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2014
 

Petite missive à tous ceux qui ne se résignent pas à voir la langue française devenir un dialecte anglo-saxon.

Le nombre des termes anglais utilisés en français atteint désormais des dimensions torrentielles. Devons-nous rester inertes ou bien comme nous y invite Shakespeare dans Hamlet : "….nous insurger contre une mer de troubles et faire front…" ?

Notons d’abord l’inutilité de certaines locutions médiatiques, françaises dans leur expression, mais totalement calquées sur l’anglais et, de ce fait imprécises et confuses. Est-il nécessaire de dire : "Mettre le focus sur quelque chose." alors que l’expression "se concentrer sur quelque chose" est bien plus élégante ?

Même chose pour chaîne de commandement qui serait avantageusement remplacée par hiérarchie.

Aujourd’hui, on parle à tort et à travers d’abus sexuels. Or, en Anglais juridique, il s’agit d’un viol caractérisé. Transcrit en Français, ce terme prend un sens plus imprécis alors qu’il s’agit d’une agression sexuelle.

Pour le reste, c’est le déluge et nous n’avons pas d’Arche. L’on en finirait pas de signaler impacté pour touché, booster pour stimuler, vintage pour millésime (vins) ou marque (vêtements), pointer pour montrer ou stigmatiser, punchy pour corsé, …etc. etc.

Ce qui m’a secoué ce fut l’apparition de séquence pour épisode et même de matcher pour correspondre ou s’harmoniser.

Le jackpot, pardon, le gros lot devrait revenir à sextoy pour ……….Restons discrets……Certains vocables sont borderline, je veux dire à la limite.

Amicalement,

Jean Monneret


Anglais et mesures coloniales

Lorsque j'étais au lycée, nous avons appris que l'usage des unités de mesure impériales était interdit, nous avions commencé à subir les affres des pièzes et hectopièzes dont je garde jusqu'à aujourd'hui une triste mémoire. Seules les unités du système international (SI) dont le cohérent MKSA (mètre, kilogramme, seconde) sont permises. Ce système est issu de la Révolution française que certains tentent d'effacer avec la langue française.

Or on nous abreuve de pieds, de pouces, de miles, etc. pour de nombreux sujets et objets. Ce qui est amusant, c'est que la NSA a perdu plusieurs satellites pour une valeur de plusieurs millions de dollars parce que ses techniciens ont confondu les pieds et les mètres.

L'usage des mesures impériales, en dehors du fait d'écraser les sondes spatiales sur Mars et un facteur d'obscurantisme qui rend les sciences physiques impossible à comprendre puisqu'il est impossible de relier simplement entre elles des grandeurs liées.

La loi m'a été présentée au lycée (années 60) comme impérative. Je ne sais pas si elle a été assouplie, mais j'en doute. Étant donné que la majorité des pays de notre planète a adopté le système métrique, il me semble que nous devrions agir fermement contre l'usage d'un système moyenâgeux, troublant l'apprentissage des sciences et la connaissance de notre environnement. Je n'oublie jamais de rappeler les mésaventures de la NSA en souriant à la bonne blague, car c'est est une puisqu'il suffit au gouvernement états-unien d'imposer l'usage d'un système cohérent pour que tout aille mieux.

Christian Guilleminot


L'imposition de l'anglo-américain au monde par la politique des États-Unis

Cher Monsieur,

Je ne pense pas exagérer le rôle des États-uniens dans les progrès de l'anglomanie que nous observons. Il y a ce que je décris dans mes bouquins et mes articles et, ensuite, le rôle joué par nos soi-disant élites qui font partie, très souvent, du corps des élites soigneusement choisies et cultivées durant de longues années par le département d'État étasunien et ses diverses "fondations" et ONG.

Il suffit d'avoir un poste important pour être courtisé par ces fondations qui, ensuite, vont choisir leurs candidats pour des postes où se décide véritablement l'avenir de notre pays que ce soit dans la politique ou l'éducation. Elles vont ensuite les "pousser" par le biais des médias totalement inféodés aux intérêts étasuniens. Il était souvent moins cher dans les années 50 et 60 pour les États-Unis d'acheter des journalistes que des prostituées de luxe pour amuser les hommes d'affaire en célébration de la signature d'importants contrats.

Résultat des courses : un Richard Descoings pour jouer les anglomanes de service à Sciences Po, un président Hollande qui est un "young leader" de la French-American foundation, des ministres comme Fioraso ou Pécresse, etc.

Il n'est pas essentiel que ces gens là parlent anglais. Le principal est qu'ils soient convaincus de la supériorité intrinsèque de "l'Amérique" et qu'ils pensent que les États-uniens nous veulent du bien. En fait, si les gens parlaient anglais vraiment couramment, ils seraient parfaitement au courant des magouilles du département d'État étasunien et des actions déployées tous azimuts par des agences comme la CIA pour recruter des collabos. Cela marche à l'échelle du continent européen comme les récents événements en Europe de l'est nous l'ont encore confirmé mais aussi à la BCE et à la Commission européenne. Une véritable conquête des esprits est en place. Elle a été entreprise de l'extérieur. On peut véritablement parler de "troupes d'occupation mentale" pour nos soi-disant élites.

Jamais, depuis de Gaulle, notre pays n'a été autant noyauté par des collabos stipendiés ou convaincus de poursuivre les intérêts étasuniens au détriment de ceux de notre pays.

Bien cordialement.

Charles Durand (10/06/2014)
ancien universitaire, informaticien, ancien directeur de l’Institut francophone d’Informatique de Hanoï (IFI), auteur de La nouvelle guerre contre l’intelligence.


 


Date de création : 10/06/2014 - 14:38
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