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Minorités francophones d’Amérique du Nord et globalisation

par Bernard Emont, président de Paris-Québec

Introduction

L’environnement géographique et climatique – à savoir surtout au Canada, l’espace le froid et la forêt, qui fut longtemps, le principal bouclier des minorités Canadiennes françaises en limitant les contacts avec la majorité, a pratiquement cessé de jouer ce rôle, avec l’accélération des communications, tant locomotrices, qu’hertziennes ou câblées.

Le renforcement démographique, économique, politique, de l’hégémonie américaine rendent également son attraction plus grande--la minorisation se nourrissant du sentiment amplifié de sa propre infériorité.

Industrie, capitalisme et minorisation

Il est clair que la logique du marché liée à l’industrialisation, c’est-à-dire à la faculté de reproduire, en nombre toujours plus grand, un même bien, une même denrée, à un prix toujours plus bas et pour un profit sans cesse accru, n’a pu que renforcer le phénomène minoritaire. Quel intérêt y a-t-il pour un minoritaire, sinon aveugle, ignorant et sourd, à acheter uniquement des biens rarissimes, produits artisanalement à coût élevé, alors que d’autres revêtant le même caractère et souvent voisins, lui sont offerts en nombre et à moindre coût ?

Comme le dit très bien le sociologue acadien Joseph-Yvon Thériault[1], l’intérêt du capitalisme industriel est d’avoir en face de lui le plus grand nombre d’individus standardisés, susceptibles d’acheter le même produit et non des communautés, restreintes en nombre, et réclamant des attentions particularisées.

Il en résulte à la fois une standardisation de la demande et une atomisation de la société, car l’intérêt du marché pousse à la suppression de toute différence notoire, et à la neutralisation de la profondeur historique où s’enracine ces différences, c'est-à-dire celles d’une identité de groupe constante à travers les âges : car celles-ci s’appuient forcément sur des communautés susceptibles de générer des goûts sélectifs, pas forcément en phase avec les goûts dominants.

Une minorisation toujours plus poussée

Le sort des minorités francophones d’Amérique du Nord paraît exemplaire à cet égard.

Au Canada, d’abord, pourtant longtemps considéré comme le château fort des francophones nord-américains, et où pourtant leur nombre n’a fait que régresser, –pour ne pas dire fondre, s’agissant des minorités hors Québec--.

D’un tiers de francophones au moment de la confédération (contre une majorité en 1800), on est passé à 23 % aujourd’hui. Et si la situation, réputée catastrophique, un moment, en raison de la chute brutale des naissances, paraît en voie de stabilisation au Québec (8 millions d’hab. ; 10 millions attendus à l’horizon de 2030, grâce à l’immigration), elle demeure très sérieuse pour d’autres communautés : encore 33 % au Nouveau-Brunswick, les francophones ne sont plus que 7 % en Nouvelle-Ecosse(contre 17% au début du XXème siècle), pas plus d’1 % à Terre-Neuve et 3 % en Colombie britannique.

Les perspectives à moyen et long terme demeurent mauvaises en raison du nombre accru de mariages mixtes, de la propension du conjoint de la minorité à choisir la langue de la majorité, (i.e. L’anglais) et de la moindre attraction du français pour les immigrés.

L’expansion, un peu partout des réseaux d’écoles et d’université de langue française, qui permet d’enrayer un peu ce déclin, est un phénomène d’abord tardif intervenant alors que beaucoup, en milieu minoritaire, ont pris l’habitude de fréquenter les établissements de la majorité) ; partiel (seuls certains cours – langue, histoire, géographie, par exemple au secondaire et à l’université sont donnés dans la langue minoritaire) ; et peu en phase avec les problèmes de l’emploi ou de plus- value sociale.

Et alors que tout le développement de la communication internationale qu’une valorisation au moins théorique des différences permettait aux minorités de se rattacher linguistiquement, aux grandes aires culturelles (germanophobie, francophonie, anglophonie…), l’utilisation massive de dialectes mixtes faits d’un mélange entre la langue du minoritaire et celles de la majorité, et surtout sa valorisation sociale (celle récente par exemple du chiac chez les Acadiens[2]) fragilise encore ces minorités, en les privant du bien précieux d’un lien planétaire, comme est celui des grandes langues.

Certes, cette standardisation des produits qui induit une normalisation souvent involontaire, n’est pas dommageable partout au même degré. La standardisation d’un stylo à bille n’a pas le même impact sur une culture que la multiplication des mêmes types d’habitation. On a souligné combien les mêmes styles de maisons, souvent préfabriquées, en usines, avaient contribué à l’impression d’uniformité du paysage habité nord-américain. Rares sont les maisons qui, comme en Europe, évoquent les liens avec le passé et ses styles successifs – ces liens ayant été le plus souvent effacés par la pression “moderniste”, qui préfère raser l’ancien que le restaurer, ou l’améliorer, au profit de produits plus pratiques et moins coûteux, dans le cadre d’une histoire déjà courte. Le Québec – où celle-ci est déjà plus longue – présente seul une densité de ces anciennes constructions (longère normande dans la région de Montréal, maisons plus courtes et ramassées dans celle de Québec rappelant le style breton), capables d’avoir une influence sur certaines constructions récentes. Les larges galeries périphériques, en hauteur, sous des contre -toits relevés en "cornettes de bonnes sœurs" rappellent le besoin, dès les premières décennies, de se protéger de la neige, tout en profitant au maximum de la lumière (ce que ne permettaient pas toujours les fenêtres, compte tenu des moyens anciens de construction). Mais bien des modèles semblent pouvoir servir, à quelque détail près, du nord au sud de l’Amérique.

Certes, marginalement, le capitalisme industriel peut trouver du profit à reproduire telle recette ancestrale (dans le domaine des denrées alimentaires, de l’outillage, etc.). Et Alvin Toffler prédisait, dans le choc du futur[3], qu’après un premier mouvement de “massification”, aux modèles hypercentralisés, il pourrait bien y en avoir un second qui prendrait davantage en compte les particularismes. Même dans le secteur de l’image, les véritables “major” seraient les firmes, capables de reproduire, selon les cadences industrielles, des objets ou des entités d’inspiration plus locales. Ce mouvement ne fait que s’amorcer, grâce aux créations de plus en plus nombreuses des pays émergents, même si le cinéma demeure essentiellement tributaire de la machine hollywoodienne, et continue à travailler sur des schémas planétaires.

Dans le secteur du livre, on s’est vite aperçu que si l’on laissait son avenir au gré des grandes surfaces, c’en était fini des livres de grande culture ou de fine spécialisation scientifique, produits en moins grand nombre, et avec des exigences accrues de forme ou de fond, et donc plus coûteux. La liberté des prix, là aussi, devait être contrôlée, si l’on ne voulait pas voir s’étendre les réseaux de petits libraires et le dialogue fructueux et densifié qu’il implique, au profit de la grande diffusion, la tva réduite, d’où le prix unique du livre retenu au niveau européen (5% depuis les années 90). L’exception culturelle, votée à l’unanimité, moins deux voix, en 1999, à l’UNESCO, visait précisément à soustraire au moins partiellement, les produits culturels aux règles générales du marché.

Diversité et progrès humain

Politiquement, “Ce sont les minorités qui font l’histoire”, comme le dit un adage.

Il ne serait pas difficile, non plus, de démontrer que ce sont les individus issus de minorités qui ont fait le plus progresser l’humanité, parce qu’ils avaient vécu dans un milieu critique et combatif qui les avait habitués à résister à l’idéologie, ou aux pratiques dominantes. On ne compte plus le nombre de cas de ces provinciaux ou de ces immigrés, égarés dans la capitale française, et qui ont fait progresser sciences et société.

Par delà ces individualités brillantes, qui ont marqué la pensée ou les Sciences, il y a ces communautés qui ont toujours été porteuses d’une altérité critique, et ont souvent rappelé l’homme au sens de l’humain. Au premier chef, bien sûr, les juifs qui, en Europe, tout en étant imbriquées dans leurs sociétés d’accueil, avaient aussi ce regard autre, transgénérationnel, qui leur permettait de ne pas adhérer totalement au modèles dominants. Les groupes Mormons, Amish, en Amérique du Nord, sont apparus, au milieu d’un modernisme et d’un libéralisme échevelés, comme les révélateurs de vertus morales, de modes de vie simples, sur lesquels on pourrait fonder une existence, certes loin de toute sophistication, profonde et stable, pleine de capacités eudaimoniques et de solidarité, rejoignant ainsi un éternel humain que l’on avait quelque peu oublié…

On retrouverait les mêmes choses chez les Canadiens-français : même si leur statut global de minorité, par rapport à l’ensemble canadien, ne permet pas toujours d’évaluer leur apport spécifique à la géopolitique d’un continent.

Et en premier lieu, dans la création même de l’entité canadienne : c’est, à côté des loyalistes émigrés, après la révolution américaine et avec des caractéristiques culturelles plus largement discriminantes, le groupe ethno-social qui a le plus contribué, politiquement et culturellement, à la constitution durable d’une entité canadienne alors que les USA jugeaient naturel de joindre à leurs 13 colonies les éléments de l’empire britannique demeurés au nord du continent et qu’ils s’ employèrent cinq fois de suite à les conquérir (cf. le rôle du colonel Salaberry à la bataille de Châteaugay et le choix décisif de sa communauté, encore majoritaire[4]). Ce sont ces mêmes Canadiens français qui, au moment de la fondation du nouveau pays réclamèrent le plus --et finir par obtenir--, son aspect fédéral, qui permettait de préserver sa liberté culturelle, sociale (laissées au pouvoir des diverses Provinces—c'est-à-dire États au sens étasunien) et une certaine autonomie politique pour l’état moteur de la dynamique canadienne française.

