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Les tribunaux français protègent-ils encore la langue française ?justice0.jpg

En France, la langue officielle et nationale, âme et ciment de la Nation, est protégée par des institutions publiques et d’importants textes : par la Constitution depuis 1992, en son article 2 : "La langue de la République est le français" ; la loi du 4 août 1994, dite "loi Toubon" ; et divers textes règlementaires, notamment dans le domaine du droit de la consommation. [lire la suite]

Les 30 dernières nouvelles

Langue française : Nouvelles de novembre 2017(2)

Marianne Pas besoin d'écriture inclusive, l'emblème de la France est une femme, balaie le ministre de l'Éducation (lien) [ Mais Castaner fait campagne en écriture inclusive !]
Jean Quatremer (Libération) JC Juncker = langue de béton et anglais généralisé (lien)
Étienne Daho Le français permet d’aller vraiment dans le détail de ce qu’on ressent (lien)
Jacques Rougeot (VA) L’écriture inclusive est un procédé à visée totalitaire (lien)
Le Point La Poste fait passer les certificats de langue française Le Robert (lien)

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Langue française : Nouvelles de novembre 2017(2)

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Francophonie Leïla Slimani nommée "représentante personnelle" d'Emmanuel Macron

Leïla Slimani va représenter la France au Conseil permanent de la francophonie. Elle a été officiellement nommée lundi 6 novembre 2017 par le président de la République.  Emmanuel Macron a choisi le jour de l’attribution du prix Goncourt pour proposer le poste de représentante personnelle pour la francophonie à l’écrivaine Leïla Slimani, lauréate du prestigieux prix littéraire en 2016 avec son roman Chanson douce. "Elle représentera une politique francophone ouverte, en action, centrée sur des projets concrets liés aux priorités du Président de la République telles que l’éducation, la culture, l’égalité femmes-hommes, l’insertion professionnelle et la mobilité des jeunes, la lutte contre le dérèglement climatique et le développement du numérique", indique le communiqué de l’Élysée.
Yonhap Leïla Slimani, "Mon objectif est de changer l'image de la langue française" (lien)
Libération Leïla Slimani, "représentante" de Macron pour la promotion de la francophonie (lien)
Le Figaro Leïla Slimani veut "déringardiser" la francophonie (lien)
Le Magazine littéraire Leïla Slimani choisie pour porter la francophonie (lien)
Tel Quel.ma Leïla Slimani "Le Maroc est un laboratoire intéressant pour la langue française" (lien)
Dernières infos d'Algérie Leila Slimani nommée représentante pour la Francophonie par E. Macron (lien)

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Francophonie Leïla Slimani nommée "représentante personnelle" d'Emmanuel Macron

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de novembre 2017 - par MAR le 12/11/2017 - 18:12

Langue française : Nouvelles novembre 2017

France Info Les mots disparus refont surface dans un dictionnaire Larousse (lien)
Le Figaro "Chocolatine", "crayon de papier", "blanco"... Que dites-vous? (lien)
Ilyes Zouari La France, cette grande puissance non anglophone la plus anglicisée au monde ! (lien)

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Langue française : Nouvelles d'octobre 2017(2)

Jean-Claude Lewandowski (Le Monde) La langue française lâchée par l’enseignement supérieur ? (lien)
Alain Borer (Le Point) L'état de la langue française empire de jour en jour ! (lien)
Paul Oriol (Agoravox) Parlez-vous Macron ? (lien)

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Langue française : Nouvelles d'octobre 2017(2)

Jean-Claude Lewandowski (Le Monde) La langue française lâchée par l’enseignement supérieur ? (lien)
Alain Borer (Le Point) L'état de la langue française empire de jour en jour ! (lien)
Paul Oriol (Agoravox) Parlez-vous Macron ? (lien)

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C’est le français qu’on assassine
recension du livre de Jean-Paul Brighelli (éditions Blanche)

par Albert Salon

Jean-Paul Brighelli, normalien et agrégé de lettres, est l’une des très grandes voix en France qui s’élèvent avec esprit, et une ironique et efficace véhémence, dans un style limpide et une langue riche qui sait être rabelaisienne, contre le sabotage-sabordage de notre "Éducation nationale". Ciblé en 2005 par notre auteur dans "La fabrique du crétin" puis un an plus tard par "À bonne école", notre enseignement public à la dérive est à nouveau placé devant ses responsabilités dans l’assassinat du français et, par lui, de la Nation.

Il a voulu faire de son ouvrage – "œuvre politique" - salutaire, à la fois le constat lucide, sans concession, de nos renoncements et du désastre, l’exaltation de nos capacités, et le programme de notre survie de Nation et de Civilisation, pour retrouver les cimes, les Lumières.

Il dénonce l’individualisme qui dissout la citoyenneté, un rousseauisme devenu fou dans le "constructivisme". Il fustige l’obsession de l’utilité et de la communication immédiates."Le français est une langue réfléchie, construite sur un passé prégnant, des allusions multiples, des références dissimulées. Une langue pleine de plis et de replis. Une langue écrite et littéraire, même à l’oral". Tous ceux qui voient en elle une simple langue de communication, remplaçable ad libitum et ad nauseam par un "globish" indigne de l’anglais de culture, "sont des ânes, ou des collabos". Il rejoint là Michel Serres et Claude Hagège."Collabos" : il n’hésite pas à montrer notre soumission à l’ultra-libéralisme - à usage externe - de l’empire anglo-saxon, la volonté de créer, par la déculturation, et par la pensée unique fondée sur une langue unique au contenu et au vocabulaire raréfiés, un homme unidimensionnel, prêt à toutes les vassalités."Temps du mépris". Enfants laissés en friche : "offerts au djihad".

Il cloue au pilori les responsables : une alliance de néo-libéraux mondialistes, de néocolonialistes tiers-mondistes et de libertaires post-soixante-huitards ; le groupe de Bilderberg ; les idéologues d’une certaine gauche qui, aidée par "une droite grugée par de pseudo-experts", distille "la haine de l’État-nation", abandonne le peuple français en cassant ce qui fut le superbe ascenseur social républicain, et cherche, notamment dans l’immigration, à "élire un nouveau peuple" (Brecht) censé être plus proche de ses petits intérêts."L’École crève de l’Europe, elle crève du libéralisme dans sa version finale, de la financiarisation de la pensée, de l’abandon du facteur humain. Elle crève de la nation niée et de la patrie moquée"."À force d’autoriser et d’encourager le grand n’importe quoi, l’École ne permet plus aux enfants de la rue de sortir du caniveau. Elle perpétue les héritiers".

Jean-Paul Brighelli, qui voit, dans cette "amnésie programmée", "une mise à mort volontaire, implacable, et sophistiquée" nomme à plusieurs reprises les principaux déconstructeurs de ces dernières décennies : les Jospin, Allègre, Meirieu, Lussault, Fioraso, Thélot, Vallaud-Belkacem, voire Bayrou et Schiappa, en plaçant cependant un espoir en Jean-Michel Blanquer.

Après un délicieux tableau des qualités et atouts de notre "langue-monde" et "mythe", JP. Brighelli nous exhorte à reconquérir l’École, le français "outil de notre survie", à réaffirmer notre civilisation, à réinventer les Lumières. Il nous en offre les clefs dans un dernier chapitre bouillonnant d’une énergie qui ne demanderait qu’à s’employer au plus haut niveau possible, pour impulser le redressement de l’enseignement, de l’ascenseur social, de la France, de la société, et les remettre, mieux qu’ "en marche" : en montée, en élévation. Albert Salon

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C’est le français qu’on assassine
recension du livre de Jean-Paul Brighelli (éditions Blanche)

par Albert Salon

Jean-Paul Brighelli, normalien et agrégé de lettres, est l’une des très grandes voix en France qui s’élèvent avec esprit, et une ironique et efficace véhémence, dans un style limpide et une langue riche qui sait être rabelaisienne, contre le sabotage-sabordage de notre "Éducation nationale". Ciblé en 2005 par notre auteur dans "La fabrique du crétin" puis un an plus tard par "À bonne école", notre enseignement public à la dérive est à nouveau placé devant ses responsabilités dans l’assassinat du français et, par lui, de la Nation.

Il a voulu faire de son ouvrage – "œuvre politique" - salutaire, à la fois le constat lucide, sans concession, de nos renoncements et du désastre, l’exaltation de nos capacités, et le programme de notre survie de Nation et de Civilisation, pour retrouver les cimes, les Lumières.

Il dénonce l’individualisme qui dissout la citoyenneté, un rousseauisme devenu fou dans le "constructivisme". Il fustige l’obsession de l’utilité et de la communication immédiates."Le français est une langue réfléchie, construite sur un passé prégnant, des allusions multiples, des références dissimulées. Une langue pleine de plis et de replis. Une langue écrite et littéraire, même à l’oral". Tous ceux qui voient en elle une simple langue de communication, remplaçable ad libitum et ad nauseam par un "globish" indigne de l’anglais de culture, "sont des ânes, ou des collabos". Il rejoint là Michel Serres et Claude Hagège."Collabos" : il n’hésite pas à montrer notre soumission à l’ultra-libéralisme - à usage externe - de l’empire anglo-saxon, la volonté de créer, par la déculturation, et par la pensée unique fondée sur une langue unique au contenu et au vocabulaire raréfiés, un homme unidimensionnel, prêt à toutes les vassalités."Temps du mépris". Enfants laissés en friche : "offerts au djihad".

Il cloue au pilori les responsables : une alliance de néo-libéraux mondialistes, de néocolonialistes tiers-mondistes et de libertaires post-soixante-huitards ; le groupe de Bilderberg ; les idéologues d’une certaine gauche qui, aidée par "une droite grugée par de pseudo-experts", distille "la haine de l’État-nation", abandonne le peuple français en cassant ce qui fut le superbe ascenseur social républicain, et cherche, notamment dans l’immigration, à "élire un nouveau peuple" (Brecht) censé être plus proche de ses petits intérêts."L’École crève de l’Europe, elle crève du libéralisme dans sa version finale, de la financiarisation de la pensée, de l’abandon du facteur humain. Elle crève de la nation niée et de la patrie moquée"."À force d’autoriser et d’encourager le grand n’importe quoi, l’École ne permet plus aux enfants de la rue de sortir du caniveau. Elle perpétue les héritiers".

Jean-Paul Brighelli, qui voit, dans cette "amnésie programmée", "une mise à mort volontaire, implacable, et sophistiquée" nomme à plusieurs reprises les principaux déconstructeurs de ces dernières décennies : les Jospin, Allègre, Meirieu, Lussault, Fioraso, Thélot, Vallaud-Belkacem, voire Bayrou et Schiappa, en plaçant cependant un espoir en Jean-Michel Blanquer.

