Ma patrie, c'est la langue française   (Albert Camus)
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La Voix francophone

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La France doit construire la Francophonie d’abord avec le Québec et la Wallonie !

Comment développer davantage la coopération entre les Etats, pays et communautés, qui ont le français en partage à titre de langue maternelle très majoritaire ?
Cela est loin d’être incompatible avec une coopération très renforcée avec tous les autres membres. Cela en serait même un des moteurs.
Un moteur dont la Francophonie a le plus pressant besoin, après son 12ème Sommet tenu en octobre 2008 à Québec, dans la foulée des célébrations du 400ème anniversaire de la fondation de la «Vieille Capitale». En effet, tant par les déclarations perçues comme fédéralistes-pro-Ottawa du Président français lors de son bref passage, que par le départ du Rouanda, l’absence d’autres chefs d’Etat, la poursuite d’un élargissement diluant, et par un contenu assez faible, peu contraignant sur la langue française, et non accompagné d’une augmentation des crédits pourtant cruellement nécessaire, le Sommet de Québec révèle une Francophonie en doute, dont il faut assurer le sursaut.
Des communautés de langue maternelle existent hors de la Wallonie, de Bruxelles, et du Québec : il y en a dans le Canada hors Québec, fondantes comme celles des Etats-Unis. Aussi dans quelques petits endroits d’Europe, et, bien sûr, en Suisse. La France doit, sans complexe, développer ses relations avec elles. Si elles le demandent. En toute transparence vis-à-vis de leurs Etats englobants, contrairement à ce que font au nom de la germanité des officines quasi-officielles allemandes et autrichiennes en Alsace-Moselle, à Eupen et Saint-Vith, dans l’Alto Adige («Süd-Tirol») ; et dans des pays de l’Est.

Cependant, les trois plus importantes communautés de langue maternelle française sont en France, au Québec, et en Wallonie. Il devrait exister une coopération et une convergence d’intérêts et de luttes exemplaires et motrices pour les autres, maternelles ou non.
Cela vaudrait aussi pour la Suisse romande, non traitée ici, malgré son grand intérêt.

La France et le sort des Wallons, Bruxellois, en cas d’éclatement de l’actuelle Belgique,
du fait des Flamands :

Le mot de Jules Destrée au roi Léopold dès 1912 se confirme : «Sire, il n’y a pas de Belges».

Ne négligeons pas les Flamands. Si ces «Québécois en voie de réussir» se rendent indépendants, c’est d’abord avec eux que la France aura à négocier la restructuration de cette partie du nord de l’Europe. Nous comprenons leurs efforts ancestraux pour sortir d’un Etat belge créé en 1815 avec la Hollande, puis en 1830 sans elle, toujours contre la France. Belgique créée par l’Angleterre et la Sainte Alliance, soutenue aujourd’hui par la nouvelle Sainte Alliance qu’est l’actuel empire des «États-Unis d’Amérique et d’Europe».

Indépendants, ils auront, avec une aise retrouvée, à coopérer avec la Wallonie, et aussi avec Bruxelles quel que soit son statut. Egalement à renforcer une coopération - déjà bien plus engagée qu’on ne le dit - avec toute la France, pas seulement avec la région du Nord.
Ils n’éprouveront plus le besoin de prolonger le «Walen buiten !», de combattre les francophones dans les communes «à facilités», ni l’envie de se servir de l’anglo-américain comme d’une arme de guerre contre la langue française.

Incidemment, bien des gens en Europe auront jugé «l’Union européenne» à l’aune de ce Royaume de Belgique qui leur en était présenté comme un modèle, mais n’était en fait qu’un leurre anglo-germain, source de conflits.

Si un Etat flamand amenait la fin de la Belgique, qu’attendraient de la France les Wallons et les Bruxellois?

Ce serait à eux seuls de choisir la nature des liens qu’ils désireraient alors développer avec la France si proche par la géographie, l’histoire, la langue, la culture, et l’économie.
Choix possibles : constituer une Belgique résiduelle, entièrement francophone, avec ou sans monarque, créer un Etat républicain en Wallonie et un district «européen» (?) à Bruxelles, ou encore se réunir à la France, en une ou plusieurs régions, avec ou sans statut particulier.

