En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés. Mentions légales.
   Ma patrie, c'est la langue française   (Albert Camus)

ALF

Cadre institutionnel

Et encore...

Traduisons le franglais...

Réseaux sociaux

La Voix francophone

voix_francophone.pngVous voulez participer au débat ? participez au forum La voix francophone

Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

 ↑  

Lettres de protestation

Bienvenue chez Avenir de la Langue Française (ALF)

Remettons la langue française au cœur de notre identité !cocarde.gif

Avenir de la Langue Française a fait état, dans ses bulletins 71 et 72, d’une manœuvre à Bruxelles dans la Commission européenne : le passage illégal et illégitime, subreptice mais massif, à l’anglo-américain comme "langue commune", presque unique langue de travail, au mépris tant du droit que de la nature de l’Europe, qui est diversité linguistique et politique...  [lire la suite]

Les 50 dernières nouvelles

Nouvelle lettre au Président de la République

à Monsieur le Président de la République

Palais de l’Élysée, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris

Monsieur le Président

Le 14 septembre 2020, la section France du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF) vous adressa une lettre ouverte collective signée personnellement par 95 de ses 100 membres d’alors. Elle vous saisit à nouveau : la liste actualisée des personnalités membres est jointe.

Le Haut Conseil, créé le 18 juin 2020, est représentatif à la fois des activités de la France et de la diversité de ses familles spirituelles et politiques.

Le Haut Conseil vous priait, dans sa lettre à nouveau jointe, d’user tant de vos pouvoirs constitutionnels que de votre poids politique au sein de l’Union, pour mettre fin à une pratique illégale et illégitime de la Commission européenne (à laquelle vient de se joindre le Parquet européen). Cette pratique consiste, depuis la confirmation du Brexit au début de 2020, à imposer à marche forcée l’anglo-américain comme "langue commune" des institutions de l’Union.

Vous connaissez bien le grave danger que cette manœuvre représente pour la langue française en premier lieu, pour les autres langues du continent, et pour la nature même de l’Europe qui est diversité linguistique, culturelle, et politique. Vous êtes, en Europe, le chef d’État le mieux placé pour amener le Conseil européen à aborder ce sujet brûlant, à décider la fin de la pratique évoquée, et à ajuster aux réalités politiques post-Brexit le statut des langues de travail de l’UE.

Le Haut Conseil vous prie donc à nouveau, par les documents joints : pétition publique avec ses premiers signataires, et communiqué de presse annonçant un recours de plusieurs associations en Cour de Justice de l’UE, de prendre l’initiative suggérée, sans attendre la prochaine présidence française de l’Union.

Veuillez, Monsieur le Président, recevoir l’expression de la très haute considération des personnalités membres du Haut Conseil, 102signataires.

Pour transmission : Albert Salon, secrétaire général du HCILFF.
--------------------------------------------------------------------------------------------

Albert Salon, docteur d'État ès lettres (Sorbonne 1981, sur "l’Action culturelle de la France dans le monde"), ancien instituteur rural (de classe unique, en 1954/55), conseiller culturel et chef de mission de coopération, directeur au ministère de la Coopération, puis ambassadeur de la France ; commandeur du Mérite national, officier du Mérite béninois, chevalier de la Légion d’Honneur, des Palmes académiques, et des Arts et Lettres, ainsi que du Mérite allemand (Bundesverdienstkreuz am Band) ; président d’honneur d'Avenir de la langue française (ALF), président du Forum francophone international (FFI-France, qui a lancé en octobre 2001 le projet Villers-Cotterêts adopté en 2017 par l’Élysée), co-fondateur le 18 juin 2020 du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie, médaille Senghor de la Francophonie reçue en 2014 de M. Abdou Diouf, au siège de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), médaille d’or 2016 de la Société d’Encouragement au Progrès (SEP), reçue à l’École militaire. Directeur d’une émission régulière "le français en partage" dans une radio patriote indépendante". Ouvrages : "Colas colo, Colas colère", éd. l’Harmattan, 2008 ; "Une volonté française", préface de Claude Hagège, éd. Glyphe, 2012), et alii

Lire la suite Lire la suite

Nouvelle lettre au Président de la République

à Monsieur le Président de la République

Palais de l’Élysée, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris

Monsieur le Président

Le 14 septembre 2020, la section France du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF) vous adressa une lettre ouverte collective signée personnellement par 95 de ses 100 membres d’alors. Elle vous saisit à nouveau : la liste actualisée des personnalités membres est jointe.

Le Haut Conseil, créé le 18 juin 2020, est représentatif à la fois des activités de la France et de la diversité de ses familles spirituelles et politiques.

Le Haut Conseil vous priait, dans sa lettre à nouveau jointe, d’user tant de vos pouvoirs constitutionnels que de votre poids politique au sein de l’Union, pour mettre fin à une pratique illégale et illégitime de la Commission européenne (à laquelle vient de se joindre le Parquet européen). Cette pratique consiste, depuis la confirmation du Brexit au début de 2020, à imposer à marche forcée l’anglo-américain comme "langue commune" des institutions de l’Union.

Vous connaissez bien le grave danger que cette manœuvre représente pour la langue française en premier lieu, pour les autres langues du continent, et pour la nature même de l’Europe qui est diversité linguistique, culturelle, et politique. Vous êtes, en Europe, le chef d’État le mieux placé pour amener le Conseil européen à aborder ce sujet brûlant, à décider la fin de la pratique évoquée, et à ajuster aux réalités politiques post-Brexit le statut des langues de travail de l’UE.

Le Haut Conseil vous prie donc à nouveau, par les documents joints : pétition publique avec ses premiers signataires, et communiqué de presse annonçant un recours de plusieurs associations en Cour de Justice de l’UE, de prendre l’initiative suggérée, sans attendre la prochaine présidence française de l’Union.

Veuillez, Monsieur le Président, recevoir l’expression de la très haute considération des personnalités membres du Haut Conseil, 102signataires.

Pour transmission : Albert Salon, secrétaire général du HCILFF.
--------------------------------------------------------------------------------------------

Albert Salon, docteur d'État ès lettres (Sorbonne 1981, sur "l’Action culturelle de la France dans le monde"), ancien instituteur rural (de classe unique, en 1954/55), conseiller culturel et chef de mission de coopération, directeur au ministère de la Coopération, puis ambassadeur de la France ; commandeur du Mérite national, officier du Mérite béninois, chevalier de la Légion d’Honneur, des Palmes académiques, et des Arts et Lettres, ainsi que du Mérite allemand (Bundesverdienstkreuz am Band) ; président d’honneur d'Avenir de la langue française (ALF), président du Forum francophone international (FFI-France, qui a lancé en octobre 2001 le projet Villers-Cotterêts adopté en 2017 par l’Élysée), co-fondateur le 18 juin 2020 du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie, médaille Senghor de la Francophonie reçue en 2014 de M. Abdou Diouf, au siège de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), médaille d’or 2016 de la Société d’Encouragement au Progrès (SEP), reçue à l’École militaire. Directeur d’une émission régulière "le français en partage" dans une radio patriote indépendante". Ouvrages : "Colas colo, Colas colère", éd. l’Harmattan, 2008 ; "Une volonté française", préface de Claude Hagège, éd. Glyphe, 2012), et alii

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles de février 2021 (2)

L'Humanité Fr Combes et P Latour Quand on se paie notre "french" fiole ! (11/02) (lien)
La Gazette des communes Peut-on rebaptiser un aéroport en utilisant une terminologie de langue anglaise ? (10/02) (lien)
Info du jour Lorraine : Comment doit s’appeler l’aéroport régional ? (9/02) (lien)
Sud-Ouest Périgueux : un texte en écriture inclusive attaqué devant la justice (10/02) (lien)
CERMF La population du monde francophone atteint 524 millions d’habitants (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de février 2021 (2)

L'Humanité Fr Combes et P Latour Quand on se paie notre "french" fiole ! (11/02) (lien)
La Gazette des communes Peut-on rebaptiser un aéroport en utilisant une terminologie de langue anglaise ? (10/02) (lien)
Info du jour Lorraine : Comment doit s’appeler l’aéroport régional ? (9/02) (lien)
Sud-Ouest Périgueux : un texte en écriture inclusive attaqué devant la justice (10/02) (lien)
CERMF La population du monde francophone atteint 524 millions d’habitants (lien)

Fermer Fermer


nouvelles2021/franglais.jpgLe français tel qu'on le parle - le 10/02/2021 - 12:05 par Daniel_Ancelet

Le français tel qu'on le parle !

selon Daniel Ancelet, poète membre d’ALF et du Haut Conseil international 
de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF)


Ne pouvant plus suivre les conversations de mes contemporains, ne supportant plus de me faire considérer par eux comme un vieux con, sinon comme un incurable gâteux, j'ai décidé de me mettre au français vernaculaire.


Après quelques semaines d'apprentissage je me permets de livrer à votre appréciation la rédaction dont le sujet imposé était "la journée d'un senior"
Après un breakfast léger pris dans ma kitchenette, une douche écossaise vivifiante, un rasage précis apaisé par un after-chèvre bienfaisant, j'enfile un training sur un tee-shirt sportswear et une paire de sneakers confortables (pour rester in, c’est le must selon "Paris Fashion Week"). Après avoir fixé et réglé mon cardio, je quitte mon loft pour mon footing quotidien (à mon âge il n'est plus question de running, encore moins d’interval training).


Depuis l'intrusion du Covid, je m'efforce d'éviter les clusters potentiels des rues marchandes, privilégiant les marinas désertées dans lesquelles les cabin-cruisers et autres outboards attendent des jours meilleurs. Je passe devant le swimming-pool du "Lido" désespérément fermé. Son tea-room n'ouvrira pas avant longtemps.


Je repique vers le mail où, entre "Le Steak House" et "Le Barber Shop", seule la boutique du buraliste reste ouverte. Je m'y approvisionne en différents titres mainstream. Ils sont là noyés au milieu de tabloïds nous livrant les derniers scoops concernant la Jet Set et les Peoples et les revues pectorales de body-building et les manuels assouplissants de fitness.


Je regagne mon domicile, consulte mon smartphone, allume mon poste de télévision pour découvrir les last news et voir les talk-shows et leurs vieilles pies qui font le buzz. Aujourd'hui le Trump-bashing coule à flots. En feuilletant "Le Figaro" j’apprends que Di Pascale parmi les must wanted d’Europol vient d’être interpellé en Espagne.


J'avale un cheese-burger et un smoothie avant de me vautrer sur mon cosy-corner pour visionner en streaming le dernier road-movie made America classé au hit-parade de Boborama, le magazine underground.
Il est l’heure de me brancher sur le net pour consulter mes mails et virer les tonnes de spams déversés.


Je me livre ensuite à mon hobby préféré : la chasse aux fake-news. À peine débarquée à Washington The First Lady aurait exigé d’aménager the Oval office en body-center et d’engager comme coach Woody Allen. Ce qui est faux puisque ce dernier a déjà été drafté par Arnold Schwarzenegger victime d’un break-down austro-hongrois (le plus vicieux).


Par ces temps difficiles je dois limiter mon shopping au Fast market le plus proche pour récupérer en click and collect le "J.P. bag" qui m’attend (cranberry sauce, tomato ketchup, pancakes, ribs sauce barbecue, chicken wraps, vegetable juice, jésus de Lyon, tripoux du Cantal, andouille de Guéméné, rocamadour et une bouteille de Saint-Amour… faut pas exagérer, non). J’attendrai toutefois le prochain Black Friday pour changer de freezer, l’actuel étant has been.

De retour dans mon sweet home et avant de m’abandonner à un cocooning réparateur devant le programme en prime time de Breizh TV, il est grand temps d’imaginer le kit de mon prochain script pour Philippe R., le Boss, un censeur impitoyable à l’affût de la moindre impropriété de langage, du solécisme le plus discret, de la faute d’accord la moins imparfaite du subjonctif, du barbarisme ultramarin le plus sournois. Il pourrait être le fils spirituel de Malherbe, de Rivarol et de Joey Starr quant à la défense de la langue française, ce n’est pas peu dire…


Je me demande même si je vais oser lui envoyer cette chronique…. Relaxe Max, tomorrow morning il fera jour.
I’m singing in the rain but with my trench coat waterproof je m’en tamponne le coquillard with American eagle feather.
 

US go home !

Daniel Ancelet

Lire la suite Lire la suite

Le français tel qu'on le parle !

selon Daniel Ancelet, poète membre d’ALF et du Haut Conseil international 
de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF)


Ne pouvant plus suivre les conversations de mes contemporains, ne supportant plus de me faire considérer par eux comme un vieux con, sinon comme un incurable gâteux, j'ai décidé de me mettre au français vernaculaire.


Après quelques semaines d'apprentissage je me permets de livrer à votre appréciation la rédaction dont le sujet imposé était "la journée d'un senior"
Après un breakfast léger pris dans ma kitchenette, une douche écossaise vivifiante, un rasage précis apaisé par un after-chèvre bienfaisant, j'enfile un training sur un tee-shirt sportswear et une paire de sneakers confortables (pour rester in, c’est le must selon "Paris Fashion Week"). Après avoir fixé et réglé mon cardio, je quitte mon loft pour mon footing quotidien (à mon âge il n'est plus question de running, encore moins d’interval training).


Depuis l'intrusion du Covid, je m'efforce d'éviter les clusters potentiels des rues marchandes, privilégiant les marinas désertées dans lesquelles les cabin-cruisers et autres outboards attendent des jours meilleurs. Je passe devant le swimming-pool du "Lido" désespérément fermé. Son tea-room n'ouvrira pas avant longtemps.


Je repique vers le mail où, entre "Le Steak House" et "Le Barber Shop", seule la boutique du buraliste reste ouverte. Je m'y approvisionne en différents titres mainstream. Ils sont là noyés au milieu de tabloïds nous livrant les derniers scoops concernant la Jet Set et les Peoples et les revues pectorales de body-building et les manuels assouplissants de fitness.


Je regagne mon domicile, consulte mon smartphone, allume mon poste de télévision pour découvrir les last news et voir les talk-shows et leurs vieilles pies qui font le buzz. Aujourd'hui le Trump-bashing coule à flots. En feuilletant "Le Figaro" j’apprends que Di Pascale parmi les must wanted d’Europol vient d’être interpellé en Espagne.


J'avale un cheese-burger et un smoothie avant de me vautrer sur mon cosy-corner pour visionner en streaming le dernier road-movie made America classé au hit-parade de Boborama, le magazine underground.
Il est l’heure de me brancher sur le net pour consulter mes mails et virer les tonnes de spams déversés.


Je me livre ensuite à mon hobby préféré : la chasse aux fake-news. À peine débarquée à Washington The First Lady aurait exigé d’aménager the Oval office en body-center et d’engager comme coach Woody Allen. Ce qui est faux puisque ce dernier a déjà été drafté par Arnold Schwarzenegger victime d’un break-down austro-hongrois (le plus vicieux).


Par ces temps difficiles je dois limiter mon shopping au Fast market le plus proche pour récupérer en click and collect le "J.P. bag" qui m’attend (cranberry sauce, tomato ketchup, pancakes, ribs sauce barbecue, chicken wraps, vegetable juice, jésus de Lyon, tripoux du Cantal, andouille de Guéméné, rocamadour et une bouteille de Saint-Amour… faut pas exagérer, non). J’attendrai toutefois le prochain Black Friday pour changer de freezer, l’actuel étant has been.

De retour dans mon sweet home et avant de m’abandonner à un cocooning réparateur devant le programme en prime time de Breizh TV, il est grand temps d’imaginer le kit de mon prochain script pour Philippe R., le Boss, un censeur impitoyable à l’affût de la moindre impropriété de langage, du solécisme le plus discret, de la faute d’accord la moins imparfaite du subjonctif, du barbarisme ultramarin le plus sournois. Il pourrait être le fils spirituel de Malherbe, de Rivarol et de Joey Starr quant à la défense de la langue française, ce n’est pas peu dire…


Je me demande même si je vais oser lui envoyer cette chronique…. Relaxe Max, tomorrow morning il fera jour.
I’m singing in the rain but with my trench coat waterproof je m’en tamponne le coquillard with American eagle feather.
 

US go home !

Daniel Ancelet

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles de février 2021 (2)

Décideurs François Jolivet (LREM) Il faut agir contre l’écriture inclusive à l’école (03/02) (lien)
Le Figaro Comment l’écriture inclusive prend le pouvoir à l’université (04/02) (lien)
Europe 1 La déclaration d'amour de Leïla Slimani au français, "une langue extraordinaire" (05/02) (lien)
Fr. Culture Le "franglais" incoercible ? (Concordance des temps avec B. Cerquiglinisuite)(lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de février 2021 (2)

Décideurs François Jolivet (LREM) Il faut agir contre l’écriture inclusive à l’école (03/02) (lien)
Le Figaro Comment l’écriture inclusive prend le pouvoir à l’université (04/02) (lien)
Europe 1 La déclaration d'amour de Leïla Slimani au français, "une langue extraordinaire" (05/02) (lien)
Fr. Culture Le "franglais" incoercible ? (Concordance des temps avec B. Cerquiglinisuite)(lien)

Fermer Fermer


4 février 2021

Dépôt de plainte en Cour de Justice de l’Union européenne par des associations pour le français

Dans l’esprit du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF), réseau informel qui ne peut ester en justice, Avenir de la Langue française (ALF), et plusieurs autres associations déclarées de France et du dehors qui portent le HCILFF, annoncent leur dépôt prochain en Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE), d’une plainte contre l’usage illégal et illégitime de l’anglais comme "langue commune" de fait du Parquet européen et de la Commission européenne présidée par Mme Ursula von der Leyen.

Usage massif, alors que le Royaume-Uni vient de quitter l’Union Européenne (UE), pour tenter d’imposer un fait accompli, voulu pérenne.

Usage illégal, car le règlement européen n°1 de 1958 modifié, en vigueur, portant statut des langues officielles des institutions de l’UE, instaure au moins trois langues de travail, et non une seule de fait.
Usage illégitime, car l’anglais langue maternelle passe de 16% chez les 28, à quelque 1% chez les 27. Plus important : il va contre la nature même de l’Union, faite de diversité, et non d’un agrégat de vassaux de l’empire à unir par l’anglo-américain.

Dans l’attente du "non" ferme de la France, à prononcer par son Président, sollicité par notre lettre ouverte collective du 14 septembre 2020, le Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF) fait appel à toutes les forces vives de la France et de la Francophonie pour retrouver au plus tôt un statut des langues officielles et de travail de l’Union conforme au droit et à la nature d’icelle.

pour le Haut Conseil : Albert Salon, ancien ambassadeur, président d’honneur d’ALF

_____________________________________________________


Liste des membres de la section française du Haut Conseil international de la Langue française
et de la Francophonie 
Liste des membres mise à jour

Lire la suite Lire la suite

4 février 2021

Dépôt de plainte en Cour de Justice de l’Union européenne par des associations pour le français

Dans l’esprit du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF), réseau informel qui ne peut ester en justice, Avenir de la Langue française (ALF), et plusieurs autres associations déclarées de France et du dehors qui portent le HCILFF, annoncent leur dépôt prochain en Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE), d’une plainte contre l’usage illégal et illégitime de l’anglais comme "langue commune" de fait du Parquet européen et de la Commission européenne présidée par Mme Ursula von der Leyen.

Usage massif, alors que le Royaume-Uni vient de quitter l’Union Européenne (UE), pour tenter d’imposer un fait accompli, voulu pérenne.

Usage illégal, car le règlement européen n°1 de 1958 modifié, en vigueur, portant statut des langues officielles des institutions de l’UE, instaure au moins trois langues de travail, et non une seule de fait.
Usage illégitime, car l’anglais langue maternelle passe de 16% chez les 28, à quelque 1% chez les 27. Plus important : il va contre la nature même de l’Union, faite de diversité, et non d’un agrégat de vassaux de l’empire à unir par l’anglo-américain.

Dans l’attente du "non" ferme de la France, à prononcer par son Président, sollicité par notre lettre ouverte collective du 14 septembre 2020, le Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF) fait appel à toutes les forces vives de la France et de la Francophonie pour retrouver au plus tôt un statut des langues officielles et de travail de l’Union conforme au droit et à la nature d’icelle.

pour le Haut Conseil : Albert Salon, ancien ambassadeur, président d’honneur d’ALF

_____________________________________________________


Liste des membres de la section française du Haut Conseil international de la Langue française
et de la Francophonie 
Liste des membres mise à jour

Fermer Fermer


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de février 2021 - le 03/02/2021 - 16:25 par MAR

Langue française : Nouvelles de février 2021

Le Figaro Brexit : pourquoi l’Union européenne ne parlerait-elle pas français ? (01/02) (lien) et à lire ci-dessous
La Dépêche Eurovision : 5 choses à savoir sur Barbara Pravi, représentant la France (lien)
L'Express M. Feltin-Palas Il n'y a pas un, mais plusieurs français (02/02) (lien)
Fr. Culture Le "franglais" : incoercible ? (Concordance des temps avec Bernard Cerquiglini) (lien)
France Info Covid-19 : vaccinodrome, déconfinement, cluster... Ces nouveaux mots qui sont entrés dans notre vocabulaire (30/01) (lien)

----------------------------------------------------------------------------------

Brexit : pourquoi l’Union européenne ne parlerait-elle pas français ?

Le Royaume-Uni est officiellement sorti de l’Union européenne. Le français pourrait-il remplacer l’anglais dans les institutions ?
par Alice Develey - Le Figaro - 01/02/2021

Quel intérêt aurions-nous à conserver l’anglais comme l’une des langues officielles tandis que l’Angleterre est sortie de l’UE ?
Un mois après la mise en application du Brexit, la langue de Boris Johnson est encore et toujours officielle au sein des instances européennes. Shocking ! D’autant que l’anglais reste seulement la langue officielle de deux États membres, l’Irlande et Malte, et qu’il ne correspond plus qu’à la langue maternelle d’une minorité, ce qui représente 1,2 % de la population en Europe (contre 13 % avant le départ des Britanniques), selon Le Point. Un chiffre bien en deçà du français (~15 %) qui demeure l’une des deux autres langues de travail au sein des institutions.
C’est un fait, aujourd’hui l’Europe est moins anglophone que francophone. Au sein des pays membres de l’Union, le français est parlé par 118,8 millions de personnes, selon les données de l’Observatoire de la langue française. Sans compter que le français est la deuxième langue la plus apprise dans le 1er cycle du secondaire en Europe, elle demeure la troisième langue des affaires, la quatrième sur internet par le nombre d’utilisateurs et la cinquième langue la plus parlée dans le monde. Alors, quel intérêt aurions-nous à conserver l’anglais comme l’une des langues officielles tandis que le Royaume-Uni est sorti de l’UE ?


"La démarche qui est faite vers l’anglais est utilitaire. Cela peut donc donner un anglais diminué par rapport à la bonne syntaxe des natives" Christian Lequesne, professeur de science politique à Sciences Po
"Il faut d’abord se rappeler que l’anglais n’est pas seulement la langue des Britanniques, indique Christian Lequesne, professeur de science politique à Sciences Po. De nombreux échanges se font donc dans l’Union en anglais sans eux. C’est une langue internationale, de travail et qui est apprise en priorité comme langue étrangère dans de nombreux pays du monde, y compris ceux de l’Union européenne. " En comparaison, "si le français est une langue qui continue à être apprise, elle n’est plus maîtrisée comme langue de travail de la même manière que l’anglais, ajoute le politologue. Dans la génération des plus de 60 ans en Europe du Sud, il était commun d’apprendre le français en tant que première langue. Or, le monde a changé."
On le comprend, faire le choix de l’anglais, ce serait opter pour la langue de tout le monde. "L’intérêt de la langue anglaise c’est qu’elle permet une compréhension de tous, explique Bruno Fuchs, député du Haut-Rhin. Lorsque vous la parlez, vous êtes sur un pied d’égalité et donc, c’est un facteur de lien." Au sein d’une Union où 24 langues sont officielles, c’est-à-dire que la législation et les actes juridiques doivent être traduits dans celles-ci, il faut avouer que c’est utile. D’où les trois langues de travail... Mais au sein d’une Union où 22 États membres ne sont pas anglophones, quid de la qualité de cet anglais ?

Des anglophones favorisés
"Beaucoup de non-anglophones de naissance parlent un anglais moyen mais suffisant pour travailler, remarque Christian Lequesne. La démarche qui est faite vers l’anglais est utilitaire. Cela peut donc donner un anglais diminué par rapport à la bonne syntaxe des natives." Bruno Fuchs va plus loin : "Cet anglais est un globish qui entraîne un appauvrissement de la pensée et donc, de la capacité à dialoguer."
L’idée d’un anglais qui serait plus simple ou plus efficace est pourtant un mythe, relève avec pertinence Jean Pruvost, professeur d’université émérite et auteur de La story de la langue française (Tallandier). "Très souvent le mot anglais est moins précis que le mot français, parce qu’il s’agit d’un mot générique, de sens très large susceptible de bien des interprétations. Quant à l’argument consistant à dire que l’anglais est effectivement plus court en nombre de signes pour le même message, c’est presque toujours au détriment de la précision. Est-on gagnant ?"  Sûrement pas. Bruno Fuchs l’a constaté : "Cela a favorisé les Anglais dans l’Europe qui ont pu positionner à des endroits stratégiques des anglophones. On s’est aperçu que le service des recrutements était piloté par un Anglais. Or, tous les tests étaient faits sur des bases anglophones. Cela a dénaturé les schémas d’entrée et de recrutement."

"Il y a un certain plaisir ludique d’ancien élève à dire quelques mots en anglais et une forme de naïveté puérile à penser être à la mode en égrenant des mots anglais dans son français " Jean Pruvost, lexicographe
Pourquoi donc l’Europe ne se remettrait-elle pas à parler français ? D’abord, parce que ce sont les Français eux-mêmes ont qui abandonné leur langue, avance Bruno Fuchs. "Comme les dirigeants à Bruxelles ont choisi de parler anglais pour montrer qu’ils faisaient partie d’une élite, les Français ont suivi le mouvement afin de prouver qu’ils étaient de bons européens." Ensuite, même si l’anglais parlé est moyen et "s’il y a un certain plaisir ludique d’ancien élève à dire quelques mots dans une langue étrangère, ici l’anglais, il y dans le même temps une forme de naïveté puérile à penser être à la mode en égrenant des mots anglais dans son français. Une mode ridicule aux yeux d’une immense majorité. S’ils savaient ce que pensent les personnes ainsi bombardées de mots anglais, ils prendraient conscience qu’un français précis et élégant serait plus efficace", analyse Jean Pruvost.
Enfin, pour des raisons très pratiques, l’Union européenne ne souhaite pas changer ses règles ainsi qu’elle l’expliquait déjà en anglais (ou gaélique mais pas en français) il y a cinq ans après le référendum sur le Brexit. S’il fallait un signe de plus pour prouver la détermination des instances à ne rien changer de leur politique linguistique, le nouveau parquet européen chargé de la lutte contre les atteintes aux intérêts financiers de l’Union européenne, note Libération, a "décidé de travailler uniquement en anglais".

En théorie et en pratique
En vérité, le problème n’est pas tant l’usage de l’anglais que son hégémonie et les contradictions qu’elle met en lumière. À l’article 3.3 du Traité sur l’Union européenne (TUE), il est précisé que l’Union "respecte la richesse de sa diversité culturelle et linguistique, et veille à la sauvegarde et au développement du patrimoine culturel européen". De la même façon, on lit à l’article 22 de la Charte des droits fondamentaux que "l’Union respecte la diversité culturelle, religieuse et linguistique". Or, si en théorie l’anglais figure comme le français et l’allemand parmi les trois langues de travail, dans les faits, elle est prédominante. "Tout est écrit dans les textes mais nous avons abandonné le respect des engagements que nous avons pris", déplore Bruno Fuchs.
Dans son rapport de la mission parlementaire, 31 recommandations pour promouvoir le français et le multilinguisme dans les institutions européennes, daté de 2019, co-écrit avec Sorin Cimpeanu, député roumain et Hamza Fassi-Fihri, député belge, Bruno Fuchs dénonce le "mythe" des langues de travail. "Dans certaines réunions, malgré la présence de nombreux francophones, on passe très vite, trop vite, à l’anglais pour une seule personne qui ne comprend pas", peut-on lire. Christian Lequesne opine : "Le problème se situe dans ce qui fait le quotidien d’une institution. Prenez les réunions de travail au sein de la Commission européenne. Quand un Danois, un Estonien et un Belge flamand essaient de travailler une proposition sans traduction, ils s’expriment en anglais. Ce n’est pas pour rien que l’anglais est la langue principale de production des documents originaux au sein des institutions européennes. Un certain nombre de fonctionnaires européens ne maîtrisent pas la langue française."

"Il y a une grande partie des textes qui ne sont plus traduits et quand ils le sont, ils sont traduits trop tard " Bruno Fuchs, député
D’après des chiffres de la direction générale de la traduction de la Commission européenne, que l’on retrouve dans le rapport de Bruno Fuchs, Sorin Cimpeanu et Hamza Fassi-Fihri, "en 1970, 60 % des documents pour lesquels une traduction était demandée étaient originellement rédigés en français et 40 % en allemand. En 2017, le français est passé à 2,58 %, l’allemand à 2,02 %, l’anglais à 84,38 % ". Même si "à la Cour de justice, le français est toujours resté la langue de procédure " nuance Christian Lequesne, il est bien loin ce temps où Umberto Eco pouvait s’écrier : "La langue de l’Europe, c’est la traduction."
Selon certaines estimations, lit-on plus loin dans le rapport, "70 % des textes produits ne font jamais l’objet d’une traduction. Aujourd’hui tous s’accordent pour reconnaître que la langue de travail de la Commission est l’anglais, de même que la langue des communications internes de toutes les institutions pour des raisons de facilité, d’homogénéité." Ce qui est problématique pour une question évidente de compréhension mais aussi de budget. Une étude réalisée par deux professeurs d’économie, publiée dans Regards Économiques, révèle que le coût de l’anglais pèse près d’un tiers du budget "langues" de l’Union européenne, soit 290 millions d’euros. "Le Brexit a sans doute comme conséquence que les autres pays de l’UE devront ‘prendre en charge’ le coût des traductions et interprétations de et vers l’anglais", expliquent les deux chercheurs, comme l’écrit L’Écho.
Le problème de la traduction se lit aussi sur les sites internet des institutions européennes ainsi que les députés qui dénoncent "une discrimination massive à l’égard des autres langues que l’anglais". Il suffit en effet de se balader sur le site de la Commission pour le constater. En deux clics seulement, les contenus proposés apparaissent déjà en anglais. Idem sur le site du Parlement et de la Banque centrale européenne. Sur le site de la Cour des comptes, la page principale mélange contenus anglophones et francophones, alors que la langue cible est censée être le français.
Pour inverser cette tendance, Bruno Fuchs souhaite fixer des quotas : "Réduire à 50 % dans les trois prochaines années puis 30 %, les textes en anglais. Il y a une grande partie des textes qui ne sont plus traduits et quand ils le sont, ils sont traduits trop tard. Cela en oblige certains à prendre des décisions dans un anglais qu’ils ne maîtrisent pas nécessairement. Tout se fait au préjudice de la démocratie et surtout, au préjudice de la proximité entre le citoyen et l’institution européenne."

"Le rapport d’Amin Maalouf dit qu’il faut être trilingue et c’est la promesse d’Emmanuel Macron : que chaque Français soit trilingue" Bruno Fuchs
Il ne s’agit pas pour autant de remplacer l’anglais par un hégémonisme français. "Imposer l’usage du français, cela devient une démarche politique, explique Christian Lequesne. Or pour rendre une langue attractive, il ne faut pas l’imposer. C’est tout le paradoxe ! Quand on a une position défensive ou directive à l’égard d’une langue, cela ne marche pas. " Que faire donc ? "Le vrai combat à mener se situe au niveau du multilinguisme. S’il est important de défendre le français, il est aussi important de dire qu’il faut continuer à apprendre l’allemand, l’italien, l’espagnol, le russe..."
En somme, pour défendre le français, il faut défendre le plurilinguisme. "À travers l’anglais, il y a une pensée unique, or, avec le multilinguisme, nous sommes dans une richesse de pensées, avec une vision du monde multipolaire. La francophonie, c’est le plurilinguisme", clame Bruno Fuchs. Et de préciser : "Le rapport d’Amin Maalouf dit qu’il faut être trilingue et c’est la promesse d’Emmanuel Macron : que chaque Français soit trilingue."
Jean Pruvost est aussi de son côté convaincu qu’il faut encourager le "plus d’une langue "prôné par Barbara Cassin, en sachant que "bien apprendre une autre langue c’est aussi maîtriser sa propre langue, en connaître les excellentes ressources. Les anglicismes sont souvent la marque d’une insuffisance dans la maîtrise de sa propre langue". Christian Lequesne conclut : "Il faut insister pour que tout fonctionnaire des institutions européennes maîtrise deux langues étrangères en plus de sa langue maternelle. Si l’on disait cela, on aurait de fortes chances d’améliorer la place du français. Mais pour cela, il faudrait que cette idée fonctionne déjà chez nous. Cela demande donc de réfléchir à notre propre apprentissage des langues étrangères en France."

Alice Develey

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de février 2021

Le Figaro Brexit : pourquoi l’Union européenne ne parlerait-elle pas français ? (01/02) (lien) et à lire ci-dessous
La Dépêche Eurovision : 5 choses à savoir sur Barbara Pravi, représentant la France (lien)
L'Express M. Feltin-Palas Il n'y a pas un, mais plusieurs français (02/02) (lien)
Fr. Culture Le "franglais" : incoercible ? (Concordance des temps avec Bernard Cerquiglini) (lien)
France Info Covid-19 : vaccinodrome, déconfinement, cluster... Ces nouveaux mots qui sont entrés dans notre vocabulaire (30/01) (lien)

----------------------------------------------------------------------------------

Brexit : pourquoi l’Union européenne ne parlerait-elle pas français ?

Le Royaume-Uni est officiellement sorti de l’Union européenne. Le français pourrait-il remplacer l’anglais dans les institutions ?
par Alice Develey - Le Figaro - 01/02/2021

Quel intérêt aurions-nous à conserver l’anglais comme l’une des langues officielles tandis que l’Angleterre est sortie de l’UE ?
Un mois après la mise en application du Brexit, la langue de Boris Johnson est encore et toujours officielle au sein des instances européennes. Shocking ! D’autant que l’anglais reste seulement la langue officielle de deux États membres, l’Irlande et Malte, et qu’il ne correspond plus qu’à la langue maternelle d’une minorité, ce qui représente 1,2 % de la population en Europe (contre 13 % avant le départ des Britanniques), selon Le Point. Un chiffre bien en deçà du français (~15 %) qui demeure l’une des deux autres langues de travail au sein des institutions.
C’est un fait, aujourd’hui l’Europe est moins anglophone que francophone. Au sein des pays membres de l’Union, le français est parlé par 118,8 millions de personnes, selon les données de l’Observatoire de la langue française. Sans compter que le français est la deuxième langue la plus apprise dans le 1er cycle du secondaire en Europe, elle demeure la troisième langue des affaires, la quatrième sur internet par le nombre d’utilisateurs et la cinquième langue la plus parlée dans le monde. Alors, quel intérêt aurions-nous à conserver l’anglais comme l’une des langues officielles tandis que le Royaume-Uni est sorti de l’UE ?


