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La Voix francophone

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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

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Lettres de protestation
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Bienvenue chez Avenir de la Langue Française (ALF)

Retrouvons-nous une politique nationale de la langue française et de la francophonie ?macron-francophonie0.jpg

Nos associations ne sont pas seules à se poser la question. Car, depuis 1974, les présidents de la République successifs et leurs gouvernements, à la timide exception de François Mitterrand, se sont contentés de gestes, de rituels. Ils n’ont pas eu de politique cohérente en ces domaines. Ils n’ont pas eu de politique cohérente en ces domaines. [lire la suite]

Les 30 dernières nouvelles
nouvelles2018/mariage.jpgLes larbins de la monarchie anglaise - par MAR le 20/05/2018 - 23:32

Les larbins de la monarchie anglaise

L'Angleterre peut se réjouir : la République française ou tout du moins ses chaines de télévisions et de radio, notamment publiques, se sont prosternées devant un mariage royal sans aucune incidence sur elle (sur rien d'ailleurs) diffusant en direct le spectacle et le commentant comme s'il s'agissait d'un véritable évènement.

Oubliés le massacre de 60 palestiniens, oublié le chantage de Trump sur le commerce international, oublié le Vénézuela qui court à l'abîme, non il fallait ramper devant ce ridicule mariage étalant ses richesses faisant bien sentir au peuple que le message de la République n'avait plus aucune valeur et qu'il était normal qu'une caste se pavane dans l'opulence de par sa naissance... MAR

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Les larbins de la monarchie anglaise

L'Angleterre peut se réjouir : la République française ou tout du moins ses chaines de télévisions et de radio, notamment publiques, se sont prosternées devant un mariage royal sans aucune incidence sur elle (sur rien d'ailleurs) diffusant en direct le spectacle et le commentant comme s'il s'agissait d'un véritable évènement.

Oubliés le massacre de 60 palestiniens, oublié le chantage de Trump sur le commerce international, oublié le Vénézuela qui court à l'abîme, non il fallait ramper devant ce ridicule mariage étalant ses richesses faisant bien sentir au peuple que le message de la République n'avait plus aucune valeur et qu'il était normal qu'une caste se pavane dans l'opulence de par sa naissance... MAR

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Sciences Po, université la plus internationale de France !

Sciences Po se réjouit d'être l'université la plus internationale de France, à la première place en France pour sa part d’étudiants internationaux. Effectivement grâce notamment à son ancien directeur Richard Descoings, un des fleurons de l'excellence française est devenu une école à la remorque servile du monde anglo-saxon, tant par la langue anglaise de plus en plus présente, que par les "valeurs" défendues par cette école.

Une voie à laquelle devrait réfléchir la nouvelle direction : éliminer ces pauvres étudiants français qui parlent si mal la langue de ses maîtres et n'accepter plus que des anglo-saxons qui sont quand même la race élue. Ainsi Sciences Po serait et pour longtemps 1ère mondiale pour sa part d'étudiants internationaux (100%). C'est pas beau ça ?  MAR

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Sciences Po, université la plus internationale de France !

Sciences Po se réjouit d'être l'université la plus internationale de France, à la première place en France pour sa part d’étudiants internationaux. Effectivement grâce notamment à son ancien directeur Richard Descoings, un des fleurons de l'excellence française est devenu une école à la remorque servile du monde anglo-saxon, tant par la langue anglaise de plus en plus présente, que par les "valeurs" défendues par cette école.

Une voie à laquelle devrait réfléchir la nouvelle direction : éliminer ces pauvres étudiants français qui parlent si mal la langue de ses maîtres et n'accepter plus que des anglo-saxons qui sont quand même la race élue. Ainsi Sciences Po serait et pour longtemps 1ère mondiale pour sa part d'étudiants internationaux (100%). C'est pas beau ça ?  MAR

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Paris : toujours plus loin dans la servilité !

Le site Paris.fr  nous invite à découvrir les lauréats du "Paris Prize for LGBT Rights" (sic !) Au nom d'une défense des minorités sexuelles (comme on les appelle), qui peut avoir sa justification, la ville de Paris poursuivant sa volonté de transformation en sous-préfecture yankee crée donc un prix avec un intitulé 100 % en anglais.

La municipalité se sert d'ailleurs de cet anglais colonial pour euphémiser. Défendre les minorités sexuelles ? Oui mais le plus discrètement possible. Comme on parle des techniciens de surface pour les balayeurs, Paris aura donc son "Paris Prize for LGBT Rights" ! (surtout ne prononçons pas le mot "homo-sexuel")

Il vrai que "Prix de Paris pour les droits LGBT" ça ferait franchement ringard et à Paris on se veut résolument moderne, c'est à dire américanisé. De la part d'Anne Hidalgo, carpette anglais 2017, tout ceci ne n'étonne guère après son "Made for Sharing", son  I velib' I can fly, son  concours destiné aux "start-ups" 100% en anglais... la liste serait longue. Décidément ces temps-ci, la servilité est un art bien parisien.  MAR

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Paris : toujours plus loin dans la servilité !

Le site Paris.fr  nous invite à découvrir les lauréats du "Paris Prize for LGBT Rights" (sic !) Au nom d'une défense des minorités sexuelles (comme on les appelle), qui peut avoir sa justification, la ville de Paris poursuivant sa volonté de transformation en sous-préfecture yankee crée donc un prix avec un intitulé 100 % en anglais.

La municipalité se sert d'ailleurs de cet anglais colonial pour euphémiser. Défendre les minorités sexuelles ? Oui mais le plus discrètement possible. Comme on parle des techniciens de surface pour les balayeurs, Paris aura donc son "Paris Prize for LGBT Rights" ! (surtout ne prononçons pas le mot "homo-sexuel")

Il vrai que "Prix de Paris pour les droits LGBT" ça ferait franchement ringard et à Paris on se veut résolument moderne, c'est à dire américanisé. De la part d'Anne Hidalgo, carpette anglais 2017, tout ceci ne n'étonne guère après son "Made for Sharing", son  I velib' I can fly, son  concours destiné aux "start-ups" 100% en anglais... la liste serait longue. Décidément ces temps-ci, la servilité est un art bien parisien.  MAR

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2018 (3) - par MAR le 13/05/2018 - 21:57

Langue française : Nouvelles de mai 2018 (3)

La semaine de Castres Pierre Nespoulous Parlez-vous franglais ? (19/5) (lien)
Le français en partage Brexit et langues officielles des institutions européennes ! (14/5) (lien)
L'Express Mauro Zanon Amis français, gare à la culture burger ! (9/5) (lien)
MédiaPart Titres de films traduits en anglais : un exercice du pouvoir colonial ! (7/5) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mai 2018 (3)

La semaine de Castres Pierre Nespoulous Parlez-vous franglais ? (19/5) (lien)
Le français en partage Brexit et langues officielles des institutions européennes ! (14/5) (lien)
L'Express Mauro Zanon Amis français, gare à la culture burger ! (9/5) (lien)
MédiaPart Titres de films traduits en anglais : un exercice du pouvoir colonial ! (7/5) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2018 (2) - par MAR le 11/05/2018 - 16:04

Langue française : Nouvelles de mai 2018 (2)

20 minutes Pourquoi la certification Bescherelle est adaptée à la vie professionnelle (9/5) (lien)
Démarches administratives Niveau de français pour obtenir une carte de résident (9/5) (lien)
Causeur Et si le président des Français parlait en français ? (7/5) (lien)
OEP Les circulaires du gouvernement français concernant l'emploi de la langue française (lien)

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Langue française : Nouvelles de mai 2018 (2)

20 minutes Pourquoi la certification Bescherelle est adaptée à la vie professionnelle (9/5) (lien)
Démarches administratives Niveau de français pour obtenir une carte de résident (9/5) (lien)
Causeur Et si le président des Français parlait en français ? (7/5) (lien)
OEP Les circulaires du gouvernement français concernant l'emploi de la langue française (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2018 - par MAR le 06/05/2018 - 23:06

Langue française : Nouvelles de mai 2018

Boulevard Voltaire La bataille pour le français a déjà commencé à Bruxelles (3/5) (lien)
Le Point La philosophe Barbara Cassin élue à l'Académie française (3/5) (lien)
Les Echos Ilyes Zouari 7 mots québécois à retenir (...et à utiliser) (lien)
AFRAV "French Days" et anglicisation, une personne anonyme a enquêté à Paris ! (lien)

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Langue française : Nouvelles de mai 2018

Boulevard Voltaire La bataille pour le français a déjà commencé à Bruxelles (3/5) (lien)
Le Point La philosophe Barbara Cassin élue à l'Académie française (3/5) (lien)
Les Echos Ilyes Zouari 7 mots québécois à retenir (...et à utiliser) (lien)
AFRAV "French Days" et anglicisation, une personne anonyme a enquêté à Paris ! (lien)

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nouvelles2018/french-days.jpgFrench Days : vive lacollaboracheune ! - par MAR le 30/04/2018 - 16:39

French Days : collaboracheune commerciale

6 grandes enseignes françaises (Boulanger, Cdiscount, Fnac Darty, La Redoute, Rue du commerce et Showroomprivé) viennent de lancer une opération de promotion baptisée French Days (sic !) sur leur sites de commerce en ligne. 50 autres enseignes devaient les rejoindre.

Ces soldes via Internet, réplique servile du Black Friday américain, montrent une fois de plus, le peu de respect de nos mercantis pour leur pays et pour sa langue. La seule "originalité" de ces commerçants est de singer les messages ricains.

Seule réponse à cette nouvelle atteinte à la langue française : bouder cette opération et le faire savoir aux enseignes en utilisant les messageries de leurs sites.

Pour vendre en France, il faut parler français ! MAR

Le Monde Avec les "French Days", les sites d’e-commerce français cherchent à lancer leur "Black Friday" (lien).

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French Days : collaboracheune commerciale

6 grandes enseignes françaises (Boulanger, Cdiscount, Fnac Darty, La Redoute, Rue du commerce et Showroomprivé) viennent de lancer une opération de promotion baptisée French Days (sic !) sur leur sites de commerce en ligne. 50 autres enseignes devaient les rejoindre.

Ces soldes via Internet, réplique servile du Black Friday américain, montrent une fois de plus, le peu de respect de nos mercantis pour leur pays et pour sa langue. La seule "originalité" de ces commerçants est de singer les messages ricains.

Seule réponse à cette nouvelle atteinte à la langue française : bouder cette opération et le faire savoir aux enseignes en utilisant les messageries de leurs sites.

Pour vendre en France, il faut parler français ! MAR

Le Monde Avec les "French Days", les sites d’e-commerce français cherchent à lancer leur "Black Friday" (lien).

