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Vers des États généraux de la langue française et de la Francophonie ? (par Albert Salon)
L’AFAL en demande l’organisation au Gouvernement français
Depuis quelques années, Avenir de la langue française (ALF), appuyée par plusieurs autres associations de défense et de promotion du français et de la Francophonie, jugeait nécessaire que les Français pussent enfin amplement débattre au niveau national de ces deux questions liées, vitales pour la France,... suite Les 20 dernières nouvelles
Sciences Po toujours plus loin dans la démission anglomane !
(à Reims in english !)
La presse a récemment confirmé que l'Institut d'Études Politiques de Paris (Sciences Po.) allait bientôt installer une antenne à Reims, dans l'ancien collège des Jésuites. La première rentrée aura lieu, dit-on, en 2010 avec 80 étudiants inscrits dans le nouveau cursus "bachelor". En 2014, quelque 2000 étudiants fréquenteraient ce pôle rémois dont la moitié de nationalité américaine. Il paraît que les cours seront uniquement dispensés en anglais (dans la ville du sacre des Rois de France, donc ! Voilà qui va (presque) au-delà des attentes des anglomaniaques les plus radicaux, qui pourraient bien, même, être surpris par la rapidité avec laquelle se réalisent leurs rêves les plus ambitieux. C'est qu'ils ne connaîtraient pas bien la politique d'anglicisation menée depuis quelques années par la direction actuelle (en place depuis 1996) de cet Institut. Les élèves sont désormais tenus de suivre de nombreux cours en anglais, langue dans laquelle se tiennent des conférences dans les locaux de l'IEP, pourtant établissement public (rappelons que la loi Toubon d'août 1994 impose l'usage du français aux "personnes morales de droit public"). En revanche, la maîtrise de la langue française n'est plus exigée des étudiants étrangers, celle de l'anglais suffit. Ce qui, pour l'École, est tout à fait révolutionnaire comme on va le voir. L'IEP de Paris est né, à la Libération, de la nationalisation de la très fameuse École Libre des Sciences Politiques. Celle-ci fut fondée en 1872, au lendemain de la guerre de 1870. La victoire de l'Allemagne est perçue comme celle du savoir sur l'ignorance (l'époque est teintée de positivisme et de scientisme). L'enseignement supérieur n'est encore dispensé qu'à une infime fraction de la population (la France est pratiquement sans Université, même à Paris, et seulement un peu plus d'un millier de licences sont alors attribuées chaque année, 80 % d'entre elles environ l'étant en Droit). Pour Émile Boutmy (1835-1889), le fondateur de L'École, il convient en conséquence de créer une élite "qui de proche en proche donnera le ton à la Nation. Refaire une tête au peuple, tout nous ramène à cela ... Il manque en France un système de haute culture ou, si vous voulez, de conformation libérale; il faut l'organiser". C'est, dira-t-il aussi, à l'initiative privée "hardie, active et souple" qu'il appartient d'offrir "à ses concitoyens, d'ouvrir aux étrangers une Faculté Libre où s'achèverait l'instruction des classes libérales" ("libre" veut dire ici indépendante de l'État et de l'Église). La loi de 1901 sur les associations n'ayant bien évidemment pas encore été adoptée, l'école adoptera le statut de société anonyme (la loi de 1867 venait d'être votée qui libérait les SA de l'obligation d'obtenir l'autorisation du Conseil d'État pour exister). Une société qui n'a bien entendu strictement aucune intention de profit et qui, d'ailleurs, ne distribuera aucun dividende. Sitôt sa création, l'École porte au monde extérieur en général et à l'Europe en particulier un intérêt considérable dont beaucoup de "modernes" d'aujourd'hui n'ont pas la moindre idée. En témoignent, de manière irréfutable, les intitulés des premiers cours dispensés : "Esquisse géographique du monde civilisé", "Histoire diplomatique de l'Europe", "Histoire des doctrines économiques", "Histoire des progrès agricoles, industriels et commerciaux de l'Europe et du Nouveau-monde depuis le dernier siècle", "Histoire financière de l'Europe depuis la Révolution française", "Histoire morale et sociale de l'Europe". En 1885, est inauguré un cours sur "L'Histoire de l'idée d'unité nationale en Allemagne au XIXème siècle", en 1898 un autre cours sur "L'évolution de l'esprit public en Angleterre", etc ... (source : Sciences-Po. Histoire d'une réussite, de Gérard Vincent, qui a enseigné l'histoire à l'Institut d'Études Politiques de Paris jusqu'en 1987, chez Olivier Orban, 1987). On ne peut qu'être admiratif devant cette étonnante attention portée à l'Europe, 85 ans avant la signature du Traité de Rome. Témoigne aussi de cette extraordinaire ouverture au monde extérieur l'inscription à l'Ecole de nombreux élèves étrangers, alors que les moyens de communication sont parfaitement rudimentaires par rapport à ce qu'ils sont devenus (le chemin de fer n'en est encore qu'à ses débuts). En 1880, "quand l'Ecole s'installe rue Saint-Guillaume, elle compte deux cent cinquante élèves ayant pris des inscriptions d'ensemble, parmi lesquels on remarque des Anglais, des Belges, des Suédois, des Autrichiens, des Hongrois, des Roumains, des Egyptiens, des Haïtiens, des Américains dont un boursier d'Harvard. Boutmy voit là non seulement le gage de la renommée de l'Ecole qui s'est étendue merveilleusement, mais encore le moyen et l'occasion de procurer aux élèves français des sources d'information excellentes et des relations qui pourront leur devenir précieuses par la suite" (L'École Libre des Sciences Politiques, 1871-1945, de Pierre Rain, professeur à l'École de 1919 à 1961, Fondation nationale des sciences politiques, 1963). Ajoutons à cela que lorsque les six premières jeunes filles seront admises à l'École, en 1919, il n'y aura qu'une seule française parmi elles (notons, à ce propos, que les "notables" de l'époque sont très souvent de grands voyageurs et que l'on circule alors sans passeport en Europe, et même, depuis une convention de 1868, avec les États-Unis d'Amérique, la France ne le rétablissant qu'en août 1914, à la déclaration de guerre, quand l'Europe va se "fermer" pour très longtemps). Mais, bien entendu, l'enseignement à l'Ecole se fait en français et les étudiants étrangers doivent faire preuve de bonnes connaissances en la matière (le français a encore un immense prestige dans le monde et nombreux sont du reste ceux qui viennent à Paris pour perfectionner leur connaissance de la langue et de la culture françaises). L'histoire de l'École des "Sciences Po" fournit une illustration saisissante du déclin de la langue française, de l'abandon dans lequel elle est désormais laissée, de la disqualification et de la déconsidération dont l'accablent trop souvent les élites dirigeantes (enseignantes en l'occurrence). La symbolique linguistique est totalement inversée. Alors que l'ouverture au monde était, aux origines de l'Ecole et pour longtemps, un moyen (pour un organisme de droit privé) de mettre en valeur la langue et la culture françaises, la globalisation marchande est, aujourd'hui, au contraire, un prétexte (y compris pour un établissement public d'Etat et pas seulement par les milieux d'affaires) pour mettre le français au rancart, pour exonérer généreusement les non-francophones de tout apprentissage en la matière, pour délier, sur le terrain de la langue comme sur bien d'autres, les hommes et les femmes de ce temps de toute obligation envers les "anciens" et leur héritage. L'usage du français étant vu par les nouvelles élites en question comme une revendication identitaire rétrograde, passéiste, comme un refus de "bouger", d'entrer dans la "modernité", comme une concession aux temps révolus et au conservatisme devenu inavouable, comme un particularisme "crispé" qu'il convient, à l'heure de la postnationalité et de la joyeuse cité universelle, d'éradiquer au profit du seul anglais. Jean-Pierre Busnel Sciences Po toujours plus loin dans la démission anglomane !
(à Reims in english !)
La presse a récemment confirmé que l'Institut d'Études Politiques de Paris (Sciences Po.) allait bientôt installer une antenne à Reims, dans l'ancien collège des Jésuites. La première rentrée aura lieu, dit-on, en 2010 avec 80 étudiants inscrits dans le nouveau cursus "bachelor". En 2014, quelque 2000 étudiants fréquenteraient ce pôle rémois dont la moitié de nationalité américaine. Il paraît que les cours seront uniquement dispensés en anglais (dans la ville du sacre des Rois de France, donc ! Voilà qui va (presque) au-delà des attentes des anglomaniaques les plus radicaux, qui pourraient bien, même, être surpris par la rapidité avec laquelle se réalisent leurs rêves les plus ambitieux. C'est qu'ils ne connaîtraient pas bien la politique d'anglicisation menée depuis quelques années par la direction actuelle (en place depuis 1996) de cet Institut. Les élèves sont désormais tenus de suivre de nombreux cours en anglais, langue dans laquelle se tiennent des conférences dans les locaux de l'IEP, pourtant établissement public (rappelons que la loi Toubon d'août 1994 impose l'usage du français aux "personnes morales de droit public"). En revanche, la maîtrise de la langue française n'est plus exigée des étudiants étrangers, celle de l'anglais suffit. Ce qui, pour l'École, est tout à fait révolutionnaire comme on va le voir. L'IEP de Paris est né, à la Libération, de la nationalisation de la très fameuse École Libre des Sciences Politiques. Celle-ci fut fondée en 1872, au lendemain de la guerre de 1870. La victoire de l'Allemagne est perçue comme celle du savoir sur l'ignorance (l'époque est teintée de positivisme et de scientisme). L'enseignement supérieur n'est encore dispensé qu'à une infime fraction de la population (la France est pratiquement sans Université, même à Paris, et seulement un peu plus d'un millier de licences sont alors attribuées chaque année, 80 % d'entre elles environ l'étant en Droit). Pour Émile Boutmy (1835-1889), le fondateur de L'École, il convient en conséquence de créer une élite "qui de proche en proche donnera le ton à la Nation. Refaire une tête au peuple, tout nous ramène à cela ... Il manque en France un système de haute culture ou, si vous voulez, de conformation libérale; il faut l'organiser". C'est, dira-t-il aussi, à l'initiative privée "hardie, active et souple" qu'il appartient d'offrir "à ses concitoyens, d'ouvrir aux étrangers une Faculté Libre où s'achèverait l'instruction des classes libérales" ("libre" veut dire ici indépendante de l'État et de l'Église). La loi de 1901 sur les associations n'ayant bien évidemment pas encore été adoptée, l'école adoptera le statut de société anonyme (la loi de 1867 venait d'être votée qui libérait les SA de l'obligation d'obtenir l'autorisation du Conseil d'État pour exister). Une société qui n'a bien entendu strictement aucune intention de profit et qui, d'ailleurs, ne distribuera aucun dividende. Sitôt sa création, l'École porte au monde extérieur en général et à l'Europe en particulier un intérêt considérable dont beaucoup de "modernes" d'aujourd'hui n'ont pas la moindre idée. En témoignent, de manière irréfutable, les intitulés des premiers cours dispensés : "Esquisse géographique du monde civilisé", "Histoire diplomatique de l'Europe", "Histoire des doctrines économiques", "Histoire des progrès agricoles, industriels et commerciaux de l'Europe et du Nouveau-monde depuis le dernier siècle", "Histoire financière de l'Europe depuis la Révolution française", "Histoire morale et sociale de l'Europe". En 1885, est inauguré un cours sur "L'Histoire de l'idée d'unité nationale en Allemagne au XIXème siècle", en 1898 un autre cours sur "L'évolution de l'esprit public en Angleterre", etc ... (source : Sciences-Po. Histoire d'une réussite, de Gérard Vincent, qui a enseigné l'histoire à l'Institut d'Études Politiques de Paris jusqu'en 1987, chez Olivier Orban, 1987). On ne peut qu'être admiratif devant cette étonnante attention portée à l'Europe, 85 ans avant la signature du Traité de Rome. Témoigne aussi de cette extraordinaire ouverture au monde extérieur l'inscription à l'Ecole de nombreux élèves étrangers, alors que les moyens de communication sont parfaitement rudimentaires par rapport à ce qu'ils sont devenus (le chemin de fer n'en est encore qu'à ses débuts). En 1880, "quand l'Ecole s'installe rue Saint-Guillaume, elle compte deux cent cinquante élèves ayant pris des inscriptions d'ensemble, parmi lesquels on remarque des Anglais, des Belges, des Suédois, des Autrichiens, des Hongrois, des Roumains, des Egyptiens, des Haïtiens, des Américains dont un boursier d'Harvard. Boutmy voit là non seulement le gage de la renommée de l'Ecole qui s'est étendue merveilleusement, mais encore le moyen et l'occasion de procurer aux élèves français des sources d'information excellentes et des relations qui pourront leur devenir précieuses par la suite" (L'École Libre des Sciences Politiques, 1871-1945, de Pierre Rain, professeur à l'École de 1919 à 1961, Fondation nationale des sciences politiques, 1963). Ajoutons à cela que lorsque les six premières jeunes filles seront admises à l'École, en 1919, il n'y aura qu'une seule française parmi elles (notons, à ce propos, que les "notables" de l'époque sont très souvent de grands voyageurs et que l'on circule alors sans passeport en Europe, et même, depuis une convention de 1868, avec les États-Unis d'Amérique, la France ne le rétablissant qu'en août 1914, à la déclaration de guerre, quand l'Europe va se "fermer" pour très longtemps). Mais, bien entendu, l'enseignement à l'Ecole se fait en français et les étudiants étrangers doivent faire preuve de bonnes connaissances en la matière (le français a encore un immense prestige dans le monde et nombreux sont du reste ceux qui viennent à Paris pour perfectionner leur connaissance de la langue et de la culture françaises). L'histoire de l'École des "Sciences Po" fournit une illustration saisissante du déclin de la langue française, de l'abandon dans lequel elle est désormais laissée, de la disqualification et de la déconsidération dont l'accablent trop souvent les élites dirigeantes (enseignantes en l'occurrence). La symbolique linguistique est totalement inversée. Alors que l'ouverture au monde était, aux origines de l'Ecole et pour longtemps, un moyen (pour un organisme de droit privé) de mettre en valeur la langue et la culture françaises, la globalisation marchande est, aujourd'hui, au contraire, un prétexte (y compris pour un établissement public d'Etat et pas seulement par les milieux d'affaires) pour mettre le français au rancart, pour exonérer généreusement les non-francophones de tout apprentissage en la matière, pour délier, sur le terrain de la langue comme sur bien d'autres, les hommes et les femmes de ce temps de toute obligation envers les "anciens" et leur héritage. L'usage du français étant vu par les nouvelles élites en question comme une revendication identitaire rétrograde, passéiste, comme un refus de "bouger", d'entrer dans la "modernité", comme une concession aux temps révolus et au conservatisme devenu inavouable, comme un particularisme "crispé" qu'il convient, à l'heure de la postnationalité et de la joyeuse cité universelle, d'éradiquer au profit du seul anglais. Jean-Pierre Busnel
L’AFAL se penche sur le cas Lyon Airports
(L'Association Francophone d’Amitié et de Liaison Nos lecteurs connaissent et partagent la lutte opiniâtre qu’ALF mène, avec d’autres associations, nos amis parlementaires et quelques institutions, contre offensive actuelle, quasi publique, que nombre de nos élites déploient contre l’usage international, voire national, de notre langue, en faveur de l’hégémonie anglo-américaine en Europe et ailleurs. Elle a lancé depuis quelque temps l’idée de l’organisation par l’État d’états généraux de la langue française et de la Francophonie. L’AFAL, (Association francophone d’Amitié et de Liaison), qui regroupe 130 associations françaises, franco-étrangères, et étrangères qui servent aussi la langue française et la Francophonie, a repris le 11 juin à son compte la demande forte d’états généraux.
