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Lettres de protestation

au Premier ministre (DGLF) (6/2008)

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Lettre à François Fillon, Premier ministre
au sujet de la Délégation générale à la Langue française
et aux langues de France (DGLFLF) (3 juin 2008)
 
_______________________________________________________________________________
Avenir de la langue française
34 bis rue de Picpus
75012 Paris

Le Président
Objet : Délégation Générale à la Langue française
Monsieur François Fillon
Premier Ministre
Hôtel de Matignon
57 rue de Varenne
75007 Paris

 
Paris, le 3 juin 2008

Monsieur le Premier ministre,

Notre association : "Avenir de la langue française", déclarée et agréée, a pour objet la promotion du français et de la Francophonie.

Ses interlocuteurs au sein de votre Gouvernement sont le Secrétaire d’État chargé de la Coopération et de la Francophonie auprès du Ministre des Affaires Étrangères, le Ministre de l’Économie et des Finances par sa Direction Générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF), et, à titre principal, le Ministre de la Culture et de la Communication qui nous agrée dans le cadre de l’application de la loi dite "Toubon" du 4 août 1994, relative à l’emploi de la langue française.

Nous sommes en contact plus permanent avec la Délégation générale à la Langue française et aux langues de France (DGLFLF), rattachée à ce dernier.

Il semble que votre Gouvernement envisage, dans le cadre de la nécessaire réforme de l’État, notamment de la "Révision générale des politiques publiques" (RGPP) et de la loi sur la mobilité des fonctionnaires, de réduire la place et les moyens de la DGLFLF, qui deviendrait une sorte de service administratif dépendant du Secrétaire Général du ministère de la Culture et de la Communication.

Or, le Haut Comité pour la langue française, dès sa création en 1966, fut rattaché avec son Secrétaire général Philippe Rossillon au cabinet de Georges Pompidou, alors Premier Ministre, réputé pour sa grande culture et fort sensible à notre langue et à son rayonnement mondial.

Cet organe, devenu Commissariat Général, dirigé notamment par le diplomate écrivain Philippe de Saint-Robert, resta rattaché à Matignon jusqu’à sa transformation – capitis diminutio !... – en Délégation Générale placée sous la responsabilité du seul ministre de la Culture.

Depuis le début des années 1990, "Avenir de la langue française" n’a pas cessé de demander que la DGLF, puis DGLFLF, fût à nouveau rattachée, sinon à la Présidence, du moins à la Primature. La langue française ne saurait être plus longtemps considérée comme un simple élément du "Patrimoine de la Nation". Elle lui appartient, certes, mais beaucoup plus encore que les langues régionales que l’on semble – pourquoi pas ? – introduire dans notre Constitution à l’occasion de la révision en cours.

Elle est plus qu’un patrimoine à conserver, en cette époque pressentie par Ernst Jünger comme "muséale", qui met de plus en plus d’éléments fondamentaux de civilisation dans des boîtes du passé appelés musées. Un symbole : la DGLFLF est liée, dans son actuelle localisation rue des Pyramides, et dans son déménagement envisagé, à la "Direction des Musées de France" !...
Le français est la langue de la République et du devenir de cette République et de notre Nation, qui ne sauraient appartenir au seul passé.

Elle relève à ces titres du plus haut niveau de l’État.
Notre argumentation principale repose toujours sur le caractère éminemment régalien et transversal de toute politique de la langue nationale, particulièrement dans notre pays dont l’unité et l’âme sont en partie fondées sur la langue française, pays qui est aussi un pôle important d’une Communauté internationale forte de 68 États et gouvernements membres et observateurs, constituée en bonne partie autour de la langue en partage.

Le Président de la République l’a d’ailleurs souligné dans ses magnifiques discours de campagne en 2007, et rappelé avec émotion le 20 mars 2008, journée de la Francophonie, en présence du Président Abdou Diouf, Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à la Cité universitaire internationale.

L’évolution récente, loin de remettre en cause ce principal argument, qui nous semble être partagé par beaucoup de Français, l’a conforté.

En effet, les attaques contre notre langue de toutes natures et provenances – extérieures et intérieures – prennent, sinon dans leurs intentions, du moins dans leurs effets, les apparences d’une véritable offensive.

La contre offensive ne peut être conduite par un ministère plutôt "technique". Elle doit être menée au niveau adéquat : de la plus haute politique.

En outre, si les demandes adressées à la Délégation Générale se sont fortement accrues dans ses domaines plus traditionnels d’activité : la terminologie, les instruments de maîtrise de la langue, l’enseignement, la sensibilisation du public, elles ont, de plus en plus, débordé sur l’intégration des immigrés par la langue, sur les domaines des relations internationales, particulièrement européennes, où le dialogue se noue avec de puissants organismes de politique linguistique qui ont des statuts de grande autonomie (Québec, Ottawa, Bruxelles…).

Elles viennent aussi, aujourd’hui plus massivement, du monde du travail et de l’entreprise, des syndicats qui se groupent en la matière et gagnent des procès, comme le savent pertinemment nos associations qui œuvrent avec ces derniers au sein du "collectif syndicats-associations-parlementaires pour le droit de travailler en français en France".

La Délégation Générale s’est, au fil des années, forgé dans tous ces domaines une expertise que nos associations apprécient à sa juste valeur.

Il serait plus que regrettable de voir bridées, voire dispersées et perdues, toutes les compétences acquises et les relations tissées partout en France et au dehors.

Nous demandons que ce bloc de compétences soit précieusement conservé, entretenu et développé, et que la Délégation Générale soit rattachée à nouveau à vous-même et à votre Cabinet.

Pleins d’espoir en vous et d’impatience de connaître vos décisions, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression notre très haute considération.

Le Président
Albert Salon,
ancien Ambassadeur,
docteur d’État ès-lettres

Copies à :
Mme Christine Albanel, Ministre de la Culture,

M. Alain Joyandet, Secrétaire d’État chargé de la Coopération et de la Francophonie,

M. Jacques Legendre, sénateur, Président de la Commission des affaires culturelles, rapporteur du budget de la Francophonie, et Secrétaire parlementaire de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF),

M. Philippe Marini, sénateur, auteur de la proposition de loi votée à l’unanimité par le Sénat, complétant la loi Toubon du 4 août 1994,
M. Jean-Luc Mélenchon, sénateur,

Mme Marie-Georges Buffet, députée,
MM.  Jacques Myard, Bruno Bourg-Broc, Nicolas Dupont-Aignan, Henri Emmanuelli, Maxime Gremetz, députés,

MM. Jean-David Lévitte, Christian Philip, Henri Guaino, Conseillers du Président de la République,

Et, à l’Académie Française, à :

Mme Hélène Carrère d’Encausse, Secrétaire perpétuel,
M. Maurice Druon, Secrétaire perpétuel honoraire,
MM. Philippe Beaussant, François Cheng, Alain Decaux, Jean d’Ormesson, Éric Orsenna, Patrick Rambaud.



Date de création : 13/11/2010 - 11:40
Dernière modification : 25/03/2011 - 19:41
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