Après un délicieux tableau des qualités et atouts de notre "langue-monde" et "mythe", JP. Brighelli nous exhorte à reconquérir l’École, le français "outil de notre survie", à réaffirmer notre civilisation, à réinventer les Lumières. Il nous en offre les clefs dans un dernier chapitre bouillonnant d’une énergie qui ne demanderait qu’à s’employer au plus haut niveau possible, pour impulser le redressement de l’enseignement, de l’ascenseur social, de la France, de la société, et les remettre, mieux qu’ "en marche" : en montée, en élévation. Albert Salon

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'octobre 2017 - par MAR le 15/10/2017 - 23:04

Langue française : Nouvelles d'octobre 2017

Le Point Écriture inclusive : un "péril mortel", selon l'Académie française" (26/10) (lien)
ONFR "Promotion du français: la promesse de Macron saluée au Canada" (12/10) (lien)
France info Helpers, task force, green tech : la francophonie selon Macron (11/10) (lien)
Le Figaro "Calligraffiti", "infox"... les nouveaux mots de la Culture "(lien)
Madigan Je ne chante pas en anglais (lien)


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Langue française : Nouvelles d'octobre 2017

Le Point Écriture inclusive : un "péril mortel", selon l'Académie française" (26/10) (lien)
ONFR "Promotion du français: la promesse de Macron saluée au Canada" (12/10) (lien)
France info Helpers, task force, green tech : la francophonie selon Macron (11/10) (lien)
Le Figaro "Calligraffiti", "infox"... les nouveaux mots de la Culture "(lien)
Madigan Je ne chante pas en anglais (lien)


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Emmanuel Macron et la langue française (suite)

Huffpost Emmanuel Macron, champion contrarié de la francophonie (10/10) le plus anglophone des présidents présentera en 2018 un plan pour promouvoir le français et le multilinguisme (lien)
La Croix Macron et la culture française dans le monde : un mauvais film (9/10) (lien)
Le Figaro Emmanuel Macron héraut de la francophonie (4/10) devant l'Assemblée des Français de l'étranger, il réaffirme sa volonté d'agir en faveur de la langue française (lien)

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Emmanuel Macron et la langue française (suite)

Huffpost Emmanuel Macron, champion contrarié de la francophonie (10/10) le plus anglophone des présidents présentera en 2018 un plan pour promouvoir le français et le multilinguisme (lien)
La Croix Macron et la culture française dans le monde : un mauvais film (9/10) (lien)
Le Figaro Emmanuel Macron héraut de la francophonie (4/10) devant l'Assemblée des Français de l'étranger, il réaffirme sa volonté d'agir en faveur de la langue française (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2017 (3)

Les Échos Vocabulaire informatique : le français fait de la résistance (29/9) (lien)
Le Figaro Entre la langue française et les mots d'Internet, c'est compliqué (29/9) (lien)
Courrier de Floride Ces mots français que les Américains piquent à Molière ! (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2017 (3)

Les Échos Vocabulaire informatique : le français fait de la résistance (29/9) (lien)
Le Figaro Entre la langue française et les mots d'Internet, c'est compliqué (29/9) (lien)
Courrier de Floride Ces mots français que les Américains piquent à Molière ! (lien)

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nouvelles2017/senat.jpgLe Français fait parler de lui au Sénat - par MAR le 24/09/2017 - 22:51

Le Français s'invite au Sénat

Le Premier ministre réaffirme la priorité francophone et précise quel instrument gouvernemental en est chargé

Question écrite n° 00803 de Louis Duvernois (Français de l’étranger, LR) publiée au JO Sénat du 03/08/2017
qui s'étonne que "la Francophonie comme pôle identitaire de la mondialisation" objet d'un rapport au Sénat (n° 436, 2016-2017) intitulé "Francophonie, un projet pour le 21e siècle" ait été littéralement gommée des préoccupations du gouvernement qu'il dirige ainsi que de celui de son prédécesseur.

Réponse du Premier ministre publiée au JO Sénat du 21/09/2017 : "La francophonie est une opportunité majeure pour l'inscription de notre pays dans les nouveaux équilibres du monde, ainsi que le rapport d'information...

Proposition de loi Joëlle GARRIAUD-MAYLAM (Français de l’étranger, LR) tendant à instituer un volontariat international d'enseignement en français

...Le développement des cursus de FLE (français langue étrangère) permet à la France de former des professeurs diplômés spécialistes de l'enseignement du français aux locuteurs étrangers. Mais les moyens de financer l'envoi de tels professeurs à l'international manquent. Pour appuyer à moindre coût ces enseignants, il serait opportun de créer un dispositif de volontariat international d'enseignement en français (VIEF). Cela offrirait aussi à de jeunes diplômés des opportunités de vivre à l'étranger et d'y acquérir une première expérience professionnelle, ou à de jeunes retraités de mettre à profit leur expérience et leur passion et de vivre une expérience à l'étranger... (lien)

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Le Français s'invite au Sénat

Le Premier ministre réaffirme la priorité francophone et précise quel instrument gouvernemental en est chargé

Question écrite n° 00803 de Louis Duvernois (Français de l’étranger, LR) publiée au JO Sénat du 03/08/2017
qui s'étonne que "la Francophonie comme pôle identitaire de la mondialisation" objet d'un rapport au Sénat (n° 436, 2016-2017) intitulé "Francophonie, un projet pour le 21e siècle" ait été littéralement gommée des préoccupations du gouvernement qu'il dirige ainsi que de celui de son prédécesseur.

Réponse du Premier ministre publiée au JO Sénat du 21/09/2017 : "La francophonie est une opportunité majeure pour l'inscription de notre pays dans les nouveaux équilibres du monde, ainsi que le rapport d'information...

Proposition de loi Joëlle GARRIAUD-MAYLAM (Français de l’étranger, LR) tendant à instituer un volontariat international d'enseignement en français

...Le développement des cursus de FLE (français langue étrangère) permet à la France de former des professeurs diplômés spécialistes de l'enseignement du français aux locuteurs étrangers. Mais les moyens de financer l'envoi de tels professeurs à l'international manquent. Pour appuyer à moindre coût ces enseignants, il serait opportun de créer un dispositif de volontariat international d'enseignement en français (VIEF). Cela offrirait aussi à de jeunes diplômés des opportunités de vivre à l'étranger et d'y acquérir une première expérience professionnelle, ou à de jeunes retraités de mettre à profit leur expérience et leur passion et de vivre une expérience à l'étranger... (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2017 (2)

France 3 E. Macron veut faire de Villers-Cotterêts “le château de la Francophonie” (16/9) (lien)
Figaro Teambuilding, co-working , business unit : La République En Marche ! une entreprise comme les autres (21/9) (lien)
A.FR.AV. JO Paris-2024 : je ne partagerai ni leur joie ni leurs Jeux ! (19/9) (lien)
Figaro Bullshit, top down, back-up : les anglicismes envahissent le macronisme (19/9) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2017 (2)

France 3 E. Macron veut faire de Villers-Cotterêts “le château de la Francophonie” (16/9) (lien)
Figaro Teambuilding, co-working , business unit : La République En Marche ! une entreprise comme les autres (21/9) (lien)
A.FR.AV. JO Paris-2024 : je ne partagerai ni leur joie ni leurs Jeux ! (19/9) (lien)
Figaro Bullshit, top down, back-up : les anglicismes envahissent le macronisme (19/9) (lien)

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Lettre d'un citoyen à un ministre
qui s'exprime en anglais à Bruxelles

à Bruno Le Maire, Ministre de l'Économie et des Finances

Monsieur le ministre,

Je me permets de vous écrire car j'ai été choqué d'apprendre que vous vous êtes exprimé en anglais à Bruxelles, comme le mentionne l'article suivant :

http://information.tv5monde.com/en-continu/le-maire-defend-les-coupes-budgetaires-qui-rendent-la-france-plus-forte-191754

En effet, les fonctionnaires français ont le devoir de s'exprimer en français dans les institutions européennes, comme le rappellent les différentes directives publiées à ce sujet :

http://www.culturecommunication.gouv.fr/content/download/153104/1624209/version/1/file/circulaire%20du%201er%20octobre%202016_Le%20français%20dans%20institutions%20européennes.pdf

L'emploi de l'anglais est d'autant plus déplacé que cette langue va disparaître des institutions européennes en 2019. En effet, l'Irlande a choisi le gaélique comme langue de communication avec l'UE et Malte le maltais. Cela signifie que lorsque le Royaume-Uni sortira de l'UE en 2019, l'anglais perdra automatiquement son officialité, et ceci au regard des textes en vigueur (un pays, une langue). Cette disparition de l'anglais profitera ensuite fortement au français, qui deviendra mécaniquement la langue véhiculaire au sein des institutions européennes, et par ricochet celle des Européens, car les trois capitales de l'Europe (Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg) sont francophones et de nombreux pays européens font partie de l'Organisation internationale de la Francophonie ou veulent en faire partie. Voir la jolie carte suivante :

https://www.francophonie.org/IMG/pdf/carte_francophonie_mai_2017.pdf

L'enseignement du français va ainsi fortement se développer en Europe et, par ricochet, dans les zones limitrophes de l'Europe. L'anglais, quant à lui, sera définitivement marginalisé en Europe, tant par le retrait du Royaume-Uni de l'UE que par la politique isolationniste de M. Trump.

Le retour en force du français va également reposer sur les deux éléments géopolitiques suivants :

1) Le nombre de locuteurs du français dans le monde ne cesse d'augmenter et atteindra 700 millions en 2050, entre autres du fait de la démographie africaine et des progrès de la scolarisation. Peu de gens savent, par exemple, que le pays francophone le plus peuplé au monde n'est plus la France mais la République démocratique du Congo, avec 85 millions d'habitants (180 millions en 2050).

2) Selon l’'institut de conjoncture économique allemand de Cologne, la France supplantera l’'Allemagne sur le plan économique au plus tard en 2035, grâce à sa croissance démographique. Cette enquête montre également que la population française devrait atteindre la barre des 78, 9 millions d'habitants à l'horizon 2050 alors que celle de l'Allemagne ne dépassera pas 71, 4 millions d'habitants :

http://www.jeuneafrique.com/210899/archives-thematique/paris-devant-berlin-en-2035/

Le français va ainsi acquérir beaucoup plus de prestige, avec toutes les conséquences positives que l'on imagine sur son enseignement et même sur le budget de la France. Car je rappelle que l'hégémonie actuelle de l'anglais en Europe rapporte dix milliards d'euros par an au Royaume-Uni. Voir l'entretien du professeur Grin :

https://www.letemps.ch/societe/2005/06/22/anglais-mauvaise-solution

Ces dix milliards, ce serait bien que ce soit la France qui les reçoive à l'avenir.

Bien à vous

Daniel De Poli
67400 Illkirch

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Lettre d'un citoyen à un ministre
qui s'exprime en anglais à Bruxelles

à Bruno Le Maire, Ministre de l'Économie et des Finances

Monsieur le ministre,

Je me permets de vous écrire car j'ai été choqué d'apprendre que vous vous êtes exprimé en anglais à Bruxelles, comme le mentionne l'article suivant :

http://information.tv5monde.com/en-continu/le-maire-defend-les-coupes-budgetaires-qui-rendent-la-france-plus-forte-191754

En effet, les fonctionnaires français ont le devoir de s'exprimer en français dans les institutions européennes, comme le rappellent les différentes directives publiées à ce sujet :

http://www.culturecommunication.gouv.fr/content/download/153104/1624209/version/1/file/circulaire%20du%201er%20octobre%202016_Le%20français%20dans%20institutions%20européennes.pdf

L'emploi de l'anglais est d'autant plus déplacé que cette langue va disparaître des institutions européennes en 2019. En effet, l'Irlande a choisi le gaélique comme langue de communication avec l'UE et Malte le maltais. Cela signifie que lorsque le Royaume-Uni sortira de l'UE en 2019, l'anglais perdra automatiquement son officialité, et ceci au regard des textes en vigueur (un pays, une langue). Cette disparition de l'anglais profitera ensuite fortement au français, qui deviendra mécaniquement la langue véhiculaire au sein des institutions européennes, et par ricochet celle des Européens, car les trois capitales de l'Europe (Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg) sont francophones et de nombreux pays européens font partie de l'Organisation internationale de la Francophonie ou veulent en faire partie. Voir la jolie carte suivante :

https://www.francophonie.org/IMG/pdf/carte_francophonie_mai_2017.pdf

L'enseignement du français va ainsi fortement se développer en Europe et, par ricochet, dans les zones limitrophes de l'Europe. L'anglais, quant à lui, sera définitivement marginalisé en Europe, tant par le retrait du Royaume-Uni de l'UE que par la politique isolationniste de M. Trump.

Le retour en force du français va également reposer sur les deux éléments géopolitiques suivants :

1) Le nombre de locuteurs du français dans le monde ne cesse d'augmenter et atteindra 700 millions en 2050, entre autres du fait de la démographie africaine et des progrès de la scolarisation. Peu de gens savent, par exemple, que le pays francophone le plus peuplé au monde n'est plus la France mais la République démocratique du Congo, avec 85 millions d'habitants (180 millions en 2050).

2) Selon l’'institut de conjoncture économique allemand de Cologne, la France supplantera l’'Allemagne sur le plan économique au plus tard en 2035, grâce à sa croissance démographique. Cette enquête montre également que la population française devrait atteindre la barre des 78, 9 millions d'habitants à l'horizon 2050 alors que celle de l'Allemagne ne dépassera pas 71, 4 millions d'habitants :

http://www.jeuneafrique.com/210899/archives-thematique/paris-devant-berlin-en-2035/

Le français va ainsi acquérir beaucoup plus de prestige, avec toutes les conséquences positives que l'on imagine sur son enseignement et même sur le budget de la France. Car je rappelle que l'hégémonie actuelle de l'anglais en Europe rapporte dix milliards d'euros par an au Royaume-Uni. Voir l'entretien du professeur Grin :

https://www.letemps.ch/societe/2005/06/22/anglais-mauvaise-solution

Ces dix milliards, ce serait bien que ce soit la France qui les reçoive à l'avenir.

