beaucoup plus dissuasives.

Pourquoi ne pas baser la sanction ou le montant de l’amende sur le chiffre d’affaires de l’entreprise (exemple du droit de la concurrence français et communautaire) !

Contrôle :

Ici aussi prévoir une spécialisation de fonctionnaires chargés de constater les infractions. C’est le rôle de la puissance publique d’intervenir avec ses pouvoirs régaliens.

Notre avocat a fait état de 5 affaires devant les tribunaux. C’est peu alors que nous savons qu’il y des milliers d’infractions beaucoup plus graves que celles citées et qui ne sont pas poursuivies, faute de bras et de volonté politique.

Quel que soit notre courage et notre volonté, ce n’est pas à nous membres d’un association de défense (ou d’avenir) de la langue française de se substituer à l’État ou de prendre en charge ce qu’il ne veut plus faire. On ne le peut pas.

Prévoir deux agents par département, ce qui au total ferait environ 200 agents sur le territoire national chargés de s’occuper de la langue française. Ces agents seraient prélevés sur les administrations existantes. Faire appel à des volontaires, très motivés et formés. J’estime que ce ne serait pas difficile à trouver.

Les infractions qu’ils relèvent seraient transmises à la juridiction spécialisée.

Voilà quelques propositions peu coûteuses et faciles à mettre en œuvre, à incorporer dans nos propositions.

J’ajoute aussi que tous les fonctionnaires qui vont représenter le pays à Bruxelles dans les différentes commissions ou autres (lesquelles pullulent) devraient être rassemblés annuellement. Il conviendrait de leur rappeler qu’ils doivent utiliser le français dans ces instances. Tout manquement à ce devoir serait sanctionné par leur exclusion desdites commission. Une sorte de "missi dominici" serait chargé de contrôler si cette directive est respectée.

Note

Objet : Deuxième proposition : modification de l’article 4 de la loi sur l’emploi de la langue française

Proposition :

Je propose de modifier 2e alinéa de l’article 4 de la loi n°94-665 du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française de la manière suivante :

article 4, 2e alinéa actuel

article 4, 2e alinéa modifié

Dans tous les cas où les mentions, annonces et inscriptions prévues aux articles 2 et 3 de la présente loi sont complétées d’une ou plusieurs traductions, la présentation en français doit être aussi lisible, audible ou intelligible que la présentation en langues étrangères".

Dans tous les cas où les mentions, annonces et inscriptions prévues aux articles 2 et 3 de la présente loi sont complétées d’une ou plusieurs traductions, la présentation en français doit toujours être prédominante dans la mise en page et par la taille des caractères d’imprimerie utilisée.

Motifs :

Cette disposition vise à supprimer les dérives constatées, à savoir l’anglais en premier et la langue française en tout petits caractères. Il faut la plupart du temps une loupe pour arriver à lire la traduction en français dissimulée en bas de page. Les publicités de ce genre sont fréquentes. Elles contournent la lettre et l’esprit de la loi du 4 août 1994. Les pouvoirs publics ont eux-mêmes favorisé ces comportements par une interprétation laxiste de la loi (cf. par exemple, l’article 2.1.2 de la circulaire du 19 mars 1996 concernant l’application de la loi n°94-665 du 4 août 1994). La tolérance excessive à l’égard d’une langue étrangère fusse-telle dominante est discriminatoire et n’est pas acceptable. La circulaire du 19 mars 1996 n’est pas la loi ; elle n’est qu’une interprétation de casuiste d’une disposition de la loi ; elle ne lie ni les juridictions chargées d’appliquer la loi, ni les associations agréées chargées de faire respecter la langue française.

Il convient donc d’être plus explicite et ferme dans la formulation du texte afin de réduire les interprétations défavorables à la langue française.

L’article 2 de la Constitution de 1958 pose le principe que la "La langue de la République est le français". Ce principe est rappelé avec force dans l’article 1er de la loi du 4 août 1994.

La langue française ne peut donc être seconde dans son emploi, sauf à nier le principe.

Il en résulte aussi que la langue française doit être nettement prédominante dans toutes publicités bilingues.

Cette nette prédominance ce manifeste, en particulier, dans la mise en page de la publicité, la taille des polices de caractères d’imprimerie utilisée. Le parallélisme de la langue française avec les autres langues d’une publicité bilingue ou leur similitude n’est donc pas recevable

Question de logique et de bon sens.

La jurisprudence canadienne relative à l’emploi de la langue française au Québec tient une argumentation similaire, même si le contexte et les motifs sont différents. (cf. Site : Office québécois de la langue française : La politique linguistique et la Charte de la langue française (ex loi 101) ; jugement du 24/10/2001 Entreprise LTÉE contre La Procureure générale du Québec).

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nouvelles2015/michaelle-jean.jpgFrancophonie : Michaëlle Jean prend ses fonctions - par A_Salon le 09/01/2015 - 09:15

Francophonie
Michaëlle Jean prend ses fonctions à Paris (5/1)

Nous avons annoncé (cf. notre nouvelle du 2 décembre) l'élection au Sommet de Dakar de Michaëlle Jean au poste de Secrétaire général de la Francophonie.

Avenir de la Langue Française, distinguée le 18 décembre dernier par la médaille Senghor de la Francophonie 2014, remise à notre président par Abdou Diouf, présentera dès que possible ses projets de réseaux en Francophonie à Mme Michaëlle Jean. A.S.

michaelle-jean2.jpg

Michaëlle Jean, lors de sa prise de fonction le 5 janvier avec son prédécesseur Abdou Diouf, ancien Président de la République du Sénégal.

 

Sur le site de l'OIF

TV5 Monde : Francophonie, et Michaëlle succéda à Abdou...

Dakar Actu : Michaëlle Jean prend officiellement fonction à Paris

Le faso.net : Michaëlle Jean, nouvelle Secrétaire générale de la Francophonie

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nouvelles/presse.gifNouvelles de Janvier 2015 - par MAR le 06/01/2015 - 08:25

Langue française : Nouvelles de Janvier 2015

Disparition de Georges Hage, ancien député communiste du Nord, grand défenseur de la langue française (22/1) (lien)
Marie-Françoise Bechtel (députée de l'Aisne apparentée socialiste) :
Les (élites) françaises ont honte de la France (19/1) (lien)
Droits de l’homme Les francophones de Flandre tirent la sonnette d’alarme (17/1) (lien)
Gabriel Matzneff (Le Point) L'amerloque, notre seconde langue ! (5/1) (lien)

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Palmes 2014 de la collaboracheune - par MAR le 04/01/2015 - 22:17

Palmes 2014 de la collaboracheune

Pour terminer l'année 2014 revenons sur quelques cas emblématiques de la collaboracheune (ou du frédéric-martelisme*) parmi les hélas nombreux adeptes de cette soumission coloniale.

