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La France préside le Conseil européen au 1er semestre 2022 : un espoir pour le français et le retour au plurilinguisme dans l'Union Européenne ?

Depuis l’entrée de la Grande-Bretagne en 1973 au sein de la Commission européenne, l’empire a tout fait pour y établir - et ne plus perdre - l’hégémonie de sa langue conquise avec une admirable et efficace opiniâtreté. Encore entre le vote du Brexit le 23 juin 2016 et le départ des Britanniques. [lire la suite]

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'octobre 2021 - le 15/10/2021 - 11:22 par MAR

Langue française : Nouvelles d'octobre 2021

L'Express Michel Feltin-Palas "En danger", "langue de la liberté"... 9 idées reçues sur le français (12/10) (lien)
Le Monde Michel Guérin Que l’anglais soit la langue de l’entente européenne relève de l’aberration (9/10) (lien)
Journal du Net Notices d'utilisation et modes d'emploi en langue française (4/10) (lien)
Le Figaro "Bonne continuation", "profite !"... 5 expressions dont nous raffolons (4/10) (lien)
France bleue "Pétaouchnok" a des équivalents très amusants dans toute la francophonie (2/10) (lien)

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Langue française : Nouvelles d'octobre 2021

L'Express Michel Feltin-Palas "En danger", "langue de la liberté"... 9 idées reçues sur le français (12/10) (lien)
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France bleue "Pétaouchnok" a des équivalents très amusants dans toute la francophonie (2/10) (lien)

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Francophonie.jpgLa francophonie économique - le 04/10/2021 - 19:38 par MAR

La francophonie économique

Au moment où les États membres de la Francophonie, leurs grandes et même petites entreprises, et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) semblent vouloir renforcer enfin sérieusement le contenu économique et commercial de leurs échanges en langue française, nous donnons sur ce thème la parole à 3 membres concernés du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF) et d’Avenir de la Langue française (ALF) :

MM. Yves Montenay, ancien chef d’entreprise, professeur à "Sup de Co Paris", fondateur et président de l’Institut Culture, Économie et Géopolitique (ICEG), Albert Salon, ancien ambassadeur, et Ilyès Zouari, consultant en géopolitique, fondateur et président du Cercle d’étude et de réflexion sur le monde francophone (CERMF) AS

YM : Comment définir la Francophonie économique ?

Remarquons d’abord que le terme même de Francophonie est construit à partir de "la langue" donc, pour certains, de la culture. Alors que son homologue anglophone, le Commonwealth, fait directement allusion à une richesse (wealth) commune, richesse qui pour les Anglo-saxons est automatiquement la conséquence de l’action des entreprises.

AS : Oui, "Commonwealth économique" serait pléonastique. Il n’empêche que la langue anglaise règne sur le Commonwealth, et que la culture britannique a profondément marqué la grande majorité de ses pays membres.

YM : En face, les intellectuels français ignorent plus volontiers les entreprises, et le concept de francophonie économique n’est apparu que récemment. De plus, contrairement aux Anglo-saxons, les Français aiment bien définir logiquement et même administrativement toute entité, y compris économique. J’ai même participé à des colloques où des hauts fonctionnaires essayaient de définir la francophonie économique pour mieux la structurer. Travail inutile, voire contre-productif, comme le savent très bien les Anglo-saxons, car les entreprises tiennent à leur indépendance et fuient à la moindre contrainte.

Disons que la francophonie économique rassemble tout ce qui se passe en français en matière économique et notamment dans le monde des affaires. Réalité inorganisée et inorganisable.

AS : Vous avez en bonne partie raison. N’oublions pas, cependant, que les grands États coloniaux ont organisé - tant par des infrastructures que par diverses bases physiques et humaines de formation et d’échange - des bases et conditions de développement économique et commercial des territoires et populations. Et que plusieurs d’entre eux ont poursuivi après les indépendances par la Coopération et l’aide publique au développement. La France en fournit l’exemple le plus important.

YM : Un peu d’histoire de la Francophonie économique :

Elle remonte, avec Canada et comptoirs, à bien avant la colonisation du 19ème siècle, lorsque par exemple la française Saint-Louis, aujourd’hui sénégalaise, faisait commerce avec les tribus de l’intérieur, comprenant surtout l’achat d’esclaves amenés par des chefs de tribus locaux.

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle commença la colonisation de vastes espaces. Donc à une époque où les Européens n’étaient plus esclavagistes. Ils supprimèrent donc l’esclavage en Afrique et arrêtèrent aussi la traite arabe pluriséculaire qui était devenue génocidaire du fait de l’armement moderne des esclavagistes.

Des entreprises françaises s’installèrent, notamment dans le domaine agricole et minier, mais aussi celui des infrastructures. Époque des "fous d’Afrique", fonctionnaires ou entrepreneurs français tombant amoureux du continent. Émules des Lyautey, Delavignette...

À l’indépendance, ou quelques années plus tard, de nombreuses révolutions "socialistes" dont la plus extrême fut celle de Madagascar, nationalisèrent certaines entreprises françaises et chassèrent les autres : première raison de l’affaiblissement de la francophonie économique.

Une deuxième raison est la disparition de la génération des "fous d’Afrique" qui explique la relative désaffection des entrepreneurs de France et de Belgique pour le continent.

Une troisième raison fut le tournant "mondialiste", illustré au MEDEF d’alors par François Périgot, qui encouragea les entreprises à conquérir le monde en anglais, constatant que les pays africains francophones avaient une population faible et pauvre, aux marchés peu intéressants.

Ce n’est que récemment que plusieurs responsables et notamment M. Roux de Bézieux, président du MEDEF, se sont de nouveau penchés sur la francophonie économique (université d’été en 2021).

AS : l’OIF a commencé récemment à s’y impliquer, avec son programme pour les entrepreneuses africaines qui développe l’exemple spontané réussi des "Mama Benz" de tout le Golfe dit "du Bénin" : "Les pionnières de l’entrepreneuriat francophone".

AS : Que représente la francophonie économique à l’échelle du monde ?

YM : On cite souvent le chiffre de 16 % du PNB mondial. Ce chiffre n’a pas grand sens, d’une part parce que la notion de PNB n’en a guère plus, mais aussi parce qu’une grande partie du commerce mondial concerne des flux massifs de produits lourds, de charbon, de pétrole, de minerai de fer, de bauxite...qui emploient peu de gens, et que l’on peut trouver en France suffisamment d’anglophones pour y participer.

Les entreprises plus petites, mais employant davantage de personnel, n’ont pas le personnel anglophone nécessaire et sont plus sensibles à la langue de travail. Elle touche proportionnellement plus de monde tant en France qu’en Afrique et pourrait donc représenter davantage que les 16 % précités.

Retenons que n’est pas une question de chiffres mais de nombre de personnes en contact.

AS : Dans le cas particulier des biens et des services culturels dont les échanges connaissent une très forte croissance, et qui sont vitaux pour les grands ensembles géolinguistiques et géoculturels : Commonwealth, Ligue arabe, Hispanidad, Lusophonie (CPLP)..., et pour la Francophonie au premier chef, il y eut une action gouvernementale forte entre 1993 et 1995, partie du Québec et de la France : la bataille victorieuse pour la signature mondiale de la Convention UNESCO sur le respect de "l’exception" (puis de la "diversité") culturelle. Il s’agissait de soustraire ces biens et services aux accords de libre échange souvent inégaux conclus dans le cadre de ce qui ne s’appelait pas encore l’Organisation mondiale du Commerce (OMC). Ces accords favorisaient l’hégémonie impériale et massivement les biens et services en anglais. La lutte fut donc rude. De notre côté, elle fut menée d’abord en obtenant en 1993 l’appui total du Sommet francophone de Maurice (à Port-Louis et Grand Baie), Ce qui facilita l’obtention par la France (par J. Toubon) de l’accord des Européens en 1994. Puis le vote final de 1995, où la Convention fut adoptée avec seulement deux voix contre, celles des États-Unis et d’Israël...Belle victoire des États pour les ensembles géolinguistiques, dont la Francophonie.

AS : Quel est son intérêt pour la France ?

YM : À mon avis, il est énorme. En grande partie, les Africains apprennent le français non seulement parce qu’il est langue officielle ou consensuelle du pays, ce qui est certes important notamment en matière d’enseignement, mais parce qu’il est utile professionnellement.

Je vais illustrer cela par un exemple marocain, que j’appelle le "complexe formation, entreprises et médias". Le Maroc a eu la sagesse d’être moins brutal envers les entreprises françaises que l’Algérie et la Tunisie. Cela, combiné à l’enseignement en français, dans le cadre de la Coopération, a fait que le travail salarié dans les entreprises aussi bien françaises que marocaines se faisait en français.

Même l’arabisation partielle de l’enseignement entraîna la création d’une foule d’écoles professionnelles (secrétariat, informatique…) où l’enseignement était en français afin de pouvoir trouver du travail. La pratique du français se faisait dans l’entreprise et les cadres lisaient la presse professionnelle, puis la presse généraliste encore en français. Le système se nourrissait de lui-même et le nombre de francophones augmentait.

Cela montre l’importance de la francophonie économique, mais ne doit pas cacher que si la langue de travail devenait l’anglais, nombre de ces écoles privées professionnelles basculeraient vers l’anglais. Ce mouvement est en train de s’amorcer et est soutenu par des intellectuels marocains actifs sur les réseaux sociaux, que je m’efforce de contredire.

Cet exemple est probablement valable dans toute l’Afrique francophone. C’est donc la langue de travail qui va enraciner le français.

Et ce français africain est nécessaire pour que notre langue garde un rôle international, sinon elle deviendra une simple langue locale comme l’allemand ou l’italien qui sont pourtant des langues de vieille civilisation qui ont longtemps été parlées bien au-delà de ces pays.

AS : Le regain d’intérêt pour la francophonie économique par le MEDEF, et dans une moindre mesure par le gouvernement français et l’OIF, sera-t-il efficace ?

YM : Il n’y a pas de réponse mécanique à cette question puisque la francophonie économique n’est pas une organisation. En particulier, le MEDEF n’a aucune autorité sur les autres entreprises. Il se borne à attirer l’attention, ouvrir des perspectives, ce qui est déjà beaucoup.

IZ : Une petite "révolution" s’est produite lors de ce dernier évènement organisé par le MEDEF : il a enfin pris ses distances avec des chiffres de l'OIF qui pourraient induire en erreur. En effet, il a utilisé le chiffre de 512 millions de francophones. Et non plus celui de 300 millions. Car, compter – par exemple - seulement le tiers des Ivoiriens et le quart des Sénégalais pour faire comprendre aux Français le poids de leur langue dans le monde est plutôt modeste... voire peut-être contreproductif. Cette donnée de 512 millions, qui vient directement de l'article du CERMF sur la démographie du monde francophone publié début 2020, a été répété maintes fois par les responsables du MEDEF au cours de ces derniers mois. C'est une bonne chose, de nature à éviter cette reprise récemment parue sur le site du Point : "Les chiffres sont connus : l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), c’est 88 États et gouvernements regroupant globalement 300 M. d’habitants" !...I. Zouari

AS : Quels sont les principaux concurrents économiques en Afrique francophone ?

YM : Ce sont, dans l’ordre : la Chine, la Turquie et la Russie. Ces pays sont bien plus colonialistes que la France, par exemple la société russe Wagner participe au maintien de l’ordre en République Centrafricaine moyennant un prélèvement de 25 % sur les revenus miniers. J’imagine la brutalité nécessaire pour que ce prélèvement se concrétise…

Un autre élément qui explique la progression de ces trois néo-coloniaux est la corruption. En France, aux États-Unis, et probablement dans bien d’autres pays occidentaux, on peut être condamné pour avoir participé à la corruption dans un État étranger, ce qui prive les entreprises de ces pays des moyens d’action traditionnels et d’usage courant en Afrique.

Un autre élément est l’invasion des réseaux sociaux par des sympathisants ou des stipendiés de ces pays qui se livrent à une propagande anti-française et anti-francophone. Il paraît que les services de renseignements français viennent tout juste d’affecter un peu de personnel aux discussions sur ces réseaux.

AS : Et quelle est votre vue de l’avenir de cette Francophonie économique face à des colonisateurs – génocidaires pour certains - non repentis ?

YM : L’avenir du français en Afrique, et donc, à mon avis, son avenir tout court, dépend largement de la stabilité politique de chaque pays, ce qui peut expliquer une certaine ingérence française, mais qui a le défaut de nous faire accuser de néocolonialisme par nos "amis".

La quasi-disparition du français en Russie et au Vietnam et son important déclin à Madagascar s’explique par les révolutions dans ces pays.

Mais le combat se joue d’abord en France, car j’entends souvent des francophones africains faire campagne pour l’anglais "comme vous le faites en France"... Yves Montenay.

AS : Merci à vous, Yves Montenay, et Ilyès Zouari. J’ajoute que l’avenir du français se joue, certes, d’abord en France : il y faut, d’urgence, une nouvelle et forte politique du français et de la Francophonie. Il se joue en Afrique avec l’aide de France, Belgique, Suisse et Québec. Il se joue aussi en Europe (UE), où nous attendons tous que notre Président de la République, lors de sa présidence du Conseil européen au premier semestre de 2022, ajoute à son inauguration solennelle du projet Villers-Cotterêts (qu’il a, à notre bonheur, repris de nos associations qui l’avaient lancé en 2001), l’obtention de ce Conseil européen de la fin du véritable coup d’État de la Commission européenne. Car celle-ci a, post-Brexit, avec l’arrivée à sa tête de Mme Ursula von der Leyen, décidé seule de passer à "l’anglais langue commune", c’est-à-dire en pratique unique langue de travail de la Commission. Revenons au droit et à la légitimité ! Albert Salon

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La francophonie économique

Au moment où les États membres de la Francophonie, leurs grandes et même petites entreprises, et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) semblent vouloir renforcer enfin sérieusement le contenu économique et commercial de leurs échanges en langue française, nous donnons sur ce thème la parole à 3 membres concernés du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF) et d’Avenir de la Langue française (ALF) :

MM. Yves Montenay, ancien chef d’entreprise, professeur à "Sup de Co Paris", fondateur et président de l’Institut Culture, Économie et Géopolitique (ICEG), Albert Salon, ancien ambassadeur, et Ilyès Zouari, consultant en géopolitique, fondateur et président du Cercle d’étude et de réflexion sur le monde francophone (CERMF) AS

YM : Comment définir la Francophonie économique ?

Remarquons d’abord que le terme même de Francophonie est construit à partir de "la langue" donc, pour certains, de la culture. Alors que son homologue anglophone, le Commonwealth, fait directement allusion à une richesse (wealth) commune, richesse qui pour les Anglo-saxons est automatiquement la conséquence de l’action des entreprises.

AS : Oui, "Commonwealth économique" serait pléonastique. Il n’empêche que la langue anglaise règne sur le Commonwealth, et que la culture britannique a profondément marqué la grande majorité de ses pays membres.

YM : En face, les intellectuels français ignorent plus volontiers les entreprises, et le concept de francophonie économique n’est apparu que récemment. De plus, contrairement aux Anglo-saxons, les Français aiment bien définir logiquement et même administrativement toute entité, y compris économique. J’ai même participé à des colloques où des hauts fonctionnaires essayaient de définir la francophonie économique pour mieux la structurer. Travail inutile, voire contre-productif, comme le savent très bien les Anglo-saxons, car les entreprises tiennent à leur indépendance et fuient à la moindre contrainte.

Disons que la francophonie économique rassemble tout ce qui se passe en français en matière économique et notamment dans le monde des affaires. Réalité inorganisée et inorganisable.

AS : Vous avez en bonne partie raison. N’oublions pas, cependant, que les grands États coloniaux ont organisé - tant par des infrastructures que par diverses bases physiques et humaines de formation et d’échange - des bases et conditions de développement économique et commercial des territoires et populations. Et que plusieurs d’entre eux ont poursuivi après les indépendances par la Coopération et l’aide publique au développement. La France en fournit l’exemple le plus important.

YM : Un peu d’histoire de la Francophonie économique :

Elle remonte, avec Canada et comptoirs, à bien avant la colonisation du 19ème siècle, lorsque par exemple la française Saint-Louis, aujourd’hui sénégalaise, faisait commerce avec les tribus de l’intérieur, comprenant surtout l’achat d’esclaves amenés par des chefs de tribus locaux.

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle commença la colonisation de vastes espaces. Donc à une époque où les Européens n’étaient plus esclavagistes. Ils supprimèrent donc l’esclavage en Afrique et arrêtèrent aussi la traite arabe pluriséculaire qui était devenue génocidaire du fait de l’armement moderne des esclavagistes.

Des entreprises françaises s’installèrent, notamment dans le domaine agricole et minier, mais aussi celui des infrastructures. Époque des "fous d’Afrique", fonctionnaires ou entrepreneurs français tombant amoureux du continent. Émules des Lyautey, Delavignette...

À l’indépendance, ou quelques années plus tard, de nombreuses révolutions "socialistes" dont la plus extrême fut celle de Madagascar, nationalisèrent certaines entreprises françaises et chassèrent les autres : première raison de l’affaiblissement de la francophonie économique.

Une deuxième raison est la disparition de la génération des "fous d’Afrique" qui explique la relative désaffection des entrepreneurs de France et de Belgique pour le continent.

Une troisième raison fut le tournant "mondialiste", illustré au MEDEF d’alors par François Périgot, qui encouragea les entreprises à conquérir le monde en anglais, constatant que les pays africains francophones avaient une population faible et pauvre, aux marchés peu intéressants.

Ce n’est que récemment que plusieurs responsables et notamment M. Roux de Bézieux, président du MEDEF, se sont de nouveau penchés sur la francophonie économique (université d’été en 2021).

AS : l’OIF a commencé récemment à s’y impliquer, avec son programme pour les entrepreneuses africaines qui développe l’exemple spontané réussi des "Mama Benz" de tout le Golfe dit "du Bénin" : "Les pionnières de l’entrepreneuriat francophone".

AS : Que représente la francophonie économique à l’échelle du monde ?

YM : On cite souvent le chiffre de 16 % du PNB mondial. Ce chiffre n’a pas grand sens, d’une part parce que la notion de PNB n’en a guère plus, mais aussi parce qu’une grande partie du commerce mondial concerne des flux massifs de produits lourds, de charbon, de pétrole, de minerai de fer, de bauxite...qui emploient peu de gens, et que l’on peut trouver en France suffisamment d’anglophones pour y participer.

Les entreprises plus petites, mais employant davantage de personnel, n’ont pas le personnel anglophone nécessaire et sont plus sensibles à la langue de travail. Elle touche proportionnellement plus de monde tant en France qu’en Afrique et pourrait donc représenter davantage que les 16 % précités.

Retenons que n’est pas une question de chiffres mais de nombre de personnes en contact.

AS : Dans le cas particulier des biens et des services culturels dont les échanges connaissent une très forte croissance, et qui sont vitaux pour les grands ensembles géolinguistiques et géoculturels : Commonwealth, Ligue arabe, Hispanidad, Lusophonie (CPLP)..., et pour la Francophonie au premier chef, il y eut une action gouvernementale forte entre 1993 et 1995, partie du Québec et de la France : la bataille victorieuse pour la signature mondiale de la Convention UNESCO sur le respect de "l’exception" (puis de la "diversité") culturelle. Il s’agissait de soustraire ces biens et services aux accords de libre échange souvent inégaux conclus dans le cadre de ce qui ne s’appelait pas encore l’Organisation mondiale du Commerce (OMC). Ces accords favorisaient l’hégémonie impériale et massivement les biens et services en anglais. La lutte fut donc rude. De notre côté, elle fut menée d’abord en obtenant en 1993 l’appui total du Sommet francophone de Maurice (à Port-Louis et Grand Baie), Ce qui facilita l’obtention par la France (par J. Toubon) de l’accord des Européens en 1994. Puis le vote final de 1995, où la Convention fut adoptée avec seulement deux voix contre, celles des États-Unis et d’Israël...Belle victoire des États pour les ensembles géolinguistiques, dont la Francophonie.

AS : Quel est son intérêt pour la France ?

YM : À mon avis, il est énorme. En grande partie, les Africains apprennent le français non seulement parce qu’il est langue officielle ou consensuelle du pays, ce qui est certes important notamment en matière d’enseignement, mais parce qu’il est utile professionnellement.

Je vais illustrer cela par un exemple marocain, que j’appelle le "complexe formation, entreprises et médias". Le Maroc a eu la sagesse d’être moins brutal envers les entreprises françaises que l’Algérie et la Tunisie. Cela, combiné à l’enseignement en français, dans le cadre de la Coopération, a fait que le travail salarié dans les entreprises aussi bien françaises que marocaines se faisait en français.

Même l’arabisation partielle de l’enseignement entraîna la création d’une foule d’écoles professionnelles (secrétariat, informatique…) où l’enseignement était en français afin de pouvoir trouver du travail. La pratique du français se faisait dans l’entreprise et les cadres lisaient la presse professionnelle, puis la presse généraliste encore en français. Le système se nourrissait de lui-même et le nombre de francophones augmentait.

Cela montre l’importance de la francophonie économique, mais ne doit pas cacher que si la langue de travail devenait l’anglais, nombre de ces écoles privées professionnelles basculeraient vers l’anglais. Ce mouvement est en train de s’amorcer et est soutenu par des intellectuels marocains actifs sur les réseaux sociaux, que je m’efforce de contredire.

Cet exemple est probablement valable dans toute l’Afrique francophone. C’est donc la langue de travail qui va enraciner le français.

Et ce français africain est nécessaire pour que notre langue garde un rôle international, sinon elle deviendra une simple langue locale comme l’allemand ou l’italien qui sont pourtant des langues de vieille civilisation qui ont longtemps été parlées bien au-delà de ces pays.

AS : Le regain d’intérêt pour la francophonie économique par le MEDEF, et dans une moindre mesure par le gouvernement français et l’OIF, sera-t-il efficace ?

YM : Il n’y a pas de réponse mécanique à cette question puisque la francophonie économique n’est pas une organisation. En particulier, le MEDEF n’a aucune autorité sur les autres entreprises. Il se borne à attirer l’attention, ouvrir des perspectives, ce qui est déjà beaucoup.

IZ : Une petite "révolution" s’est produite lors de ce dernier évènement organisé par le MEDEF : il a enfin pris ses distances avec des chiffres de l'OIF qui pourraient induire en erreur. En effet, il a utilisé le chiffre de 512 millions de francophones. Et non plus celui de 300 millions. Car, compter – par exemple - seulement le tiers des Ivoiriens et le quart des Sénégalais pour faire comprendre aux Français le poids de leur langue dans le monde est plutôt modeste... voire peut-être contreproductif. Cette donnée de 512 millions, qui vient directement de l'article du CERMF sur la démographie du monde francophone publié début 2020, a été répété maintes fois par les responsables du MEDEF au cours de ces derniers mois. C'est une bonne chose, de nature à éviter cette reprise récemment parue sur le site du Point : "Les chiffres sont connus : l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), c’est 88 États et gouvernements regroupant globalement 300 M. d’habitants" !...I. Zouari

AS : Quels sont les principaux concurrents économiques en Afrique francophone ?

YM : Ce sont, dans l’ordre : la Chine, la Turquie et la Russie. Ces pays sont bien plus colonialistes que la France, par exemple la société russe Wagner participe au maintien de l’ordre en République Centrafricaine moyennant un prélèvement de 25 % sur les revenus miniers. J’imagine la brutalité nécessaire pour que ce prélèvement se concrétise…

Un autre élément qui explique la progression de ces trois néo-coloniaux est la corruption. En France, aux États-Unis, et probablement dans bien d’autres pays occidentaux, on peut être condamné pour avoir participé à la corruption dans un État étranger, ce qui prive les entreprises de ces pays des moyens d’action traditionnels et d’usage courant en Afrique.

