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Le Petit Robert module l'orthographe

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Le Petit Robert module l'orthographe
 
Dans la version 2009 du dictionnaire, quelques 6 000 mots sur les 60 000 du dictionnaire sont proposés avec deux graphies différentes. Par exemple, on pourrait désormais choisir entre charriot et chariot, imbécillité ou imbécilité. Pizzéria pourrait également s'écrire avec ou sans accent sur le e et pare-brise avec ou sans tiret.
 
Si certains d'entre nous seront sans doute choqués par cette initiative, il faut en rappeler le contexte. L'Académie Française avait adopté en décembre 1990 une réforme qui corrigeait certaines anomalies comme par exemple, bonhomie qui s'écrit normalement avec un m quand bonhomme en a deux ou chariot qui n'a qu'un r quand charrette en a deux... Devant une campagne de presse de la pire mauvaise foi, l'Académie avait fait machine arrière renvoyant les corrections à la fin de chacun des tomes de son dictionnaire indiquant que l'usage trancherait. Or que fait l'usager de la langue quand il hésite sur l'orthographe d'un mot : il consulte le dictionnaire. Lequel dictionnaire attend bien sagement que l'usage change pour en être le "greffier". Ainsi tout changement devenait impossible. Alors que nombre de langues, comme par exemple le Portugais ou l'Allemand, se sont réformées plusieurs fois depuis la guerre.

Il faut également rappeler qu'en 1740, l'abbé d'Olivet à la demande de l'Académie, aura corrigé la graphie d'un mot sur 6 sans qu'à l'époque un front se dresse contre lui.
Ne peut-on pas penser qu’une langue qui est incapable de se réformer est une langue mourante qui laisse la place à d'autres langues dominantes. Ce qui bien entendu, de notre point de vue, ne sous-entend aucunement l'importation paresseuse et massive de dizaines de mots anglo-américains. En tout cas, le Petit Robert aura eu le mérite de rouvrir le débat.
Marc-Antoine Renard
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Préface du dictionnaire concernant l'orthographe

L'ORTHOGRAPHE : MISE AU POINT par Alain Rey
Depuis 1993, date où le Petit Robert devient un acteur réfléchi dans la tentative d'une réforme de l'orthographe — voir ci-dessus, la Préface de 1993, p. XIX —, seize ans ont passé. Il était temps de tirer les leçons de l'expérience, et d'harmoniser la pratique du dictionnaire avec les modifications proposées.
Pour ce faire, dix pour cent des entrées du dictionnaire ont été réexaminées, et la totalité de son texte mis en conformité avec les entrées. Ainsi, on a considéré, lorsque deux façons d'écrire sont possibles, qu'il fallait placer dans le dictionnaire lui-même en premier celle qui correspondait à l'usage. Là où on avait ACUPUNCTURE ou ACUPONCTURE, avec l'orthographe ancienne et traditionnelle en premier, on trouvera, dans le Petit Robert 2009, ACUPONCTURE ou ACUPUNCTURE-, là où on avait « BRASERO... On écrirait mieux BRASÉRO », on trouvera simplement « BRASÉRO ou BRASERO ». Le jugement de valeur a été remplacé par un constat d'usage. La simplification et la clarification des présentations sont donc accrues.
En outre, la raison d'être des nouvelles manières d'écrire a été explicitée. Là où une proposition logique est peu appliquée, la présentation a été modifiée : à BOURSOUFLÉ, CAHUTE, DESSILLER, on avait : « On écrirait mieux BOURSOUFFLÉ, CAHUTTE, DÉCILLER », sans expliquer la raison de ce jugement. Il a été remplacé par une constatation objective et une explication : « La graphie boursoufflé avec 2f, d'après souffle, est admise » ou « La variante déciller est conforme à l'origine du mot, cil ».
L'utilisateur pourra ainsi faire son choix en connaissance de cause. En particulier, on explique que la nouvelle façon d'écrire, admise au nom de la réforme (sans éliminer la forme traditionnelle) consiste en une mise en conformité avec la famille de mots ou avec le système général de l'orthographe française.
Ainsi, à CHARIOT, on ajoute : « La graphie charriot avec 2 r, d'après le latin carrus et par analogie avec les autres mots de la série, est admise » ; à IMBÉCILLITÉ, « La graphie imbécilité avec un seul l, d'après imbécile, est admise ».
Pour les composés, on est allé plus loin dans la régularisation du singulier sans s (BLOC-NOTE, ESSUIE-VERRE, LANCE-FLAMME...) et du pluriel avec un s (« des cache-cols, des grille-pains »), alors que les traditionnels pluriels invariables, sans s, étaient jusqu'à présent indiqués. On a aussi enregistré l'habitude qui se généralise, d'écrire des noms composés sans division interne : AUTOSTOP, PAREBRISE sont donnés en premier, avant AUTO-STOP et PARE-BRISE.
Cependant, l'orthographe traditionnelle a été respectée, à côté de l'autre. Les mots archaïques ont tous gardé leur orthographe ancienne, ainsi que des emprunts, pour lesquels la francisation applique les règles habituelles pour les accents (IMPRÉSARIO, PIZZERIA, avant les formes sans accent sur les e) et les pluriels (des tifosis).
La poursuite du travail concernant l'évolution de l'orthographe française dans le Petit Robert 2009 repose sur la prise en compte des principes d'une réforme simplificatrice et sur le respect de l'usage, selon qu'il accepte ou rejette certaines propositions. Les accents circonflexes, qui donnent leur personnalité à certains mots écrits, ont été maintenus. Elle repose aussi sur une recherche de pédagogie : clarté et homogénéité dans la présentation des variantes, explication par des remarques de la raison des changements enregistrés. Chaque fois qu'une modification a paru excessive ou perturbante, elle n'a pas été retenue, car ce n'est pas au dictionnaire, tenu de refléter le bon usage, de jouer les réformateurs par principe, encore moins les révolutionnaires, ni de suivre les modes sans réflexion.
La spécificité du Petit Robert, dans le traitement de l'orthographe réformée, est qu'il ne se contente pas d'ajouter et de commenter les formes nouvelles dans les entrées du dictionnaire, mais qu'il suit les règles proposées dans l'intégralité de son texte.
En ce qui concerne les relations entre orthographe et prononciation, qui sont à l'origine de bien des incertitudes, voir ci-dessous le texte sur la « Transcription phonétique », qui est également contrôlée et revue au fil des éditions.
Alain REY, mai 2008

Date de création : 26/10/2008 - 18:29
Dernière modification : 03/03/2010 - 09:19
Catégorie : Cadre institutionnel - Langue Française - La vie de la langue

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