Que peut et doit faire le gouvernement de la France ?
Les Français ont une conception du «Royaume contre les empires», très éloignée du fédéralisme ethnique de l’Allemagne. Du reste, «sonnés» à Waterloo, résignés aux traités de 1815, très réservés à l’égard de toute expansion territoriale, habitués à l’Etat belge, ils imaginent éternelles leurs frontières. Ils croient et souhaitent pérenne la Belgique de Pirenne.
Leur gouvernement ne peut donc se rendre suspect d’irrédentisme.
Il ne peut qu’attendre les décisions, certes avec le plus vif intérêt et le maximum d’ouverture.

Or, la demande de coopération interétatique entre la France et l’éventuelle nouvelle Belgique résiduelle, devenue entièrement francophone, serait sans doute très forte.
A fortiori, dans le cas où la seule Wallonie se constituerait en Etat. Bruxelles étant devenue une sorte de région européenne ou district fédéral cogéré (formule viable ? Alors qu’il n’y a pas d’Etat européen ni de nationalité européenne ?...). En laissant les 70.000 germanophones d'Eupen et Saint-Vith libres de rejoindre une Allemagne qui ne s’en est jamais désintéressée, ou peut-être le Luxembourg dans le cas de Saint-Vith.
Peut-être serait-ce une solution, transitoire ? L'existence de deux Etats affinitaires entièrement francophones, travaillant ensemble dans bien des domaines, démultiplierait l'influence de chacun d'eux - et de la Francophonie – tant en Europe que dans le monde.
 
A plus forte raison encore attendraient-ils une réponse claire de la France au cas où – à l’instar de la réunification allemande - une majorité forte se dessinerait en Wallonie pour une réunion avec la France, sous la forme d'une région ordinaire, ou à statut spécial à négocier...
Cela effarouche beaucoup d’élites françaises, qui déconseillent toute ingérence. Argument: «la réunion serait flatteuse pour la France, mais l'encourager serait encourir l’anathème d'annexionnisme et d'impérialisme». Ce serait surtout, selon ces élites, jouer les apprentis-sorciers, «ouvrir la boîte de Pandore de la "contagion", et donner des arguments aux européistes et autres partisans du dépeçage de la France elle-même», par des demandes reconventionnelles venues d’autres régions françaises.
Il faudrait alors plaider que le maintien de la Belgique ne peut endiguer à lui seul le mouvement euraméricain - bien lancé (Yougoslavie, Catalogne, Ecosse, Kossovo…) ; appuyé par l’Allemagne - de régionalismes ethniques et de destruction d’Etats de la «vieille Europe» dont l’Espagne, et, à terme, d’une France particulièrement visée.

Il faudrait aussi expliquer aux Français qu’une «bosse à l'hexagone», au nord, ne serait pas un mal puisqu'elle pourrait enlever aux  Français la détestable habitude d'appliquer ce terme de géométrie à leur pays, le réduisant à une expression géographique, provinciale, alvéole d’une ruche européenne formatée occultant, jusque sur certaines cartes, la Corse (qui s’est prononcée dans un referendum contre les efforts des largueurs parisiens), occultant aussi, sur les cartes ou dans les esprits, les départements et territoires d'outre-mer, le grand large, la Francophonie, la signification mondiale de la France.

Au moins devrait-on amener nos responsables politiques à proclamer que la France ne pourrait que respecter les choix des populations, comme au Québec, mutatis mutandis.
Après tout, loin de la pusillanimité actuelle, le Général de Gaulle n’avait-il pas adopté une telle attitude à l’égard de responsables belges venus le sonder il y a plus de soixante ans : «la France ne saurait dire non» ?...M. Chevènement l’a dit aussi à sa manière.
Il serait bon, en tout cas, de faire valoir les avantages même économiques d’une réunion, ou d’une coopération très étroite entre un Etat de Wallonie et la France. Pour éviter, le moment venu, une réponse dégradante à la Charasse : «Non, merci, nous avons déjà nos pauvres !».
L’honneur de la France serait de dire «oui» à une démarche officielle venant du nord.
La demande serait pour elle une source, un regain, de fierté d’avoir été librement choisie.
L’Allemagne, elle, a consenti de très grands sacrifices pour sa réunification, sur laquelle elle n’a guère consulté ses voisins. Elle en est, aujourd’hui, plus grande à tous les points de vue.

Français et Wallons ne doivent pas craindre de sortir d’un enfermement stérilisant ! Tenons-nous en à «la France contre les robots» de Bernanos, et au «Royaume contre les empires».

Avec les Québécois et les francophones d’Amérique : passer de la non-ingérence à la non-indifférence.

Depuis 1967, le «Vive le Québec libre !» du Général au balcon à Montréal résonne toujours.

Hors d’Ottawa, les critiques les plus indignées du «Général fou» vinrent des media français.
Oubliés, donc, le «Grand Dérangement» de 1755 et les déportations-génocides des colons français de l’Acadie ? Première «purification ethnique» des temps modernes. Crime des Anglais de haute civilisation, contre des Français. Sans équivalent dans l’histoire de la France.
Les guerres franco-anglaises appartiennent – espérons-le vivement ! - au passé. Comme avec l’Allemagne, il faut multiplier avec le Royaume Uni, les Etats-Unis et les autres pays anglo-saxons, les actions de coopération bilatérale. Mais l’opposition reste irréductible entre les deux conceptions du monde et de l’universalisme, avec conflits d’intérêts afférents.
C’est d’une part la conception anglo-américaine (anglo-germaine «wasp» ?) de peuple élu, voire de race supérieure selon Joseph Chamberlain, qui ne peut qu’inviter les autres peuples à essayer de l’imiter et la suivre en tout s’ils veulent se sortir de leurs ténèbres indistinctes.
Et c’est, d’autre part, la conception franco-catholico-européenne qui bâtit plus volontiers, elle, une synthèse d’humanité sur les différences admises et reconnues comme enrichissantes.

Essayer, au Canada comme ailleurs, au profit de la conception anglo-américaine, de réduire et effacer la conception plus «française» et latine des Québécois et des Canadiens francophones, est une entreprise opiniâtre à laquelle tous les francophones doivent résister.
Amalgamer ces deux attitudes antinomiques dans un «Occident» à la Huntington dont le seul «État-phare» serait les États-Unis d’Amérique, procède d’une confusion et d’une stratégie de conflit de civilisations que les francophones n’ont aucun intérêt à adopter.
Il existe toujours au moins deux Occidents distincts, opposés sur bien des points.
La France, le Québec, la Wallonie, la Francophonie dans son ensemble, doivent retrouver leur «bon sens commun», et la fierté de ce qu’ils sont, en communauté de civilisation, chacun dans son État. Non pas contre les États-Unis, la Grande-Bretagne, ou «la langue de Shakespeare», mais bien contre l’hégémonie de cet empire du moment…
Il faut se révolter dans un sursaut de dignité… en s’entraidant.

Car un fossé existe entre nos conceptions et celles de l’ensemble des «peuples élus».
Aux Etats-Unis, la mentalité prégnante WASP (Blancs anglo-saxons protestants) conduit leurs citoyens à se considérer - à l’instar d’Israël - comme un peuple élu. Herman Melville l’écrivait il y a un siècle et demi : «Nous sommes un peuple élu, l’Israël de notre temps».
La différence reste, certes, importante. Elle tient à la plus grande ouverture du peuple des Etats-Unis. On peut en effet assez aisément adhérer au mode de vie et devenir citoyen de ce grand pays, quelles que soient origines et couleurs de peau. Mais aussi longtemps qu’on n’y est pas entré, on reste dans une sorte de limbes, dans une zone où vivent des gens, des peuplades, non touchés par la grâce. Ils restent «autres», étrangers, en marge du vrai monde. En somme : plutôt inférieurs. Inutile d’apprendre leurs langues et de connaître leurs cultures.
Très proches, eux, des Etats-Unis, et presque destinés à s’y rattacher, les Canadiens anglais, pour leur part, ne demandaient-ils pas avant 1960 aux Canadiens français, censés pourtant être leurs «concitoyens», de «speak white» ? «Parler blanc» : cela en dit long. Ils ont tendance à recommencer. En bien des circonstances, par exemple sur des vols intérieurs d’Air Canada, à Toronto, Ottawa… ils raillent et briment, voire agressent, les francophones qui refusent de parler anglais et osent exiger le service en français auquel ils ont droit.