Un autre élément est l’invasion des réseaux sociaux par des sympathisants ou des stipendiés de ces pays qui se livrent à une propagande anti-française et anti-francophone. Il paraît que les services de renseignements français viennent tout juste d’affecter un peu de personnel aux discussions sur ces réseaux.

AS : Et quelle est votre vue de l’avenir de cette Francophonie économique face à des colonisateurs – génocidaires pour certains - non repentis ?

YM : L’avenir du français en Afrique, et donc, à mon avis, son avenir tout court, dépend largement de la stabilité politique de chaque pays, ce qui peut expliquer une certaine ingérence française, mais qui a le défaut de nous faire accuser de néocolonialisme par nos "amis".

La quasi-disparition du français en Russie et au Vietnam et son important déclin à Madagascar s’explique par les révolutions dans ces pays.

Mais le combat se joue d’abord en France, car j’entends souvent des francophones africains faire campagne pour l’anglais "comme vous le faites en France"... Yves Montenay.

AS : Merci à vous, Yves Montenay, et Ilyès Zouari. J’ajoute que l’avenir du français se joue, certes, d’abord en France : il y faut, d’urgence, une nouvelle et forte politique du français et de la Francophonie. Il se joue en Afrique avec l’aide de France, Belgique, Suisse et Québec. Il se joue aussi en Europe (UE), où nous attendons tous que notre Président de la République, lors de sa présidence du Conseil européen au premier semestre de 2022, ajoute à son inauguration solennelle du projet Villers-Cotterêts (qu’il a, à notre bonheur, repris de nos associations qui l’avaient lancé en 2001), l’obtention de ce Conseil européen de la fin du véritable coup d’État de la Commission européenne. Car celle-ci a, post-Brexit, avec l’arrivée à sa tête de Mme Ursula von der Leyen, décidé seule de passer à "l’anglais langue commune", c’est-à-dire en pratique unique langue de travail de la Commission. Revenons au droit et à la légitimité ! Albert Salon

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nouvelles2021/samaritaire-2021-09.jpgLettre à Bernard Arnault - le 04/10/2021 - 19:05 par MAR

Lettre d'un de nos adhérents à Bernard Arnault,
PDG du Groupe LVMH

Monsieur le Président,

Venu de la Savoie et visitant, vendredi dernier 24 septembre, votre splendide rénovation de la Samaritaine, je tiens à vous remercier pour le soin avec lequel vous avez rendu son lustre et sa splendeur d’origine à ce vaisseau de l’architecture française du XIXe siècle, pour mieux le propulser dans le XXIe siècle, standardisé et mondialisé.

Je crois devoir cependant vous faire part de mon regret d’avoir dû constater dans les quatre grandes vitrines bordant la très fréquentée rue de Rivoli, juste entre le Louvre, le Palais Royal qui accueille le Conseil d’État et le ministère de la Culture, l’élégante coupole de l’Académie française et Notre-Dame de Paris, que vous n’aviez pas la même foi en la capacité de notre langue maternelle et officielle, à se perpétuer et à se projeter seule dans le futur puisque vous l’avez affublée, telle une handicapée, de la béquille de l’anglais pour parler au monde qui passe…SAMARITAINE BORN TO BE ETERNELLE, BORN TO BE PARISIENNE, BORN TO BE GLAMOUR, BORN TO BE CREATIVE…

Samaritaine, colonie anglo-saxonne ? Samaritaine, colonie anglo-saxonne ?
Samaritaine, colonie anglo-saxonne ? Samaritaine, colonie anglo-saxonne ?

Il va sans dire que je suis en total désaccord avec ce choix puisque je suis persuadé que le français, qui conserve toutes les qualités d’une langue de rayonnement, restera une langue admirée, recherchée et surtout utilisée de par le monde si tous les Français osent la défendre et la promouvoir, d’abord chez eux et en premier lieu dans leur capitale.

Comment d’ailleurs ne pas être également irrité lorsqu’en sortant de la Samaritaine, on se trouve face à la phrase : "LOVE YOUR HOME" affichée uniquement en anglais et en gros caractères, à gauche de l’entrée du siège Louis VUITTON, par une société voisine ?

Là-aussi, ce n’est pas en français que les passants sont interpellés et "informés" comme la loi du 4 août 1994 l’exige pourtant mais en anglais, la langue de la domination actuelle des esprits voulue par les Anglo-Américains !

Vous êtes sûrement averti de la stratégie linguistique publiquement annoncée dans le discours prononcé le 6 septembre 1943, à l’université d’Harvard, par le premier ministre Winston CHURCHILL où celui-ci appela les États-Unis à rejoindre la Grande-Bretagne dans son projet d’imposer la langue anglaise et sa vision du monde puisque selon elle, à l’avenir, les empires ne seraient plus garantis par la force militaire.

Je vous serais donc extrêmement reconnaissant si vous pouviez redonner à la langue française la première et unique place qui devrait lui revenir dans "votre empire" en supprimant, par exemple sur votre site, l’appellation anglaise FASHION WEEK et en la remplaçant par Semaine de la mode, ce qui serait bien la moindre des choses pour cette spécialité ô combien française. Cette prééminence chez nous et dans nos entreprises lui est indispensable pour continuer à exister et à rayonner encore à travers le monde.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sincères salutations.

Marcel GIRARDIN membre du Haut conseil international de la langue française et de la Francophonie

Photographies ci-jointes et copie à plusieurs membres du HCILFF

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Lettre d'un de nos adhérents à Bernard Arnault,
PDG du Groupe LVMH

Monsieur le Président,

Venu de la Savoie et visitant, vendredi dernier 24 septembre, votre splendide rénovation de la Samaritaine, je tiens à vous remercier pour le soin avec lequel vous avez rendu son lustre et sa splendeur d’origine à ce vaisseau de l’architecture française du XIXe siècle, pour mieux le propulser dans le XXIe siècle, standardisé et mondialisé.

Je crois devoir cependant vous faire part de mon regret d’avoir dû constater dans les quatre grandes vitrines bordant la très fréquentée rue de Rivoli, juste entre le Louvre, le Palais Royal qui accueille le Conseil d’État et le ministère de la Culture, l’élégante coupole de l’Académie française et Notre-Dame de Paris, que vous n’aviez pas la même foi en la capacité de notre langue maternelle et officielle, à se perpétuer et à se projeter seule dans le futur puisque vous l’avez affublée, telle une handicapée, de la béquille de l’anglais pour parler au monde qui passe…SAMARITAINE BORN TO BE ETERNELLE, BORN TO BE PARISIENNE, BORN TO BE GLAMOUR, BORN TO BE CREATIVE…

Samaritaine, colonie anglo-saxonne ? Samaritaine, colonie anglo-saxonne ?
Samaritaine, colonie anglo-saxonne ? Samaritaine, colonie anglo-saxonne ?

Il va sans dire que je suis en total désaccord avec ce choix puisque je suis persuadé que le français, qui conserve toutes les qualités d’une langue de rayonnement, restera une langue admirée, recherchée et surtout utilisée de par le monde si tous les Français osent la défendre et la promouvoir, d’abord chez eux et en premier lieu dans leur capitale.

Comment d’ailleurs ne pas être également irrité lorsqu’en sortant de la Samaritaine, on se trouve face à la phrase : "LOVE YOUR HOME" affichée uniquement en anglais et en gros caractères, à gauche de l’entrée du siège Louis VUITTON, par une société voisine ?

Là-aussi, ce n’est pas en français que les passants sont interpellés et "informés" comme la loi du 4 août 1994 l’exige pourtant mais en anglais, la langue de la domination actuelle des esprits voulue par les Anglo-Américains !

Vous êtes sûrement averti de la stratégie linguistique publiquement annoncée dans le discours prononcé le 6 septembre 1943, à l’université d’Harvard, par le premier ministre Winston CHURCHILL où celui-ci appela les États-Unis à rejoindre la Grande-Bretagne dans son projet d’imposer la langue anglaise et sa vision du monde puisque selon elle, à l’avenir, les empires ne seraient plus garantis par la force militaire.

Je vous serais donc extrêmement reconnaissant si vous pouviez redonner à la langue française la première et unique place qui devrait lui revenir dans "votre empire" en supprimant, par exemple sur votre site, l’appellation anglaise FASHION WEEK et en la remplaçant par Semaine de la mode, ce qui serait bien la moindre des choses pour cette spécialité ô combien française. Cette prééminence chez nous et dans nos entreprises lui est indispensable pour continuer à exister et à rayonner encore à travers le monde.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sincères salutations.

Marcel GIRARDIN membre du Haut conseil international de la langue française et de la Francophonie

Photographies ci-jointes et copie à plusieurs membres du HCILFF

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nouvelles2021/evolution-des-langues-ocde2.jpgQuand Francophonie rime avec économie - le 01/10/2021 - 11:10 par MAR

Quand Francophonie rime avec économie

Analyse de l’article de l'OCDE par Nadia Antonin

En août 2021, L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié un article intitulé "Quand Francophonie rime avec économie".
En préambule, l’article donne une définition de "Francophonie économique" : Ce concept "désigne à la fois la capacité à développer des affaires en français mais aussi à promouvoir une économie plus équitable, durable et inclusive afin de servir les populations et de contribuer au mieux-être commun".
 

Puis, les experts du rapport rappellent la place du français dans le monde : le français, une "langue-monde". Le français est la cinquième langue du monde. Environ 315 millions de Terriens sont capables de travailler, négocier, entreprendre, commercer et innover en français.
 

evolution-des-langues-ocde.jpgEn 2013, avait été suggérée la mise en place d’une Organisation de coopération économique francophone (OCEF) ou à tout le moins d’un opérateur économique de la Francophonie, aux côtés des opérateurs historiques (Agence universitaire de la Francophonie, l’Université Senghor, l’Association internationale des maires francophones et TV5 Monde).
 

Du côté des acteurs privés, de nombreuses entreprises s’engagent dans cette voie francophone des affaires. Concernant les défis auxquels doit répondre la Francophonie économique, les auteurs évoquent la formation professionnelle, l’emploi des jeunes et le développement durable. A cet égard, la secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, a impulsé le programme "Les pionnières de l’entrepreneuriat francophone".
 

Quant au renouveau de la Francophonie économique, les experts de l’OCDE soulignent "qu’en cinquante ans, les acteurs de la Charte de la Francophonie ont été à l’initiative de nombreuses actions". En outre, depuis quelques années, les initiatives directes se multiplient comme la création de forums économiques, de chambres consulaires, d’incubateurs, etc.
 

Enfin, les 24 et 25 août 2021, le MEDEF organisait la "Rencontre des entrepreneurs francophones" (REF). Ce rendez-vous visait d’après les organisateurs à dynamiser l’espace économique de langue française et "à sceller une communauté francophone d’affaires unique au monde".
 

Il a rassemblé pas moins de 27 organisations patronales francophones et plus de 550 hommes et femmes d’affaires de 31 nationalités, dont le président malgache, Andry Rajoelina et le premier ministre ivoirien, Patrick Achi.
 

Après le rapport de Jacques Attali (2014) et le Sommet de Dakar où les chefs d’État et de gouvernement des pays francophones avaient adopté un cadre stratégique pour 2015 - 2022, c’est le secteur privé qui s’attelle à renforcer la Francophonie économique. Ce sursaut de la Francophonie économique est d’autant plus nécessaire que celle-ci représente un atout économique inexploité, qui pèse pourtant 16% du PIB mondial pour 4% de la population.
 

La déclaration finale de cette première rencontre des entrepreneurs francophones confirme la volonté commune des participants de créer un électrochoc en matière de francophonie économique et d’affermir la puissance globale de l’espace francophone et de ses entreprises.
 

L’édition 2022 pourrait avoir lieu à Abidjan.

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Quand Francophonie rime avec économie

Analyse de l’article de l'OCDE par Nadia Antonin

En août 2021, L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié un article intitulé "Quand Francophonie rime avec économie".
En préambule, l’article donne une définition de "Francophonie économique" : Ce concept "désigne à la fois la capacité à développer des affaires en français mais aussi à promouvoir une économie plus équitable, durable et inclusive afin de servir les populations et de contribuer au mieux-être commun".
 

Puis, les experts du rapport rappellent la place du français dans le monde : le français, une "langue-monde". Le français est la cinquième langue du monde. Environ 315 millions de Terriens sont capables de travailler, négocier, entreprendre, commercer et innover en français.
 

evolution-des-langues-ocde.jpgEn 2013, avait été suggérée la mise en place d’une Organisation de coopération économique francophone (OCEF) ou à tout le moins d’un opérateur économique de la Francophonie, aux côtés des opérateurs historiques (Agence universitaire de la Francophonie, l’Université Senghor, l’Association internationale des maires francophones et TV5 Monde).
 

Du côté des acteurs privés, de nombreuses entreprises s’engagent dans cette voie francophone des affaires. Concernant les défis auxquels doit répondre la Francophonie économique, les auteurs évoquent la formation professionnelle, l’emploi des jeunes et le développement durable. A cet égard, la secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, a impulsé le programme "Les pionnières de l’entrepreneuriat francophone".
 

Quant au renouveau de la Francophonie économique, les experts de l’OCDE soulignent "qu’en cinquante ans, les acteurs de la Charte de la Francophonie ont été à l’initiative de nombreuses actions". En outre, depuis quelques années, les initiatives directes se multiplient comme la création de forums économiques, de chambres consulaires, d’incubateurs, etc.
 

Enfin, les 24 et 25 août 2021, le MEDEF organisait la "Rencontre des entrepreneurs francophones" (REF). Ce rendez-vous visait d’après les organisateurs à dynamiser l’espace économique de langue française et "à sceller une communauté francophone d’affaires unique au monde".
 

Il a rassemblé pas moins de 27 organisations patronales francophones et plus de 550 hommes et femmes d’affaires de 31 nationalités, dont le président malgache, Andry Rajoelina et le premier ministre ivoirien, Patrick Achi.
 

Après le rapport de Jacques Attali (2014) et le Sommet de Dakar où les chefs d’État et de gouvernement des pays francophones avaient adopté un cadre stratégique pour 2015 - 2022, c’est le secteur privé qui s’attelle à renforcer la Francophonie économique. Ce sursaut de la Francophonie économique est d’autant plus nécessaire que celle-ci représente un atout économique inexploité, qui pèse pourtant 16% du PIB mondial pour 4% de la population.
 

La déclaration finale de cette première rencontre des entrepreneurs francophones confirme la volonté commune des participants de créer un électrochoc en matière de francophonie économique et d’affermir la puissance globale de l’espace francophone et de ses entreprises.
 

L’édition 2022 pourrait avoir lieu à Abidjan.

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Langue française : Nouvelles de septembre 2021 (3)

La Loupe au-delà de la langue, rappel des coups bas des "USA" à notre égard (30/9) (lien)
L'Express Michel Feltin-Palas Et si le latin (re-)devenait la langue de l'Europe ? (28/9) (lien)
France Culture E. Green De même que la terre, il faut protéger toutes les langues (20/9) (lien)
Le Figaro La Commission d’enrichissement de la langue française : une arme de pointe contre les anglicismes (20/9) (lien)
DGLFLF "Télécommuniquons" en français ! (lien)
Yves Montenay Ce n’est pas l’anglais qui donne de la compétitivité aux entreprises (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2021 (3)

La Loupe au-delà de la langue, rappel des coups bas des "USA" à notre égard (30/9) (lien)
L'Express Michel Feltin-Palas Et si le latin (re-)devenait la langue de l'Europe ? (28/9) (lien)
France Culture E. Green De même que la terre, il faut protéger toutes les langues (20/9) (lien)
Le Figaro La Commission d’enrichissement de la langue française : une arme de pointe contre les anglicismes (20/9) (lien)
DGLFLF "Télécommuniquons" en français ! (lien)
Yves Montenay Ce n’est pas l’anglais qui donne de la compétitivité aux entreprises (lien)

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Un coup d’État impérial de la Commission européenne

1) La lente préparation

Le Royaume-Uni avait enfin obtenu en 1973 son admission dans le Marché Commun d’alors, bien après le départ du Général de Gaulle qui y était opposé, et à la suite d’un accord conclu avec le Président Pompidou. Cet accord comportait notamment un engagement britannique de respecter la position alors dominante du français dans les institutions européennes et d’envoyer à Bruxelles des fonctionnaires parlant le français. L’accord tint quelque temps. L’élargissement à tout va le rendit caduc. Les vagues successives de nouvelles admissions servirent les positions de l’anglais, et les gouvernements britanniques se mirent assez vite à exploiter au maximum cette chance pour leur langue et leur influence. Le besoin ressenti comme vital de la protection des États-Unis par les derniers entrants anciens membres ou vassaux de l’Union soviétique, fut déterminant dans le basculement vers l’anglais, et les gouvernements belges, luxembourgeois, et hélas français, ne cherchèrent pas à faire obstacle à ce qui devint ces dernières années une véritable hégémonie linguistique impériale.

2) Le coup d’État post-Brexit

Le Brexit voté en juin 2016 rendait cette hégémonie encore moins légitime dans une Union européenne qui est diversité linguistique, culturelle, économique et politique, protégée par la charte européenne des langues officielles et de travail de ses institutions (règlement n°1 de 1958 modifié). Cela d’autant plus que l’anglais langue maternelle passait de 16% avant le départ effectif à 1% seulement de la population totale au début de 2020, date de confirmation du Brexit, du début des négociations entre Bruxelles et Londres, et de l’arrivée de Mme Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission.

Or, il est apparu aux yeux des nombreux partisans du maintien du statu quo ante qu’il ne pouvait être question de perdre l’hégémonie acquise au cours de décennies d’efforts opiniâtres. La Commission, suivie plus tard par le Parquet européen, prit tout simplement, illégalement et illégitimement, la décision - relevant pourtant du seul Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement de l’Union – de faire en pratique de l’anglo-américain sa "langue commune", c’est-à-dire sa langue de travail quasi unique. Cela sans soulever de véritable levée de boucliers, notamment des gouvernements, français inclus.

3) Les associations françaises se sont d’abord armées contre ce coup d’État

Avenir de la Langue française (ALF), COURRIEL, l’AFRAV et Défense de la Langue Française (DLF en Pays de Savoie), décidèrent en 2019 de créer un Haut Conseil de la Langue française et de la Francophonie, d’abord national, puis international, composé de hautes personnalités influentes, patriotes linguistiques de toutes professions et orientations politiques, afin de disposer d’une force de Résistance plus puissante et crédible que les associations, fussent-elles groupées en synergie, et de peser sur les décideurs, ainsi que, par les media, sur l’opinion publique. Après avoir réuni 20 autres associations porteuses de leur projet, elles purent annoncer le 18 juin 2020 par un communiqué de presse, la création du Haut Conseil français, comprenant 24 associations, dont toutes les plus importantes de France pour le français et la Francophonie, et une centaine de hautes personnalités. Depuis lors, à la faveur de premières actions menées, ce Haut Conseil français (HCLFF) en est venu à comprendre 29 associations françaises et plus de 140 personnalités membres, et à établir des sections en Belgique, au Québec, en Suisse romande et jurassienne, et une section "internationale" de hautes personnalités individuelles hors de ces pays, portant à 180 personnalités le total du Haut Conseil international (HCILFF). L’extension se poursuit à la faveur des actions conduites.

4) Actions du Haut Conseil et de ses associations et personnalités membres

La première action forte du Haut Conseil fut la lettre ouverte collective adressée le 14/9/2020 - et rappelée le 1er février 2021 - à l’Élysée, à diverses autorités, à de nombreux media et parlementaires. Ont répondu par diverses voies les Secrétaires d’État MM. Jean-Baptiste Lemoyne (chargé de la Francophonie) et Clément Beaune (chargé des Affaires européennes, par deux lettres au Haut Conseil du 7 décembre 2020 et 9 mars 2021). Nous avons ainsi reçu l’annonce de "mesures importantes pour le français" que le Président de la République entendait prendre lors de la présidence française du Conseil européen au 1er semestre 2022. Y sera associée l’inauguration par le Président de la Cité internationale de la Francophonie à Villers-Cotterêts, dont ALF avait lancé publiquement le projet sur place le 9 octobre 2001, et qui fut repris à notre demande par l’Élysée dès 2017.

En attendant, les retombées médiatiques ont enfin été intéressantes : articles dans Le Monde (Mme Mushikiwabo de l’OIF), L'Express (Feltin-Pallas), Libération (Quatremer), Marianne (P-Y. Bournazel, député), jusqu’à des entretiens télévisés d’Albert Salon (TV5 décembre, TVLibertés janvier, Russia Today mars), et surtout d’Éric Zemmour (CNews. février et juin 2021). Plusieurs grands articles de fond dans Causeur le 23 mars 2021, ont été rassemblés sous le titre "Langue française : la France n’est pas une région de l’Union européenne !". Ajoutons diverses citations et évocations dans plusieurs quotidiens et périodiques à l’occasion du 20 mars 2021, journée mondiale de la Francophonie. A été rapportée aussi notre dénonciation publique de l’imposition d’une une nouvelle carte d’identité à tous les Français. Prétendue "nationale", elle est en fait franco-européenne avec le drapeau européen (illégal depuis le referendum de rejet de la "Constitution Giscard" en 2005), et bilingue français-anglais. Nous cherchons à la faire déclarer illégale et inconstitutionnelle, alors même que les Allemands ont traduit la leur en anglais et en français.

Deuxième action politique, nous invitons moult parlementaires français à créer enfin un intergroupe Sénat-Assemblée sur français-Francophonie, les premiers saisis ayant été le sénateur André Vallini, ancien ministre de la Francophonie, et le député J. Krabal (Aisne : Villers-Cotterêts...) membre du Haut Conseil.

M. Jacques Krabal nous avait déjà, en 2017, apporté une aide puissante à l’adoption par l’Élysée de notre projet (de 2001), d’"Institut de la Francophonie"au château de François 1er. Ce Secrétaire général parlementaire de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), relevant de l’OIF, a écrit - dans notre sens post-Brexit - à Mme Ursula von der Leyen, à l’Élysée et à la Secrétaire Générale de l’OIF, Mme Louise Mushikiwabo.

C’est en liaison avec M. J. Krabal et l’APF, ainsi qu’avec Philippe Carron et l’association Langue française de Suisse romande et jurassienne, que nous menons notre troisième grande action politique : nous avons saisi en février-mars 2021, dans les langues respectives des pays les plus grands, des députés de tous bords politiques et de tous pays membres du Parlement européen afin d’y obtenir un débat et le vote d’une résolution contre l’imposition illégale et forcenée de l’anglo-américain "langue commune" à la Commission et au Parquet de l’Union et pour le retour au règlement n°1 de 1958 modifié, charte des langues officielles et de travail d’icelle. Dans le même but, M. Sassoli, Président du Parlement européen, et le Médiateur européen, ont été saisis par nos soins.

Action politique complémentaire : la recherche d’alliés hors de France

  1. a) En Allemagne, notre partenaire habituel, la puissante association Verein deutsche Sprache (VDS 30 000 membres), sollicitée pour, d’une part, nous apporter des preuves en allemand de discriminations linguistiques subies par des Allemands lors de réunions de travail dans tel ou tel organe de la Commission, pour soutenir notre recours ci-dessous décrit en Tribunal européen, et d’autre part, soumettre à la Chancelière, puis à son successeur après les élections du 26 septembre 2021, la suggestion de soutenir le Président français en Conseil européen contre la "langue commune".
  2. b) Auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF, directement concernée par la place du français en Europe, et dont 14 États sur 88 sont aussi membres de l’Union européenne), afin que le Sommet francophone de novembre 2021 à Djerba se saisisse de la question du multilinguisme et du français en UE et adopte une recommandation au Conseil européen du début de 2022, sous la présidence française.