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2018 (4) - par MAR le 30/04/2018 - 16:20

Langue française : Nouvelles d'avril 2018 (4)

TVA OIF : une croisière appuyée par Michaëlle Jean coûtera 1 million de $ ! (27/4) (lien)
lelitteraire.com Jean-Michel Delacomptée, Notre langue française (27/4) (lien)
FCUNI Le Grau-du-Roi condamné à abandonner sa marque "Let's Grau" ! (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2018 (4)

TVA OIF : une croisière appuyée par Michaëlle Jean coûtera 1 million de $ ! (27/4) (lien)
lelitteraire.com Jean-Michel Delacomptée, Notre langue française (27/4) (lien)
FCUNI Le Grau-du-Roi condamné à abandonner sa marque "Let's Grau" ! (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2018 (3) - par MAR le 26/04/2018 - 23:18

Langue française : Nouvelles d'avril 2018 (3)

L'Express L'ambassadeur français claque la porte du Conseil de l'UE pour dénoncer le "tout anglais" (26/4) (lien) [Bravo à Ph. Léglise-Costa ! On se prend à rêver d'un pays qui se ferait respecter]
Québec français La Louisiane est candidate à l’Organisation de la Francophonie (24/4) (lien)
Boulevard Voltaire Do you speak franglais ? (22/4) (lien)
Le Figaro "Je monte sur Paris": ne faites plus la faute ! (26/4) (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2018 (3)

L'Express L'ambassadeur français claque la porte du Conseil de l'UE pour dénoncer le "tout anglais" (26/4) (lien) [Bravo à Ph. Léglise-Costa ! On se prend à rêver d'un pays qui se ferait respecter]
Québec français La Louisiane est candidate à l’Organisation de la Francophonie (24/4) (lien)
Boulevard Voltaire Do you speak franglais ? (22/4) (lien)
Le Figaro "Je monte sur Paris": ne faites plus la faute ! (26/4) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2018 (2) - par MAR le 22/04/2018 - 18:00

Langue française : Nouvelles d'avril 2018 (2)

Au service des territoires Le Grau-du-Roi condamné à abandonner son "Let's Grau" (19/4) (lien)
Alternatives économiques Michel Abhervé Une double condamnation pour usage abusif de la langue anglaise. Et "French Impact" ? (19/4) (lien)
developpez.com Microsoft Word propose par défaut d'adopter l'écriture inclusive et le politiquement correct (18/4) (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2018 (2)

Au service des territoires Le Grau-du-Roi condamné à abandonner son "Let's Grau" (19/4) (lien)
Alternatives économiques Michel Abhervé Une double condamnation pour usage abusif de la langue anglaise. Et "French Impact" ? (19/4) (lien)
developpez.com Microsoft Word propose par défaut d'adopter l'écriture inclusive et le politiquement correct (18/4) (lien)

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nouvelles2018/justice.jpgLa langue française vaut bien un combat judiciaire - par Bernard_Sergent le 20/04/2018 - 17:48

La langue française vaut bien un combat judiciaire

tribune de Bernard SERGENT, historien et archéologue français, publiée le 15 avril 2018 dans Libération (photo Alengo. Getty Images)

Après avoir par trois fois débouté les associations qui réclamaient que la langue de Molière soit respectée par les établissements publics, des juges ont condamné une fédération d’universités qui entendait se rebaptiser "Research University". Retour sur les faits.

La langue française vaut bien un combat judiciaire

Le 7 septembre 2017, la 1re chambre de la 5e section du tribunal administratif de Paris a rendu un jugement dont on ose espérer qu’il fasse désormais jurisprudence.

A la suite de la plainte d’une association, Francophonie Avenir, la chambre avait à émettre un arrêt sur la question suivante : l’université Paris-Sciences-et-Lettres (PSL), fédération de neuf universités parisiennes, était-elle autorisée à s’appeler désormais "Research University" ? Car ce que faisant, elle violait directement la loi, à savoir celle du 4 août 1994, couramment appelée la "loi Toubon". Cette dernière dispose en effet, en son article 14, que "l’emploi d’une marque de fabrique, de commerce ou de service constituée d’une expression ou d’un terme étrangers est interdit aux personnes morales de droit public dès lors qu’il existe une expression ou un terme français de même sens". Les juges du tribunal administratif ont considéré que tel était le cas, l’université PSL étant un établissement public, et les termes litigieux ayant assurément des équivalents français.

Ce jugement peut-il exprimer un changement de paradigme ? On peut le souhaiter, car, dans les derniers temps, les plaintes déposées par diverses associations ont toutes été déboutées, bien que toujours appuyées sur les outils légaux existant (loi constitutionnelle de 1992, "loi Toubon", disposition constitutionnelle sur la francophonie communauté, et dispositions de la loi Fioraso sur l’université), et lors même que les cas soulevés étaient de nature analogue à celui de PSL. La subtilité qu’il a fallu déployer pour débouter les plaignants malgré l’évidence de la loi se révèle dans les trois cas suivants.

1) L’aéroport de Lorraine décide un jour de prendre la dénomination de "Lorraine Airport". Une plainte est déposée devant le tribunal administratif de Metz, par Francophonie Avenir. Le cas est semblable au précédent : l’aéroport est un établissement public, et il y a bien des mots français susceptibles de remplacer les mots anglais. On s’attendait à ce que le tribunal juge comme vient de le faire celui de Paris. Il n’en a rien été. Au contraire, le tribunal de Metz a décidé que l’association "ne pouvait ester en justice" (qui, alors ?). Et il a condamné cette dernière à verser 1 500 euros à l’aéroport lorrain (ladite association a un budget annuel de 2 000 euros). En somme, le tribunal condamnait l’association de citoyens à la non-existence juridique et à l’épuisement financier. Comme s’il fallait la punir de défendre la langue française !

2) Devant la floraison d’anglicismes dans des noms d’associations touristiques savoyardes, du type de Lake Annecy Ski Resorts, La Clusaz Radikal Mountain et autres Radikal Mountain Junior, l’Association de défense de la langue française en pays de Savoie, ne pouvant les attaquer parce qu’elles sont de statut semi-privé, demande aux juges administratifs d’annuler les subventions que le département de Haute-Savoie a prévu de leur accorder ; l’association demande aussi, le site internet du même département étant rédigé en français et en anglais, que le texte, conformément à la loi du 4 août 1994, fasse l’objet d’une traduction en une seconde langue. Sur le premier point, elle est déboutée : selon le tribunal, les organismes incriminés, même sous tutelle du département, ne le représentent pas, et ne sont donc pas visés par la loi, les subventions peuvent être accordées. Sur le second point, elle est également déboutée. Citons le point 9 du jugement du tribunal administratif de Grenoble du 5 octobre 2017 : "Considérant que l’emploi obligatoire de la langue française et l’obligation corrélative de double traduction pesant spécifiquement sur les personnes publiques et les personnes privées chargées d’une mission de service public ne concernent pas les sites internet qui ne peuvent être regardés comme formant un lieu physiquement localisé sur le territoire au sens de l’article 3", "l’association requérante ne peut utilement se prévaloir des obligations prévues aux articles 3 et 4 de la loi du 4 août 1994 pour demander que le site internet du département de la Haute-Savoie soit traduit en au moins deux langues étrangères." Redoutable dialectique ! Car il s’ensuit que toute faute, voire tout délit, commis par le moyen d’un ordinateur échappe à la loi française, parce qu’on ne sait pas où est physiquement le texte qui apparaît sur l’écran !

3) L’École normale supérieure (ENS) et ses alliés de Polytechnique, de la faculté d’Orsay ont décidé d’offrir une formation diplômante exclusivement en anglais pour les étudiants du niveau le plus avancé. Nulle présence d’étudiants étrangers n’est explicitement évoquée, comme l’aurait permis la loi Fioraso sur l’université. Une plainte est alors déposée par Avenir de la langue française et treize autres associations. Elles s’attendent, légitimement, à être suivies par les juges du tribunal administratif. Mais la défense des trois grandes écoles consiste à invoquer un dispositif du code de l’Éducation, de 2016, postérieur donc à la loi Fioraso, et qui stipule que peuvent bénéficier de dérogations à l’obligation de faire cours en français "les établissements dispensant un enseignement à caractère international". Le tribunal a admis cette défense, et les plaignants furent déboutés. Idem devant la cour administrative d’appel de Paris. Avenir de la langue française fut finalement condamnée à payer à l’ENS 1 500 euros de frais de justice !

Il y a pourtant un jeu sur les mots. Que ces écoles aient une renommée internationale est une chose, qu’elles aient un caractère international dans leur recrutement en est une autre. Surtout, ces établissements seraient-ils réellement internationaux, pourquoi devraient-ils établir des cours en anglais ? Le français est la seconde langue de communication internationale et la seconde langue apprise."Anglais" n’est pas le synonyme obligatoire d’"international", "français" l’est également. Si une université est internationale, alors raison de plus pour y parler, partout, français.

La Cour constitutionnelle italienne a condamné les formations uniquement en anglais offertes par l’Istituto politecnico de Turin. Un jugement qui peut faire jurisprudence. On regrette de ne pas avoir l’équivalent en France. Mais un changement de paradigme est possible et, bientôt, il se peut que les tribunaux défendent le français conformément aux textes en vigueur et en accord avec leur esprit, plutôt que de se perdre en arguties destinées à protéger les diverses espèces de contrevenants.

.Bernard SERGENT historien et archéologue français
dernier ouvrage paru : Dictionnaire critique de mythologie, coécrit avec Jean-Loïc Le Quellec, CNRS Éditions

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La langue française vaut bien un combat judiciaire

tribune de Bernard SERGENT, historien et archéologue français, publiée le 15 avril 2018 dans Libération (photo Alengo. Getty Images)

Après avoir par trois fois débouté les associations qui réclamaient que la langue de Molière soit respectée par les établissements publics, des juges ont condamné une fédération d’universités qui entendait se rebaptiser "Research University". Retour sur les faits.

La langue française vaut bien un combat judiciaire

Le 7 septembre 2017, la 1re chambre de la 5e section du tribunal administratif de Paris a rendu un jugement dont on ose espérer qu’il fasse désormais jurisprudence.

A la suite de la plainte d’une association, Francophonie Avenir, la chambre avait à émettre un arrêt sur la question suivante : l’université Paris-Sciences-et-Lettres (PSL), fédération de neuf universités parisiennes, était-elle autorisée à s’appeler désormais "Research University" ? Car ce que faisant, elle violait directement la loi, à savoir celle du 4 août 1994, couramment appelée la "loi Toubon". Cette dernière dispose en effet, en son article 14, que "l’emploi d’une marque de fabrique, de commerce ou de service constituée d’une expression ou d’un terme étrangers est interdit aux personnes morales de droit public dès lors qu’il existe une expression ou un terme français de même sens". Les juges du tribunal administratif ont considéré que tel était le cas, l’université PSL étant un établissement public, et les termes litigieux ayant assurément des équivalents français.

Ce jugement peut-il exprimer un changement de paradigme ? On peut le souhaiter, car, dans les derniers temps, les plaintes déposées par diverses associations ont toutes été déboutées, bien que toujours appuyées sur les outils légaux existant (loi constitutionnelle de 1992, "loi Toubon", disposition constitutionnelle sur la francophonie communauté, et dispositions de la loi Fioraso sur l’université), et lors même que les cas soulevés étaient de nature analogue à celui de PSL. La subtilité qu’il a fallu déployer pour débouter les plaignants malgré l’évidence de la loi se révèle dans les trois cas suivants.

1) L’aéroport de Lorraine décide un jour de prendre la dénomination de "Lorraine Airport". Une plainte est déposée devant le tribunal administratif de Metz, par Francophonie Avenir. Le cas est semblable au précédent : l’aéroport est un établissement public, et il y a bien des mots français susceptibles de remplacer les mots anglais. On s’attendait à ce que le tribunal juge comme vient de le faire celui de Paris. Il n’en a rien été. Au contraire, le tribunal de Metz a décidé que l’association "ne pouvait ester en justice" (qui, alors ?). Et il a condamné cette dernière à verser 1 500 euros à l’aéroport lorrain (ladite association a un budget annuel de 2 000 euros). En somme, le tribunal condamnait l’association de citoyens à la non-existence juridique et à l’épuisement financier. Comme s’il fallait la punir de défendre la langue française !

2) Devant la floraison d’anglicismes dans des noms d’associations touristiques savoyardes, du type de Lake Annecy Ski Resorts, La Clusaz Radikal Mountain et autres Radikal Mountain Junior, l’Association de défense de la langue française en pays de Savoie, ne pouvant les attaquer parce qu’elles sont de statut semi-privé, demande aux juges administratifs d’annuler les subventions que le département de Haute-Savoie a prévu de leur accorder ; l’association demande aussi, le site internet du même département étant rédigé en français et en anglais, que le texte, conformément à la loi du 4 août 1994, fasse l’objet d’une traduction en une seconde langue. Sur le premier point, elle est déboutée : selon le tribunal, les organismes incriminés, même sous tutelle du département, ne le représentent pas, et ne sont donc pas visés par la loi, les subventions peuvent être accordées. Sur le second point, elle est également déboutée. Citons le point 9 du jugement du tribunal administratif de Grenoble du 5 octobre 2017 : "Considérant que l’emploi obligatoire de la langue française et l’obligation corrélative de double traduction pesant spécifiquement sur les personnes publiques et les personnes privées chargées d’une mission de service public ne concernent pas les sites internet qui ne peuvent être regardés comme formant un lieu physiquement localisé sur le territoire au sens de l’article 3", "l’association requérante ne peut utilement se prévaloir des obligations prévues aux articles 3 et 4 de la loi du 4 août 1994 pour demander que le site internet du département de la Haute-Savoie soit traduit en au moins deux langues étrangères." Redoutable dialectique ! Car il s’ensuit que toute faute, voire tout délit, commis par le moyen d’un ordinateur échappe à la loi française, parce qu’on ne sait pas où est physiquement le texte qui apparaît sur l’écran !