Alors même que beaucoup de Français cultivent l’illusion tenace des indéfectibles «Entente cordiale» et «amitié américaine». Ils confondent la tendance de fond de la politique des États-Unis avec la francophilie avérée de certains Anglais et l’amitié et la générosité individuelles et très réelles de maints Américains. La restauration de Versailles témoigne de cette générosité individuelle multiple. Mais elle nourrit un amalgame trompeur.

La religion catholique (= «universelle») elle-même est loin d’être parvenue à imposer à ses adeptes, et aux nations qu’elle a profondément marquées, le respect de l’égale dignité des «frères humains», quels que fussent leurs races, leurs pays, leurs croyances.
Mais les politiques qui s’en sont réellement inspirées, hier et surtout aujourd’hui, ont au moins affirmé cette égalité de dignité, et en ont tiré des conséquences pratiques. En France, «fille aînée de l’Eglise», la Révolution a, en fait, sécularisé, répandu, claironné, ces valeurs d’égalité et de fraternité. Sa Déclaration de 1789, reprise dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, inspire bien des constitutions et législations dans le monde.
La superposition de ces deux héritages a donné la singularité française actuelle au nom de laquelle la France doit prendre ses distances à l’égard d’un «Occident» qui coïncide encore avec un Empire dominateur et prédateur.
D’autres pays francophones, la Wallonie, et surtout le Québec, pourraient vouloir l’imiter. Il serait opportun, à cet égard, que la France officielle se réintéressât à eux, d’abord au Québec.

Or, depuis 1974 et Giscard d’Estaing, tout se passe, chez nos dirigeants de tous bords, comme si la défaite de 1759 était admise et digérée, masquée par des pirouettes ou des gestes de la main gauche. On croit réentendre la remarque dédaigneuse de Voltaire au moment du Traité de Paris de 1763, qui scellait la perte d’une partie de l’Inde, et surtout des immenses territoires au nord de la Louisiane, sur ces «quelques arpents de neige au Canada».

Comme lors du premier referendum de 1980, tous les énormes moyens de la propagande d’Ottawa, d’une grande partie des milieux d’affaires nord-américains et de certaines communautés ethniques habitant Montréal, furent mis en œuvre. Jusqu’au «scandale des commandites d’Ottawa» et à de très graves fraudes électorales, que les indépendantistes semblent bien avoir prouvées depuis lors. Beaucoup d’argent fut distribué. Des épouvantails furent agités. D’extrême justesse, le referendum fut bel et bien perdu par les indépendantistes.
Le gouvernement fédéral continue à consacrer d’énormes efforts et moyens institutionnels, politiques, médiatiques, économiques et financiers, à la banalisation de «la belle Province».
Foin de la théorie – oublieuse au demeurant des indigènes ! - des deux nations fondatrices du Canada : la française et l’anglaise. On martèle que le Québec ne doit pas se prendre pour une «société distincte». Les Canadiens d’origine française sont les victimes d’une perversion consciente et organisée de l’idée à la mode de «diversité culturelle» : plus on reconnaît de cultures et de langues au Canada, plus le centralisme d’Ottawa peut s’imposer. Vieux principe du divide et impera, que les européistes atlantistes cherchent eux aussi à appliquer dans une «Europe des régions». Les francophones, ceux du Québec comme ceux du Manitoba ou de la Colombie britannique, sont un élément, certes important, mais un élément comme les autres, dans la société multiculturelle du Canada, à côté des Chinois, des Ukrainiens, des Haïtiens, des Jamaïcains, des Italiens, des Grecs, des Indiens de la Prairie et des Inuits des glaces du Nord. Telle est l’attitude constante des Canadiens anglais majoritaires qui détiennent le pouvoir. On l’a bien vu en 2008, dans la captation par Ottawa des célébrations du 400ème anniversaire de la fondation de Québec par Champlain et dans l’organisation et la médiatisation du 12ème Sommet francophone tenu dans la «Vieille Capitale».

En outre, la fécondité du Québec est devenue très basse. On est loin, en ces jours d’hédonisme, de la fameuse «revanche des berceaux». Et, en ce début de XXIème siècle, le Québec a le plus grand mal à maîtriser la partie de l’immigration au Canada qui arrive sur son territoire, à attirer plus d’immigrants francophones, à leur donner la préférence, et à contraindre ses immigrants non francophones à fréquenter ses écoles en français.
La survie du peuple québécois francophone est en jeu, et sa dignité, sa fierté.
Presque autant que les Acadiens, Franco-Manitobains, Franco-Ontariens, il subit une politique analogue à celle de submersion ethnique et culturelle réussie par Mussolini et l’Italie au Val d’Aoste et dans les vallées vaudoises et par la Russie dans divers territoires limitrophes.

