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Francophonie.jpgEt le drapeau de la Francophonie ? Ne le cachons plus !

Depuis des années, nos associations françaises et québécoises demandent aux autorités compétentes de nos deux États d’illustrer publiquement leur appartenance à la Communauté francophone en montrant son drapeau officiel dans un maximum de circonstances. lire la suite
 

Les 20 dernières nouvelles

nouvelles/victoires-musique.jpgVictoires de la musique : défaite de la langue française ? - par Jean-Pierre Busnel le 07/03/2010 - 21:13

Victories of the music (2ème)
Victoires de la musique : défaite de la langue française ?

 
La 25ème cérémonie de la chanson française a été diffusée ce 6 mars au soir par une chaîne de télévision du service public. L'invasion des chansons "nominées" en anglais est telle, cette fois, que même la grande presse s'en émeut. C'est dire ! A ce propos, je ne peux que reprendre ici les grandes lignes de ce que j'écrivais au sujet du 53ème Concours Eurovision de la chanson (pour la première fois, la France était "représentée" par une chanson en ... anglais).

Il y eut alors, bien sûr, quelques voix à se faire entendre pour protester, mais seulement parmi les adultes, voire parmi les "anciens". Pour les adolescents et les jeunes gens, au contraire, cela était parfaitement naturel, cela allait de soi. Le jeune chanteur concerné avait d'ailleurs dû être bien étonné par cette polémique qui, peut-être, lui avait brusquement fait prendre conscience de l'existence d'un autre monde que celui qui lui est familier et dans lequel il évolue en permanence, celui des "jeunes".

Bon prince, il avait du reste bien voulu faire savoir qu'il allait "rajouter quelques lignes en français dans la chanson". N'appartient-il pas, en effet, à une culture musicale "moderne" qui a comme terreau la pop anglo-saxonne et non la (ringarde) chanson française d'autrefois, à textes ? L'énorme fossé entre les générations n'a-t-il pas notamment pour conséquence que le souci de faire valoir un héritage, celui de la langue natale par exemple, est désormais parfaitement étranger à bon nombre de jeunes gens ? La grande, l'immense passion des adolescents et des jeunes gens n'est-elle pas la musique et le rock n'est-il pas devenu leur langage universel ?

L'anglais n'est-il pas considéré par ces musiciens, sauf exception, comme la langue unique du rock et de la pop ? Ce chanteur du Concours Eurovision de la chanson 2008 n'était-il pas, comme bien d'autres participants à ces Victoires de la musique 2010 nés avec l'avènement d'internet et usagers aujourd'hui de ses réseaux sociaux tels Face-book ou MySpace vus dans le monde entier, l'une des figures emblématiques de la "culture jeune", qui fut la matrice de la grande révolution culturelle du dernier tiers du XXème siècle, dont l'une des grandes particularités est son étonnant internationalisme et cosmopolitisme (c'est pourquoi l'attachement à la langue française est, cela saute aux yeux, on ne le souligne pas suffisamment, une fonction croissante de l'âge) ? Il y a bel et bien, désormais, une culture mondiale de la jeunesse, elle est sous hégémonie anglo-saxonne écrasante et ce phénomène est d'une importance considérable (et pas seulement sur le terrain linguistique).

Quant aux médias télévisés, qu'ils soient publics ou privés, financés par des annonceurs dont les jeunes consommateurs sont la cible privilégiée et auxquels ils s'adressent toujours prioritairement, voués, pour des impératifs commerciaux, à la satisfaction des prédilections juvéniles et à l'entretien du culte de la jeunesse, pour qui le style de vie adolescent montre la voie à l'ensemble de la société, en permanence soucieux du "rajeunissement" de leur audience, ils ne peuvent bien évidemment qu'accorder la plus grande "couverture" possible à des événements d'une telle importance.
Jean-Pierre Busnel

[Notons dans le palmarès : Album révélation de l’année : Tree of Life de Yodelice (!) et Prix du groupe ou artiste révélation scène de l’année et Album rock de l’année : Izia qui chante en anglais et déclarait il y a peu au Parisien-Aujourd'hui en France : "Le français est réducteur" (sic !)
Comme si le fait que tout le monde se mette à chanter dans la même langue, l'anglo-américain, celle des multinationales, était un signe d'ouverture d'esprit... MAR]

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nouvelles/jobfair.jpgAssas s'associe au Monde pour piétiner la langue française - par MAR le 03/03/2010 - 22:47

Assas s'associe au Monde
pour piétiner la langue française

L 'Université (Publique !), de Paris II Panthéon-Assas, connue jusqu'il y a peu pour une forte présence de l'extrême droite, s'associe au journal Le Monde (!) pour lancer une "Job Fair"  (sic !) .

Cette foire aux boulots ( tellement plus chic in ingliche !) doit se tenir le 11 mai dans l'ex-Bourse de Paris. Une fois de plus une institution publique, en violation de la Loi, se croit obligée, pour faire moderne, pour faire djeune, de piétiner la langue nationale.

Merci Paris II ! Merci Le Monde ! Une fois de plus les autorités de tutelle sont absentes ou démissionnaires et vive l'autonomie des universités (américanisées) !

Voir la page du site d'Assas et la page de la foire.

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nouvelles/db.jpgLa Deutsche Bundesbahn contre le Denglisch - par MAR le 25/02/2010 - 11:25

La Deutsche Bundesbahn contre le Denglisch
Bitte, einsteigen !  (en voiture, s’il vous plaît ! ) Mais pas en anglais !

Berlin, 16 février 2010 (AFP)
La compagnie allemande des chemins de fer a annoncé mardi vouloir renoncer aux anglicismes qui pimentent ses annonces et publicités, en réponse aux critiques d'usagers et de députés.

Le patron de la Deutsche Bahn Rüdiger Grube a écrit au député CSU Ernst Hinsken pour lui assurer que la compagnie allait revoir son vocabulaire, a indiqué Reinhard Boeckh, un porte-parole de DB.
Les mots "hotline" (renseignements téléphoniques), "flyer" (brochure) et "counter" (guichet) seront désormais bannis, tandis que le service "call-a-bike" (location de vélo à la gare) sera assorti d'une explication en allemand, selon M. Boeckh.

En revanche les expressions "Bahn-card" (carte de transport) et "Inter-city" (trains grandes lignes) seront maintenues, a-t-il ajouté.

La députée CDU Erika Steinbach s'est félicitée de ces mesures, estimant que les Allemands étaient par trop confrontés à "une confusion babylonienne" d'anglais et d'allemand - surnommée 'Denglisch' - notamment dans les publicités et les annonces publiques.

Le ministre des Transports, Peter Ramsauer, du parti social-chrétien bavarois (CSU), a récemment interdit le recours aux anglicismes au sein de son ministère, bannissant notamment les "task forces" (groupes de travail), "travel management" (bureau de voyage), et autres "inhouse meetings" (séminaires).
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Nos luttes associatives françaises, et certains de nos succès (article 2 dans la Constitution, loi Toubon, Aéroports de Lyon…) ont souvent été invoqués comme des modèles à suivre chez eux par nos correspondants allemands. Bientôt nous invoquerons les leurs. Ne nous gênons surtout pas !
Albert Salon

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nouvelles/Diesel.jpgDiesel ou la colonisation anglo-saxonne sans complexes - par MAR le 25/02/2010 - 20:39

Diesel ou la colonisation anglo-saxonne sans complexes

On voit ces jours-ci fleurir dans nos rues des publicités pour une entreprise de vêtements, Diesel, directement en anglais sans aucune traduction. Sans que personne s'en émeuve dans ce pays.
La presse s'émeut qu'une chaîne de bouffe rapide (fast-food) ne serve que de la viande Halal ou qu'une publicité contre le tabac semble suggérer des attitudes sexuelles équivoques. Mais qu'une publicité piétine délibérément notre langue (ainsi que la loi) qui est élément très important de l'identité française pour 80 % des français, cela ne choque personne.
Signe que la colonisation mentale a déjà  atteint un stade avancé. Le paradoxe de cette affaire est que si l'agence de publicité est bien anglaise Anomaly London, l'entreprise Diesel elle, est italienne !
Il serait peut-être temps que les institutions publiques chargées de faire respecter la loi (DGLFLF, DGCCRF, Ministère de la Culture...) le fassent réellement.
Marc-Antoine Renard

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nouvelles/raffarin.jpgJean-Pierre Raffarin à la rescousse de la langue française à l'ONU - par MAR le 17/02/2010 - 08:21

Jean-Pierre Raffarin à la rescousse
de la langue française à l'ONU
(AFP)  6 février 2010        
voir également Raffarin "francophone intransigeant" sur le site de Echos

New-York — L'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a annoncé vendredi son intention de développer une "intransigeance francophone" dans les instances internationales pour lutter contre le recul de l'usage du français malgré son statut de langue de travail.

Dans une conférence de presse au siège de l'ONU, M. Raffarin, représentant personnel du président Nicolas Sarkozy pour la Francophonie, a indiqué s'être entretenu avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, "pour défendre la cause du français".

"Le président Sarkozy m'a demandé d'aller dans l'ensemble des organisations internationales et d'assurer ainsi cette présence du français et d'y exprimer, positivement mais en même temps avec fermeté, une certaine intransigeance francophone pour que les règles soient respectées", a-t-il dit.

Il s'agit, a-t-il ajouté, "d'une vraie sensibilisation de fond de l'ONU à un moment où nous avons besoin de réaffirmer que le français, langue officielle, est aussi une des deux langues de travail et que ce n'est pas toujours très visible dans l'exercice quotidien des responsabilités".

L'ONU reconnaît six langues officielles: l'anglais, l'arabe, le chinois, l'espagnol, le français et le russe. Parmi celles-ci, seuls l'anglais et le français sont langues de travail. Cependant, dans la pratique quotidienne, l'anglais exerce une domination sans partage.

Il n'est pas rare de voir des responsables francophones préférer, souvent sous la pression de la presse anglophone, faire des déclarations publiques à l'ONU en anglais, même imparfait, plutôt qu'en français.

Affirmant que son entretien avec M. Ban s'était déroulé entièrement en français, M. Raffarin a dit lui avoir demandé "de faire quelques interventions publiques stratégiques en français" et qu'il avait accepté.

La faiblesse en français de M. Ban en 2006 lors de la campagne pour son poste avait quelque peu gêné la France, qui historiquement avait toujours exigé qu'un candidat puisse s'exprimer en français pour voter pour lui au Conseil de sécurité où elle dispose d'un droit de veto. M. Ban s'en était tiré en promettant de prendre des cours, ce qu'il a fait.

M. Raffarin a également indiqué s'être entretenu avec Alain Le Roy, ancien diplomate français qui dirige le département de maintien de la paix de l'ONU, pour souligner la nécessité que la francophonie soit plus présente dans cette activité.

Alors que 55% des effectifs des opérations de maintien de la paix de l'ONU sont déployés dans des pays francophones, seulement 15 à 16% de ces effectifs sont eux-mêmes francophones, ce qui est "insuffisant", a-t-il dit.

"Les pays francophones veulent se mobiliser" mais se heurtent à des difficultés quand les informations et la formation sont uniquement dispensées en anglais, a-t-il précisé.