Nos lecteurs trouveront aussi des accents familiers dans les décisions prises au sujet du Comité du 9 mars (action internationale syndicats associations) et de Lyon Airports. Les voici : En son Assemblée générale tenue le 11 juin 2009 au Palais Bourbon, l’Association francophone d’amitié et de liaison (AFAL) : a) Recommande aux gouvernements et aux parlementaires français, belges, canadiens et québécois, de favoriser le développement, en Francophonie et dans le monde, du mouvement international pour le droit des travailleurs de travailler dans leurs langues nationales dans leurs pays respectifs, lancé le 9 mars 2008 au Palais Bourbon par la première conférence de presse internationale de syndicats, associations et parlementaires qui a regroupé des représentants de ces trois catégories venant d’Allemagne, de France, d’Italie et du Québec (informations complémentaires sur les sites du syndicat CFTC, de www.avenir-langue-francaise.fr, et www.voxlatina.com ). b) A découvert avec indignation le très ambitieux programme d’anglo-américanisation - dans les méthodes et dans la langue anglaise - de la société publique Aéroports de Lyon, confié au groupe de consultants français Brainstorming à grands frais pour le contribuable (plus de 200 000 euros) et mené à l’insu du conseil de surveillance de cette société publique. Elle note avec une vive satisfaction que cet étonnant programme, après diverses démarches associatives et syndicales, a subi en mars 2008 un premier coup d’arrêt par l’intervention du gouvernement français en la personne du Préfet de la Région Rhône-Alpes. Ainsi la dénomination Lyon Airports a pu être effacée, au moins en partie. L’Assemblée constate cependant qu’il ne s’agit que d’un premier geste qui ne semble pas être réellement pris au sérieux par la-dite société. L’Assemblée prie donc instamment le gouvernement français, qui avait souhaité faire de cette affaire emblématique un « cas d’école », d’aller jusqu’au bout de son action de salut public. Elle lui demande de ne pas se contenter d’avoir redonné une visibilité plus française à cette partie émergée de l’iceberg. Elle le prie de vider complètement l’abcès en exigeant aussi la refrancisation de l’énorme partie immergée de cet iceberg. N’hésitez pas, chers lecteurs, à soutenir par lettres, appels téléphoniques, billets pour vos médias locaux, ces démarches qui prennent ainsi de l’ampleur ! Albert Salon, président d’ALF, administrateur de l’AFAL L’AFAL se penche sur le cas Lyon Airports
(L'Association Francophone d’Amitié et de Liaison Nos lecteurs connaissent et partagent la lutte opiniâtre qu’ALF mène, avec d’autres associations, nos amis parlementaires et quelques institutions, contre offensive actuelle, quasi publique, que nombre de nos élites déploient contre l’usage international, voire national, de notre langue, en faveur de l’hégémonie anglo-américaine en Europe et ailleurs. Elle a lancé depuis quelque temps l’idée de l’organisation par l’État d’états généraux de la langue française et de la Francophonie. L’AFAL, (Association francophone d’Amitié et de Liaison), qui regroupe 130 associations françaises, franco-étrangères, et étrangères qui servent aussi la langue française et la Francophonie, a repris le 11 juin à son compte la demande forte d’états généraux.
Nos lecteurs trouveront aussi des accents familiers dans les décisions prises au sujet du Comité du 9 mars (action internationale syndicats associations) et de Lyon Airports. Les voici : En son Assemblée générale tenue le 11 juin 2009 au Palais Bourbon, l’Association francophone d’amitié et de liaison (AFAL) : a) Recommande aux gouvernements et aux parlementaires français, belges, canadiens et québécois, de favoriser le développement, en Francophonie et dans le monde, du mouvement international pour le droit des travailleurs de travailler dans leurs langues nationales dans leurs pays respectifs, lancé le 9 mars 2008 au Palais Bourbon par la première conférence de presse internationale de syndicats, associations et parlementaires qui a regroupé des représentants de ces trois catégories venant d’Allemagne, de France, d’Italie et du Québec (informations complémentaires sur les sites du syndicat CFTC, de www.avenir-langue-francaise.fr, et www.voxlatina.com ). b) A découvert avec indignation le très ambitieux programme d’anglo-américanisation - dans les méthodes et dans la langue anglaise - de la société publique Aéroports de Lyon, confié au groupe de consultants français Brainstorming à grands frais pour le contribuable (plus de 200 000 euros) et mené à l’insu du conseil de surveillance de cette société publique. Elle note avec une vive satisfaction que cet étonnant programme, après diverses démarches associatives et syndicales, a subi en mars 2008 un premier coup d’arrêt par l’intervention du gouvernement français en la personne du Préfet de la Région Rhône-Alpes. Ainsi la dénomination Lyon Airports a pu être effacée, au moins en partie. L’Assemblée constate cependant qu’il ne s’agit que d’un premier geste qui ne semble pas être réellement pris au sérieux par la-dite société. L’Assemblée prie donc instamment le gouvernement français, qui avait souhaité faire de cette affaire emblématique un « cas d’école », d’aller jusqu’au bout de son action de salut public. Elle lui demande de ne pas se contenter d’avoir redonné une visibilité plus française à cette partie émergée de l’iceberg. Elle le prie de vider complètement l’abcès en exigeant aussi la refrancisation de l’énorme partie immergée de cet iceberg. N’hésitez pas, chers lecteurs, à soutenir par lettres, appels téléphoniques, billets pour vos médias locaux, ces démarches qui prennent ainsi de l’ampleur ! Albert Salon, président d’ALF, administrateur de l’AFAL
Les pays européens peuvent enfin, favoriser la production de films dans leur langue
L'Union Européenne se conformerait-elle enfin au principe de subsidiarité qui permet à chaque pays de déterminer librement ses priorités en matière culturelle et linguistique abandonnant son obsession de la "concurrence libre et non faussée" ? Commentant avec un peu de retard cette nouvelle qui date du 5 mars, nous ne pouvons que nous réjouir d'une telle décision. MAR (article extrait de la lettre du CSA)
Le 5 mars 2009, la Cour de justice des Communautés européennes a confirmé la possibilité, pour un État membre de l'Union européenne. d'imposer aux éditeurs de télévision l'obligation de réserver une partie de leur recettes annuelles au financement de films dont la langue originale est une langue officielle de l'État membre. En 2007, une association de télévisions privées espagnoles (Union de Televisiones Comerciales Asociadas – UTECA). avait contesté devant le Tribunal supremo espagnol l’obligation imposée par la législation nationale, aux opérateurs de télévision de consacrer 5 % de leurs recettes annuelles au financement de films cinématographiques et de télévision européens, dont 60 % à des œuvres dont la langue originale est l'une des langues officielles en Espagne Le tribunal avait saisi la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) de trois questions préjudicielles Il s’agissait. pour la Cour de justice, de juger en premier lieu si cette obligation était compatible avec la directive Télévision sans frontières (TVSF). notamment avec son article 3§1 qui autorise les États membres à prévoir des règles nationales plus strictes ou plus détaillées dans les domaines quelle coordonne En deuxième lieu, le fait de réserver une partie de ce financement à des œuvres dont la langue originale est une langue officielle espagnole était-il compatible avec le traité instituant la Communauté européenne (Traité CE) ? En troisième lieu, ces obligations constituaient-elles une aide d’État au sens de l'article 87 du Traité CE ? Le 4 septembre 2008, l’avocat général a rendu ses conclusions, qui ont été confirmées dans l’arrêt rendu par la Cour le 5 mars 2009, La Cour répond que la mesure visée est compatible avec la directive TVSF et avec le Traité CE, et qu’il ne s'agit pas d'une aide d'État au sens du traité. Un motif impérieux d'intérêt général D'une part, la directive TVSF ne s'oppose pas à une telle réglementation nationale pourvu que celle-ci soit compatible avec les autres normes du droit communautaire, D'autre part, les libertés fondamentales affirmées par le Traité CE, et notamment le principe prévu à l’article 12 qui interdit « toute discrimination exercée en raison de la nationalité », ne font pas obstacle à l'obligation de consacrer une part des recettes annuelles des télévisions à des œuvres dont la langue originale est une langue officielle de l’État membre Une telle disposition est acceptable dans la mesure où elle répond à des raisons impérieuses d’intérêt général. où elle est propre à garantir la réalisation de l'objectif qu'elle poursuit et ne va pas au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre celui-ci, La Cour considère que la défense du multilinguisme espagnol constitue bien un motif impérieux d’intérêt général permettant de justifier la restriction d'une liberté fondamentale reconnue par le traité, Enfin, une telle réglementation ne constitue pas un régime d'aides accordées par l'État ou au moyen de ressources d'État au sens de l’article 87 du Traité CE, puisque seuls les avantages accordés directement ou indirectement au moyen de ressources d'État peuvent être considérés comme des aides, ce qui n'est pas le cas. L'originalité de cette décision réside en ce quelle s’oppose à certaines des observations formulées par la Commission européenne, notamment en affirmant que « contrairement à ce que soutient la Commission des Communautés européennes, une mesure prise par un État membre, telle' que celle en cause au principal, ne va pas au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre l'objectif poursuivi, du seul fait qu'elle ne prévoit pas de critères permettant de classer les œuvres concernées en tant que 'produits culturels'» La décision se réfère à la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l'UNESCO, qui rappelle que "la langue et la culture sont intrinsèquement liées» et que « la diversité linguistique est un élément fondamental de la diversité culturelle". Les pays européens peuvent enfin, favoriser la production de films dans leur langue
L'Union Européenne se conformerait-elle enfin au principe de subsidiarité qui permet à chaque pays de déterminer librement ses priorités en matière culturelle et linguistique abandonnant son obsession de la "concurrence libre et non faussée" ? Commentant avec un peu de retard cette nouvelle qui date du 5 mars, nous ne pouvons que nous réjouir d'une telle décision. MAR (article extrait de la lettre du CSA)
Le 5 mars 2009, la Cour de justice des Communautés européennes a confirmé la possibilité, pour un État membre de l'Union européenne. d'imposer aux éditeurs de télévision l'obligation de réserver une partie de leur recettes annuelles au financement de films dont la langue originale est une langue officielle de l'État membre. En 2007, une association de télévisions privées espagnoles (Union de Televisiones Comerciales Asociadas – UTECA). avait contesté devant le Tribunal supremo espagnol l’obligation imposée par la législation nationale, aux opérateurs de télévision de consacrer 5 % de leurs recettes annuelles au financement de films cinématographiques et de télévision européens, dont 60 % à des œuvres dont la langue originale est l'une des langues officielles en Espagne Le tribunal avait saisi la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) de trois questions préjudicielles Il s’agissait. pour la Cour de justice, de juger en premier lieu si cette obligation était compatible avec la directive Télévision sans frontières (TVSF). notamment avec son article 3§1 qui autorise les États membres à prévoir des règles nationales plus strictes ou plus détaillées dans les domaines quelle coordonne En deuxième lieu, le fait de réserver une partie de ce financement à des œuvres dont la langue originale est une langue officielle espagnole était-il compatible avec le traité instituant la Communauté européenne (Traité CE) ? En troisième lieu, ces obligations constituaient-elles une aide d’État au sens de l'article 87 du Traité CE ? Le 4 septembre 2008, l’avocat général a rendu ses conclusions, qui ont été confirmées dans l’arrêt rendu par la Cour le 5 mars 2009, La Cour répond que la mesure visée est compatible avec la directive TVSF et avec le Traité CE, et qu’il ne s'agit pas d'une aide d'État au sens du traité. Un motif impérieux d'intérêt général D'une part, la directive TVSF ne s'oppose pas à une telle réglementation nationale pourvu que celle-ci soit compatible avec les autres normes du droit communautaire, D'autre part, les libertés fondamentales affirmées par le Traité CE, et notamment le principe prévu à l’article 12 qui interdit « toute discrimination exercée en raison de la nationalité », ne font pas obstacle à l'obligation de consacrer une part des recettes annuelles des télévisions à des œuvres dont la langue originale est une langue officielle de l’État membre Une telle disposition est acceptable dans la mesure où elle répond à des raisons impérieuses d’intérêt général. où elle est propre à garantir la réalisation de l'objectif qu'elle poursuit et ne va pas au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre celui-ci, La Cour considère que la défense du multilinguisme espagnol constitue bien un motif impérieux d’intérêt général permettant de justifier la restriction d'une liberté fondamentale reconnue par le traité, Enfin, une telle réglementation ne constitue pas un régime d'aides accordées par l'État ou au moyen de ressources d'État au sens de l’article 87 du Traité CE, puisque seuls les avantages accordés directement ou indirectement au moyen de ressources d'État peuvent être considérés comme des aides, ce qui n'est pas le cas. L'originalité de cette décision réside en ce quelle s’oppose à certaines des observations formulées par la Commission européenne, notamment en affirmant que « contrairement à ce que soutient la Commission des Communautés européennes, une mesure prise par un État membre, telle' que celle en cause au principal, ne va pas au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre l'objectif poursuivi, du seul fait qu'elle ne prévoit pas de critères permettant de classer les œuvres concernées en tant que 'produits culturels'» La décision se réfère à la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l'UNESCO, qui rappelle que "la langue et la culture sont intrinsèquement liées» et que « la diversité linguistique est un élément fondamental de la diversité culturelle".
Européennes : pour qui voter ?