"La démarche qui est faite vers l’anglais est utilitaire. Cela peut donc donner un anglais diminué par rapport à la bonne syntaxe des natives" Christian Lequesne, professeur de science politique à Sciences Po
"Il faut d’abord se rappeler que l’anglais n’est pas seulement la langue des Britanniques, indique Christian Lequesne, professeur de science politique à Sciences Po. De nombreux échanges se font donc dans l’Union en anglais sans eux. C’est une langue internationale, de travail et qui est apprise en priorité comme langue étrangère dans de nombreux pays du monde, y compris ceux de l’Union européenne. " En comparaison, "si le français est une langue qui continue à être apprise, elle n’est plus maîtrisée comme langue de travail de la même manière que l’anglais, ajoute le politologue. Dans la génération des plus de 60 ans en Europe du Sud, il était commun d’apprendre le français en tant que première langue. Or, le monde a changé."
On le comprend, faire le choix de l’anglais, ce serait opter pour la langue de tout le monde. "L’intérêt de la langue anglaise c’est qu’elle permet une compréhension de tous, explique Bruno Fuchs, député du Haut-Rhin. Lorsque vous la parlez, vous êtes sur un pied d’égalité et donc, c’est un facteur de lien." Au sein d’une Union où 24 langues sont officielles, c’est-à-dire que la législation et les actes juridiques doivent être traduits dans celles-ci, il faut avouer que c’est utile. D’où les trois langues de travail... Mais au sein d’une Union où 22 États membres ne sont pas anglophones, quid de la qualité de cet anglais ?

Des anglophones favorisés
"Beaucoup de non-anglophones de naissance parlent un anglais moyen mais suffisant pour travailler, remarque Christian Lequesne. La démarche qui est faite vers l’anglais est utilitaire. Cela peut donc donner un anglais diminué par rapport à la bonne syntaxe des natives." Bruno Fuchs va plus loin : "Cet anglais est un globish qui entraîne un appauvrissement de la pensée et donc, de la capacité à dialoguer."
L’idée d’un anglais qui serait plus simple ou plus efficace est pourtant un mythe, relève avec pertinence Jean Pruvost, professeur d’université émérite et auteur de La story de la langue française (Tallandier). "Très souvent le mot anglais est moins précis que le mot français, parce qu’il s’agit d’un mot générique, de sens très large susceptible de bien des interprétations. Quant à l’argument consistant à dire que l’anglais est effectivement plus court en nombre de signes pour le même message, c’est presque toujours au détriment de la précision. Est-on gagnant ?"  Sûrement pas. Bruno Fuchs l’a constaté : "Cela a favorisé les Anglais dans l’Europe qui ont pu positionner à des endroits stratégiques des anglophones. On s’est aperçu que le service des recrutements était piloté par un Anglais. Or, tous les tests étaient faits sur des bases anglophones. Cela a dénaturé les schémas d’entrée et de recrutement."

"Il y a un certain plaisir ludique d’ancien élève à dire quelques mots en anglais et une forme de naïveté puérile à penser être à la mode en égrenant des mots anglais dans son français " Jean Pruvost, lexicographe
Pourquoi donc l’Europe ne se remettrait-elle pas à parler français ? D’abord, parce que ce sont les Français eux-mêmes ont qui abandonné leur langue, avance Bruno Fuchs. "Comme les dirigeants à Bruxelles ont choisi de parler anglais pour montrer qu’ils faisaient partie d’une élite, les Français ont suivi le mouvement afin de prouver qu’ils étaient de bons européens." Ensuite, même si l’anglais parlé est moyen et "s’il y a un certain plaisir ludique d’ancien élève à dire quelques mots dans une langue étrangère, ici l’anglais, il y dans le même temps une forme de naïveté puérile à penser être à la mode en égrenant des mots anglais dans son français. Une mode ridicule aux yeux d’une immense majorité. S’ils savaient ce que pensent les personnes ainsi bombardées de mots anglais, ils prendraient conscience qu’un français précis et élégant serait plus efficace", analyse Jean Pruvost.
Enfin, pour des raisons très pratiques, l’Union européenne ne souhaite pas changer ses règles ainsi qu’elle l’expliquait déjà en anglais (ou gaélique mais pas en français) il y a cinq ans après le référendum sur le Brexit. S’il fallait un signe de plus pour prouver la détermination des instances à ne rien changer de leur politique linguistique, le nouveau parquet européen chargé de la lutte contre les atteintes aux intérêts financiers de l’Union européenne, note Libération, a "décidé de travailler uniquement en anglais".

En théorie et en pratique
En vérité, le problème n’est pas tant l’usage de l’anglais que son hégémonie et les contradictions qu’elle met en lumière. À l’article 3.3 du Traité sur l’Union européenne (TUE), il est précisé que l’Union "respecte la richesse de sa diversité culturelle et linguistique, et veille à la sauvegarde et au développement du patrimoine culturel européen". De la même façon, on lit à l’article 22 de la Charte des droits fondamentaux que "l’Union respecte la diversité culturelle, religieuse et linguistique". Or, si en théorie l’anglais figure comme le français et l’allemand parmi les trois langues de travail, dans les faits, elle est prédominante. "Tout est écrit dans les textes mais nous avons abandonné le respect des engagements que nous avons pris", déplore Bruno Fuchs.
Dans son rapport de la mission parlementaire, 31 recommandations pour promouvoir le français et le multilinguisme dans les institutions européennes, daté de 2019, co-écrit avec Sorin Cimpeanu, député roumain et Hamza Fassi-Fihri, député belge, Bruno Fuchs dénonce le "mythe" des langues de travail. "Dans certaines réunions, malgré la présence de nombreux francophones, on passe très vite, trop vite, à l’anglais pour une seule personne qui ne comprend pas", peut-on lire. Christian Lequesne opine : "Le problème se situe dans ce qui fait le quotidien d’une institution. Prenez les réunions de travail au sein de la Commission européenne. Quand un Danois, un Estonien et un Belge flamand essaient de travailler une proposition sans traduction, ils s’expriment en anglais. Ce n’est pas pour rien que l’anglais est la langue principale de production des documents originaux au sein des institutions européennes. Un certain nombre de fonctionnaires européens ne maîtrisent pas la langue française."

"Il y a une grande partie des textes qui ne sont plus traduits et quand ils le sont, ils sont traduits trop tard " Bruno Fuchs, député
D’après des chiffres de la direction générale de la traduction de la Commission européenne, que l’on retrouve dans le rapport de Bruno Fuchs, Sorin Cimpeanu et Hamza Fassi-Fihri, "en 1970, 60 % des documents pour lesquels une traduction était demandée étaient originellement rédigés en français et 40 % en allemand. En 2017, le français est passé à 2,58 %, l’allemand à 2,02 %, l’anglais à 84,38 % ". Même si "à la Cour de justice, le français est toujours resté la langue de procédure " nuance Christian Lequesne, il est bien loin ce temps où Umberto Eco pouvait s’écrier : "La langue de l’Europe, c’est la traduction."
Selon certaines estimations, lit-on plus loin dans le rapport, "70 % des textes produits ne font jamais l’objet d’une traduction. Aujourd’hui tous s’accordent pour reconnaître que la langue de travail de la Commission est l’anglais, de même que la langue des communications internes de toutes les institutions pour des raisons de facilité, d’homogénéité." Ce qui est problématique pour une question évidente de compréhension mais aussi de budget. Une étude réalisée par deux professeurs d’économie, publiée dans Regards Économiques, révèle que le coût de l’anglais pèse près d’un tiers du budget "langues" de l’Union européenne, soit 290 millions d’euros. "Le Brexit a sans doute comme conséquence que les autres pays de l’UE devront ‘prendre en charge’ le coût des traductions et interprétations de et vers l’anglais", expliquent les deux chercheurs, comme l’écrit L’Écho.
Le problème de la traduction se lit aussi sur les sites internet des institutions européennes ainsi que les députés qui dénoncent "une discrimination massive à l’égard des autres langues que l’anglais". Il suffit en effet de se balader sur le site de la Commission pour le constater. En deux clics seulement, les contenus proposés apparaissent déjà en anglais. Idem sur le site du Parlement et de la Banque centrale européenne. Sur le site de la Cour des comptes, la page principale mélange contenus anglophones et francophones, alors que la langue cible est censée être le français.
Pour inverser cette tendance, Bruno Fuchs souhaite fixer des quotas : "Réduire à 50 % dans les trois prochaines années puis 30 %, les textes en anglais. Il y a une grande partie des textes qui ne sont plus traduits et quand ils le sont, ils sont traduits trop tard. Cela en oblige certains à prendre des décisions dans un anglais qu’ils ne maîtrisent pas nécessairement. Tout se fait au préjudice de la démocratie et surtout, au préjudice de la proximité entre le citoyen et l’institution européenne."

"Le rapport d’Amin Maalouf dit qu’il faut être trilingue et c’est la promesse d’Emmanuel Macron : que chaque Français soit trilingue" Bruno Fuchs
Il ne s’agit pas pour autant de remplacer l’anglais par un hégémonisme français. "Imposer l’usage du français, cela devient une démarche politique, explique Christian Lequesne. Or pour rendre une langue attractive, il ne faut pas l’imposer. C’est tout le paradoxe ! Quand on a une position défensive ou directive à l’égard d’une langue, cela ne marche pas. " Que faire donc ? "Le vrai combat à mener se situe au niveau du multilinguisme. S’il est important de défendre le français, il est aussi important de dire qu’il faut continuer à apprendre l’allemand, l’italien, l’espagnol, le russe..."
En somme, pour défendre le français, il faut défendre le plurilinguisme. "À travers l’anglais, il y a une pensée unique, or, avec le multilinguisme, nous sommes dans une richesse de pensées, avec une vision du monde multipolaire. La francophonie, c’est le plurilinguisme", clame Bruno Fuchs. Et de préciser : "Le rapport d’Amin Maalouf dit qu’il faut être trilingue et c’est la promesse d’Emmanuel Macron : que chaque Français soit trilingue."
Jean Pruvost est aussi de son côté convaincu qu’il faut encourager le "plus d’une langue "prôné par Barbara Cassin, en sachant que "bien apprendre une autre langue c’est aussi maîtriser sa propre langue, en connaître les excellentes ressources. Les anglicismes sont souvent la marque d’une insuffisance dans la maîtrise de sa propre langue". Christian Lequesne conclut : "Il faut insister pour que tout fonctionnaire des institutions européennes maîtrise deux langues étrangères en plus de sa langue maternelle. Si l’on disait cela, on aurait de fortes chances d’améliorer la place du français. Mais pour cela, il faudrait que cette idée fonctionne déjà chez nous. Cela demande donc de réfléchir à notre propre apprentissage des langues étrangères en France."

Alice Develey

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles de janvier 2021 (4)

Le Figaro 10 nouveaux mots pour parler de la santé (28/01) (lien)
ActuaLitté Un député LREM veut interdire l'enseignement de l'écriture inclusive (28/01) (lien)
Le Point La romancière Chantal Thomas élue à l'Académie française (27/01) (lien)
Le Figaro 10 mots de la cuisine francophone n’ayant pas le même sens en France (27/01) (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de janvier 2021 (4)

Le Figaro 10 nouveaux mots pour parler de la santé (28/01) (lien)
ActuaLitté Un député LREM veut interdire l'enseignement de l'écriture inclusive (28/01) (lien)
Le Point La romancière Chantal Thomas élue à l'Académie française (27/01) (lien)
Le Figaro 10 mots de la cuisine francophone n’ayant pas le même sens en France (27/01) (lien)

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles de janvier 2021 (3)

Journal de Montréal Protection du français: Montréal obtient sa certification (22/01) (lien)
La Langue française Correcteurs d’orthographe : comparatif complet (25/01) (lien)
L'Express Les mots français d’origine allemande (22/01) (lien)
Le Figaro Semaine de la langue française et de la francophonie, thème choisi : "l’air" (21/01) (lien)
Radio France Les auditeurs se révoltent contre l'abus d'anglicismes (lire ci-dessous)

______________________________________________________________________________________

Cluster d’anglicismes

Lettres reçues par la médiatrice de Radio France (extraites de la Lettre de la médiatrice du 22 janvier 2021)


En ce début d’année, les messages évoquant le piteux niveau de langage sur les antennes de Radio France ne tarissent pas : "avalanche d’anglicismes, fautes de grammaire grossières, expressions infantiles, familiarité à la limite de la vulgarité" nous écrit un auditeur qui, en quelques mots, synthétise la teneur globale des nombreux messages que nous recevons.


Si des reproches sont fondés, il convient cependant de nuancer. Les critiques ne concernent pas l’ensemble des journalistes, animateurs ou producteurs, cependant elles rejaillissent incontestablement sur l’ensemble des intervenants de Radio France : "La langue française est admirablement belle, il faut choyer cette beauté, ne pas la souiller, la dénaturer, l’enlaidir. C’est également une langue précise, à la grammaire bien établie. On n’abîme pas un trésor, on le sauvegarde. Or, loin d’être convaincus du soin qu’il convient d’apporter aux paroles qu’ils prononcent, la plupart de vos journalistes paraissent animés d’un souverain mépris pour la langue de Racine, de Voltaire, de Proust, de Valéry ou encore de Mauriac. Ce sont des écorcheurs d’oreilles."

En point d’orgue des plaintes, la prolifération d’anglicismes :
"Entendre au réveil, ce vendredi 22 janvier, que les “viewers” peuvent regarder les “gamers” en “live” et même en “replay” ! Whaouh ! “En termes de timing” (également entendu ce matin), il est à peine 7h30 et j’ai déjà les oreilles qui saignent ! ! ! ! !"
"Ces anglicismes à répétition sont vraiment pénibles à entendre. Pour le journaliste, ce n'est bien sûr qu'un anglicisme en 5 minutes de commentaires, mais pour l'auditeur, c'est un anglicisme toutes les 5 minutes !"


"Je suis scandalisée par tous ces mots, termes anglais utilisés sur votre antenne de service public. Je pense que c'est par paresse car l'anglais est plus court. Ce qu'il faudrait c'est que TOUS les journalistes, animateurs parlent français et reprennent ceux de leurs invités qui par habitude, utilisent l'anglais pour communiquer, et immédiatement traduisent en français. Nous sommes des millions à vous écouter. Pensez-y, moins d'entre soi serait tellement mieux."
"Les bloquebeustères sont en strimingue, qu'est-ce à dire ?"
"Je remarque que très très souvent des mots anglais sont utilisés lors de débats ou autres émissions, je n'ai rien contre la langue anglaise mais je ne la connais pas, et c'est très gênant de ne pas comprendre l'intégralité de ce qui est dit. Serait-il possible de faire une traduction simultanée des mots étrangers employés ?"
"Des gens parlent entre eux de notre (auditeurs-lecteur-péquin moyen) incompréhension des faits de l'actualité. Moi auditeur, je ne comprends pas de quoi ils parlent quand ils disent “fastechèquingue”"
"Je trouve affligeant que les médias en soient réduits à utiliser des mots "qui claquent" pour parler de choses que l'on connaît depuis toujours, souvent dans le seul but de capter l'attention du public. Était-il vraiment indispensable d'introduire le mot "burn out" alors que les mots "épuisement au travail", ou "dépression au travail", disaient très bien ce qu'ils voulaient dire ?"


"Merci à Sonia Devillers d'avoir repris son invitée sur tous les anglicismes qu'elle prononçait à tout bout d'interview. C'est lassant quand on est retraitée et que bien connaissant l'anglais on ne comprend pas les significations de ces mots utilisés dans le milieu professionnel."
"J'ai écouté votre invité politique, à qui on pose la question du "benchmark". D'évidence, j'attends une explication sur ce terme et rien. Certes, vous avez une fonction d'information, de réflexion, d'éveil du sens critique, mais vous ne savez pas qui vous écoute, et l'important c'est que vous ne restiez pas dans "l'entre soi", l'important c'est que même si on n'a pas la même culture langagière que vous, on ait envie de continuer à vous écouter. Risquer poliment une explication ne me choquerait pas, ce mot ou cette notion reste encore une énigme pour moi."


L’usage pesant et continuel d’anglicismes sur les antennes est un fait objectif. Des professionnels de la radio rétorquent que, devant un micro, il faut parler comme tout le monde, d’autres, plus sensibles à la correction de l’expression, reconnaissent que les remarques des auditeurs leur permettent de prendre conscience de cet emploi immodéré de la langue anglaise.
Rappelons qu’en tant que média de service public, la valorisation et la préservation de la langue française est au cœur des missions de Radio France. Loin de valoriser celui ou celle qui l’emploie, un anglicisme traduit l’appauvrissement du patrimoine linguistique français. Pire, il peut être la manifestation d’une paresse de l’esprit, parfois d’un vide de la pensée. L’usage d’un anglicisme tente de faire passer pour une hypermodernité du discours un propos prétentieux et, en creux, une forme de snobisme.
Cette prolifération d’anglicismes a également été constatée rue de Valois, au cœur même du bureau de la ministre de la Culture. Une anecdote rapportée cette semaine par "Le Parisien aujourd’hui en France" nous apprend que Roselyne Bachelot, très sensible à la cause de la francophonie, a posé une tirelire sur la table de la salle de réunion de son cabinet : "Et le tarif, c'est un euro à chaque mot anglais utilisé !" lit-on dans l’article. "Les membres de son équipe contribuent régulièrement mais la ministre elle-même s'est retrouvée mise à l'amende récemment (…) en utilisant les expressions "bottom up et top down". Elle s'est immédiatement acquittée d'une pénalité de 4 euros (4 mots anglais, c'est 4 euros)."


Lundi, un anglicisme ponctuel a connu une belle vitalité sur les antennes : le "Blue Monday".
 

Le "Blue Monday" est le troisième lundi du mois de janvier, jour supposé le plus déprimant de l’année. Il s’agit surtout d’un concept marketing fumeux créé il y a un peu plus de quinze ans à l’occasion de la campagne publicitaire de l’agence de voyages Sky Travel.
Une opération commerciale initialement présentée comme une prétendue étude scientifique avec des calculs absurdes basés sur "les conditions météorologiques, notre niveau d'endettement, le temps écoulé depuis Noël, le temps passé depuis l'échec de nos résolutions du nouvel an" pour déterminer le jour le plus déprimant de l’année.
Ainsi posée, l’équation permet de déterminer que le troisième lundi de janvier est jour “le plus cafardeux de l’année”. Une bien jolie démonstration ! Et, pris au pied de la lettre, ce concept revête tous les atours d’une farce, guère apprécié par certains auditeurs :
"Et c'est reparti pour le Blue Monday ! Qu'est-ce que c'est que cette façon de nous imposer un concept anglosaxon dont nous n'avons que faire ! L'époque n'est pas assez anxiogène ? Qu'est-ce que cela nous apporte d'en remettre une couche ?
Aujourd'hui temps splendide sur les Alpes sous la neige, pour une fois j'oublie le gris, le froid, la pluie et le Covid alors, pitié, n'en rajoutez pas…"

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de janvier 2021 (3)

Journal de Montréal Protection du français: Montréal obtient sa certification (22/01) (lien)
La Langue française Correcteurs d’orthographe : comparatif complet (25/01) (lien)
L'Express Les mots français d’origine allemande (22/01) (lien)
Le Figaro Semaine de la langue française et de la francophonie, thème choisi : "l’air" (21/01) (lien)
Radio France Les auditeurs se révoltent contre l'abus d'anglicismes (lire ci-dessous)

______________________________________________________________________________________

Cluster d’anglicismes

Lettres reçues par la médiatrice de Radio France (extraites de la Lettre de la médiatrice du 22 janvier 2021)


En ce début d’année, les messages évoquant le piteux niveau de langage sur les antennes de Radio France ne tarissent pas : "avalanche d’anglicismes, fautes de grammaire grossières, expressions infantiles, familiarité à la limite de la vulgarité" nous écrit un auditeur qui, en quelques mots, synthétise la teneur globale des nombreux messages que nous recevons.


Si des reproches sont fondés, il convient cependant de nuancer. Les critiques ne concernent pas l’ensemble des journalistes, animateurs ou producteurs, cependant elles rejaillissent incontestablement sur l’ensemble des intervenants de Radio France : "La langue française est admirablement belle, il faut choyer cette beauté, ne pas la souiller, la dénaturer, l’enlaidir. C’est également une langue précise, à la grammaire bien établie. On n’abîme pas un trésor, on le sauvegarde. Or, loin d’être convaincus du soin qu’il convient d’apporter aux paroles qu’ils prononcent, la plupart de vos journalistes paraissent animés d’un souverain mépris pour la langue de Racine, de Voltaire, de Proust, de Valéry ou encore de Mauriac. Ce sont des écorcheurs d’oreilles."

En point d’orgue des plaintes, la prolifération d’anglicismes :
"Entendre au réveil, ce vendredi 22 janvier, que les “viewers” peuvent regarder les “gamers” en “live” et même en “replay” ! Whaouh ! “En termes de timing” (également entendu ce matin), il est à peine 7h30 et j’ai déjà les oreilles qui saignent ! ! ! ! !"
"Ces anglicismes à répétition sont vraiment pénibles à entendre. Pour le journaliste, ce n'est bien sûr qu'un anglicisme en 5 minutes de commentaires, mais pour l'auditeur, c'est un anglicisme toutes les 5 minutes !"


"Je suis scandalisée par tous ces mots, termes anglais utilisés sur votre antenne de service public. Je pense que c'est par paresse car l'anglais est plus court. Ce qu'il faudrait c'est que TOUS les journalistes, animateurs parlent français et reprennent ceux de leurs invités qui par habitude, utilisent l'anglais pour communiquer, et immédiatement traduisent en français. Nous sommes des millions à vous écouter. Pensez-y, moins d'entre soi serait tellement mieux."
"Les bloquebeustères sont en strimingue, qu'est-ce à dire ?"
"Je remarque que très très souvent des mots anglais sont utilisés lors de débats ou autres émissions, je n'ai rien contre la langue anglaise mais je ne la connais pas, et c'est très gênant de ne pas comprendre l'intégralité de ce qui est dit. Serait-il possible de faire une traduction simultanée des mots étrangers employés ?"
"Des gens parlent entre eux de notre (auditeurs-lecteur-péquin moyen) incompréhension des faits de l'actualité. Moi auditeur, je ne comprends pas de quoi ils parlent quand ils disent “fastechèquingue”"
"Je trouve affligeant que les médias en soient réduits à utiliser des mots "qui claquent" pour parler de choses que l'on connaît depuis toujours, souvent dans le seul but de capter l'attention du public. Était-il vraiment indispensable d'introduire le mot "burn out" alors que les mots "épuisement au travail", ou "dépression au travail", disaient très bien ce qu'ils voulaient dire ?"


"Merci à Sonia Devillers d'avoir repris son invitée sur tous les anglicismes qu'elle prononçait à tout bout d'interview. C'est lassant quand on est retraitée et que bien connaissant l'anglais on ne comprend pas les significations de ces mots utilisés dans le milieu professionnel."
"J'ai écouté votre invité politique, à qui on pose la question du "benchmark". D'évidence, j'attends une explication sur ce terme et rien. Certes, vous avez une fonction d'information, de réflexion, d'éveil du sens critique, mais vous ne savez pas qui vous écoute, et l'important c'est que vous ne restiez pas dans "l'entre soi", l'important c'est que même si on n'a pas la même culture langagière que vous, on ait envie de continuer à vous écouter. Risquer poliment une explication ne me choquerait pas, ce mot ou cette notion reste encore une énigme pour moi."


L’usage pesant et continuel d’anglicismes sur les antennes est un fait objectif. Des professionnels de la radio rétorquent que, devant un micro, il faut parler comme tout le monde, d’autres, plus sensibles à la correction de l’expression, reconnaissent que les remarques des auditeurs leur permettent de prendre conscience de cet emploi immodéré de la langue anglaise.
Rappelons qu’en tant que média de service public, la valorisation et la préservation de la langue française est au cœur des missions de Radio France. Loin de valoriser celui ou celle qui l’emploie, un anglicisme traduit l’appauvrissement du patrimoine linguistique français. Pire, il peut être la manifestation d’une paresse de l’esprit, parfois d’un vide de la pensée. L’usage d’un anglicisme tente de faire passer pour une hypermodernité du discours un propos prétentieux et, en creux, une forme de snobisme.
Cette prolifération d’anglicismes a également été constatée rue de Valois, au cœur même du bureau de la ministre de la Culture. Une anecdote rapportée cette semaine par "Le Parisien aujourd’hui en France" nous apprend que Roselyne Bachelot, très sensible à la cause de la francophonie, a posé une tirelire sur la table de la salle de réunion de son cabinet : "Et le tarif, c'est un euro à chaque mot anglais utilisé !" lit-on dans l’article. "Les membres de son équipe contribuent régulièrement mais la ministre elle-même s'est retrouvée mise à l'amende récemment (…) en utilisant les expressions "bottom up et top down". Elle s'est immédiatement acquittée d'une pénalité de 4 euros (4 mots anglais, c'est 4 euros)."


Lundi, un anglicisme ponctuel a connu une belle vitalité sur les antennes : le "Blue Monday".
 

Le "Blue Monday" est le troisième lundi du mois de janvier, jour supposé le plus déprimant de l’année. Il s’agit surtout d’un concept marketing fumeux créé il y a un peu plus de quinze ans à l’occasion de la campagne publicitaire de l’agence de voyages Sky Travel.
Une opération commerciale initialement présentée comme une prétendue étude scientifique avec des calculs absurdes basés sur "les conditions météorologiques, notre niveau d'endettement, le temps écoulé depuis Noël, le temps passé depuis l'échec de nos résolutions du nouvel an" pour déterminer le jour le plus déprimant de l’année.
Ainsi posée, l’équation permet de déterminer que le troisième lundi de janvier est jour “le plus cafardeux de l’année”. Une bien jolie démonstration ! Et, pris au pied de la lettre, ce concept revête tous les atours d’une farce, guère apprécié par certains auditeurs :
"Et c'est reparti pour le Blue Monday ! Qu'est-ce que c'est que cette façon de nous imposer un concept anglosaxon dont nous n'avons que faire ! L'époque n'est pas assez anxiogène ? Qu'est-ce que cela nous apporte d'en remettre une couche ?
Aujourd'hui temps splendide sur les Alpes sous la neige, pour une fois j'oublie le gris, le froid, la pluie et le Covid alors, pitié, n'en rajoutez pas…"

Fermer Fermer


nouvelles2021/quebec-a-grands-traits.jpgLe Québec à grands traits de Bernard Émont - le 25/01/2021 - 12:27 par albert-salon

Le Québec à grands traits

Regard panoramique sur la civilisation québécoise
de Bernard Émont

L’Harmattan vient de publier un livre très important, dans lequel Bernard Émont, président de Paris-Québec, universitaire, directeur du Centre d’études du Québec et de la Francophonie d’Amérique du Nord (CEQFAN), membre d’ALF ; ainsi que du Haut Conseil international de la Langue française (HCILFF) comme plusieurs des participants à cet ouvrage collectif, présente aux Français et au monde le Québec dans son histoire passionnante et trop négligée, de ses grands hommes et grandes femmes, mais d’abord de tout son peuple soudé à sa langue.

  

L’auteur et assembleur des contributions nous présente la lutte constante de ce rameau de France "race qui ne veut pas mourir" selon Louis Hémon et F-A Savard pour sa survie. D’abord dans une nature fort rude, parmi de "premières nations" avec lesquelles ce peuple de Canadiens français résilient, aventureux, bâtisseur et entreprenant, a dû lutter. Mais qui a réussi, par le commerce de ses coureurs des bois, "voyageurs", trappeurs, explorateurs (Jolliet, Duluth, La Vérendrye...récits passionnants !), à établir intense métissage et vraies alliances. Jusqu’à conclure dès 1701, sous un Vaudreuil, une "grande paix", évènement historique quasi miraculeux avec les tribus plus constamment hostiles. En quasi-symbiose avec beaucoup au point d’en voir, après la conquête anglaise de 1760, participer à ses révoltes ("Patriotes", Pontiac, Louis Riel) contre le colonisateur britannique. Ensuite, sous le vainqueur des Plaines d’Abraham, l’histoire de la résistance à l’assimilation à la Lord Durham, au "Speak white". Éclairée par les contributions sur la "revanche des berceaux", la "Révolution tranquille" de 1960, la sécularisation, l’Hydro-Québec, les Caisses coopératives Desjardins ; l’enthousiasme lors du voyage du Général en 1967 "payant la dette de Louis XV" et la coopération franco-québécoise ; le tremplin opportunément saisi de la Francophonie (CONFEMEN, puis ACCT et OIF) vers la reconnaissance internationale ; la construction de la Nation, les deux referendums perdus, la reconnaissance par Ottawa d’un "État du Québec dans un Canada uni"....

  

Une remarquable contribution d’Ilyès Zouari porte sur la démographie francophone au Canada et ses impitoyables horloges après la chute des naissances post-révolution-tranquille et les vagues d’immigrants plus proches des anglophones. D’où les incertitudes, les fluctuations politiques entre les options : assimilation dans le monde anglo-saxon nord-américain, autonomie, indépendance-association, ou indépendance avant qu’il ne soit trop tard...

  

Mais, en même temps, plusieurs contributions importantes nous présentent la remarquable expansion économique, industrielle, financière, culturelle, du Québec ces dernières années. Son Nord et son Arctique, longtemps mythes, qui deviennent, dans des Plans audacieux, une époustouflante réalité, depuis l’équipement de ses nombreux lacs et fleuves, la Baie James, ses "Manic" et "La Grande", les immenses ressources minières et en terres rares de ces nords, exploitées écologiquement en associant étroitement les tribus indiennes, et les Inuits.
Avec la contribution de Félix-Antoine Michaud (même prénom que l’auteur de "Menaud, maître draveur") qui tient compte de tous ces facteurs pour dépasser – sans la renier – l’indépendance-sauvegarde de "la race qui ne..." pour montrer que toutes les communautés du Québec pourraient voir enfin dans l’indépendance des lendemains qui chantent pour tous. Un ciel qui s’éclaircit. Un moment à saisir ensemble, sereinement en évidence, sans trop tarder...

  

Un exemple stimulant pour une France actuellement morose. Elle aussi a sa diversité, sa résilience, et ses grandes chances : grands espaces à mettre en valeur : ses régions et territoires d’outre-mer, avec ses 11,7 millions de km² de surface maritime, le deuxième du monde...

  

Merci à Bernard Émont et aux contributeurs de ces grands traits. Ils nous parlent d’une "France du Nord" résiliente. Mais aussi de nous, de la France, et du fait français dans le monde.
D’une grande espérance qui ne veut pas mourir.

  

Albert Salon

Lire la suite Lire la suite

Le Québec à grands traits

Regard panoramique sur la civilisation québécoise
de Bernard Émont

L’Harmattan vient de publier un livre très important, dans lequel Bernard Émont, président de Paris-Québec, universitaire, directeur du Centre d’études du Québec et de la Francophonie d’Amérique du Nord (CEQFAN), membre d’ALF ; ainsi que du Haut Conseil international de la Langue française (HCILFF) comme plusieurs des participants à cet ouvrage collectif, présente aux Français et au monde le Québec dans son histoire passionnante et trop négligée, de ses grands hommes et grandes femmes, mais d’abord de tout son peuple soudé à sa langue.

  

L’auteur et assembleur des contributions nous présente la lutte constante de ce rameau de France "race qui ne veut pas mourir" selon Louis Hémon et F-A Savard pour sa survie. D’abord dans une nature fort rude, parmi de "premières nations" avec lesquelles ce peuple de Canadiens français résilient, aventureux, bâtisseur et entreprenant, a dû lutter. Mais qui a réussi, par le commerce de ses coureurs des bois, "voyageurs", trappeurs, explorateurs (Jolliet, Duluth, La Vérendrye...récits passionnants !), à établir intense métissage et vraies alliances. Jusqu’à conclure dès 1701, sous un Vaudreuil, une "grande paix", évènement historique quasi miraculeux avec les tribus plus constamment hostiles. En quasi-symbiose avec beaucoup au point d’en voir, après la conquête anglaise de 1760, participer à ses révoltes ("Patriotes", Pontiac, Louis Riel) contre le colonisateur britannique. Ensuite, sous le vainqueur des Plaines d’Abraham, l’histoire de la résistance à l’assimilation à la Lord Durham, au "Speak white". Éclairée par les contributions sur la "revanche des berceaux", la "Révolution tranquille" de 1960, la sécularisation, l’Hydro-Québec, les Caisses coopératives Desjardins ; l’enthousiasme lors du voyage du Général en 1967 "payant la dette de Louis XV" et la coopération franco-québécoise ; le tremplin opportunément saisi de la Francophonie (CONFEMEN, puis ACCT et OIF) vers la reconnaissance internationale ; la construction de la Nation, les deux referendums perdus, la reconnaissance par Ottawa d’un "État du Québec dans un Canada uni"....

  

Une remarquable contribution d’Ilyès Zouari porte sur la démographie francophone au Canada et ses impitoyables horloges après la chute des naissances post-révolution-tranquille et les vagues d’immigrants plus proches des anglophones. D’où les incertitudes, les fluctuations politiques entre les options : assimilation dans le monde anglo-saxon nord-américain, autonomie, indépendance-association, ou indépendance avant qu’il ne soit trop tard...

  

Mais, en même temps, plusieurs contributions importantes nous présentent la remarquable expansion économique, industrielle, financière, culturelle, du Québec ces dernières années. Son Nord et son Arctique, longtemps mythes, qui deviennent, dans des Plans audacieux, une époustouflante réalité, depuis l’équipement de ses nombreux lacs et fleuves, la Baie James, ses "Manic" et "La Grande", les immenses ressources minières et en terres rares de ces nords, exploitées écologiquement en associant étroitement les tribus indiennes, et les Inuits.
Avec la contribution de Félix-Antoine Michaud (même prénom que l’auteur de "Menaud, maître draveur") qui tient compte de tous ces facteurs pour dépasser – sans la renier – l’indépendance-sauvegarde de "la race qui ne..." pour montrer que toutes les communautés du Québec pourraient voir enfin dans l’indépendance des lendemains qui chantent pour tous. Un ciel qui s’éclaircit. Un moment à saisir ensemble, sereinement en évidence, sans trop tarder...

  

Un exemple stimulant pour une France actuellement morose. Elle aussi a sa diversité, sa résilience, et ses grandes chances : grands espaces à mettre en valeur : ses régions et territoires d’outre-mer, avec ses 11,7 millions de km² de surface maritime, le deuxième du monde...

  

Merci à Bernard Émont et aux contributeurs de ces grands traits. Ils nous parlent d’une "France du Nord" résiliente. Mais aussi de nous, de la France, et du fait français dans le monde.
D’une grande espérance qui ne veut pas mourir.