La chaîne Relay qui vend la presse dans les gares, les stations de métro, les aéroports. Cette chaîne issue des bibliothèques de gare fondées par Hachette, devenues Relais H puis Relay pour faire plus anglo-saxon mais cela ne suffisait pas cela pouvait encore se prononcer à la française un crime pour y remédier un slogan affiché en énorme sur tous les points de vente en langue coloniale :

Be happy, be curious, be zen, be positive, be relax, be Relay (y'en a la dedans !)

relay.jpg

Relay :
à éviter en priorité !

tant que cette chaîne, appartenant au groupe Lagardère (groupe parait-il français qui traite avec l'État) ne respectera pas la langue du pays qui l'a nourri et qui le fait vivre.
Cela aura de plus, l'intérêt de favoriser les kiosquiers indépendants qui eux respectent en général notre langue
.

Air France : soi-disante compagnie nationale dont le slogan est devenu "France is in the air"
pourquoi voler avec une compagnie qui massacre notre langue ?

air-france.jpg

 

le groupe Accor qui en décembre 2014 fait toute une campagne dans les journaux français rédigée à 80 % en anglais : Évitez-le !

accor.jpg

La crétinerie à la Lochoise (ville de Loches) et son grotesque I Loches you (quelle imagination !)

i-loches-you.jpg

La région Limousin et son aussi grotesque publicité coloniale Are you Lim ? (lien)

are_you_Lim.jpg


* frédéric-martelisme : du nom de Frédéric Martel qui prône l'alignement général sur la culture états-unienne et le remplacement du français par un sabir à base d'anglais. (voir l'article qui lui est consacré)

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Francophonie.jpgALF médaille Senghor de la Francophonie - par A_Salon le 21/12/2014 - 15:42

ALF est distinguée par l'OIF !
ALF médaille Senghor de la Francophonie 2014

Le président d'Avenir de la langue française (ALF) a reçu des mains de M. Abdou Diouf la médaille Senghor de la Francophonie 2014, le 18 décembre au siège de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), en hommage à ALF et aux associations qui, en France et hors de France, mènent ensemble un combat inlassable et exemplaire pour la langue française en France et pour la solidarité et la coopération entre les pays, communautés et collectivités locales, qui ont le français en partage."

Avenue Bosquet, on connaît et approuve notre lutte encore actuelle contre le funeste article 2 de la loi Fioraso, ainsi que notre campagne "Communes pour la langue française". Celle-ci, française d’abord, s’est adossée informellement à l'AIMF (qui, elle, réunit des capitales et métropoles), et elle devient « Communes francophones pour la langue française » par son extension en cours à des pays, communautés et collectivités locales, de langue maternelle française, puis, plus largement, de la Francophonie. Le départ de M. Abdou Diouf est déploré par nos militants, comme je l'ai exprimé à l'ancien Secrétaire Général de l'OIF, ancien Président de la République du Sénégal, poulain et successeur de l'Immortel Senghor... et ancien élève de l'École nationale de la France d'Outre-Mer où il reçut l'enseignement du grand humaniste colonial Robert Delavignette. Il l'associe à Van Vollenhoven, et en parle avec admiration et émotion, comme du lycée Faidherbe à Saint-Louis et de ses professeurs français "sans une once de racisme"...

Je lui ai remis l'article joint sur le Sommet de Dakar. Je ne le trahirai pas en relatant son incompréhension des gouvernements de la France, qui négligent cet atout énorme de la Francophonie et de la demande de français dans le monde, notamment en Afrique.

Albert Salon

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nouvelles2014/moscovici.jpgPierre Moscovici Carpette Anglaise 2014 - par MAR le 17/12/2014 - 23:19

La Carpette nouvelle est arrivée !

Pierre Moscovici Carpette Anglaise 2014

Communiqué de l’Académie de la Carpette Anglaise

Réuni chez Lipp le 17 décembre 2014, sous la présidence éclairée de Philippe de Saint Robert, le jury composé de représentants du monde littéraire1, politique et associatif2, a décerné le prix de la Carpette anglaise 2014 à un membre des "élites françaises" qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.

A été distingué, au premier tour de scrutin, M. Pierre Moscovici, membre de la Commission européenne pour avoir adressé à M. Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, une lettre entièrement en anglais.

Le prix à titre étranger3 a été attribué, au premier tour de scrutin, à Mme Paula Ovaska-Romano, directrice du Département pour les langues et directrice déléguée de la Direction générale de la traduction de la Commission européenne, pour avoir violemment tancé en anglais une responsable associative qui la sollicitait en italien et avoir qualifié, à cette occasion, l’italien de "langue exotique".

Que déshonneur leur soit rendu !

Contact : Marc Favre d’Échallens, Secrétaire de l’Académie de la Carpette anglaise.

Courriel : parlerfranc@aol.com Académie de la Carpette anglaise, chez Le Droit de Comprendre, et Avenir de la langue française, 34 bis, rue de Picpus, 75012 Paris.


1 Hervé Bourges, Benoît Duteurtre, Paul-Marie Coûteaux sont membres de l’académie de la Carpette anglaise.

2Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), le Collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique (COURRIEL), Défense de la langue française (DLF) et Le Droit de comprendre (DdC).

3Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.

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nouvelles2014/dakar2014.jpgSommet de la Francophonie de Dakar : vigilance ! - par A_Salon le 17/12/2014 - 09:14

Sommet de la Francophonie de Dakar : vigilance !

Le Sommet a tenu sa 15ème session, les 29 et 30 novembre 2014 à Dakar, en présence des représentants – dont trente-trois chefs d’État et de Gouvernement - de la quasi-totalité des quelque 80 membres de l’Organisation internationale de la Francophonie, et d’observateurs de pays non membres de l’OIF, dont l’Algérie.

Les thèmes officiels – femmes et jeunesse - ont été traités avec les recommandations consensuelles de rigueur.

Mais, selon des analystes objectifs, ce Sommet a marqué une évolution inquiétante.