Parallèlement et en soutien à la voie politique, nos associations porteuses du Haut Conseil ont emprunté une voie juridictionnelle : un recours devant la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE). Dûment averti du très grand risque d’échec, le Haut Conseil et ses associations porteuses, dont ALF, ont jugé que l’honneur, le respect de leur raison sociale, leur interdisait de rester sans réagir en Justice à l’imposition de l’anglo-américain. Le HCILFF - simple réseau sans personnalité juridique - a soutenu l’association habilitée ALF. Celle-cia saisi le 18 mai en recours gracieux la Commission et le Parquet européen. Elle a ensuite, par son avocat, déposé le 3 août en Tribunal européen (pour la CJUE) un recours en annulation des deux décisions (du 9 juin) de rejet des recours gracieux par Mmes Ursula von der Leyen et Laura Kövesi.

L’intérêt du recours – quelle que soit son issue, c’est une question de dignité – tient aussi à la politisation et à la médiatisation que le Haut Conseil et ses associations continueront d’assurer tout au long de cette voie juridictionnelle.

Le Haut Conseil et ALF étudient aussi avec leurs avocats une action devant la justice européenne contre le "Certificat Covid de l’UE", où l’anglais occupe une place disproportionnée.

Enfin, nos associations envisagent d’organiser en mars 2022 une manifestation en France, apoliticienne, unitaire, pour demander une vraie politique pour le français et la Francophonie et le respect de la diversité linguistique et culturelle de l’Europe et du monde. Si le rétablissement réel et efficace de l’équilibre post- Brexit des langues de travail des institutions européennes en cause, est annoncé alors par le Président de la République, nous ne manquerons pas de saluer comme il se doit, ainsi que l’inauguration de notre projet à Villers-Cotterêts, ce beau geste régalien, à la fois culturel, de grande politique, civilisationnel.

Nous avons maintenant : un actif réseau d’associations et de hautes personnalités, une volonté commune, ALF au secrétariat général du Haut Conseil, des experts, un avocat spécialisé, des crédits votés, et une ouverture plus grande des médias.

Nous avançons...Haut les cœurs !

Albert Salon, docteur d’État ès lettres, secrétaire général du Haut Conseil, fondateur en 1992 et maintenant président d’honneur d’Avenir de la Langue française (ALF). Fait à Paris le 2 septembre 2021

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Un coup d’État impérial de la Commission européenne

1) La lente préparation

Le Royaume-Uni avait enfin obtenu en 1973 son admission dans le Marché Commun d’alors, bien après le départ du Général de Gaulle qui y était opposé, et à la suite d’un accord conclu avec le Président Pompidou. Cet accord comportait notamment un engagement britannique de respecter la position alors dominante du français dans les institutions européennes et d’envoyer à Bruxelles des fonctionnaires parlant le français. L’accord tint quelque temps. L’élargissement à tout va le rendit caduc. Les vagues successives de nouvelles admissions servirent les positions de l’anglais, et les gouvernements britanniques se mirent assez vite à exploiter au maximum cette chance pour leur langue et leur influence. Le besoin ressenti comme vital de la protection des États-Unis par les derniers entrants anciens membres ou vassaux de l’Union soviétique, fut déterminant dans le basculement vers l’anglais, et les gouvernements belges, luxembourgeois, et hélas français, ne cherchèrent pas à faire obstacle à ce qui devint ces dernières années une véritable hégémonie linguistique impériale.

2) Le coup d’État post-Brexit

Le Brexit voté en juin 2016 rendait cette hégémonie encore moins légitime dans une Union européenne qui est diversité linguistique, culturelle, économique et politique, protégée par la charte européenne des langues officielles et de travail de ses institutions (règlement n°1 de 1958 modifié). Cela d’autant plus que l’anglais langue maternelle passait de 16% avant le départ effectif à 1% seulement de la population totale au début de 2020, date de confirmation du Brexit, du début des négociations entre Bruxelles et Londres, et de l’arrivée de Mme Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission.

Or, il est apparu aux yeux des nombreux partisans du maintien du statu quo ante qu’il ne pouvait être question de perdre l’hégémonie acquise au cours de décennies d’efforts opiniâtres. La Commission, suivie plus tard par le Parquet européen, prit tout simplement, illégalement et illégitimement, la décision - relevant pourtant du seul Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement de l’Union – de faire en pratique de l’anglo-américain sa "langue commune", c’est-à-dire sa langue de travail quasi unique. Cela sans soulever de véritable levée de boucliers, notamment des gouvernements, français inclus.

3) Les associations françaises se sont d’abord armées contre ce coup d’État

Avenir de la Langue française (ALF), COURRIEL, l’AFRAV et Défense de la Langue Française (DLF en Pays de Savoie), décidèrent en 2019 de créer un Haut Conseil de la Langue française et de la Francophonie, d’abord national, puis international, composé de hautes personnalités influentes, patriotes linguistiques de toutes professions et orientations politiques, afin de disposer d’une force de Résistance plus puissante et crédible que les associations, fussent-elles groupées en synergie, et de peser sur les décideurs, ainsi que, par les media, sur l’opinion publique. Après avoir réuni 20 autres associations porteuses de leur projet, elles purent annoncer le 18 juin 2020 par un communiqué de presse, la création du Haut Conseil français, comprenant 24 associations, dont toutes les plus importantes de France pour le français et la Francophonie, et une centaine de hautes personnalités. Depuis lors, à la faveur de premières actions menées, ce Haut Conseil français (HCLFF) en est venu à comprendre 29 associations françaises et plus de 140 personnalités membres, et à établir des sections en Belgique, au Québec, en Suisse romande et jurassienne, et une section "internationale" de hautes personnalités individuelles hors de ces pays, portant à 180 personnalités le total du Haut Conseil international (HCILFF). L’extension se poursuit à la faveur des actions conduites.

4) Actions du Haut Conseil et de ses associations et personnalités membres

La première action forte du Haut Conseil fut la lettre ouverte collective adressée le 14/9/2020 - et rappelée le 1er février 2021 - à l’Élysée, à diverses autorités, à de nombreux media et parlementaires. Ont répondu par diverses voies les Secrétaires d’État MM. Jean-Baptiste Lemoyne (chargé de la Francophonie) et Clément Beaune (chargé des Affaires européennes, par deux lettres au Haut Conseil du 7 décembre 2020 et 9 mars 2021). Nous avons ainsi reçu l’annonce de "mesures importantes pour le français" que le Président de la République entendait prendre lors de la présidence française du Conseil européen au 1er semestre 2022. Y sera associée l’inauguration par le Président de la Cité internationale de la Francophonie à Villers-Cotterêts, dont ALF avait lancé publiquement le projet sur place le 9 octobre 2001, et qui fut repris à notre demande par l’Élysée dès 2017.

En attendant, les retombées médiatiques ont enfin été intéressantes : articles dans Le Monde (Mme Mushikiwabo de l’OIF), L'Express (Feltin-Pallas), Libération (Quatremer), Marianne (P-Y. Bournazel, député), jusqu’à des entretiens télévisés d’Albert Salon (TV5 décembre, TVLibertés janvier, Russia Today mars), et surtout d’Éric Zemmour (CNews. février et juin 2021). Plusieurs grands articles de fond dans Causeur le 23 mars 2021, ont été rassemblés sous le titre "Langue française : la France n’est pas une région de l’Union européenne !". Ajoutons diverses citations et évocations dans plusieurs quotidiens et périodiques à l’occasion du 20 mars 2021, journée mondiale de la Francophonie. A été rapportée aussi notre dénonciation publique de l’imposition d’une une nouvelle carte d’identité à tous les Français. Prétendue "nationale", elle est en fait franco-européenne avec le drapeau européen (illégal depuis le referendum de rejet de la "Constitution Giscard" en 2005), et bilingue français-anglais. Nous cherchons à la faire déclarer illégale et inconstitutionnelle, alors même que les Allemands ont traduit la leur en anglais et en français.

Deuxième action politique, nous invitons moult parlementaires français à créer enfin un intergroupe Sénat-Assemblée sur français-Francophonie, les premiers saisis ayant été le sénateur André Vallini, ancien ministre de la Francophonie, et le député J. Krabal (Aisne : Villers-Cotterêts...) membre du Haut Conseil.

M. Jacques Krabal nous avait déjà, en 2017, apporté une aide puissante à l’adoption par l’Élysée de notre projet (de 2001), d’"Institut de la Francophonie"au château de François 1er. Ce Secrétaire général parlementaire de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), relevant de l’OIF, a écrit - dans notre sens post-Brexit - à Mme Ursula von der Leyen, à l’Élysée et à la Secrétaire Générale de l’OIF, Mme Louise Mushikiwabo.

C’est en liaison avec M. J. Krabal et l’APF, ainsi qu’avec Philippe Carron et l’association Langue française de Suisse romande et jurassienne, que nous menons notre troisième grande action politique : nous avons saisi en février-mars 2021, dans les langues respectives des pays les plus grands, des députés de tous bords politiques et de tous pays membres du Parlement européen afin d’y obtenir un débat et le vote d’une résolution contre l’imposition illégale et forcenée de l’anglo-américain "langue commune" à la Commission et au Parquet de l’Union et pour le retour au règlement n°1 de 1958 modifié, charte des langues officielles et de travail d’icelle. Dans le même but, M. Sassoli, Président du Parlement européen, et le Médiateur européen, ont été saisis par nos soins.

Action politique complémentaire : la recherche d’alliés hors de France

  1. a) En Allemagne, notre partenaire habituel, la puissante association Verein deutsche Sprache (VDS 30 000 membres), sollicitée pour, d’une part, nous apporter des preuves en allemand de discriminations linguistiques subies par des Allemands lors de réunions de travail dans tel ou tel organe de la Commission, pour soutenir notre recours ci-dessous décrit en Tribunal européen, et d’autre part, soumettre à la Chancelière, puis à son successeur après les élections du 26 septembre 2021, la suggestion de soutenir le Président français en Conseil européen contre la "langue commune".
  2. b) Auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF, directement concernée par la place du français en Europe, et dont 14 États sur 88 sont aussi membres de l’Union européenne), afin que le Sommet francophone de novembre 2021 à Djerba se saisisse de la question du multilinguisme et du français en UE et adopte une recommandation au Conseil européen du début de 2022, sous la présidence française.

Parallèlement et en soutien à la voie politique, nos associations porteuses du Haut Conseil ont emprunté une voie juridictionnelle : un recours devant la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE). Dûment averti du très grand risque d’échec, le Haut Conseil et ses associations porteuses, dont ALF, ont jugé que l’honneur, le respect de leur raison sociale, leur interdisait de rester sans réagir en Justice à l’imposition de l’anglo-américain. Le HCILFF - simple réseau sans personnalité juridique - a soutenu l’association habilitée ALF. Celle-cia saisi le 18 mai en recours gracieux la Commission et le Parquet européen. Elle a ensuite, par son avocat, déposé le 3 août en Tribunal européen (pour la CJUE) un recours en annulation des deux décisions (du 9 juin) de rejet des recours gracieux par Mmes Ursula von der Leyen et Laura Kövesi.

L’intérêt du recours – quelle que soit son issue, c’est une question de dignité – tient aussi à la politisation et à la médiatisation que le Haut Conseil et ses associations continueront d’assurer tout au long de cette voie juridictionnelle.

Le Haut Conseil et ALF étudient aussi avec leurs avocats une action devant la justice européenne contre le "Certificat Covid de l’UE", où l’anglais occupe une place disproportionnée.

Enfin, nos associations envisagent d’organiser en mars 2022 une manifestation en France, apoliticienne, unitaire, pour demander une vraie politique pour le français et la Francophonie et le respect de la diversité linguistique et culturelle de l’Europe et du monde. Si le rétablissement réel et efficace de l’équilibre post- Brexit des langues de travail des institutions européennes en cause, est annoncé alors par le Président de la République, nous ne manquerons pas de saluer comme il se doit, ainsi que l’inauguration de notre projet à Villers-Cotterêts, ce beau geste régalien, à la fois culturel, de grande politique, civilisationnel.

Nous avons maintenant : un actif réseau d’associations et de hautes personnalités, une volonté commune, ALF au secrétariat général du Haut Conseil, des experts, un avocat spécialisé, des crédits votés, et une ouverture plus grande des médias.

Nous avançons...Haut les cœurs !

Albert Salon, docteur d’État ès lettres, secrétaire général du Haut Conseil, fondateur en 1992 et maintenant président d’honneur d’Avenir de la Langue française (ALF). Fait à Paris le 2 septembre 2021

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Langue française : Nouvelles de septembre 2021 (2)

L'Express Écriture inclusive : lettre ouverte à Julien Bayou (13/9) (lien)
Le Figaro 5 mots que l’on adore dire (mais qui n’existent pas en français) (13/9) (lien)
Vie publique Langue française : 217 nouveaux termes en 2020 (10/9) (lien)
OEP En Louisiane, la langue française est en pleine renaissance (6/9) (lien)
Mission laïque française La langue française dans le monde (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2021 (2)

L'Express Écriture inclusive : lettre ouverte à Julien Bayou (13/9) (lien)
Le Figaro 5 mots que l’on adore dire (mais qui n’existent pas en français) (13/9) (lien)
Vie publique Langue française : 217 nouveaux termes en 2020 (10/9) (lien)
OEP En Louisiane, la langue française est en pleine renaissance (6/9) (lien)
Mission laïque française La langue française dans le monde (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2021

Jean Quatremer Les Français, idiots serviles dans les institutions de l’UE (lien) [et lire le texte ci-dessous] RFJ Le Parlement jurassien dit « non » à la réforme de l’orthographe à l’école (1/9) (lien) Tribune de Genève Près de 5000 signatures pour suspendre l’orthographe rectifiée (29/8) (lien) Le Vif G. Van Goidsenhoven Le français à Bruxelles : pourquoi tant de haine ? (25/8) (lien)


Les Français, idiots serviles dans les institutions de l’UE ! avec sa référence sur YouTube, le verbatim d’un entretien sur ce sujet avec le journaliste Jean Quatremer, familier des institutions de l’UE.

lien Youtube 17’15’’-21’35’’ (anecdote très éclairante à 19’08’’).

"Le Français à Bruxelles, l’élite, Science Po, tous ces gens-là, leur truc, c’est de parler anglais. Leur truc c’est d’être "international". C’est pas d’être français. T’es français, t’arrives à Bruxelles, t’as honte d’être français, et tu te fais oublier comme français. Les Anglais, par exemple, ils avaient pas honte d’être anglais, quand ils allaient à la Commission, quand le Royaume Uni était membre, ils allaient toujours à la représentation britannique pour rencontrer l’ambassadeur britannique, discuter etc. Les Français à Bruxelles, mais non ! Surtout pas ! Ne dites surtout pas à un Français qu’il est français ! Il a honte ! Il préfère parler un mauvais anglais qu’un bon français !"

L’animateur intervient : "D’où cette phrase d’un Anglais, justement, qui disait : "Mettez toujours un Français à la tête d’une institution internationale, il sera le seul à ne jamais défendre son propre pays."

Jean Quatremer reprend : "Mais exactement ! Christine Lagarde, par exemple, elle n’a jamais prononcé un mot de français à la Banque Centrale Européenne, pas plus qu’elle ne l’a fait au FMI. Et quand elle était ministre des finances et qu’elle allait à Bruxelles, elle ne parlait qu’anglais. Le problème, ce n’est pas Emmanuel Macron. Le problème, c’est nos élites. Nos élites qui sont totalement déconnectées de la réalité. Moi c’est un truc qui me… Je suis un libéral, je suis un nationaliste, vous l’aurez depuis le début de cet entretien, mais je considère qu’en tant que Français, nous avons une culture, une façon de voir le monde, une langue à défendre. Et là, je suis très brutal là-dessus, parce que les autres n’hésitent pas à le faire. Bon, les Allemands, ils ont un problème historique, ils ont du mal à défendre la langue allemande, même s’ils le font, ils défendent leurs intérêts sans ce gêner, c’est vraiment "Germany first", c’est quelque chose de très fort. Les Anglais, quand ils étaient encore membres de l’Union Européenne, ils affirmaient aussi leur culture, leur langue etc. Nous, les Français, on n’y arrive pas. Mais c’est pas Emmanuel Macron : encore une fois, c’est nos élites qui ont un problème fondamental. Il y a une haine de soi… Vous savez, c’est un truc de droite ou d’extrême-droite de dire ça, mais je le pense vraiment.

Un jour, il y a un assistant du directeur général adjoint à la concurrence qui m’écrit un mail en anglais pour me demander de participer à une conférence avec l’ensemble des fonctionnaires de la direction générale de la concurrence, pour leur faire une conférence sur la construction communautaire. Et il me dit : "La conférence sera en anglais." Je lui réponds : "Non, je serai pas là. Je ne viendrai pas parce que c’est en anglais. Le français est une des langues de travail de l’Union Européenne, donc ou je parle français, ou pas." Le gars me dit : "Tant pis – en anglais toujours – on va contacter quelqu’un d’autre." Je dis : "Ben oui, contactez un journaliste anglais qui vous donnera une vision anglaise des choses, mais un français qui parle anglais, ça, niet !" Et puis je me dis : "C’est bizarre, il a un nom français, genre Charles Dupont, vous voyez, ça sonnait pas italien, ça sonnait pas allemand. Et j’appelle le directeur général adjoint, qui était un espagnol, et je lui dis : "Dis-moi, c’est quoi cette connerie ? - parce que j’étais déjà venu plusieurs fois - pourquoi on me dit qu’il faut que je parle anglais ?" Il me dit : "Mais il a pas été question de ça ! Qui t’a dit ça ?" Donc, je lui envoie le mail. Il est tombé de sa chaise ! Parce qu’évidemment, c’est français et anglais : les deux langues sont à égalité au sein de la Commission européenne. Mais le gars qui m’avait envoyé ça, c’était un français ! Donc, un fonctionnaire français écrit à un journaliste français connu pour sa défense de la langue française et de la culture française à Bruxelles, pour me demander de parler anglais alors que ce n’étaient pas ses instructions !

Après, je l’ai rencontré lors de cette conférence, et je lui dis : "Mais pourquoi vous m’avez écrit en anglais ? Ca n’a aucun sens, etc." Et il me dit : "Oui, mais vous comprenez, moi je considère que le français c’est une langue de merde qui doit disparaître." Et là, vous avez compris. Avec ce genre de personnage, franchement, même moi, je deviens anti-européen !"

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Langue française : Nouvelles de septembre 2021

Jean Quatremer Les Français, idiots serviles dans les institutions de l’UE (lien) [et lire le texte ci-dessous] RFJ Le Parlement jurassien dit « non » à la réforme de l’orthographe à l’école (1/9) (lien) Tribune de Genève Près de 5000 signatures pour suspendre l’orthographe rectifiée (29/8) (lien) Le Vif G. Van Goidsenhoven Le français à Bruxelles : pourquoi tant de haine ? (25/8) (lien)


Les Français, idiots serviles dans les institutions de l’UE ! avec sa référence sur YouTube, le verbatim d’un entretien sur ce sujet avec le journaliste Jean Quatremer, familier des institutions de l’UE.

lien Youtube 17’15’’-21’35’’ (anecdote très éclairante à 19’08’’).

"Le Français à Bruxelles, l’élite, Science Po, tous ces gens-là, leur truc, c’est de parler anglais. Leur truc c’est d’être "international". C’est pas d’être français. T’es français, t’arrives à Bruxelles, t’as honte d’être français, et tu te fais oublier comme français. Les Anglais, par exemple, ils avaient pas honte d’être anglais, quand ils allaient à la Commission, quand le Royaume Uni était membre, ils allaient toujours à la représentation britannique pour rencontrer l’ambassadeur britannique, discuter etc. Les Français à Bruxelles, mais non ! Surtout pas ! Ne dites surtout pas à un Français qu’il est français ! Il a honte ! Il préfère parler un mauvais anglais qu’un bon français !"

L’animateur intervient : "D’où cette phrase d’un Anglais, justement, qui disait : "Mettez toujours un Français à la tête d’une institution internationale, il sera le seul à ne jamais défendre son propre pays."

Jean Quatremer reprend : "Mais exactement ! Christine Lagarde, par exemple, elle n’a jamais prononcé un mot de français à la Banque Centrale Européenne, pas plus qu’elle ne l’a fait au FMI. Et quand elle était ministre des finances et qu’elle allait à Bruxelles, elle ne parlait qu’anglais. Le problème, ce n’est pas Emmanuel Macron. Le problème, c’est nos élites. Nos élites qui sont totalement déconnectées de la réalité. Moi c’est un truc qui me… Je suis un libéral, je suis un nationaliste, vous l’aurez depuis le début de cet entretien, mais je considère qu’en tant que Français, nous avons une culture, une façon de voir le monde, une langue à défendre. Et là, je suis très brutal là-dessus, parce que les autres n’hésitent pas à le faire. Bon, les Allemands, ils ont un problème historique, ils ont du mal à défendre la langue allemande, même s’ils le font, ils défendent leurs intérêts sans ce gêner, c’est vraiment "Germany first", c’est quelque chose de très fort. Les Anglais, quand ils étaient encore membres de l’Union Européenne, ils affirmaient aussi leur culture, leur langue etc. Nous, les Français, on n’y arrive pas. Mais c’est pas Emmanuel Macron : encore une fois, c’est nos élites qui ont un problème fondamental. Il y a une haine de soi… Vous savez, c’est un truc de droite ou d’extrême-droite de dire ça, mais je le pense vraiment.

Un jour, il y a un assistant du directeur général adjoint à la concurrence qui m’écrit un mail en anglais pour me demander de participer à une conférence avec l’ensemble des fonctionnaires de la direction générale de la concurrence, pour leur faire une conférence sur la construction communautaire. Et il me dit : "La conférence sera en anglais." Je lui réponds : "Non, je serai pas là. Je ne viendrai pas parce que c’est en anglais. Le français est une des langues de travail de l’Union Européenne, donc ou je parle français, ou pas." Le gars me dit : "Tant pis – en anglais toujours – on va contacter quelqu’un d’autre." Je dis : "Ben oui, contactez un journaliste anglais qui vous donnera une vision anglaise des choses, mais un français qui parle anglais, ça, niet !" Et puis je me dis : "C’est bizarre, il a un nom français, genre Charles Dupont, vous voyez, ça sonnait pas italien, ça sonnait pas allemand. Et j’appelle le directeur général adjoint, qui était un espagnol, et je lui dis : "Dis-moi, c’est quoi cette connerie ? - parce que j’étais déjà venu plusieurs fois - pourquoi on me dit qu’il faut que je parle anglais ?" Il me dit : "Mais il a pas été question de ça ! Qui t’a dit ça ?" Donc, je lui envoie le mail. Il est tombé de sa chaise ! Parce qu’évidemment, c’est français et anglais : les deux langues sont à égalité au sein de la Commission européenne. Mais le gars qui m’avait envoyé ça, c’était un français ! Donc, un fonctionnaire français écrit à un journaliste français connu pour sa défense de la langue française et de la culture française à Bruxelles, pour me demander de parler anglais alors que ce n’étaient pas ses instructions !

Après, je l’ai rencontré lors de cette conférence, et je lui dis : "Mais pourquoi vous m’avez écrit en anglais ? Ca n’a aucun sens, etc." Et il me dit : "Oui, mais vous comprenez, moi je considère que le français c’est une langue de merde qui doit disparaître." Et là, vous avez compris. Avec ce genre de personnage, franchement, même moi, je deviens anti-européen !"

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Petit abécédaire des idées reçues de A à Z

Au roman Bouvard et Pécuchet publié après sa mort, "véritable encyclopédie de la bêtise humaine" selon l’auteur, Flaubert aurait adjoint un Dictionnaire des idées reçues. A sa manière, il est tentant d’esquisser un abécédaire de quelques idées reçues de notre époque. Ludiques ou idéologiques, simples clichés ou carrément fascistes, les mots reflètent l’air du temps mieux que tout discours.