Bien à vous

Daniel De Poli
67400 Illkirch

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Langue française : Nouvelles de septembre 2017

Le Figaro-Madame Finis les anglicismes, vive la langue française ! (15/9) (lien)
Kernews Albert Salon : "Une bonne partie de nos élites ont été influencées jusqu’à la moelle par cette incessante propagande des États-Unis et des organismes internationaux pour diminuer l’usage du français." (lien)
DGLF Vocabulaire des Technologies de l'information et de la communication (2017) (5/9) (lien)
Recension du livre de Philippe Skolle "Waow – Ta langue elle est trop niquée ! " (lire ci-dessous)


Recension du livre de Philippe Skolle "Waow – Ta langue elle est trop niquée !"

Philippe Skolle, Français de père tunisien et de mère américaine, enseigne dans une école de commerce (il précise : «et non une business school !») après avoir été traducteur spécialisé et 25 ans professeur d’anglais. Il est aussi auteur de fiction, scénariste et photographe.

Son livre : «Waow – Ta langue elle est trop niquée !» chez Mirage Bay, 2016, est un pamphlet. Il exprime une humeur massacrante, porte brillamment une solide vindicte publique et personnelle contre tous les responsables de l’abaissement du français. Mais, loin d’être académique, sa vindicte est voulue populaire. L’auteur veut être le peuple lui-même qui condamne ces responsables, impériaux, mais hélas surtout français, qui lui pourrissent sa langue, lui barrent l’accès à l’émancipation intellectuelle, l’élévation de l’homme et du citoyen, trahissant ainsi l’idéal de la Troisième République issu des Lumières.

Il écrit donc dans une langue très libre et au vocabulaire généreux, aux expressions imagées, souvent originales, dans une forme volontiers provocatrice, dans un style très alerte qui permet, aussi aux jeunes sans être «jeuniste», de profiter sans ennui de la richesse du texte, de l’abondance des fautes, barbarismes, déviances, cloués au pilori, volontiers tournés en dérision : «Quelle bande d’abscons !». Il dénonce allègrement les responsables de l’abaissement du français, surtout les «collabos de la pub et du fric» stigmatisés par Michel Serres, sans oublier le rôle de la CIA, de l’impérialisme des États-Unis et d’un mondialisme mis à son service.

Pour Philippe Skolle, l’heure est à la résistance nécessaire, urgente, organisée : «Je préfère la naïveté à l’oisiveté, le combat désespéré à l’inertie imbécile». Il propose des voies d’action. Ce livre tonique, qui présente l’ampleur effarante des dégâts, invite ardemment nos lecteurs et auditeurs à rejoindre nos associations, au cœur de la nouvelle Résistance de la France. Albert Salon.

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Langue française : Nouvelles de septembre 2017

Le Figaro-Madame Finis les anglicismes, vive la langue française ! (15/9) (lien)
Kernews Albert Salon : "Une bonne partie de nos élites ont été influencées jusqu’à la moelle par cette incessante propagande des États-Unis et des organismes internationaux pour diminuer l’usage du français." (lien)
DGLF Vocabulaire des Technologies de l'information et de la communication (2017) (5/9) (lien)
Recension du livre de Philippe Skolle "Waow – Ta langue elle est trop niquée ! " (lire ci-dessous)


Recension du livre de Philippe Skolle "Waow – Ta langue elle est trop niquée !"

Philippe Skolle, Français de père tunisien et de mère américaine, enseigne dans une école de commerce (il précise : «et non une business school !») après avoir été traducteur spécialisé et 25 ans professeur d’anglais. Il est aussi auteur de fiction, scénariste et photographe.

Son livre : «Waow – Ta langue elle est trop niquée !» chez Mirage Bay, 2016, est un pamphlet. Il exprime une humeur massacrante, porte brillamment une solide vindicte publique et personnelle contre tous les responsables de l’abaissement du français. Mais, loin d’être académique, sa vindicte est voulue populaire. L’auteur veut être le peuple lui-même qui condamne ces responsables, impériaux, mais hélas surtout français, qui lui pourrissent sa langue, lui barrent l’accès à l’émancipation intellectuelle, l’élévation de l’homme et du citoyen, trahissant ainsi l’idéal de la Troisième République issu des Lumières.

Il écrit donc dans une langue très libre et au vocabulaire généreux, aux expressions imagées, souvent originales, dans une forme volontiers provocatrice, dans un style très alerte qui permet, aussi aux jeunes sans être «jeuniste», de profiter sans ennui de la richesse du texte, de l’abondance des fautes, barbarismes, déviances, cloués au pilori, volontiers tournés en dérision : «Quelle bande d’abscons !». Il dénonce allègrement les responsables de l’abaissement du français, surtout les «collabos de la pub et du fric» stigmatisés par Michel Serres, sans oublier le rôle de la CIA, de l’impérialisme des États-Unis et d’un mondialisme mis à son service.

Pour Philippe Skolle, l’heure est à la résistance nécessaire, urgente, organisée : «Je préfère la naïveté à l’oisiveté, le combat désespéré à l’inertie imbécile». Il propose des voies d’action. Ce livre tonique, qui présente l’ampleur effarante des dégâts, invite ardemment nos lecteurs et auditeurs à rejoindre nos associations, au cœur de la nouvelle Résistance de la France. Albert Salon.

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nouvelles2017/ambassadeurs.jpgSemaine des ambassadeurs - par MAR le 12/09/2017 - 20:54

Semaine des ambassadeurs (29 août 2017)
Quelques paroles bienvenues d'Emmanuel Macron

Quelques extraits

Parmi les facteurs d’attractivité, je souhaite que la langue française retrouve sa place. Elle doit faire l’objet de toute votre attention diplomatique. Nous nous abritons derrière de grands chiffres, derrière les 300 millions de locuteurs francophones dans le monde, notamment grâce à l'Afrique, avec des projections très optimistes pour 2050.

Mais cela ne doit pas cacher des réalités beaucoup plus contrastées, voire préoccupantes, là aussi, ne soyons plus défensifs. Notre francophonie est une chance formidable, elle est portée sur tous les continents, elle est portée par la France au premier chef, et l'emprise de la France sur tous les continents, grâce à sa présence ultramarine, et je veux, dans ce cadre, entre autres, que nos territoires d'outre-mer soient un élément de notre rayonnement et de notre développement. (lire l'intégralité du discours)

Nous avons l'habitude de ces grandes déclarations de principes des présidents élus (cf. Hollande) suivis hélas de grandes déceptions. Nous verrons et restons vigilants face  à ce président qui fut le candidat  entouré de ses helpers (sic !) et qui prononça en janvier à l’université de Berlin un discours en anglais que nos associations ont vigoureusement critiqué pour avoir causé un grave dommage à notre langue. Nous attendons des actes. MAR

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Semaine des ambassadeurs (29 août 2017)
Quelques paroles bienvenues d'Emmanuel Macron

Quelques extraits

Parmi les facteurs d’attractivité, je souhaite que la langue française retrouve sa place. Elle doit faire l’objet de toute votre attention diplomatique. Nous nous abritons derrière de grands chiffres, derrière les 300 millions de locuteurs francophones dans le monde, notamment grâce à l'Afrique, avec des projections très optimistes pour 2050.

Mais cela ne doit pas cacher des réalités beaucoup plus contrastées, voire préoccupantes, là aussi, ne soyons plus défensifs. Notre francophonie est une chance formidable, elle est portée sur tous les continents, elle est portée par la France au premier chef, et l'emprise de la France sur tous les continents, grâce à sa présence ultramarine, et je veux, dans ce cadre, entre autres, que nos territoires d'outre-mer soient un élément de notre rayonnement et de notre développement. (lire l'intégralité du discours)

Nous avons l'habitude de ces grandes déclarations de principes des présidents élus (cf. Hollande) suivis hélas de grandes déceptions. Nous verrons et restons vigilants face  à ce président qui fut le candidat  entouré de ses helpers (sic !) et qui prononça en janvier à l’université de Berlin un discours en anglais que nos associations ont vigoureusement critiqué pour avoir causé un grave dommage à notre langue. Nous attendons des actes. MAR

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'août 2017 (2) - par MAR le 03/09/2017 - 22:39

Langue française : Nouvelles d'août 2017 (2)

Le Devoir Loi 101 la loi qui devait changer la vie des Québécois (lien)
Le Figaro s'associe au site France Terme afin de promouvoir la langue française (lien)
Le Figaro Parlez-vous le québécois ? (lien) et Jasez-vous le québécois ? (lien)
Le Figaro Les expressions à bannir au bureau : "Save the date !" (lien)
Une action de terrain qui paie : un des sympathisants de notre cause nous écrit :
Étant actuellement en villégiature à Cagnes-sur-Mer dans les Alpes maritimes, j'avais il y a déjà quelques années écrit au maire de Cagnes pour protester contre l'absence de double traduction dans les services communaux où seul l'anglais apparaissait au côté du français. La double traduction est maintenant présente, français en grands caractères suivi de l'anglais et de l'italien.

cagnes-sur-mer2017.jpg

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Langue française : Nouvelles d'août 2017 (2)

Le Devoir Loi 101 la loi qui devait changer la vie des Québécois (lien)
Le Figaro s'associe au site France Terme afin de promouvoir la langue française (lien)
Le Figaro Parlez-vous le québécois ? (lien) et Jasez-vous le québécois ? (lien)
Le Figaro Les expressions à bannir au bureau : "Save the date !" (lien)
Une action de terrain qui paie : un des sympathisants de notre cause nous écrit :
Étant actuellement en villégiature à Cagnes-sur-Mer dans les Alpes maritimes, j'avais il y a déjà quelques années écrit au maire de Cagnes pour protester contre l'absence de double traduction dans les services communaux où seul l'anglais apparaissait au côté du français. La double traduction est maintenant présente, français en grands caractères suivi de l'anglais et de l'italien.

cagnes-sur-mer2017.jpg

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'août 2017 - par MAR le 24/08/2017 - 21:55

Langue française : Nouvelles d'août 2017

Le Devoir 2000 québécismes dans l’édition des 50 ans du "Petit Robert" (21/8) (lien)
Le Figaro 20 anglicismes à bannir de toute urgence (lien)
Le Devoir Le recul du français et la croissance de l’anglais surestimés au Québec (17/8) (lien)
Le Figaro Parlez-vous le franglais ? (lien)
La ville de Paris toujours à la pointe de la collaboracheune (voir ci-dessous)

paris-collaboracheune.jpg

après le lamentable "Made for sharing", la mairie de Paris continue dans sa politique de collaboracheune tous azimuths.
Ici au Bois de Boulogne

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Langue française : Nouvelles d'août 2017

Le Devoir 2000 québécismes dans l’édition des 50 ans du "Petit Robert" (21/8) (lien)
Le Figaro 20 anglicismes à bannir de toute urgence (lien)
Le Devoir Le recul du français et la croissance de l’anglais surestimés au Québec (17/8) (lien)
Le Figaro Parlez-vous le franglais ? (lien)
La ville de Paris toujours à la pointe de la collaboracheune (voir ci-dessous)

paris-collaboracheune.jpg

après le lamentable "Made for sharing", la mairie de Paris continue dans sa politique de collaboracheune tous azimuths.
Ici au Bois de Boulogne

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nouvelles2017/jean-luc-laffineur.jpgPlace du français au sein de la CJUE - par Jean-Luc_Laffineur le 01/08/2017 - 19:24

Le français au sein de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE)
et vers une anglicisation partielle de la justice française ?

par Me Jean-Luc Laffineur, avocat aux barreaux de Bruxelles et de Paris.

Le premier donne, au niveau linguistique, une explication très détaillée du fonctionnement de la Cour de Justice de l’UE (CJUE), dont le français demeure l’unique langue de travail. Ce qui n’empêche pas certains responsables français de vouloir aller vers une anglicisation partielle de la justice de notre pays, sans même réfléchir le moindre instant aux conséquences qui en découleraient sur le statut et l’influence de la France dans le monde (partie 2, ci-dessous).