(petite étude des programmes)
L’Europe se construit, avec, de plus en plus de réunions, de décisions en anglais uniquement. Rappelons l'exemple des dossiers d’adhésion des nouveaux pays qui devaient être déposés en anglais sans aucun fondement juridique. Faut-il rappeler que l’anglais n’est à aucun titre LA langue officielle de l’Union, mais une parmi d’autres. (Celle du pays le moins européen de tous et celle du principal concurrent de cette Union). Face à cette hégémonie croissante de l'anglais, quelles sont les positions des principales listes en présence pour les élections européennes du 7 juin 2009 ? Plutôt que de demander aux différentes listes quelles sont leurs positions en matière linguistique, auquel cas ces listes nous répondraient qu'elles sont d'accord avec tout ce que l'on veut, il nous a paru plus efficace de consulter les sites de campagne et voir les points que mettent en avant ces listes et de voir si ce sujet les intéresse. Les deux principaux partis français qui se partagent le pouvoir à Bruxelles et à Strasbourg, ne semblent aucunement préoccupés par l'hégémonie de l'anglais et le déclin de notre langue dans les institutions européennes. Pire ce sujet n'existe pas chez eux : Pour l'UMP, sur son site de campagne, qui nous affiche le très élégant connect with facebook (sic !), on ne trouve rien dans les 10 raisons de voter pour la Majorité Présidentielle qui parle de langue. Idem au PS, le site internet nous apprend que le 12 mars dernier, les militants socialistes français ont adopté un texte d’orientation Donner une nouvelle direction à l’Europe, aucune mention de la langue dans ce texte. Si l'on veut télécharger le programme du PSE dénommé Manifesto : le fichier est délicieusement appelé ManifestoBookFROnline (sic !). Dans les 31 pages : pas un mot n'évoque la question des langues ! Du côté du Front de Gauche : aucune mention des langues non plus. Du côté de l'alliance MPF-CPNT [Villiers-Nihous], censée défendre la France des terroirs, l'Europe des différences, des libertés et des nations on ne trouve pourtant rien dans le projet du 10 mars 2009 qui mentionne le mot même de langue. Il est vrai que cette association semble être passée sous le contrôle de la multinationale Libertas dirigée par le milliardaire irlandais (et donc de langue anglaise !) Declan Ganley. Évinçant par la même occasion Paul-Marie Coûteaux, député européen sortant, qui s'est pourtant très souvent mobilisé pour le respect du français dans les institutions européennes. Pas un mot non plus dans le programme du Front National. Au Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) : Dans Notre programme pas un mot sur les langues. On est anticapitaliste, mais pas au point de remettre en cause la suprématie de la langue de la finance... Arrivons-en aux listes qui parlent des langues... Europe écologie dans son tract 10 bonnes raisons de voter Europe Écologie : rien ne concerne les langues
en fouillant un peu sur le site on trouve un document de 68 pages et comportant 9 piliers : Le Contrat Écologiste pour l'Europe Le 8ème pilier (pilier Connaissances) parle des langues : on y trouve les phrases suivantes : LA POLITIQUE CULTURELLE DE L'UNION EUROPÉENNE DOIT S'ENRICHIR DE TOUS LES APPORTS DE LA DIVERSITÉ EUROPÉENNE, notamment en favorisant la mobilité des artistes, le soutien à la création et à l'art contemporain, le développement des échanges, la protection de l'héritage culturel européen, l'encouragement au multi-linguisme et à l’espéranto, la protection des langues régionales. Cette diversité est en danger aussi bien dans le monde que dans l'espace européen. Les langues régionales ou minoritaires constituent l'un des éléments fondamentaux de cette diversité. Nous proposons que la charte européenne des langues régionales ou minoritaires soit traduite dans le droit européen et que les engagements qui y sont contenus soient applicables à l'ensemble des États de l'Union. Apparemment les langues régionales intéressent plus Europe écologie que les langues nationales. Quand le renforcement de celles-ci, particulièrement dans un cadre européen, ne ferait que favoriser la langue déjà dominante : l'anglais en affaiblissant les autres langues nationales.
Le Modem, malgré l'image euro-béate que nous avions de ce mouvement, dans son tract L'Europe est notre avenir ! - Nos engagements largement distribué, semble faire des langues une de ses priorités. Le 13ème point (sur 14) énonce : Il faut prouver à tous les Européens que l’Europe n’écrase pas leur identité, au contraire qu’elle la garantit. Pour nous, Français, la nation est un bien commun. La langue française, langue officielle de l’Europe, à égalité avec l’anglais, doit être effectivement défendue. Les cultures régionales sont un bien aussi précieux, comme le démontre la charte de protection des langues et des cultures minoritaires. L’Europe est un vivier d’identités et de cultures. Nous défendons l’Europe qui garantit les identités, les modes de vie, les langues et les cultures sur son sol et dans le monde. A part la référence, discutable, à la Charte de protection des langues et des cultures minoritaires, nous ne pouvons que nous réjouir de l'adhésion d'un tel mouvement à des valeurs qui nous sont chères. Le mouvement Debout la République animé par Nicolas Dupont-Aignan, dans son tract Osons une Europe Différente largement distribué également dans sa 2ème partie (sur 4) Assez de l’uniformisation ! - Laissons vivre notre pays met aussi en avant la question des langues en Europe : De la remise en cause de la laïcité à la suprématie de l’anglais en passant par la règlementation des fromages, du vin rosé et de la chasse, Bruxelles se mêle de tout à tort et à travers ! (60% de nos lois sont inspirées à Bruxelles par des technocrates non élus !) Le petit Livre Mauve (abécédaire de l'Europe qui marche sur la tête et qu'il faut remettre sur ses deux jambes) consacre 4 pages sur 158, l'entrée L comme langue française, à ce sujet, avec des opinions proches des notres. Les élus de ces listes respecteront-ils leurs engagements ? Ceci est une autre histoire... Marc-Antoine Renard
Est présent également le mouvement Europe Démocratie Espéranto qui propose notamment l'adoption de l'Espéranto comme langue commune d'intercommunication par tous les pays de l'Union européenne afin de faciliter la communication directe entre les Européens. Ce qui, en dehors du jugement que l'on porte sur l'euphonie de cette langue, aurait au moins le mérite de remettre tous les pays à égalité au sein de l'Union, au lieu de favoriser scandaleusement l'un d'entre eux, pourtant le moins européen.
Européennes : pour qui voter ?
(petite étude des programmes)
L’Europe se construit, avec, de plus en plus de réunions, de décisions en anglais uniquement. Rappelons l'exemple des dossiers d’adhésion des nouveaux pays qui devaient être déposés en anglais sans aucun fondement juridique. Faut-il rappeler que l’anglais n’est à aucun titre LA langue officielle de l’Union, mais une parmi d’autres. (Celle du pays le moins européen de tous et celle du principal concurrent de cette Union). Face à cette hégémonie croissante de l'anglais, quelles sont les positions des principales listes en présence pour les élections européennes du 7 juin 2009 ? Plutôt que de demander aux différentes listes quelles sont leurs positions en matière linguistique, auquel cas ces listes nous répondraient qu'elles sont d'accord avec tout ce que l'on veut, il nous a paru plus efficace de consulter les sites de campagne et voir les points que mettent en avant ces listes et de voir si ce sujet les intéresse. Les deux principaux partis français qui se partagent le pouvoir à Bruxelles et à Strasbourg, ne semblent aucunement préoccupés par l'hégémonie de l'anglais et le déclin de notre langue dans les institutions européennes. Pire ce sujet n'existe pas chez eux : Pour l'UMP, sur son site de campagne, qui nous affiche le très élégant connect with facebook (sic !), on ne trouve rien dans les 10 raisons de voter pour la Majorité Présidentielle qui parle de langue. Idem au PS, le site internet nous apprend que le 12 mars dernier, les militants socialistes français ont adopté un texte d’orientation Donner une nouvelle direction à l’Europe, aucune mention de la langue dans ce texte. Si l'on veut télécharger le programme du PSE dénommé Manifesto : le fichier est délicieusement appelé ManifestoBookFROnline (sic !). Dans les 31 pages : pas un mot n'évoque la question des langues ! Du côté du Front de Gauche : aucune mention des langues non plus. Du côté de l'alliance MPF-CPNT [Villiers-Nihous], censée défendre la France des terroirs, l'Europe des différences, des libertés et des nations on ne trouve pourtant rien dans le projet du 10 mars 2009 qui mentionne le mot même de langue. Il est vrai que cette association semble être passée sous le contrôle de la multinationale Libertas dirigée par le milliardaire irlandais (et donc de langue anglaise !) Declan Ganley. Évinçant par la même occasion Paul-Marie Coûteaux, député européen sortant, qui s'est pourtant très souvent mobilisé pour le respect du français dans les institutions européennes. Pas un mot non plus dans le programme du Front National. Au Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) : Dans Notre programme pas un mot sur les langues. On est anticapitaliste, mais pas au point de remettre en cause la suprématie de la langue de la finance... Arrivons-en aux listes qui parlent des langues... Europe écologie dans son tract 10 bonnes raisons de voter Europe Écologie : rien ne concerne les langues
en fouillant un peu sur le site on trouve un document de 68 pages et comportant 9 piliers : Le Contrat Écologiste pour l'Europe Le 8ème pilier (pilier Connaissances) parle des langues : on y trouve les phrases suivantes : LA POLITIQUE CULTURELLE DE L'UNION EUROPÉENNE DOIT S'ENRICHIR DE TOUS LES APPORTS DE LA DIVERSITÉ EUROPÉENNE, notamment en favorisant la mobilité des artistes, le soutien à la création et à l'art contemporain, le développement des échanges, la protection de l'héritage culturel européen, l'encouragement au multi-linguisme et à l’espéranto, la protection des langues régionales. Cette diversité est en danger aussi bien dans le monde que dans l'espace européen. Les langues régionales ou minoritaires constituent l'un des éléments fondamentaux de cette diversité. Nous proposons que la charte européenne des langues régionales ou minoritaires soit traduite dans le droit européen et que les engagements qui y sont contenus soient applicables à l'ensemble des États de l'Union. Apparemment les langues régionales intéressent plus Europe écologie que les langues nationales. Quand le renforcement de celles-ci, particulièrement dans un cadre européen, ne ferait que favoriser la langue déjà dominante : l'anglais en affaiblissant les autres langues nationales.
Le Modem, malgré l'image euro-béate que nous avions de ce mouvement, dans son tract L'Europe est notre avenir ! - Nos engagements largement distribué, semble faire des langues une de ses priorités. Le 13ème point (sur 14) énonce : Il faut prouver à tous les Européens que l’Europe n’écrase pas leur identité, au contraire qu’elle la garantit. Pour nous, Français, la nation est un bien commun. La langue française, langue officielle de l’Europe, à égalité avec l’anglais, doit être effectivement défendue. Les cultures régionales sont un bien aussi précieux, comme le démontre la charte de protection des langues et des cultures minoritaires. L’Europe est un vivier d’identités et de cultures. Nous défendons l’Europe qui garantit les identités, les modes de vie, les langues et les cultures sur son sol et dans le monde. A part la référence, discutable, à la Charte de protection des langues et des cultures minoritaires, nous ne pouvons que nous réjouir de l'adhésion d'un tel mouvement à des valeurs qui nous sont chères. Le mouvement Debout la République animé par Nicolas Dupont-Aignan, dans son tract Osons une Europe Différente largement distribué également dans sa 2ème partie (sur 4) Assez de l’uniformisation ! - Laissons vivre notre pays met aussi en avant la question des langues en Europe : De la remise en cause de la laïcité à la suprématie de l’anglais en passant par la règlementation des fromages, du vin rosé et de la chasse, Bruxelles se mêle de tout à tort et à travers ! (60% de nos lois sont inspirées à Bruxelles par des technocrates non élus !) Le petit Livre Mauve (abécédaire de l'Europe qui marche sur la tête et qu'il faut remettre sur ses deux jambes) consacre 4 pages sur 158, l'entrée L comme langue française, à ce sujet, avec des opinions proches des notres. Les élus de ces listes respecteront-ils leurs engagements ? Ceci est une autre histoire... Marc-Antoine Renard
Est présent également le mouvement Europe Démocratie Espéranto qui propose notamment l'adoption de l'Espéranto comme langue commune d'intercommunication par tous les pays de l'Union européenne afin de faciliter la communication directe entre les Européens. Ce qui, en dehors du jugement que l'on porte sur l'euphonie de cette langue, aurait au moins le mérite de remettre tous les pays à égalité au sein de l'Union, au lieu de favoriser scandaleusement l'un d'entre eux, pourtant le moins européen.
Allègre et Descoings, deux catastrophes
linguistiques annoncées au Gouvernement ?
Les noms de Claude Allègre et de Richard Descoings, sont évoqués pour le prochain gouvernement : le premier à l'Innovation et à la Recherche et le second à l'Éducation nationale. Cette double hypothèse fait frémir les défenseurs de la langue française que nous sommes. Claude Allègre ministre de l'Éducation nationale de 1997 à 2000 avait demandé que l'anglais ne soit plus considéré en France comme une langue étrangère ! Ce qui provoqua une manifestation, coorganisée par ALF, de près de 2 000 personnes, de l’Académie française au Ministère le 14 novembre 1997. Richard Descoings directeur de l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po.) depuis 1996, a pour sa part bien réussi à angliciser ce fleuron de l'université française. En obligeant les élèves à suivre de nombreux cours en langue anglaise, en n'imposant pas aux étudiants étrangers la maîtrise de la langue française pour intégrer l'école (l'anglais étant considérée comme suffisante) et en organisant de nombreuses conférences et colloques en anglais dans les locaux de l'Institut1, sur fonds publics bien entendu (ce qui est d'ailleurs illégal). La liste des coups portés à la langue française par cet anglomane forcené serait longue établir. Après les très anglomanes Christine Lagarde et Valérie Pécresse, carpettes anglaise 2007 et 2008, la perspective de voir ces deux tristes sires au Gouvernement est terrifiante. Marc-Antoine Renard
1 Exemple d’invitation reçue par l’un de nos membres très récemment (sans commentaire !) Allègre et Descoings, deux catastrophes
linguistiques annoncées au Gouvernement ?
Les noms de Claude Allègre et de Richard Descoings, sont évoqués pour le prochain gouvernement : le premier à l'Innovation et à la Recherche et le second à l'Éducation nationale. Cette double hypothèse fait frémir les défenseurs de la langue française que nous sommes. Claude Allègre ministre de l'Éducation nationale de 1997 à 2000 avait demandé que l'anglais ne soit plus considéré en France comme une langue étrangère ! Ce qui provoqua une manifestation, coorganisée par ALF, de près de 2 000 personnes, de l’Académie française au Ministère le 14 novembre 1997. Richard Descoings directeur de l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po.) depuis 1996, a pour sa part bien réussi à angliciser ce fleuron de l'université française. En obligeant les élèves à suivre de nombreux cours en langue anglaise, en n'imposant pas aux étudiants étrangers la maîtrise de la langue française pour intégrer l'école (l'anglais étant considérée comme suffisante) et en organisant de nombreuses conférences et colloques en anglais dans les locaux de l'Institut1, sur fonds publics bien entendu (ce qui est d'ailleurs illégal). La liste des coups portés à la langue française par cet anglomane forcené serait longue établir. Après les très anglomanes Christine Lagarde et Valérie Pécresse, carpettes anglaise 2007 et 2008, la perspective de voir ces deux tristes sires au Gouvernement est terrifiante. Marc-Antoine Renard
1 Exemple d’invitation reçue par l’un de nos membres très récemment (sans commentaire !)
Crétinerie à la mode de Caen
La municipalité de Caen a décidé de fêter la venue de Barack Obama en couvrant les murs de la ville d'affiches agrémentées de l'intelligente formule :
Yes, we ca(e)n (sic !)
