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République françaiseÉlections de 2017, le français et la Francophonie

Quels résultats des actions de nos 35 associations ?

Il s’agissait pour toutes nos associations de profiter des élections nationales pour tenter de briser le consensus d’ "élites" en grande majorité euratlantistes et maestrichtiennes sur l’effacement du français, de la Francophonie, et de la Nation.. [lire la suite]

Les 30 dernières nouvelles

Langue française : Nouvelles de juillet 2017 (2)

Bernard Gensane L’anglais de Macron (11/7) (lien)
Bd Voltaire Lorraine Airport : la justice impose l’éradication du français (7/7) (lien)
IC "Vive l’insoumission linguistique contre les publicitaires tueurs de langue et de culture ! (lien)
DirectInfo "Je m’exprime en français", un programme dédié au renforcement de l’utilisation et de la présence de la langue française dans les médias tunisiens (8/7) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2017 (2)

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IC "Vive l’insoumission linguistique contre les publicitaires tueurs de langue et de culture ! (lien)
DirectInfo "Je m’exprime en français", un programme dédié au renforcement de l’utilisation et de la présence de la langue française dans les médias tunisiens (8/7) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juillet 2017 - par MAR le 09/07/2017 - 21:27

Langue française : Nouvelles de juillet 2017

Libération La francophonie grande oubliée de la «Macronie» ? (4/7) (lien)
Oui les langues Langue française : un sans faute au Pt Macron au congrès de Versailles ! (lien)
JdD Comment Macron s'inspire de la vie politique américaine (2/7) (lien)
Causeur François Cheng boute l’anglais hors du français (1/7) (lien)
Institut Français "Et en plus, je parle français" dans les aéroports parisiens cet été (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2017

Libération La francophonie grande oubliée de la «Macronie» ? (4/7) (lien)
Oui les langues Langue française : un sans faute au Pt Macron au congrès de Versailles ! (lien)
JdD Comment Macron s'inspire de la vie politique américaine (2/7) (lien)
Causeur François Cheng boute l’anglais hors du français (1/7) (lien)
Institut Français "Et en plus, je parle français" dans les aéroports parisiens cet été (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2017 (5) - par MAR le 02/07/2017 - 22:53

Langue française : Nouvelles de juin 2017 (5)

insolentiae.com Vers une juridiction en anglais pour les contrats financiers (30/6) (lien)
Ministère de la Culture 160 projets sélectionnés pour l’appel à projets 2017 "Action culturelle - langue française" (30/6) (lien)
Les Echos Bruno Lemaire chantre d'une juridiction des contrats financiers en anglais (lien)
La voix du Nord Un collectif de défense de la langue française dit halte à l’anglophonisation (24/6) (lien)
Le Figaro Le français sauvé in extremis au primaire dans un canton suisse (22/6) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juin 2017 (5)

insolentiae.com Vers une juridiction en anglais pour les contrats financiers (30/6) (lien)
Ministère de la Culture 160 projets sélectionnés pour l’appel à projets 2017 "Action culturelle - langue française" (30/6) (lien)
Les Echos Bruno Lemaire chantre d'une juridiction des contrats financiers en anglais (lien)
La voix du Nord Un collectif de défense de la langue française dit halte à l’anglophonisation (24/6) (lien)
Le Figaro Le français sauvé in extremis au primaire dans un canton suisse (22/6) (lien)

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nouvelles2017/viva-technology.jpgL'Élysée contre le français - par Ilyes_Zouari le 25/06/2017 - 22:06

L'Élysée contre le français ?

Le site "Make our planet great again", récemment créé par l’Élysée, est unilingue anglais. Aucun mot de français nulle part. Chose inimaginable au Québec, même au niveau du gouvernement fédéral du Canada. Chose impensable également en Afrique francophone (3 fois l’Union européenne en superficie, Royaume-Uni inclus).

https://www.makeourplanetgreatagain.fr/

make_our_planet.jpg

Le site du salon VivaTech, qui vient d’avoir lieu à Paris et qui a reçu la visite du président français, est presque entièrement en anglais (à part une partie marginale consacrée au "grand public"). De plus, le français a presque totalement été banni de l’affichage à l’intérieur du salon. https://vivatechnology.com/

viva-technology2.jpg

Ces deux derniers points sont également inimaginables au Québec et dans les grands salons internationaux de Montréal (3e pôle aéronautique mondial, derrière Seattle et Toulouse, 3e pôle mondial de l’industrie du jeu vidéo…), ainsi qu’en Afrique francophone.

Au mépris de ses propres intérêts économiques et géopolitiques, le message adressé par la France aux pays francophones, francophiles ainsi qu'au reste du monde est donc le suivant : arrêtez de parler ou d'apprendre le français, et mettez-vous au tout-anglais !

Les dirigeants de la France d'aujourd'hui sont-ils devenus la principale menace qui pèse sur la langue (et la culture) française(s) dans le monde.

Ilyes Zouari

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L'Élysée contre le français ?

Le site "Make our planet great again", récemment créé par l’Élysée, est unilingue anglais. Aucun mot de français nulle part. Chose inimaginable au Québec, même au niveau du gouvernement fédéral du Canada. Chose impensable également en Afrique francophone (3 fois l’Union européenne en superficie, Royaume-Uni inclus).

https://www.makeourplanetgreatagain.fr/

make_our_planet.jpg

Le site du salon VivaTech, qui vient d’avoir lieu à Paris et qui a reçu la visite du président français, est presque entièrement en anglais (à part une partie marginale consacrée au "grand public"). De plus, le français a presque totalement été banni de l’affichage à l’intérieur du salon. https://vivatechnology.com/

viva-technology2.jpg

Ces deux derniers points sont également inimaginables au Québec et dans les grands salons internationaux de Montréal (3e pôle aéronautique mondial, derrière Seattle et Toulouse, 3e pôle mondial de l’industrie du jeu vidéo…), ainsi qu’en Afrique francophone.

Au mépris de ses propres intérêts économiques et géopolitiques, le message adressé par la France aux pays francophones, francophiles ainsi qu'au reste du monde est donc le suivant : arrêtez de parler ou d'apprendre le français, et mettez-vous au tout-anglais !

Les dirigeants de la France d'aujourd'hui sont-ils devenus la principale menace qui pèse sur la langue (et la culture) française(s) dans le monde.

Ilyes Zouari

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nouvelles2017/michel-guerrin.jpgMy God, la francophonie - par Michel-Guerrin le 14/06/2017 - 22:05

My God, la francophonie !

par Michel Guerrin

Le Monde du samedi 10 juin 2017 pour une fois que le "journal de référence" français daigne s'intéresser à la langue de son pays (le français, parait-il ) nous avons jugé utile de reproduire cet article dans son intégralité)


My God, la francophonie !

par Michel Guerrin

Défendre la langue française partout, c’est jugé frileux, réac. Prenez le fameux discours de minuit d’Emmanuel Macron, invitant – en anglais – les chercheurs américains à venir travailler chez nous après le retrait de Donald Trump de l’accord sur le climat. Tout le monde a applaudi ou presque. La voix sonnait juste. Elle traduisait son sens de la com, mais aussi sa modernité. Elle a mis fin à vingt ans d’analphabètes de la langue de Shakespeare – Chirac, Sarkozy et Hollande. En janvier, le candidat Macron dissertait déjà en anglais, à Berlin, autour du couple franco-allemand. Pour être compris par le plus grand nombre."Démission culturelle", ont raillé des intellectuels, qui se demandent si Macron entend vraiment, comme il l’a écrit, faire de la francophonie un enjeu majeur.

Cette question, on peut la voir en rose. Le français est la sixième langue la plus utilisée, derrière le chinois mandarin, l’anglais, l’hindi, l’espagnol et l’arabe. Il est pratiqué sur les cinq continents, le nombre de locuteurs devrait passer de 230 millions à 770 millions en 2050. Et puis, c’est une langue diplomatique (ONU) ou sportive (Jeux olympiques).

Mais cette question, on peut la voir en noir. Ce qui compte, ce n’est pas le nombre de locuteurs, mais leur influence. La sociologue Pascale Casanova explique très bien dans La Langue mondiale. Traduction et domination (Seuil, 2015) qu’une langue dominante est celle des polyglottes, des touristes, de l’élite. Celle de la modernité. Celle qui ne connaît pas de réciprocité. C’est l’anglais, bien sûr. On traduit en anglais, mais l’anglais ne se traduit pas, tout comme le Royaume-Uni quitte l’Europe, sa langue non. Du reste, l’anglais progresse et le français recule. A Bruxelles comme dans tous les lieux fermés du pouvoir. L’agence de normalisation Afnor vient de décider de publier ses textes uniquement en anglais. De son côté, le spécialiste en stratégie François Heisbourg vient de tweeter : "Imposer l’anglais comme seule langue de travail pour les opérations militaires de l’Union européenne en Afrique francophone est contre-productif."

Quant au français, langue d’antan des élites, il lui faut enrayer sa chute d’influence un peu partout, notamment dans les pays arabes, et surtout en Afrique. C’est plutôt mal parti. Avec la démographie galopante, il manquera d’ici à 2020 sur le continent autour de 150 000 professeurs de français. Autre inquiétude, les instituts français à l’étranger ferment les uns après les autres ou ont réduit la voilure.

Certains disent aussi que la francophonie est mal en point parce que, chez nous, prospère "la langue du maître". La formule est de l’écrivain rimbaldien Alain Borer, suivi par Pierre Michon, Dominique Noguez, Olivier Rolin, André Velter, Bernard Pivot… On les qualifie de mauvais coucheurs menant un combat d’arrière- garde. Ils répondent : maîtriser une langue riche et complexe aide à structurer sa pensée.

On ne compte plus les manifestations culturelles qui parlent un anglais non traduit

Que le bateau France prenne l’eau dans le langage courant, c’est une chose. Que nos décideurs privés et publics en rajoutent, c’est plus contestable. La plus haute tour de France, à La Défense, s’appelle First (231 m), bientôt détrônée par The Link (244 m).
 

Une langue dominante est celle des polyglottes, des touristes, de l’élite

Lyon abrite la tour Incity, Paris la tour Home, Boulogne-Billancourt les tours CityLights. L’aéroport de Metz et Nancy a pour nom Lorraine Airport. La publicité Air France dit "France is in the Air". A la télé, on regarde "The Voice", "Secret Story", "Master- Chef". Le slogan de la candidature française aux JO 2024 est "Made for Sharing". On ne compte plus les manifestations culturelles, y compris celles financées par l’argent public, qui parlent un anglais non traduit.

"Soumission imaginaire"

Ces exemples parmi des dizaines maltraitent la loi Toubon de 1994, qui vise à protéger le français dans l’espace public, au travail, dans le monde de l’éducation. Une telle loi est aussi efficace que celle contre le téléchargement illégal de musique. On ne lutte pas contre les pratiques massives.

Il n’y a qu’à voir ce qui se passe dans les universités ou les écoles de commerce – pardon, business schools. Beaucoup ont des enseignements en anglais dans le but de rester dans la course de la mondialisation. La loi Fioraso de 2013 a entériné cette coutume."Loi scélérate", peste Alain Borer. Loi qui lève une hypocrisie, répond la ministre. Mais est-ce nécessaire qu’une école de Dijon se rebaptise Burgundy School of Business, que l’ENA, à partir de 2018, impose l’épreuve d’anglais obligatoire contre un choix actuel de huit langues ? En Belgique, en Suisse ou au Canada, certains trouvent que nous allons trop loin.

Que chacun s’exprime dans sa langue là où c’est possible est un premier pas. Alain Borer impose de faire ses conférences en français, notamment aux États-Unis – "les gens adorent, ce qui montre que nous sommes en soumission imaginaire". Ce dernier en appelle à un gros effort à l’école : "Le nombre d’heures de cours de français a baissé de 630 heures en primaire depuis 1960." Il faut enfin financer massivement l’enseignement à l’étranger. Notre culture aussi.

Mais pas seulement, affirme le philosophe Yves Michaud : "La francophonie, ce n’est pas juste du rayonnement, c’est un instrument politique d’exportation d’une culture. L’Amérique l’a fait avec Hollywood. Nous, empêtrés dans le souvenir postcolonial, on rechigne, avec une politique illisible et éclatée." Michaud prône un regroupement des forces sous un secrétariat d’État rattaché à l’éducation. Un vrai bras armé. Et de mener un combat acharné à Bruxelles. Autant de mesures que l’on retrouve dans le programme de M. Macron. Attendons le remaniement ministériel pour voir si on en prend le chemin. En sachant une chose : une telle politique coûte cher…

guerrin@lemonde.fr

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My God, la francophonie !

par Michel Guerrin

Le Monde du samedi 10 juin 2017 pour une fois que le "journal de référence" français daigne s'intéresser à la langue de son pays (le français, parait-il ) nous avons jugé utile de reproduire cet article dans son intégralité)


My God, la francophonie !

par Michel Guerrin

Défendre la langue française partout, c’est jugé frileux, réac. Prenez le fameux discours de minuit d’Emmanuel Macron, invitant – en anglais – les chercheurs américains à venir travailler chez nous après le retrait de Donald Trump de l’accord sur le climat. Tout le monde a applaudi ou presque. La voix sonnait juste. Elle traduisait son sens de la com, mais aussi sa modernité. Elle a mis fin à vingt ans d’analphabètes de la langue de Shakespeare – Chirac, Sarkozy et Hollande. En janvier, le candidat Macron dissertait déjà en anglais, à Berlin, autour du couple franco-allemand. Pour être compris par le plus grand nombre."Démission culturelle", ont raillé des intellectuels, qui se demandent si Macron entend vraiment, comme il l’a écrit, faire de la francophonie un enjeu majeur.

Cette question, on peut la voir en rose. Le français est la sixième langue la plus utilisée, derrière le chinois mandarin, l’anglais, l’hindi, l’espagnol et l’arabe. Il est pratiqué sur les cinq continents, le nombre de locuteurs devrait passer de 230 millions à 770 millions en 2050. Et puis, c’est une langue diplomatique (ONU) ou sportive (Jeux olympiques).

Mais cette question, on peut la voir en noir. Ce qui compte, ce n’est pas le nombre de locuteurs, mais leur influence. La sociologue Pascale Casanova explique très bien dans La Langue mondiale. Traduction et domination (Seuil, 2015) qu’une langue dominante est celle des polyglottes, des touristes, de l’élite. Celle de la modernité. Celle qui ne connaît pas de réciprocité. C’est l’anglais, bien sûr. On traduit en anglais, mais l’anglais ne se traduit pas, tout comme le Royaume-Uni quitte l’Europe, sa langue non. Du reste, l’anglais progresse et le français recule. A Bruxelles comme dans tous les lieux fermés du pouvoir. L’agence de normalisation Afnor vient de décider de publier ses textes uniquement en anglais. De son côté, le spécialiste en stratégie François Heisbourg vient de tweeter : "Imposer l’anglais comme seule langue de travail pour les opérations militaires de l’Union européenne en Afrique francophone est contre-productif."

Quant au français, langue d’antan des élites, il lui faut enrayer sa chute d’influence un peu partout, notamment dans les pays arabes, et surtout en Afrique. C’est plutôt mal parti. Avec la démographie galopante, il manquera d’ici à 2020 sur le continent autour de 150 000 professeurs de français. Autre inquiétude, les instituts français à l’étranger ferment les uns après les autres ou ont réduit la voilure.

Certains disent aussi que la francophonie est mal en point parce que, chez nous, prospère "la langue du maître". La formule est de l’écrivain rimbaldien Alain Borer, suivi par Pierre Michon, Dominique Noguez, Olivier Rolin, André Velter, Bernard Pivot… On les qualifie de mauvais coucheurs menant un combat d’arrière- garde. Ils répondent : maîtriser une langue riche et complexe aide à structurer sa pensée.