  

Albert Salon

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles de janvier 2021 (2)

Le Point Brexit : Et si l’Europe se remettait enfin à parler français (16/01) (lien) [et ci-dessous]
CEQFAN La population du monde francophone atteint 524 millions d’habitants (12/01) (lien)
Marianne Et si le français devenait la langue officielle de l'Union européenne ? (12/01) (lien)
Courrier international Il Foglio Vu d’Italie. Le français doit devenir la langue de l’Europe post-Brexit (9/01) (lien)
CEQFAN Ilyes Zouari La francophonie canadienne : réalités et perspectives (lien)

----------------------------------------------------------------------------------------------------------

Brexit - Et si l’Europe se remettait enfin à parler français

Lettre de Bruxelles. Face à la domination de l’anglais, le français se saisit du Brexit pour tenter de retrouver son lustre. La guerre des mots aura bien lieu.
par Emmanuel Berretta (publié le 16/01/2021 par Le Point)

À peine les Britanniques ont-ils refermé derrière eux la porte de l'Union européenne (pour revenir par la fenêtre) que le coq français relève la crête et remet en cause l'outrageuse domination de l'anglais au regard des 24 langues officielles de l'UE. Pourquoi l'UE devrait-elle continuer à baragouiner ce "globish", version très appauvrie de la langue de Shakespeare, alors que seuls deux États membres, l'Irlande et Malte, usent officiellement de l'anglais en plus du gaélique et du maltais ? Pourquoi continuer à penser dans la langue d'un pays tiers qui, après avoir insufflé beaucoup de sa culture anglo-saxonne aux institutions européennes, a décidé de s'en détourner ?

Le message de Clément Beaune, secrétaire d'État aux Affaires européennes, est plus subtil. Il invite les institutions à renouer avec l'esprit de diversité culturelle qui devrait les animer : le "multilinguisme". En somme, que chacun parle sa langue et que la traduction suive… La France présidera l'Union européenne au premier semestre 2022 et nul doute qu'Emmanuel Macron se voudra irréprochable dans ce domaine. Manœuvre habile, la francophonie va donc se parer des habits du multilinguisme pour faire reculer l'anglais et redonner de l'espace au français.


L'avantage d'un français plus précis juridiquement

Cependant, avec le départ des Britanniques, la tentation peut être plus grande encore de se rabattre sur l'anglais comme langue véhiculaire "puisqu'elle n'est la langue maternelle de personne et pour ne pas faire de jaloux entre les autres", souffle un diplomate bruxellois. "Son remplacement par une autre langue au travers d'un big bang linguistique semble peu probable, en particulier en temps de crise sanitaire où les modes de communication font face à de vraies contraintes, souligne, pour sa part, l'eurodéputée Renew Valérie Hayer. On l'expérimente au quotidien dans nos réunions de travail au Parlement." En effet, l'interprétariat dans les 24 langues au Parlement européen n'a pas toujours été exhaustif en raison du confinement… L'eurodéputé qui ne maîtrise pas un tant soit peu l'anglais est de facto mis sur la touche.
"Le français a des avantages : c'est une langue plus précise que l'anglais, observe l'eurodéputé RN Nicolas Bay, du groupe Démocratie et Identité, pour une fois d'accord avec l'Élysée. Lorsque l'on doit rédiger des textes juridiques, le français serait plus approprié que l'anglais, qui se prête à toutes sortes d'interprétations." Une analyse confirmée par bien des diplomates qui, pendant des années, en concédant à l'anglais la suprématie dans les négociations européennes, reconnaissent avoir cédé aux Britanniques un indéniable avantage concurrentiel. "Les Anglais avaient un truc génial, se souvient l'un d'eux. Quand, après des heures de palabres, on ne trouvait pas la bonne expression pour rédiger un compromis, au bout d'un moment, ils nous sortaient un mot inconnu de tous et dont eux seuls maîtrisaient la définition. Et, évidemment, le mot s'accordait avec leurs intérêts !"


L'anglais, deuxième langue écrasante auprès des apprenants

A minima, on pourrait revenir au droit, c'est-à-dire aux textes existants, qu'il s'agisse des traités ou des règlements intérieurs en vigueur au sein de chaque institution. Par la seule application du droit en vigueur, le français retrouverait beaucoup de son lustre d'antan. D'abord parce qu'il est une des trois langues de travail de la Commission qui produit un nombre considérable de documents (plus de 2 millions de pages) … en anglais à 80 %. Mais l'allemand dispose du même statut et y est encore plus maltraité. Le français, s'il a des raisons de se plaindre, a aussi des motifs de consolation : il conserve encore une belle place au sein de la Cour de justice de l'UE, où il est la langue des délibérés. Au Conseil, le français est une "langue d'usage".
Cependant, dans la réalité, notre cher idiome, promu dans l'Hexagone par François Ier et l'ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539 (*), a inexorablement reculé. Ne serait-ce que par l'enseignement… Même si l'anglais, avec le départ des Britanniques, dégringole de 14 à 1,2 % des langues maternelles de l'Union, il demeure, de très loin, le plus étudié des secondes langues. Selon les chiffres d'Eurostat, en 2017, 98 % des collégiens et des lycéens européens suivaient des cours d'anglais. Le français se situait à la deuxième place, avec 33,4 %, suivi de l'allemand (23,3 %) et de l'espagnol (16,9 %).


La bronca des fonctionnaires francophones

La modification des textes européens exigeant l'unanimité, il est illusoire de chercher à bouter la langue de Shakespeare hors de l'UE. Jamais l'Irlande ou Malte n'accepteront de se replier sur leur deuxième langue officielle. En outre, ces deux pays trouveraient de nombreux alliés au Nord et à l'Est pour conforter le maintien de l'anglais parmi les 24 langues officielles.
La plus grave attaque subie, ces dernières années, par le "français juridique" a eu lieu sous le règne d'Ursula von der Leyen, la présidente allemande de la Commission européenne. Elle s'est dotée d'un directeur de cabinet allemand, Bjoern Seibert. "Or celui-ci a donné instruction orale que toutes les notes juridiques remontant des services soient rédigées en anglais", se plaint-on au sein de la Commission. Un collectif de fonctionnaires francophones (mais seulement français), dénommé Carré bleu, a dû interpeller par lettre la présidente von der Leyen pour travailler en français sans avoir à se cacher. C'est d'autant plus dommageable que le contentieux des textes européens, lui, sera en français… Autant travailler d'emblée dans la langue de Molière puisque celle-ci, in fine, devra être utilisée devant la Cour de justice de l'UE, comme on l'a vu plus haut.
La résistance s'intensifie depuis que Philippe Léglise-Costa a pris ses fonctions d'ambassadeur de France auprès de l'Union européenne. Ce diplomate de haut rang s'est fait connaître en quittant une réunion du Coreper (l'organe des 27 ambassadeurs, à l'époque 28) précisément sur un différend idiomatique. En cette année 2018, il s'agit de créer un groupe de travail sur le budget européen. Un diplomate bulgare émet l'idée que ce groupe travaillera uniquement en anglais et que, partant de là, l'interprétation dans une autre langue sera à la charge des pays qui la demandent. Hors de question pour Léglise-Costa. Le débat devient assez rude. Chacun y voit son intérêt : les Nordiques, anglophones, se disent qu'ils n'auront rien à payer… Le diplomate bulgare croit pouvoir passer en force en réclamant un vote qu'il aurait pu remporter à la majorité simple.
C'est là que Philippe Léglise-Costa se lève de sa chaise et quitte la salle de réunion. Une manœuvre pour bloquer toute décision et reprendre les discussions la tête froide. Le coup d'éclat du Français fait du bruit ! La presse s'en empare… En fin de compte, le groupe de travail a été créé en multilingue, avec interprétation à disposition sur le budget commun. Autre exemple : la création du dépôt des brevets européens en 2011. Le sujet a été bloqué pendant trente ans car on ne s'accordait pas sur la langue qui devait faire foi. Le déposant qui paie son dépôt devait-il, pour être protégé, le faire en plusieurs langues et laquelle fait foi ? Les Italiens et les Espagnols ont exigé que seul l'anglais soit la référence. La France a bloqué. Le principe finalement retenu est qu'il n'existe aucune condition de langue pour le dépôt dans les trois langues officielles (français, anglais, allemand).


L'entrée des Scandinaves a destitué le français

Deux petites victoires face à un torrent anglophone." Il paraît clair que le Brexit ne signera pas la fin de la domination de la langue anglaise dans les institutions européennes", confirme Pierre Ménat, ancien diplomate français. Cet ancien conseiller Europe de feu le président Chirac était aux premières loges pour constater l'érosion du français : "Langue des États sièges (Bruxelles, Strasbourg, Luxembourg, NDLR), le français avait bien résisté aux premiers élargissements et tenu sa place de première, puis seconde langue de travail jusque dans les années 1990. Mais cette situation s'est définitivement dégradée avec le grand élargissement. Celui-ci a entraîné la multiplication au Conseil des réunions sans interprétation, lors desquelles la langue anglaise, ou plutôt le "globish", s'est imposée comme véhicule commun. À la Commission, au Conseil, au Parlement, une grande majorité des nouveaux arrivants ne parlaient ni ne comprenaient le français. Un événement récent confirme cette tendance. En octobre 2020, le Parquet européen, nouvelle institution, a décidé à une très large majorité d'adopter l'anglais comme langue unique de travail. Aujourd'hui, beaucoup de documents du Conseil ou de la Commission ne sont initialement disponibles qu'en version anglaise."
Très précisément, la bascule intervient avec l'intégration des Scandinaves, en 1995, dépourvus de la culture de la diplomatie francophone. Puis l'adhésion des pays anciennement communistes achève le travail. Les eurodéputés d'Europe centrale choisissent massivement l'anglais en 2004 moins par amour de la vieille Angleterre que par fascination pour les États-Unis, première puissance du "monde libre"… Les Roumains, francophones et francophiles, résistent. Le président du groupe Renew, Dacian Ciolos, lorsqu'il fut commissaire à l'Agriculture de 2010 à 2014, avait imposé le français dans les briefings. Les fonctionnaires bruxellois, tous locuteurs francophones, avaient un peu paniqué, mais s'y étaient conformés. Car c'est bien là le plus beau de l'histoire : les fonctionnaires de la Commission savent parler français et cette langue est exigée au concours (la France y veille). Mais ils préféreront toujours commencer une réunion en anglais et réserver l'usage du français dans leur intégration à la vie bruxelloise… L'anglais, c'est pour le travail ; le français, pour les loisirs et la vie sociale.


Des stages d'immersion pour les VIP

Si l'on ne fait rien, le niveau de français des commissaires continuera à baisser. Mariya Gabriel, la Bulgare, est une locutrice parfaite. Le Slovaque Maros Sefcovic, ancien diplomate, se débrouille très honnêtement, tout comme le Hongrois Oliver Varhelyi pour les mêmes raisons… Francophile, Margrethe Vestager, la Danoise, devient peu à peu une locutrice passive (elle comprend mais n'ose pas le parler professionnellement). Là aussi, il ne faut pas baisser les bras. "Nous organisons des cours de français avec des formations VIP pour les commissaires ou les directeurs généraux de la Commission", indique-t-on à la représentation permanente de la France à Bruxelles. Il existe même des stages d'immersion totale pour les VIP. Le Letton Valdis Dombrovskis, en charge du Commerce, s'y prête actuellement. Mais ce fut également le cas de la commissaire Vera Jourova ou d'Helena Dalli. "Dans les services de la Commission, il est très rare qu'une réunion de travail ne puisse pas basculer au français. Dans les cabinets des commissaires, c'est différent, car il y a du personnel politique qui n'a pas reçu cette formation initiale", souligne-t-on. Cela dit, les Allemands n'entendent pas laisser le français regagner du terrain sans combattre et eux aussi financent des formations au sein de l'UE. "Une tentative forcée mènerait probablement à une bataille et à un blocage, l'enjeu étant de taille, et serait source de méfiance envers la France, prévient Valérie Hayer. Après tout, Umberto Eco disait que la langue de l'Europe, c'est la traduction."
La Commission avait pris un mauvais pli en adressant ses courriers aux ministres français en anglais. Là encore, Philippe Léglise-Costa est intervenu : aucune lettre ne sera transmise aux ministres français si la Commission ne l'écrit pas en français. Sur le moment, la Commission est ébranlée. Elle avance qu'elle n'a pas les moyens de traduire. La France ne fléchit pas. La Commission propose alors une "traduction de courtoisie" en plus de la lettre officielle en anglais. Hors de question : un courrier adressé officiellement par la Commission à la France doit être rédigé en français. La Commission a plié… et a respecté les textes. Toujours les textes.


L'armée des traducteurs s'amenuise

Enfin, il y a le cas de la présidente Ursula von der Leyen. Emmanuel Macron l'avait vendue comme "francophone". Déception de ce côté-là. "Avec Michel Barnier, ça aurait été très différent comme on l'a vécu dans la task force Brexit, confie un fonctionnaire européen. C'est toujours la langue du chef qui donne le ton." En public, von der Lyen ne fait qu'un usage parcimonieux de son français, se contentant de quelques phrases dans ses discours là où son prédécesseur Jean-Claude Juncker, trilingue exceptionnel, pouvait jongler avec les trois langues de travail de la Commission comme un acrobate. La présidente de la Commission fait des efforts et enregistre parfois des vidéos dans les trois langues. Mais ses messages se résument à une communication lissée, alors que Juncker était imprévisible et fantasque dans les trois langues…
L'enjeu à venir, c'est le maintien et l'accroissement de la traduction. "Le multilinguisme coûte un milliard d'euros pour 500 millions de citoyens européens, soit deux euros par citoyen. Le prix d'un café !" notaient dans un rapport les députés Bruno Fuchs (France), Sorin Cimpeanu (Roumanie) et Hamza Fassi-Fihri (Belgique) pour le compte de l'Assemblée parlementaire de la francophonie. La DG traduction de la Commission pèse, à elle seule, 325 millions d'euros, toutes langues confondues. Elle emploie 1 562 traducteurs, dont 142 pour le français. Elle fait appel à des sous-traitants extérieurs. Au Parlement européen, où le multilinguisme est le plus respecté, la direction générale de la traduction emploie 600 traducteurs et 280 assistants qui utilisent les nouvelles technologies. Au secrétariat général du Conseil, on trouve 620 traducteurs et 180 assistants. Plus délicate encore, la traduction juridique à la Cour de justice est assurée par 600 juristes linguistes. La Cour des comptes européenne emploie 140 agents à la traduction… Et on trouve d'autres services de traduction à la BEI, à la BCE et dans les agences de l'UE…


Les logiciels de traduction s'améliorent

Or les effectifs des traducteurs sont en baisse un peu partout. La technologie des logiciels de traduction, de plus en plus performante, permet certes d'aller plus vite et plus aisément s'agissant de la communication écrite, mais quid de la communication orale ? On veut faire des économies, mais le projet politique de "l'Union dans la diversité" ne peut se permettre de traiter les "petites langues" comme des scories de l'histoire. L'enjeu démocratique de rendre l'Union compréhensible par tous les citoyens ne peut se satisfaire d'un à-peu-près. Or il suffit de se balader sur les multiples sites Internet de l'Union pour s'apercevoir que, passé les premières pages, l'anglais est bien souvent la source unique. Bien sûr, avec Google Translate, on peut s'accrocher aux branches et parvenir à décrypter les grandes lignes d'un texte si l'on ne maîtrise pas l'anglais. Mais, politiquement, c'est commettre un contresens et, a fortiori, enfreindre les traités européens.
En se lovant dans le "globish", les élites européennes donnent le sentiment de s'écarter des peuples pour vivre dans une bulle mondialisée. D'autant plus que cette "novlangue bruxelloise" n'est pas enrichie par le patrimoine britannique. Écouter Theresa May parler sa langue maternelle est un délice pour les oreilles (pour ceux qui connaissent l'anglais) par la richesse tant des tournures que des expressions. Boris Johnson a une élocution certes plus aboyante, mais quel vocabulaire ! Paradoxalement, "BoJo" adore user de vocables anglais d'origine française et, durant les négociations du Brexit avec von der Leyen, il plaçait le mot "obsolète" autant qu'il le pouvait…


"L'anglais attire par sa capacité à le parler mal"

En comparaison, les formules stéréotypées proférées par le premier commissaire européen venu, quel pensum ! Sans même parler des accents d'origine des eurodéputés qui viennent saturer ce pauvre anglais d'accents toniques déplacés et de borborygmes gutturaux. Difficile de raccommoder les fils de cette Babel européenne sans massacrer la magnifique langue de Charles Dickens, Edgar Allan Poe, Jane Austen… "L'anglais attire par sa capacité à le parler mal, s'amuse un diplomate. Le plus drôle, c'est que, dans une réunion à Bruxelles, le "globish" était devenu tellement éloigné de l'anglais qu'il était compréhensible par tous, sauf par un Anglais."
"Derrière l'impérialisme linguistique, il y a un impérialisme politique, économique et culturel, estiment les rapporteurs de l'Assemblée parlementaire de la francophonie. La pensée européenne actuelle est profondément marquée par l'influence anglo-saxonne et cette réceptivité aux idées anglo-saxonnes essentiellement économiques est facilitée et encouragée par l'usage de l'anglais." Mais elle le serait tout autant si le français était la langue dominante, répondront, à juste titre, les autres nations. Celui qui impose sa langue diffuse aussi ses idées, sa manière de penser… Pour éviter cette hégémonie culturelle, le premier règlement dans l'histoire de la construction européenne, le règlement 1-58 du 6 octobre 1958 (donc 15 ans avant l'adhésion du Royaume-Uni), posait, de manière prémonitoire, le principe que chacune des langues européennes est officielle.


Le défi complexe d'un débat démocratique multilingue

A contrario, le "multilinguisme" officiel se heurte à une difficulté pratique dans le processus électoral. Quand il s'agit de concevoir des élections européennes qui se dérouleraient selon le principe des listes transnationales, que faire ? C'est le projet formé par Emmanuel Macron (retoqué par les chrétiens-démocrates du PPE) et soutenu par son groupe Renew au Parlement européen pour les européennes de 2024. Reprenons le principe : une seule tête de liste européenne par parti européen de manière à ce que le débat se déroule dans un espace public continental. Sur le papier, c'est cohérent.
Mais quel homme ou femme politique pourrait mener des débats dans 27 pays et 24 langues différentes ? L'oiseau rare n'existe pas. Lors des dernières européennes, il y a bien eu un débat à Bruxelles entre les six têtes de liste des partis européens. Tous les candidats ont opté pour l'anglais. Le débat n'a pas été retransmis par les chaînes de télévision européennes. La joute (très aseptisée) est restée confidentielle. L'Allemand Manfred Weber, le leader du PPE, premier parti du Parlement européen, ne parle pas français. Son opposant de l'époque, le travailliste néerlandais Frans Timmermans (resté commissaire européen), est multilingue et maîtrise le français impeccablement. Hélas, il n'a pas fait campagne en France car le Parti socialiste… ne l'a pas soutenu !

(*) Ce point est discuté. L'ordonnance de Villers-Cotterêts impose la "langue maternelle françois" et permettrait ainsi de dépasser le clivage entre langue d'oil et langue d'oc. Si bien que tous les Français seraient à même de comprendre les documents administratifs.

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de janvier 2021 (2)

Le Point Brexit : Et si l’Europe se remettait enfin à parler français (16/01) (lien) [et ci-dessous]
CEQFAN La population du monde francophone atteint 524 millions d’habitants (12/01) (lien)
Marianne Et si le français devenait la langue officielle de l'Union européenne ? (12/01) (lien)
Courrier international Il Foglio Vu d’Italie. Le français doit devenir la langue de l’Europe post-Brexit (9/01) (lien)
CEQFAN Ilyes Zouari La francophonie canadienne : réalités et perspectives (lien)

----------------------------------------------------------------------------------------------------------

Brexit - Et si l’Europe se remettait enfin à parler français

Lettre de Bruxelles. Face à la domination de l’anglais, le français se saisit du Brexit pour tenter de retrouver son lustre. La guerre des mots aura bien lieu.
par Emmanuel Berretta (publié le 16/01/2021 par Le Point)

À peine les Britanniques ont-ils refermé derrière eux la porte de l'Union européenne (pour revenir par la fenêtre) que le coq français relève la crête et remet en cause l'outrageuse domination de l'anglais au regard des 24 langues officielles de l'UE. Pourquoi l'UE devrait-elle continuer à baragouiner ce "globish", version très appauvrie de la langue de Shakespeare, alors que seuls deux États membres, l'Irlande et Malte, usent officiellement de l'anglais en plus du gaélique et du maltais ? Pourquoi continuer à penser dans la langue d'un pays tiers qui, après avoir insufflé beaucoup de sa culture anglo-saxonne aux institutions européennes, a décidé de s'en détourner ?

Le message de Clément Beaune, secrétaire d'État aux Affaires européennes, est plus subtil. Il invite les institutions à renouer avec l'esprit de diversité culturelle qui devrait les animer : le "multilinguisme". En somme, que chacun parle sa langue et que la traduction suive… La France présidera l'Union européenne au premier semestre 2022 et nul doute qu'Emmanuel Macron se voudra irréprochable dans ce domaine. Manœuvre habile, la francophonie va donc se parer des habits du multilinguisme pour faire reculer l'anglais et redonner de l'espace au français.


L'avantage d'un français plus précis juridiquement

Cependant, avec le départ des Britanniques, la tentation peut être plus grande encore de se rabattre sur l'anglais comme langue véhiculaire "puisqu'elle n'est la langue maternelle de personne et pour ne pas faire de jaloux entre les autres", souffle un diplomate bruxellois. "Son remplacement par une autre langue au travers d'un big bang linguistique semble peu probable, en particulier en temps de crise sanitaire où les modes de communication font face à de vraies contraintes, souligne, pour sa part, l'eurodéputée Renew Valérie Hayer. On l'expérimente au quotidien dans nos réunions de travail au Parlement." En effet, l'interprétariat dans les 24 langues au Parlement européen n'a pas toujours été exhaustif en raison du confinement… L'eurodéputé qui ne maîtrise pas un tant soit peu l'anglais est de facto mis sur la touche.
"Le français a des avantages : c'est une langue plus précise que l'anglais, observe l'eurodéputé RN Nicolas Bay, du groupe Démocratie et Identité, pour une fois d'accord avec l'Élysée. Lorsque l'on doit rédiger des textes juridiques, le français serait plus approprié que l'anglais, qui se prête à toutes sortes d'interprétations." Une analyse confirmée par bien des diplomates qui, pendant des années, en concédant à l'anglais la suprématie dans les négociations européennes, reconnaissent avoir cédé aux Britanniques un indéniable avantage concurrentiel. "Les Anglais avaient un truc génial, se souvient l'un d'eux. Quand, après des heures de palabres, on ne trouvait pas la bonne expression pour rédiger un compromis, au bout d'un moment, ils nous sortaient un mot inconnu de tous et dont eux seuls maîtrisaient la définition. Et, évidemment, le mot s'accordait avec leurs intérêts !"


L'anglais, deuxième langue écrasante auprès des apprenants

A minima, on pourrait revenir au droit, c'est-à-dire aux textes existants, qu'il s'agisse des traités ou des règlements intérieurs en vigueur au sein de chaque institution. Par la seule application du droit en vigueur, le français retrouverait beaucoup de son lustre d'antan. D'abord parce qu'il est une des trois langues de travail de la Commission qui produit un nombre considérable de documents (plus de 2 millions de pages) … en anglais à 80 %. Mais l'allemand dispose du même statut et y est encore plus maltraité. Le français, s'il a des raisons de se plaindre, a aussi des motifs de consolation : il conserve encore une belle place au sein de la Cour de justice de l'UE, où il est la langue des délibérés. Au Conseil, le français est une "langue d'usage".
Cependant, dans la réalité, notre cher idiome, promu dans l'Hexagone par François Ier et l'ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539 (*), a inexorablement reculé. Ne serait-ce que par l'enseignement… Même si l'anglais, avec le départ des Britanniques, dégringole de 14 à 1,2 % des langues maternelles de l'Union, il demeure, de très loin, le plus étudié des secondes langues. Selon les chiffres d'Eurostat, en 2017, 98 % des collégiens et des lycéens européens suivaient des cours d'anglais. Le français se situait à la deuxième place, avec 33,4 %, suivi de l'allemand (23,3 %) et de l'espagnol (16,9 %).


La bronca des fonctionnaires francophones

La modification des textes européens exigeant l'unanimité, il est illusoire de chercher à bouter la langue de Shakespeare hors de l'UE. Jamais l'Irlande ou Malte n'accepteront de se replier sur leur deuxième langue officielle. En outre, ces deux pays trouveraient de nombreux alliés au Nord et à l'Est pour conforter le maintien de l'anglais parmi les 24 langues officielles.
La plus grave attaque subie, ces dernières années, par le "français juridique" a eu lieu sous le règne d'Ursula von der Leyen, la présidente allemande de la Commission européenne. Elle s'est dotée d'un directeur de cabinet allemand, Bjoern Seibert. "Or celui-ci a donné instruction orale que toutes les notes juridiques remontant des services soient rédigées en anglais", se plaint-on au sein de la Commission. Un collectif de fonctionnaires francophones (mais seulement français), dénommé Carré bleu, a dû interpeller par lettre la présidente von der Leyen pour travailler en français sans avoir à se cacher. C'est d'autant plus dommageable que le contentieux des textes européens, lui, sera en français… Autant travailler d'emblée dans la langue de Molière puisque celle-ci, in fine, devra être utilisée devant la Cour de justice de l'UE, comme on l'a vu plus haut.
La résistance s'intensifie depuis que Philippe Léglise-Costa a pris ses fonctions d'ambassadeur de France auprès de l'Union européenne. Ce diplomate de haut rang s'est fait connaître en quittant une réunion du Coreper (l'organe des 27 ambassadeurs, à l'époque 28) précisément sur un différend idiomatique. En cette année 2018, il s'agit de créer un groupe de travail sur le budget européen. Un diplomate bulgare émet l'idée que ce groupe travaillera uniquement en anglais et que, partant de là, l'interprétation dans une autre langue sera à la charge des pays qui la demandent. Hors de question pour Léglise-Costa. Le débat devient assez rude. Chacun y voit son intérêt : les Nordiques, anglophones, se disent qu'ils n'auront rien à payer… Le diplomate bulgare croit pouvoir passer en force en réclamant un vote qu'il aurait pu remporter à la majorité simple.
C'est là que Philippe Léglise-Costa se lève de sa chaise et quitte la salle de réunion. Une manœuvre pour bloquer toute décision et reprendre les discussions la tête froide. Le coup d'éclat du Français fait du bruit ! La presse s'en empare… En fin de compte, le groupe de travail a été créé en multilingue, avec interprétation à disposition sur le budget commun. Autre exemple : la création du dépôt des brevets européens en 2011. Le sujet a été bloqué pendant trente ans car on ne s'accordait pas sur la langue qui devait faire foi. Le déposant qui paie son dépôt devait-il, pour être protégé, le faire en plusieurs langues et laquelle fait foi ? Les Italiens et les Espagnols ont exigé que seul l'anglais soit la référence. La France a bloqué. Le principe finalement retenu est qu'il n'existe aucune condition de langue pour le dépôt dans les trois langues officielles (français, anglais, allemand).


L'entrée des Scandinaves a destitué le français

Deux petites victoires face à un torrent anglophone." Il paraît clair que le Brexit ne signera pas la fin de la domination de la langue anglaise dans les institutions européennes", confirme Pierre Ménat, ancien diplomate français. Cet ancien conseiller Europe de feu le président Chirac était aux premières loges pour constater l'érosion du français : "Langue des États sièges (Bruxelles, Strasbourg, Luxembourg, NDLR), le français avait bien résisté aux premiers élargissements et tenu sa place de première, puis seconde langue de travail jusque dans les années 1990. Mais cette situation s'est définitivement dégradée avec le grand élargissement. Celui-ci a entraîné la multiplication au Conseil des réunions sans interprétation, lors desquelles la langue anglaise, ou plutôt le "globish", s'est imposée comme véhicule commun. À la Commission, au Conseil, au Parlement, une grande majorité des nouveaux arrivants ne parlaient ni ne comprenaient le français. Un événement récent confirme cette tendance. En octobre 2020, le Parquet européen, nouvelle institution, a décidé à une très large majorité d'adopter l'anglais comme langue unique de travail. Aujourd'hui, beaucoup de documents du Conseil ou de la Commission ne sont initialement disponibles qu'en version anglaise."
Très précisément, la bascule intervient avec l'intégration des Scandinaves, en 1995, dépourvus de la culture de la diplomatie francophone. Puis l'adhésion des pays anciennement communistes achève le travail. Les eurodéputés d'Europe centrale choisissent massivement l'anglais en 2004 moins par amour de la vieille Angleterre que par fascination pour les États-Unis, première puissance du "monde libre"… Les Roumains, francophones et francophiles, résistent. Le président du groupe Renew, Dacian Ciolos, lorsqu'il fut commissaire à l'Agriculture de 2010 à 2014, avait imposé le français dans les briefings. Les fonctionnaires bruxellois, tous locuteurs francophones, avaient un peu paniqué, mais s'y étaient conformés. Car c'est bien là le plus beau de l'histoire : les fonctionnaires de la Commission savent parler français et cette langue est exigée au concours (la France y veille). Mais ils préféreront toujours commencer une réunion en anglais et réserver l'usage du français dans leur intégration à la vie bruxelloise… L'anglais, c'est pour le travail ; le français, pour les loisirs et la vie sociale.


Des stages d'immersion pour les VIP

Si l'on ne fait rien, le niveau de français des commissaires continuera à baisser. Mariya Gabriel, la Bulgare, est une locutrice parfaite. Le Slovaque Maros Sefcovic, ancien diplomate, se débrouille très honnêtement, tout comme le Hongrois Oliver Varhelyi pour les mêmes raisons… Francophile, Margrethe Vestager, la Danoise, devient peu à peu une locutrice passive (elle comprend mais n'ose pas le parler professionnellement). Là aussi, il ne faut pas baisser les bras. "Nous organisons des cours de français avec des formations VIP pour les commissaires ou les directeurs généraux de la Commission", indique-t-on à la représentation permanente de la France à Bruxelles. Il existe même des stages d'immersion totale pour les VIP. Le Letton Valdis Dombrovskis, en charge du Commerce, s'y prête actuellement. Mais ce fut également le cas de la commissaire Vera Jourova ou d'Helena Dalli. "Dans les services de la Commission, il est très rare qu'une réunion de travail ne puisse pas basculer au français. Dans les cabinets des commissaires, c'est différent, car il y a du personnel politique qui n'a pas reçu cette formation initiale", souligne-t-on. Cela dit, les Allemands n'entendent pas laisser le français regagner du terrain sans combattre et eux aussi financent des formations au sein de l'UE. "Une tentative forcée mènerait probablement à une bataille et à un blocage, l'enjeu étant de taille, et serait source de méfiance envers la France, prévient Valérie Hayer. Après tout, Umberto Eco disait que la langue de l'Europe, c'est la traduction."
La Commission avait pris un mauvais pli en adressant ses courriers aux ministres français en anglais. Là encore, Philippe Léglise-Costa est intervenu : aucune lettre ne sera transmise aux ministres français si la Commission ne l'écrit pas en français. Sur le moment, la Commission est ébranlée. Elle avance qu'elle n'a pas les moyens de traduire. La France ne fléchit pas. La Commission propose alors une "traduction de courtoisie" en plus de la lettre officielle en anglais. Hors de question : un courrier adressé officiellement par la Commission à la France doit être rédigé en français. La Commission a plié… et a respecté les textes. Toujours les textes.


L'armée des traducteurs s'amenuise

Enfin, il y a le cas de la présidente Ursula von der Leyen. Emmanuel Macron l'avait vendue comme "francophone". Déception de ce côté-là. "Avec Michel Barnier, ça aurait été très différent comme on l'a vécu dans la task force Brexit, confie un fonctionnaire européen. C'est toujours la langue du chef qui donne le ton." En public, von der Lyen ne fait qu'un usage parcimonieux de son français, se contentant de quelques phrases dans ses discours là où son prédécesseur Jean-Claude Juncker, trilingue exceptionnel, pouvait jongler avec les trois langues de travail de la Commission comme un acrobate. La présidente de la Commission fait des efforts et enregistre parfois des vidéos dans les trois langues. Mais ses messages se résument à une communication lissée, alors que Juncker était imprévisible et fantasque dans les trois langues…
L'enjeu à venir, c'est le maintien et l'accroissement de la traduction. "Le multilinguisme coûte un milliard d'euros pour 500 millions de citoyens européens, soit deux euros par citoyen. Le prix d'un café !" notaient dans un rapport les députés Bruno Fuchs (France), Sorin Cimpeanu (Roumanie) et Hamza Fassi-Fihri (Belgique) pour le compte de l'Assemblée parlementaire de la francophonie. La DG traduction de la Commission pèse, à elle seule, 325 millions d'euros, toutes langues confondues. Elle emploie 1 562 traducteurs, dont 142 pour le français. Elle fait appel à des sous-traitants extérieurs. Au Parlement européen, où le multilinguisme est le plus respecté, la direction générale de la traduction emploie 600 traducteurs et 280 assistants qui utilisent les nouvelles technologies. Au secrétariat général du Conseil, on trouve 620 traducteurs et 180 assistants. Plus délicate encore, la traduction juridique à la Cour de justice est assurée par 600 juristes linguistes. La Cour des comptes européenne emploie 140 agents à la traduction… Et on trouve d'autres services de traduction à la BEI, à la BCE et dans les agences de l'UE…


Les logiciels de traduction s'améliorent

Or les effectifs des traducteurs sont en baisse un peu partout. La technologie des logiciels de traduction, de plus en plus performante, permet certes d'aller plus vite et plus aisément s'agissant de la communication écrite, mais quid de la communication orale ? On veut faire des économies, mais le projet politique de "l'Union dans la diversité" ne peut se permettre de traiter les "petites langues" comme des scories de l'histoire. L'enjeu démocratique de rendre l'Union compréhensible par tous les citoyens ne peut se satisfaire d'un à-peu-près. Or il suffit de se balader sur les multiples sites Internet de l'Union pour s'apercevoir que, passé les premières pages, l'anglais est bien souvent la source unique. Bien sûr, avec Google Translate, on peut s'accrocher aux branches et parvenir à décrypter les grandes lignes d'un texte si l'on ne maîtrise pas l'anglais. Mais, politiquement, c'est commettre un contresens et, a fortiori, enfreindre les traités européens.
En se lovant dans le "globish", les élites européennes donnent le sentiment de s'écarter des peuples pour vivre dans une bulle mondialisée. D'autant plus que cette "novlangue bruxelloise" n'est pas enrichie par le patrimoine britannique. Écouter Theresa May parler sa langue maternelle est un délice pour les oreilles (pour ceux qui connaissent l'anglais) par la richesse tant des tournures que des expressions. Boris Johnson a une élocution certes plus aboyante, mais quel vocabulaire ! Paradoxalement, "BoJo" adore user de vocables anglais d'origine française et, durant les négociations du Brexit avec von der Leyen, il plaçait le mot "obsolète" autant qu'il le pouvait…


"L'anglais attire par sa capacité à le parler mal"

En comparaison, les formules stéréotypées proférées par le premier commissaire européen venu, quel pensum ! Sans même parler des accents d'origine des eurodéputés qui viennent saturer ce pauvre anglais d'accents toniques déplacés et de borborygmes gutturaux. Difficile de raccommoder les fils de cette Babel européenne sans massacrer la magnifique langue de Charles Dickens, Edgar Allan Poe, Jane Austen… "L'anglais attire par sa capacité à le parler mal, s'amuse un diplomate. Le plus drôle, c'est que, dans une réunion à Bruxelles, le "globish" était devenu tellement éloigné de l'anglais qu'il était compréhensible par tous, sauf par un Anglais."
"Derrière l'impérialisme linguistique, il y a un impérialisme politique, économique et culturel, estiment les rapporteurs de l'Assemblée parlementaire de la francophonie. La pensée européenne actuelle est profondément marquée par l'influence anglo-saxonne et cette réceptivité aux idées anglo-saxonnes essentiellement économiques est facilitée et encouragée par l'usage de l'anglais." Mais elle le serait tout autant si le français était la langue dominante, répondront, à juste titre, les autres nations. Celui qui impose sa langue diffuse aussi ses idées, sa manière de penser… Pour éviter cette hégémonie culturelle, le premier règlement dans l'histoire de la construction européenne, le règlement 1-58 du 6 octobre 1958 (donc 15 ans avant l'adhésion du Royaume-Uni), posait, de manière prémonitoire, le principe que chacune des langues européennes est officielle.