Quelque soit la sympathie que l'on ait pour le Président Obama, est-il nécessaire de ramper devant lui et de l'accueillir avec des affiches en anglais utilisant un minable jeu de mots comme celui-ci, rabaissant une ville chargée d'histoire au niveau d'un slogan publicitaire ? On est ici dans le registre du colonialisme, côté colonisé bien entendu.
Marc-Antoine Renard Crétinerie à la mode de Caen
La municipalité de Caen a décidé de fêter la venue de Barack Obama en couvrant les murs de la ville d'affiches agrémentées de l'intelligente formule :
Yes, we ca(e)n (sic !)
Quelque soit la sympathie que l'on ait pour le Président Obama, est-il nécessaire de ramper devant lui et de l'accueillir avec des affiches en anglais utilisant un minable jeu de mots comme celui-ci, rabaissant une ville chargée d'histoire au niveau d'un slogan publicitaire ? On est ici dans le registre du colonialisme, côté colonisé bien entendu.
Marc-Antoine Renard
La Carpette Anglaise fait des émules en Italie
Le recteur Francesco Profumo a obtenu
l'Italiano zerbino della lingua inglese
Le 13 mai à Rome, à la Chambre des Députés : première attribution du nouvel anti-Prix Italiano zerbino della lingua inglese [Paillasson italien de la langue anglaise], les jurés, représentants de la scène artistique et culturelle italienne, ont classé : Lauréat n°1 : Francesco Profumo, recteur du Pôle polytechnique de Turin, pour avoir discriminé les étudiants italiens qui souhaitent étudier dans leur langue nationale, l’italien. Le polytechnicien n’a pas seulement supprimé plusieurs cours universitaires en italien en les remplaçant par l’équivalent en langue anglaise, mais encore adopté une politique systématique de frein à l’apprentissage de la langue italienne, avec une exemption totale des frais universitaires pour les cours en anglais. Lauréat n°2 : professeur Finazzi Agrò, ex-recteur de l’Université de TorVergata, responsable de la naissance d’un cours universitaire en pharmacie entièrement en anglais, Lauréat n°3 : la Région Piémont, représentée par Mercedes Bresso et Andrea Bairati, qui a violé le principe du multilinguisme européen en imposant l’anglais comme seule langue autorisée pour le dépôt des demandes de financement de projets de recherche dans le domaine humaniste, essentiellement local. L'Italiano zerbino della lingua inglese condamne, donc, comme l’a affirmé, dans son discours, la chanteuse italienne Mariella Nava, l’incomparable Recteur Profumo : l’exemple le plus aberrant du moment, puisqu’il taxe ceux-là mêmes qui revendiquent le droit d’étudier dans la langue de la République et détaxe ceux qui acceptent d’étudier dans la langue de la reine. Associazione Radicale per la Democrazia Linguistica , (Via di Torre Argentina 76 - Roma 00186, Tel. 06 68 97 93 01)
L’association italienne ERA-Onlus s’intéressait au prix d’indignité nationale décerné chaque année par nos associations françaises ALF, ASSELAF, CLEC, DDC, DLF, et des écrivains et journalistes, groupés dans l’Académie de la Carpette anglaise présidée par Philippe de Saint-Robert. Albert Salon
La Carpette Anglaise fait des émules en Italie
Le recteur Francesco Profumo a obtenu
l'Italiano zerbino della lingua inglese
Le 13 mai à Rome, à la Chambre des Députés : première attribution du nouvel anti-Prix Italiano zerbino della lingua inglese [Paillasson italien de la langue anglaise], les jurés, représentants de la scène artistique et culturelle italienne, ont classé : Lauréat n°1 : Francesco Profumo, recteur du Pôle polytechnique de Turin, pour avoir discriminé les étudiants italiens qui souhaitent étudier dans leur langue nationale, l’italien. Le polytechnicien n’a pas seulement supprimé plusieurs cours universitaires en italien en les remplaçant par l’équivalent en langue anglaise, mais encore adopté une politique systématique de frein à l’apprentissage de la langue italienne, avec une exemption totale des frais universitaires pour les cours en anglais. Lauréat n°2 : professeur Finazzi Agrò, ex-recteur de l’Université de TorVergata, responsable de la naissance d’un cours universitaire en pharmacie entièrement en anglais, Lauréat n°3 : la Région Piémont, représentée par Mercedes Bresso et Andrea Bairati, qui a violé le principe du multilinguisme européen en imposant l’anglais comme seule langue autorisée pour le dépôt des demandes de financement de projets de recherche dans le domaine humaniste, essentiellement local. L'Italiano zerbino della lingua inglese condamne, donc, comme l’a affirmé, dans son discours, la chanteuse italienne Mariella Nava, l’incomparable Recteur Profumo : l’exemple le plus aberrant du moment, puisqu’il taxe ceux-là mêmes qui revendiquent le droit d’étudier dans la langue de la République et détaxe ceux qui acceptent d’étudier dans la langue de la reine. Associazione Radicale per la Democrazia Linguistica , (Via di Torre Argentina 76 - Roma 00186, Tel. 06 68 97 93 01)
L’association italienne ERA-Onlus s’intéressait au prix d’indignité nationale décerné chaque année par nos associations françaises ALF, ASSELAF, CLEC, DDC, DLF, et des écrivains et journalistes, groupés dans l’Académie de la Carpette anglaise présidée par Philippe de Saint-Robert. Albert Salon
Areva recrute en anglais !
Areva fleuron de l'industrie française du nucléaire recrute, en France même, avec le doux slogan anglais : Meet Your Future AREVA 200 postes à pourvoir. Au delà de la démagogie jeuniste qui consiste à penser que pour attirer les jeunes diplômés il faut absolument leur causer la langue de Bill Gates, Areva, entreprise publique française, ne respecte ni les citoyens de ce pays, ni leur Loi. Et surtout s'excusant d'être ce qu'elle est, contribue à scier la branche sur laquelle elle est assise en donnant à penser que seules les entreprises anglo-saxonnes sont réellement de vraies entreprises ouvertes sur l'avenir.
Marc-Antoine Renard
Areva recrute en anglais !
Areva fleuron de l'industrie française du nucléaire recrute, en France même, avec le doux slogan anglais : Meet Your Future AREVA 200 postes à pourvoir. Au delà de la démagogie jeuniste qui consiste à penser que pour attirer les jeunes diplômés il faut absolument leur causer la langue de Bill Gates, Areva, entreprise publique française, ne respecte ni les citoyens de ce pays, ni leur Loi. Et surtout s'excusant d'être ce qu'elle est, contribue à scier la branche sur laquelle elle est assise en donnant à penser que seules les entreprises anglo-saxonnes sont réellement de vraies entreprises ouvertes sur l'avenir.
Marc-Antoine Renard
La SNCF se rêve anglo-saxonne
Pour faire moderne sans doute, la SNCF décline ses TGV et satellites iDTGV à la mode anglo-saxonne : TGV Family (TGV réservés aux familles : quelle imagination !) et des iDTGV appelés iD Night by iDTGV (TGV de nuit aménagés pour favoriser l'ambiance ! )
Le petit film du site iDTGV montre une réservation avec le calendrier de December 2009 (quand on est anglomane...) http://www.idtgv.com/fr/decouvrir La SNCF entreprise publique française, sans doute une des fiertés mondiales de la France, par un mimétisme gribouille, tient absolument à se faire passer une entreprise privée anglo-saxonne (entreprises qui sont vraiment comme chacun sait, des références en matière ferroviaire).
Ceci devrait normalement tomber sous le coup de la loi du 4 août 1994 (dite loi Toubon) qui stipule dans son article 14 que "L'emploi d'une marque de fabrique, de commerce ou de service constituée d'une expression ou d'un terme étrangers est interdit aux personnes morales de droit public dès lors qu'il existe une expression ou un terme français de même sens approuvés dans les conditions prévues par les dispositions règlementaires relatives à l'enrichissement de la langue française. Cette interdiction s'applique aux personnes morales de droit privé chargées d'une mission de service public, dans l'exécution de celle-ci."
Encore faudrait-il qu'une volonté politique existe pour la faire appliquer à une société nationale qui joue de toutes les ambiguïtés possibles des statuts de ses filiales pour se dire non concernée. Rappelons en outre, que l'État est actionnaire à 51 % de la SNCF et qu'il pourrait à tout moment, s'il n'était pas démissionnaire en matière linguistique, faire appliquer la loi. Marc-Antoine Renard voir également sur ce sujet le billet de Robert Solé dans Le Monde (8 mai 2009) : By Train La SNCF se rêve anglo-saxonne
Pour faire moderne sans doute, la SNCF décline ses TGV et satellites iDTGV à la mode anglo-saxonne : TGV Family (TGV réservés aux familles : quelle imagination !) et des iDTGV appelés iD Night by iDTGV (TGV de nuit aménagés pour favoriser l'ambiance ! )
Le petit film du site iDTGV montre une réservation avec le calendrier de December 2009 (quand on est anglomane...) http://www.idtgv.com/fr/decouvrir La SNCF entreprise publique française, sans doute une des fiertés mondiales de la France, par un mimétisme gribouille, tient absolument à se faire passer une entreprise privée anglo-saxonne (entreprises qui sont vraiment comme chacun sait, des références en matière ferroviaire).
Ceci devrait normalement tomber sous le coup de la loi du 4 août 1994 (dite loi Toubon) qui stipule dans son article 14 que "L'emploi d'une marque de fabrique, de commerce ou de service constituée d'une expression ou d'un terme étrangers est interdit aux personnes morales de droit public dès lors qu'il existe une expression ou un terme français de même sens approuvés dans les conditions prévues par les dispositions règlementaires relatives à l'enrichissement de la langue française. Cette interdiction s'applique aux personnes morales de droit privé chargées d'une mission de service public, dans l'exécution de celle-ci."
Encore faudrait-il qu'une volonté politique existe pour la faire appliquer à une société nationale qui joue de toutes les ambiguïtés possibles des statuts de ses filiales pour se dire non concernée. Rappelons en outre, que l'État est actionnaire à 51 % de la SNCF et qu'il pourrait à tout moment, s'il n'était pas démissionnaire en matière linguistique, faire appliquer la loi. Marc-Antoine Renard voir également sur ce sujet le billet de Robert Solé dans Le Monde (8 mai 2009) : By Train
Family Day
ou la servilité anglo-saxonne des organismes publics L'Observatoire de la Parentalité en Entreprise organisme contrôlé par le ministère du travail, propose un "Family Day" permettant aux parents d'amener une fois par mois leurs enfants au travail.
Comment accepter qu'un organisme officiel, pour atteindre un but qui peut être estimable : la conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale, en vienne à piétiner la langue de son pays et être d'ailleurs en infraction avec la loi du 4 août 1994 et notamment son article 14 qui stipule que :
"L'emploi d'une marque de fabrique, de commerce ou de service constituée d'une expression ou d'un terme étrangers est interdit aux personnes morales de droit public dès lors qu'il existe une expression ou un terme français de même sens approuvés dans les conditions prévues par les dispositions réglementaires relatives à l'enrichissement de la langue française. Cette interdiction s'applique aux personnes morales de droit privé chargées d'une mission de service public, dans l'exécution de celle-ci." Tout cela pour avoir l'air moderne ! Marc-Antoine Renard
Nous proposons à tous nos lecteurs de marquer leur désapprobation en envoyant des courriels à l'Observatoire de la Parentalité en Entreprise aux adresses électroniques suivantes : contact@observatoire-parentalite.com et presse@observatoire-parentalite.com (deux courriels valent mieux qu'un !) Family Day
ou la servilité anglo-saxonne des organismes publics L'Observatoire de la Parentalité en Entreprise organisme contrôlé par le ministère du travail, propose un "Family Day" permettant aux parents d'amener une fois par mois leurs enfants au travail.
Comment accepter qu'un organisme officiel, pour atteindre un but qui peut être estimable : la conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale, en vienne à piétiner la langue de son pays et être d'ailleurs en infraction avec la loi du 4 août 1994 et notamment son article 14 qui stipule que :
"L'emploi d'une marque de fabrique, de commerce ou de service constituée d'une expression ou d'un terme étrangers est interdit aux personnes morales de droit public dès lors qu'il existe une expression ou un terme français de même sens approuvés dans les conditions prévues par les dispositions réglementaires relatives à l'enrichissement de la langue française. Cette interdiction s'applique aux personnes morales de droit privé chargées d'une mission de service public, dans l'exécution de celle-ci." Tout cela pour avoir l'air moderne ! Marc-Antoine Renard
Nous proposons à tous nos lecteurs de marquer leur désapprobation en envoyant des courriels à l'Observatoire de la Parentalité en Entreprise aux adresses électroniques suivantes : contact@observatoire-parentalite.com et presse@observatoire-parentalite.com (deux courriels valent mieux qu'un !)
Christine Lagarde fête Sarkozy en anglais
Christine Lagarde, ministre de l’Économie a fêté le 2ème anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy, mercredi 6 mai salle Gaveau à Paris, en entonnant un "Happy birthday to you". La fameuse Christine The Guard, Carpette anglaise 2007, celle qui n'a pas encore réalisé qu'elle était ministre de la République, se croyant toujours associée dans un grand cabinet d'avocats américain et qui joue les pitres sur les plateaux de télévision états-uniens, persiste et signe dans sa lamentable anglomanie. Anglomanie semblant d'ailleurs très répandue à l'UMP qui organisait l'évènement : "Communication is répétition" plaisantait, en anglais dans le texte, le secrétaire général Xavier Bertrand peu après son élection du 24 janvier 2009. Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, lui souhaitait bonne chance d'un retentissant good luck ! L'UMP, sans doute pour développer la chanson française, a utilisé à plusieurs reprise la chanson Kids du groupe MGMT (=management, tout un programme pour notre pays). Ceci du reste, sans en avoir demandé la permission, ce qui s'est traduit par 30 000 euros de dommages et intérêts. Si toute anglomanie pouvait ainsi condamnée ! Marc-Antoine Renard Christine Lagarde fête Sarkozy en anglais
Christine Lagarde, ministre de l’Économie a fêté le 2ème anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy, mercredi 6 mai salle Gaveau à Paris, en entonnant un "Happy birthday to you". La fameuse Christine The Guard, Carpette anglaise 2007, celle qui n'a pas encore réalisé qu'elle était ministre de la République, se croyant toujours associée dans un grand cabinet d'avocats américain et qui joue les pitres sur les plateaux de télévision états-uniens, persiste et signe dans sa lamentable anglomanie. Anglomanie semblant d'ailleurs très répandue à l'UMP qui organisait l'évènement : "Communication is répétition" plaisantait, en anglais dans le texte, le secrétaire général Xavier Bertrand peu après son élection du 24 janvier 2009. Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, lui souhaitait bonne chance d'un retentissant good luck ! L'UMP, sans doute pour développer la chanson française, a utilisé à plusieurs reprise la chanson Kids du groupe MGMT (=management, tout un programme pour notre pays). Ceci du reste, sans en avoir demandé la permission, ce qui s'est traduit par 30 000 euros de dommages et intérêts. Si toute anglomanie pouvait ainsi condamnée ! Marc-Antoine Renard
UEFA : un président français = un nom anglais !