Il laisse entrevoir, non la vraisemblance, mais la possibilité d’un effritement, voire d’une lente sape par les ennemis de la Francophonie organisée (OIF). En effet :

  • La vieille et utile idée d’ajouter un fort contenu économique et commercial à la Francophonie organisée, surtout culturelle, a été, certes, réaffirmée fortement lors de ce 15ème Sommet, dans la ligne des rapports de Pouria Amirshahi en 2013 et de Jacques Attali en 2014. Mais la volonté réelle des partenaires principaux et les mesures concrètes à prendre ne sont guère présentes. Guère plus qu’après le Sommet de 1997 à Hanoï : la conférence des ministres de l’économie et des finances alors décidée eut bien lieu en avril 1998 à Monaco, sous la présidence du Français Dominique Strauss-Kahn ; mais elle fut "neutralisée" par les pays du Nord.
  • La fâcheuse tendance à l’élargissement indéfini à de nouveaux membres, de moins en moins francophones, se poursuit. Après le Qatar en 2012 ont été, en novembre 2014, admis en qualité d’observateurs le Mexique, le Costa Rica, et le Kossovo, peu francophones, et auxquels il n’est même plus demandé sérieusement de renforcer la langue française dans l’enseignement, les media et même les relations diplomatiques internationales, et à l’ONU. Si l’affluence de candidats à l’entrée peut donner aux mal informés l’impression d’une bonne santé de l’Organisation, les crédits étant, eux, en baisse, cette simple apparence cache un réel danger de dilution, et d’affadissement.
  • La succession de M. Abdou Diouf, difficile compte tenu de la personnalité de cet ancien Président de la République du Sénégal qui a su, en douze ans (trois mandats de 4 ans) renforcer l’OIF sur la scène politique internationale, et contribuer, en haut sage africain très respecté, à la résolution de conflits en Afrique, n’a pu être assurée de manière satisfaisante. Selon une sorte de pacte conclu en 1997 au Sommet de Hanoï la succession de M. Boutros Boutros Ghali, ancien Secrétaire général de l’ONU, le poste de Secrétaire général de l’OIF, alors créé, devait aller à l’Afrique francophone, dont les pays constituent le groupe continental le plus nombreux au sein de l’Organisation. Or, c’est une candidate du Nord, une Canadienne, qui a été élue, dans des conditions qui restent contestées.

En effet, faute de candidatures crédibles d’anciens chefs d’État africains (ou autres, par exemple : libanais), susceptibles de recueillir une majorité, le Canada fédéral a pu, au terme d’une longue campagne très déterminée et active, voire acharnée jusqu’au dernier moment, obtenir l’élection de son ancien gouverneur général, Mme Michaëlle Jean, représentante à Ottawa de la reine du Royaume Uni et du Commonwealth.

Mme Jean est une très avenante mulâtresse haïtienne de moins de 57 ans, immigrée depuis longtemps au Québec. Journaliste connue à Radio Canada, elle épousa le cinéaste français Jean-Pierre Lafont. Elle eut, avec son mari, une présence active dans les milieux indépendantistes québécois. Elle accéda aussi à la nationalité française avant de l’abandonner afin de pouvoir être nommée gouverneur du Canada par les habiles gouvernements d’Ottawa et de Londres. Elle n’a exercé aucune haute responsabilité politique vraiment exécutive, celle de gouverneur étant là-bas essentiellement honorifique et protocolaire. Elle ne possède pas une réelle connaissance de l’Afrique, continent principal pour l’avenir de la Francophonie. Beaucoup d’Africains sont marris de son succès, pour n’avoir pu s’entendre sur l’un des leurs. Ni, du reste, sur le Mauricien Jean-Claude de l’Estrac, peut-être le meilleur de tous, plusieurs fois ministre dans son pays, Secrétaire général de la Commission de l’Océan indien qui est en majorité francophone. Il est vrai qu’il n’est pas d’Afrique continentale, ni ancien chef d’État. Mais il avait présenté partout un programme cohérent et attrayant, soutenu par divers gouvernements africains et asiatiques et par nos sociétés civiles du Nord. D’aucuns avaient espéré son élection jusqu’au dernier moment. Il eût aussi fallu pour cela qu’il eût été mieux soutenu par les membres européens de l’OIF, particulièrement par la France, ce qui ne fut pas le cas, malgré diverses assurances reçues par lui à Paris.

M. de l’Estrac a pu, dans une conférence de presse, inusitée en pareille circonstance, déplorer ce qu’il a pu ressentir comme une trahison de la part de pays africains qui s’étaient engagés à le soutenir, et du Président français, bizarrement acquis à la candidature de Mme Jean.

Les observateurs avertis savent que le Canada fédéral, contrairement au Québec, est en Francophonie un peu pour ses communautés francophones qu’il laisse fondre hors Québec, mais beaucoup pour encadrer et surveiller le Québec "Belle Province", depuis la création de la timide ACCT en 1970 à Niamey, et plus encore depuis le premier Sommet réuni en février 1986 à Paris et Versailles par le Président Mitterrand. Ainsi que pour faire pièce à un allié-ami et néanmoins concurrent-ennemi : la France. Aussi pour développer les affaires avec l’Afrique. Mais ce dernier objectif ne saurait être condamné ici, car largement partagé par la France, le Vietnam, la Belgique, la Suisse, le Qatar, et bien d’autres pays membres.

Dans divers milieux québécois, on regrette que l’élection d’une personne du Nord au Secrétariat général de l’OIF entraîne le départ de M. Clément Duhaime, leur compatriote compétent et respecté. En effet, en vertu d’une tradition bien ancrée, le poste clé d’Administrateur général va à une personne du Sud si le Secrétaire Général vient du Nord, et réciproquement.

Ne va-t-on pas aussi là-bas, et ailleurs, jusqu’à faire, à Mme Jean et à Ottawa, un procès d’intention : celui d’une sorte d’OPA sur l’OIF au profit du Canada fédéral et de l’empire anglo-saxon. Quitte, logiquement, à prouver la justesse de la prévision d’un Bernard Kouchner qui voyait dans " l’anglais, l’avenir de la Francophonie" ?…

Les associations concernées, inquiètes, refusent pourtant ce scénario catastrophe.

Elles sont, tout en restant particulièrement vigilantes, prêtes à donner toutes ses chances à Mme Jean, à sa sensibilité, son intelligence, à son souci de laisser une marque digne d’elle dans l’histoire de la construction de la Francophonie

Elles travaillent simplement à développer la solidarité et la coopération entre associations de France, du Québec, de Wallonie-Bruxelles, de Suisse, et d’autres communautés francophones, y compris en Afrique, en Amérique centrale et en Asie, pour faire face à toutes éventualités.

Elles peuvent retrouver ainsi l’esprit, le bouillonnement très fécond de la décennie que, dans les années 1960, avant la création en 1970 de l’ACCT, on a appelé la Francophonie des ONG.

Albert Salon, président d'ALF, docteur d’État ès-lettres, ancien conseiller culturel puis ambassadeur français.