AFFINITÉS : et plus, si affinités.
ARABE : Sans les traductions arabes, comment connaîtrions-nous Aristote ?
BIKINI : Atoll du Pacifique. Ne pas confondre avec burkini. Une femme "en itsy bitsy tout petit bikini" pour désignerune bombe sexuelle (sens vieilli).
BOULGI-BOULGA : chez les cathos, désigne l’avis du CCNE sur la loi bioéthique.
CANCEL : Cancel Culture, quand tu nous tiens ! .
CARABISTOUILLE : Fake news belge. En vogue chez certains philosophes et politiques (syn : galéjades).
CHIFFRE (arabe sifr) : romain, disparaît des musées Charles 10.
CHRISTIANISME : en voie d’extinction depuis deux mille ans.
CLITORIS : gagne à être connu. Le clitoris du parvis des Droits de l’homme.
CONTI (Quai de) : connu pour sa vieille dame.
CORPS : Le vôtre vous appartient. Habeas corpus.
COVID (nom fém.) : l’Arlésienne aux mille et un variants.
DAMAS : Paul, le foudroyé de Damas.
ÉPICÈNE : on l’est sans le savoir.
ERRATIQUE (parler chic) : une politique erratique.
FAIRE (vulg.) : faire famille, faire nation, faire église.
FOI : perdue à la puberté, se retrouve, après une crise mystique, quand on a été enfant de chœur.
FRAGILE (pl.) : les enfants, les sans-abri, les migrants, les assassins présumés, les pauvres d’esprit."Je pense aux plus fragiles" : phrase obligée de tout discours politique, religieux, sanitaire.
GAZELLE : toujours pudique. Synonyme : violette.
GENRÉ : ignoré du turc. Être genré : avoir du chien.
HÉRITAGE : Fait pour être dilapidé : héritage gréco-romain.
HOMME : Qui vous dit que je suis un homme ?
HUMAINS : les droits humains, par analogie avec les droits des animaux.
HUMANISME : athée, toujours un drame.
HUSSARDE (à la hussarde) : manière cavalière de faire l’amour. Seul emploi féminin admis par l’Académie.
IDENTITÉ : tabou. Voir Z.
IMPROBABLE : flou artistique, inattendu. Un mari, un parapluie improbables.
INCONTOURNABLE : toujours avec sujet. Un sujet incontournable.
INNOCENT : toujours présumé.
INTERSECTIONNALITÉ : a tué le féminisme en l’enfermant dans ses contradictions.
LESBIENNE : une écriture lesbienne.
OEDIPE : le complexe a fait long feu. Oedipe Reine.
PATRIARCAL(E) : société. Subsiste dans les départements amazoniens de l’EHESS.
PAPA/MAMAN : Le papa de l’acteur P. est décédé. La chanteuse Mylène, âgée de 80 ans, pleure la mort de sa maman.
PERLIMPINPIN (onomatopée) : La fermeture des frontières est de la poudre de perlimpinpin.
PROBLÉMATIQUE : la problématique de votre fuite d'eau a été résolue par La Brigade des Fluides.
PROGRÈS : ne s’arrête jamais aux passages à niveau.
QUEER : (religion) Entrer en queer.
RÈGLES : discriminantes. La Ministre à l’Égalité a levé le tabou des règles.
RELIGION : toujours en sortie : La sortie de la religion.
RESSENTI : supérieur à la température réelle. Fig. Le ressenti après un meurtre.
SEXE : refuser toute assignation.
SYSTÉMIQUE : caractérise les maux français.
START-UP (vieilli) : L’Académie recommande "jeune pousse".
VAGIN : voué au monologue.
VALEURS : Les valeurs de la République."Vous et moi, nous n’avons pas les mêmes valeurs" : slogan publicitaire des rillettes Bordeau Chesnel.
VIOL (agric) : La culture du viol.
WOKISME : "Vous chantiez ? J’en suis fort aise / Eh bien, Wokez maintenant !" La Fontaine.
Z : désir qui monte en puissance. Les Z célèbres : Zadig et Voltaire, Z. Marcas. Z/S., Zazie dans le métro, Zoo (ou la troisième Héloïse).
 

Marie-Hélène Verdier

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Petit abécédaire des idées reçues de A à Z

Au roman Bouvard et Pécuchet publié après sa mort, "véritable encyclopédie de la bêtise humaine" selon l’auteur, Flaubert aurait adjoint un Dictionnaire des idées reçues. A sa manière, il est tentant d’esquisser un abécédaire de quelques idées reçues de notre époque. Ludiques ou idéologiques, simples clichés ou carrément fascistes, les mots reflètent l’air du temps mieux que tout discours.


AFFINITÉS : et plus, si affinités.
ARABE : Sans les traductions arabes, comment connaîtrions-nous Aristote ?
BIKINI : Atoll du Pacifique. Ne pas confondre avec burkini. Une femme "en itsy bitsy tout petit bikini" pour désignerune bombe sexuelle (sens vieilli).
BOULGI-BOULGA : chez les cathos, désigne l’avis du CCNE sur la loi bioéthique.
CANCEL : Cancel Culture, quand tu nous tiens ! .
CARABISTOUILLE : Fake news belge. En vogue chez certains philosophes et politiques (syn : galéjades).
CHIFFRE (arabe sifr) : romain, disparaît des musées Charles 10.
CHRISTIANISME : en voie d’extinction depuis deux mille ans.
CLITORIS : gagne à être connu. Le clitoris du parvis des Droits de l’homme.
CONTI (Quai de) : connu pour sa vieille dame.
CORPS : Le vôtre vous appartient. Habeas corpus.
COVID (nom fém.) : l’Arlésienne aux mille et un variants.
DAMAS : Paul, le foudroyé de Damas.
ÉPICÈNE : on l’est sans le savoir.
ERRATIQUE (parler chic) : une politique erratique.
FAIRE (vulg.) : faire famille, faire nation, faire église.
FOI : perdue à la puberté, se retrouve, après une crise mystique, quand on a été enfant de chœur.
FRAGILE (pl.) : les enfants, les sans-abri, les migrants, les assassins présumés, les pauvres d’esprit."Je pense aux plus fragiles" : phrase obligée de tout discours politique, religieux, sanitaire.
GAZELLE : toujours pudique. Synonyme : violette.
GENRÉ : ignoré du turc. Être genré : avoir du chien.
HÉRITAGE : Fait pour être dilapidé : héritage gréco-romain.
HOMME : Qui vous dit que je suis un homme ?
HUMAINS : les droits humains, par analogie avec les droits des animaux.
HUMANISME : athée, toujours un drame.
HUSSARDE (à la hussarde) : manière cavalière de faire l’amour. Seul emploi féminin admis par l’Académie.
IDENTITÉ : tabou. Voir Z.
IMPROBABLE : flou artistique, inattendu. Un mari, un parapluie improbables.
INCONTOURNABLE : toujours avec sujet. Un sujet incontournable.
INNOCENT : toujours présumé.
INTERSECTIONNALITÉ : a tué le féminisme en l’enfermant dans ses contradictions.
LESBIENNE : une écriture lesbienne.
OEDIPE : le complexe a fait long feu. Oedipe Reine.
PATRIARCAL(E) : société. Subsiste dans les départements amazoniens de l’EHESS.
PAPA/MAMAN : Le papa de l’acteur P. est décédé. La chanteuse Mylène, âgée de 80 ans, pleure la mort de sa maman.
PERLIMPINPIN (onomatopée) : La fermeture des frontières est de la poudre de perlimpinpin.
PROBLÉMATIQUE : la problématique de votre fuite d'eau a été résolue par La Brigade des Fluides.
PROGRÈS : ne s’arrête jamais aux passages à niveau.
QUEER : (religion) Entrer en queer.
RÈGLES : discriminantes. La Ministre à l’Égalité a levé le tabou des règles.
RELIGION : toujours en sortie : La sortie de la religion.
RESSENTI : supérieur à la température réelle. Fig. Le ressenti après un meurtre.
SEXE : refuser toute assignation.
SYSTÉMIQUE : caractérise les maux français.
START-UP (vieilli) : L’Académie recommande "jeune pousse".
VAGIN : voué au monologue.
VALEURS : Les valeurs de la République."Vous et moi, nous n’avons pas les mêmes valeurs" : slogan publicitaire des rillettes Bordeau Chesnel.
VIOL (agric) : La culture du viol.
WOKISME : "Vous chantiez ? J’en suis fort aise / Eh bien, Wokez maintenant !" La Fontaine.
Z : désir qui monte en puissance. Les Z célèbres : Zadig et Voltaire, Z. Marcas. Z/S., Zazie dans le métro, Zoo (ou la troisième Héloïse).
 

Marie-Hélène Verdier

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'août 2021 (2) - le 28/08/2021 - 10:56 par MAR

Langue française : Nouvelles d'août 2021 (2)

Yves Montenay Le MEDEF entre en francophonie (27/8) (lien)
Radio Lac Genève : une pétition s'oppose à la réforme romande de l'orthographe (23/8) (lien)
Le Figaro 5 mots auxquels nous donnons un sens... qui n’est pas le bon (17/8) (lien)
L'Est éclair L’écriture inclusive échauffe les esprits suisses (16/8) (lien)
Sénat Usage du français dans les instances et les juridictions européennes : réponse du Ministère des armées à la question orale de Mme Elsa Schalck (21/7) (lien)

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Langue française : Nouvelles d'août 2021 (2)

Yves Montenay Le MEDEF entre en francophonie (27/8) (lien)
Radio Lac Genève : une pétition s'oppose à la réforme romande de l'orthographe (23/8) (lien)
Le Figaro 5 mots auxquels nous donnons un sens... qui n’est pas le bon (17/8) (lien)
L'Est éclair L’écriture inclusive échauffe les esprits suisses (16/8) (lien)
Sénat Usage du français dans les instances et les juridictions européennes : réponse du Ministère des armées à la question orale de Mme Elsa Schalck (21/7) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'août 2021 - le 06/08/2021 - 11:17 par MAR

Langue française : Nouvelles d'août 2021

Le Devoir La réforme linguistique de Québec bientôt mise à l’épreuve (14/8) (lien)
L'Actualité Nouvelle orthographe : vaincre les résistances (10/8) (lien)
Sud Radio Jean-Marie Rouart La langue française est contaminée, dénaturée par le franglais (4/8) (lien)
Le Figaro Gaël Nofri Il faut défendre la langue pour défendre la nation (1/8) (lien)
Le Devoir Victoire éclatante pour le français (6/8) (lien)

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Langue française : Nouvelles d'août 2021

Le Devoir La réforme linguistique de Québec bientôt mise à l’épreuve (14/8) (lien)
L'Actualité Nouvelle orthographe : vaincre les résistances (10/8) (lien)
Sud Radio Jean-Marie Rouart La langue française est contaminée, dénaturée par le franglais (4/8) (lien)
Le Figaro Gaël Nofri Il faut défendre la langue pour défendre la nation (1/8) (lien)
Le Devoir Victoire éclatante pour le français (6/8) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2021 (5)

Le Monde Le "ne", marque de négation en voie de disparition (27/7) (lien)
Boulevard Voltaire Valérie Pécresse et la carpette anglaise (27/7) (lien)
Le Monde Boire du champagne en bermuda, et autres métonymies du français (26/7) (lien)
Le Figaro Du coup, genre, j’avoue... Ces tics de langage qui polluent nos phrases (26/7) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2021 (5)

Le Monde Le "ne", marque de négation en voie de disparition (27/7) (lien)
Boulevard Voltaire Valérie Pécresse et la carpette anglaise (27/7) (lien)
Le Monde Boire du champagne en bermuda, et autres métonymies du français (26/7) (lien)
Le Figaro Du coup, genre, j’avoue... Ces tics de langage qui polluent nos phrases (26/7) (lien)

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Lettre d'un de nos adhérents à Valérie Pécresse

Objet : Restaurer la fierté française en anglais ?

Madame,

Je me permets de vous écrire car j'ai appris que vous vous lanciez dans la course à la présidentielle : https://www.lefigaro.fr/politique/valerie-pecresse-je-suis-candidate-a-la-presidence-de-la-republique-pour-restaurer-la-fierte-francaise-20210722

J'ai cependant été choqué par votre affirmation selon laquelle vous souhaitez "restaurer la fierté française". En effet, cette affirmation n'a aucun sens lorsque l'on sait que vous ne défendez, ni ne valorisez aucunement la langue française, comme on peut le voir à la page suivante : https://www.francophonie-avenir.com/fr/Point-d-infos/509-Helas-Pecresse-l-anglomane-a-ete-reelue-presidente-de-la-region-%C3%8Ele-de-France

Vous conviendrez avec moi qu'il serait aberrant qu'une personne ne valorisant jamais la langue française et étant complètement vassalisée à la langue anglaise puisse accéder à la magistrature suprême. Votre attitude de soumission est scandaleuse, déplorable et à des années-lumière de la grandeur du général de Gaulle, qui défendait sans complexe la langue française partout où il le pouvait, comme le montre la lettre suivante, qu'il a rédigée : https://twitter.com/quatremer/status/1306867577512230912/photo/1

"La lettre du général de Gaulle du 19 juillet 1962, exhumée de ses archives, fait depuis quelques jours les délices des réseaux sociaux. Sans doute adressée au ministre des Armées, Pierre Mesmer, elle est ainsi rédigée : "Mon cher Ministre, j’ai constaté, notamment dans le domaine militaire, un emploi excessif de la terminologie anglo-saxonne. Je vous serais obligé de donner des instructions pour que les termes étrangers soient proscrits chaque fois qu’un vocable français peut être employé, c’est-à-dire dans tous les cas", ces derniers mots étant manuscrits…"

Pour conclure, je doute fort que vous soyez candidate, mais si cela devait être malheureusement le cas, vous pouvez compter sur moi pour vous faire de la publicité et montrer à tout le monde que vous n'êtes aucunement digne d'être présidente de notre pays.

Et les courriels, je suis capable d'en envoyer par milliers, comme le montre l'article suivant du Figaro, qui m'est consacré : https://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/03/17/01016-20160317ARTFIG00332-pour-defendre-la-langue-francaise-il-envoie-11000courriels-de-protestation.php

Bien à vous,

Daniel D. P.


Post-scriptum : Les preuves de l'anglomanie irrépressible de Mme Pécresse

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Lettre d'un de nos adhérents à Valérie Pécresse

Objet : Restaurer la fierté française en anglais ?

Madame,

Je me permets de vous écrire car j'ai appris que vous vous lanciez dans la course à la présidentielle : https://www.lefigaro.fr/politique/valerie-pecresse-je-suis-candidate-a-la-presidence-de-la-republique-pour-restaurer-la-fierte-francaise-20210722

J'ai cependant été choqué par votre affirmation selon laquelle vous souhaitez "restaurer la fierté française". En effet, cette affirmation n'a aucun sens lorsque l'on sait que vous ne défendez, ni ne valorisez aucunement la langue française, comme on peut le voir à la page suivante : https://www.francophonie-avenir.com/fr/Point-d-infos/509-Helas-Pecresse-l-anglomane-a-ete-reelue-presidente-de-la-region-%C3%8Ele-de-France

Vous conviendrez avec moi qu'il serait aberrant qu'une personne ne valorisant jamais la langue française et étant complètement vassalisée à la langue anglaise puisse accéder à la magistrature suprême. Votre attitude de soumission est scandaleuse, déplorable et à des années-lumière de la grandeur du général de Gaulle, qui défendait sans complexe la langue française partout où il le pouvait, comme le montre la lettre suivante, qu'il a rédigée : https://twitter.com/quatremer/status/1306867577512230912/photo/1

"La lettre du général de Gaulle du 19 juillet 1962, exhumée de ses archives, fait depuis quelques jours les délices des réseaux sociaux. Sans doute adressée au ministre des Armées, Pierre Mesmer, elle est ainsi rédigée : "Mon cher Ministre, j’ai constaté, notamment dans le domaine militaire, un emploi excessif de la terminologie anglo-saxonne. Je vous serais obligé de donner des instructions pour que les termes étrangers soient proscrits chaque fois qu’un vocable français peut être employé, c’est-à-dire dans tous les cas", ces derniers mots étant manuscrits…"

Pour conclure, je doute fort que vous soyez candidate, mais si cela devait être malheureusement le cas, vous pouvez compter sur moi pour vous faire de la publicité et montrer à tout le monde que vous n'êtes aucunement digne d'être présidente de notre pays.

Et les courriels, je suis capable d'en envoyer par milliers, comme le montre l'article suivant du Figaro, qui m'est consacré : https://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/03/17/01016-20160317ARTFIG00332-pour-defendre-la-langue-francaise-il-envoie-11000courriels-de-protestation.php

Bien à vous,

Daniel D. P.


Post-scriptum : Les preuves de l'anglomanie irrépressible de Mme Pécresse

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Langue française : Nouvelles de juillet 2021 (4)

YouTube Jean-Luc Mélenchon Francophones : ne nous tournons pas le dos ! - Conférence à Ouagadougou (21/7) (lien)
Femme actuelle 12 anglicismes cachés dans notre quotidien (20/7) (lien)
L'Express La Loupe Bye-Bye la langue française ? [émission audio à la demande avec Michel Feltin-Palas] (16/7) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2021 (4)

YouTube Jean-Luc Mélenchon Francophones : ne nous tournons pas le dos ! - Conférence à Ouagadougou (21/7) (lien)
Femme actuelle 12 anglicismes cachés dans notre quotidien (20/7) (lien)
L'Express La Loupe Bye-Bye la langue française ? [émission audio à la demande avec Michel Feltin-Palas] (16/7) (lien)

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nouvelles2021/petit-lexique-francophonie.jpgPetit lexique de la francophonie - le 25/07/2021 - 20:30 par MAR

Petit lexique de la francophonie
d'Yvon Pantalacci

152 thèmes pour ce Petit lexique, entre définitions et articles, d'Acadie, Afrique, Cavelier de la Salle, Emprunt, Graddol ou Francophonie économique à Lycée français de Koweït, OIF, Union latine ou Université Sainte-Anne.
Aucune prétention à l’exhaustivité pour un corpus en soi inépuisable mais un regard libre, un parcours intuitif, une ébauche, une approche de l’univers francophone à travers ses lectures, ses recherches, ses rencontres et ses voyages.
L’occasion également pour chacun d’entre nous de s’affirmer, oser, redécouvrir et s'approprier (enfin ?) sa propre langue.
Pour commander l'ouvrage

Yvon Pantalacci est un fidèle adhérent d'Avenir de la Langue Française.

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Petit lexique de la francophonie
d'Yvon Pantalacci

152 thèmes pour ce Petit lexique, entre définitions et articles, d'Acadie, Afrique, Cavelier de la Salle, Emprunt, Graddol ou Francophonie économique à Lycée français de Koweït, OIF, Union latine ou Université Sainte-Anne.
Aucune prétention à l’exhaustivité pour un corpus en soi inépuisable mais un regard libre, un parcours intuitif, une ébauche, une approche de l’univers francophone à travers ses lectures, ses recherches, ses rencontres et ses voyages.
L’occasion également pour chacun d’entre nous de s’affirmer, oser, redécouvrir et s'approprier (enfin ?) sa propre langue.
Pour commander l'ouvrage

Yvon Pantalacci est un fidèle adhérent d'Avenir de la Langue Française.

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Langue française : Nouvelles de juillet 2021 (3)

Le Temps La langue de Molière s’enjaille en Afrique (16/7) (lien)
RTL Coronavirus : pourquoi le passe sanitaire prend un E (15/7) (lien)
Le Monde Logique, la langue française ? Une petite segonde ! (13/7) (lien)

Médiapart Linguistique du snobisme (14/7) (lien)
Le Figaro Cancel culture, haters... Dites-les en français! (13/7) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2021 (3)

Le Temps La langue de Molière s’enjaille en Afrique (16/7) (lien)
RTL Coronavirus : pourquoi le passe sanitaire prend un E (15/7) (lien)
Le Monde Logique, la langue française ? Une petite segonde ! (13/7) (lien)

Médiapart Linguistique du snobisme (14/7) (lien)
Le Figaro Cancel culture, haters... Dites-les en français! (13/7) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2021 (2)

Le Figaro Ces mots que l’on dit mais qui n’ont aucun sens (9/7) (lien)
Yahoo actualités Cancel culture, hater : plusieurs anglicismes ont désormais leur équivalent en français (9/7) (lien)
Le Figaro Ces expressions que l’on doit à La Fontaine (8/7) (lien)
Le Lézard Plus vrai que nature : plus de 120 termes français pour décrire la réalité virtuelle (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2021 (2)

Le Figaro Ces mots que l’on dit mais qui n’ont aucun sens (9/7) (lien)
Yahoo actualités Cancel culture, hater : plusieurs anglicismes ont désormais leur équivalent en français (9/7) (lien)
Le Figaro Ces expressions que l’on doit à La Fontaine (8/7) (lien)
Le Lézard Plus vrai que nature : plus de 120 termes français pour décrire la réalité virtuelle (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2021 (4) - le 08/07/2021 - 11:25 par MAR

Langue française : Nouvelles de juillet 2021

Yourtopia Oubliez l’anglais ! La France met la langue dans la ligne de mire (5/7) (lien)

Commission d'enrichissement de la langue française Décision du 2 juillet 2021 portant approbation des termes, expressions et définitions du Dictionnaire de l'Académie française et du Trésor de la langue française (2/7) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2021

Yourtopia Oubliez l’anglais ! La France met la langue dans la ligne de mire (5/7) (lien)

Commission d'enrichissement de la langue française Décision du 2 juillet 2021 portant approbation des termes, expressions et définitions du Dictionnaire de l'Académie française et du Trésor de la langue française (2/7) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2021 (4) - le 03/07/2021 - 11:25 par MAR

Langue française : Nouvelles de juin 2021 (4)

L'Express M. Feltin-Palas Les anglomaniaques, idiots utiles de l'impérialisme américain (29/6) (lien)
La Croix Laurence Cossé Parlons français et agissons ! (30/6) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juin 2021 (4)

L'Express M. Feltin-Palas Les anglomaniaques, idiots utiles de l'impérialisme américain (29/6) (lien)
La Croix Laurence Cossé Parlons français et agissons ! (30/6) (lien)

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nouvelles2021/derive.jpgQuand la langue française est trahie par les siens - le 28/06/2021 - 11:05 par Gerard_Blua

Quand la langue française est trahie par les siens

Gérard Blua est membre de l’Académie des sciences, lettres et arts de Marseille, d’ALF et de notre Haut-conseil de la langue française et de la francophonie. Écrivain, éditorialiste, éditeur, auteur de nombreux ouvrages, il a publié en 1990, puis en 2021, "Culture française à la dérive", dont nous avions fait une recension dans l'un de nos bulletins, et dont nous recommandons vivement la lecture aux visiteurs de notre site. Albert Salon
 

En trois décennies et deux tentatives de réforme – 1990 par Michel Rocard puis 2003 par Jean-Pierre Raffarin –, notre remarquable outil linguistique s’est fondu, pour le meilleur des cas, dans un franglais de cuisine et pour les situations les plus communes, dans un charabia proprement incompréhensible. Au revoir les finesses de style admirées planétairement, il suffit de tester nos chaînes de télévision, par exemple en lisant les bandeaux sur écran, pour en être rapidement convaincu. Et cette dégradation est constante à tous les niveaux structurels de notre société : il n’y a jamais eu dans notre République, autant d’illettrés et d’analphabètes. Jamais autant de violence. Car la violence est la réponse première à l’ignorance. Cela fait bien longtemps que j’évoque inlassablement dans mes textes, les expériences scientifiquement menées sur des singes bonobos qui, à ce jour, savent utiliser plus de mille mots pour échanger avec les humains, alors que trois cents à peine sont encore au lexique des enfants perdus de certaines banlieues. Pour les anciens élèves de l’école des hussards noirs de la République dont je suis, c’est d’un terrible et douloureux constat d’échec qu’il s’agit.
 