On ne compte plus les manifestations culturelles qui parlent un anglais non traduit

Que le bateau France prenne l’eau dans le langage courant, c’est une chose. Que nos décideurs privés et publics en rajoutent, c’est plus contestable. La plus haute tour de France, à La Défense, s’appelle First (231 m), bientôt détrônée par The Link (244 m).
 

Une langue dominante est celle des polyglottes, des touristes, de l’élite

Lyon abrite la tour Incity, Paris la tour Home, Boulogne-Billancourt les tours CityLights. L’aéroport de Metz et Nancy a pour nom Lorraine Airport. La publicité Air France dit "France is in the Air". A la télé, on regarde "The Voice", "Secret Story", "Master- Chef". Le slogan de la candidature française aux JO 2024 est "Made for Sharing". On ne compte plus les manifestations culturelles, y compris celles financées par l’argent public, qui parlent un anglais non traduit.

"Soumission imaginaire"

Ces exemples parmi des dizaines maltraitent la loi Toubon de 1994, qui vise à protéger le français dans l’espace public, au travail, dans le monde de l’éducation. Une telle loi est aussi efficace que celle contre le téléchargement illégal de musique. On ne lutte pas contre les pratiques massives.

Il n’y a qu’à voir ce qui se passe dans les universités ou les écoles de commerce – pardon, business schools. Beaucoup ont des enseignements en anglais dans le but de rester dans la course de la mondialisation. La loi Fioraso de 2013 a entériné cette coutume."Loi scélérate", peste Alain Borer. Loi qui lève une hypocrisie, répond la ministre. Mais est-ce nécessaire qu’une école de Dijon se rebaptise Burgundy School of Business, que l’ENA, à partir de 2018, impose l’épreuve d’anglais obligatoire contre un choix actuel de huit langues ? En Belgique, en Suisse ou au Canada, certains trouvent que nous allons trop loin.

Que chacun s’exprime dans sa langue là où c’est possible est un premier pas. Alain Borer impose de faire ses conférences en français, notamment aux États-Unis – "les gens adorent, ce qui montre que nous sommes en soumission imaginaire". Ce dernier en appelle à un gros effort à l’école : "Le nombre d’heures de cours de français a baissé de 630 heures en primaire depuis 1960." Il faut enfin financer massivement l’enseignement à l’étranger. Notre culture aussi.

Mais pas seulement, affirme le philosophe Yves Michaud : "La francophonie, ce n’est pas juste du rayonnement, c’est un instrument politique d’exportation d’une culture. L’Amérique l’a fait avec Hollywood. Nous, empêtrés dans le souvenir postcolonial, on rechigne, avec une politique illisible et éclatée." Michaud prône un regroupement des forces sous un secrétariat d’État rattaché à l’éducation. Un vrai bras armé. Et de mener un combat acharné à Bruxelles. Autant de mesures que l’on retrouve dans le programme de M. Macron. Attendons le remaniement ministériel pour voir si on en prend le chemin. En sachant une chose : une telle politique coûte cher…

guerrin@lemonde.fr

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2017 (4) - par MAR le 14/06/2017 - 22:04

Langue française : Nouvelles de juin 2017 (4)

Marie-Laure Poletti et Roger Pilhion Et le monde parlera français (lien)
Présentation de l’ouvrage "Et le monde parlera français" à l’auditorium de l’Alliance française,
mardi 27 juin 201
7 à 18h - 101 bd Raspail, 75006 Paris
Le Figaro La Commission de la langue française met les gaz sur l'automobile (25/6) (lien)
Madigan Je ne Chante Pas en Anglais (lien)
Le Figaro Ces mots intraduisibles... et indispensables en français (18/6) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juin 2017 (4)

Marie-Laure Poletti et Roger Pilhion Et le monde parlera français (lien)
Présentation de l’ouvrage "Et le monde parlera français" à l’auditorium de l’Alliance française,
mardi 27 juin 201
7 à 18h - 101 bd Raspail, 75006 Paris
Le Figaro La Commission de la langue française met les gaz sur l'automobile (25/6) (lien)
Madigan Je ne Chante Pas en Anglais (lien)
Le Figaro Ces mots intraduisibles... et indispensables en français (18/6) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2017 (3) - par MAR le 14/06/2017 - 20:24

Langue française : Nouvelles de juin 2017 (3)

A.Fr.Av. Pour que cesse de reculer la langue française ! (lien)
L'Équipe Jacques Toubon, le Défenseur des droits, retoque le slogan "Made for sharing" de la candidature de Paris aux Jeux 2024 (9/6) (lien)
Le Monde On ne compte plus les manifestations culturelles parlant anglais (8/6) (lien) [lire la suite ci-dessous] pour une fois que le "journal de référence" français daigne s'intéresser à la langue de son pays (le français, parait-il ) nous avons jugé utile de reproduire cet article dans son intégralité)


My God, la francophonie !

par Michel Guerri

Défendre la langue française partout, c’est jugé frileux, réac. Prenez le fameux discours de minuit d’Emmanuel Macron, invitant – en anglais – les chercheurs américains à venir travailler chez nous après le retrait de Donald Trump de l’accord sur le climat. Tout le monde a applaudi ou presque. La voix sonnait juste. Elle traduisait son sens de la com, mais aussi sa modernité. Elle a mis fin à vingt ans d’analphabètes de la langue de Shakespeare – Chirac, Sarkozy et Hollande. En janvier, le candidat Macron dissertait déjà en anglais, à Berlin, autour du couple franco-allemand. Pour être compris par le plus grand nombre."Démission culturelle", ont raillé des intellectuels, qui se demandent si Macron entend vraiment, comme il l’a écrit, faire de la francophonie un enjeu majeur.

Cette question, on peut la voir en rose. Le français est la sixième langue la plus utilisée, derrière le chinois mandarin, l’anglais, l’hindi, l’espagnol et l’arabe. Il est pratiqué sur les cinq continents, le nombre de locuteurs devrait passer de 230 millions à 770 millions en 2050. Et puis, c’est une langue diplomatique (ONU) ou sportive (Jeux olympiques).

Mais cette question, on peut la voir en noir. Ce qui compte, ce n’est pas le nombre de locuteurs, mais leur influence. La sociologue Pascale Casanova explique très bien dans La Langue mondiale. Traduction et domination (Seuil, 2015) qu’une langue dominante est celle des polyglottes, des touristes, de l’élite. Celle de la modernité. Celle qui ne connaît pas de réciprocité. C’est l’anglais, bien sûr. On traduit en anglais, mais l’anglais ne se traduit pas, tout comme le Royaume-Uni quitte l’Europe, sa langue non. Du reste, l’anglais progresse et le français recule. A Bruxelles comme dans tous les lieux fermés du pouvoir. L’agence de normalisation Afnor vient de décider de publier ses textes uniquement en anglais. De son côté, le spécialiste en stratégie François Heisbourg vient de tweeter : "Imposer l’anglais comme seule langue de travail pour les opérations militaires de l’Union européenne en Afrique francophone est contre-productif."

Quant au français, langue d’antan des élites, il lui faut enrayer sa chute d’influence un peu partout, notamment dans les pays arabes, et surtout en Afrique. C’est plutôt mal parti. Avec la démographie galopante, il manquera d’ici à 2020 sur le continent autour de 150 000 professeurs de français. Autre inquiétude, les instituts français à l’étranger ferment les uns après les autres ou ont réduit la voilure.

Certains disent aussi que la francophonie est mal en point parce que, chez nous, prospère "la langue du maître". La formule est de l’écrivain rimbaldien Alain Borer, suivi par Pierre Michon, Dominique Noguez, Olivier Rolin, André Velter, Bernard Pivot… On les qualifie de mauvais coucheurs menant un combat d’arrière- garde. Ils répondent : maîtriser une langue riche et complexe aide à structurer sa pensée.

On ne compte plus les manifestations culturelles qui parlent un anglais non traduit

Une langue dominante est celle des polyglottes, des touristes, de l’élite

Que le bateau France prenne l’eau dans le langage courant, c’est une chose. Que nos décideurs privés et publics en rajoutent, c’est plus contestable. La plus haute tour de France, à La Défense, s’appelle First (231 m), bientôt détrônée par The Link (244 m). Lyon abrite la tour Incity, Paris la tour Home, Boulogne-Billancourt les tours CityLights. L’aéroport de Metz et Nancy a pour nom Lorraine Airport. La publicité Air France dit "France is in the Air". A la télé, on regarde "The Voice", "Secret Story", "Master- Chef". Le slogan de la candidature française aux JO 2024 est "Made for Sharing". On ne compte plus les manifestations culturelles, y compris celles financées par l’argent public, qui parlent un anglais non traduit.

"Soumission imaginaire"

Ces exemples parmi des dizaines maltraitent la loi Toubon de 1994, qui vise à protéger le français dans l’espace public, au travail, dans le monde de l’éducation. Une telle loi est aussi efficace que celle contre le téléchargement illégal de musique. On ne lutte pas contre les pratiques massives.

Il n’y a qu’à voir ce qui se passe dans les universités ou les écoles de commerce – pardon, business schools. Beaucoup ont des enseignements en anglais dans le but de rester dans la course de la mondialisation. La loi Fioraso de 2013 a entériné cette coutume."Loi scélérate", peste Alain Borer. Loi qui lève une hypocrisie, répond la ministre. Mais est-ce nécessaire qu’une école de Dijon se rebaptise Burgundy School of Business, que l’ENA, à partir de 2018, impose l’épreuve d’anglais obligatoire contre un choix actuel de huit langues ? En Belgique, en Suisse ou au Canada, certains trouvent que nous allons trop loin.

Que chacun s’exprime dans sa langue là où c’est possible est un premier pas. Alain Borer impose de faire ses conférences en français, notamment aux États-Unis – "les gens adorent, ce qui montre que nous sommes en soumission imaginaire". Ce dernier en appelle à un gros effort à l’école : "Le nombre d’heures de cours de français a baissé de 630 heures en primaire depuis 1960." Il faut enfin financer massivement l’enseignement à l’étranger. Notre culture aussi.

Mais pas seulement, affirme le philosophe Yves Michaud : "La francophonie, ce n’est pas juste du rayonnement, c’est un instrument politique d’exportation d’une culture. L’Amérique l’a fait avec Hollywood. Nous, empêtrés dans le souvenir postcolonial, on rechigne, avec une politique illisible et éclatée." Michaud prône un regroupement des forces sous un secrétariat d’État rattaché à l’éducation. Un vrai bras armé. Et de mener un combat acharné à Bruxelles. Autant de mesures que l’on retrouve dans le programme de M. Macron. Attendons le remaniement ministériel pour voir si on en prend le chemin. En sachant une chose : une telle politique coûte cher…

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Langue française : Nouvelles de juin 2017 (3)

A.Fr.Av. Pour que cesse de reculer la langue française ! (lien)
L'Équipe Jacques Toubon, le Défenseur des droits, retoque le slogan "Made for sharing" de la candidature de Paris aux Jeux 2024 (9/6) (lien)
Le Monde On ne compte plus les manifestations culturelles parlant anglais (8/6) (lien) [lire la suite ci-dessous] pour une fois que le "journal de référence" français daigne s'intéresser à la langue de son pays (le français, parait-il ) nous avons jugé utile de reproduire cet article dans son intégralité)


My God, la francophonie !

par Michel Guerri

Défendre la langue française partout, c’est jugé frileux, réac. Prenez le fameux discours de minuit d’Emmanuel Macron, invitant – en anglais – les chercheurs américains à venir travailler chez nous après le retrait de Donald Trump de l’accord sur le climat. Tout le monde a applaudi ou presque. La voix sonnait juste. Elle traduisait son sens de la com, mais aussi sa modernité. Elle a mis fin à vingt ans d’analphabètes de la langue de Shakespeare – Chirac, Sarkozy et Hollande. En janvier, le candidat Macron dissertait déjà en anglais, à Berlin, autour du couple franco-allemand. Pour être compris par le plus grand nombre."Démission culturelle", ont raillé des intellectuels, qui se demandent si Macron entend vraiment, comme il l’a écrit, faire de la francophonie un enjeu majeur.

Cette question, on peut la voir en rose. Le français est la sixième langue la plus utilisée, derrière le chinois mandarin, l’anglais, l’hindi, l’espagnol et l’arabe. Il est pratiqué sur les cinq continents, le nombre de locuteurs devrait passer de 230 millions à 770 millions en 2050. Et puis, c’est une langue diplomatique (ONU) ou sportive (Jeux olympiques).

Mais cette question, on peut la voir en noir. Ce qui compte, ce n’est pas le nombre de locuteurs, mais leur influence. La sociologue Pascale Casanova explique très bien dans La Langue mondiale. Traduction et domination (Seuil, 2015) qu’une langue dominante est celle des polyglottes, des touristes, de l’élite. Celle de la modernité. Celle qui ne connaît pas de réciprocité. C’est l’anglais, bien sûr. On traduit en anglais, mais l’anglais ne se traduit pas, tout comme le Royaume-Uni quitte l’Europe, sa langue non. Du reste, l’anglais progresse et le français recule. A Bruxelles comme dans tous les lieux fermés du pouvoir. L’agence de normalisation Afnor vient de décider de publier ses textes uniquement en anglais. De son côté, le spécialiste en stratégie François Heisbourg vient de tweeter : "Imposer l’anglais comme seule langue de travail pour les opérations militaires de l’Union européenne en Afrique francophone est contre-productif."

Quant au français, langue d’antan des élites, il lui faut enrayer sa chute d’influence un peu partout, notamment dans les pays arabes, et surtout en Afrique. C’est plutôt mal parti. Avec la démographie galopante, il manquera d’ici à 2020 sur le continent autour de 150 000 professeurs de français. Autre inquiétude, les instituts français à l’étranger ferment les uns après les autres ou ont réduit la voilure.

Certains disent aussi que la francophonie est mal en point parce que, chez nous, prospère "la langue du maître". La formule est de l’écrivain rimbaldien Alain Borer, suivi par Pierre Michon, Dominique Noguez, Olivier Rolin, André Velter, Bernard Pivot… On les qualifie de mauvais coucheurs menant un combat d’arrière- garde. Ils répondent : maîtriser une langue riche et complexe aide à structurer sa pensée.

On ne compte plus les manifestations culturelles qui parlent un anglais non traduit

Une langue dominante est celle des polyglottes, des touristes, de l’élite

Que le bateau France prenne l’eau dans le langage courant, c’est une chose. Que nos décideurs privés et publics en rajoutent, c’est plus contestable. La plus haute tour de France, à La Défense, s’appelle First (231 m), bientôt détrônée par The Link (244 m). Lyon abrite la tour Incity, Paris la tour Home, Boulogne-Billancourt les tours CityLights. L’aéroport de Metz et Nancy a pour nom Lorraine Airport. La publicité Air France dit "France is in the Air". A la télé, on regarde "The Voice", "Secret Story", "Master- Chef". Le slogan de la candidature française aux JO 2024 est "Made for Sharing". On ne compte plus les manifestations culturelles, y compris celles financées par l’argent public, qui parlent un anglais non traduit.

"Soumission imaginaire"

Ces exemples parmi des dizaines maltraitent la loi Toubon de 1994, qui vise à protéger le français dans l’espace public, au travail, dans le monde de l’éducation. Une telle loi est aussi efficace que celle contre le téléchargement illégal de musique. On ne lutte pas contre les pratiques massives.