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nouvelles/presse.gifNouvelles de Décembre 2014 (2) - par MAR le 12/12/2014 - 13:51

Langue française : Nouvelles de Décembre 2014 (2)

France Culture Alain Borer : la langue française face au désastre? (lien)
Le groupe "français" Accor nous matraque avec ses pubs à 80% en langue coloniale - "oui notre monsieur, oui notre bon maître" aurait chanté Brel (voir plus bas)
L’OIF instaure les "Rendez-vous de l’OIF" le 1er le 11/12 avec l’Université Paris-Dauphine "La langue française levier de développement économique" (lien)


Accor où la servilité coloniale

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publicité parue dans Le Monde du mardi 16 au jeudi 18 décembre 2014

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nouvelles/presse.gifNouvelles de Décembre 2014 - par MAR le 08/12/2014 - 21:50

Langue française : Nouvelles de Décembre 2014

Guillaume Perrault (Figaro) Nobel : est-il ringard de parler français ? (10/12) (lien)
Bruno Dewaele (La Voix du Nord) Quand la commission européenne admoneste le Gouvernement français "En anglais dans le texte" (8/12) (lien)
Sud-Ouest Bordeaux : un justicier pourfend les fautes de français sur les panneaux(11/12) (lien)


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nouvelles2014/michaelle_jean.jpgMichaëlle Jean à la tête de la Francophonie - par MAR le 02/12/2014 - 18:17

Michaëlle Jean à la tête de la Francophonie

La Canadienne d'origine haïtienne Michaëlle Jean a été désignée dimanche 30 novembre pour prendre la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie. Elle occupera son poste de manière effective au 1er janvier 2015. Elle succède à Abdou Diouf, aux commandes de l'institution depuis 12 ans.
RFI La Canadienne Michaëlle Jean à la tête de l’OIF: un choix inédit
Le Monde
La Canadienne Michaëlle Jean secrétaire générale de la Francophonie
Courrier International : Michaëlle Jean, l'exception culturelle francophone

OIF La déclaration de Dakar et les résolutions du sommet

 

 

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nouvelles2014/europe28.jpgL’Europe sera multilingue ou ne sera pas ! - par MAR le 28/11/2014 - 09:52

L’Europe sera multilingue ou ne sera pas !

Le Comité de coordination pour la démocratie linguistique en Europe qui réunit 14 associations européennes a envoyé au président de la commission européenne Jean-Claude Juncker l'Appel du 26 septembre lancé lors de la Journée européenne des langues : "L’Europe sera multilingue ou ne sera pas" dont le texte suit.


L’Europe sera multilingue ou ne sera pas !

Les institutions de l’Union européenne, en donnant la préférence à l’anglais pour en faire pratiquement la langue unique de l’Europe, violent les traités européens.

Le choix de l’anglais comme langue dominatrice procure des avantages massifs, d’ordre économique et politique, aux citoyens de l’UE dont il est la langue maternelle.

Les citoyens de l’UE qui ont d’autres langues maternelles que l’anglais deviennent des étrangers dans l’Union et prennent de moins en moins part à la démocratie de l’Union.

Les langues européennes autres que la langue dominatrice perdent de plus en plus de leur importance culturelle ; l’identité culturelle des pays où elles sont pratiquées est dangereusement lésée. L’Union européenne perdra son droit à l’existence si elle n’arrête pas l’évolution actuelle vers 1’unilinguisme, et si elle ne revient pas à la pluralité linguistique.

C’est pourquoi, nous appelons les citoyens européens à mettre en œuvre toute leur influence politique afin de lutter contre la régression de l’Europe vers l’unilinguisme.

L’Union européenne est née en tant qu’association libre de pays européens dans une entité supranationale, assurant le pluralisme et l’égalité des droits de tous les peuples participants.

Pour la première fois dans l’Histoire, les pays européens ont décidé d’unir leurs destinées dans un projet d’intégration mettant fin à toute division, à tout conflit, à toute velléité de domination.

Un projet européen de cette taille ne saurait se concevoir sans le respect absolu de l’identité des pays qu’il rassemble, de leur culture et du multilinguisme qui en est l’expression tangible et l’essence même, la condition nécessaire à sa réussite.

L’article 217 du traité instituant la Communauté économique européenne, signé à Rome le 25 mars 1957, stipule : "Le régime linguistique des institutions de la Communauté est fixé, sans préjudice des dispositions prévues par le statut de la Cour de justice, par le Conseil statuant à l’unanimité." Cet article n’a jamais été changé, malgré toutes les modifications que le traité a subies par la suite. N’a pas changé non plus le règlement d’application (1) où on lit : "Les langues officielles et les langues de travail sont la langue française, la langue italienne, la langue néerlandaise et la langue allemande." À ces quatre premières se sont ajoutées, au fur et à mesure des adhésions, les langues des nouveaux pays membres. Ce fait souligne l’importance accordée à la langue de chaque pays dans le contexte de l’intégration des peuples européens.

Dans la réalité, cependant, ces dispositions ne sont pas appliquées, ce qui rend difficile la participation effective du citoyen européen, qui finit par regarder les institutions européennes comme des entités lointaines et artificielles. L’absence, dans la pratique, d’un véritable multilinguisme, accroît de façon exponentielle la distance entre les citoyens et les institutions et leur gestion de la "res publica europea".

En cachette et tout en continuant à affirmer le contraire(2), des institutions européennes, et notamment la Commission, ont mis en œuvre des mesures et des pratiques de plus en plus ramifiées affectant le multilinguisme et favorisant une seule langue. Les raisons invoquées pour cette mise à l’écart "pragmatique" des autres langues sont toutes d’ordre financier, et cela bien que la Commission européenne ait affirmé dans nombre de documents officiels que de tels motifs n’entrent pas en ligne de compte pour le règlement de difficultés d’ordre politique. Et les langues sont justement un obstacle politique, peut-être même l’un des plus notables.

Parallèlement, les programmes d’enseignement des différents États membres sont de plus en plus axés, et pas seulement dans le domaine linguistique, sur la langue anglaise, à tel point que pour un élève ou un étudiant il devient difficile, voire impossible, de choisir les langues qui se présentaient traditionnellement comme faisant partie de la culture européenne, comme le français, l’allemand, l’italien, l’espagnol. Et tout cela en contradiction ouverte avec les conclusions du Sommet de Barcelone où, pour favoriser une intégration harmonieuse entre les peuples, on a invité les États membres à faire apprendre aux jeunes au moins deux langues étrangères.