3) L’École normale supérieure (ENS) et ses alliés de Polytechnique, de la faculté d’Orsay ont décidé d’offrir une formation diplômante exclusivement en anglais pour les étudiants du niveau le plus avancé. Nulle présence d’étudiants étrangers n’est explicitement évoquée, comme l’aurait permis la loi Fioraso sur l’université. Une plainte est alors déposée par Avenir de la langue française et treize autres associations. Elles s’attendent, légitimement, à être suivies par les juges du tribunal administratif. Mais la défense des trois grandes écoles consiste à invoquer un dispositif du code de l’Éducation, de 2016, postérieur donc à la loi Fioraso, et qui stipule que peuvent bénéficier de dérogations à l’obligation de faire cours en français "les établissements dispensant un enseignement à caractère international". Le tribunal a admis cette défense, et les plaignants furent déboutés. Idem devant la cour administrative d’appel de Paris. Avenir de la langue française fut finalement condamnée à payer à l’ENS 1 500 euros de frais de justice !

Il y a pourtant un jeu sur les mots. Que ces écoles aient une renommée internationale est une chose, qu’elles aient un caractère international dans leur recrutement en est une autre. Surtout, ces établissements seraient-ils réellement internationaux, pourquoi devraient-ils établir des cours en anglais ? Le français est la seconde langue de communication internationale et la seconde langue apprise."Anglais" n’est pas le synonyme obligatoire d’"international", "français" l’est également. Si une université est internationale, alors raison de plus pour y parler, partout, français.

La Cour constitutionnelle italienne a condamné les formations uniquement en anglais offertes par l’Istituto politecnico de Turin. Un jugement qui peut faire jurisprudence. On regrette de ne pas avoir l’équivalent en France. Mais un changement de paradigme est possible et, bientôt, il se peut que les tribunaux défendent le français conformément aux textes en vigueur et en accord avec leur esprit, plutôt que de se perdre en arguties destinées à protéger les diverses espèces de contrevenants.

.Bernard SERGENT historien et archéologue français
dernier ouvrage paru : Dictionnaire critique de mythologie, coécrit avec Jean-Loïc Le Quellec, CNRS Éditions

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après la Carpette anglaise
1er prix Tapis rouge qui illustre et défend la langue française

Ils ne sont pas des carpettes...

L’académie de la Carpette anglaise s’est réunie pour décerner, pour la première fois son "Tapis rouge", prix qui illustre et défend la langue française.

_____________________

 

Le Tapis rouge2018 a donc été attribué, au premier tour de scrutin, au philosophe et académicien Michel Serres pour l’ensemble de son combat et pour avoir, le 18 octobre 2017 à Lille, exigé des organisateurs d’un colloque que les orateurs utilisent la langue française.

Michel Serres
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L’académie a décidé de décerner également un prix "entreprise", récompensant l’utilisation du français dans le domaine économique. Le lauréat 2018 est le groupe hôtelier Jean-Claude Lavorel, qui, après avoir racheté la flottille lyonnaise de bateaux d’excursions "Lyon city boats", a rebaptisé cette flottille : "Les bateaux lyonnais".

Hôtels Lavorel
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Enfin, le prix international, récompensant la défense du français dans le monde, a été attribué à Matthieu Bock-Coté pour la constance avec laquelle il fait vivre la coopération franco-québécoise.

Matthieu Bock-Coté

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Participaient au jury du Tapis rouge :

Eugénie Bastié, Hervé Bourges, Paul-Marie Coûteaux, Anne Cublier, Benoît Duteurtre, Yves Frémion, Dominique Noguez, Natacha Polony, Marie-Josée de Saint Robert, Marie Treps, Ilyès Zouari

ainsi que les représentants des associations : Philippe de Saint Robert (Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française – Asselaf), président de l’Académie, Albert Salon (Avenir de la langue française - ALF), Maurice Lelous (Cercle des écrivains cheminots - CLEC), Georges Gastaud (Collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique - COURRIEL), Guillemette Mouren (Défense de la langue française - DLF) et Marc Favre d’Échallens (Droit de comprendre - DdC) , secrétaire général de l’Académie).

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Parmi les pressentis pour le prix :

  • Stéphane BERN, pour l’ensemble de son œuvre (Secrets d’Histoire), et son rôle dans la mise en œuvre du projet de restauration du château de Villers-Cotterêts et de son affectation à un Institut de la Francophonie.
  • Matthieu BOCK-COTÉ, jeune écrivain et chroniqueur québécois qui, à lui tout seul, fait vivre la coopération franco-québécoise, cet axe majeur de la francophonie que nos gouvernants laissent tomber.
  • Alain BORER, auteur de "De quel amour blessée. Réflexions sur la langue française" (Gallimard), Pour son érudite défense et illustration du français.
  • Jean-Michel DELACOMPTÉE, biographe et romancier français, auteur de "Notre langue française" (Fayard).
  • Jean QUATREMER, journaliste français (Libération) couvrant l'Union Européenne depuis Bruxelles. Pour sa constante défense de l'emploi du français, langue officielle de l'Union, dans les instances de la Commission.
  • Michel SERRES, académicien et enseignant. Pour son intervention remarquée au colloque annuel, "World Forum for a Responsible Economy" le 18 octobre 2017 à Lille : devant un amphithéâtre comble, il a demandé vigoureusement aux organisateurs de remettre la langue française au cœur de leur communication et de mettre de côté leur anglomanie.
  • La jeune pousse technologique lyonnaise "De Rigueur" et son jeune fondateur et dirigeant Adrien Deslous-Paoli. Pour le choix de sa raison sociale et la distinction de son style
  • Le groupe hôtelier Claude Lavorel, qui vient de racheter la flottille lyonnaise de bateaux d'excursions (y compris du bateau-restaurant l'Hermès), finement baptisée précédemment "Lyon city boats" qui se nomme désormais : "Les bateaux lyonnais".

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après la Carpette anglaise
1er prix Tapis rouge qui illustre et défend la langue française

Ils ne sont pas des carpettes...

L’académie de la Carpette anglaise s’est réunie pour décerner, pour la première fois son "Tapis rouge", prix qui illustre et défend la langue française.

_____________________

 

Le Tapis rouge2018 a donc été attribué, au premier tour de scrutin, au philosophe et académicien Michel Serres pour l’ensemble de son combat et pour avoir, le 18 octobre 2017 à Lille, exigé des organisateurs d’un colloque que les orateurs utilisent la langue française.

Michel Serres
_____________________
 

L’académie a décidé de décerner également un prix "entreprise", récompensant l’utilisation du français dans le domaine économique. Le lauréat 2018 est le groupe hôtelier Jean-Claude Lavorel, qui, après avoir racheté la flottille lyonnaise de bateaux d’excursions "Lyon city boats", a rebaptisé cette flottille : "Les bateaux lyonnais".

Hôtels Lavorel
_____________________
 

Enfin, le prix international, récompensant la défense du français dans le monde, a été attribué à Matthieu Bock-Coté pour la constance avec laquelle il fait vivre la coopération franco-québécoise.

Matthieu Bock-Coté

_____________________

Participaient au jury du Tapis rouge :

Eugénie Bastié, Hervé Bourges, Paul-Marie Coûteaux, Anne Cublier, Benoît Duteurtre, Yves Frémion, Dominique Noguez, Natacha Polony, Marie-Josée de Saint Robert, Marie Treps, Ilyès Zouari

ainsi que les représentants des associations : Philippe de Saint Robert (Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française – Asselaf), président de l’Académie, Albert Salon (Avenir de la langue française - ALF), Maurice Lelous (Cercle des écrivains cheminots - CLEC), Georges Gastaud (Collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique - COURRIEL), Guillemette Mouren (Défense de la langue française - DLF) et Marc Favre d’Échallens (Droit de comprendre - DdC) , secrétaire général de l’Académie).

_____________________

Parmi les pressentis pour le prix :

  • Stéphane BERN, pour l’ensemble de son œuvre (Secrets d’Histoire), et son rôle dans la mise en œuvre du projet de restauration du château de Villers-Cotterêts et de son affectation à un Institut de la Francophonie.
  • Matthieu BOCK-COTÉ, jeune écrivain et chroniqueur québécois qui, à lui tout seul, fait vivre la coopération franco-québécoise, cet axe majeur de la francophonie que nos gouvernants laissent tomber.
  • Alain BORER, auteur de "De quel amour blessée. Réflexions sur la langue française" (Gallimard), Pour son érudite défense et illustration du français.
  • Jean-Michel DELACOMPTÉE, biographe et romancier français, auteur de "Notre langue française" (Fayard).
  • Jean QUATREMER, journaliste français (Libération) couvrant l'Union Européenne depuis Bruxelles. Pour sa constante défense de l'emploi du français, langue officielle de l'Union, dans les instances de la Commission.
  • Michel SERRES, académicien et enseignant. Pour son intervention remarquée au colloque annuel, "World Forum for a Responsible Economy" le 18 octobre 2017 à Lille : devant un amphithéâtre comble, il a demandé vigoureusement aux organisateurs de remettre la langue française au cœur de leur communication et de mettre de côté leur anglomanie.
  • La jeune pousse technologique lyonnaise "De Rigueur" et son jeune fondateur et dirigeant Adrien Deslous-Paoli. Pour le choix de sa raison sociale et la distinction de son style
  • Le groupe hôtelier Claude Lavorel, qui vient de racheter la flottille lyonnaise de bateaux d'excursions (y compris du bateau-restaurant l'Hermès), finement baptisée précédemment "Lyon city boats" qui se nomme désormais : "Les bateaux lyonnais".

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nouvelles2018/canard-enchaine.jpgLe ridicule de l'anglomanie présidentielle - par MAR le 08/04/2018 - 18:25

Ridicule anglomanie présidentielle

Le Canard enchaîné A se taper le bottom par terre (4/4)
Jeudi 29 mars, le président Macron a franchi un cap dans l'éloquence en qualifiant la démocratie de "système le plus bottom up de la terre". Cela se passait au Collège de France, à propos d'intelligence artificielle.
Il paraît que ce français artificiel n'a pas provoqué d'enthousiasme excessif dans le public de l'illustre Collège, fondé par François 1er, ce type bizarre qui, en 1539, rendit le français obligatoire dans l'administration. "Bottom up" ? Du bas vers le haut, du peuple vers le chef, du fondement jusqu'au cerveau... La "start-up nation" est en marche. Macron nous avait pourtant prévenus dès le 5 mars : il n'est pas "un défenseur grincheux de la francophonie". C'est, en effet, un défenseur décomplexé de l'anglais des business school spécialisées dans le team building de task forces au service des business models.

Jamais grincheux, "Le Canard" remarque tout de même, dans la phrase présidentielle citée plus haut, quelques mots qui font tache : "démocratie", "système" et "terre". Sans doute un moment d'inattention de la part d'un président à qui nous conseillons humblement de mieux surveiller son langage s'il veut causer moderne.

Il y a encore trop de french dans son speech. F. P.