Il n’y a qu’à voir ce qui se passe dans les universités ou les écoles de commerce – pardon, business schools. Beaucoup ont des enseignements en anglais dans le but de rester dans la course de la mondialisation. La loi Fioraso de 2013 a entériné cette coutume."Loi scélérate", peste Alain Borer. Loi qui lève une hypocrisie, répond la ministre. Mais est-ce nécessaire qu’une école de Dijon se rebaptise Burgundy School of Business, que l’ENA, à partir de 2018, impose l’épreuve d’anglais obligatoire contre un choix actuel de huit langues ? En Belgique, en Suisse ou au Canada, certains trouvent que nous allons trop loin.

Que chacun s’exprime dans sa langue là où c’est possible est un premier pas. Alain Borer impose de faire ses conférences en français, notamment aux États-Unis – "les gens adorent, ce qui montre que nous sommes en soumission imaginaire". Ce dernier en appelle à un gros effort à l’école : "Le nombre d’heures de cours de français a baissé de 630 heures en primaire depuis 1960." Il faut enfin financer massivement l’enseignement à l’étranger. Notre culture aussi.

Mais pas seulement, affirme le philosophe Yves Michaud : "La francophonie, ce n’est pas juste du rayonnement, c’est un instrument politique d’exportation d’une culture. L’Amérique l’a fait avec Hollywood. Nous, empêtrés dans le souvenir postcolonial, on rechigne, avec une politique illisible et éclatée." Michaud prône un regroupement des forces sous un secrétariat d’État rattaché à l’éducation. Un vrai bras armé. Et de mener un combat acharné à Bruxelles. Autant de mesures que l’on retrouve dans le programme de M. Macron. Attendons le remaniement ministériel pour voir si on en prend le chemin. En sachant une chose : une telle politique coûte cher…

guerrin@lemonde.fr

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2017 (2) - par MAR le 14/06/2017 - 20:08

Langue française : Nouvelles de juin 2017 (2)

Le Figaro Le clavier français AZERTY va changer (7/6) (lien)
Le Figaro L'OCDE oublie que le français est l'une de ses 2 langues avec l'anglais (6/6) (lien)
La Presse Quand les dictionnaires ouvrent leurs pages à l'anglais (lien)
Le Figaro "Encourir le risque de" ou "Courir le risque de" ? (lien)

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Langue française : Nouvelles de juin 2017 (2)

Le Figaro Le clavier français AZERTY va changer (7/6) (lien)
Le Figaro L'OCDE oublie que le français est l'une de ses 2 langues avec l'anglais (6/6) (lien)
La Presse Quand les dictionnaires ouvrent leurs pages à l'anglais (lien)
Le Figaro "Encourir le risque de" ou "Courir le risque de" ? (lien)

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Communes pour la Langue française : bilan - par MAR le 05/06/2017 - 20:16

Communes pour la Langue française
Quels résultats après plus de quatre années de campagne par ALF ?

Elle visait à sensibiliser la France profonde au travers de ses communes à la défense du français, patrimoine immatériel, et contre la généralisation du globish, de plus en plus difficile à contenir si le peuple français ne reprend pas conscience de la fécondité de sa culture littéraire et artistique, de son histoire, de sa grandeur passée, de ses atouts présents (la France est 5ème puissance économique, le deuxième pays du monde en termes de surface maritime juste derrière les États-Unis, et est reconnue comme "grande puissance culturelle").

Nous voulions en obtenir une sorte d’équivalent d’un referendum d’initiative populaire sur le français en France par le vote d’un manifeste par des centaines de conseils municipaux. Nous voulions un résultat représentatif de la diversité géographique, politique, culturelle et linguistique de la France.

Cette campagne écartait les seules capitales et métropoles de la Francophonie, déjà toutes impliquées solidairement dans l'action de l'Association internationale des Maires francophones (A.I.M.F.) créée en 1979, et passée en 1997 sous l’égide de l’O.I.F. Elle écartait donc Paris et les métropoles de France.

Un bilan a été dressé à l’occasion de notre conférence de presse inter-associative du 9 mai 2017 à Paris. Après quatre ans et demi de campagne (menée de façon très artisanale, il faut le souligner !), près de 400 communes françaises réparties dans 75 départements et deux Territoires d’Outre-Mer ont accepté d’adopter notre motion franco-québécoise de soutien à notre langue commune. Qu’elles en soient remerciées !

Les municipalités impliquées représentent 3 millions d’habitants, dont 2 750 000 en métropole, 108 000 dans les DROM-COM, 93 000 en Wallonie, et 58 000 au Québec. En somme, à défaut d’un referendum d’initiative populaire organisé partout, avec de gros moyens que nous étions très loin d’avoir, c’est un gigantesque sondage

La représentativité géographique est là : toutes les régions sauf les DROM ont des votantes ; 75 départements sur 100 ; et des communes de 2 COM ont voté.

Le Québec et la Wallonie sont venus en renfort, montrant qu’il existe toujours une solidarité francophone hors de France, alors que la campagne y a été lancée à l’automne 2015 seulement, et selon le même modus operandi (le même manifeste franco-québécois à faire voter grâce à l’action de partenaires associatifs locaux).

La représentativité selon les tailles des communes a été atteinte, des 39 habitants d’une commune de la Castagniccia, en Corse, aux près de 200 000 de la ville de Reims.

La représentativité selon les orientations politiques présente toutes les nuances de l’échiquier politique, de Grigny (FG, Rhône) à Villers-Cotterêts et Fréjus (FN), en passant par Grenay et Saint-Amand-les-Eaux (PCF), Tulle (PS, ville de M. Hollande), Château-Thierry (PS), Brienne, Menton, Provins, Rueil-Malmaison et Versailles (LR).

La représentativité selon le caractère emblématique (à divers titres) de communes impliquées est pleinement atteinte, comme le prouvent les exemples suivants : Baccarat, Béziers, Bollène, Brantôme, Brienne, Cambrai, Chablis, Cognac, Douai, Évian, Èze, Fréjus, Grignan-Sévigné, Grigny (Rhône), Le Luc, Lunéville, Maisons-Laffitte, Menton, Montfermeil, Oloron-Sainte-Marie, Orange, Pézenas, Poissy, Pompadour, Provins, Reims, Riviera française (agglo de 15 communes, dont Roquebrune, La Turbie, Tende et La Brigue), Rueil-Malmaison, Saint-Jean-Cap-Ferrat, Saumur, Sens, Sénonais (agglo de 29 communes, dont Villeneuve-sur-Yonne), Suresnes, Tulle (ville du Président au moment du vote), Valmont, Verdun (Meuse), Versailles, Vézelay, Villers-Cotterêts ; Outre-mer : Bouloupari, Dumbéa, Païta et Le Mont Dore en Nouvelle-Calédonie, Nuku Hiva en Polynésie, ont voté ce manifeste franco-québécois.

Hors de France, 28 communes s’ajoutent aux centaines de françaises : 23 au Québec. 4 en Wallonie ; 1 en vallée vaudoise italienne : la Pignerol alors française de Fouquet et du Masque de Fer, y enfermés par Louis XIV…

Les départements à langues régionales bien présentes n’ont pas été oubliés. Pour la plupart : Ardèche, Nord et Pas-de-Calais, Savoies, Dordogne, Alpes Maritimes, Hérault, Var, Vaucluse, ils ont été autant impliqués que ceux parlant un français d’oïl. Certains, où nous avions d’actifs relais, ont même fait mieux, telle la Corrèze. Dans d’autres, des maires saisis ont craint qu’en défendant le français langue officielle et commune - auquel ils ne sont pas hostiles - ils paraîtraient aller contre la langue régionale. Nous avons donc peu de votes dans les Pyrénées atlantiques et orientales, en Bretagne, en Corse, en Alsace-Moselle.

Répétons que Paris et les métropoles françaises, belges, québécoises, n’apparaissent pas car elles appartiennent déjà à l’AIMF, opérateur de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à laquelle, avec l’accord d’icelle, nous avions adossé notre campagne.

Au total : un demi-succès. Mais important.

On voit bien que dans les départements où nous avions des militants très introduits et dynamiques, et a fortiori des parlementaires prenant le relais, les votes ont été beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. C’est le cas surtout de l’Yonne, mais aussi de la Meurthe-et-Moselle (député LR Jacques Lamblin : 15 communes à lui seul), des Alpes-Maritimes (pourtant "périphériques", à langue locale forte), de la Corrèze, du Nord et du Pas-de-Calais, de la Savoie, de l’Ardèche (député PS Pascal Terrasse), de la Nouvelle-Calédonie aussi, grâce à notre partenaire l’Alliance Champlain ; alors que nous n’avions aucun relais d’action aux Antilles, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Guyane et à la Réunion).

Contentons-nous donc de ce résultat obtenu grâce à nos réseaux associatifs, sans l’aide des grandes institutions publiques et médiatiques. Merci à tous ceux qui y ont contribué !

Le peuple français tient au français. Notre gigantesque sondage, par les communes, le prouve.

Mais il est urgent de rétablir l’enseignement de notre culture, de nos classiques, au peuple de France, de lui rendre sa fierté, et son passé. Le premier document officiel rédigé en langue française (ou du moins identifié comme tel par les historiens de la langue et les philologues) a 1175 ans d’âge ! Il s’agit des "Serments de Strasbourg" échangés en l’an de grâce 842 entre Charles le Chauve et Louis le Germanique, petits-fils de Charlemagne. Et il faut montrer à nos compatriotes que l’avenir, lui, s’écrit pour eux en français. par Gilles Quincy (en Corrèze) et Albert Salon.

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Communes pour la Langue française
Quels résultats après plus de quatre années de campagne par ALF ?

Elle visait à sensibiliser la France profonde au travers de ses communes à la défense du français, patrimoine immatériel, et contre la généralisation du globish, de plus en plus difficile à contenir si le peuple français ne reprend pas conscience de la fécondité de sa culture littéraire et artistique, de son histoire, de sa grandeur passée, de ses atouts présents (la France est 5ème puissance économique, le deuxième pays du monde en termes de surface maritime juste derrière les États-Unis, et est reconnue comme "grande puissance culturelle").

Nous voulions en obtenir une sorte d’équivalent d’un referendum d’initiative populaire sur le français en France par le vote d’un manifeste par des centaines de conseils municipaux. Nous voulions un résultat représentatif de la diversité géographique, politique, culturelle et linguistique de la France.

Cette campagne écartait les seules capitales et métropoles de la Francophonie, déjà toutes impliquées solidairement dans l'action de l'Association internationale des Maires francophones (A.I.M.F.) créée en 1979, et passée en 1997 sous l’égide de l’O.I.F. Elle écartait donc Paris et les métropoles de France.

Un bilan a été dressé à l’occasion de notre conférence de presse inter-associative du 9 mai 2017 à Paris. Après quatre ans et demi de campagne (menée de façon très artisanale, il faut le souligner !), près de 400 communes françaises réparties dans 75 départements et deux Territoires d’Outre-Mer ont accepté d’adopter notre motion franco-québécoise de soutien à notre langue commune. Qu’elles en soient remerciées !

Les municipalités impliquées représentent 3 millions d’habitants, dont 2 750 000 en métropole, 108 000 dans les DROM-COM, 93 000 en Wallonie, et 58 000 au Québec. En somme, à défaut d’un referendum d’initiative populaire organisé partout, avec de gros moyens que nous étions très loin d’avoir, c’est un gigantesque sondage

La représentativité géographique est là : toutes les régions sauf les DROM ont des votantes ; 75 départements sur 100 ; et des communes de 2 COM ont voté.

Le Québec et la Wallonie sont venus en renfort, montrant qu’il existe toujours une solidarité francophone hors de France, alors que la campagne y a été lancée à l’automne 2015 seulement, et selon le même modus operandi (le même manifeste franco-québécois à faire voter grâce à l’action de partenaires associatifs locaux).

La représentativité selon les tailles des communes a été atteinte, des 39 habitants d’une commune de la Castagniccia, en Corse, aux près de 200 000 de la ville de Reims.

La représentativité selon les orientations politiques présente toutes les nuances de l’échiquier politique, de Grigny (FG, Rhône) à Villers-Cotterêts et Fréjus (FN), en passant par Grenay et Saint-Amand-les-Eaux (PCF), Tulle (PS, ville de M. Hollande), Château-Thierry (PS), Brienne, Menton, Provins, Rueil-Malmaison et Versailles (LR).

La représentativité selon le caractère emblématique (à divers titres) de communes impliquées est pleinement atteinte, comme le prouvent les exemples suivants : Baccarat, Béziers, Bollène, Brantôme, Brienne, Cambrai, Chablis, Cognac, Douai, Évian, Èze, Fréjus, Grignan-Sévigné, Grigny (Rhône), Le Luc, Lunéville, Maisons-Laffitte, Menton, Montfermeil, Oloron-Sainte-Marie, Orange, Pézenas, Poissy, Pompadour, Provins, Reims, Riviera française (agglo de 15 communes, dont Roquebrune, La Turbie, Tende et La Brigue), Rueil-Malmaison, Saint-Jean-Cap-Ferrat, Saumur, Sens, Sénonais (agglo de 29 communes, dont Villeneuve-sur-Yonne), Suresnes, Tulle (ville du Président au moment du vote), Valmont, Verdun (Meuse), Versailles, Vézelay, Villers-Cotterêts ; Outre-mer : Bouloupari, Dumbéa, Païta et Le Mont Dore en Nouvelle-Calédonie, Nuku Hiva en Polynésie, ont voté ce manifeste franco-québécois.

Hors de France, 28 communes s’ajoutent aux centaines de françaises : 23 au Québec. 4 en Wallonie ; 1 en vallée vaudoise italienne : la Pignerol alors française de Fouquet et du Masque de Fer, y enfermés par Louis XIV…

Les départements à langues régionales bien présentes n’ont pas été oubliés. Pour la plupart : Ardèche, Nord et Pas-de-Calais, Savoies, Dordogne, Alpes Maritimes, Hérault, Var, Vaucluse, ils ont été autant impliqués que ceux parlant un français d’oïl. Certains, où nous avions d’actifs relais, ont même fait mieux, telle la Corrèze. Dans d’autres, des maires saisis ont craint qu’en défendant le français langue officielle et commune - auquel ils ne sont pas hostiles - ils paraîtraient aller contre la langue régionale. Nous avons donc peu de votes dans les Pyrénées atlantiques et orientales, en Bretagne, en Corse, en Alsace-Moselle.

Répétons que Paris et les métropoles françaises, belges, québécoises, n’apparaissent pas car elles appartiennent déjà à l’AIMF, opérateur de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à laquelle, avec l’accord d’icelle, nous avions adossé notre campagne.

Au total : un demi-succès. Mais important.

On voit bien que dans les départements où nous avions des militants très introduits et dynamiques, et a fortiori des parlementaires prenant le relais, les votes ont été beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. C’est le cas surtout de l’Yonne, mais aussi de la Meurthe-et-Moselle (député LR Jacques Lamblin : 15 communes à lui seul), des Alpes-Maritimes (pourtant "périphériques", à langue locale forte), de la Corrèze, du Nord et du Pas-de-Calais, de la Savoie, de l’Ardèche (député PS Pascal Terrasse), de la Nouvelle-Calédonie aussi, grâce à notre partenaire l’Alliance Champlain ; alors que nous n’avions aucun relais d’action aux Antilles, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Guyane et à la Réunion).

Contentons-nous donc de ce résultat obtenu grâce à nos réseaux associatifs, sans l’aide des grandes institutions publiques et médiatiques. Merci à tous ceux qui y ont contribué !

Le peuple français tient au français. Notre gigantesque sondage, par les communes, le prouve.

Mais il est urgent de rétablir l’enseignement de notre culture, de nos classiques, au peuple de France, de lui rendre sa fierté, et son passé. Le premier document officiel rédigé en langue française (ou du moins identifié comme tel par les historiens de la langue et les philologues) a 1175 ans d’âge ! Il s’agit des "Serments de Strasbourg" échangés en l’an de grâce 842 entre Charles le Chauve et Louis le Germanique, petits-fils de Charlemagne. Et il faut montrer à nos compatriotes que l’avenir, lui, s’écrit pour eux en français. par Gilles Quincy (en Corrèze) et Albert Salon.

