Ma patrie, c'est la langue française.   [Albert Camus]
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Brèves

Alain Finkielkraut à l'Académie française (10/04/2014)

Spécial
bienvenue chez Avenir de la Langue Française (ALF)

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Contre les universités françaises qui veulent enseigner
exclusivement en anglais à leurs étudiants français

La résistance s’organise

Vous vous souvenez du large débat du premier semestre 2013 dans les médias, lancé dès janvier puis nourri avec constance par ALF, assez vite rejointe par diverses personnalités et associations, ainsi que par des partis politiques et des parlementaires y compris des socialistes (M. Pouria Amirshahi qui en entraîna d’autres).[lire la suite]


Les 25 dernières nouvelles

nouvelles/presse.gifNouvelles de septembre 2014 (2) - par MAR le 18/09/2014 - 17:17

Langue française : Nouvelles de septembre 2014 (2)

Acteurs publics : L’administration ne veut plus entendre parler d’open data, de big data ni de MOOC(18/9) (lien)

Journées européennes des langues : plus de 30 langues à découvrir gratuitement du 20 au 27 septembre 2014 (lien)

Le journal d'ALF n°53 (septembre 2014) est paru  (téléchargement)

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nouvelles2/fioraso2.gifGeneviève Fioraso hors-la-loi ! - par MAR le 11/09/2014 - 18:34

Geneviève Fioraso hors-la-loi !

Geneviève Fioraso, malheureusement toujours secrétaire d'État chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, récidive. Angliciseuse de choc et non contente d’avoir ouvert les formations dispensées en anglais à l’université avec sa loi de 2013, elle continue à mener son action de destruction systématique de la langue française dans l'Enseignement supérieur.

En témoigne cette circulaire du 25 juillet 2014, publiée au Bulletin officiel de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du 28 août 2014 concernant les candidatures à l'Institut universitaire de France* Cette circulaire signale incidemment, en fin de texte, comme une évidence et après avoir énuméré tous les documents nécessaires à la candidature : "Le dossier sera intégralement rédigé en anglais" et grand seigneur, ce qui serait drôle si ce n’était scandaleux : "Une version en français peut y être adjointe si le candidat le souhaite."

On croit rêver, un secrétariat d'État avec une simple circulaire prend la liberté de violer la Constitution ("La langue de la République est le français" – art 2) et la Loi (article 11 de la loi du 4 août 1994 : "La langue de l'enseignement, des examens et concours, ainsi que des thèses et mémoires dans les établissements publics et privés d'enseignement est le français, sauf exceptions justifiées par les nécessités de l'enseignement des langues et cultures régionales ou étrangères ou lorsque les enseignants sont des professeurs associés ou invités étrangers.[…])

Tout ça parce qu'il s'agit d'un jury international alors que les d'enseignants-chercheurs sélectionnés sont censés enseigner en France !

Une fois de plus la Francophonie et toutes les autres langues du monde sont méprisées au profit de la langue de l'uniformisation générale. Geneviève Fioraso, ne sait sans doute pas que les 77 pays membres de la Francophonie sont aussi des pays "internationaux". Elle a fait sienne, comme toute une France fascinée par tout ce qui est anglo-saxon, la devise : "international = anglo-saxon".

Nous demandons avec force, la suspension de cette circulaire et sa réécriture dans l'autre sens : "Le dossier sera intégralement rédigé en français. Une version en anglais peut y être adjointe si le candidat le souhaite."

Il est regrettable que les médias, sans doute trop occupés par les mensonges d'alcôve, n'aient daigné s'intéresser à ce phénomène mineur pour un pays : le massacre programmé de sa langue à l'Université.

MAR


* L'Institut universitaire de France désigne un ensemble d'enseignants-chercheurs sélectionnés par un jury international pour la qualité exceptionnelle de leurs recherches, appelés membres, bénéficiant d'une décharge à hauteur de deux tiers de leurs charges d'enseignement, d'une prime et d'une dotation budgétaire.

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nouvelles/presse.gifNouvelles de septembre 2014 - par MAR le 05/09/2014 - 08:31

Langue française : Nouvelles de septembre 2014

Alicia France : Jean Maillet "Langue française : arrêtez le massacre !" (lien)
Gilblog : Le franglais tel qu'on le pense  (lien)
France-Amérique : Albertine, unique librairie française à New York (2/9) (lien)
vendredi 12/9 : 4e Festival International de l’Enseigne de Magasin (ci-dessous et lien)


Le 4ème Festival International de l’Enseigne de Magasin se déroulera le vendredi 12 septembre 2014 à Paris, dans le restaurant Amarito, 69 rue de Charenton.
La cérémonie débutera à 14h00.

Il s’agit de la défense et de la promotion de la langue française, à travers les textes d’enseignes de
magasin.

Les Prix des Techniciens du Funiculaire de Montmartre sont décernés aux trois meilleurs textes (enseigne d’Or, d’Argent et de Bronze), à un texte inattendu, inhabituel ou étonnant (enseigne Coup de Coeur) et au plus mauvais (enseigne de Fer), en partenariat avec l’association Défense de langue Française. Les différentes distinctions sont attribuées en fonction d’un cahier des charges et surtout à partir de l’examen de la clarté et l’intelligibilité du message à transmettre.

Ce Festival est international, car outre des enseignes provenant de la France métropolitaine et des
DROM-COM (Nouvelle Calédonie, Réunion), certaines proviennent de pays francophones (Belgique,  Bénin, Burkina-Faso, Mali, Maroc, île Maurice, Sénégal et Suisse) et d’autres de villes non francophones [Aix-la-Chapelle et Kehl (Allemagne), Berkely, Beverly Hills, Carmel, Hollywood, Los Angeles, Santa Barbara, San Francisco et West Hollywood (Californie), Budapest (Hongrie), Londres/Royaume-Uni, Maastricht (Pays-Bas) et Santa Fe et Taos (Nouveau Mexique)].

Nouvelles de France 30/08/2014

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Francophonie : l'alerte au déclin

par Michel Guillou

 Les Échos (28/08/2014)

A l'approche du 25e sommet de la Francophonie, en novembre à Dakar, des personnalités de tous horizons expriment leur pessimisme quant à la pérennité de la Francophonie en tant qu'espace géopolitique et de la langue française comme langue internationale, et sonnent l'alerte. C'est une rupture par rapport à l'approche officielle, selon laquelle Francophonie et langue française sont sans problème de pérennité. Enfin, on parle vrai du déclin et même du risque de mort de l'une et de l'autre.

Conséquence de la domination du monde anglo-saxon, l'avenir, pour beaucoup, c'est l'American way of life. En avalanche, l'uniformisation et l'anglais s'installent. Un cas fait école, celui des élites françaises. Pour elles, continuer en français n'est pas une priorité, ni une volonté. La fierté de parler français, l'ambition de faire valoir ses valeurs sont abandonnées et, de même, tout nationalisme de la différence. Renonçant à la porte entrouverte, on bascule vers l'assimilation. Le bon sens est balayé. C'est ainsi que la France crée une université française au Vietnam en langue anglaise.

La France n'a pas d'ambition francophone. Le lien francophone est en train de se distendre. Un décrochage se profile enlevant toute crédibilité à l'argument démographique qui fait état de quelque 700 millions d'Africains parlant français en 2050. Les Africains, en effet, se posent la question de la pertinence de leur choix en accusant la colonisation de leur avoir fait parler une langue qui ne leur semble plus utile. Des craquements se font entendre. Il faut se garder de l'optimisme naïf qui voit l'avenir de la francophonie lié à la démographie, et ce d'autant plus que l'usage du français recule dans les secteurs d'avenir, ce qui sème un nouveau doute. Tout est dénommé en anglais. Il s'agit d'un suicide linguistique.

Ce déclin est freiné par les acquis et la force des facteurs historiques d'attractivité. On assiste donc à une mort lente, mais qui s'accélère du fait de la mondialisation et de l'absence de puissantes politiques de résistance. S'il est possible de donner un coup d'arrêt, la relance suppose beaucoup plus.