__________________________________________

CanalBlog Francophonie et Prix Citron (2/4) (lien)
Orange "Bottom up" : quand Macron se prend les pieds dans le franglais (1/4) (lien)
Le Figaro Macron raillé pour sa démocratie, système “bottom up” (!) (30/3) (lien)

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Ridicule anglomanie présidentielle

Le Canard enchaîné A se taper le bottom par terre (4/4)
Jeudi 29 mars, le président Macron a franchi un cap dans l'éloquence en qualifiant la démocratie de "système le plus bottom up de la terre". Cela se passait au Collège de France, à propos d'intelligence artificielle.
Il paraît que ce français artificiel n'a pas provoqué d'enthousiasme excessif dans le public de l'illustre Collège, fondé par François 1er, ce type bizarre qui, en 1539, rendit le français obligatoire dans l'administration. "Bottom up" ? Du bas vers le haut, du peuple vers le chef, du fondement jusqu'au cerveau... La "start-up nation" est en marche. Macron nous avait pourtant prévenus dès le 5 mars : il n'est pas "un défenseur grincheux de la francophonie". C'est, en effet, un défenseur décomplexé de l'anglais des business school spécialisées dans le team building de task forces au service des business models.

Jamais grincheux, "Le Canard" remarque tout de même, dans la phrase présidentielle citée plus haut, quelques mots qui font tache : "démocratie", "système" et "terre". Sans doute un moment d'inattention de la part d'un président à qui nous conseillons humblement de mieux surveiller son langage s'il veut causer moderne.

Il y a encore trop de french dans son speech. F. P.

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CanalBlog Francophonie et Prix Citron (2/4) (lien)
Orange "Bottom up" : quand Macron se prend les pieds dans le franglais (1/4) (lien)
Le Figaro Macron raillé pour sa démocratie, système “bottom up” (!) (30/3) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2018 - par MAR le 08/04/2018 - 18:06

Langue française : Nouvelles d'avril 2018

France Culture- Répliques Alain Finkielkraut  La langue française : état des lieux (31/3)
Une excellente émission, à écouter ou télécharger, avec Alain Borer   "De quel amour blessée" et Jean-Michel Delacomptée "Notre langue française" (lien)
Orange "Bottom up" : quand Macron se prend les pieds dans le franglais (1/4) (lien)
Initiative communiste Face à "sir Emmanuel" Macron, défense populaire de la francophonie (lien)

Avenir de la Langue française (ALF) et la plupart des 32 associations membres de notre synergie inter-associative pour le français, n’ont pas souhaité signer - endosser - cette déclaration du secrétariat du PRCF (communistes rénovateurs, patriotes), dont l’auteur signataire préside aussi une association membre active de notre synergie. Deux associations de ce collectif, plus proches du PRCF, s’y sont, elles, associées.

Notre concertation inter-associative comprend des associations dont la diversité couvre l’ensemble de l’échiquier politique français, mais qui, toutes, luttent pour le maintien de la langue française en France même et de son rôle en Francophonie et dans le monde. Nous ne prenons donc pas de positions politiciennes, mais des positions communes de politique de la langue française et de la Francophonie.
Nous proposons cependant un lien vers cette déclaration, à nos yeux trop injustement hostile a priori au présent gouvernement, pourtant vigoureusement et publiquement critiqué par nous-mêmes pour sa funeste part d’anglo-américanomanie.

Nous le proposons parce qu’elle exprime aussi, et surtout - une crainte bien réelle de communistes patriotes, qui partagent avec nous le combat contre la volonté - de ce que nous appelons communément l’empire - d’imposer un modèle économique, social et culturel, qui sert ses intérêts et l’hégémonie de la langue anglo-américaine qui les favorise.

Ce modèle et ses promoteurs sont manifestement destructeurs des vieilles nations et civilisations, de leurs cadres démocratiques et sociaux, de leurs cultures et de leurs langues, ce à quoi nous sommes tous résolument hostiles.

Albert Salon, président d’Avenir de la Langue française (ALF).

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Langue française : Nouvelles d'avril 2018

France Culture- Répliques Alain Finkielkraut  La langue française : état des lieux (31/3)
Une excellente émission, à écouter ou télécharger, avec Alain Borer   "De quel amour blessée" et Jean-Michel Delacomptée "Notre langue française" (lien)
Orange "Bottom up" : quand Macron se prend les pieds dans le franglais (1/4) (lien)
Initiative communiste Face à "sir Emmanuel" Macron, défense populaire de la francophonie (lien)

Avenir de la Langue française (ALF) et la plupart des 32 associations membres de notre synergie inter-associative pour le français, n’ont pas souhaité signer - endosser - cette déclaration du secrétariat du PRCF (communistes rénovateurs, patriotes), dont l’auteur signataire préside aussi une association membre active de notre synergie. Deux associations de ce collectif, plus proches du PRCF, s’y sont, elles, associées.

Notre concertation inter-associative comprend des associations dont la diversité couvre l’ensemble de l’échiquier politique français, mais qui, toutes, luttent pour le maintien de la langue française en France même et de son rôle en Francophonie et dans le monde. Nous ne prenons donc pas de positions politiciennes, mais des positions communes de politique de la langue française et de la Francophonie.
Nous proposons cependant un lien vers cette déclaration, à nos yeux trop injustement hostile a priori au présent gouvernement, pourtant vigoureusement et publiquement critiqué par nous-mêmes pour sa funeste part d’anglo-américanomanie.

Nous le proposons parce qu’elle exprime aussi, et surtout - une crainte bien réelle de communistes patriotes, qui partagent avec nous le combat contre la volonté - de ce que nous appelons communément l’empire - d’imposer un modèle économique, social et culturel, qui sert ses intérêts et l’hégémonie de la langue anglo-américaine qui les favorise.

Ce modèle et ses promoteurs sont manifestement destructeurs des vieilles nations et civilisations, de leurs cadres démocratiques et sociaux, de leurs cultures et de leurs langues, ce à quoi nous sommes tous résolument hostiles.

Albert Salon, président d’Avenir de la Langue française (ALF).

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2018 (6) - par MAR le 02/04/2018 - 10:57

Langue française : Nouvelles de mars 2018 (6)


Le Figaro Macron raillé pour sa démocratie, système “bottom up” (!) (30/3) (lien)
Impératif français Michel Barnier refuse de parler anglais. "Je parlerai français" (30/3) (lien)
La Croix "Notre langue française" de Jean-Michel Delacomptée (29/3) (lien)
Europe 1 Un prix citron québécois à Macron pour des propos sur la francophonie (25/3) (lien)
ActuaLitté Langue française : on ne dit pas “low cost”, mais... (26/3) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2018 (6)


Le Figaro Macron raillé pour sa démocratie, système “bottom up” (!) (30/3) (lien)
Impératif français Michel Barnier refuse de parler anglais. "Je parlerai français" (30/3) (lien)
La Croix "Notre langue française" de Jean-Michel Delacomptée (29/3) (lien)
Europe 1 Un prix citron québécois à Macron pour des propos sur la francophonie (25/3) (lien)
ActuaLitté Langue française : on ne dit pas “low cost”, mais... (26/3) (lien)

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Le jour où j'ai compris de quoi était le nom
de Leïla Slimani

par Claude Weisz

Le matin du 13 février l’écoute de l’entretien entre Leïla Slimani et le producteur des matins de France Culture, Guillaume Erner, est édifiant.

Leïla Slimani est une écrivaine talentueuse. Elle apporte une belle contribution à la littérature de langue française, mais sa perception de la francophonie révèle tout à la fois sa naïveté et sa conception élitiste de ce sujet.

Elle développe ce que je nommerai le ghetto francophone.

Elle l'a involontairement parfaitement défini en citant ses confrères africains par la formule "pour nous africain l'anglais est la langue indispensable, nécessaire alors qu'étudier le français c'est une envie".

Ce qui signifie concrètement que le français pratiqué par une caste essentiellement issue de la grande bourgeoisie intellectuelle et politique.

Une langue qui n'est pas aussi la langue du peuple est vouée à se réduire à un entre soi complice.

Voyez à contrario le développement de l'espagnol en Amérique latine et du portugais au Brésil, en Angola, au cap Vert. Prenons un exemple frappant ; la chanson populaire de ces pays se chante en espagnol, en portugais… Paradoxalement Césaria Evora jouit d’une grande popularité en France où elle enregistrait toujours en portugais.

Ces pays se sont approprié la langue du colonisateur comme vecteur de leur indépendance, de leur souveraineté nationale, de leur culture

Dans les pays africains dits francophones les auteurs, compositeurs, interprètes chantent d'abord en langue vernaculaire - et c'est très bien - puis en anglais. Pire encore, lorsque les artistes africains composent en français ils ne sont que très rarement diffusés par les radios françaises. Il en va de même pour la chanson, d'une richesse exceptionnelle, québécoise. Nos propres chanteurs qui enregistrent en anglais et en français sont diffusés le plus souvent dans leur enregistrement anglophone. Enfin, last but not least ( !), les étudiants africains francophones qui obtiennent (difficilement) un visa pour faire des études en France… se trouvent pénalisés comparé aux anglophones, car dans notre pays les études universitaires et supérieures dans les grandes écoles, se font majoritairement en anglais.

Tout est fait pour que le français soit une langue inutile, une sorte de violon d’Ingres, voire un ouvrage pour dames. Les chinois qui l’apprennent pour négocier et s'implanter en Afrique francophone découvrent que les entreprises françaises s'adressent à eux en anglais sont découragés de faire l'effort de connaître une langue réputée difficile et compliquée, s’ajoutant encore maintenant "l'écriture inclusive" !

Témoignage d’un ingénieur d'une grande entreprise française négociant un partenariat économique au vocabulaire technique français. Les Chinois s'expriment toujours en chinois. Ils proposent des interprètes francophones ; réponse de l'entreprise : "nous préférons des interprètes anglophones". Tristesse de cet ingénieur, "mon anglais est insuffisant pour éviter les pièges linguistiques que les chinois manipulent parfaitement dans leur propre langue".

On peut dire la même chose de nos fonctionnaires et membres des commissions européennes et internationales.

Leïla Slimani semble oublier que ses lecteurs ne sont que fort peu nombreux en Afrique. À la méconnaissance du français, s'ajoute le prix des livres. Enfin, cerise sur le gâteau, que penser de sa réaction lorsque Guillaume Erner lui demande son opinion sur le "Hashtag : "Balance ton porc et Me too" et se reprend, avec un peu de dérision, "ah oui, on doit dire "le mot-clé", elle réplique : "ah non, cela ne me gêne pas".

Quelques minutes auparavant elle vantait la diversité et l'inventivité du français hors de France, oubliant que les Québécois disent "mot Clic ou dièse" pour ce mot barbare dont, personnellement j'en ai compris le sens grâce à Nicolas Demorand (France Inter) qui parle du " mot clé". Mais aujourd'hui il semble être bien le seul.

Quant à Guillaume Erner il est adepte de la fine moquerie qui veut rendre dérisoire l'emploi du vocabulaire français quand on peut le remplacer par des termes anglo-américains.

En ce qui concerne la présence de la chanson française sur France Culture elle se limite aux 30 % obligatoires. Leïla Slimani nous dit ne pas écouter de musique pas plus que les chansons ni les rappeurs et autres slameurs ; c’est dommage car ces jeunes rythment en français pour partager avec le (leur) peuple.

Si nos décideurs ne parviennent pas à démontrer que la langue française et sa richesse multilingue est utile pour communiquer, travailler, créer, alors d'ici une vingtaine d'années, elle sera ramenée au niveau d’une langue régionale en France même.

J'entends ceux qui louent Emmanuel Macron pour la qualité de son français illustré par ses interminables discours.

Certes, mais il est évident que l'auteur nous prépare une anthologie à paraître pour la fin de son quinquennat.

En pratique, comme PDG de l'entreprise France, sa langue de travail est l'anglais.

Dès le début de sa prise de fonction (de pouvoir) il nous a infligé immédiatement, lors de la célébration sa victoire devant la pyramide du Louvre, un groupe de chanteurs anglophones.

Ni Mme Merkel ni M. Xi Jinping n’ont recours à l'anglais dans leur discours officiels et publics pour se faire entendre et comprendre.

M. Macron semble lui, ignorer que seule la langue française est à parité, dans toutes les institutions internationales, avec l'anglais.

Claude Weisz

Lire également le document ci-dessous où je propose une coopération réelle pour l’enseignement généralisé du français.


Lettre ouverte à ceux qui nous gouvernent

par Claude Weisz

Francophonie, pourquoi un tel déni de réalité ?

Le mensonge des "700 millions de francophones africains" en 2025 ?2030 ?etc. Quand seul 3,7 % des Maliens maîtrisent le français et peut-être 20 % des Sénégalais, il faut tirer très fort la sonnette d'alarme.

Le gouvernement français se doit d’offrir une véritable coopération dans l’enseignement du français à l’école. Pour cela il faut accorder prioritairement, sans conditions administrativement décourageantes, un visa préférentiel permettant aux universitaires, étudiants, apprentis et travailleurs dont le français est d'usage quotidien dans leur pays, de développer leur connaissance et la pratique de la langue française.

Nous devrions nous engager aussi sur le terrain pour leur formation en français.

J'aimerais que nous réfléchissions à une solution intelligente pour la formation des enseignants francophones africains.

En effet, nous constatons que les instituteurs, en particulier, souffrent d'une déficience importante dans la connaissance et la pédagogie du français.

Les recevoir en France pour une formation sous forme de stage pratique dans nos écoles, durant une année scolaire.

En complément dans le cadre d'un service national et civique - après 3 mois d'initiation et de sélection d'enseignants français (volontaires, mais pas nécessairement des jeunes qui veulent devenir enseignants) - aller ensuite exercer durant une année scolaire dans les établissements scolaires africains.

Nous devons démontrer que le français demeure une langue utile ; autrement nous favorisons la connaissance de l'anglais pour l'ensemble des peuples africains. Et n’oublions pas que les pays de langue anglaise disposent de moyens financiers énormes qui leur permettent de dispenser des cours de base quasiment gratuits.

Il est indispensable que nous reprenions à notre compte le rapport Attali sur le rôle et la dynamique dans le développement économique et culturel de notre langue.

Interpeller Jacques Attali sur la non prise en compte par le gouvernement actuel de ce rapport.

En France même, résister d'une façon permanente à la substitution par des mots valises anglo-américains au vocabulaire français précis, ainsi qu'à la perversion qui fait que la syntaxe le devient également.

Enrichir notre vocabulaire hexagonal de mots venus du français de l’extérieur.

Claude Weisz

P.S.

Quant aux titres des films étrangers de plus en nombreux sont ceux qui sont traduits en français moderne, c’est à dire en anglais. Un exemple parmi tant d’autres, le film allemand : "Aus dem Nichts", en français ( !) : "In the Fade".

Et que dire des séries télévisées, mais le plus préoccupant pour les enfants, les "Play Games"


 

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Le jour où j'ai compris de quoi était le nom
de Leïla Slimani

par Claude Weisz

Le matin du 13 février l’écoute de l’entretien entre Leïla Slimani et le producteur des matins de France Culture, Guillaume Erner, est édifiant.

Leïla Slimani est une écrivaine talentueuse. Elle apporte une belle contribution à la littérature de langue française, mais sa perception de la francophonie révèle tout à la fois sa naïveté et sa conception élitiste de ce sujet.

Elle développe ce que je nommerai le ghetto francophone.

Elle l'a involontairement parfaitement défini en citant ses confrères africains par la formule "pour nous africain l'anglais est la langue indispensable, nécessaire alors qu'étudier le français c'est une envie".

Ce qui signifie concrètement que le français pratiqué par une caste essentiellement issue de la grande bourgeoisie intellectuelle et politique.

Une langue qui n'est pas aussi la langue du peuple est vouée à se réduire à un entre soi complice.

Voyez à contrario le développement de l'espagnol en Amérique latine et du portugais au Brésil, en Angola, au cap Vert. Prenons un exemple frappant ; la chanson populaire de ces pays se chante en espagnol, en portugais… Paradoxalement Césaria Evora jouit d’une grande popularité en France où elle enregistrait toujours en portugais.

Ces pays se sont approprié la langue du colonisateur comme vecteur de leur indépendance, de leur souveraineté nationale, de leur culture

Dans les pays africains dits francophones les auteurs, compositeurs, interprètes chantent d'abord en langue vernaculaire - et c'est très bien - puis en anglais. Pire encore, lorsque les artistes africains composent en français ils ne sont que très rarement diffusés par les radios françaises. Il en va de même pour la chanson, d'une richesse exceptionnelle, québécoise. Nos propres chanteurs qui enregistrent en anglais et en français sont diffusés le plus souvent dans leur enregistrement anglophone. Enfin, last but not least ( !), les étudiants africains francophones qui obtiennent (difficilement) un visa pour faire des études en France… se trouvent pénalisés comparé aux anglophones, car dans notre pays les études universitaires et supérieures dans les grandes écoles, se font majoritairement en anglais.

Tout est fait pour que le français soit une langue inutile, une sorte de violon d’Ingres, voire un ouvrage pour dames. Les chinois qui l’apprennent pour négocier et s'implanter en Afrique francophone découvrent que les entreprises françaises s'adressent à eux en anglais sont découragés de faire l'effort de connaître une langue réputée difficile et compliquée, s’ajoutant encore maintenant "l'écriture inclusive" !

Témoignage d’un ingénieur d'une grande entreprise française négociant un partenariat économique au vocabulaire technique français. Les Chinois s'expriment toujours en chinois. Ils proposent des interprètes francophones ; réponse de l'entreprise : "nous préférons des interprètes anglophones". Tristesse de cet ingénieur, "mon anglais est insuffisant pour éviter les pièges linguistiques que les chinois manipulent parfaitement dans leur propre langue".

On peut dire la même chose de nos fonctionnaires et membres des commissions européennes et internationales.

Leïla Slimani semble oublier que ses lecteurs ne sont que fort peu nombreux en Afrique. À la méconnaissance du français, s'ajoute le prix des livres. Enfin, cerise sur le gâteau, que penser de sa réaction lorsque Guillaume Erner lui demande son opinion sur le "Hashtag : "Balance ton porc et Me too" et se reprend, avec un peu de dérision, "ah oui, on doit dire "le mot-clé", elle réplique : "ah non, cela ne me gêne pas".

Quelques minutes auparavant elle vantait la diversité et l'inventivité du français hors de France, oubliant que les Québécois disent "mot Clic ou dièse" pour ce mot barbare dont, personnellement j'en ai compris le sens grâce à Nicolas Demorand (France Inter) qui parle du " mot clé". Mais aujourd'hui il semble être bien le seul.

Quant à Guillaume Erner il est adepte de la fine moquerie qui veut rendre dérisoire l'emploi du vocabulaire français quand on peut le remplacer par des termes anglo-américains.

En ce qui concerne la présence de la chanson française sur France Culture elle se limite aux 30 % obligatoires. Leïla Slimani nous dit ne pas écouter de musique pas plus que les chansons ni les rappeurs et autres slameurs ; c’est dommage car ces jeunes rythment en français pour partager avec le (leur) peuple.

Si nos décideurs ne parviennent pas à démontrer que la langue française et sa richesse multilingue est utile pour communiquer, travailler, créer, alors d'ici une vingtaine d'années, elle sera ramenée au niveau d’une langue régionale en France même.

J'entends ceux qui louent Emmanuel Macron pour la qualité de son français illustré par ses interminables discours.

Certes, mais il est évident que l'auteur nous prépare une anthologie à paraître pour la fin de son quinquennat.

En pratique, comme PDG de l'entreprise France, sa langue de travail est l'anglais.

Dès le début de sa prise de fonction (de pouvoir) il nous a infligé immédiatement, lors de la célébration sa victoire devant la pyramide du Louvre, un groupe de chanteurs anglophones.

Ni Mme Merkel ni M. Xi Jinping n’ont recours à l'anglais dans leur discours officiels et publics pour se faire entendre et comprendre.

M. Macron semble lui, ignorer que seule la langue française est à parité, dans toutes les institutions internationales, avec l'anglais.

Claude Weisz

Lire également le document ci-dessous où je propose une coopération réelle pour l’enseignement généralisé du français.


Lettre ouverte à ceux qui nous gouvernent

par Claude Weisz

Francophonie, pourquoi un tel déni de réalité ?

Le mensonge des "700 millions de francophones africains" en 2025 ?2030 ?etc. Quand seul 3,7 % des Maliens maîtrisent le français et peut-être 20 % des Sénégalais, il faut tirer très fort la sonnette d'alarme.

Le gouvernement français se doit d’offrir une véritable coopération dans l’enseignement du français à l’école. Pour cela il faut accorder prioritairement, sans conditions administrativement décourageantes, un visa préférentiel permettant aux universitaires, étudiants, apprentis et travailleurs dont le français est d'usage quotidien dans leur pays, de développer leur connaissance et la pratique de la langue française.

Nous devrions nous engager aussi sur le terrain pour leur formation en français.

J'aimerais que nous réfléchissions à une solution intelligente pour la formation des enseignants francophones africains.

En effet, nous constatons que les instituteurs, en particulier, souffrent d'une déficience importante dans la connaissance et la pédagogie du français.

Les recevoir en France pour une formation sous forme de stage pratique dans nos écoles, durant une année scolaire.

En complément dans le cadre d'un service national et civique - après 3 mois d'initiation et de sélection d'enseignants français (volontaires, mais pas nécessairement des jeunes qui veulent devenir enseignants) - aller ensuite exercer durant une année scolaire dans les établissements scolaires africains.

Nous devons démontrer que le français demeure une langue utile ; autrement nous favorisons la connaissance de l'anglais pour l'ensemble des peuples africains. Et n’oublions pas que les pays de langue anglaise disposent de moyens financiers énormes qui leur permettent de dispenser des cours de base quasiment gratuits.

Il est indispensable que nous reprenions à notre compte le rapport Attali sur le rôle et la dynamique dans le développement économique et culturel de notre langue.

Interpeller Jacques Attali sur la non prise en compte par le gouvernement actuel de ce rapport.

En France même, résister d'une façon permanente à la substitution par des mots valises anglo-américains au vocabulaire français précis, ainsi qu'à la perversion qui fait que la syntaxe le devient également.

Enrichir notre vocabulaire hexagonal de mots venus du français de l’extérieur.

Claude Weisz

P.S.

Quant aux titres des films étrangers de plus en nombreux sont ceux qui sont traduits en français moderne, c’est à dire en anglais. Un exemple parmi tant d’autres, le film allemand : "Aus dem Nichts", en français ( !) : "In the Fade".