1. La place du français au sein de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) :

  • Les requêtes peuvent être déposées à la CJUE dans toutes les langues officielles de l’UE (la langue choisie est nommée "langue de procédure") mais elles sont traduites dans les meilleurs délais en français, langue de travail interne à la CJUE ;
  • Le dossier arrive directement en français chez les juges/Avocats généraux ;
  • Les différents intervenants (avocat général, juges, référendaires, assistants) examinent alors ces requêtes individuellement soit dans la langue de procédure (s’ils maîtrisent celle-ci) soit en français. Puis, collectivement, en dehors des délibérés, les discussions qui portent sur ces requêtes (par exemple au sein des cabinets des juges) ont lieu en général en français. De même, les notes et rapports portant sur ces requêtes sont rédigés en français ;
  • Lors des audiences : les avocats des parties peuvent plaider dans la langue de leur choix parmi les langues officielles de l’UE. Les juges écoutent soit sans interprétation lorsqu’ils connaissent la langue soit à l’aide d’une interprétation simultanée (dans leur propre langue ou, lorsqu’il n’y a pas d’interprétation dans leur propre langue, dans une langue qu’ils maîtrisent, celle-ci pouvant être le français) ;
  • Les rapports d’audiences sont rédigés en français. Les notes et rapports qui suivent ces audiences sont rédigés en français ;
  • Les délibérés ont lieu en français ;
  • Les décisions (arrêts, ordonnances, avis) sont rédigées en français puis traduites dans la langue de procédure lorsque celle-ci n’est pas le français et, sauf exceptions, dans les autres langues officielles de l’UE.

Dans le passé, quelques tentatives ont eu lieu, de la part de quelques juges ou AG de demander que les discussions aient lieu en anglais. Toutefois, les germanophones s’y sont opposés au motif que si l’anglais était choisi, l’allemand devrait l’être aussi ; et l’italien et l’espagnol de mettre en avant leurs langues respectives, si bien que le français demeure pour le moment langue de travail interne exclusive à la CJUE.

Cette situation est précaire dans la mesure où l’usage exclusif du français comme langue interne ne repose sur aucun texte législatif ou réglementaire. Le règlement intérieur de la CJUE n’aborde pas non plus le sujet de la langue. Le français ne tient donc que par la force de la coutume. Toutefois, les fonctionnaires qui travaillent au sein de la CJUE considèrent que le Brexit sera favorable au maintien du français.

Il est toutefois un secteur spécifique au sujet duquel se pose actuellement au sein de la CJUE la question de savoir si le travail en interne ne devrait pas se faire en anglais : celui du droit de la concurrence, En effet, dans la mesure où l’écrasante majorité des procédures dans ce secteur sont introduites en anglais et dans la mesure où les pièces sont toutes en anglais (et qu’il faut donc toutes les traduire en français), certains se demandent s’il ne conviendrait pas d’opter pour l’anglais comme langue de travail pour ce secteur spécifique.

2. Vers une anglicisation partielle de la justice française ?

Le haut comité juridique de la place financière de Paris préconise, dans le cadre du Brexit, pour développer le contentieux du tribunal de commerce de Paris, de créer une chambre anglophone et, pour ce faire, d’après nos sources de former les juges français à l’anglais. Dans ce cas, les avocats (notamment français) y plaideraient en anglais. Ce qui signifierait logiquement sans doute que les jugements seraient rendus aussi en anglais. Selon nos sources, la chancellerie sous le précédent gouvernement aurait officieusement donné son aval à ce projet. Certains membres de l’Ordre des Avocats de Paris y seraient également favorables. Reste à présent de connaître la position de l’actuelle Garde des Sceaux : donnera-t-elle suite à ce projet d’anglicisation de la justice en France ?

Il faut se pincer pour le croire mais c’est bien ainsi.

Je suis donc arrivé à la même conclusion que vous : La France d'aujourd'hui est bel et bien la principale menace qui pèse sur la langue (et la culture) française(s) dans le monde.

Jean-Luc Laffineur

Cabinet d'Avocats Laffineur (Bruxelles – Paris) - www.laffineur.com

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Le français au sein de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE)
et vers une anglicisation partielle de la justice française ?

par Me Jean-Luc Laffineur, avocat aux barreaux de Bruxelles et de Paris.

Le premier donne, au niveau linguistique, une explication très détaillée du fonctionnement de la Cour de Justice de l’UE (CJUE), dont le français demeure l’unique langue de travail. Ce qui n’empêche pas certains responsables français de vouloir aller vers une anglicisation partielle de la justice de notre pays, sans même réfléchir le moindre instant aux conséquences qui en découleraient sur le statut et l’influence de la France dans le monde (partie 2, ci-dessous).

1. La place du français au sein de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) :

  • Les requêtes peuvent être déposées à la CJUE dans toutes les langues officielles de l’UE (la langue choisie est nommée "langue de procédure") mais elles sont traduites dans les meilleurs délais en français, langue de travail interne à la CJUE ;
  • Le dossier arrive directement en français chez les juges/Avocats généraux ;
  • Les différents intervenants (avocat général, juges, référendaires, assistants) examinent alors ces requêtes individuellement soit dans la langue de procédure (s’ils maîtrisent celle-ci) soit en français. Puis, collectivement, en dehors des délibérés, les discussions qui portent sur ces requêtes (par exemple au sein des cabinets des juges) ont lieu en général en français. De même, les notes et rapports portant sur ces requêtes sont rédigés en français ;
  • Lors des audiences : les avocats des parties peuvent plaider dans la langue de leur choix parmi les langues officielles de l’UE. Les juges écoutent soit sans interprétation lorsqu’ils connaissent la langue soit à l’aide d’une interprétation simultanée (dans leur propre langue ou, lorsqu’il n’y a pas d’interprétation dans leur propre langue, dans une langue qu’ils maîtrisent, celle-ci pouvant être le français) ;
  • Les rapports d’audiences sont rédigés en français. Les notes et rapports qui suivent ces audiences sont rédigés en français ;
  • Les délibérés ont lieu en français ;
  • Les décisions (arrêts, ordonnances, avis) sont rédigées en français puis traduites dans la langue de procédure lorsque celle-ci n’est pas le français et, sauf exceptions, dans les autres langues officielles de l’UE.

Dans le passé, quelques tentatives ont eu lieu, de la part de quelques juges ou AG de demander que les discussions aient lieu en anglais. Toutefois, les germanophones s’y sont opposés au motif que si l’anglais était choisi, l’allemand devrait l’être aussi ; et l’italien et l’espagnol de mettre en avant leurs langues respectives, si bien que le français demeure pour le moment langue de travail interne exclusive à la CJUE.

Cette situation est précaire dans la mesure où l’usage exclusif du français comme langue interne ne repose sur aucun texte législatif ou réglementaire. Le règlement intérieur de la CJUE n’aborde pas non plus le sujet de la langue. Le français ne tient donc que par la force de la coutume. Toutefois, les fonctionnaires qui travaillent au sein de la CJUE considèrent que le Brexit sera favorable au maintien du français.

Il est toutefois un secteur spécifique au sujet duquel se pose actuellement au sein de la CJUE la question de savoir si le travail en interne ne devrait pas se faire en anglais : celui du droit de la concurrence, En effet, dans la mesure où l’écrasante majorité des procédures dans ce secteur sont introduites en anglais et dans la mesure où les pièces sont toutes en anglais (et qu’il faut donc toutes les traduire en français), certains se demandent s’il ne conviendrait pas d’opter pour l’anglais comme langue de travail pour ce secteur spécifique.

2. Vers une anglicisation partielle de la justice française ?

Le haut comité juridique de la place financière de Paris préconise, dans le cadre du Brexit, pour développer le contentieux du tribunal de commerce de Paris, de créer une chambre anglophone et, pour ce faire, d’après nos sources de former les juges français à l’anglais. Dans ce cas, les avocats (notamment français) y plaideraient en anglais. Ce qui signifierait logiquement sans doute que les jugements seraient rendus aussi en anglais. Selon nos sources, la chancellerie sous le précédent gouvernement aurait officieusement donné son aval à ce projet. Certains membres de l’Ordre des Avocats de Paris y seraient également favorables. Reste à présent de connaître la position de l’actuelle Garde des Sceaux : donnera-t-elle suite à ce projet d’anglicisation de la justice en France ?

Il faut se pincer pour le croire mais c’est bien ainsi.

Je suis donc arrivé à la même conclusion que vous : La France d'aujourd'hui est bel et bien la principale menace qui pèse sur la langue (et la culture) française(s) dans le monde.

Jean-Luc Laffineur

Cabinet d'Avocats Laffineur (Bruxelles – Paris) - www.laffineur.com

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Langue française : Nouvelles de juillet 2017 (5)

Le Figaro L'anglais est la langue d'aujourd'hui dans les entreprises françaises  (25/7) (lien)
inquiétant témoignage sur la servilité linguistique de nombreux Français au sein de leurs entreprises
Québec L'Office de la langue française célèbre les 40 ans de la Charte de la langue française (lien) - De plus en plus d'anglophones choisissent l'université en français (lien)
Défi-métiers Le Centre de langue française (CCIP) renommé "Le français des affaires" (lien)
Médias francophones diffusés dans le monde à partir de la France (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2017 (5)

Le Figaro L'anglais est la langue d'aujourd'hui dans les entreprises françaises  (25/7) (lien)
inquiétant témoignage sur la servilité linguistique de nombreux Français au sein de leurs entreprises
Québec L'Office de la langue française célèbre les 40 ans de la Charte de la langue française (lien) - De plus en plus d'anglophones choisissent l'université en français (lien)
Défi-métiers Le Centre de langue française (CCIP) renommé "Le français des affaires" (lien)
Médias francophones diffusés dans le monde à partir de la France (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2017 (4)

27e Biennale de la langue française à Paris les 14,15 et 16 septembre 2017 sur le thème "Choisir la langue française aujourd'hui dans les études et les métiers" sous le patronage de Loïc Depecker (DGLFLF) [au FIAP, 30 rue Cabanis - Paris 14e] (programme)
Le Figaro Connaissez-vous ces mots hérités de nos ancêtres les Gaulois ? (lien)
Le Figaro Un Breton crée un site pour apprendre le québécois en 10 leçons (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2017 (4)

27e Biennale de la langue française à Paris les 14,15 et 16 septembre 2017 sur le thème "Choisir la langue française aujourd'hui dans les études et les métiers" sous le patronage de Loïc Depecker (DGLFLF) [au FIAP, 30 rue Cabanis - Paris 14e] (programme)
Le Figaro Connaissez-vous ces mots hérités de nos ancêtres les Gaulois ? (lien)
Le Figaro Un Breton crée un site pour apprendre le québécois en 10 leçons (lien)

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nouvelles2017/jean_baptiste_lemoyne.jpgEncourageant discours de Jean-Baptiste Lemoyne - par MAR le 22/07/2017 - 19:09

Encourageant discours de Jean-Baptiste Lemoyne

Encourageant discours de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères (chargé de la Francophonie ?) prononcé lors de la 43e assemblée plénière de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) (lien) Jean-Baptiste Lemoyne reprend la lettre du 3 mai d'Emmanuel Macron à Jacques Godfrain, président de l'AFAL Il s’y engageait sur notre charte de la Francophonie, et y ajoutait même des propositions de son cru… M. Lemoyne se réfère même, au début de son discours, à notre ancien président Philippe Rossillon qu’il se flatte d’avoir connu, admiré, suivi… Tout ce qu’il dit dans ce discours est encourageant. Faisons crédit à son auteur du contenu et de sa mise en œuvre. A.S.

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Encourageant discours de Jean-Baptiste Lemoyne

Encourageant discours de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères (chargé de la Francophonie ?) prononcé lors de la 43e assemblée plénière de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) (lien) Jean-Baptiste Lemoyne reprend la lettre du 3 mai d'Emmanuel Macron à Jacques Godfrain, président de l'AFAL Il s’y engageait sur notre charte de la Francophonie, et y ajoutait même des propositions de son cru… M. Lemoyne se réfère même, au début de son discours, à notre ancien président Philippe Rossillon qu’il se flatte d’avoir connu, admiré, suivi… Tout ce qu’il dit dans ce discours est encourageant. Faisons crédit à son auteur du contenu et de sa mise en œuvre. A.S.