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2017 - par MAR le 05/06/2017 - 19:59

Langue française : Nouvelles de juin 2017

TV5 Monde Gouvernement Philippe : Francophonie où es-tu ? (2/6) (lien)
La Croix La langue française, mondialement partagée (1/6) (lien)
Markus Messling Décentrer l’universalisme européen grâce à la langue française (2/6) (lien)
Paperjam La langue française toujours dominante au Luxembourge (1/6) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juin 2017

TV5 Monde Gouvernement Philippe : Francophonie où es-tu ? (2/6) (lien)
La Croix La langue française, mondialement partagée (1/6) (lien)
Markus Messling Décentrer l’universalisme européen grâce à la langue française (2/6) (lien)
Paperjam La langue française toujours dominante au Luxembourge (1/6) (lien)

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nouvelles2017/macron2.jpgLettre au Pt Macron sur l'emploi de "Task force" - par albert_salon le 30/05/2017 - 22:34

Lettre au Président Macron sur l'emploi inconsidéré
du terme "Task force"

Monsieur le Président de la République
Palais de l’Élysée
55 bd du Faubourg-Saint-Honoré
75008 Paris

Paris, le 29 mai 2017

Objet : "Task Force"

Monsieur le Président de la République,

A l’issue du conseil de Défense que vous avez présidé le mercredi 24 mai, le Porte-parole du Gouvernement a annoncé la création d’une "TASK-FORCE" antiterroriste.

Au nom des associations Avenir de la langue française (ALF) et Forum francophone international-(FFI-France) que je préside, je vous demande d’annuler cette fâcheuse utilisation, par les plus hautes autorités de la France, d’une expression anglaise pour créer une cellule antiterroriste purement française, rattachée directement à la Présidence de la République.

Le service France Terme, géré par la Délégation générale à la langue française, organe du Ministère de la Culture et de la Communication, ne propose pas moins de six expressions officielles pour traduire en français cette expression anglaise. La loi 94-665 du 4/08/1994 fait obligation à toute personne du service public, à tous niveaux de l’État, d’utiliser la langue française lorsqu’il existe une terminologie officielle, ce qui est le cas.

Nos associations pour le français, et tous nos compatriotes attachés à leur langue officielle et nationale, pensent que cette appellation est due à une erreur de communication du porte-parole qui peut être très aisément – et publiquement – réparée, grâce à votre décision personnelle.

Veuillez, Monsieur le Président, agréer l’expression de notre confiance neuve et de notre très haute considération.

Albert Salon, docteur d'Etat ès lettres, ancien instituteur, conseiller culturel et de coopération, puis ambassadeur de la France, commandeur du Mérite national, officier du Mérite béninois, chevalier de la Légion d’honneur et des Arts et Lettres, ainsi que du Mérite allemand (Bundesverdienstkreuz am Band), président d'Avenir de la langue française (ALF), du Forum francophone international (FFI-France), co-animateur de réseaux francophones internationaux, médaille Senghor de la Francophonie reçue en 2014 d'Abdou Diouf, au siège de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

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Lettre au Président Macron sur l'emploi inconsidéré
du terme "Task force"

Monsieur le Président de la République
Palais de l’Élysée
55 bd du Faubourg-Saint-Honoré
75008 Paris

Paris, le 29 mai 2017

Objet : "Task Force"

Monsieur le Président de la République,

A l’issue du conseil de Défense que vous avez présidé le mercredi 24 mai, le Porte-parole du Gouvernement a annoncé la création d’une "TASK-FORCE" antiterroriste.

Au nom des associations Avenir de la langue française (ALF) et Forum francophone international-(FFI-France) que je préside, je vous demande d’annuler cette fâcheuse utilisation, par les plus hautes autorités de la France, d’une expression anglaise pour créer une cellule antiterroriste purement française, rattachée directement à la Présidence de la République.

Le service France Terme, géré par la Délégation générale à la langue française, organe du Ministère de la Culture et de la Communication, ne propose pas moins de six expressions officielles pour traduire en français cette expression anglaise. La loi 94-665 du 4/08/1994 fait obligation à toute personne du service public, à tous niveaux de l’État, d’utiliser la langue française lorsqu’il existe une terminologie officielle, ce qui est le cas.

Nos associations pour le français, et tous nos compatriotes attachés à leur langue officielle et nationale, pensent que cette appellation est due à une erreur de communication du porte-parole qui peut être très aisément – et publiquement – réparée, grâce à votre décision personnelle.

Veuillez, Monsieur le Président, agréer l’expression de notre confiance neuve et de notre très haute considération.

Albert Salon, docteur d'Etat ès lettres, ancien instituteur, conseiller culturel et de coopération, puis ambassadeur de la France, commandeur du Mérite national, officier du Mérite béninois, chevalier de la Légion d’honneur et des Arts et Lettres, ainsi que du Mérite allemand (Bundesverdienstkreuz am Band), président d'Avenir de la langue française (ALF), du Forum francophone international (FFI-France), co-animateur de réseaux francophones internationaux, médaille Senghor de la Francophonie reçue en 2014 d'Abdou Diouf, au siège de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2017 (4) - par MAR le 30/05/2017 - 22:16

Langue française : Nouvelles de mai 2017 (4)

Les Échos Mais où est donc passé le ministère de la Francophonie ? (30/5) (lien)
medias-presse.info A l’attention d’E. Macron : M. Le Président, parlez-nous français! (lien)
Le Courrier de Floride Les Français sont-ils tous devenus des Américains ? C’est ce qu’affirme Régis Debray ! (lien)
Le Monde diplomatique Le prix de la Carpette anglaise (lien)
Leduc éditions Le Petit Macron de la langue française (lien)

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Langue française : Nouvelles de mai 2017 (4)

Les Échos Mais où est donc passé le ministère de la Francophonie ? (30/5) (lien)
medias-presse.info A l’attention d’E. Macron : M. Le Président, parlez-nous français! (lien)
Le Courrier de Floride Les Français sont-ils tous devenus des Américains ? C’est ce qu’affirme Régis Debray ! (lien)
Le Monde diplomatique Le prix de la Carpette anglaise (lien)
Leduc éditions Le Petit Macron de la langue française (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2017 (3) - par MAR le 22/05/2017 - 22:07

Langue française : Nouvelles de mai 2017 (3)

La Tribune Quand l'Afnor s'assoit sur la langue française ? (19/5) (lien) [lettre ci-dessous]
Libération Que change la déclaration de Macron sur les classes bilangues ? (16/5) (lien)
Ilyes Zouari Paris n’est plus la première ville francophone du monde (15/5) (lien)
Le Temps Même après le Brexit, l’Union Européenne ne dit pas "bye bye" à l’anglais (14/5) (lien)
Le Figaro "En fait" ou "au fait" ? (lien)


Lettre au Président de l'AFNOR

Monsieur le Président

AFNOR

11, rue Francis de Pressencé

93571 La Plaine-Saint-Denis

Paris le 26 mai 2017

Objet : Langue française

Monsieur le Président

La presse fait état d’une décision prise récemment par l’Association française de normalisation (AFNOR), portant annonce de publication de certains de ses textes uniquement en anglais.

Si cette information s’avérait, elle tomberait sous le coup des dispositions de la loi 1994-665 du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française.

Son article 1er dispose en effet :

"Langue de la République, en vertu de la Constitution, la langue française est un élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France. Elle est la langue de l’enseignement, du travail, des échanges et des services publics.".

Son article 9-1-II, ajoute au Code du Travail un article L.122-39-1 ainsi rédigé :

"Tout document comportant des obligations pour le salarié, ou des dispositions dont la connaissance est nécessaire à celui-ci pour l’exécution de son travail, doit être rédigé en français. Il peut être accompagné de traductions en une ou plusieurs langues étrangères."

La mise à la disposition des salariés de documents non traduits en français constituerait donc une infraction à la loi.

L’AFNOR ayant un statut d’association d’intérêt général, subventionnée par l’État français, a l’obligation de respecter strictement la loi précitée sous peine de suspension de toute subvention, en vertu de son article 15.

Notre association vous serait très reconnaissante de bien vouloir lui confirmer l’information apportée par la presse, et, dans le cas où elle serait avérée, de prendre toutes mesures découlant de la stricte application de la loi du 4 août 1994 modifiée.

Veuillez, Monsieur le Président, agréer l’expression de toute ma considération.

Albert Salon, docteur d’État ès lettres, ancien Ambassadeur, Président d’Avenir de la langue française (ALF).

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Langue française : Nouvelles de mai 2017 (3)

La Tribune Quand l'Afnor s'assoit sur la langue française ? (19/5) (lien) [lettre ci-dessous]
Libération Que change la déclaration de Macron sur les classes bilangues ? (16/5) (lien)
Ilyes Zouari Paris n’est plus la première ville francophone du monde (15/5) (lien)
Le Temps Même après le Brexit, l’Union Européenne ne dit pas "bye bye" à l’anglais (14/5) (lien)
Le Figaro "En fait" ou "au fait" ? (lien)


Lettre au Président de l'AFNOR

Monsieur le Président

AFNOR

11, rue Francis de Pressencé

93571 La Plaine-Saint-Denis

Paris le 26 mai 2017

Objet : Langue française

Monsieur le Président

La presse fait état d’une décision prise récemment par l’Association française de normalisation (AFNOR), portant annonce de publication de certains de ses textes uniquement en anglais.

Si cette information s’avérait, elle tomberait sous le coup des dispositions de la loi 1994-665 du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française.

Son article 1er dispose en effet :

"Langue de la République, en vertu de la Constitution, la langue française est un élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France. Elle est la langue de l’enseignement, du travail, des échanges et des services publics.".

Son article 9-1-II, ajoute au Code du Travail un article L.122-39-1 ainsi rédigé :

"Tout document comportant des obligations pour le salarié, ou des dispositions dont la connaissance est nécessaire à celui-ci pour l’exécution de son travail, doit être rédigé en français. Il peut être accompagné de traductions en une ou plusieurs langues étrangères."

La mise à la disposition des salariés de documents non traduits en français constituerait donc une infraction à la loi.

L’AFNOR ayant un statut d’association d’intérêt général, subventionnée par l’État français, a l’obligation de respecter strictement la loi précitée sous peine de suspension de toute subvention, en vertu de son article 15.

Notre association vous serait très reconnaissante de bien vouloir lui confirmer l’information apportée par la presse, et, dans le cas où elle serait avérée, de prendre toutes mesures découlant de la stricte application de la loi du 4 août 1994 modifiée.

Veuillez, Monsieur le Président, agréer l’expression de toute ma considération.

Albert Salon, docteur d’État ès lettres, ancien Ambassadeur, Président d’Avenir de la langue française (ALF).

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La conférence de presse du 9 mai 2017

Halte à l’assassinat programmé du français

Organisée par Avenir de la langue française (ALF) et CO.U.R.R.I.E.L. (Collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique) au nom de 32 associations pour le français et la Francophonie, invitaient  à exprimer la colère montante du peuple français (et de la Francophonie) contre l’imposition forcenée de l’anglais prétendument voué à remplacer le français et pour désigner de hauts responsables à l’opinion publique et la mobiliser pour la résistance par une politique de redressement du français et de la francophonie.

Nous avons rassemblé pour cette conférence de presse “Halte à l’assassinat programmé du français” des responsables de 10 associations et des militants de toutes tendances politiques. Notamment Jacques Myard, député LR et maire de Maisons-Laffitte, Bernard Cassen, président de Mémoire des Luttes, (MEDELU), ancien président d’ATTAC, ancien directeur du Monde diplomatique, et Christian Tremblay président de l’Observatoire Européen du Plurilinguisme. Sept journalistes étaient présents. Plusieurs autres, empêchés, ont écrit des articles sur la base du livret fourni.

Les organisateurs (ALF et COURRIEL) ont rappelé l’action de démolition, volontaire ou non, de notre langue et de notre culture, et ont appelé à la résistance "le peuple et ses représentants nationaux, territoriaux, ses partis, ses institutions civiles et religieuses, ses associations, ses syndicats…". Cela non seulement en France, mais aussi dans des pays africains qui pourraient considérablement grossir les rangs de la francophonie, mais sur lesquels redoublent les pressions pour leur faire abandonner le français.

Le débat qui a suivi a été très riche.

Les exemples fournis, particulièrement probants, de négligence, voire de sabotage délibéré par des autorités publiques en matière d’usage du français, ont été dénoncés. Un emblématique : le slogan en anglais “made for sharing” choisi pour présenter le 3 février 2017 la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024. Alors que le français est la première des deux langues officielles des jeux. Outre l’indifférence, voire le mépris à l’égard du français, cela illustre l’incapacité des publicitaires à proposer aux entreprises des formulations frappantes en français, éventuellement facilement compréhensibles par des locuteurs d’anglais et de bien d’autres langues. Ils se contentent de suivre la mode des noms propres ou slogans en anglais, alors qu’aucune étude de marché n’a montré que cela apporte aux entreprises des clients supplémentaires.

La mise en accusation pour forfaiture et trahison des principaux gouvernants et responsables politiques nommément désignés jusqu’en 2017 a eu un très large écho. Certains intervenants ont craint que la nouvelle équipe en formation n’ait d’autres priorités, notamment économiques. Or l’économie donne actuellement un rôle important à des personnalités ou des institutions indifférentes, voire hostiles au français.

D’autres intervenants se sont élevés contre la sensation d’impuissance qui résulte de cette analyse, estiment qu’il faut veiller à garder une neutralité politique pour pouvoir aborder les nouveaux responsables et rassembler les sympathisants de toutes opinions. D’autant que par ailleurs il y a bien d’autres champs d’action, par exemple multiplier les informations et pressions par contact physique direct avec l’environnement notamment commercial, qui suit la mode mais est accessible au raisonnement. Sans parler de petites provocations pour attirer l’attention.

Les organisateurs ont diffusé un livret détaillant les mesures ayant saboté l’usage du français depuis 10 ans et les actions menées pour y faire face, ainsi que les 14 propositions de politique du français et de la Francophonie tells qu’elles avaient été soumises à l’endossement de tous les candidats à l’Élysée. On peut se procurer le livret “Halte à l’assassinat" en le demandant par courriel à Avenir de la langue française (ALF) 34 bis, rue de Picpus, 75015 Paris, 01 43 40 16 51, avenirlf@laposte.net en joignant un chèque de 5 euros.

Yves Montenay, président de l’Institut Culture, Économie et Géopolitique(ICEG)
Albert Salon, président d’Avenir de la Langue française (ALF)

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La conférence de presse du 9 mai 2017

Halte à l’assassinat programmé du français

Organisée par Avenir de la langue française (ALF) et CO.U.R.R.I.E.L. (Collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique) au nom de 32 associations pour le français et la Francophonie, invitaient  à exprimer la colère montante du peuple français (et de la Francophonie) contre l’imposition forcenée de l’anglais prétendument voué à remplacer le français et pour désigner de hauts responsables à l’opinion publique et la mobiliser pour la résistance par une politique de redressement du français et de la francophonie.

Nous avons rassemblé pour cette conférence de presse “Halte à l’assassinat programmé du français” des responsables de 10 associations et des militants de toutes tendances politiques. Notamment Jacques Myard, député LR et maire de Maisons-Laffitte, Bernard Cassen, président de Mémoire des Luttes, (MEDELU), ancien président d’ATTAC, ancien directeur du Monde diplomatique, et Christian Tremblay président de l’Observatoire Européen du Plurilinguisme. Sept journalistes étaient présents. Plusieurs autres, empêchés, ont écrit des articles sur la base du livret fourni.