Merci mister Michel Platini ?
Les amateurs de football connaissaient bien, depuis de nombreuses années, l'une des grandes compétitions européennes dite "Coupe UEFA". Exit cette "coupe" ! Elle s'appellera désormais "UEFA Europa League".
Pourquoi cette anglicisation ? Voici l'explication fournie par l'UEFA (créée en 1954) sur son site : "L'une des plus anciennes compétitions de football européen va faire l'objet d'un remaniement complet en 2009 ... La Coupe UEFA, dont la première édition a été disputée lors de la saison 1971-72, va devenir l'UEFA Europa League à compter de la saison 2009/10. Ce changement s'inscrit dans une action globale pour améliorer l'image et la notoriété de la deuxième compétition de clubs du football européen." La décision a été prise par son comité exécutif le 26 septembre 2008. En terme familier, on dira que c'est toujours le même topo. Celui qu'avançaient par exemple, récemment, les gérants de la société d'exploitation des Aéroports de Lyon qui veulent la débaptiser au profit de "Lyon Airports", lesdits aéroports devant bénéficier ainsi, selon eux, d'une "nouvelle identité ... plus forte, plus dynamique, plus internationale". Certains pourraient d'autant plus s'étonner de cette anglicisation qu'elle coïncide, à peu près, avec l'arrivée à la présidence de l'UEFA (en janvier 2007) d'un Français de grande notoriété, M. Michel Platini, ancien joueur de football professionnel de très grand talent. Ils auraient bien tort. Le verdict de tous les "experts" de la publicité et de la communication est formel, sans appel : cacher les mots français ne peut qu'aider à développer les chiffres d'affaires et à valoriser les images. Or aucun dirigeant, d'aucune organisation, commerciale ou non, surtout si elle est multinationale, ne semble plus être en mesure, désormais, d'aller à l'encontre de ce diktat. Le français est en recul sur tous les terrains, y compris donc, bien évidemment, sur ceux du football professionnel, comme dans le sport en général, particulièrement exposé à la tentation anglomaniaque (le développement spectaculaire du sport professionnel, dont les milieux d'affaires se sont emparés pour y déverser depuis quelques années une impressionnante manne financière, est parfaitement révélateur tout à la fois de la marchandisation et de l'infantilisation des sociétés, voir Le Cinquième Monde n° 92, p. 5). Une dernière remarque à ce propos. Il n'y a pas si longtemps, les grandes équipes de football professionnel étaient réparties, en France, en deux "divisions". Il a été décidé, il y a peu, de changer cela. On parle désormais de "ligues" 1 et 2. C'est, très probablement, parce que ce mot est très proche de l'anglais "league", qu'il se prononce de la même façon. Dans ce cas, un mot français peut, éventuellement, trouver grâce aux yeux des services de communication et (ou) de publicité. Jean-Pierre Busnel UEFA : un président français = un nom anglais !
Merci mister Michel Platini ?
Les amateurs de football connaissaient bien, depuis de nombreuses années, l'une des grandes compétitions européennes dite "Coupe UEFA". Exit cette "coupe" ! Elle s'appellera désormais "UEFA Europa League".
Pourquoi cette anglicisation ? Voici l'explication fournie par l'UEFA (créée en 1954) sur son site : "L'une des plus anciennes compétitions de football européen va faire l'objet d'un remaniement complet en 2009 ... La Coupe UEFA, dont la première édition a été disputée lors de la saison 1971-72, va devenir l'UEFA Europa League à compter de la saison 2009/10. Ce changement s'inscrit dans une action globale pour améliorer l'image et la notoriété de la deuxième compétition de clubs du football européen." La décision a été prise par son comité exécutif le 26 septembre 2008. En terme familier, on dira que c'est toujours le même topo. Celui qu'avançaient par exemple, récemment, les gérants de la société d'exploitation des Aéroports de Lyon qui veulent la débaptiser au profit de "Lyon Airports", lesdits aéroports devant bénéficier ainsi, selon eux, d'une "nouvelle identité ... plus forte, plus dynamique, plus internationale". Certains pourraient d'autant plus s'étonner de cette anglicisation qu'elle coïncide, à peu près, avec l'arrivée à la présidence de l'UEFA (en janvier 2007) d'un Français de grande notoriété, M. Michel Platini, ancien joueur de football professionnel de très grand talent. Ils auraient bien tort. Le verdict de tous les "experts" de la publicité et de la communication est formel, sans appel : cacher les mots français ne peut qu'aider à développer les chiffres d'affaires et à valoriser les images. Or aucun dirigeant, d'aucune organisation, commerciale ou non, surtout si elle est multinationale, ne semble plus être en mesure, désormais, d'aller à l'encontre de ce diktat. Le français est en recul sur tous les terrains, y compris donc, bien évidemment, sur ceux du football professionnel, comme dans le sport en général, particulièrement exposé à la tentation anglomaniaque (le développement spectaculaire du sport professionnel, dont les milieux d'affaires se sont emparés pour y déverser depuis quelques années une impressionnante manne financière, est parfaitement révélateur tout à la fois de la marchandisation et de l'infantilisation des sociétés, voir Le Cinquième Monde n° 92, p. 5). Une dernière remarque à ce propos. Il n'y a pas si longtemps, les grandes équipes de football professionnel étaient réparties, en France, en deux "divisions". Il a été décidé, il y a peu, de changer cela. On parle désormais de "ligues" 1 et 2. C'est, très probablement, parce que ce mot est très proche de l'anglais "league", qu'il se prononce de la même façon. Dans ce cas, un mot français peut, éventuellement, trouver grâce aux yeux des services de communication et (ou) de publicité. Jean-Pierre Busnel
Les décideurs économiques et politiques continuent
de ramper devant l'anglais Largement responsables de la crise, le modèle anglo-saxon et sa langue fascinent toujours la finance et l'économie (cas de "La Baule-WIC" et du Forum international sur la recherche en finance se tenant à Paris) La 7ème conférence "La Baule-WIC" organisée par la Fondation Europe Plus, est prévue du 3 au 5 juin 2009, à la Baule et traitera de "are we out of the crisis? What the impact of economic stimulus plans on attractiveness?" Les invitations reçues, le site et les débats seront bien évidement dans la langue des maîtres, celle de Bill Gates. La signalétique en ville également, La Baule se transformant pour l'occasion en poste avancé de la nouvelle colonisation. Avec le soutien de l'Europe (FEDER, le fonds de développement régional) et la participation enthousiaste de Christine Lagarde, Minister for Economy, Finance & Employment, France telle qu'elle est présentée. La fameuse Christine The Guard (Carpette anglaise 2007), celle qui n'a pas encore réalisé qu'elle était ministre de la République, se croyant toujours associée dans un grand cabinet d'avocats américain...
Sont annoncées également des interventions ès qualités d'Anne-Marie Idrac, ministre du commerce extérieur, Pierre Dartout, délégué interministériel à l’aménagement et à la compétitivité des territoires (ex-DATAR), David Appia, directeur de l’Agence française des investissements internationaux ; Jean-Marc Ayrault, président de Nantes-Métropole, Henri Loyrette, président-directeur du Musée du Louvre, Pierre Mansat et Jean-Louis Missika, adjoints au Maire de Paris, Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, Jean-Michel Severino, directeur de l’Agence française de développement et ... cerise sur le gâteau (comme diraient les anglomanes) : Erik Orsenna, de l’Académie française ! [voir le texte de Jean-Pierre Busnel ci-dessous] MAR
Anglomanie ("La Baule-WIC") par Jean-Pierre Busnel
En juin 2007, on pouvait voir dans les rue de la Baule (station balnéaire et ville de congrès réputée des Pays-de-la-Loire) un affichage public qui avait ceci d'original qu'il était entièrement rédigé en ... anglais. Il annonçait la tenue, sous l'égide d'une fondation européenne dont il sera question plus loin, d'une cinquième Conférence sur l'investissement dans le monde (WIC, World Investment Conference). Comme si les anglophones étaient en pays conquis ! Comme si les Baulois étaient tous nés dans le Bronx ! J'avais évoqué cet événement peu banal dans un courriel du 29 juin 2007. On pouvait, en effet, faire observer que les milieux d'affaires organisateurs de cette conférence semblaient ne pas bien savoir que la première des corrections (usage diplomatique) est de s'adresser dans leur langue nationale aux résidents du pays hôte d'une manifestation internationale. Ne pas bien savoir, non plus, que le français est langue officielle de l'Union européenne depuis l'origine, c'est-à-dire depuis 50 ans maintenant, très exactement à parité avec l'anglais, car il n'existe strictement aucun texte privilégiant celui-ci (mais peut-être serait-ce trop leur demander que de se souvenir également qu'aucun des pays fondateurs de la Communauté européenne n'était anglophone, la Grande-Bretagne ayant, alors, en 1957, refusé de se joindre aux Six). Une septième conférence est prévue du 3 au 5 juin prochain, toujours à la Baule. On y débattra, notamment, de la question, exprimée en anglais bien entendu : "Sommes-nous nous sortis de la crise ?" (remarquons, à ce propos, que les experts et autres économistes n'ayant pas venu venir la redoutable crise financière qui s'est abattue sur la planète, on ne voit pas bien pourquoi ils sauraient maintenant en prévoir la fin). Des invitations on été lancées urbi et orbi, notamment par courriel, toujours en anglais bien entendu, sans un mot de français. Le député (de la 5ème circonscription des Yvelines) Jacques Myard, maire de Maisons-Laffitte, ardent défenseur de la langue française, en a reçu une. Il n'a pas apprécié du tout qu'on l'invite, en anglais, à participer à une conférence en France et il l'a vertement fait savoir. Un site est d'ailleurs dédié à cette manifestation bauloise : http://www.labaulewic.org/ Il s'est approprié le nom de la Baule, mais on n'y trouvera pas un mot de français, aucune traduction n'étant effectuée dans la langue de François-René de Châteaubriand Cette conférence dite "La Baule-WIC" est organisée par la Fondation Europe Plus, créée par Ernst & Young (l'un des plus grands cabinets d'audit dans le monde, avec - avant la crise - 135 000 collaborateurs en tout, dont 5 000 en France) et par le groupe PGA (le premier réseau dans la distribution automobile en France, Hollande et Pologne, également présent dans la distribution de matériels de travaux publics, dans le capital risque et le développement, avec quelque 10 000 collaborateurs, toujours avant la crise actuelle bien entendu). Soutenue par la Commission européenne, elle s'est donnée pour mission d'oeuvrer en faveur d'une Europe "plus attractive et plus compétitive". Il s'agit donc de ce que les anglo-saxons appellent un think tank (ou "laboratoire d'idées", selon la terminologie officielle dans les pays francophones), l'un de ces groupes privés de réflexion et d'influence de l'action publique, qui auront tant fait pour imposer, avec le succès que l'on sait, l'ordre néolibéral dans le monde. Ces institutions de droit privé ont en général le même objectif : mettre la société au service de l'économie (par exemple en faisant pression sur les gouvernants pour que, petit à petit, soit abrogée la législation sur le repos dominical, qui date, en France, de la loi du 13 juillet 1906, et dont l'Assemblée nationale doit débattre prochainement, de nouveau, puisque le Premier ministre vient de déclarer vouloir une loi "avant l'été"). A noter, cela mérite d'être relevé ici, que les deux coprésidents et nombre de collaborateurs de la fondation sont français. On trouve donc avec cette conférence annuelle, qui se déroule à la Baule mais se veut en somme "hors sol", une nouvelle manifestation, parmi une foule d'autres, de cette volonté délibérée des milieux d'affaires, commerciaux et patronaux d'évincer les langues nationales européennes au profit du seul anglais. Ils plaident, aujourd'hui, pour une langue unique (tout en faisant régulièrement l'éloge du "multiculturalisme"), comme ils ont plaidé, hier, pour une monnaie unique. Cette manifestation de 2009 aura notamment pour "partenaires" Nantes Métropole et la Région des Pays-de-la-Loire. Peut-on attendre de ces deux administrations publiques territoriales qu'elles interviennent au profit de "la langue de la République" ? (selon l'article 2 de la Constitution). C'est fort peu probable, car cela semble bien être, trop souvent, très généralement, le cadet de leurs soucis. Elles sont, par contre, bien mieux disposées à l'égard de l'anglais, avec lequel, comme les entreprises commerciales auxquelles elles ont à coeur de ressembler, elles témoignent ostensiblement de leur volonté d'"ouverture au monde", dans lequel elles voient un moyen "moderne" de promotion et de développement économique. "Envisagée sérieusement, la distinction convenue entre les secteurs public et privé n'a aucun sens" a écrit le grand économiste américain John Kenneth Galbraith (Les mensonges de l'économie, Grasset, 2004). A l'heure de la globalisation, cela est également de plus en plus vrai en France. Collectivités publiques locales (qui aspirent elles aussi, désormais, à une sorte de "multinationalité") et entreprises commerciales s'emploient toutes à séduire le monde entier. Les premières pour attirer investissements et touristes sur leur sol, les secondes pour lui vendre leurs produits et services. On annonce, par ailleurs, la participation à cette conférence d'un membre du gouvernement français, Mme Christine Lagarde, ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi. Mais là encore, cette présence a peu de chances de profiter véritablement à la langue française. Mme Lagarde, qui a fait une brillante carrière au sein d'un des plus grands cabinets d'avocats américains (de 1995 à 2002, elle fut ainsi membre du Center for Strategic and International Studies, prestigieux think tank fondé en 1964 et basé à Washington), classée en 2002 cinquième femme d'affaires européenne par le Wall Street Journal Europe, ne fut-elle pas lauréate, en 2007, du Prix de l'Académie de la Carpette anglaise, au motif qu'elle communique couramment avec les services de son ministère en langue anglaise ? Jean-Pierre Busnel Les décideurs économiques et politiques continuent
de ramper devant l'anglais Largement responsables de la crise, le modèle anglo-saxon et sa langue fascinent toujours la finance et l'économie (cas de "La Baule-WIC" et du Forum international sur la recherche en finance se tenant à Paris) La 7ème conférence "La Baule-WIC" organisée par la Fondation Europe Plus, est prévue du 3 au 5 juin 2009, à la Baule et traitera de "are we out of the crisis? What the impact of economic stimulus plans on attractiveness?" Les invitations reçues, le site et les débats seront bien évidement dans la langue des maîtres, celle de Bill Gates. La signalétique en ville également, La Baule se transformant pour l'occasion en poste avancé de la nouvelle colonisation. Avec le soutien de l'Europe (FEDER, le fonds de développement régional) et la participation enthousiaste de Christine Lagarde, Minister for Economy, Finance & Employment, France telle qu'elle est présentée. La fameuse Christine The Guard (Carpette anglaise 2007), celle qui n'a pas encore réalisé qu'elle était ministre de la République, se croyant toujours associée dans un grand cabinet d'avocats américain...