Et que dire des séries télévisées, mais le plus préoccupant pour les enfants, les "Play Games"


 

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2018 (5) - par a_salon le 27/03/2018 - 16:31

Langue française : Nouvelles de mars 2018 (5)

Albert Salon Des décisions heureuses annoncées le 20 mars dans le "Plan Francophonie" du Président de la République (21/3) (lien)
Albert Salon Le "Plaisir" de François 1er à Villers-Cotterêts a été confirmé solennellement le 20 mars dans son destin très prochain de château de la Francophonie (21/3) (lien)
ActuaLitté Mesures, petites phrases, les moments du discours de Macron (21/3) (lien)
La Croix Francophonie : 5 points clés du discours d’Emmanuel Macron (21/3) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2018 (5)

Albert Salon Des décisions heureuses annoncées le 20 mars dans le "Plan Francophonie" du Président de la République (21/3) (lien)
Albert Salon Le "Plaisir" de François 1er à Villers-Cotterêts a été confirmé solennellement le 20 mars dans son destin très prochain de château de la Francophonie (21/3) (lien)
ActuaLitté Mesures, petites phrases, les moments du discours de Macron (21/3) (lien)
La Croix Francophonie : 5 points clés du discours d’Emmanuel Macron (21/3) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2018 (4) - par MAR le 26/03/2018 - 11:42

Langue française : Nouvelles de mars 2018 (4)

Huffpost Défendre la francophonie en parlant franglais, le pari osé de Macron" (20/3) (lien)
Yves Montenay, Qui veut la peau de la francophonie ? (20/3) (lien)
Médias-Presse-Info Macron veut faire de la "New France" une "start-up nation" entourée des "helpers" de sa "team love" (20/3) (lien)
Sputnik Pour Macron, c'est paradoxal que l’anglais domine l’UE à l'heure du Brexit (20/3) (lien)
France 3  Macron veut créer un “laboratoire de la francophonie” à Villers-Cotterêts (20/3) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2018 (4)

Huffpost Défendre la francophonie en parlant franglais, le pari osé de Macron" (20/3) (lien)
Yves Montenay, Qui veut la peau de la francophonie ? (20/3) (lien)
Médias-Presse-Info Macron veut faire de la "New France" une "start-up nation" entourée des "helpers" de sa "team love" (20/3) (lien)
Sputnik Pour Macron, c'est paradoxal que l’anglais domine l’UE à l'heure du Brexit (20/3) (lien)
France 3  Macron veut créer un “laboratoire de la francophonie” à Villers-Cotterêts (20/3) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2018 (3) - par MAR le 26/03/2018 - 11:26

Langue française : Nouvelles de mars 2018 (3)


Emmanuel Macron Discours "pour la stratégie sur la langue française" (sic !) (20/3) (lien)
Participez à la 7e édition du Prix littéraire Alain Decaux de la Francophonie (lien)
Radio Brunet Jean-Marie Rouart On est devenu une colonie culturelle américaine (21/3) (lien)
VOA Le président Macron présente une "nouvelle francophonie" loin du passé colonial (lien)
Le Figaro Les Français attendent que les politiques ne maltraitent plus leur langue (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2018 (3)


Emmanuel Macron Discours "pour la stratégie sur la langue française" (sic !) (20/3) (lien)
Participez à la 7e édition du Prix littéraire Alain Decaux de la Francophonie (lien)
Radio Brunet Jean-Marie Rouart On est devenu une colonie culturelle américaine (21/3) (lien)
VOA Le président Macron présente une "nouvelle francophonie" loin du passé colonial (lien)
Le Figaro Les Français attendent que les politiques ne maltraitent plus leur langue (lien)

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nouvelles2018/sondage-langue-francaise.jpgSondage langue française - par MAR le 11/03/2018 - 23:25

La langue française : une composante majeure
de l’identité française pour 9 Français sur 10

Sondage BVA, réalisé du 16 au 21 février 2018 auprès d’un échantillon de 1000 répondants, représentatif de la population française, âgée de 18 ans et plus
La langue française, composante majeure de l’identité française pour 9 Français sur 10 Les trois quarts des interviewés (75%) considèrent que la langue française est en premier lieu une composante majeure de l’identité française, devant une langue largement enseignée et parlée dans le monde (16%). Une proportion qui monte même à 89% (citations en 1eret en 2e).

De multiples menaces semblent pourtant peser sur le français, et notamment la dégradation de son enseignement
74% des Français estiment que la dégradation de l’enseignement du français
est aujourd’hui la première menace pesant sur la langue. Dès lors, rien d’étonnant à ce qu’une même proportion de Français (72%) pensent qu’il est avant tout prioritaire d’améliorer l’enseignement du français dans l’Éducation nationale afin que la langue française se porte mieux. Au total, les répondants sont assez partagés quant à ce qui pourrait menacer le français, puisque 60% estiment que les médias et la publicité font la part belle à l’anglais quand 51% considèrent que les dirigeants politiques ne prennent pas les mesures suffisantes pour éviter les atteintes répétées à notre langue.

7 personnes sur 10 disent être prêtes à agir pour la langue française
70% des personnes interrogées seraient prêtes à agir pour leur langue, cette proportion est encore plus forte chez les seniors de 65 ans et plus (78%). Plus précisément, un Français sur deux (51%) pourrait confier à un organisme accrédité une délégation de pouvoirs lui permettant, en son nom, d’intervenir lors d’abus préjudiciables à leur langue.

Demander aux pays membres de l’OIF de montrer leur appartenance à la communauté francophone : une initiative soutenue par 7 Français sur 10
Pour plus des deux tiers des Français (69%), mettre en avant des signes extérieurs marquant l’appartenance des 84 États et gouvernements membres de l’OIF à la communauté francophone serait une bonne chose, notamment en arborant le drapeau de la Francophonie. Télécharger les résultats du sondage

________________________________________________________________________________

Le Communiqué de presse de
République exemplaire et Avenir de la Langue Française

L’article qui suit exprime la position d’Albert Salon et de Michel Le Net, qui ont commandé ce sondage au titre d’Avenir de la langue française (ALF), et de République exemplaire (RE). Il prolonge leur communiqué précédent «Contre les prédateurs de la langue française, que le peuple de France oppose la pérennité de ses valeurs», diffusé le 2 septembre 2017 et qui annonçait cette enquête1.

___

La langue française, ou l’engagement populaire
à préserver notre patrimoine culturel

Ce sondage est inédit par son originalité. Il analyse une composante majeure de notre société, commandée par deux organismes de droit privé. Une action conjointe sollicitée auprès des autorités publiques est restée sans réponse, alors que l’on imagine qu’un tel travail relève en premier de leur autorité. Faillite de l’État, ou ignorance délibérée d’une aspiration populaire à sauver, ou du moins à préserver cet élément majeur de notre capital culturel ?

Sans connaître l’ «état des lieux», comme on dit, on ne peut guère définir et mettre en œuvre une politique de bon aloi. Tel est l’objet de la présente enquête qui révèle des enseignements du plus grand intérêt. Préalable, sans lequel rien n’est possible : pour 9 Français sur 10, notre langue est une composante majeure de l’identité française.

Conscients des atteintes répétées contre notre langue (faiblesse de son enseignement ; galvaudage par les médias ; laisser aller des politiques ; etc.), nos compatriotes, pour plus de la moitié, sont prêts à s’engager dans une action volontaire pour en assurer la bonne santé. Exerçant une forme de lanceurs d’alerte, ils s’engagent à révéler publiquement les dérives majeures qui pourraient être effacées au moindre effort. Un organisme accrédité centraliserait les suggestions reçues, et interviendrait auprès de qui de droit pour corriger les déviances les plus criantes, et leur substituer des solutions alternatives. Des références tangibles existent. La Licra, la Spa, qui veillent aux valeurs qu’elles défendent (communautarisme pour le premier, souffrance des animaux pour la seconde) font ainsi. Prenons le terme hashtag, agressif dans son écriture comme dans sa phonétique, parfait exemple de l’intrusion d’un mot on ne peut plus éloigné des attributs propres au langage populaire. Son pendant est le «mot dièse», en usage chez nos cousins québécois. On aime. Pourquoi les autorités compétentes n’ont-elles par réagi plus vigoureusement quand il le fallait ? Comprenons-nous bien, il ne s’agit pas de faire une chasse aux sorcières de tous les anglicismes qui apparaissent brutalement, mais simplement de substituer aux plus hétérodoxes, et élégamment, leur interprétation en français. La politique du juste milieu ! Une recommandation aux chaînes publiques, et le bon sens irradiait immédiatement l’ensemble des médias : un petit effort pour un grand résultat. Manquons-nous aujourd’hui du minimum de réaction salutaire devant le moindre obstacle ?

Sur un autre plan, on est dépité d’entendre nos autorités politiques s’exprimer à tout va en anglais, souvent d’ailleurs avec un parler qui prête à sourire. Suivant le principe incontournable édicté par le Général de Gaulle à la tête de l’État, les membres du gouvernement dans l’exercice de leur fonction, et bien sûr le Président lui-même, doivent s’exprimer en français où qu’ils soient, cette marque de leur présence renforçant la puissance de leur représentativité… Les traducteurs ne demandent qu’à travailler.

Enfin, cerise sur le gâteau, plus de deux Français sur trois sont favorables à l’affichage de leur appartenance à la communauté mondiale de la Francophonie. Que les élus montrent leur adhésion à cette heureuse famille des francophones en associant (chez nous) son drapeau à ceux de la France et de l’Europe. Et pourquoi pas, demain, nos compatriotes ne se déplaceraient-ils pas partout dans le monde en portant l’épinglette de la Francophonie au revers de leur habit ?

Pour que notre langue quitte la désespérance ressentie par les Français devant tant de laisser-aller qu’elle récuse, cette enquête ouvre la voie du «comment faire». Ne tombons pas dans le piège des habituels «Ya qu’à ! Ils ont qu’à ! Il faut qu’on !…», renvoyant à d’autres le courage du «faire» !

Lecteurs, actionnaires de la bonne santé de notre langue universelle, faites-nous part de votre accord, ou de vos réserves sur les points énoncés. Avec votre concours, nous améliorerons notre monde. Si nous savons agir là, demain nous saurons déplacer des montagnes ! Retrouvons le temps où nous avions l’ambition d’être les premiers !

«Votre langue et votre culture,
Protégez-les comme la prunelle de vos yeux.
Elles sont votre richesse, votre apanage souverain…
Pour le bénéfice de l’humanité.»

Jean-Paul II – Unesco 2 juin 1980

Albert Salon, Michel Le Net

avenirlf@laposte.netcontact@republique-exemplaire.eu

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La langue française : une composante majeure
de l’identité française pour 9 Français sur 10

Sondage BVA, réalisé du 16 au 21 février 2018 auprès d’un échantillon de 1000 répondants, représentatif de la population française, âgée de 18 ans et plus
La langue française, composante majeure de l’identité française pour 9 Français sur 10 Les trois quarts des interviewés (75%) considèrent que la langue française est en premier lieu une composante majeure de l’identité française, devant une langue largement enseignée et parlée dans le monde (16%). Une proportion qui monte même à 89% (citations en 1eret en 2e).

De multiples menaces semblent pourtant peser sur le français, et notamment la dégradation de son enseignement
74% des Français estiment que la dégradation de l’enseignement du français
est aujourd’hui la première menace pesant sur la langue. Dès lors, rien d’étonnant à ce qu’une même proportion de Français (72%) pensent qu’il est avant tout prioritaire d’améliorer l’enseignement du français dans l’Éducation nationale afin que la langue française se porte mieux. Au total, les répondants sont assez partagés quant à ce qui pourrait menacer le français, puisque 60% estiment que les médias et la publicité font la part belle à l’anglais quand 51% considèrent que les dirigeants politiques ne prennent pas les mesures suffisantes pour éviter les atteintes répétées à notre langue.

7 personnes sur 10 disent être prêtes à agir pour la langue française
70% des personnes interrogées seraient prêtes à agir pour leur langue, cette proportion est encore plus forte chez les seniors de 65 ans et plus (78%). Plus précisément, un Français sur deux (51%) pourrait confier à un organisme accrédité une délégation de pouvoirs lui permettant, en son nom, d’intervenir lors d’abus préjudiciables à leur langue.

Demander aux pays membres de l’OIF de montrer leur appartenance à la communauté francophone : une initiative soutenue par 7 Français sur 10
Pour plus des deux tiers des Français (69%), mettre en avant des signes extérieurs marquant l’appartenance des 84 États et gouvernements membres de l’OIF à la communauté francophone serait une bonne chose, notamment en arborant le drapeau de la Francophonie. Télécharger les résultats du sondage

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Le Communiqué de presse de
République exemplaire et Avenir de la Langue Française

L’article qui suit exprime la position d’Albert Salon et de Michel Le Net, qui ont commandé ce sondage au titre d’Avenir de la langue française (ALF), et de République exemplaire (RE). Il prolonge leur communiqué précédent «Contre les prédateurs de la langue française, que le peuple de France oppose la pérennité de ses valeurs», diffusé le 2 septembre 2017 et qui annonçait cette enquête1.

___

La langue française, ou l’engagement populaire
à préserver notre patrimoine culturel

Ce sondage est inédit par son originalité. Il analyse une composante majeure de notre société, commandée par deux organismes de droit privé. Une action conjointe sollicitée auprès des autorités publiques est restée sans réponse, alors que l’on imagine qu’un tel travail relève en premier de leur autorité. Faillite de l’État, ou ignorance délibérée d’une aspiration populaire à sauver, ou du moins à préserver cet élément majeur de notre capital culturel ?