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Langue française : Nouvelles de juillet 2017 (3)

27e Biennale de la langue française à Paris les 14,15 et 16 septembre 2017 sur le thème "Choisir la langue française aujourd'hui dans les études et les métiers" sous le patronage de Loïc Depecker (DGLFLF) [au FIAP, 30 rue Cabanis - Paris 14e] (programme)
Le Figaro La langue française à l'honneur dans les aéroports parisiens (20/7) (lien)
RFI "Et le monde parlera français", livre plaidoyer décomplexé pour la Francophonie de Marie-Laure Poletti et Roger Pilhion (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2017 (3)

27e Biennale de la langue française à Paris les 14,15 et 16 septembre 2017 sur le thème "Choisir la langue française aujourd'hui dans les études et les métiers" sous le patronage de Loïc Depecker (DGLFLF) [au FIAP, 30 rue Cabanis - Paris 14e] (programme)
Le Figaro La langue française à l'honneur dans les aéroports parisiens (20/7) (lien)
RFI "Et le monde parlera français", livre plaidoyer décomplexé pour la Francophonie de Marie-Laure Poletti et Roger Pilhion (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2017 (2)

Bernard Gensane L’anglais de Macron (11/7) (lien)
Bd Voltaire Lorraine Airport : la justice impose l’éradication du français (7/7) (lien)
IC Insoumission linguistique contre les publicitaires tueurs de langue et de culture ! (lien)
DirectInfo "Je m’exprime en français", un programme dédié au renforcement de l’utilisation et de la présence de la langue française dans les médias tunisiens (8/7) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2017 (2)

Bernard Gensane L’anglais de Macron (11/7) (lien)
Bd Voltaire Lorraine Airport : la justice impose l’éradication du français (7/7) (lien)
IC Insoumission linguistique contre les publicitaires tueurs de langue et de culture ! (lien)
DirectInfo "Je m’exprime en français", un programme dédié au renforcement de l’utilisation et de la présence de la langue française dans les médias tunisiens (8/7) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juillet 2017 - par MAR le 09/07/2017 - 21:27

Langue française : Nouvelles de juillet 2017

Libération La francophonie grande oubliée de la «Macronie» ? (4/7) (lien)
Oui les langues Langue française : sans faute du Pt Macron au congrès de Versailles ! (lien)
JdD Comment Macron s'inspire de la vie politique américaine (2/7) (lien)
Causeur François Cheng boute l’anglais hors du français (1/7) (lien)
Institut Français "Et en plus, je parle français" dans les aéroports parisiens cet été (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2017

Libération La francophonie grande oubliée de la «Macronie» ? (4/7) (lien)
Oui les langues Langue française : sans faute du Pt Macron au congrès de Versailles ! (lien)
JdD Comment Macron s'inspire de la vie politique américaine (2/7) (lien)
Causeur François Cheng boute l’anglais hors du français (1/7) (lien)
Institut Français "Et en plus, je parle français" dans les aéroports parisiens cet été (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2017 (5) - par MAR le 02/07/2017 - 22:53

Langue française : Nouvelles de juin 2017 (5)

insolentiae.com Vers une juridiction en anglais pour les contrats financiers (30/6) (lien)
Ministère de la Culture 160 projets sélectionnés pour l’appel à projets 2017 "Action culturelle - langue française" (30/6) (lien)
Les Echos Bruno Lemaire chantre d'une juridiction des contrats financiers en anglais (lien)
La voix du Nord Un collectif de défense de la langue française dit halte à l’anglophonisation (24/6) (lien)
Le Figaro Le français sauvé in extremis au primaire dans un canton suisse (22/6) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juin 2017 (5)

insolentiae.com Vers une juridiction en anglais pour les contrats financiers (30/6) (lien)
Ministère de la Culture 160 projets sélectionnés pour l’appel à projets 2017 "Action culturelle - langue française" (30/6) (lien)
Les Echos Bruno Lemaire chantre d'une juridiction des contrats financiers en anglais (lien)
La voix du Nord Un collectif de défense de la langue française dit halte à l’anglophonisation (24/6) (lien)
Le Figaro Le français sauvé in extremis au primaire dans un canton suisse (22/6) (lien)

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nouvelles2017/viva-technology.jpgL'Élysée contre le français - par Ilyes_Zouari le 25/06/2017 - 22:06

L'Élysée contre le français ?

Le site "Make our planet great again", récemment créé par l’Élysée, est unilingue anglais. Aucun mot de français nulle part. Chose inimaginable au Québec, même au niveau du gouvernement fédéral du Canada. Chose impensable également en Afrique francophone (3 fois l’Union européenne en superficie, Royaume-Uni inclus).

https://www.makeourplanetgreatagain.fr/

make_our_planet.jpg

Le site du salon VivaTech, qui vient d’avoir lieu à Paris et qui a reçu la visite du président français, est presque entièrement en anglais (à part une partie marginale consacrée au "grand public"). De plus, le français a presque totalement été banni de l’affichage à l’intérieur du salon. https://vivatechnology.com/

viva-technology2.jpg

Ces deux derniers points sont également inimaginables au Québec et dans les grands salons internationaux de Montréal (3e pôle aéronautique mondial, derrière Seattle et Toulouse, 3e pôle mondial de l’industrie du jeu vidéo…), ainsi qu’en Afrique francophone.

Au mépris de ses propres intérêts économiques et géopolitiques, le message adressé par la France aux pays francophones, francophiles ainsi qu'au reste du monde est donc le suivant : arrêtez de parler ou d'apprendre le français, et mettez-vous au tout-anglais !

Les dirigeants de la France d'aujourd'hui sont-ils devenus la principale menace qui pèse sur la langue (et la culture) française(s) dans le monde.

Ilyes Zouari

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L'Élysée contre le français ?

Le site "Make our planet great again", récemment créé par l’Élysée, est unilingue anglais. Aucun mot de français nulle part. Chose inimaginable au Québec, même au niveau du gouvernement fédéral du Canada. Chose impensable également en Afrique francophone (3 fois l’Union européenne en superficie, Royaume-Uni inclus).

https://www.makeourplanetgreatagain.fr/

make_our_planet.jpg

Le site du salon VivaTech, qui vient d’avoir lieu à Paris et qui a reçu la visite du président français, est presque entièrement en anglais (à part une partie marginale consacrée au "grand public"). De plus, le français a presque totalement été banni de l’affichage à l’intérieur du salon. https://vivatechnology.com/

viva-technology2.jpg

Ces deux derniers points sont également inimaginables au Québec et dans les grands salons internationaux de Montréal (3e pôle aéronautique mondial, derrière Seattle et Toulouse, 3e pôle mondial de l’industrie du jeu vidéo…), ainsi qu’en Afrique francophone.

Au mépris de ses propres intérêts économiques et géopolitiques, le message adressé par la France aux pays francophones, francophiles ainsi qu'au reste du monde est donc le suivant : arrêtez de parler ou d'apprendre le français, et mettez-vous au tout-anglais !

Les dirigeants de la France d'aujourd'hui sont-ils devenus la principale menace qui pèse sur la langue (et la culture) française(s) dans le monde.

Ilyes Zouari

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nouvelles2017/michel-guerrin.jpgMy God, la francophonie - par Michel-Guerrin le 14/06/2017 - 22:05

My God, la francophonie !

par Michel Guerrin

Le Monde du samedi 10 juin 2017 pour une fois que le "journal de référence" français daigne s'intéresser à la langue de son pays (le français, parait-il ) nous avons jugé utile de reproduire cet article dans son intégralité)


My God, la francophonie !

par Michel Guerrin

Défendre la langue française partout, c’est jugé frileux, réac. Prenez le fameux discours de minuit d’Emmanuel Macron, invitant – en anglais – les chercheurs américains à venir travailler chez nous après le retrait de Donald Trump de l’accord sur le climat. Tout le monde a applaudi ou presque. La voix sonnait juste. Elle traduisait son sens de la com, mais aussi sa modernité. Elle a mis fin à vingt ans d’analphabètes de la langue de Shakespeare – Chirac, Sarkozy et Hollande. En janvier, le candidat Macron dissertait déjà en anglais, à Berlin, autour du couple franco-allemand. Pour être compris par le plus grand nombre."Démission culturelle", ont raillé des intellectuels, qui se demandent si Macron entend vraiment, comme il l’a écrit, faire de la francophonie un enjeu majeur.

Cette question, on peut la voir en rose. Le français est la sixième langue la plus utilisée, derrière le chinois mandarin, l’anglais, l’hindi, l’espagnol et l’arabe. Il est pratiqué sur les cinq continents, le nombre de locuteurs devrait passer de 230 millions à 770 millions en 2050. Et puis, c’est une langue diplomatique (ONU) ou sportive (Jeux olympiques).

Mais cette question, on peut la voir en noir. Ce qui compte, ce n’est pas le nombre de locuteurs, mais leur influence. La sociologue Pascale Casanova explique très bien dans La Langue mondiale. Traduction et domination (Seuil, 2015) qu’une langue dominante est celle des polyglottes, des touristes, de l’élite. Celle de la modernité. Celle qui ne connaît pas de réciprocité. C’est l’anglais, bien sûr. On traduit en anglais, mais l’anglais ne se traduit pas, tout comme le Royaume-Uni quitte l’Europe, sa langue non. Du reste, l’anglais progresse et le français recule. A Bruxelles comme dans tous les lieux fermés du pouvoir. L’agence de normalisation Afnor vient de décider de publier ses textes uniquement en anglais. De son côté, le spécialiste en stratégie François Heisbourg vient de tweeter : "Imposer l’anglais comme seule langue de travail pour les opérations militaires de l’Union européenne en Afrique francophone est contre-productif."

Quant au français, langue d’antan des élites, il lui faut enrayer sa chute d’influence un peu partout, notamment dans les pays arabes, et surtout en Afrique. C’est plutôt mal parti. Avec la démographie galopante, il manquera d’ici à 2020 sur le continent autour de 150 000 professeurs de français. Autre inquiétude, les instituts français à l’étranger ferment les uns après les autres ou ont réduit la voilure.

Certains disent aussi que la francophonie est mal en point parce que, chez nous, prospère "la langue du maître". La formule est de l’écrivain rimbaldien Alain Borer, suivi par Pierre Michon, Dominique Noguez, Olivier Rolin, André Velter, Bernard Pivot… On les qualifie de mauvais coucheurs menant un combat d’arrière- garde. Ils répondent : maîtriser une langue riche et complexe aide à structurer sa pensée.

On ne compte plus les manifestations culturelles qui parlent un anglais non traduit

Que le bateau France prenne l’eau dans le langage courant, c’est une chose. Que nos décideurs privés et publics en rajoutent, c’est plus contestable. La plus haute tour de France, à La Défense, s’appelle First (231 m), bientôt détrônée par The Link (244 m).
 

Une langue dominante est celle des polyglottes, des touristes, de l’élite

Lyon abrite la tour Incity, Paris la tour Home, Boulogne-Billancourt les tours CityLights. L’aéroport de Metz et Nancy a pour nom Lorraine Airport. La publicité Air France dit "France is in the Air". A la télé, on regarde "The Voice", "Secret Story", "Master- Chef". Le slogan de la candidature française aux JO 2024 est "Made for Sharing". On ne compte plus les manifestations culturelles, y compris celles financées par l’argent public, qui parlent un anglais non traduit.

"Soumission imaginaire"

Ces exemples parmi des dizaines maltraitent la loi Toubon de 1994, qui vise à protéger le français dans l’espace public, au travail, dans le monde de l’éducation. Une telle loi est aussi efficace que celle contre le téléchargement illégal de musique. On ne lutte pas contre les pratiques massives.

Il n’y a qu’à voir ce qui se passe dans les universités ou les écoles de commerce – pardon, business schools. Beaucoup ont des enseignements en anglais dans le but de rester dans la course de la mondialisation. La loi Fioraso de 2013 a entériné cette coutume."Loi scélérate", peste Alain Borer. Loi qui lève une hypocrisie, répond la ministre. Mais est-ce nécessaire qu’une école de Dijon se rebaptise Burgundy School of Business, que l’ENA, à partir de 2018, impose l’épreuve d’anglais obligatoire contre un choix actuel de huit langues ? En Belgique, en Suisse ou au Canada, certains trouvent que nous allons trop loin.

