En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés. Mentions légales.
   Ma patrie, c'est la langue française   (Albert Camus)

ALF

Cadre institutionnel

Et encore...

Traduisons le franglais...

Réseaux sociaux

La Voix francophone

voix_francophone.pngVous voulez participer au débat ? participez au forum La voix francophone

Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

 ↑  

Lettres de protestation

Moyen Français (XIVème-XVème siècles)

rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://www.avenir-langue-francaise.fr/data/fr-articles.xml

Histoire de la langue française
Louis XI

3) Moyen Français
(XIV-XVème siècle
s)

La centralisation

L’administration royale se consolide, la centralisation se poursuit, le Latin et les dialectes reculent face au français central. L’invention de l’imprimerie vers 1450 aura des conséquences importantes sur l’écriture. Le règne de Louis XI marque d'une certaine manière, l'apogée du pouvoir royal et du parler de l’Ile de France.

La langue

L’ancien français se défait avec la disparition de la déclinaison, le cas régime l’emporte sur le cas sujet. L’emploi des prépositions se généralise, l’ordre des mots (sujet, verbe, complément) se fige, la conjugaison des verbes se stabilise.

Le français s’étend dans des domaines jusque là réservés au Latin : la justice, la religion et la médecine. En 1314 un traité de chirurgie est traduit en français pour les chirurgiens qui ignorent le plus souvent le Latin, à la différence des médecins qui le parlent et l’écrivent. Le vocabulaire médical va se franciser peu à peu. La religion va s’exprimer également de plus en plus en

français. Des traités juridiques rédigés en français vont commencer à se répandre.

L’orthographe

L’évolution qui tend à rapprocher l’écrit du parlé s’arrête à la fin du 13ème siècle. L’influence de l’Université et des étudiants formés par elle, marqués par le latin, va jouer le rôle inverse d’un retour aux graphies latines. Bele s’écrit belle pour se rapprocher du bella latin et pour signaler que le E est ouvert...

Les copistes rajoutent des consonnes non prononcées : briefue, debuoir, enuieulx, moult, peult, subiect, il s’agit de séparer les I et U consonnes des I et U voyelles. On rajoute des H devant certains mots pour indiquer un U voyelle : Huis (au lieu de uis). On relatinise des mots pour les différencier d’homonymes compter à côté de conter ou pour les rapprocher de l’étymologie (absoudre au lieu de asoudre, corps pour cors, sepmaine pour semaine...). Cette étymologie est parfois fausse : on écrit poids à cause de pondus alors qu’il vient de pensum...

Les cas disparaissent, les articles se généralisent, la syntaxe et l’ordre des mots se transforment. On assiste à une évolution phonétique rapide. Les diphtongues disparaissent petit à peti

t, elles laissent des traces dans des mots comme cœur, fleur, œil. On note aussi parfois un emploi ornemental de certaines lettres : V pour U en début de mot, Y pour I en fin de mot. De même certaine

s lettres sont utilisées en abréviations de deux lettres Z pour TS et X pour US.

Le vocabulaire

Le besoin d’un vocabulaire savant va se faire souvent avec importation directe de mots latins savants. Selon Pierre Guiraud 22% du vocabulaire français remonte à l’ancien français, 43% au moyen français, 35% étant apparu depuis le 17ème siècle.

Ces emprunts au latin vont entraîner nombre de doublets entre le mot hérité du latin populaire et le mot emprunté plus récemment au latin classique : avec par exemple frêle et fragile issus tous les deux de fragilem ou hôtel (hostel) et hôpital issus de hospitalem. L’utilisation des suffixes, des préfixes latins permet de créer des adjectifs et des adverbes.


Date de création : 29/06/2011 - 21:39
Dernière modification : 01/09/2011 - 17:14
Catégorie : Cadre institutionnel - Langue Française - Histoire de la langue française

Rechercher

Rechercher

à l'affiche

D'autres le disent aussi !

Avenir de la Langue Française - 34 bis rue de Picpus - 75012 Paris - avenirlf@laposte.net