S'il faut continuer d'accueillir ceux que le projet francophone intéresse, il faut aussi s'attacher à organiser l'alliance des pays vraiment francophones qui utilisent le français comme langue officielle, d'enseignement ou encore d'usage, car ce sont eux qui donnent consistance à l'espace francophone vrai, où l'on agit en utilisant le français. Sans ce resserrement, il ne peut y avoir de francophonie utile répondant aux besoins des parlants français, développant d'un fort sentiment d'appartenance. L'élargissement a trop pris le pas sur l'approfondissement déséquilibrant l'ensemble. Si l'on ne vit pas la même aventure, il ne peut y avoir de communauté francophone. Mais les Institutions de la francophonie apportent-elles une contribution efficace ? La prise en compte de cette question dans la préparation du sommet de Dakar orienterait le choix du prochain secrétaire général.

Quant aux programmes à mettre en œuvre dans le cadre du vivre-ensemble, beaucoup ont été identifiés. Ils concernent tous les domaines. Un secteur domine au point de devenir un préalable : l'enseignement du français et la formation des enseignants de français. Si le français s'effrite, que restera-t-il ? Mais l'écart est abyssal entre le besoin et l'offre. Cette situation ébranle le socle francophone. Il faut le réduire par un effort mutualisé et massif. Reste la question du visa francophone. Il est urgent de donner une réponse car il ne peut y avoir d'échanges privilégiés sans facilités de circulation des étudiants, des chercheurs, des responsables d'entreprises.

Le président Abdou Diouf a fait un immense travail. Aux chefs d'État et de gouvernement de dire maintenant ce qu'ils veulent. Mais sans nouvel élan, le pire arrivera : une mort certes douce, lente, mais certaine.

Michel Guillou
Michel Guillou est président du Réseau international des chaires Senghor de la francophonie

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Publication du Rapport Attali
La Francophonie et la francophilie,
moteurs de croissance durable

Jacques Attali a remis mardi 26 août au président de la République François Hollande un très intéressant apport sur l'énorme potentiel économique de la Francophonie et de la francophilie.


Réparties sur les cinq continents, plus de 220 millions de personnes parlent la langue française. Ce chiffre pourrait atteindre 700 millions en 2050, notamment en Afrique. A la demande du président de la République, le groupe de travail présidé par Jacques Attali s'intéresse aux moyens d'exploiter le potentiel économique de la Francophonie à travers la promotion de la langue et de la culture françaises.

Le groupe de travail présente 53 propositions regroupées autour de 7 axes :

  • augmenter l'offre d'enseignement du et en français, en France et partout dans le monde
     
  • renforcer et étendre l'aire culturelle francophone
     
  • cibler 7 secteurs clés liés à la francophonie, pour maximiser la croissance de la France et des autres pays francophones (tourisme, technologies numériques, santé, recherche et développement, secteur financier, infrastructures, secteur minier)
     
  • jouer sur la capacité d'attraction de l'identité française pour mieux exporter les produits français et conquérir de nouveaux francophiles
     
  • favoriser la mobilité et structurer les réseaux des influenceurs francophones et francophiles
     
  • créer une union juridique et normative francophone à travers la mise en place d'un guichet douanier pour les francophones dans les aéroports des pays francophones volontaires
     
  • se donner comme projet de créer à terme une Union économique francophone aussi intégrée que l'Union européenne.

Extrait : "La Francophonie, c’est 200 millions de personnes, si l’on ne développe et on ne maintien pas l’enseignement du français un peu partout dans les pays francophones ce nombre peut décroître, mais contre si on est capable de maintenir l’enseignement en français dans les écoles primaires et secondaires et avec toutes les réformes que nous avons proposées, ce nombre peut passer à 750 millions en 2050, et apporter en France et au reste du monde francophone une croissance considérable." (télécharger le rapport)
 (à lire également le compte-rendu du journal Les Échos 26/8/2014)

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nouvelles/presse.gifNouvelles d'août 2014 (3) - par MAR le 25/08/2014 - 10:39

Langue française : Nouvelles d'août 2014 (3)

Les Échos - Michel Guillou : Francophonie - l'alerte au déclin (28/8) (lien)
Le Point : Ne dites plus "big data", mais "mégadonnées" (22/8) (lien)
OIF : Francophonie et Chine unissent leurs forces pour la jeunesse à Nankin (lien)
Le site internet du
2ème Forum mondial de la langue française qui se tiendra à Liège (Belgique) du 20 au 23 juillet 2015 est désormais en ligne
(lien) - [le site]

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nouvelles/presse.gifNouvelles d'août 2014 (2) - par MAR le 25/08/2014 - 10:28

Langue française : Nouvelles d'août 2014 (2)

Francophonie : Tharcisse Loseke veut être secrétaire général de l’OIF (19/8) (lien)

Michel Marcq : Le Français mutilé - Dictionnaire critique des amputations de noms communs et d’adjectifs de la langue française (lien)

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nouvelles/presse.gifNouvelles d'août 2014 - par MAR le 18/08/2014 - 11:16

Langue française : Nouvelles d'août 2014

L'Express Très intéressant point de vue de Michel Feltin-Palas dans le cadre de La Grande aventure du Français : Ne tirez plus, Messieurs les Franglais ! contre toutes les démissions des médias et la déferlante du franglais à lire absolument (16/8) (lien)

languedutravail.org : La France donne sa langue au… cat (13/8) (lien)

Marianne : Défendre le français contre le tout-globish (8/8) (lien)

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Vers l’équivalent d’un référendum sur le français en France
50 communes ont voté une motion
en faveur d’un "manifeste pour le français"

Le peuple attaché au français refuse le globish-pour-tous que des élites veulent imposer.

Faute de référendum officiel pour exprimer attachement et rejet, 32 associations font remonter la vox populi par les Communes de France.

Elles ont appelé de nombreux maires de France à se joindre à leur campagne nationale.

Elles veulent présenter le 20 mars 2015 l’équivalent d’un referendum populaire par un manifeste voté par des centaines de conseils municipaux représentatifs de la diversité géographique, politique, culturelle et linguistique de la France.

A ce jour, 50 communes ont déjà adopté le manifeste. Parmi elles, les emblématiques Brantôme, Brienne, Chablis, Creil, Douai, Evian, Grigny (Rhône), Le Touquet, Maisons-Laffitte, Montfermeil, Mortagne-au-Perche, Orange, Pézenas, Pompadour, Saumur, Thonon, Tulle, Verdun, Vézelay, Dumbéa en Nouvelle-Calédonie, et Ans en Belgique… (détail ci-dessous)

Les maires, et les citoyens qui souhaitent voir voter leur commune, peuvent obtenir manifeste et documents pertinents à Avenir de la langue française, 34 bis, rue de Picpus, 75012 – 01 43 40 16 51
avenirlf@laposte.net, site : www.avenir-langue-francaise.fr Albert Salon


Lire le manifeste
 


Les 50 communes qui ont dores et déjà voté une motion en ce sens
(48 en métropole, 1 outre-mer et une en Belgique).