Mais pour moi, le pire n’est pas là. Dans le fond, que ce soit nos jeunes générations qui récupèrent tristement dans leurs comportements l’impéritie d’un monde éducatif à la dérive depuis au moins une quarantaine d’années, cela n’est finalement que sombre logique en cascade. Par contre, ce qui, en l’occurrence, me hérisse le plus, c’est de constater le soutien apporté à ce gâchis organisé par une importante partie de nos prétendus intellectuels, prisonniers d’une idéologie destructrice dite droit-de-l’hommiste qui ronge les intelligences jusqu’à en faire des transparences vides. Des prétendus intellectuels qui, pourtant, comme tout un chacun furent sagement élevés au même sein nourricier de notre République, ce qui ne les empêche pas de détourner sans honte, leurs connaissances acquises, contre ceux qui eussent dû être leur fraternité de progrès mais ne sont en réalité que les victimes annoncées d’un massacre civilisationnel en marche. Certes, nos bons vieux instituteurs ne sont plus là depuis belle lurette, mais tout de même, ne relèverait-il pas d’une sorte de complot que là où une autre profession affiche en tribunal révolutionnaire ou populaire au choix, un mur des cons, une partie du monde enseignant fasse, lui, le choix d’une idéologie gauchisante plutôt que celui de la mission humaine qui procède de son existence ? Et que dire de cette installation sur la durée d’un gauchisme radical, au nez et à la barbe des dirigeants du moment, toujours aussi veules dans leurs réactions, quelle que fût leur étiquette officielle ?
 

Alors, dans ce marasme le plus complet, mangrove des intelligences noyées, là où paradoxalement le monde de l’argent rejoint celui des idéologies les plus excessives, comment s’étonner de la soudaine alliance de tous les bourreaux de notre culture, qui refusent tout, qui détruisent tout, qui piétinent tout ? Des médias courant après leur propre Audimat. Des enseignants qui abandonnent le terrain qualitatif pour ne faire que militer. Et rien d’autre au programme ! Des artistes éblouis par un théâtre sans langage où le borborygme se voudrait concurrencer une tirade de Cyrano ! Des entrepreneurs exigeant sans vergogne de leurs salariés qu’ils utilisent un mauvais anglais de cuisine plutôt que leur langue maternelle ! Depuis 1917, il y a toujours eu, en embuscade dans notre société, des araseurs de table. Aujourd’hui, c’est la table elle-même qui est réduite en poussière ! Tout contribue à pousser notre culture dans les abysses de sa disparition.
 

Comment s’étonner donc de l’apparition d’une écriture inclusive aussi inutile que ridicule, et cependant utilisée par une CGT qui serait plus utile ailleurs qu’à massacrer notre langue, puisque créée pour soutenir matériellement et nourrir intellectuellement les salariés ? Comment s’étonner que certaines universités et pas des moindres, suivant l’exemple américain, soient vérolées au point d’annoncer que tout devoir rendu en écriture non-inclusive ne serait pas corrigé ? Comment s’étonner d’un hyper-féminisme plus préoccupé par la féminisation de notre vocabulaire que par la condition de certaines femmes dans certains territoires perdus de la République comme dans certains pays du Moyen-Orient ou d’Asie ? Comment s’étonner, covid aidant et débandade gouvernementale en bandoulière, que s’éparpille, s’émiette et se dissolve la langue de Molière, Hugo, Rabelais, Montaigne, Descartes, Camus dans les caniveaux de notre avenir ? Cette langue d’une telle richesse qu’elle a pu se permettre de régner trois cents ans durant sur le monde occidental à tous ses étages : politique, sportif, artistique, littéraire, économique, devenant même l’emblème d’une civilisation ? Tous ces étages qui abattent eux-mêmes les escaliers intermédiaires pour s’abandonner désormais à leur triste sort. Et ce ne sera pas la récente remise des César qui pourra nous rassurer sur notre avenir. Je crois que La Fontaine appelait alors cela "le coup de pied de l’âne".
 

Face à une culture à la dérive, tout un assortiment de langues de bois. Mais réveillons-nous ! C’est de notre mémoire qu’il s’agit ! Serons-nous alors les ultimes destructeurs des bâtisseurs dont nous sommes issus ? Dans les silences sépulcraux d’une langue morte.
 

Gérard Blua,  écrivain et éditeur

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Quand la langue française est trahie par les siens

Gérard Blua est membre de l’Académie des sciences, lettres et arts de Marseille, d’ALF et de notre Haut-conseil de la langue française et de la francophonie. Écrivain, éditorialiste, éditeur, auteur de nombreux ouvrages, il a publié en 1990, puis en 2021, "Culture française à la dérive", dont nous avions fait une recension dans l'un de nos bulletins, et dont nous recommandons vivement la lecture aux visiteurs de notre site. Albert Salon
 

En trois décennies et deux tentatives de réforme – 1990 par Michel Rocard puis 2003 par Jean-Pierre Raffarin –, notre remarquable outil linguistique s’est fondu, pour le meilleur des cas, dans un franglais de cuisine et pour les situations les plus communes, dans un charabia proprement incompréhensible. Au revoir les finesses de style admirées planétairement, il suffit de tester nos chaînes de télévision, par exemple en lisant les bandeaux sur écran, pour en être rapidement convaincu. Et cette dégradation est constante à tous les niveaux structurels de notre société : il n’y a jamais eu dans notre République, autant d’illettrés et d’analphabètes. Jamais autant de violence. Car la violence est la réponse première à l’ignorance. Cela fait bien longtemps que j’évoque inlassablement dans mes textes, les expériences scientifiquement menées sur des singes bonobos qui, à ce jour, savent utiliser plus de mille mots pour échanger avec les humains, alors que trois cents à peine sont encore au lexique des enfants perdus de certaines banlieues. Pour les anciens élèves de l’école des hussards noirs de la République dont je suis, c’est d’un terrible et douloureux constat d’échec qu’il s’agit.
 

Mais pour moi, le pire n’est pas là. Dans le fond, que ce soit nos jeunes générations qui récupèrent tristement dans leurs comportements l’impéritie d’un monde éducatif à la dérive depuis au moins une quarantaine d’années, cela n’est finalement que sombre logique en cascade. Par contre, ce qui, en l’occurrence, me hérisse le plus, c’est de constater le soutien apporté à ce gâchis organisé par une importante partie de nos prétendus intellectuels, prisonniers d’une idéologie destructrice dite droit-de-l’hommiste qui ronge les intelligences jusqu’à en faire des transparences vides. Des prétendus intellectuels qui, pourtant, comme tout un chacun furent sagement élevés au même sein nourricier de notre République, ce qui ne les empêche pas de détourner sans honte, leurs connaissances acquises, contre ceux qui eussent dû être leur fraternité de progrès mais ne sont en réalité que les victimes annoncées d’un massacre civilisationnel en marche. Certes, nos bons vieux instituteurs ne sont plus là depuis belle lurette, mais tout de même, ne relèverait-il pas d’une sorte de complot que là où une autre profession affiche en tribunal révolutionnaire ou populaire au choix, un mur des cons, une partie du monde enseignant fasse, lui, le choix d’une idéologie gauchisante plutôt que celui de la mission humaine qui procède de son existence ? Et que dire de cette installation sur la durée d’un gauchisme radical, au nez et à la barbe des dirigeants du moment, toujours aussi veules dans leurs réactions, quelle que fût leur étiquette officielle ?
 

Alors, dans ce marasme le plus complet, mangrove des intelligences noyées, là où paradoxalement le monde de l’argent rejoint celui des idéologies les plus excessives, comment s’étonner de la soudaine alliance de tous les bourreaux de notre culture, qui refusent tout, qui détruisent tout, qui piétinent tout ? Des médias courant après leur propre Audimat. Des enseignants qui abandonnent le terrain qualitatif pour ne faire que militer. Et rien d’autre au programme ! Des artistes éblouis par un théâtre sans langage où le borborygme se voudrait concurrencer une tirade de Cyrano ! Des entrepreneurs exigeant sans vergogne de leurs salariés qu’ils utilisent un mauvais anglais de cuisine plutôt que leur langue maternelle ! Depuis 1917, il y a toujours eu, en embuscade dans notre société, des araseurs de table. Aujourd’hui, c’est la table elle-même qui est réduite en poussière ! Tout contribue à pousser notre culture dans les abysses de sa disparition.
 

Comment s’étonner donc de l’apparition d’une écriture inclusive aussi inutile que ridicule, et cependant utilisée par une CGT qui serait plus utile ailleurs qu’à massacrer notre langue, puisque créée pour soutenir matériellement et nourrir intellectuellement les salariés ? Comment s’étonner que certaines universités et pas des moindres, suivant l’exemple américain, soient vérolées au point d’annoncer que tout devoir rendu en écriture non-inclusive ne serait pas corrigé ? Comment s’étonner d’un hyper-féminisme plus préoccupé par la féminisation de notre vocabulaire que par la condition de certaines femmes dans certains territoires perdus de la République comme dans certains pays du Moyen-Orient ou d’Asie ? Comment s’étonner, covid aidant et débandade gouvernementale en bandoulière, que s’éparpille, s’émiette et se dissolve la langue de Molière, Hugo, Rabelais, Montaigne, Descartes, Camus dans les caniveaux de notre avenir ? Cette langue d’une telle richesse qu’elle a pu se permettre de régner trois cents ans durant sur le monde occidental à tous ses étages : politique, sportif, artistique, littéraire, économique, devenant même l’emblème d’une civilisation ? Tous ces étages qui abattent eux-mêmes les escaliers intermédiaires pour s’abandonner désormais à leur triste sort. Et ce ne sera pas la récente remise des César qui pourra nous rassurer sur notre avenir. Je crois que La Fontaine appelait alors cela "le coup de pied de l’âne".
 

Face à une culture à la dérive, tout un assortiment de langues de bois. Mais réveillons-nous ! C’est de notre mémoire qu’il s’agit ! Serons-nous alors les ultimes destructeurs des bâtisseurs dont nous sommes issus ? Dans les silences sépulcraux d’une langue morte.
 

Gérard Blua,  écrivain et éditeur

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2021 (3) - le 28/06/2021 - 10:54 par MAR

Langue française : Nouvelles de juin 2021 (3)

Europe 1 Jean-Marie Rouart Le règne d'Emmanuel Macron va s'accompagner de la déchéance de la langue française (17/6) (lien)
Journal de Montréal N. Lester À Paris, M. Macron, c’est en anglais que ça se passe (19/6) (lien)
Le Figaro Québec : le français bientôt reconnu seule langue officielle par le Canada (16/6) (lien)
Le Figaro Télétravail : 5 mots pour en parler en français (17/6) (lien)
France Terme Des villes qui roulent pour le français) (lien)
Le Figaro Parlez du droit en français ! (16/6) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juin 2021 (3)

Europe 1 Jean-Marie Rouart Le règne d'Emmanuel Macron va s'accompagner de la déchéance de la langue française (17/6) (lien)
Journal de Montréal N. Lester À Paris, M. Macron, c’est en anglais que ça se passe (19/6) (lien)
Le Figaro Québec : le français bientôt reconnu seule langue officielle par le Canada (16/6) (lien)
Le Figaro Télétravail : 5 mots pour en parler en français (17/6) (lien)
France Terme Des villes qui roulent pour le français) (lien)
Le Figaro Parlez du droit en français ! (16/6) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2021 (2) - le 14/06/2021 - 16:40 par MAR

Langue française : Nouvelles de juin 2021 (2)

Le Nouvel économiste Alain Borer "Le français en passe de devenir un patois local et incompréhensible du maître anglaméricain"  (14/6) (lien)
RTL Tennisman, rugbyman... Ces mots "anglais" inventés par les Français  (14/6) (lien)
Ouest France La Suisse va enseigner une orthographe française "rectifiée"  (11/6) (lien)
Le Temps Orthographe simplifiée  (9/6) (lien)
LFM L'orthographe "rectifiée" débarque dans les écoles romandes (9/6) (lien)
INA Jorge Semprun : le français est une langue admirable pour un Espagnol  (en 1985) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juin 2021 (2)

Le Nouvel économiste Alain Borer "Le français en passe de devenir un patois local et incompréhensible du maître anglaméricain"  (14/6) (lien)
RTL Tennisman, rugbyman... Ces mots "anglais" inventés par les Français  (14/6) (lien)
Ouest France La Suisse va enseigner une orthographe française "rectifiée"  (11/6) (lien)
Le Temps Orthographe simplifiée  (9/6) (lien)
LFM L'orthographe "rectifiée" débarque dans les écoles romandes (9/6) (lien)
INA Jorge Semprun : le français est une langue admirable pour un Espagnol  (en 1985) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2021 - le 10/06/2021 - 10:01 par MAR

Langue française : Nouvelles de juin 2021

Politique-actu.com NON ! au tout-anglais dans des institutions de l’Union européenne [Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF)] (8/6) (lien)

L'Express M. Feltin-Palas Langues régionales à l'école : un "combat inutile et douteux", vraiment ? (8/6) (lien) Il nous semble utile de relayer cet intéressant article de Michel Feltin-Palas sur notre site. Ses arguments doivent être entendus. En outre, il correspond – à une très importante exception près ! – à la position officielle d’Avenir de la Langue Française, qui n’a pas varié depuis sa première publication en 1993. La voici, résumée : "sauvegarde nécessaire de ces langues ; avec le maximum d’aide publique, tant régionale que d’État ; enseignement de ces langues aussi à l’école publique, y compris une part d’enseignement (dit "immersif") de certaines matières en ces langues ; mais avec deux butoirs : que le français reste seule langue officielle, et reste langue majoritaire de l’enseignement bénéficiant de fonds publics.".

En fait, M. Feltin-Palas aurait dû préciser que le débat actuel porte moins sur le principe général, reconnu, que sur le fait que le Conseil constitutionnel n’a, en toute légalité, censuré que l’enseignement totalement ou majoritairement "immersif" dans la langue régionale. Car il y a bien, dans ce cas, remplacement de l’enseignement en français par l’enseignement en langue régionale. Le Conseil constitutionnel ne pouvait juger autrement. Dans le cas particulier de l’Alsace, les variétés très dialectales de la langue germanique allemande qui y sont parlées, sont souvent remplacées en fait (par commodité ?...) dans les écoles alsaciennes – au titre de langue régionale - par le "Hochdeutsch", c’est-à-dire l’allemand, la langue officielle et littéraire de notre grand voisin de l’Est. Imaginons qu’il devienne majoritairement - voire totalement - immersif... Albert Salon

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Langue française : Nouvelles de juin 2021

Politique-actu.com NON ! au tout-anglais dans des institutions de l’Union européenne [Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF)] (8/6) (lien)

L'Express M. Feltin-Palas Langues régionales à l'école : un "combat inutile et douteux", vraiment ? (8/6) (lien) Il nous semble utile de relayer cet intéressant article de Michel Feltin-Palas sur notre site. Ses arguments doivent être entendus. En outre, il correspond – à une très importante exception près ! – à la position officielle d’Avenir de la Langue Française, qui n’a pas varié depuis sa première publication en 1993. La voici, résumée : "sauvegarde nécessaire de ces langues ; avec le maximum d’aide publique, tant régionale que d’État ; enseignement de ces langues aussi à l’école publique, y compris une part d’enseignement (dit "immersif") de certaines matières en ces langues ; mais avec deux butoirs : que le français reste seule langue officielle, et reste langue majoritaire de l’enseignement bénéficiant de fonds publics.".

En fait, M. Feltin-Palas aurait dû préciser que le débat actuel porte moins sur le principe général, reconnu, que sur le fait que le Conseil constitutionnel n’a, en toute légalité, censuré que l’enseignement totalement ou majoritairement "immersif" dans la langue régionale. Car il y a bien, dans ce cas, remplacement de l’enseignement en français par l’enseignement en langue régionale. Le Conseil constitutionnel ne pouvait juger autrement. Dans le cas particulier de l’Alsace, les variétés très dialectales de la langue germanique allemande qui y sont parlées, sont souvent remplacées en fait (par commodité ?...) dans les écoles alsaciennes – au titre de langue régionale - par le "Hochdeutsch", c’est-à-dire l’allemand, la langue officielle et littéraire de notre grand voisin de l’Est. Imaginons qu’il devienne majoritairement - voire totalement - immersif... Albert Salon

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2021 (8) - le 01/06/2021 - 11:51 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2021 (8)


Yvon Pantalacci L’anglais, langue de substitution (lien)
Marianne Écriture inclusive : des "États généraux de la Langue française" en Suisse (lien)
Le Figaro Anglicismes : ces organismes qui luttent contre leur prolifération (25/5) (lien)
Marianne Pourquoi n'aime-t-on la France que quand on peut la dénigrer ou l'effacer ? (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de mai 2021 (8)


Yvon Pantalacci L’anglais, langue de substitution (lien)
Marianne Écriture inclusive : des "États généraux de la Langue française" en Suisse (lien)
Le Figaro Anglicismes : ces organismes qui luttent contre leur prolifération (25/5) (lien)
Marianne Pourquoi n'aime-t-on la France que quand on peut la dénigrer ou l'effacer ? (lien)

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Un observatoire du français en Afrique à Villers-Cotterêts ?

Le Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF) soutient fermement cette proposition d’Yves Montenay, vice-président d’Avenir de la Langue Française (ALF). Il rejoint l’esprit et la lettre du projet d’ensemble pour le "château de l’ordonnance" de François 1er qu’ALF et le FFI avaient présenté au public le 9 octobre 2001 du balcon du "Plaisir" du roi chasseur, et qu’ALF et le député Jacques Krabal parvinrent à faire adopter en 1917 par le couple élyséen. Albert Salon

Le château de Villers-Cotterêts, où François 1er a signé l’ordonnance faisant du français la langue juridique du royaume, est en cours de rénovation pour en faire une cité de la Francophonie. Ce projet a suscité un grand nombre de propositions.

En tant qu’observateur attentif de la situation du français dans le monde, de sa géopolitique et de sa géo-économie, j’ai formulé ma propre proposition que vous allez trouver ci-dessous.

Bien sûr, cela dépasse mon action individuelle, et il faudrait donc que cette proposition soit soutenue par le plus grand nombre de personnes ou d’institutions possibles. Dans un deuxième temps l’institution qui serait la plus intéressée serait chargée de sa mise en place.

Voici donc l’appel à toute personne, institution ou entreprise qui souhaiterait la réalisation de ce projet

Appel pour la création d’un observatoire du français en Afrique à Villers-Cotterêts centré sur l’économie et les entreprises

Avec le soutien :

  • du pôle francophonie  du Carrefour des Acteurs Sociaux,
  • de l’association Avenir de la langue française,
  • du Centre d’étude et de réflexion sur le monde francophone (CERMF)
  • d’Alain Arnaud, expert international et chef d’entreprise,
  • de Joël Broquet (Partenariat Eurafricain),
  • de Jacques-Nicolas de Weck, chef d’entreprise,
  • d'Yvon Pantalacci, auteur du Petit dictionnaire de la Francophonie
  • et de tout autre qui répondrait à cet appel.

L’évolution rapide de la situation en Afrique nous semble justifier la création d’un observatoire du français sur ce continent, à but principalement professionnel.

Le contexte

Dans le cadre des projets d’activités à Villers-Cotterêts, le Carrefour des acteurs sociaux a rassemblé quelques dizaines de propositions, dont la présente d’un observatoire du français en Afrique.

Cette proposition répond à plusieurs constatations :

1. La chance extraordinaire pour le rôle mondial de la langue française et pour les entreprises françaises en particulier, d’avoir un espace d’environ 500 millions d’habitants où l’on peut travailler en français,

2. Une certaine ignorance par les Français de l’importance du travail en français à l’étranger (ayant travaillé dans une douzaine de pays, j’ai été sensibilisé aux questions de langue de travail et de la langue des relations avec l’extérieur), ignorance qui se traduit souvent par des affirmations du genre : « Dans mon entreprise, j’ai suffisamment de personnes parlant moyennement anglais et ça suffit pour travailler n’importe où ».

3. La remise en cause de la francophonie dans certains milieux africains médiatiques et culturel importants, notamment en matière de programmes scolaires et de langue d’enseignement. Cela dans le cadre de mouvements « décoloniaux », voire directement anti-français.

D’où la nécessité d’un observatoire NON UNIVERSITAIRE de la situation du français dans ces pays, pour faire connaître l’importance que le français a pris non seulement comme langue officielle et de travail mais aussi comme langue maternelle, familiale, d’usage professionnel et de langue commune « dans la rue » dans beaucoup de villes africaines.

Un des objectifs est d’éviter la catastrophe qu’a été au Maghreb l’arabisation de l’enseignement, en faisant mieux connaître que le français est devenu une langue africaine largement diffusée, tout aussi légitime que les autres langues locales ou nationales, et souvent plus utile.

Le tout diplomatiquement et en bonne connaissance des autres idées qui ne sont pas toutes à écarter, notamment concernant la pédagogie des premières années du primaire.

Que faire ?

Concrètement, mettre en place un centre de documentation et d’échanges (colloques, documentation sur les formations utiles, contacts professionnels locaux…)

Confier cette mise en place à une institution solide compétente en économie, ayant déjà des réalisations dans ce domaine. Cette institution doit avoir une bonne expérience des entreprises. D’où mon affirmation ci-dessus du caractère impérativement non universitaire.

Pourquoi ? Beaucoup d’universitaires sont certes très compétents en matière africaine, mais ils le sont moins en matière d’entreprise, et sont surtout spécialisés dans des domaines de recherche étroits.

Soit ils sont linguistes et se passionnent pour une langue africaine pour laquelle ils rêvent d’un rôle inaccessible du fait des moyens financiers et surtout humains nécessaires. Ces moyens humains qui seront exigés des politiques seront très difficiles à former et à mettre administrativement en place, ce qui pèsera sur le développement.

Soit ils ont une attitude politique, comme ce fut le cas au Maghreb, et comme c’est le cas aujourd’hui dans certains états du Sahel avec des tentatives de promotion de l’arabe, ou, dans d’autres milieux, de l’anglais, deux langues inconnues de la masse de la population, malgré l’usage de mots isolés.

Cette catastrophe maghrébine est aujourd’hui reconnue par ses promoteurs d’hier, mais semble difficilement réversible pour des raisons de pression religieuse.

Il ne faudrait pas qu’elle se répète en Afrique subsaharienne : sous prétexte d’enseigner en langue maternelle, on enseigne en fait une langue normalisée qui n’est la langue maternelle de personne.

Par ailleurs définir un vocabulaire économique et de gestion dans beaucoup de langues africaines serait un travail de longue haleine, toujours en retard sur l’usage. Et surtout il n’existe pas de personnes compétentes pour enseigner dans toutes les langues locales, ni de formation de formateurs dans ces domaines.

Bref, il ne faudrait pas commence par casser ce qui existe avant s’apercevoir que c’est quasi impossible à remplacer.

On risque enfin de dévaloriser les élites des classes qualifiées dont le français est la langue maternelle ou d’usage.

Cet observatoire aurait donc aussi pour objectif d’une part de ramener le débat linguistique à la réalité concrète du travail, et de montrer aux entreprises françaises tout le bénéfice qu’elles pourraient tirer d’un environnement francophone.

Appel

En conséquence, j’appelle toute personne qualifiée attentive au développement économique et humain de l’Afrique à appuyer cette proposition.

Écrivez-moi à ymontenay@gmail.com

Yves Montenay,
auteur de La Langue Française, une arme d’équilibre de la mondialisation (2015)

Sur ce site : articles sur la Langue française et la Francophonie 

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Un observatoire du français en Afrique à Villers-Cotterêts ?

Le Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF) soutient fermement cette proposition d’Yves Montenay, vice-président d’Avenir de la Langue Française (ALF). Il rejoint l’esprit et la lettre du projet d’ensemble pour le "château de l’ordonnance" de François 1er qu’ALF et le FFI avaient présenté au public le 9 octobre 2001 du balcon du "Plaisir" du roi chasseur, et qu’ALF et le député Jacques Krabal parvinrent à faire adopter en 1917 par le couple élyséen. Albert Salon

Le château de Villers-Cotterêts, où François 1er a signé l’ordonnance faisant du français la langue juridique du royaume, est en cours de rénovation pour en faire une cité de la Francophonie. Ce projet a suscité un grand nombre de propositions.