M. Raffarin a précisé que sa démarche se faisait en liaison avec Abdou Diouf, président de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), et ne visait pas seulement l'ONU mais aussi d'autres instances internationales comme l'Union européenne.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés

Nous ne pouvons que nous réjouir que les pouvoirs publics, par l'intermédiaire du "Représentant personnel du Président de la République pour la Francophonie", se préoccupent enfin de la place du français dans les institutions internationales. Et que Jean-Pierre Raffarin dont les sympathies francophones nous avaient échappé jusqu'alors, s'implique dans cette question. MAR

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Nouvelles diverses de la Langue française et de la Francophonie (3) - par MAR le 06/02/2010 - 18:32

Nouvelles diverses de la Langue française et de la Francophonie (3)

La polémique sur la présence de la langue française aux JO  (15 février 2010)
États-Unis : déclin de l’enseignement des langues, sauf le chinois   (10 février 2010)
Apprendre le français avec TV5Monde (9 février 2010)
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La polémique sur la présence de la langue française aux JO  (15 février 2010)
voir l'article de synthèse sur le site du Parisien
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États-Unis : déclin de l’enseignement des langues, sauf le chinois  (10 février 2010)
L’enseignement des langues décline dans les écoles américaines, à une exception près : le chinois. Grâce à des actions de promotion de cette langue et à l’image de superpuissance de la Chine, constate The New York Times.
Quelque 1 600 écoles publiques et privées des États-Unis offrent des cours de chinois, contre 300 voici dix ans. C’est peu sur un total de 27 500 collèges et lycées qui enseignent au moins une langue étrangère. Mais la proportion des écoles proposant des cours de chinois est passée de 1 % en 1997 à 4 % en 2008. De plus en plus d’élèves ne se contentent d’ailleurs pas d’étudier le chinois à l’école : ils en font une matière “stratégique“. En effet, le chinois est sur le point de détrôner l’allemand à un examen sélectif de langue, appelé AP [Advanced Placement Test], qui ouvre des portes pour le passage à l’université. Après l’espagnol et le français, le chinois devrait bientôt être la troisième langue du programme AP. article de Courrier International sur le sujet
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Apprendre le français avec TV5Monde  (9 février 2010)
La chaîne francophone internationale TV5Monde lance sur son site “Première classe”, une initiation gratuite à la langue française, à l’adresse des grands débutants.
Ce nouvel outil développé avec l’Université catholique de Louvain a été présenté le 5 février 2010 à Paris. Des exercices disponibles en version multilingue permettent de travailler prononciation, compréhension, vocabulaire et grammaire, autour des grands thèmes de la vie quotidienne.

TV5Monde dispose déjà de deux sites consacrés à l’apprentissage de la langue française, utilisés par des professeurs du monde entier.
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nouvelles/CA.jpgLe Crédit agricole toujours plus loin dans la servilité anglomane - par MAR le 03/02/2010 - 20:45

Le Crédit agricole toujours plus loin dans la servilité anglomane

Le Crédit agricole renomme Calyon, sa filiale de banque de financement et d’investissement : Crédit Agricole Corporate & Investment Bank (sic !) au son du merveilleux et subtil message :" It’s time for a change" accolé à la tête de Sean Connery (?). Ce qui en passant, est plutôt cocasse de la part d'un prétendu défenseur de l'indépendance écossaise qui avec cette publicité ne fait qu'accentuer cette même colonisation anglo-saxonne.

Les banques françaises quand elles auraient pu se glorifier d'avoir un peu moins que d'autres, adopté la logique financière anglo-saxonne qui a produit les merveilleux effets que l'on sait, persiste et signe dans son anglomanie qui semble toujours pour elles une preuve de compétence et de sérieux international. Les subprimes ce n'est pas grave, continuons à devenir de plus en plus anglo-saxon !

Le Crédit Agricole est passé maître en la matière avec par exemple, sa nouvelle banque en ligne "B for Bank" et ses cartes Mozaïk destinées aux "djeunes" truffées de mots anglais.
Qu'attend donc ce groupe pour en terminer avec sa ringardise et se renommer Agricultural Credit. Ce qui les gêne sans doute, c'est que cela rappellerait à ses idoles anglo-saxonnes sa vocation première, l'agriculture. Un peu ringard non ?
Marc-Antoine Renard

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Nouvelles diverses de la Langue française et de la Francophonie (2) - par MAR le 29/01/2010 - 19:41

Nouvelles diverses de la Langue française et de la Francophonie (2)
La Francophonie soutient la langue française aux Jeux de Vancouver (10 février 2010)
Le réseau d'écoles françaises à l'étranger en constante progression (3 février 2010)
Un concours pour trouver comment traduire "buzz" ou "chat" (3 février 2010)
Abdou Diouf inaugurera le 20 mars la Maison de la Francophonie (3 février 2010)
Semaine de la langue française et de la Francophonie du 20 au 27 mars 2010 : (3 février 2010)
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La Francophonie soutient la langue française aux Jeux de Vancouver
Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, sera présent du 11 au 13 février à Vancouver, pour promouvoir l'utilisation du français pendant les Jeux olympiques. voir dépêche
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Le réseau d'écoles françaises à l'étranger en constante progression
PARIS, 3 fév 2010 (AFP) - 03.02.2010 15:30

Le réseau scolaire français à l'étranger, le premier au monde, continue d'accueillir de plus en plus d'élèves, malgré la crise économique, a indiqué mercredi l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) qui fête cette année ses vingt ans d'existence.

"Nous enregistrons globalement 4 à 5% de hausse mais en Asie c'est beaucoup plus, de l'ordre de 10%", a déclaré Anne-Marie Descôtes, directrice de l'AEFE, au cours d'une conférence de presse.

Le réseau français compte 461 établissements dans 132 pays, soit au total 250 000 élèves, de la maternelle à la terminale (fin du cycle secondaire), dont 53% d'élèves n'ayant pas la nationalité française

Le réseau a gagné 4 517 élèves (dont 3 220 Français) supplémentaires en 2008-2009, et près de 10 000 ces deux dernières années.

"De plus en plus de familles françaises s'expatrient, c'est lié à la mondialisation", a expliqué Mme Descôtes, soulignant qu'en dépit de la crise économique il n'y avait pas eu globalement de baisse sensible des effectifs résultant de départs prématurés d'expatriés.

"Notre réseau évolue dans un environnement très concurrentiel mais ce qui est apprécié par les familles étrangères c'est son homogénéité, la qualité de l'enseignement d'un établissement à l'autre qui permet l'accès sans exception aux universités et grandes écoles françaises", a-t-elle ajouté.

Elle a noté la volonté croissante d'intégration des établissements français dans la culture des pays d'implantation et leur objectif de concilier la promotion du français et le plurilinguisme.

"Les établissements français sont très prisés aussi car ils sont de loin le meilleur rapport-qualité prix" parmi les écoles étrangères, a indiqué pour sa part à l'AFP Christophe-André Frassa, sénateur représentant les Français établis à l'étranger.

Contrairement à ses concurrents le réseau scolaire français à l'étranger propose un enseignement homogène, soumis à des inspections régulières alors que les établissements américains ou britanniques sont indépendants et offrent un enseignement plus hétérogène. © 2010 AFP
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Un concours pour trouver comment traduire "buzz" ou "chat"
PARIS, 3 fév 2010 (AFP) - 03.02.2010 13:08

Un concours, baptisé Francomot, propose aux élèves et étudiants de trouver des traductions innovantes pour cinq mots, "chat", "talk", "tuning", "buzz" et "newsletter", a annoncé mercredi le secrétariat d'État chargé de la Coopération et de la Francophonie.

Les jeunes participants pourront adresser jusqu'au 7 février par voie électronique (franco.mot@diplomatie.gouv.fr) leurs propositions de substituts français aux trop fréquents anglicismes utilisés pour définir des outils liés aux nouvelles technologies, précise le ministère dans un communiqué.

Ce concours s'adresse aux élèves et aux étudiants, plus particulièrement en dernière année de mastère ou appartenant au réseau des grandes écoles, ajoute le communiqué.

Le jury se réunira mercredi prochain sous la présidence de Jean-Christophe Rufin, ambassadeur de France à Dakar et membre de l'Académie française.

Le secrétaire d'État chargé de la Coopération et de la Francophonie Alain Joyandet remettra les prix du concours aux lauréats le 17 février. © 2010 AFP - site du concours
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Abdou Diouf inaugurera le 20 mars la Maison de la Francophonie, le nouveau siège de l'Organisation Internationale de la Francophonie. Son ouverture aura deux ans de retard sur le projet initial cher à l'ex-président Jacques Chirac. L'immeuble sera situé au 19-21 avenue Bosquet à Paris.

Le coût pour l'État français est chiffré à six millions d'euros de loyers par an. La France devrait toutefois récupérer quelque 11 ou 12 millions de la vente d'immeubles que possède l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à Paris et Bordeaux, selon le secrétariat d'État à la Coopération.

L'OIF, compte 71 membres, 56 États et 15 observateurs. La France finance quelque 80% du budget des institutions de cette organisation, soit environ 133 millions d'euros par an.

Le patron de l’Oif a indiqué que 2010 marque le 40ème anniversaire de la Francophonie, avant de souhaiter qu’il soit "l’occasion, pour les francophones et les francophiles du monde entier, d’affirmer fièrement leur identité dans la diversité, de renouveler leurs liens de solidarité, d’offrir aux fondateurs d’hier la Francophonie d’aujourd’hui et de demain".
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Semaine de la langue française et de la Francophonie du 20 au 27 mars 2010 : De nombreuses manifestations se tiendront en France et à l’étranger du 20 au 27 mars. Elles ont pour dénominateur commun d'inviter le public à célébrer la vitalité de notre langue, outil par excellence du lien social, de l’expression personnelle, mais aussi clé d’accès à la culture et à la connaissance.
plus de détails sur le site de la Délégation Générale à la Langue Française
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Nos cours sont dispensés en anglais ! - par Jean-Pierre Busnel & Dominique Daguet le 24/01/2010 - 19:30

Nos Chambres de Commerce et une partie de nos institutions d’enseignement supérieur
trahissent le français et la France : clouons-les au pilori !
 
par Jean-Pierre Busnel et Dominique Daguet

Jean-Pierre Busnel et Dominique Daguet nous appellent à une résistance vive et concrète contre ces institutions de formation de nos élites qui livrent notre jeunesse à l’Empire. M. Busnel s’en prend à juste titre à la CCI de Rennes. Mais les CCI de Lille, de Paris…agissent de même. Ainsi que l’Institut d’Études Politiques de Paris, la prestigieuse "Sciences Po" qui donne, à son antenne de Reims récemment ouverte, ses cours essentiellement en anglais, et renforce considérablement les cours en anglais à Paris même. Ce n’est pas pour rien que, pour 2009, l’Académie de la Carpette anglaise vient de décerner son prix d’indignité nationale au Directeur M. Richard Descoings … Il faudra faire passer notre résistance du Verbe à l’Action, pour reprendre l’attitude du Dr Faust dans la première partie du Faust de Goethe : "Am Anfang war die Tat ! "  (Albert Salon)
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Nos cours sont dispensés en anglais ! par Jean-Pierre Busnel

La Chambre de commerce et d'industrie de Rennes (les CCI, instituées par une loi de 1898, sont des établissements publics de l'État à caractère administratif) a fondé, en 1990, une ESC (École supérieure de commerce). Il y a une quarantaine d'écoles de ce type en France et celle de Rennes est l'une des dernières à avoir vu le jour. Comme d'autres, à l'heure de la globalisation néolibérale et du mimétisme anglomaniaque, afin d'affirmer haut et fort sa vocation d'école internationale et afin que nul n'en doute dans le « village global», elle a ajouté à son nom l'expression school of business et s'appelle désormais ESC Rennes scho ol of business. Par la métaphore (trompeuse) du « village global» - énoncée pour la première fois en 1962 par le canadien Herbert Marshall McLuhan (1911-1980) et vulgarisée depuis par une "élite hors-sol déliée de tout enracinement" (Alain Finkielkraut), transnationale, mobile, entreprenante - la pensée dominante néolibérale veut, à la fois, signifier que le monde se réduit de plus en plus à un vaste marché unique, délégitimer les fonctions nationales de régulation et de transfert, annoncer l'inéluctable déclin du politique et des États, c'est-à-dire la nécessaire subordination croissante du pouvoir politique des temps anciens au pouvoir économique supranational de demain.

Par un article du quotidien Ouest-France (28/12/2009) on a appris que cette école de commerce allait ouvrir une antenne au Maroc (à l'Université internationale de Rabat) pour anticiper une éventuelle baisse de ses effectifs (elle comptait à ses débuts de nombreux étudiants Chinois, mais ils sont désormais beaucoup moins nombreux, car la Chine a développé ses propres écoles et universités nous explique-t-on). "Nous allons passer du stade d'école internationale au stade d'école globale" dit son directeur, "nous avons aujourd'hui 80 % de professeurs étrangers, ainsi qu'un tiers de nos élèves. Nos cours, eux, sont dispensés en anglais." Grâce à cette présence dans un pays émergent, ajoute le directeur, "nous exportons un programme d'enseignement et de recherche éprouvé, nos professeurs, nos cours, nos diplômes". On est bien certain, en tous les cas, que s'il est un enseignement que l'école n'entend pas exporter, c'est bien celui de la langue française (notons, à ce propos, que la moitié de la population marocaine est réputée francophone). Sur le site de l'école on peut pourtant lire : "nous sommes convaincus que le monde de demain sera encore plus global que celui d’aujourd’hui ... C’est pourquoi, nous considérons qu’apprendre le management n’est possible qu’avec un apprentissage parallèle de la diversité du monde et des cultures régionales". À croire, donc, que le plurilinguisme ne serait plus constitutif de la "diversité du monde", que le français ne serait même plus l'attribut premier d'une "culture régionale".