Les organisateurs (ALF et COURRIEL) ont rappelé l’action de démolition, volontaire ou non, de notre langue et de notre culture, et ont appelé à la résistance "le peuple et ses représentants nationaux, territoriaux, ses partis, ses institutions civiles et religieuses, ses associations, ses syndicats…". Cela non seulement en France, mais aussi dans des pays africains qui pourraient considérablement grossir les rangs de la francophonie, mais sur lesquels redoublent les pressions pour leur faire abandonner le français.

Le débat qui a suivi a été très riche.

Les exemples fournis, particulièrement probants, de négligence, voire de sabotage délibéré par des autorités publiques en matière d’usage du français, ont été dénoncés. Un emblématique : le slogan en anglais “made for sharing” choisi pour présenter le 3 février 2017 la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024. Alors que le français est la première des deux langues officielles des jeux. Outre l’indifférence, voire le mépris à l’égard du français, cela illustre l’incapacité des publicitaires à proposer aux entreprises des formulations frappantes en français, éventuellement facilement compréhensibles par des locuteurs d’anglais et de bien d’autres langues. Ils se contentent de suivre la mode des noms propres ou slogans en anglais, alors qu’aucune étude de marché n’a montré que cela apporte aux entreprises des clients supplémentaires.

La mise en accusation pour forfaiture et trahison des principaux gouvernants et responsables politiques nommément désignés jusqu’en 2017 a eu un très large écho. Certains intervenants ont craint que la nouvelle équipe en formation n’ait d’autres priorités, notamment économiques. Or l’économie donne actuellement un rôle important à des personnalités ou des institutions indifférentes, voire hostiles au français.

D’autres intervenants se sont élevés contre la sensation d’impuissance qui résulte de cette analyse, estiment qu’il faut veiller à garder une neutralité politique pour pouvoir aborder les nouveaux responsables et rassembler les sympathisants de toutes opinions. D’autant que par ailleurs il y a bien d’autres champs d’action, par exemple multiplier les informations et pressions par contact physique direct avec l’environnement notamment commercial, qui suit la mode mais est accessible au raisonnement. Sans parler de petites provocations pour attirer l’attention.

Les organisateurs ont diffusé un livret détaillant les mesures ayant saboté l’usage du français depuis 10 ans et les actions menées pour y faire face, ainsi que les 14 propositions de politique du français et de la Francophonie tells qu’elles avaient été soumises à l’endossement de tous les candidats à l’Élysée. On peut se procurer le livret “Halte à l’assassinat" en le demandant par courriel à Avenir de la langue française (ALF) 34 bis, rue de Picpus, 75015 Paris, 01 43 40 16 51, avenirlf@laposte.net en joignant un chèque de 5 euros.

Yves Montenay, président de l’Institut Culture, Économie et Géopolitique(ICEG)
Albert Salon, président d’Avenir de la Langue française (ALF)

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L'Eurovision gagné par un portugais chantant dans sa langue !

et non en anglais

La candidate française concourrait à l'Eurovision avec une chanson en français Requiem . Tremblant devant une horreur pareille laissant présager un mauvais classement, nos chers médiacrates se sont empressés d'y introduire tout de même de l'anglais. Résultat : 12ème place sur 26. Bravo, la servilité se porte bien !

Et la chanson gagnante Amar Pelos Dois du portugais Salvador Sobral ne contient aucun mot d'anglais ! Le Portugal aura sauvé l'honneur d'une l'Europe qui très majoritairement se croit servilement obligée de brailler en anglais.
 

Le Parisien Eurovision : le Portugais Salvador Sobral l'emporte, la candidate française Alma 12e (lien)

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L'Eurovision gagné par un portugais chantant dans sa langue !

et non en anglais

La candidate française concourrait à l'Eurovision avec une chanson en français Requiem . Tremblant devant une horreur pareille laissant présager un mauvais classement, nos chers médiacrates se sont empressés d'y introduire tout de même de l'anglais. Résultat : 12ème place sur 26. Bravo, la servilité se porte bien !

Et la chanson gagnante Amar Pelos Dois du portugais Salvador Sobral ne contient aucun mot d'anglais ! Le Portugal aura sauvé l'honneur d'une l'Europe qui très majoritairement se croit servilement obligée de brailler en anglais.
 

Le Parisien Eurovision : le Portugais Salvador Sobral l'emporte, la candidate française Alma 12e (lien)

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Un engagement clair et encourageant d'Emmanuel Macron
pour le français et la Francophonie ?

Nous ne pouvons qu’espérer que notre nouveau Président se distancera bien, comme il le promet, de l’ e-Macron, alors candidat entouré de ses helpers (sic !), qui prononça en janvier à l’université de Berlin un discours en anglais que nos associations ont vigoureusement critiqué pour avoir causé un grave dommage à notre langue. Sollicité par Jacques Godfrain, président de l'AFAL (Association francophone d'amitié et de liaison) de signer son Pacte francophone, Emmanuel Macron lui a donné la réponse suivante :

Alors, simple promesse électorale ou réelle adhésion ? L'avenir nous le dira.

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Un engagement clair et encourageant d'Emmanuel Macron
pour le français et la Francophonie ?

Nous ne pouvons qu’espérer que notre nouveau Président se distancera bien, comme il le promet, de l’ e-Macron, alors candidat entouré de ses helpers (sic !), qui prononça en janvier à l’université de Berlin un discours en anglais que nos associations ont vigoureusement critiqué pour avoir causé un grave dommage à notre langue. Sollicité par Jacques Godfrain, président de l'AFAL (Association francophone d'amitié et de liaison) de signer son Pacte francophone, Emmanuel Macron lui a donné la réponse suivante :

Alors, simple promesse électorale ou réelle adhésion ? L'avenir nous le dira.

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nouvelles2017/jo2024.jpgHonte à vous Madame Hidalgo - par Claude_Weisz le 14/05/2017 - 10:51

Lettre ouverte à Madame la Maire de Paris,
aux maires adjoints, aux conseillers de Paris

Honte à vous Madame Hidalgo !

par Claude Weisz, cinéaste

Je suis un citoyen indigné et triste.

Comment pouvez-vous justifier de promouvoir la candidature de Paris pour l'organisation des jeux olympiques avec un slogan stupide, en anglais commercial ?

Faut-il vous rappeler que la langue fondatrice des jeux olympiques moderne est le français ? L'anglais s'y est ajouté ultérieurement.

En français, il existe un mot dans notre trilogie républicaine, que même Donald Trump peut comprendre et que Barak Obama a prononcé en français.

Ce mot est :

"FRATERNITÉ" (et non fraternity ! )

Si je m'adresse à vous c'est en mémoire de mes parents, émigrés d'Europe centrale, qui se sont connus et aimés à Paris et m’ont fait citoyen français.

Ils avaient choisi la France parce que c'était pour eux la "patrie des droits de l'homme".

En 1936, ils vécurent le Front populaire comme le plus bel antidote contre l'Europe du fascisme.

Puis mon père, en 1942, sacrifia sa vie pour sa patrie d'adoption. Arrêté et torturé par des fonctionnaires français à la préfecture de police de Paris comme résistant, il est "mort pour la France"

Si je m'autorise à évoquer ce passé exemplaire c'est que, pour mes parents "leur patrie était (aussi) la langue française".

Je vous conjure de revenir aux valeurs morales et éthiques "en français dans le texte", ainsi que d'avoir la fierté de notre langue qui, ne l'oublions pas, est aussi celle de nombreux pays.

Rappelez-vous le défilé du 11 janvier 2015 qui rassembla à Paris des chefs d'État et de gouvernement du monde entier pour fraterniser avec cette France en affichant en français "je suis Charlie"

Respectez-les, respectons-nous ; enfin soyez fiers, responsables et surtout honorables.

Paris est certainement la plus grande métropole culturelle du monde, cela en grande partie grâce aux artistes, écrivains, cinéastes qui y sont venus pour s'épanouir en français.

Ils sont aussi les premiers à trouver indécente l'anglomanie de ses édiles.

Je vous en prie, Madame le Maire, Mesdames et Messieurs les maires adjoints et conseillers municipaux, ressaisissez-vous.

Ne soyez pas les serviteurs zélés d'un marketing sans âme.

Claude Weisz, cinéaste

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Lettre ouverte à Madame la Maire de Paris,
aux maires adjoints, aux conseillers de Paris

Honte à vous Madame Hidalgo !

par Claude Weisz, cinéaste

Je suis un citoyen indigné et triste.

Comment pouvez-vous justifier de promouvoir la candidature de Paris pour l'organisation des jeux olympiques avec un slogan stupide, en anglais commercial ?

Faut-il vous rappeler que la langue fondatrice des jeux olympiques moderne est le français ? L'anglais s'y est ajouté ultérieurement.

En français, il existe un mot dans notre trilogie républicaine, que même Donald Trump peut comprendre et que Barak Obama a prononcé en français.

Ce mot est :

"FRATERNITÉ" (et non fraternity ! )

Si je m'adresse à vous c'est en mémoire de mes parents, émigrés d'Europe centrale, qui se sont connus et aimés à Paris et m’ont fait citoyen français.

Ils avaient choisi la France parce que c'était pour eux la "patrie des droits de l'homme".

En 1936, ils vécurent le Front populaire comme le plus bel antidote contre l'Europe du fascisme.

Puis mon père, en 1942, sacrifia sa vie pour sa patrie d'adoption. Arrêté et torturé par des fonctionnaires français à la préfecture de police de Paris comme résistant, il est "mort pour la France"

Si je m'autorise à évoquer ce passé exemplaire c'est que, pour mes parents "leur patrie était (aussi) la langue française".

Je vous conjure de revenir aux valeurs morales et éthiques "en français dans le texte", ainsi que d'avoir la fierté de notre langue qui, ne l'oublions pas, est aussi celle de nombreux pays.

Rappelez-vous le défilé du 11 janvier 2015 qui rassembla à Paris des chefs d'État et de gouvernement du monde entier pour fraterniser avec cette France en affichant en français "je suis Charlie"

Respectez-les, respectons-nous ; enfin soyez fiers, responsables et surtout honorables.

Paris est certainement la plus grande métropole culturelle du monde, cela en grande partie grâce aux artistes, écrivains, cinéastes qui y sont venus pour s'épanouir en français.

Ils sont aussi les premiers à trouver indécente l'anglomanie de ses édiles.

Je vous en prie, Madame le Maire, Mesdames et Messieurs les maires adjoints et conseillers municipaux, ressaisissez-vous.

Ne soyez pas les serviteurs zélés d'un marketing sans âme.

Claude Weisz, cinéaste

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2017 (2) - par MAR le 14/05/2017 - 10:20

Langue française : Nouvelles de mai 2017 (2)

France Culture Le français est plus parlé sur Internet que dans le monde physique (12/5) (lien)
Marc Rousset Halte à l’assassinat programmé de la langue française ! (lien)
BFM L'apprentissage de l'anglais dès le CP pas aussi bénéfique qu'espéré (10/5) (lien)
DGLFLF Terminologie et langue française dans le domaine audiovisuel (lien)
10 ans de la loi "antidiscrimination" Les francophones de Flandre dénoncent l’absence d’organe chargé de lutter contre les discriminations linguistiques (10/5) (lien) Les autorités flamandes bloquent toujours la reconnaissance d'une minorité francophone maternelle en Flandre, pour continuer tranquillement à étouffer - et éliminer à terme ses quelque 300.000 locuteurs. Un fascisme linguistique ouvertement pratiqué. La Wallonie n'ose pas vraiment se battre pour ses frères de l'autre côté de la frontière linguistique. Alors qu'elle a bien dû assurer, dans la Bruxelles à 90% francophone, une protection plus que favorable à la minorité flamando-néerlandophone de la capitale belge. La France n'ose pas lever le petit doigt. La vertueuse UE qui s'attache, pour démanteler les États-Nations, à encourager, promouvoir, financer, les minorités linguistiques en France et ailleurs, ferme pudiquement, peureusement, les yeux sur ce pur scandale flamand, belge, européen. Cela peut-il impunément durer ?" AS

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Langue française : Nouvelles de mai 2017 (2)

France Culture Le français est plus parlé sur Internet que dans le monde physique (12/5) (lien)
Marc Rousset Halte à l’assassinat programmé de la langue française ! (lien)
BFM L'apprentissage de l'anglais dès le CP pas aussi bénéfique qu'espéré (10/5) (lien)
DGLFLF Terminologie et langue française dans le domaine audiovisuel (lien)
10 ans de la loi "antidiscrimination" Les francophones de Flandre dénoncent l’absence d’organe chargé de lutter contre les discriminations linguistiques (10/5) (lien) Les autorités flamandes bloquent toujours la reconnaissance d'une minorité francophone maternelle en Flandre, pour continuer tranquillement à étouffer - et éliminer à terme ses quelque 300.000 locuteurs. Un fascisme linguistique ouvertement pratiqué. La Wallonie n'ose pas vraiment se battre pour ses frères de l'autre côté de la frontière linguistique. Alors qu'elle a bien dû assurer, dans la Bruxelles à 90% francophone, une protection plus que favorable à la minorité flamando-néerlandophone de la capitale belge. La France n'ose pas lever le petit doigt. La vertueuse UE qui s'attache, pour démanteler les États-Nations, à encourager, promouvoir, financer, les minorités linguistiques en France et ailleurs, ferme pudiquement, peureusement, les yeux sur ce pur scandale flamand, belge, européen. Cela peut-il impunément durer ?" AS

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2017 - par MAR le 08/05/2017 - 23:05

Langue française : Nouvelles de mai 2017

Hervé Gaymard 3 missions pour rendre sa grandeur à la France (6/5) (lien)
Le Monde Après le Brexit, Juncker décide de parler en français plutôt qu’en anglais (5/5) (lien)
L'Humanité La langue française, encore (4/5) (lien)
L'Express Alain Finkielkraut, Régis Debray et l'américanisation de la France (2/5) (lien)
Le Figaro Les 40 règles de base de l’orthographe française (lien)

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Langue française : Nouvelles de mai 2017

Hervé Gaymard 3 missions pour rendre sa grandeur à la France (6/5) (lien)
Le Monde Après le Brexit, Juncker décide de parler en français plutôt qu’en anglais (5/5) (lien)
L'Humanité La langue française, encore (4/5) (lien)
L'Express Alain Finkielkraut, Régis Debray et l'américanisation de la France (2/5) (lien)
Le Figaro Les 40 règles de base de l’orthographe française (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2017 (6) - par MAR le 28/04/2017 - 11:00

Langue française : Nouvelles d'avril 2017 (6)

Bernard Pivot (Radio Canada) La France doit s'inspirer du Québec pour promouvoir le français (28/4) (lien)
Frédéric Fougerat Faut-il parler franglais pour paraître plus business ? (lien)
La Croix La langue française à Bruxelles (20/4) (lien)
A.FR.AV. Jean Tirole, prix Nobel français d'économie, un traître à la langue française !  (lien)
Le Figaro "Après que" : ne faites plus la faute ! (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2017 (6)

Bernard Pivot (Radio Canada) La France doit s'inspirer du Québec pour promouvoir le français (28/4) (lien)
Frédéric Fougerat Faut-il parler franglais pour paraître plus business ? (lien)
La Croix La langue française à Bruxelles (20/4) (lien)
A.FR.AV. Jean Tirole, prix Nobel français d'économie, un traître à la langue française !  (lien)
Le Figaro "Après que" : ne faites plus la faute ! (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2017 (5) - par MAR le 20/04/2017 - 21:42

Langue française : Nouvelles d'avril 2017 (5)

Union Nationale des Écrivains de France Lettre ouverte aux Candidats à la Présidence de la République française sur la haute trahison de la langue française (lien)
OEP Italie Grande victoire pour le plurilinguisme à l'université : la décision de la Cour constitutionnelle italienne (lien)
Le Figaro Jacques Prévert en dix citations (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2017 (5)

Union Nationale des Écrivains de France Lettre ouverte aux Candidats à la Présidence de la République française sur la haute trahison de la langue française (lien)
OEP Italie Grande victoire pour le plurilinguisme à l'université : la décision de la Cour constitutionnelle italienne (lien)
Le Figaro Jacques Prévert en dix citations (lien)

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nouvelles2017/arnaud_danloux-dumesnils.jpgIn memoriam Arnaud Danloux-Dumesnils - par albert_salon le 20/04/2017 - 21:35

In memoriam Arnaud Danloux-Dumesnils

Arnaud Danloux-Dumesnils, notre attaché de direction à Avenir de la Langue française, qui avait succédé le 1er juin 2012 à Agnès Objois, vient de quitter la vie et de nous quitter.