1) en Métropole (48 communes)

Arnac-Pompadour Corrèze 1 227 hab.
Aussac-Vadalle Charente 400 hab.
Bollène Vaucluse 13 843 hab.
Brantôme Dordogne 2 152 hab.
Brienne-le-Château Aube 3 500 hab.
Chablis Yonne 2 500 hab.
Chamouilley Haute-Marne 847 hab.
Champrougier Jura 94 hab.
Charmes-la-Grande Haute-Marne 170 hab.
Creil Oise 33 741 hab.
Dannemoine Yonne 437 hab.
Donnery Loiret 2 500 hab.
Douai Nord 41 915 hab.
Évian Haute-Savoie 8 408 hab.
Grenay Pas-de-Calais 6 698 hab.
Grigny Rhône 9 000 hab.
Largny-sur-Automne Aisne 250 hab.
Le-Touquet-Paris-plage Pas-de-Calais 4 538 hab.
Maisons-Laffitte Yvelines 23 000 hab.
Montfermeil Seine-Saint-Denis 25 000 hab.
Morbecque Nord 2 658 hab.
Moulins-en-Tonnerrois Yonne 170 hab.
Mortagne-au-Perche Orne 4 076 hab.
Notre-Dame-d’Oé Indre-et-Loire 3 846 hab.
Orange Vaucluse 30 025 hab.
Parnay Maine-et-Loire 500 hab.
Pézenas Hérault 8 290 hab.
Saint-Just Ardèche 926 hab.
Saint-Martin-d’Ardèche Ardèche 1 601 hab.
Saint-Martin-Bellevue Haute Savoie 2 466 hab.
Sainte-Maure-de-Touraine Indre-et-Loire 4 096 hab.
Saleux Somme 2 410 hab.
Saulxures-sur-Moselotte Vosges 2 742 hab.
Saumur Maine-et-Loire 27 283 hab.
Sougères-en-Puisaye Yonne 336 hab.
Tocqueville-les-Murs Seine-Maritime 300 hab.
Thonon Haute-Savoie 33 928 hab.
Tulle Corrèze 14 666 hab.
Uchaux Vaucluse 1 386 hab.
Vauville Calvados 235 hab.
Verdese Haute Corse 39 hab.
Verdun Meuse 21 000 hab.
Vézelay Yonne 447 hab.
Villejoubert Charente 340 hab.
Vincelles Yonne 1 075 hab.
Viviers Ardèche 3 895 hab.
Yerres Essonne 29 050 hab.

2) Outre-mer (1 commune)

Dumbéa Nouvelle-Calédonie 26 779 hab.

3) Belgique (1 commune)

Ans province de Liège 27 750 hab.

4) Communes pour lesquelles le maire s'est engagé par écrit (14 communes)

Béthune Pas-de-Calais
Cannes Alpes Maritimes
Digne Alpes de Haute Provence
Lagny-sur-Marne Seine-et-Marne
Maubeuge Nord
Morteau Doubs
Précy-sur-Marne Seine et Marne
Préfailles Loire Atlantique
Rueil-Malmaison Hauts-de-Seine
Suresnes Hauts de Seine
Vannes Morbihan
Vernon Eure
Villers-Cotterêts Aisne.
Vème arrt de Paris  

5) Communes membres de l'Association des Maires des capitales et métropoles francophones (AIMF) réseau de solidarité et de coopération, opérateur officiel de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

France : Paris ainsi que Angoulême, Bordeaux, Le Havre, Lille, Marseille, Grand-Nancy, Nantes, Nice, Poitiers, Strasbourg et Tours

Belgique : Bruxelles-capitale ainsi que Liège, Mons et Namur

Canada-Acadie : Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick et la Fédération des municipalités canadiennes

Luxembourg : Luxembourg-capitale

Monaco : Monaco

Québec : Québec ainsi que Gatineau, Levis, Montréal, Saguenay, Sherbrooke, Trois-Rivières et l'Union des municipalités du Québec

Suisse (Romandie et Jura) : Genève, Lausanne, Nyon et Vernier

Ile Maurice : Port-Louis la capitale et l’ensemble urbain Beau-Bassin-Rose-Hill

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nouvelles/presse.gifNouvelles de juillet 2014 (4) - par A. Salon le 29/07/2014 - 16:57

Langue française : Nouvelles de juillet 2014 (4)

Express-Madagascar : Un Mauricien à la tête de la francophonie ! (28/7) (lien)
Lettre au Nouvel Observateur truffé de mots anglo-américains
(8/7) (lien)
La ville de Tulle vote une motion de soutien au "manifeste pour le français"
présenté par ALF (extrait du registre de délibérations)

 

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nouvelles/presse.gifNouvelles de juillet 2014 (3) - par MAR le 17/07/2014 - 15:51

Langue française : Nouvelles de juillet 2014 (3)

L A Times : Le tutoiement et le vouvoiement expliqués aux anglo-saxons (12/7) (lien)
Lettre au Nouvel Observateur truffé de mots anglo-américains (8/7) (lien)
Création du Groupe des ambassadeurs francophones de France (GAF–France).(lien)

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nouvelles/presse.gifNouvelles de juillet 2014 (2) - par MAR le 12/07/2014 - 17:09

Langue française : Nouvelles de juillet 2014 (2)

Jean Arthuis, à peine élu président de la commission des budgets du Parlement européen, s’empresse de s’exprimer en anglais !  (9/7) (lire ci-dessous)
Lepetitjournal.com Parler français, toujours un avantage (lien)
Les Échos Les nouveaux enjeux de la francophonie pour les médias français (9/7) (lien)


Jean Arthuis, à peine élu président de la commission des budgets du Parlement européen, s’empresse de s’exprimer en anglais !  (9/7)

Sans adhérer aux thèses de Florian Philippòt et de son parti, loin de là, nous ne pouvons qu’être d’accord avec lui  sur la fréquente démission des élites françaises dans les enceintes internationales. Nous reproduisons donc ici son communiqué, nous étonnant par ailleurs, du silence assourdissant des médias français sur ce sujet. MAR

Communiqué de Presse de Florian Philippot (09/07/2014)
La voix de la France au Parlement européen portée en anglais par l'UMPS

Les européistes expliquent que la place de la France serait diminuée au sein du Parlement européen parce que le peuple français y a élu pour près du tiers de ses représentants des candidats du Frònt national.

Les européistes reconnaissent ainsi que cette assemblée n’est qu’un agrégat de délégations nationales. Ce qui est normal puisqu’il n’existe pas de peuple européen. Mais ils avouent en même temps leur refus sectaire de la démocratie, puisqu’ils n’ont pas aidé la délégation la plus nombreuse du peuple français à obtenir des postes dits de "responsabilité" ; comme si d’ailleurs ces postes techniques avaient la moindre espèce d’importance, dans le magma pléthorique de l’administration européenne.

En revanche, là où l’UMPS et ses alliés centristes, verts et libéraux, nuisent directement aux intérêts de la France, c’est lorsque des députés français méprisent leur propre langue, dans une enceinte internationale où elle a pourtant cours de fait et de droit. Il en est ainsi de M. Jean Arthuis, représentant français UDI, qui, à peine élu président de la commission des budgets, s’est empressé de s’exprimer en anglais ! C’est un coup symbolique d’une rare violence qui a été porté à la France, et une insulte à son rang. […]

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nouvelles/presse.gifNouvelles de juillet 2014 - par MAR le 08/07/2014 - 23:21

Langue française : Nouvelles de juillet 2014

Canal + lance A+, première chaîne panafricaine francophone (9/7) (lien)
A.FR.AVLettre ouverte à Mme Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, à propos de l'anglicisation-américanisation de la France (7/7) (lien)
Stuper : Langue française : histoire et devenir face à la pensée unique impérialiste (Alain Rey, Claude Hagège)
(5/7) (lien)

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1er juillet : Lancement du Parvis des Alliances

Le 1er de juillet, pas avant, le Parvis sera lancé, pour le meilleur, dans l’espace virtuel : avec à son bord les Cahiers bleus, les éditions ANDAS (en espagnol : "tu avances") et la Chronique (in)actuelle. Ce n’est qu’à cette date qu’il sera suffisamment étoffé pour bien faire comprendre qu’il n’en restera pas là !

Bientôt, la revue Boréale rejoindra ce premier groupe : d’autres feront de même un peu plus tard.

Peu à peu (mais assez rapidement) le Parvis sera une véritable librairie offrant des ouvrages de tout type, notamment de poésie : mais aussi des romans, des nouvelles, les numéros de la revue les Cahiers Bleus, des albums de photographie, des livres pour enfants, des documents, des vidéos, des enregistrements...