Les Québécois, se sont longtemps accrochés à la construction de la Francophonie mondiale. L’esquisse de leur reconnaissance internationale, dans ses débuts, passa à la fois par la France et par la Francophonie, dans un bras de fer très dur avec Ottawa. Mais le Québec ne joue plus dans cette Communauté le même rôle de moteur qu’il jouait jusque dans les années 90.
La France et le Québec forment, avant la Wallonie et Bruxelles, et la Suisse romande, les deux grands groupes de langue maternelle française et les plus riches, les deux acteurs longtemps les plus actifs dans la coopération multilatérale francophone. On pourrait donc croire que, depuis le début, ils s’efforcent tous deux d’harmoniser constamment ce qu’ils font ensemble : d’une part dans cette coopération multilatérale francophone, et d’autre part dans leur coopération bilatérale très forte depuis le voyage du Général de Gaulle en 1967.
Erreur. Il y a cloisonnement, voire étanchéité, entre le «bilatéral» et le «multilatéral», alors que le potentiel de synergie et de démultiplication reste considérable.
Toutefois, la collaboration franco-québécoise a produit des fruits dans l’approche francophone, marquée avec force à l’occasion du Sommet de la Francophonie d’octobre 2002 à Beyrouth, de la «diversité» culturelle dans les négociations commerciales internationales.

Aux frères et cousins francophones d’Amérique du Nord, ce que les dirigeants français devraient dire au nom de la France, à défaut les mouvements patriotiques et associations de promotion du français le leur disent avec force : «résistons tous ! Si nous résistons avec succès à cet empire-ci, nous serons mieux préparés à résister aux suivants. Nous devons nous dissocier d’abord de la forte pression anglo-saxonne et de sa conception de l’Occident».


La Francophonie : chance énorme négligée :
Communauté d’États, d’institutions, de personnes, qui ont «le français en partage» (Maurice Druon), elle diffère des autres aires géo-linguistiques : Commonwealth, hispanophonie, lusophonie, groupements d’ex-colonies avec leurs métropoles. En effet, en Francophonie, à peine la moitié des pays membres ont été un temps sous la responsabilité de la France. Avec certains de ses membres d’Europe centrale et orientale, elle comprend en outre ce que S. Huntington appelle la «civilisation orthodoxe» que les autres ensembles cités n’ont pas.

La Communauté francophone va bien au-delà des affinités linguistiques. A fortiori au-delà du petit noyau de pays et groupes de langue maternelle française. Encore convient-il de ne pas négliger ledit noyau. En effet, la France, le Québec, la Wallonie, et la Romandie, ont en commun des problèmes de très grande importance.
Ils sont tous englobés, minoritaires, dans des ensembles étatiques plus vastes, ou, dans le cas de la France, semblent s’acheminer vers un tel englobement. Leur langue commune est attaquée partout, d’abord chez eux. Le même empire s’impose à eux, et à toute tentative de mise en commun en Francophonie de leurs objectifs et de leurs ressources.
Ils voient monter chez eux les mêmes communautarismes, tant ethniques (arabe, africain, asiatique…) que religieux, encouragés de l’extérieur, d’abord par l’empire.
Dans le mitage de leurs territoires par des communautés qui se regroupent en quasi ghettos, elles connaissent même des implantations d’anglophonie en tache d’huile.
Toutes les justifications d’actions communes sont ainsi réunies.

Bien au-delà du cercle restreint des pays en totalité ou en partie de langue maternelle française, la Francophonie organisée rassemble 70 Etats et gouvernements : c’est  considérable. Malheureusement, malgré les discours officiels, peu d’ «élites françaises» prennent au sérieux cette Francophonie organisée, remarquable bouclier potentiel contre l’empire, et surtout : contre-modèle de civilisation.
La Francophonie adopte souvent des positions communes, non seulement sur sa coopération interne, mais encore sur les grandes questions internationales : opposition aux hégémonies, solidarité, coopération Nord-Sud, droits de l’homme, démocratie, dialogue des cultures. Surtout sur la diversité linguistique et culturelle aux Sommets de Maurice en 1993, de Beyrouth en 2002, dans la lutte pour la Convention UNESCO adoptée en octobre 2005.