Pour ce très jeune établissement d'enseignement, comme pour d'autres du même type très probablement, le bilinguisme (français-anglais), tant vanté par les pouvoirs publics, est, déjà, manifestement dépassé. La langue française est carrément bannie. Il s'agit là encore d'une manifestation de ce renversement brutal, historique, de cette « rupture » parmi tant d'autres mais d'une portée considérable celle-ci, que j'évoquais dans un courriel du 28 juin dernier ( http://www.francophonie-avenir.com/Index_JPB_L'Institut-d'Etudes-Politiques-de-Paris-(IEP).htm) à propos de l'Institut d'Études Politiques de Paris (dont le directeur s'est du reste vu décerner récemment le Prix de la Carpette anglaise 2009) : l'inversion complète de la symbolique linguistique traditionnelle. Il ne s'agit plus, en effet, comme aux origines de la prestigieuse École Libre des Sciences Politiques fondée en 1872 par Émile Boutmy, et pour longtemps, bien après sa transformation en établissement public (1945), d'ouvrir le monde (les étudiants étrangers) à la culture et à la langue française, mais, à l'inverse, au nom de la globalisation marchande, d'ouvrir au monde les étudiants français (et étrangers) par l'indispensable mise au rancart de la langue française. Ce qui, bien entendu, implique, dans le même temps, d'exonérer généreusement les non-francophones de tout apprentissage en la matière, qu'ils soient étudiants ou professeurs (les dirigeants économiques semblent ne pas avoir encore bien compris que, ce faisant, ils pourraient bien concéder à leurs concurrents anglophones de naissance un avantage considérable, voire décisif). Et que l'on ne vienne pas dire à ceux qui préconisent la mise au tombeau de la langue de François-René de Chateaubriand qu'ils condamnent au même sort la culture française. Ils répondront, sans rire, que celle-ci ne peut que progresser en influence si elle renonce à s'exprimer en français !

S'adresser à un interlocuteur étranger en français, même s'il a une bonne connaissance de notre langue, serait devenu un signe de médiocrité et de ringardise, le faire (ou essayer de le faire) en anglais celui de l'excellence et de la modernité. À la Libération (ordonnances du 26 août et du 26 décembre 1944) fut instituée l'incrimination dite alors d' « indignité nationale ». On dirait, aujourd'hui, décidément, que certains ont décrété "l'indignité internationale" à l'encontre de la langue française (comme, bien entendu, de toutes les langues nationales autres que l'anglais). Peu leur importe qu'à l'occasion du débat sur « l'identité nationale », tous les sondages publiés ont montré qu'une très forte majorité de Français demeurait fort attachée à sa langue maternelle. Ils s'en moquent. Le peuple ne sait pas ce qui est bon pour lui, il ne peut qu'être dans l'erreur. Il n'est pas "ready for the future" (prêt pour le futur, en français), comme le dit la nouvelle devise patronale du MEDEF (Mouvement des entreprises de France). C'est pourquoi, il appartient aux milieux d'affaires de l'éclairer et de le conduire, au besoin contre son gré, sur la voie de la mondialisation nécessairement « heureuse ». La stratégie de pouvoir et de domination est ici manifeste. Elle vise, en effet, clairement, à faire en sorte que tous ceux qui ne sauront s'exprimer que médiocrement en anglo-américain - ce qui sera, quoi qu'il advienne, pour très longtemps, le cas de la très grande majorité des Français (et en particulier des plus âgés d'entre eux) - soient bien convaincus de leur handicap et de leur infériorité et acceptent sans trop de protestation de faire les frais à l'avenir, en particulier dans le monde du travail, y compris sur leur propre sol, d'une forme nouvelle, sournoise, d'aliénation et de discrimination linguistique; de n'être, en somme, que les supplétifs de ceux qui savent (ou prétendent savoir).

L'école en question est privée, donc payante, certes, mais « reconnue par le Gouvernement français comme institution d'enseignement supérieur, certifiée pour délivrer le grade de Master ». Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche s'est-il seulement ému un tant soit peu de l'éviction de la langue française dans une école reconnue par lui, fût-elle à vocation commerciale et internationale ? Il y a de bonnes raisons de penser plutôt le contraire. La ministre concernée, Mme Valérie Pécresse, étant connue pour ses multiples déclarations relatives à la promotion de l'anglais au sein des universités françaises, ce qui lui valut, du reste, d'être, elle aussi, brillante lauréate du Prix de la Carpette anglaise en novembre 2008. Mais, avec l'essor du « turbo-capitalisme » et de la globalisation néolibérale, depuis longtemps déjà, le caractère de plus en plus artificiel de la distinction faite traditionnellement entre pouvoirs politique et économique n'est plus à démontrer. Pas plus que l'endogamie et la porosité qui existent désormais entre leurs « élites » dirigeantes respectives, comme en atteste leur parfaite interchangeabilité.
Jean-Pierre Busnel
Président de l'Institut André Busnel
contact@iab.com.fr
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Une École de commerce de Rennes, qui se croit "supérieure", a jeté la langue française au ruisseau. Il faut lui répondre par un autre ruisseau, et jeter son emblème dans la boue.
par Dominique Daguet
J'ai reçu, envoyé par l'ambassadeur Albert Salon, copie du texte de Jean-Pierre Busnel, Président de l'Institut André Busnel, qui s'indigne à bon droit de l'anglicisation galopante des enseignements à caractère universitaire donnés par les Ecoles (dites) supérieures de commerce que fondent partout en France les Chambres de commerce : il s'appuie sur ce que vient de décider celle de Rennes, devenue ainsi le énième "cheval de Troie" de l'Empire de l'Ouest, autrement dit des Etats-Unis, états qui jouent leur jeu impérial où n'entrent en ligne de compte que leurs intérêts les plus triviaux. Qui nous oblige à tout leur céder? Question d'importance dont nous aimerions recevoir réponse de la Part de "notre" Président de la République.

L'indignation de Jean-Pierre Busnel, exprimée en termes fort mesurés, doit être relayée et si possible largement amplifiée en termes qui le soient moins, parce qu'il faut que l'Etat français comprenne que l'on ne pourra pas éternellement supporter avec patience , non seulement qu'il laisse faire, mais qu'il encourage officiellement ce genre de pratiques qui sont des pratiques infâmes. Je sais que l'ESC de l'Aube à Troyes est des plus tentée de faire de même, son Président ayant déclaré, il y a quelques années, à ses étudiants qu'ils devaient ne plus considérer leur langue maternelle que comme un idiome de seconde catégorie, l'anglais étant en première division ! Si elle l'est, ce n'est que parce qu'ils ont baissé pavillon à la façon des lâches : et si Wall Street le leur demande, ils iront jusqu'à baisser leur froc. Moralement, c'est déjà fait.

J'ai sur l'Araignée (ou Toile), il y a quelques semaines, dans une chronique au titre sans ambiguïté "Notre identité est désormais une identité de combat" (21 décembre 2009 in "Les Manants du Roi"), concocté une liste d'actions capables de faire savoir à qui de droit que notre indignation couplée à la consternation ne va pas toujours se contenter d'être dite en articles pertinents mais probablement toujours accueillis par de simples haussements d'épaules : notre révolte il faut qu'elle débouche bientôt sur de significatives manifestations, non violentes mais suggestives. Ne nous contentons plus de n'en parler qu'entre nous.

Inutile de s'attendre à des marches dans Paris : nous savons que les pouvoirs publics se moquent radicalement de ces processions pacifiques (heureusement!) qui ne gênent que les citoyens. Non, il faut concevoir désormais la communication des amoureux de notre langue sous la forme d'une guérilla incivile. Non point pour s'en prendre aux populations, en ces temps où l'on interroge Monsieur Tout le Monde sur son identité alors qu'officiellement on la bafoue dans son expression la plus intime, la langue des Français comme des francophones.

Je copie quelques passages de la Chronique citée plus haut : "Comment concevoir ce combat qui est à mener aujourd’hui moins par des mots que par des actes ? En dehors de tout ce qui ne peut se dire, il est possible de divulguer quelques-unes des actions envisageables. Par exemple on pourrait penser à susciter mille sortes d’attentats joyeux contre les « carpettes » - ou serpillière - de l’imperium linguistique : dépôts de goudron et d’ordures au seuil de leurs palais ; graffitis à la bombe indélébile ; effacement des signes trop visibles de l’invasion ; collages accusateurs contre les stipendiés que s’offrent, en tant qu’esclaves d’un nouveau genre, les malfaisants de l’anglosaxonisation du monde ; courtes manifestations sonorisées de dénonciation ; brûlots médiatiques à base de caricatures incendiaires ; coloriages de vitrines et brûlages de pantins à l’image des élus collabos…
Enfantillages ? Sans doute, mais désagréables… Et si cela ne devait pas suffire à faire prendre, non seulement conscience, mais surtout des mesures concrètes de défense et d’illustration de notre langue – absolu respect à Bruxelles des droits de fondation qui sont les siens ; révérence totale envers notre Constitution qui la déclare « langue de la République », ce qui se confirme nécessairement par une définition des limites à ne pas franchir ; application maximale de la loi Toubon avant qu’une meilleure ne soit promulguée...; soutien renforcé, notamment financier, à nos Alliances françaises comme à nos Instituts culturels à l’étranger ; récompenses largement dotées aux œuvriers qui servent cette langue avec dévouement, opérations coup de poing dans diverses régions du monde pour la faire connaître et aimer de façon ludique et utile etc. – alors il faudra songer à aller un peu plus loin dans nos tactiques : cassages de vitrines anglophones, boules puantes dans les commerces impliqués dans la propagation de la pandémie linguistique dont nous savons parfaitement qu’elle est voulue et par qui ; épandage de colles, de cendres d’étrons, de fumiers et autres lisiers porcins aux entrées munificentes de ces Puissances ; séances d’« urinage » collectif le long de leurs représentations ou de leur siège ; appositions d’étiquettes non équivoques sur le fût des lampadaires, des barrières publiques ; bariolages des guichets des banques complices ; jets d’acides sur les produits les plus coûteux des commerces de luxe et bien d’autres projets que nous gardons secrets le temps nécessaire…
Nous ferons de toutes ces manifestations joyeuses le mode habituel de l’action politique au sens le plus noble qui soit. Et si rien de cela ne devait fonctionner, nous n’irons certes pas mettre en péril la vie des criminels que nous dénonçons ici, quoique ce ne soit pas la moindre de nos tentations que de leur chatouiller les oreilles, mais la nôtre oui, en allant peut-être jusqu’à la grève de la faim en divers lieux emblématiques… Et si cela ne devait toujours pas faire reconnaître à notre langue le droit d’exister selon son charisme et sa compétence – dus à son souci extrême de l’exactitude comme à sa beauté qui en font une des reines de ce monde, alors il serait temps de se souvenir qu’existent d’autres moyens d’action, plus rigoureux sinon plus vigoureux."

La première cible devrait être, symboliquement, cette ESC de Rennes, si triomphales dans ses décisions, si manifestement déconnectée de la réalité de notre peuple, si formidablement stupide dans sa naïve et idolâtre vénération du commerce mondialisée qui n'a d'existence qu'en "bazardant" les civilisations qui sont et font les vraies richesses de l'humanité. Impensable d'accepter que notre langue soit sacrifiée sur l'autel du dollar et de la puissance impérialiste des bords de l'Hudson par ses amateurs de décombres et de désastres : car la mort de notre langue - ou sa relégation dans quelque réserve pour retardés, ou son enfouissement dans des usines à décérébrer chères à Ubu, devenu le Roi de cette planète usurière fondée sur le profit, l'esclavage des faibles, et dont l'un des instruments les plus ignobles est le prêt à taux variable ! - cette mort-là serait plus effrayante encore dans ses effets culturels que le séisme terrifiant subi par les Haïtiens.