Un dossier directement accessible et téléchargeable permettra de découvrir quels sont ces écrivains et artistes retenus, souvent inconnus des grands médias : leur liberté comme leur indépendance ont souvent été à ce prix. Dominique Daguet

lire le communiqué ci-dessous


Le Parvis des Alliances
portail des éditions

Dès le 1er juillet 2014, une première sélection d’ouvrages publiés par les Cahiers Bleus (CB) depuis leurs débuts en 1975 et par l’Andas (A) sera disponible sur Le Parvis des Alliances, portail dont la vocation sera de regrouper plusieurs éditeurs : dont en outre une nouvelle version de la Chronique (in)actuelle.

Rubriques : Poésie / Histoire / Récits / Peintres / Essais / Philosophie / Théâtre/

Documents, Photographie / Chansons /Livres pour enfants

www.parvisdesalliances.com

Premiers auteurs figurant sur le site  (CB= Cahiers Bleus) & (A=Andas)

Daniel ABEL (CB), Yves ALCAIS (CB), ARTAUD (CB), Horia BADESCU (CB), Jeanne BENGUIGUI (CB), Gérard BAYO (CB), Françoise BISSARA (CB), Anne-Lise BLANCHARD (CB )Ana BLANDIANA (CB), Pierre BOUDOT (CB), Georges BRUNON (CB), Dominique CAGNARD (CB), Michel CANAVAGGIO (CB/A)Pierre CANNEBOTIN (CB), Antoine CARROT (CB), Benoît CLAIR(CB), Francis COFFINET (CB), Maurice COURANT (CB), Dominique DAGUET (CB/A)Louis DALLA FIOR(CB), Marie-Madeleine DAVY (A), Meery DEVERGNAS (CB), Eszter FORRAI (CB), Agnès GODES (CB), Mohamed GRIM (CB), Juliette HAQUARD (CB), Krysztof JEZEWSKI (CB), Roger JUDRIN (CB), Cyril KADIISKI (CB), Janusz KORCHACK (CB), Michel LACLOS (CB), Patrick LANNES (CB/A )Charles Le QUINTREC (CB), Luciano MAIA (CB), Robert MARCY (CB), MILOSZ (voir Cl.-H. Rocquet) (CB), Jean NORMAND (CB), Ion POP (CB), Radu Dumitru POPESCU (CB), Renée RIVET (CB), Jean RIVIERE (CB), Claude-Henri ROCQUET (CB/A)Jean-Pierre ROUSSEAU (CB/A)Francis VOLLE CPCRAlbert WILLOCX (CB), Jocelyne ZACHAREZUK (CB)

Soit près de 70 livres à choisir et télécharger (prix : de 3,50 à 7 €, suivant le nombre de pages
(de 50 à 400)

5 n° de la revue Cahiers Bleus seront téléchargeables au prix de 5,00 € :
Salah Stétié, Jean Follain, Passage/passages, Poètes du Nordeste brésilien, Voix d’Argentine,

D’autres écrivains rejoindront le Parvis dès les mois à venir, dont :

Monique-Reine AVRY/Mireille BERRARD (CB), BANINE (A), Denitza BANTCHEVA (CB), Jean-Claude de BONVOISIN (CB), BOURDIL (CB), Jean BRUN (CB), (A), Ion CARAION (CB), Hélène CADOU (CB), René-Jean CLOT (CB), Jean-Claude Albert- COIFFARD (CB), Raymond DATHEIL (CB), Sophie DIMIER (CB), Lise DEHARME (CB), Claude-Heny Du Bord Claudine C. DURAND (CB), Chantal ENRIGHT (CB), Alfredo Silva ESTRADA (CB), François FABIANI (CB), Jean-Michel FOSSEY (CB), GASPAR (CB), Jean-Paul GAVARD-PERRET (CB), Ivan GOBRY (CB), Pierre GRANDVILLE (CB), Nicole HARDOUINGeorges HAQUARD (CB), Guy HATTU (CB), Armelle HAUTELOIRE (CB), Vasile IGNA (CB), Max JACOB (CB), Nilolaï KANTCHEV (CB), Anna KAPLAR (CB), Abram KROL (CB), Jean MAMBRINO (CB), (A )Roberte MANCEAU (A), Michel MANOLL (CB), Ariel MARINIE (CB), Jean-Luc MAXENCE (A), Frédéric MISTRAL (CB), Yao-Barthélemy N’GUESSAN (CB), Marie NOËL (CB), Michel MOY (CB), Roland NADAUS (CB), Claire PATRONIK (CB), Ioan PLOSCARU (A), Adrian POPESCU (CB), André PRAGUE (A), Jean-Claude RENARD (CB), (A), Francis RUTTEN (CB), Yves SANDRE (CB), Edzar SCHAPER (CB), (A), Nemesio SÁNCHEZ(CB), Edouard VALDMAN (CB), José-Antonio VILLAREAL (CB), Jean ZIMMERMANN (CB)

 

et bien d’autres encore !

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nouvelles/presse.gifNouvelles de juin 2014 (3) - par MAR le 22/06/2014 - 19:53

Langue française : Nouvelles de juin 2014 (3)

Inauguration de l’Institut International pour la Francophonie de Lyon (19/6) (lien)
    Le discours d'Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie (lien)
Septembre 2014 : ouverture en de la 3e année de Licence "Chanson d'expression française, jazz et musiques actuelles" Université de Bordeaux-Montaigne
(lire ci-dessous)


Septembre 2014 : ouverture en de la 3e année de Licence "Chanson d'expression française, jazz et musiques actuelles" Université de Bordeaux-Montaigne

Diplôme requis pour postuler : licence 2 (Bac + 2 ou équivalent) dans quelque discipline que ce soit

Expérience souhaitée dans le domaine de l'écriture, la composition ou l'interprétation de chansons

Sans limite d'âge - toutes académies

Cours de septembre 2014 à avril 2015 (essentiellement les lundis, mardis et jeudis) : Interprétation vocale, accompagnement, composition musicale, arrangement, orchestration, écriture de textes, informatique musicale, technique du son, histoire de la chanson, expression scénique, atelier jazz, gestion de la carrière artistique, initiation au montage vidéo, masterclasses avec diverses personnalités du monde de la chanson...

Infos et inscriptions jusqu'au 25 août 2014 sur www.bordarts.com

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Première semaine internationale sans anglicismes
du dimanche 22 juin à midi au dimanche 29 juin à midi

Participons à la semaine sans anglicismes. Écoutons Claude Hagège, et emboîtons le pas aux deux groupes de citoyens en ligne Comité de vigilance contre le tout à l'anglais et Non au tout-à- l'anglais ! Non à l'anglais partout ! qui nous y appellent ! A. S. lire l'appel

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Développement de la Francophonie à l'université Lyon 3

d’Iframond à l’Institut International de la Francophonie
La chaire Senghor
de la Francophonie de Lyon

par Michel Guillou, président du Réseau international des Chaires Senghor de la Francophonie, directeur d’Iframond

Créés en 2001 par l’Université Jean Moulin Lyon 3, l’Institut pour l’Étude de la Francophonie et de la Mondialisation ( Iframond) et la Chaire Senghor de la Francophonie de Lyon qu’il accueille, forment une plateforme de formation, d’études et de recherches en matière de Francophonie et de Mondialisation, une "table d’idées" francophone.  Iframond abrite, par ailleurs, le siège du Secrétariat international du Réseau des Chaires Senghor de la Francophonie équivalent, pour la Francophonie, du Réseau des Chaires Jean Monnet pour l’Europe. Il comprend aussi en son sein l’équipe de recherche de l’Université Jean Moulin Lyon 3 : "Francophonie, mondialisation et relations internationales", équipe d’accueil no 486 agréée par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche.  Iframond et la Chaire Senghor de Lyon bénéficient de l’appui de la Région Rhône-Alpes, du Département du Rhône et de la Ville de Lyon ainsi que celui de l’Organisation internationale de la Francophonie et de l’Agence universitaire de la Francophonie.