En tant qu’observateur attentif de la situation du français dans le monde, de sa géopolitique et de sa géo-économie, j’ai formulé ma propre proposition que vous allez trouver ci-dessous.

Bien sûr, cela dépasse mon action individuelle, et il faudrait donc que cette proposition soit soutenue par le plus grand nombre de personnes ou d’institutions possibles. Dans un deuxième temps l’institution qui serait la plus intéressée serait chargée de sa mise en place.

Voici donc l’appel à toute personne, institution ou entreprise qui souhaiterait la réalisation de ce projet

Appel pour la création d’un observatoire du français en Afrique à Villers-Cotterêts centré sur l’économie et les entreprises

Avec le soutien :

  • du pôle francophonie  du Carrefour des Acteurs Sociaux,
  • de l’association Avenir de la langue française,
  • du Centre d’étude et de réflexion sur le monde francophone (CERMF)
  • d’Alain Arnaud, expert international et chef d’entreprise,
  • de Joël Broquet (Partenariat Eurafricain),
  • de Jacques-Nicolas de Weck, chef d’entreprise,
  • d'Yvon Pantalacci, auteur du Petit dictionnaire de la Francophonie
  • et de tout autre qui répondrait à cet appel.

L’évolution rapide de la situation en Afrique nous semble justifier la création d’un observatoire du français sur ce continent, à but principalement professionnel.

Le contexte

Dans le cadre des projets d’activités à Villers-Cotterêts, le Carrefour des acteurs sociaux a rassemblé quelques dizaines de propositions, dont la présente d’un observatoire du français en Afrique.

Cette proposition répond à plusieurs constatations :

1. La chance extraordinaire pour le rôle mondial de la langue française et pour les entreprises françaises en particulier, d’avoir un espace d’environ 500 millions d’habitants où l’on peut travailler en français,

2. Une certaine ignorance par les Français de l’importance du travail en français à l’étranger (ayant travaillé dans une douzaine de pays, j’ai été sensibilisé aux questions de langue de travail et de la langue des relations avec l’extérieur), ignorance qui se traduit souvent par des affirmations du genre : « Dans mon entreprise, j’ai suffisamment de personnes parlant moyennement anglais et ça suffit pour travailler n’importe où ».

3. La remise en cause de la francophonie dans certains milieux africains médiatiques et culturel importants, notamment en matière de programmes scolaires et de langue d’enseignement. Cela dans le cadre de mouvements « décoloniaux », voire directement anti-français.

D’où la nécessité d’un observatoire NON UNIVERSITAIRE de la situation du français dans ces pays, pour faire connaître l’importance que le français a pris non seulement comme langue officielle et de travail mais aussi comme langue maternelle, familiale, d’usage professionnel et de langue commune « dans la rue » dans beaucoup de villes africaines.

Un des objectifs est d’éviter la catastrophe qu’a été au Maghreb l’arabisation de l’enseignement, en faisant mieux connaître que le français est devenu une langue africaine largement diffusée, tout aussi légitime que les autres langues locales ou nationales, et souvent plus utile.

Le tout diplomatiquement et en bonne connaissance des autres idées qui ne sont pas toutes à écarter, notamment concernant la pédagogie des premières années du primaire.

Que faire ?

Concrètement, mettre en place un centre de documentation et d’échanges (colloques, documentation sur les formations utiles, contacts professionnels locaux…)

Confier cette mise en place à une institution solide compétente en économie, ayant déjà des réalisations dans ce domaine. Cette institution doit avoir une bonne expérience des entreprises. D’où mon affirmation ci-dessus du caractère impérativement non universitaire.

Pourquoi ? Beaucoup d’universitaires sont certes très compétents en matière africaine, mais ils le sont moins en matière d’entreprise, et sont surtout spécialisés dans des domaines de recherche étroits.

Soit ils sont linguistes et se passionnent pour une langue africaine pour laquelle ils rêvent d’un rôle inaccessible du fait des moyens financiers et surtout humains nécessaires. Ces moyens humains qui seront exigés des politiques seront très difficiles à former et à mettre administrativement en place, ce qui pèsera sur le développement.

Soit ils ont une attitude politique, comme ce fut le cas au Maghreb, et comme c’est le cas aujourd’hui dans certains états du Sahel avec des tentatives de promotion de l’arabe, ou, dans d’autres milieux, de l’anglais, deux langues inconnues de la masse de la population, malgré l’usage de mots isolés.

Cette catastrophe maghrébine est aujourd’hui reconnue par ses promoteurs d’hier, mais semble difficilement réversible pour des raisons de pression religieuse.

Il ne faudrait pas qu’elle se répète en Afrique subsaharienne : sous prétexte d’enseigner en langue maternelle, on enseigne en fait une langue normalisée qui n’est la langue maternelle de personne.

Par ailleurs définir un vocabulaire économique et de gestion dans beaucoup de langues africaines serait un travail de longue haleine, toujours en retard sur l’usage. Et surtout il n’existe pas de personnes compétentes pour enseigner dans toutes les langues locales, ni de formation de formateurs dans ces domaines.

Bref, il ne faudrait pas commence par casser ce qui existe avant s’apercevoir que c’est quasi impossible à remplacer.

On risque enfin de dévaloriser les élites des classes qualifiées dont le français est la langue maternelle ou d’usage.

Cet observatoire aurait donc aussi pour objectif d’une part de ramener le débat linguistique à la réalité concrète du travail, et de montrer aux entreprises françaises tout le bénéfice qu’elles pourraient tirer d’un environnement francophone.

Appel

En conséquence, j’appelle toute personne qualifiée attentive au développement économique et humain de l’Afrique à appuyer cette proposition.

Écrivez-moi à ymontenay@gmail.com

Yves Montenay,
auteur de La Langue Française, une arme d’équilibre de la mondialisation (2015)

Sur ce site : articles sur la Langue française et la Francophonie 

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2021 (7) - le 30/05/2021 - 10:39 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2021 (7)

L'Express L'essentiel de la loi sur les langues régionales censuré (21/5) (lien)
Le Figaro Le public plébiscite la fiction française, locomotive du secteur en 2020 (26/5) (lien)
Le Parisien Eurovision 2021 : le retour gagnant de la langue française (22/5) (lien)
La Nouvelle République Paul de Sinety, héraut impliqué de la langue française (22/5) (lien)
Georges Gastaud Les langues régionales ne doivent servir de prétexte, ni à la désarticulation de la République, ni à l’éviction de la langue commune de tous les citoyens, la langue française ! (28/5) (lien)
Georges Gastaud, auteur de l’article ci-dessus, animateur vigoureux du parti des Communistes rénovateurs, est aussi un ardent président de COURRIEL. Cette association de communistes décomplexés est membre co-fondatrice (avec ALF, l’AFRAV et DLF-Savoie) le 18 juin 2020 du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF). Et elle défend et promeut avec une belle ardeur la langue française. Le Haut Conseil, tout comme ALF son principal pilier, est représentatif de toutes les familles politiques de la France, pourvu qu’elles combattent pour le français et la Francophonie. J’ai pensé, sans évidemment partager l’ensemble de ce qui est écrit dans ce texte, que la part centrale qu’y occupe la question linguistique en France, et sa présentation équilibrée, justifiaient que notre site lui fît, telle quelle, une juste place. ALF, pour sa part, depuis 1992 : sa création et l’introduction - qui lui est en partie due - dans la Constitution de la phrase : "La langue de la République est le français", seulement pour contrer l’anglicisation alors déjà entreprise, a toujours diffusé sa position officielle sur les langues régionales. Elles sont pour elle : "précieuses parts du patrimoine et de la vie de la Nation ; aide maximale souhaitable y compris par le budget de l’État ; mais avec deux limites : "pas langue officielle, enseignement immersif possible, mais jamais majoritaire dans les écoles publiques ou recevant de l’argent public". Je suis donc, comme Georges Gastaud, en accord avec la décision du Conseil constitutionnel pour ce qui est du public. Je soupçonne en outre que l’enseignement immersif majoritaire fut peut-être conçu par certains comme devant un jour s’appliquer à l’anglo-américain, le substituant ainsi progressivement au français, et naturellement d’abord à ses premières bénéficiaires : les langues régionales devenues alors les "dindons de la farce", plus encore que le français. C’est qu’ils sont forts, nos collabos de la pub et du fric !
Albert Salon, secrétaire général du Haut Conseil.

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Langue française : Nouvelles de mai 2021 (7)

L'Express L'essentiel de la loi sur les langues régionales censuré (21/5) (lien)
Le Figaro Le public plébiscite la fiction française, locomotive du secteur en 2020 (26/5) (lien)
Le Parisien Eurovision 2021 : le retour gagnant de la langue française (22/5) (lien)
La Nouvelle République Paul de Sinety, héraut impliqué de la langue française (22/5) (lien)
Georges Gastaud Les langues régionales ne doivent servir de prétexte, ni à la désarticulation de la République, ni à l’éviction de la langue commune de tous les citoyens, la langue française ! (28/5) (lien)
Georges Gastaud, auteur de l’article ci-dessus, animateur vigoureux du parti des Communistes rénovateurs, est aussi un ardent président de COURRIEL. Cette association de communistes décomplexés est membre co-fondatrice (avec ALF, l’AFRAV et DLF-Savoie) le 18 juin 2020 du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF). Et elle défend et promeut avec une belle ardeur la langue française. Le Haut Conseil, tout comme ALF son principal pilier, est représentatif de toutes les familles politiques de la France, pourvu qu’elles combattent pour le français et la Francophonie. J’ai pensé, sans évidemment partager l’ensemble de ce qui est écrit dans ce texte, que la part centrale qu’y occupe la question linguistique en France, et sa présentation équilibrée, justifiaient que notre site lui fît, telle quelle, une juste place. ALF, pour sa part, depuis 1992 : sa création et l’introduction - qui lui est en partie due - dans la Constitution de la phrase : "La langue de la République est le français", seulement pour contrer l’anglicisation alors déjà entreprise, a toujours diffusé sa position officielle sur les langues régionales. Elles sont pour elle : "précieuses parts du patrimoine et de la vie de la Nation ; aide maximale souhaitable y compris par le budget de l’État ; mais avec deux limites : "pas langue officielle, enseignement immersif possible, mais jamais majoritaire dans les écoles publiques ou recevant de l’argent public". Je suis donc, comme Georges Gastaud, en accord avec la décision du Conseil constitutionnel pour ce qui est du public. Je soupçonne en outre que l’enseignement immersif majoritaire fut peut-être conçu par certains comme devant un jour s’appliquer à l’anglo-américain, le substituant ainsi progressivement au français, et naturellement d’abord à ses premières bénéficiaires : les langues régionales devenues alors les "dindons de la farce", plus encore que le français. C’est qu’ils sont forts, nos collabos de la pub et du fric !
Albert Salon, secrétaire général du Haut Conseil.

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Le Loup, le chien, le diseur et les gardes : la fable de trop

Cet excellent diseur à l’immense répertoire, membre d’Avenir de la langue française, qui s’efforce de vivre aussi de sa passion, ne méritait pas d’être chassé comme il le décrit. Homme de bien, ses récitals sont autant de cadeaux fort appréciés par ses auditeurs de rencontre, non captifs. Il devrait être financé par le ministère de la Culture ! Albert Salon

.

Au milieu de l’avenue de l’Observatoire, l’une des artères les plus calmes et pittoresques de la capitale, un jardin jouxtant celui du Luxembourg honore, par son nom, la mémoire des "Grands explorateurs Marco-Polo et Cavelier-de-La-Salle". Une allée de ce jardin honore, par son nom, la résistante "Denise Vernay".

C’est ce lieu béni, entre pelouses et frondaisons, qu’avait choisi Yvan Gradis (témoin, avant d’en devenir administrateur, des prémices de notre association, dont il suscita, créa puis corrigea le bulletin trimestriel que nos adhérents connaissent bien) pour honorer, quant à lui, les 38 poètes de son répertoire de diseur, lequel comprend (actuellement) 126 poèmes du XVe au XXIe siècle, autant de textes récités, au pied levé, au gré des passants, le plus souvent en français, mais aussi en anglais, en allemand, voire en polonais.


Ce samedi 8 mai 2021, donc, Yvan s’adonnait, comme il le fait régulièrement dans Paris et en province quand on l’y invite, à sa passion : la poésie. Trois heures… seulement… s’étaient écoulées sous un doux soleil printanier, devant des dizaines d’auditeurs-spectateurs venus subir, en passant, cette "piqûre" de belle langue, de culture et d’émotions en tout genre en laquelle consiste un poème, quand trois gardes un peu trop zélés, s’ennuyant peut-être, en tout cas ne l’entendant pas de cette oreille, sont venus rompre le charme et piétiner le bonheur partagé par le diseur et son public – en plein milieu du Loup et le Chien de La Fontaine, dont on fête pourtant les 400 ans cette année.

Yvan Gradis, le diseur


Une mésaventure vécue par Yvan avec assez de scandale pour qu’il ait décidé de s’en plaindre à la supérieure hiérarchique desdits gardes : la maire de Paris. Voyez donc la lettre adressée à Anne Hidalgo, ainsi que celle reçue par Yvan, au lendemain de l’incident, de la part d’une de ses spectatrices.

Ci-joint :

- la lettre d' Yvan Gradis à Mme Hidalgo, maire de Paris
- la lettre d’Hélène Dumarty
- le répertoire poétique d'Yvan Gradis

Pour le cas où vous voudriez vous exprimer sur cette affaire auprès des adjointes de Mme Hidalgo ou de son cabinet, voici leurs adresses électroniques :

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Le Loup, le chien, le diseur et les gardes : la fable de trop

Cet excellent diseur à l’immense répertoire, membre d’Avenir de la langue française, qui s’efforce de vivre aussi de sa passion, ne méritait pas d’être chassé comme il le décrit. Homme de bien, ses récitals sont autant de cadeaux fort appréciés par ses auditeurs de rencontre, non captifs. Il devrait être financé par le ministère de la Culture ! Albert Salon

.

Au milieu de l’avenue de l’Observatoire, l’une des artères les plus calmes et pittoresques de la capitale, un jardin jouxtant celui du Luxembourg honore, par son nom, la mémoire des "Grands explorateurs Marco-Polo et Cavelier-de-La-Salle". Une allée de ce jardin honore, par son nom, la résistante "Denise Vernay".

C’est ce lieu béni, entre pelouses et frondaisons, qu’avait choisi Yvan Gradis (témoin, avant d’en devenir administrateur, des prémices de notre association, dont il suscita, créa puis corrigea le bulletin trimestriel que nos adhérents connaissent bien) pour honorer, quant à lui, les 38 poètes de son répertoire de diseur, lequel comprend (actuellement) 126 poèmes du XVe au XXIe siècle, autant de textes récités, au pied levé, au gré des passants, le plus souvent en français, mais aussi en anglais, en allemand, voire en polonais.


Ce samedi 8 mai 2021, donc, Yvan s’adonnait, comme il le fait régulièrement dans Paris et en province quand on l’y invite, à sa passion : la poésie. Trois heures… seulement… s’étaient écoulées sous un doux soleil printanier, devant des dizaines d’auditeurs-spectateurs venus subir, en passant, cette "piqûre" de belle langue, de culture et d’émotions en tout genre en laquelle consiste un poème, quand trois gardes un peu trop zélés, s’ennuyant peut-être, en tout cas ne l’entendant pas de cette oreille, sont venus rompre le charme et piétiner le bonheur partagé par le diseur et son public – en plein milieu du Loup et le Chien de La Fontaine, dont on fête pourtant les 400 ans cette année.

Yvan Gradis, le diseur


Une mésaventure vécue par Yvan avec assez de scandale pour qu’il ait décidé de s’en plaindre à la supérieure hiérarchique desdits gardes : la maire de Paris. Voyez donc la lettre adressée à Anne Hidalgo, ainsi que celle reçue par Yvan, au lendemain de l’incident, de la part d’une de ses spectatrices.

Ci-joint :

- la lettre d' Yvan Gradis à Mme Hidalgo, maire de Paris
- la lettre d’Hélène Dumarty
- le répertoire poétique d'Yvan Gradis

Pour le cas où vous voudriez vous exprimer sur cette affaire auprès des adjointes de Mme Hidalgo ou de son cabinet, voici leurs adresses électroniques :

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nouvelles2021/barbara-pravi.jpgLe Français en force à l'Eurovision - le 24/05/2021 - 19:18 par MAR

Le Français en force à l'Eurovision

aucun titre en anglais sur le podium !

Il n'y a pas si longtemps de nombreux journaleux (mauvais journalistes) se gaussaient des français, osant, quasiment seuls, chanter dans leur langue à l'Eurovision avec de mauvais résultats, leur reprochant de ne pas chanter en anglais comme tout le monde.
Il y eut déjà le précédent de 2017 où le portugais Salvador Sobral gagna avec Amar Pelos Dois sans aucun mot anglais.
Cette année, mieux encore : aucun titre en anglais sur le podium : les Italiens du groupe Måneskin ont emporté la victoire avec la chanson "Zitti e buoni" en italien. La française  Barbara Pravi était 2e avec la chanson  "Voilà" en français et le groupe suisse Gjon’s tears était 3e avec la chanson "Tout l’univers", en français également !

En outre, la candidate maltaise, a choisi un titre tricolore, "Je me casse". Et le Suédois Tusse, ancien réfugié du HCR d’origine congolaise, a repris sa chanson "Voices" en français sur les réseaux sociaux. Enfin, cette année, cela change. 8 candidats sur 39 ont tenu à s’exprimer dans leur langue natale.

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Le Français en force à l'Eurovision

aucun titre en anglais sur le podium !

Il n'y a pas si longtemps de nombreux journaleux (mauvais journalistes) se gaussaient des français, osant, quasiment seuls, chanter dans leur langue à l'Eurovision avec de mauvais résultats, leur reprochant de ne pas chanter en anglais comme tout le monde.
Il y eut déjà le précédent de 2017 où le portugais Salvador Sobral gagna avec Amar Pelos Dois sans aucun mot anglais.
Cette année, mieux encore : aucun titre en anglais sur le podium : les Italiens du groupe Måneskin ont emporté la victoire avec la chanson "Zitti e buoni" en italien. La française  Barbara Pravi était 2e avec la chanson  "Voilà" en français et le groupe suisse Gjon’s tears était 3e avec la chanson "Tout l’univers", en français également !

En outre, la candidate maltaise, a choisi un titre tricolore, "Je me casse". Et le Suédois Tusse, ancien réfugié du HCR d’origine congolaise, a repris sa chanson "Voices" en français sur les réseaux sociaux. Enfin, cette année, cela change. 8 candidats sur 39 ont tenu à s’exprimer dans leur langue natale.

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2021 (6) - le 21/05/2021 - 12:11 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2021 (6)

SSJB Montréal : Grande marche pour le français le 21 mai 2021 - 17h (lien et ci-dessous)
20 minutes Eurovision 2021 : La langue française fait un retour en force  (16/5) (lien)
Le Figaro 10 mots pour parler de la télécommunication en français (17/5) (lien)
L'Express  M. Feltin-Palas Aulx, yeux, travails... Il y a des pluriels bien singuliers  (18/5) (lien)
Le Figaro Healthy, confort food, drive... Dites-le en français ! (15/5) (lien)
__________________________________________________________________________

Montréal : Grande marche pour le français le 21 mai 2021, à 17h

La Société Saint Jean-Baptiste et le Mouvement des jeunes souverainistes (MJS) tiendront
une grande marche pour le français

Vendredi le 21 mai 2021, à 17h à Montréal [statue Georges-Étienne Cartier]

"En français, c’est non négociable !" (lien)

ALF et les association porteuses du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF) se déclarent pleinement solidaires de cette importante manifestation au Québec.
Nous sommes en fraternité d’armes avec les organisateurs dans ce combat commun !

Certains d’entre eux sont membres de notre Haut Conseil international, dans sa section Québec en cours de peuplement.

Bientôt nous devrons reprendre les manifestations de rue en France, tant notre situation commence à ressembler à l’ « étranglement au sérail » que subissent les Québécois, et a fortiori, les autres francophones du Canada !...

Haut les cœurs !

Albert Salon

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Langue française : Nouvelles de mai 2021 (6)

SSJB Montréal : Grande marche pour le français le 21 mai 2021 - 17h (lien et ci-dessous)
20 minutes Eurovision 2021 : La langue française fait un retour en force  (16/5) (lien)
Le Figaro 10 mots pour parler de la télécommunication en français (17/5) (lien)
L'Express  M. Feltin-Palas Aulx, yeux, travails... Il y a des pluriels bien singuliers  (18/5) (lien)
Le Figaro Healthy, confort food, drive... Dites-le en français ! (15/5) (lien)
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Montréal : Grande marche pour le français le 21 mai 2021, à 17h

La Société Saint Jean-Baptiste et le Mouvement des jeunes souverainistes (MJS) tiendront
une grande marche pour le français

Vendredi le 21 mai 2021, à 17h à Montréal [statue Georges-Étienne Cartier]

"En français, c’est non négociable !" (lien)

ALF et les association porteuses du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF) se déclarent pleinement solidaires de cette importante manifestation au Québec.
Nous sommes en fraternité d’armes avec les organisateurs dans ce combat commun !

Certains d’entre eux sont membres de notre Haut Conseil international, dans sa section Québec en cours de peuplement.

Bientôt nous devrons reprendre les manifestations de rue en France, tant notre situation commence à ressembler à l’ « étranglement au sérail » que subissent les Québécois, et a fortiori, les autres francophones du Canada !...

Haut les cœurs !

Albert Salon

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nouvelles2021/larousse.jpgLarousse fourrier du franglais ! - le 18/05/2021 - 11:21 par MAR

Larousse fourrier du franglais !

Lettre d'une adhérente d'ALF aux éditions Larousse

Madame Chantal Leflaive (adhérente Alf)
aux Éditions Larousse, département dictionnaires français, le 4 mai 2021

Madame la Directrice,

Je ne voudrais pas tarder davantage à vous faire part de ma stupéfaction, voire de mon indignation, à l'écoute des informations diffusées sur la radio France Inter ce mardi 4 mai 2021, vers 13h, à l'occasion de la nouvelle édition du dictionnaire Larousse.

Dans cette édition paraîtront les mots cluster et click and collect. Je vous demanderais de vous rapporter à la fameuse réponse de Voltaire à une Italienne qui se plaignait de la pauvreté de la langue française. Il lui a répondu en citant tous les mots pouvant signifier l'action de manger pour lui prouver la richesse de notre langue. Ainsi, en est-il du français actuel :
Click and collect : choisissez, sélectionnez ; click : cliquez ; collect : ramassez, prélevez, servez-vous, recueillez, prenez, saisissez, emportez, etc. ; cluster : foyer, réunion, rassemblement, groupe, attroupement, assemblée, etc.

Je ne fais pas partie des illettrés puisque je suis cataloguée "bac+3" et que je pratique la langue française depuis 80 ans, vivant parmi des personnes de haut niveau. Mais je suis souvent obligée de prendre mon dictionnaire anglais-français pour la lecture des journaux, même Le Figaro (ex. : Le Figaro-Madame : "s'informer auprès des gossips"! ?)

Regrettant que les spécialistes de la langue française ne manifestent pas davantage de respect pour notre patrimoine culturel que bien des étrangers nous envient, je vous prie de croire à mes salutations.

Chantal Leflaive

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Larousse fourrier du franglais !

Lettre d'une adhérente d'ALF aux éditions Larousse

Madame Chantal Leflaive (adhérente Alf)
aux Éditions Larousse, département dictionnaires français, le 4 mai 2021

Madame la Directrice,

Je ne voudrais pas tarder davantage à vous faire part de ma stupéfaction, voire de mon indignation, à l'écoute des informations diffusées sur la radio France Inter ce mardi 4 mai 2021, vers 13h, à l'occasion de la nouvelle édition du dictionnaire Larousse.

