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Un point sur les brevets

par D.G. (18/09/2012

La question des brevets d'invention reste, pour le profane, auréolée de mystère, et enrobée d'une technicité qui, au final, ne fait que servir certains intérêts et masquer certains enjeux.
Cela étant, il est facile, aux représentants des multinationales, de se présenter comme seuls, ou principaux, "utilisateurs du système", et donc comme seuls habilités à prendre des décisions en la matière.

De quoi s'agit-il ? D'une protection juridique accordée par un État, ou un groupe d'États, à une invention, qu'il s'agisse d'une nouvelle machine, d'un nouveau matériau, d'une nouvelle molécule ou d'un nouveau procédé.

Cette protection, vis-à-vis des tiers, des concurrents potentiels, présente l'aspect d'une interdiction de faire, de commercialiser … Il s'agit d'un monopole temporaire institué par l'autorité publique pour le bien commun et pour l'avancement de la recherche, visant à "récompenser" l'auteur, ou les auteurs, d'une innovation techniquement réalisable.

On voit donc bien, dès le départ, que l'octroi ("octrooi" est le terme néerlandais pour "brevet") d'un tel privilège doit répondre à certains besoins, et qu'il met en jeu plusieurs intervenants : le ou les auteurs, mais aussi les concurrents potentiels (supposés en rester à "l'état de la technique"), les consommateurs, qui auront à utiliser les objets, machines, procédés ou matériaux en question, et enfin, et peut-être d'abord, les pouvoirs publics, dont le rôle est, là comme ailleurs, de veiller au bien commun.

Il est clair, dans un monde où les techniques sont en évolution rapide, qu'il s'agit là d'une question centrale, dont la maîtrise assure un avantage concurrentiel décisif, et qui fait l'objet d'une stratégie élaborée, notamment de la part des grands intervenants … dont l'inventivité n'est cependant pas toujours à la hauteur des moyens déployés pour s'assurer un monopole sur tel ou tel marché (cas des multinationales pharmaceutiques).

Il est donc étonnant de constater, répandue dans le public et jusqu'aux plus hauts niveaux de l'Administration, une attitude qui consiste à considérer que le brevet est, en soi, un bien, que plus il y en a, mieux cela vaut, et que la priorité devrait être d'en faciliter le dépôt au maximum, quitte à écarter toute formalité, fût-elle linguistique : la simple exigence, lors du dépôt, d'une description dans la langue de l'État qui octroie ledit monopole.

Car la délivrance d'un brevet est une opération de donnant-donnant : l'État accorde une protection ; le déposant fournit une description consultable par tous, chercheurs, concurrents potentiels, étudiants, grand public, et permettant à tout un chacun, pourvu qu'il ait acquis quelques connaissances en la matière, de se faire une idée de l'état de la technique.

Certes, l'abondance des dépôts est un indicateur de la vitalité industrielle d'un pays : il n'est pas étonnant que le Japon dépose davantage que le Bangladesh. Mais cette donnée fournit également une indication de la stratégie adoptée par les firmes de tel ou tel pays. Le chiffre global est donc la résultante de deux phénomènes distincts, et ne saurait se ramener à une relation linéaire.
Il est donc légitime de se poser la question, non seulement de la quantité, mais de la qualité des brevets. Ou bien – et c'est l'attitude actuellement adoptée en Europe, à la suite des États-Unis et du Japon – on suit une politique quantitative, ou bien on cesse de galvauder la notion même de brevet (parfois peu distinct d'un simple certificat d'utilité) pour s'intéresser à la "hauteur inventive" de la nouveauté proposée, c'est-à-dire à sa qualité intrinsèque, en-dehors de toute préoccupation de monopole, ou de visée d' "occuper le terrain" pour nuire à la concurrence.

Depuis l'origine, et de plus en plus, l'Office Européen des Brevets (OEB) de Munich se range à la première attitude (très peu de demandes sont refusées) ; il faut dire que tous les intervenants de la filière ont intérêt à "faire du chiffre" et à multiplier le nombre des brevets, supposé signe de bonne santé … mais sait-on bien alors ce que l'on mesure ?

Ce contexte général doit être gardé en mémoire lorsqu'il s'agit de défendre l'intérêt de la France … notion que la tendance actuelle tend également à diluer, voire à faire disparaître, derrière l'intérêt commun supposé d'une "Europe" aux contours de plus en plus incertains …

Il se trouve que la France est, en la matière, "le plus petit des grands" déposants (elle dépose un peu plus de 8 000 brevets par an, contre 23 000 pour l'Allemagne), et que son intérêt, et celui de l'immense majorité de ses entreprises, n'est peut-être pas exactement celui des multinationales … Son intérêt n'est peut-être pas non plus d'isoler et d'humilier l'Espagne et l'Italie, nations latines qui sont des alliées potentielles dans bien des domaines …

"Jouer dans la cour des grands" ? … A condition d'avoir des chances de gagner...