Ces créations innovantes visent à pallier le déficit de notoriété et l’absence de visibilité dont souffre malheureusement la Francophonie. Celle-ci est, en effet, peu connue par les peuples francophones et, en particulier, par les décideurs et les jeunes, et quand elle l’est, c’est le plus souvent au travers d’un prisme néocolonial, voire colonial.

Pour beaucoup de Francophones, la Francophonie est donc inaudible. Partageant encore un certain sentiment d’appartenance acquis à partir de la langue partagée, ils pensent qu’elle ne répond pas à leurs attentes et en particulier à leur aspiration légitime à vivre mieux. Ils la perçoivent de moins en moins comme moderne et porteuse d’avenir. Elle ne fait plus rêver. L’imaginaire francophone est en panne. C’est le rêve américain qui est dans les têtes.

Pour mettre fin à cette situation et susciter un sentiment d’appartenance, il faut, certes, faire en sorte que les actions francophones aient de la visibilité et soient utiles aux populations mais, il faut aussi, c’est impératif, former à la Francophonie les jeunes et les décideurs. Parallèlement, un effort d’étude et de recherche est indispensable pour comprendre sa place et son rôle dans la mondialisation ainsi que les enjeux de la coopération francophone et de la francophonie politique.

Un tel besoin d’étude et de recherche existe aussi en ce qui concerne la langue française. Quel rôle moderne pour la langue française ? La question du choix linguistique dans la mondialisation se pose, en effet, avec acuité car il faut pouvoir circuler facilement dans le village global. Deux options existent : la langue unique, l’anglais, qui inféode ou le multilinguisme qui ouvre, la bonne option. La chance du français, c’est d’être le moteur, le fer de lance du multilinguisme au local comme à l’international.

S’inscrivant dans cette vision d’un besoin de Francophonie et de français. Quatre missions principales ont été prises en compte par  Iframond et la Chaire Senghor de Lyon :

  • une mission de formation ;
  • une mission de recherche ;
  • une mission de prospective ;
  • une mission d’animation et de mangement du Réseau international des Chaires Senghor de la Francophonie.

Iframond : un bilan solide

La mission de formation

L’offre de formation est au cœur des activités d'Iframond et de la Chaire Senghor de Lyon. L’objectif est de délivrer un enseignement de haut niveau sur l’objet Francophonie.

C’est pourquoi toutes les formations comprennent systématiquement un module permettant d’acquérir un socle de connaissances fondamentales sur la Francophonie : son histoire, sa géopolitique, son importance au regard des enjeux identitaires modernes, ses institutions, ses programmes d’action et de coopération.

En complément, un second module, lui aussi systématiquement intégré à l’ensemble des formations, est consacré au système international et au rôle et à la place de la Francophonie dans les relations internationales.

Un troisième module spécialisé complète, enfin, ces deux modules fondamentaux en fournissant aux étudiants des connaissances pratiques et opérationnelles dans un métier, un secteur d’activité ou un champ disciplinaire. Ce troisième module concerne des sujets tels que "Le Développement durable", "Le management des entreprises", "La culture et les industries culturelles", "Les Collectivités territoriales", " Les OING"…

L’offre de formation comporte en premier lieu, des formations diplômantes aboutissant à la délivrance de diplômes universitaires (masters, diplômes d’université en particulier) relatifs à la Francophonie et à la mondialisation. Mais, elle comporte aussi des actions de formations destinées aux décideurs et des modules de formation à la demande financés par des organismes publics, privés nationaux ou internationaux.

En complément,  Iframond et la Chaire Senghor de Lyon conduisent, par ailleurs, des actions de sensibilisation à la Francophonie destinées à des responsables politiques et socio-économiques tant de la francophonie de proximité que de la francophonie intergouvernementale, ceci dans le cadre en particulier des Universités d’été.

Par ailleurs, un manuel pédagogique "Francophonie et mondialisation" a été publié aux Éditions Belin en 2 tomes, tome 1 : Histoire et institutions des origines à nos jours, tome 2 : les Grandes Dates de la construction de la Francophonie institutionnelle.

Les résultats obtenus depuis la création sont probants :

  • master Francophonie et mondialisation à Lyon : 414 étudiants formés appartenant à 45 pays,
  • 4 masters délocalisés (Hanoi, Libreville(2), Yaoundé), 214 étudiants : 6 pays,
  • diplômes d’université Francophonie et mondialisation : 412 étudiants, 35 pays,
  • universités d’été de Lyon : 11 universités d’été à Lyon depuis 2003, 862 auditeurs, 25 pays,
  • universités d’été délocalisées, 4 depuis 2008 (Saint-Louis (Sénégal), Ouagadougou, Libreville, Phnom Penh, Dakar), 349 auditeurs, 8 pays.

La mission de recherche

Iframond et la Chaire Senghor de Lyon poursuivent des recherches sur l’objet Francophonie et ses facteurs d’attractivité historiques et nouveaux ainsi que sur des sujets associés concernant les pays francophones. Pluridisciplinaires, les travaux scientifique s’articulent autour de six pôles spécifiques : science politique et relations internationales ; histoire ; enjeux identitaires et d’appartenance ; cultures, langues et diversité ; économie et développement durable ; droit comparé des pays francophones.

Iframond accueille en son sein l’équipe d’accueil n°4586 "Francophonie, mondialisation et relations internationales" de l’Université Jean Moulin Lyon 3, agréée en 2011 par le Ministère français de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Pour la diffusion des résultats de la recherche une revue a été créée : La Revue internationale des Mondes francophones.

Les résultats obtenus sont rappelés ci-dessous :

  • 6 numéros publiés de la Revue internationale des Mondes francophones (deux numéros par an)
  • 10 ouvrages et rapports publiés
  • 12 thèses soutenues spécifiquement sur l’objet Francophonie
  • 24 articles publiés dans des revues à comité de lecture
  • 22 autres articles et communications
  • Une équipe de recherche d’accueil n°4586
  • Des partenariats fructueux :
    • Académie des Sciences d’Outre-mer
    • Université Paris IV Sorbonne
    • Sciences Po-Paris
    • Université de Nantes
    • Université de Perpignan Via Dominitia

La mission de prospective

Table d’idées pour la Francophonie,  Iframond réalise aussi des études, produit des contributions, organise des colloques, anime des réflexions et propose des activités de consultation sur l’objet Francophonie.

C’est un laboratoire d’idées, produisant une réflexion stratégique sur l’avenir de la Francophonie dans la mondialisation. Son ambition est également de faire rayonner à Lyon, en France et dans l’espace francophone, les diverses pensées et réflexions qui valorisent l’approche innovante de la francophonie du 21ème siècle (la troisième francophonie).

Il mène, aussi parallèlement, des études prospectives pour le compte des institutions et des membres de la Francophonie. Il est à la fois observateur et force de propositions dans son domaine.

Observatoire des travaux de recherche et des formations sur la Francophonie, il suit également l’ensemble des publications à vocation pédagogique (manuels), académique (articles, mémoires, thèses) ou stratégique (actes, documents de travail) éditées et diffusées. Il a mis en chantier la réalisation d’une banque de bibliographique concernant la recherche sur la Francophonie. Il assure enfin l’animation et la gestion du réseau social "Qui fait la Francophonie ?" (QUIF).

Résultats en matière de débats et d’idées :

  • 14 Entretiens de la Francophonie
  • 18 colloques internationaux

Le Secrétariat international du Réseau des Chaires Senghor de la Francophonie (17 Chaires : Alexandrie, Beyrouth, Chambéry, Cluj-Napoca, Dakar, Erevan, Hanoi, Libreville, Lyon, Montréal, Ouagadougou, Outaouais, Pékin, Perpignan, Timisoara, Yaoundé, Wuhan)

Iframond accueille en son sein le Secrétariat international du Réseau des Chaires Senghor de la Francophonie qui assure la mise en place, le suivi et l’actualisation des accords signés entre la Chaire Senghor de Lyon et les Chaires Senghor dans le monde qui ont pour vocation la formation et la recherche sur la Francophonie.