Or, on substitue à la Cité oubliée le «village global» en anglais.
Déjà Onésime Reclus, inventeur du mot francophonie, disait à la fin du 19ème siècle que les regroupements futurs seraient culturels. Churchill émit la même idée. Malraux s’en approcha. On en est proche à l’écoute de Rivarol : «Ma patrie est la langue dans laquelle j’écris», et de déclarations similaires d’Albert Camus, de l’Argentin Hector Bianciotti, du Russe Makine, du Chinois François Cheng, de tant d’autres.
Une coopération sur cette base, par affinités, suppose chez nous un ressourcement de notre esprit, de nos mœurs, une transformation des moyens que nous consacrons à cette «grande affaire». Il s’agit de redevenir généreux, «donner, voilà ses tours et ses créneaux», sans tomber pour autant dans la naïveté, l’angélisme, le trotzkysme ou le gauchisme.
Il ne faut plus partir seulement du pays rétréci d’aujourd’hui. Il faut retrouver la France.

Retrouver d’abord la cohérence de sa politique en matière de français et de Francophonie.
L’urgence apparaît lorsqu’on compare les beaux «discours-Guaino» du Président (9 mars 2007 et 20 mars 2008) et les actions concrètes menées par son gouvernement :
- la ratification (encouragée, voire pressée par l’Elysée même pour faire plaisir à la fois au MEDEF et à la chancelière allemande) des brevets européens ;
- la bilinguisation fr-anglais de M. Darcos de nos chères têtes blondes…et brunes ;
- les déclarations de M. Jouyet et de M. Kouchner (titre d’un chapitre de son livre : «L’anglais, avenir de la Francophonie» !) ;
- l’absence de réaction de l ’Elysée et du Gouvernement, malgré nos indignations publiées, à la désignation en mai 2008 par la rue de Valois d’une chanson en anglais pour représenter la France au concours de l’Eurovision (résultat : France 19ème…) ;
- le refus gouvernemental de renvoyer systématiquement à Bruxelles les documents de travail UE qui sont envoyés en anglais seulement à nos administrations centrales ;
- la carence du Gouvernement dans le soutien à l’OIF et à la Francophonie organisée ;
- l’abandon de fait de la solidarité privilégiée vitale avec le Québec lors du Sommet francophone d’octobre à Québec, au profit d’un alignement transparent sur les thèses fédéralistes d’Ottawa, qui étrangle, ouvertement, le fait français là-bas ;
- et l’acharnement de Mme Valérie Pécresse à imposer l’anglais, et l’enseignement partiellement en anglais, dans les grandes écoles et universités, et sa plainte osée dans une émission (LCP !) du 12 octobre 2008, d’être gênée par ce qu’elle traite (mépris étonnant de la part d’un ministre de la République !), de «lobby de la langue française».

Retrouver la France que tant d’élites veulent réduire et soumettre à l’empire et au «marché» !
L’honneur d’une nation, comme d’un particulier, est d’être une personne bien identifiée («quelqu’un») et de s’y tenir. S’immerger dans un magma indistinct mène à l’oppression. Il faut s’ouvrir sans se diluer. Répondre à l’immensité du défi par l’envergure de l’action.

Posons d’emblée que nous n’avons pas à choisir entre «Nation française» et «patrie linguistique». Nous devons, là aussi, marcher sur les deux jambes. Nous n’allons pas effacer la Nation, la France avec ses frontières, ni son Etat. Trop d’élites veulent bien consentir des abandons - voire l’abandon tout court - de notre souveraineté, mais au seul bénéfice d‘une Europe fédérale. L’opposition est frontale entre leur projet et celui d’une Communauté francophone qui prétendrait être à caractère fédéral. Mais il ne saurait être interdit de chercher une meilleure relation entre la «patrie linguistique» et une France dont l’Etat reste encore un peu trop centralisé, ou plutôt : «auto-centré».
Dans la ligne de Senghor, des visionnaires nous invitent à passer à une sorte de République francophone universelle sui generis, d’un modèle tout à fait nouveau. Ils nous rappellent que cette idée était dans la logique profonde de la première République.
Que ce serait aussi un prolongement d’une pratique actuelle dans les TOM.
Une concrétisation des idées de Robert Delavignette (Soudan-Paris-Bourgogne, en 1935), de Léopold Sédar Senghor, A. Camus, H. Bianciotti, Andréï Makine, voire de Saint-Exupéry…
L’utopie n’est pas pour demain ! Mais elle fournit des pistes de réflexion pour faire évoluer très prudemment la situation actuelle.

