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Deux ouvrages sur l’histoire, l’organisation et les orientations de la Francophonie

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Deux ouvrages recommandés sur l’histoire, l’organisation et les orientations de la Francophonie dans la mondialisation

Trang Phan et Michel Guillou : Francophonie et mondialisation ( histoire et institutions des origines à nos jours) - Belin / Agence universitaire de la Francophonie - Paris 2011.

Christian Valantin : Une histoire de la Francophonie (1970-2010) [ De l’Agence de Coopération culturelle et technique à l’Organisation internationale de la Francophonie] - Belin - Paris 2010.

histoire-francophonie.jpg francophonie-mondialisation.jpg


Ces deux ouvrages sont très liés et complémentaires, comme le furent - et le restent- leurs auteurs. Ceux-ci ne sont ni universitaires littéraires, ni a fortiori historiens, mais ils livrent deux expériences très riches d’acteurs de terrain et d’hommes d’action au cœur de l’aventure francophone et de ses institutions multilatérales au développement desquelles ils ont contribué de manière déterminante. Je puis en témoigner pour avoir été, pendant trente ans avec l’un et vingt ans avec l’autre, partie prenante de cette même aventure, trop ignorée, voire occultée, tant elle dérange le politiquement correct qui va encore régner pendant quelque temps.

L’ambition de ces deux auteurs n’a donc pu être de livrer une histoire complète de la naissance et de l’essor de ces ensembles très complexes que sont la francophonie et la Francophonie, c’est-à-dire de toute la francosphère et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Le lecteur ne pourra donc faire reproche aux deux auteurs de ne pas rendre pleine justice aux autres acteurs importants de la construction francophone : les institutions nationales, notamment des coopérations bilatérales, certes citées, mais noyées dans une sorte de nuage indistinct d’une part, et les fortes personnalités nationales motrices qui ont agi hors du champ proprement multilatéral ou l’ont agrandi et labouré.

Une histoire complète eût fait une plus juste place, par exemple, au ministère français de la Coopération - "la Coop de la rue Monsieur". Celui-ci a eu une stratégie forte et efficace de développement de grands projets du multilatéral francophone, principalement de l’ex AUPELF-UREF devenue l’Agence universitaire de la Francophonie : A.U.F.

De même, une histoire complète rendrait plus nettement justice à quelques paladins visionnaires et créateurs, sans qui le multilatéral ne serait certainement pas ce qu’il est. Certes, le rôle du grand Québécois Jean-Marc Léger est valorisé correctement ; sans doute parce qu’il a d emblée et constamment été le porteur d’une conception exigeante du multilatéral, et de sa mise en œuvre. Mais les rôles charnières et très importants du grand Français Philippe Rossillon – à qui l’on doit autant qu’à son grand ami et complice Jean-Marc Léger - et de ses compatriotes Xavier Deniau, Bernard Dorin, Hubert Joly, etc. ne le sont que très insuffisamment. Ils ont été des chevilles ouvrières de la Francophonie dans son ensemble, notamment de son aspect politique, et ont fait le pont entre le bilatéral français et le multilatéral francophone. Si la création de l’AUPELF et ses premiers développements – jusqu’à l’arrivée de Michel Guillou - est due surtout à Jean-Marc Léger, celle de l’ACCT, ancêtre de l’OIF, est due au couple Léger-Rossillon. Quelques autres des grands Français sont cités, mais plus comme auteurs de livres et d’articles que comme véritables acteurs et moteurs.


Cela étant bien posé, les deux ouvrages permettent l’appréhension du fait francophone contemporain dans la mondialisation. Ils constituent un apport très important pour tous ceux, étudiants, chercheurs, diplomates, hommes politiques, responsables d’entreprises, journalistes, qui recherchent des informations nourries, sérieuses, sur les aspects multilatéraux de la Francophonie, sur son histoire et sur sa géopolitique ; sur les actions menées par ses grands opérateurs : Agence, AUF (universités), la chaîne internationale TV5, AIMF, AIRF, Université Senghor, Forum francophone des Affaires ; sur les résultats obtenus ; sur les problèmes qu’il reste à résoudre ; sur les conditions d’une plus grande efficacité ; sur les chances de son avenir, si les États, la France au premier chef, se mettent à y attacher une politique volontariste.

La lecture de ces deux ouvrages liés entre eux, qui rassemblent et synthétisent des publications antérieures dispersées et donnent le souffle de l’aventure, est chaleureusement recommandée.

Albert Salon, docteur d’État ès-lettres ("L’action culturelle de la France dans le monde"), ancien directeur au ministère français de la Coopération, ancien Ambassadeur, président d’Avenir de la langue française.


Date de création : 20/03/2012 - 22:38
Dernière modification : 21/03/2012 - 21:53
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