Après une longue maladie qui a vaincu son admirable courage.

Ces derniers mois il a vécu – et nous avons vécu avec lui - une alternance de rémissions et de congés de maladie de plus en plus contraignants. Pendant ces congés, il a, soutenu par son épouse aimante, voulu continuer, malgré les consignes de ses médecins, à assurer des présences au bureau, puis, ne pouvant plus conduire ni se déplacer, à remplir pour ALF le maximum de tâches à son domicile, à nous aider jusqu’à l’extrême limite de ses forces, et à informer la personne appelée à lui succéder dans ses fonctions.

Avant même de poser, en 2012, sa candidature à la succession d’Agnès Objois, il était un sympathisant actif de notre cause et participait à nos combats. Il avait contribué au succès, le 18 juin 2011, de notre manifestation devant le Panthéon et de notre marche dans le Quartier latin. Ses talents de photographe et de journaliste ont accru le retentissement de l’évènement.

Dans ses fonctions à temps partiel d’attaché de direction, rémunéré à temps partiel, il a été, bien plus, comme quelques-uns d’entre nous, un militant bénévole à plein temps, pleinement l’un des nôtres, fort précieux par son entier dévouement à notre cause du français, de la Francophonie et de la civilisation, par sa vaste culture, ses grandes compétences variées, son sens de l’initiative opportune, et la richesse de sa personnalité. Nous lui devons beaucoup.

Nous lisions aussi avec intérêt ses articles de critique de théâtre dans une revue de haut niveau.

Tous les administrateurs et les adhérents d’ALF qui l’ont connu portent tristement son deuil.

Au nom de tous, j’assure à Madame son épouse ainsi qu'à ses enfanrs, que nous partageons vraiment leur douleur.

Albert Salon

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In memoriam Arnaud Danloux-Dumesnils

Arnaud Danloux-Dumesnils, notre attaché de direction à Avenir de la Langue française, qui avait succédé le 1er juin 2012 à Agnès Objois, vient de quitter la vie et de nous quitter.

Après une longue maladie qui a vaincu son admirable courage.

Ces derniers mois il a vécu – et nous avons vécu avec lui - une alternance de rémissions et de congés de maladie de plus en plus contraignants. Pendant ces congés, il a, soutenu par son épouse aimante, voulu continuer, malgré les consignes de ses médecins, à assurer des présences au bureau, puis, ne pouvant plus conduire ni se déplacer, à remplir pour ALF le maximum de tâches à son domicile, à nous aider jusqu’à l’extrême limite de ses forces, et à informer la personne appelée à lui succéder dans ses fonctions.

Avant même de poser, en 2012, sa candidature à la succession d’Agnès Objois, il était un sympathisant actif de notre cause et participait à nos combats. Il avait contribué au succès, le 18 juin 2011, de notre manifestation devant le Panthéon et de notre marche dans le Quartier latin. Ses talents de photographe et de journaliste ont accru le retentissement de l’évènement.

Dans ses fonctions à temps partiel d’attaché de direction, rémunéré à temps partiel, il a été, bien plus, comme quelques-uns d’entre nous, un militant bénévole à plein temps, pleinement l’un des nôtres, fort précieux par son entier dévouement à notre cause du français, de la Francophonie et de la civilisation, par sa vaste culture, ses grandes compétences variées, son sens de l’initiative opportune, et la richesse de sa personnalité. Nous lui devons beaucoup.

Nous lisions aussi avec intérêt ses articles de critique de théâtre dans une revue de haut niveau.

Tous les administrateurs et les adhérents d’ALF qui l’ont connu portent tristement son deuil.

Au nom de tous, j’assure à Madame son épouse ainsi qu'à ses enfanrs, que nous partageons vraiment leur douleur.

Albert Salon

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2017 (4) - par MAR le 17/04/2017 - 19:06

Langue française : Nouvelles d'avril 2017 (4)

Yves Jégo Face aux défis du siècle, la langue française est l'un de nos atouts principaux (lien)
Le Figaro L'Académie française traduit le lexique des gamers (14/4) (lien)
Macron (Causeur) "La langue française n’a pas à être protégée" (sic !) (12/4) (lien)
Le Figaro 5 fautes à ne plus faire pour parler un français académique (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2017 (4)

Yves Jégo Face aux défis du siècle, la langue française est l'un de nos atouts principaux (lien)
Le Figaro L'Académie française traduit le lexique des gamers (14/4) (lien)
Macron (Causeur) "La langue française n’a pas à être protégée" (sic !) (12/4) (lien)
Le Figaro 5 fautes à ne plus faire pour parler un français académique (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2017 (3) - par MAR le 11/04/2017 - 10:30

Langue française : Nouvelles d'avril 2017 (3)

Alain Borer (L'Humanité) Sauve qui peut la langue française (11/4) (lien)
La Liste Ces 11 mots qui n’existent pas dans la langue française utilisés au quotidien (lien)
Yves Montenay Le poids de la francophonie africaine génère des réactions hostiles (lien)
Ministère de la Défense Un collège d’experts pour tout comprendre… en français ! (6/4) (lien)
Figaro "Primer sur" : ne faites plus la faute ! (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2017 (3)

Alain Borer (L'Humanité) Sauve qui peut la langue française (11/4) (lien)
La Liste Ces 11 mots qui n’existent pas dans la langue française utilisés au quotidien (lien)
Yves Montenay Le poids de la francophonie africaine génère des réactions hostiles (lien)
Ministère de la Défense Un collège d’experts pour tout comprendre… en français ! (6/4) (lien)
Figaro "Primer sur" : ne faites plus la faute ! (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2017 (2) - par MAR le 04/04/2017 - 23:48

Langue française : Nouvelles d'avril 2017 (2)

Figaro Écoles francophones québécoises : le nombre d'élèves étrangers explose (4/4) (lien)
DGLFLF Terminologie et langue française dans l'administration (lien)
Le Figaro L'avenir de la langue française est dans le continent africain (3/4) (lien)
Ilyes Zouari Le monde francophone, un espace stratégique en mutation (lien)
Figaro La fabuleuse histoire des mots français d'origine arabe (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2017 (2)

Figaro Écoles francophones québécoises : le nombre d'élèves étrangers explose (4/4) (lien)
DGLFLF Terminologie et langue française dans l'administration (lien)
Le Figaro L'avenir de la langue française est dans le continent africain (3/4) (lien)
Ilyes Zouari Le monde francophone, un espace stratégique en mutation (lien)
Figaro La fabuleuse histoire des mots français d'origine arabe (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2017 - par MAR le 04/04/2017 - 23:37

Langue française : Nouvelles d'avril 2017

AFRAV Ils défendent la langue française, ils sont punis ! [Lorraine Airport] (3/4) (lien)
Ministère Culture Appel à projets "Langues et numérique" 2017 (lien)
Ambassadeur . Sellal Que l’on continue de parler français à Bruxelles ! (lien)
Prix "Coup de cœur" de la francophonie au Secteur de la culture de l’UNESCO (lien)
Le Figaro Redécouvrez ces proverbes oubliés du dictionnaire français (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2017

AFRAV Ils défendent la langue française, ils sont punis ! [Lorraine Airport] (3/4) (lien)
Ministère Culture Appel à projets "Langues et numérique" 2017 (lien)
Ambassadeur . Sellal Que l’on continue de parler français à Bruxelles ! (lien)
Prix "Coup de cœur" de la francophonie au Secteur de la culture de l’UNESCO (lien)
Le Figaro Redécouvrez ces proverbes oubliés du dictionnaire français (lien)

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nouvelles2017/election-presidentielle_2017.jpgLe français dans le programme des candidats - par MAR le 28/03/2017 - 16:13

Élection présidentielle 2017
Le français dans le programme des candidats

A moins d'un mois de l'élection présidentielle, nous avons souhaité nous pencher sur les programmes des différents candidats afin de voir la place qu'ils accordent à la langue française, aussi bien en France que dans les institutions internationales.

Le statut du français en France même n'est, à part une exception, même pas évoqué. Oublié l’anglais langue de travail obligatoire dans de plus en plus de grandes entreprises françaises, oubliés les colloques financés par des fonds publics qui se tiennent en anglais en France sans traductions, oubliés le nombre croissant de grandes écoles ou d’universités qui proposent des modules entièrement ou partiellement en anglais, oublié l'affichage de plus en plus anglomane qui pollue nos villes en contradiction avec la loi, oubliée la colonisation linguistique imposée par les grands média,s y compris publics, (séries, films, chansons états-unienne)...

Nous pouvons regrouper les 11 candidats en 4 catégories :

  • ceux qui ne font aucune mention du français dans leur programme.
  • ceux qui assurent le "minimum syndical" dont ont on voit bien qu'il s'agit pour eux de ne pas oublier un thème (comme ils ne souhaitent pas oublier une catégorie de français), mais dont ce n'est visiblement pas une préoccupation majeure.
  • ceux qui affirment quelques exigences
  • enfin un véritable programme de réaffirmation de la langue française.

(nous surlignons en jaune quelques points nous paraissant particulièrement intéressants, en violet pour les points critiqués par nous) Poutou - Arthaud - Macron - Fillon - Hamon - Lassalle -
Cheminade - Mélenchon - Le Pen - Asselineau - Dupont-Aignan


1) Aucune mention du français dans leur programmeNathalie Arthaud ne s'intéresse pas à la langue françaisePhilippe Poutou ne s'intéresse pas à la langue française

Pas plus Philippe Poutou dans "Nos vies, pas leurs profits !" que Nathalie Arthaud dans "Faire entendre le camp des travailleurs" ne font une quelconque mention de la langue dans leurs programmes semblant oublier que la domination linguistique pèse en premier sur les milieux les plus modestes et s'ajoute à toutes les autres types de domination.


2) Le "minimum syndical"Emmanuel Macron quelques belles phrases sur le français

Emmanuel Macron qui s'est exprimé en anglais à Berlin, énonce quelques belles phrases qui n'engagent à rien pour satisfaire tout le monde : "Nous avons tous en partage notre langue, notre premier trésor commun, à la fois notre socle et notre phare : ce qui nous a fait et ce qui nous distingue, nourri aussi par la vitalité de nombreuses et belles langues régionales."

Il se sert (comme d'autres) de la langue française comme outil de contrôle de la laïcité et de l'immigration : "Nous organiserons pour les ministres du culte une formation universitaire à la laïcité, aux valeurs de la République et à la langue française."

Et aussi "Nous ferons de la maîtrise de la langue française le principal critère de l’obtention de la nationalité française. Nous renforcerons l’apprentissage de notre langue pour les candidats à la naturalisation. Quelle meilleure preuve de la volonté de quelqu’un de s’intégrer et de devenir français ?" [Pourquoi pas ?]

Mais aucune mention des menaces qui pèsent sur notre langue, malgré de belles phrases comme "Notre culture, et la langue française qui en est la matrice, sont une source de rayonnement international". En revanche il soutient le retour du latin et grec, ce que nous ne pouvons qu'applaudir, mais hélas aussi, celui des "parcours européens" (soit pour résumer les cours d'histoire ou de maths en anglais…)


François Fillon semble ne se préoccuper de la langue française qu'au niveau international dans une phrase plutôt confuse issue François Fillon le français comme outil de lutte contre l'immigrationd'un paragraphe "Une justice simple et efficace pour redonner confiance aux professionnels du droit et aux justiciables" dont on ne voit guère le rapport avec la question : "Réaffirmer la langue française au sein des institutions européennes et des organisations internationales en tant que vecteur du Droit et des valeurs de la francophonie notamment à partir des Outre-mer qui rayonnent sur une importante population francophone et sur des pays émergents."

Pour lui la langue française semble se limiter à la francophonie "La France porte une voix singulière dans le monde. Par son histoire, sa culture, sa langue, elle a su souvent parler à l’ensemble de l’humanité Je soutiendrai et développerai la francophonie en m’appuyant sur l’inestimable atout que représente le partage de la langue française par près de 300 millions de locuteurs à travers le monde. Dans cet esprit, je veillerai à ce que les 2,5 millions de Français résidant hors du territoire national soient des relais et des vecteurs d’influence."

En France même, la langue française ne semble être pour lui qu'un outil de lutte contre l'immigration "Réduire l’immigration légale au strict minimum (tenant compte notamment des ressources, du logement, de la couverture sociale, de la maîtrise de la langue française."

En revanche il lui semble normal de "Revaloriser les traitements des enseignants, en développant une part "mérite" dans la rémunération, et accroître les possibilités de promotion accélérée pour les professeurs enseignant leur discipline en langue étrangère" (sic !)


Benoît Hamon n'a pas apparemment de programme réuni dans un document unique il faut donc se repérer dans un site Internet très foBenoît Hamon, quelques grands principes surtout la Francophonieuillis. Il réaffirme lui aussi de grands principes : "Affirmons la force de la France, de son histoire et de sa géographie, de ses valeurs, de sa langue et de sa culture, […]"

Il parle surtout de francophonie "Je veux PROMOUVOIR LE FRANÇAIS comme langue en partage dans le monde, selon une démarche ouverte, et proposerai la création d’un "Palais de la langue française".

Et aussi "Parce que partager une même langue dans le monde d’aujourd’hui est un atout exceptionnel, culturel, scientifique et économique, je DÉFENDRAI LA FRANCOPHONIE.

Pour cultiver le sentiment d’appartenance à la francophonie, je proposerai un visa francophone pour les étudiants, les chercheurs, les chefs d’entreprise et les artistes." Mais par ailleurs il fragiliserait un peu plus le français en France-même avec son "Je ferai ratifier par la France la CHARTE DES LANGUES RÉGIONALES ou minoritaires".


Jean Lassalle n'évoque la langue que dans le cadre des "relations avec le Sud et l’Afrique" : "Notre langue, partagée avec lesJean Lassalle que le partenariat avec le Sud pays francophones, entretient un cousinage culturel précieux. Nous devons demain redevenir des partenaires et des alliés, dans un même dessein enfin apaisé."


Jacques Cheminade se limite à demander d' "Arrêter la politique de fermeture des activités des Instituts et des Jacques Cheminade : que l'opposition à la fermeture des Alliances FrançaisesAlliances français dans le monde" [accord douteux], ce que nous approuvons, bien entendu !