La langue est un instrument de pouvoir, peut-être le moins évident, mais sûrement le plus efficace. On est donc confronté à une tentative de colonisation de l’Europe à laquelle collaborent, de bonne ou de mauvaise foi, les responsables des politiques communautaires, et pas seulement dans le secteur linguistique. Conséquence immédiate de cette stratégie de domination et de son acceptation irresponsable de la part des autorités des autres pays, peu à peu les citoyens de langue maternelle anglaise vont occuper non seulement tous les postes clés mais tout simplement et prioritairement tous les postes en laissant aux autres ce qui reste. Cette évolution est déjà en cours dans les institutions de l’Union et dans beaucoup d’entreprises européennes.

La classe politique européenne ne saurait s’acquitter de ses responsabilités dans le domaine linguistique par de simples contributions en faveur de langues locales et/ou minoritaires. Aujourd’hui sont menacées et doivent être développées des langues telles que le français, l’espagnol, l’italien, l’allemand et toutes les autres langues officielles, qui constituent le fleuron de la culture et du patrimoine européens et servent de support à bien d’autres langues à travers le monde.

Dans cette lutte, personne ne se sauvera seul. Ceux qui se plient à la domination de l’anglais et espèrent la tempérer par la survie d’une ou de deux autres langues sont des perdants, dès le départ. D’abord, parce qu’il faut assurer la participation effective du citoyen à la "res publica europea" et, ensuite, parce que ce qui est aujourd’hui remis en question c’est une façon de vivre, une forme de pensée, une vision du monde qui ne peuvent se résumer ni en une ni en deux ni en trois langues seulement.

Il est nécessaire et urgent de mettre en œuvre un système européen souple et flexible, qui assure le lien entre l’Europe et ses citoyens et les conduise à participer activement à sa construction, dans une optique de culture et de démocratie.

La colonisation actuellement en cours sape les valeurs d’égalité et d’égale dignité qui sont garanties aux citoyens européens par les textes, mais systématiquement remises en question par la Commission et d’autres institutions.

Nous sommes convaincus que, sans une égalité effective entre les citoyens européens, toute obligation morale d'appuyer et de renforcer l'Union tombera, pour laisser la place à l'obligation opposée de la détruire afin de sauvegarder sa propre identité, ce qui serait une vraie tragédie.

Ou bien l'Europe respectera et gardera la diversité de ses cultures et de ses langues, cette diversité qui en constitue l'identité et la spécificité, ou bien elle périra dans une série de conflits, dont on perçoit déjà les premiers signes.

(1) Règlement n.1 établissant le régime linguistique de la Communauté économique européenne, article 1erJournal officiel n.B 017 du 06/10/1958, p 385.

(2) Déclaration inscrite au procès-verbal du Conseil, 25 juin 2002 : "Rappelant les conclusions du Conseil européen de Barcelone en ce qui concerne l’enseignement des langues étrangères, le Conseil et la Commission encouragent l’ensemble des institutions à promouvoir la diversité culturelle et les connaissances linguistiques à tous les stades de la carrière des fonctionnaires et autres agents des Communautés européennes."

Nous lançons donc un appel à tous les Européens épris de liberté et soucieux de préserver leur identité et les valeurs portées par leur langue pour qu’ils exigent du Parlement européen, du Conseil de l’Union, de la Commission européenne :

1. La primauté, pour la question linguistique en Europe, de sa dimension politique, sur tout autre aspect technique ou financier.

2. Le respect de la diversité linguistique et culturelle de l’Europe, sans laquelle celle-ci perdrait elle-même son identité.

3. Un régime linguistique des institutions européennes explicite, choisi selon des règles démocratiques et transparentes, soumis à un véritable débat public.

4. L’adoption d’une politique linguistique fondée sur le principe d’égalité des citoyens et, par conséquent, d’égalité de leurs langues et cultures respectives.

Comité de coordination pour la démocratie linguistique en Europe
Allarme lingua
Athena
Avenir de la Langue Française
Campagne Européenne pour les langues
Défense de la Langue Française
Droit de comprendre
Linguarum democratia
Observatoire International de la Langue Française
Verein Deutsche Sprache
Association des professionnels de la traduction des brevets d'invention
Association pour la promotion de la francophonie en Flandre
Cercle littéraire des écrivains cheminots
e-historia.net
La ligue de coopération culturelle et scientifique Roumanie-France


 

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nouvelles/presse.gifNouvelles de novembre 2014 (5) - par MAR le 28/11/2014 - 08:16

Langue française : Nouvelles de novembre 2014 (5)

Le Monde : Alain Borer, vigie de la langue (28/11) (lien)
Pouria Amirshahi : Francophonie, le sursaut ou le déclin (28/11) (lien)
J. Bodin (Natixis) Le français est une force commerciale et industrielle (26/11) (lien)
La Croix : Cartographie de la francophonie dans le monde (27/11) (lien)
20e édition de la Semaine de la langue française et de la Francophonie (lien)

 

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nouvelles/presse.gifNouvelles de novembre 2014 (4) - par MAR le 27/11/2014 - 21:43

Langue française : Nouvelles de novembre 2014 (4)

Le Magazine Littéraire - Pierre Assouline : Triomphe de l'anglobal (28/11) (lien)
Jeune Afrique : Au Rwanda, le français fait un discret retour (27/11) (lien)
Fama Diagne Sene : Hommage à la langue française (25/11) (lien)
Daouda Cissé : Langue française et cultures nationales en Afrique (24/11) (lien)
Netflix assigné en justice pour "clauses abusives et illicites" (24/11) (lien)

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nouvelles2014/francophonie-dakar.jpgLe 15e Sommet de la Francophonie de Dakar - par MAR le 25/11/2014 - 19:01

Le 15e Sommet de la Francophonie de Dakar

Le 15e Sommet de la Francophonie se déroule à Dakar du 29 au 30 novembre. Les chefs d’État et de gouvernement de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie) se réunissent pour définir les prochaines orientations de la Francophonie, statuer sur l’admission de nouveaux pays membres et élire le prochain Secrétaire général de la Francophonie qui remplacera Abdou Diouf.

informations sur le site de l'OIF

Le sommet en direct sur tvfrancophonie.org
La cérémonie d’ouverture : samedi 29 novembre à partir de 9h30 (TU)
La conférence de presse finale : dimanche 30 novembre à partir de 13h (TU)

à lire sur le site de La Croix : Cartographie de la francophonie dans le monde (lien)

 

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nouvelles/presse.gifNouvelles de Novembre 2014 (3) - par MAR le 16/11/2014 - 23:10

Langue française : Nouvelles de Novembre 2014 (3)