Sont annoncées également des interventions ès qualités d'Anne-Marie Idrac, ministre du commerce extérieur, Pierre Dartout, délégué interministériel à l’aménagement et à la compétitivité des territoires (ex-DATAR), David Appia, directeur de l’Agence française des investissements internationaux ; Jean-Marc Ayrault, président de Nantes-Métropole, Henri Loyrette, président-directeur du Musée du Louvre, Pierre Mansat et Jean-Louis Missika, adjoints au Maire de Paris, Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, Jean-Michel Severino, directeur de l’Agence française de développement et ... cerise sur le gâteau (comme diraient les anglomanes) : Erik Orsenna, de l’Académie française ! [voir le texte de Jean-Pierre Busnel ci-dessous] MAR
Anglomanie ("La Baule-WIC") par Jean-Pierre Busnel
En juin 2007, on pouvait voir dans les rue de la Baule (station balnéaire et ville de congrès réputée des Pays-de-la-Loire) un affichage public qui avait ceci d'original qu'il était entièrement rédigé en ... anglais. Il annonçait la tenue, sous l'égide d'une fondation européenne dont il sera question plus loin, d'une cinquième Conférence sur l'investissement dans le monde (WIC, World Investment Conference). Comme si les anglophones étaient en pays conquis ! Comme si les Baulois étaient tous nés dans le Bronx ! J'avais évoqué cet événement peu banal dans un courriel du 29 juin 2007. On pouvait, en effet, faire observer que les milieux d'affaires organisateurs de cette conférence semblaient ne pas bien savoir que la première des corrections (usage diplomatique) est de s'adresser dans leur langue nationale aux résidents du pays hôte d'une manifestation internationale. Ne pas bien savoir, non plus, que le français est langue officielle de l'Union européenne depuis l'origine, c'est-à-dire depuis 50 ans maintenant, très exactement à parité avec l'anglais, car il n'existe strictement aucun texte privilégiant celui-ci (mais peut-être serait-ce trop leur demander que de se souvenir également qu'aucun des pays fondateurs de la Communauté européenne n'était anglophone, la Grande-Bretagne ayant, alors, en 1957, refusé de se joindre aux Six). Une septième conférence est prévue du 3 au 5 juin prochain, toujours à la Baule. On y débattra, notamment, de la question, exprimée en anglais bien entendu : "Sommes-nous nous sortis de la crise ?" (remarquons, à ce propos, que les experts et autres économistes n'ayant pas venu venir la redoutable crise financière qui s'est abattue sur la planète, on ne voit pas bien pourquoi ils sauraient maintenant en prévoir la fin). Des invitations on été lancées urbi et orbi, notamment par courriel, toujours en anglais bien entendu, sans un mot de français. Le député (de la 5ème circonscription des Yvelines) Jacques Myard, maire de Maisons-Laffitte, ardent défenseur de la langue française, en a reçu une. Il n'a pas apprécié du tout qu'on l'invite, en anglais, à participer à une conférence en France et il l'a vertement fait savoir. Un site est d'ailleurs dédié à cette manifestation bauloise : http://www.labaulewic.org/ Il s'est approprié le nom de la Baule, mais on n'y trouvera pas un mot de français, aucune traduction n'étant effectuée dans la langue de François-René de Châteaubriand Cette conférence dite "La Baule-WIC" est organisée par la Fondation Europe Plus, créée par Ernst & Young (l'un des plus grands cabinets d'audit dans le monde, avec - avant la crise - 135 000 collaborateurs en tout, dont 5 000 en France) et par le groupe PGA (le premier réseau dans la distribution automobile en France, Hollande et Pologne, également présent dans la distribution de matériels de travaux publics, dans le capital risque et le développement, avec quelque 10 000 collaborateurs, toujours avant la crise actuelle bien entendu). Soutenue par la Commission européenne, elle s'est donnée pour mission d'oeuvrer en faveur d'une Europe "plus attractive et plus compétitive". Il s'agit donc de ce que les anglo-saxons appellent un think tank (ou "laboratoire d'idées", selon la terminologie officielle dans les pays francophones), l'un de ces groupes privés de réflexion et d'influence de l'action publique, qui auront tant fait pour imposer, avec le succès que l'on sait, l'ordre néolibéral dans le monde. Ces institutions de droit privé ont en général le même objectif : mettre la société au service de l'économie (par exemple en faisant pression sur les gouvernants pour que, petit à petit, soit abrogée la législation sur le repos dominical, qui date, en France, de la loi du 13 juillet 1906, et dont l'Assemblée nationale doit débattre prochainement, de nouveau, puisque le Premier ministre vient de déclarer vouloir une loi "avant l'été"). A noter, cela mérite d'être relevé ici, que les deux coprésidents et nombre de collaborateurs de la fondation sont français. On trouve donc avec cette conférence annuelle, qui se déroule à la Baule mais se veut en somme "hors sol", une nouvelle manifestation, parmi une foule d'autres, de cette volonté délibérée des milieux d'affaires, commerciaux et patronaux d'évincer les langues nationales européennes au profit du seul anglais. Ils plaident, aujourd'hui, pour une langue unique (tout en faisant régulièrement l'éloge du "multiculturalisme"), comme ils ont plaidé, hier, pour une monnaie unique. Cette manifestation de 2009 aura notamment pour "partenaires" Nantes Métropole et la Région des Pays-de-la-Loire. Peut-on attendre de ces deux administrations publiques territoriales qu'elles interviennent au profit de "la langue de la République" ? (selon l'article 2 de la Constitution). C'est fort peu probable, car cela semble bien être, trop souvent, très généralement, le cadet de leurs soucis. Elles sont, par contre, bien mieux disposées à l'égard de l'anglais, avec lequel, comme les entreprises commerciales auxquelles elles ont à coeur de ressembler, elles témoignent ostensiblement de leur volonté d'"ouverture au monde", dans lequel elles voient un moyen "moderne" de promotion et de développement économique. "Envisagée sérieusement, la distinction convenue entre les secteurs public et privé n'a aucun sens" a écrit le grand économiste américain John Kenneth Galbraith (Les mensonges de l'économie, Grasset, 2004). A l'heure de la globalisation, cela est également de plus en plus vrai en France. Collectivités publiques locales (qui aspirent elles aussi, désormais, à une sorte de "multinationalité") et entreprises commerciales s'emploient toutes à séduire le monde entier. Les premières pour attirer investissements et touristes sur leur sol, les secondes pour lui vendre leurs produits et services. On annonce, par ailleurs, la participation à cette conférence d'un membre du gouvernement français, Mme Christine Lagarde, ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi. Mais là encore, cette présence a peu de chances de profiter véritablement à la langue française. Mme Lagarde, qui a fait une brillante carrière au sein d'un des plus grands cabinets d'avocats américains (de 1995 à 2002, elle fut ainsi membre du Center for Strategic and International Studies, prestigieux think tank fondé en 1964 et basé à Washington), classée en 2002 cinquième femme d'affaires européenne par le Wall Street Journal Europe, ne fut-elle pas lauréate, en 2007, du Prix de l'Académie de la Carpette anglaise, au motif qu'elle communique couramment avec les services de son ministère en langue anglaise ? Jean-Pierre Busnel
Ouverture de négociations chez Axa
sur l'emploi de la langue française
Pour une fois des négociations sont ouvertes dans une grande entreprise française au sujet de l'emploi de la langue française ; ces négociations constituent un précédent en terme de dialogue social puisqu’elles ne sont pas issues d’une action en justice (comme ce fut le cas pour la société GEMS) et viennent récompenser des mois de revendications et de sensibilisation. ALF ne peut que s'en réjouir. MAR Paris, 27 avril 2009 (AFP) 16h31 (voir plus bas le communiqué de presse de l’UDPA-UNSA du groupe AXA) Des négociations devaient débuter mardi 28 avril chez l'assureur Axa sur l'emploi de la langue française, ce que réclamaient les syndicats depuis plusieurs mois pour garantir un "droit au français", a-t-on appris de sources syndicales et auprès de la direction. Selon l'Unsa (syndicats autonomes), c'est la première fois que des négociations s'ouvrent sur ce thème dans une grande entreprise sans pression de la justice. Dans d'autres groupes, comme Europ Assistance ou Nextiraone, la justice avait imposé la traduction de documents de travail. La direction d'Axa (36 000 salariés en France) a confirmé l'ouverture de ces négociations, sans plus de commentaires. Face "à l'accroissement de l'usage de l'anglais dans les documents de travail, les outils informatiques, les échanges et communications divers", l'Unsa a affirmé dans un communiqué vouloir "assurer la pérennité de toutes les langues au sein du groupe Axa dans le monde". Le syndicat souhaite "une véritable politique linguistique dans l'entreprise" alors que les langues étrangères génèrent "stress et insécurité", "fatigue mentale", "possibles discriminations dans les évolutions de carrière ou le recrutement" et "coûts en formation". L'Unsa va proposer la création d'une "commission de terminologie" au niveau du groupe, comme il en existe dans la filiale Axa Assistance, pour la traduction des termes propres aux différentes activités de l'assureur. Il veut aussi la mise en place "d'outils de traduction automatique". De son côté, la CFTC estime que "l'usage de l'anglais s'impose par petites touches" chez Axa et qu'il faut que ces négociations débouchent sur "un accord-cadre" au niveau du groupe, à décliner dans chaque filiale qui a ses besoins propres (Axa Assistance, Axa Banque...).
Communiqué de presse
L’UDPA-UNSA du groupe AXA obtient l’ouverture de négociations sur la « langue française ».
Le 28 avril s’ouvriront, au sein du groupe AXA en France, les négociations relatives à l’emploi de la langue française. L’UDPA-UNSA, qui en avait fait la demande en février 2008, se félicite de cette décision. En effet, face aux évolutions d’organisation de l’entreprise et à l’accroissement de l’usage de l’anglais dans les documents de travail, les outils informatiques, les échanges et communications divers, nous estimons nécessaire de garantir aux salariés un « droit au français » dans leurs activités professionnelles. Pour notre organisation, un réel débat s’impose et doit s’inscrire dans le cadre de la négociation collective afin que soit élaborée, avec les partenaires sociaux, une véritable politique linguistique dans l’entreprise.
constituent autant d’aspects sanitaires, sociaux et économiques que les entreprises multinationales, telles qu’AXA, ne peuvent aujourd’hui négliger alors même que trop souvent elles succombent au mirage de la langue unique.
(La langue de travail entre les salariés espagnols, italiens, français et portugais de l’entité informatique AXA Technology Services est l’anglais). C’est pourquoi, nous rappellerons tout d’abord, lors de ces négociations, le cadre légal : la Loi Toubon du 4 août 1994 et notamment l’article L1321-6 du (nouveau) code du travail qui stipule que : « tout document comportant des obligations pour le salarié ou des dispositions dont la connaissance est nécessaire pour l'exécution de son travail doit être rédigé en français ». Nous proposerons ensuite à la direction :
Pour l’UDPA-UNSA, ces négociations (qui sont les premières en France sur ce thème à ne pas faire suite à une action judiciaire) représentent non seulement un espoir pour le maintien du français comme langue de travail en France et dans les pays francophones, mais aussi pour le maintien de l’italien en Italie, du portugais au Portugal, de l’allemand en Allemagne etc.
voilà ce que nous estimons être un exemple concret de développement… durable. Contact : Franck Grandmaison franck.grandmaison@axa-tech.com Les négociations débuteront à 9h30 au site de Nanterre Ouverture de négociations chez Axa
sur l'emploi de la langue française
Pour une fois des négociations sont ouvertes dans une grande entreprise française au sujet de l'emploi de la langue française ; ces négociations constituent un précédent en terme de dialogue social puisqu’elles ne sont pas issues d’une action en justice (comme ce fut le cas pour la société GEMS) et viennent récompenser des mois de revendications et de sensibilisation. ALF ne peut que s'en réjouir. MAR Paris, 27 avril 2009 (AFP) 16h31 (voir plus bas le communiqué de presse de l’UDPA-UNSA du groupe AXA) Des négociations devaient débuter mardi 28 avril chez l'assureur Axa sur l'emploi de la langue française, ce que réclamaient les syndicats depuis plusieurs mois pour garantir un "droit au français", a-t-on appris de sources syndicales et auprès de la direction. Selon l'Unsa (syndicats autonomes), c'est la première fois que des négociations s'ouvrent sur ce thème dans une grande entreprise sans pression de la justice. Dans d'autres groupes, comme Europ Assistance ou Nextiraone, la justice avait imposé la traduction de documents de travail. La direction d'Axa (36 000 salariés en France) a confirmé l'ouverture de ces négociations, sans plus de commentaires. Face "à l'accroissement de l'usage de l'anglais dans les documents de travail, les outils informatiques, les échanges et communications divers", l'Unsa a affirmé dans un communiqué vouloir "assurer la pérennité de toutes les langues au sein du groupe Axa dans le monde". Le syndicat souhaite "une véritable politique linguistique dans l'entreprise" alors que les langues étrangères génèrent "stress et insécurité", "fatigue mentale", "possibles discriminations dans les évolutions de carrière ou le recrutement" et "coûts en formation". L'Unsa va proposer la création d'une "commission de terminologie" au niveau du groupe, comme il en existe dans la filiale Axa Assistance, pour la traduction des termes propres aux différentes activités de l'assureur. Il veut aussi la mise en place "d'outils de traduction automatique". De son côté, la CFTC estime que "l'usage de l'anglais s'impose par petites touches" chez Axa et qu'il faut que ces négociations débouchent sur "un accord-cadre" au niveau du groupe, à décliner dans chaque filiale qui a ses besoins propres (Axa Assistance, Axa Banque...).
Communiqué de presse
L’UDPA-UNSA du groupe AXA obtient l’ouverture de négociations sur la « langue française ».
Le 28 avril s’ouvriront, au sein du groupe AXA en France, les négociations relatives à l’emploi de la langue française. L’UDPA-UNSA, qui en avait fait la demande en février 2008, se félicite de cette décision. En effet, face aux évolutions d’organisation de l’entreprise et à l’accroissement de l’usage de l’anglais dans les documents de travail, les outils informatiques, les échanges et communications divers, nous estimons nécessaire de garantir aux salariés un « droit au français » dans leurs activités professionnelles. Pour notre organisation, un réel débat s’impose et doit s’inscrire dans le cadre de la négociation collective afin que soit élaborée, avec les partenaires sociaux, une véritable politique linguistique dans l’entreprise.
constituent autant d’aspects sanitaires, sociaux et économiques que les entreprises multinationales, telles qu’AXA, ne peuvent aujourd’hui négliger alors même que trop souvent elles succombent au mirage de la langue unique.