Sa mission comprend également l’organisation et la coordination des missions d’enseignement inter chaire, la formation des enseignants chercheurs et l’échange de documentation, elle comprend enfin l’organisation des réunions annuelles des titulaires de Chaires dont elle assure la préparation, l’animation, la préparation des ordres du jour et la restitution des travaux.

Institut International pour la Francophonie (2IF)

L’Institut International pour la Francophonie a pour vocation de prendre la suite, dès 2014, d'Iframond, en élargissant ses objectifs de formation et de recherche et ses partenariats avec la francophonie institutionnelle (l’Organisation internationale de la Francophonie et ses Opérateurs directs), les OING (notamment celles qui sont accréditées auprès de l’OIF), la francophonie de proximité (les collectivités locales et leurs regroupements), le secteur privé (les entreprises, les fédérations professionnelles), les organisations consulaires, ainsi que le monde des médias (journalistes, relais de presse, etc.).

Fruit d’un triple partenariat

  • La communauté universitaire (Université Jean Moulin Lyon 3, Université de Lyon)
  • La Francophonie institutionnelle (Organisation internationale de la Francophonie, Agence universitaire de la Francophonie, Université Senghor d’Alexandrie, TV5Monde, AIMF)
  • Les collectivités territoriales (Conseil régional Rhône-Alpes, Conseil général du Rhône, Grand Lyon et Ville de Lyon, Association internationale des Maires francophones, Association internationale des Régions francophones).

Au service d’une double ambition :

Une ambition francophone

  • Former et sensibiliser les décideurs d’aujourd’hui et de demain à la Francophonie
  • Mener des recherches sur l’objet Francophonie, en particulier sur son attractivité
  • Constituer une table d’idées pour la réflexion du et sur le monde francophone

Une ambition régionale

  • Renforcer Lyon et Rhône-Alpes comme pôles de référence sur la Francophonie
  • Renforcer l’Université Jean Moulin Lyon 3 et l’Université de Lyon comme centres d’excellence en matière de Francophonie

Pour poursuivre et amplifier l’action

  • De nouveaux statuts reconnaissant 2IF comme composante de l’Université Jean Moulin Lyon 3
  • De nouveaux locaux
  • De nouveaux moyens financiers et en personnels
  • La déclinaison à d’autres secteurs d’activité et à d’autres champs disciplinaires pour les Masters et les Diplômes d’Université
  • L’ouverture de nouvelles délocalisations pour les Masters
  • L’extension de la diffusion de modules courts pour les décideurs
  • La constitution d’un réseau international de Masters "Francophonie et Relations internationales" consacré à la Francophonie d’influence
  • Des formations et enseignements numériques et à distance (CLOMS en particulier)

Quelques exemples :

  • Prochains Entretiens de la Francophonie, colloques et séminaires internationaux :
    • "L’attractivité en Francophonie : perception, normes, attractivité en Francophonie"
    • "Humiliation et Relations internationales"
    • "L’attractivité francophone dans la mondialisation"
  • Travaux de recherche sur les facteurs d’attractivité francophone historiques et nouveaux)
  • Contribution à l’Observatoire des thèses et publications sur l’objet Francophonie
  • Contribution à l’Observatoire des formations sur la Francophonie
  • Dictionnaire des synonymes des mots et expressions des parlers français dans le monde

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nouvelles/presse.gifNouvelles de juin 2014 (2) - par MAR le 05/06/2014 - 21:42

Langue française : Nouvelles de juin 2014 (2)

Stromae : L’anglais ne sonne pas mieux que le français (10/6) (lien)
Christian Combaz : Cher eBay, arrêtez de défigurer la langue française ! (6/6) (lien)
Éditions Tissot : Documents de travail : en français, please ! (2/6) (lien)
Espace Francophone une passion brésilienne, la langue française
les mercredis 4 & 11 juin (France 3) (1ère partie en ligne) (2e partie en ligne)

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nouvelles/presse.gifNouvelles de juin 2014 - par MAR le 02/06/2014 - 21:17

Langue française : Nouvelles de juin 2014

01 : Un salarié peut s’opposer à des objectifs rédigés en anglais (3/6) (lien)
Philippe Delalande : La francophonie en Asie, atout négligé par la France (lien)
Les Échos : Must you read in english at work ? (1/6) (lien)
Stéphane de Groodt prix Raymond Devos de la langue française, au Festival du mot (La  Charité-sur-Loire), samedi 31 mai 2014 (lien) et aussi : Stéphane De Groodt, l’humour vagabond

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nouvelles/presse.gifNouvelles de mai 2014 (2) - par MAR le 22/05/2014 - 08:32

Langue française : Nouvelles de mai 2014 (2)

Netpme: l'Agence européenne des produits chimiques (Echa) doit parler français à une entreprise française (28/5) (lien)
Figaro : Le Petit Larousse dévoile ses nouveaux mots
(20/5) (lien)
Cercle Richelieu Senghor
: "En quoi la langue française est-elle un atout pour les jeunes"  Colloque le 5 juin à 14 h au siège de l'OIF à Paris (lien)

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Le régime linguistique de l'Europe,
une question toujours d'actualité

à l'heure de élections européennes du 25 mai 2014, nous reprenons ici l'éditorial fort pertinent de l'Observatoire européen du plurilinguisme (OEP) du mois de mai. MAR

Le régime linguistique de l'Europe, une question toujours d'actualité
éditorial de La Lettre de l'OEP n°54 - mai 2014

L'OEP n'a pas à prendre position sur les programmes des groupes politiques du Parlement européen ni sur la personnalité des candidats* à l'élection du président de la Commission européenne.

Cependant, comme il fallait s'y attendre, les évolutions institutionnelles impliquées par le Traité de Lisbonne ont pour effet de reposer la question du régime linguistique de l'Union européenne.

Rappelons l'innovation du Traité de Lisbonne sur ce plan.

Le président de la Commission européenne n'est plus "désigné par le Conseil européen", choix qui est ensuite "approuvé par le Parlement européen", mais il est "élu par le Parlement européen sur proposition du Conseil européen", lequel doit "tenir compte des résultats de l'élection au Parlement européen".

Les conséquences de ces inflexions significatives sont multiples.

1) Commençons d'abord par ce qui n'aurait pu être qu'un fait divers

Le 15 mai 2014 aura lieu, ou a eu lieu, selon la date à laquelle vous lisez cet article, le grand débat de la campagne pour l'élection du président de la Commission européenne.

Les candidats à la présidence de la Commission européenne ayant été désignés par les groupes politiques du Parlement européen, certains ont déjà commencé leur campagne, et cela dans la langue du pays qui les accueille.

D'une façon on ne peut plus naturelle, ils s'inscrivent dans le sillage de lointains précurseurs de l'idée européenne qui avaient parfaitement compris l'importance des enjeux linguistiques.

Sans vouloir pousser trop loin la comparaison, revenons un peu sur notre histoire européenne. Charles Quint (1500-1558) avait appris les langues de son empire, à mesure qu'il le constituait par alliances dynastiques. On lui prête l'adage : "Un homme qui parle quatre langues vaut quatre hommes".

Référence plus lointaine, quand, sur les ruines de l'Empire carolingien, il s'est agi de constituer une union entre un royaume germanique et un royaume de langue romaine, Charles le Chauve et Louis le Germanique se prêtent serment à Strasbourg (14 février 842) en langue romane et en allemand médiéval (tudesque), Charles le Chauve prêtant serment à son frère...Louis en allemand et Louis prêtant serment à son frère Charles en langue romane qui deviendra le français. Le serment de Strasbourg aurait pu être écrit en latin. Pour des raisons politiques, il a été rédigé et proclamé dans les trois langues fondatrices : un allemand médiéval, un français médiéval et en latin. Le symbole était fort et il passait par les langues..