Sans connaître l’ «état des lieux», comme on dit, on ne peut guère définir et mettre en œuvre une politique de bon aloi. Tel est l’objet de la présente enquête qui révèle des enseignements du plus grand intérêt. Préalable, sans lequel rien n’est possible : pour 9 Français sur 10, notre langue est une composante majeure de l’identité française.

Conscients des atteintes répétées contre notre langue (faiblesse de son enseignement ; galvaudage par les médias ; laisser aller des politiques ; etc.), nos compatriotes, pour plus de la moitié, sont prêts à s’engager dans une action volontaire pour en assurer la bonne santé. Exerçant une forme de lanceurs d’alerte, ils s’engagent à révéler publiquement les dérives majeures qui pourraient être effacées au moindre effort. Un organisme accrédité centraliserait les suggestions reçues, et interviendrait auprès de qui de droit pour corriger les déviances les plus criantes, et leur substituer des solutions alternatives. Des références tangibles existent. La Licra, la Spa, qui veillent aux valeurs qu’elles défendent (communautarisme pour le premier, souffrance des animaux pour la seconde) font ainsi. Prenons le terme hashtag, agressif dans son écriture comme dans sa phonétique, parfait exemple de l’intrusion d’un mot on ne peut plus éloigné des attributs propres au langage populaire. Son pendant est le «mot dièse», en usage chez nos cousins québécois. On aime. Pourquoi les autorités compétentes n’ont-elles par réagi plus vigoureusement quand il le fallait ? Comprenons-nous bien, il ne s’agit pas de faire une chasse aux sorcières de tous les anglicismes qui apparaissent brutalement, mais simplement de substituer aux plus hétérodoxes, et élégamment, leur interprétation en français. La politique du juste milieu ! Une recommandation aux chaînes publiques, et le bon sens irradiait immédiatement l’ensemble des médias : un petit effort pour un grand résultat. Manquons-nous aujourd’hui du minimum de réaction salutaire devant le moindre obstacle ?

Sur un autre plan, on est dépité d’entendre nos autorités politiques s’exprimer à tout va en anglais, souvent d’ailleurs avec un parler qui prête à sourire. Suivant le principe incontournable édicté par le Général de Gaulle à la tête de l’État, les membres du gouvernement dans l’exercice de leur fonction, et bien sûr le Président lui-même, doivent s’exprimer en français où qu’ils soient, cette marque de leur présence renforçant la puissance de leur représentativité… Les traducteurs ne demandent qu’à travailler.

Enfin, cerise sur le gâteau, plus de deux Français sur trois sont favorables à l’affichage de leur appartenance à la communauté mondiale de la Francophonie. Que les élus montrent leur adhésion à cette heureuse famille des francophones en associant (chez nous) son drapeau à ceux de la France et de l’Europe. Et pourquoi pas, demain, nos compatriotes ne se déplaceraient-ils pas partout dans le monde en portant l’épinglette de la Francophonie au revers de leur habit ?

Pour que notre langue quitte la désespérance ressentie par les Français devant tant de laisser-aller qu’elle récuse, cette enquête ouvre la voie du «comment faire». Ne tombons pas dans le piège des habituels «Ya qu’à ! Ils ont qu’à ! Il faut qu’on !…», renvoyant à d’autres le courage du «faire» !

Lecteurs, actionnaires de la bonne santé de notre langue universelle, faites-nous part de votre accord, ou de vos réserves sur les points énoncés. Avec votre concours, nous améliorerons notre monde. Si nous savons agir là, demain nous saurons déplacer des montagnes ! Retrouvons le temps où nous avions l’ambition d’être les premiers !

«Votre langue et votre culture,
Protégez-les comme la prunelle de vos yeux.
Elles sont votre richesse, votre apanage souverain…
Pour le bénéfice de l’humanité.»

Jean-Paul II – Unesco 2 juin 1980

Albert Salon, Michel Le Net

avenirlf@laposte.netcontact@republique-exemplaire.eu

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2018 (2) - par MAR le 11/03/2018 - 23:23

Langue française : Nouvelles de  mars 2018 (2)

La Croix Patrick Grainville entre à l’Académie française (8/3) (lien)
TV5Monde Karine Tuil & Joann Sfar parrains de la journée du français dans les médias (7/3) (lien)
FFO Création de l’Association "Francophonie Force Oblige"(lien)
TV5Monde célèbre la langue française du 17 au 25 mars (lien)
AFAL Nouveau site de l'Association Francophone d'Amitié et de Liaison (lien)

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Langue française : Nouvelles de  mars 2018 (2)

La Croix Patrick Grainville entre à l’Académie française (8/3) (lien)
TV5Monde Karine Tuil & Joann Sfar parrains de la journée du français dans les médias (7/3) (lien)
FFO Création de l’Association "Francophonie Force Oblige"(lien)
TV5Monde célèbre la langue française du 17 au 25 mars (lien)
AFAL Nouveau site de l'Association Francophone d'Amitié et de Liaison (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2018 - par MAR le 06/03/2018 - 14:11

Langue française : Nouvelles mars 2018

Bd Voltaire Comment dit-on "francophonie", en anglais ? (8/3) (lien)
Le Figaro Jacques Julliard La langue française, notre patrie commune (4/3) (lien)
Lucile Longre Qu'est-ce que chanter ? De l'inculture musicale généralisée (6/3) (lien)
BAB Meurtre avec préméditation de la langue française (1/3) (lien)
Télé-Afrav Contre l’anglicisation En Marche ! (1/3) (lien)

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Langue française : Nouvelles mars 2018

Bd Voltaire Comment dit-on "francophonie", en anglais ? (8/3) (lien)
Le Figaro Jacques Julliard La langue française, notre patrie commune (4/3) (lien)
Lucile Longre Qu'est-ce que chanter ? De l'inculture musicale généralisée (6/3) (lien)
BAB Meurtre avec préméditation de la langue française (1/3) (lien)
Télé-Afrav Contre l’anglicisation En Marche ! (1/3) (lien)

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Langue française : Nouvelles de  février 2018 (4)

Ministère Culture Semaine de la langue française et de la francophonie et Dis-moi dix mots (17-25/3) (lien)
L'Étudiant Quiz : On ne dit pas learning center, mais... (lien)
Le petit journal Varsovie  Festival de la francophonie – nouvelle édition (26/2) (lien)
Oui les langues Le Cercle Littéraire des Écrivains Cheminots et l'amour du français ! (lien)
Le Figaro "Auteure", "autrice", "écrivaine" : quelle orthographe employer ? ! (lien)

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Langue française : Nouvelles de  février 2018 (4)

Ministère Culture Semaine de la langue française et de la francophonie et Dis-moi dix mots (17-25/3) (lien)
L'Étudiant Quiz : On ne dit pas learning center, mais... (lien)
Le petit journal Varsovie  Festival de la francophonie – nouvelle édition (26/2) (lien)
Oui les langues Le Cercle Littéraire des Écrivains Cheminots et l'amour du français ! (lien)
Le Figaro "Auteure", "autrice", "écrivaine" : quelle orthographe employer ? ! (lien)

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nouvelles2018/michel-guillou.jpgMichel Guillou : immense perte pour la Francophonie ! - par Albert_Salon le 25/02/2018 - 12:33

Michel Guillou : immense perte pour la Francophonie !

par Albert Salon, président d'Avenir de la Langue Française, ancien ambassadeur 

Né en 1938, produit de l’ascenseur social de la République, ce docteur d'État ès sciences physiques, ancien de Supélec, énergéticien, a, toute sa vie, voulu rendre à sa France ce qu'il avait reçu d'elle.

En créant, animant, dirigeant, développant, des institutions éducatives de haut niveau, et y favorisant la promotion personnelle et sociale de nombreux défavorisés, en France et dans les pays de langue française.

Il faut lire son profil sur Wikipédia : éloquent !

Michel Guillou, comme le grand Philippe Rossillon disparu en 1997, a été l’un des paladins de la Francophonie. Un chef, un grand camarade de combat, un rude frère d’armes, un valeureux Compagnon de notre Résistance française et francophone. Tous les Français aimant la France, toutes nos associations en synergie pour le français et la Francophonie au nom desquelles j’écris ces lignes - au premier rang : Avenir de la Langue française (ALF) - lui sont redevables.

Nous avons tant agi ensemble pendant plus de quarante ans : en France, au Québec, en Afrique, en Asie ; à plusieurs Sommets francophones, dont ceux de Cotonou et surtout de Hanoï en 1997...

Avec une immense tristesse, et une étrange joie confiante, nous le remercions :

- Pour la puissante impulsion donnée, avec l’aide notamment du ministère de la Coopération, à l’AUPELF, devenue l’AUPELF-UREF puis l’AUF, créant les instituts francophones d’excellence de Hanoï, Phnom-Penh, Maurice, Sofia, Bucarest, ainsi que les classes bilingues et les filières universitaires en Asie, les bourses spéciales aux chercheurs du Sud.

- Pour son institut de formation à la Francophonie des années 1990 à Chamarande, pour le grand Institut Francophonie et Mondialisation (IFRAMOND, aujourd’hui Institut international pour la francophonie, 2IF) qu’il créa en 2001 à l’université Lyon III, et développa fortement ; enfin pour son action, en ce siècle, dans notre Forum pour la France, animé par Henri Fouquereau.

- Nous n’oublions pas son aide en 1992 à la création de notre Avenir de la langue française (ALF), à l’introduction «dans la foulée», avec nos amis parlementaires, de la précieuse phrase dans la Constitution : «La langue de la République est le français», son appui à l’élaboration par ALF de l’esquisse du texte devenu "loi Toubon" du 4 août 1994, dans le travail commun au cabinet du ministre Jacques, son appui aussi, avec les sénateurs Maurice Schumann puis Jacques Legendre, à une autre introduction dans la Constitution (titre XIV, article 87), en juillet 2008, après 16 ans de nos efforts communs : celle de la Communauté francophone elle-même.

Nous n’oublions pas Denise, toujours inébranlable et vibrante à ses côtés, son solide soutien.

" Ami, si tu tombes..."

Albert SALON, ancien ambassadeur, président d’Avenir de la Langue française (ALF)


Parmi ses publications :

- avec Trang Phan et Aymeric Durez : "Francophonie et mondialisation" (Belin, 2011-2012)

- avec Serge Arnaud et Albert Salon : "Les Défis de la Francophonie" (Alpharès, 2002, Planète francophone).


Citations de Michel Guillou sur la Francophonie : http://agora-2.org/francophonie.nsf/Dossiers/Michel_Guillou


Agence universitaire de la Francophonie : Le recteur salue la mémoire de Michel Guillou, 1er recteur de l'agence (lien)

Le Devoir : 1938-2018 Michel Guillou, un grand bâtisseur de la Francophonie (lien)

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Michel Guillou : immense perte pour la Francophonie !

par Albert Salon, président d'Avenir de la Langue Française, ancien ambassadeur 

Né en 1938, produit de l’ascenseur social de la République, ce docteur d'État ès sciences physiques, ancien de Supélec, énergéticien, a, toute sa vie, voulu rendre à sa France ce qu'il avait reçu d'elle.

En créant, animant, dirigeant, développant, des institutions éducatives de haut niveau, et y favorisant la promotion personnelle et sociale de nombreux défavorisés, en France et dans les pays de langue française.

Il faut lire son profil sur Wikipédia : éloquent !

Michel Guillou, comme le grand Philippe Rossillon disparu en 1997, a été l’un des paladins de la Francophonie. Un chef, un grand camarade de combat, un rude frère d’armes, un valeureux Compagnon de notre Résistance française et francophone. Tous les Français aimant la France, toutes nos associations en synergie pour le français et la Francophonie au nom desquelles j’écris ces lignes - au premier rang : Avenir de la Langue française (ALF) - lui sont redevables.

Nous avons tant agi ensemble pendant plus de quarante ans : en France, au Québec, en Afrique, en Asie ; à plusieurs Sommets francophones, dont ceux de Cotonou et surtout de Hanoï en 1997...