La fragilité de la position française a plusieurs causes connues :
- La tradition du "secret de fabrique" ;

- L'absence de formation en propriété industrielle de beaucoup d'ingénieurs, situation qui ne peut s'améliorer que lentement, sauf à lancer un important programme de formation continue ;

- L'absence de grands moyens mis au service d'une stratégie de "barrage" ou d' "obstruction" … qui est celle des grandes multinationales ;

- L'absence de mesures d'INCITATION DES SALARIÉS à déposer, qu'il s'agisse de RECONNAISSANCE morale (le brevet devrait porter le double nom du salarié et de l'entreprise), ou d'INTÉRESSEMENT financier au développement de l'invention. Ces mesures pourraient s'accompagner d'une souplesse en matière de statut, de carrière, avec possibilité de détachement auprès d'une université, d'un Centre de recherches … nous touchons là à un domaine connexe, qui est celui des mesures à prendre en faveur de la RECHERCHE.

Ces diverses causes relèvent d'un problème de fond, problème CULTUREL, qui est celui des freins à l'innovation en France (voir pièces jointes).
_________________________
Ce cadre étant posé, nous assistons depuis plusieurs années, dans le prolongement du Protocole de Londres, à une offensive forcenée en faveur d'un "brevet européen unitaire" (BEU), censé aplanir toutes les difficultés subsistant au dépôt de brevets les plus nombreux possibles.

En somme, la devise est la suivante : ein Volk (mais il n'y a pas de peuple européen), ein Reich (mais la fuite en avant fédéraliste est refusée par les peuples), ein Patent (pour verrouiller le système sans que les peuples – ni la grande masse des PME – ne s'en rendent compte). C'est à peu de choses près ce qui avait été assené verbatim en 1997, au Parlement européen à Luxembourg, lors de l'Audition sur le Livre Vert de M. … Mario Monti, destiné à contourner la souveraineté des diverses Nations d'Europe pour imposer une "solution globale" (sic) … et présenté par … M. Goebbels, Ministre de l'Économie du Luxembourg … Ce qui avait débouché sur le Protocole de Londres...

Ce qui n'est pas précisé, c'est que si l'on facilite à ce point le dépôt de brevets, certes, la PME de base fera quelques économies sur sa poignée de brevets … mais elle se trouvera face à une inondation de "brevets" déposés par des mastodontes … ou des "Patent trolls", en quelques clics, et qui auront surtout pour effet de la paralyser !

En effet, nous sommes ici dans la logique de la déréglementation – qui donne par ailleurs de si mirifiques résultats – et les brevets, patrimoine immatériel, peuvent naturellement s'échanger, faire l'objet de spéculations, y compris de la part de personnes entièrement étrangères à toute démarche d'innovation industrielle (surtout si l'on supprime les garde-fous figurant dans le droit français, et qu'il faudrait sacrifier sur l'autel de l' "harmonisation européenne" )...

D'ailleurs, pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Si l'on suit la logique du "brevet unitaire européen", on remarquera que le brevet américain est nettement moins cher (2 000 euros – mais ensuite la chicane juridique est, aux États-Unis, une "industrie" redoutablement coûteuse et fastidieuse …) que le brevet européen (36 000 euros, nous dit-on, pour une protection dans 27 États membres – mais un dépôt dans 4 ou 5 États suffit à verrouiller le marché, et par ailleurs ces dépenses ne sont encourues qu'à un moment où l'invention est sur les rails d'une application rentable) … ou que le brevet chinois (600 euros ! ).

Si l'on raisonne ainsi (et l'on sent l'impatience des multinationales, et leur démangeaison de clics d'ordinateur en série, pour en finir avec la concurrence – où est donc, chers européistes, la "concurrence pure et parfaite" ? …), il faut donner les brevets ! Foin de mesquineries ! Qu'on en finisse avec les États, empêcheurs de déposer en rond !

On remarquera que dans cette optique, qui est celle de la fantastique campagne orchestrée pour faire aboutir un "brevet européen unifié", on est très loin de la définition même du brevet, telle que rappelée au début de la présente note … Et qu'on est très loin de la notion d'équilibre, qui doit présider à toute gestion responsable de la question...

Rappelons que des mécanismes et institutions, type ANVAR, existent pour aider les PME dans la démarche d'un dépôt de brevet. Rappelons également que les frais de traduction, fantastiquement gonflés, et brandis en toute occasion pour émouvoir dans les chaumières, sont en réalité très modestes, ne sont encourus qu'une seule fois, à la fin de la procédure d'origine, qu'ils ne doivent concerner que 4 ou 5 langues pour verrouiller le marché à l'échelle du continent européen … et qu'après tout, les déposants qui les engagent y trouvent leur compte …

Rappelons également – ce qui n'est jamais dit dans les discussions sur les brevets – que les multinationales pharmaceutiques, en particulier, qui se plaignent à tous vents de l'horrible charge des traductions (lesquelles sont, ne l'oublions pas, la contrepartie – donnant-donnant – de la délivrance du brevet) … dépensent davantage en publicité qu'en recherche ! …

Au demeurant, les organismes tels que l'Office Européen des Brevets (OEB) de Munich font constamment miroiter la "traduction automatique", dont la fiabilité reste à démontrer … Il n'est pas étonnant, dans cette optique, que les traductions soient présentées comme une "source d'insécurité juridique" (sic ! ) complexe et coûteuse … La réalité est que ce travail exige une lecture intelligente, et que, confié à un spécialiste, il est une source essentielle de sécurité juridique dans les pays désignés pour une protection – et beaucoup moins coûteux que des procès en cascade à la mode américaine !

L'un des principaux obstacles sur lesquels bute un accord sur le BEU est donc celui du régime linguistique des brevets. Actuellement, les pays signataires du Protocole de Londres – dont la France ! - se contentent d'une rédaction dans l'une des 3 langues officielles de l'OEB de Munich, soit l'anglais OU l'allemand OU le français … et il n'est pas difficile de traduire cette disposition :
L'emploi de l'anglais dispense du recours a toute autre langue !

Disposition que, naturellement, les grandes sociétés multinationales souhaitent étendre à tout le continent européen. Cependant, l'Italie et l'Espagne, non signataires, défendent constamment leur langue, depuis l'origine – elles se contenteraient de l'anglais, langue unique, et ne voient pas de justification au "privilège" accordé à l'allemand et au français ! Voilà, sur le plan de la solidarité latine, le résultat de la "diplomatie" française en matière de brevets – diplomatie confiée exclusivement, non pas au Ministère des Affaires Étrangères, mais au Ministère de l'Industrie … lequel, depuis belle lurette, ne voit que par les yeux des grandes sociétés (de moins en moins françaises) … tout en brandissant, hors de tout propos, l'alibi des PME...

Rappelons également que cette capitulation linguistique, éliminant les traducteurs spécialisés, et affaiblissant la position relative des Conseils en Propriété Industrielle français, et celle du droit français, a naturellement des conséquences juridiques (domination du droit anglo-saxon) et pratiques, en termes d'emplois (favorisant le recrutement d'ingénieurs-conseil de langue anglaise ) …

Reste que, jusqu'à présent, l'Italie et l'Espagne défendent leur langue (et ont déposé, contre le projet de BUE tel qu'il était présenté, un recours devant la Cour de Justice de l'Union Européenne) … mais qu'il n'est pas interdit de penser que les machiavels au petit pied du BUE comptent, in fine, sur des pressions exercées sur ces pays (par exemple à l'occasion de la crise de l'euro) …
… en s'abritant derrière le noble drapeau des "coopérations renforcées" (lesquelles se fondent sur le Traité de Lisbonne, adopté contre la volonté des peuples )...
... de la même manière que fut contourné, de manière éhontée, l'obstacle d'inconstitutionnalité du Protocole de Londres en France, où la Constitution, en son article 2, dispose que "La langue de la République est le français" … ce qui semblait exclure de conférer la moindre force juridique à un texte rédigé en langue étrangère … C'est donc également l'Ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) elle-même qui est remise en question !...

L'ensemble de ces manœuvres, ayant pour objet de confier la gestion exclusive de la question des brevets à un petit groupe d'initiés …
… dont la gestion devrait cependant susciter réflexion : la proportion de brevets extra-européens (lisez américains, japonais, coréens, chinois) déposés à l'OEB de Munich n'a cessé d'augmenter (60 % aujourd'hui) … L'OEB joue donc un rôle d'office de colonisation du continent...
… a fini par émouvoir le Parlement Européen, qui, se sentant exclu de la procédure, objecte que la suppression des articles 6 à 8 du règlement instaurant un BUE aboutirait à confier un pouvoir de décision sans recours à une juridiction spécialisée, à retirer indûment toute compétence à la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE) … et serait contraire aux Traités européens (même si le système de l'OEB de Munich n'y est pas formellement intégré, et repose sur la Convention de Munich du 5 octobre 1973 ) …

Et l'on ne peut que constater que le projet de BUE repose sur 3 volets : 1) un volet législatif, qui relève de ce que, dans le jargon européen, on appelle la "co-décision" ; 2) le régime des traductions ; et 3) La Juridiction unifiée, nouvellement instituée …

… les points 2) et 3) n'exigeant qu'un "avis" du Parlement Européen ! …
… les Parlements nationaux ayant, eux, disparu depuis longtemps dans la trappe...

Vous avez dit "déficit démocratique" ? …
D'où le blocage actuel …
Lequel, entre parenthèses, montre bien, au bout de tant d'années, l'inanité des présupposés d'intérêts communs privilégiés, à la base de la "construction" (sic) de l' "Union Européenne" (re-sic)...
… Blocage qui met en fureur les partisans du BUE : l'OCDE recommande de réduire les coûts ! M. Michel Barnier (dont on donne en Annexe un exemple de l'éloquence sur le sujet) s'inquiète de la compétitivité de l'Europe … L'Agence pour la Création d'Entreprises (APCE), qui ne semble pas avoir bien saisi l'enjeu, fait chorus...

Là-dessus se greffe encore la polémique surréaliste sur le siège de ladite juridiction spécialisée pour le BUE, et l'on nous présente comme une victoire le choix de Paris !
Entendons-nous bien : à supposer que le BUE soit une bonne chose, et qu'il ne faille pas, à cette occasion, remettre à plat le système des brevets, une implantation dans la capitale représenterait un avantage pour la France … Sauf qu'en réalité, cette "victoire" est tellement mutilée qu'elle est réduite à peu de choses : Tout d'abord, si le siège serait bien concédé à Paris, l'Administration, elle, serait en Allemagne … Ensuite, la Division centrale parisienne n'aurait à connaître que des brevets de textile et d'électricité, la mécanique étant également en Allemagne, et la chimie-pharmacie, de même que les biens de première nécessité, étant attribuée au Royaume-Uni ! … De qui se moque-t-on ?
___________________________
Le Brevet Unitaire Européen (BUE) nous est donc présenté comme un outil au service de l'innovation …
… mais là où l'innovation vibrionne et pétille à vue d'œil, dans le domaine des LOGICIELS INFORMATIQUES, la notion même de brevet suscite un rejet viscéral et radical de la part des créateurs eux-mêmes !

Ainsi, la FSFE ("Free Software Foundation"), tout comme l'APRIL ("Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre") ou la QUADRATURE DU NET sont vent debout contre le BUE !

Et l'avis unanime des informaticiens concernés est que
Le brevet unitaire menace l'innovation en Europe !
Ils font valoir que, sur notre continent, les logiciels ne sont (heureusement pas encore) brevetables, que le brevet est un outil lourd, lent, inadapté, et ne fait que brimer la créativité !
Ils dénoncent la "culture du secret des initiés de l'OEB" ("The EPO's secretive insider culture")...
Et de fait, depuis longtemps déjà, des voix se sont élevées, en Angleterre et aux États-Unis même, pour dénoncer cette folle course aux brevets, rappelant le "publish or perish" en matière de recherche, mais posant, au total, plus d'obstacles que d'aides à l'évolution des connaissances et à l'apparition de nouveaux biens et services … et de nouvelles entreprises. Dans un domaine en évolution très rapide, le brevet ne se situe pas dans la même temporalité, et n'apparaît que comme un étouffoir.
On conclura donc que le Brevet Européen Unitaire ne semble pas pouvoir pallier les faiblesses de notre pays (voir en revanche sur ce point le remarquable article de Benjamin Pelletier, "L'innovation en France et ses freins culturels", donné en Annexe ci-dessous, en 2 parties), ni, d'une manière générale, servir les intérêts de la France, non plus que ceux des pays du sud de l'Europe, ni ceux de pays tels que la Pologne, qui perçoivent bien son caractère de préservation d'avantages (plus ou moins bien) acquis, et de figeage d'un certain rapport de forces au service d'acteurs … extra-européens.
D.G.
Paris, le 18 septembre 2012.

Note : l'actuel Président de l'OEB de Munich, M. Benoît Battistelli, est l'homme qui, de sa propre initiative, signa le Protocole de Londres contre les instructions expresses du gouvernement français de l'époque, dirigé par M. Jospin.

On rappellera également, sans autre commentaire, le mot d'un diplomate anglais, M. Christopher Soames, selon qui il faut toujours nommer des Français à la tête des institutions internationales, car on est sûr qu'ils ne défendront pas les intérêts de leur pays...

Lire les annexes
 

Date de création : 20/09/2012 - 21:22
Dernière modification : 20/09/2012 - 21:53
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