Or, changement d'époque, le règlement de l'Eurovision du 15 mai a prévu que l'animation se fera en anglais, que les candidats commenceront par une déclaration d'une minute en anglais et que le débat se tiendra en anglais.

Pour l'OEP, ce choix éditorial, effectué par une instance professionnelle sans légitimité politique, est une monstruosité juridique, intellectuelle, stratégique et politique....

Juridique d'abord, dans la mesure où réglementer un débat télévisé devant plusieurs centaines de millions de spectateurs, est un acte politique dont la réglementation ne devrait relever que d'une instance indépendante et légitime, c'est-à-dire instituée par le pouvoir politique.

Intellectuel ensuite, car aucun des candidats n'est anglophone. Leurs langues maternelles sont l'allemand, le flamand, le grec et le français. Ils sont, de plus, tous polyglottes.

Certes, tous représentatifs d'une élite européenne cultivée, ils parlent tous couramment l'anglais. Mais leur plurilinguisme, qu'il conviendrait de mettre en valeur, répond plus aux nécessités du monde d'aujourd'hui qu'un monolinguisme médiatique et réducteur. Les Américains eux-mêmes, pourtant si monolingues, bien que la poussée interne de l'espagnol modifie quelque peu la donne interne, commencent aujourd'hui à comprendre la nécessité du plurilinguisme dans un monde où leur domination a cédé beaucoup de terrain. Alors, pourquoi se cramponner à une vision anglomaniaque qui se donne les apparences de la modernité, mais qui est en réalité dépassée, vieillotte et décalée par rapport aux nécessités du temps présent ?

Stratégique, car comment les peuples européens qui ont tendance actuellement à se détacher de l’Europe pourraient-ils s’y intéresser davantage si on ne s’adresse pas à eux dans leur langue ? Souhaite-t-on que le fossé se creuse encore un peu plus entre les politiques et les populations ? C’est exactement la stratégie inverse qu’il aurait été souhaitable d’adopter…

Politique enfin, car l'anglais n'est pas et ne sera jamais la langue de l'Europe. Le fait que les fonctionnaires de la Commission européenne, parmi lesquels les vrais anglophones sont ultra minoritaires, utilisent plus l'anglais que les autres langues européennes, plus par pesanteur sociologique que par nécessité pratique, ne suffit pas à faire de l'anglais la langue de l'Europe. La réalité de terrain en est fort loin…

La devise de l'Europe, c'est Unis dans la diversité, et le principe de la diversité linguistique et culturelle est réaffirmé par le Traité de Lisbonne.

Les traités ont institué le plurilinguisme, c'est-à-dire, du point de vue institutionnel, l'égalité entre les langues des États membres.

"La langue de l'Europe, a dit un jour Umberto Eco, c'est la traduction". C'est aussi le plurilinguisme, c'est-à-dire non seulement la reconnaissance de l'égalité des langues européennes entre elles, mais aussi l'objectif que chaque citoyen soit capable de communiquer au moins en deux langues en plus de sa langue maternelle.

A l'heure où nous écrivons ces lignes, nous ne savons pas comment se déroulera le débat en Eurovision. Les organisateurs ont refusé de changer leur règlement, mais ils n'ont pu refuser aux candidats le droit de tout citoyen européen de s'exprimer dans sa propre langue et dans la ou les langues européennes de son choix, droit que le Parlement européen sait gérer régulièrement pour près de 800 députés. Nous avons donné dans un communiqué notre sentiment.

2) Autre sujet important : les dispositions d'esprit des candidats vis-à-vis de la question linguistique. Nous avons fait un test : examiner leurs sites Internet. Nous en donnons les résultats en ligne. Si le classement que nous avons établi ne vous satisfait.... pas, nous vous invitons à contacter votre candidat favori, et à attirer son attention sur la nécessité d'être plus attentif aux questions linguistiques et à s'écarter du poncif du tout-anglais, marque du conformisme et d'une totale absence de regard critique sur le monde d'aujourd'hui. Il est important de savoir comment le futur président de la Commission européenne agira sur le plan linguistique, dans ses manifestations publiques et dans le fonctionnement général de la Commission.

3) Les griefs linguistiques à l'égard de la Commission sont triples :

- Le site Europa est très hétérogène : alors qu'une majorité de directions générales respectent les règles du plurilinguisme et que leurs sites Internet sont très généralement dans toutes les langues de l'Union européenne, et a minima en trois langues, certaines ne respectent pas du tout la règle et sont à 99 % en anglais, sans aucune raison bien sûr.

- Une bonne moitié de la quarantaine d'agences exécutives, qui pourtant font référence dans leurs statuts au règlement 58/1, ne respectent par le régime linguistique de l'Union européenne dans leur communication et particulièrement leurs sites Internet. Il n'y a pas d'autre explication que les préférences personnelles des équipes qui les constituent. Ces pratiques sont totalement inacceptables.

- Enfin, nous savons tous que 80 % des textes produits par l'Union européenne sont rédigés d'abord en anglais, par des fonctionnaires qui ne sont pas des anglophones. Pour garantir la qualité de l'anglais utilisé, les textes sont révisés par une équipe de traducteurs professionnels. Qu'un rédacteur allemand rédige en anglais un texte qui sera ensuite traduit en allemand a de quoi surprendre, et l'exemple est généralisable à toutes les langues des fonctionnaires officiant à la Commission européenne. Il est temps de libérer les cerveaux !

Voilà des questions d'ordre linguistique sur lesquelles, parmi tant d'autres sujets tout aussi importants, le nouveau président de la Commission européenne devra se pencher.

Que tous ceux qui, comme nous, pensent que ces questions ne sont pas secondaires, œuvrent pour que le futur président de la Commission y soit attentif et en tire des conséquences concrètes.

*Jean-Claude Juncker (Parti Populaire Européen), Franziska Keller (pour les Verts), Martin Schulz (parti socialiste européen), Alexis Tsipras, président du parti de la Gauche européenne, Guy Verhofstadt (Alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe).

pour accéder au site de l'OEP

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nouvelles2014/festival_cannes2.jpgLong live the Cannes Film Festival - par MAR le 18/05/2014 - 19:22

 
Long live the Cannes Film Festival !
 
Il ne suffisait pas que le jury du Festival de Cannes soit présidé au moins un an sur 2 par un anglo-saxon depuis 1994* (12 fois sur 20 !) Maintenant on a fait encore mieux sur les 4 films de la sélection "française" 2 ont été tournés en anglais : The Search de Michel Hazanavicius et Sils Maria d'Olivier Assayas.
Isabelle Giordano directrice d'UniFrance, semble d'ailleurs s'en réjouir "En 2014, pour la première fois la sélection française réunit deux films tournés en anglais, ce qui marque une nouvelle évolution. Un bon film français qui se vend est souvent en langue anglaise. [...] (Paris-Match du 7 au 14 mai 2014, p20)
Avec de tels défenseurs l'avenir du cinéma français est bien tracé !
Un solution radicale s'impose : tournons les films en anglais, d'ailleurs pour faciliter la chose des acteurs anglo-saxons feront mieux l'affaire et ceux-ci seront mieux épaulés par des techniciens anglo-saxons, de même un réalisateur anglais ou américain travaillera mieux avec ces acteurs et techniciens anglo-saxons. De moment que la France paie... MAR
 

*1994 : Clint Eastwood, 1996 :  Francis Ford Coppola, 1998 :  Martin Scorsese, 1999 :  David Cronenberg, 2002 :  David Lynch, 2004 :  Quentin Tarantino, 2007 :  Stephen Frears, 2008 :  Sean Penn, 2010 :  Tim Burton, 2011 :  Robert De Niro, 2013 :  Steven Spielberg, 2014 : Jane Campion
 

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À propos de l'article de Jean Clair
"
Bienvenue au Métèque"

Dans un article de la revue Causeur (n°13-mai 2014), intitulé "Bienvenue au Métèque", M. Jean Clair, membre de l’Académie française, aborde un problème déjà soulevé par l’association "Avenir de la langue française" : L’élite de notre pays est-elle encore capable de porter le flambeau de la langue française ?