Que chacun s’exprime dans sa langue là où c’est possible est un premier pas. Alain Borer impose de faire ses conférences en français, notamment aux États-Unis – "les gens adorent, ce qui montre que nous sommes en soumission imaginaire". Ce dernier en appelle à un gros effort à l’école : "Le nombre d’heures de cours de français a baissé de 630 heures en primaire depuis 1960." Il faut enfin financer massivement l’enseignement à l’étranger. Notre culture aussi.

Mais pas seulement, affirme le philosophe Yves Michaud : "La francophonie, ce n’est pas juste du rayonnement, c’est un instrument politique d’exportation d’une culture. L’Amérique l’a fait avec Hollywood. Nous, empêtrés dans le souvenir postcolonial, on rechigne, avec une politique illisible et éclatée." Michaud prône un regroupement des forces sous un secrétariat d’État rattaché à l’éducation. Un vrai bras armé. Et de mener un combat acharné à Bruxelles. Autant de mesures que l’on retrouve dans le programme de M. Macron. Attendons le remaniement ministériel pour voir si on en prend le chemin. En sachant une chose : une telle politique coûte cher…

guerrin@lemonde.fr

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My God, la francophonie !

par Michel Guerrin

Le Monde du samedi 10 juin 2017 pour une fois que le "journal de référence" français daigne s'intéresser à la langue de son pays (le français, parait-il ) nous avons jugé utile de reproduire cet article dans son intégralité)


My God, la francophonie !

par Michel Guerrin

Défendre la langue française partout, c’est jugé frileux, réac. Prenez le fameux discours de minuit d’Emmanuel Macron, invitant – en anglais – les chercheurs américains à venir travailler chez nous après le retrait de Donald Trump de l’accord sur le climat. Tout le monde a applaudi ou presque. La voix sonnait juste. Elle traduisait son sens de la com, mais aussi sa modernité. Elle a mis fin à vingt ans d’analphabètes de la langue de Shakespeare – Chirac, Sarkozy et Hollande. En janvier, le candidat Macron dissertait déjà en anglais, à Berlin, autour du couple franco-allemand. Pour être compris par le plus grand nombre."Démission culturelle", ont raillé des intellectuels, qui se demandent si Macron entend vraiment, comme il l’a écrit, faire de la francophonie un enjeu majeur.

Cette question, on peut la voir en rose. Le français est la sixième langue la plus utilisée, derrière le chinois mandarin, l’anglais, l’hindi, l’espagnol et l’arabe. Il est pratiqué sur les cinq continents, le nombre de locuteurs devrait passer de 230 millions à 770 millions en 2050. Et puis, c’est une langue diplomatique (ONU) ou sportive (Jeux olympiques).

Mais cette question, on peut la voir en noir. Ce qui compte, ce n’est pas le nombre de locuteurs, mais leur influence. La sociologue Pascale Casanova explique très bien dans La Langue mondiale. Traduction et domination (Seuil, 2015) qu’une langue dominante est celle des polyglottes, des touristes, de l’élite. Celle de la modernité. Celle qui ne connaît pas de réciprocité. C’est l’anglais, bien sûr. On traduit en anglais, mais l’anglais ne se traduit pas, tout comme le Royaume-Uni quitte l’Europe, sa langue non. Du reste, l’anglais progresse et le français recule. A Bruxelles comme dans tous les lieux fermés du pouvoir. L’agence de normalisation Afnor vient de décider de publier ses textes uniquement en anglais. De son côté, le spécialiste en stratégie François Heisbourg vient de tweeter : "Imposer l’anglais comme seule langue de travail pour les opérations militaires de l’Union européenne en Afrique francophone est contre-productif."

Quant au français, langue d’antan des élites, il lui faut enrayer sa chute d’influence un peu partout, notamment dans les pays arabes, et surtout en Afrique. C’est plutôt mal parti. Avec la démographie galopante, il manquera d’ici à 2020 sur le continent autour de 150 000 professeurs de français. Autre inquiétude, les instituts français à l’étranger ferment les uns après les autres ou ont réduit la voilure.

Certains disent aussi que la francophonie est mal en point parce que, chez nous, prospère "la langue du maître". La formule est de l’écrivain rimbaldien Alain Borer, suivi par Pierre Michon, Dominique Noguez, Olivier Rolin, André Velter, Bernard Pivot… On les qualifie de mauvais coucheurs menant un combat d’arrière- garde. Ils répondent : maîtriser une langue riche et complexe aide à structurer sa pensée.

On ne compte plus les manifestations culturelles qui parlent un anglais non traduit

Que le bateau France prenne l’eau dans le langage courant, c’est une chose. Que nos décideurs privés et publics en rajoutent, c’est plus contestable. La plus haute tour de France, à La Défense, s’appelle First (231 m), bientôt détrônée par The Link (244 m).
 

Une langue dominante est celle des polyglottes, des touristes, de l’élite

Lyon abrite la tour Incity, Paris la tour Home, Boulogne-Billancourt les tours CityLights. L’aéroport de Metz et Nancy a pour nom Lorraine Airport. La publicité Air France dit "France is in the Air". A la télé, on regarde "The Voice", "Secret Story", "Master- Chef". Le slogan de la candidature française aux JO 2024 est "Made for Sharing". On ne compte plus les manifestations culturelles, y compris celles financées par l’argent public, qui parlent un anglais non traduit.

"Soumission imaginaire"

Ces exemples parmi des dizaines maltraitent la loi Toubon de 1994, qui vise à protéger le français dans l’espace public, au travail, dans le monde de l’éducation. Une telle loi est aussi efficace que celle contre le téléchargement illégal de musique. On ne lutte pas contre les pratiques massives.

Il n’y a qu’à voir ce qui se passe dans les universités ou les écoles de commerce – pardon, business schools. Beaucoup ont des enseignements en anglais dans le but de rester dans la course de la mondialisation. La loi Fioraso de 2013 a entériné cette coutume."Loi scélérate", peste Alain Borer. Loi qui lève une hypocrisie, répond la ministre. Mais est-ce nécessaire qu’une école de Dijon se rebaptise Burgundy School of Business, que l’ENA, à partir de 2018, impose l’épreuve d’anglais obligatoire contre un choix actuel de huit langues ? En Belgique, en Suisse ou au Canada, certains trouvent que nous allons trop loin.

Que chacun s’exprime dans sa langue là où c’est possible est un premier pas. Alain Borer impose de faire ses conférences en français, notamment aux États-Unis – "les gens adorent, ce qui montre que nous sommes en soumission imaginaire". Ce dernier en appelle à un gros effort à l’école : "Le nombre d’heures de cours de français a baissé de 630 heures en primaire depuis 1960." Il faut enfin financer massivement l’enseignement à l’étranger. Notre culture aussi.

Mais pas seulement, affirme le philosophe Yves Michaud : "La francophonie, ce n’est pas juste du rayonnement, c’est un instrument politique d’exportation d’une culture. L’Amérique l’a fait avec Hollywood. Nous, empêtrés dans le souvenir postcolonial, on rechigne, avec une politique illisible et éclatée." Michaud prône un regroupement des forces sous un secrétariat d’État rattaché à l’éducation. Un vrai bras armé. Et de mener un combat acharné à Bruxelles. Autant de mesures que l’on retrouve dans le programme de M. Macron. Attendons le remaniement ministériel pour voir si on en prend le chemin. En sachant une chose : une telle politique coûte cher…

guerrin@lemonde.fr

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2017 (4) - par MAR le 14/06/2017 - 22:04

Langue française : Nouvelles de juin 2017 (4)

Marie-Laure Poletti et Roger Pilhion Et le monde parlera français (lien)
Présentation de l’ouvrage "Et le monde parlera français" à l’auditorium de l’Alliance française,
mardi 27 juin 201
7 à 18h - 101 bd Raspail, 75006 Paris
Le Figaro La Commission de la langue française met les gaz sur l'automobile (25/6) (lien)
Madigan Je ne Chante Pas en Anglais (lien)
Le Figaro Ces mots intraduisibles... et indispensables en français (18/6) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juin 2017 (4)

Marie-Laure Poletti et Roger Pilhion Et le monde parlera français (lien)
Présentation de l’ouvrage "Et le monde parlera français" à l’auditorium de l’Alliance française,
mardi 27 juin 201
7 à 18h - 101 bd Raspail, 75006 Paris
Le Figaro La Commission de la langue française met les gaz sur l'automobile (25/6) (lien)
Madigan Je ne Chante Pas en Anglais (lien)
Le Figaro Ces mots intraduisibles... et indispensables en français (18/6) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2017 (3) - par MAR le 14/06/2017 - 20:24

Langue française : Nouvelles de juin 2017 (3)

A.Fr.Av. Pour que cesse de reculer la langue française ! (lien)
L'Équipe Jacques Toubon, le Défenseur des droits, retoque le slogan "Made for sharing" de la candidature de Paris aux Jeux 2024 (9/6) (lien)
Le Monde On ne compte plus les manifestations culturelles parlant anglais (8/6) (lien) [lire la suite ci-dessous] pour une fois que le "journal de référence" français daigne s'intéresser à la langue de son pays (le français, parait-il ) nous avons jugé utile de reproduire cet article dans son intégralité)


My God, la francophonie !

par Michel Guerri

Défendre la langue française partout, c’est jugé frileux, réac. Prenez le fameux discours de minuit d’Emmanuel Macron, invitant – en anglais – les chercheurs américains à venir travailler chez nous après le retrait de Donald Trump de l’accord sur le climat. Tout le monde a applaudi ou presque. La voix sonnait juste. Elle traduisait son sens de la com, mais aussi sa modernité. Elle a mis fin à vingt ans d’analphabètes de la langue de Shakespeare – Chirac, Sarkozy et Hollande. En janvier, le candidat Macron dissertait déjà en anglais, à Berlin, autour du couple franco-allemand. Pour être compris par le plus grand nombre."Démission culturelle", ont raillé des intellectuels, qui se demandent si Macron entend vraiment, comme il l’a écrit, faire de la francophonie un enjeu majeur.

Cette question, on peut la voir en rose. Le français est la sixième langue la plus utilisée, derrière le chinois mandarin, l’anglais, l’hindi, l’espagnol et l’arabe. Il est pratiqué sur les cinq continents, le nombre de locuteurs devrait passer de 230 millions à 770 millions en 2050. Et puis, c’est une langue diplomatique (ONU) ou sportive (Jeux olympiques).

Mais cette question, on peut la voir en noir. Ce qui compte, ce n’est pas le nombre de locuteurs, mais leur influence. La sociologue Pascale Casanova explique très bien dans La Langue mondiale. Traduction et domination (Seuil, 2015) qu’une langue dominante est celle des polyglottes, des touristes, de l’élite. Celle de la modernité. Celle qui ne connaît pas de réciprocité. C’est l’anglais, bien sûr. On traduit en anglais, mais l’anglais ne se traduit pas, tout comme le Royaume-Uni quitte l’Europe, sa langue non. Du reste, l’anglais progresse et le français recule. A Bruxelles comme dans tous les lieux fermés du pouvoir. L’agence de normalisation Afnor vient de décider de publier ses textes uniquement en anglais. De son côté, le spécialiste en stratégie François Heisbourg vient de tweeter : "Imposer l’anglais comme seule langue de travail pour les opérations militaires de l’Union européenne en Afrique francophone est contre-productif."

Quant au français, langue d’antan des élites, il lui faut enrayer sa chute d’influence un peu partout, notamment dans les pays arabes, et surtout en Afrique. C’est plutôt mal parti. Avec la démographie galopante, il manquera d’ici à 2020 sur le continent autour de 150 000 professeurs de français. Autre inquiétude, les instituts français à l’étranger ferment les uns après les autres ou ont réduit la voilure.

Certains disent aussi que la francophonie est mal en point parce que, chez nous, prospère "la langue du maître". La formule est de l’écrivain rimbaldien Alain Borer, suivi par Pierre Michon, Dominique Noguez, Olivier Rolin, André Velter, Bernard Pivot… On les qualifie de mauvais coucheurs menant un combat d’arrière- garde. Ils répondent : maîtriser une langue riche et complexe aide à structurer sa pensée.