Le défi complexe d'un débat démocratique multilingue

A contrario, le "multilinguisme" officiel se heurte à une difficulté pratique dans le processus électoral. Quand il s'agit de concevoir des élections européennes qui se dérouleraient selon le principe des listes transnationales, que faire ? C'est le projet formé par Emmanuel Macron (retoqué par les chrétiens-démocrates du PPE) et soutenu par son groupe Renew au Parlement européen pour les européennes de 2024. Reprenons le principe : une seule tête de liste européenne par parti européen de manière à ce que le débat se déroule dans un espace public continental. Sur le papier, c'est cohérent.
Mais quel homme ou femme politique pourrait mener des débats dans 27 pays et 24 langues différentes ? L'oiseau rare n'existe pas. Lors des dernières européennes, il y a bien eu un débat à Bruxelles entre les six têtes de liste des partis européens. Tous les candidats ont opté pour l'anglais. Le débat n'a pas été retransmis par les chaînes de télévision européennes. La joute (très aseptisée) est restée confidentielle. L'Allemand Manfred Weber, le leader du PPE, premier parti du Parlement européen, ne parle pas français. Son opposant de l'époque, le travailliste néerlandais Frans Timmermans (resté commissaire européen), est multilingue et maîtrise le français impeccablement. Hélas, il n'a pas fait campagne en France car le Parti socialiste… ne l'a pas soutenu !

(*) Ce point est discuté. L'ordonnance de Villers-Cotterêts impose la "langue maternelle françois" et permettrait ainsi de dépasser le clivage entre langue d'oil et langue d'oc. Si bien que tous les Français seraient à même de comprendre les documents administratifs.

Fermer Fermer


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de janvier 2021 - le 13/01/2021 - 12:39 par MAR

Langue française : Nouvelles de janvier 2021

Europe Infos L’UE devrait cesser de parler "anglais cassé" après le Brexit, déclare le ministre Clément Beaune (12/01) (lien)
L'Express M. Feltin-Palas Les noms de lieux doivent-ils être francisés ? (12/01) (lien)
Le Monde Verlan de "lobotomisé" ou "pigeon" en langue soninké ? "Boloss", injure générationnelle et mystère étymologique (6/01) (lien)
Le Figaro Un pacte linguistique signé entre l’État et la région Hauts-de-France (30/12) (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de janvier 2021

Europe Infos L’UE devrait cesser de parler "anglais cassé" après le Brexit, déclare le ministre Clément Beaune (12/01) (lien)
L'Express M. Feltin-Palas Les noms de lieux doivent-ils être francisés ? (12/01) (lien)
Le Monde Verlan de "lobotomisé" ou "pigeon" en langue soninké ? "Boloss", injure générationnelle et mystère étymologique (6/01) (lien)
Le Figaro Un pacte linguistique signé entre l’État et la région Hauts-de-France (30/12) (lien)

Fermer Fermer


Urgent appel d’un Suisse romand à l’adresse
de M. Hubert Védrine

Monsieur le Ministre,

Je déplore à chacun de mes voyages à travers l’Hexagone ce que bon nombre d’associations de Défense de la langue française dénoncent à cor et à cri et dans l’indifférence générale, à savoir un arrachage de langue systématique qui s’opère à tous les niveaux de la société française, du sommet de l’État jusque dans les plus petites consciences, au profit du seul anglo-américain.

Voyageant fréquemment de long et en large dans le pays de l’Exception culturelle et des Droits de l’Homme, ce pays qui a tant donné de lui au monde par son génie aux multiples facettes dont il a le secret, je ne cesse de me demander comment un tel géant culturel est tombé si bas, laissant sa langue ainsi ravagée et ruinée par une langue prédatrice qui ne supporte rien de ce qui dépasse son glacial moule hégémonique.

M’étant laissé dire que vous rencontrerez Monsieur le Président de la République prochainement, puissiez-vous le rendre attentif à la descente aux enfers d’une langue française qui nous a tous portés… et qui ne nous a jamais abandonnés. Une langue unique dans le paysage linguistique mondial qui crie sa détresse de là où on l’a jetée comme une malpropre, et ce en dépit des dispositions d’une loi Toubon bafouée, contournée ou vidée de son contenu.

Puissiez-vous aussi faire prendre conscience à Monsieur Emmanuel Macron de l’omniprésence de l’anglais dans les institutions européennes, procédé inique en complète violation de la charte de 1958 modifiée, faisant du français - pourtant chez lui à Bruxelles, à Luxembourg comme à Strasbourg – une quantité plus que négligeable, sans parler des autres langues de l’Union.
Vous remerciant de l’urgente et sincère attention que vous porterez à ces quelques lignes, je vous adresse, Monsieur le Ministre, l’expression de ma parfaite considération.

Philippe Carron
Collectif Langue française, Suisse romande

Lire la suite Lire la suite

Urgent appel d’un Suisse romand à l’adresse
de M. Hubert Védrine

Monsieur le Ministre,

Je déplore à chacun de mes voyages à travers l’Hexagone ce que bon nombre d’associations de Défense de la langue française dénoncent à cor et à cri et dans l’indifférence générale, à savoir un arrachage de langue systématique qui s’opère à tous les niveaux de la société française, du sommet de l’État jusque dans les plus petites consciences, au profit du seul anglo-américain.

Voyageant fréquemment de long et en large dans le pays de l’Exception culturelle et des Droits de l’Homme, ce pays qui a tant donné de lui au monde par son génie aux multiples facettes dont il a le secret, je ne cesse de me demander comment un tel géant culturel est tombé si bas, laissant sa langue ainsi ravagée et ruinée par une langue prédatrice qui ne supporte rien de ce qui dépasse son glacial moule hégémonique.

M’étant laissé dire que vous rencontrerez Monsieur le Président de la République prochainement, puissiez-vous le rendre attentif à la descente aux enfers d’une langue française qui nous a tous portés… et qui ne nous a jamais abandonnés. Une langue unique dans le paysage linguistique mondial qui crie sa détresse de là où on l’a jetée comme une malpropre, et ce en dépit des dispositions d’une loi Toubon bafouée, contournée ou vidée de son contenu.

Puissiez-vous aussi faire prendre conscience à Monsieur Emmanuel Macron de l’omniprésence de l’anglais dans les institutions européennes, procédé inique en complète violation de la charte de 1958 modifiée, faisant du français - pourtant chez lui à Bruxelles, à Luxembourg comme à Strasbourg – une quantité plus que négligeable, sans parler des autres langues de l’Union.
Vous remerciant de l’urgente et sincère attention que vous porterez à ces quelques lignes, je vous adresse, Monsieur le Ministre, l’expression de ma parfaite considération.

Philippe Carron
Collectif Langue française, Suisse romande

Fermer Fermer


nouvelles2020/digital.jpgHalte à l’emploi incorrect de "digital" ! - le 28/12/2020 - 12:01 par Nadia_Antonin

Halte à l’emploi incorrect de "digital" !

par Nadia Antonin

Avec le développement des technologies de l‘information et de la communication (TIC), nous avons assisté à une prolifération de termes anglo-saxons dans de nombreux secteurs. Ce phénomène constitue une menace et expose l’utilisateur francophone à des abus de langage ainsi qu’à de nombreuses erreurs de compréhension ou d’interprétation des différents concepts utilisés.

Pour illustrer ce propos, nous allons nous pencher sur le terme anglais "digital". Ce dernier a pris de l’ampleur et il apparaît aujourd’hui comme inévitable.

Nombreux sont ceux qui traduisent cette notion par "digital" en français. Ainsi, d’aucuns parlent de "croissance digitale", de "stratégie digitale", de "transformation digitale", de "digitaliser l’activité judiciaire", etc. De nos jours, le mot "digital" est mis à toutes les sauces. Lors de séminaires, réunions ou conférences, nombreux sont ceux qui emploient l’adjectif "digital" au lieu de "numérique" malgré la recommandation officielle. Cet anglicisme est insupportable et exaspérant !

La traduction de "digital" en anglais par "digital" en français est incorrecte. Le Petit Robert rappelle que la recommandation officielle est "numérique" et le Larousse précise que "digital" est déconseillé et vieilli.

L’adjectif digital en français signifie qui appartient aux doigts, se rapporte aux doigts". Il est issu du latin digitalis "grosseur d’un doigt", lui-même dérivé de digitus, "doigt". De ce concept latin, a été tiré "digit" en anglais ayant deux sens : le premier est "chiffre", le second "doigt" et digital, qui signifie "numérique". En restant dans la même famille de "digital", il faut remplacer "digitaliser" et "digitalisation" par "numériser" "et numérisation".

Comme de nombreux secteurs, celui des moyens et systèmes de paiement est victime de l’invasion d’anglicismes notamment depuis l’apparition des moyens de paiement électroniques. Face à cette menace, un groupe de travail avait été mis en place en 1993 au sein du Comité français d’organisation et de normalisation bancaires (CFONB). Il s’était fixé comme objectif de redéfinir ces nouveaux moyens de paiement et de donner l’équivalent en français des concepts fondamentaux liés à leur utilisation et à leur sécurisation.

Concernant les moyens de paiement, on a vu apparaître récemment dans certains rapports et publications officielles, le concept de "monnaie digitale de banque centrale". Cette expression a été choisie par certains auteurs pour traduire "Digital Central Bank Currency" (DCBC)". Il s’agit en l’espèce d’une monnaie émise par une banque centrale, totalement dématérialisée qui, pour la Banque de France, revêtirait deux formes : une monnaie centrale dite de "gros", utilisée exclusivement pour dénouer les transactions financières entre la banque centrale et les banques commerciales ou d’autres institutions financières et une monnaie centrale dite de "détail" qui ne remplacerait pas les pièces et les billets mais qui offrirait au grand public une alternative, une monnaie numérique publique, émise et garantie par l’État.

En tant qu’ardents défenseurs de la langue française, n’hésitons pas à rappeler en toutes circonstances que le mot "digital" en français est incorrect.

Lire la suite Lire la suite

Halte à l’emploi incorrect de "digital" !

par Nadia Antonin

Avec le développement des technologies de l‘information et de la communication (TIC), nous avons assisté à une prolifération de termes anglo-saxons dans de nombreux secteurs. Ce phénomène constitue une menace et expose l’utilisateur francophone à des abus de langage ainsi qu’à de nombreuses erreurs de compréhension ou d’interprétation des différents concepts utilisés.

Pour illustrer ce propos, nous allons nous pencher sur le terme anglais "digital". Ce dernier a pris de l’ampleur et il apparaît aujourd’hui comme inévitable.

Nombreux sont ceux qui traduisent cette notion par "digital" en français. Ainsi, d’aucuns parlent de "croissance digitale", de "stratégie digitale", de "transformation digitale", de "digitaliser l’activité judiciaire", etc. De nos jours, le mot "digital" est mis à toutes les sauces. Lors de séminaires, réunions ou conférences, nombreux sont ceux qui emploient l’adjectif "digital" au lieu de "numérique" malgré la recommandation officielle. Cet anglicisme est insupportable et exaspérant !

La traduction de "digital" en anglais par "digital" en français est incorrecte. Le Petit Robert rappelle que la recommandation officielle est "numérique" et le Larousse précise que "digital" est déconseillé et vieilli.

L’adjectif digital en français signifie qui appartient aux doigts, se rapporte aux doigts". Il est issu du latin digitalis "grosseur d’un doigt", lui-même dérivé de digitus, "doigt". De ce concept latin, a été tiré "digit" en anglais ayant deux sens : le premier est "chiffre", le second "doigt" et digital, qui signifie "numérique". En restant dans la même famille de "digital", il faut remplacer "digitaliser" et "digitalisation" par "numériser" "et numérisation".

Comme de nombreux secteurs, celui des moyens et systèmes de paiement est victime de l’invasion d’anglicismes notamment depuis l’apparition des moyens de paiement électroniques. Face à cette menace, un groupe de travail avait été mis en place en 1993 au sein du Comité français d’organisation et de normalisation bancaires (CFONB). Il s’était fixé comme objectif de redéfinir ces nouveaux moyens de paiement et de donner l’équivalent en français des concepts fondamentaux liés à leur utilisation et à leur sécurisation.

Concernant les moyens de paiement, on a vu apparaître récemment dans certains rapports et publications officielles, le concept de "monnaie digitale de banque centrale". Cette expression a été choisie par certains auteurs pour traduire "Digital Central Bank Currency" (DCBC)". Il s’agit en l’espèce d’une monnaie émise par une banque centrale, totalement dématérialisée qui, pour la Banque de France, revêtirait deux formes : une monnaie centrale dite de "gros", utilisée exclusivement pour dénouer les transactions financières entre la banque centrale et les banques commerciales ou d’autres institutions financières et une monnaie centrale dite de "détail" qui ne remplacerait pas les pièces et les billets mais qui offrirait au grand public une alternative, une monnaie numérique publique, émise et garantie par l’État.

En tant qu’ardents défenseurs de la langue française, n’hésitons pas à rappeler en toutes circonstances que le mot "digital" en français est incorrect.

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles de décembre 2020 (3)

Capital "Du coup", ce tic de langage dont on abuse au travail... (21/12) (lien)
L'Express Hélène Carrère d'Encausse La France s'incarne d'abord dans sa langue ! (19/12) (lien)
La langue francaise Espace insécable : le guide complet  (17/12) (lien)
ActuaLitté Un Dictionnaire des francophones, car "le français appartient à tout le monde" (14/12) (lien)
actu.fr Le collège Carnot d'Auch, fait rayonner la langue française avec ses défis oratoires (16/12) (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de décembre 2020 (3)

Capital "Du coup", ce tic de langage dont on abuse au travail... (21/12) (lien)
L'Express Hélène Carrère d'Encausse La France s'incarne d'abord dans sa langue ! (19/12) (lien)
La langue francaise Espace insécable : le guide complet  (17/12) (lien)
ActuaLitté Un Dictionnaire des francophones, car "le français appartient à tout le monde" (14/12) (lien)
actu.fr Le collège Carnot d'Auch, fait rayonner la langue française avec ses défis oratoires (16/12) (lien)

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles de décembre 2020 (2)

Yves Montenay Défendons la langue française : lettre à Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France (lien)
ALF  2 présidents, paladins de la langue française et de la Francophonie (16/12) (lien)
Le Devoir L’anglais règne parmi les missions canadiennes à l'étranger (16/12) (lien)
Journal francophone de Budapest Francophonie : ces cousins du Québec, plus "français" que nous ? (lien)
 

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de décembre 2020 (2)

Yves Montenay Défendons la langue française : lettre à Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France (lien)
ALF  2 présidents, paladins de la langue française et de la Francophonie (16/12) (lien)
Le Devoir L’anglais règne parmi les missions canadiennes à l'étranger (16/12) (lien)
Journal francophone de Budapest Francophonie : ces cousins du Québec, plus "français" que nous ? (lien)
 

Fermer Fermer


nouvelles2020/choix-francophonie.jpgLe choix de la Francophonie - le 10/12/2020 - 17:58 par albert-salon

Le choix de la Francophonie

Un parcours belge et international

de Roger Dehaybe

Avant-propos d’Antoinette Spaak - préface d’Abdou Diouf - Éditions du Cygne, Paris.

Roger Dehaybe, belge wallon de Liège, universitaire philologue, administrateur de grands théâtres en Belgique, haut diplomate, fut Commissaire général aux relations internationales de la Communauté française de Belgique (1983-1997 ; donc responsable des affaires étrangères de cette Communauté devenue Fédération Wallonie-Bruxelles), puis Administrateur général de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF, 1998-2006, intégrée aujourd’hui dans l’Organisation internationale de la Francophonie, OIF). Roger Dehaybe est membre actif de la section "Belgique" du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF). AS

Chez qui, ce choix ? D’abord celui d’un homme habité par l’idée de l’humanisme francophone. D’un homme incarnant l’histoire de sa ville de Liège qui (cela tombait bien ! ...) fut "nouvelle Athènes" au Moyen-Âge, rayonnante principauté Renaissance, révolutionnaire dès 1789, avant le rattachement du pays à la France jusqu’à Waterloo, sur le sol belge. Cet homme habité, habile et déterminé, a fait de son choix celui de toute la communauté francophone de Belgique, avec la compréhension et le consentement obtenus de la Flandre flamandophone, et du Royaume. Et certaines convergences dans l’action avec "l’autre Bruxelles".

Pour illustrer lui-même la complexité institutionnelle de la Belgique actuelle, il nous donne dès les premières pages de son livre des documents, organigrammes, dates importantes, très parlants. Une utile, salutaire "leçon de Belgique"...

Nous suivons ensuite sa brillante ascension. Accommodant d’abord les Wallons entre eux (Région et Communauté), puis les Wallons et les Bruxellois, enfin le "Wallo-Brux" avec les institutions de la Flandre aux intérêts parallèles, sinon convergents et, parallèlement, avec le Royaume, membre théoriquement naturel des institutions de la Francophonie multilatérale, et signataire obligé parmi les 21 États du traité de Niamey en 1970.

Si la France est souvent considérée comme une Europe réussie, nous pouvons affirmer que Roger Dehaybe a beaucoup contribué à sculpter, non certes une Belgique réussie, mais une "Belgique aigle à deux têtes" qui compte beaucoup dans la Francophonie mondiale organisée.

Car notre homme a transposé cette précieuse expérience de haut diplomate à l’action au sein de l’ACCT de Niamey, puis de l’AIF, devenue OIF. Chapeau !

Comment ? Lisez son livre, haletant d’intérêt !

En tout cas, en faisant preuve de ce grand "bon sens", que Sonia Mabrouk reproche gentiment à la France d’avoir un peu égaré, et d’un volontarisme dont il déplore la perte, y compris de la part de la France, qu’il égratigne légitimement, de manière courtoisement contenue, car il l’aime bien, mais clairement perceptible dans sa recherche obstinée et efficace du "consensus",

Bon sens et consensus sur la priorité à l’Éducation et à la Culture (la Conférence de Cotonou sur la Culture, et la Convention UNESCO sur la diversité culturelle d’octobre 2005 : c’est aussi lui !...) ; à la solidarité, faite surtout de coopération pour le développement des pays du Sud, d’abord de l’Afrique (il fut appelé "Dehaybe l’Africain"), seule vraie "plus-value" propre à la Francophonie, alors que rien n’est définitivement acquis pour elle, voire pour le français, malgré la très optimiste projection (750 M en 2050 !...) bien trop répandue.

Priorité naturelle, indispensable, à la langue française, qui conditionne tout le reste, mais en faisant une place nécessaire dans les écoles africaines aux langues nationales, même très locales, partout où c’est possible, pour ancrer les élèves dans le contexte et les valeurs de leurs cultures ("aucun dialogue ne peut se faire au mépris des identités"), ce qui n’est pas incompatible – au contraire ! - avec l’ouverture offerte par le français. Francophonie populaire, pour et par les femmes, les jeunes, les Jeux de la Francophonie, les actions de terrain, avec de vrais experts qu’il faut plus entendre dans "les instances", et associer à l’exécution sur place, avec les forces vives locales, en concentrant les faibles moyens budgétaires (quelques dizaines de millions d’euros aux programmes !) sur des pays choisis, en renonçant enfin à cette plaie des institutions internationales : l’élargissement à tout va et le saupoudrage corrélatif, inefficace.

Découlent de ce qui précède des propositions concrètes, de bon sens, que plusieurs fonctionnaires du ministère français de la Coopération - à la suite des "humanistes coloniaux" à la Delavignette et Lyautey - proposaient eux aussi depuis des années, à l’interne, et dans des articles et ouvrages. Correspondances...

Le ressort profond : l’humanisme, encore une fois. L’être d’abord, sans négliger l’avoir. Œuvrer, par la Francophonie, laboratoire de la diversité culturelle et d’un véritable "vivre ensemble", contre la marchandisation universelle et l’uniformisation mondiale de la pensée, tenter de s’élever à la fraternité. Merci !

Découvrez cette richesse dans ce livre "de choix" ! Puissent les décideurs s’en inspirer, en France et ailleurs !

Albert Salon, ancien ambassadeur.

Lire la suite Lire la suite

Le choix de la Francophonie

Un parcours belge et international

de Roger Dehaybe

Avant-propos d’Antoinette Spaak - préface d’Abdou Diouf - Éditions du Cygne, Paris.

Roger Dehaybe, belge wallon de Liège, universitaire philologue, administrateur de grands théâtres en Belgique, haut diplomate, fut Commissaire général aux relations internationales de la Communauté française de Belgique (1983-1997 ; donc responsable des affaires étrangères de cette Communauté devenue Fédération Wallonie-Bruxelles), puis Administrateur général de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF, 1998-2006, intégrée aujourd’hui dans l’Organisation internationale de la Francophonie, OIF). Roger Dehaybe est membre actif de la section "Belgique" du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF). AS

Chez qui, ce choix ? D’abord celui d’un homme habité par l’idée de l’humanisme francophone. D’un homme incarnant l’histoire de sa ville de Liège qui (cela tombait bien ! ...) fut "nouvelle Athènes" au Moyen-Âge, rayonnante principauté Renaissance, révolutionnaire dès 1789, avant le rattachement du pays à la France jusqu’à Waterloo, sur le sol belge. Cet homme habité, habile et déterminé, a fait de son choix celui de toute la communauté francophone de Belgique, avec la compréhension et le consentement obtenus de la Flandre flamandophone, et du Royaume. Et certaines convergences dans l’action avec "l’autre Bruxelles".

Pour illustrer lui-même la complexité institutionnelle de la Belgique actuelle, il nous donne dès les premières pages de son livre des documents, organigrammes, dates importantes, très parlants. Une utile, salutaire "leçon de Belgique"...

Nous suivons ensuite sa brillante ascension. Accommodant d’abord les Wallons entre eux (Région et Communauté), puis les Wallons et les Bruxellois, enfin le "Wallo-Brux" avec les institutions de la Flandre aux intérêts parallèles, sinon convergents et, parallèlement, avec le Royaume, membre théoriquement naturel des institutions de la Francophonie multilatérale, et signataire obligé parmi les 21 États du traité de Niamey en 1970.

Si la France est souvent considérée comme une Europe réussie, nous pouvons affirmer que Roger Dehaybe a beaucoup contribué à sculpter, non certes une Belgique réussie, mais une "Belgique aigle à deux têtes" qui compte beaucoup dans la Francophonie mondiale organisée.

Car notre homme a transposé cette précieuse expérience de haut diplomate à l’action au sein de l’ACCT de Niamey, puis de l’AIF, devenue OIF. Chapeau !

Comment ? Lisez son livre, haletant d’intérêt !

En tout cas, en faisant preuve de ce grand "bon sens", que Sonia Mabrouk reproche gentiment à la France d’avoir un peu égaré, et d’un volontarisme dont il déplore la perte, y compris de la part de la France, qu’il égratigne légitimement, de manière courtoisement contenue, car il l’aime bien, mais clairement perceptible dans sa recherche obstinée et efficace du "consensus",

Bon sens et consensus sur la priorité à l’Éducation et à la Culture (la Conférence de Cotonou sur la Culture, et la Convention UNESCO sur la diversité culturelle d’octobre 2005 : c’est aussi lui !...) ; à la solidarité, faite surtout de coopération pour le développement des pays du Sud, d’abord de l’Afrique (il fut appelé "Dehaybe l’Africain"), seule vraie "plus-value" propre à la Francophonie, alors que rien n’est définitivement acquis pour elle, voire pour le français, malgré la très optimiste projection (750 M en 2050 !...) bien trop répandue.

Priorité naturelle, indispensable, à la langue française, qui conditionne tout le reste, mais en faisant une place nécessaire dans les écoles africaines aux langues nationales, même très locales, partout où c’est possible, pour ancrer les élèves dans le contexte et les valeurs de leurs cultures ("aucun dialogue ne peut se faire au mépris des identités"), ce qui n’est pas incompatible – au contraire ! - avec l’ouverture offerte par le français. Francophonie populaire, pour et par les femmes, les jeunes, les Jeux de la Francophonie, les actions de terrain, avec de vrais experts qu’il faut plus entendre dans "les instances", et associer à l’exécution sur place, avec les forces vives locales, en concentrant les faibles moyens budgétaires (quelques dizaines de millions d’euros aux programmes !) sur des pays choisis, en renonçant enfin à cette plaie des institutions internationales : l’élargissement à tout va et le saupoudrage corrélatif, inefficace.

Découlent de ce qui précède des propositions concrètes, de bon sens, que plusieurs fonctionnaires du ministère français de la Coopération - à la suite des "humanistes coloniaux" à la Delavignette et Lyautey - proposaient eux aussi depuis des années, à l’interne, et dans des articles et ouvrages. Correspondances...

Le ressort profond : l’humanisme, encore une fois. L’être d’abord, sans négliger l’avoir. Œuvrer, par la Francophonie, laboratoire de la diversité culturelle et d’un véritable "vivre ensemble", contre la marchandisation universelle et l’uniformisation mondiale de la pensée, tenter de s’élever à la fraternité. Merci !

Découvrez cette richesse dans ce livre "de choix" ! Puissent les décideurs s’en inspirer, en France et ailleurs !

Albert Salon, ancien ambassadeur.

Fermer Fermer


nouvelles2020/artsakh.jpgLe français en Artsakh (Haut-Karabakh) - le 09/12/2020 - 21:48 par Nadia-Gerard-Antonin

Le français en Artsakh (Haut-Karabakh)

par Nadia et Gérard Antonin 

Mme Nadia Antonin, haut cadre de la Banque de France, est membre de commissions de terminologie, ainsi que d’ALF et du Haut Conseil international de la langue française et de la Francophonie (HCILFF). AS

Le développement de la langue française est une priorité gouvernementale en Artsakh. L’Artsakh (anciennement Haut-Karabakh), république autoproclamée de Transcaucasie et peuplée majoritairement d’Arméniens de confession chrétienne, a fait de la langue française, une priorité gouvernementale.

La langue de Molière est perçue comme l’instrument privilégié de l’éducation citoyenne des Artsakhiotes. En d’autres termes, l’apprentissage du français est ressenti comme un atout supplémentaire d’enrichissement culturel. De nombreux acteurs se sont mobilisés autour de ce projet politique, qu’il s’agisse de particuliers, de mouvements associatifs ou d’élus. L’une des principales entités œuvrant en faveur de la francophonie en Artsakh est l’association du même nom "Francophonie en Artsakh" dont le président est François Rochebloine, ancien député de la Loire. Avec le co-financement du gouvernement de la République d’Artsakh, du Fonds pan-arménien de France et de l’ONG "Francophone en Artsakh" et sous l’égide de la Fondation Paul Éluard, les travaux de construction du Centre francophone Maison Paul Éluard ont commencé à l’automne 2019 dans la capitale Stépanakert. Ils devaient être achevés en septembre 2020.

Pour François Rochebloine, ce centre va jouer un rôle important dans le développement du français. Ce vieil amour de la langue française en Artsakh comme d’ailleurs en Arménie ne se dément pas. Ainsi, grâce à la volonté de certains élus, les premières "journées francophones en Artsakh" se sont déroulées du 17 au 20 septembre 2015. De nombreux évènements dédiés à la promotion de la langue et de la culture française ont ponctué ces journées pour lesquelles plus de 200 Français avaient fait le déplacement.

En Arménie, où s’est tenue le XVIIe sommet de la Francophonie en 2018, "il suffit de parler français pour se faire arrêter par un passant au son de "Vive la langue française !" écrit Christian Rioux, journaliste au quotidien canadien Le Devoir et essayiste. Dans un article intitulé "Le peuple martyr", ce journaliste explique ce que signifie parler français en Arménie. "Tout à coup, les yeux des passants s’éclairent. Ils vous arrêtent dans la rue et vous sourient comme si vous ameniez le soleil. Les Québécois qui s’imaginent parfois seuls au monde à parler français devraient tous aller faire un stage dans la capitale arménienne. Ils en reviendraient convaincus que leur langue est l’une des quelques rares langues internationales du XXIe siècle et qu’elle vaut bien qu’on la défende par tous les moyens possibles".

Malheureusement, le 27 septembre 2020, l’Azerbaïdjan soutenu par la Turquie a lancé une offensive meurtrière en Artsakh. La population et les infrastructures civiles ont fait l’objet de pilonnages intensifs à l’aide de drones "tueurs", d’armes à sous-munitions et de bombes au phosphore blanc. Les projets dédiés au rayonnement de la Francophonie dans cette région abritant 150 000 Arméniens ont été brusquement interrompus ; et il n’est même pas certain que le Centre francophone Paul Éluard n’ait pas été détruit.

Puisse le rêve francophone des Artsakhiotes renaître de ses cendres…

Lire la suite Lire la suite

Le français en Artsakh (Haut-Karabakh)

par Nadia et Gérard Antonin 

Mme Nadia Antonin, haut cadre de la Banque de France, est membre de commissions de terminologie, ainsi que d’ALF et du Haut Conseil international de la langue française et de la Francophonie (HCILFF). AS

Le développement de la langue française est une priorité gouvernementale en Artsakh. L’Artsakh (anciennement Haut-Karabakh), république autoproclamée de Transcaucasie et peuplée majoritairement d’Arméniens de confession chrétienne, a fait de la langue française, une priorité gouvernementale.

La langue de Molière est perçue comme l’instrument privilégié de l’éducation citoyenne des Artsakhiotes. En d’autres termes, l’apprentissage du français est ressenti comme un atout supplémentaire d’enrichissement culturel. De nombreux acteurs se sont mobilisés autour de ce projet politique, qu’il s’agisse de particuliers, de mouvements associatifs ou d’élus. L’une des principales entités œuvrant en faveur de la francophonie en Artsakh est l’association du même nom "Francophonie en Artsakh" dont le président est François Rochebloine, ancien député de la Loire. Avec le co-financement du gouvernement de la République d’Artsakh, du Fonds pan-arménien de France et de l’ONG "Francophone en Artsakh" et sous l’égide de la Fondation Paul Éluard, les travaux de construction du Centre francophone Maison Paul Éluard ont commencé à l’automne 2019 dans la capitale Stépanakert. Ils devaient être achevés en septembre 2020.

Pour François Rochebloine, ce centre va jouer un rôle important dans le développement du français. Ce vieil amour de la langue française en Artsakh comme d’ailleurs en Arménie ne se dément pas. Ainsi, grâce à la volonté de certains élus, les premières "journées francophones en Artsakh" se sont déroulées du 17 au 20 septembre 2015. De nombreux évènements dédiés à la promotion de la langue et de la culture française ont ponctué ces journées pour lesquelles plus de 200 Français avaient fait le déplacement.

En Arménie, où s’est tenue le XVIIe sommet de la Francophonie en 2018, "il suffit de parler français pour se faire arrêter par un passant au son de "Vive la langue française !" écrit Christian Rioux, journaliste au quotidien canadien Le Devoir et essayiste. Dans un article intitulé "Le peuple martyr", ce journaliste explique ce que signifie parler français en Arménie. "Tout à coup, les yeux des passants s’éclairent. Ils vous arrêtent dans la rue et vous sourient comme si vous ameniez le soleil. Les Québécois qui s’imaginent parfois seuls au monde à parler français devraient tous aller faire un stage dans la capitale arménienne. Ils en reviendraient convaincus que leur langue est l’une des quelques rares langues internationales du XXIe siècle et qu’elle vaut bien qu’on la défende par tous les moyens possibles".

Malheureusement, le 27 septembre 2020, l’Azerbaïdjan soutenu par la Turquie a lancé une offensive meurtrière en Artsakh. La population et les infrastructures civiles ont fait l’objet de pilonnages intensifs à l’aide de drones "tueurs", d’armes à sous-munitions et de bombes au phosphore blanc. Les projets dédiés au rayonnement de la Francophonie dans cette région abritant 150 000 Arméniens ont été brusquement interrompus ; et il n’est même pas certain que le Centre francophone Paul Éluard n’ait pas été détruit.

Puisse le rêve francophone des Artsakhiotes renaître de ses cendres…

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles de décembre 2020

L'Express M. Feltin-Palas Pourquoi certains mots nous paraissent-ils "laids" ? (8/12) (lien)
Journal de Québec Front commun pour étendre la loi 101 (3/12) (lien)
Médiapart B. Gensane Encore un petit coup d'anglicismes (2/12) (lien)
Le Figaro Ces mots de latin que nous employons sans le savoir (1/12) (lien)
 

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de décembre 2020

L'Express M. Feltin-Palas Pourquoi certains mots nous paraissent-ils "laids" ? (8/12) (lien)
Journal de Québec Front commun pour étendre la loi 101 (3/12) (lien)
Médiapart B. Gensane Encore un petit coup d'anglicismes (2/12) (lien)
Le Figaro Ces mots de latin que nous employons sans le savoir (1/12) (lien)
 

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles de novembre 2020 (4)

Le Figaro Ces mots de latin que nous employons sans le savoir (30/11) (lien)
Journal de Montréal Résister aux "chauffards" de la langue française (30/11) (lien)
La Voix du Nord Br. Dewaële Après le "virus chinois" de Trump, le "virus anglais" (30/11) (lien)
Le Figaro Parlez-vous le français du Luxembourg ? (30/11) (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de novembre 2020 (4)

Le Figaro Ces mots de latin que nous employons sans le savoir (30/11) (lien)
Journal de Montréal Résister aux "chauffards" de la langue française (30/11) (lien)
La Voix du Nord Br. Dewaële Après le "virus chinois" de Trump, le "virus anglais" (30/11) (lien)
Le Figaro Parlez-vous le français du Luxembourg ? (30/11) (lien)

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles de novembre 2020 (3)

AgoraVox AFRAV Refusons le séparatisme linguistique ! (27/11) (lien)
Le Devoir Le projet sur les géants du Web renforcera-t-il le français ? (27/11) (lien)
Le Robert Sommes-nous envahis par les anglicismes ? (26/11) (lien)
TVA Nouvelles Langue française : La loi 101 sera réformée en profondeur (24/11) (lien)
Dictaly La dictée devient un jeu ! (17/11) (lien)
Le Soir La chronique Vous avez de ces mots : Click & Collect, peut-on mieux dire ? (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de novembre 2020 (3)

AgoraVox AFRAV Refusons le séparatisme linguistique ! (27/11) (lien)
Le Devoir Le projet sur les géants du Web renforcera-t-il le français ? (27/11) (lien)
Le Robert Sommes-nous envahis par les anglicismes ? (26/11) (lien)
TVA Nouvelles Langue française : La loi 101 sera réformée en profondeur (24/11) (lien)
Dictaly La dictée devient un jeu ! (17/11) (lien)
Le Soir La chronique Vous avez de ces mots : Click & Collect, peut-on mieux dire ? (lien)

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles de novembre 2020 (2)

Le Bonbon 10 fautes de français très répandues qu'on a déjà tous faites (17/11) (lien)
Le Figaro 10 nouveaux mots français pour parler de spatiologie (21/11) (lien)
Agence EcoFin Francophonie : le Burundi réintègre officiellement les instances de l'OIF après 4 ans de suspension (10/11) (lien)
Le Figaro Ces mots très en vogue mais pas essentiels (17/11) (lien)
Le Centrisme Le Plan selon Bayrou (10/11) (lire ci-dessous)

[ extrait d'un discours de François Bayrou au CESE (Conseil économique, social et environnemental) ]
" [...] Je ne veux pas éluder, dans l’énoncé de cette question d’identité, le sujet de la langue française, notre trésor national, et celui de centaines de millions de femmes et d’hommes sur la planète. Chiffre en constante progression .Puis-je dire avec vous et devant vous qu’en matière de langue, pour refuser l’abaissement, en particulier dans toutes les instances européennes et internationales, il y a un combat à mener, et que ce combat tient à notre avenir même ! [...] "

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de novembre 2020 (2)

Le Bonbon 10 fautes de français très répandues qu'on a déjà tous faites (17/11) (lien)
Le Figaro 10 nouveaux mots français pour parler de spatiologie (21/11) (lien)
Agence EcoFin Francophonie : le Burundi réintègre officiellement les instances de l'OIF après 4 ans de suspension (10/11) (lien)
Le Figaro Ces mots très en vogue mais pas essentiels (17/11) (lien)
Le Centrisme Le Plan selon Bayrou (10/11) (lire ci-dessous)

[ extrait d'un discours de François Bayrou au CESE (Conseil économique, social et environnemental) ]
" [...] Je ne veux pas éluder, dans l’énoncé de cette question d’identité, le sujet de la langue française, notre trésor national, et celui de centaines de millions de femmes et d’hommes sur la planète. Chiffre en constante progression .Puis-je dire avec vous et devant vous qu’en matière de langue, pour refuser l’abaissement, en particulier dans toutes les instances européennes et internationales, il y a un combat à mener, et que ce combat tient à notre avenir même ! [...] "

Fermer Fermer


livre.gifUn peu de français: attention aux neurones... - le 15/11/2020 - 20:04 par Daniel_Ancelet

Un peu de français : attention aux neurones...