La mondialisation, en fait surtout le mondialisme, vieille chimère des Anglo-Saxons, plus réelle et plus avantageuse pour eux, contraire de l’humanisme fraternel, tend à abolir les frontières, dans une «globalization» à l’américaine. Eh bien, utilisons la mondialisation – qui est un fait indiscutable et a priori neutre - dans le sens de notre civilisation, pour une Francophonie humaniste, plutôt que pour une «globalization» ou un mondialisme mercantiliste uniformisateur et réducteur.
En abolissant non pas les frontières d’Etats, mais les cloisonnements des esprits.
Il est certain qu’avec l’entrée en mouvement des frontières physiques et surtout mentales, c’est la notion même d’étranger qui pourrait évoluer dans les esprits. Selon leurs divers degrés de francophonie et de francophilie, bien des «non-français de nationalité» ne peuvent plus être rangés dans la même catégorie fourre-tout d’ «étrangers» que des Ouzbeks, des Rigains, ou même des Américains, Anglais ou Maltais… qui n’auraient aucun contact avec la langue et la culture françaises, et a fortiori les combattraient.
Il faut trouver des formes nouvelles d’étroite solidarité, des marques d’affinités affirmées.

La Francophonie n’est d’ailleurs pas le seul ensemble géoculturel qui tend vers l’existence et la densification. La Communauté des Pays de Langue portugaise (CPLP) et l’hispanophonie s’organisent. La Ligue des Etats arabes depuis des années développe sa solidarité et ses actions collectives, au-delà de bien des divergences nationales et religieuses fortes. La turcophonie peut, un jour, transformer ses actuels pointillés en traits pleins.
C’est le troisième dialogue, à côté des ensembles géo-économiques régionaux (UE, ALENA…), et politiques : OTAN, ANASE …
Et plusieurs pays membres de l’OIF appartiennent aussi à certains de ces ensembles.
Si la Francophonie a pu prendre quelque avance, il ne faut pas se priver de cet atout.

Il faut commencer par des mesures concrètes, dans des domaines plus accessibles et plus symboliques. Partager le pouvoir, culturel d’abord, un peu politique ensuite, à l’intérieur de la Francophonie. Envisager une Académie francophone. Créer - pourquoi pas ? - non peut-être un «passeport francophone», un document pour les francophones avérés, imprégnés de notre langue et de notre culture, qui les distingue des véritables étrangers, et leur donne des avantages pratiques. Par exemple, au-delà du symbole de la file d’attente réservée dans les ports et aéroports : une priorité de visas d’accès au territoire des Etats membres, et l’accélération, ensuite, de leur naturalisation, s’ils la demandent.

Au-delà, songeons à l’exemple d’Israël qui invite la diaspora juive à «faire son aliya». Songeons aussi à la Bundesrepublik qui a reçu des «Allemands de la Volga» ou d’ailleurs.
Les nations de langue maternelle française peuvent elles aussi laisser entrevoir un accueil facilité en France, en Belgique, au Canada, à des réfugiés d’ascendance française, ou romande, ou wallonne, acadienne ou québécoise, ainsi qu’à d’autres personnes d’autres peuples et religions mais très francophones et francophiles, chassés d’États en guerre civile ou menacés dans leur existence même.
Le fondement de cette ouverture ne serait pas la religion comme dans le cas d’Israël, ni la race comme dans le cas de l’Allemagne, mais la combinaison de la langue, de la culture et de l’histoire. Ainsi, pourquoi ne pas nous préparer sérieusement à offrir un asile et une intégration aux ressortissants plus proches de nous venant d’Israël, de l’Orient, de l’Union sud-africaine, ou d’autres pays dont la pérennité, ou le maintien de la diversité ethnique, religieuse et linguistique interne, sont mal assurés ?

Ayons le courage de permettre l’aboutissement en Francophonie de telles démarches.

Cette voie n’est pas incompatible avec celle, qui précède, d’une Europe non fédérale. En effet, la Francophonie compte plusieurs de ses membres dans cette Europe, y compris la Suisse. Ce sont des supports naturels de complémentarités fécondes. Une France forte dans une Europe des Nations libérée de l’Amérique, des eurocrates et des multinationales, nourrirait la Francophonie. Une Francophonie vivante renforcerait, en Europe d’abord, la Belgique ou la Wallonie, la Suisse, le Luxembourg, la France, et la langue française.

Les Québécois savent depuis longtemps comment on les circonvient, encercle, sape, pour les réduire, les noyer dans le «contempt», les asservir. Français, Québécois, Wallons, Suisses romands, sont tous face au «Saint-Empire américain de nation(s) germanique(s)».
Affaire de géopolitique nationale, européenne et mondiale, dans ses causes et ses effets. Nationale, parce que des Français, des Québécois, des Wallons, sont des acteurs de première ligne, comme toujours, dans cette entreprise néfaste de collaboration avec les maîtres.
Européenne, parce que l’Europe, non pas une Europe - que nous aimons et souhaitons - de Nations souveraines, mais une Europe fédérale ultra libérale dans son idéologie, dictatoriale, voire soviétiforme et totalitaire dans son fonctionnement, y participe, à la fois en elle-même et en sa qualité de relais de l’empire anglo-saxon.
Plus largement mondiale, parce que le fait français est partout un des obstacles principaux à l’exercice plein de l’hégémonie de cet empire, qui cherche à l’écarter. Obstacle laïque, aussi.

En résumé, nous devons certes récuser l’ «anti-américanisme primaire . Les États-uniens sont un grand peuple, à reconnaître comme tel, et avec lequel nous devons tous entretenir des liens de coopération et d’amitié, comme avec les Allemands, les Russes, les Chinois... Les Anglo-Saxons ont leurs vertus dont nous pourrions avec fruit nous inspirer davantage, au lieu d’absorber seulement l’écume de leur civilisation.
C’est leur intolérable arrogance de race supérieure, et leur volonté opiniâtre d’hégémonie et leur constant travail d’élimination des modèles rivaux et des concurrents, que nous devons dénoncer sous toutes leurs formes, et rejeter de toutes nos forces.
En affirmant sans complexe le fait de «civilisation française» dans le monde.

En Francophonie, les Québécois sont nord-américains, les Français, les Romands, les Wallons sont européens. La géographie contraint. Mais ils sont tous «au monde».
Dans l’indépendance québécoise, des liens forts pourront être établis avec le Canada et avec les Etats-Unis. Mais, comme l’écrivait Pierre Bourgault, l’un des chantres de l’indépendance de la «Belle Province» : «Le Canada est trop petit pour le Québec, nous voulons le monde».
De même en ce qui concerne la France. Pourquoi vouloir l’enfermer en Europe ? Dans la décolonisation française, nous souhaitons établir sur ce continent des relations de paix et d’intense coopération avec les voisins, mais entre États-Nations souverains.

Canada assimilateur, Belgique artificielle, Europe fédérale actuelle, vont contre notre être et notre avoir, contre nos identités, valeurs, et intérêts de Québécois, de Français, de francophones. Ils sont des vecteurs d’asservissement - en anglais - à l’empire.
C’est pour cela que nous, Français, Québécois, Wallons, devons rejeter à la fois l’empire et la fédération de toutes nos forces.

Pour prendre une référence britannique, chez Swift, nous devons, tel son Gulliver, nous réveiller, nous dresser en arrachant d’un seul coup tous ces piquets auxquels on a, par la méthode anglaise bi-séculaire en Nouvelle France, par la méthode Jean Monnet en France, petit à petit, pendant notre sommeil, attaché un à un tant de nos cheveux !

Reprendre nos voyages…
Cela fera un peu mal.

Mais nous serons libres. L’avenir, c’est une Francophonie libre !

Albert Salon, ancien Ambassadeur, président d’Avenir de la langue française.

Date de création : 27/11/2008 - 20:19
Dernière modification : 16/11/2009 - 18:06
Catégorie : - Prises de positions - Francophonie

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