Avec une immense tristesse, et une étrange joie confiante, nous le remercions :

- Pour la puissante impulsion donnée, avec l’aide notamment du ministère de la Coopération, à l’AUPELF, devenue l’AUPELF-UREF puis l’AUF, créant les instituts francophones d’excellence de Hanoï, Phnom-Penh, Maurice, Sofia, Bucarest, ainsi que les classes bilingues et les filières universitaires en Asie, les bourses spéciales aux chercheurs du Sud.

- Pour son institut de formation à la Francophonie des années 1990 à Chamarande, pour le grand Institut Francophonie et Mondialisation (IFRAMOND, aujourd’hui Institut international pour la francophonie, 2IF) qu’il créa en 2001 à l’université Lyon III, et développa fortement ; enfin pour son action, en ce siècle, dans notre Forum pour la France, animé par Henri Fouquereau.

- Nous n’oublions pas son aide en 1992 à la création de notre Avenir de la langue française (ALF), à l’introduction «dans la foulée», avec nos amis parlementaires, de la précieuse phrase dans la Constitution : «La langue de la République est le français», son appui à l’élaboration par ALF de l’esquisse du texte devenu "loi Toubon" du 4 août 1994, dans le travail commun au cabinet du ministre Jacques, son appui aussi, avec les sénateurs Maurice Schumann puis Jacques Legendre, à une autre introduction dans la Constitution (titre XIV, article 87), en juillet 2008, après 16 ans de nos efforts communs : celle de la Communauté francophone elle-même.

Nous n’oublions pas Denise, toujours inébranlable et vibrante à ses côtés, son solide soutien.

" Ami, si tu tombes..."

Albert SALON, ancien ambassadeur, président d’Avenir de la Langue française (ALF)


Parmi ses publications :

- avec Trang Phan et Aymeric Durez : "Francophonie et mondialisation" (Belin, 2011-2012)

- avec Serge Arnaud et Albert Salon : "Les Défis de la Francophonie" (Alpharès, 2002, Planète francophone).


Citations de Michel Guillou sur la Francophonie : http://agora-2.org/francophonie.nsf/Dossiers/Michel_Guillou


Agence universitaire de la Francophonie : Le recteur salue la mémoire de Michel Guillou, 1er recteur de l'agence (lien)

Le Devoir : 1938-2018 Michel Guillou, un grand bâtisseur de la Francophonie (lien)

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Langue française : Nouvelles de  février 2018 (3)


Francetvinfo Pyeongchang : la langue française aux JO (22/2) (lien)
Lalettre.pro RFI a lancé la 5e édition de "Speakons français" (21/2) (lien)
Nouvelle République Une certification en langue française (20/2) (lien)
Le Point H. Essaydi Francophonie : sortir du clivage pays francophones/France (19/2) (lien)

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Langue française : Nouvelles de  février 2018 (3)


Francetvinfo Pyeongchang : la langue française aux JO (22/2) (lien)
Lalettre.pro RFI a lancé la 5e édition de "Speakons français" (21/2) (lien)
Nouvelle République Une certification en langue française (20/2) (lien)
Le Point H. Essaydi Francophonie : sortir du clivage pays francophones/France (19/2) (lien)

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Langue française : Nouvelles de  février 2018 (2)

OEP Que s'est-il dit à et autour de la Conférence internationale des 14 et 15 février sur "la promotion de la langue française et du plurilinguisme dans le monde" ? (17/2) (lien)
La Croix Donner un nouveau souffle au français dans le monde (14/2) (lien)
Pasagenoux Macron, son idée pour le français, les nôtres pour le sauver ! (13/2) (lien)
Liberation Nous autres francophones (13/2) (lien)
La voix du Vietnam La langue française à l’honneur à PyeongChang (12/2) (lien)

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Langue française : Nouvelles de  février 2018 (2)

OEP Que s'est-il dit à et autour de la Conférence internationale des 14 et 15 février sur "la promotion de la langue française et du plurilinguisme dans le monde" ? (17/2) (lien)
La Croix Donner un nouveau souffle au français dans le monde (14/2) (lien)
Pasagenoux Macron, son idée pour le français, les nôtres pour le sauver ! (13/2) (lien)
Liberation Nous autres francophones (13/2) (lien)
La voix du Vietnam La langue française à l’honneur à PyeongChang (12/2) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de février 2018 - par MAR le 15/02/2018 - 19:27

Langue française : Nouvelles février 2018

Huffpost Comment la langue française résiste à l’usage des réseaux sociaux (9/2) (lien)
MondAfrique Francophonie, Michaëlle Jean est une erreur de casting (4/2) (lien)
Culture Découvrez l'édition 2018 de "Dis-moi dix mots... " et de la Semaine de la langue française et de la Francophonie (lien)
Paris Match Macron veut redynamiser la francophonie en Tunisie (1/2) (lien)

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Langue française : Nouvelles février 2018

Huffpost Comment la langue française résiste à l’usage des réseaux sociaux (9/2) (lien)
MondAfrique Francophonie, Michaëlle Jean est une erreur de casting (4/2) (lien)
Culture Découvrez l'édition 2018 de "Dis-moi dix mots... " et de la Semaine de la langue française et de la Francophonie (lien)
Paris Match Macron veut redynamiser la francophonie en Tunisie (1/2) (lien)

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Lettre d'un francophone choqué par les bandes-sons 100% anglo-saxonnes de "Des racines et des ailes"

L'envoi de la part d'un de nos adhérents de Liège, Louis Nisse, d'une lettre de protestation à l'émission "Des racines et des ailes" [France 3] (lire ci-dessous), nous donne envie de souligner cette pratique déplorable de nombreuses émissions télévisées, même de bonne qualité, y compris issues du service public : polluer les reportages, souvent intéressants, d'une petite variétoche anglo-saxonne insipide sans aucun rapport avec le sujet. Variétoche qui par ailleurs, arrive souvent à couvrir le commentaire.

Le cas est d'autant plus frappant avec "Des racines et des ailes" qui prétend " regarder le passé pour éclairer le présent" et donc réfléchir à l'actualité du patrimoine. Sa pratique de la bande-son anglo-saxonne obligatoire sape délibérément ce patrimoine que l'émission est censée mettre en valeur. Se faisant ainsi, pour "faire moderne", bon petit soldat de la colonisation anglo-saxonne… MAR


à Des Racines et des Ailes,
à Carole Gaessler,

Liège, le 28 janvier 2018

Madame,

J'aime votre émission Des Racines et des Ailes. Mais hélas ! pourquoi toujours, comme musique de fond de vos reportages, des chansons en anglais, dont, en outre, les paroles n’ont souvent que peu à voir avec leur contenu.

Pourquoi ce recours systématique à cette langue qui écrase, éradique la diversité culturelle, que par ailleurs vous défendez ! Faut-il voir là l’effet du formatage de la personne qui s’occupe de mettre de la musique au montage ou d’une volonté politico-culturelle de votre part, ce dont je doute vu le contenu de vos reportages ?

Prenez conscience, je vous prie, que cela participe à tout ce qui veut nous persuader que le français serait - in fine - irrémédiablement condamné à disparaître devant la langue impériale.

Je compte donner à cette lettre la publicité que je jugerai utile à la défense de notre langue et de notre culture mise à mal par le mondialisme, cette caricature de l’universel.

En espérant que vous corrigerez cette posture de colonisé, qui j’en suis sûr vous a échappé, je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes hommages respectueux.

Louis Nisse

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Lettre d'un francophone choqué par les bandes-sons 100% anglo-saxonnes de "Des racines et des ailes"

L'envoi de la part d'un de nos adhérents de Liège, Louis Nisse, d'une lettre de protestation à l'émission "Des racines et des ailes" [France 3] (lire ci-dessous), nous donne envie de souligner cette pratique déplorable de nombreuses émissions télévisées, même de bonne qualité, y compris issues du service public : polluer les reportages, souvent intéressants, d'une petite variétoche anglo-saxonne insipide sans aucun rapport avec le sujet. Variétoche qui par ailleurs, arrive souvent à couvrir le commentaire.

Le cas est d'autant plus frappant avec "Des racines et des ailes" qui prétend " regarder le passé pour éclairer le présent" et donc réfléchir à l'actualité du patrimoine. Sa pratique de la bande-son anglo-saxonne obligatoire sape délibérément ce patrimoine que l'émission est censée mettre en valeur. Se faisant ainsi, pour "faire moderne", bon petit soldat de la colonisation anglo-saxonne… MAR


à Des Racines et des Ailes,
à Carole Gaessler,

Liège, le 28 janvier 2018

Madame,

J'aime votre émission Des Racines et des Ailes. Mais hélas ! pourquoi toujours, comme musique de fond de vos reportages, des chansons en anglais, dont, en outre, les paroles n’ont souvent que peu à voir avec leur contenu.

Pourquoi ce recours systématique à cette langue qui écrase, éradique la diversité culturelle, que par ailleurs vous défendez ! Faut-il voir là l’effet du formatage de la personne qui s’occupe de mettre de la musique au montage ou d’une volonté politico-culturelle de votre part, ce dont je doute vu le contenu de vos reportages ?

Prenez conscience, je vous prie, que cela participe à tout ce qui veut nous persuader que le français serait - in fine - irrémédiablement condamné à disparaître devant la langue impériale.

Je compte donner à cette lettre la publicité que je jugerai utile à la défense de notre langue et de notre culture mise à mal par le mondialisme, cette caricature de l’universel.

En espérant que vous corrigerez cette posture de colonisé, qui j’en suis sûr vous a échappé, je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes hommages respectueux.

Louis Nisse

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Langue française : Nouvelles de  janvier 2018 (5)


Télérama Enfin ! Le Ministre ressuscite les langues anciennes (restons prudents) (30/1) (lien)
Le Figaro Jean-Michel Blanquer vole au secours du latin au collège (29/1) (lien)
Christophe Girard Amoureux de la langue française, je ne peux me résigner à l'invasion et à la promotion du "bluff" et de la com' (29/1) [Un des adjoints de la très anglomane maire de Paris Anne Hidalgo, Carpette anglaise 2017, écrit à l'Académie. Erreur de cible ?] (lien)

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Langue française : Nouvelles de  janvier 2018 (5)


Télérama Enfin ! Le Ministre ressuscite les langues anciennes (restons prudents) (30/1) (lien)
Le Figaro Jean-Michel Blanquer vole au secours du latin au collège (29/1) (lien)
Christophe Girard Amoureux de la langue française, je ne peux me résigner à l'invasion et à la promotion du "bluff" et de la com' (29/1) [Un des adjoints de la très anglomane maire de Paris Anne Hidalgo, Carpette anglaise 2017, écrit à l'Académie. Erreur de cible ?] (lien)

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Langue française : Nouvelles de  janvier 2018 (4)

RTL La féminisation de la langue française dans "Le Monde" (27/1) (lien)
Le Point Arthur H : "L'imaginaire français est devenu américain" (25/1) (lien)
France Diplomatie "Mon idée pour le français" : consultation lancée, donnez votre avis (lien)
Y. Montenay Comment les chiffres (tronqués) minimisent la francophonie à l’étranger (lien)

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Langue française : Nouvelles de  janvier 2018 (4)

RTL La féminisation de la langue française dans "Le Monde" (27/1) (lien)
Le Point Arthur H : "L'imaginaire français est devenu américain" (25/1) (lien)
France Diplomatie "Mon idée pour le français" : consultation lancée, donnez votre avis (lien)
Y. Montenay Comment les chiffres (tronqués) minimisent la francophonie à l’étranger (lien)

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"Diseur, Yvan Gradis se propose pour réciter bénévolement, au pied levé, l'un ou l'autre des 48 poèmes (durée maximale : deux bonnes heures) d'Apollinaire, Baudelaire, Carême, Corneille, Du Bellay, Éluard, Guillevic, Heredia, Hugo, La Fontaine, Lamartine, Mallarmé́, Nerval, Prévert, Rilke (en allemand), Sully-Prudhomme, Verlaine, Vigny. (contact : 01 45 79 82 44, 06 17 78 74 83)"

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