Que veux-je ici suggérer? Comme les décisions de l'ESC de Rennes s'apparentent à une déclaration de guerre à la langue française (mise au rebut, déclassée...), il faut répondre par une riposte qui symbolisera l'ignominie de ses responsables et le dégout qu'ils inspirent. Il existe en Bretagne des quantités industrielles de lisiers de porcs : ne devrait être qu'un jeu d'enfant d'en répandre quelques mètres cubes sur le perron de la Chambre de Commerce qui a payé, le parc de stationnement de la Préfecture, qui a autorisé, et tout autour des abords de l'Ecole susdite, qui enseigne ! Ce serait signifier légitimement, en un acte politique motivé, conséquent et juste, que les Français n'acceptent pas que des imbéciles, ayant trahi leur "être en français", déserté leur peuple, bradent toute une civilisation pour trente billets verts. Des paysans ont jeté sur le devant du Palais de l'Elysée des bottes de paille : l'idée est certainement à reprendre, mais en plus nauséabond comme l'est la politique d'asservissement de notre langue.

Trouverons-nous, aux Marches bretonnes de la France, les distingués volontaires décidés à combattre pour cette cause, éminemment digne d'être désormais soutenue, de façon à être enfin entendus de pouvoirs publics devenus sourds? Sourds peut-être le resteront-ils, mais ils ont probablement gardé leur sens olfactif. C'est ici qu'il faut en appeler à tous les militants déjà engagés au sein des diverses associations porteuses de notre espoir en ce domaine : il m'a semblé entrevoir le désir de certains d'entre eux qu'une convention nationale les rassemble dans les prochains mois. S'agirait-il de seulement un rêve ?
Dominique Daguet
 

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nouvelles/philippe-seguin.jpgHommage à Philippe Séguin - par MAR le 15/01/2010 - 10:22

L’Assemblée parlementaire de la Francophonie
salue la mémoire de Philippe Séguin
[ALF s'associe pleinement à l'hommage rendu par Jacques Legendre à ce grand Francophone]

Avec Philippe Seguin disparaît un homme public qui, dans tous les postes qu’il a occupés, a défendu les idéaux de la Francophonie et la promotion de la langue française.

Maîtrisant à merveille une langue qu’il défendait avec fougue, il a, en tant que député français, prononcé plusieurs discours restés dans les annales de l’éloquence parlementaire.

Il s’est également élevé avec force contre la propension de ses compatriotes à s’exprimer en anglais dans les enceintes internationales.

Il avait une vision dynamique de la Francophonie estimant notamment dans son ouvrage « Plus français que moi, tu meurs ! » qu’elle était « une ambition beaucoup plus forte que ce à quoi on la réduit actuellement », plaidant pour qu’elle s’occupe davantage de développement et défendant la mise en place d’un véritable Parlement de la Francophonie.

Ancien Président de l’Assemblée nationale française et, à ce titre Président de la section française de l’APF, il a organisé en 1995 à Paris la première Conférence des Présidents d’Assemblée de la Francophonie.

Exerçant les fonctions de Commissaire aux comptes auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), il a fait bénéficier le mouvement francophone international de son expérience et de ses conseils pour améliorer son fonctionnement.

Toutes ses interventions à ce titre, dont la dernière a eu lieu à l’occasion de la Conférence ministérielle de la Francophonie à Paris le 16 décembre dernier, ont fortement marqué ceux qui ont eu la chance d’y assister et ont positivement influencé les décisions de l’OIF.

L’Assemblée parlementaire de la Francophonie tient à exprimer toute son émotion au moment où nous quitte un grand homme d’Etat, infatigable militant de la Francophonie.
 
Jacques Legendre, Secrétaire général parlementaire

[ Philippe Séguin, né le 21 avril 1943 à Tunis et mort le 7 janvier 2010 à Paris, est un homme politique et haut fonctionnaire français. Gaulliste "social", il est ministre des Affaires sociales et de l'Emploi durant la première cohabitation (1986-1988). Président de l'Assemblée nationale de 1993 à 1997, il est Premier président de la Cour des comptes de 2004 à sa mort.]

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nouvelles/descoings-borloo.jpgRichard Descoings Carpette anglaise 2009 - par MAR le 17/12/2009 - 08:28

Richard Descoings Carpette anglaise 2009
Jean-Louis Borloo Carpette anglaise à titre étranger

Richard Descoings, directeur de l'Institut d’études politiques de Paris, a été désigné le 16 décembre Carpette anglaise 2009. Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, s'est vu décerné le même prix à titre étranger.
Ce prix couronne donc la carrière de Richard Descoings, directeur de Sciences Po. depuis 1996, qui aura bien réussi à angliciser ce fleuron de l'université française. En obligeant les élèves à suivre de nombreux cours en langue anglaise, en n'imposant pas aux étudiants étrangers la maîtrise de la langue française pour intégrer l'école (l'anglais étant considérée comme suffisante) et en organisant de nombreuses conférences et colloques en anglais dans les locaux de l'Institut, (sur fonds publics,   en toute illégalité). La liste des coups portés à la langue française par cet anglomane forcené serait longue établir. Après Christine Lagarde et Valérie Pécresse, carpettes anglaise 2007 et 2008, cette récompense nous semble tout à fait méritée . MAR
_______________________________________________________________________________ Communiqué de l’Académie de la Carpette anglaise
L’académie de la Carpette anglaise1 s’est réunie le 16 décembre 2009. Le jury, présidé par Philippe de Saint Robert, était composé de représentants du monde associatif2 et littéraire.
Au premier tour de scrutin, par huit voix contre deux, le prix de la Carpette anglaise 2009 a été décerné, à Richard Descoings, directeur de l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po.), pour imposer des enseignements uniquement en langue anglaise dans certaines filières proposées et pour correspondre en anglais avec le lycée français de Madrid.

Par ailleurs, deux voix ont été attribuées à Philippe Varin, président du directoire de Peugeot Citroën, pour promouvoir l’anglais dans le nom de produits de la marque Citroën, la documentation technique et la communication professionnelle.

À titre étranger3, la Carpette anglaise a été décernée au premier tour de scrutin, par six voix contre quatre, à Jean-Louis Borloo, ministre d'État, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer, pour avoir signé, le traité de l’IRENA (International Renewable Energy Agency) dont la seule langue de travail est l’anglais, en invoquant l’urgence, alors que cinq pays importants ne l’ont toujours pas signé.

Anne Cublier, Hervé Bourges, Claude Duneton, Alain Gourdon, Yves Frémion et Dominique Noguez sont membres de cette académie.
_______________________________________________________________________________
1 La Carpette anglaise, prix d’indignité civique, est attribué à un membre des "élites françaises" qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.
(pour plus d'informations sur la Carpette anglaise)
(pour consulter la liste des "lauréats" depuis 1999)

2 Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), Défense de la langue française (DLF) et le Droit de comprendre (DdC).

3 Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.

Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise. 
Courriel : parlerfranc@aol.com  

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nouvelles/abou_diouf.jpgAbdou Diouf regrette l'effacement du français dans les organisations internationales - par MAR le 29/12/2009 - 10:28

Abdou Diouf regrette l'effacement du français
dans les organisations internationales
 

PARIS, 16 déc 2009 (AFP) - 16.12.2009 15:33

Le Secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf a regretté mercredi "l'effacement du français dans les organisations internationales" alors qu'il est "la deuxième langue la plus enseignée dans le monde".

"La langue française est dans une situation ambiguë", a dit l'ancien président du Sénégal au cours d'une conférence de presse à l'issue d'une Conférence ministérielle de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui s'est tenue mardi et mercredi à Paris.

"Cette langue progresse, elle est la deuxième langue la plus enseignée dans le monde, le nombre de locuteurs augmente, la demande de français sur tous les continents augmente et paradoxalement nous assistons à l'effacement du français dans les organisations internationales", a-t-il précisé, citant l'exemple de la Conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique.

"Nous avons donc là un problème de volonté politique au niveau de tous nos États", a-t-il ajouté, recommandant aux différents responsables des pays francophones de ne pas "se laisser entraîner vers l'expression dans une autre langue".



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nouvelles/aropiade.jpgUn minaret francophone édifié en Suisse - par JG le 27/12/2009 - 17:45

Encouragement à notre résistance
Un minaret francophone édifié en Suisse
Le 1er congrès de l’AROPI à Genève s'est tenu en français
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Épilogue du 21 janvier 2010  : Après le congrès (par LD)
Ayant assisté à ce congrès de propriété intellectuelle les 14 et 15 janvier derniers, j'ai effectivement constaté qu'il s'est déroulé intégralement en français : ainsi, 3 des intervenants n'étaient pas francophones de naissance, notamment le Directeur général de l'OMPI, Francis Gurry (qui est australien), lequel a effectué une fort intéressante intervention puis a dialogué avec l'auditoire, le tout dans un excellent français.

De façon plus générale, au moment où l'anglo-étasunien tend à être imposé partout en matière de propriété intellectuelle, il est très important de continuer à faire jouer au français un rôle international, en particulier parce qu'il est porteur d'autres concepts juridiques découlant d'une autre conception de la société, ce qui est un gage de diversité.

À noter enfin que Pierre-François Unger, Conseiller d'État de la République et canton de Genève, en charge du département de l'économie et de la santé (DES), s'est vivement réjoui dans son allocution de bienvenue du 14 janvier que ce congrès se tienne en français, contrairement à ce qui est trop souvent la norme à Genève." LD

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Un de nos compatriotes installé à Genève, membre actif d’ALF nous donne, dans une circonstance précise, un exemple édifiant d’affirmation de notre langue dans un congrès international
 
En matière de propriété intellectuelle (PI) [droit d’auteur, des brevets, des marques, etc.] Genève joue un rôle important car l’organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), institution spécialisée des Nations Unies qui gère les traités internationaux concernant ces matières, y a son siège. On ne sera pas surpris d’apprendre que le plurilinguisme officiel y est souvent mis à mal, notamment en raison du refus de maints anglophones de pratiquer toute autre langue que la leur et de la passivité de beaucoup de non-anglophones. On doit enfin savoir que la PI étant une activité éminemment internationale, trop de personnes en déduisent qu’elle ne peut se pratiquer qu’en anglais.

Dans ce contexte, on doit noter la tenue, à Genève, les 14 et 15 janvier 2010 du 1er congrès de l’AROPI (Association Romande de Propriété Intellectuelle), lequel se déroulera exclusivement en français. Y assisteront non seulement des personnes dont le français est la langue maternelle mais aussi des juristes originaires de pays non francophones (Turquie, Espagne, Portugal, Corée, Japon...).

Tout cela pour démontrer dans l'action concrète que l'anglo-étasunien n'est pas fatalement un passage obligé pour travailler à haut niveau et s'adresser au monde ; encore faut-il appliquer ces idées sereinement mais sans faiblesse au lieu de poser en préalable la nécessité de se prosterner devant la langue des Maîtres, lesquels ne manifestent généralement vis-à-vis de ces laquais guère mieux que la condescendance habituellement réservée aux caniches effectuant des cabrioles pour attirer l'attention de leur maître...
 
"Si tu te fais ver de terre, ne t'étonne pas si on te marche dessus." (Kant)
JG.

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Appel à la résistance linguistique - par Raymond Besson et Maurice Le Lous le 27/12/2009 - 17:44

Appel à la résistance linguistique !
par Raymond Besson et Maurice Le Lous

[Le Cercle littéraire des écrivains cheminots, affilié à l’Union artistique et intellectuelle des cheminots français, est la seule association de défense de la langue française dans une entreprise.
ALF travaille régulièrement avec cette association, comme avec DLF et l’ASSELAF, COURRIEL, et plusieurs autres. Raymond Besson, son président, et Maurice Le Lous, vice-président, lancent un cri d’alarme que nous avons tenu à relayer. Pour en savoir plus sur l’action du CLEC, consultez le site
http://clec.uaicf.asso.fr  ]

La langue est un levier économique inouï. Supposons que l’on impose l’anglais comme langue mondiale et les pays anglophones acquerront un avantage concurrentiel démesuré : les petits Anglais n’auront plus à apprendre de langues étrangères et gagneront deux cents heures par an pour d’autres disciplines. Les industriels anglais n’auront plus à traduire les modes d’emploi et notices d’utilisation des produits qu’ils fabriquent et feront des économies importantes par rapport à leurs concurrents non-anglophones. (Sait-on que la traduction en anglais des notices d’emploi d’un Airbus représente cinq pour cent du coût de la construction ?)…

Eh bien, ce scénario est en train de s’imposer. On en voit la preuve dans cette décision que le gouvernement de Tony Blair a prise en 2004, en supprimant l’obligation d’apprendre une langue étrangère à partir de quatorze ans ; du coup, l’enseignement du français ne cesse de décroître en Grande-Bretagne : 341 000 élèves en 2002 et seulement 188 000 en 2008, soit seulement un élève sur quatre.