Daniel Ancelet

Amusantes, ces 13 anecdotes sur la langue française qui étonnent.

Parlée dans les cinq continents, la langue de Molière regorge de curiosités.

Faites une petite pause pour apprendre 13 anecdotes intéressantes sur cette langue aussi fascinante que mystérieuse.

1. Lorsque l’on permute les lettres du mot "guérison" on obtient le mot "soigneur". De même, l’anagramme de "chien" est "niche". Plus surprenant encore, "endolori" est l’anagramme de son antonyme "indolore". Quand on vous disait que cette langue était fascinante.

2. On n’écrit pas "autant pour moi" mais "au temps pour moi". Cette expression trouverait son origine dans le jargon militaire. Les saluts militaires avec des armes étant très rythmés, une petite erreur peut causer le désordre. Lorsqu’un soldat se trompe, l’injonction "au temps" lui indique qu’il doit reprendre le mouvement au premier temps. Par extension, nous utilisons aujourd’hui cette expression pour indiquer que la faute nous revient.

3. Augure est un mot masculin. On écrit donc : "un oiseau de mauvais augure". Un augure est un présage par lequel on tente de prédire l’avenir. À l’époque, les augures étaient tirés de l’observation du vol des oiseaux.

4. Certains mots ne trouvent aucune rime dans la langue française. C’est le cas notamment des mots quatorze, quinze, triomphe, belge ou monstre. Vous pouvez vérifier !

5. "Œil" est le seul mot qui commence avec une lettre différente au singulier et au pluriel.

6. "ù" avec un accent grave n’existe que dans un seul mot : "où". Pourtant, vous observerez qu’il a sa place sur nos claviers d’ordinateur.

7.  Il existe un mot français pour parler d’un e-book ou d’un livre électronique : le "livrel". Il s’agit d’un mot-valise né de la contraction des mots "livre" et "électronique", à l’instar du mot "courriel".

8. "Oiseau" est le plus petit mot contenant toutes les voyelles......sauf le Y. Son pluriel, "oiseaux", est le mot le plus long dont on ne prononce aucune lettre telle qu’elle.

9. Le pluriel du mot "ail" est "aulx". Ce mot reste néanmoins peu usuel.

10. Les mots "amour", "délice" et "orgue" ont la particularité d’avoir un genre qui diffère au singulier et au pluriel. Ce sont en effet les trois seuls mots de la langue française qui sont masculins au singulier, et féminins au pluriel.

11. Le premier document français date de 842. Il s’agit des Serments de Strasbourg. Publiés le 14 février 842, ils marquent l’alliance militaire entre Charles le Chauve et Louis le Germanique, contre Lothaire 1er. Par la même occasion, cet accord politique constitue "l’acte de naissance de la langue française".

12. Le plus long palindrome de la langue française est "ressasser". Pour rappel, un palindrome est un mot que l’on peut lire dans les deux sens.

13. Le mot "institutionnalisation" est le plus long lipogramme en "e". Cela signifie qu’il s’agit du plus long mot ne comportant pas la lettre "e". Pour l’anecdote, il existe également un livre de 300 pages qui ne comporte absolument aucun "e". Il s’agit de "La Disparition", un roman de Georges Perec publié en 1969.

Maintenant, vous savez, et vous allez l’apprendre à tous vos amis.

Daniel Ancelet est vice-président de l’Académie de la poésie française et membre d'ALF

Lire la suite Lire la suite

Un peu de français : attention aux neurones...

Daniel Ancelet

Amusantes, ces 13 anecdotes sur la langue française qui étonnent.

Parlée dans les cinq continents, la langue de Molière regorge de curiosités.

Faites une petite pause pour apprendre 13 anecdotes intéressantes sur cette langue aussi fascinante que mystérieuse.

1. Lorsque l’on permute les lettres du mot "guérison" on obtient le mot "soigneur". De même, l’anagramme de "chien" est "niche". Plus surprenant encore, "endolori" est l’anagramme de son antonyme "indolore". Quand on vous disait que cette langue était fascinante.

2. On n’écrit pas "autant pour moi" mais "au temps pour moi". Cette expression trouverait son origine dans le jargon militaire. Les saluts militaires avec des armes étant très rythmés, une petite erreur peut causer le désordre. Lorsqu’un soldat se trompe, l’injonction "au temps" lui indique qu’il doit reprendre le mouvement au premier temps. Par extension, nous utilisons aujourd’hui cette expression pour indiquer que la faute nous revient.

3. Augure est un mot masculin. On écrit donc : "un oiseau de mauvais augure". Un augure est un présage par lequel on tente de prédire l’avenir. À l’époque, les augures étaient tirés de l’observation du vol des oiseaux.

4. Certains mots ne trouvent aucune rime dans la langue française. C’est le cas notamment des mots quatorze, quinze, triomphe, belge ou monstre. Vous pouvez vérifier !

5. "Œil" est le seul mot qui commence avec une lettre différente au singulier et au pluriel.

6. "ù" avec un accent grave n’existe que dans un seul mot : "où". Pourtant, vous observerez qu’il a sa place sur nos claviers d’ordinateur.

7.  Il existe un mot français pour parler d’un e-book ou d’un livre électronique : le "livrel". Il s’agit d’un mot-valise né de la contraction des mots "livre" et "électronique", à l’instar du mot "courriel".

8. "Oiseau" est le plus petit mot contenant toutes les voyelles......sauf le Y. Son pluriel, "oiseaux", est le mot le plus long dont on ne prononce aucune lettre telle qu’elle.

9. Le pluriel du mot "ail" est "aulx". Ce mot reste néanmoins peu usuel.

10. Les mots "amour", "délice" et "orgue" ont la particularité d’avoir un genre qui diffère au singulier et au pluriel. Ce sont en effet les trois seuls mots de la langue française qui sont masculins au singulier, et féminins au pluriel.

11. Le premier document français date de 842. Il s’agit des Serments de Strasbourg. Publiés le 14 février 842, ils marquent l’alliance militaire entre Charles le Chauve et Louis le Germanique, contre Lothaire 1er. Par la même occasion, cet accord politique constitue "l’acte de naissance de la langue française".

12. Le plus long palindrome de la langue française est "ressasser". Pour rappel, un palindrome est un mot que l’on peut lire dans les deux sens.

13. Le mot "institutionnalisation" est le plus long lipogramme en "e". Cela signifie qu’il s’agit du plus long mot ne comportant pas la lettre "e". Pour l’anecdote, il existe également un livre de 300 pages qui ne comporte absolument aucun "e". Il s’agit de "La Disparition", un roman de Georges Perec publié en 1969.

Maintenant, vous savez, et vous allez l’apprendre à tous vos amis.

Daniel Ancelet est vice-président de l’Académie de la poésie française et membre d'ALF

Fermer Fermer


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de novembre 2020 - le 06/11/2020 - 14:40 par MAR

Langue française : Nouvelles de novembre 2020

ActuaLitté Comment faut-il traduire "click & collect" en français ? (6/11) (lien)
Le Conjugueur Aux origines du français : Les Serments de Strasbourg de l’an 842 (6/11) (lien)
MondAfrique L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en crise (4/11) (lien)
Le Figaro "Click and collect", un anglicisme (inutilement) sur toutes les lèvres (4/11) (lien)
La langue française "Auteure" ou "autrice" : quel est le féminin d’auteur ? (3/11) (lien)
RTL Choux, hiboux, genoux... D'où vient le "X" du pluriel de ces mots en "ou" ? (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de novembre 2020

ActuaLitté Comment faut-il traduire "click & collect" en français ? (6/11) (lien)
Le Conjugueur Aux origines du français : Les Serments de Strasbourg de l’an 842 (6/11) (lien)
MondAfrique L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en crise (4/11) (lien)
Le Figaro "Click and collect", un anglicisme (inutilement) sur toutes les lèvres (4/11) (lien)
La langue française "Auteure" ou "autrice" : quel est le féminin d’auteur ? (3/11) (lien)
RTL Choux, hiboux, genoux... D'où vient le "X" du pluriel de ces mots en "ou" ? (lien)

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles d'octobre 2020 (6)

Le Devoir Le droit de défendre ma langue (30/10) (lien)
La Croix Décès d'Alain Rey, roi des mots et des dicos (28/10) (lien)
Le Figaro Alain Rey, le père du Petit Robert, est décédé (28/10) (lien)
Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal Le mot juste (27/10) (lien)
Le Figaro "Haut les cœurs !" D’où vient cette expression ? (28/10) (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles d'octobre 2020 (6)

Le Devoir Le droit de défendre ma langue (30/10) (lien)
La Croix Décès d'Alain Rey, roi des mots et des dicos (28/10) (lien)
Le Figaro Alain Rey, le père du Petit Robert, est décédé (28/10) (lien)
Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal Le mot juste (27/10) (lien)
Le Figaro "Haut les cœurs !" D’où vient cette expression ? (28/10) (lien)

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles d'octobre 2020 (5)

L'Express M. Feltin-Palas Les étymologies trompeuses de la langue française (27/10) (lien)
Marianne Permettre à la langue française de tout dire : comment l'État veut freiner l'essor du franglais (23/10) (lien)
Le Figaro Anglicismes: connaissez-vous leur équivalent français ? (22/10) (lien)
RTL Langue française : pourquoi le Q ne peut pas vivre sans U (25/10) (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles d'octobre 2020 (5)

L'Express M. Feltin-Palas Les étymologies trompeuses de la langue française (27/10) (lien)
Marianne Permettre à la langue française de tout dire : comment l'État veut freiner l'essor du franglais (23/10) (lien)
Le Figaro Anglicismes: connaissez-vous leur équivalent français ? (22/10) (lien)
RTL Langue française : pourquoi le Q ne peut pas vivre sans U (25/10) (lien)

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles d'octobre 2020 (4)

Radio Canada La Canadienne Catherine Cano quitte l’Organisation internationale de la Francophonie (23/10) (lien)
La Presse OIF : Réactions partagées au départ de la numéro 2 (23/10) (lien)
Le Figaro Rosa, rosa, rosam... L’enseignement du latin va-t-il disparaître ? (23/10) (lien)
Culture générale Accordons les couleurs (23/10) (lien)
Thot Cursus Tempête linguistique au Canada (21/10) (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles d'octobre 2020 (4)

Radio Canada La Canadienne Catherine Cano quitte l’Organisation internationale de la Francophonie (23/10) (lien)
La Presse OIF : Réactions partagées au départ de la numéro 2 (23/10) (lien)
Le Figaro Rosa, rosa, rosam... L’enseignement du latin va-t-il disparaître ? (23/10) (lien)
Culture générale Accordons les couleurs (23/10) (lien)
Thot Cursus Tempête linguistique au Canada (21/10) (lien)

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles d'octobre 2020 (3)

Alternatives économiques La langue de la République est le Français :
Honte à Élisabeth Borne ! (17/10) (lien)
Le Temps Les précieuses ridicules de l’écriture inclusive (19/10) (lien)
L'Étudiant / Projet Voltaire Doit-on dire "une auteur", "une auteure" ou "une autrice" ? (lien)
Location francophone Connaissez-vous ces expressions françaises anciennes devenues désuètes ? (17/10) (lien)
 

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles d'octobre 2020 (3)

Alternatives économiques La langue de la République est le Français :
Honte à Élisabeth Borne ! (17/10) (lien)
Le Temps Les précieuses ridicules de l’écriture inclusive (19/10) (lien)
L'Étudiant / Projet Voltaire Doit-on dire "une auteur", "une auteure" ou "une autrice" ? (lien)
Location francophone Connaissez-vous ces expressions françaises anciennes devenues désuètes ? (17/10) (lien)
 

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles d'octobre 2020 (2)

Le Figaro Quand le monde de la mode réhabilite la langue française (12/10) (lien)
Marianne Virée au château de Villers-Cotterêts, bientôt restauré pour être consacré à la langue française (10/10) (lien)
Le Point Malgré le Brexit, le futur Parquet européen parlera anglais (06/10) (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles d'octobre 2020 (2)

Le Figaro Quand le monde de la mode réhabilite la langue française (12/10) (lien)
Marianne Virée au château de Villers-Cotterêts, bientôt restauré pour être consacré à la langue française (10/10) (lien)
Le Point Malgré le Brexit, le futur Parquet européen parlera anglais (06/10) (lien)

Fermer Fermer


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'octobre 2020 - le 07/10/2020 - 10:47 par MAR

Langue française : Nouvelles d'octobre 2020

ActuaLitté 185 millions d'euros pour la Cité internationale de la langue française (lien)
[lire nos commentaires ci-dessous].
Bruxelles2 L’anglais à 100%. C’est non ! L’association des journalistes européens (AJE)-France envoie une lettre à Von der Leyen (lien)
La Presse Le gouvernement Trudeau veut protéger le français au Québec (lien)
Le Devoir Naissance d’un réseau francophone (lien)
L'Essor Ne dites plus "Black bloc" mais "Bloc noir" (lien)
--------------

Cité internationale de la langue française, n’oublions pas, ne laissons pas oublier, que :

L’idée de lier le sort du château longtemps à l’abandon, au symbole de l’Ordonnance de 1539, et à la langue française, n’est pas nouvelle.

J’ai connu personnellement dans les années 1970-80, l’un de ceux qui l’ont eue : un poète, M. Tilly, sans doute le plus durablement convaincu, qui en a vraiment rêvé, et, prosélyte, m’a transmis son rêve.

  • Notre association Avenir de la langue française (ALF), avec le Forum francophone international (FFI) que nous avons créé avec l’ancien recteur et ministre haïtien Gérard Bissainthe, le journaliste Alfred Mignot, et Joël Broquet directeur du Carrefour des acteurs sociaux (CAS), a réuni le 9 octobre 2001 dans la cour du "Plaisir" de François 1er plus de 200 représentants de plusieurs dizaines d’associations, venus de Paris, avec au balcon du château, divers élus locaux et nationaux, et lancé l’Appel de Villers-Cotterêts. Adressé aux chefs d’État des pays de la Francophonie, en particulier à Jacques Chirac, pour restaurer le château et en faire l’Institut international du français et de la Francophonie.
  • C’est ALF qui, avec l’aide du député-maire de Maisons-Laffitte*, Jacques Myard, président du Comité de soutien créé par nous, fit déposer, en 2009 sur le bureau de l’Assemblée nationale, une proposition de loi portant création d’une "Fondation Villers-Cotterêts"
  • C’est encore notre ALF qui, après avoir pendant 16 ans essayé sans relâche d’intéresser nos gouvernements impécunieux, et de trouver des mécènes et parraineurs, y compris au Qatar en 2012 !...), a, dans une action convergente avec M. Jacques Krabal, député de l’Aisne, et l’appui de Stéphane Bern**, suggéré en 2017 à l’Élysée d’adopter notre projet. Ce fut une heureuse décision du couple présidentiel.
  • C’est enfin ALF et le Carrefour des Acteurs sociaux qui ont, ensemble, sur la base indispensable de notre projet initial adopté par l’Élysée, réuni diverses associations pour présenter des projets culturels complémentaires pour l’animation de l’Institut de la Francophonie , en réponse à un appel à projets lancé par le ministre de la Culture.

Ed ora, la nave va, vers son inauguration  2022 ! Les associations porteuses lui souhaitent bon vent, et surtout de ne pas se laisser réduire à un simple musée !

Albert Salon, président d’honneur d’ALF

* autre château royal qui sous l’Empire fut celui de maréchal Lannes.
** Stéphane Bern avait fait, quelques années auparavant, l’émission "Secrets d’Histoire" sur "la Princesse palatine", qui valorisa le château, et aussi notre idée....

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles d'octobre 2020

ActuaLitté 185 millions d'euros pour la Cité internationale de la langue française (lien)
[lire nos commentaires ci-dessous].
Bruxelles2 L’anglais à 100%. C’est non ! L’association des journalistes européens (AJE)-France envoie une lettre à Von der Leyen (lien)
La Presse Le gouvernement Trudeau veut protéger le français au Québec (lien)
Le Devoir Naissance d’un réseau francophone (lien)
L'Essor Ne dites plus "Black bloc" mais "Bloc noir" (lien)
--------------

Cité internationale de la langue française, n’oublions pas, ne laissons pas oublier, que :

L’idée de lier le sort du château longtemps à l’abandon, au symbole de l’Ordonnance de 1539, et à la langue française, n’est pas nouvelle.

J’ai connu personnellement dans les années 1970-80, l’un de ceux qui l’ont eue : un poète, M. Tilly, sans doute le plus durablement convaincu, qui en a vraiment rêvé, et, prosélyte, m’a transmis son rêve.

  • Notre association Avenir de la langue française (ALF), avec le Forum francophone international (FFI) que nous avons créé avec l’ancien recteur et ministre haïtien Gérard Bissainthe, le journaliste Alfred Mignot, et Joël Broquet directeur du Carrefour des acteurs sociaux (CAS), a réuni le 9 octobre 2001 dans la cour du "Plaisir" de François 1er plus de 200 représentants de plusieurs dizaines d’associations, venus de Paris, avec au balcon du château, divers élus locaux et nationaux, et lancé l’Appel de Villers-Cotterêts. Adressé aux chefs d’État des pays de la Francophonie, en particulier à Jacques Chirac, pour restaurer le château et en faire l’Institut international du français et de la Francophonie.
  • C’est ALF qui, avec l’aide du député-maire de Maisons-Laffitte*, Jacques Myard, président du Comité de soutien créé par nous, fit déposer, en 2009 sur le bureau de l’Assemblée nationale, une proposition de loi portant création d’une "Fondation Villers-Cotterêts"
  • C’est encore notre ALF qui, après avoir pendant 16 ans essayé sans relâche d’intéresser nos gouvernements impécunieux, et de trouver des mécènes et parraineurs, y compris au Qatar en 2012 !...), a, dans une action convergente avec M. Jacques Krabal, député de l’Aisne, et l’appui de Stéphane Bern**, suggéré en 2017 à l’Élysée d’adopter notre projet. Ce fut une heureuse décision du couple présidentiel.
  • C’est enfin ALF et le Carrefour des Acteurs sociaux qui ont, ensemble, sur la base indispensable de notre projet initial adopté par l’Élysée, réuni diverses associations pour présenter des projets culturels complémentaires pour l’animation de l’Institut de la Francophonie , en réponse à un appel à projets lancé par le ministre de la Culture.

Ed ora, la nave va, vers son inauguration  2022 ! Les associations porteuses lui souhaitent bon vent, et surtout de ne pas se laisser réduire à un simple musée !

Albert Salon, président d’honneur d’ALF

* autre château royal qui sous l’Empire fut celui de maréchal Lannes.
** Stéphane Bern avait fait, quelques années auparavant, l’émission "Secrets d’Histoire" sur "la Princesse palatine", qui valorisa le château, et aussi notre idée....

Fermer Fermer


nouvelles2020/lets-grau.jpgLe Conseil d'État massacre la loi Toubon - le 28/09/2020 - 17:42 par MAR

Le Conseil d'État massacre la loi Toubon

Cédant à l'anglomanie ambiante, le Conseil d'État rejette la requête de l’association Francophonie Avenir (A. Fr. Av.) demandant au tribunal administratif d’annuler, pour excès de pouvoir, la décision par laquelle le maire du Grau-du-Roi avait adopté l’expression "Let’s Grau" sur l’ensemble de ses supports touristiques.

Le prétexte étant "l'article 14 de cette loi qui prévoit que l'emploi, dans le nom d'une marque utilisée pour la première fois après l'entrée en vigueur de la loi, d'une expression ou d'un terme étranger à la langue française, n'est interdit aux personnes morales de droit public que s'il existe une expression française de même sens approuvée par la commission d'enrichissement de la langue française et publiée au Journal officiel de la République française." 

Or l'expression "Let's" ne figure pas parmi les termes approuvés par une commission d'enrichissement de la langue française et publiée au Journal officiel de la République française...

Le Conseil d'État, contourne ainsi délibérément l'esprit même de la Loi !

Ce qui revient à dire que tout mot ou toute expression anglaise n'ayant fait l'objet d'un équivalent publié au Journal officiel peut être utilisé sans vergogne par les personnes morales de droit public ! Ce qui ouvre de grandes perspectives à tous les angliciseurs forcenés !

Merci au conseil d'État pour son grand courage et son intelligence au service de la Nation !  MAR

L'arrêt du Conseil d'État - Le site Francophonie Avenir (A. Fr. Av.) relatant l'affaire 

Lire la suite Lire la suite

Le Conseil d'État massacre la loi Toubon

Cédant à l'anglomanie ambiante, le Conseil d'État rejette la requête de l’association Francophonie Avenir (A. Fr. Av.) demandant au tribunal administratif d’annuler, pour excès de pouvoir, la décision par laquelle le maire du Grau-du-Roi avait adopté l’expression "Let’s Grau" sur l’ensemble de ses supports touristiques.

Le prétexte étant "l'article 14 de cette loi qui prévoit que l'emploi, dans le nom d'une marque utilisée pour la première fois après l'entrée en vigueur de la loi, d'une expression ou d'un terme étranger à la langue française, n'est interdit aux personnes morales de droit public que s'il existe une expression française de même sens approuvée par la commission d'enrichissement de la langue française et publiée au Journal officiel de la République française." 

Or l'expression "Let's" ne figure pas parmi les termes approuvés par une commission d'enrichissement de la langue française et publiée au Journal officiel de la République française...

Le Conseil d'État, contourne ainsi délibérément l'esprit même de la Loi !

Ce qui revient à dire que tout mot ou toute expression anglaise n'ayant fait l'objet d'un équivalent publié au Journal officiel peut être utilisé sans vergogne par les personnes morales de droit public ! Ce qui ouvre de grandes perspectives à tous les angliciseurs forcenés !

Merci au conseil d'État pour son grand courage et son intelligence au service de la Nation !  MAR

L'arrêt du Conseil d'État - Le site Francophonie Avenir (A. Fr. Av.) relatant l'affaire 

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles de septembre 2020 (4)

Marianne P. Y. Bournazel Remettons la langue française au cœur de notre identité (17/9) (lien)
Le Figaro Le français pourrait (re)devenir une langue influente (20/9) (lien)
Marianne Une "écriture excluante" qui "s’impose par la propagande" : 32 linguistes contre (18/9) (lien)
Actua Litté Contre le franglais, parvenir à une meilleure sensibilisation des décideurs (lien)
Le Devoir Québec donne plus de moyens à l’OQLF (21/9) (lien)
Focus RH Arrêtons d’être cons avec l’écriture inclusive ! (15/9) (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de septembre 2020 (4)

Marianne P. Y. Bournazel Remettons la langue française au cœur de notre identité (17/9) (lien)
Le Figaro Le français pourrait (re)devenir une langue influente (20/9) (lien)
Marianne Une "écriture excluante" qui "s’impose par la propagande" : 32 linguistes contre (18/9) (lien)
Actua Litté Contre le franglais, parvenir à une meilleure sensibilisation des décideurs (lien)
Le Devoir Québec donne plus de moyens à l’OQLF (21/9) (lien)
Focus RH Arrêtons d’être cons avec l’écriture inclusive ! (15/9) (lien)

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles de septembre 2020 (3)

Le Point Quand le français contre-attaque ! (22/9) (lien)
Libération Jean Quatremer Ursula von der Leyen ou le triomphe de l'anglais (19/9) (lien)
Libre Belgique U. von der Leyen ne devrait pas tant choisir l'anglais pour ses discours  (lien)
L'Express M. Feltin-Palas On n'est pas un bon Français quand on a un accent régional ! (lien)
Grenier Tv5MondePlus: une plateforme francophone mondiale (11/9) (lien)
Tout en bd L’histoire de la langue française en BD (7/9) (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de septembre 2020 (3)

Le Point Quand le français contre-attaque ! (22/9) (lien)
Libération Jean Quatremer Ursula von der Leyen ou le triomphe de l'anglais (19/9) (lien)
Libre Belgique U. von der Leyen ne devrait pas tant choisir l'anglais pour ses discours  (lien)
L'Express M. Feltin-Palas On n'est pas un bon Français quand on a un accent régional ! (lien)
Grenier Tv5MondePlus: une plateforme francophone mondiale (11/9) (lien)
Tout en bd L’histoire de la langue française en BD (7/9) (lien)

Fermer Fermer


Le n° 4 de la Revue francophone d’information consacré à De Gaulle

En 2018, nous avons lancé une nouvelle Revue francophone d’information, historique et linguistique.

Cette belle revue, bien illustrée, est dédiée à la défense de la langue française et à la francophonie. Les premiers numéros ont été consacrés à la Francophonie, à Notre-Dame de Paris et au 250e anniversaire de la naissance de Napoléon. Les différentes rubriques de notre revue semestrielle traitent de la défense de la langue française et de la francophonie dans le monde.

Nous vous proposons aujourd'hui le n°4 consacré au 130e anniversaire de la naissance du général de Gaulle et son action pour libérer et redresser la France.

Alain Ripaux
Directeur de la publication. président de Francophonie Force Oblige (FFO).

_____________________________________________

Bon de commande et d’abonnement

Nom : ....................................................Prénom : ........................................................

Adresse : .....................................................................................................................

Code postal : ....................Commune : .................................Pays : ...............................

Courriel : ......................................................................................................................

Je commande 1 ou …… exemplaires du numéro 1, 2, 3, 4 de la Revue francophone d’information de FFO au prix de 9 € (franco de port).

Je souhaite m’abonner à la Revue francophone d’information de 2020, 2 numéros, au prix de 18 € franco.

Ci-joint, un chèque de ……… € à l’ordre de Francophonie Force Oblige.

345 rue de la Mairie - 60400 Appilly. (Hauts de France)

Fait à ...................................., le .................... Signature

-----------------------------------------------

Francophonie Force Oblige
345 rue de la Mairie - 60400 Appilly (France)
courriel : ripauxalain [arobase] gmail.com

Lire la suite Lire la suite

Le n° 4 de la Revue francophone d’information consacré à De Gaulle

En 2018, nous avons lancé une nouvelle Revue francophone d’information, historique et linguistique.

Cette belle revue, bien illustrée, est dédiée à la défense de la langue française et à la francophonie. Les premiers numéros ont été consacrés à la Francophonie, à Notre-Dame de Paris et au 250e anniversaire de la naissance de Napoléon. Les différentes rubriques de notre revue semestrielle traitent de la défense de la langue française et de la francophonie dans le monde.

Nous vous proposons aujourd'hui le n°4 consacré au 130e anniversaire de la naissance du général de Gaulle et son action pour libérer et redresser la France.

Alain Ripaux
Directeur de la publication. président de Francophonie Force Oblige (FFO).

_____________________________________________

Bon de commande et d’abonnement

Nom : ....................................................Prénom : ........................................................

Adresse : .....................................................................................................................

Code postal : ....................Commune : .................................Pays : ...............................

Courriel : ......................................................................................................................

Je commande 1 ou …… exemplaires du numéro 1, 2, 3, 4 de la Revue francophone d’information de FFO au prix de 9 € (franco de port).

Je souhaite m’abonner à la Revue francophone d’information de 2020, 2 numéros, au prix de 18 € franco.

Ci-joint, un chèque de ……… € à l’ordre de Francophonie Force Oblige.

345 rue de la Mairie - 60400 Appilly. (Hauts de France)

Fait à ...................................., le .................... Signature

-----------------------------------------------

Francophonie Force Oblige
345 rue de la Mairie - 60400 Appilly (France)
courriel : ripauxalain [arobase] gmail.com

Fermer Fermer


L'Île-de-France en pointe dans la collaboracheune*

12 ans après avoir remporté haut la main le prix de la Carpette Anglaise, Valérie Pécresse tient toujours la forme !

A son instigation, la région Ile-de-France organise le 3 octobre une "Entrepreneur Coaching Day" (sic !)
avec au programme : 

• Des séances de coaching avec des entrepreneurs aguerris
• Des master classes sur des thèmes pratiques
• Des keynotes pour assister aux témoignages d'entrepreneurs inspirants
• Un espace de networking pour développer votre réseau

C'est aussi "THE PLACE TO BIZ" (admirez le jeu de mot !) avec traduction bidon pour avoir l'air de respecter la loi...

N'en jetez plus ! On se sent tellement plus intelligent en nommant les choses en globish !

L'Île de France en pointe dans la collaboracheune L'Île de France en pointe dans la collaboracheune

L'Ile-de-France, dite "région-capitale" de la France, se complait en petit canton états-unien. Encore merci à sa servile présidente  ! 

_________________

 * collaboracheune ou frédéric-martelisme : du nom de Frédéric Martel qui prône l'alignement général sur la culture états-unienne et le remplacement du français par un sabir à base d'anglais. (voir l'article qui lui est consacré)

Lire la suite Lire la suite

L'Île-de-France en pointe dans la collaboracheune*

12 ans après avoir remporté haut la main le prix de la Carpette Anglaise, Valérie Pécresse tient toujours la forme !

A son instigation, la région Ile-de-France organise le 3 octobre une "Entrepreneur Coaching Day" (sic !)
avec au programme : 

• Des séances de coaching avec des entrepreneurs aguerris
• Des master classes sur des thèmes pratiques
• Des keynotes pour assister aux témoignages d'entrepreneurs inspirants
• Un espace de networking pour développer votre réseau

C'est aussi "THE PLACE TO BIZ" (admirez le jeu de mot !) avec traduction bidon pour avoir l'air de respecter la loi...

N'en jetez plus ! On se sent tellement plus intelligent en nommant les choses en globish !

L'Île de France en pointe dans la collaboracheune L'Île de France en pointe dans la collaboracheune

L'Ile-de-France, dite "région-capitale" de la France, se complait en petit canton états-unien. Encore merci à sa servile présidente  ! 

_________________

 * collaboracheune ou frédéric-martelisme : du nom de Frédéric Martel qui prône l'alignement général sur la culture états-unienne et le remplacement du français par un sabir à base d'anglais. (voir l'article qui lui est consacré)

Fermer Fermer


Editoriaux/cocarde.gifLettre ouverte au Président de la République - le 10/09/2020 - 16:39 par Guy_Dalens

Lettre au Président de la République

par Guy Dalens (adhérent d'Avenir de la langue française)
 

Meudon-la-Forêt, le 21 juillet 2020

Monsieur le Président de la République,

Il y a quelques mois, dans le cadre du Grand Débat je vous avais adressé une contribution sur la reconquête de la langue française à Bruxelles indépendamment du Brexit.

Je n’ai pas eu de réponse.

En Gascon que je suis, je reviens à la charge.

Alors qu’elle était l’un des premières langues de travail de la communauté, sinon le première, la langue française a été progressivement écartée au profit de l’anglais. En quinze ans (1975-1990), les Anglais ont éradiqué le français, l’italien, l’allemand les langues de travail des pays fondateurs de la communauté.

Notre élite a laissé faire. Elle s’est tue. Et se tait toujours. Il nous faut prendre la relève ou la contourner, ne plus se fier à son jugement et ses décisions puisque chaque jour qui passe elle nous trahit.

Alors que l’Angleterre s’en va, il faudrait encore, pour cette élite dévoyée et mondialisée, vassalisée par l’empire américain, que nous continuions à discourir en anglais dans la communauté, comme s’il n’y avait pas suffisamment d’autres langues en Europe pour échanger et pour vivre. Il suffit.

Ce qui se passe à Bruxelles est illégal et illégitime, vous le savez.

Vous le savez aussi,

Ce qui se passe à Bruxelles résulte d’un rapport de force qui nous est imposé par l’empire américain et son cheval de Troie, l’Angleterre.

Vous le savez aussi,

Cette situation est aggravée par notre démission permanente depuis de nombreuses années, notre impéritie honteuse, pour ne pas dire notre lâcheté sur le sujet de la langue française à Bruxelles.

Les Anglais sont partis ; ils doivent partir avec l’ensemble de leur bagage. Nous ne devons pas accepter qu’ils laissent derrière eux le cadeau empoisonné de leur langue qui, si elle reste, s’avérera délétère et mortelle, pour nous et les autres. Elle restera délétère et mortelle si nous continuons de fonctionner comme le veulent les fonctionnaires communautaires. Ce n’est pas à des fonctionnaires de la communauté de nous dire quelle langue nous devons parler en France. Ce n’est pas à des fonctionnaires communautaires de se faire les chantres, les défenseurs de la langue anglaise. Garder le silence plus longtemps revient à capituler, à accepter une colonisation douce, insidieuse et insupportable, à accepter de devenir un protectorat anglo-américain.

Quand on veut être souverain il faut l’être d’abord par sa langue.

Dans son syllogisme implacable Michel Serres, un autre Gascon, nous disait :

"Un pays qui perd sa langue perd sa culture ; un pays qui perd sa culture perd son identité ; un pays qui perd son identité n’existe plus. C’est la plus grande catastrophe qui puisse lui arriver".

Et pourtant ce serait simple de mettre un terme à cette anomalie qui nous pénalise culturellement et financièrement. Le rapport Grin a chiffré à des dizaines de milliards l’avantage pour le Royaume-Uni et ses entreprises le fait de la domination actuelle de l’anglais.

Vous détenez l’arme dissuasive.

La France est un des plus gros contributeurs au budget communautaire : 21 milliards en 2020. Potentiellement, il y a là un moyen de pression considérable et décisif. Un levier pour changer la donne, le rapport de force. Encore faut-il l’utiliser.

Nous pourrions soutenir que nous paierons plus notre contribution si la langue française n’est pas remise au niveau qui lui revient. Pourquoi ne pas s’inspirer du comportement de Mme Thatcher qui disait obstinément, pendant des années : "I want my money back". à propos du budget communautaire. Que ne déclarons-nous pas avec la même obstination "Je veux ma langue".