On ne compte plus les manifestations culturelles qui parlent un anglais non traduit

Une langue dominante est celle des polyglottes, des touristes, de l’élite

Que le bateau France prenne l’eau dans le langage courant, c’est une chose. Que nos décideurs privés et publics en rajoutent, c’est plus contestable. La plus haute tour de France, à La Défense, s’appelle First (231 m), bientôt détrônée par The Link (244 m). Lyon abrite la tour Incity, Paris la tour Home, Boulogne-Billancourt les tours CityLights. L’aéroport de Metz et Nancy a pour nom Lorraine Airport. La publicité Air France dit "France is in the Air". A la télé, on regarde "The Voice", "Secret Story", "Master- Chef". Le slogan de la candidature française aux JO 2024 est "Made for Sharing". On ne compte plus les manifestations culturelles, y compris celles financées par l’argent public, qui parlent un anglais non traduit.

"Soumission imaginaire"

Ces exemples parmi des dizaines maltraitent la loi Toubon de 1994, qui vise à protéger le français dans l’espace public, au travail, dans le monde de l’éducation. Une telle loi est aussi efficace que celle contre le téléchargement illégal de musique. On ne lutte pas contre les pratiques massives.

Il n’y a qu’à voir ce qui se passe dans les universités ou les écoles de commerce – pardon, business schools. Beaucoup ont des enseignements en anglais dans le but de rester dans la course de la mondialisation. La loi Fioraso de 2013 a entériné cette coutume."Loi scélérate", peste Alain Borer. Loi qui lève une hypocrisie, répond la ministre. Mais est-ce nécessaire qu’une école de Dijon se rebaptise Burgundy School of Business, que l’ENA, à partir de 2018, impose l’épreuve d’anglais obligatoire contre un choix actuel de huit langues ? En Belgique, en Suisse ou au Canada, certains trouvent que nous allons trop loin.

Que chacun s’exprime dans sa langue là où c’est possible est un premier pas. Alain Borer impose de faire ses conférences en français, notamment aux États-Unis – "les gens adorent, ce qui montre que nous sommes en soumission imaginaire". Ce dernier en appelle à un gros effort à l’école : "Le nombre d’heures de cours de français a baissé de 630 heures en primaire depuis 1960." Il faut enfin financer massivement l’enseignement à l’étranger. Notre culture aussi.

Mais pas seulement, affirme le philosophe Yves Michaud : "La francophonie, ce n’est pas juste du rayonnement, c’est un instrument politique d’exportation d’une culture. L’Amérique l’a fait avec Hollywood. Nous, empêtrés dans le souvenir postcolonial, on rechigne, avec une politique illisible et éclatée." Michaud prône un regroupement des forces sous un secrétariat d’État rattaché à l’éducation. Un vrai bras armé. Et de mener un combat acharné à Bruxelles. Autant de mesures que l’on retrouve dans le programme de M. Macron. Attendons le remaniement ministériel pour voir si on en prend le chemin. En sachant une chose : une telle politique coûte cher…

guerrin@lemonde.fr

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Langue française : Nouvelles de juin 2017 (3)

A.Fr.Av. Pour que cesse de reculer la langue française ! (lien)
L'Équipe Jacques Toubon, le Défenseur des droits, retoque le slogan "Made for sharing" de la candidature de Paris aux Jeux 2024 (9/6) (lien)
Le Monde On ne compte plus les manifestations culturelles parlant anglais (8/6) (lien) [lire la suite ci-dessous] pour une fois que le "journal de référence" français daigne s'intéresser à la langue de son pays (le français, parait-il ) nous avons jugé utile de reproduire cet article dans son intégralité)


My God, la francophonie !

par Michel Guerri

Défendre la langue française partout, c’est jugé frileux, réac. Prenez le fameux discours de minuit d’Emmanuel Macron, invitant – en anglais – les chercheurs américains à venir travailler chez nous après le retrait de Donald Trump de l’accord sur le climat. Tout le monde a applaudi ou presque. La voix sonnait juste. Elle traduisait son sens de la com, mais aussi sa modernité. Elle a mis fin à vingt ans d’analphabètes de la langue de Shakespeare – Chirac, Sarkozy et Hollande. En janvier, le candidat Macron dissertait déjà en anglais, à Berlin, autour du couple franco-allemand. Pour être compris par le plus grand nombre."Démission culturelle", ont raillé des intellectuels, qui se demandent si Macron entend vraiment, comme il l’a écrit, faire de la francophonie un enjeu majeur.

Cette question, on peut la voir en rose. Le français est la sixième langue la plus utilisée, derrière le chinois mandarin, l’anglais, l’hindi, l’espagnol et l’arabe. Il est pratiqué sur les cinq continents, le nombre de locuteurs devrait passer de 230 millions à 770 millions en 2050. Et puis, c’est une langue diplomatique (ONU) ou sportive (Jeux olympiques).

Mais cette question, on peut la voir en noir. Ce qui compte, ce n’est pas le nombre de locuteurs, mais leur influence. La sociologue Pascale Casanova explique très bien dans La Langue mondiale. Traduction et domination (Seuil, 2015) qu’une langue dominante est celle des polyglottes, des touristes, de l’élite. Celle de la modernité. Celle qui ne connaît pas de réciprocité. C’est l’anglais, bien sûr. On traduit en anglais, mais l’anglais ne se traduit pas, tout comme le Royaume-Uni quitte l’Europe, sa langue non. Du reste, l’anglais progresse et le français recule. A Bruxelles comme dans tous les lieux fermés du pouvoir. L’agence de normalisation Afnor vient de décider de publier ses textes uniquement en anglais. De son côté, le spécialiste en stratégie François Heisbourg vient de tweeter : "Imposer l’anglais comme seule langue de travail pour les opérations militaires de l’Union européenne en Afrique francophone est contre-productif."

Quant au français, langue d’antan des élites, il lui faut enrayer sa chute d’influence un peu partout, notamment dans les pays arabes, et surtout en Afrique. C’est plutôt mal parti. Avec la démographie galopante, il manquera d’ici à 2020 sur le continent autour de 150 000 professeurs de français. Autre inquiétude, les instituts français à l’étranger ferment les uns après les autres ou ont réduit la voilure.

Certains disent aussi que la francophonie est mal en point parce que, chez nous, prospère "la langue du maître". La formule est de l’écrivain rimbaldien Alain Borer, suivi par Pierre Michon, Dominique Noguez, Olivier Rolin, André Velter, Bernard Pivot… On les qualifie de mauvais coucheurs menant un combat d’arrière- garde. Ils répondent : maîtriser une langue riche et complexe aide à structurer sa pensée.

On ne compte plus les manifestations culturelles qui parlent un anglais non traduit

Une langue dominante est celle des polyglottes, des touristes, de l’élite

Que le bateau France prenne l’eau dans le langage courant, c’est une chose. Que nos décideurs privés et publics en rajoutent, c’est plus contestable. La plus haute tour de France, à La Défense, s’appelle First (231 m), bientôt détrônée par The Link (244 m). Lyon abrite la tour Incity, Paris la tour Home, Boulogne-Billancourt les tours CityLights. L’aéroport de Metz et Nancy a pour nom Lorraine Airport. La publicité Air France dit "France is in the Air". A la télé, on regarde "The Voice", "Secret Story", "Master- Chef". Le slogan de la candidature française aux JO 2024 est "Made for Sharing". On ne compte plus les manifestations culturelles, y compris celles financées par l’argent public, qui parlent un anglais non traduit.

"Soumission imaginaire"

Ces exemples parmi des dizaines maltraitent la loi Toubon de 1994, qui vise à protéger le français dans l’espace public, au travail, dans le monde de l’éducation. Une telle loi est aussi efficace que celle contre le téléchargement illégal de musique. On ne lutte pas contre les pratiques massives.

Il n’y a qu’à voir ce qui se passe dans les universités ou les écoles de commerce – pardon, business schools. Beaucoup ont des enseignements en anglais dans le but de rester dans la course de la mondialisation. La loi Fioraso de 2013 a entériné cette coutume."Loi scélérate", peste Alain Borer. Loi qui lève une hypocrisie, répond la ministre. Mais est-ce nécessaire qu’une école de Dijon se rebaptise Burgundy School of Business, que l’ENA, à partir de 2018, impose l’épreuve d’anglais obligatoire contre un choix actuel de huit langues ? En Belgique, en Suisse ou au Canada, certains trouvent que nous allons trop loin.

Que chacun s’exprime dans sa langue là où c’est possible est un premier pas. Alain Borer impose de faire ses conférences en français, notamment aux États-Unis – "les gens adorent, ce qui montre que nous sommes en soumission imaginaire". Ce dernier en appelle à un gros effort à l’école : "Le nombre d’heures de cours de français a baissé de 630 heures en primaire depuis 1960." Il faut enfin financer massivement l’enseignement à l’étranger. Notre culture aussi.

Mais pas seulement, affirme le philosophe Yves Michaud : "La francophonie, ce n’est pas juste du rayonnement, c’est un instrument politique d’exportation d’une culture. L’Amérique l’a fait avec Hollywood. Nous, empêtrés dans le souvenir postcolonial, on rechigne, avec une politique illisible et éclatée." Michaud prône un regroupement des forces sous un secrétariat d’État rattaché à l’éducation. Un vrai bras armé. Et de mener un combat acharné à Bruxelles. Autant de mesures que l’on retrouve dans le programme de M. Macron. Attendons le remaniement ministériel pour voir si on en prend le chemin. En sachant une chose : une telle politique coûte cher…

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2017 (2) - par MAR le 14/06/2017 - 20:08

Langue française : Nouvelles de juin 2017 (2)

Le Figaro Le clavier français AZERTY va changer (7/6) (lien)
Le Figaro L'OCDE oublie que le français est l'une de ses 2 langues avec l'anglais (6/6) (lien)
La Presse Quand les dictionnaires ouvrent leurs pages à l'anglais (lien)
Le Figaro "Encourir le risque de" ou "Courir le risque de" ? (lien)

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Langue française : Nouvelles de juin 2017 (2)

Le Figaro Le clavier français AZERTY va changer (7/6) (lien)
Le Figaro L'OCDE oublie que le français est l'une de ses 2 langues avec l'anglais (6/6) (lien)
La Presse Quand les dictionnaires ouvrent leurs pages à l'anglais (lien)
Le Figaro "Encourir le risque de" ou "Courir le risque de" ? (lien)

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Communes pour la Langue française : bilan - par MAR le 05/06/2017 - 20:16

Communes pour la Langue française
Quels résultats après plus de quatre années de campagne par ALF ?

Elle visait à sensibiliser la France profonde au travers de ses communes à la défense du français, patrimoine immatériel, et contre la généralisation du globish, de plus en plus difficile à contenir si le peuple français ne reprend pas conscience de la fécondité de sa culture littéraire et artistique, de son histoire, de sa grandeur passée, de ses atouts présents (la France est 5ème puissance économique, le deuxième pays du monde en termes de surface maritime juste derrière les États-Unis, et est reconnue comme "grande puissance culturelle").

Nous voulions en obtenir une sorte d’équivalent d’un referendum d’initiative populaire sur le français en France par le vote d’un manifeste par des centaines de conseils municipaux. Nous voulions un résultat représentatif de la diversité géographique, politique, culturelle et linguistique de la France.

Cette campagne écartait les seules capitales et métropoles de la Francophonie, déjà toutes impliquées solidairement dans l'action de l'Association internationale des Maires francophones (A.I.M.F.) créée en 1979, et passée en 1997 sous l’égide de l’O.I.F. Elle écartait donc Paris et les métropoles de France.

Un bilan a été dressé à l’occasion de notre conférence de presse inter-associative du 9 mai 2017 à Paris. Après quatre ans et demi de campagne (menée de façon très artisanale, il faut le souligner !), près de 400 communes françaises réparties dans 75 départements et deux Territoires d’Outre-Mer ont accepté d’adopter notre motion franco-québécoise de soutien à notre langue commune. Qu’elles en soient remerciées !

Les municipalités impliquées représentent 3 millions d’habitants, dont 2 750 000 en métropole, 108 000 dans les DROM-COM, 93 000 en Wallonie, et 58 000 au Québec. En somme, à défaut d’un referendum d’initiative populaire organisé partout, avec de gros moyens que nous étions très loin d’avoir, c’est un gigantesque sondage

La représentativité géographique est là : toutes les régions sauf les DROM ont des votantes ; 75 départements sur 100 ; et des communes de 2 COM ont voté.