La preuve aussi dans cette étude récente qui révèle que l’hégémonie linguistique de l’anglais conduit à un transfert direct de ressources de 18 milliards d’euros par an en faveur du Royaume-Uni, et à un transfert induit par le jeu de la libre concurrence de 350 milliards d’euros par an.

La preuve aussi dans cette statistique relative aux langues dans lesquelles sont écrits les textes émis par la Communauté européenne :

         Anglais    Français    Allemand
1997    45 %        40 %             5 %
2000    55 %        33 %             4 %
2006    72 %        14 %             3 %

Et quelques affaires récentes viennent renforcer ces preuves : le choix de l’anglais pour présenter les grandes opérations de la Bourse de Paris ; l’adoption du protocole de Londres qui se traduira par l’omniprésence de l’anglais dans les brevets d’invention ; le recours aux pictogrammes sur les étiquettes pour décrire les produits de consommation… À telle enseigne que, en 2002, Valéry Turcey, président de l’Union syndicale (française) des magistrats, lançait un cri d’alarme : « Je suis persuadé que, d’ici à dix ans, on entendra plaider en anglais dans certaines juridictions commerciales. (…) Or, une langue véhicule des concepts et l’américanisation de notre droit, avec tous les excès que cela suppose, est à redouter. »  

Il ne faut pas s’étonner, après cela, que les institutions européennes travaillent de plus en plus en anglais. Ni s’étonner que ces institutions choisissent fréquemment des collaborateurs de langue maternelle anglaise.

L’envahissement rapide de l’anglo-américain dans tous les secteurs de la vie des Français commence à préoccuper bon nombre d’acteurs sociaux. Et il y a de quoi !

Les constructeurs d’automobiles ne cessent de recourir aux vocables anglais pour la désignation de leurs produits. Citroën a créé des Distinctive Series, présentées dans un corner spécifique du showroom par des vendeurs vantant les avantages de la creative technologie : système de navigation My Way, pare-brise Visiodrive, Airdream Exclusive. Et lorsque les clients acheteurs de la DS3 sont en panne, ils ont droit à un freedrive, sans avoir à se rendre au business center pour rencontrer les national account managers.

La presse féminine est envahie de mots anglais : on a relevé, outre les pages de publicité, les marques et les citations, 455 occurrences pour un seul numéro des quatre magazines Elle, Marie Claire, Gael et Avantages ; est particulièrement concerné l’habillement qu’envahissent le look et ses qualificatifs pepsy, girly, arty, punchy, preppy, flashy, casual, brit-pop, street, army… Look qui fait des petits avec looké, relooker, relooking et relookage. Et puis, il y a les horreurs traditionnelles, comme shopping, fashion, glamour, pinup, book, coach, must, low, speed et leurs dérivés ; et les monstruosités comme city-trippeuses, punkisée, bankable, cost-killeuse, bodybuildé, fashion editor, beauty editor ou encore downshifter (partisan d’une  consommation moindre). Notons que la presse féminine touche 20 000 000 de lecteurs en France !  

La télévision est aussi contaminée : un relevé des titres d’émissions annoncées sur la page Téléloisir d’internet le 14 février 2008 a montré, en excluant les mots et expressions dont l’usage est maintenant courant (comme best of, reporter, week-end, chewing-gum, soul, cow-boy, clip, interview, people, girls, foot…), pas moins de 88 titres comptant 147 mots anglais différents : The Biggest Fan, Avent Children, Maximum Overdrive, Gimme Love, Going down the Valley, Wheel Squad, Naked Will on 2, Morning Tubes, Pokemon Battle Frontier, Galactik Football, Forbidden Warrior, How I met your Mother, Shuriken School...  

Dans la chanson, les stations de radio et de télévision ne respectent plus leur quota de 40% de chanson d’expression française, d’où ce propos de la revue Chorus (les cahiers de la chanson) : « Le disque et la scène vivent un tel chambardement qu’on peut craindre à terme d’arriver à un seul disque pour la planète… Déjà, les signes avant-coureurs de notre propre défaite sont légion. Sans parler de la probable hégémonie mondiale, dans un avenir relativement proche, d’une seule compagnie phonographique, nos artistes anticipant le mouvement en choisissant l’anglais pour chanter. »

Les Francofolies de La Rochelle, vieux bastion de la chanson francophone, ont pris le virage de l’anglais en août 2008. Passons sur la présence de groupes français affublés de noms surprenants (les Dodoz de Toulouse, les Shaolin Temple Defender de Bordeaux, The Sugar Plum Fairy de Tours, et encore Uncle Ben, Uncle Slam, Pony Pony Run Run), pour retenir que dix-sept artistes sur les cent trente du programme officiel ont chanté en anglais. Et Gérard Pont, patron des Francofolies, de déclarer : « C’est dommage pour la chanson francophone, mais des tas de jeunes groupes français qui choisissent l’anglais ont du talent, et ils ont un public. Ce festival doit être le reflet de ce qui se passe en France et rester ouvert aux nouvelles tendances, sans œillères. (…) Si on décidait de bannir l’anglais des Francofolies, ce serait un suicide. »

L’État lui-même ne respecte pas sa propre législation. Le 14 septembre 2008 s’est déroulée à Nice une réunion informelle des ministres des Finances de l’Union européenne, sous la présidence de Mme Christine Lagarde. Elle-même, Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, Xavier Musca, directeur du Trésor français, Jean-Claude Trichet, directeur français de la Banque centrale européenne, Michel Pébereau, président de B.N.P.-Paribas, ont passé l’après-midi – consacré à la crise financière – à parler anglais, alors qu’une interprétation était disponible.

Le 26 janvier 2009, le traité fondateur de l’Irena (International Renewable Energy Agency) a été signé à Bonn par soixante-seize pays. L’Irena n’est autre que l’Agence internationale des énergies renouvelables. Eh bien ! la France a signé ce traité, qui dispose que la langue officielle et seule langue de travail est l’anglais. Pis : des ministres approuvent ou annoncent diverses mesures de substitution de l’anglais au français, des petites classes à l’enseignement supérieur. Ainsi la nouvelle antenne de Reims de Sciences-Po dispensera-t-elle tous ses cours en anglais. Ainsi le chef de l’État annonce-t-il que des enseignements fondamentaux du second degré pourraient être dispensés « en langues étrangères » (traduisons : en anglais).

Et la SNCF n’échappe pas au mouvement général avec les produits commercialisés par iDTGV : iDNight, iDTGV and Co, iDZap… Puis avec TGV Family. De plus en plus souvent, sous couvert de l’alliance Railteam, on entend les contrôleurs des T.G.V. nationaux faire leurs annonces en français et en anglais, au mépris de la législation française.

Depuis longtemps, on n’en est plus aux seuls emprunts massifs à l’anglo-américain : nombre de grandes entreprises s’emploient à basculer au tout-anglais une bonne part de leurs pratiques langagières : « Time to move ! » est le titre du programme de mutations que France-Télécom impose à ses salariés, ajoutant l’humiliation linguistique à l’effrayante dégradation de leurs conditions de travail. Dans la distribution, Carrefour, Auchan… basculent leurs produits et enseignes à l’anglais de bazar, imités par des services publics comme la Poste ou Air France… La devise du MEDEF est « Ready for the future ». Sommet du "dialogue social", c’est en anglais que les ouvriers de Continental Clairoix ont appris leur licenciement collectif ! Les choses sont déjà si avancées que des syndicats de diverses obédiences, C.G.T., C.F.T.C., UNSA, C.G.C…, ont dû monter au créneau pour « défendre le droit de travailler en français en France ».

Oui, le français, « langue de la République » aux termes de l’article II de la Constitution, est aussi gravement menacé chez nous qu’au Québec, en Afrique francophone, en Wallonie ou en Suisse romande. Après Michel Serres, observant qu’ « il y a plus de mots anglais sur les murs de Paris qu’il n’y avait de mots allemands sous l’Occupation », le linguiste Claude Hagège classe le français parmi les langues menacées dans son Dictionnaire amoureux des langues.

L’heure est donc venue d’appeler tous les citoyens à la résistance linguistique. Se défendre contre l’hégémonie culturelle, c’est défendre toutes les cultures du monde, condition essentielle à la survie de la nôtre. En acceptant que l’on porte atteinte à notre langue, nous minons nos propres forces et ignorons la technique des puissances ou des économies dominantes : amener leurs adversaires et concurrents à jouer sur leur terrain. En utilisant systématiquement la langue de leur concurrent, nos entreprises perdent un avantage fantastique, celui de la maîtrise des concepts et de la pensée. Malheureusement, c’est un piège que nombre de nos concitoyens n’évitent pas, par naïveté ou par vanité.

Là est notre inquiétude : lorsque nous serons tous éduqués en anglais, que deviendra le génie français ? Que deviendront les Français ? Que leur restera-t-il d’authentique, de puissant, d’indestructible ?
Raymond Besson et Maurice Le Lous

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nouvelles/dominique-daguet.jpgNotre identité est dès maintenant une identité de combat ! - par Dominique Daguet le 27/12/2009 - 17:24

Notre identité est dès maintenant une identité de combat !
par Dominique Daguet

[ Un "daguet"  contre la meute : Un des premiers membres d’ALF nous autorise à reproduire son coup de colère contre la chasse à courre subie par notre langue, conduite par des chasseurs censés la protéger.]