Nous ne risquons rien sinon quelques remontrances et sanctions juridiques formelles.

En face du peuple français il y a un tigre de papier ; Bruxelles n’a ni police ni armée pour nous contraindre.

Nous le savons des profondeurs de nos cœurs, le socle du système bruxellois repose sur la servitude volontaire pour reprendre l’expression d’Étienne de la Boétie, encore un Gascon. Il ne tient qu’à nous de nous affranchir.

Notre langue vaut bien ce combat.

Soyez comme Paul de Tarse sur son chemin de Damas, franchissez la ligne de démarcation qui sépare le monde mortifère où l’on veut nous enfermer de celui de la vie et de notre Langue.

Nous serons toujours avec vous dans ce combat.

Nous croyons à une autre Europe, celle qui respectera les nations et leur langue.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

Guy Dalens
membre d’Avenir de la Langue Française (ALF)
et du Haut Conseil de la Langue Française et de la Francophonie
.

Monsieur le Président de la République
Palais de l’Élysée
55, rue du Faubourg Saint Honoré
75008 Paris

Copie à :
Monsieur Jean Castex, Premier ministre.
Madame Roselyne Bachelot, ministre de la Culture
Monsieur Denis Larghero, maire de Meudon

Lire la suite Lire la suite

Lettre au Président de la République

par Guy Dalens (adhérent d'Avenir de la langue française)
 

Meudon-la-Forêt, le 21 juillet 2020

Monsieur le Président de la République,

Il y a quelques mois, dans le cadre du Grand Débat je vous avais adressé une contribution sur la reconquête de la langue française à Bruxelles indépendamment du Brexit.

Je n’ai pas eu de réponse.

En Gascon que je suis, je reviens à la charge.

Alors qu’elle était l’un des premières langues de travail de la communauté, sinon le première, la langue française a été progressivement écartée au profit de l’anglais. En quinze ans (1975-1990), les Anglais ont éradiqué le français, l’italien, l’allemand les langues de travail des pays fondateurs de la communauté.

Notre élite a laissé faire. Elle s’est tue. Et se tait toujours. Il nous faut prendre la relève ou la contourner, ne plus se fier à son jugement et ses décisions puisque chaque jour qui passe elle nous trahit.

Alors que l’Angleterre s’en va, il faudrait encore, pour cette élite dévoyée et mondialisée, vassalisée par l’empire américain, que nous continuions à discourir en anglais dans la communauté, comme s’il n’y avait pas suffisamment d’autres langues en Europe pour échanger et pour vivre. Il suffit.

Ce qui se passe à Bruxelles est illégal et illégitime, vous le savez.

Vous le savez aussi,

Ce qui se passe à Bruxelles résulte d’un rapport de force qui nous est imposé par l’empire américain et son cheval de Troie, l’Angleterre.

Vous le savez aussi,

Cette situation est aggravée par notre démission permanente depuis de nombreuses années, notre impéritie honteuse, pour ne pas dire notre lâcheté sur le sujet de la langue française à Bruxelles.

Les Anglais sont partis ; ils doivent partir avec l’ensemble de leur bagage. Nous ne devons pas accepter qu’ils laissent derrière eux le cadeau empoisonné de leur langue qui, si elle reste, s’avérera délétère et mortelle, pour nous et les autres. Elle restera délétère et mortelle si nous continuons de fonctionner comme le veulent les fonctionnaires communautaires. Ce n’est pas à des fonctionnaires de la communauté de nous dire quelle langue nous devons parler en France. Ce n’est pas à des fonctionnaires communautaires de se faire les chantres, les défenseurs de la langue anglaise. Garder le silence plus longtemps revient à capituler, à accepter une colonisation douce, insidieuse et insupportable, à accepter de devenir un protectorat anglo-américain.

Quand on veut être souverain il faut l’être d’abord par sa langue.

Dans son syllogisme implacable Michel Serres, un autre Gascon, nous disait :

"Un pays qui perd sa langue perd sa culture ; un pays qui perd sa culture perd son identité ; un pays qui perd son identité n’existe plus. C’est la plus grande catastrophe qui puisse lui arriver".

Et pourtant ce serait simple de mettre un terme à cette anomalie qui nous pénalise culturellement et financièrement. Le rapport Grin a chiffré à des dizaines de milliards l’avantage pour le Royaume-Uni et ses entreprises le fait de la domination actuelle de l’anglais.

Vous détenez l’arme dissuasive.

La France est un des plus gros contributeurs au budget communautaire : 21 milliards en 2020. Potentiellement, il y a là un moyen de pression considérable et décisif. Un levier pour changer la donne, le rapport de force. Encore faut-il l’utiliser.

Nous pourrions soutenir que nous paierons plus notre contribution si la langue française n’est pas remise au niveau qui lui revient. Pourquoi ne pas s’inspirer du comportement de Mme Thatcher qui disait obstinément, pendant des années : "I want my money back". à propos du budget communautaire. Que ne déclarons-nous pas avec la même obstination "Je veux ma langue".

Nous ne risquons rien sinon quelques remontrances et sanctions juridiques formelles.

En face du peuple français il y a un tigre de papier ; Bruxelles n’a ni police ni armée pour nous contraindre.

Nous le savons des profondeurs de nos cœurs, le socle du système bruxellois repose sur la servitude volontaire pour reprendre l’expression d’Étienne de la Boétie, encore un Gascon. Il ne tient qu’à nous de nous affranchir.

Notre langue vaut bien ce combat.

Soyez comme Paul de Tarse sur son chemin de Damas, franchissez la ligne de démarcation qui sépare le monde mortifère où l’on veut nous enfermer de celui de la vie et de notre Langue.

Nous serons toujours avec vous dans ce combat.

Nous croyons à une autre Europe, celle qui respectera les nations et leur langue.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

Guy Dalens
membre d’Avenir de la Langue Française (ALF)
et du Haut Conseil de la Langue Française et de la Francophonie
.

Monsieur le Président de la République
Palais de l’Élysée
55, rue du Faubourg Saint Honoré
75008 Paris

Copie à :
Monsieur Jean Castex, Premier ministre.
Madame Roselyne Bachelot, ministre de la Culture
Monsieur Denis Larghero, maire de Meudon

Fermer Fermer


livre.gifDeux livres à lire (suite) - le 10/09/2020 - 16:30 par Albert_Salon

Deux livres à lire (suite)

  • Gérard Cartiert "Du Franglais au Volapük ou Le Perroquet aztèque" [ Obsidiane - Les Placets invectifs, 2020)
  • Alain Borer " De quel amour blessée"(Gallimard, 2015)

Cheminant Du franglais au Volapük, Gérard Cartier, ingénieur, poète et essayiste, en arrive au Perroquet aztèquequi, au bout de sa lignée d’ancêtres, reste, selon Hergé, le seul être vivant capable de faire entendre les imprécations du chevalier de Hadoque du temps de Louis XIV. Destin de tout le français dans un siècle ou deux ?

L’écrivain rimbaldien Alain Borer, que notre auteur cite très volontiers, se pose, en termes raciniens, la même question de la pérennité du français, dans le titre et le corps de son remarquable ouvrage de 1974 (Gallimard) : ("Ariane, ma sœur, ) De quel amour blessée(vous mourûtes au bord où vous fûtes laissée "). Lamentation familière des romantiques et de Hubert Robert sur les ruines de Rome, sur les civilisations hélas mortelles, jusqu’aux plus brillantes, telle la française ? "Ruines de Babel" ?

Ces deux livres de même inspiration, riches d’enseignements sur la nature, les ressorts profonds et les évolutions de notre langue, donnant - accessoirement mais utilement - les équivalents français de moult anglicismes, dénoncent certes, comme d’autres avant eux, la volonté de nos amis-ennemis anglo-saxons, de substituer l’anglo-américain, un globish, à d’autres langues, y compris aux grandes de civilisation, dont la nôtre. "Gavage à l’anglais", "grand décervelage" par étouffement des autres pensées, écocrime de civilisation. Ils dénoncent surtout le renoncement, le désamour, parfois la honte, le simple "délaissement" par snobisme, fatigue séculaire, menant à la "servitude volontaire", de trop de nos élites, media, milieux divers.

Mais l’intérêt éminent de ces livres est aussi dans l’émergence d’un mouvement nouveau, jalonné par d’autres parutions récentes, de Résistance active qui nourrit l’espoir d’un sursaut salvateur, d’un possible retournement. Leurs auteurs sont d’ailleurs, comme d’autres, tous deux membres du Haut Conseil de la langue française et de la Francophonie (HCLFF) qui vise à porter à un niveau très supérieur l’action des associations en synergie qui ont porté sa création.

Ainsi, Gérard Cartier va jusqu’à appeler de ses vœux la formation de groupes de jeunes, résistant à la manière de leur âge, voire d’un "Front de Libération". Espoir ? Albert Salon.

Lire la suite Lire la suite

Deux livres à lire (suite)

  • Gérard Cartiert "Du Franglais au Volapük ou Le Perroquet aztèque" [ Obsidiane - Les Placets invectifs, 2020)
  • Alain Borer " De quel amour blessée"(Gallimard, 2015)

Cheminant Du franglais au Volapük, Gérard Cartier, ingénieur, poète et essayiste, en arrive au Perroquet aztèquequi, au bout de sa lignée d’ancêtres, reste, selon Hergé, le seul être vivant capable de faire entendre les imprécations du chevalier de Hadoque du temps de Louis XIV. Destin de tout le français dans un siècle ou deux ?

L’écrivain rimbaldien Alain Borer, que notre auteur cite très volontiers, se pose, en termes raciniens, la même question de la pérennité du français, dans le titre et le corps de son remarquable ouvrage de 1974 (Gallimard) : ("Ariane, ma sœur, ) De quel amour blessée(vous mourûtes au bord où vous fûtes laissée "). Lamentation familière des romantiques et de Hubert Robert sur les ruines de Rome, sur les civilisations hélas mortelles, jusqu’aux plus brillantes, telle la française ? "Ruines de Babel" ?

Ces deux livres de même inspiration, riches d’enseignements sur la nature, les ressorts profonds et les évolutions de notre langue, donnant - accessoirement mais utilement - les équivalents français de moult anglicismes, dénoncent certes, comme d’autres avant eux, la volonté de nos amis-ennemis anglo-saxons, de substituer l’anglo-américain, un globish, à d’autres langues, y compris aux grandes de civilisation, dont la nôtre. "Gavage à l’anglais", "grand décervelage" par étouffement des autres pensées, écocrime de civilisation. Ils dénoncent surtout le renoncement, le désamour, parfois la honte, le simple "délaissement" par snobisme, fatigue séculaire, menant à la "servitude volontaire", de trop de nos élites, media, milieux divers.

Mais l’intérêt éminent de ces livres est aussi dans l’émergence d’un mouvement nouveau, jalonné par d’autres parutions récentes, de Résistance active qui nourrit l’espoir d’un sursaut salvateur, d’un possible retournement. Leurs auteurs sont d’ailleurs, comme d’autres, tous deux membres du Haut Conseil de la langue française et de la Francophonie (HCLFF) qui vise à porter à un niveau très supérieur l’action des associations en synergie qui ont porté sa création.

Ainsi, Gérard Cartier va jusqu’à appeler de ses vœux la formation de groupes de jeunes, résistant à la manière de leur âge, voire d’un "Front de Libération". Espoir ? Albert Salon.

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles de septembre 2020 (2)

A. FR. AV Jean Tirole, prix Nobel français d'économie, traître à la langue française ! (4/9) (lien)
Le Devoir Pour la création de l’Université internationale de la Francophonie (3/9) (lien)
Orange Roselyne Bachelot : "L'écriture inclusive est une démarche élitiste" (2/9) (lien)
le Figaro Ces mots de la langue française qui ont changé de genre (1/9) (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de septembre 2020 (2)

A. FR. AV Jean Tirole, prix Nobel français d'économie, traître à la langue française ! (4/9) (lien)
Le Devoir Pour la création de l’Université internationale de la Francophonie (3/9) (lien)
Orange Roselyne Bachelot : "L'écriture inclusive est une démarche élitiste" (2/9) (lien)
le Figaro Ces mots de la langue française qui ont changé de genre (1/9) (lien)

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles de septembre 2020

ALF Le Journal d'Avenir de la Langue Française n°71 est paru (septembre 2020) (lien)
La Nouvelle République Les lecteurs : "On ne dit pas cluster mais foyer !" (4/9) (lien)
France Terme de "podcast" à "audio" (2/9) (lien)
Le Devoir Chefferie du PQ : des candidats pour un Québec bilingue ! (2/9) (lien)
Info Chrétienne La langue française est-elle assez féministe ? (1/9) (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de septembre 2020

ALF Le Journal d'Avenir de la Langue Française n°71 est paru (septembre 2020) (lien)
La Nouvelle République Les lecteurs : "On ne dit pas cluster mais foyer !" (4/9) (lien)
France Terme de "podcast" à "audio" (2/9) (lien)
Le Devoir Chefferie du PQ : des candidats pour un Québec bilingue ! (2/9) (lien)
Info Chrétienne La langue française est-elle assez féministe ? (1/9) (lien)

Fermer Fermer


nouvelles2020/drapeau-suisse.jpgUne lettre de Suisse : La langue d’Emma - le 03/09/2020 - 11:38 par Philippe_Carron

Une lettre de Suisse

La langue d’Emma

Hommage à la langue de ma mère, Emma, décédée durant la période de confinement, à cette langue française dont je revois encore les lettres qu’elle écrivait dans son jeune temps, dans un style d’une sobriété et d’une limpidité étonnantes, langue désormais rejetée de partout comme "lingua non grata" et qui est en passe de la rejoindre six pieds sous terre

La Langue d’Emma, c’est ce parler pétillant dont l’évolution a été stoppée nette par l’intrusion des "silures"* anglo-saxons qui absorbent toutes les possibilités de son champ lexical ; c’est sur cette langue que se joue pourtant la plus surréaliste des farces dans nos ministères et les tours d’ivoire d’une élite bien-pensante où l’on fait encore des tonnes de projets mirifiques pour un idiome qui n’est plus que l’ombre de lui-même.

La Langue d’Emma, c’est cette langue qui, dans les instances européennes, tenait naguère encore la dragée haute à l’anglo-américain que tout une arrière-garde occulte tentait déjà de mettre en place pour assouvir ses desseins de prédation à l’échelle planétaire ; c’est cet idiome qui, aujourd’hui, à l’heure du "Brexit", fait bien pâle figure au sein d’organismes "anglolâtres" où un président français en plein déni s’apprête à faire du français un patois de plus au sein de l’Union européenne.

La Langue d’Emma, c’est une des langues d’une Confédération helvétique où l’on vante "cohésion sociale" et "paix des langues"… dans un pays pourtant dévasté linguistiquement ; c’est ce parler qu’un scandaleux sectarisme constitutionnel, une malhonnêteté intellectuelle et des garde-fous inexistants condamnent à l’exil… et les citoyens à un illettrisme ahurissant, la classe politique helvétique n’étant plus que de bien piètres marionnettes ligotées par les zélateurs du "tout-à-l’anglo-américain" de la finance et consorts, lesquels tiennent le pays tout entier sous leur coupe.

La Langue d’Emma, c’est ce langage tout en délicatesse qui ne séduira plus les visiteurs francophones de passage, désormais accueillis comme des hôtes indésirables à Nice, Genève, Bruxelles, Paris ou Lausanne… et qui s’en retournent chez eux humiliés et choqués ; c’est elle dont les étudiants non francophones, dépités, se détournent, les "natifs" eux-mêmes l’ayant rendue méconnaissable pour avoir simplement oublié leur appartenance à un ensemble géopolitique de plusieurs centaines de millions de francophones à travers le Globe.

Le mot de la fin La Langue d’Emma, c’est cette immense langue française refusée au locuteur lambda de langue française et qui s’effiloche au fil des jours, assassinée en pleine course à cause justement de sa grâce et de la pensée universelle qu’elle laissait apparaître en filigrane dans tout son discours ; c’est cette langue qui savait prendre le contre-pied d’une idéologie anglo-saxonne dévoreuse d’humanité.

Qu’en restera- t-il une fois que le credo du "tout-à-l’anglais" aura eu raison d’elle ? Rien, si ce n’est qu’une écrasante majorité de ses locuteurs auront cessé d’exister dans ce qui faisait leur être original, leur vérité, et verront s’insinuer au plus profond d’eux-mêmes une plaie béante, souvenir d’une perte irrémédiable qui les poursuivra pendant longtemps encore, comme ont été marqués au fer rouge d’autres peuples à d’autres époques…

Philippe Carron Langue française, Suisse romande Prilly/Lausanne

* Silure : gros poisson carnassier, appelé aussi poisson-chat.

Lire la suite Lire la suite

Une lettre de Suisse

La langue d’Emma

Hommage à la langue de ma mère, Emma, décédée durant la période de confinement, à cette langue française dont je revois encore les lettres qu’elle écrivait dans son jeune temps, dans un style d’une sobriété et d’une limpidité étonnantes, langue désormais rejetée de partout comme "lingua non grata" et qui est en passe de la rejoindre six pieds sous terre

La Langue d’Emma, c’est ce parler pétillant dont l’évolution a été stoppée nette par l’intrusion des "silures"* anglo-saxons qui absorbent toutes les possibilités de son champ lexical ; c’est sur cette langue que se joue pourtant la plus surréaliste des farces dans nos ministères et les tours d’ivoire d’une élite bien-pensante où l’on fait encore des tonnes de projets mirifiques pour un idiome qui n’est plus que l’ombre de lui-même.

La Langue d’Emma, c’est cette langue qui, dans les instances européennes, tenait naguère encore la dragée haute à l’anglo-américain que tout une arrière-garde occulte tentait déjà de mettre en place pour assouvir ses desseins de prédation à l’échelle planétaire ; c’est cet idiome qui, aujourd’hui, à l’heure du "Brexit", fait bien pâle figure au sein d’organismes "anglolâtres" où un président français en plein déni s’apprête à faire du français un patois de plus au sein de l’Union européenne.

La Langue d’Emma, c’est une des langues d’une Confédération helvétique où l’on vante "cohésion sociale" et "paix des langues"… dans un pays pourtant dévasté linguistiquement ; c’est ce parler qu’un scandaleux sectarisme constitutionnel, une malhonnêteté intellectuelle et des garde-fous inexistants condamnent à l’exil… et les citoyens à un illettrisme ahurissant, la classe politique helvétique n’étant plus que de bien piètres marionnettes ligotées par les zélateurs du "tout-à-l’anglo-américain" de la finance et consorts, lesquels tiennent le pays tout entier sous leur coupe.

La Langue d’Emma, c’est ce langage tout en délicatesse qui ne séduira plus les visiteurs francophones de passage, désormais accueillis comme des hôtes indésirables à Nice, Genève, Bruxelles, Paris ou Lausanne… et qui s’en retournent chez eux humiliés et choqués ; c’est elle dont les étudiants non francophones, dépités, se détournent, les "natifs" eux-mêmes l’ayant rendue méconnaissable pour avoir simplement oublié leur appartenance à un ensemble géopolitique de plusieurs centaines de millions de francophones à travers le Globe.

Le mot de la fin La Langue d’Emma, c’est cette immense langue française refusée au locuteur lambda de langue française et qui s’effiloche au fil des jours, assassinée en pleine course à cause justement de sa grâce et de la pensée universelle qu’elle laissait apparaître en filigrane dans tout son discours ; c’est cette langue qui savait prendre le contre-pied d’une idéologie anglo-saxonne dévoreuse d’humanité.

Qu’en restera- t-il une fois que le credo du "tout-à-l’anglais" aura eu raison d’elle ? Rien, si ce n’est qu’une écrasante majorité de ses locuteurs auront cessé d’exister dans ce qui faisait leur être original, leur vérité, et verront s’insinuer au plus profond d’eux-mêmes une plaie béante, souvenir d’une perte irrémédiable qui les poursuivra pendant longtemps encore, comme ont été marqués au fer rouge d’autres peuples à d’autres époques…

Philippe Carron Langue française, Suisse romande Prilly/Lausanne

* Silure : gros poisson carnassier, appelé aussi poisson-chat.

Fermer Fermer


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'août 2020 (3) - le 31/08/2020 - 17:48 par MAR

Langue française : Nouvelles d'août 2020 (3)

France Terme Il y a de nouveaux mots dans le gaz (lien)
Le Devoir Québec dit non au cégep bilingue (29/8) (lien)
J. Montréal Plus de vocabulaire pour éviter l’anglais dans les nouvelles technologies
 (lien)
20 minutes Oui, des produits d’anesthésie en langue étrangère ont bien été distribués dans les blocs opératoires français
(27/8) (lien)
Sénat Réponse à la question écrite de Roger Karoutchi sur le franglais et l'écriture "inclusive" (27/8) (lien)
Le Figaro 5 mots que vous pensiez anglais mais qui viennent en réalité du français
(26/8) (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles d'août 2020 (3)

France Terme Il y a de nouveaux mots dans le gaz (lien)
Le Devoir Québec dit non au cégep bilingue (29/8) (lien)
J. Montréal Plus de vocabulaire pour éviter l’anglais dans les nouvelles technologies
 (lien)
20 minutes Oui, des produits d’anesthésie en langue étrangère ont bien été distribués dans les blocs opératoires français
(27/8) (lien)
Sénat Réponse à la question écrite de Roger Karoutchi sur le franglais et l'écriture "inclusive" (27/8) (lien)
Le Figaro 5 mots que vous pensiez anglais mais qui viennent en réalité du français
(26/8) (lien)

Fermer Fermer


La Haute-Savoie condamnée en appel à rappeler une subvention à l’office de tourisme de La Clusaz pour abus d'anglicismes

Le département de la Haute-Savoie a été condamné en appel par la Cour administrative d'appel de Lyon à engager une procédure de restitution de subvention allouée à l’office de tourisme de La Clusaz abusant d'anglicismes. Ce jugement a été obtenu à l'initiative de Défense de la Langue Française en pays de Savoie.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Communiqué de presse de Défense de la Langue Française en pays de Savoie

Ce recours faisait suite à de nombreuses lettres envoyées (sans succès) ces dernières années à plusieurs collectivités publiques pour leur demander de tenir compte du respect de notre langue et de la loi lors de l'attribution de subventions à des manifestations culturelles ou sportives. C'est une véritable déferlante d'appellations et d'expressions en anglais, d'une ampleur inacceptable, que nous dénonçons et que nous tentons de contrer par tous les moyens légaux à notre disposition.

Nous vous laissons prendre connaissance de ce jugement dans le détail, mais ce qu'il faut principalement retenir, c'est que pour la première fois, nous avons obtenu au titre de l'article 15 la loi n°94-665 (dite "loi Toubon"), que le département engage une procédure de restitution de subvention allouée à l’office de tourisme (SEM) de La Clusaz (vous trouverez en fin de notre message un extrait du jugement de la page 5, et le rappel des articles 14 et 15).

Pour rappel, notre association a également engagé un recours au tribunal administratif contre "Grand Annecy" (motif principal de ce recours : utilisation de la marque territoriale en anglais "In Annecy mountains" contraire à l’article 14). Le jugement devrait intervenir en principe d’ici quelques mois.

Dans les 2 cas, nous regrettons qu’il faille nécessairement en passer par la justice pour obtenir de la part des collectivités publiques et territoriales, le simple respect de la loi.

Nous vous remercions par avance de la large diffusion que vous voudrez bien donner à notre message et nous vous adressons nos meilleures salutations.

Pour le bureau de DLF en Pays de Savoie,
Philippe Reynaud (président de DLF en pays de Savoie)

Défense de la Langue Française en pays de Savoie est une délégation régionale de Défense de la langue française sise à Paris (www.langue-francaise.org), association agréée pour défendre la langue française et la francophonie

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Sur les conclusions à fin d’injonction :

8. L’annulation prononcée par le présent arrêt implique nécessairement que le président du conseil départemental de la Haute-Savoie engage la procédure prévue par l’article 15 de la loi du 4 août 1994 de restitution de la subvention allouée à la SEM de La Clusaz pour l’organisation du "Radical Mountain Junior" par la délibération du 3 février 2014. Il y a lieu de lui enjoindre d’engager cette procédure et de lui accorder un délai de deux mois pour ce faire.

Sur les conclusions tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :

9. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre une somme de 1 000 euros à la charge du département de la Haute-Savoie à verser à l’association de défense de la langue française en pays de Savoie au titre des frais liés au litige.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Article 14 de la loi n°94-665 relative à l’emploi de la langue française (dite "loi Toubon")

I. L'emploi d'une marque de fabrique, de commerce ou de service constituée d'une expression ou d'un terme étrangers est interdit aux personnes morales de droit public dès lors qu'il existe une expression ou un terme français de même sens approuvés dans les conditions prévues par les dispositions réglementaires relatives à l'enrichissement de la langue française.

Cette interdiction s'applique aux personnes morales de droit privé chargées d'une mission de service public, dans l'exécution de celle-ci.

Article 15 de la loi n°94-665 relative à l’emploi de la langue française (dite "loi Toubon")

L'octroi, par les collectivités et les établissements publics, de subventions de toute nature est subordonné au respect par les bénéficiaires des dispositions de la présente loi.

Tout manquement à ce respect peut, après que l'intéressé a été mis à même de présenter ses observations, entraîner la restitution totale ou partielle de la subvention.

Lire la suite Lire la suite

La Haute-Savoie condamnée en appel à rappeler une subvention à l’office de tourisme de La Clusaz pour abus d'anglicismes

Le département de la Haute-Savoie a été condamné en appel par la Cour administrative d'appel de Lyon à engager une procédure de restitution de subvention allouée à l’office de tourisme de La Clusaz abusant d'anglicismes. Ce jugement a été obtenu à l'initiative de Défense de la Langue Française en pays de Savoie.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Communiqué de presse de Défense de la Langue Française en pays de Savoie

Ce recours faisait suite à de nombreuses lettres envoyées (sans succès) ces dernières années à plusieurs collectivités publiques pour leur demander de tenir compte du respect de notre langue et de la loi lors de l'attribution de subventions à des manifestations culturelles ou sportives. C'est une véritable déferlante d'appellations et d'expressions en anglais, d'une ampleur inacceptable, que nous dénonçons et que nous tentons de contrer par tous les moyens légaux à notre disposition.

Nous vous laissons prendre connaissance de ce jugement dans le détail, mais ce qu'il faut principalement retenir, c'est que pour la première fois, nous avons obtenu au titre de l'article 15 la loi n°94-665 (dite "loi Toubon"), que le département engage une procédure de restitution de subvention allouée à l’office de tourisme (SEM) de La Clusaz (vous trouverez en fin de notre message un extrait du jugement de la page 5, et le rappel des articles 14 et 15).

Pour rappel, notre association a également engagé un recours au tribunal administratif contre "Grand Annecy" (motif principal de ce recours : utilisation de la marque territoriale en anglais "In Annecy mountains" contraire à l’article 14). Le jugement devrait intervenir en principe d’ici quelques mois.

Dans les 2 cas, nous regrettons qu’il faille nécessairement en passer par la justice pour obtenir de la part des collectivités publiques et territoriales, le simple respect de la loi.

Nous vous remercions par avance de la large diffusion que vous voudrez bien donner à notre message et nous vous adressons nos meilleures salutations.

Pour le bureau de DLF en Pays de Savoie,
Philippe Reynaud (président de DLF en pays de Savoie)

Défense de la Langue Française en pays de Savoie est une délégation régionale de Défense de la langue française sise à Paris (www.langue-francaise.org), association agréée pour défendre la langue française et la francophonie

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Sur les conclusions à fin d’injonction :

8. L’annulation prononcée par le présent arrêt implique nécessairement que le président du conseil départemental de la Haute-Savoie engage la procédure prévue par l’article 15 de la loi du 4 août 1994 de restitution de la subvention allouée à la SEM de La Clusaz pour l’organisation du "Radical Mountain Junior" par la délibération du 3 février 2014. Il y a lieu de lui enjoindre d’engager cette procédure et de lui accorder un délai de deux mois pour ce faire.

Sur les conclusions tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :

9. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre une somme de 1 000 euros à la charge du département de la Haute-Savoie à verser à l’association de défense de la langue française en pays de Savoie au titre des frais liés au litige.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Article 14 de la loi n°94-665 relative à l’emploi de la langue française (dite "loi Toubon")

I. L'emploi d'une marque de fabrique, de commerce ou de service constituée d'une expression ou d'un terme étrangers est interdit aux personnes morales de droit public dès lors qu'il existe une expression ou un terme français de même sens approuvés dans les conditions prévues par les dispositions réglementaires relatives à l'enrichissement de la langue française.

Cette interdiction s'applique aux personnes morales de droit privé chargées d'une mission de service public, dans l'exécution de celle-ci.

Article 15 de la loi n°94-665 relative à l’emploi de la langue française (dite "loi Toubon")

L'octroi, par les collectivités et les établissements publics, de subventions de toute nature est subordonné au respect par les bénéficiaires des dispositions de la présente loi.

Tout manquement à ce respect peut, après que l'intéressé a été mis à même de présenter ses observations, entraîner la restitution totale ou partielle de la subvention.

Fermer Fermer


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'août 2020 (2) - le 22/08/2020 - 11:01 par MAR

Langue française : Nouvelles d'août 2020 (2)

Le Figaro "Juicing", "fooding"... Cette mode ridicule des mots en "-ing" (lien)
Le Devoir La loi 101, une source de fierté
(26/8) (lien)
France Info Divulgâcher, du québécois pour ne pas gâcher la langue française
(21/8) (lien)
Le Figaro Écriture inclusive : la crise de confiance de Wikipédia
(20/8) (lien)
Le Devoir Train de mesures en vue pour renforcer le français au Québec
(19/8) (lien)
Le Figaro "Page turner", "sensitivity reader"... Ces anglicismes à éviter
(19/8) (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles d'août 2020 (2)

Le Figaro "Juicing", "fooding"... Cette mode ridicule des mots en "-ing" (lien)
Le Devoir La loi 101, une source de fierté
(26/8) (lien)
France Info Divulgâcher, du québécois pour ne pas gâcher la langue française
(21/8) (lien)
Le Figaro Écriture inclusive : la crise de confiance de Wikipédia
(20/8) (lien)
Le Devoir Train de mesures en vue pour renforcer le français au Québec
(19/8) (lien)
Le Figaro "Page turner", "sensitivity reader"... Ces anglicismes à éviter
(19/8) (lien)

Fermer Fermer


livre.gifDeux livres à lire absolument - le 19/08/2020 - 11:33 par albert_salon

Deux livres à lire absolument

  • L’histoire de la langue française (un vrai roman) de Jean Pruvost
  • Douce France où est (passé) ton bon sens ? de Sonia Mabrouk

--------------------------------------------------------------------------------------------

L’histoire de la langue française (un vrai roman) de Jean Pruvost [Le Figaro - Mots et Cætera] 2020

Jean Pruvost, professeur émérite, collectionneur et auteur de dictionnaires, prix Émile Littré, Grande Médaille de la francophonie de l’Académie, ajoute ici à ses nombreux ouvrages sur les mots, une histoire de la langue fidèle à la fois à sa belle érudition et à son souci de vulgarisation distinguée. Son livre, d’une élégante simplicité, nous fait défiler allègrement, dans un français limpide, les diverses étapes de cette histoire. L’auteur a voulu la présenter comme "un vrai roman". Je suis tenté de préciser : "roman national".

Cet ouvrage mériterait en effet de connaître une très grande diffusion si une nouvelle édition y donnait une place plus grande à l’étranger en général. Certes, les invasions, les influences latine, germanique, arabe, italienne, bien évidemment anglaise et nord-américaine, sont dûment traitées. Mais les évolutions du français dans ses autres berceaux (Belgique, Suisse) ou rameaux (Québec, Acadie, etc.) mériteraient plus que des mentions très rapides. De même l’apport des anciennes colonies d’Afrique. Tout un vocabulaire et des tournures en provenant mériteraient considération. Un dictionnaire vraiment universel du français est nécessaire, développant celui de l’AUPELF-UREF qu’Hachette a publié en 1995 sous la direction de Michel Guillou.

Les apports langagiers de l’immigration non européenne en France pourraient être complétés par leurs autres incidences sur le français populaire : ses accent, rythme, ligne mélodique.

Enfin l’auteur, à la fin, non de l’histoire, mais du livre, traite du contact-confrontation avec l’anglo-américain trop dans le registre "Cela s’arrangera bien comme toujours...". L’excès des emprunts de mots, d’expression, lui paraît certes regrettable. Mais il laisse de côté l’aspect de guerre des langues, c’est-à-dire la volonté - la politique - d’imposition de l’anglais pour tenter de remplacer le français complètement, à terme. Certes non nouvelle de la part de nos amis-ennemis, cette politique trouve, depuis 1974, un soutien français de plus en plus évident chez tous ceux de nos élites que feu Michel Serres appelait "les collabos de la pub et du fric".

Jean Pruvost nous affirme que la France est l’un des pays qui "résistent" le mieux au rouleau compresseur. Il met en avant, à cet égard, les cinq principales institutions officielles de protection et promotion.de la langue française en France : Académie française, Constitution, loi Toubon, DGLFLF, commissions de terminologie. Or, l’édition future devrait traiter aussi des associations de promotion du français. Défense de la langue française (DLF), dont l’auteur est vice-président, et Avenir de la langue française (ALF) sont trop brièvement mentionnées, comme anecdotiques. Alors que la vérité historique oblige à dire que quatre des cinq institutions officielles mentionnées ont été créées sur la forte pression des associations, maintenant groupées en synergie pour aiguillonner les politiques. Elles tiennent à disposition des historiens la note d’histoire qu’elles ont rédigée avec soin sur ce sujet occulté.

Albert Salon
--------------------------------------------------------------------------------------------
Douce France où est (passé) ton bon sens ? de Sonia Mabrouk [Plon], 2020

Sonia Mabrouk, journaliste et essayiste, de sa Tunisie natale et de sa France pleinement adoptée, renvoie à la France d’aujourd’hui la belle image qu’elle s’en est faite dans son adolescence. Formée en bilingue et biculturelle à Tunis dans un lycée à programmes français. Reconnaissante à ses maîtres, surtout à sa passionnante "prof" de français, littérature et culture humaniste.

À l’instar de grands Tunisiens de France tel Claude Hagège qui ont écrit sur le français et l’importance de la Francophonie, Sonia Mabrouk utilise son talent d’écriture vraie pour interpeller - avec amour et douleur à la fois - sa "doulce France". Selon elle, son adoptée semble aujourd’hui oublier ce qu’elle se doit à elle-même, et surtout perdre son simple bon sens.

Notre autrice, dans un esprit bien proche du gaullisme du Général, prêche le retour au bon sens populaire, "paysan", loin des contagions venues le plus souvent des États-Unis d’Amérique, dans les politiques de notre pays commun : en agriculture et alimentation ("veganisme"...) ; à l’égard du transhumanisme et de l’intelligence artificielle ; de la "politique arabe" ; de l’islam et de sa nécessaire refondation ; du bilinguisme et biculturalisme. Pour un sain souverainisme contre une mondialisation-mondialisme débridée. Pour le respect en démocratie, et la reconquête de la crédibilité de la parole publique...