Le Québec et la Wallonie sont venus en renfort, montrant qu’il existe toujours une solidarité francophone hors de France, alors que la campagne y a été lancée à l’automne 2015 seulement, et selon le même modus operandi (le même manifeste franco-québécois à faire voter grâce à l’action de partenaires associatifs locaux).

La représentativité selon les tailles des communes a été atteinte, des 39 habitants d’une commune de la Castagniccia, en Corse, aux près de 200 000 de la ville de Reims.

La représentativité selon les orientations politiques présente toutes les nuances de l’échiquier politique, de Grigny (FG, Rhône) à Villers-Cotterêts et Fréjus (FN), en passant par Grenay et Saint-Amand-les-Eaux (PCF), Tulle (PS, ville de M. Hollande), Château-Thierry (PS), Brienne, Menton, Provins, Rueil-Malmaison et Versailles (LR).

La représentativité selon le caractère emblématique (à divers titres) de communes impliquées est pleinement atteinte, comme le prouvent les exemples suivants : Baccarat, Béziers, Bollène, Brantôme, Brienne, Cambrai, Chablis, Cognac, Douai, Évian, Èze, Fréjus, Grignan-Sévigné, Grigny (Rhône), Le Luc, Lunéville, Maisons-Laffitte, Menton, Montfermeil, Oloron-Sainte-Marie, Orange, Pézenas, Poissy, Pompadour, Provins, Reims, Riviera française (agglo de 15 communes, dont Roquebrune, La Turbie, Tende et La Brigue), Rueil-Malmaison, Saint-Jean-Cap-Ferrat, Saumur, Sens, Sénonais (agglo de 29 communes, dont Villeneuve-sur-Yonne), Suresnes, Tulle (ville du Président au moment du vote), Valmont, Verdun (Meuse), Versailles, Vézelay, Villers-Cotterêts ; Outre-mer : Bouloupari, Dumbéa, Païta et Le Mont Dore en Nouvelle-Calédonie, Nuku Hiva en Polynésie, ont voté ce manifeste franco-québécois.

Hors de France, 28 communes s’ajoutent aux centaines de françaises : 23 au Québec. 4 en Wallonie ; 1 en vallée vaudoise italienne : la Pignerol alors française de Fouquet et du Masque de Fer, y enfermés par Louis XIV…

Les départements à langues régionales bien présentes n’ont pas été oubliés. Pour la plupart : Ardèche, Nord et Pas-de-Calais, Savoies, Dordogne, Alpes Maritimes, Hérault, Var, Vaucluse, ils ont été autant impliqués que ceux parlant un français d’oïl. Certains, où nous avions d’actifs relais, ont même fait mieux, telle la Corrèze. Dans d’autres, des maires saisis ont craint qu’en défendant le français langue officielle et commune - auquel ils ne sont pas hostiles - ils paraîtraient aller contre la langue régionale. Nous avons donc peu de votes dans les Pyrénées atlantiques et orientales, en Bretagne, en Corse, en Alsace-Moselle.

Répétons que Paris et les métropoles françaises, belges, québécoises, n’apparaissent pas car elles appartiennent déjà à l’AIMF, opérateur de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à laquelle, avec l’accord d’icelle, nous avions adossé notre campagne.

Au total : un demi-succès. Mais important.

On voit bien que dans les départements où nous avions des militants très introduits et dynamiques, et a fortiori des parlementaires prenant le relais, les votes ont été beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. C’est le cas surtout de l’Yonne, mais aussi de la Meurthe-et-Moselle (député LR Jacques Lamblin : 15 communes à lui seul), des Alpes-Maritimes (pourtant "périphériques", à langue locale forte), de la Corrèze, du Nord et du Pas-de-Calais, de la Savoie, de l’Ardèche (député PS Pascal Terrasse), de la Nouvelle-Calédonie aussi, grâce à notre partenaire l’Alliance Champlain ; alors que nous n’avions aucun relais d’action aux Antilles, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Guyane et à la Réunion).

Contentons-nous donc de ce résultat obtenu grâce à nos réseaux associatifs, sans l’aide des grandes institutions publiques et médiatiques. Merci à tous ceux qui y ont contribué !

Le peuple français tient au français. Notre gigantesque sondage, par les communes, le prouve.

Mais il est urgent de rétablir l’enseignement de notre culture, de nos classiques, au peuple de France, de lui rendre sa fierté, et son passé. Le premier document officiel rédigé en langue française (ou du moins identifié comme tel par les historiens de la langue et les philologues) a 1175 ans d’âge ! Il s’agit des "Serments de Strasbourg" échangés en l’an de grâce 842 entre Charles le Chauve et Louis le Germanique, petits-fils de Charlemagne. Et il faut montrer à nos compatriotes que l’avenir, lui, s’écrit pour eux en français. par Gilles Quincy (en Corrèze) et Albert Salon.

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Communes pour la Langue française
Quels résultats après plus de quatre années de campagne par ALF ?

Elle visait à sensibiliser la France profonde au travers de ses communes à la défense du français, patrimoine immatériel, et contre la généralisation du globish, de plus en plus difficile à contenir si le peuple français ne reprend pas conscience de la fécondité de sa culture littéraire et artistique, de son histoire, de sa grandeur passée, de ses atouts présents (la France est 5ème puissance économique, le deuxième pays du monde en termes de surface maritime juste derrière les États-Unis, et est reconnue comme "grande puissance culturelle").

Nous voulions en obtenir une sorte d’équivalent d’un referendum d’initiative populaire sur le français en France par le vote d’un manifeste par des centaines de conseils municipaux. Nous voulions un résultat représentatif de la diversité géographique, politique, culturelle et linguistique de la France.

Cette campagne écartait les seules capitales et métropoles de la Francophonie, déjà toutes impliquées solidairement dans l'action de l'Association internationale des Maires francophones (A.I.M.F.) créée en 1979, et passée en 1997 sous l’égide de l’O.I.F. Elle écartait donc Paris et les métropoles de France.

Un bilan a été dressé à l’occasion de notre conférence de presse inter-associative du 9 mai 2017 à Paris. Après quatre ans et demi de campagne (menée de façon très artisanale, il faut le souligner !), près de 400 communes françaises réparties dans 75 départements et deux Territoires d’Outre-Mer ont accepté d’adopter notre motion franco-québécoise de soutien à notre langue commune. Qu’elles en soient remerciées !

Les municipalités impliquées représentent 3 millions d’habitants, dont 2 750 000 en métropole, 108 000 dans les DROM-COM, 93 000 en Wallonie, et 58 000 au Québec. En somme, à défaut d’un referendum d’initiative populaire organisé partout, avec de gros moyens que nous étions très loin d’avoir, c’est un gigantesque sondage

La représentativité géographique est là : toutes les régions sauf les DROM ont des votantes ; 75 départements sur 100 ; et des communes de 2 COM ont voté.

Le Québec et la Wallonie sont venus en renfort, montrant qu’il existe toujours une solidarité francophone hors de France, alors que la campagne y a été lancée à l’automne 2015 seulement, et selon le même modus operandi (le même manifeste franco-québécois à faire voter grâce à l’action de partenaires associatifs locaux).

La représentativité selon les tailles des communes a été atteinte, des 39 habitants d’une commune de la Castagniccia, en Corse, aux près de 200 000 de la ville de Reims.

La représentativité selon les orientations politiques présente toutes les nuances de l’échiquier politique, de Grigny (FG, Rhône) à Villers-Cotterêts et Fréjus (FN), en passant par Grenay et Saint-Amand-les-Eaux (PCF), Tulle (PS, ville de M. Hollande), Château-Thierry (PS), Brienne, Menton, Provins, Rueil-Malmaison et Versailles (LR).

La représentativité selon le caractère emblématique (à divers titres) de communes impliquées est pleinement atteinte, comme le prouvent les exemples suivants : Baccarat, Béziers, Bollène, Brantôme, Brienne, Cambrai, Chablis, Cognac, Douai, Évian, Èze, Fréjus, Grignan-Sévigné, Grigny (Rhône), Le Luc, Lunéville, Maisons-Laffitte, Menton, Montfermeil, Oloron-Sainte-Marie, Orange, Pézenas, Poissy, Pompadour, Provins, Reims, Riviera française (agglo de 15 communes, dont Roquebrune, La Turbie, Tende et La Brigue), Rueil-Malmaison, Saint-Jean-Cap-Ferrat, Saumur, Sens, Sénonais (agglo de 29 communes, dont Villeneuve-sur-Yonne), Suresnes, Tulle (ville du Président au moment du vote), Valmont, Verdun (Meuse), Versailles, Vézelay, Villers-Cotterêts ; Outre-mer : Bouloupari, Dumbéa, Païta et Le Mont Dore en Nouvelle-Calédonie, Nuku Hiva en Polynésie, ont voté ce manifeste franco-québécois.

Hors de France, 28 communes s’ajoutent aux centaines de françaises : 23 au Québec. 4 en Wallonie ; 1 en vallée vaudoise italienne : la Pignerol alors française de Fouquet et du Masque de Fer, y enfermés par Louis XIV…

Les départements à langues régionales bien présentes n’ont pas été oubliés. Pour la plupart : Ardèche, Nord et Pas-de-Calais, Savoies, Dordogne, Alpes Maritimes, Hérault, Var, Vaucluse, ils ont été autant impliqués que ceux parlant un français d’oïl. Certains, où nous avions d’actifs relais, ont même fait mieux, telle la Corrèze. Dans d’autres, des maires saisis ont craint qu’en défendant le français langue officielle et commune - auquel ils ne sont pas hostiles - ils paraîtraient aller contre la langue régionale. Nous avons donc peu de votes dans les Pyrénées atlantiques et orientales, en Bretagne, en Corse, en Alsace-Moselle.

Répétons que Paris et les métropoles françaises, belges, québécoises, n’apparaissent pas car elles appartiennent déjà à l’AIMF, opérateur de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à laquelle, avec l’accord d’icelle, nous avions adossé notre campagne.

Au total : un demi-succès. Mais important.

On voit bien que dans les départements où nous avions des militants très introduits et dynamiques, et a fortiori des parlementaires prenant le relais, les votes ont été beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. C’est le cas surtout de l’Yonne, mais aussi de la Meurthe-et-Moselle (député LR Jacques Lamblin : 15 communes à lui seul), des Alpes-Maritimes (pourtant "périphériques", à langue locale forte), de la Corrèze, du Nord et du Pas-de-Calais, de la Savoie, de l’Ardèche (député PS Pascal Terrasse), de la Nouvelle-Calédonie aussi, grâce à notre partenaire l’Alliance Champlain ; alors que nous n’avions aucun relais d’action aux Antilles, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Guyane et à la Réunion).

Contentons-nous donc de ce résultat obtenu grâce à nos réseaux associatifs, sans l’aide des grandes institutions publiques et médiatiques. Merci à tous ceux qui y ont contribué !

Le peuple français tient au français. Notre gigantesque sondage, par les communes, le prouve.

Mais il est urgent de rétablir l’enseignement de notre culture, de nos classiques, au peuple de France, de lui rendre sa fierté, et son passé. Le premier document officiel rédigé en langue française (ou du moins identifié comme tel par les historiens de la langue et les philologues) a 1175 ans d’âge ! Il s’agit des "Serments de Strasbourg" échangés en l’an de grâce 842 entre Charles le Chauve et Louis le Germanique, petits-fils de Charlemagne. Et il faut montrer à nos compatriotes que l’avenir, lui, s’écrit pour eux en français. par Gilles Quincy (en Corrèze) et Albert Salon.

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2017 - par MAR le 05/06/2017 - 19:59

Langue française : Nouvelles de juin 2017

TV5 Monde Gouvernement Philippe : Francophonie où es-tu ? (2/6) (lien)
La Croix La langue française, mondialement partagée (1/6) (lien)
Markus Messling Décentrer l’universalisme européen grâce à la langue française (2/6) (lien)
Paperjam La langue française toujours dominante au Luxembourge (1/6) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juin 2017

TV5 Monde Gouvernement Philippe : Francophonie où es-tu ? (2/6) (lien)
La Croix La langue française, mondialement partagée (1/6) (lien)
Markus Messling Décentrer l’universalisme européen grâce à la langue française (2/6) (lien)
Paperjam La langue française toujours dominante au Luxembourge (1/6) (lien)

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