M. Jean Clair paraît en douter.

Je cite :

"La télévision, telle que Finkielkraut la ressuscita ce soir -là, où est-elle passée ? Disparue, disparue avec la France, avec sa langue, sa culture, avec son identité de petits Français de souche.

"Comment associer cette image d’un soir à celle qui nous est imposée quotidiennement, avec la multiplication à l’écran, sur les ondes, voire dans la presse écrite, des "merde", des "à chier", des "foutre", des "connards", des "salauds" et même d’un " ma "couille" qui se voulait familier, adressé à un homme politique, lequel, au lieu de se lever et de quitter le plateau, sourit sous les ricanements du public, à peine un peu gêné.

"Écrivains, philosophes, penseurs se cachent dans leur trou. Les voyous occupent le terrain. Ceux que le maître autrefois envoyait au fond de la classe, les forts en gueule, les fainéants, les éternels ricaneurs, occupent aujourd’hui les plateaux. Maîtres à penser dérisoires d’un monde à l’envers, ils apostrophent, goguenards, ceux qui ont eu le malheur d’avoir été de bons élèves, hommes d’État, écrivains, artistes. On les appelle "animateurs"."Réanimateurs" plutôt : ils ont une mission de faire réagir des masses apathiques, comme les malheureux fous qu’on électrisait dans les anciens asiles. Ils ont le bas du visage fendu d’une balafre, pareils à "L’homme qui rit" de Victor Hugo. Chargés de commenter les aspects les plus sordides de l’actualité, ils affichent le masque du contentement. Ce sont les pitres de la modernité médiatique, agitant sarcasme et dérision, les humoristes ricanant des derniers jours, chargés de faire accepter aux "jeunes" qui les acclament bras levés, la morgue des puissants du jour...

"À l’autre bord, du côté des "think tanks", on s’ingénie à inventer de nouveaux mots d’ordre : "Faire France", "faire famille", -comme on dit "faire caca"-, ces expressions, que nos élites utilisent sans broncher, trahissent une infantilisation sans précédent de la pensée, et lui imposent la domination de la matière, l’écrasante matière, à quoi les fragiles "immortels" que nous sommes ne peuvent guère opposer qu’une liberté de penser, fondée sur un usage réglé de la grammaire et l’emploi le plus juste possible et le plus varié des mots".

Puis, M. Clair cite Cioran.

"Le français est devenu une langue provinciale. Les indigènes s’en accommodent. Le métèque, seul, en est inconsolable. Lui seul prend le deuil de la nuance".

"Cioran savait de quoi il parlait. Depuis sa disparition, le français n’est plus guère parlé en Europe. Il n’est plus non plus enseigné dans les écoles de la République, où l’on a décidé non plus de sanctionner les fautes, mais de récompenser le mot qui, par hasard, dans une dictée aura été correctement écrit. Les alliances françaises ont fermé et les centres culturels disparaissent l’un après l’autre. Le dernier mauvais coup est la vente du Palais Clam-Gallas, à Vienne, qui abritait un lycée de 2 000 élèves, et des activités liées à la littérature et au cinéma français. C’est là que j’avais préparé l’exposition "Vienne, l’apocalypse joyeuse".

"Il n’y aura que les métèques [souligné par nous] pour se désoler de cet effacement du français et de sa culture. Et il y aura toujours quelqu’un, un Sollers par exemple, pour ricaner en rappelant que Cioran avait été, dans sa jeunesse, militant dans la Garde de fer. Oui, mais le métèque parlait un français que peu de Français savent parler. Ce fut vrai aussi de Ionesco, son compatriote ; ou du Chinois François Cheng ; ou de Michaël Edwards, anglais qui vient lui aussi d’entrer sous la Coupole. Ou d’Amin Maalouf, libanais. Ou de Dany Laferrière, haïtien. L’identité française se définit dans sa langue [souligné par nous]."

Et le titre de l’article, pour enfoncer le clou :

"De François Cheng à Amin Maalouf en passant bien sûr par Alain Finkielkraut, c’est souvent parmi les français de souche récente que se recrutent les meilleurs combattants de la langue, donc de la culture".

Merci à M. Clair pour son article. Voici que l’Académie française, la plus vieille institution française (1635) se réveille, montre ses dents, comme elle l’avait fait avec le funeste projet Fioraso, et recommence à mordre. Signe de vitalité.

Pour notre part, nous estimons qu’il faut aller plus loin ; il faut élargir le champ des combattants de la langue française ; étendre nos bras vers les autres métèques, ceux de la diaspora de la langue française, dispersés par le monde, en leur offrant le cadre d’une citoyenneté francophone. Il nous faut du sang neuf, faire surgir une nouvelle élite francophone seule à même de concurrencer notre élite défaillante, de la bousculer.

Tout ceci ne pourra se faire sans un changement radical de mentalité. S’adapter ou crever ; c’était déjà le dilemme du prince Salinas.

Guy Dalens

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nouvelles/presse.gifNouvelles de mai 2014 - par MAR le 06/05/2014 - 09:32

Langue française : Nouvelles de mai 2014

Institut français d'Algérie : Nouveau site pour tout savoir sur le français (5/5) (lien)
Village de la justice L’application de la loi Toubon dans un appel d’offres (5/5) (lien)
Réveil FM International : Henri Lopès mal parti pour succéder à A. Diouf (4/5) (lien)
Le nouveau maire de Montpellier, Philippe Saurel, dézingue le très grotesque et très anglomane "Montpellier Unlimited" (lien)

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Les résultats du concours Sémanticpédia

Wikimédia France, avec le soutien de la DGLFLF (Délégation générale à la langue française et aux langues de France) ont lancé le concours Sémanticpédia récompensant des projets de création d’outils pour Wikipédia, la réutilisation et diffusion de ressources Wikipédia et la valorisation de données culturelles et linguistiques.

Sémanticpédia est une plateforme collaborative qui a pour objectif de réaliser des programmes de recherche et développement utilisant des données culturelles extraites de Wikipédia.

Trois prix, de 3 000 euros chacun, ont  été remis mardi 29 avril dans les locaux de Numa* (Paris 2e). Les gagnants des prix attribués dans chacune des catégories ont été :

1) Catégorie création d’outils pour Wikipédia
Les Musées en France, site composite conçu par deux salariés de la société Antidot, agrégeant sur une même page toutes les données présente sur Internet concernant un musée (informations pratiques, localisation, fréquentation, liens...). Il s’adresse aussi bien aux particuliers qu'aux professionnels. (exemple : Tours beaux-arts)

2) Catégorie réutilisation et diffusion de ressources Wikipédia
Crotos est un moteur de recherche d’œuvres d’art qui s’appuie sur DBpédia et Wikidata. Ce site disponible en 33 langues permet de faire des recherches pointues permettant de trouver des œuvres d’art sans les catégoriser. (exemple : Botticelli 1480-1490)


3) Catégorie valorisation de données culturelles et linguistiques
Atlas Museum est un projet utilisant la cartographie qui permet de localiser les œuvres d’art dans l’espace public en dehors des musées (monuments, sculptures dans la rue). Il permet à l'utilisateur d’accéder à des informations concernant une œuvre croisée dans son parcours.

à lire également Lancement de DBpédia en français et de la plate-forme Sémanticpédia (19/11/2012)


On peut regretter que le lieu choisi : le Numa "nouveau point de ralliement des start-up parisiennes" lieu subventionné par la Ville de Paris et la région Ile-de-France, tel un territoire colonisé, ait une signalisation entièrement en anglais comme en témoigne la photo ci-dessous détaillant les étages

Signalétique du numa "tout-en-anglais" !

Le numa (Paris IIe, lieu très anglomane

 

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