Alliance Francophone : Ultime appel à l’OIF (18/11) (lien)
Le Figaro : Quand la CGT défend la langue française(14/11) (lien)
CGT : "Non à l'anglicisation de Carrefour, de la France et de l'Europe !" (lien)
Le Quotidien du Peuple  : Le français, une langue qui me fait découvrir de nouvelles opportunités sur le monde (lien)


 

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Gvts et démolition du français et de la Francophonie - par Albert_Salon le 16/11/2014 - 23:03

Attitude des gouvernements français
et œuvre de démolition de la langue française et de la Francophonie : 2007-2014

Graves atteintes tolérées, voire portées, depuis 2007 au texte
et surtout à l’esprit de la Constitution (art. 2) et de la loi Toubon

Cela malgré les discours des deux Présidents de la République successifs, à partir de celui, de campagne, de 2007 à Caen, dont il convient de souligner l’excellence :

1) 2007-2012

- En janvier 2008, les parlementaires français ratifient le Protocole de Londres et le renoncement à l’exigence de traduction intégrale des brevets européens. Il n’a pas été tenu compte de l’avis très défavorable de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF).

- En janvier 2009, les représentants de la France ont renoncé au rang de langue de travail du français au sein de l’Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA), et poussé les autres pays de la Francophonie à faire de l’anglais la seule langue, entérinant ainsi l’hégémonie linguistique anglo-saxonne, contre les intérêts de tous les francophones.

L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) tente un rattrapage consistant à faire évoluer le régime linguistique de l’IRENA vers le plurilinguisme : avec quel appui français ?

- En juin 2009, le Conseil Économique, Social et environnemental (CESE) écrit dans un rapport" que "le recours à l’anglais comme code commun se généralise, sans que cela soit nécessairement une menace pour la diversité des langues. C'est une facilité dont certains Français hésitent encore à se servir, alors que, pour d’autres, c’est la solution miracle".

- En juin 2010, l’arrêté ministériel instituant l’anglais comme seule langue obligatoire pour l’épreuve orale du concours d’entrée à l’École nationale de la magistrature (ENM) est validé par le Conseil d’État.

- En janvier 2012, l’Agence française pour le Développement (AFD), établissement public agissant pour le compte de l’État, émet un appel à projets pour une conférence le 14 juin à Paris. Elle exige de la part des soumissionnaires francophones des réponses exclusivement en anglais. Saisis par nos associations, les pouvoirs publics compétents n’ont pas réagi.

- Plus insensiblement, le français en France a perdu d’autres positions au cours de ce quinquennat. Ainsi, les autorités de l’aéronautique civile, du transport et du contrôle aérien français ont achevé d’imposer l’usage exclusif de l’anglais dans ces domaines. Il en est allé de même dans les sciences et la recherche, pour les appels à projets de l’Agence nationale de la Recherche (ANR). Un recours de nos associations fut rejeté par le Conseil d’État.

- Dans les institutions européennes, le gouvernement français n’a fait montre d’aucune fermeté ni opiniâtreté pour maintenir les positions de la langue française, attaquées quotidiennement par nos partenaires-adversaires ; il a même toléré que ses instructions et circulaires, notamment celle d’avril 2004 de M. Raffarin, fussent ignorées et bafouées par ses propres fonctionnaires, voire par ses ministres.

- En ce qui concerne la francophonie mondiale, insensiblement au cours de ces années, le gouvernement français a accentué la diminution des crédits pour notre action culturelle à l’étranger (écoles, lycées, établissements d’enseignement supérieur, instituts et centres culturels, Alliance française, Mission laïque…) ; il a mondialisé davantage l’aide française au développement au détriment d’une préférence pour les pays francophones ; il n’a pas sensiblement augmenté ses contributions aux institutions de la Francophonie-Communauté (OIF), tout en renforçant encore la préférence à son élargissement au détriment de son approfondissement ; il a, dans le "triangle Ottawa-Paris-Québec", rompu de fait l’équilibre délicat en privilégiant fortement les relations avec le Canada fédéral, au détriment de celles, naguère très étroites, qu’il entretient depuis le Général de Gaulle avec l’État fédéré québécois.

2) 2012-2014 : Le quinquennat suit et renforce la ligne du précédent

- Dès janvier 2013, les pressions exercées depuis le début du siècle par certains milieux universitaires (MM. Pierre Tapie, le Pr Auger, Richard Descoings, entre autres) partisans de l’enseignement en anglais dans nos grandes écoles et universités - pressions déjà partiellement victorieuses sous le ministère de Mme Valérie Pécresse - ont maintenant abouti. Mme Fioraso put présenter un projet de loi portant réforme de l’enseignement supérieur, dans lequel un article 2 ouvrait grandes les vannes de l’enseignement en anglais, par une extension pratiquement illimitée des dérogations déjà permises par la loi Toubon.

Les réactions très vives de 32 associations en synergie, la mobilisation par leurs soins des académies, de diverses institutions et personnalités éminentes, ainsi que de parlementaires de tous bords, dont MM. Pouria Amirshahi (et ses 40 députés PS) et Daniel Fasquelle (UMP), ont conduit à des amendements. Le plus important de ces amendements pose l’interdiction d’offrir des formations diplomantes exclusivement en anglais.

Mais la présence de ces amendements dans le texte voté, puis promulgué le 22 juillet 2013, n’a pas empêché une joyeuse prolifération, de formations illégales. Cela, plus grave encore, dans le silence et l’inaction complices des ministères auxquels la loi Fioraso votée fait pourtant obligation expresse d’accréditer les formations nouvelles, donc de refuser l’accréditation aux formations illégales.

Contre ces offres illégales, 14 associations, dont les principales agréées par les ministères de la Culture et de la Justice pour veiller à l’application de notre législation linguistique, ont déjà déposé des recours gracieux et s’apprêtent à en déposer d’autres, ainsi que des recours juridictionnels devant les tribunaux administratifs compétents.

Elles estiment urgent que l’État rétablisse en la matière une légalité ouvertement bafouée.

- Le Président de la République en exercice avait annoncé en 2012 dans ses thèmes de campagne la ratification de la Charte des Langues régionales et minoritaires. Or une disposition très importante de cette charte rendrait possible pour ces langues d’accéder au moins en partie à l’officialité. Elle avait été jugée inconstitutionnelle par la Cour de la rue Montpensier. Les associations rappellent que la République n’a qu’une langue officielle. Les co-officialités détruiraient l’unité de la Nation et nuiraient gravement à la langue française.

- Depuis 2013 : la circulaire d’avril 2013 du Premier Ministre Jean-Marc Ayrault sur l’obligation faite aux agents publics français d’employer la langue de la République en France, à Bruxelles (UE), et dans les institutions internationales, n’a pas été respectée.