Avec, dans son chapitre sur l’école, un long et superbe plaidoyer pour la Francophonie, en étonnement profond devant l’incurie - voire le mépris - d’une bonne partie de notre classe politique, tant à l’égard du français "merveilleux instrument trouvé dans les décombres du régime colonial" (Senghor), que de l’atout extraordinaire de la Francophonie mondiale, non seulement pour la France et les pays francophones, mais encore pour la civilisation, l’enrichissement mutuel des cultures, et l’humanisme.

Un bol d’air salubre ; lecture à rendre obligatoire pour tout aspirant à la conduite de la France.

Et la place de Mme Sonia Mabrouk est au sein de notre Haut Conseil international pour la Langue française et la Francophonie (HCLFF)

Albert Salon, docteur d’État ès lettres, ancien ambassadeur, président d’honneur d’Avenir de la Langue française (ALF)

Lire la suite Lire la suite

Deux livres à lire absolument

  • L’histoire de la langue française (un vrai roman) de Jean Pruvost
  • Douce France où est (passé) ton bon sens ? de Sonia Mabrouk

--------------------------------------------------------------------------------------------

L’histoire de la langue française (un vrai roman) de Jean Pruvost [Le Figaro - Mots et Cætera] 2020

Jean Pruvost, professeur émérite, collectionneur et auteur de dictionnaires, prix Émile Littré, Grande Médaille de la francophonie de l’Académie, ajoute ici à ses nombreux ouvrages sur les mots, une histoire de la langue fidèle à la fois à sa belle érudition et à son souci de vulgarisation distinguée. Son livre, d’une élégante simplicité, nous fait défiler allègrement, dans un français limpide, les diverses étapes de cette histoire. L’auteur a voulu la présenter comme "un vrai roman". Je suis tenté de préciser : "roman national".

Cet ouvrage mériterait en effet de connaître une très grande diffusion si une nouvelle édition y donnait une place plus grande à l’étranger en général. Certes, les invasions, les influences latine, germanique, arabe, italienne, bien évidemment anglaise et nord-américaine, sont dûment traitées. Mais les évolutions du français dans ses autres berceaux (Belgique, Suisse) ou rameaux (Québec, Acadie, etc.) mériteraient plus que des mentions très rapides. De même l’apport des anciennes colonies d’Afrique. Tout un vocabulaire et des tournures en provenant mériteraient considération. Un dictionnaire vraiment universel du français est nécessaire, développant celui de l’AUPELF-UREF qu’Hachette a publié en 1995 sous la direction de Michel Guillou.

Les apports langagiers de l’immigration non européenne en France pourraient être complétés par leurs autres incidences sur le français populaire : ses accent, rythme, ligne mélodique.

Enfin l’auteur, à la fin, non de l’histoire, mais du livre, traite du contact-confrontation avec l’anglo-américain trop dans le registre "Cela s’arrangera bien comme toujours...". L’excès des emprunts de mots, d’expression, lui paraît certes regrettable. Mais il laisse de côté l’aspect de guerre des langues, c’est-à-dire la volonté - la politique - d’imposition de l’anglais pour tenter de remplacer le français complètement, à terme. Certes non nouvelle de la part de nos amis-ennemis, cette politique trouve, depuis 1974, un soutien français de plus en plus évident chez tous ceux de nos élites que feu Michel Serres appelait "les collabos de la pub et du fric".

Jean Pruvost nous affirme que la France est l’un des pays qui "résistent" le mieux au rouleau compresseur. Il met en avant, à cet égard, les cinq principales institutions officielles de protection et promotion.de la langue française en France : Académie française, Constitution, loi Toubon, DGLFLF, commissions de terminologie. Or, l’édition future devrait traiter aussi des associations de promotion du français. Défense de la langue française (DLF), dont l’auteur est vice-président, et Avenir de la langue française (ALF) sont trop brièvement mentionnées, comme anecdotiques. Alors que la vérité historique oblige à dire que quatre des cinq institutions officielles mentionnées ont été créées sur la forte pression des associations, maintenant groupées en synergie pour aiguillonner les politiques. Elles tiennent à disposition des historiens la note d’histoire qu’elles ont rédigée avec soin sur ce sujet occulté.

Albert Salon
--------------------------------------------------------------------------------------------
Douce France où est (passé) ton bon sens ? de Sonia Mabrouk [Plon], 2020

Sonia Mabrouk, journaliste et essayiste, de sa Tunisie natale et de sa France pleinement adoptée, renvoie à la France d’aujourd’hui la belle image qu’elle s’en est faite dans son adolescence. Formée en bilingue et biculturelle à Tunis dans un lycée à programmes français. Reconnaissante à ses maîtres, surtout à sa passionnante "prof" de français, littérature et culture humaniste.

À l’instar de grands Tunisiens de France tel Claude Hagège qui ont écrit sur le français et l’importance de la Francophonie, Sonia Mabrouk utilise son talent d’écriture vraie pour interpeller - avec amour et douleur à la fois - sa "doulce France". Selon elle, son adoptée semble aujourd’hui oublier ce qu’elle se doit à elle-même, et surtout perdre son simple bon sens.

Notre autrice, dans un esprit bien proche du gaullisme du Général, prêche le retour au bon sens populaire, "paysan", loin des contagions venues le plus souvent des États-Unis d’Amérique, dans les politiques de notre pays commun : en agriculture et alimentation ("veganisme"...) ; à l’égard du transhumanisme et de l’intelligence artificielle ; de la "politique arabe" ; de l’islam et de sa nécessaire refondation ; du bilinguisme et biculturalisme. Pour un sain souverainisme contre une mondialisation-mondialisme débridée. Pour le respect en démocratie, et la reconquête de la crédibilité de la parole publique...

Avec, dans son chapitre sur l’école, un long et superbe plaidoyer pour la Francophonie, en étonnement profond devant l’incurie - voire le mépris - d’une bonne partie de notre classe politique, tant à l’égard du français "merveilleux instrument trouvé dans les décombres du régime colonial" (Senghor), que de l’atout extraordinaire de la Francophonie mondiale, non seulement pour la France et les pays francophones, mais encore pour la civilisation, l’enrichissement mutuel des cultures, et l’humanisme.

Un bol d’air salubre ; lecture à rendre obligatoire pour tout aspirant à la conduite de la France.

Et la place de Mme Sonia Mabrouk est au sein de notre Haut Conseil international pour la Langue française et la Francophonie (HCLFF)

Albert Salon, docteur d’État ès lettres, ancien ambassadeur, président d’honneur d’Avenir de la Langue française (ALF)

Fermer Fermer


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'août 2020 - le 13/08/2020 - 10:39 par MAR

Langue française : Nouvelles d'août 2020

Le Parisien Jeux télévisés : si peu de créations françaises sur France Télé ? (9/8) (lien)
Front Populaire Michel Perraudeau Parlent-ils français ? (3/8) (lien)
ActuaLitté L'écriture inclusive incompatible avec l'argent public (3/8) (lien)
Le Point L'espéranto, future langue officielle de l'Europe ? (1/8) (lien)
misskonfidentielle FranceTerme – Prenons soin de la langue française (1/8) (lien)
Yves Montenay L’impérialisme juridique et monétaire américain (1/8) (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles d'août 2020

Le Parisien Jeux télévisés : si peu de créations françaises sur France Télé ? (9/8) (lien)
Front Populaire Michel Perraudeau Parlent-ils français ? (3/8) (lien)
ActuaLitté L'écriture inclusive incompatible avec l'argent public (3/8) (lien)
Le Point L'espéranto, future langue officielle de l'Europe ? (1/8) (lien)
misskonfidentielle FranceTerme – Prenons soin de la langue française (1/8) (lien)
Yves Montenay L’impérialisme juridique et monétaire américain (1/8) (lien)

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles de juillet 2020 (3)

Banque des territoires Affaire "Let's Grau" : le Conseil d'État veut bien de l'anglais, mais s'il n'y a pas d'équivalent français... officiel (28/7) (lien)
Le Figaro 10 mots pour parler des séries et de la télévision en français
(25/7) (lien)
Lyon mag Lyon : la mairie du 2e arrondissement n’utilisera pas l’écriture inclusive (23/7) (lien)
Bd Voltaire Le latin rend plus intelligent (vérité scientifiquement prouvée ) !
(10/7) (lien)
Lyon mag Lyon : les élu.e.s (sic !) de la majorité adoptent l’écriture inclusive
(10/7) (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de juillet 2020 (3)

Banque des territoires Affaire "Let's Grau" : le Conseil d'État veut bien de l'anglais, mais s'il n'y a pas d'équivalent français... officiel (28/7) (lien)
Le Figaro 10 mots pour parler des séries et de la télévision en français
(25/7) (lien)
Lyon mag Lyon : la mairie du 2e arrondissement n’utilisera pas l’écriture inclusive (23/7) (lien)
Bd Voltaire Le latin rend plus intelligent (vérité scientifiquement prouvée ) !
(10/7) (lien)
Lyon mag Lyon : les élu.e.s (sic !) de la majorité adoptent l’écriture inclusive
(10/7) (lien)

Fermer Fermer


14 juillet 2020

Communiqué du Haut Conseil français
de la Langue française et de la Francophonie

Des personnalités françaises - une centaine* - de milieux professionnels et orientations spirituelles et politiques très divers se sont, par un communiqué* du 18 juin, constituées en un Haut Conseil, réseau informel de citoyens voulant porter à un palier supérieur la résistance de la "société civile" française à l’entreprise en cours d’effacement de la Langue française et de la Francophonie.

Contre les puissances privées et les pouvoirs publics français et étrangers œuvrant aujourd’hui à la substitution de l’anglo-américain aux langues nationales en Europe et au Canada dans leurs fonctions publiques et officielles.

En cette année de commémorations d’actes forts de résistance, notamment du traité de Niamey créant, le 20 mars 1970, l’ancêtre de l’Organisation internationale de la Francophonie (O.I.F.), le Haut Conseil français souhaite hisser la résistance à la hauteur de l’enjeu politique et civilisationnel, et :

  • exiger le plein respect de la Constitution (art. 2 ; et titre XIV sur la Communauté francophone) et le renforcement sensible de la loi Toubon ;
  • convaincre politiciens, media, firmes, pouvoirs publics, de cesser de contribuer à l’arrachage linguistique en cours ;
  • animer un débat national constant sur la politique linguistique de l’État.

Les 20 associations à l’origine de la création du Haut Conseil lui proposent un premier objectif important : demander collectivement aux pouvoirs publics de s’opposer à toute action du Conseil de l’Union européenne tendant à faire de l’anglais une "langue commune de fait" des institutions de l’UE, au mépris du règlement UE de 1958 modifié portant statut des langues officielles. Alors que la logique du Brexit entraîne un fort affaiblissement de l’emploi officiel et quotidien de cette langue à Bruxelles, et le nécessaire regain des langues officielles des pays membres, conforme à la nature de l’UE, qui est diversité.

Les citoyens membres du Haut Conseil français ont invité les Conseils des pays et communautés où le français est langue maternelle à constituer avec eux le Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie.

signataire : Albert Salon, docteur d'État ès lettres, ancien ambassadeur, président d’honneur d’Avenir de la Langue française (ALF), par délégation des associations membres, en attendant l’élection des organes du Haut Conseil

_____________________________________________________


Liste des membres de la section française du

Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie

au 14 juillet 2020 -  [ Liste des membres mise à jour ]

A) Représentants des associations porteuses du projet, et représentants d’autres associations

Alliance Champlain (Nouméa - Nouvelle-Calédonie) 

Association des Écrivains Combattants (AEC)

  • Alfred Gilder, SG, ancien chef de mission du Contrôle général au ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, nombreux ouvrages, "Et si l’on parlait français ?" (1993), aec@ecrivains.eu

Association francophone d’Amitié et de Liaison (AFAL)

  • Deux représentants à désigner

Association Francophonie Avenir (AFRAV)

  • Régis Ravat, président, cadre d’entreprise de grande distribution, responsable syndical (100)*, afrav@aliceadsl.fr
  • Thierry Saladin, médecin, vice-président (100)*

Avenir de la Langue française (ALF)

  • Albert Salon, fondateur et président d’honneur, docteur d’État ès lettres, ancien ambassadeur, essayiste, auteur d’ "Une volonté française" (Glyphe, 2012), membre de l’Académie de la Carpette anglaise et du Tapis rouge, (100)*
  • Chrystel Guène, correctrice d’édition, avenirlf@laposte.net

Carrefour des Acteurs sociaux (CAS)

  • Joël Broquet, fondateur et directeur, dircas@cas-france.org
  • Catherine Distinguin, avocate, directrice du Pôle Francophonie, vice-présidente d’ALF

Cercle d’Études et de Réflexion sur le Monde francophone (CERMF)

  • Ilyès Zouari, fondateur et président, essayiste, ouvrages sur la francophonie mondiale, membre de l’Académie de la Carpette anglaise et du Tapis rouge

Cercle littéraire des Écrivains cheminots (CLEC)

Conseil international de la Langue française (CILF)

  • Hubert Joly, SG, ancien administrateur de la France d’Outre-mer, diplomate, terminologue, créateur de dictionnaires spécialisés, cilf@cilf.org

Courriel

  • Matthieu Varnier, vice-président, consultant

Défense de la Langue française (DLF) :

DLF-Savoie

  • Philippe Reynaud, président (100)*
  • Lucien Berthet, SG (100)*

Droit de Comprendre (DDC)

  • Marc Favre d’Échallens, président, cadre d’entreprise, président de DLF-Île de France, SG de l’Académie de la Carpette anglaise et du Tapis rouge

Entente de l’Île de France-Québec)

  • • Serge Dubief, président, et président de Essonne-Québec, animateur des Groupes de Réagissants à l’Anglo-Américanisation abusive de la Langue(GRAAAL), iledefrancequebec@orange.fr

Forum pour la France (FPF)

Francophonie Force Oblige (FFO)

  • Alain Ripaux, président, essayiste (100)*

Institut Culture, Économie, Géopolitique (ICEG)

  • Yves Montenay, président, entrepreneur, professeur à l’ESCP ("Sup-de-Co"), vice-président d’Avenir de la Langue française (ALF), créateur etéditeur de la revue "Regards sur le monde musulman", (100)*

Paris-Québec

  • Bernard Émont, président, ex haut fonctionnaire européen, Directeur du Centre universitaire d’Études sur le Québec et la Francophonie d’Amérique du nord (CEQFAN)

République exemplaire

  • Michel Le Net, administrateur, ingénieur général honoraire des Ponts et Chaussées, président honoraire du Cercle d’éthique des Affaires, essayiste

B) Personnalités représentatives du secteur des politiques linguistiques et culturelles

Académie française

  • Jean-Marie Rouart

Hauts fonctionnaires engagés personnellement pour le français et la diversité linguistique et culturelle

  • Pascal-Raphaël Ambrogi, inspecteur général de l’Éducation nationale
  • Patrice Cahart, inspecteur général des Finances, ancien directeur de la Monnaie à Paris, ancien président de la commission de terminologie du ministère des Finances
  • Guy Dalens, ancien chef de service à la direction de la Concurrence au ministère des Finances, membre d’ALF
  • Serge Duhamel, ex-Inspecteur général de l’Éducation nationale, ancien trésorier d’ALF
  • Jacques Myard, diplomate, maire de Maisons-Laffitte, membre honoraire du Parlement, président de l’Académie du gaullisme et du Cercle Nation et République
  • Christian Philip, professeur de droit, recteur honoraire, président de la Maison de la Francophonie de Lyon

Avocats et juristes familiers des aspects juridiques des politiques linguistiques

  • Jean-Claude Amboise, docteur en droit, avocat au barreau de Paris, spécialiste du droit de la langue française, attitré d’ALF, DLF, DDC...
  • Olivier Gohin, professeur de droit public, constitutionnaliste, faculté de droit de l’université Paris 2, Panthéon-Assas
  • Jacques Legendre, ancien ministre, sénateur honoraire, rôle important dans l’introduction en 2008 de la Communauté francophone dans la Constitution française
  • Roland Sanviti, avocat à la Cour d’appel de Paris, administrateur de "Justice et démocratie", président du "prix Falcone"
  • Étienne Tarride, avocat, membre du Forum pour la France

Syndicalistes qui militent pour l’emploi du français dans le monde du travail

  • Régis Ravat, président de l’AFRAV précitée

C) Créateurs, producteurs, diffuseurs et ciseleurs militants de la langue française

Poètes

  • Daniel Ancelet, vice-président de l’Académie de la Poésie française (APF), lauréat de l’Académie française, président du Prix Renaissance de poésie
  • Rina Dupriet, poète, essayiste, maire adjoint du Buc, présidente de l’association internationale des CCES, présidente du Cercle Soroptimiste qu’elle représente à l’UNESCO
  • Thierry Sajat, éditeur, président de l’Académie de la poésie française

Écrivains, romanciers, essayistes, éditeurs

  • Alain Borer : universitaire, écrivain, essayiste, rimbaldien et auteur de "De quel amour blessée – Réflexions sur la langue française" (Gallimard 2014), (100)*
  • Gérard Cartier, ancien ingénieur, auteur et poète, site "Au Monomotapa" (100)*
  • Jean-Michel Delacomptée, écrivain, plusieurs prix littéraires, dont de l’Académie française
  • Benoît Duteurtre, écrivain, prix de l’Académie française, membre de l’Académie de la Carpette anglaise et du Tapis rouge
  • Bernard Lecherbonnier, essayiste, auteur de "Pourquoi veulent-ils tuer le français ?"
  • Michel Mourlet, écrivain, critique de littérature et de cinéma, responsable d’émission radiophonique sur le français
  • Jean Roux, expert-comptable, essayiste

Linguistes, terminologues, traducteurs et interprètes

  • Jean-Paul Cossart, entrepreneur, terminologue, vice-président d’ALF,
  • Alfred Gilder, écrivain, essayiste, nombreux ouvrages sur le français, "Dictionnaire franglais-français", "Alerte francophone"
  • Denis Griesmar, traducteur, ancien vice-président de la Société française des Traducteurs (SFT)
  • Claude Hagège, professeur au Collège de France, "Halte à la mort des langues", "Combat pour le français", "Contre la pensée unique"
  • Julia Kristeva, professeur de langue et littérature à l’université Paris 7

Professeurs de français

  • Suzanne Coirint-Loff, ancien professeur de français à l’université de Lisbonne, résidente au Portugal,
  • Bruno Dewaele, agrégé de l’université, champion du monde d’orthographe, rubrique régulière de langue française à La Voix du Nord, et revue Lire,
  • Bernard Leconte, professeur agrégé de lettres, écrivain, chroniqueur du "bon français" dans divers media, pamphlétaire, humoriste
  • Frédéric Prat, ingénieur, président de Lire-Écrire, contact@lire-ecrire.org
  • Philippe Prudhomme, professeur de lettres et d’histoire, président-fondateur de l’association Les amis de Bougainville à Papeete, Tahiti (100)* 2bougainville@gmail.com

Monde de la musique, Chanteurs, musiciens

  • Alain Fantapié, ex-Haut Comité de la Langue française, président de l’Académie Charles Cros

D) Militants et sympathisants du français et de la Francophonie dans divers secteurs d’activité

Collège de France

  • Claude Hagège (voir ci-dessus à la rubrique "linguistes, terminologues, traducteurs")

Corps médical

  • Roger Caporal, médecin endocrinologue, Consultant des Hôpitaux de Paris, écrivain

Chercheurs scientifiques attachés à l’emploi du français dans leur discipline

  • Nicolas Bacaër, chercheur à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD)
  • Christian Darlot, chercheur ENST, militant ALF, auteur d’une étude-plaidoyer sur le français dans les sciences
  • Charles Durand, informaticien, ancien directeur – pour l’AUPELF-UREF - de l’Institut international d’Informatique (IFI de Hanoï), essayiste militant ALF pour le français scientifique
  • Jean-Pierre Luminet, astrophysicien, directeur de recherche au CNRS (100)*, labos d’astrophysique de Marseille et Observatoire de Paris
  • Laurent Lafforgue, mathématicien médaillé Fields

Universitaires et chercheurs d’autres disciplines

  • Jean-Louis Chédin : universitaire, professeur de philosophie, administrateur d’Avenir de la Langue française (ALF)
  • Francis Gandon, docteur en sociologie, docteur d'État en sciences du langage, diplômé d'études politiques, professeur honoraire à l'Université de Caen, ancien enseignant aux universités de Tananarive et Tuléar
  • Christophe Réveillard, universitaire
  • Ralph Stehly, professeur émérite d’histoire des religions et islamologie, de l’université de Strasbourg (100)*
  • Françoise Tétu de Labsade, ancien professeur de civilisation et de littérature québécoise à l’Université Laval du Québec

Chefs d’entreprise, économistes, consultants

  • Nadia Antonin, économiste, ancien haut cadre de la Banque de France, membre de commissions ministérielles de terminologie et de l'Académie des sciences commerciales
  • Patrice Bersac, cadre supérieur d’entreprise
  • Alain Diter, docteur en génétique, chef d'entreprises en Polynésie française, vice-président de l’association Les amis de Bougainville, à Papeete
  • acques Nikonoff, administrateur civil, économiste, professeur associé Paris 8, membre fondateur de la Fondation Marc Bloch, ancien président d’Attac et du Parti de la Démondialisation (ParDem), animateur de La Dynamique.
  • Gilbert Puzy de Lafayette, consultant, descendant du marquis de Lafayette de la guerre d’indépendance des États-Unis
  • Marc Rousset, économiste

Militaires officiers supérieurs et généraux

  • Alain Corvez, colonel (2S), consultant en stratégie, membre du Forum pour la France
  • Amiral (2S) Michel Debray, ancien pacha du porte-avions Foch
  • Claude Gaucherand, amiral (2S), écrivain
  • Jacques Hogard, colonel (2S)
  • Claude du Trémolet, général (2S), président de l’Amicale de l’École militaire de Haute-Montagne, qu’il a dirigée

Journalistes

  • Bernard Cassen, ancien directeur général du Monde diplomatique, président d’honneur d’Attac, et secrétaire général de l’association Mémoire des luttes
  • Michel Feltin-Palas, l’Express, spécialiste du français et des langues régionales, auteur de la lettre d’information "Sur le bout des langues", (100)*
  • Arnaud Galy, rédacteur en chef d’Agora francophone internationale (plateforme internet) et de l’Année francophone internationale (AFI, revue papier)
  • Loïc Hervouet, administrateur de l’Année francophone internationale, vice-président de l’ONG Actions Medias francophones, Africamedias, www.actionsmediasfrancophones.fr
  • Vincent Hervouët, ancien responsable info de LCI, chroniqueur sur Europe 1
  • Michel Mourlet, écrivain, critique de littérature et de cinéma, journaliste de radio

Professions diverses

  • Jean-Claude Amboise (avocat (cf. partie B), chargé de cours dans le domaine du droit du spectacle, conférencier sur la chanson française à l’étranger
  • Marc-Antoine Renard-Bécue, sitemestre d’associations pour le français
  • Gérard Charpentier, docteur en sociologie, psychanalyste spécialisé dans les processus d’intégration interculturelle, spécialiste des peuples francophones
  • Sophie Chevreuse, ancienne trésorière, directrice administrative et financière, et DRH, de l’Union latine créée à l’initiative de Philippe Rossillon, puis trésorière d’ALF depuis 2015
  • Lionel Cudennec, ancien du ministère de la Jeunesse et des Sports, fonctionnaire du ministère de l’Intérieur, spécialité de droit public, militant pour le français
  • Laure Fouré, haut fonctionnaire des Finances, conseillère juridique des associations pour le français
  • Mohamed Larbi Haouat, docteur d’État, président d’ASILEC, vice-président de l’AFAL (et son représentant à l’UNESCO) afalasociation@gmail.com
  • Laura Françoise Lebeau, consultante, chargée de mission Francophonie
  • Fréderic Prat, ingénieur, président de Lire-écrire, contact@lire-ecrire.org
  • Rudy Ricciotti, architecte, Grand prix national d’architecture
  • Michèle Vlahos, Française résidant aux États-Unis où elle fonda la Massachussetts Lafayette Society de Boston

Monde du Sport

  • Jeannie Longo, cycliste, championne olympique et du monde (100)*

Étudiants

  • Gaspard Defferrière, en 2ème année de l’ESSEC

* Les noms suivis de : (100)* sont ceux de signataires de l’Appel des Cent adressé le 16 juin 2019 au Président de la République française, pour une politique du français et de la Francophonie.

Lire la suite Lire la suite

14 juillet 2020

Communiqué du Haut Conseil français
de la Langue française et de la Francophonie

Des personnalités françaises - une centaine* - de milieux professionnels et orientations spirituelles et politiques très divers se sont, par un communiqué* du 18 juin, constituées en un Haut Conseil, réseau informel de citoyens voulant porter à un palier supérieur la résistance de la "société civile" française à l’entreprise en cours d’effacement de la Langue française et de la Francophonie.

Contre les puissances privées et les pouvoirs publics français et étrangers œuvrant aujourd’hui à la substitution de l’anglo-américain aux langues nationales en Europe et au Canada dans leurs fonctions publiques et officielles.

En cette année de commémorations d’actes forts de résistance, notamment du traité de Niamey créant, le 20 mars 1970, l’ancêtre de l’Organisation internationale de la Francophonie (O.I.F.), le Haut Conseil français souhaite hisser la résistance à la hauteur de l’enjeu politique et civilisationnel, et :

  • exiger le plein respect de la Constitution (art. 2 ; et titre XIV sur la Communauté francophone) et le renforcement sensible de la loi Toubon ;
  • convaincre politiciens, media, firmes, pouvoirs publics, de cesser de contribuer à l’arrachage linguistique en cours ;
  • animer un débat national constant sur la politique linguistique de l’État.

Les 20 associations à l’origine de la création du Haut Conseil lui proposent un premier objectif important : demander collectivement aux pouvoirs publics de s’opposer à toute action du Conseil de l’Union européenne tendant à faire de l’anglais une "langue commune de fait" des institutions de l’UE, au mépris du règlement UE de 1958 modifié portant statut des langues officielles. Alors que la logique du Brexit entraîne un fort affaiblissement de l’emploi officiel et quotidien de cette langue à Bruxelles, et le nécessaire regain des langues officielles des pays membres, conforme à la nature de l’UE, qui est diversité.

Les citoyens membres du Haut Conseil français ont invité les Conseils des pays et communautés où le français est langue maternelle à constituer avec eux le Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie.

signataire : Albert Salon, docteur d'État ès lettres, ancien ambassadeur, président d’honneur d’Avenir de la Langue française (ALF), par délégation des associations membres, en attendant l’élection des organes du Haut Conseil

_____________________________________________________


Liste des membres de la section française du

Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie

au 14 juillet 2020 -  [ Liste des membres mise à jour ]

A) Représentants des associations porteuses du projet, et représentants d’autres associations

Alliance Champlain (Nouméa - Nouvelle-Calédonie) 

Association des Écrivains Combattants (AEC)

  • Alfred Gilder, SG, ancien chef de mission du Contrôle général au ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, nombreux ouvrages, "Et si l’on parlait français ?" (1993), aec@ecrivains.eu

Association francophone d’Amitié et de Liaison (AFAL)

  • Deux représentants à désigner

Association Francophonie Avenir (AFRAV)

  • Régis Ravat, président, cadre d’entreprise de grande distribution, responsable syndical (100)*, afrav@aliceadsl.fr
  • Thierry Saladin, médecin, vice-président (100)*

Avenir de la Langue française (ALF)

  • Albert Salon, fondateur et président d’honneur, docteur d’État ès lettres, ancien ambassadeur, essayiste, auteur d’ "Une volonté française" (Glyphe, 2012), membre de l’Académie de la Carpette anglaise et du Tapis rouge, (100)*
  • Chrystel Guène, correctrice d’édition, avenirlf@laposte.net

Carrefour des Acteurs sociaux (CAS)

  • Joël Broquet, fondateur et directeur, dircas@cas-france.org
  • Catherine Distinguin, avocate, directrice du Pôle Francophonie, vice-présidente d’ALF

Cercle d’Études et de Réflexion sur le Monde francophone (CERMF)

  • Ilyès Zouari, fondateur et président, essayiste, ouvrages sur la francophonie mondiale, membre de l’Académie de la Carpette anglaise et du Tapis rouge

Cercle littéraire des Écrivains cheminots (CLEC)

Conseil international de la Langue française (CILF)

  • Hubert Joly, SG, ancien administrateur de la France d’Outre-mer, diplomate, terminologue, créateur de dictionnaires spécialisés, cilf@cilf.org

Courriel

  • Matthieu Varnier, vice-président, consultant

Défense de la Langue française (DLF) :

DLF-Savoie

  • Philippe Reynaud, président (100)*
  • Lucien Berthet, SG (100)*

Droit de Comprendre (DDC)

  • Marc Favre d’Échallens, président, cadre d’entreprise, président de DLF-Île de France, SG de l’Académie de la Carpette anglaise et du Tapis rouge

Entente de l’Île de France-Québec)

  • • Serge Dubief, président, et président de Essonne-Québec, animateur des Groupes de Réagissants à l’Anglo-Américanisation abusive de la Langue(GRAAAL), iledefrancequebec@orange.fr

Forum pour la France (FPF)

Francophonie Force Oblige (FFO)

  • Alain Ripaux, président, essayiste (100)*

Institut Culture, Économie, Géopolitique (ICEG)

  • Yves Montenay, président, entrepreneur, professeur à l’ESCP ("Sup-de-Co"), vice-président d’Avenir de la Langue française (ALF), créateur etéditeur de la revue "Regards sur le monde musulman", (100)*

Paris-Québec

  • Bernard Émont, président, ex haut fonctionnaire européen, Directeur du Centre universitaire d’Études sur le Québec et la Francophonie d’Amérique du nord (CEQFAN)

République exemplaire

  • Michel Le Net, administrateur, ingénieur général honoraire des Ponts et Chaussées, président honoraire du Cercle d’éthique des Affaires, essayiste

B) Personnalités représentatives du secteur des politiques linguistiques et culturelles

Académie française

  • Jean-Marie Rouart

Hauts fonctionnaires engagés personnellement pour le français et la diversité linguistique et culturelle

  • Pascal-Raphaël Ambrogi, inspecteur général de l’Éducation nationale
  • Patrice Cahart, inspecteur général des Finances, ancien directeur de la Monnaie à Paris, ancien président de la commission de terminologie du ministère des Finances
  • Guy Dalens, ancien chef de service à la direction de la Concurrence au ministère des Finances, membre d’ALF
  • Serge Duhamel, ex-Inspecteur général de l’Éducation nationale, ancien trésorier d’ALF
  • Jacques Myard, diplomate, maire de Maisons-Laffitte, membre honoraire du Parlement, président de l’Académie du gaullisme et du Cercle Nation et République
  • Christian Philip, professeur de droit, recteur honoraire, président de la Maison de la Francophonie de Lyon

Avocats et juristes familiers des aspects juridiques des politiques linguistiques

  • Jean-Claude Amboise, docteur en droit, avocat au barreau de Paris, spécialiste du droit de la langue française, attitré d’ALF, DLF, DDC...
  • Olivier Gohin, professeur de droit public, constitutionnaliste, faculté de droit de l’université Paris 2, Panthéon-Assas
  • Jacques Legendre, ancien ministre, sénateur honoraire, rôle important dans l’introduction en 2008 de la Communauté francophone dans la Constitution française
  • Roland Sanviti, avocat à la Cour d’appel de Paris, administrateur de "Justice et démocratie", président du "prix Falcone"
  • Étienne Tarride, avocat, membre du Forum pour la France

Syndicalistes qui militent pour l’emploi du français dans le monde du travail

  • Régis Ravat, président de l’AFRAV précitée

C) Créateurs, producteurs, diffuseurs et ciseleurs militants de la langue française

Poètes

  • Daniel Ancelet, vice-président de l’Académie de la Poésie française (APF), lauréat de l’Académie française, président du Prix Renaissance de poésie
  • Rina Dupriet, poète, essayiste, maire adjoint du Buc, présidente de l’association internationale des CCES, présidente du Cercle Soroptimiste qu’elle représente à l’UNESCO
  • Thierry Sajat, éditeur, président de l’Académie de la poésie française

Écrivains, romanciers, essayistes, éditeurs

  • Alain Borer : universitaire, écrivain, essayiste, rimbaldien et auteur de "De quel amour blessée – Réflexions sur la langue française" (Gallimard 2014), (100)*
  • Gérard Cartier, ancien ingénieur, auteur et poète, site "Au Monomotapa" (100)*
  • Jean-Michel Delacomptée, écrivain, plusieurs prix littéraires, dont de l’Académie française
  • Benoît Duteurtre, écrivain, prix de l’Académie française, membre de l’Académie de la Carpette anglaise et du Tapis rouge
  • Bernard Lecherbonnier, essayiste, auteur de "Pourquoi veulent-ils tuer le français ?"
  • Michel Mourlet, écrivain, critique de littérature et de cinéma, responsable d’émission radiophonique sur le français
  • Jean Roux, expert-comptable, essayiste

Linguistes, terminologues, traducteurs et interprètes

  • Jean-Paul Cossart, entrepreneur, terminologue, vice-président d’ALF,
  • Alfred Gilder, écrivain, essayiste, nombreux ouvrages sur le français, "Dictionnaire franglais-français", "Alerte francophone"
  • Denis Griesmar, traducteur, ancien vice-président de la Société française des Traducteurs (SFT)
  • Claude Hagège, professeur au Collège de France, "Halte à la mort des langues", "Combat pour le français", "Contre la pensée unique"
  • Julia Kristeva, professeur de langue et littérature à l’université Paris 7

Professeurs de français

  • Suzanne Coirint-Loff, ancien professeur de français à l’université de Lisbonne, résidente au Portugal,
  • Bruno Dewaele, agrégé de l’université, champion du monde d’orthographe, rubrique régulière de langue française à La Voix du Nord, et revue Lire,
  • Bernard Leconte, professeur agrégé de lettres, écrivain, chroniqueur du "bon français" dans divers media, pamphlétaire, humoriste
  • Frédéric Prat, ingénieur, président de Lire-Écrire, contact@lire-ecrire.org
  • Philippe Prudhomme, professeur de lettres et d’histoire, président-fondateur de l’association Les amis de Bougainville à Papeete, Tahiti (100)* 2bougainville@gmail.com

Monde de la musique, Chanteurs, musiciens

  • Alain Fantapié, ex-Haut Comité de la Langue française, président de l’Académie Charles Cros

D) Militants et sympathisants du français et de la Francophonie dans divers secteurs d’activité

Collège de France

  • Claude Hagège (voir ci-dessus à la rubrique "linguistes, terminologues, traducteurs")

Corps médical

  • Roger Caporal, médecin endocrinologue, Consultant des Hôpitaux de Paris, écrivain

Chercheurs scientifiques attachés à l’emploi du français dans leur discipline

  • Nicolas Bacaër, chercheur à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD)
  • Christian Darlot, chercheur ENST, militant ALF, auteur d’une étude-plaidoyer sur le français dans les sciences
  • Charles Durand, informaticien, ancien directeur – pour l’AUPELF-UREF - de l’Institut international d’Informatique (IFI de Hanoï), essayiste militant ALF pour le français scientifique
  • Jean-Pierre Luminet, astrophysicien, directeur de recherche au CNRS (100)*, labos d’astrophysique de Marseille et Observatoire de Paris
  • Laurent Lafforgue, mathématicien médaillé Fields

Universitaires et chercheurs d’autres disciplines

  • Jean-Louis Chédin : universitaire, professeur de philosophie, administrateur d’Avenir de la Langue française (ALF)
  • Francis Gandon, docteur en sociologie, docteur d'État en sciences du langage, diplômé d'études politiques, professeur honoraire à l'Université de Caen, ancien enseignant aux universités de Tananarive et Tuléar
  • Christophe Réveillard, universitaire
  • Ralph Stehly, professeur émérite d’histoire des religions et islamologie, de l’université de Strasbourg (100)*
  • Françoise Tétu de Labsade, ancien professeur de civilisation et de littérature québécoise à l’Université Laval du Québec

Chefs d’entreprise, économistes, consultants

  • Nadia Antonin, économiste, ancien haut cadre de la Banque de France, membre de commissions ministérielles de terminologie et de l'Académie des sciences commerciales
  • Patrice Bersac, cadre supérieur d’entreprise
  • Alain Diter, docteur en génétique, chef d'entreprises en Polynésie française, vice-président de l’association Les amis de Bougainville, à Papeete
  • acques Nikonoff, administrateur civil, économiste, professeur associé Paris 8, membre fondateur de la Fondation Marc Bloch, ancien président d’Attac et du Parti de la Démondialisation (ParDem), animateur de La Dynamique.
  • Gilbert Puzy de Lafayette, consultant, descendant du marquis de Lafayette de la guerre d’indépendance des États-Unis
  • Marc Rousset, économiste

Militaires officiers supérieurs et généraux

  • Alain Corvez, colonel (2S), consultant en stratégie, membre du Forum pour la France
  • Amiral (2S) Michel Debray, ancien pacha du porte-avions Foch
  • Claude Gaucherand, amiral (2S), écrivain
  • Jacques Hogard, colonel (2S)
  • Claude du Trémolet, général (2S), président de l’Amicale de l’École militaire de Haute-Montagne, qu’il a dirigée

Journalistes

  • Bernard Cassen, ancien directeur général du Monde diplomatique, président d’honneur d’Attac, et secrétaire général de l’association Mémoire des luttes
  • Michel Feltin-Palas, l’Express, spécialiste du français et des langues régionales, auteur de la lettre d’information "Sur le bout des langues", (100)*
  • Arnaud Galy, rédacteur en chef d’Agora francophone internationale (plateforme internet) et de l’Année francophone internationale (AFI, revue papier)
  • Loïc Hervouet, administrateur de l’Année francophone internationale, vice-président de l’ONG Actions Medias francophones, Africamedias, www.actionsmediasfrancophones.fr
  • Vincent Hervouët, ancien responsable info de LCI, chroniqueur sur Europe 1
  • Michel Mourlet, écrivain, critique de littérature et de cinéma, journaliste de radio

Professions diverses

  • Jean-Claude Amboise (avocat (cf. partie B), chargé de cours dans le domaine du droit du spectacle, conférencier sur la chanson française à l’étranger
  • Marc-Antoine Renard-Bécue, sitemestre d’associations pour le français
  • Gérard Charpentier, docteur en sociologie, psychanalyste spécialisé dans les processus d’intégration interculturelle, spécialiste des peuples francophones
  • Sophie Chevreuse, ancienne trésorière, directrice administrative et financière, et DRH, de l’Union latine créée à l’initiative de Philippe Rossillon, puis trésorière d’ALF depuis 2015
  • Lionel Cudennec, ancien du ministère de la Jeunesse et des Sports, fonctionnaire du ministère de l’Intérieur, spécialité de droit public, militant pour le français
  • Laure Fouré, haut fonctionnaire des Finances, conseillère juridique des associations pour le français
  • Mohamed Larbi Haouat, docteur d’État, président d’ASILEC, vice-président de l’AFAL (et son représentant à l’UNESCO) afalasociation@gmail.com
  • Laura Françoise Lebeau, consultante, chargée de mission Francophonie
  • Fréderic Prat, ingénieur, président de Lire-écrire, contact@lire-ecrire.org
  • Rudy Ricciotti, architecte, Grand prix national d’architecture
  • Michèle Vlahos, Française résidant aux États-Unis où elle fonda la Massachussetts Lafayette Society de Boston

Monde du Sport

  • Jeannie Longo, cycliste, championne olympique et du monde (100)*

Étudiants

  • Gaspard Defferrière, en 2ème année de l’ESSEC

* Les noms suivis de : (100)* sont ceux de signataires de l’Appel des Cent adressé le 16 juin 2019 au Président de la République française, pour une politique du français et de la Francophonie.