Étant donné la tournure que prennent les événements sur le front de la langue française – un lâcher tout, une prière cul en l’air devant le Grand Totem de Washington, un baisser-culotte devant les coffres de Wall-Street –, nous n’avons plus à prendre de gants pour exprimer, non pas notre lassitude, réelle cependant, mais notre dégoût de ces « snobinarderies » de faux déficients mentaux, de ces hypocrisies à peine déguisées, de ces mensonges qui font prononcer des proclamations exaltées mais suivies presque aussitôt de décisions parfaitement contradictoires, promesses jamais tenues qui ont pourtant fait chaque fois, comme pour mieux nous endormir, la « une » de nos gras médias et le fonds de commerce, non de la langue de bois – on ne doit pas insulter les arbres – mais de la langue de bouse.
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Nous voulons ici réitérer notre amour de cette langue notre première patrie, réaffirmer notre détermination à ne plus tolérer l’abaissement de la France à travers la multitude d’atteintes à sa langue qui ne lui promettent qu’un lent effacement. De même, nous n’acceptons plus la subordination de nos universités comme de nos supposées Grandes Écoles (1) à l’empire anglo-saxon. Nous n’acceptons plus la soumission linguistique de la France aux institutions de l’empire de l’Ouest par le biais de celles de l’Europe : l’apathie de nos élus devant les innombrables offenses faites à la France par les irresponsables de Bruxelles est elle aussi de l’ordre de l’intolérable, quand il ne s’agit pas d’une pure et simple trahison.
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Nous n’acceptons plus, tout à fait simplement, la mise à l’écart de notre langue : qui est la matrice de notre civilisation, de notre façon d’être comme de penser. Notre logique vient d’elle ; notre sensibilité poïétique est ordonnée par elle ; nos manières d’analyser le monde, l’histoire, les concepts relèvent de ce qu’elle est ; nos synthèses reçoivent d’elle leur forme ; nos questionnements sont informés par elle ; nos perceptions musicales gardent d’elle l’harmonie de ses sonorités et nos goûts les plus affirmés tiennent compte de son exigence d’équilibre. En somme notre langue est le miroir le plus fidèle de notre patrie idéale ; nous n’accepterons plus qu’elle soit la proie des affairistes, des indoctes, des snobs, des incultes, des lâches, des impudents et des colonisés de l’esprit.
Cette langue est notre bien, et l’un des plus précieux, notre capital d’avenir : elle constitue une part essentielle de notre identité comme de notre dignité, même s’il arrive trop souvent que des cuistres s’en servent ignoblement, la rabaissant au niveau de vieilles serpillières si ce n’est de latrines asséchées ; elle est la porte de notre maison, la chambre de notre naissance à la patrie millénaire. Elle est notre berceau comme elle sera le drapeau posé sur notre cercueil ; grand véhicule qui nous accompagne indéfectiblement à chaque étape d’importance. Elle est notre héritage reçu et notre héritage légué : qui y touche, non seulement nous blesse, mais nous vole. Mais nous tue.
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Nous n’accepterons pas plus longtemps les violences qui lui sont faites aujourd’hui : dès maintenant nous hissons l’étendard étoilé de notre révolte, celle de notre être le plus profond, que l’on croit au Ciel ou que l’on n’y croit plus ou pas, car notre puissance d’investigation du monde, d’expression, de désir vient d’elle, telle que nous l’avons reçue de nos père et mère et de notre école, quoiqu’aujourd’hui cette école ne fasse pas son devoir comme il était accompli au temps des « hussards de la république » et des « moines pédagogues ». Notre langue se découvre assez d’ennemis en son sein pour que nous acceptions plus longtemps l’irruption de ceux surgis de l’Océan.
Il n’est absolument pas question ici des locuteurs qui ont appris la langue anglaise par nécessité ou par goût : nul dessein liberticide qui nous ferait militer contre l’usage privé de la langue anglaise, dans la mesure où elle a été choisie librement et en connaissance de cause. Dans notre ligne de mire nous ne « visons » que des « forces », des « pouvoirs », des « officines », des « cercles », des « organisations médiatiques », des « officialités » et même des entreprises installées en France qui obligent leurs employés à travailler en anglais sans aucune autre nécessité que le fait du prince ou qui « ornent » leurs produits de noms anglais sans autre justification que leur snobisme ou leur sottise ; que les publications qui accordent de plus en plus de place aux dénominations comme aux expressions anglomanes (auxquelles d’ailleurs le vulgus pecus, soit le grand nombre, ne comprend rien) ; que les distributeurs cinématographiques qui ne prennent même plus la peine de traduire les noms des œuvres qu’ils importent ; que les réalisateurs d’émissions de radio et de télévision qui n’ont le regard de Chimène que pour ce qui vient d’outre-Atlantique ou d’outre-Manche ; que les responsables français de l’Eurovision, qui font chanter au nom de la France des chansons anglophones, mauvaises d’ailleurs ; que nos élus et nos hauts-fonctionnaires qui, à Bruxelles comme parfois dans nos propres ministères, favorisent (étourdiment ?) l’anglais au détriment de notre langue que pourtant ils ont pour mission prioritaire de prôner, surtout quand il s’agit de rôles qu’elle détient par contrats et traités ; que notre gouvernement, Élysée et Matignon confondus, qui a fait un choix sans justifications techniques en favorisant à outrance l’apprentissage de la langue anglaise au point qu’elle est aujourd’hui automatiquement désignée à 95% des jeunes Français, au détriment catastrophique des autres langues d’importance (telles l’allemand, l’italien, l’espagnol, le portugais, le russe, le chinois ou l’arabe…) enseignées dans des proportions si faibles que cela frise le ridicule et même l’absurde, sinon le mépris : nous n’avons pas vocation de nature, comme Français, à être bilingues, pas plus que nous n’avons vocation à soutenir par ce bilinguisme l’impérialisme linguistique des Etats-Unis et de la City de Londres, qui est également politique et économique…
Le monde de la culture n’est pas ici visé, sauf quand il manifeste un tropisme outré envers les seules œuvres issues du monde anglo-saxon alors que l’ensemble de ce que nous proposent les arts et lettres du monde entier doit attirer tout autant notre attention dans la langue des pays respectifs et non passé à la moulinette de l’anglo-américain… sans oublier que le monde de l’information risque, à terme relativement court, d’être entièrement dominé par les agences de langue anglaise, au point que c’est la vision de ce qui se passe sur notre planète qui risque d’être comme « déviée » par une logique qui n’est pas la nôtre : nous serions alors « défrancisés » à jamais, et prêts à une soumission douce, la pire de toutes les soumissions. De plus enfin, nous nous devons d’alerter l’opinion française que la pratique bilingue généralisée entre deux langues si radicalement divergentes risque fort d’être des plus défavorables, ou nocives, aux intelligences moyennes, alors perdues entre deux grammaires, entre deux vocabulaires, entre deux sonorités qui n’ont jamais fait et ne font toujours pas entre elles toutes bon ménage.
En somme nous refusons que l’on nous impose ce que nous ne désirons pas parce que contraire justement à cette identité française dont on cherche aujourd’hui à établir une sorte de synthèse simpliste pour carte électronique qui permettrait tous les mauvais coups et notamment celui qui infligerait l’anglais obligatoire dès 6 ans (2) au nom de la… diversité des cultures, principe admis par la France il y a déjà quelques années et que ses gouvernants ne lui font pas respecter.
Comment concevoir ce combat qui est à mener aujourd’hui moins par des mots que par des actes ? En dehors de tout ce qui ne peut se dire, il est possible de divulguer quelques-unes des actions envisageables. Par exemple on pourrait penser à susciter mille sortes d’attentats joyeux contre les « carpettes » de l’imperium linguistique : dépôts de goudron et d’ordures au seuil de leurs palais ; graffitis à la bombe indélébile ; effacement des signes trop visibles de l’invasion ; collages accusateurs contre les stipendiés que s’offrent, en tant qu’esclaves d’un nouveau genre, les malfaisants de l’anglosaxonisation du monde ; courtes manifestations sonorisées de dénonciation ; brûlots médiatiques à base de caricatures incendiaires ; coloriages de vitrines et brûlages de pantins à l’image des élus collabos… Enfantillages ? Sans doute, mais désagréables… Et si cela ne devait pas suffire à faire prendre, non seulement conscience, mais surtout des mesures concrètes de défense et d’illustration de notre langue – absolu respect à Bruxelles des droits de fondation qui sont les siens ; révérence totale envers notre Constitution qui la déclare « langue de la République », ce qui se confirme nécessairement par une définition des limites à ne pas franchir ; application maximale de la loi Toubon avant qu’une meilleure ne soit promulguée ;
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soutien renforcé, notamment financier, à nos Alliances françaises comme à nos Instituts culturels à l’étranger ;
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récompenses largement dotées aux œuvriers qui servent cette langue avec dévouement, opérations coup de poing dans diverses régions du monde pour la faire connaître et aimer de façon ludique et utile etc. – alors il faudra songer à aller un peu plus loin dans nos tactiques : cassages de vitrines anglophones, boules puantes dans les commerces impliqués dans la propagation de la pandémie linguistique dont nous savons parfaitement qu’elle est voulue et par qui ; épandage de colles, de cendres d’étrons, de fumiers et autres lisiers porcins aux entrées munificentes de ces Puissances ; séances d’« urinage » collectif le long de leurs représentations ou de leur siège ; appositions d’étiquettes non équivoques sur le fût des lampadaires, des barrières publiques ; bariolages des guichets des banques complices ; jets d’acides sur les produits les plus coûteux des commerces de luxe et bien d’autres projets que nous gardons secrets le temps nécessaire… Nous ferons de toutes ces manifestations joyeuses le mode habituel de l’action politique au sens le plus noble qui soit.

Et si rien de cela ne devait fonctionner, nous n’irons certes pas mettre en péril la vie des criminels que nous dénonçons ici, quoique ce ne soit pas la moindre de nos tentations que de leur chatouiller les oreilles, mais la nôtre oui, en allant peut-être jusqu’à la grève de la faim en divers lieux emblématiques… Et si cela ne devait toujours pas faire reconnaître à notre langue le droit d’exister selon son charisme et sa compétence – dus à son souci extrême de l’exactitude comme à sa beauté qui en font une des reines de ce monde, alors il serait temps de se souvenir qu’existent d’autres moyens d’action, plus rigoureux sinon plus vigoureux.

C’est pourquoi est fait appel ici, dès maintenant, non seulement aux vieux de la vieille, aux plus ou moins âgés qui se souviennent de la gloire de leur langue, également la leur, mais aussi à toute une jeunesse excédée de comprendre à quel point son avenir de Français vécu en français a été contaminé, perverti, fragilisé par les pratiques d’un certain empire et de certaines multinationales soutenus avec constance par nos institutions politiques, économiques, culturelles et universitaires : nous ne sommes pas faits pour vivre couchés à leur pied, et pas plus pour leur lécher l’anus. (Cela dit, il ne s’agit point ici d’une déclaration de guerre à la langue anglaise : elle a de trop notables mérites, distincts de ceux de la langue française, comme elle est servante d’une des littératures les plus remarquables qui soient, pour que nous nous permettions une telle infamie : nous ne nous en prenons qu’à l’impérialisme « yanqui » dont elle est, à son corps défendant, l’arme de ses conquêtes comme de ses subversions. Pas plus il ne s’agit d’une déclaration de guerre aux Etats-Unis, qui pourtant mènent contre le français un combat qui a commencé des après la seconde guerre mondiale, quand ils se sont aperçus que le meilleur argument commercial était celui de la langue : « apprends ma langue, tu achèteras mes produits » ! D’où l’additif au Plan Marchal : liberté totale pour les entreprises culturelles – de musiques, entendez chansons, et de films essentiellement – de pénétrer le marché français ; limitation drastique pour les entreprises de France. Les Etats-Unis défendent leurs intérêts, point c’est tout, comme nous ne le faisons pas. Et ne pas le faire c’est servir les intérêts de nos plus âpres concurrents.)

Et puisque l’une des intentions de notre gouvernement est de faire apprendre à nos enfants la Marseillaise (espérons qu’elle ne sera pas dotée de paroles anglaises), il nous est agréable de leur rappeler la phrase qui a mis debout toute un peuple et qui se trouve ici nous assurer une conclusion en forme d’ouverture : « Aux armes, citoyens ! ».
 
Dominique Daguet

(1) - Insupportable la décision de Science-Po de prodiguer ses cours à Reims dans la seule langue anglaise. Insupportable la volonté de Mme Valerie Pécresse de développer majoritairement les cours en anglais dans les universités « françaises », qui ne le seraient plus que de nom et non de fait, elle qui n’a en rien obtenu par le vote le droit d’organiser un tel massacre de notre enseignement. Notre histoire à elle seule devrait lui interdire une réforme aussi scandaleuse. Il ne suffit pas de dire que l’on réforme, encore faut-il que toute réforme soit justifiée. L’anglais ne doit être appris que lorsque la nécessité apparaît évidente ; or 15% des Français sont réellement appelés à travailler en usant de cette langue : restent 85% à partager en une dizaine d’autres langues. Faut-il rappeler que nous manquons cruellement de germaniste, de russophone, de sinophones (même si le nombre d’étudiants en cette langue a cru d’une façon curieuse…) ?

(2) - Il a été dit par le Président de notre République qu’il s’agissait de favoriser l’apprentissage « des » langues étrangères… à 95% l’anglaise !


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Francophonie.gifFrancophonie : 2010 Montreux et 2013 Nice - par Albert Salon le 17/12/2009 - 15:01

Francophonie : 2010 et 2013
les deux prochaines grandes rencontres se tiendront en Europe
Selon les dépêches de l’AFP des 15 et 16 décembre, les 70 membres de l’Organisation internationale de la Francophonie en ont fixé les lieux. Le 13ème sommet des chefs d’État et de gouvernement du 22 au 24 octobre 2010 se tiendra à Montreux en Suisse (celui de 2012 se déroulera à Kinshasa, en République démocratique du Congo).
La décision a fait l'objet d'un consensus, y compris des sept pays musulmans membres de l'OIF après la votation sur les nouveaux minarets. La Suisse était le seul pays candidat pour organiser ce sommet biennal. Montreux remplace au pied levé Antananarivo (Tananarive). La situation politique et institutionnelle étant confuse à Madagascar, ce pays n’a en effet pas été jugé en mesure d'organiser cette rencontre internationale et a été suspendu de l'OIF.
La conférence ministérielle de la Francophonie, réunie mercredi à Paris, a attribué le 16 décembre l'organisation des 7èmes Jeux de la Francophonie, prévus en 2013, à la ville de Nice. Pour l'organisation de ces jeux, manifestation à la fois sportive et culturelle, Nice était en concurrence avec Malabo en Guinée Équatoriale, et N'Djamena au Tchad. Nice succèdera à Beyrouth, qui a été l'hôte des jeux en 2009. Nice inscrit ces jeux dans la thématique du développement durable et confirme sa volonté de devenir la ville verte de la Méditerranée, dont le symbole sera le grand stade, qui doit être livré mi-2013, et inauguré à l’occasion des jeux.