3) Quelques exigences

Jean-Luc Mélenchon semble lui aussi se limiter à la francophonie. Sujet regroupé au point 64 de "L’Avenir en commJean-Luc Mélenchon surtout la Francophonie politiqueun" dans le chapitre Passer à la francophonie politique : "La langue française est la troisième langue la plus parlée au monde. Mais si peu est fait pour la mettre en valeur, la diffuser, multiplier ses usages et les liens entre ceux qui l'ont en usage commun. C'est un trésor à faire vivre pour un monde meilleur et davantage de mises en commun."
Sont ainsi proposées les mesures suivantes :

  • "Réorganiser les institutions de la francophonie en agissant pour son recentrage sur la défense, le rayonnement de la langue et son usage commun
  • Créer une académie et un Erasmus de la francophonie
  • Renforcer le réseau des Instituts/Alliances françaises dans les pays non francophones et planifier les échanges d'étudiants et de lycéens
  • Renforcer la présence des auteurs francophones ultra-marins et étrangers dans les programmes scolaires
  • Élaborer des contenus éducatifs et des diplômes communs entre pays francophones
  • Développer au moins une revue scientifique internationale digne de ce nom en français
  • Défendre l'usage du français dans les institutions internationales à commencer par l'Union Européenne
  • Renforcer les médias audiovisuels francophones (RFI, France 24 et TV5 Monde) et les mettre en partage avec la communauté francophone".


Marine Le Pen parle brièvement de la langue française en prenant 2 engagements sur les "144 engagements présidentiels".Marine Le Pen contre la loi Fioraso

"Défendre la langue française. Abroger notamment les dispositions de la loi Fioraso qui permettent de restreindre l’enseignement en français dans les universités" (engagement 96). Ce à quoi nous ne pouvons que souscrire.

Et une déclaration d'intention un peu vague : "Renforcer les liens entre les peuples qui ont le français en partage" (engagement 123).


François Asselineau propose un certain nombre de mesures mais qui ne concerne que la Francophonie mais pas le français en France.François Asselineau quelques mesures surtout la Francophonie

L'essentiel se trouve dans le chapitre Francophonie - Redonner toute la priorité à nos liens avec le monde francophone : "L’UPR veut rétablir la solidarité́ "francophone" et salue l’action d’Abdou Diouf à la présidence de la francophonie. [...] La croissance démographique de l’Afrique francophone permet d’envisager en 2050, 750 millions locuteurs français. Ce constat prometteur devrait inciter les dirigeants français à redonner la priorité aux liens avec les pays de la francophonie, mais ils s’acharnent à affaiblir toute coopération avec eux en cloisonnant la France dans le périmètre étroit et arbitraire de l’Union européenne. Le désintérêt des dirigeants pour la Francophonie est en parfait accord avec la construction européenne qui postule des distinguos entre pays recommandables et les autres. [...] L’UPR veut donner corps à une véritable communauté francophone fondée sur des liens d’égaux à égaux et entretenir un lien politique permanent entre les États de la Francophonie. L’UPR fait de la Francophonie, dans son programme politique, un concept majeur où la coopération politique, économique, sociale et culturelle y tient une place éminente."

Dans ce cadre il propose les mesures suivantes :

  • 165. Créer un parlement de la francophonie qui sera installé dans les anciens locaux de l’UNESCO à Paris. Donner corps à une véritable communauté francophone en entretenant un lien politique permanent entre les États de la francophonie. Renforcer la diplomatie entre pays francophones et favoriser l’adoption de positions communes dans les grandes institutions internationales (ONU, FMI, OMC, etc.)
  • 166. Réorienter une partie des fonds structurels, actuellement versés à l’UE, vers les États de la francophonie
  • 167. Développer un système d’échanges de type Erasmus avec les pays de la francophonie
  • 168. Sensibiliser le peuple français à son appartenance à cette sphère ayant le français en partage

On trouve également dans un paragraphe intitulé Moralisation de la vie politique l'engagement suivant : "Le chef de l’État prendra toutes ses vacances en France et demandera à tous les ministres d’en faire autant. Il s’exprimera systématiquement en langue française dans toutes les rencontres internationales et demandera aux ministres d’en faire autant."


4) Un véritable programme de réaffirmation de la langue françaiseNicolas Dupont-Aignan le projet le plus développé sur la langue française

Nicolas Dupont-Aignan propose sans doute le projet le plus développé concernant la langue française. Bizarrement les engagements sont regroupés dans le chapitre Affaires étrangères : une certaine idée de la France : Il s'agit ainsi de rebâtir une diplomatie nationale digne de ce nom, déclinée dans les différentes régions du monde et adossée au rayonnement de notre langue comme à la présence à l'étranger d'une communauté française qui mérite d'être mieux soutenue. Les mesures sont regroupées dans la partie Soutenir et développer à grande échelle la francophonie, levier de l’influence française. Cette partie se décompose en 3 sous-parties : Pour le français en France, Pour l’action culturelle française hors de France et Pour la Francophonie institutionnelle mondiale.

Pour le français en France regroupe 9 engagements :

  • "20. Remettre à sa due place, première et prioritaire, la langue française dans les écoles maternelles, primaires, secondaires et professionnelles, en accroissant sensiblement les horaires d’étude, les niveaux de formation des maîtres et d’exigence de qualité, l’efficacité de méthodes éprouvées d’apprentissage.
  • 21. Imposer une part importante en français dans toutes les formations diplômantes des universités et grandes écoles françaises.
  • 22. Proposer une loi renforcée de protection du français (sur le modèle de l'ancienne loi Toubon), et la faire appliquer en instituant un véritable "droit au français", notamment dans les entreprises.
  • 23. Accroître sensiblement les aides publiques aux institutions officielles et associations chargées de développer les productions terminologiques et les traductions.
  • 24. Promouvoir la communication scientifique en français : ne subventionner aucun colloque se tenant en France qui exclurait le français.
  • 25. Veiller au rétablissement de la diversité réelle des langues étrangères enseignées et offertes dans le concours d’accès à la fonction et aux services publics.
  • 26. Enjoindre aux administrations publiques de ne pas traiter les documents de travail reçus uniquement en langue étrangère, et de ne répondre qu’en français.
  • 27. Exiger des organismes publics de contrôle des médias et de la publicité un respect strict et assorti de sanctions réelles, de la Constitution et des lois et règlements pertinents.
  • 28. Imposer un niveau suffisant, officiellement attesté (à l’identique du TOEFL américain) de connaissance du français à l’entrée des candidats étrangers à l’immigration légale et au regroupement familial. Créer un grand média de la francophonie qui ferait résonner la culture française sur les satellites du monde entier. Créer de grandes universités francophones d'excellence à l'étranger, en relation avec nos centres de recherches (Pasteur, IRD, CIRAD...)."

Pour l’action culturelle française hors de France regroupe 7 engagements :

  • "Rétablir, puis accroître sensiblement le niveau de financement de cette action culturelle (écoles et lycées ; filières universitaires ; instituts et centres de langue et de culture, de recherche et de soins, Alliances françaises et importantes O.N.G aux buts analogues.
  • Augmenter sensiblement l’aide française au développement, et la concentrer bien davantage sur les pays francophones et francisant, notamment d’Afrique.
  • Créer une académie destinée aux jeunes français issus de l’immigration et aux étrangers passés par nos écoles à l’étranger pour en faire les ambassadeurs de notre pays dans leur pays d’origine dans les secteurs économiques et culturels.
  • Soutenir la diffusion des produits culturels français à l’étranger.
  • Créer un grand média de la francophonie qui ferait résonner la culture française sur les satellites du monde entier.
  • Créer de grandes universités francophones d'excellence à l'étranger, en relation avec nos centres de recherches (Pasteur, IRD, CIRAD...).
  • Soutenir l’exception culturelle française."

Et enfin Pour la Francophonie institutionnelle mondiale regroupe 5 engagements :

  • "Faire respecter le statut du français langue officielle et de travail dans diverses institutions internationales, européennes au premier chef.
  • Contester en Conseil européen le statut de l’anglais langue officielle des institutions de l’Union Européenne, afin de tirer – aussi dans ce domaine toutes les conséquences du Brexit.
  • Engager, avec nos partenaires dans l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), une négociation d’ensemble pour en faire, dans une relation de respect mutuel, une Communauté de solidarité réelle à la fois linguistique et de développement concerté, notamment en la rapprochant de la valorisation enfin accrue tant de nos départements et territoires d’outre-mer que de notre vaste espace maritime, le deuxième du monde.
  • Renforcer les coopérations entre pays francophones dans les secteurs de demain : éducation supérieure, nouvelles technologies, notamment le numérique, transition énergétique.
  • Créer une plate-forme Internet de référence chargée de la promotion du tourisme en pays francophone."

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Élection présidentielle 2017
Le français dans le programme des candidats

A moins d'un mois de l'élection présidentielle, nous avons souhaité nous pencher sur les programmes des différents candidats afin de voir la place qu'ils accordent à la langue française, aussi bien en France que dans les institutions internationales.

Le statut du français en France même n'est, à part une exception, même pas évoqué. Oublié l’anglais langue de travail obligatoire dans de plus en plus de grandes entreprises françaises, oubliés les colloques financés par des fonds publics qui se tiennent en anglais en France sans traductions, oubliés le nombre croissant de grandes écoles ou d’universités qui proposent des modules entièrement ou partiellement en anglais, oublié l'affichage de plus en plus anglomane qui pollue nos villes en contradiction avec la loi, oubliée la colonisation linguistique imposée par les grands média,s y compris publics, (séries, films, chansons états-unienne)...

Nous pouvons regrouper les 11 candidats en 4 catégories :

  • ceux qui ne font aucune mention du français dans leur programme.
  • ceux qui assurent le "minimum syndical" dont ont on voit bien qu'il s'agit pour eux de ne pas oublier un thème (comme ils ne souhaitent pas oublier une catégorie de français), mais dont ce n'est visiblement pas une préoccupation majeure.
  • ceux qui affirment quelques exigences
  • enfin un véritable programme de réaffirmation de la langue française.

(nous surlignons en jaune quelques points nous paraissant particulièrement intéressants, en violet pour les points critiqués par nous) Poutou - Arthaud - Macron - Fillon - Hamon - Lassalle -
Cheminade - Mélenchon - Le Pen - Asselineau - Dupont-Aignan


1) Aucune mention du français dans leur programmeNathalie Arthaud ne s'intéresse pas à la langue françaisePhilippe Poutou ne s'intéresse pas à la langue française

Pas plus Philippe Poutou dans "Nos vies, pas leurs profits !" que Nathalie Arthaud dans "Faire entendre le camp des travailleurs" ne font une quelconque mention de la langue dans leurs programmes semblant oublier que la domination linguistique pèse en premier sur les milieux les plus modestes et s'ajoute à toutes les autres types de domination.


2) Le "minimum syndical"Emmanuel Macron quelques belles phrases sur le français

Emmanuel Macron qui s'est exprimé en anglais à Berlin, énonce quelques belles phrases qui n'engagent à rien pour satisfaire tout le monde : "Nous avons tous en partage notre langue, notre premier trésor commun, à la fois notre socle et notre phare : ce qui nous a fait et ce qui nous distingue, nourri aussi par la vitalité de nombreuses et belles langues régionales."

Il se sert (comme d'autres) de la langue française comme outil de contrôle de la laïcité et de l'immigration : "Nous organiserons pour les ministres du culte une formation universitaire à la laïcité, aux valeurs de la République et à la langue française."

Et aussi "Nous ferons de la maîtrise de la langue française le principal critère de l’obtention de la nationalité française. Nous renforcerons l’apprentissage de notre langue pour les candidats à la naturalisation. Quelle meilleure preuve de la volonté de quelqu’un de s’intégrer et de devenir français ?" [Pourquoi pas ?]

Mais aucune mention des menaces qui pèsent sur notre langue, malgré de belles phrases comme "Notre culture, et la langue française qui en est la matrice, sont une source de rayonnement international". En revanche il soutient le retour du latin et grec, ce que nous ne pouvons qu'applaudir, mais hélas aussi, celui des "parcours européens" (soit pour résumer les cours d'histoire ou de maths en anglais…)


François Fillon semble ne se préoccuper de la langue française qu'au niveau international dans une phrase plutôt confuse issue François Fillon le français comme outil de lutte contre l'immigrationd'un paragraphe "Une justice simple et efficace pour redonner confiance aux professionnels du droit et aux justiciables" dont on ne voit guère le rapport avec la question : "Réaffirmer la langue française au sein des institutions européennes et des organisations internationales en tant que vecteur du Droit et des valeurs de la francophonie notamment à partir des Outre-mer qui rayonnent sur une importante population francophone et sur des pays émergents."

Pour lui la langue française semble se limiter à la francophonie "La France porte une voix singulière dans le monde. Par son histoire, sa culture, sa langue, elle a su souvent parler à l’ensemble de l’humanité Je soutiendrai et développerai la francophonie en m’appuyant sur l’inestimable atout que représente le partage de la langue française par près de 300 millions de locuteurs à travers le monde. Dans cet esprit, je veillerai à ce que les 2,5 millions de Français résidant hors du territoire national soient des relais et des vecteurs d’influence."

En France même, la langue française ne semble être pour lui qu'un outil de lutte contre l'immigration "Réduire l’immigration légale au strict minimum (tenant compte notamment des ressources, du logement, de la couverture sociale, de la maîtrise de la langue française."

En revanche il lui semble normal de "Revaloriser les traitements des enseignants, en développant une part "mérite" dans la rémunération, et accroître les possibilités de promotion accélérée pour les professeurs enseignant leur discipline en langue étrangère" (sic !)


Benoît Hamon n'a pas apparemment de programme réuni dans un document unique il faut donc se repérer dans un site Internet très foBenoît Hamon, quelques grands principes surtout la Francophonieuillis. Il réaffirme lui aussi de grands principes : "Affirmons la force de la France, de son histoire et de sa géographie, de ses valeurs, de sa langue et de sa culture, […]"

Il parle surtout de francophonie "Je veux PROMOUVOIR LE FRANÇAIS comme langue en partage dans le monde, selon une démarche ouverte, et proposerai la création d’un "Palais de la langue française".

Et aussi "Parce que partager une même langue dans le monde d’aujourd’hui est un atout exceptionnel, culturel, scientifique et économique, je DÉFENDRAI LA FRANCOPHONIE.

Pour cultiver le sentiment d’appartenance à la francophonie, je proposerai un visa francophone pour les étudiants, les chercheurs, les chefs d’entreprise et les artistes." Mais par ailleurs il fragiliserait un peu plus le français en France-même avec son "Je ferai ratifier par la France la CHARTE DES LANGUES RÉGIONALES ou minoritaires".


Jean Lassalle n'évoque la langue que dans le cadre des "relations avec le Sud et l’Afrique" : "Notre langue, partagée avec lesJean Lassalle que le partenariat avec le Sud pays francophones, entretient un cousinage culturel précieux. Nous devons demain redevenir des partenaires et des alliés, dans un même dessein enfin apaisé."


Jacques Cheminade se limite à demander d' "Arrêter la politique de fermeture des activités des Instituts et des Jacques Cheminade : que l'opposition à la fermeture des Alliances FrançaisesAlliances français dans le monde" [accord douteux], ce que nous approuvons, bien entendu !


3) Quelques exigences

Jean-Luc Mélenchon semble lui aussi se limiter à la francophonie. Sujet regroupé au point 64 de "L’Avenir en commJean-Luc Mélenchon surtout la Francophonie politiqueun" dans le chapitre Passer à la francophonie politique : "La langue française est la troisième langue la plus parlée au monde. Mais si peu est fait pour la mettre en valeur, la diffuser, multiplier ses usages et les liens entre ceux qui l'ont en usage commun. C'est un trésor à faire vivre pour un monde meilleur et davantage de mises en commun."
Sont ainsi proposées les mesures suivantes :

  • "Réorganiser les institutions de la francophonie en agissant pour son recentrage sur la défense, le rayonnement de la langue et son usage commun
  • Créer une académie et un Erasmus de la francophonie
  • Renforcer le réseau des Instituts/Alliances françaises dans les pays non francophones et planifier les échanges d'étudiants et de lycéens
  • Renforcer la présence des auteurs francophones ultra-marins et étrangers dans les programmes scolaires
  • Élaborer des contenus éducatifs et des diplômes communs entre pays francophones
  • Développer au moins une revue scientifique internationale digne de ce nom en français
  • Défendre l'usage du français dans les institutions internationales à commencer par l'Union Européenne
  • Renforcer les médias audiovisuels francophones (RFI, France 24 et TV5 Monde) et les mettre en partage avec la communauté francophone".