- Les pouvoirs publics ont fait preuve d’un mépris croissant à l’égard des associations qui, très actives, veillent à l’application de la législation linguistique, et dont trois sont, à cet effet, agréées par les ministères de la Culture et de la Justice. Leurs actions conjuguées ont été jugées gênantes à l’occasion de l’affaire Fioraso, notamment à ses débuts, car elles avaient appelé en vain à réagir les ministres dont les fonctions étaient directement affectées par le passage à l’enseignement en anglais : Mme Benguigui (Francophonie), Mme Filippetti (langue française en France), M. Fabius (réseau culturel à l’étranger, encore remarquable).

Gênante aussi leur action collective visant à obtenir, dans une grande campagne nationale "Communes de France pour la Langue française", l’équivalent d’un referendum d’initiative populaire en faveur du français, contre son remplacement imposé par un "globish pour tous"

- Dans ce contexte de désarroi et d’abandon, il ne faut pas s’étonner de ce que la Commission de Bruxelles se soit crue justifiée à envoyer à l’automne 2014 aux plus hautes autorités françaises une note en anglais – du reste humiliante dans son contenu et sa forme - sur la présentation de son budget national. L’usage de l’anglais seul ajoutant à l’humiliation l’expression d’un mépris ouvertement insultant que des gouvernements français antérieurs n’eussent –eux - jamais toléré. Il devient essentiel et urgent de mettre un terme à une telle arrogance, comme à notre inadmissible tolérance.

-En ce qui concerne la francophonie mondiale, le gouvernement français a certes réaffirmé dans ses discours à la fois l’engagement francophone de la France, et un intérêt un peu réanimé pour la relation franco-québécoise, mais il garde en fait, là aussi, la même attitude fondamentale que son prédécesseur immédiat. Sa contribution à la préparation du Sommet francophone des chefs d’État et de gouvernement en novembre 2014 à Dakar, et à la délicate succession du Secrétaire général de l’OIF, a manqué de vision et de sérieux.

Les Français les plus critiques à l’égard de la politique gouvernementale du français et de la Francophonie depuis 2007 utilisent les constats ci-dessus pour dresser un réquisitoire en forfaiture et en trahison, et y voir le résultat d’une propagande et d’une action impériales de plusieurs décennies soutenue par nos "collabos de la pub et du fric" selon Michel Serres.

Nous ne voulons pas croire à cette thèse du complot. Plutôt à un "air du temps" qui est propice à tous les désarrois et abandons, et qui ne touche pas seulement la France.

Mais avouons qu’il est de plus en plus difficile de s’en tenir à "l’air du temps" si commode.

Albert Salon, docteur d’État ès lettres, ancien ambassadeur, commandeur du Mérite national, coordinateur de réseaux francophones internationaux.

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nouvelles/presse.gifNouvelles de Novembre 2014 (2) - par MAR le 12/11/2014 - 10:09

Langue française : Nouvelles de Novembre 2014 (2)

L'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) publie son rapport : Le nombre de francophones est estimé à 274 millions en 2014 contre 220 en 2010 (lien)
Philippe Lawson : Forum de la Langue Française - Liège 2015 (lien)
La Croix : Le nombre de francophones augmente dans le monde (5/11) (lien)


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nouvelles2014/pierre-demers.jpgLe centenaire de Pierre Demers - par Albert_Salon le 11/11/2014 - 22:34

Le centenaire de Pierre Demers

fêté au Québec, au Canada et en France :
pour la renaissance d'une "fierté de la Francité"

On vient de fêter les cent ans de Pierre Demers, grand physicien nucléaire québécois, infatigable champion et bretteur de l'indépendance du Québec.

Avenir de la langue française (ALF) qui a travaillé constamment avec lui ces dernières années, s'était associée aux célébrations par l'envoi d'un long message d'hommage.

Nous reproduisons ici l'article de notre ami Jacques Bergeron, de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, qui exhorte à cette occasion le peuple francophone du Québec et du Canada à retrouver la fierté de ses grands hommes et de ce qu'il est, ainsi que la volonté de se libérer.

De quoi inspirer nous autres Français de France. Albert Salon.


Cette grande dame ; la Révolte

par Jacques Bergeron

Je viens de lire l'article sur la "révolte", cette grande dame de la libération qui semble nous faire défaut.

Comment un peuple peu fier de ce qu'il est et de ce qu'il fait, peut-il se révolter alors qu'il possède de grands scientifiques, de grands artistes, de grands écrivains, de grands chanteurs, de grands musiciens, de grands administrateurs et qu'il n'a pas encore appris à être fier de ce qu'il possède en son sein.

J'oubliais ; il est fier de son équipe de hockey dont les joueurs sont, pour la plus grande partie d'entre eux, des étrangers.

Et oui ; ce peuple dont nous faisons partie est fier des étrangers alors qu'il ne l'est pas de ses semblables.

Hier soir, j'assistais au "100ème anniversaire de naissance" de Pierre Demers, probablement, le plus grand scientifique que le Québec (et le Canada) ait connu, et pourtant un très petit nombre de nos frères et de nos sœurs connaissent ce grand homme ; bien sûr, qu'ils et elles connaissent Hubert Reeves, qui n'est tout de même pas à dédaigner, mais pour Pierre Demers qui fut le seul Canadien-français, et le seul Canadien-Canadian, tout court, à œuvrer dans le nucléaire, on repassera.

Ce qu'il faut pour que le mot révolution existe chez ce peuple fondateur du Canada, c'est la fierté de se reconnaître dans tous les "Samuel de Champlain", dans tous et toutes ses artistes et dans tous les autres grands Canadiens-français québécois et grandes Canadiennes -françaises des Amériques !

Nous n'aurons plus alors à implorer la fierté en nous demandant pourquoi elle nous a abandonné-e-s.

Jacques Bergeron

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nouvelles2014/montebourg_insead.jpgMontebourg se forme dans la langue du capitalisme - par MAR le 06/11/2014 - 14:53

Montebourg se forme
dans la langue du capitalisme financier

Nous apprenons qu'Arnaud Montebourg, ancien ministre de l'économie, va suivre un cursus "Advanced Management Programme" (sic !) à l'Insead (école "française" sise à Fontainebleau) dont la particularité est de dispenser ses enseignement entièrement en anglais !

On peut s'étonner que ce soit-disant défenseur du "produisons français" en révolte contre la financ,e trahisse sa langue, validant le fait qu'une telle formation ne pourrait avoir lieu en français et choisisse pour celle-ci la langue du capitalisme financier.