NDLR : On sait par ailleurs que des forces internes et externes à Madagascar poussent ses dirigeants à imiter le gouvernement de l’anglophone Paul Kagamé au Ruanda et à adhérer au Commonwealth. La Francophonie n’est pas seulement attaquée culturellement, elle l’est aussi politiquement par des puissances anglo-saxonnes qui ont déjà remplacé la France au Cambodge, au Laos, au Vietnam, et cherchent aussi à le faire en Haïti, dans la très riche République démocratique du Congo, et jusqu’en Côte d’Ivoire, où une étonnante floraison de drapeaux américains - non sortis des foyers indigènes - était apparue, par génération spontanée, en 2003-2004 lors du début de guerre civile et du différend en résultant entre la France et le président Laurent Gbagbo….

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Nouvelles diverses de la Langue française et de la Francophonie - par MAR le 17/12/2009 - 15:01

Nouvelles diverses de la Langue française et de la Francophonie
Publicité et langue française-Bilan 2009 (17/12/2009)
Nice accueillera les prochains Jeux de la Francophonie en 2013 (16/12/2009)
Laurence Parisot s'inquiète l’abus de l’anglais dans l’entreprise ! (2/12/2009)
Francophonie-anglophonie au Rwanda et au Congo (RDC) (2/12/2009)
Internet : le .fr toujours en progression (24/11/2009)
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Publicité et langue française - Bilan 2009 (17/12/2009)

15.12.2009 - Conscients de la sensibilité des citoyens à l’usage de la langue française dans la publicité, l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) et la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF) du ministère de la Culture et de la Communication, ont décidé d’engager une étude conjointe pour mieux connaître la situation dans ce domaine.  Ils ont analysé pas moins de 7 323 messages publicitaires (affichage, pub radio et télé) émis au premier trimestre 2009. Au total, 147 manquements ont été relevés, soit 4 %. Aucun en télévision, car, selon l'ARPP, toute infraction est éliminée avant sa diffusion.

voir la page de l'ARPP permettant d'accéder à l'étude
et l'article du Point : "La publicité passe l'épreuve de français"
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Nice accueillera les prochains Jeux de la Francophonie en 2013 (AFP : 16/12/2009)

La Conférence ministérielle de la Francophonie, réunie mercredi à Paris, a attribué mercredi l'organisation des 13e Jeux de la Francophonie à la ville française de Nice en 2013.

Pour l'organisation de ces Jeux, manifestation à la fois sportive et culturelle, Nice était en concurrence avec Malabo, en Guinée Equatoriale et N'Djamena. Nice succèdera à Beyrouth, qui avait été l'hôte des Jeux cette année.

La veille, les ministres des 70 Etats et gouvernements ayant en commun le français avaient décidé que le prochain sommet politique aurait lieu à Montreux, en Suisse, du 22 au 24 octobre 2010 et que celui de 2012 se déroulerait à Kinshasa, en République Démocratique du Congo.

Montreux en revanche était seule candidate pour le sommet, remplaçant au pied levé Antananarivo, Madagascar étant dans l'impossibilité d'accueillir une telle réunion internationale en raison de l'instabilité institutionnelle et politique qui règne actuellement dans ce pays.
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Laurence Parisot s'inquiète l’abus de l’anglais dans l’entreprise ! (2/12/2009)

Le 2 décembre, lors d’un débat sur l’identité nationale dans une émission de Canal +, Laurence Parisot, présidente du MEDEF, a déclaré : "Or, il y a une chose, je ne sais pas si c’est dit, mais pour moi un des points très importants, c’est la langue. [...] Je préfèrerais par exemple qu’on ait un débat sur la langue, l’utilisation de la langue française, y compris dans l’entreprise où l’abus de l’anglais est, à mon avis, à signaler et à dénoncer." (relevé par Marceau Deschamps de Défense de la Langue Française)
[Si le Medef, qui le plus souvent ne songe qu'a singer les anglo-saxons, s'intéresse à la langue française comprenant enfin où sont ses intérêts...]
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Francophonie-anglophonie au Rwanda et au Congo (RDC) (2/12/2009)

Daniel de Poli, membre fidèle d’ALF et militant averti et particulièrement actif, nous livre son sentiment, plutôt rassurant…

Concernant l'adhésion récente du Rwanda au Commonwealth, j'estime que la France ou la francophonie n'ont absolument rien perdu en Afrique centrale. En effet, si on regarde une carte de l'Afrique, on se rend compte que le Rwanda est un pays qui n'a strictement aucun intérêt géopolitique. C'est un pays minuscule, pauvre et enclavé. De plus, le fait qu'il ait officialisé l'anglais en troisième langue après le français et le kinyarwanda n'apporte quasiment rien à l'anglophonie. En effet, au Rwanda, la langue nationale est le kinyarwanda, parlé par tous, et l'anglais ne s'implantera donc jamais en profondeur dans le pays mais ne sera parlé que par une petite minorité de la population (tout comme le français d'ailleurs). En fait, il faut bien comprendre que les Anglo-Saxons ont échoué en Afrique centrale car le véritable but était d'imposer l'anglais officiel en République démocratique du Congo, géant de l'Afrique (grand comme cinq fois la France) et pays géopolitiquement stratégique pour la francophonie. Et ils ont presque réussi car le projet de Constitution concocté par Laurent-Désiré Kabila en 1998 prévoyait explicitement que l'anglais serait seconde langue officielle en RDC.

Mais autant l'officialisation de l'anglais au Rwanda n'était vraiment pas préoccupante (car le Rwanda est un confetti insignifiant), autant l'anglais en RDC aurait été un coup très dur pour la francophonie et la France. C'est pourquoi la DGSE (services secrets français) est intervenue discrètement et efficacement et a réussi à faire en sorte que le français reste la seule langue officielle de la RDC. C'est cela, la vraie victoire. Car la RDC est LE futur géant de l'Afrique. C'est déjà le premier pays francophone du monde par la population (68 millions d'habitants en 2009, 200 millions en 2050), il est grand comme cinq fois la France et a une position stratégique au coeur de l'Afrique. C'est lui, le grand pays francophone d'avenir. Le Rwanda, là-dedans, n'a aucun intérêt, d'autant plus que le français est encore langue officielle dans ce pays. Daniel de Poli
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Internet : le .fr toujours en progression (24/11/2009)

(AFP - 24/11/2009) Le .fr a bien résisté à la crise économique, enregistrant en 2008-2009 une croissance de 25% contre 8% en moyenne pour les autres extensions au niveau mondial, s'est félicitée aujourd'hui l'Afnic, l'association française qui le gère.
"Le .fr continue sa progression avec une dynamique quasiment inchangée par rapport aux années précédentes. Nous résistons beaucoup mieux" que d'autres extensions, a déclaré le directeur général de l’Afnic (Association française pour le nommage internet en coopération) Mathieu Weill lors d'un point presse.
Lancé en 1986, le .fr a longtemps été handicapé par des règles d'attribution restrictives. Avec l'assouplissement des procédures pour les entreprises en 2004, puis l'ouverture aux particuliers en 2006, il a connu une montée en puissance.
En septembre, il a d'ailleurs franchi le cap des 1,5 million de noms de domaine enregistrés. Au niveau mondial, le .fr se place en 16e position dans un marché largement dominé par le .com (81 millions).
"Le .fr représente 80% de la croissance nette du marché" en France, a précisé Patrick Maigron, enseignant-chercheur à Télécom et Management SudParis, qui a réalisé l'étude avec l'Afnic.
Un tiers des noms de domaine enregistrés dans l'Hexagone sont aujourd'hui en .fr, contre 41,7% pour le .com, dont la part de marché s'effrite.
Preuve de l'"attachement" des internautes au .fr, ce dernier affiche "un taux de renouvellement de 83%, soit 10 points de plus que le .com", a noté M. Weill.
37% des .fr sont détenus par des particuliers, contre 27% deux ans plus tôt.
L'Ile-de-France concentre quelque 40% des noms de domaine en .fr, dont 17% pour la seule ville de Paris.
Les 18-34 ans représentent 42% des propriétaires et le tarif moyen est de 23 euros hors taxes par an, un chiffre stable.
Parmi les termes les plus utilisés dans les .fr, "France" arrive largement en tête, suivie d'immobilier, Paris, hôtel et mairie.
 
 

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nouvelles/lazard.jpgDes linguistes pour l’usage du français - par Gilbert Lazard le 17/12/2009 - 09:29

Le Professeur Lazard pour l’usage du français

Pour l’illustration du français, un linguiste s’adresse à ses collègues.
Le Professeur Gilbert Lazard, membre de l’Institut de France, Académie des Inscriptions et Belles Lettres,
saisi de vertige devant l’abîme du tout-à-l’anglais, adresse une lettre à ses collègues.
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Des linguistes pour l’usage du français
par le Professeur Gilbert Lazard

Depuis quelques années une habitude se répand insidieusement, dans les colloques de linguistique, nationaux ou internationaux, organisés sur le territoire français: c’est de mener les débats exclusivement en anglais, même quand les participants sont majoritairement francophones.
Ce comportement est déplorable à tous égards: il est illégal, injuste, immoral et inutile.

1) Il est illégal. Le français est, selon la constitution de la République française, la langue de la République, et la loi Toubon interdit d’en exclure l’usage dans les congrès, colloques et autres rencontres scientifiques qui se tiennent sur le territoire national.

2) Il est injuste. Il exclut des débats les francophones, notamment étudiants, qui ne possèdent pas une maîtrise suffisante de la langue anglaise. Cette exclusion est évidemment scandaleuse,

3) Il est immoral. Nous devons, par patriotisme bien compris, affirmer la dignité de notre langue Elle est riche d’un glorieux passé et traditionnellement porteuse de valeurs universelles. La négliger au profit d’une autre dans notre activité professionnelle est contribuer à la réduire, à terme, à l’état d’un idiome local limité aux usages domestiques. D’autre part, la francophonie est largement répandue hors de France, comme langue maternelle ou langue seconde, instrument de culture et de communication. Cette situation nous impose le devoir impérieux de donner le bon exemple à tous les francophones.

4) Il est inutile. L’usage de l’anglais est ordinairement suscité par le désir d’acquérir de la notoriété internationale. Cette ambition est légitime, mais le meilleur moyen de la satisfaire est de produire des travaux de grande qualité. Espérer y parvenir par le choix d’une langue étrangère est illusoire, car l’expérience montre que les linguistes anglophones sont peu portés à tenir compte des travaux de ceux qui n’appartiennent pas à leurs cercles, qu’ils s’expriment en français ou en anglais.

D’autre part, — considération également fondamentale — le tout–anglais n’est pas favorable au développement de notre discipline, car il aboutit en fin de compte à l’appauvrir. En effet, la langue n’est pas neutre. Elle l’est peut-être dans les sciences de la nature, où tous les chercheurs utilisent les mêmes concepts et parlent donc, quelle que soit la langue, le même langage. Il n’en va pas de même dans les sciences humaines : la langue y convoie inévitablement des formes de pensée, des façons d’aborder les problèmes et même de les concevoir, qui dépendent d’une tradition. Il y a en linguistique des traditions différentes, également honorables. Cette diversité est une richesse, source de fécondité. La tradition européenne, inspirée surtout par l’influence de Saussure et du Cercle de Prague, est très différente de la tradition américaine, qui reste fortement marquée par celle de Chomsky, même chez ceux qui s’en écartent. User de l’anglais exclusivement, c’est, à plus ou moins brève échéance, adopter les manières de penser des écoles dominantes, c’est-à-dire de la tradition américaine ; c’est nous priver de ce que peuvent apporter d’autres orientations, qu’on peut juger au moins aussi prometteuses.

Il importe naturellement que les linguistes français et francophones ne se coupent pas de ce qui se fait à l’échelle mondiale, mais au contraire y participent pleinement. Il faut  évidemment qu’ils se tiennent au courant des recherches menées ailleurs et, inversement, qu’ils fassent connaître leurs résultats le plus largement possible par les moyens appropriés. Mais cela n’implique pas qu’ils renoncent à leur langue : au contraire, elle leur facilite la tâche, accroît leur productivité et leur ouvre la possibilité de situer leurs travaux au plus haut niveau international.

Quelle attitude adopter dans la pratique pour concilier le respect de la langue française et la nécessité de l’intercompréhension ? On propose les règles suivantes:

- L’annonce et le programme de chaque colloque organisé sur le territoire français doivent toujours mentionner le français parmi les langues admises.
- Le programme des communications est publié  dans les mêmes conditions en français et éventuellement d’autres langues.
- Les participants français s’expriment oralement en français. En cas de nécessité, ils peuvent distribuer ou afficher une traduction ou un résumé de leur communication en anglais ou autre langue.
- Les participants étrangers sont invités à communiquer en français, si possible.  En cas de nécessité, ils s’expriment en une autre langue, mais doivent alors distribuer ou afficher une traduction ou un résumé en français.

NB. — Les considérations qui précèdent s’adressent aux linguistes francophones. Mais il va de soi qu’elles sont également valables mutatis mutandis pour ceux de tous les pays non anglophones, en particulier des divers pays européens. Que les chercheurs allemands s’expriment en allemand, les chercheurs italiens en italien, etc. La recherche en linguistique ne peut qu’y gagner.

Extraits du rapport adressé au Parlement par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (2009) :
• P. 58. « L’article 6 de la loi [du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française] impose aux organisateurs français de manifestations, congrès ou colloques internationaux se tenant en France, trois obligations :
> tout participant doit pouvoir s’exprimer en français ;
> les documents de présentation du programme doivent exister en français ;
> les documents préparatoires ou de travail remis aux participants doivent faire l’objet d’un résumé en français… »
• P. 62. « Faire d’une seule langue le réceptacle du savoir scientifique, c’est accroître les risques de dogmatisme et conduire à un appauvrissement de la qualité des travaux. Est ainsi apparue la nécessité d’encourager une plus grande diversité linguistique dans la recherche scientifique. »
 
Professeur Gilbert Lazard, membre de l’Institut de France
Académie des Inscriptions et Belles Lettres


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nouvelles/Arret2.gifDéfendons la langue française, notre bien commun - par MAR le 22/11/2009 - 18:06

Appel des associations de défense
et de promotion de la langue française
Défendons la langue française, notre bien commun !

publié sur le site du journal Le Monde le 7 décembre 2009

[ L'association COURRIEL, présidée par Georges Gastaud, et Avenir de la langue française lancent, avec une dizaine d’autres associations signataires, cet Appel à nos dirigeants et aux peuples de France, du Québec, aux francophones du monde, pour faire vivre, défendre, promouvoir la langue française et la Francophonie. Il est fait allusion dans l’Appel à une politique complète de la langue française  proposée dans nos sites : il s’agit, dans ce site, à la rubrique  Prises de position - Langue & Francophonie, du grand article :  "Une politique de la langue française et de la Francophonie" établi avec l’accord, déjà, de plusieurs associations, et mis à jour par Albert Salon au 19 novembre 2009. ]

C’est l’alarme !


Les associations qui signent cet appel regroupent des démocrates de toutes sensibilités idéologiques.

Unanimes, elles dressent un constat angoissant du sort politique fait à la langue française en France. "Langue de la République" (art. 2 de la Constitution), le français est une condition du vivre ensemble national et républicain, et, selon les sondages récents, il est pour 80 % de nos concitoyens un des principaux piliers de l’identité nationale.

Or, le français est aussi gravement menacé chez nous qu’au Québec, en Afrique francophone, en Wallonie ou en Suisse romande. Il l’est moins par l’air du temps, contre lequel il pourrait se défendre seul, que par une politique linguistique menée surtout par de grandes entreprises françaises avec l’appui de milieux politiques, certes européens et transatlantiques, mais d’abord hexagonaux. Après Michel Serres, observant qu’ "il y a plus de mots anglais sur les murs de Paris qu’il n’y avait de mots allemands sous l’Occupation", le linguiste Claude Hagège classe le français parmi les langues menacées dans son Dictionnaire amoureux des langues.

L’heure est donc venue d’appeler tous les citoyens à la résistance linguistique.

Nos associations en appellent au peuple français et à tous les francophones du monde, à tous ceux qui savent ce que la liberté, l’égalité, la fraternité, mais aussi la littérature, la philosophie, le droit et les sciences, doivent à la langue des Molière, Césaire, Verhaeren et Senghor.

Le vol noir du grand patronat sur nos plaines

Depuis longtemps, on n’en est plus aux seuls emprunts massifs à l’anglo-américain : nombre de grandes entreprises s’emploient à basculer au tout-anglais une bonne part de leurs pratiques langagières : "Time to move !" est le titre du programme de mutations que France-Teuleucom impose à ses salariés, ajoutant l’humiliation linguistique à l’effrayante dégradation de leurs conditions de travail. C’est aussi la mode – le "mood" – chez AREVA… Dans la distribution : Carrefour, Auchan… basculent leurs produits et enseignes à l’anglais de bazar, imités par des services publics comme la SNCF, la Poste ou Air France… Loin du programme du Conseil National de la Résistance, la devise du MEDEF n’est-elle pas "ready for the future" ? Sommet du "dialogue social" : c’est en anglais que les ouvriers de Continental-Clairoix, réunis dans leur cour d’usine, ont appris leur licenciement collectif ! Les choses sont déjà si avancées, tels les fromages forts, que des syndicats de diverses obédiences, CGT, CFTC, UNSA, CGC…, ont dû monter au créneau pour "défendre le droit de travailler en français en France", mouvement internationalisé en 2009.

Voyez aussi les travaux de la recherche scientifique française : des siècles après l’acte révolutionnaire de Descartes publiant en français le Discours de la méthode, ils sont devenus inaccessibles au citoyen ne maîtrisant que le français ou maîtrisant d’autres langues que l’anglo-américain. Passons sur la chanson, sur les pubs en anglais qui, aux heures de grande écoute, ciblent surtout les jeunes, les enfants… Que fait le CSA ?

Qui veut nous couper la langue doit avoir le courage d’affronter le débat

On ne voit que trop qui sert cette politique d’anéantissement linguistique sous son emballage pseudo-moderne : elle sert cette partie privilégiée de la société qui, pas seulement à droite, a honte de son pays incurablement frondeur ; une "élite" qui n’hésite pas à désintégrer sa langue maternelle pour mieux intégrer l’élite mondialisée et ressembler à ses maîtres ! Les "gens de peu", pour leur part, nés en France ou venus d’Afrique francophone, sont voués à une discrimination linguistique plus forte que jamais. Quant à nos cadres moyens qui croient s’en tirer en ingurgitant le Wall Street English promu dans le métro parisien, le basculement au tout-anglais consacre leur aliénation dans un travail de plus en plus dévalorisé.

Face aux coups portés, le silence des autorités inquiète. Pis : des ministres approuvent ou annoncent diverses mesures de substitution de l’anglais au français, des petites classes jusqu’à l’enseignement supérieur. Ainsi la direction de Sciences-Po a-t-elle décidé que sa nouvelle antenne de Reims dispenserait tous ses cours en anglais. Ainsi Mme Valérie Pécresse semble-t-elle chercher à extraire l’Université du champ de la loi Toubon. Ainsi le chef de l’État annonce-t-il que des enseignements fondamentaux du second degré pourraient être dispensés "en langues étrangères" (traduisons : en anglais).

De cet arrachage linguistique, c’est peu dire que l’Union européenne, à laquelle ses textes fondateurs font pourtant obligation de défendre les langues et identités nationales, fait peu de cas. Au nom du libéralisme économique, son exécutif s’emploie même à démanteler toute protection juridique des langues nationales, au point que c’est le plus souvent de directives bruxelloises que se prévalent les décideurs français pour contourner la loi Toubon et le code du travail.

C’est pourquoi nous exigeons un grand débat national sur la place respective du français et des autres langues, pour que l’assassinat linguistique planifié ne puisse s’accomplir en silence et pour que le peuple souverain se saisisse de la défense de sa langue.


Mobilisation linguistique et responsabilité civique

L’actuel gouvernement qui glose sur l’identité nationale va-t-il contribuer à enfermer le peuple français dans une langue unique imposée ? La défense de notre héritage linguistique implique une protection et une promotion actives de la langue française, de la diversité linguistique et de la francophonie, sur notre continent et dans le monde. Une politique est proposée dans nos sites. Parlons ici simplement de ses éléments fondamentaux pour revenir au bon sens : à l’école élémentaire ou au collège, asseoir d’abord un solide apprentissage des langues nationales en Europe, puis commencer celui de deux langues étrangères dont la première, selon la recommandation du professeur Hagège, serait autre que l’anglais ; réaffirmer le français comme langue de l’enseignement supérieur ; lui rendre droit de cité dans la recherche ; faire respecter par Bruxelles sa propre législation linguistique.
Notre appel s’adresse aussi aux espérantistes ; aux amis des langues régionales, vite éradiquées si la langue commune était marginalisée ; aux immigrés qui veulent continuer à parler la langue de leur pays d’accueil sans oublier celle de leur pays d’origine ; à nos compatriotes des DOM qui veulent parler français ET créole. Si une langue de portée mondiale comme la nôtre finissait par être supplantée sur sa terre natale, quelle autre langue, en Europe, pourrait résister au rouleau compresseur de l’anglo-américain ? Cet appel à la résistance et à la créativité linguistique de tous les francophones s’adresse aux citoyens et aux décideurs conscients de leurs responsabilités, aux salariés, étudiants, enseignants, entrepreneurs de base, qui font vivre le français en l’habitant au quotidien. Car, en marginalisant sa langue, c’est le peuple qu’en définitive on voudrait déloger de ses rêves.

Nous interpellons enfin avec gravité tous les écrivains, philosophes, enseignants, chercheurs, traducteurs et autres créateurs de francophonie, en France, en Belgique, en Suisse, au Québec et au Canada, en Afrique, et partout où notre langue est pratiquée et aimée : vous dont la langue constitue l’outil de travail et l’élément existentiel, entrez en résistance publique contre la langue unique ! Cinq siècles après Joachim du Bellay appelant à la "défense et (l’)illustration" du français, faisons vivre notre langue et défendons la contre la logique barbare de l’Argent-roi.

Associations à l'origine de l'appel et premières signataires :


Associations ayant apporté ultérieurement leur adhésion

- Le Français en Partage
- Association France-Univers - www.editionsfranceunivers.com
- Groupe d’études et de recherches pour le Français langue internationale (Gerflint) www.gerflint.forumpro.fr

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nouvelles/paris-nightlife.gifParis night life ou la servilité anglomane de la Ville de Paris - par MAR le 20/11/2009 - 09:48

Paris night life !
(ou la servilité anglomane de la Ville de Paris)

La ville de Paris lance un site consacrée à la vie nocturne dans Paris qui a pour ambition de "devenir un instrument de référence pour organiser une soirée dans la capitale française". Pourquoi pas ?
Comment croyez-vous que la ville de Paris appelle ce site ? parisnightlife.fr  Non, il ne s'agit pas d'une version destinée aux anglo-saxons, il s'agit bien de la version française (ou anglaise) du site.

Donc un parisien pour se renseigner sur la nuit parisienne doit taper : parisnightlife.fr, il en est de même pour les touristes venant de pays non-anglo-saxons (environ 35 % des touristes) et environ 15% des touristes, les anglo-saxons, se voient gratifiés du nom du site dans leur langue.  Il est bien connu que les touristes viennent à Paris pour qu'on leur parle anglais et que l'on singe nos bons maîtres anglo-saxons !

Une fois de plus, pour avoir l'air moderne, pour avoir l'air branché, pour faire "djeune", une collectivité publique, ici la première commune de France, se croit obligée d'affubler un site, une exposition, un salon... d'un nom anglo-américain. Se ravalant ainsi au rang de petite ville de province (province au sens servile du terme),  bien loin de la ville-lumière qui donnait le "la" aux arts et à la culture !
tout-paris.jpg
Cette servilité est appuyée par d'autres initiatives de la Ville de Paris : son journal trimestriel, "à Paris" (Hiver 2009-2010) nous informe par exemple, dans son agenda final (page 6),  des "Soldes by Paris" opération lancée "à l'initiative de la Mairie de Paris" (merci Bertrand) qui comprend sept parcours "shopping" dont trendy et fashionworld. L'Office de tourisme remet d'ailleurs un guide "Paris Shopping Book" (encore merci Bertrand !)

On peut rappeler également le guide des festivals de l'été 2009 édité par le Comité Régional du Tourisme Paris Ile-de-France et qui s'intitulait : "Enjoy"
 
 
Marc-Antoine Renard

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