Marine Le Pen parle brièvement de la langue française en prenant 2 engagements sur les "144 engagements présidentiels".Marine Le Pen contre la loi Fioraso

"Défendre la langue française. Abroger notamment les dispositions de la loi Fioraso qui permettent de restreindre l’enseignement en français dans les universités" (engagement 96). Ce à quoi nous ne pouvons que souscrire.

Et une déclaration d'intention un peu vague : "Renforcer les liens entre les peuples qui ont le français en partage" (engagement 123).


François Asselineau propose un certain nombre de mesures mais qui ne concerne que la Francophonie mais pas le français en France.François Asselineau quelques mesures surtout la Francophonie

L'essentiel se trouve dans le chapitre Francophonie - Redonner toute la priorité à nos liens avec le monde francophone : "L’UPR veut rétablir la solidarité́ "francophone" et salue l’action d’Abdou Diouf à la présidence de la francophonie. [...] La croissance démographique de l’Afrique francophone permet d’envisager en 2050, 750 millions locuteurs français. Ce constat prometteur devrait inciter les dirigeants français à redonner la priorité aux liens avec les pays de la francophonie, mais ils s’acharnent à affaiblir toute coopération avec eux en cloisonnant la France dans le périmètre étroit et arbitraire de l’Union européenne. Le désintérêt des dirigeants pour la Francophonie est en parfait accord avec la construction européenne qui postule des distinguos entre pays recommandables et les autres. [...] L’UPR veut donner corps à une véritable communauté francophone fondée sur des liens d’égaux à égaux et entretenir un lien politique permanent entre les États de la Francophonie. L’UPR fait de la Francophonie, dans son programme politique, un concept majeur où la coopération politique, économique, sociale et culturelle y tient une place éminente."

Dans ce cadre il propose les mesures suivantes :

  • 165. Créer un parlement de la francophonie qui sera installé dans les anciens locaux de l’UNESCO à Paris. Donner corps à une véritable communauté francophone en entretenant un lien politique permanent entre les États de la francophonie. Renforcer la diplomatie entre pays francophones et favoriser l’adoption de positions communes dans les grandes institutions internationales (ONU, FMI, OMC, etc.)
  • 166. Réorienter une partie des fonds structurels, actuellement versés à l’UE, vers les États de la francophonie
  • 167. Développer un système d’échanges de type Erasmus avec les pays de la francophonie
  • 168. Sensibiliser le peuple français à son appartenance à cette sphère ayant le français en partage

On trouve également dans un paragraphe intitulé Moralisation de la vie politique l'engagement suivant : "Le chef de l’État prendra toutes ses vacances en France et demandera à tous les ministres d’en faire autant. Il s’exprimera systématiquement en langue française dans toutes les rencontres internationales et demandera aux ministres d’en faire autant."


4) Un véritable programme de réaffirmation de la langue françaiseNicolas Dupont-Aignan le projet le plus développé sur la langue française

Nicolas Dupont-Aignan propose sans doute le projet le plus développé concernant la langue française. Bizarrement les engagements sont regroupés dans le chapitre Affaires étrangères : une certaine idée de la France : Il s'agit ainsi de rebâtir une diplomatie nationale digne de ce nom, déclinée dans les différentes régions du monde et adossée au rayonnement de notre langue comme à la présence à l'étranger d'une communauté française qui mérite d'être mieux soutenue. Les mesures sont regroupées dans la partie Soutenir et développer à grande échelle la francophonie, levier de l’influence française. Cette partie se décompose en 3 sous-parties : Pour le français en France, Pour l’action culturelle française hors de France et Pour la Francophonie institutionnelle mondiale.

Pour le français en France regroupe 9 engagements :

  • "20. Remettre à sa due place, première et prioritaire, la langue française dans les écoles maternelles, primaires, secondaires et professionnelles, en accroissant sensiblement les horaires d’étude, les niveaux de formation des maîtres et d’exigence de qualité, l’efficacité de méthodes éprouvées d’apprentissage.
  • 21. Imposer une part importante en français dans toutes les formations diplômantes des universités et grandes écoles françaises.
  • 22. Proposer une loi renforcée de protection du français (sur le modèle de l'ancienne loi Toubon), et la faire appliquer en instituant un véritable "droit au français", notamment dans les entreprises.
  • 23. Accroître sensiblement les aides publiques aux institutions officielles et associations chargées de développer les productions terminologiques et les traductions.
  • 24. Promouvoir la communication scientifique en français : ne subventionner aucun colloque se tenant en France qui exclurait le français.
  • 25. Veiller au rétablissement de la diversité réelle des langues étrangères enseignées et offertes dans le concours d’accès à la fonction et aux services publics.
  • 26. Enjoindre aux administrations publiques de ne pas traiter les documents de travail reçus uniquement en langue étrangère, et de ne répondre qu’en français.
  • 27. Exiger des organismes publics de contrôle des médias et de la publicité un respect strict et assorti de sanctions réelles, de la Constitution et des lois et règlements pertinents.
  • 28. Imposer un niveau suffisant, officiellement attesté (à l’identique du TOEFL américain) de connaissance du français à l’entrée des candidats étrangers à l’immigration légale et au regroupement familial. Créer un grand média de la francophonie qui ferait résonner la culture française sur les satellites du monde entier. Créer de grandes universités francophones d'excellence à l'étranger, en relation avec nos centres de recherches (Pasteur, IRD, CIRAD...)."

Pour l’action culturelle française hors de France regroupe 7 engagements :

  • "Rétablir, puis accroître sensiblement le niveau de financement de cette action culturelle (écoles et lycées ; filières universitaires ; instituts et centres de langue et de culture, de recherche et de soins, Alliances françaises et importantes O.N.G aux buts analogues.
  • Augmenter sensiblement l’aide française au développement, et la concentrer bien davantage sur les pays francophones et francisant, notamment d’Afrique.
  • Créer une académie destinée aux jeunes français issus de l’immigration et aux étrangers passés par nos écoles à l’étranger pour en faire les ambassadeurs de notre pays dans leur pays d’origine dans les secteurs économiques et culturels.
  • Soutenir la diffusion des produits culturels français à l’étranger.
  • Créer un grand média de la francophonie qui ferait résonner la culture française sur les satellites du monde entier.
  • Créer de grandes universités francophones d'excellence à l'étranger, en relation avec nos centres de recherches (Pasteur, IRD, CIRAD...).
  • Soutenir l’exception culturelle française."

Et enfin Pour la Francophonie institutionnelle mondiale regroupe 5 engagements :

  • "Faire respecter le statut du français langue officielle et de travail dans diverses institutions internationales, européennes au premier chef.
  • Contester en Conseil européen le statut de l’anglais langue officielle des institutions de l’Union Européenne, afin de tirer – aussi dans ce domaine toutes les conséquences du Brexit.
  • Engager, avec nos partenaires dans l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), une négociation d’ensemble pour en faire, dans une relation de respect mutuel, une Communauté de solidarité réelle à la fois linguistique et de développement concerté, notamment en la rapprochant de la valorisation enfin accrue tant de nos départements et territoires d’outre-mer que de notre vaste espace maritime, le deuxième du monde.
  • Renforcer les coopérations entre pays francophones dans les secteurs de demain : éducation supérieure, nouvelles technologies, notamment le numérique, transition énergétique.
  • Créer une plate-forme Internet de référence chargée de la promotion du tourisme en pays francophone."

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2017 (8) - par MAR le 26/03/2017 - 21:51

Langue française : Nouvelles de mars 2017 (8)

Yves Montenay Cher candidat, parlez-nous "français" ! (lien)
Libération Momification si même Libération se préoccupe de langue française... (lien)
Le Figaro On a tenté (et raté) la "dictée pour les Nuls" du Salon du Livre (27/3) (lien)
Le Figaro Le français, 5e langue la plus parlée au monde (26/3) (lien)
lalanguefrancaise.com Lancement du site de conjugaison (24/3) (lien)
RFI Francophonie : défense et illustration de la langue française à l'ONU (20/3) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2017 (8)

Yves Montenay Cher candidat, parlez-nous "français" ! (lien)
Libération Momification si même Libération se préoccupe de langue française... (lien)
Le Figaro On a tenté (et raté) la "dictée pour les Nuls" du Salon du Livre (27/3) (lien)
Le Figaro Le français, 5e langue la plus parlée au monde (26/3) (lien)
lalanguefrancaise.com Lancement du site de conjugaison (24/3) (lien)
RFI Francophonie : défense et illustration de la langue française à l'ONU (20/3) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2017 (7) - par MAR le 26/03/2017 - 21:38

Langue française : Nouvelles de mars 2017 (7)

developpez.com les anglicismes en informatique sans complexe ? (24/3) (lien)
Shumona Sinha (Libération) La langue est un engagement (23/3) (lien)
Le Figaro JO-2024-Los Angeles promet de mettre à l'honneur le français (20/3) (lien)
nous préférons des JO en français à LA que des jeux en anglais à Paris !
LiSSa, base de données bibliographiques des articles scientifiques en français (lien)
Le Figaro Parlez-vous le franglais ?  (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2017 (7)

developpez.com les anglicismes en informatique sans complexe ? (24/3) (lien)
Shumona Sinha (Libération) La langue est un engagement (23/3) (lien)
Le Figaro JO-2024-Los Angeles promet de mettre à l'honneur le français (20/3) (lien)
nous préférons des JO en français à LA que des jeux en anglais à Paris !
LiSSa, base de données bibliographiques des articles scientifiques en français (lien)
Le Figaro Parlez-vous le franglais ?  (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2017 (6) - par MAR le 21/03/2017 - 10:29

Langue française : Nouvelles de mars 2017 (6)

Mémona Hintermann du CSA (RFI) On est en direct, pas en live ! (20/3) (lien)
Catherine Pollard (RFI) Le monolinguisme à l'ONU n’est pas une fatalité (20/3) (lien)
Jérôme Clément (Le Figaro) Notre devoir : défendre le français (18/3) (lien)
Huffington De la loi Toubon à "Made for sharing", l'État garant de la langue française ? (18/3) (lien)
DILA Les mots d'internet, en français (16/3) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2017 (6)

Mémona Hintermann du CSA (RFI) On est en direct, pas en live ! (20/3) (lien)
Catherine Pollard (RFI) Le monolinguisme à l'ONU n’est pas une fatalité (20/3) (lien)
Jérôme Clément (Le Figaro) Notre devoir : défendre le français (18/3) (lien)
Huffington De la loi Toubon à "Made for sharing", l'État garant de la langue française ? (18/3) (lien)
DILA Les mots d'internet, en français (16/3) (lien)

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Agoravox Épinal : enfin le procès du tout-anglais ?

Sud Ouest : Le shopping, c'est en anglais

Rue 89 : Targeter, value, input : la novlangue d’HEC

Journal de Montréal "Ils sont crazy ces Français !"

Bruno Dewaele (La Voix du Nord) "Langue de la République ?"

A.Fr.Av : Langue française et anglicisation, sujets tabous !

Claude Hagège (L'Express) : Imposer sa langue, c'est imposer sa pensée

A.Fr.Av : Nicolas Sarkozy veut faire de la France un pays bilingue

Xavier Combe (France Culture) Comment résister à l'invasion du globish ?

Impératif français Anglais intensif au primaire: appel à la mobilisation citoyenne

Dominique Gallet (Marianne2) Langues : le tout anglais recule partout sauf à Paris

Figaro Écoles d'ingénieurs : la France séduit l'étranger

Marc Favre d'Échallens (Échos) : La souveraineté ne se partage pas : monnaie, langue, État

F. Taillandier(L'Humanité) La langue française doit faire des progrès

Benoît Duteurtre (Marianne) 5 ans de sarkozysme ont massacré le réseau culturel français

Le maire de Québec contre le tout-anglais à Paris

Marianne2 : Quand un général français préconise l'anglais

Chr. Lings : La résistance de la langue française face à l’hégémonie anglo-saxonne

Les Échos : Le FMI victime de son prisme anglo-saxon

Le Devoir : Québec doit s'activer pour protéger la langue

Nouvel Observateur : Les artistes français aiment-ils leur langue maternelle ?

AFRAV : Pour un patriotisme linguistique, plutôt qu'industriel

L'Humanité : La langue de la République est celle de notre liberté de pensée

Le Post : Alerte ! nos élites veulent faire disparaître la langue française !

Hélène Decommer Discri-mination ordinaire dans l'évaluation de la recherche

Krokodilo Un Comité stratégique des langues ?

Marianne Prosélytisme

François Cérésa Les couillons du franglais

Manuel de Dieguez Le naufrage linguistique de l’Europe

Claude Truchot L’enseignement supérieur en anglais véhiculaire

Rue 89 Le haut-le-cœur d'un Québécois face à l'anglicisation de la France

Benoît Duteurte (Marianne) Queer en VO à l'université

Jacques Julliard (Nouv. Obs) La princesse assassinée

Pascal Priestley (TV5 Monde) L'Europe en anglais

Bernard Cerquiglini (Cercle Les Échos) Le français, l’anglais et les autres

Le Temps (Genève) Non à l’aliénation linguistique du "business English"

Observatoire européen du plurilinguisme Mainstream, modèle économique ou hégémonie culturelle

Alain Juppé Confusion intellectuelle

Claude Hagège Une langue créative et universelle

François Taillandier L'avenir s'écrit aussi en français

Marianne La réponse de Jack Dion à Frédéric Martel

Marianne Michel Barnier et son "single market act"

Jean Quatremer
Responsabilité de nos élites dans la déroute de la langue française à Bruxelles

Bernard Gensane L’aliénation linguistique

Agoravox Comment les journalistes propagent clichés et endoctrinement en faveur de l’anglais

Voltaire République Voies de la déculturation à la française

JL Cuisiniez Hégémonie linguistique : pourquoi il faut résister

Enc. Francophonie Fatigue linguistique de la France

Aujourd'hui la Chine Télés chinoises interdites d'abréviations anglophones

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Claude Hagège : Identité nationale et langue française

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Barroso, escroc linguistique !

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Dolores Blanco Rodas : 10 bonnes raisons d'apprendre le français

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lafauteadiderot.net : La place de la langue française au travail et dans la cité

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Philippe Herlin  : La langue française n’est pas ringarde, même en finance !

L'Alliance Francophone : pour le visa francophone

Satmag :
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du Québec : Le calvaire d'un francophone en France

Robert Solé (Le Monde) French Republic

Abdou Diouf : Revendiquer la langue française

Francis Marmande (Le Monde) : Lourdés en anglais

Bloc-notes de Raoul d'Andrésy

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Aux lecteurs qui aimeraient organiser des récitations publiques ou privées d'œuvres de grands poètes français, nous proposons le talent et la voix chaude de notre administrateur Yvan Gradis.

"Diseur, Yvan Gradis se propose pour réciter bénévolement, au pied levé, l'un ou l'autre des 48 poèmes (durée maximale : deux bonnes heures) d'Apollinaire, Baudelaire, Carême, Corneille, Du Bellay, Éluard, Guillevic, Heredia, Hugo, La Fontaine, Lamartine, Mallarmé́, Nerval, Prévert, Rilke (en allemand), Sully-Prudhomme, Verlaine, Vigny. (contact : 01 45 79 82 44, 06 17 78 74 83)"

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Avenir de la Langue Française - 34 bis rue de Picpus - 75012 Paris - avenirlf@laposte.net