(La langue de travail entre les salariés espagnols, italiens, français et portugais de l’entité informatique AXA Technology Services est l’anglais). C’est pourquoi, nous rappellerons tout d’abord, lors de ces négociations, le cadre légal : la Loi Toubon du 4 août 1994 et notamment l’article L1321-6 du (nouveau) code du travail qui stipule que : « tout document comportant des obligations pour le salarié ou des dispositions dont la connaissance est nécessaire pour l'exécution de son travail doit être rédigé en français ». Nous proposerons ensuite à la direction :
Pour l’UDPA-UNSA, ces négociations (qui sont les premières en France sur ce thème à ne pas faire suite à une action judiciaire) représentent non seulement un espoir pour le maintien du français comme langue de travail en France et dans les pays francophones, mais aussi pour le maintien de l’italien en Italie, du portugais au Portugal, de l’allemand en Allemagne etc.
voilà ce que nous estimons être un exemple concret de développement… durable. Contact : Franck Grandmaison franck.grandmaison@axa-tech.com Les négociations débuteront à 9h30 au site de Nanterre
Internet sans crainte, mais "in english"
L'Union européenne diffuse dans toute l'Europe et donc sur notre territoire (télévision, cinéma...) un "clip" mettant en garde contre les dangers de l'Internet. Louable initiative mais il y a un petit problème : tous les textes du clip sont en anglais : hello everybody, la fille se fait traiter de you fat cow !, send to all, report abuse. (avec il est vrai des sous-titres, de ces sous-titres à destination des pays arriérés qui ne traduisent qu'une partie des textes) Est-ce ainsi que l'Union européenne respecte notre pays et entend lutter contre les abus d'Internet ? N' y a-t(il pas de moyens pour traduire dans chaque langue de l'Union, ce mini-clip fort indigent par ailleurs ? Est-ce ainsi que l'UE entend sensibiliser les jeunes ? Le clip est visible sur le site Internet sans crainte édité par la "Délégation aux Usages de l'Internet" (DUI) du Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. 21 rue Descartes - 75005 Paris. Valérie Pécresse, carpette anglaise 2008, a bien entendu accepté sans broncher ce matériau anglomane qui doit la ravir. Internet sans crainte, mais "in english"
L'Union européenne diffuse dans toute l'Europe et donc sur notre territoire (télévision, cinéma...) un "clip" mettant en garde contre les dangers de l'Internet. Louable initiative mais il y a un petit problème : tous les textes du clip sont en anglais : hello everybody, la fille se fait traiter de you fat cow !, send to all, report abuse. (avec il est vrai des sous-titres, de ces sous-titres à destination des pays arriérés qui ne traduisent qu'une partie des textes) Est-ce ainsi que l'Union européenne respecte notre pays et entend lutter contre les abus d'Internet ? N' y a-t(il pas de moyens pour traduire dans chaque langue de l'Union, ce mini-clip fort indigent par ailleurs ? Est-ce ainsi que l'UE entend sensibiliser les jeunes ? Le clip est visible sur le site Internet sans crainte édité par la "Délégation aux Usages de l'Internet" (DUI) du Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. 21 rue Descartes - 75005 Paris. Valérie Pécresse, carpette anglaise 2008, a bien entendu accepté sans broncher ce matériau anglomane qui doit la ravir.
Résolution internationale syndicats-parlementaires-associations
pour le droit à la langue nationale et à la non-discrimination linguistique
Les associations, les syndicats et les parlementaires français, italiens, allemands et québécois, réunis lundi 9 mars 2009 à l'Assemblée Nationale, qui ont dénoncé l'hégémonie de la langue anglaise au travail, et défendu le droit pour chaque salarié de travailler dans sa langue nationale dans son pays ont signé la résolution suivante : Résolution du 9 mars 2009 Comité du 9 mars pour le droit à la langue nationale et à la non-discrimination linguistique Les représentants soussignés de syndicats d’Allemagne, de France, d’Italie et d’associations de promotion des langues nationales et de la diversité linguistique de ces pays ainsi que de Belgique et du Québec, réunis le 9 mars à Paris, au Palais Bourbon, sous la présidence de M. Jacques Myard, Député, Maire de Maisons-Laffitte (Yvelines) :
1) Constituent le «Comité du 9 mars» pour le droit à la langue nationale et à la non-discrimination linguistique, composé par une coordination internationale de liaison des syndicats, des politiques, des associations de promotion des langues nationales et de la diversité linguistique, pour coordonner les informations et surtout lancer les actions nationales, européennes et internationales en faveur de la démocratie linguistique. 2) Appellent à les rejoindre les syndicats, les élus et les associations de tous pays qui partagent respectivement les objectifs communs de cette Coordination et invitent toutes les organisations fondatrices à mettre autant que possible toutes les ressources humaines et financières nécessaires à un fonctionnement efficace de la Coordination. 3) Précisent qu’en matière d’entreprises et de relations du travail, l’initiative d’éventuelles actions communes appartient à une Coordination syndicale internationale notamment pour coordonner les informations et surtout pour faire de la politique linguistique démocratique une priorité à l’intérieur des syndicats ; il importe en premier lieu de porter à la connaissance au plus haut niveau des syndicats européens les études réalisées par l’université de Genève et le collège du « Modern Üzletitudomànyok Föiskolàja » de Tatabànya en Hongrie, sur les avantages pour le système économique du Royaume-Uni et des autres pays anglo-saxons. 4) S’engagent à se donner le plus rapidement possible un Règlement de fonctionnement au Comité et à la Coordination. Fait le 9 mars 2009 au palais Bourbon, à Paris Pour les syndicats : allemands : pour la Christliche Gewerkschaft Metall (CGM) : français : pour le Syndicat national de l’Assurance et de l’Assistance (SN2A, de la CFTC) Muriel TARDITO, Présidente ; italiens : pour la Fédération des Travailleurs de la Connaissance (FLC Cgil, Roma) : Joëlle CASA, Secrétaire nationale Politiques internationales et européennes de l'Éducation ; pour l’Unione Italiana Lavoratori Metalmeccanici (UILM-UIL, Roma) : Lapo ORLANDI, Président; Pour les associations allemandes : pour le Verein deutsche Sprache (VDS) : Professor Dr. Walter KRÄMER (Universität Dortmund), Président françaises : pour Avenir de la langue française( ALF) : Albert SALON, ancien ambassadeur, Président - pour l’Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (ASSELAF) : Philippe de SAINT-ROBERT, écrivain, Président - pour Défense de la langue française (DLF) : Marc FAVRE d’ÉCHALLENS, Président de la Délégation Paris et Île de France - pour le Cercle littéraire des écrivains cheminots (CLEC) : Maurice LE LOUS, Vice-Président - pour le Forum francophone international (FFI-France) : Albert SALON, ancien ambassadeur, Président - pour l’Observatoire européen du Plurilinguisme (OEP) : Christian TREMBLAY, Président - pour la Société française des Traducteurs (SFT) : Denis GRIESMAR, ancien Vice-Président ; italiennes : pour l’Associazione radicale per la Democrazia linguistica (ERA-onlus) : Giorgio PAGANO québécoises : pour Impératif français : Jean-Paul PERREAULT, Président - pour le Forum francophone international (FFI-Québec) : François GAUTHIER, Président internationales : pour l’Association francophone d’Amitié et de Liaison (AFAL) : Boris ZINOVIEFF, Secrétaire Général - pour l’association Athena : Anna-Maria CAMPOGRANDE, Présidente - pour le Carrefour des Acteurs sociaux : Jacques BERGERON, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (Québec), Joël BROQUET, Président pour la France Mathias MORAWSKI (Pologne), Président du « pôle francophonie » et de l’Association d’amitié franco-polonaise Pour la presse : italienne : pour Ora Italia : Salvatore ABELICE Pour les Parlementaires : - Nicolas DUPONT-AIGNAN, Député - Maxime GREMETZ, Député - Philippe MARINI, Sénateur - Jacques MYARD, Député, Président du Cercle Nation et République Résolution internationale syndicats-parlementaires-associations
pour le droit à la langue nationale et à la non-discrimination linguistique
Les associations, les syndicats et les parlementaires français, italiens, allemands et québécois, réunis lundi 9 mars 2009 à l'Assemblée Nationale, qui ont dénoncé l'hégémonie de la langue anglaise au travail, et défendu le droit pour chaque salarié de travailler dans sa langue nationale dans son pays ont signé la résolution suivante : Résolution du 9 mars 2009 Comité du 9 mars pour le droit à la langue nationale et à la non-discrimination linguistique Les représentants soussignés de syndicats d’Allemagne, de France, d’Italie et d’associations de promotion des langues nationales et de la diversité linguistique de ces pays ainsi que de Belgique et du Québec, réunis le 9 mars à Paris, au Palais Bourbon, sous la présidence de M. Jacques Myard, Député, Maire de Maisons-Laffitte (Yvelines) :
1) Constituent le «Comité du 9 mars» pour le droit à la langue nationale et à la non-discrimination linguistique, composé par une coordination internationale de liaison des syndicats, des politiques, des associations de promotion des langues nationales et de la diversité linguistique, pour coordonner les informations et surtout lancer les actions nationales, européennes et internationales en faveur de la démocratie linguistique. 2) Appellent à les rejoindre les syndicats, les élus et les associations de tous pays qui partagent respectivement les objectifs communs de cette Coordination et invitent toutes les organisations fondatrices à mettre autant que possible toutes les ressources humaines et financières nécessaires à un fonctionnement efficace de la Coordination. 3) Précisent qu’en matière d’entreprises et de relations du travail, l’initiative d’éventuelles actions communes appartient à une Coordination syndicale internationale notamment pour coordonner les informations et surtout pour faire de la politique linguistique démocratique une priorité à l’intérieur des syndicats ; il importe en premier lieu de porter à la connaissance au plus haut niveau des syndicats européens les études réalisées par l’université de Genève et le collège du « Modern Üzletitudomànyok Föiskolàja » de Tatabànya en Hongrie, sur les avantages pour le système économique du Royaume-Uni et des autres pays anglo-saxons. 4) S’engagent à se donner le plus rapidement possible un Règlement de fonctionnement au Comité et à la Coordination. Fait le 9 mars 2009 au palais Bourbon, à Paris Pour les syndicats : allemands : pour la Christliche Gewerkschaft Metall (CGM) : français : pour le Syndicat national de l’Assurance et de l’Assistance (SN2A, de la CFTC) Muriel TARDITO, Présidente ; italiens : pour la Fédération des Travailleurs de la Connaissance (FLC Cgil, Roma) : Joëlle CASA, Secrétaire nationale Politiques internationales et européennes de l'Éducation ; pour l’Unione Italiana Lavoratori Metalmeccanici (UILM-UIL, Roma) : Lapo ORLANDI, Président; Pour les associations allemandes : pour le Verein deutsche Sprache (VDS) : Professor Dr. Walter KRÄMER (Universität Dortmund), Président françaises : pour Avenir de la langue française( ALF) : Albert SALON, ancien ambassadeur, Président - pour l’Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (ASSELAF) : Philippe de SAINT-ROBERT, écrivain, Président - pour Défense de la langue française (DLF) : Marc FAVRE d’ÉCHALLENS, Président de la Délégation Paris et Île de France - pour le Cercle littéraire des écrivains cheminots (CLEC) : Maurice LE LOUS, Vice-Président - pour le Forum francophone international (FFI-France) : Albert SALON, ancien ambassadeur, Président - pour l’Observatoire européen du Plurilinguisme (OEP) : Christian TREMBLAY, Président - pour la Société française des Traducteurs (SFT) : Denis GRIESMAR, ancien Vice-Président ; italiennes : pour l’Associazione radicale per la Democrazia linguistica (ERA-onlus) : Giorgio PAGANO québécoises : pour Impératif français : Jean-Paul PERREAULT, Président - pour le Forum francophone international (FFI-Québec) : François GAUTHIER, Président internationales : pour l’Association francophone d’Amitié et de Liaison (AFAL) : Boris ZINOVIEFF, Secrétaire Général - pour l’association Athena : Anna-Maria CAMPOGRANDE, Présidente - pour le Carrefour des Acteurs sociaux : Jacques BERGERON, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (Québec), Joël BROQUET, Président pour la France Mathias MORAWSKI (Pologne), Président du « pôle francophonie » et de l’Association d’amitié franco-polonaise Pour la presse : italienne : pour Ora Italia : Salvatore ABELICE Pour les Parlementaires : - Nicolas DUPONT-AIGNAN, Député - Maxime GREMETZ, Député - Philippe MARINI, Sénateur - Jacques MYARD, Député, Président du Cercle Nation et République
Merci à Jacques Gérault !
(l'explosion de Lyon Airports en vol) Jacques Gérault, préfet de la région Rhône-Alpes et préfet du Rhône, représentant de l'État actionnaire à 60 % de la société, a demandé et obtenu jeudi 26 mars 2009, lors du conseil de surveillance, le retrait de cet anglicisme, jugeant inadmissible que certaines institutions sous-estiment le poids économique et culturel de la langue française.
"Cela m'a choqué, j'estime qu'on n'a pas à avoir honte de la langue française qui est une langue internationale. Nous sommes une très grande puissance économique, nous ne sommes pas encore une succursale de telle puissance anglo-saxonne dans notre pays. Et par conséquent si on veut développer une politique économique de rayonnement international ce ne pas par de tels procédés que on y arrivera mais c'est certainement par des actions de fond" a par ailleurs déclaré Jacques Gérault au micro d'Europe1. L'agence Brainstorming, qui avait trouvé la nouvelle dénomination Lyon Airports, prévoyait également de lancer un consumer mag, un trimestriel pour les passagers, et d'appliquer leur stratégie de low stress airport. Le changement d'appellation aurait au total coûté près de 200 000 euros. Merci à Jacques Gérault !
Merci à un préfet d'avoir fait respecter la Constitution1 et la Loi2
Il peut paraître étonnant de féliciter un Préfet de le faire, mais n'en sommes-nous pas là quand chaque jour nous apporte son lot de démissions, de soumissions et de piétinements de notre langue, de notre culture et donc de notre âme ? L'anglais langue de travail au sein d'entreprises françaises en France même, colloques tenus en anglais en France sur fonds publics, cours d'université en anglais, affiches, dénominations... Comme il est étonnant d'ailleurs que de grands élus de la République comme Gérard Collomb qui préside le Grand-Lyon (Courly), Michel Mercier qui préside le conseil général du Rhône et Jean-Jack Queyranne qui préside le conseil régional Rhône-Alpes qui à eux trois contrôlent 15 % du capital des aéroports de Lyon n'aient émis aucune objection à ce piétinement caractérisé de notre langue et par là même de nos institutions. Incompétence ? Démission ? Ignorance ?