Dans cette édition paraîtront les mots cluster et click and collect. Je vous demanderais de vous rapporter à la fameuse réponse de Voltaire à une Italienne qui se plaignait de la pauvreté de la langue française. Il lui a répondu en citant tous les mots pouvant signifier l'action de manger pour lui prouver la richesse de notre langue. Ainsi, en est-il du français actuel :
Click and collect : choisissez, sélectionnez ; click : cliquez ; collect : ramassez, prélevez, servez-vous, recueillez, prenez, saisissez, emportez, etc. ; cluster : foyer, réunion, rassemblement, groupe, attroupement, assemblée, etc.

Je ne fais pas partie des illettrés puisque je suis cataloguée "bac+3" et que je pratique la langue française depuis 80 ans, vivant parmi des personnes de haut niveau. Mais je suis souvent obligée de prendre mon dictionnaire anglais-français pour la lecture des journaux, même Le Figaro (ex. : Le Figaro-Madame : "s'informer auprès des gossips"! ?)

Regrettant que les spécialistes de la langue française ne manifestent pas davantage de respect pour notre patrimoine culturel que bien des étrangers nous envient, je vous prie de croire à mes salutations.

Chantal Leflaive

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2021 (5) - le 18/05/2021 - 11:01 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2021 (5)

Le Figaro  Alain Borer Le français subit un grand dérèglement sémantique  (14/5) (lien)
Front populaire Les anglicismes à l’assaut de la langue française ?  (13/5) (lien)
J. de Québec Nouvelle mouture de la loi 101 : un ministère de la Langue française ! (13/5) (lien)
Culture générale Quelques mots empruntés à l’Empire du soleil levant  (14/5) (lien)
Le Figaro Overbooké, swipe: l’hégémonie du globish  (14/5) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mai 2021 (5)

Le Figaro  Alain Borer Le français subit un grand dérèglement sémantique  (14/5) (lien)
Front populaire Les anglicismes à l’assaut de la langue française ?  (13/5) (lien)
J. de Québec Nouvelle mouture de la loi 101 : un ministère de la Langue française ! (13/5) (lien)
Culture générale Quelques mots empruntés à l’Empire du soleil levant  (14/5) (lien)
Le Figaro Overbooké, swipe: l’hégémonie du globish  (14/5) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2021 (4) - le 16/05/2021 - 11:23 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2021 (4)

Sud Radio Alain Borer Nous ne sommes pas dans une période de mondialisation mais d'autocolonisation (11/5) (lien)
MH Verdier Le français est la langue de l’école républicaine, un point, c’est tout ! (10/5) (lien)
TV5 Monde L'écriture inclusive formellement interdite par l'Éducation nationale (7/5) (lien)
Ouest France L’Académie française en 12 dates, de 1635 à nos jours (10/5) (lien)
Le Figaro Si vous connaissez ces mots, vous êtes un amoureux de la francophonie (9/5) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mai 2021 (4)

Sud Radio Alain Borer Nous ne sommes pas dans une période de mondialisation mais d'autocolonisation (11/5) (lien)
MH Verdier Le français est la langue de l’école républicaine, un point, c’est tout ! (10/5) (lien)
TV5 Monde L'écriture inclusive formellement interdite par l'Éducation nationale (7/5) (lien)
Ouest France L’Académie française en 12 dates, de 1635 à nos jours (10/5) (lien)
Le Figaro Si vous connaissez ces mots, vous êtes un amoureux de la francophonie (9/5) (lien)

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Examen périodique universel (EPU) de la Belgique
Beau succès pour les francophones de Flandre à l’ONU

Il s'agit là d'une victoire due notamment au long combat de notre ami Edgar Fonck, directeur de l'Association pour la promotion du français en Flandre (APFF), et membre de notre Haut Conseil de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF). Nous lui adressons nos vives félicitations. AS

De Haan (Le Coq), le 10 mai 2021 – En Flandre, région unilingue flamande située au nord de la Belgique, plus de 300 000 citoyens ont pour langue maternelle le français.
Cette minorité francophone en Flandre (5% de la population) n’est pas reconnue comme telle, ni protégée par la Convention-cadre du Conseil de l’Europe pour la protection des minorités nationales que la Belgique n’a toujours pas ratifié à ce jour, depuis sa signature le 31 juillet 2001.

En Effet, la Flandre ne veut pas entendre parler de minorité francophone sur son territoire, ni de discriminations linguistiques.
En l’absence de droits reconnus, notamment de disposer de subventions pour leurs activités culturelles, et soumis de manière continue aux tracasseries administratives imposées par la Région Flamande, tant dans les communes à statut linguistique spécial (les communes à facilités qui sont bilingues) que dans les communes dites "sans facilités", les francophones de Flandre se sentent menacés d’assimilation forcée.

Quatre associations représentatives des francophones de Flandre, dont l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF), ainsi que de l’Association de Promotion des Droits Humains et des Minorités (ADHUM) ont envoyé un rapport alternatif à l’ONU, dans le cadre du 3ème Examen périodique universel (EPU) de la Belgique. Examen au cours duquel est passé en revue l’ensemble des droits de l’homme dans le pays examiné.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les francophones de Flandre qui se battent avec opiniâtreté depuis plus de 20 ans, pour défendre leurs droits, viennent de remporter un beau succès à l’ONU à Genève, lors du 3ème EPU de la Belgique .

Un succès d’autant plus important que 6 recommandations de l’ONU concernent les minorités et les discriminations linguistiques qui avaient été volontairement "oubliées" dans le rapport officiel de la Belgique.

Cerise sur le gâteau, la recommandation de la Suisse à la Belgique de "ratifier la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales qu’elle a signé en 2001". Ou la recommandation de la Russie d’"adopter des mesures pour réaliser les droits et les critères linguistiques des minorités, notamment de la minorité francophone en Flandre".
Dans son intervention, la Suisse a expliqué que son identité est "fondée sur le pluralisme et la coexistence de différentes communautés, notamment linguistiques", et que, pour elle, "la protection des minorités nationales est une priorité".

Il sera difficile pour la Belgique de ne pas tenir compte de ces recommandations, auxquelles il faut ajouter celles récemment adoptées par le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD), alors que la Belgique est candidate à un siège au Conseil des droits de l’homme de l’ONU en 2023.

Edgar Fonck, porte-parole de la CAFF-ADHUM *
Coalition des Associations Francophones de Flandre et de l’Association de Promotion des Droits Humains et des Minorités ( http://www.francophonie.be/caff-adhum )

(*) La CAFF-ADHUM est composée de l’Action Fouronnaise, l’Association de Promotion des Droits Humains et des Minorités (ADHUM), l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF), Citoyens de Zaventem et Ronse bilingue - Renaix tweetalig.

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Examen périodique universel (EPU) de la Belgique
Beau succès pour les francophones de Flandre à l’ONU

Il s'agit là d'une victoire due notamment au long combat de notre ami Edgar Fonck, directeur de l'Association pour la promotion du français en Flandre (APFF), et membre de notre Haut Conseil de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF). Nous lui adressons nos vives félicitations. AS

De Haan (Le Coq), le 10 mai 2021 – En Flandre, région unilingue flamande située au nord de la Belgique, plus de 300 000 citoyens ont pour langue maternelle le français.
Cette minorité francophone en Flandre (5% de la population) n’est pas reconnue comme telle, ni protégée par la Convention-cadre du Conseil de l’Europe pour la protection des minorités nationales que la Belgique n’a toujours pas ratifié à ce jour, depuis sa signature le 31 juillet 2001.

En Effet, la Flandre ne veut pas entendre parler de minorité francophone sur son territoire, ni de discriminations linguistiques.
En l’absence de droits reconnus, notamment de disposer de subventions pour leurs activités culturelles, et soumis de manière continue aux tracasseries administratives imposées par la Région Flamande, tant dans les communes à statut linguistique spécial (les communes à facilités qui sont bilingues) que dans les communes dites "sans facilités", les francophones de Flandre se sentent menacés d’assimilation forcée.

Quatre associations représentatives des francophones de Flandre, dont l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF), ainsi que de l’Association de Promotion des Droits Humains et des Minorités (ADHUM) ont envoyé un rapport alternatif à l’ONU, dans le cadre du 3ème Examen périodique universel (EPU) de la Belgique. Examen au cours duquel est passé en revue l’ensemble des droits de l’homme dans le pays examiné.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les francophones de Flandre qui se battent avec opiniâtreté depuis plus de 20 ans, pour défendre leurs droits, viennent de remporter un beau succès à l’ONU à Genève, lors du 3ème EPU de la Belgique .

Un succès d’autant plus important que 6 recommandations de l’ONU concernent les minorités et les discriminations linguistiques qui avaient été volontairement "oubliées" dans le rapport officiel de la Belgique.

Cerise sur le gâteau, la recommandation de la Suisse à la Belgique de "ratifier la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales qu’elle a signé en 2001". Ou la recommandation de la Russie d’"adopter des mesures pour réaliser les droits et les critères linguistiques des minorités, notamment de la minorité francophone en Flandre".
Dans son intervention, la Suisse a expliqué que son identité est "fondée sur le pluralisme et la coexistence de différentes communautés, notamment linguistiques", et que, pour elle, "la protection des minorités nationales est une priorité".

Il sera difficile pour la Belgique de ne pas tenir compte de ces recommandations, auxquelles il faut ajouter celles récemment adoptées par le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD), alors que la Belgique est candidate à un siège au Conseil des droits de l’homme de l’ONU en 2023.

Edgar Fonck, porte-parole de la CAFF-ADHUM *
Coalition des Associations Francophones de Flandre et de l’Association de Promotion des Droits Humains et des Minorités ( http://www.francophonie.be/caff-adhum )

(*) La CAFF-ADHUM est composée de l’Action Fouronnaise, l’Association de Promotion des Droits Humains et des Minorités (ADHUM), l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF), Citoyens de Zaventem et Ronse bilingue - Renaix tweetalig.

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2021 (3) - le 08/05/2021 - 19:41 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2021 (3)

Le Dauphiné Vallini "Pour une troisième langue sur nos cartes d’identité !" (6/5) (lien)
Le Point Alain Borer "L’écriture inclusive est un code exclusif" (10/5) (lien)
Le Devoir Québec utilisera uniquement le français dans ses écrits d’ici un an (6/5) (lien)
Le Monde "Télétravailler", "cluster", "réa"… nouveaux mots du Larousse issus de la crise sanitaire (lien)
Le Figaro Novlangue: 4 mots qui ne veulent plus dire grand-chose  (6/5) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mai 2021 (3)

Le Dauphiné Vallini "Pour une troisième langue sur nos cartes d’identité !" (6/5) (lien)
Le Point Alain Borer "L’écriture inclusive est un code exclusif" (10/5) (lien)
Le Devoir Québec utilisera uniquement le français dans ses écrits d’ici un an (6/5) (lien)
Le Monde "Télétravailler", "cluster", "réa"… nouveaux mots du Larousse issus de la crise sanitaire (lien)
Le Figaro Novlangue: 4 mots qui ne veulent plus dire grand-chose  (6/5) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2021 (2) - le 06/05/2021 - 12:34 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2021 (2)

Yvon Pantalacci Les Français et leur langue : désamour ou schizophrénie ? (lien)
L'Express Feltin-Palas Le désaccord du participe passé  (4/5) (lien)
Le Figaro étudiant Jean-Michel Blanquer veut interdire l’écriture inclusive à l’école  (3/5) (lien)
Le Figaro Dans les secrets de la fabrique des mots du Petit Larousse  (3/5) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mai 2021 (2)

Yvon Pantalacci Les Français et leur langue : désamour ou schizophrénie ? (lien)
L'Express Feltin-Palas Le désaccord du participe passé  (4/5) (lien)
Le Figaro étudiant Jean-Michel Blanquer veut interdire l’écriture inclusive à l’école  (3/5) (lien)
Le Figaro Dans les secrets de la fabrique des mots du Petit Larousse  (3/5) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2021 - le 02/05/2021 - 17:23 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2021

A. Fr. Av "Navigo Easy" ne respecte pas notre langue, mais respecterait la loi ! (lien)
Québec Hebdo Langue française : Legault prêt à rouvrir le débat sur l’affichage  (2/5) (lien)
La Tribune Réforme loi 101 : Legault vante les mérites de la clause dérogatoire (29/4) (lien)
L'Express Feltin-Palas Nous parlons gaulois sans le savoir (lien)
CERMF Les 22 pays africains qui importent leur monnaie d’Angleterre et d’Allemagne (lien)

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Langue française : Nouvelles de mai 2021

A. Fr. Av "Navigo Easy" ne respecte pas notre langue, mais respecterait la loi ! (lien)
Québec Hebdo Langue française : Legault prêt à rouvrir le débat sur l’affichage  (2/5) (lien)
La Tribune Réforme loi 101 : Legault vante les mérites de la clause dérogatoire (29/4) (lien)
L'Express Feltin-Palas Nous parlons gaulois sans le savoir (lien)
CERMF Les 22 pays africains qui importent leur monnaie d’Angleterre et d’Allemagne (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2021 (5) - le 27/04/2021 - 10:54 par MAR

Langue française : Nouvelles d'avril 2021 (5)

Marie-Hélène Verdier La chasse au participe passé (24/4) (lien)
RTL  Muriel Gilbert Faut-il accentuer les majuscules ?  (25/4) (lien)
J. de Montréal  Mathieu Bock-Côté Enfin le réveil du nationalisme au Québec ?  (21/4) (lien)
France Terme Verdissement d'image et non greenwashing !   (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2021 (5)

Marie-Hélène Verdier La chasse au participe passé (24/4) (lien)
RTL  Muriel Gilbert Faut-il accentuer les majuscules ?  (25/4) (lien)
J. de Montréal  Mathieu Bock-Côté Enfin le réveil du nationalisme au Québec ?  (21/4) (lien)
France Terme Verdissement d'image et non greenwashing !   (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2021 (4) - le 23/04/2021 - 10:40 par MAR

Langue française : Nouvelles d'avril 2021 (4)

FigaroVox Hélène Carrère d'Encausse et Frédéric Vitoux Nouvelle carte d’identité bilingue français-anglais : un symbole très fâcheux (12/4) (lien)
Le Monde Bernard Cerquiglini L’écriture "inclusive", empreinte d’une louable intention, est une fâcheuse erreur  (19/4) (lien)
Le Figaro 5 anglicismes qui ont changé de sens en français (20/4) (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2021 (4)

FigaroVox Hélène Carrère d'Encausse et Frédéric Vitoux Nouvelle carte d’identité bilingue français-anglais : un symbole très fâcheux (12/4) (lien)
Le Monde Bernard Cerquiglini L’écriture "inclusive", empreinte d’une louable intention, est une fâcheuse erreur  (19/4) (lien)
Le Figaro 5 anglicismes qui ont changé de sens en français (20/4) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2021 (3) - le 17/04/2021 - 19:47 par MAR

Langue française : Nouvelles d'avril 2021 (3)

L'Express Feltin-Palas L'anglais sera-t-il un jour la seule langue parlée en France ?(13/04) (lien)
A. Fr. Av Lorraine Airport », un procès pour rétablir la langue française ! (12/4) (lien)
Initiative communiste Attaques multiples contre la langue constitutionnelle de la République : le français doit redevenir pleinement la "langue de la République" (8/4) (lien)

Georges Gastaud, animateur du Pôle de Résistance communiste en France (PRCF), est également président de COURRIEL, association très active dans notre combat commun contre les destructeurs de la langue française, de la France et de la Francophonie mondiale. COURRIEL est l’une des 24 associations porteuses du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF).
COURRIEL est même, avec Avenir de la Langue française (ALF), l’AFRAV et DLF-Savoie, à l’origine du groupement de 20 autres associations autour d’elles, et de la création commune du Haut Conseil.
Ce dernier est représentatif de toute la diversité des familles spirituelles et politiques de la France. À ce titre, nous diffusons donc l’appel de COURRIEL-PRCF à la résistance au tout-anglais, pour sa part d’éclatante vérité : la vigoureuse dénonciation de l’offensive très puissante actuellement conduite contre notre langue avec la complicité des institutions pourtant chargées de la promouvoir, et l’urgence d’une Résistance de tout le peuple français.. Albert Salon

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Langue française : Nouvelles d'avril 2021 (3)

L'Express Feltin-Palas L'anglais sera-t-il un jour la seule langue parlée en France ?(13/04) (lien)
A. Fr. Av Lorraine Airport », un procès pour rétablir la langue française ! (12/4) (lien)
Initiative communiste Attaques multiples contre la langue constitutionnelle de la République : le français doit redevenir pleinement la "langue de la République" (8/4) (lien)

Georges Gastaud, animateur du Pôle de Résistance communiste en France (PRCF), est également président de COURRIEL, association très active dans notre combat commun contre les destructeurs de la langue française, de la France et de la Francophonie mondiale. COURRIEL est l’une des 24 associations porteuses du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF).
COURRIEL est même, avec Avenir de la Langue française (ALF), l’AFRAV et DLF-Savoie, à l’origine du groupement de 20 autres associations autour d’elles, et de la création commune du Haut Conseil.
Ce dernier est représentatif de toute la diversité des familles spirituelles et politiques de la France. À ce titre, nous diffusons donc l’appel de COURRIEL-PRCF à la résistance au tout-anglais, pour sa part d’éclatante vérité : la vigoureuse dénonciation de l’offensive très puissante actuellement conduite contre notre langue avec la complicité des institutions pourtant chargées de la promouvoir, et l’urgence d’une Résistance de tout le peuple français.. Albert Salon

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2021 (2) - le 12/04/2021 - 15:45 par MAR

Langue française : Nouvelles d'avril 2021 (2)

Le Figaro Jean-Baptiste Lemoyne et Clément Beaune La présidence française de l’Union européenne : opportunité historique pour la francophonie (8/4) (lien)
Les Échos Fl. Proust Ce que la carte d'identité française en anglais dit de nous (8/4) (lien)
Le Figaro étudiant Pétition contre l’écriture inclusive : déjà 25 000 signatures (9/4) (lien)
La Nouvelle République Trop d'anglicismes à la Métropole de Tours ? (7/4) (lien)
Le Figaro "Streaming", "replay"... Dites-le en français ! (7/4) (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2021 (2)

Le Figaro Jean-Baptiste Lemoyne et Clément Beaune La présidence française de l’Union européenne : opportunité historique pour la francophonie (8/4) (lien)
Les Échos Fl. Proust Ce que la carte d'identité française en anglais dit de nous (8/4) (lien)
Le Figaro étudiant Pétition contre l’écriture inclusive : déjà 25 000 signatures (9/4) (lien)
La Nouvelle République Trop d'anglicismes à la Métropole de Tours ? (7/4) (lien)
Le Figaro "Streaming", "replay"... Dites-le en français ! (7/4) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2021 - le 09/04/2021 - 16:22 par MAR

Langue française : Nouvelles d'avril 2021

Le Monde B. Cassin et X. North En décidant de traduire en anglais seulement notre nouvelle carte d’identité, nous avons tout faux (5/4) (lien)
RTL Des anglicismes à bannir de notre langue (4/4) (lien)
Le Devoir Le français n'appartient pas qu'aux Français [Dictionnaire des francophones] (lien)
Marianne Nouvelle carte d'identité bilingue : encore un peu de globish en dessert ? (3/4) (lien)
Le Devoir La séduction de l’anglais, de Paris à Montréal [Sciences Po Paris l'anglomane] (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2021

Le Monde B. Cassin et X. North En décidant de traduire en anglais seulement notre nouvelle carte d’identité, nous avons tout faux (5/4) (lien)
RTL Des anglicismes à bannir de notre langue (4/4) (lien)
Le Devoir Le français n'appartient pas qu'aux Français [Dictionnaire des francophones] (lien)
Marianne Nouvelle carte d'identité bilingue : encore un peu de globish en dessert ? (3/4) (lien)
Le Devoir La séduction de l’anglais, de Paris à Montréal [Sciences Po Paris l'anglomane] (lien)

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nouvelles2021/CNI0.jpgLes French citoyens ! - le 02/04/2021 - 16:55 par Fr_Combes_P_Latour

Les French citoyens !

« Inscris, je suis arabe », écrit Mahmoud Darwich dans un de ses poèmes les plus célèbres ; car les peuples privés de leur identité peuvent la revendiquer avec fierté. Et nous, qu’allons-nous pouvoir dire ? « Inscris, I’m un French citoyen ? Un Européo-Français ? »


Le gouvernement français, en liaison avec la Commission européenne et sans consultation des parlementaires, vient de décider d’une nouvelle carte « nationale » d’identité (CNI). Une carte européenne, avec le drapeau européen à côté du drapeau tricolore et toutes les mentions dans les deux langues : français et anglais. Et ils ont choisi la Semaine de la langue française pour accomplir leur forfait !


Non contents de n’avoir jamais respecté la loi Toubon qui fait théoriquement interdiction aux entreprises publiques de communiquer ou de baptiser leurs marques et leurs produits autrement qu’en français, ils viennent de décider que nous étions devenus un pays bilingue. Non pas français et breton ou français et occitan, mais français et anglais.

French identity card
Foulé aux pieds l’article 2 de la Constitution qui stipule que le français est la langue de la République. Et le fait que la Grande-Bretagne ait quitté la Communauté européenne ne les a pas dissuadés de faire de l’anglo-américain la langue officielle de l’Europe.

En fait, il faut, « quoi qu’il en coûte » imposer le « tout anglais ». Imposer le « basic English »’ à tous les citoyens et travailleurs répond à un impératif économique des grands groupes : désegmenter le marché du travail pour favoriser la concurrence de tous contre tous. Mais il y a aussi un objectif politique et culturel : en finir avec les particularités nationales et l’exception française, effacer la culture du pays de la Révolution et de la Commune.

Il est frappant de constater comment cet abandon de souveraineté linguistique s’accompagne de la flatterie envers le chauvinisme. Si l’on en croit beaucoup de pubs, tout ce qui est fabriqué en France serait meilleur que ce qui vient d’ailleurs. Pourtant, alors que la petite île de Cuba a réussi à mettre au point quatre vaccins, le pays de Pasteur, inféodé au Big Pharma, en est réduit à payer au prix fort les vaccins américains ou anglais qui ne sont même pas livrés…

Pendant la Semaine de la langue française est passé un « clip » (là, le mot anglais s’impose), montrant un livreur et sa cliente qui parlaient un français à la mode d’autrefois. Heureusement, une voix « off » ajoutait : « Semaine de la langue française… mais n’en faites pas trop ».

Ils en font trop ! Excusez-nous si nous nous enflammons mais « qui trop embrase mal éteint »…

Francis Combes & Patricia Latour
chronique parue dans l’Humanité du 25 mars 2021

à lire également le communiqué de l'A.Fr.Av.

Pour information, l'Allemagne a fait une carte d'identité nationale dans les 3 langues officielles de la Commission européenne : allemand, anglais, français. 

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Les French citoyens !

« Inscris, je suis arabe », écrit Mahmoud Darwich dans un de ses poèmes les plus célèbres ; car les peuples privés de leur identité peuvent la revendiquer avec fierté. Et nous, qu’allons-nous pouvoir dire ? « Inscris, I’m un French citoyen ? Un Européo-Français ? »


Le gouvernement français, en liaison avec la Commission européenne et sans consultation des parlementaires, vient de décider d’une nouvelle carte « nationale » d’identité (CNI). Une carte européenne, avec le drapeau européen à côté du drapeau tricolore et toutes les mentions dans les deux langues : français et anglais. Et ils ont choisi la Semaine de la langue française pour accomplir leur forfait !


Non contents de n’avoir jamais respecté la loi Toubon qui fait théoriquement interdiction aux entreprises publiques de communiquer ou de baptiser leurs marques et leurs produits autrement qu’en français, ils viennent de décider que nous étions devenus un pays bilingue. Non pas français et breton ou français et occitan, mais français et anglais.

