Ma patrie, c'est la langue française   (Albert Camus)
 
ALF
Cadre institutionnel
 ↑  
Et encore...
Traduisons le franglais !
Lettres de protestation
La Voix francophone

voix_francophone.pngVous voulez participer au débat ? participez au forum La voix francophone

Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

 ↑  
Réseaux sociaux
rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://www.avenir-langue-francaise.fr/data/fr-articles.xml

an.jpgConférence de presse
syndicats - associations - parlementaires
sur le droit des travailleurs français de travailler
en français en France
(8 février 2007 à l’Assemblée Nationale)

Un évènement qui s’est produit le 8 février 2007 au Palais Bourbon.

Organisé par des responsables de presque tous les syndicats français, appuyés par "Fraternité francophone internationale" (FFI-France) et "Avenir de la langue française" (ALF).
Remarquable pluralisme syndical, une première en cette matière d'affirmation du droit de travailler en français en France.

Un mouvement partant de la base, de responsables syndicaux dans diverses entreprises "mondialisées" sises en France.

Ils sont intervenus à la tribune : CFTC d’abord (porte-parole du collectif), dont CFTC-Axa-assistance par Mme Dominique Mouckagny-Mambo, d’origine éthiopienne (elle a présenté les possibilités d’avancées par le dialogue, notamment dans la mise en place d’une commission de terminologie de l’entreprise) ;
puis CGT-Alcatel, UDPA-UNSA-Axa, SNB-CFE-CGC-Socgen, CFE-CGC-Marchés financiers.
"Modérés" à la tribune par un patron de PME.

Il sont intervenus devant une salle comble contenant plus de trente membres de ces syndicats et d’autres : CFDT-EADS et Eurocopter, SCENRAC-CFTC-Educnat, personnels de bord et de maintenance d’Air France, et surtout la représentante d’un syndicat agricole qui montra dans son exposé bref et vif, par l’exemple très parlant de l’échalote, comment un glissement de définition vers un sens anglais pouvait faire perdre 3.000 emplois à l’agriculture française !.... ;
et près de cent autres personnes dont plusieurs étaient debout.

En présence de la confédération CFTC, et avec un message de soutien de la confédération CGT.
Avec des messages de solidarité de deux importants syndicats québécois : la "Fédération des Travailleurs du Québec" (FTQ) et la "Centrale des Syndicats démocratiques" (CSD). Messages fort appréciés : l’exemple et l’évolution du Québec sont suivis avec un vif intérêt par les associations françaises.

Remarquable chorus de révoltés, auquel se sont joints :
- des officiers supérieurs à propos de l'anglais dans l'Armée au nom de l' "inter-opérabilité" de nos forces avec celles de l'OTAN ;
- des chercheurs scientifiques (CNRS, INSERM) ;
- des traducteurs (SFT) inquiets de l'éventuelle ratification des accords de Londres sur les brevets européens ;
et même de hauts fonctionnaires de quatre ministères, dont celui des Affaires sociales et du Travail, bien représenté !

Le Parlement y était au total plus qu'associé, puisque le Député Jacques Myard (UMP) en faisait l'ouverture, au nom de la Représentation nationale, dans un discours bref et très pugnace, et que M. Hage (PC) y était officiellement représenté, MM. Legendre(UMP) et André Bellon (PS) physiquement présents, et le Sénateur Philippe Marini se réjouissant de ce que sa proposition de loi portant complément à la loi Toubon y fût, avec son accord, plébiscitée...

L’exhumation de cette proposition votée à l’unanimité par le Sénat en 2006, enterrée à l’Assemblée, a été demandée dans le document final de la conférence de presse.

Outre ALF et FFI co-organisatrices, toutes les associations de promotion du français, qui, depuis des années, avertissaient : "Aujourd’hui on brade votre langue, demain on bradera vos emplois !" (ALF) étaient présentes ou représentées par leurs militants : AFAL, AFRAV,, Alliance francophone, ASSELAF, CLEC, DDC, "Défense de la langue française" (DLF) …

De hautes personnalités avaient écrit ou téléphoné au FFI leur appui sans aucune réserve. Parmi elles : trois Immortels : Maurice Druon, Secrétaire Perpétuel honoraire, Erik Orsenna et Jean d’Ormesson. S’étaient joints à eux l’éminent linguiste Claude Hagège, ainsi que l’écrivain Dominique Noguez, présent dans la salle.

La vraie surprise vint des médias. Dûment alertés et relancés par tous les organisateurs. Efforts bien récompensés par la présence tant de la presse écrite que des radios et télévisions. Et plusieurs journalistes non présents ont déjà parlé ou parleront de l’évènement sur la base des excellents documents distribués et expédiés.

Médias fortement intéressés : une vingtaine d’entretiens avec nos responsables syndicaux et associatifs et l’un des députés.