Pour la petite histoire (la toute petite histoire) Brainstorming, l'agence, dont le nom même indique la sujétion, qui a imaginé ce baptême anglomaniaque, se permettait de détourner une déclaration d'amour d'Anatole France à la langue française pour justifier son idéologie servile et mercantile : pour porter notre excellence française et nos valeurs, pour être entendu et compris, adaptons-nous à nos interlocuteurs. Ce qui, si l'on a bien compris l'auteur de ces lignes, un certain Jean-François Bourrec, revient à dire pour porter notre excellence française devenons anglo-saxons. Instructif ! Pour la première fois depuis longtemps je suis fier d'un haut représentant de l'État et cela montre qu'à ce niveau, une certaine conception de la République et une certaine conception de la France existent encore.
Encore merci Monsieur Gérault ! Marc-Antoine Renard
Voir également nos nouvelles précédentes consacrées à cette affaire : Lettre à Lyon Airports (sic !) et Lyon Airports ne passe pas ! Écoutez le Billet de Jean-Luc Boujon sur Europe 1 avec l'intervention de Jacques Gérault Voir le Billet de Robert Solé dans Le Monde : French Republic et l'article des Échos : Pas d'anglicisme pour "Lyon Airports" Voir le Blog de Bruno Dewaele (La Voix du Nord) : Retard indéterminé pour LyonAirports Épilogue : la société semble avoir enfin remplacé le logo Lyon Airports sur le site http://www.lyon.aeroport.fr par Aéroports de Lyon mais les clients de l'aéroport Saint-Exupéry circulent encore à bord de navettes aux couleurs de LyonAirports et la revue de la société s'appelle toujours " FLY'on, magazine de LyonAirports", « bilingue anglais et français ».
1 La langue de la République est le français (article 2 de la Constitution) Merci à Jacques Gérault !
(l'explosion de Lyon Airports en vol) Jacques Gérault, préfet de la région Rhône-Alpes et préfet du Rhône, représentant de l'État actionnaire à 60 % de la société, a demandé et obtenu jeudi 26 mars 2009, lors du conseil de surveillance, le retrait de cet anglicisme, jugeant inadmissible que certaines institutions sous-estiment le poids économique et culturel de la langue française.
"Cela m'a choqué, j'estime qu'on n'a pas à avoir honte de la langue française qui est une langue internationale. Nous sommes une très grande puissance économique, nous ne sommes pas encore une succursale de telle puissance anglo-saxonne dans notre pays. Et par conséquent si on veut développer une politique économique de rayonnement international ce ne pas par de tels procédés que on y arrivera mais c'est certainement par des actions de fond" a par ailleurs déclaré Jacques Gérault au micro d'Europe1. L'agence Brainstorming, qui avait trouvé la nouvelle dénomination Lyon Airports, prévoyait également de lancer un consumer mag, un trimestriel pour les passagers, et d'appliquer leur stratégie de low stress airport. Le changement d'appellation aurait au total coûté près de 200 000 euros. Merci à Jacques Gérault !
Merci à un préfet d'avoir fait respecter la Constitution1 et la Loi2
Il peut paraître étonnant de féliciter un Préfet de le faire, mais n'en sommes-nous pas là quand chaque jour nous apporte son lot de démissions, de soumissions et de piétinements de notre langue, de notre culture et donc de notre âme ? L'anglais langue de travail au sein d'entreprises françaises en France même, colloques tenus en anglais en France sur fonds publics, cours d'université en anglais, affiches, dénominations... Comme il est étonnant d'ailleurs que de grands élus de la République comme Gérard Collomb qui préside le Grand-Lyon (Courly), Michel Mercier qui préside le conseil général du Rhône et Jean-Jack Queyranne qui préside le conseil régional Rhône-Alpes qui à eux trois contrôlent 15 % du capital des aéroports de Lyon n'aient émis aucune objection à ce piétinement caractérisé de notre langue et par là même de nos institutions. Incompétence ? Démission ? Ignorance ?
Pour la petite histoire (la toute petite histoire) Brainstorming, l'agence, dont le nom même indique la sujétion, qui a imaginé ce baptême anglomaniaque, se permettait de détourner une déclaration d'amour d'Anatole France à la langue française pour justifier son idéologie servile et mercantile : pour porter notre excellence française et nos valeurs, pour être entendu et compris, adaptons-nous à nos interlocuteurs. Ce qui, si l'on a bien compris l'auteur de ces lignes, un certain Jean-François Bourrec, revient à dire pour porter notre excellence française devenons anglo-saxons. Instructif ! Pour la première fois depuis longtemps je suis fier d'un haut représentant de l'État et cela montre qu'à ce niveau, une certaine conception de la République et une certaine conception de la France existent encore.
Encore merci Monsieur Gérault ! Marc-Antoine Renard
Voir également nos nouvelles précédentes consacrées à cette affaire : Lettre à Lyon Airports (sic !) et Lyon Airports ne passe pas ! Écoutez le Billet de Jean-Luc Boujon sur Europe 1 avec l'intervention de Jacques Gérault Voir le Billet de Robert Solé dans Le Monde : French Republic et l'article des Échos : Pas d'anglicisme pour "Lyon Airports" Voir le Blog de Bruno Dewaele (La Voix du Nord) : Retard indéterminé pour LyonAirports Épilogue : la société semble avoir enfin remplacé le logo Lyon Airports sur le site http://www.lyon.aeroport.fr par Aéroports de Lyon mais les clients de l'aéroport Saint-Exupéry circulent encore à bord de navettes aux couleurs de LyonAirports et la revue de la société s'appelle toujours " FLY'on, magazine de LyonAirports", « bilingue anglais et français ».
1 La langue de la République est le français (article 2 de la Constitution)
Abou Diouf condamne les francophones anglomanes
Le secrétaire général de la Francophonie déplore l'utilisation de l'anglais dans les organisations internationales, par les pays membres de l'organisation francophone, malgré leurs engagements à promouvoir la langue française. Lors d'une allocution sur l'avenir de la Francophonie organisée par le Conseil des relations internationales de Montréal, M. Diouf a rappelé que, malgré l'adoption unanime, en 2006, d'un Vade-mecum sur l'utilisation du français dans les organisations internationales, certains membres de la Francophonie ne respectent pas leurs engagements. Il faut avoir le courage de dire, entre nous, que tous les représentants ou fonctionnaires de nos pays membres en poste dans les organisations internationales ne jouent pas le jeu, et qu'ils sont nombreux à choisir de s'exprimer en anglais quand rien, ni personne ne les oblige assène le secrétaire général de la Francophonie
À Bucarest en 2006, les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'OIF se sont engagés à s'exprimer en français dans les organisations internationales et régionales qui le permettent, à moins qu'ils puissent s'exprimer dans leur(s) langue(s) nationale(s).
Au Sommet de Québec, les membres de la Francophonie ont réitéré leur volonté de valoriser la langue française. Lors du dépôt du rapport sur le suivi du Vade-mecum, en septembre 2008, 45 des 68 États membres et observateurs de la Francophonie n'avaient pas répondu au questionnaire sur l'usage du français dans les organisations internationales. Abou Diouf condamne les francophones anglomanes
Le secrétaire général de la Francophonie déplore l'utilisation de l'anglais dans les organisations internationales, par les pays membres de l'organisation francophone, malgré leurs engagements à promouvoir la langue française. Lors d'une allocution sur l'avenir de la Francophonie organisée par le Conseil des relations internationales de Montréal, M. Diouf a rappelé que, malgré l'adoption unanime, en 2006, d'un Vade-mecum sur l'utilisation du français dans les organisations internationales, certains membres de la Francophonie ne respectent pas leurs engagements. Il faut avoir le courage de dire, entre nous, que tous les représentants ou fonctionnaires de nos pays membres en poste dans les organisations internationales ne jouent pas le jeu, et qu'ils sont nombreux à choisir de s'exprimer en anglais quand rien, ni personne ne les oblige assène le secrétaire général de la Francophonie
À Bucarest en 2006, les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'OIF se sont engagés à s'exprimer en français dans les organisations internationales et régionales qui le permettent, à moins qu'ils puissent s'exprimer dans leur(s) langue(s) nationale(s).
Au Sommet de Québec, les membres de la Francophonie ont réitéré leur volonté de valoriser la langue française. Lors du dépôt du rapport sur le suivi du Vade-mecum, en septembre 2008, 45 des 68 États membres et observateurs de la Francophonie n'avaient pas répondu au questionnaire sur l'usage du français dans les organisations internationales.
Le préfet de la région Rhône-Alpes demande le retrait du nom "Lyon Airports" !
Une fois n'est pas toujours coutume, l'Etat fait respecter la loi et la Constitution.
(communiqué de la Préfecture) Dans un courrier qu'il a adressé le 20 mars dernier au président du directoire de la société Aéroports de Lyon, Jacques Gérault, préfet de la région Rhône-Alpes et préfet du Rhône, s'élève contre le changement de nom de la société Aéroports de Lyon (dont l'Etat est actionnaire à 60 %), devenu Lyon airports et demande le retrait de cette nouvelle appellation.Le préfet estime en effet qu'il est aujourd'hui plus essentiel d'ouvrir davantage Aéroports de Lyon à l'international, par une politique commerciale dynamique, que de n'engager qu'un simple changement de nom. Le choix de cette nouvelle signature, calquée sur les codes anglo-saxons, ne peut évidemment pas constituer une stratégie de communication adaptée aux enjeux d'un territoire dont l'économie représente 10 % du produit intérieur brut français. De plus, il juge inadmissible que certaines institutions sous-estiment à ce point le poids économique et culturel de la langue française et les valeurs qu'elle véhicule. Par ailleurs, cette démarche conduira inéluctablement à terme à effacer l'appellation et le logo Aéroport Lyon Saint-Exupéry et à se priver du coup de l'ensemble des symboles véhiculés par ce nom. Enfin, le préfet s'interroge sur le coût probablement élevé de ce changement de nom et l'opportunité d'une telle dépense en cette période de crise économique.
Avenir de la Langue Française qui s'est élevé avec force contre la nouvelle dénomination par une action en direction des élus et des pouvoirs publics, (voir également le texte de François Griesmar Lettre à Lyon Airports (sic !) dans les nouvelles), ne peut que se réjouir de cette trop rare prise de conscience et féliciter le préfet de la région de faire respecter la loi et la Constitution (on en est là !)Marc-Antoine Renard Le préfet de la région Rhône-Alpes demande le retrait du nom "Lyon Airports" !
Une fois n'est pas toujours coutume, l'Etat fait respecter la loi et la Constitution.
(communiqué de la Préfecture) Dans un courrier qu'il a adressé le 20 mars dernier au président du directoire de la société Aéroports de Lyon, Jacques Gérault, préfet de la région Rhône-Alpes et préfet du Rhône, s'élève contre le changement de nom de la société Aéroports de Lyon (dont l'Etat est actionnaire à 60 %), devenu Lyon airports et demande le retrait de cette nouvelle appellation.Le préfet estime en effet qu'il est aujourd'hui plus essentiel d'ouvrir davantage Aéroports de Lyon à l'international, par une politique commerciale dynamique, que de n'engager qu'un simple changement de nom. Le choix de cette nouvelle signature, calquée sur les codes anglo-saxons, ne peut évidemment pas constituer une stratégie de communication adaptée aux enjeux d'un territoire dont l'économie représente 10 % du produit intérieur brut français. De plus, il juge inadmissible que certaines institutions sous-estiment à ce point le poids économique et culturel de la langue française et les valeurs qu'elle véhicule. Par ailleurs, cette démarche conduira inéluctablement à terme à effacer l'appellation et le logo Aéroport Lyon Saint-Exupéry et à se priver du coup de l'ensemble des symboles véhiculés par ce nom. Enfin, le préfet s'interroge sur le coût probablement élevé de ce changement de nom et l'opportunité d'une telle dépense en cette période de crise économique.
Avenir de la Langue Française qui s'est élevé avec force contre la nouvelle dénomination par une action en direction des élus et des pouvoirs publics, (voir également le texte de François Griesmar Lettre à Lyon Airports (sic !) dans les nouvelles), ne peut que se réjouir de cette trop rare prise de conscience et féliciter le préfet de la région de faire respecter la loi et la Constitution (on en est là !)Marc-Antoine Renard
Naissance de l’Observatoire de l’espace francophone
L’Observatoire démographique et statistique de l’espace francophone a été créé le 25 mars à Montréal. Il doit permettre l’élaboration d’un tableau d’ensemble permanent de l’évolution de la situation du français dans le monde. Le protocole d’entente créant l’Observatoire a été signé en présence d’Abdou Diouf, secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). La promotion du français est l’objectif premier de l’OIF. La langue française est le ciment de notre coopération, mais elle représente aussi un système de valeurs, celui que nous entendons défendre à l’échelle du monde. Nous avons besoin d’un plus grand volontarisme pour sa promotion a-t-il déclaré. La création de l’Observatoire démographique et statistique va dans ce sens. «L’Observatoire aura pour objectif le développement de stratégies d’action efficaces et concrètes en faveur de la langue française», a affirmé Pierre Arcand, le ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie. Cette entente découle de l’engagement pris par le premier ministre Jean Charest à l’occasion du XIIe Sommet de la Francophonie qui s’est déroulé à Québec en octobre dernier. Lors de l’événement, le Québec avait affirmé sa position comme soutien privilégié de l’OIF dans la promotion de la langue française. M. Diouf a d’ailleurs salué «l’investissement ex-emplaire du Québec en faveur du français». L’OIF, qui regroupe 56 États et gouvernements, a adopté en 2008 une Déclaration et des Résolutions touchant quatre enjeux : la langue française, la paix, l’éducation et le développement durable. Naissance de l’Observatoire de l’espace francophone
L’Observatoire démographique et statistique de l’espace francophone a été créé le 25 mars à Montréal. Il doit permettre l’élaboration d’un tableau d’ensemble permanent de l’évolution de la situation du français dans le monde. Le protocole d’entente créant l’Observatoire a été signé en présence d’Abdou Diouf, secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). La promotion du français est l’objectif premier de l’OIF. La langue française est le ciment de notre coopération, mais elle représente aussi un système de valeurs, celui que nous entendons défendre à l’échelle du monde. Nous avons besoin d’un plus grand volontarisme pour sa promotion a-t-il déclaré. La création de l’Observatoire démographique et statistique va dans ce sens. «L’Observatoire aura pour objectif le développement de stratégies d’action efficaces et concrètes en faveur de la langue française», a affirmé Pierre Arcand, le ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie. Cette entente découle de l’engagement pris par le premier ministre Jean Charest à l’occasion du XIIe Sommet de la Francophonie qui s’est déroulé à Québec en octobre dernier. Lors de l’événement, le Québec avait affirmé sa position comme soutien privilégié de l’OIF dans la promotion de la langue française. M. Diouf a d’ailleurs salué «l’investissement ex-emplaire du Québec en faveur du français». L’OIF, qui regroupe 56 États et gouvernements, a adopté en 2008 une Déclaration et des Résolutions touchant quatre enjeux : la langue française, la paix, l’éducation et le développement durable.
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