French identity card
Foulé aux pieds l’article 2 de la Constitution qui stipule que le français est la langue de la République. Et le fait que la Grande-Bretagne ait quitté la Communauté européenne ne les a pas dissuadés de faire de l’anglo-américain la langue officielle de l’Europe.

En fait, il faut, « quoi qu’il en coûte » imposer le « tout anglais ». Imposer le « basic English »’ à tous les citoyens et travailleurs répond à un impératif économique des grands groupes : désegmenter le marché du travail pour favoriser la concurrence de tous contre tous. Mais il y a aussi un objectif politique et culturel : en finir avec les particularités nationales et l’exception française, effacer la culture du pays de la Révolution et de la Commune.

Il est frappant de constater comment cet abandon de souveraineté linguistique s’accompagne de la flatterie envers le chauvinisme. Si l’on en croit beaucoup de pubs, tout ce qui est fabriqué en France serait meilleur que ce qui vient d’ailleurs. Pourtant, alors que la petite île de Cuba a réussi à mettre au point quatre vaccins, le pays de Pasteur, inféodé au Big Pharma, en est réduit à payer au prix fort les vaccins américains ou anglais qui ne sont même pas livrés…

Pendant la Semaine de la langue française est passé un « clip » (là, le mot anglais s’impose), montrant un livreur et sa cliente qui parlaient un français à la mode d’autrefois. Heureusement, une voix « off » ajoutait : « Semaine de la langue française… mais n’en faites pas trop ».

Ils en font trop ! Excusez-nous si nous nous enflammons mais « qui trop embrase mal éteint »…

Francis Combes & Patricia Latour
chronique parue dans l’Humanité du 25 mars 2021

à lire également le communiqué de l'A.Fr.Av.

Pour information, l'Allemagne a fait une carte d'identité nationale dans les 3 langues officielles de la Commission européenne : allemand, anglais, français. 

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2021 (4) - le 30/03/2021 - 17:27 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2021 (4)

Causeur Français : la France n’est pas une région de l’Union européenne ! (23/03) (lien)
Le Figaro Pour ou contre l’écriture inclusive? 2 linguistes débattent (30/03) (lien)
Le Petit journal Écriture inclusive : évolution de la langue ou aberration ? (24/03) (lien)
Mme Figaro "Ça fait sens", "on a un sujet"... 7 anglicismes à bannir de nos courriels (lien)
France bleue Tours : le président de la métropole interpellé par l'association DLF (19/03) (lien)
Le Figaro Connaissez-vous ces savoureuses expressions suisses ? (18/03) (lien)
France Terme Un français connecté aux réalités informatiques (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2021 (4)

Causeur Français : la France n’est pas une région de l’Union européenne ! (23/03) (lien)
Le Figaro Pour ou contre l’écriture inclusive? 2 linguistes débattent (30/03) (lien)
Le Petit journal Écriture inclusive : évolution de la langue ou aberration ? (24/03) (lien)
Mme Figaro "Ça fait sens", "on a un sujet"... 7 anglicismes à bannir de nos courriels (lien)
France bleue Tours : le président de la métropole interpellé par l'association DLF (19/03) (lien)
Le Figaro Connaissez-vous ces savoureuses expressions suisses ? (18/03) (lien)
France Terme Un français connecté aux réalités informatiques (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2021 (3) - le 24/03/2021 - 14:42 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2021 (3)

Élysée E. Macron "Une ambition pour la langue française et le plurilinguisme" chiche ! (lien)
Sud-Ouest Carte d’identité bilingue : le sénateur Mickaël Vallet (PS) saisit le ministre de l’Intérieur (21/03) (lien)
Tv5 Monde Comment la langue française s'enrichit d'expressions africaines (21/03) (lien)
Journal de Montréal Fr. Legault partage ses expressions québécoises préférées (20/03) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2021 (3)

Élysée E. Macron "Une ambition pour la langue française et le plurilinguisme" chiche ! (lien)
Sud-Ouest Carte d’identité bilingue : le sénateur Mickaël Vallet (PS) saisit le ministre de l’Intérieur (21/03) (lien)
Tv5 Monde Comment la langue française s'enrichit d'expressions africaines (21/03) (lien)
Journal de Montréal Fr. Legault partage ses expressions québécoises préférées (20/03) (lien)

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20 mars, Journée mondiale de la langue française
et de la Francophonie

Communiqué commun des associations
de défense de la langue française

"Langue de la République" aux termes de la Constitution, premier service public de France et socle de la Francophonie mondiale, la langue française est menacée par l'offensive débridée des adeptes du tout-anglais.

Ceux-ci ne se contentent plus, illégalement, de basculer au tout-anglais la communication interne de grandes firmes comme Renault ou PSA, d'exiger un diplôme d'anglais de tout étudiant s'inscrivant en licence (décret Vidal) et d'imposer un nombre croissant d'appellations anglicisantes pour désigner et "vendre" des territoires de la République ("In Annecy Mountains", "Only Lyon", "Loire Valley"...) : la Commission européenne prétend désormais, en plein Brexit, faire de l'anglais l'unique langue de travail des institutions européennes avec tous les dangers que ce basculement jamais débattu vers la langue unique ferait peser sur les langues d'Europe.

Dans ces conditions, le Haut Conseil International de la Langue française et de la Francophonie, que soutiennent les associations signataires de ce communiqué, a décidé de déposer un recours contre la Commission de Bruxelles et contre le Parquet européen auprès de la Cour européenne de justice pour violation des traités européens et pour négation d'une Europe respectueuse de la diversité linguistique, culturelle et politique ; et nombre d'entre nous envisagent de mettre en cause publiquement l’incurie linguistique de la plupart de nos dirigeants. La langue française étant le principal outil de travail des journalistes, les associations de défense signataires du présent communiqué se tournent vers eux à nouveau pour leur demander de favoriser un large débat démocratique sur la politique linguistique de la France.

Dans la perspective des échéances de 2022, nos associations s'uniront pour mettre les candidats à la présidentielle et aux législatives devant leurs responsabilités : oui ou non s'engageront-ils pour la défense du français, dont la destruction est une dimension centrale, quoiqu'inaperçue et occultée, de la crise grave que subit notre pays.

Signatures

Albert Salon, ancien ambassadeur, président d’honneur d’Avenir de la Langue française (ALF), président du FFI-France, et Secrétaire général du Haut Conseil de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF)
Georges Gastaud, philosophe, président exécutif de CO.U.R.R.I.E.L. (COllectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l'Initiative et l'Emancipation Linguistiques)
Catherine Distinguin, présidente d'Avenir de la Langue Française (ALF)
Ilyes Zouari, président du Centre d'Études et de Recherches sur le Monde Francophone
Thierry Saladin, secrétaire général de l'A.FR.AV. (Association Fraterniphonie Avenir)
Philippe Reynaud, président de Défense de la Langue Française (DL.)/Pays de Savoie, ainsi que M. Lucien Berthet, DLF-Pays de Savoie.

S'associent à cet appel

Philippe Carronprésident du Collectif Langue Française de Suisse Romande ;
Serge Dubief, Entente Île de France/Québec ;

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20 mars, Journée mondiale de la langue française
et de la Francophonie

Communiqué commun des associations
de défense de la langue française

"Langue de la République" aux termes de la Constitution, premier service public de France et socle de la Francophonie mondiale, la langue française est menacée par l'offensive débridée des adeptes du tout-anglais.

Ceux-ci ne se contentent plus, illégalement, de basculer au tout-anglais la communication interne de grandes firmes comme Renault ou PSA, d'exiger un diplôme d'anglais de tout étudiant s'inscrivant en licence (décret Vidal) et d'imposer un nombre croissant d'appellations anglicisantes pour désigner et "vendre" des territoires de la République ("In Annecy Mountains", "Only Lyon", "Loire Valley"...) : la Commission européenne prétend désormais, en plein Brexit, faire de l'anglais l'unique langue de travail des institutions européennes avec tous les dangers que ce basculement jamais débattu vers la langue unique ferait peser sur les langues d'Europe.

Dans ces conditions, le Haut Conseil International de la Langue française et de la Francophonie, que soutiennent les associations signataires de ce communiqué, a décidé de déposer un recours contre la Commission de Bruxelles et contre le Parquet européen auprès de la Cour européenne de justice pour violation des traités européens et pour négation d'une Europe respectueuse de la diversité linguistique, culturelle et politique ; et nombre d'entre nous envisagent de mettre en cause publiquement l’incurie linguistique de la plupart de nos dirigeants. La langue française étant le principal outil de travail des journalistes, les associations de défense signataires du présent communiqué se tournent vers eux à nouveau pour leur demander de favoriser un large débat démocratique sur la politique linguistique de la France.

Dans la perspective des échéances de 2022, nos associations s'uniront pour mettre les candidats à la présidentielle et aux législatives devant leurs responsabilités : oui ou non s'engageront-ils pour la défense du français, dont la destruction est une dimension centrale, quoiqu'inaperçue et occultée, de la crise grave que subit notre pays.

Signatures

Albert Salon, ancien ambassadeur, président d’honneur d’Avenir de la Langue française (ALF), président du FFI-France, et Secrétaire général du Haut Conseil de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF)
Georges Gastaud, philosophe, président exécutif de CO.U.R.R.I.E.L. (COllectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l'Initiative et l'Emancipation Linguistiques)
Catherine Distinguin, présidente d'Avenir de la Langue Française (ALF)
Ilyes Zouari, président du Centre d'Études et de Recherches sur le Monde Francophone
Thierry Saladin, secrétaire général de l'A.FR.AV. (Association Fraterniphonie Avenir)
Philippe Reynaud, président de Défense de la Langue Française (DL.)/Pays de Savoie, ainsi que M. Lucien Berthet, DLF-Pays de Savoie.

S'associent à cet appel

Philippe Carronprésident du Collectif Langue Française de Suisse Romande ;
Serge Dubief, Entente Île de France/Québec ;

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Quand Karima Delly piétine la langue française

On a parlé récemment de Karima Delly qui a réussi à fédérer la gauche dans la région dite des Hauts-de-France, sur son nom. Nous la félicitons pour ce succès, inespéré pour son camp. Pourtant cette députée européenne écologiste, présidente de la commission des transports et du tourisme du parlement européen a montré, dans ce cadre, son vrai visage.
 

Cette présidente française de commission a intimé à une autre députée française, Julie Lechancheux, de s'exprimer à l'anglais ! Cette dernière a d'ailleurs fortement justement résisté :" Je défends les Français, alors je parle en français !". Quelle en soit félicitée !
 

Karima Delly est une grande défenseuse de la diversité animale et végétale. Mais cette diversité pour elle semble plus importante pour les animaux et les végétaux que pour les humains. La diversité culturelle et linguistique, elle s'en contre-fiche. Elle semble au contraire, favorable à l'uniformisation des cultures et au remplacement général de toutes les langues par la langue des multinationales, étonnant pour une tête de liste de gauche...

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Quand Karima Delly piétine la langue française

On a parlé récemment de Karima Delly qui a réussi à fédérer la gauche dans la région dite des Hauts-de-France, sur son nom. Nous la félicitons pour ce succès, inespéré pour son camp. Pourtant cette députée européenne écologiste, présidente de la commission des transports et du tourisme du parlement européen a montré, dans ce cadre, son vrai visage.
 

Cette présidente française de commission a intimé à une autre députée française, Julie Lechancheux, de s'exprimer à l'anglais ! Cette dernière a d'ailleurs fortement justement résisté :" Je défends les Français, alors je parle en français !". Quelle en soit félicitée !
 

Karima Delly est une grande défenseuse de la diversité animale et végétale. Mais cette diversité pour elle semble plus importante pour les animaux et les végétaux que pour les humains. La diversité culturelle et linguistique, elle s'en contre-fiche. Elle semble au contraire, favorable à l'uniformisation des cultures et au remplacement général de toutes les langues par la langue des multinationales, étonnant pour une tête de liste de gauche...

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2021 (2) - le 13/03/2021 - 20:00 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2021 (2)

Agora francophone Le dictionnaire de tous les Francophones (lien)
Le Figaro B. Cerquiglini Le français est un exemple réussi d’unité et de diversité (16/03) (lien)
Le Figaro La francophonie gagne-t-elle du terrain dans le monde ? (16/03) (lien)
ActuaLitté Vous ne suivrez plus une "master class", mais une "classe de maître" (16/03) (lien)
Le Figaro Ces perles administratives qui donnent la migraine (12/03) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2021 (2)

Agora francophone Le dictionnaire de tous les Francophones (lien)
Le Figaro B. Cerquiglini Le français est un exemple réussi d’unité et de diversité (16/03) (lien)
Le Figaro La francophonie gagne-t-elle du terrain dans le monde ? (16/03) (lien)
ActuaLitté Vous ne suivrez plus une "master class", mais une "classe de maître" (16/03) (lien)
Le Figaro Ces perles administratives qui donnent la migraine (12/03) (lien)

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nouvelles2021/guerre-au-francais.jpgLa guerre au français de Marie-Hélène Verdier - le 13/03/2021 - 19:50 par Albert_Salon

"La guerre au français" de Marie-Hélène Verdier

mars 2021

Le titre du livre est explicite. Nous sommes en guerre : linguistique, culturelle, politique. L’ennemi, on le connaît : un courant de déconstruction, né chez nous dans les années 70, renforcé aux États-Unis ("alliés et ennemis de toujours" disait François Mitterrand) depuis une vingtaine d’années, auquel se joint un Canada multiculturel fluid gender, avec l’aide, partout "des collabos de la pub et du fric" (Michel Serres), sans oublier la contribution active de nos institutions européennes. En témoigne l’écriture inclusive, championne d’exclusion, au nom d’un égalitarisme révolutionnaire, qui fait rage actuellement, comme le montre brillamment Marie-Hélène Verdier dans les pages qu’elle consacre à ce fléau.

Elle nous rappelle quelques évidences. Née du latin, la langue française est intimement liée à notre histoire, et s’est développée avec l’écrit. Son acte de naissance est le Serment de Strasbourg (842). L’Ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) est toujours en vigueur. Une langue n’est donc pas un lieu de combat idéologique. De ces dates gravées dans la chair de France, découlent des conséquences : d’abord, l’orthographe française n’est pas phonétique mais étymologique ; la Nouvelle orthographe (N.O.) venue du Canada, ne saurait faire loi : elle est une tolérance. Deuxièmement, le genre grammatical n’est pas le sexe, et le masculin "n’exclut" pas le féminin : il a une valeur extensive. Troisièmement, la suppression du circonflexe et l’ajout d’un appendice e aux mots pour les féminiser est un ovni linguistique. La lettre e, en effet, n’est aucunement un suffixe féminin comme en témoigne notre lexique. Une femme "médecin" n’est donc pas "votre médecine."

Contre ce rouleau compresseur du progressisme, nos associations et le Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie ont lancé une campagne médiatique et politique afin que notre Président s’oppose à l’imposition illégale et illégitime — post Brexit ! - de l’anglais comme langue commune, à la Commission et au Parquet européens. Certes, business is business, mais faudrait-il oublier que, si la langue française a eu pour vocation d’être la langue diplomatique, c’était pour des raisons sérieuses et pérennes : clarté dans l’expression des idées, précision et concision, langue de culture qui a forgé l’Europe ? Sont donc entrés dans ce combat pour notre langue deux preux valeureux Marie-Hélène Verdier — non "preuse", n’en déplaise à certaines féministes ultra – et Alain Borer, auteur du beau livre "De quel amour blessée…" qu’aime citer l’auteur de la Guerre au français. Ces compagnons d’armes, poètes aventuriers familiers de Rimbaud, ont pour seule épée leur amour de la langue, et sa connaissance. Férus de grec et de latin, ils ne sont ni des Trissotin ni des précieux mais des guerriers de la beauté, de l’intelligence, de la culture. Enracinée, pour sa part, en terre d’oc et en terre d’oïl — Provence, Auvergne, Ile-de-France — Marie-Hélène Verdier ferraille dans ce livre avec allégresse et constance. À fleuret pas toujours moucheté, elle cible les ennemis de la langue dans un style vif, volontiers elliptique, usant de l’ironie, désabusée parfois, il est vrai, devant l’inaction de certains, tout comme elle n’hésite jamais à monter au créneau dans les journaux en ligne pour sonner l’alarme, inlassablement, avant qu’il ne soit trop tard. À ma recension, elle a souhaité ajouter que, comme Aragon dans Les yeux d’Elsa, dont elle cite l’admirable texte "La leçon de Ribeirac", elle sait que le moment est venu d’"entrer en résistance.". Elle sait aussi que si notre langue est, par construction, ouverte à l’autre, elle n’est pas la langue "archipélique du Tout Monde" comme en témoigne "son" François Cheng, longtemps son voisin sur la Montagne Sainte Geneviève.

En exergue à son essai, l’auteur a mis l’alexandrin célèbre de Du Bellay qui participa à la Défense de la langue française : "France, mère des arts, des armes et des lois". Son livre est un appel vibrant à la responsabilité de nous tous, des politiques, en premier. La langue française, inscrite dans l’article 2 de la Constitution, garantit, en effet, l’unité du pays. Quand prendra-t-on conscience en haut lieu que notre langue, faite pour rayonner à l’étranger, se doit d’être forte à l’intérieur. Or, on ne la maîtrise plus à l’école : l’unité de notre pays est donc en jeu. Oui, foin de la déploration, de l’indifférence, du mépris ; en guerre, l’heure est à l’action !

Albert Salon

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"La guerre au français" de Marie-Hélène Verdier

mars 2021

Le titre du livre est explicite. Nous sommes en guerre : linguistique, culturelle, politique. L’ennemi, on le connaît : un courant de déconstruction, né chez nous dans les années 70, renforcé aux États-Unis ("alliés et ennemis de toujours" disait François Mitterrand) depuis une vingtaine d’années, auquel se joint un Canada multiculturel fluid gender, avec l’aide, partout "des collabos de la pub et du fric" (Michel Serres), sans oublier la contribution active de nos institutions européennes. En témoigne l’écriture inclusive, championne d’exclusion, au nom d’un égalitarisme révolutionnaire, qui fait rage actuellement, comme le montre brillamment Marie-Hélène Verdier dans les pages qu’elle consacre à ce fléau.

Elle nous rappelle quelques évidences. Née du latin, la langue française est intimement liée à notre histoire, et s’est développée avec l’écrit. Son acte de naissance est le Serment de Strasbourg (842). L’Ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) est toujours en vigueur. Une langue n’est donc pas un lieu de combat idéologique. De ces dates gravées dans la chair de France, découlent des conséquences : d’abord, l’orthographe française n’est pas phonétique mais étymologique ; la Nouvelle orthographe (N.O.) venue du Canada, ne saurait faire loi : elle est une tolérance. Deuxièmement, le genre grammatical n’est pas le sexe, et le masculin "n’exclut" pas le féminin : il a une valeur extensive. Troisièmement, la suppression du circonflexe et l’ajout d’un appendice e aux mots pour les féminiser est un ovni linguistique. La lettre e, en effet, n’est aucunement un suffixe féminin comme en témoigne notre lexique. Une femme "médecin" n’est donc pas "votre médecine."

Contre ce rouleau compresseur du progressisme, nos associations et le Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie ont lancé une campagne médiatique et politique afin que notre Président s’oppose à l’imposition illégale et illégitime — post Brexit ! - de l’anglais comme langue commune, à la Commission et au Parquet européens. Certes, business is business, mais faudrait-il oublier que, si la langue française a eu pour vocation d’être la langue diplomatique, c’était pour des raisons sérieuses et pérennes : clarté dans l’expression des idées, précision et concision, langue de culture qui a forgé l’Europe ? Sont donc entrés dans ce combat pour notre langue deux preux valeureux Marie-Hélène Verdier — non "preuse", n’en déplaise à certaines féministes ultra – et Alain Borer, auteur du beau livre "De quel amour blessée…" qu’aime citer l’auteur de la Guerre au français. Ces compagnons d’armes, poètes aventuriers familiers de Rimbaud, ont pour seule épée leur amour de la langue, et sa connaissance. Férus de grec et de latin, ils ne sont ni des Trissotin ni des précieux mais des guerriers de la beauté, de l’intelligence, de la culture. Enracinée, pour sa part, en terre d’oc et en terre d’oïl — Provence, Auvergne, Ile-de-France — Marie-Hélène Verdier ferraille dans ce livre avec allégresse et constance. À fleuret pas toujours moucheté, elle cible les ennemis de la langue dans un style vif, volontiers elliptique, usant de l’ironie, désabusée parfois, il est vrai, devant l’inaction de certains, tout comme elle n’hésite jamais à monter au créneau dans les journaux en ligne pour sonner l’alarme, inlassablement, avant qu’il ne soit trop tard. À ma recension, elle a souhaité ajouter que, comme Aragon dans Les yeux d’Elsa, dont elle cite l’admirable texte "La leçon de Ribeirac", elle sait que le moment est venu d’"entrer en résistance.". Elle sait aussi que si notre langue est, par construction, ouverte à l’autre, elle n’est pas la langue "archipélique du Tout Monde" comme en témoigne "son" François Cheng, longtemps son voisin sur la Montagne Sainte Geneviève.

En exergue à son essai, l’auteur a mis l’alexandrin célèbre de Du Bellay qui participa à la Défense de la langue française : "France, mère des arts, des armes et des lois". Son livre est un appel vibrant à la responsabilité de nous tous, des politiques, en premier. La langue française, inscrite dans l’article 2 de la Constitution, garantit, en effet, l’unité du pays. Quand prendra-t-on conscience en haut lieu que notre langue, faite pour rayonner à l’étranger, se doit d’être forte à l’intérieur. Or, on ne la maîtrise plus à l’école : l’unité de notre pays est donc en jeu. Oui, foin de la déploration, de l’indifférence, du mépris ; en guerre, l’heure est à l’action !

Albert Salon

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2021 - le 12/03/2021 - 09:07 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2021

Nadia et Gérard Antonin Les liens linguistiques et culturels entre la France et l’Arménie  (lien)
France Inter Bon, c'est officiel : en français, on dit bien numérique et pas digital (9/03) (lien)
La Montagne N'en fait-on pas un peu trop avec l'écriture inclusive ? (7/03) (lien)
RTL Majuscules : halte à la surenchère (7/03) (lien)
Marianne Féminisation et écriture inclusive : l’État a-t-il son mot à dire ? (1/03) (lien)
Sputnik Valérie Pécresse supprime l’écriture inclusive de la région Île-de-France (1/03) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2021

Nadia et Gérard Antonin Les liens linguistiques et culturels entre la France et l’Arménie  (lien)
France Inter Bon, c'est officiel : en français, on dit bien numérique et pas digital (9/03) (lien)
La Montagne N'en fait-on pas un peu trop avec l'écriture inclusive ? (7/03) (lien)
RTL Majuscules : halte à la surenchère (7/03) (lien)
Marianne Féminisation et écriture inclusive : l’État a-t-il son mot à dire ? (1/03) (lien)
Sputnik Valérie Pécresse supprime l’écriture inclusive de la région Île-de-France (1/03) (lien)

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Langue française : Nouvelles de février 2021 (4)

Acteurs publics Textes officiels : le débat sur l’écriture inclusive est relancé (25/02) (lien)
L'Humanité Fr Combes et P Latour La mode, ça va dater (18/02) (lien)
20 minutes Des députés veulent interdire l'écriture inclusive dans les documents administratifs (17/02) (lien)
Le Point "Illisible et discriminante" : bientôt une loi contre l’écriture inclusive ? (16/02) (lien)
Yves Montenay Vous pouvez le dire en français ! (01/02) (lien)

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Langue française : Nouvelles de février 2021 (4)

Acteurs publics Textes officiels : le débat sur l’écriture inclusive est relancé (25/02) (lien)
L'Humanité Fr Combes et P Latour La mode, ça va dater (18/02) (lien)
20 minutes Des députés veulent interdire l'écriture inclusive dans les documents administratifs (17/02) (lien)
Le Point "Illisible et discriminante" : bientôt une loi contre l’écriture inclusive ? (16/02) (lien)
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