Même le directeur "Executive Education"de l'Edhec, Benoît Arnaud, dont l'école est passée depuis 2005 au tout anglais (lire notre article sur ce sujet) trouve que "Pour le chantre du "Made in France", on peut regretter qu'il se précipite dans l'école la moins française de l'Hexagone" ! MAR

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2009-2012

LesObservateurs Franglais, ce fléau contemporain

L. Leylekian – Chr. Boghos Do you speak européen?

Michèle Delaunay Le français est une langue africaine

France catholique Langue française malmenée

TV5 Monde Anglais au travail : abus dangereux

Agoravox Épinal : enfin le procès du tout-anglais ?

Sud Ouest : Le shopping, c'est en anglais

Rue 89 : Targeter, value, input : la novlangue d’HEC

Journal de Montréal "Ils sont crazy ces Français !"

Bruno Dewaele (La Voix du Nord) "Langue de la République ?"

A.Fr.Av : Langue française et anglicisation, sujets tabous !

Claude Hagège (L'Express) : Imposer sa langue, c'est imposer sa pensée

A.Fr.Av : Nicolas Sarkozy veut faire de la France un pays bilingue

Xavier Combe (France Culture) Comment résister à l'invasion du globish ?

Impératif français Anglais intensif au primaire: appel à la mobilisation citoyenne

Dominique Gallet (Marianne2) Langues : le tout anglais recule partout sauf à Paris

Figaro Écoles d'ingénieurs : la France séduit l'étranger

Marc Favre d'Échallens (Échos) : La souveraineté ne se partage pas : monnaie, langue, État

F. Taillandier(L'Humanité) La langue française doit faire des progrès

Benoît Duteurtre (Marianne) 5 ans de sarkozysme ont massacré le réseau culturel français

Le maire de Québec contre le tout-anglais à Paris

Marianne2 : Quand un général français préconise l'anglais

Chr. Lings : La résistance de la langue française face à l’hégémonie anglo-saxonne

Les Échos : Le FMI victime de son prisme anglo-saxon

Le Devoir : Québec doit s'activer pour protéger la langue

Nouvel Observateur : Les artistes français aiment-ils leur langue maternelle ?

AFRAV : Pour un patriotisme linguistique, plutôt qu'industriel

L'Humanité : La langue de la République est celle de notre liberté de pensée

Le Post : Alerte ! nos élites veulent faire disparaître la langue française !

Hélène Decommer Discri-mination ordinaire dans l'évaluation de la recherche

Krokodilo Un Comité stratégique des langues ?

Marianne Prosélytisme

François Cérésa Les couillons du franglais

Manuel de Dieguez Le naufrage linguistique de l’Europe

Claude Truchot L’enseignement supérieur en anglais véhiculaire

Rue 89 Le haut-le-cœur d'un Québécois face à l'anglicisation de la France

Benoît Duteurte (Marianne) Queer en VO à l'université

Jacques Julliard (Nouv. Obs) La princesse assassinée

Pascal Priestley (TV5 Monde) L'Europe en anglais

Bernard Cerquiglini (Cercle Les Échos) Le français, l’anglais et les autres

Le Temps (Genève) Non à l’aliénation linguistique du "business English"

Observatoire européen du plurilinguisme Mainstream, modèle économique ou hégémonie culturelle

Alain Juppé Confusion intellectuelle

Claude Hagège Une langue créative et universelle

François Taillandier L'avenir s'écrit aussi en français

Marianne La réponse de Jack Dion à Frédéric Martel

Marianne Michel Barnier et son "single market act"

Jean Quatremer
Responsabilité de nos élites dans la déroute de la langue française à Bruxelles

Bernard Gensane L’aliénation linguistique

Agoravox Comment les journalistes propagent clichés et endoctrinement en faveur de l’anglais

Voltaire République Voies de la déculturation à la française

JL Cuisiniez Hégémonie linguistique : pourquoi il faut résister

Enc. Francophonie Fatigue linguistique de la France

Aujourd'hui la Chine Télés chinoises interdites d'abréviations anglophones

Robert Charlebois (Figaro) Coup de gueule !

J. Quatremer (Libération) L'Union dont "l'espéranto" est l'anglais

Nicolas Dupont-Aignan Vive la Francophonie !

Claude Hagège : Identité nationale et langue française

Marianne : En Allemagne, le tribunal passe à l'english

La Provence : Le français file-t-il à l'anglaise pour satisfaire les touristes

Barroso, escroc linguistique !

Le Post : Le ridicule pour tuer les anglicismes

Yves Montenay (Le Monde) : Dieu est multilingue

Le Conseil Constitutionnel : pour le multilinguisme

Pr Chesney : Conséquences de l’anglais en économie et en gestion à l’Université

République ! : France Info carpette anglaise ?

Dolores Blanco Rodas : 10 bonnes raisons d'apprendre le français

JP Raffarin : Coup de gueule à Bruxelles

OEP : Faut-il parler anglais pour être européen ?

Le Monde A Bruxelles, le français file à l'anglaise

Agoravox (patrickk) Identité nationale : le vrai problème= l’américanisation

Michel Mourlet Perdre sa langue, c’est perdre son âme

P. Kaplanian Voici relancé le débat sur l’identité nationale !

CFE-CGC Il faut respecter l'identité nationale

Jacques Attali Le génie du français

Marianne Ces enfants et ces jeunes gavés de "globish"

Agoravox : Pour une autre politique des langues : celle de la liberté

Les Échos : Citroën "switche" sa com' sur le mode franglais

OEP : Le tout anglais ne désarme pas à Bruxelles

Michel Serres : Le français doit pourvoir tout dire

Correcteurs du Monde : Soirée colonisée à l'Aquaboulevard


lafauteadiderot.net : La place de la langue française au travail et dans la cité

Courriel : Association pour défendre la langue française

Bruno Dewaele (La Voix du Nord) "De carpette en tapis"

Alex Türk Quelle langue parler au sein des instances européennes ? (Le Figaro)

Le Monde Correction (V. Maurus)

Bernard Cassen Chantons en anglais !

Robert Solé (Le Monde)
By train

Noway Faut-il parler anglais pour être citoyen européen ?

Claude Hagège répond aux internautes de L'Express.fr

Philippe Herlin  : La langue française n’est pas ringarde, même en finance !

L'Alliance Francophone : pour le visa francophone

Satmag :
Neotion = all in english !

du Québec : Le calvaire d'un francophone en France

Robert Solé (Le Monde) French Republic

Abdou Diouf : Revendiquer la langue française

Francis Marmande (Le Monde) : Lourdés en anglais

Bloc-notes de Raoul d'Andrésy

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