Dont plusieurs de la BBC radio et de la BBC télévision (la "BBC-World service" a fait passer le soir même le président du FFI, en anglais, au 19-20h de Nick Gowing), de la Canadian Broadcasting Corporation et d’une américaine. Les médias anglo-saxons semblent avoir perçu qu’il se passe quelque chose dans ce pays, que cet imprévisible peuple français dit encore "non", et qu’il se prépare peut-être une nouvelle fois, tel le Gulliver de leur écrivain Jonathan Swift, à arracher d’un seul coup puissant, en se relevant, tous les petits piquets auxquels on avait attaché ses cheveux un à un pendant son sommeil pour le maintenir couché.

La presse et le public ont pu entendre, et applaudir à maintes reprises, ce qui bouillonne dans le monde du travail, les cris sourds de la Grande Muette que l’on enchaîne par l’Otan, ce qui hurle chez les traducteurs de brevets européens que l’on ne veut plus traduire, ce qui souffre encore trop en silence dans nos milieux scientifiques que l’on stérilise à l’anglo-américain, et ce qui maugrée dans nos ministères auxquels - les hauts fonctionnaires venus à la conférence eussent voulu en parler s’ils l’eussent pu - Bruxelles impose le travail sur des documents envoyés uniquement en anglais !
Alors que le français est langue officielle et de travail de ces Communautés européennes, dont la naissance et le développement ont dû tant à la France, alors qu’Albion s’est bien gardée d’adopter l’euro! Et qu’elle impose sa conception d’une simple zone de libre échange ouverte à tous les vents...

Ce qui s’est exprimé – libéré – le 8 février au Palais Bourbon, et s’exprimera encore bien plus fort demain, c’est la révolte populaire à la base.

C’est le rejet par le peuple de la gangrène qui gagne par la tête, la dénonciation violente de l’hégémonie de l’Empire, relayée par Bruxelles, et d’une vassalisation entretenue, favorisée, par trop de nouveaux vichystes en France.
C’est la volonté qu’il soit mis fin à trop d’incurie, de forfaiture, voire de sabotage de la langue et des emplois.

C’est la puissante attente d’un sursaut de toutes les forces vives du pays, de toutes les énergies nationales.

D’autres Européens nous disent qu’ils attendent eux aussi la Résistance, d’abord en France. La France la doit à sa tradition, à son propre avenir, et au leur.

Mais elle le doit, plus encore, aux pays de la Francophonie, qui ont le français en partage.
Le représentant de la Confédération CFTC a été très applaudi lorsqu’il l’a souligné avec force.

Ne l’oublions jamais.
Il faut aider nos dirigeants de tous bords, et les candidats aux élections présidentielle et législatives, qui qu’ils soient, à mener ce combat à leur tour.

Albert Salon, ancien Ambassadeur, président d’ALF, membre du collectif.


Date de création : 06/10/2010 - 11:27
Catégorie : Cadre institutionnel - Secteurs - Travail

Rechercher
Rechercher
2009-2012

LesObservateurs Franglais, ce fléau contemporain

L. Leylekian – Chr. Boghos Do you speak européen?

Michèle Delaunay Le français est une langue africaine

France catholique Langue française malmenée

TV5 Monde Anglais au travail : abus dangereux

Agoravox Épinal : enfin le procès du tout-anglais ?

Sud Ouest : Le shopping, c'est en anglais

Rue 89 : Targeter, value, input : la novlangue d’HEC

Journal de Montréal "Ils sont crazy ces Français !"

Bruno Dewaele (La Voix du Nord) "Langue de la République ?"

A.Fr.Av : Langue française et anglicisation, sujets tabous !

Claude Hagège (L'Express) : Imposer sa langue, c'est imposer sa pensée

A.Fr.Av : Nicolas Sarkozy veut faire de la France un pays bilingue

Xavier Combe (France Culture) Comment résister à l'invasion du globish ?

Impératif français Anglais intensif au primaire: appel à la mobilisation citoyenne

Dominique Gallet (Marianne2) Langues : le tout anglais recule partout sauf à Paris

Figaro Écoles d'ingénieurs : la France séduit l'étranger

Marc Favre d'Échallens (Échos) : La souveraineté ne se partage pas : monnaie, langue, État

F. Taillandier(L'Humanité) La langue française doit faire des progrès

Benoît Duteurtre (Marianne) 5 ans de sarkozysme ont massacré le réseau culturel français

Le maire de Québec contre le tout-anglais à Paris

Marianne2 : Quand un général français préconise l'anglais

Chr. Lings : La résistance de la langue française face à l’hégémonie anglo-saxonne

Les Échos : Le FMI victime de son prisme anglo-saxon

Le Devoir : Québec doit s'activer pour protéger la langue

Nouvel Observateur : Les artistes français aiment-ils leur langue maternelle ?

AFRAV : Pour un patriotisme linguistique, plutôt qu'industriel

L'Humanité : La langue de la République est celle de notre liberté de pensée

Le Post : Alerte ! nos élites veulent faire disparaître la langue française !

Hélène Decommer Discri-mination ordinaire dans l'évaluation de la recherche

Krokodilo Un Comité stratégique des langues ?