La résistance des canadiens français à diverses sortes de totalitarisme ou d’impérialisme, auxquelles le Canada a tenté, à plusieurs reprises, de les entraîner, n’a fait que prolonger cette position initiale, contribuant ainsi à modeler une Amérique du Nord moins totalement dépendante de l’impérialisme britannique ou des intérêts "US". La vive réticence à l’enrôlement forcé dans l’armée canadienne, pour contribuer à la bataille européenne contre l’Allemagne, lors des deux guerres mondiales, s’explique ainsi par la vision d’une telle contribution comme un soutien à l’impérialisme britannique Elle donna lieu à d’importantes émeutes, des désertions massives, et finalement des bouleversements politiques. A une date plus récente, la proposition d’une guerre aux côtés des États-Unis en Irak, s’est heurtée à une puissante défaveur de la part du Québec (27 % seulement de “pour” au Québec, contre une majorité dans toutes les autres provinces selon un sondage mené par la “presse” et plusieurs journaux anglophones).

Même constat dans le domaine culturel, où l’on admet communément que la production et la création des canadiens français dépassent largement leur proportion numérique. Françoise Têtu de Labsade[5], dans son livre “Québec, un pays, une culture", rappelle que les débuts de l’ONF (office canadien du film), dans les années 1960-70, furent marqués par une écrasante majorité de créations canadiennes françaises.

Et l’on constate aujourd’hui l’excellence du deuxième groupe, en importance numérique, du Canada, en matière de prospection énergétique et d’environnement. Face à des anglo-canadiens prêts à tous les bouleversements telluriques pour l’exploitation du pétrole des schistes d’Alberta ou des gaz de schistes, la province québécoise reste la plus sage : très réticente à cette dernière extraction, elle demeure à fidèle à celle qu’elle a été et demeure l’un des chefs de file, l’énergie hydro-électrique, dont témoignent les centrales Manic 1 à 5, et celles de l’aménagement plus récent de la baie James (Radisson 1, 2 et 3), beaucoup plus propres dans leurs retombées.

Conclusion

En faisant tomber certaines barrières matérielles et en permettant interpénétration des cultures, la globalisation a certes contribué au rapprochement des peuples. Mais son aspect mercantile, visant le maximum de profit pour un minimum de complexité, end à gommer les différences créatrices, les agencements originaux d’éléments matériels et immatériels définissant comme autant de modèles humains qu’on appelait les civilisations. Une telle uniformisation pourrait, si l’on n’y prenait garde, conduire à un appauvrissement des capacités de régénération de l’humanité, dont la diversité, par les mises en question, et les synthèses, souvent salvatrices, qu’elle suppose, est le fer de lance. Cela d’autant plus que sous couleur d’universalité, on ne fait que généraliser, subrepticement, les modèles de la majorité.

Situées en contact direct avec la superpuissance mondiale, dont elles partagent le milieu physique, comme une partie de l’histoire et du dynamisme, les minorités francophones d’Amérique du Nord, face à la dynamique individualiste engendrée par le marché, sont plus que jamais confrontées au choix drastique entre la dissolution dans la culture majoritaire, au grand dam de leur identité communautaire, et l’enfermement dans un autisme micro-sociétal, de plus en plus difficile à assumer.

Seul, un fédéralisme de plus en plus décentralisé, fortement articulée sur des structures para-étatiques, là où la concentration démographique et l’homogénéité topo-historique le permet (comme au Québec, et dans une moindre mesure, chez les Acadiens), peut assurer une certaine pérennisation de leur particularismes. Ces renforcements régionaux auront aussi le pouvoir d’autoriser des groupes plus restreints voire même des individus isolés, de survivre dans leur particularité, en rendant plus facile et moins abstraite la possibilité de la vivre collectivement, par des contacts fréquents, que par l’adhésion théorique à une identité trop lointaine, ou trop vague pour être vécue concrètement.

Le retour de certaines aspirations au protectionnisme, bien vues par le récent livre de François Lenglet sur la mondialisation[6] première manière, montre les limites de cette dernière, et la perspective, comme les raisons, d’un nécessaire dépassement

Bernard Emont, président de Paris-Québec


[1] Joseph-Yvon Thériault, “L’identité à l’épreuve de la diversité. Écrits politiques sur l’Acadie et les francophones minoritaires”, Moncton, Éditions d’Acadie, 1985, 323p.

[2] Cf. Notre propre étude : « Littérature acadienne : une littérature en sursis », in Rivista di studi canadesi, n°19, Schena editore, 2006

[3] Alvin Toffler, Le choc du futur, Paris, Denoël, 1974(rééd. Gallimard, 1987) et La Troisième vague, Paris, Denoël, 1980(rééd. Gallimard, 1988).

[4] Ralliement d’autant plus décisif et méritoire que la bourgeoisie canadienne française était profondément divisée, et souvent de cœur avec les Américains, qui les incitaient à se désolidariser d’un « maître honni ». Cf. en particulier l’analyse qu’en fait J-C Harvey dans son roman Les demi-civilisés, Québec, éditions du Totem, 1934.

[5] Françoise Têtu de Labsade, Le Québec, un pays, une culture, Montréal, Boréal, 1990, 462p.

[6] François Lenglet, La fin de la mondialisation, Paris, Fayard, 2013

 


Date de création : 28/01/2014 - 19:32
Dernière modification : 28/01/2014 - 22:58
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