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Le leurre du laisser-faire (extraits)

par Daniel Gouadain
professeur des universités émérite, Daniel Gouadain est expert pour les questions éducatives en Afrique subsaharienne.

extraits de l'article publié dans la revue Le débat n°178 (janvier-février 2014)

Daniel Gouadain intervient dans le cadre du débat sur l'anglais à l'université (le projet de loi "Fioraso"

[...] ce sont les dirigeants d'entreprises multinationales qui considèrent que l'usage de l'anglais facilitera les relations entre personnes et entités de nationalités différentes, les chercheurs convaincus que leurs travaux auront beaucoup plus de chances d'être reconnus s'ils sont exposés dans la langue la plus répandue au sein de la communauté scientifique, les responsables d'écoles de commerce qui multiplient les enseignements en langue anglaise, officiellement pour s'ouvrir aux apprenants anglophones, en fait, et dans la mesure où leur public reste très majoritairement francophone, pour se donner une image internationale, se hisser de quelques places dans les classements et marquer ainsi des points vis-à-vis des établissements français concurrents...
[...]
L'anglais, vecteur du libéralisme économique et de la mondialisation, langue de la puissance dominante et du principal théâtre des innovations technologiques et sociales contemporaines, est perçu comme la langue de la modernité. Dans une société où le nivellement dans les faits n'a pas fait disparaître les hiérarchies ni les classifications dans les esprits, où la demande d'égalité renforce le besoin de se distinguer symboliquement, employer cette langue ou, du moins, émailler sa conservation de mots qui lui sont ostensiblement empruntés, c'est s'accaparer cette modernité, pour pratiquer "l'entre soi", se différencier des "autres", de ceux qui n'appartiennent pas aux mêmes groupes professionnels ni au même milieu social, qui eux parlent la langue nationale, dont l'École en deux siècles a fait la langue de tous.
[...]
La rupture décisive au profit de l'anglais semble être intervenue à partir des années 1990, à la faveur des élargissements (trois nouveaux membres en 1994, dix en 2003) en direction du Nord et de l'Est, c'est-à-dire avec l'ouverture à des pays dont les élites, au moins pour plusieurs d'entre eux, étaient plus anglophones que francophones
[...]
Ce monolinguisme n'est d'ailleurs pas limité aux travaux internes puisque, contrairement aux dispositions du règlement de 1958, c'est en anglais uniquement que sont rédigés nombre de textes adressés aux États
[...]
face au français dont le prestige a souffert de l'affaiblissement et des déboires de la nation qui en est le berceau, singulièrement des douloureux événements de la période 1940-1945, il est porté à l'échelle mondiale aussi bien, on l'a vu, que sur les scènes nationales par la puissance et la créativité des États-Unis ; son image, étroitement associée au libéralisme économique sur lequel est fondé le traité de Rome, ne peut que conforter ceux qui l'emploient à Bruxelles et ailleurs dans le sentiment de leur propre importance : ne partagent-ils pas la "langue des maîtres" ?
[…]
il est clair que l'hégémonie de leur langue confère aux pays et locuteurs anglophones des avantages considérables. François Grin en relève cinq, dont il essaie par ailleurs de fournir une évaluation monétaire :


1) une position de quasi-monopole sur les marchés de la traduction et de l'interprétation vers l'anglais, de la rédaction de textes en anglais, de la production de matériel pédagogique pour l'enseignement de l'anglais et de l'enseignement de cette langue ;

2) l'économie de temps et d'argent dans la communication internationale, les locuteurs non natifs faisant tous l'effort de s'exprimer en anglais et acceptant des messages émis dans cette langue ;

3) l'économie de temps et d'argent pour les anglophones, grâce au fait qu'ils ne font plus guère l'effort d'apprendre d'autres langues ;

4) le rendement de l'investissement, dans d'autres formes de capital humain, des ressources que les anglophones n'ont plus besoin d'investir dans l'apprentissage des langues étrangères ;

5) la position dominante des anglophones dans toute situation de négociation, de concurrence ou de conflit se déroulant en anglais."

[…]
La pénétration de cette langue dans les sciences et techniques, dans l'enseignement, dans le monde des affaires, a évidemment pour contrepartie la réduction concomitante du champ d'utilisation du français, laquelle retentit sur le statut de celui-ci et les perspectives offertes à ses locuteurs :

- elle contribue à dévaloriser l'image du français, à accréditer l'idée qu'il ne "suffit plus", qu'il n'est plus apte à jouer son rôle de grande langue de communication ;

- dans certains secteurs, comme celui de la finance, où les travaux se font massivement en anglais, elle se traduit par des pertes de domaines en ce sens que les mots finissent par faire défaut pour désigner certaines notions ou pratiques, ce qui, bien sûr, renforce le doute sur les capacités du français à répondre aux besoins du monde contemporain ;

- elle place, répétons-le, les francophones en position d'infériorité

[…]
La différenciation peut rester superficielle ; nous sommes en présence de modes langagières, de manifestations de snobisme, a priori sans incidence directe sur les hiérarchies professionnelles et sociales, mais qui n'en peuvent pas moins perturber le sentiment d'appartenance à la communauté : voyant fleurir un peu partout, dans les messages publicitaires, sur les vitrines des magasins, des expressions et messages qu'elle ne comprend pas, une bonne partie de la population peut en ressentir un sentiment d'aliénation, d'exclusion, propre à nourrir réactions de rejet et xénophobie.

[…]
La différenciation est beaucoup plus profonde lorsque la connaissance de l'anglais est demandée à l'embauche ou pour faire carrière dans des organisations françaises, voire constitue une condition préalable, indépendamment des compétences dans le métier ou la profession.

[…]
Les Français ont la chance de disposer d'une langue de grande diffusion, parlée effectivement par 220 millions de personnes aujourd'hui, vraisemblablement par 700 millions à horizon 2050-2060, bénéficiant du statut de langue officielle ou d'usage dans plusieurs dizaines d'États, de langue officielle et de travail dans la plupart des organisations internationales, appuyée sur un riche patrimoine littéraire et jouissant dans une bonne partie du monde de l'image de distinction sociale et intellectuelle attachée à la société française, pour le plus grand profit des industries du luxe, soit dit en passant. Beaucoup semblent, sinon l'ignorer, du moins ne pas en faire cas, au point de renoncer à un avantage, en abandonnant, lorsque ce n'est pas indispensable, son usage au profit d'une langue qu'ils maîtrisent par définition moins bien que ses locuteurs "naturels", négligeant du même coup l'intérêt collectif, en ce qui concerne le rayonnement du pays.
[…]
L'argumentation, ressassée à l'envi ces derniers mois, est apparemment simple : en agissant de la sorte, nous attirerons des étudiants anglophones, en provenance notamment de Chine et d'Inde, qui acquitteront des droits, ce qui améliorera à la fois nos finances et notre image. Mais ce type de raisonnement est loin d'épuiser la question.
[…]
- L'immense majorité des étudiants étrangers en France est constituée de francophones, car ce qui les pousse à venir y étudier, outre le statut très favorable des étudiants (quasi-gratuité des études...), c'est précisément la communauté de langue.
[…]
- Pour les mêmes raisons, les étudiants anglophones se dirigent préférentiellement vers les pays de langue anglaise (États-Unis, Grande-Bretagne, Australie...), qui au demeurant, on l'a vu, bénéficient d'appréciations flatteuses dans les classements internationaux ; pour eux, sauf exception, les formations en anglais offertes par universités non anglophones (françaises, italiennes...) ne peuvent en tout état de cause constituer qu'un "deuxième choix" ; qui ne préférerait l'original à la copie ?
[…]
- Si la formation est ouverte à l'ensemble des candidats, et non aux seuls anglophones, des étudiants francophones (français et étrangers) seront donc amenés à étudier dans une langue qu'ils ne maîtrisent pas, alors même que c'est la possibilité d'étudier en français qui a conduit en France la plupart des étrangers.
[…]
- Sur la longue période, la multiplication des formations en anglais pourrait finalement réduire plutôt que renforcer l'attractivité de l'enseignement supérieur français […]

[…]La plupart des Français ne sont avertis ni de la chance qui est la leur, ni des dangers qui les guettent, et autant que de réformer la réglementation, l'important est de leur en faire prendre conscience.
[…]
L'exemple du Québec, qui n'avait pas été étranger au vote, en son temps, de la loi Toubon, pourrait à nouveau utilement inspirer la France. La Charte de la langue française (communément appelée la loi 101), adoptée en 1977, a consacré, on l'a vu, le droit des citoyens de vivre et de travailler en français, et fait du français la langue officielle de la province. Trente-cinq ans après, on considère qu'elle a permis d'obtenir des résultats tangibles
[…]
La mise en œuvre d'un plurilinguisme effectif dans les différents organes de l'Union constituerait un puissant signal à l'adresse des pays membres mais aussi du reste du monde, témoignant de la vanité d'une croyance à l'emprise très forte : celle selon laquelle il n'existerait aucune alternative à l'hégémonie de l'anglais.
[…]
Actuellement, on l'a vu, l'Europe prêche la voie droite mais emprunte des chemins obliques, proclame le plurilinguisme mais laisse progressivement s'installer un monolinguisme de fait, qui ne manquera pas de se renforcer si rien n'est fait pour contrebalancer la logique conjointe de l'utilisabilité et du "maximin".
[…]
C'est sans doute pourquoi, dans un cas on a compris les limites du libéralisme et la nécessité de le réguler à l'échelle aussi bien nationale qu'internationale, dans l'autre, on continue de se comporter comme si le laisser-faire était "indépassable"... Pourtant les dangers ne sont pas moindres : immédiats, certes, lorsque la prospérité des nations et de leurs citoyens est en jeu, plus lourds de conséquences de long terme lorsque c'est leur identité qui est en cause.
[…]
Le laisser-faire conduit à la domination de l'anglais, mais ce qui pose problème, ce n'est pas cette langue en tant que telle, mais bien l'hégémonie linguistique : elle introduit une inégalité radicale entre les hommes et les États, et par ailleurs elle porte en germe la "provincialisation" des langues autres que la dominante, avec les immenses conséquences culturelles et géopolitiques que l'on devine. Pourtant, le phénomène ne suscite finalement que peu de réactions : soit que nous cherchions à nous rassurer en minimisant ses effets, soit, plus probablement, que nous considérions que "la messe est dite" et qu'il n'y a pas d'autre attitude sage que de nous mettre en position, sinon de tirer profit, du moins de ne pas trop pâtir de l'inéluctable "montée de la marée".
[…]
Au demeurant et par analogie, qui prétendrait que les dysfonctionnements financiers et monétaires que nous connaissons pourraient être jugulés sans intervention des législateurs nationaux, ni négociation entre États ?


Date de création : 09/04/2014 - 11:57
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