Fermer Fermer


Langue française : Nouvelles de juillet 2020 (2)

L'Express M. Feltin-Palas Quand les mots passent du féminin au masculin (7/7) (lien)
L'Express M. Feltin-Palas Jean Castex a un accent, et alors ? (7/7) (lien)
Marianne Biolay, Murat, Luciani... Qui peut sauver la chanson française ? (5/7) (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de juillet 2020 (2)

L'Express M. Feltin-Palas Quand les mots passent du féminin au masculin (7/7) (lien)
L'Express M. Feltin-Palas Jean Castex a un accent, et alors ? (7/7) (lien)
Marianne Biolay, Murat, Luciani... Qui peut sauver la chanson française ? (5/7) (lien)

Fermer Fermer


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juillet 2020 - le 06/07/2020 - 15:46 par MAR

Langue française : Nouvelles de juillet 2020

Le Journal de Montréal. Mathieu Bock-Côté Nous ne sommes pas Canadiens, et nous ne le serons jamais (1/7) (lien)
RCI Les nouveaux mots québécois du Petit Larousse illustré (3/7) (lien)
Le Figaro Slatch, la messagerie instantanée française qui veut casser la barrière de la langue (2/7) (lien)
7seizh Alsace : recours contre l’obligation de certification en anglais (29/6) (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de juillet 2020

Le Journal de Montréal. Mathieu Bock-Côté Nous ne sommes pas Canadiens, et nous ne le serons jamais (1/7) (lien)
RCI Les nouveaux mots québécois du Petit Larousse illustré (3/7) (lien)
Le Figaro Slatch, la messagerie instantanée française qui veut casser la barrière de la langue (2/7) (lien)
7seizh Alsace : recours contre l’obligation de certification en anglais (29/6) (lien)

Fermer Fermer


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2020 (3) - le 23/06/2020 - 20:04 par MAR

Langue française : Nouvelles de juin 2020 (3)

Le Figaro 10 mots pour parler de notre santé en français (30/6) (lien)
France 3 La Clusaz pourrait restituer 20 000 euros à cause d'un anglicisme (16/6)  (lien)
Capital La Clusaz doit-elle rendre sa subvention pour avoir utilisé un anglicisme ?
(18/6) (lien)
DLF-Savoie La Savoie défend la langue française (16/6) (lien)
Oui les langues Les cheminots écrivains remparts de la langue française (lien)
Revue internationale des francophones 50 ans de Francophonie institutionnelle (lien)

Lire la suite Lire la suite

Langue française : Nouvelles de juin 2020 (3)

Le Figaro 10 mots pour parler de notre santé en français (30/6) (lien)
France 3 La Clusaz pourrait restituer 20 000 euros à cause d'un anglicisme (16/6)  (lien)
Capital La Clusaz doit-elle rendre sa subvention pour avoir utilisé un anglicisme ?
(18/6) (lien)
DLF-Savoie La Savoie défend la langue française (16/6) (lien)
Oui les langues Les cheminots écrivains remparts de la langue française (lien)
Revue internationale des francophones 50 ans de Francophonie institutionnelle (lien)

Fermer Fermer


18 juin 2020

Création du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie

Les puissances privées et les pouvoirs publics qui portent, en France et partout, un mondialisme hégémonique, destructeur des cultures des peuples, œuvrent à l’emploi universel d’un anglo-américain basique, et à un grand remplacement de nos langues régionales et nationales d’Europe et d’Amérique du Nord.

L’enjeu est civilisationnel. "France contre les robots". Nos associations l’ont longtemps clamé. 18 d’entre elles ont donc décidé de nous rassembler afin de donner corps et âme à la résistance au tout-anglais en cette année d’anniversaires : le 80e de l’Appel de juin 1940, le 75e du Conseil National de la Résistance (CNR), le 50e de la création - le 20 mars 1970 à Niamey - de l’ancêtre de l’Organisation internationale de la Francophonie (O.I.F.), et le 2e de la présentation, par notre Président sous la Coupole, de sa politique pour le français, et de la création de l’Institut de la Francophonie à Villers-Cotterêts.

Nous, citoyens de tous horizons et familles spirituelles et politiques de la France, refusant la soumission, nous sommes, à l’appel des associations, constitués en réseau de société civile, en un Haut Conseil à installer le 14 juillet 2020.

Fort des capacités d’influence de tous, le Haut Conseil devra :

  • exiger le respect de la Constitution (art. 2, et titre XIV sur la Communauté francophone) et le renforcement sensible de la loi Toubon-Tasca avec des sanctions dissuasives à l’encontre des "collabos de la pub et du fric" (Michel Serres) qui veulent une langue impériale porteuse de pensée, de politique et d’économie uniques (Claude Hagège) ;
  • convaincre les politiciens, médias, firmes, de cesser d’y contribuer ;
  • animer un débat national constant sur la politique linguistique de l’État ;
  • permettre au peuple de France, et aux communautés francophones, de reprendre langue pour pouvoir à nouveau parler humanisme au monde.

Nous, citoyens inscrits dans la liste jointe des membres du Haut Conseil français, invitons tous ceux dont la "patrie est la langue française" à nous rejoindre en résistance, et invitons les Conseils des pays et communautés partiellement de langue maternelle française à constituer avec nous le Haut Conseil francophone international de la Langue française et de la Francophonie !

Signé en leur nom par Albert Salon, docteur d'État ès lettres, ancien ambassadeur, président d’honneur d’Avenir de la Langue française (ALF).


Liste des membres de la section française du
Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie

au 14 juin 2020

A) Représentants des associations porteuses du projet, et représentants d’autres associations

Alliance Champlain (Nouméa - Nouvelle-Calédonie) 

Association des Écrivains Combattants (AEC)

  • Alfred Gilder, SG, ancien chef de mission du Contrôle général au ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, nombreux ouvrages, "Et si l’on parlait français ?" (1993), aec@ecrivains.eu

Association francophone d’Amitié et de Liaison (AFAL) :

  • Deux représentants à désigner

Association Francophonie Avenir (AFRAV) :

Avenir de la Langue française (ALF) :

  • Albert Salon, fondateur et président d’honneur, docteur d’État ès lettres, ancien ambassadeur, essayiste, auteur d’ "Une volonté française" (Glyphe, 2012), membre de l’Académie de la Carpette anglaise et du Tapis rouge, (100)*, albert.salon0638@orange.fr
  • Chrystel Guène, correctrice d’édition, avenirlf@laposte.net

Carrefour des Acteurs sociaux (CAS)

Cercle d’Études et de Réflexion sur le Monde francophone (CERMF)

  • Ilyès Zouari, fondateur et président, essayiste, ouvrages sur la francophonie mondiale, membre de l’Académie de la Carpette anglaise et du Tapis rouge, zouari.ilyes.acc@gmail.com

Cercle littéraire des Écrivains cheminots (CLEC)

Conseil international de la Langue française (CILF)

  • Hubert Joly, SG, ancien administrateur de la France d’Outre-mer, diplomate, terminologue, créateur de dictionnaires spécialisés, cilf@cilf.org

Courriel

Défense de la Langue française (DLF) :

DLF-Savoie

Droit de Comprendre (DDC)

  • Marc Favre d’Échallens, président, cadre d’entreprise, président de DLF-Île de France, SG de l’Académie de la Carpette anglaise et du Tapis rouge, mfavredechallens@aol.com

Institut Culture, Économie, Géopolitique (ICEG)

  • Yves Montenay, président, entrepreneur, professeur à l’ESCP ("Sup-de-Co"), vice-président d’Avenir de la Langue française (ALF), créateur et éditeur de la revue "Regards sur le monde musulman", (100)*, yves.montenay@gmail.com

Forum pour la France (FPF)

Francophonie Force Oblige (FFO)

Paris-Québec

  • Bernard Émont, président, ex-haut fonctionnaire européen, directeur du Centre universitaire d’Études sur le Québec et la Francophonie d’Amérique du nord (CEQFAN), bernard.emont@sfr.fr

République exemplaire

  • Michel Le Net, administrateur, ingénieur général honoraire des Ponts et chaussées, président honoraire du Cercle d’éthique des affaires, essayiste, michel-le.net@wanadoo.fr

B) Personnalités représentatives du secteur des politiques linguistiques et culturelles

Hauts fonctionnaires engagés personnellement pour le français et la diversité linguistique et culturelle

  • Pascal-Raphaël Ambrogi, inspecteur général de l’Éducation nationale, pascal-raphael.ambrogi@education.gouv.fr
  • Patrice Cahart, inspecteur général des Finances, ancien directeur de la Monnaie à Paris, ancien président de la commission de terminologie du ministère des Finances, p.cahart@orange.fr
  • Guy Dalens, ancien chef de service à la direction de la Concurrence au ministère des Finances, membre d’ALF, guy.dalens@orange.fr
  • Serge Duhamel, ex-Inspecteur général de l’Éducation nationale, ancien trésorier d’ALF, serge.duhamel@free.fr
  • Jacques Myard, diplomate, maire de Maisons-Laffitte, membre honoraire du Parlement, président de l’Académie du gaullisme et du Cercle Nation et République, jmayrd@club-internet.fr
  • Christian Philip, professeur de droit, recteur honoraire, président de la Maison de la Francophonie de Lyon, c.philip02@gmail.com

Avocats et juristes familiers des aspects juridiques des politiques linguistiques

  • Jean-Claude Amboise, docteur en droit, avocat au barreau de Paris, spécialiste du droit de la langue française, attitré d’ALF, DLF, DDC...
  • Olivier Gohin, professeur de droit public, constitutionnaliste de l’université Paris 2, Panthéon-Assas, o.gohin@wanadoo.fr ;
  • Jacques Legendre, ancien ministre, sénateur honoraire, ayant joué un rôle important dans l’introduction en 2008 de la Communauté francophone dans la Constitution française, jacques.legendre@wanadoo.fr
  • Étienne Tarride, avocat, membre du Forum pour la France, E.tarride@gmail.com

Syndicalistes qui militent pour l’emploi du français dans le monde du travail

C) Créateurs, producteurs, diffuseurs et ciseleurs militants de la langue française

Poètes

  • Daniel Ancelet, vice-président de l’Académie de la Poésie française (APF), lauréat de l’Académie française, président du Prix Renaissance de poésie, daniel_ancelet@yahoo.fr
  • Rina Dupriet, poète, essayiste, maire adjoint du Buc, présidente de l’association internationale des CCES, présidente du Cercle Soroptimiste qu’elle représente à l’UNESCO, rina.dupriet@wanadoo.fr
  • Thierry Sajat, éditeur, président de l’Académie de la poésie française, thierrysajat.editeur@orange.fr

Écrivains, romanciers, essayistes, éditeurs

  • Alain Borer : universitaire, écrivain, essayiste, rimbaldien et auteur de "De quel amour blessée - Réflexions sur la langue française" (Gallimard 2014), (100)*, jaseurboreal2@gmail.com
  • Gérard Cartier, ancien ingénieur, auteur et poète, site "Au Monomotapa" (100)*, gerard.cartier@noos.fr
  • Jean-Michel Delacomptée, écrivain, plusieurs prix littéraires, dont de l’Académie française, jm.delacomptee@hotmail.fr
  • Bernard Lecherbonnier, essayiste, auteur de "Pourquoi veulent-ils tuer le français ?", lecherbonnierO@aol.com
  • Michel Mourlet, écrivain, critique de littérature et de cinéma, responsable d’émission radiophonique sur le français, m.mourlet@wanadoo.fr
  • Jean Roux, expert-comptable, essayiste, jeanroux717@hotmail.fr

Linguistes, terminologues, traducteurs et interprètes

  • Jean-Paul Cossart, entrepreneur, terminologue, vice-président d’ALF, jp.cossart@wanadoo.fr
  • Alfred Gilder, écrivain, essayiste, nombreux ouvrages sur le français, "Dictionnaire franglais-français", "Alerte francophone", alfredgilder@gmail.com
  • Denis Griesmar, traducteur, ancien vice-président de la Société française des Traducteurs (SFT), denis.griesmar1@orange.fr
  • François Grin, professeur de traductologie à l’université de Genève, francois.grin@etat.ge.ch
  • Claude Hagège, professeur au Collège de France, "Halte à la mort des langues", "Combat pour le français", "Contre la pensée unique", claude.hagege@wanadoo.fr

Professeurs de français

  • Suzanne Coirint-Loff, ancien professeur de français à l’université de Lisbonne, résidente au Portugal,
  • Bruno Dewaele, agrégé de l’université, champion du monde d’orthographe, tenant une rubrique régulière de langue française à La Voix du Nord, et revue Lire, bruno.dewaele@gmail.com ;
  • Bernard Leconte, professeur agrégé de lettres, écrivain, chroniqueur du "bon français" dans divers médias, pamphlétaire, humoriste, bernard.leconte@free.fr
  • Philippe Prudhomme, professeur de lettres et d’histoire, président-fondateur de l’association Les amis de Bougainville à Papeete, Tahiti (100)* 2bougainville@gmail.com

Monde de la musique, Chanteurs, musiciens

D) Militants et sympathisants du français et de la Francophonie dans divers secteurs d’activité

Collège de France

  • Claude Hagège (voir ci-dessus à la rubrique "linguistes, terminologues, traducteurs")

Corps médical

  • Roger Caporal, médecin endocrinologue, consultant des Hôpitaux de Paris, écrivain, rcaporal@orange.fr

Chercheurs scientifiques attachés à l’emploi du français dans leur discipline

  • Nicolas Bacaër, chercheur à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), nicolas.bacaer@ird.fr
  • Christian Darlot, chercheur ENST, militant ALF, auteur d’une étude-plaidoyer sur le français dans les sciences, christian.darlot@yahoo.fr
  • Charles Durand, informaticien, ancien directeur - pour l’AUPELF-UREF - de l’Institut international d’Informatique (IFI de Hanoï), essayiste militant ALF pour le français scientifique, charles.durand@neuf.fr
  • Jean-Pierre Luminet, astrophysicien, directeur de recherche au CNRS (100)*, labos d’astrophysique de Marseille et Observatoire de Paris, jean-pierre.luminet@obspm.fr
  • Laurent Lafforgue, mathématicien médaillé Fields, laurent@ihes.fr

Universitaires et chercheurs d’autres disciplines

  • Jean-Louis Chédin : universitaire, professeur de philosophie, administrateur d’Avenir de la Langue française (ALF), jlchedin@protonmail.com
  • Francis Gandon, docteur en sociologie, docteur d'État en sciences du langage, diplômé d'études politiques, professeur honoraire à l'Université de Caen, ancien enseignant aux universités de Tananarive et Tuléar, francis.gandon@wanadoo.fr
  • Christophe Réveillard, universitaire, Christophe.reveillard@Paris-Sorbonne.fr
  • Ralph Stehly, professeur émérite d’histoire des religions et islamologie, de l’université de Strasbourg (100)* rstehly@gmail.com
  • Françoise Tétu de Labsade, ancien professeur de civilisation et de littérature québécoise à l’Université Laval du Québec, francoise.tetu@arul.ulaval.ca

Chefs d’entreprise, économistes, consultants

  • Patrice Bersac, cadre supérieur d’entreprise, pbersac@audivitis.fr
  • Alain Diter, docteur en génétique, chef d'entreprises en Polynésie française, vice-président de l’association Les amis de Bougainville, à Papeete,. Alain_pf@yahoo.fr
  • Gilbert Puzy de Lafayette, consultant, descendant du marquis de Lafayette de la guerre d’indépendance des États-Unis, gilbertlafayette@orange.fr
  • Marc Rousset, économiste, ma.rousset@wanadoo.fr
  • Carole Sorreau, cadre supérieure d’une union de coopératives agricoles, conseillère au commerce extérieur, membre actif du Cercle des femmes du Grand Paris, romancière et conférencière, carole.sorreau@yahoo.fr

Militaires officiers supérieurs et généraux

Journalistes

  • Bernard Cassen, ancien directeur général du Monde diplomatique, président d’honneur d’Attac, et secrétaire général de l’association Mémoire des luttes, bernard.cassen@monde-diplomatique.fr
  • Michel Feltin-Palas, l’Express, spécialiste du français et des langues régionales, auteur de la lettre d’information "Sur le bout des langues", (100)*, mfeltin@lexpress.fr
  • Arnaud Galy, rédacteur en chef d’Agora francophone internationale (plateforme internet) et de l’Année francophone internationale (AFI, revue papier), afi.arnaud@orange.fr
  • Loïc Hervouet, administrateur de l’Année francophone internationale, vice-président de l’ONG Actions médias francophones, Africamédias, www.actionsmediasfrancophones.fr et loic.hervouet@wanadoo.fr
  • Vincent Hervouët, ancien responsable info de LCI, chroniqueur sur Europe 1, vincenthervouet75@gmail.com
  • Michel Mourlet, écrivain, critique de littérature et de cinéma, journaliste de radio, m.mourlet@wanadoo.fr

Professions diverses

Étudiants

--------------------------------

* Les noms suivis de : (100)* sont ceux de signataires de l’Appel des Cent adressé le 16 juin 2019 au Président de la République française, pour une politique du français et de la Francophonie.

Lire la suite Lire la suite

18 juin 2020

Création du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie

Les puissances privées et les pouvoirs publics qui portent, en France et partout, un mondialisme hégémonique, destructeur des cultures des peuples, œuvrent à l’emploi universel d’un anglo-américain basique, et à un grand remplacement de nos langues régionales et nationales d’Europe et d’Amérique du Nord.

L’enjeu est civilisationnel. "France contre les robots". Nos associations l’ont longtemps clamé. 18 d’entre elles ont donc décidé de nous rassembler afin de donner corps et âme à la résistance au tout-anglais en cette année d’anniversaires : le 80e de l’Appel de juin 1940, le 75e du Conseil National de la Résistance (CNR), le 50e de la création - le 20 mars 1970 à Niamey - de l’ancêtre de l’Organisation internationale de la Francophonie (O.I.F.), et le 2e de la présentation, par notre Président sous la Coupole, de sa politique pour le français, et de la création de l’Institut de la Francophonie à Villers-Cotterêts.

Nous, citoyens de tous horizons et familles spirituelles et politiques de la France, refusant la soumission, nous sommes, à l’appel des associations, constitués en réseau de société civile, en un Haut Conseil à installer le 14 juillet 2020.

Fort des capacités d’influence de tous, le Haut Conseil devra :

  • exiger le respect de la Constitution (art. 2, et titre XIV sur la Communauté francophone) et le renforcement sensible de la loi Toubon-Tasca avec des sanctions dissuasives à l’encontre des "collabos de la pub et du fric" (Michel Serres) qui veulent une langue impériale porteuse de pensée, de politique et d’économie uniques (Claude Hagège) ;
  • convaincre les politiciens, médias, firmes, de cesser d’y contribuer ;
  • animer un débat national constant sur la politique linguistique de l’État ;
  • permettre au peuple de France, et aux communautés francophones, de reprendre langue pour pouvoir à nouveau parler humanisme au monde.

Nous, citoyens inscrits dans la liste jointe des membres du Haut Conseil français, invitons tous ceux dont la "patrie est la langue française" à nous rejoindre en résistance, et invitons les Conseils des pays et communautés partiellement de langue maternelle française à constituer avec nous le Haut Conseil francophone international de la Langue française et de la Francophonie !

Signé en leur nom par Albert Salon, docteur d'État ès lettres, ancien ambassadeur, président d’honneur d’Avenir de la Langue française (ALF).


Liste des membres de la section française du
Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie

au 14 juin 2020

A) Représentants des associations porteuses du projet, et représentants d’autres associations

Alliance Champlain (Nouméa - Nouvelle-Calédonie) 

Association des Écrivains Combattants (AEC)

  • Alfred Gilder, SG, ancien chef de mission du Contrôle général au ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, nombreux ouvrages, "Et si l’on parlait français ?" (1993), aec@ecrivains.eu

Association francophone d’Amitié et de Liaison (AFAL) :

  • Deux représentants à désigner

Association Francophonie Avenir (AFRAV) :

Avenir de la Langue française (ALF) :

  • Albert Salon, fondateur et président d’honneur, docteur d’État ès lettres, ancien ambassadeur, essayiste, auteur d’ "Une volonté française" (Glyphe, 2012), membre de l’Académie de la Carpette anglaise et du Tapis rouge, (100)*, albert.salon0638@orange.fr
  • Chrystel Guène, correctrice d’édition, avenirlf@laposte.net

Carrefour des Acteurs sociaux (CAS)

Cercle d’Études et de Réflexion sur le Monde francophone (CERMF)

  • Ilyès Zouari, fondateur et président, essayiste, ouvrages sur la francophonie mondiale, membre de l’Académie de la Carpette anglaise et du Tapis rouge, zouari.ilyes.acc@gmail.com

Cercle littéraire des Écrivains cheminots (CLEC)

Conseil international de la Langue française (CILF)

  • Hubert Joly, SG, ancien administrateur de la France d’Outre-mer, diplomate, terminologue, créateur de dictionnaires spécialisés, cilf@cilf.org

Courriel

Défense de la Langue française (DLF) :

DLF-Savoie

Droit de Comprendre (DDC)

  • Marc Favre d’Échallens, président, cadre d’entreprise, président de DLF-Île de France, SG de l’Académie de la Carpette anglaise et du Tapis rouge, mfavredechallens@aol.com

Institut Culture, Économie, Géopolitique (ICEG)

  • Yves Montenay, président, entrepreneur, professeur à l’ESCP ("Sup-de-Co"), vice-président d’Avenir de la Langue française (ALF), créateur et éditeur de la revue "Regards sur le monde musulman", (100)*, yves.montenay@gmail.com

Forum pour la France (FPF)

Francophonie Force Oblige (FFO)

Paris-Québec

  • Bernard Émont, président, ex-haut fonctionnaire européen, directeur du Centre universitaire d’Études sur le Québec et la Francophonie d’Amérique du nord (CEQFAN), bernard.emont@sfr.fr

République exemplaire

  • Michel Le Net, administrateur, ingénieur général honoraire des Ponts et chaussées, président honoraire du Cercle d’éthique des affaires, essayiste, michel-le.net@wanadoo.fr

B) Personnalités représentatives du secteur des politiques linguistiques et culturelles

Hauts fonctionnaires engagés personnellement pour le français et la diversité linguistique et culturelle

  • Pascal-Raphaël Ambrogi, inspecteur général de l’Éducation nationale, pascal-raphael.ambrogi@education.gouv.fr
  • Patrice Cahart, inspecteur général des Finances, ancien directeur de la Monnaie à Paris, ancien président de la commission de terminologie du ministère des Finances, p.cahart@orange.fr
  • Guy Dalens, ancien chef de service à la direction de la Concurrence au ministère des Finances, membre d’ALF, guy.dalens@orange.fr
  • Serge Duhamel, ex-Inspecteur général de l’Éducation nationale, ancien trésorier d’ALF, serge.duhamel@free.fr
  • Jacques Myard, diplomate, maire de Maisons-Laffitte, membre honoraire du Parlement, président de l’Académie du gaullisme et du Cercle Nation et République, jmayrd@club-internet.fr
  • Christian Philip, professeur de droit, recteur honoraire, président de la Maison de la Francophonie de Lyon, c.philip02@gmail.com

Avocats et juristes familiers des aspects juridiques des politiques linguistiques

  • Jean-Claude Amboise, docteur en droit, avocat au barreau de Paris, spécialiste du droit de la langue française, attitré d’ALF, DLF, DDC...
  • Olivier Gohin, professeur de droit public, constitutionnaliste de l’université Paris 2, Panthéon-Assas, o.gohin@wanadoo.fr ;
  • Jacques Legendre, ancien ministre, sénateur honoraire, ayant joué un rôle important dans l’introduction en 2008 de la Communauté francophone dans la Constitution française, jacques.legendre@wanadoo.fr
  • Étienne Tarride, avocat, membre du Forum pour la France, E.tarride@gmail.com

Syndicalistes qui militent pour l’emploi du français dans le monde du travail

C) Créateurs, producteurs, diffuseurs et ciseleurs militants de la langue française

Poètes

  • Daniel Ancelet, vice-président de l’Académie de la Poésie française (APF), lauréat de l’Académie française, président du Prix Renaissance de poésie, daniel_ancelet@yahoo.fr
  • Rina Dupriet, poète, essayiste, maire adjoint du Buc, présidente de l’association internationale des CCES, présidente du Cercle Soroptimiste qu’elle représente à l’UNESCO, rina.dupriet@wanadoo.fr
  • Thierry Sajat, éditeur, président de l’Académie de la poésie française, thierrysajat.editeur@orange.fr

Écrivains, romanciers, essayistes, éditeurs

  • Alain Borer : universitaire, écrivain, essayiste, rimbaldien et auteur de "De quel amour blessée - Réflexions sur la langue française" (Gallimard 2014), (100)*, jaseurboreal2@gmail.com
  • Gérard Cartier, ancien ingénieur, auteur et poète, site "Au Monomotapa" (100)*, gerard.cartier@noos.fr
  • Jean-Michel Delacomptée, écrivain, plusieurs prix littéraires, dont de l’Académie française, jm.delacomptee@hotmail.fr
  • Bernard Lecherbonnier, essayiste, auteur de "Pourquoi veulent-ils tuer le français ?", lecherbonnierO@aol.com
  • Michel Mourlet, écrivain, critique de littérature et de cinéma, responsable d’émission radiophonique sur le français, m.mourlet@wanadoo.fr
  • Jean Roux, expert-comptable, essayiste, jeanroux717@hotmail.fr

Linguistes, terminologues, traducteurs et interprètes

  • Jean-Paul Cossart, entrepreneur, terminologue, vice-président d’ALF, jp.cossart@wanadoo.fr
  • Alfred Gilder, écrivain, essayiste, nombreux ouvrages sur le français, "Dictionnaire franglais-français", "Alerte francophone", alfredgilder@gmail.com
  • Denis Griesmar, traducteur, ancien vice-président de la Société française des Traducteurs (SFT), denis.griesmar1@orange.fr
  • François Grin, professeur de traductologie à l’université de Genève, francois.grin@etat.ge.ch
  • Claude Hagège, professeur au Collège de France, "Halte à la mort des langues", "Combat pour le français", "Contre la pensée unique", claude.hagege@wanadoo.fr

Professeurs de français

  • Suzanne Coirint-Loff, ancien professeur de français à l’université de Lisbonne, résidente au Portugal,
  • Bruno Dewaele, agrégé de l’université, champion du monde d’orthographe, tenant une rubrique régulière de langue française à La Voix du Nord, et revue Lire, bruno.dewaele@gmail.com ;
  • Bernard Leconte, professeur agrégé de lettres, écrivain, chroniqueur du "bon français" dans divers médias, pamphlétaire, humoriste, bernard.leconte@free.fr
  • Philippe Prudhomme, professeur de lettres et d’histoire, président-fondateur de l’association Les amis de Bougainville à Papeete, Tahiti (100)* 2bougainville@gmail.com

Monde de la musique, Chanteurs, musiciens

D) Militants et sympathisants du français et de la Francophonie dans divers secteurs d’activité

Collège de France

  • Claude Hagège (voir ci-dessus à la rubrique "linguistes, terminologues, traducteurs")

Corps médical

  • Roger Caporal, médecin endocrinologue, consultant des Hôpitaux de Paris, écrivain, rcaporal@orange.fr

Chercheurs scientifiques attachés à l’emploi du français dans leur discipline

  • Nicolas Bacaër, chercheur à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), nicolas.bacaer@ird.fr
  • Christian Darlot, chercheur ENST, militant ALF, auteur d’une étude-plaidoyer sur le français dans les sciences, christian.darlot@yahoo.fr
  • Charles Durand, informaticien, ancien directeur - pour l’AUPELF-UREF - de l’Institut international d’Informatique (IFI de Hanoï), essayiste militant ALF pour le français scientifique, charles.durand@neuf.fr
  • Jean-Pierre Luminet, astrophysicien, directeur de recherche au CNRS (100)*, labos d’astrophysique de Marseille et Observatoire de Paris, jean-pierre.luminet@obspm.fr
  • Laurent Lafforgue, mathématicien médaillé Fields, laurent@ihes.fr

Universitaires et chercheurs d’autres disciplines

  • Jean-Louis Chédin : universitaire, professeur de philosophie, administrateur d’Avenir de la Langue française (ALF), jlchedin@protonmail.com
  • Francis Gandon, docteur en sociologie, docteur d'État en sciences du langage, diplômé d'études politiques, professeur honoraire à l'Université de Caen, ancien enseignant aux universités de Tananarive et Tuléar, francis.gandon@wanadoo.fr
  • Christophe Réveillard, universitaire, Christophe.reveillard@Paris-Sorbonne.fr
  • Ralph Stehly, professeur émérite d’histoire des religions et islamologie, de l’université de Strasbourg (100)* rstehly@gmail.com
  • Françoise Tétu de Labsade, ancien professeur de civilisation et de littérature québécoise à l’Université Laval du Québec, francoise.tetu@arul.ulaval.ca

Chefs d’entreprise, économistes, consultants

  • Patrice Bersac, cadre supérieur d’entreprise, pbersac@audivitis.fr
  • Alain Diter, docteur en génétique, chef d'entreprises en Polynésie française, vice-président de l’association Les amis de Bougainville, à Papeete,. Alain_pf@yahoo.fr
  • Gilbert Puzy de Lafayette, consultant, descendant du marquis de Lafayette de la guerre d’indépendance des États-Unis, gilbertlafayette@orange.fr
  • Marc Rousset, économiste, ma.rousset@wanadoo.fr
  • Carole Sorreau, cadre supérieure d’une union de coopératives agricoles, conseillère au commerce extérieur, membre actif du Cercle des femmes du Grand Paris, romancière et conférencière, carole.sorreau@yahoo.fr

Militaires officiers supérieurs et généraux

Journalistes

  • Bernard Cassen, ancien directeur général du Monde diplomatique, président d’honneur d’Attac, et secrétaire général de l’association Mémoire des luttes, bernard.cassen@monde-diplomatique.fr
  • Michel Feltin-Palas, l’Express, spécialiste du français et des langues régionales, auteur de la lettre d’information "Sur le bout des langues", (100)*, mfeltin@lexpress.fr
  • Arnaud Galy, rédacteur en chef d’Agora francophone internationale (plateforme internet) et de l’Année francophone internationale (AFI, revue papier), afi.arnaud@orange.fr
  • Loïc Hervouet, administrateur de l’Année francophone internationale, vice-président de l’ONG Actions médias francophones, Africamédias, www.actionsmediasfrancophones.fr et loic.hervouet@wanadoo.fr
  • Vincent Hervouët, ancien responsable info de LCI, chroniqueur sur Europe 1, vincenthervouet75@gmail.com
  • Michel Mourlet, écrivain, critique de littérature et de cinéma, journaliste de radio, m.mourlet@wanadoo.fr

Professions diverses

Étudiants

--------------------------------

* Les noms suivis de : (100)* sont ceux de signataires de l’Appel des Cent adressé le 16 juin 2019 au Président de la République française, pour une politique du français et de la Francophonie.

Fermer Fermer


Rechercher

Rechercher

à l'affiche

D'autres le disent aussi !

Nouveautés du site

Avenir de la Langue Française - 34 bis rue de Picpus - 75012 Paris - avenirlf@laposte.net