Marianne Prosélytisme

François Cérésa Les couillons du franglais

Manuel de Dieguez Le naufrage linguistique de l’Europe

Claude Truchot L’enseignement supérieur en anglais véhiculaire

Rue 89 Le haut-le-cœur d'un Québécois face à l'anglicisation de la France

Benoît Duteurte (Marianne) Queer en VO à l'université

Jacques Julliard (Nouv. Obs) La princesse assassinée

Pascal Priestley (TV5 Monde) L'Europe en anglais

Bernard Cerquiglini (Cercle Les Échos) Le français, l’anglais et les autres

Le Temps (Genève) Non à l’aliénation linguistique du "business English"

Observatoire européen du plurilinguisme Mainstream, modèle économique ou hégémonie culturelle

Alain Juppé Confusion intellectuelle

Claude Hagège Une langue créative et universelle

François Taillandier L'avenir s'écrit aussi en français

Marianne La réponse de Jack Dion à Frédéric Martel

Marianne Michel Barnier et son "single market act"

Jean Quatremer
Responsabilité de nos élites dans la déroute de la langue française à Bruxelles

Bernard Gensane L’aliénation linguistique

Agoravox Comment les journalistes propagent clichés et endoctrinement en faveur de l’anglais

Voltaire République Voies de la déculturation à la française

JL Cuisiniez Hégémonie linguistique : pourquoi il faut résister

Enc. Francophonie Fatigue linguistique de la France

Aujourd'hui la Chine Télés chinoises interdites d'abréviations anglophones

Robert Charlebois (Figaro) Coup de gueule !

J. Quatremer (Libération) L'Union dont "l'espéranto" est l'anglais

Nicolas Dupont-Aignan Vive la Francophonie !

Claude Hagège : Identité nationale et langue française

Marianne : En Allemagne, le tribunal passe à l'english

La Provence : Le français file-t-il à l'anglaise pour satisfaire les touristes

Barroso, escroc linguistique !

Le Post : Le ridicule pour tuer les anglicismes

Yves Montenay (Le Monde) : Dieu est multilingue

Le Conseil Constitutionnel : pour le multilinguisme

Pr Chesney : Conséquences de l’anglais en économie et en gestion à l’Université

République ! : France Info carpette anglaise ?

Dolores Blanco Rodas : 10 bonnes raisons d'apprendre le français

JP Raffarin : Coup de gueule à Bruxelles

OEP : Faut-il parler anglais pour être européen ?

Le Monde A Bruxelles, le français file à l'anglaise

Agoravox (patrickk) Identité nationale : le vrai problème= l’américanisation

Michel Mourlet Perdre sa langue, c’est perdre son âme

P. Kaplanian Voici relancé le débat sur l’identité nationale !

CFE-CGC Il faut respecter l'identité nationale

Jacques Attali Le génie du français

Marianne Ces enfants et ces jeunes gavés de "globish"

Agoravox : Pour une autre politique des langues : celle de la liberté

Les Échos : Citroën "switche" sa com' sur le mode franglais

OEP : Le tout anglais ne désarme pas à Bruxelles

Michel Serres : Le français doit pourvoir tout dire

Correcteurs du Monde : Soirée colonisée à l'Aquaboulevard


lafauteadiderot.net : La place de la langue française au travail et dans la cité

Courriel : Association pour défendre la langue française

Bruno Dewaele (La Voix du Nord) "De carpette en tapis"

Alex Türk Quelle langue parler au sein des instances européennes ? (Le Figaro)

Le Monde Correction (V. Maurus)

Bernard Cassen Chantons en anglais !

Robert Solé (Le Monde)
By train

Noway Faut-il parler anglais pour être citoyen européen ?

Claude Hagège répond aux internautes de L'Express.fr

Philippe Herlin  : La langue française n’est pas ringarde, même en finance !

L'Alliance Francophone : pour le visa francophone

Satmag :
Neotion = all in english !

du Québec : Le calvaire d'un francophone en France

Robert Solé (Le Monde) French Republic

Abdou Diouf : Revendiquer la langue française

Francis Marmande (Le Monde) : Lourdés en anglais

Bloc-notes de Raoul d'Andrésy

 ↑  
Annonces

Aux lecteurs qui aimeraient organiser des récitations publiques ou privées d'œuvres de grands poètes français, nous proposons le talent et la voix chaude de notre administrateur Yvan Gradis.

"Diseur, Yvan Gradis se propose pour réciter bénévolement, au pied levé, l'un ou l'autre des 48 poèmes (durée maximale : deux bonnes heures) d'Apollinaire, Baudelaire, Carême, Corneille, Du Bellay, Éluard, Guillevic, Heredia, Hugo, La Fontaine, Lamartine, Mallarmé́, Nerval, Prévert, Rilke (en allemand), Sully-Prudhomme, Verlaine, Vigny. (contact : 01 45 79 82 44, 06 17 78 74 83)"

 ↑  

Avenir de la Langue Française - 34 bis rue de Picpus - 75012 Paris - avenirlf@laposte.net
Ce site fait partie du réseau REFER et est hébergé par l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF)