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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

 ↑  

Lettres de protestation

Bienvenue chez Avenir de la Langue Française (ALF)

Vient le temps de la Résistance francophoneArret.gif

Résistance à ce qu’il faut bien appeler hégémonie, voire Occupation impériale. La montée en puissance politique et économique des États-Unis et du monde anglophone, a porté l’anglo-américain à la prépondérance "occidentale", accompagnée d’une volonté hégémonique. L’article de ce bulletin : "Genèse et effets de l’emprise anglo-américaine" en donne la mesure et les effets. Résistance très possible, "mûre", surtout au Québec et en France.  [lire la suite]

Les 50 dernières nouvelles

nouvelles2018/my_french_bank.jpgLa Banque Postale Carpette anglaise 2019 - le 08/12/2019 - 11:30 par MAR

La Banque Postale
carpette anglaise 2019

Ursula von der Leyen, carpette anglaise à titre étranger

L’académie de la Carpette anglaise a désigné La Banque Postale carpette anglaise 2019 pour avoir dénommé "Ma French Bank" sa banque en ligne. Avec, pour circonstance aggravante, une campagne publicitaire en un grotesque franglais : "When elle rêve d'eaux turquoises, but ton compte is in le rouge », ou encore "When tu check la liste de everybody qui te doit de la money" (sic !) | lire le communiqué ci-dessous ]

Ursula von der Leyen, nouvelle présidente de la Commission européenne, a été désignée carpette anglaise 2019 à titre étranger pour avoir tenté de mettre en place une procédure décisionnelle uniquement en anglais, à compter du 1er décembre 2019. Un paradoxe, au moment où le Royaume-Uni s'apprête à quitter l'Union européenne.

Liste des "lauréats" depuis 1999

_______________________________________________________


Prix de la Carpette anglaise 2019 - Communiqué

Réuni chez Lipp, le 4 décembre 2019, sous la présidence de Philippe de Saint Robert, le jury de la Carpette anglaise* a décerné son prix au premier tour de scrutin, par 8 voix sur 10, à la Banque postale pour son offre de banque mobile dénommée "Ma French Bank", accompagnée d’une campagne publicitaire de sabotage linguistique. Deux voix ont été attribuées au député Joël Giraud (LREM) pour avoir prétendu à l’Assemblée nationale que l’expression qu’il avait employée "name and shame" n’avait pas d’équivalent français – or l’équivalent "mise au pilori" existe.

Le jury a par ailleurs décerné le prix spécial de la Carpette anglaise à titre étranger à Ursula von der Leyen pour tenter d’imposer la seule langue anglaise dans les textes officiels émanant de la Commission européenne.

La Carpette anglaise est le prix d’indignité civique et culturelle qui est décerné chaque année depuis 1999 à un membre des élites françaises, personnalité physique ou morale, pour son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France.

Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale pour sa contribution servile à la propagation de l’anglo-américain.

* Liste des membres du jury présents : Philippe de Saint Robert (écrivain, président du Prix), Marc Favre d’Échallens (secrétaire général), Eugénie Bastié (journaliste), Paul-Marie Coûteaux (député honoraire), Yves Frémion (écrivain), Geoffroy Lejeune (journaliste), Guillemette Mouren (Défense de la langue française), Marie-Josée de Saint Robert (linguiste), Marie Treps (linguiste), Marie-Christine Vacavant (Cercle littéraire des écrivains cheminots).

---------------------------------------------------

Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise.
Courriel : parlerfranc@aol.com
Académie de la Carpette anglaise, Le Droit de comprendre, 222 avenue de Versailles - 75016 Paris

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La Banque Postale
carpette anglaise 2019

Ursula von der Leyen, carpette anglaise à titre étranger

L’académie de la Carpette anglaise a désigné La Banque Postale carpette anglaise 2019 pour avoir dénommé "Ma French Bank" sa banque en ligne. Avec, pour circonstance aggravante, une campagne publicitaire en un grotesque franglais : "When elle rêve d'eaux turquoises, but ton compte is in le rouge », ou encore "When tu check la liste de everybody qui te doit de la money" (sic !) | lire le communiqué ci-dessous ]

Ursula von der Leyen, nouvelle présidente de la Commission européenne, a été désignée carpette anglaise 2019 à titre étranger pour avoir tenté de mettre en place une procédure décisionnelle uniquement en anglais, à compter du 1er décembre 2019. Un paradoxe, au moment où le Royaume-Uni s'apprête à quitter l'Union européenne.

Liste des "lauréats" depuis 1999

_______________________________________________________


Prix de la Carpette anglaise 2019 - Communiqué

Réuni chez Lipp, le 4 décembre 2019, sous la présidence de Philippe de Saint Robert, le jury de la Carpette anglaise* a décerné son prix au premier tour de scrutin, par 8 voix sur 10, à la Banque postale pour son offre de banque mobile dénommée "Ma French Bank", accompagnée d’une campagne publicitaire de sabotage linguistique. Deux voix ont été attribuées au député Joël Giraud (LREM) pour avoir prétendu à l’Assemblée nationale que l’expression qu’il avait employée "name and shame" n’avait pas d’équivalent français – or l’équivalent "mise au pilori" existe.

Le jury a par ailleurs décerné le prix spécial de la Carpette anglaise à titre étranger à Ursula von der Leyen pour tenter d’imposer la seule langue anglaise dans les textes officiels émanant de la Commission européenne.

La Carpette anglaise est le prix d’indignité civique et culturelle qui est décerné chaque année depuis 1999 à un membre des élites françaises, personnalité physique ou morale, pour son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France.

Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale pour sa contribution servile à la propagation de l’anglo-américain.

* Liste des membres du jury présents : Philippe de Saint Robert (écrivain, président du Prix), Marc Favre d’Échallens (secrétaire général), Eugénie Bastié (journaliste), Paul-Marie Coûteaux (député honoraire), Yves Frémion (écrivain), Geoffroy Lejeune (journaliste), Guillemette Mouren (Défense de la langue française), Marie-Josée de Saint Robert (linguiste), Marie Treps (linguiste), Marie-Christine Vacavant (Cercle littéraire des écrivains cheminots).

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Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise.
Courriel : parlerfranc@aol.com
Académie de la Carpette anglaise, Le Droit de comprendre, 222 avenue de Versailles - 75016 Paris

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Langue française : Nouvelles de décembre 2019 (2)

L'Actualité À tous les déclinistes de la langue française (6/12) (lien)
Académie française Le point-virgule (5/12) (lien)
Slate Le faux combat de l'écriture inclusive (5/12) (lien)
France Inter Des quotas de chanson française pour les plateformes de streaming ? (3/12) (lien)
L'Express Michel Feltin-Palas Parlez-vous les français ? (3/12) (lien)
Figaro Baiser en godinette, sucer la pomme... Manières d’embrasser célébrées en français (lien)

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Langue française : Nouvelles de décembre 2019 (2)

L'Actualité À tous les déclinistes de la langue française (6/12) (lien)
Académie française Le point-virgule (5/12) (lien)
Slate Le faux combat de l'écriture inclusive (5/12) (lien)
France Inter Des quotas de chanson française pour les plateformes de streaming ? (3/12) (lien)
L'Express Michel Feltin-Palas Parlez-vous les français ? (3/12) (lien)
Figaro Baiser en godinette, sucer la pomme... Manières d’embrasser célébrées en français (lien)

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Langue française : Nouvelles de décembre 2019

Le Figaro Frédéric Vitoux La France doit résister à l’invasion du franglais (1/12) (lien)
Vogue Francophonie : le maire de Marennes récompensé pour son engagement (3/12) (lien)
Néon "Ta langue en dit long" : la web série qui explore l’origine des mots (lien)
Sud-Ouest Editorial : un vendredi vraiment noir (lien)
Néon Les 12 exceptions les plus tordues de la langue française " (lien)
Le Figaro Ces étonnantes expressions béninoises à adopter (lien)

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Langue française : Nouvelles de décembre 2019

Le Figaro Frédéric Vitoux La France doit résister à l’invasion du franglais (1/12) (lien)
Vogue Francophonie : le maire de Marennes récompensé pour son engagement (3/12) (lien)
Néon "Ta langue en dit long" : la web série qui explore l’origine des mots (lien)
Sud-Ouest Editorial : un vendredi vraiment noir (lien)
Néon Les 12 exceptions les plus tordues de la langue française " (lien)
Le Figaro Ces étonnantes expressions béninoises à adopter (lien)

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Mobilisons-nous pour le "vendredi fou"
le 29 novembre prochain !

Le collectif LANGUE FRANÇAISE réunit des personnes et des groupements inquiets de la déliquescence de la langue française. Pour l'instant, les représentants de ce collectif viennent de Belgique, du Canada, de France, du Maghreb et de Suisse. (voir le site de l'AFrAv)

Sa première action a consisté, le 18 juin 2019, à adresser au Président de la République française un manifeste (lire ici) qui a été publié par le journal Le Parisien, signé par 100 intellectuels et artistes de 25 pays.

De plus, le manifeste a fait l'objet de citations par une vingtaine de grands médias du monde francophone… et par la BBC anglaise.

En ce mois de novembre, le collectif parraine l'opération « Vendredi Fou », détaillée ci-après.

Louis Maisonneuve, pour le Collectif

Courriel de contact : langue-francaise2018@laposte.net

Opération “ Vendredi Fou ” du 29 novembre 2019 !

Le collectif LANGUE FRANÇAISE (Belgique, Canada, France, Suisse), et les associations partenaires occasionnelles,  constatent l'impact puissamment néfaste de la langue anglo-américaine.

Elle n'étoffe plus le français, mais l'étouffe jusqu'à se substituer à lui comme langue d'usage en terres francophones. Elle dilue nos identités et les valeurs qui s'y rattachent. Pour reprendre le mot de Jean-Marie Rouart, la langue française conjugue esthétisme avec éthique.

Le 29 novembre aura lieu, partout dans le monde, l'opération commerciale "Black friday", grande braderie américaine des cultures, notamment francophones. Nous lançons un appel au rejet de cette dénomination, et plus généralement au refus d'acheter aux entreprises collaboratrices.

Voici comment vous associer à cette démarche :

Je partage ce message via les réseaux sociaux et mes contacts @  :

« Le 29 novembre 2019 aura lieu l'opération commerciale étatsunienne dénommée "Black Friday", alors, en tant que francophone, je refuse de voir brader la langue française et ses valeurs à l'empire anglo-américain. » 

En cela, je soutiVendredi Fou et non au Black Fridayens le conseil donné par le collectif LANGUE FRANÇAISE à toutes les entreprises de la Francophonie d'utiliser l’expression « Vendredi fou » plutôt que l’expression anglo-américaine « Black Friday » comme le recommande le Grand dictionnaire terminologique du Québec (GDTQ) qui définit ainsi cette journée :

« Journée du vendredi qui suit le quatrième jeudi de novembre, date de l'Action de grâce aux États-Unis, au cours de laquelle les commerçants offrent des rabais importants pour marquer le coup d'envoi des achats de Noël ».

Et je suis l'avis du Collectif qui invite les consommateurs et consommatrices à oublier les commerces qui multiplient l’utilisation du terme "Black Friday", ou mieux encore, je refuse de participer au "Black Friday", grande braderie américaine des cultures.

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Mobilisons-nous pour le "vendredi fou"
le 29 novembre prochain !

Le collectif LANGUE FRANÇAISE réunit des personnes et des groupements inquiets de la déliquescence de la langue française. Pour l'instant, les représentants de ce collectif viennent de Belgique, du Canada, de France, du Maghreb et de Suisse. (voir le site de l'AFrAv)

Sa première action a consisté, le 18 juin 2019, à adresser au Président de la République française un manifeste (lire ici) qui a été publié par le journal Le Parisien, signé par 100 intellectuels et artistes de 25 pays.

De plus, le manifeste a fait l'objet de citations par une vingtaine de grands médias du monde francophone… et par la BBC anglaise.

En ce mois de novembre, le collectif parraine l'opération « Vendredi Fou », détaillée ci-après.

Louis Maisonneuve, pour le Collectif

Courriel de contact : langue-francaise2018@laposte.net

Opération “ Vendredi Fou ” du 29 novembre 2019 !

Le collectif LANGUE FRANÇAISE (Belgique, Canada, France, Suisse), et les associations partenaires occasionnelles,  constatent l'impact puissamment néfaste de la langue anglo-américaine.

Elle n'étoffe plus le français, mais l'étouffe jusqu'à se substituer à lui comme langue d'usage en terres francophones. Elle dilue nos identités et les valeurs qui s'y rattachent. Pour reprendre le mot de Jean-Marie Rouart, la langue française conjugue esthétisme avec éthique.

Le 29 novembre aura lieu, partout dans le monde, l'opération commerciale "Black friday", grande braderie américaine des cultures, notamment francophones. Nous lançons un appel au rejet de cette dénomination, et plus généralement au refus d'acheter aux entreprises collaboratrices.

Voici comment vous associer à cette démarche :

Je partage ce message via les réseaux sociaux et mes contacts @  :

« Le 29 novembre 2019 aura lieu l'opération commerciale étatsunienne dénommée "Black Friday", alors, en tant que francophone, je refuse de voir brader la langue française et ses valeurs à l'empire anglo-américain. » 

En cela, je soutiVendredi Fou et non au Black Fridayens le conseil donné par le collectif LANGUE FRANÇAISE à toutes les entreprises de la Francophonie d'utiliser l’expression « Vendredi fou » plutôt que l’expression anglo-américaine « Black Friday » comme le recommande le Grand dictionnaire terminologique du Québec (GDTQ) qui définit ainsi cette journée :

« Journée du vendredi qui suit le quatrième jeudi de novembre, date de l'Action de grâce aux États-Unis, au cours de laquelle les commerçants offrent des rabais importants pour marquer le coup d'envoi des achats de Noël ».

Et je suis l'avis du Collectif qui invite les consommateurs et consommatrices à oublier les commerces qui multiplient l’utilisation du terme "Black Friday", ou mieux encore, je refuse de participer au "Black Friday", grande braderie américaine des cultures.

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (7)

Le Monde Fr. Pennel & A. Vallini Le monopole de l’anglais contredit le projet européen (lien)
Public Sénat André Vallini Brexit : une chance pour la langue française ? (25/11) (lien)
Le Figaro L’Académie française "gravement préoccupée" par le franglais (22/11) (lien)
Ministère de la Culture Quelle place pour le français dans le discours scientifique ? (lien)
L'Express Les villes tricolores conquises par l'anglais (lien)
Le Figaro Ne dites plus "Black Friday" mais...  (lien)

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (7)

Le Monde Fr. Pennel & A. Vallini Le monopole de l’anglais contredit le projet européen (lien)
Public Sénat André Vallini Brexit : une chance pour la langue française ? (25/11) (lien)
Le Figaro L’Académie française "gravement préoccupée" par le franglais (22/11) (lien)
Ministère de la Culture Quelle place pour le français dans le discours scientifique ? (lien)
L'Express Les villes tricolores conquises par l'anglais (lien)
Le Figaro Ne dites plus "Black Friday" mais...  (lien)

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L’Académie française "gravement préoccupée" par le franglais

Les sages ont demandé aux pouvoirs publics de mieux respecter la loi Toubon sur la défense du français.

_________________________________________________________________________________

 Communiqué de l’Académie française

Le 21 novembre 2019

Déclaration de l’Académie française

L’Académie française n’a jamais été hostile à l’introduction et à l’usage de termes étrangers.

Mais aujourd’hui elle se montre gravement préoccupée par le développement du franglais. Les violations répétées de la loi Toubon, qui a posé les règles de l’emploi du français dans la sphère publique, dénaturent notre langue, autant par l’invasion des termes anglo-saxons que par la détérioration qu’ils entraînent de sa syntaxe.

Fidèle à la mission qui lui a été confiée de veiller sur la langue française et de la défendre, l’Académie alerte solennellement les pouvoirs publics et les invite en premier lieu à respecter eux-mêmes la loi.

Si ceux-ci ne réagissent pas vigoureusement, si l’opinion ne prend pas la mesure du danger qui le menace, le français cessera d’être la langue vivante et populaire que nous aimons.

sur le site de l'Académie

_________________________________________________________________________________

Le Devoir L’Académie française s’inquiète de l’émergence du franglais
Le Figaro L’Académie française se dit "gravement préoccupée" par le développement du "franglais"
France Info L'Académie française s'émeut du développement du "franglais"

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L’Académie française "gravement préoccupée" par le franglais

Les sages ont demandé aux pouvoirs publics de mieux respecter la loi Toubon sur la défense du français.

_________________________________________________________________________________

 Communiqué de l’Académie française

Le 21 novembre 2019

Déclaration de l’Académie française

L’Académie française n’a jamais été hostile à l’introduction et à l’usage de termes étrangers.

Mais aujourd’hui elle se montre gravement préoccupée par le développement du franglais. Les violations répétées de la loi Toubon, qui a posé les règles de l’emploi du français dans la sphère publique, dénaturent notre langue, autant par l’invasion des termes anglo-saxons que par la détérioration qu’ils entraînent de sa syntaxe.

Fidèle à la mission qui lui a été confiée de veiller sur la langue française et de la défendre, l’Académie alerte solennellement les pouvoirs publics et les invite en premier lieu à respecter eux-mêmes la loi.

Si ceux-ci ne réagissent pas vigoureusement, si l’opinion ne prend pas la mesure du danger qui le menace, le français cessera d’être la langue vivante et populaire que nous aimons.

sur le site de l'Académie

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Le Devoir L’Académie française s’inquiète de l’émergence du franglais
Le Figaro L’Académie française se dit "gravement préoccupée" par le développement du "franglais"
France Info L'Académie française s'émeut du développement du "franglais"

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (6)

L'Express Michel Feltin-Palas Guerre des langues : le français trahi par les siens (19/11) (lien)
France Culture CamemBERT : un savoureux modèle de langue française (19/11) (lien)
Développez Commission d'enrichissement de la langue française : ne dites plus "hackathon" mais "marathon de programmation" (18/11) (lien)
Le Figaro 10 expressions québécoises, belges, suisses... que nous ferions bien d’emprunter (20/11) (lien)
 

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (6)

L'Express Michel Feltin-Palas Guerre des langues : le français trahi par les siens (19/11) (lien)
France Culture CamemBERT : un savoureux modèle de langue française (19/11) (lien)
Développez Commission d'enrichissement de la langue française : ne dites plus "hackathon" mais "marathon de programmation" (18/11) (lien)
Le Figaro 10 expressions québécoises, belges, suisses... que nous ferions bien d’emprunter (20/11) (lien)
 

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (5)

Marianne "Ma French Bank", "Orange Truck", "Izi by EDF"... le marketing globish ringard des marques et même de l'État (15/11) (lien)
Les Echos Le franglais en entreprise traduit-il un vide de la pensée ? (12/11) (lien)
RTL Ciné, prof, fac, bourge : parlez-vous tronqué ? (lien)
Journal de Montréal Les assassins de notre langue (lien)
Le Figaro 5 grossièretés à employer tout en paraissant élégant (lien)

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (5)

Marianne "Ma French Bank", "Orange Truck", "Izi by EDF"... le marketing globish ringard des marques et même de l'État (15/11) (lien)
Les Echos Le franglais en entreprise traduit-il un vide de la pensée ? (12/11) (lien)
RTL Ciné, prof, fac, bourge : parlez-vous tronqué ? (lien)
Journal de Montréal Les assassins de notre langue (lien)
Le Figaro 5 grossièretés à employer tout en paraissant élégant (lien)

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (4)

Albert Salon Genèse et force en France de l’emprise anglo-américaine (lien)
Pétition pour la reconnaissance du principe de diversité linguistique et culturelle dans les recherches concernant les langues (lien)
Le Figaro 5 fautes de français à ne plus faire (lien)
L'Express Michel Feltin-Palas "Oui", un petit mot moins simple qu'il n'en a l'air.  (lien)

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (4)

Albert Salon Genèse et force en France de l’emprise anglo-américaine (lien)
Pétition pour la reconnaissance du principe de diversité linguistique et culturelle dans les recherches concernant les langues (lien)
Le Figaro 5 fautes de français à ne plus faire (lien)
L'Express Michel Feltin-Palas "Oui", un petit mot moins simple qu'il n'en a l'air.  (lien)

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (3)

Le Parisien Charente-Maritime : un maire part en croisade contre les anglicismes (10/11) (lien)
France 3 Marennes : le maire, opposé aux anglicismes, refuse un “Orange truck” (7/11) (lien)
Le Parisien Spotify, Deezer... bientôt soumis à des quotas d’artistes francophones ? (8/11) (lien)
Le Figaro 10 mots français que les anglophones emploient pour "faire chic" (10/11) (lien)
Question parlementaire d'E. Maurel (GUE) sur le respect des langues officielles de l'UE (lien)
et Réponse donnée par Jean-Claude Juncker au nom de la Commission européenne (lien)

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (3)

Le Parisien Charente-Maritime : un maire part en croisade contre les anglicismes (10/11) (lien)
France 3 Marennes : le maire, opposé aux anglicismes, refuse un “Orange truck” (7/11) (lien)
Le Parisien Spotify, Deezer... bientôt soumis à des quotas d’artistes francophones ? (8/11) (lien)
Le Figaro 10 mots français que les anglophones emploient pour "faire chic" (10/11) (lien)
Question parlementaire d'E. Maurel (GUE) sur le respect des langues officielles de l'UE (lien)
et Réponse donnée par Jean-Claude Juncker au nom de la Commission européenne (lien)

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Non au "Black Friday" - le 11/11/2019 - 11:55 par MAR

Non au "Black Friday"

Nos associations françaises vont mener des actions collectives contre ce "Black Friday" en France. La recommandation que l’ASULF, association québécoise amie, adresse à ses membres, vaut pour tous les membres de nos associations et pour les lecteurs de notre site : mobilisation ! Rappelez-vous le général de Gaulle : "le snobisme anglo-saxon de la bourgeoisie française est quelque chose de terrifiant. [...] Il y a chez nous toute une bande de lascars qui ont la vocation de la servilité. Ils sont faits pour faire des courbettes aux autres.". Quels qu'ils soient, où qu'ils soient, les responsables de ce processus d'éradication du français doivent être combattus avec la plus grande énergie ! Albert Salon
 

Opération "vendredi fou" du 29 novembre 2019


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Le 29 novembre 2019, jour de l'opération commerciale états-unienne dénommée "Black Friday", je refuse de voir brader ma langue française et ses valeurs à l'empire anglo-américain.

Je soutiens le conseil donné par le collectif LANGUE FRANÇAISE à toutes les entreprises de la Francophonie d'utiliser l’expression "Vendredi fou" plutôt que l’expression anglo-américaine "Black Friday" comme le recommande le Grand dictionnaire terminologique du Québec (GDTQ) qui définit ainsi cette journée : "Journée du vendredi qui suit le quatrième jeudi de novembre, date de l'Action de grâce aux États-Unis, au cours de laquelle les commerçants offrent des rabais importants pour marquer le coup d'envoi des achats de Noël".

Je suis l'avis du collectif qui invite les consommateurs et consommatrices à oublier les commerces qui multiplient l’utilisation de "Black Friday", ou mieux encore à refuser de participer au "Black Friday", grande braderie américaine des cultures.

https://ma-patrie-est-la-langue-francaise.blogspot.com/

non-black-friday.jpg

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Non au "Black Friday"

Nos associations françaises vont mener des actions collectives contre ce "Black Friday" en France. La recommandation que l’ASULF, association québécoise amie, adresse à ses membres, vaut pour tous les membres de nos associations et pour les lecteurs de notre site : mobilisation ! Rappelez-vous le général de Gaulle : "le snobisme anglo-saxon de la bourgeoisie française est quelque chose de terrifiant. [...] Il y a chez nous toute une bande de lascars qui ont la vocation de la servilité. Ils sont faits pour faire des courbettes aux autres.". Quels qu'ils soient, où qu'ils soient, les responsables de ce processus d'éradication du français doivent être combattus avec la plus grande énergie ! Albert Salon
 

Opération "vendredi fou" du 29 novembre 2019


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Le 29 novembre 2019, jour de l'opération commerciale états-unienne dénommée "Black Friday", je refuse de voir brader ma langue française et ses valeurs à l'empire anglo-américain.

Je soutiens le conseil donné par le collectif LANGUE FRANÇAISE à toutes les entreprises de la Francophonie d'utiliser l’expression "Vendredi fou" plutôt que l’expression anglo-américaine "Black Friday" comme le recommande le Grand dictionnaire terminologique du Québec (GDTQ) qui définit ainsi cette journée : "Journée du vendredi qui suit le quatrième jeudi de novembre, date de l'Action de grâce aux États-Unis, au cours de laquelle les commerçants offrent des rabais importants pour marquer le coup d'envoi des achats de Noël".

Je suis l'avis du collectif qui invite les consommateurs et consommatrices à oublier les commerces qui multiplient l’utilisation de "Black Friday", ou mieux encore à refuser de participer au "Black Friday", grande braderie américaine des cultures.

https://ma-patrie-est-la-langue-francaise.blogspot.com/

non-black-friday.jpg

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Charente-Maritime

Exaspéré par les anglicismes, un maire interdit au camion "Orange truck" de s’installer

Le maire de Marennes-Hiers-Brouage, Mickaël Vallet, estime que l’usage de l’anglicisme par l’ex-opérateur historique des télécoms est un "manque de respect envers les habitants et la loi".

Lundi 4 novembre, le maire (PS) de Marennes-Hiers-Brouage (Charente-Maritime), Mickaël Vallet, a adressé un courrier au PDG d’Orange, Stéphane Richard, pour lui indiquer qu’il ne délivrerait pas d’arrêté municipal autorisant l’occupation du domaine public à  l’Orange truck.

Ce camion devait stationner dans la cité ostréicole durant quelques jours afin d’effectuer des démarches commerciales auprès des habitants, quelques mois avant l’arrivée du très haut débit acheminé par la fibre. Lire la suite dans Sud-Ouest

Honneur soit donc rendu à Mickaël Vallet ! Enfin une réaction saine d'un maire qui fait respecter la langue française en France. Un rôle qui devrait normalement revenir à tout gouvernement digne de ce nom... Espérons que ce maire fera de nombreux émules MAR

_________________________________________________________________________________

France 3 Marennes : le maire, opposé aux anglicismes, refuse l'installation d'un "Orange truck"
Le Parisien Charente-Maritime : un maire part en croisade contre les anglicismes

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Charente-Maritime

Exaspéré par les anglicismes, un maire interdit au camion "Orange truck" de s’installer

Le maire de Marennes-Hiers-Brouage, Mickaël Vallet, estime que l’usage de l’anglicisme par l’ex-opérateur historique des télécoms est un "manque de respect envers les habitants et la loi".

Lundi 4 novembre, le maire (PS) de Marennes-Hiers-Brouage (Charente-Maritime), Mickaël Vallet, a adressé un courrier au PDG d’Orange, Stéphane Richard, pour lui indiquer qu’il ne délivrerait pas d’arrêté municipal autorisant l’occupation du domaine public à  l’Orange truck.

Ce camion devait stationner dans la cité ostréicole durant quelques jours afin d’effectuer des démarches commerciales auprès des habitants, quelques mois avant l’arrivée du très haut débit acheminé par la fibre. Lire la suite dans Sud-Ouest

Honneur soit donc rendu à Mickaël Vallet ! Enfin une réaction saine d'un maire qui fait respecter la langue française en France. Un rôle qui devrait normalement revenir à tout gouvernement digne de ce nom... Espérons que ce maire fera de nombreux émules MAR

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France 3 Marennes : le maire, opposé aux anglicismes, refuse l'installation d'un "Orange truck"
Le Parisien Charente-Maritime : un maire part en croisade contre les anglicismes

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (2)

Le Dauphiné Philippe Carron, un Suisse en croisade contre le "tout-à-l’anglais" (6/11) (lien)
Le Dauphiné Franglais : il faut voir comme on nous parle  (6/11) (lien)
Le Figaro 5 formules très françaises et élégantes à employer absolument (lien)
DLF Pays de Savoie NON, LA FRENCH BANK CE N’EST PAS MA BANQUE !!!  (lien)
Une banque publique qui se dit "citoyenne" et qui ne respecte même pas la langue de la République. Tract à diffuser largement

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (2)

Le Dauphiné Philippe Carron, un Suisse en croisade contre le "tout-à-l’anglais" (6/11) (lien)
Le Dauphiné Franglais : il faut voir comme on nous parle  (6/11) (lien)
Le Figaro 5 formules très françaises et élégantes à employer absolument (lien)
DLF Pays de Savoie NON, LA FRENCH BANK CE N’EST PAS MA BANQUE !!!  (lien)
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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de novembre 2019 - le 08/11/2019 - 11:56 par MAR

Langue française : Nouvelles de novembre 2019

Le Figaro Jean-Marie Rouart Il faut s’opposer au franglais qui nous envahit !  (5/11) (lien)
Le Figaro Alain Rey La langue française ne s’appauvrit pas, au contraire  (3/11) (lien)
ActuaLitté La Cité de la langue française à Villers-Cotterêt peut avancer (1/11) (lien)
Le Figaro 10 mots orduriers à employer sans paraître grossier (lien)

_____________________________________________________________________

"Lorraine Airport" : il faut s’opposer au franglais qui nous envahit !

La prolifération des anglicismes, due au snobisme des "décideurs" et d’une partie des médias, distend les liens qui unissent nos compatriotes et la langue française, s’alarme l’écrivain Jean-Marie Rouart, (Le Figaro 5/11/2019)


Cela fait longtemps que beaucoup d’écrivains et de défenseurs du français crient dans le désert pour alerter l’opinion et les pouvoirs publics : la langue française est rongée par un cancer. Un cancer insidieux qui distille peu à peu ses métastases dans son corps sous le fallacieux couvert de la modernité. Et ce n’est pas d’hier qu’il a commencé à se propager provoquant déjà l’indignation d’Étiemble, professeur à la Sorbonne, qui dans son pamphlet Parlons-nous franglais ? avait, en 1972, stigmatisé les débuts de cette colonisation linguistique galopante. "Tout le monde est coupable, soulignait-il dans sa déploration, la presse et les Marie-Chantal, la radio et l’armée, le gouvernement et la publicité, la grande politique et les intérêts les plus vils.


"Cioran avait de son côté poussé un cri de détresse qui révélait à quel point les écrivains francophones montrent plus d’attachement à notre langue que les Français eux-mêmes, corrompus par le démon de la mode : "Aujourd’hui que cette langue est en plein déclin, ce qui m’attriste le plus, c’est de constater que les Français n’ont pas l’air d’en souffrir.  Et c’est moi, rebut des Balkans, qui me désole de la voir sombrer.  Eh bien, je coulerai, inconsolable, avec elle !"


La loi Toubon, dont on vient de fêter les vingt-cinq ans, si critiquée, si peu appliquée par les tribunaux qui ont de la loi une conception à géométrie variable, a eu au moins le mérite de manifester qu’un responsable politique avait enfin conscience du danger mortel qui nous menaçait. Les ricanements qu’elle a provoqués montrent à quel point la classe politique, en refusant de veiller à son application, se montre peu soucieuse de ses responsabilités élémentaires vis-à-vis de notre patrimoine linguistique.  On classe les monuments historiques, on préserve les réserves naturelles, on se soucie de l’environnement, et étrangement on accepte ce suicide irréversible qui, à terme, aboutira à faire de la langue française une langue morte : oui, une langue morte, dans ce sens que seuls les lettrés qui l’étudieront, ou qui la parleront entre eux dans des cénacles choisis, pourront apprécier dans les anciens textes sa beauté et ses subtilités, tandis que tout un chacun s’exprimera dans un idiome abâtardi, dégénéré, sorte de globish informe d’où surnageront quelques malheureux mots et expressions d’une langue dont on pouvait s’enorgueillir avec raison.


Écoutons les conversations autour de nous : elles sont infestées de ces mots et de ces tournures barbares aussi nocives et increvables que la prolifération des algues vertes.  Lisons les journaux :dans un magazine français, Women Sports, dix- sept des titres d’articles empruntent à l’anglais, à commencer par "Les tops tweet de la rédaction" jusqu’aux "Top 5 de running en France".


Croit-on que c’est par hasard qu’au XVIIIe siècle toute l’Europe cultivée parlait le français, qui fut pendant des siècles la langue diplomatique par excellence ? D’où vient que paradoxalement le Français cocardier, fier de son appartenance nationale, qui le manifeste si haut dans ses enthousiasmes sportifs, qui applaudit ses équipes gagnantes, accepte sans réagir cette lente dégringolade dans le sous-développement culturel ? N’est-ce donc rien de parler et d’écrire une langue que Racine, Voltaire, Chateaubriand, Hugo, ont portée à sa perfection, que le monde admire et nous envie ? Mais ce discours, qui le tient encore ?


Nous sommes entrés dans l’ère de l’abdication culturelle contre laquelle les Québécois, plus menacés que nous, ont réagi avec force et efficacité.  Que ne les prenons-nous en exemple ! C’est pitié de voir que c’est peut-être eux qui sauveront notre langue en devenant une sorte d’Arche de Noé qui préservera les vocables et les expressions dont nous nous serons laissé déposséder. Écoutez les radios grecques, italiennes ou espagnoles, elles diffusent des chansons grecques, italiennes ou espagnoles, mais écoutez la radio française et vous serez édifiés.  Certes nous avons gagné à la colonisation romaine car les Gaulois en dépit de leur haute civilisation n’avaient pas de langue écrite à lui opposer.
Le sabir qu’on nous concocte, sous l’œil indifférent, voire complice, de nos dirigeants, reçoit le concours actif de nos entreprises d’État : le "Ouigo" de la SNCF, dernier legs culturel de Guillaume Pepy ; Air France qui ne craint pas d’appeler son site "eSky" et qui tient le pompon dans ce domaine avec sa classe "économy", son programme "flying blue", ses "business class", ses "sky team".  Cette novlangue s’enrichit chaque jour d’un nouveau fleuron linguistique.


 C’est au tour des aéroports en sursis de privatisation d’être menacés : après Lyon quia échappé de justesse, grâce à son préfet, à un "Lyon Airport", c’est l’aéroport Metz-Nancy qui vient de s’affubler d’un "Lorraine Airport", une décision du conseil régional dans une frénétique course à l’originalité.  Il lui reste encore à rebaptiser Jeanne d’Arc "Joan of Arc".  La justice saisie a débouté les courageux protestataires de l’association Francophonie Avenir, dirigée par Régis Ravat.  Mais c’est maintenant dans toute la France que cette contagion risque de se répandre.  Et pourquoi cette lente éradication de notre langue ne se poursuivrait-elle pas puisque personne n’y met le holà ?


En croyant se désenclaver de leur provincialisme, les conseils régionaux ne voient-ils pas qu’ils ne font que s’enfermer dans un espace plus étroit : le conformisme, l’esclavage de la mode.  Camus disait "abîmer la langue française, c’est ajouter du malheur au monde".  Un auteur qu’il faudra bientôt, au train où vont les choses, traduire en franglais.  Ces conseils régionaux mériteraient d’obtenir "le prix de la carpette anglaise", prix "d’indignité civique" décerné chaque année par une académie présidée par Philippe de Saint Robert à un membre des élites françaises qui s’est distingué par "son acharnement à promouvoir la domination de l’anglais en France au détriment de notre langue".  Quel dommage qu’il n’existe plus un Molière pour mettre en pièces les Trissotin qui détériorent un patrimoine linguistique qui ne leur appartient pas.  Ces monstres langagiers iront rejoindre la "Loire Valley", et ses autres congénères dégénérés au musée des horreurs de notre langue.


L’abomination, c’est que les malheureux qui ne se résignent pas à voir notre langue atteindre un niveau de corruption inégalé et sans retour sont condamnés à être regardés comme des barbons scrogneugneu allergiques à l’air du temps.  C’est pourtant la beauté qu’on assassine au grand jour. Car ne nous y trompons pas : avec cette langue dont nous perdons la maîtrise, ce sont aussi les idées qu’elle véhiculait qui vont se dissiper et perdre de leur influence.  C’est tout l’apport de ce qu'il faut bien appeler, certes un peu gravement, l’âme française, ce message si original d’esthétique et d’éthique, façonné par les siècles qui est appelé à disparaître.  Que dirait le général de Gaulle de cette déchéance, lui qui proclamait "si j’ai pu sauver la France à une heure grave de son histoire, c’est grâce au tronçon d’un glaive et à la pensée - je dis bien la pensée - française". Cette pensée, dont le Français léger n’a pas toujours conscience, mais que les peuples étrangers eux nous reconnaissent, qu’en subsistera-t-il quand elle sera passée au laminoir du franglais ? Rien.  Nous nous réveillerons un jour avec un goût amer : nous aurons seulement cessé d’exister dans ce qui faisait notre être original, notre vérité, sans même nous en être aperçus.

Jean-Marie Rouart de l’Académie française.

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019

Le Figaro Jean-Marie Rouart Il faut s’opposer au franglais qui nous envahit !  (5/11) (lien)
Le Figaro Alain Rey La langue française ne s’appauvrit pas, au contraire  (3/11) (lien)
ActuaLitté La Cité de la langue française à Villers-Cotterêt peut avancer (1/11) (lien)
Le Figaro 10 mots orduriers à employer sans paraître grossier (lien)

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"Lorraine Airport" : il faut s’opposer au franglais qui nous envahit !

La prolifération des anglicismes, due au snobisme des "décideurs" et d’une partie des médias, distend les liens qui unissent nos compatriotes et la langue française, s’alarme l’écrivain Jean-Marie Rouart, (Le Figaro 5/11/2019)


Cela fait longtemps que beaucoup d’écrivains et de défenseurs du français crient dans le désert pour alerter l’opinion et les pouvoirs publics : la langue française est rongée par un cancer. Un cancer insidieux qui distille peu à peu ses métastases dans son corps sous le fallacieux couvert de la modernité. Et ce n’est pas d’hier qu’il a commencé à se propager provoquant déjà l’indignation d’Étiemble, professeur à la Sorbonne, qui dans son pamphlet Parlons-nous franglais ? avait, en 1972, stigmatisé les débuts de cette colonisation linguistique galopante. "Tout le monde est coupable, soulignait-il dans sa déploration, la presse et les Marie-Chantal, la radio et l’armée, le gouvernement et la publicité, la grande politique et les intérêts les plus vils.


"Cioran avait de son côté poussé un cri de détresse qui révélait à quel point les écrivains francophones montrent plus d’attachement à notre langue que les Français eux-mêmes, corrompus par le démon de la mode : "Aujourd’hui que cette langue est en plein déclin, ce qui m’attriste le plus, c’est de constater que les Français n’ont pas l’air d’en souffrir.  Et c’est moi, rebut des Balkans, qui me désole de la voir sombrer.  Eh bien, je coulerai, inconsolable, avec elle !"


La loi Toubon, dont on vient de fêter les vingt-cinq ans, si critiquée, si peu appliquée par les tribunaux qui ont de la loi une conception à géométrie variable, a eu au moins le mérite de manifester qu’un responsable politique avait enfin conscience du danger mortel qui nous menaçait. Les ricanements qu’elle a provoqués montrent à quel point la classe politique, en refusant de veiller à son application, se montre peu soucieuse de ses responsabilités élémentaires vis-à-vis de notre patrimoine linguistique.  On classe les monuments historiques, on préserve les réserves naturelles, on se soucie de l’environnement, et étrangement on accepte ce suicide irréversible qui, à terme, aboutira à faire de la langue française une langue morte : oui, une langue morte, dans ce sens que seuls les lettrés qui l’étudieront, ou qui la parleront entre eux dans des cénacles choisis, pourront apprécier dans les anciens textes sa beauté et ses subtilités, tandis que tout un chacun s’exprimera dans un idiome abâtardi, dégénéré, sorte de globish informe d’où surnageront quelques malheureux mots et expressions d’une langue dont on pouvait s’enorgueillir avec raison.


Écoutons les conversations autour de nous : elles sont infestées de ces mots et de ces tournures barbares aussi nocives et increvables que la prolifération des algues vertes.  Lisons les journaux :dans un magazine français, Women Sports, dix- sept des titres d’articles empruntent à l’anglais, à commencer par "Les tops tweet de la rédaction" jusqu’aux "Top 5 de running en France".


Croit-on que c’est par hasard qu’au XVIIIe siècle toute l’Europe cultivée parlait le français, qui fut pendant des siècles la langue diplomatique par excellence ? D’où vient que paradoxalement le Français cocardier, fier de son appartenance nationale, qui le manifeste si haut dans ses enthousiasmes sportifs, qui applaudit ses équipes gagnantes, accepte sans réagir cette lente dégringolade dans le sous-développement culturel ? N’est-ce donc rien de parler et d’écrire une langue que Racine, Voltaire, Chateaubriand, Hugo, ont portée à sa perfection, que le monde admire et nous envie ? Mais ce discours, qui le tient encore ?


Nous sommes entrés dans l’ère de l’abdication culturelle contre laquelle les Québécois, plus menacés que nous, ont réagi avec force et efficacité.  Que ne les prenons-nous en exemple ! C’est pitié de voir que c’est peut-être eux qui sauveront notre langue en devenant une sorte d’Arche de Noé qui préservera les vocables et les expressions dont nous nous serons laissé déposséder. Écoutez les radios grecques, italiennes ou espagnoles, elles diffusent des chansons grecques, italiennes ou espagnoles, mais écoutez la radio française et vous serez édifiés.  Certes nous avons gagné à la colonisation romaine car les Gaulois en dépit de leur haute civilisation n’avaient pas de langue écrite à lui opposer.
Le sabir qu’on nous concocte, sous l’œil indifférent, voire complice, de nos dirigeants, reçoit le concours actif de nos entreprises d’État : le "Ouigo" de la SNCF, dernier legs culturel de Guillaume Pepy ; Air France qui ne craint pas d’appeler son site "eSky" et qui tient le pompon dans ce domaine avec sa classe "économy", son programme "flying blue", ses "business class", ses "sky team".  Cette novlangue s’enrichit chaque jour d’un nouveau fleuron linguistique.


 C’est au tour des aéroports en sursis de privatisation d’être menacés : après Lyon quia échappé de justesse, grâce à son préfet, à un "Lyon Airport", c’est l’aéroport Metz-Nancy qui vient de s’affubler d’un "Lorraine Airport", une décision du conseil régional dans une frénétique course à l’originalité.  Il lui reste encore à rebaptiser Jeanne d’Arc "Joan of Arc".  La justice saisie a débouté les courageux protestataires de l’association Francophonie Avenir, dirigée par Régis Ravat.  Mais c’est maintenant dans toute la France que cette contagion risque de se répandre.  Et pourquoi cette lente éradication de notre langue ne se poursuivrait-elle pas puisque personne n’y met le holà ?


En croyant se désenclaver de leur provincialisme, les conseils régionaux ne voient-ils pas qu’ils ne font que s’enfermer dans un espace plus étroit : le conformisme, l’esclavage de la mode.  Camus disait "abîmer la langue française, c’est ajouter du malheur au monde".  Un auteur qu’il faudra bientôt, au train où vont les choses, traduire en franglais.  Ces conseils régionaux mériteraient d’obtenir "le prix de la carpette anglaise", prix "d’indignité civique" décerné chaque année par une académie présidée par Philippe de Saint Robert à un membre des élites françaises qui s’est distingué par "son acharnement à promouvoir la domination de l’anglais en France au détriment de notre langue".  Quel dommage qu’il n’existe plus un Molière pour mettre en pièces les Trissotin qui détériorent un patrimoine linguistique qui ne leur appartient pas.  Ces monstres langagiers iront rejoindre la "Loire Valley", et ses autres congénères dégénérés au musée des horreurs de notre langue.


L’abomination, c’est que les malheureux qui ne se résignent pas à voir notre langue atteindre un niveau de corruption inégalé et sans retour sont condamnés à être regardés comme des barbons scrogneugneu allergiques à l’air du temps.  C’est pourtant la beauté qu’on assassine au grand jour. Car ne nous y trompons pas : avec cette langue dont nous perdons la maîtrise, ce sont aussi les idées qu’elle véhiculait qui vont se dissiper et perdre de leur influence.  C’est tout l’apport de ce qu'il faut bien appeler, certes un peu gravement, l’âme française, ce message si original d’esthétique et d’éthique, façonné par les siècles qui est appelé à disparaître.  Que dirait le général de Gaulle de cette déchéance, lui qui proclamait "si j’ai pu sauver la France à une heure grave de son histoire, c’est grâce au tronçon d’un glaive et à la pensée - je dis bien la pensée - française". Cette pensée, dont le Français léger n’a pas toujours conscience, mais que les peuples étrangers eux nous reconnaissent, qu’en subsistera-t-il quand elle sera passée au laminoir du franglais ? Rien.  Nous nous réveillerons un jour avec un goût amer : nous aurons seulement cessé d’exister dans ce qui faisait notre être original, notre vérité, sans même nous en être aperçus.

Jean-Marie Rouart de l’Académie française.

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nouvelles2018/benoit_duteurtre.jpgL’Europe allemande... en anglais dans le texte ! - le 28/10/2019 - 18:39 par Benoit_Duteurtre

La Commission européenne veut protéger le mode de vie européen... en globish !

L’Europe allemande...
en anglais dans le texte !

par Benoît Duteurtre
article paru dans Marianne, 27/09/2019

"Ça commence mal. Dès la mise en place de la Commission européenne, une polémique a éclaté sur la création du poste de commissaire chargé de "protéger notre mode de vie européen". Nul n’a souligné, en revanche, que la nouvelle présidente, Ursula von der Leyen, avait prononcé son discours programmatique dans un anglais monocorde - preuve que l’Union ignore cette spécificité européenne dont la première caractéristique est la diversité de langues et de cultures. La nouvelle présidente a certainement de hautes compétences et j’avais noté avec joie le fait qu’elle maîtrise plusieurs langues, dont la nôtre. Mais, en présentant son programme en globish plutôt qu’en allemand, première langue de l’Europe, elle rappelle malheureusement que l’UE, telle qu’elle s’est constituée et telle qu’elle s’affirme, reste d’abord une machine au service de la mondialisation et un moyen d’étendre au Vieux Continent des modèles venus d’outre-Atlantique.

L’UE, telle qu’elle s’est constituée et qu’elle s’affirme, reste d’abord une machine au service de la mondialisation et un moyen d’étendre au Vieux Continent des modèles venus d’outre-Atlantique

Le fait de s’exprimer en anglais, à l’aube d’un mandat de cinq ans, n’est, pour certains observateurs, qu’un choix pragmatique puisque cette langue, pratiquée par nombre d’élus européens, est devenue un outil de communication mondial. Mais un tel acte spontané donne aussi des arguments à tous les eurosceptiques, consternés que l’Europe se soit détournée de sa raison d’être - ou du moins de celle qu’on nous avait promise : constituer une entité singulière, indépendante des autres blocs mondiaux (États-Unis, URSS puis Russie, Chine aujourd’hui) ; offrir un modèle économique et social protecteur ; et enfin illustrer la richesse culturelle exceptionnelle de ses peuples. Loin de tout cela, l’Europe d’aujourd’hui est alignée diplomatiquement sur les États-Unis, elle constitue le bastion avancé du dogmatisme économique néolibéral, et elle soumet ses institutions au tout-anglais devenu, sans aucune décision officielle, la langue de représentation de l’Union, quand il serait si facile, avec les moyens de traduction, de recourir aux trois ou quatre grands idiomes européens pour mieux souligner la singularité de ce continent. Jean-Claude Juncker, malgré tous les reproches qu’on peut lui faire, en avait pris acte, en décidant, après le Brexit, de ne s’exprimer qu’en allemand ou en français - contrairement à Donald Tusk qui, à l’instar d’autres dirigeants est-européens, ne semblait voir dans l’Europe qu’un moyen de devenir américain.

Le choix de Mme von der Leyen est donc lourd de significations. D’abord parce qu’en choisissant de s’afficher en anglais l’Union européenne est la seule entité politique mondiale à s’exprimer dans une langue technique, étrangère à la majorité de ses habitants. Ensuite, parce que le choix d’une langue est une adhésion à une façon de penser, un vocabulaire, une syntaxe. Enfin, parce que cette attitude divise le public en deux catégories : ceux qui comprennent parfaitement le sabir des maîtres et ceux qui ne le pratiquent pas, tels des "gilets jaunes" linguistiques (c’est pourquoi je suis également choqué quand les journalistes des médias nationaux accomplissent désormais leurs reportages à l’étranger en anglais et sélectionnent ainsi, pour seuls interlocuteurs, ceux qui partagent la langue de la mondialisation, et donc une certaine façon de penser). Pour ces mêmes raisons, les rares élus qui font de la résistance mènent un combat essentiel et méritoire, tel André Vallini menaçant de boycotter un Conseil des ministres européens après avoir appris que celui-là devait se tenir en anglais !

Curieusement absente des élections européennes, la question des langues et de leur emploi à Bruxelles conduirait à réfléchir sur la nature même de l’Europe et des nations qui la constituent : unies dans la diversité, ou concurrentes dans la globalité ! Il serait temps de la poser sur la table… Mais il est à craindre, côté français, que l’attitude spontanée, générationnelle et culturelle du président Macron, parlant à tout propos l’anglais en bras de chemises avec l’entrain d’un PDG de société multinationale - et prêt à placer une militante de l’anglais à la tête de la francophonie -, n’aille pas dans le sens du plurilinguisme… À moins qu’il n’évolue sur ce point comme sur d’autres, se rappelle l’exemple de De Gaulle et de Mitterrand, et invite fermement les grands responsables européens à oublier l’anglais comme langue de communication officielle (ce qui n’empêche pas d’y recourir lors d’échanges plus informels). C’est ainsi que l’Europe sera l’Europe et non la Star Academy du devenir américain, singeant les mœurs états-uniennes jusque dans la mise en scène d’un discours politique fondateur."

Benoît Duteurtre

Benoît Duteurtre est écrivain, grand prix de littérature Henri Gal, prix de l'Institut de France pour l'ensemble de son œuvre (2017)

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La Commission européenne veut protéger le mode de vie européen... en globish !

L’Europe allemande...
en anglais dans le texte !

par Benoît Duteurtre
article paru dans Marianne, 27/09/2019

"Ça commence mal. Dès la mise en place de la Commission européenne, une polémique a éclaté sur la création du poste de commissaire chargé de "protéger notre mode de vie européen". Nul n’a souligné, en revanche, que la nouvelle présidente, Ursula von der Leyen, avait prononcé son discours programmatique dans un anglais monocorde - preuve que l’Union ignore cette spécificité européenne dont la première caractéristique est la diversité de langues et de cultures. La nouvelle présidente a certainement de hautes compétences et j’avais noté avec joie le fait qu’elle maîtrise plusieurs langues, dont la nôtre. Mais, en présentant son programme en globish plutôt qu’en allemand, première langue de l’Europe, elle rappelle malheureusement que l’UE, telle qu’elle s’est constituée et telle qu’elle s’affirme, reste d’abord une machine au service de la mondialisation et un moyen d’étendre au Vieux Continent des modèles venus d’outre-Atlantique.

L’UE, telle qu’elle s’est constituée et qu’elle s’affirme, reste d’abord une machine au service de la mondialisation et un moyen d’étendre au Vieux Continent des modèles venus d’outre-Atlantique

Le fait de s’exprimer en anglais, à l’aube d’un mandat de cinq ans, n’est, pour certains observateurs, qu’un choix pragmatique puisque cette langue, pratiquée par nombre d’élus européens, est devenue un outil de communication mondial. Mais un tel acte spontané donne aussi des arguments à tous les eurosceptiques, consternés que l’Europe se soit détournée de sa raison d’être - ou du moins de celle qu’on nous avait promise : constituer une entité singulière, indépendante des autres blocs mondiaux (États-Unis, URSS puis Russie, Chine aujourd’hui) ; offrir un modèle économique et social protecteur ; et enfin illustrer la richesse culturelle exceptionnelle de ses peuples. Loin de tout cela, l’Europe d’aujourd’hui est alignée diplomatiquement sur les États-Unis, elle constitue le bastion avancé du dogmatisme économique néolibéral, et elle soumet ses institutions au tout-anglais devenu, sans aucune décision officielle, la langue de représentation de l’Union, quand il serait si facile, avec les moyens de traduction, de recourir aux trois ou quatre grands idiomes européens pour mieux souligner la singularité de ce continent. Jean-Claude Juncker, malgré tous les reproches qu’on peut lui faire, en avait pris acte, en décidant, après le Brexit, de ne s’exprimer qu’en allemand ou en français - contrairement à Donald Tusk qui, à l’instar d’autres dirigeants est-européens, ne semblait voir dans l’Europe qu’un moyen de devenir américain.

Le choix de Mme von der Leyen est donc lourd de significations. D’abord parce qu’en choisissant de s’afficher en anglais l’Union européenne est la seule entité politique mondiale à s’exprimer dans une langue technique, étrangère à la majorité de ses habitants. Ensuite, parce que le choix d’une langue est une adhésion à une façon de penser, un vocabulaire, une syntaxe. Enfin, parce que cette attitude divise le public en deux catégories : ceux qui comprennent parfaitement le sabir des maîtres et ceux qui ne le pratiquent pas, tels des "gilets jaunes" linguistiques (c’est pourquoi je suis également choqué quand les journalistes des médias nationaux accomplissent désormais leurs reportages à l’étranger en anglais et sélectionnent ainsi, pour seuls interlocuteurs, ceux qui partagent la langue de la mondialisation, et donc une certaine façon de penser). Pour ces mêmes raisons, les rares élus qui font de la résistance mènent un combat essentiel et méritoire, tel André Vallini menaçant de boycotter un Conseil des ministres européens après avoir appris que celui-là devait se tenir en anglais !

Curieusement absente des élections européennes, la question des langues et de leur emploi à Bruxelles conduirait à réfléchir sur la nature même de l’Europe et des nations qui la constituent : unies dans la diversité, ou concurrentes dans la globalité ! Il serait temps de la poser sur la table… Mais il est à craindre, côté français, que l’attitude spontanée, générationnelle et culturelle du président Macron, parlant à tout propos l’anglais en bras de chemises avec l’entrain d’un PDG de société multinationale - et prêt à placer une militante de l’anglais à la tête de la francophonie -, n’aille pas dans le sens du plurilinguisme… À moins qu’il n’évolue sur ce point comme sur d’autres, se rappelle l’exemple de De Gaulle et de Mitterrand, et invite fermement les grands responsables européens à oublier l’anglais comme langue de communication officielle (ce qui n’empêche pas d’y recourir lors d’échanges plus informels). C’est ainsi que l’Europe sera l’Europe et non la Star Academy du devenir américain, singeant les mœurs états-uniennes jusque dans la mise en scène d’un discours politique fondateur."

Benoît Duteurtre

Benoît Duteurtre est écrivain, grand prix de littérature Henri Gal, prix de l'Institut de France pour l'ensemble de son œuvre (2017)

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nouvelles2019/etoile-rouge.gifAvancée linguistique côté communistes - le 28/10/2019 - 18:09 par MAR

Avancée linguistique côté communistes

Georges Gastaud, animateur du "Pôle de Résistance communiste en France (PRCF)", membre de notre "Résistance francophone" de plusieurs associations en synergie pour le français et la Francophonie, nous transmet un Appel collectif lancé par divers organes communistes et de gauche populaire. Cet Appel commun est une bonne nouvelle dans le combat pour le français, tant la plus, tant la plus grande partie de cette mouvance avait, ces dernières années, perdu la conscience de l’importance de la langue nationale dans les luttes sociales et politiques. Albert Salon

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UN GRAND ENJEU POPULAIRE

DÉFENDRE LA LANGUE FRANÇAISE CONTRE LE TOUT-GLOBISH* !

"À chaque fois qu’affleure, d’une manière ou d’une autre, la question de la langue, cela signifie qu’une série d’autres problèmes est en train de s’imposer : la formation et l’élargissement de la classe dirigeante, la nécessité d’établir des rapports plus intimes entre groupes dirigeants et la masse nationale-populaire, c’est-à-dire de réorganiser l’hégémonie culturelle". Antonio Gramsci, Cahiers de prison

"Il ne restait de ce pays que son langage. Un beau langage qui servait à tout. Vous savez, comme on a chez soi une chose précieuse qui est là depuis si longtemps qu’on en use à n’importe quoi, à empêcher la fenêtre de se fermer, et le petit la prend comme une règle pour dessiner, et c’est un presse-papier si commode ! Qui donc se souciait que ce fût un pays, ce pays, et il est indiscutable que c’est un grand progrès que de perdre ce sens de la jalousie, cette haine du voisin, cet orgueil de son toit, un grand progrès sur les ténèbres, un grand progrès sur le néant". Louis Aragon, poète et Résistant

Accompagnant la casse néolibérale et euro-atlantique du cadre national, des services publics et des conquis sociaux, une politique destructive de substitution systématique du "globish" à la langue française (pourtant "langue de la République" au titre de la Constitution…) affecte tous les aspects de la vie sociale en France. Entre mille exemples : Carrefour-Market lance une campagne intitulée Act for food ! ; Renault, Airbus et PSA basculent toute leur documentation technique à l’anglais ; des centaines de grandes entreprises, voire de "start-up", obligent illégalement leurs salariés francophones à ne plus travailler qu’en anglais, pendant que la Poste lance "Ma French Bank", que la SNCF en voie de privatisation promeut ses Ouigo (lire we go), qu’EDF invite ses "clients" à "pulser", et que, plus grave encore, la contre-réforme Blanquer du lycée s’ajoute à la loi Fioraso et aux pratiques délétères de la direction de la Recherche pour faire de l’anglais, de la maternelle au Supérieur en passant par le CNRS, non pas une langue enseignée en France, mais une langue d’enseignement concurrençant et évinçant systématiquement le français (et se substituant de fait de toute autre langue étrangère !). Il est clair qu’à terme, si ces pratiques continuent de se généraliser en France et en Europe (au détriment de l’allemand, de l’espagnol, de l’italien, du portugais, du russe, de l’arabe, du turc, du chinois, etc.), il n’y aura bientôt plus qu’une langue de prestige, celle de l’Oncle Sam et de Wall Street, ce qui portera un coup gravissime à la diversité culturelle qui fut toujours un aliment vital des échanges et de la culture. Le mauvais exemple est donné par Macron, qui ne perd jamais une occasion de jargonner en Globish devant les grands patrons et de promouvoir l’anglais comme langue internationale unique, non seulement à l’étranger mais en France même…

Même si les intéressés n’en ont pour la plupart pas conscience parce qu’elle suit la mode, par mimétisme ou par "modernisme branché", cette invasion de la langue française par des mots ou des expressions d’origine anglo-saxonne a contaminé jusqu’aux milieux populaires, voire militants : le tract n’est-il pas trop souvent devenu un flyer ? Il y a peu, des chercheurs en lutte défilaient derrière une banderole portant l’inscription Academic Pride… Il faut dénoncer ces pratiques faussement anodines car elles sont le symptôme de l’allégeance sournoise à l’impérialisme occidental qui génère guerres et inégalités entre les hommes et entre les peuples. Du reste, des phénomènes identiques d’acculturation au détriment des langues nationales se déroulent en Europe orientale ou en Afrique, partout où l’impérialisme occidental est prégnant, économiquement et politiquement. Et nous sommes solidaires de tous ceux qui, en Roumanie, au Sénégal, etc. luttent pour la défense de leur langue et de leur culturel.

En France, derrière cette manœuvre antipopulaire de grande envergure et totalement soustraite au débat démocratique, on trouve le MEDEF : son ex-président, le baron Sellières, clamait ainsi en 2004 que l’anglais doit désormais "devenir la langue (sous-entendu : unique) de l’entreprise et des affaires" ; pratiquant de fait une "préférence nationale" inavouée, le CAC-40 n’embauche déjà plus guère que des "English Mother Tongue" (anglais langue maternelle) comme cadres supérieurs, pendant que l’OTAN a fait de l’anglais, y compris en France, la langue de travail unique des armées. Quant à l’UE, elle ne craint pas, en plein Brexit et alors que l’anglais n’est plus la "langue officielle déposée" d’aucun État-membre, de promouvoir l’idée qu’il faut faire de l’anglais la langue officielle unique des institutions bruxelloises au détriment des autres langues nationales d’Europe.

L’enjeu de cette politique de casse et de classe est énorme : il s’agit de renforcer le "marché unique" cher aux monopoles, de préparer la future "Union transatlantique" sous la houlette de Washington et de faciliter la mise en place des traités néolibéraux transcontinentaux (du type CETA, UE/Mercosur ou TAFTA). En instituant la langue unique, les maîtres du grand capital rêvent de mettre en place un hypermarché continental et mondial de la force de travail qui, tout en humiliant les peuples non anglophones, en affaiblissant décisivement les nations existantes, en dévaluant les travailleurs actuels et futurs qui ne maîtriseraient "que" leur langue nationale (ou une langue étrangère autre que l’anglais), accentuerait brutalement la concurrence acharnée et le moins-disant social et salarial entre les prolétaires d’aujourd’hui et de demain : énormes avantages pour le grand patronat sur tous les terrains, social, politique, culturel...

C’est pourquoi, considérant que la résistance ne se divise pas et qu’elle comporte nécessairement une dimension culturelle et linguistique (comme le comprirent Lénine, Gramsci, Nicolas Guillen, Aragon…), nos organisations communistes appellent, non pas à proscrire l’anglais (qui, comme tel, n’est pas plus responsable que "le français", des prédations de type néocolonial que les impérialismes rivaux ont commises ou commettent encore en leurs noms), mais à combattre vigoureusement la POLITIQUE DU TOUT-anglais : c’est-à-dire la politique oligarchique et antidémocratique tentant à imposer une langue unique continentale, voire mondiale. Nous communistes appelons donc à :

  • exiger des autorités, du patronat, des services publics et des collectivités publiques le respect et le renforcement de la législation visant à protéger le français ;
  • promouvoir un véritable apprentissage des langues étrangères dans leur pluralité dans le cadre de l’Éducation nationale (avec des maîtres qualifiés), y compris des principales langues de l’immigration de travail (ainsi que des langues régionales là où une demande significative existe) ;
  • reprendre et élargir le grand combat du PCF de Barbusse, d’Aragon, d’Éluard ou de Jean Ferrat pour la langue, pour la chanson francophone et pour des "lettres françaises" et francophones dans toute leur diversité (Wallonie, Suisse Romande, Afrique francophone, Québec…) ; non dans un esprit de "purisme" ou de fermeture aux autres cultures, mais pour favoriser un dialogue et une coopération égalitaires entre toutes les nations, toutes les langues et toutes les cultures nationales d’Europe et du monde.

*c’est-à-dire l’anglo-américain managérial…

****************************************************************************************************

Appel publié à l’initiative des organisations ou réseaux suivants (par ordre alphabétique) : Association Nationale des Communistes (A.N.C.), Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe (CISC), Faire vivre et développer le PCF (FVD-PCF), Jeunes pour la Renaissance Communiste en France (JRCF), Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), Rassemblement communiste (RC), et d’autres militants communistes engagés dans la résistance linguistique.

PREMIERS SIGNATAIRES (o.a.) : Francis Arzalier, historien, professeur IUFM retraité, bureau de l’A.N.C., Collectif Polex 95 ; Paul Barbazange, PCF 34, Faire vivre et développer le PCF (FVD-PCF) ; Danielle Bleitrach, (PCF 13, FVD-PCF) ; Saïd Bouamama, Rassemblement Communiste (RC) ; Pascal Brula (PCF 69, FVD-PCF) ; Marie-Christine Burricand (PCF 69, direction nationale, FVD-PCF) ; Michel Decourcelles (RC) ; Gilliatt De Staërck, conducteur de bus (50), responsable national des Jeunes pour la Renaissance communiste en France (JRCF) ; Christian Champiré, maire PCF de Genay (62) ; Jean-François Dejours, professeur de philosophie, militant communiste (62), syndicaliste ; Aurélien Djament, mathématicien au CNRS, syndicaliste CGT, militant communiste, resp. d’association linguistique (59) ; Marianne Dunlop (PCF 62, FVD-PCF) ; Madeleine Dupont, ancien PEGC français/anglais, trésorière nationale du Comité Internationaliste pour la Solidarité internationaliste (CISC), 62 ; Vincent Flament, rédacteur en chef de Solidarité de classe, bulletin du CISC, professeur de français (59) ; Roland Fodé Diagne (RC) ; Rachida El Fekaïr, médiathécaire, membre du secrétariat national du PRCF (81) ; Mireille Gabrelle (RC) ; Georges Gastaud, secrétaire national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), philosophe, fondateur d’une association internationaliste de résistance au tout-anglais (62) ; Dominique Haquette (RC) ; Jean-Pierre Hemmen, président du CISC (80) ; Charles Hoareau, syndicaliste International, président de l’A.N.C., 13 ; Fadi Kassem, secrétaire national adjoint du PRCF, professeur agrégé d’histoire (78) ; Razika Kerchouni, syndicaliste, bureau ANC, 93 ; Annie Lacroix-Riz, historienne, membre du Comité central du PRCF (78) ; Léon Landini, président de l’Amicale Carmagnole-Liberté des FTP-MOI, président du PRCF, Médaille de la Résistance, président d’honneur d’une association de lutte contre le tout-anglais (92) ; Claude Langlet (RC) ; Armand Lecoq (PCF 31, FVD-PCF) ; Pierre Lenormand, géographe, universitaire retraité, C.A. de l'ANC, 41 ; Annette Mateu-Casado, coordinatrice de la direction du PRCF, militante de la culture catalane (66) ; Robert Malcles, historien, professeur retraité, C.A. de l'ANC, 30 ; Anne Manauthon (PCF 06, FVD-PCF) ; Pierre-Alain Millet, PCF 69, FVD-PCF ; Aymeric Monville, secrétaire de la commission internationale du PRCF, éditeur (92) ; Leila Moussavian-Huppe, PCF 67, FVD-PCF ; Moussa Naït (RC) ; Laurent Nardi, élu communiste de Passy (74), militant contre le tout-anglais ; Jean-Michel Padot, élu franchement communiste de Bully-les-Mines, militant contre le tout-anglais (62) ; Damien Parrot, dessinateur industriel, responsable JRCF (33) ; Hervé Poly (PCF 62, direction nationale, FVD-PCF) ; Pierre Pranchère, président de la commission internationale du PRCF, anc. député, anc. Franc-Tireur et Partisan français (19) ; Jean Penichon, journaliste, bureau de l'ANC, 75 ; Anna Persichini, trésorière nationale du PRCF, syndicaliste Métallurgie, 06 ; Gilbert Rémond, PCF 69, FVD-PCF ; William Roger (RC) ; Jany Sanfelieu, professeur de français retraitée, secrétaire à l’organisation du PRCF (89) ; Matthieu Seeburger (RC) ; Guillaume Suing (RC) ; Stéphane Toque, Paris, syndicaliste Énergie, bureau ANC ; Bernard Trannoy (PCF 33, FVD-PCF) ; Yves Vargas, philosophe, communiste sans parti (93) ; Mireille Villemin, bureau de l'ANC, 30

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Avancée linguistique côté communistes

Georges Gastaud, animateur du "Pôle de Résistance communiste en France (PRCF)", membre de notre "Résistance francophone" de plusieurs associations en synergie pour le français et la Francophonie, nous transmet un Appel collectif lancé par divers organes communistes et de gauche populaire. Cet Appel commun est une bonne nouvelle dans le combat pour le français, tant la plus, tant la plus grande partie de cette mouvance avait, ces dernières années, perdu la conscience de l’importance de la langue nationale dans les luttes sociales et politiques. Albert Salon

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UN GRAND ENJEU POPULAIRE

DÉFENDRE LA LANGUE FRANÇAISE CONTRE LE TOUT-GLOBISH* !

"À chaque fois qu’affleure, d’une manière ou d’une autre, la question de la langue, cela signifie qu’une série d’autres problèmes est en train de s’imposer : la formation et l’élargissement de la classe dirigeante, la nécessité d’établir des rapports plus intimes entre groupes dirigeants et la masse nationale-populaire, c’est-à-dire de réorganiser l’hégémonie culturelle". Antonio Gramsci, Cahiers de prison

"Il ne restait de ce pays que son langage. Un beau langage qui servait à tout. Vous savez, comme on a chez soi une chose précieuse qui est là depuis si longtemps qu’on en use à n’importe quoi, à empêcher la fenêtre de se fermer, et le petit la prend comme une règle pour dessiner, et c’est un presse-papier si commode ! Qui donc se souciait que ce fût un pays, ce pays, et il est indiscutable que c’est un grand progrès que de perdre ce sens de la jalousie, cette haine du voisin, cet orgueil de son toit, un grand progrès sur les ténèbres, un grand progrès sur le néant". Louis Aragon, poète et Résistant

Accompagnant la casse néolibérale et euro-atlantique du cadre national, des services publics et des conquis sociaux, une politique destructive de substitution systématique du "globish" à la langue française (pourtant "langue de la République" au titre de la Constitution…) affecte tous les aspects de la vie sociale en France. Entre mille exemples : Carrefour-Market lance une campagne intitulée Act for food ! ; Renault, Airbus et PSA basculent toute leur documentation technique à l’anglais ; des centaines de grandes entreprises, voire de "start-up", obligent illégalement leurs salariés francophones à ne plus travailler qu’en anglais, pendant que la Poste lance "Ma French Bank", que la SNCF en voie de privatisation promeut ses Ouigo (lire we go), qu’EDF invite ses "clients" à "pulser", et que, plus grave encore, la contre-réforme Blanquer du lycée s’ajoute à la loi Fioraso et aux pratiques délétères de la direction de la Recherche pour faire de l’anglais, de la maternelle au Supérieur en passant par le CNRS, non pas une langue enseignée en France, mais une langue d’enseignement concurrençant et évinçant systématiquement le français (et se substituant de fait de toute autre langue étrangère !). Il est clair qu’à terme, si ces pratiques continuent de se généraliser en France et en Europe (au détriment de l’allemand, de l’espagnol, de l’italien, du portugais, du russe, de l’arabe, du turc, du chinois, etc.), il n’y aura bientôt plus qu’une langue de prestige, celle de l’Oncle Sam et de Wall Street, ce qui portera un coup gravissime à la diversité culturelle qui fut toujours un aliment vital des échanges et de la culture. Le mauvais exemple est donné par Macron, qui ne perd jamais une occasion de jargonner en Globish devant les grands patrons et de promouvoir l’anglais comme langue internationale unique, non seulement à l’étranger mais en France même…

Même si les intéressés n’en ont pour la plupart pas conscience parce qu’elle suit la mode, par mimétisme ou par "modernisme branché", cette invasion de la langue française par des mots ou des expressions d’origine anglo-saxonne a contaminé jusqu’aux milieux populaires, voire militants : le tract n’est-il pas trop souvent devenu un flyer ? Il y a peu, des chercheurs en lutte défilaient derrière une banderole portant l’inscription Academic Pride… Il faut dénoncer ces pratiques faussement anodines car elles sont le symptôme de l’allégeance sournoise à l’impérialisme occidental qui génère guerres et inégalités entre les hommes et entre les peuples. Du reste, des phénomènes identiques d’acculturation au détriment des langues nationales se déroulent en Europe orientale ou en Afrique, partout où l’impérialisme occidental est prégnant, économiquement et politiquement. Et nous sommes solidaires de tous ceux qui, en Roumanie, au Sénégal, etc. luttent pour la défense de leur langue et de leur culturel.

En France, derrière cette manœuvre antipopulaire de grande envergure et totalement soustraite au débat démocratique, on trouve le MEDEF : son ex-président, le baron Sellières, clamait ainsi en 2004 que l’anglais doit désormais "devenir la langue (sous-entendu : unique) de l’entreprise et des affaires" ; pratiquant de fait une "préférence nationale" inavouée, le CAC-40 n’embauche déjà plus guère que des "English Mother Tongue" (anglais langue maternelle) comme cadres supérieurs, pendant que l’OTAN a fait de l’anglais, y compris en France, la langue de travail unique des armées. Quant à l’UE, elle ne craint pas, en plein Brexit et alors que l’anglais n’est plus la "langue officielle déposée" d’aucun État-membre, de promouvoir l’idée qu’il faut faire de l’anglais la langue officielle unique des institutions bruxelloises au détriment des autres langues nationales d’Europe.

L’enjeu de cette politique de casse et de classe est énorme : il s’agit de renforcer le "marché unique" cher aux monopoles, de préparer la future "Union transatlantique" sous la houlette de Washington et de faciliter la mise en place des traités néolibéraux transcontinentaux (du type CETA, UE/Mercosur ou TAFTA). En instituant la langue unique, les maîtres du grand capital rêvent de mettre en place un hypermarché continental et mondial de la force de travail qui, tout en humiliant les peuples non anglophones, en affaiblissant décisivement les nations existantes, en dévaluant les travailleurs actuels et futurs qui ne maîtriseraient "que" leur langue nationale (ou une langue étrangère autre que l’anglais), accentuerait brutalement la concurrence acharnée et le moins-disant social et salarial entre les prolétaires d’aujourd’hui et de demain : énormes avantages pour le grand patronat sur tous les terrains, social, politique, culturel...

C’est pourquoi, considérant que la résistance ne se divise pas et qu’elle comporte nécessairement une dimension culturelle et linguistique (comme le comprirent Lénine, Gramsci, Nicolas Guillen, Aragon…), nos organisations communistes appellent, non pas à proscrire l’anglais (qui, comme tel, n’est pas plus responsable que "le français", des prédations de type néocolonial que les impérialismes rivaux ont commises ou commettent encore en leurs noms), mais à combattre vigoureusement la POLITIQUE DU TOUT-anglais : c’est-à-dire la politique oligarchique et antidémocratique tentant à imposer une langue unique continentale, voire mondiale. Nous communistes appelons donc à :

  • exiger des autorités, du patronat, des services publics et des collectivités publiques le respect et le renforcement de la législation visant à protéger le français ;
  • promouvoir un véritable apprentissage des langues étrangères dans leur pluralité dans le cadre de l’Éducation nationale (avec des maîtres qualifiés), y compris des principales langues de l’immigration de travail (ainsi que des langues régionales là où une demande significative existe) ;
  • reprendre et élargir le grand combat du PCF de Barbusse, d’Aragon, d’Éluard ou de Jean Ferrat pour la langue, pour la chanson francophone et pour des "lettres françaises" et francophones dans toute leur diversité (Wallonie, Suisse Romande, Afrique francophone, Québec…) ; non dans un esprit de "purisme" ou de fermeture aux autres cultures, mais pour favoriser un dialogue et une coopération égalitaires entre toutes les nations, toutes les langues et toutes les cultures nationales d’Europe et du monde.

*c’est-à-dire l’anglo-américain managérial…

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Appel publié à l’initiative des organisations ou réseaux suivants (par ordre alphabétique) : Association Nationale des Communistes (A.N.C.), Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe (CISC), Faire vivre et développer le PCF (FVD-PCF), Jeunes pour la Renaissance Communiste en France (JRCF), Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), Rassemblement communiste (RC), et d’autres militants communistes engagés dans la résistance linguistique.

PREMIERS SIGNATAIRES (o.a.) : Francis Arzalier, historien, professeur IUFM retraité, bureau de l’A.N.C., Collectif Polex 95 ; Paul Barbazange, PCF 34, Faire vivre et développer le PCF (FVD-PCF) ; Danielle Bleitrach, (PCF 13, FVD-PCF) ; Saïd Bouamama, Rassemblement Communiste (RC) ; Pascal Brula (PCF 69, FVD-PCF) ; Marie-Christine Burricand (PCF 69, direction nationale, FVD-PCF) ; Michel Decourcelles (RC) ; Gilliatt De Staërck, conducteur de bus (50), responsable national des Jeunes pour la Renaissance communiste en France (JRCF) ; Christian Champiré, maire PCF de Genay (62) ; Jean-François Dejours, professeur de philosophie, militant communiste (62), syndicaliste ; Aurélien Djament, mathématicien au CNRS, syndicaliste CGT, militant communiste, resp. d’association linguistique (59) ; Marianne Dunlop (PCF 62, FVD-PCF) ; Madeleine Dupont, ancien PEGC français/anglais, trésorière nationale du Comité Internationaliste pour la Solidarité internationaliste (CISC), 62 ; Vincent Flament, rédacteur en chef de Solidarité de classe, bulletin du CISC, professeur de français (59) ; Roland Fodé Diagne (RC) ; Rachida El Fekaïr, médiathécaire, membre du secrétariat national du PRCF (81) ; Mireille Gabrelle (RC) ; Georges Gastaud, secrétaire national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), philosophe, fondateur d’une association internationaliste de résistance au tout-anglais (62) ; Dominique Haquette (RC) ; Jean-Pierre Hemmen, président du CISC (80) ; Charles Hoareau, syndicaliste International, président de l’A.N.C., 13 ; Fadi Kassem, secrétaire national adjoint du PRCF, professeur agrégé d’histoire (78) ; Razika Kerchouni, syndicaliste, bureau ANC, 93 ; Annie Lacroix-Riz, historienne, membre du Comité central du PRCF (78) ; Léon Landini, président de l’Amicale Carmagnole-Liberté des FTP-MOI, président du PRCF, Médaille de la Résistance, président d’honneur d’une association de lutte contre le tout-anglais (92) ; Claude Langlet (RC) ; Armand Lecoq (PCF 31, FVD-PCF) ; Pierre Lenormand, géographe, universitaire retraité, C.A. de l'ANC, 41 ; Annette Mateu-Casado, coordinatrice de la direction du PRCF, militante de la culture catalane (66) ; Robert Malcles, historien, professeur retraité, C.A. de l'ANC, 30 ; Anne Manauthon (PCF 06, FVD-PCF) ; Pierre-Alain Millet, PCF 69, FVD-PCF ; Aymeric Monville, secrétaire de la commission internationale du PRCF, éditeur (92) ; Leila Moussavian-Huppe, PCF 67, FVD-PCF ; Moussa Naït (RC) ; Laurent Nardi, élu communiste de Passy (74), militant contre le tout-anglais ; Jean-Michel Padot, élu franchement communiste de Bully-les-Mines, militant contre le tout-anglais (62) ; Damien Parrot, dessinateur industriel, responsable JRCF (33) ; Hervé Poly (PCF 62, direction nationale, FVD-PCF) ; Pierre Pranchère, président de la commission internationale du PRCF, anc. député, anc. Franc-Tireur et Partisan français (19) ; Jean Penichon, journaliste, bureau de l'ANC, 75 ; Anna Persichini, trésorière nationale du PRCF, syndicaliste Métallurgie, 06 ; Gilbert Rémond, PCF 69, FVD-PCF ; William Roger (RC) ; Jany Sanfelieu, professeur de français retraitée, secrétaire à l’organisation du PRCF (89) ; Matthieu Seeburger (RC) ; Guillaume Suing (RC) ; Stéphane Toque, Paris, syndicaliste Énergie, bureau ANC ; Bernard Trannoy (PCF 33, FVD-PCF) ; Yves Vargas, philosophe, communiste sans parti (93) ; Mireille Villemin, bureau de l'ANC, 30

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Editoriaux/cocarde.gifLettre ouverte au Président de la République - le 25/10/2019 - 12:51 par MAR

Lettre ouverte au Président de la République

du Collectif Résistance Francophone sur le post-Brexit et l'anglicisation des service publics
 

Paris, le 22 octobre 2019

À Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République
Palais de l’Élysée, 55 rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris
Monsieur le Président,
 

Résistance francophone est un collectif d’associations en synergie en France et dans d’autres pays ayant le français en partage.
 

Depuis votre candidature de 2017, nous vous avons saisi plusieurs fois de nos préoccupations au sujet de votre politique du français et de la Francophonie.
Vos engagements de candidat, écrits, sérieux, concrets, ont été accueillis en 2017 avec un vif intérêt. De même lorsque que vous fîtes écho à nos propositions, le 20 mars 2018, dans la présentation de votre politique pour le français, ainsi qu’à notre projet associatif (2001) d’"Institut de la Francophonie et de la diversité culturelle" au château de Villers-Cotterêts.
 

Nous nous réjouissons de la mise en place effective des moyens humains, financiers, administratifs, nécessaires au projet Villers-Cotterêts, dont les travaux commencent, en vue d’une inauguration en 2022.
 

Certes, en même temps, des signaux contraires inquiétants ont été émis par vous-même et votre gouvernement. Ils ont, du reste, été publiquement critiqués de divers côtés, y compris par nos associations.
 

Mais nous avons voulu croire que ces concessions à la "modernité" ne l’emporteraient pas sur votre rôle et votre volonté de Président de promouvoir les intérêts fondamentaux de la France et de sa civilisation, au cœur desquels figurent la langue française et la Francophonie.
 

Ainsi nourrissons-nous l’espoir que vous ferez, à terme rapproché, prévaloir ces intérêts face à deux évolutions fort dangereuses pour le français :
La première de ces évolutions découle du vote Brexit du 23/6/2016. La CEE avait fixé en 1958, en son règlement n°1, les langues officielles et de travail. Devenue Union, elle l’a, par votes à l’unanimité, adapté aux vagues d’adhésions. Le Royaume-Uni déclara l’anglais pour l’usage officiel de l’UE. La République d’Irlande fut le seul autre nouvel adhérent à déclarer l’anglais, mais en ajoutant le gaélique : unique exemple de membre à deux langues officielles "UE".
 

Le Brexit fragilise donc - surtout politiquement - le statut actuel de l’anglais.
Or, un mouvement s’est développé, dans diverses capitales et des institutions de l’UE, en faveur non de l’abandon ou de la réduction de la place de l’anglais, mais tout au contraire de son maintien. Voire de sa promotion comme "langue commune", officielle de fait, appelée à le devenir seule en droit. Cela en invoquant la situation actuelle conquise grâce à l’opiniâtreté des nouveaux entrants, et au laxisme persistant des autres, français en premier lieu. En osant aussi plaider que l’anglo-américain, n’étant plus langue officielle d’un membre important, devient "neutre", une sorte de commode "esperanto" …
 

Il pourrait donc y avoir un vote du Conseil de l’UE pour adapter le statut des langues à la situation créée par le Brexit. Un vote selon la règle intangible de l’unanimité, qui entraîne le rejet du texte proposé si un seul pays y met son veto.
Monsieur le Président, c’est d’abord de la France que les Français – et des Européens et Francophones de partout – attendent un veto. Une opposition déterminée au mouvement pour la "langue commune". Le Brexit aidant, on ne peut plus exiger des administrations nationales qu’elles travaillent sur des documents reçus uniquement en anglais, et répondent dans cette seule langue.
 

Il y va du destin de l’Europe elle-même, qui est diversité de hautes cultures, et non une vaste Prairie, un simple espace à uniformiser, notamment par l’anglais, pour mieux le dominer. Enjeu économique, mais surtout civilisationnel.
Monsieur le Président, la position que vous prendrez au nom de la France aura des effets et un retentissement considérables. Vous pouvez vous placer dans le sillage du Général refusant l’AMGOT en 1944, puis sortant de l’OTAN militaire en 1965 ; du peuple français repoussant la "Constitution Giscard" en 2005 ; et du Président Chirac, à qui vous venez de rendre un bel hommage, notamment pour son refus d’engager la France dans la guerre de M. Bush en Irak.
Monsieur le Président, à votre tour, vous avez entre vos mains le destin de la France. Pour la langue et les cultures en Francophonie, pour celles d’Europe, pour la civilisation, vous seul pouvez dire "non" aux menées impériales.
 

La deuxième évolution très inquiétante est celle du passage de services publics français à l’anglo-américain toléré, voire officiellement encouragé. Il s’agit en particulier de l’enseignement supérieur, à la faveur de la loi Fioraso de 2013. Faite pour faciliter l’enseignement en anglais, cette loi interdit pourtant aux établissements d’offrir des formations diplômantes exclusivement en anglais.
 

Or, cette disposition reste ignorée par le ministère de l'Enseignement supérieur qui est allé jusqu’à accréditer ces formations malgré leur illégalité flagrante, pas davantage sanctionnée par les tribunaux administratifs, malgré tous les recours de nos associations auprès d’eux. En 2019, selon CAMPUS FRANCE, 1213 formations ne respecteraient pas la loi Fioraso et l’article 2 de la Constitution…
 

Il s’agit aussi de l’audiovisuel public, où le CSA n’a pas rempli sa mission.
Également de ministères et d’organismes publics divers. En voici un exemple révélateur, absurde, dans le domaine du ministre des Transports :
Après le "pass navigo" de la RATP devenu bizarrement "navigo easy" en passant à la région d’Île de France, voici que la SNCF affuble du nom de "Greenspeed" la société regroupant Eurostar et Thalys ! Alors qu’elle pouvait choisir le simple "Eurothalys", ou "Eurapid(e)", "Euréclair" ?
 

Cette évolution n’est pas seulement d’un ridicule avéré, elle est destructrice. Elle contribue à détruire la confiance des Français en leur État, en un gouvernement qui, à leurs yeux, accepte, encourage la soumission du pays. Elle peut provoquer les réactions populaires du type "Gilets jaunes", et nourrir les extrêmes.
 


Monsieur le Président, vous venez d’appeler à l’action dans un autre domaine très sensible. Par ce même élan, nous vous en prions : appelez à arrêter l’arrachage public du français, d’abord les deux grandes évolutions citées qui constituent une dangereuse "substitution de langue, de culture, de civilisation".
 

Veuillez, Monsieur le Président, recevoir l’expression de notre espoir tenace en votre volonté et votre pouvoir d’agir, et de notre très haute considération.
 

Collectif Résistance Francophone

___________________________________________________________________________________

Liste des 25 associations signataires et de leurs représentants élus :

  • Alliance Wallonie France (AWF) Belgique, président : Paul Durieux ;
  • Association des Écrivains combattants (AEC), secrétaire général : Alfred Gilder ;
  • Association Francophonie Avenir (AFRAV), président : Régis Ravat ;
  • Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF asbl)
  • De Haan, Belgique, directeur : Edgar Fonck ;
  • Athena, Association pour la Défense et la Promotion des Langues officielles de la Communauté Européenne, (siège Luxembourg) : présidente Anna Maria Campogrande ;
  • Avenir de la langue française (ALF), président : Albert Salon ;
  • Carrefour des Acteurs sociaux (CAS-pôle Francophonie), vice-présidente : Catherine Distinguin ;
  • Centre d’Études et de Recherches sur le Monde francophone (CERMF), président : Ilyès Zouari ;
  • Cercle littéraire des Écrivains Cheminots (CLEC), secrétaire général : Maurice Le Lous ;
  • Collectif Langue française (CLF), (Lausanne,Suisse romande), président : Philippe Carron,
  • Collectif "Non au tout-à-l’anglais ! Non à l’anglais partout !", présidente-fondatrice : Valérie Faisien ;
  • Comitato Allarme Lingua (Rome, Italie), président : Renato Corsetti ;
  • C.O.U.R.R.I.E.L., président : Georges Gastaud ;
  • Défense de la Langue française (DLF), secrétaire général : Marceau Déchamps ;
  • Défense de la Langue française (DLF-Pays de Savoie), président : Philippe Reynaud ;
  • Droit de Comprendre (DdC), président : Marc Favre d’Échallens ;
  • Forum francophone international (FFI-France), président : Albert Salon ;
  • Forum francophone international (FFI-Québec), président : François Gauthier ;
  • Forum pour la France (FPF), secrétaire général : Henri Fouquereau ;
  • France-Univers, président : Michel Mourlet ;
  • Francophonie Force Oblige (FFO), président : Alain Ripaux ;
  • Impératif français, (IF, Québec), président : Jean-Paul Perreault ;
  • Institut Culture, Économie, Géopolitique (ICEG), président : Yves Montenay ;
  • Observatoire des Libertés (OdL), président : Louis Maisonneuve ;
  • République exemplaire, président : Michel Le Net.

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Lettre ouverte au Président de la République

du Collectif Résistance Francophone sur le post-Brexit et l'anglicisation des service publics
 

Paris, le 22 octobre 2019

À Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République
Palais de l’Élysée, 55 rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris
Monsieur le Président,
 

Résistance francophone est un collectif d’associations en synergie en France et dans d’autres pays ayant le français en partage.
 

Depuis votre candidature de 2017, nous vous avons saisi plusieurs fois de nos préoccupations au sujet de votre politique du français et de la Francophonie.
Vos engagements de candidat, écrits, sérieux, concrets, ont été accueillis en 2017 avec un vif intérêt. De même lorsque que vous fîtes écho à nos propositions, le 20 mars 2018, dans la présentation de votre politique pour le français, ainsi qu’à notre projet associatif (2001) d’"Institut de la Francophonie et de la diversité culturelle" au château de Villers-Cotterêts.
 

Nous nous réjouissons de la mise en place effective des moyens humains, financiers, administratifs, nécessaires au projet Villers-Cotterêts, dont les travaux commencent, en vue d’une inauguration en 2022.
 

Certes, en même temps, des signaux contraires inquiétants ont été émis par vous-même et votre gouvernement. Ils ont, du reste, été publiquement critiqués de divers côtés, y compris par nos associations.
 

Mais nous avons voulu croire que ces concessions à la "modernité" ne l’emporteraient pas sur votre rôle et votre volonté de Président de promouvoir les intérêts fondamentaux de la France et de sa civilisation, au cœur desquels figurent la langue française et la Francophonie.
 

Ainsi nourrissons-nous l’espoir que vous ferez, à terme rapproché, prévaloir ces intérêts face à deux évolutions fort dangereuses pour le français :
La première de ces évolutions découle du vote Brexit du 23/6/2016. La CEE avait fixé en 1958, en son règlement n°1, les langues officielles et de travail. Devenue Union, elle l’a, par votes à l’unanimité, adapté aux vagues d’adhésions. Le Royaume-Uni déclara l’anglais pour l’usage officiel de l’UE. La République d’Irlande fut le seul autre nouvel adhérent à déclarer l’anglais, mais en ajoutant le gaélique : unique exemple de membre à deux langues officielles "UE".
 

Le Brexit fragilise donc - surtout politiquement - le statut actuel de l’anglais.
Or, un mouvement s’est développé, dans diverses capitales et des institutions de l’UE, en faveur non de l’abandon ou de la réduction de la place de l’anglais, mais tout au contraire de son maintien. Voire de sa promotion comme "langue commune", officielle de fait, appelée à le devenir seule en droit. Cela en invoquant la situation actuelle conquise grâce à l’opiniâtreté des nouveaux entrants, et au laxisme persistant des autres, français en premier lieu. En osant aussi plaider que l’anglo-américain, n’étant plus langue officielle d’un membre important, devient "neutre", une sorte de commode "esperanto" …
 

Il pourrait donc y avoir un vote du Conseil de l’UE pour adapter le statut des langues à la situation créée par le Brexit. Un vote selon la règle intangible de l’unanimité, qui entraîne le rejet du texte proposé si un seul pays y met son veto.
Monsieur le Président, c’est d’abord de la France que les Français – et des Européens et Francophones de partout – attendent un veto. Une opposition déterminée au mouvement pour la "langue commune". Le Brexit aidant, on ne peut plus exiger des administrations nationales qu’elles travaillent sur des documents reçus uniquement en anglais, et répondent dans cette seule langue.
 

Il y va du destin de l’Europe elle-même, qui est diversité de hautes cultures, et non une vaste Prairie, un simple espace à uniformiser, notamment par l’anglais, pour mieux le dominer. Enjeu économique, mais surtout civilisationnel.
Monsieur le Président, la position que vous prendrez au nom de la France aura des effets et un retentissement considérables. Vous pouvez vous placer dans le sillage du Général refusant l’AMGOT en 1944, puis sortant de l’OTAN militaire en 1965 ; du peuple français repoussant la "Constitution Giscard" en 2005 ; et du Président Chirac, à qui vous venez de rendre un bel hommage, notamment pour son refus d’engager la France dans la guerre de M. Bush en Irak.
Monsieur le Président, à votre tour, vous avez entre vos mains le destin de la France. Pour la langue et les cultures en Francophonie, pour celles d’Europe, pour la civilisation, vous seul pouvez dire "non" aux menées impériales.
 

La deuxième évolution très inquiétante est celle du passage de services publics français à l’anglo-américain toléré, voire officiellement encouragé. Il s’agit en particulier de l’enseignement supérieur, à la faveur de la loi Fioraso de 2013. Faite pour faciliter l’enseignement en anglais, cette loi interdit pourtant aux établissements d’offrir des formations diplômantes exclusivement en anglais.
 

Or, cette disposition reste ignorée par le ministère de l'Enseignement supérieur qui est allé jusqu’à accréditer ces formations malgré leur illégalité flagrante, pas davantage sanctionnée par les tribunaux administratifs, malgré tous les recours de nos associations auprès d’eux. En 2019, selon CAMPUS FRANCE, 1213 formations ne respecteraient pas la loi Fioraso et l’article 2 de la Constitution…
 

Il s’agit aussi de l’audiovisuel public, où le CSA n’a pas rempli sa mission.
Également de ministères et d’organismes publics divers. En voici un exemple révélateur, absurde, dans le domaine du ministre des Transports :
Après le "pass navigo" de la RATP devenu bizarrement "navigo easy" en passant à la région d’Île de France, voici que la SNCF affuble du nom de "Greenspeed" la société regroupant Eurostar et Thalys ! Alors qu’elle pouvait choisir le simple "Eurothalys", ou "Eurapid(e)", "Euréclair" ?
 

Cette évolution n’est pas seulement d’un ridicule avéré, elle est destructrice. Elle contribue à détruire la confiance des Français en leur État, en un gouvernement qui, à leurs yeux, accepte, encourage la soumission du pays. Elle peut provoquer les réactions populaires du type "Gilets jaunes", et nourrir les extrêmes.
 


Monsieur le Président, vous venez d’appeler à l’action dans un autre domaine très sensible. Par ce même élan, nous vous en prions : appelez à arrêter l’arrachage public du français, d’abord les deux grandes évolutions citées qui constituent une dangereuse "substitution de langue, de culture, de civilisation".
 

Veuillez, Monsieur le Président, recevoir l’expression de notre espoir tenace en votre volonté et votre pouvoir d’agir, et de notre très haute considération.
 

Collectif Résistance Francophone

___________________________________________________________________________________

Liste des 25 associations signataires et de leurs représentants élus :

  • Alliance Wallonie France (AWF) Belgique, président : Paul Durieux ;
  • Association des Écrivains combattants (AEC), secrétaire général : Alfred Gilder ;
  • Association Francophonie Avenir (AFRAV), président : Régis Ravat ;
  • Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF asbl)
  • De Haan, Belgique, directeur : Edgar Fonck ;
  • Athena, Association pour la Défense et la Promotion des Langues officielles de la Communauté Européenne, (siège Luxembourg) : présidente Anna Maria Campogrande ;
  • Avenir de la langue française (ALF), président : Albert Salon ;
  • Carrefour des Acteurs sociaux (CAS-pôle Francophonie), vice-présidente : Catherine Distinguin ;
  • Centre d’Études et de Recherches sur le Monde francophone (CERMF), président : Ilyès Zouari ;
  • Cercle littéraire des Écrivains Cheminots (CLEC), secrétaire général : Maurice Le Lous ;
  • Collectif Langue française (CLF), (Lausanne,Suisse romande), président : Philippe Carron,
  • Collectif "Non au tout-à-l’anglais ! Non à l’anglais partout !", présidente-fondatrice : Valérie Faisien ;
  • Comitato Allarme Lingua (Rome, Italie), président : Renato Corsetti ;
  • C.O.U.R.R.I.E.L., président : Georges Gastaud ;
  • Défense de la Langue française (DLF), secrétaire général : Marceau Déchamps ;
  • Défense de la Langue française (DLF-Pays de Savoie), président : Philippe Reynaud ;
  • Droit de Comprendre (DdC), président : Marc Favre d’Échallens ;
  • Forum francophone international (FFI-France), président : Albert Salon ;
  • Forum francophone international (FFI-Québec), président : François Gauthier ;
  • Forum pour la France (FPF), secrétaire général : Henri Fouquereau ;
  • France-Univers, président : Michel Mourlet ;
  • Francophonie Force Oblige (FFO), président : Alain Ripaux ;
  • Impératif français, (IF, Québec), président : Jean-Paul Perreault ;
  • Institut Culture, Économie, Géopolitique (ICEG), président : Yves Montenay ;
  • Observatoire des Libertés (OdL), président : Louis Maisonneuve ;
  • République exemplaire, président : Michel Le Net.

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Barbara Cassin : 9e femme à l'Académie française

"Nous voulons contribuer à fabriquer une Europe résistante, qui refuse de s'en tenir à cette non-langue de pure communication qu'est le global English, dont les principales œuvres sont les dossiers de demandes de subvention, ces soumissions que classeront des experts à haut niveau", a affirmé la philosophe et nouvelle académicienne dans le discours d'éloge à son prédécesseur, le musicologue et musicien Philippe Beaussant.
Académie française Réception de Mme Barbara Cassin (17/10) (lien)
Le Monde Le discours de Barbara Cassin à l’Académie française : "Ni globish, ni nationalisme" (17/10) (lien)
L'Express La philosophe Barbara Cassin devient la neuvième femme à intégrer l'Académie française (17/10) (lien)
L'Union Les anglicismes, cheval de bataille de la nouvelle immortelle (17/10) (lien)

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Barbara Cassin : 9e femme à l'Académie française

"Nous voulons contribuer à fabriquer une Europe résistante, qui refuse de s'en tenir à cette non-langue de pure communication qu'est le global English, dont les principales œuvres sont les dossiers de demandes de subvention, ces soumissions que classeront des experts à haut niveau", a affirmé la philosophe et nouvelle académicienne dans le discours d'éloge à son prédécesseur, le musicologue et musicien Philippe Beaussant.
Académie française Réception de Mme Barbara Cassin (17/10) (lien)
Le Monde Le discours de Barbara Cassin à l’Académie française : "Ni globish, ni nationalisme" (17/10) (lien)
L'Express La philosophe Barbara Cassin devient la neuvième femme à intégrer l'Académie française (17/10) (lien)
L'Union Les anglicismes, cheval de bataille de la nouvelle immortelle (17/10) (lien)

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nouvelles2019/yves_bouchereau.jpgPromotion ou paillasson ? - le 21/10/2019 - 18:16 par Yves_Bouchereau

La langue française en France et en Europe francophone

Promotion ou paillasson ?

La France "globishisée" par nos "soi-disant élites" est en pleine expansion !

Où sont nos députés, sénateurs, ministres, gens d’affaires, industriels, professeurs, intellectuels, journalistes qui oseraient se battre contre l’anglicisation / américanisation à tout-va de la France et de l’Europe ?

Aveugles, sourds, paralysés, indifférents, muets, truffés de complexes d’infériorité vis-à-vis de ces fameux "anglo-saxons"…on ne sait, mais on ne les voit ni ne les entend.

Les FACSA (Français Auto-Colonisés Sous-américains Anglomaniaques) continuent leur travail de sape de notre langue française, ne déviant pas d’un iota de leur objectif : remplacer la langue française par l’anglais pour tout ce qui est "important" en attendant le reste qui, indubitablement, suivra.

L’exemple vient du sommet de l’État et des ministres, muets sur le sujet. Il faut dire que, dans certains cas, ils feraient mieux de l’être : quand, par exemple, Monsieur Frank Riester, ministre de la culture (!) nous déclare, sans rire, que "la loi Toubon est globalement respectée" ! Humour ou ignorance ?

La supériorité supposée de l’anglais est bien ancrée chez nombre de Français, quel que soit le domaine, de la "Fashion week" dans la capitale mondiale de la mode (Paris) à l’économie africaine qui, paraît-il, se porte mieux, de manière automatique, dans les pays africains anglophones grâce à la langue impériale.

La réalité est tout autre : il suffit de consulter les statistiques fournies par les Nations-Unies pour s’en rendre compte. La croissance des pays francophones d’Afrique est quasiment le double de celle des pays anglophones1. Un handicap, le français ? Oui, pour nos FACSA, quel que soit leur milieu.

A quand un gouvernement en France qui se tienne debout ? Les paillassons, on les piétine ! Beaucoup plus difficile pour ceux qui se tiennent debout !

Yves Bouchereau

------------------------------------

Yves Bouchereau, auteur de "Speak globish, ouvrage à l’usage des FACSA" (Éditions Sydney Laurent), est un Français établi au Québec depuis quelques décennies. Ayant obtenu une maîtrise en linguistique en Californie, il à enseigné le français à Atlanta pendant 3 ans (Université Emory, Alliance française et Westminster High school) et, a ouvert des écoles, privées de langues au Canada, aux États-Unis, en France, en Belgique et en Angleterre. Auteur d'une douzaine d'ouvrages pour l'enseignement du français aux enfants anglophones. Yves Bouchereau partage maintenant son temps entre la France et le Québec.


1  sur le sujet, lire l’excellent article d'Ilyès Zouari "La population du monde francophone dépasse les 500 millions d’habitants"

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La langue française en France et en Europe francophone

Promotion ou paillasson ?

La France "globishisée" par nos "soi-disant élites" est en pleine expansion !

Où sont nos députés, sénateurs, ministres, gens d’affaires, industriels, professeurs, intellectuels, journalistes qui oseraient se battre contre l’anglicisation / américanisation à tout-va de la France et de l’Europe ?

Aveugles, sourds, paralysés, indifférents, muets, truffés de complexes d’infériorité vis-à-vis de ces fameux "anglo-saxons"…on ne sait, mais on ne les voit ni ne les entend.

Les FACSA (Français Auto-Colonisés Sous-américains Anglomaniaques) continuent leur travail de sape de notre langue française, ne déviant pas d’un iota de leur objectif : remplacer la langue française par l’anglais pour tout ce qui est "important" en attendant le reste qui, indubitablement, suivra.

L’exemple vient du sommet de l’État et des ministres, muets sur le sujet. Il faut dire que, dans certains cas, ils feraient mieux de l’être : quand, par exemple, Monsieur Frank Riester, ministre de la culture (!) nous déclare, sans rire, que "la loi Toubon est globalement respectée" ! Humour ou ignorance ?

La supériorité supposée de l’anglais est bien ancrée chez nombre de Français, quel que soit le domaine, de la "Fashion week" dans la capitale mondiale de la mode (Paris) à l’économie africaine qui, paraît-il, se porte mieux, de manière automatique, dans les pays africains anglophones grâce à la langue impériale.

La réalité est tout autre : il suffit de consulter les statistiques fournies par les Nations-Unies pour s’en rendre compte. La croissance des pays francophones d’Afrique est quasiment le double de celle des pays anglophones1. Un handicap, le français ? Oui, pour nos FACSA, quel que soit leur milieu.

A quand un gouvernement en France qui se tienne debout ? Les paillassons, on les piétine ! Beaucoup plus difficile pour ceux qui se tiennent debout !

Yves Bouchereau

------------------------------------

Yves Bouchereau, auteur de "Speak globish, ouvrage à l’usage des FACSA" (Éditions Sydney Laurent), est un Français établi au Québec depuis quelques décennies. Ayant obtenu une maîtrise en linguistique en Californie, il à enseigné le français à Atlanta pendant 3 ans (Université Emory, Alliance française et Westminster High school) et, a ouvert des écoles, privées de langues au Canada, aux États-Unis, en France, en Belgique et en Angleterre. Auteur d'une douzaine d'ouvrages pour l'enseignement du français aux enfants anglophones. Yves Bouchereau partage maintenant son temps entre la France et le Québec.


1  sur le sujet, lire l’excellent article d'Ilyès Zouari "La population du monde francophone dépasse les 500 millions d’habitants"

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Langue française : Nouvelles d'octobre 2019 (3)

France Inter Régionale, française, anglaise la guerre des langues aura t-elle lieu ?
   Intéressante émission à écouter  en suivant le lien (15/10)  (lien)
Le Figaro 5 expressions très françaises à employer absolument (13/10)  (lien)
L'Humanité Table ronde - La langue française est-elle en perte de vitesse ? (11/10) (lien)
Le Figaro 10 mots d’arabe que vous employez sans le savoir (11/10)  (lien)

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Langue française : Nouvelles d'octobre 2019 (3)

France Inter Régionale, française, anglaise la guerre des langues aura t-elle lieu ?
   Intéressante émission à écouter  en suivant le lien (15/10)  (lien)
Le Figaro 5 expressions très françaises à employer absolument (13/10)  (lien)
L'Humanité Table ronde - La langue française est-elle en perte de vitesse ? (11/10) (lien)
Le Figaro 10 mots d’arabe que vous employez sans le savoir (11/10)  (lien)

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Langue française : Nouvelles d'octobre 2019 (2)

Libération Jean Quatremer Union européenne: vent de révolte contre le tout anglais (3/10) (lien)
Journal de Québec Denise Bombardier explique l’importance de bien parler français (7/10) (lien)
Le Figaro 5 mots disparus que nous ferions bien d’employer (à la place des anglicismes) (lien)
Le Point Où enseigne-t-on le plus le français en Europe  ? (lien)
Courrier International Au Portugal, “la langue française est de retour !” (lien)

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Langue française : Nouvelles d'octobre 2019 (2)

Libération Jean Quatremer Union européenne: vent de révolte contre le tout anglais (3/10) (lien)
Journal de Québec Denise Bombardier explique l’importance de bien parler français (7/10) (lien)
Le Figaro 5 mots disparus que nous ferions bien d’employer (à la place des anglicismes) (lien)
Le Point Où enseigne-t-on le plus le français en Europe  ? (lien)
Courrier International Au Portugal, “la langue française est de retour !” (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'octobre 2019 - le 04/10/2019 - 20:06 par MAR

Langue française : Nouvelles d'octobre 2019

A.Fr.Av L’ultime insulte de l’UE à Jacques Chirac ! (3/10) (lien)
La porte-parole de la Commission européenne, la Bulgare Mina Andreeva, présente EN ANGLAIS les condoléances de son institution et de son président, Jean-Claude Juncker !
Le Devoir Le bilinguisme, une affaire de Québécois, selon Statistique Canada (3/10) (lien)
France Diplomatie FRED : la plateforme pour apprendre et enseigner le français (lien)
l-express.ca Un demi-milliard de francophones dans le monde avant la fin du siècle (2/10) (lien)

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Langue française : Nouvelles d'octobre 2019

A.Fr.Av L’ultime insulte de l’UE à Jacques Chirac ! (3/10) (lien)
La porte-parole de la Commission européenne, la Bulgare Mina Andreeva, présente EN ANGLAIS les condoléances de son institution et de son président, Jean-Claude Juncker !
Le Devoir Le bilinguisme, une affaire de Québécois, selon Statistique Canada (3/10) (lien)
France Diplomatie FRED : la plateforme pour apprendre et enseigner le français (lien)
l-express.ca Un demi-milliard de francophones dans le monde avant la fin du siècle (2/10) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019 (4)

Libération Dans les couloirs de l'UE, l'usage de l'anglais fait râler (30/9)  (lien)
France Culture Pétition de fonctionnaires européens "Nous voulons avoir le droit de travailler en français !" (26/9)  (lien)
ALF Le nouveau journal d'Avenir de la Langue Française est paru (lien)
Le Figaro Bourguignon, breton, parisien... Quel français parlez-vous ? (27/9) (lien)
TV5 Monde 20 heures de direct de Montréal à Bangkok pour célébrer la langue française (25/9) (lien)
ARPP La langue française à l’honneur ! (25/9) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019 (4)

Libération Dans les couloirs de l'UE, l'usage de l'anglais fait râler (30/9)  (lien)
France Culture Pétition de fonctionnaires européens "Nous voulons avoir le droit de travailler en français !" (26/9)  (lien)
ALF Le nouveau journal d'Avenir de la Langue Française est paru (lien)
Le Figaro Bourguignon, breton, parisien... Quel français parlez-vous ? (27/9) (lien)
TV5 Monde 20 heures de direct de Montréal à Bangkok pour célébrer la langue française (25/9) (lien)
ARPP La langue française à l’honneur ! (25/9) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019 (3)

Le Figaro 15 expressions francophones que nous ferions bien d’utiliser (25/9) (lien)
TV5 Monde Francophonie : Villers-Cotterêts, futur haut lieu de la langue française (20/9) (lien)
L'Union Coup d’envoi de la Cité de la langue française à Villers-Cotterêts (19/9) (lien)
Le Figaro Jouer au rugby en langue française, c’est possible (20/9) (lien)
Le Point Bruxelles : von der Leyen interpellée pour l'usage du français (16/9) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019 (3)

Le Figaro 15 expressions francophones que nous ferions bien d’utiliser (25/9) (lien)
TV5 Monde Francophonie : Villers-Cotterêts, futur haut lieu de la langue française (20/9) (lien)
L'Union Coup d’envoi de la Cité de la langue française à Villers-Cotterêts (19/9) (lien)
Le Figaro Jouer au rugby en langue française, c’est possible (20/9) (lien)
Le Point Bruxelles : von der Leyen interpellée pour l'usage du français (16/9) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019 (2)

Le Monde Europe : l’accord du Parlement pourrait poser problème à certains candidats (10/9) (lien)
Yves Montenay Le français au Maghreb face à l’offensive anglo-arabo-islamiste (4/9) (lien)
Sciences et avenir A débit lent ou rapide, toutes les langues transmettent l'information à 39 bits par seconde (4/9) (lien)
Initiative Communiste Télérama ou la servitude volontaire pour détruire la diversité linguistique ! (6/9) (lien)
Développez Ne dites plus "cryptojacking" mais "minage pirate" (5/9) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019 (2)

Le Monde Europe : l’accord du Parlement pourrait poser problème à certains candidats (10/9) (lien)
Yves Montenay Le français au Maghreb face à l’offensive anglo-arabo-islamiste (4/9) (lien)
Sciences et avenir A débit lent ou rapide, toutes les langues transmettent l'information à 39 bits par seconde (4/9) (lien)
Initiative Communiste Télérama ou la servitude volontaire pour détruire la diversité linguistique ! (6/9) (lien)
Développez Ne dites plus "cryptojacking" mais "minage pirate" (5/9) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019

L'Express Michel Feltin-Palas Paris n'est plus la première ville francophone du monde (3/9) (lien)
Le Figaro 5 expressions très françaises... qui ne marchent vraiment qu’en France (2/9) (lien)
Le Devoir Pauline Marois veut se poser en ambassadrice de la langue française (1/9) (lien)
24 heures Philippe Carron Langue française à l’agonie: faut-il en rire ou en pleurer ? (26/8) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019

L'Express Michel Feltin-Palas Paris n'est plus la première ville francophone du monde (3/9) (lien)
Le Figaro 5 expressions très françaises... qui ne marchent vraiment qu’en France (2/9) (lien)
Le Devoir Pauline Marois veut se poser en ambassadrice de la langue française (1/9) (lien)
24 heures Philippe Carron Langue française à l’agonie: faut-il en rire ou en pleurer ? (26/8) (lien)

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nouvelles2019/telerama.jpgTélérama fourrier de la colonizacheune - le 30/08/2019 - 10:29 par Albert_Salon

Télérama fourrier de la colonizacheune

Le dernier numéro de Télérama est renversant de bêtise. La une le résume en gros caractères : "WHY MY KIDS ARE NULS".

Pour le journal bobo de la culture, il faudrait encore plus d‘anglo-formatage à l’école, et pour faire bonne mesure, de langues régionales et de démolition du couple maudit "État jacobin / langue française" (Georges Gastaud).

Nos associations signent cette lettre collective à Télérama et la diffusent. Amis lecteurs, vous êtes invités à réagir en écrivant à Télérama par courrier au 8 rue Jean-Antoine de Baïf - 75013 Paris, par le biais de leur formulaire de contact ou en envoyant un courriel à la directrice de la rédaction : Fabienne.Pascaud@telerama.fr et au rédacteur en chef délégué : Thomas.Becard@telerama.fr


À LA RÉDACTION EN CHEF DE TÉLÉRAMA

AVEUGLEMENT

Des émissions "francophones" intitulées The Voice, Tonight info, Ninja Warriors, etc. ; des firmes "françaises" qui basculent toute leur documentation technique à l’anglais (Renault, PSA…) ; des transporteurs français dont le slogan unique est "France is in the air" (Airfrance)… Des centaines de formations supérieures qui s’enseignent totalement en anglais en France même (alors que leurs enseignants et étudiants sont majoritairement francophones !)…

Des collectivités territoriales qui, illégalement, se "vendent" en anglais en France même ("Only Lyon", "In Annecy Mountains", etc.) ; des responsables publics comme Valérie Pécresse qui privilégient l’anglais pour s’adresser aux Franciliens (cf. le "pass" "Navigo Easy") ; et, chaque jour, des pans entiers de la "com", de la pub, de la chanson, du cinéma, de la science, etc. qui passent au tout-anglais au mépris de la Constitution ("la langue de la République est le français")… 

Or, pour le premier journal culturel français, le problème n’est pas l’arrachage en cours du français à l’initiative de nos "élites", mais le fait que "your kids are nuls"…

Peut-on s’aveugler davantage sur le scandale historique porteur d’énormes discriminations présentes et futures que constitue le basculement rapide et totalement antidémocratique de l’Hexagone au TOUT-globish managérial ?

Salutations scandalisées,

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Télérama fourrier de la colonizacheune

Le dernier numéro de Télérama est renversant de bêtise. La une le résume en gros caractères : "WHY MY KIDS ARE NULS".

Pour le journal bobo de la culture, il faudrait encore plus d‘anglo-formatage à l’école, et pour faire bonne mesure, de langues régionales et de démolition du couple maudit "État jacobin / langue française" (Georges Gastaud).

Nos associations signent cette lettre collective à Télérama et la diffusent. Amis lecteurs, vous êtes invités à réagir en écrivant à Télérama par courrier au 8 rue Jean-Antoine de Baïf - 75013 Paris, par le biais de leur formulaire de contact ou en envoyant un courriel à la directrice de la rédaction : Fabienne.Pascaud@telerama.fr et au rédacteur en chef délégué : Thomas.Becard@telerama.fr


À LA RÉDACTION EN CHEF DE TÉLÉRAMA

AVEUGLEMENT

Des émissions "francophones" intitulées The Voice, Tonight info, Ninja Warriors, etc. ; des firmes "françaises" qui basculent toute leur documentation technique à l’anglais (Renault, PSA…) ; des transporteurs français dont le slogan unique est "France is in the air" (Airfrance)… Des centaines de formations supérieures qui s’enseignent totalement en anglais en France même (alors que leurs enseignants et étudiants sont majoritairement francophones !)…

Des collectivités territoriales qui, illégalement, se "vendent" en anglais en France même ("Only Lyon", "In Annecy Mountains", etc.) ; des responsables publics comme Valérie Pécresse qui privilégient l’anglais pour s’adresser aux Franciliens (cf. le "pass" "Navigo Easy") ; et, chaque jour, des pans entiers de la "com", de la pub, de la chanson, du cinéma, de la science, etc. qui passent au tout-anglais au mépris de la Constitution ("la langue de la République est le français")… 

Or, pour le premier journal culturel français, le problème n’est pas l’arrachage en cours du français à l’initiative de nos "élites", mais le fait que "your kids are nuls"…

Peut-on s’aveugler davantage sur le scandale historique porteur d’énormes discriminations présentes et futures que constitue le basculement rapide et totalement antidémocratique de l’Hexagone au TOUT-globish managérial ?

Salutations scandalisées,

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Félicitations "très ironiques" de militants de Suisse et du Québec
 
à l’adresse de la classe politique française

Nos amis militants québécois et suisses font chorus pour exhorter les Français à sortir de l’asservissement consenti par trop de leurs élites dirigeantes. Albert Salon

La loi Toubon, mais de quoi parle-t-on ?

Quel ravissement que de sillonner les routes touristiques de France et de Navarre et de constater cet hilarant bilinguisme français-anglais prêt à battre le pavillon d’une "diglossie" en devenir et d’entendre avec soulagement votre chef de cabinet porter aux nues, et ce avec une assurance confondante, les bienfaits de la loi n°94-665 du 4 août 1994, loi dont les dispositions sont merveilleusement bafouées, détournées ou vidées de leur contenu par un pouvoir transfuge et non moins jouissif… en marche vers un suicide linguistique et, a fortiori, culturel !

La bouillie saxonne, le peuple en redemande

Comment vous féliciter pour votre empressement à vouloir faire du français le patois d’une république où l’anglo-américain vous prend à la gorge dès que l’on débarque dans l’Hexagone, à laisser s’enfoncer dans une inénarrable bouillie langagière une nation béate d’admiration devant les chimères "saxonnes" qui viennent pourtant lui ravir ce qu’elle avait de plus cher au monde, à savoir sa langue et sa culture ?

Éradiquons, éradiquons, il en restera toujours quelque chose

Comment vous savoir gré d’avoir réussi à mener si habilement et sans état d’âme cette magnifique politique d’arrachage de langue, d’avoir magistralement insufflé à tous les ministères un virus aussi insidieux que des métastases en pleine furie, processus de "déculturation" hautement toxique qu’une presse décomplexée a fait sienne, pervertissant à son tour et à la hussarde un public malléable à souhait… et transformé depuis en "mutant de Panurge" ?

Les Éduens, ces Celtes qui nous inspirent

Comment ne pas rester béat d’admiration à vous voir, à l’instar d’un chef d’État investi d’une mission jupitérienne, considérer comme un signe de prestige et de civilisation – les braves Éduens vous avaient précédé avec cette même attitude servile – ce qui n’est qu’avilissement et asservissement et comment ne pas vouer une admiration sans borne à votre remarquable acharnement à vouloir faire table rase d’une langue que les non-francophones s’arrachent pourtant et que d’aucuns considèrent comme un chef d’œuvre de l’humanité ?

Le français vaut bien un fromage, non ?

Quel régal de surprendre les plus grands commis de l’État ouvrir tout grand leur bec et rivaliser de leur indéfinissable ramage "anglobalisant", ce sabir résolument incompréhensible qui finit par asseoir de manière éclatante la redoutable réputation que se sont taillée à l’étranger et le politique et le décideur français, ces derniers, en baroudeurs aguerris, poussant en ahanant le coche de l’ogre du numérique qui s’apprête à ne faire de leur langue qu’une bouchée orgiaque !

Le français, une noble Dame si perturbante

Comment ne pas applaudir à pleines mains la merveilleuse et non moins généreuse loi Fioraso, laquelle aura permis à des élus à la capitulation bravache de livrer, menottes aux poignets, l’université française au "globish" – pour les maternelles, le prédateur "ricain" est en embuscade – opération ultra-stratégique et ingénieuse montée à la sauvette par les joyeux godelureaux d’une classe politique dont la haine et un profond dégoût de soi n’en peuvent plus d’ envoyer à la casse une langue prestigieuse… six pieds sous terre, la noble Dame et que l’on n’en parle plus !

Ne dit-on pas que l’histoire se répète ?

Comment ne pas rester le souffle coupé d’enthousiasme devant le réjouissant spectacle qui rappelle aux non-amnésiques les heures les plus sombres d’une histoire où "la France de l’exception culturelle", à de multiples reprises, s’est vautrée comme une dévergondée en mal de sensations dans la fange de la soumission – ce jusqu’à en perdre toute dignité – et de regarder avec émerveillement le premier quidam ou intellectuel venu enfoncer avec le plus tordant délice ces clous ravageurs qui scelleront définitivement son sort à une langue agonisante qui, pourtant, ne les a jamais lâchés ?

Quand le naturel revient au galop

Quelle merveille que de vous entendre louer dans tout le landerneau francophone la créativité et la vivacité de la langue-souche de la Francophonie, de faire pour elle des tonnes de projets mirifiques et, dans le même temps, d’assister au summum du délire élyséen lors du dernier sommet de la Francophonie, où, vous et vos sbires, lui assénez – et avec quelle maestria – le coup de grâce en nommant à la tête de l’OIF ces désopilants fantoches qui s’emploient à bouter définitivement la langue française dans la poubelle de l’histoire de leur propre pays.

Quand l’Europe part à l’assaut de ses "vilains petits patois"

Comment vous dire merci d’avoir laissé s’insinuer dans les hautes sphères européennes la langue unique de ces prédateurs aux dents bien acérées, d’avoir favorisé, par votre anglolâtrie débordante, l’essor de ces mercenaires à l’appétit vorace dont les desseins de compactage humain et culturel ne sont plus à démontrer, les ultimes coups de sape étant généreusement portés par le je-m’en-foutisme déconcertant d’une populace en goguette… et qui n’en est plus à une contradiction près ?

Les fumeurs ne sont pas les seuls à enfumer

Qu’il est réconfortant de recevoir de votre fidèle aide-de-camp de l’Élysée toutes ces encourageantes fins de non-recevoir, ce verbiage creux et tout en incohérences, ces réponses qui ne transpirent que duplicité et compromission avec les géants du tout-anglais, cet invariable "enfumage" haut en couleur qui nous somme si poliment et à mi-mot de la boucler… oui, de bâillonner séance tenante une langue que les prétendues "élites" se hâtent, à la manière d’iconoclastes avisés, de dépecer avec cet engouement qui ferait se tordre de rire le vieil Hugo dans sa tombe !

Et que la joie demeure

Comment enfin ne pas hurler de joie devant les morceaux épars d’une langue en pleine et folle débandade, devant cette sémillante langue française qui ne nous accompagnera ni ne nous embrasera plus l’âme pour très longtemps encore, mais dont le doux et précieux souvenir restera à jamais gravé au plus profond de ceux qui croyaient encore en l’universalité de son génie et de sa magie ?

L’Humanité ne mérite-t-elle pas beaucoup mieux que cette piètre image de subversion linguistique et culturelle ?

Philippe Carron, responsable du collectif romand Langue française, Suisse
Jean-Paul Perreault, président d’Impératif français, Québec

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Félicitations "très ironiques" de militants de Suisse et du Québec
 
à l’adresse de la classe politique française

Nos amis militants québécois et suisses font chorus pour exhorter les Français à sortir de l’asservissement consenti par trop de leurs élites dirigeantes. Albert Salon

La loi Toubon, mais de quoi parle-t-on ?

Quel ravissement que de sillonner les routes touristiques de France et de Navarre et de constater cet hilarant bilinguisme français-anglais prêt à battre le pavillon d’une "diglossie" en devenir et d’entendre avec soulagement votre chef de cabinet porter aux nues, et ce avec une assurance confondante, les bienfaits de la loi n°94-665 du 4 août 1994, loi dont les dispositions sont merveilleusement bafouées, détournées ou vidées de leur contenu par un pouvoir transfuge et non moins jouissif… en marche vers un suicide linguistique et, a fortiori, culturel !

La bouillie saxonne, le peuple en redemande

Comment vous féliciter pour votre empressement à vouloir faire du français le patois d’une république où l’anglo-américain vous prend à la gorge dès que l’on débarque dans l’Hexagone, à laisser s’enfoncer dans une inénarrable bouillie langagière une nation béate d’admiration devant les chimères "saxonnes" qui viennent pourtant lui ravir ce qu’elle avait de plus cher au monde, à savoir sa langue et sa culture ?

Éradiquons, éradiquons, il en restera toujours quelque chose

Comment vous savoir gré d’avoir réussi à mener si habilement et sans état d’âme cette magnifique politique d’arrachage de langue, d’avoir magistralement insufflé à tous les ministères un virus aussi insidieux que des métastases en pleine furie, processus de "déculturation" hautement toxique qu’une presse décomplexée a fait sienne, pervertissant à son tour et à la hussarde un public malléable à souhait… et transformé depuis en "mutant de Panurge" ?

Les Éduens, ces Celtes qui nous inspirent

Comment ne pas rester béat d’admiration à vous voir, à l’instar d’un chef d’État investi d’une mission jupitérienne, considérer comme un signe de prestige et de civilisation – les braves Éduens vous avaient précédé avec cette même attitude servile – ce qui n’est qu’avilissement et asservissement et comment ne pas vouer une admiration sans borne à votre remarquable acharnement à vouloir faire table rase d’une langue que les non-francophones s’arrachent pourtant et que d’aucuns considèrent comme un chef d’œuvre de l’humanité ?

Le français vaut bien un fromage, non ?

Quel régal de surprendre les plus grands commis de l’État ouvrir tout grand leur bec et rivaliser de leur indéfinissable ramage "anglobalisant", ce sabir résolument incompréhensible qui finit par asseoir de manière éclatante la redoutable réputation que se sont taillée à l’étranger et le politique et le décideur français, ces derniers, en baroudeurs aguerris, poussant en ahanant le coche de l’ogre du numérique qui s’apprête à ne faire de leur langue qu’une bouchée orgiaque !

Le français, une noble Dame si perturbante

Comment ne pas applaudir à pleines mains la merveilleuse et non moins généreuse loi Fioraso, laquelle aura permis à des élus à la capitulation bravache de livrer, menottes aux poignets, l’université française au "globish" – pour les maternelles, le prédateur "ricain" est en embuscade – opération ultra-stratégique et ingénieuse montée à la sauvette par les joyeux godelureaux d’une classe politique dont la haine et un profond dégoût de soi n’en peuvent plus d’ envoyer à la casse une langue prestigieuse… six pieds sous terre, la noble Dame et que l’on n’en parle plus !

Ne dit-on pas que l’histoire se répète ?

Comment ne pas rester le souffle coupé d’enthousiasme devant le réjouissant spectacle qui rappelle aux non-amnésiques les heures les plus sombres d’une histoire où "la France de l’exception culturelle", à de multiples reprises, s’est vautrée comme une dévergondée en mal de sensations dans la fange de la soumission – ce jusqu’à en perdre toute dignité – et de regarder avec émerveillement le premier quidam ou intellectuel venu enfoncer avec le plus tordant délice ces clous ravageurs qui scelleront définitivement son sort à une langue agonisante qui, pourtant, ne les a jamais lâchés ?

Quand le naturel revient au galop

Quelle merveille que de vous entendre louer dans tout le landerneau francophone la créativité et la vivacité de la langue-souche de la Francophonie, de faire pour elle des tonnes de projets mirifiques et, dans le même temps, d’assister au summum du délire élyséen lors du dernier sommet de la Francophonie, où, vous et vos sbires, lui assénez – et avec quelle maestria – le coup de grâce en nommant à la tête de l’OIF ces désopilants fantoches qui s’emploient à bouter définitivement la langue française dans la poubelle de l’histoire de leur propre pays.

Quand l’Europe part à l’assaut de ses "vilains petits patois"

Comment vous dire merci d’avoir laissé s’insinuer dans les hautes sphères européennes la langue unique de ces prédateurs aux dents bien acérées, d’avoir favorisé, par votre anglolâtrie débordante, l’essor de ces mercenaires à l’appétit vorace dont les desseins de compactage humain et culturel ne sont plus à démontrer, les ultimes coups de sape étant généreusement portés par le je-m’en-foutisme déconcertant d’une populace en goguette… et qui n’en est plus à une contradiction près ?

Les fumeurs ne sont pas les seuls à enfumer

Qu’il est réconfortant de recevoir de votre fidèle aide-de-camp de l’Élysée toutes ces encourageantes fins de non-recevoir, ce verbiage creux et tout en incohérences, ces réponses qui ne transpirent que duplicité et compromission avec les géants du tout-anglais, cet invariable "enfumage" haut en couleur qui nous somme si poliment et à mi-mot de la boucler… oui, de bâillonner séance tenante une langue que les prétendues "élites" se hâtent, à la manière d’iconoclastes avisés, de dépecer avec cet engouement qui ferait se tordre de rire le vieil Hugo dans sa tombe !

Et que la joie demeure

Comment enfin ne pas hurler de joie devant les morceaux épars d’une langue en pleine et folle débandade, devant cette sémillante langue française qui ne nous accompagnera ni ne nous embrasera plus l’âme pour très longtemps encore, mais dont le doux et précieux souvenir restera à jamais gravé au plus profond de ceux qui croyaient encore en l’universalité de son génie et de sa magie ?

L’Humanité ne mérite-t-elle pas beaucoup mieux que cette piètre image de subversion linguistique et culturelle ?

Philippe Carron, responsable du collectif romand Langue française, Suisse
Jean-Paul Perreault, président d’Impératif français, Québec

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Editoriaux/cocarde.gifDéfendre la langue française - Appel à témoignages - le 23/08/2019 - 10:30 par albert_salon

Défendre la langue française !
Appel à témoignages !

Nous appuyons et diffusons ce communiqué-appel d'Alain Ripaux président de FFO, membre d’ALF, adressé à tous les membres d’associations militant pour le français. Plusieurs de nos associations vont lui fournir articles, documents et témoignages en nombre, qu’il pourra utiliser dans le livre qu’il prépare sur la situation de la langue française, et dont ALF assurera la publication et la diffusion dans tous nos supports. A. Salon

Depuis plus de 50 ans, nous sommes envahis par la langue anglaise et la culture anglo-saxonne qui s'imposent dans de nombreux domaines : les médias, la publicité, le commerce, la télévision, internet, l'enseignement supérieur, les institutions européennes et internationales.

Chaque jour, de nouveaux mots anglais sont imposés par les médias et les puissances de l'argent. Les jeunes générations ne savent plus rédiger de courriers en français classique et utilisent quotidiennement de nombreux anglicismes pour envoyer des courriels, des textos et communiquer avec leurs correspondants.

Les médias et le monde des affaires sont responsables et complices de cette situation dangereuse et inacceptable.

Dans notre univers multiculturel il n'est pas normal que la langue anglaise et la culture anglo-saxonne dominent la plupart des pays de la planète et imposent un certain colonialisme culturel, linguistique et économique.

Suite à la sortie de la Grande Bretagne de l'Union européenne, il est nécessaire que la langue anglaise ne soit plus la langue prépondérante de l'Europe, mais une langue parmi d'autres.

Il devient urgent à ce que la France et notre langue nationale reprennent toute leur place en Europe et dans le monde.

La loi Toubon, votée le 4 août 1994, devait défendre la langue française. Mais, avec la complicité des gouvernements successifs et de certains groupes de pression anglophiles, cette loi n'a jamais été totalement appliquée. Dans ce domaine, comme dans beaucoup d'autres, nous sommes trahis par nos élites qui rêvent d'un monde dominé par l'impérialisme culturel, linguistique et économique anglo-saxon.

N'oublions pas que la langue française est "la langue de la République" comme le précise l'article 2 de la Constitution de 1958. C'est aussi la langue du peuple français et du peuple du Québec ainsi que de plus de 300 millions de francophones dans le monde entier.

Au Québec, la Charte de la langue française, appelée aussi loi 101, votée par l'Assemblée nationale le 26 août 1977, a permis de donner un statut officiel au français et de protéger notre langue dans les secteurs de la toponymie, de la publicité, des affaires, du commerce, du travail, de l'enseignement et de l'affichage.

Le Conseil supérieur de la langue française contrôle la bonne application de cette loi et encourage les initiatives pour défendre notre langue commune.

Mais, avec la mondialisation et l'arrivée massive de milliers d'immigrants anglophones, le français se trouve particulièrement menacé, surtout à Montréal, deuxième ville francophone du monde. Selon certaines statistiques canadiennes, les Canadiens français du Québec deviendraient minoritaires à partir de 2035.

Il devient urgent d'agir et de résister à l'impérialisme culturel et linguistique anglo-américain avant qu'il ne soit trop tard.

C'est pourquoi nous avons fondé une association franco-québécoise pour la défense de la langue française et de la francophonie.

Nous organisons régulièrement des conférences et nous présentons des expositions. Nous intervenons auprès des élus et des médias. Nous participons à des manifestations culturelles dans les Hauts de France et dans d'autres régions. Nous éditons une belle revue francophone avec des articles historiques et linguistiques, sur la défense de la langue française et de la francophonie et les relations franco-québécoises.

Cette année, nous avons le projet de publier un ouvrage sur la situation de la langue française en France, au Québec et dans le monde francophone. Cet ouvrage historique et linguistique comportera en particulier un répertoire des anglicismes à éradiquer absolument comme People, fashion-week, week-end, fake-news, mail, black-friday, etc...

Dans le cadre de cet ouvrage, nous souhaitons également présenter les témoignages, d'auteurs, de journalistes, d'enseignants, d'étudiants, de lecteurs, de responsables politiques et associatifs qui s'inquiètent de l'invasion grandissante de la langue anglaise et de la culture anglo-saxonne.

Nous vous invitons à nous faire connaître votre intérêt pour ce projet linguistique et votre témoignage sur la situation de la langue française et des mesures qui s'imposent pour protéger la langue de Molière et résister à l'anglicisation de la France, du Québec et du monde francophone.

Alain Ripaux, président de Francophonie Force Oblige (FFO), historien, chercheur et conférencier.

ripauxalain@gmail.com - francophonie.ffo2018@laposte.net

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Défendre la langue française !
Appel à témoignages !

Nous appuyons et diffusons ce communiqué-appel d'Alain Ripaux président de FFO, membre d’ALF, adressé à tous les membres d’associations militant pour le français. Plusieurs de nos associations vont lui fournir articles, documents et témoignages en nombre, qu’il pourra utiliser dans le livre qu’il prépare sur la situation de la langue française, et dont ALF assurera la publication et la diffusion dans tous nos supports. A. Salon

Depuis plus de 50 ans, nous sommes envahis par la langue anglaise et la culture anglo-saxonne qui s'imposent dans de nombreux domaines : les médias, la publicité, le commerce, la télévision, internet, l'enseignement supérieur, les institutions européennes et internationales.

Chaque jour, de nouveaux mots anglais sont imposés par les médias et les puissances de l'argent. Les jeunes générations ne savent plus rédiger de courriers en français classique et utilisent quotidiennement de nombreux anglicismes pour envoyer des courriels, des textos et communiquer avec leurs correspondants.

Les médias et le monde des affaires sont responsables et complices de cette situation dangereuse et inacceptable.

Dans notre univers multiculturel il n'est pas normal que la langue anglaise et la culture anglo-saxonne dominent la plupart des pays de la planète et imposent un certain colonialisme culturel, linguistique et économique.

Suite à la sortie de la Grande Bretagne de l'Union européenne, il est nécessaire que la langue anglaise ne soit plus la langue prépondérante de l'Europe, mais une langue parmi d'autres.

Il devient urgent à ce que la France et notre langue nationale reprennent toute leur place en Europe et dans le monde.

La loi Toubon, votée le 4 août 1994, devait défendre la langue française. Mais, avec la complicité des gouvernements successifs et de certains groupes de pression anglophiles, cette loi n'a jamais été totalement appliquée. Dans ce domaine, comme dans beaucoup d'autres, nous sommes trahis par nos élites qui rêvent d'un monde dominé par l'impérialisme culturel, linguistique et économique anglo-saxon.

N'oublions pas que la langue française est "la langue de la République" comme le précise l'article 2 de la Constitution de 1958. C'est aussi la langue du peuple français et du peuple du Québec ainsi que de plus de 300 millions de francophones dans le monde entier.

Au Québec, la Charte de la langue française, appelée aussi loi 101, votée par l'Assemblée nationale le 26 août 1977, a permis de donner un statut officiel au français et de protéger notre langue dans les secteurs de la toponymie, de la publicité, des affaires, du commerce, du travail, de l'enseignement et de l'affichage.

Le Conseil supérieur de la langue française contrôle la bonne application de cette loi et encourage les initiatives pour défendre notre langue commune.

Mais, avec la mondialisation et l'arrivée massive de milliers d'immigrants anglophones, le français se trouve particulièrement menacé, surtout à Montréal, deuxième ville francophone du monde. Selon certaines statistiques canadiennes, les Canadiens français du Québec deviendraient minoritaires à partir de 2035.

Il devient urgent d'agir et de résister à l'impérialisme culturel et linguistique anglo-américain avant qu'il ne soit trop tard.

C'est pourquoi nous avons fondé une association franco-québécoise pour la défense de la langue française et de la francophonie.

Nous organisons régulièrement des conférences et nous présentons des expositions. Nous intervenons auprès des élus et des médias. Nous participons à des manifestations culturelles dans les Hauts de France et dans d'autres régions. Nous éditons une belle revue francophone avec des articles historiques et linguistiques, sur la défense de la langue française et de la francophonie et les relations franco-québécoises.

Cette année, nous avons le projet de publier un ouvrage sur la situation de la langue française en France, au Québec et dans le monde francophone. Cet ouvrage historique et linguistique comportera en particulier un répertoire des anglicismes à éradiquer absolument comme People, fashion-week, week-end, fake-news, mail, black-friday, etc...

Dans le cadre de cet ouvrage, nous souhaitons également présenter les témoignages, d'auteurs, de journalistes, d'enseignants, d'étudiants, de lecteurs, de responsables politiques et associatifs qui s'inquiètent de l'invasion grandissante de la langue anglaise et de la culture anglo-saxonne.

Nous vous invitons à nous faire connaître votre intérêt pour ce projet linguistique et votre témoignage sur la situation de la langue française et des mesures qui s'imposent pour protéger la langue de Molière et résister à l'anglicisation de la France, du Québec et du monde francophone.

Alain Ripaux, président de Francophonie Force Oblige (FFO), historien, chercheur et conférencier.

ripauxalain@gmail.com - francophonie.ffo2018@laposte.net

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nouvelles2019/griveaux.jpgBenjamin Griveaux angliciseur forcené - le 20/08/2019 - 11:43 par MAR

Benjamin Griveaux angliciseur forcené

Il ne suffit plus pour Benjamin Griveaux, candidat LREM à la mairie de Paris, d'initier les enfants à l'anglais dès le primaire, ni même à la maternelle, non pour lui dès la crèche nos enfants, qui ne savent pas encore parler, doivent connaitre "des temps d'initiation à l'anglais". Il a sans doute hésité à demander l'obligation à ce que les accouchements se fassent en anglais et l'interdiction aux enfants ne maitrisant pas la langue de Bill Gates de l'entrée en primaire. Il s'est sans doute dit que l'opinion n'était pas encore prête, mais bientôt...

Après l'épisode de Nathalie Loiseau transformant le nom de son groupe en "Renew Europe", les tics anglomanes du président Macron et de LREM en général, Benjamin Griveaux se comporte comme un véritable membre de la LVF de la colonisation anglo-saxonne.

Nous invitons donc tous nos lecteurs parisiens à écarter d'urgence cet angliciseur forcené !

(Benjamin Griveaux espère que "Cédric Villani sera loyal". Nous pouvons assurer M. Villani qu'en présence d'un tel bradeur servile la seule loyauté qui vaille est justement d'y faire barrage.)

MAR

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Benjamin Griveaux angliciseur forcené

Il ne suffit plus pour Benjamin Griveaux, candidat LREM à la mairie de Paris, d'initier les enfants à l'anglais dès le primaire, ni même à la maternelle, non pour lui dès la crèche nos enfants, qui ne savent pas encore parler, doivent connaitre "des temps d'initiation à l'anglais". Il a sans doute hésité à demander l'obligation à ce que les accouchements se fassent en anglais et l'interdiction aux enfants ne maitrisant pas la langue de Bill Gates de l'entrée en primaire. Il s'est sans doute dit que l'opinion n'était pas encore prête, mais bientôt...

Après l'épisode de Nathalie Loiseau transformant le nom de son groupe en "Renew Europe", les tics anglomanes du président Macron et de LREM en général, Benjamin Griveaux se comporte comme un véritable membre de la LVF de la colonisation anglo-saxonne.

Nous invitons donc tous nos lecteurs parisiens à écarter d'urgence cet angliciseur forcené !

(Benjamin Griveaux espère que "Cédric Villani sera loyal". Nous pouvons assurer M. Villani qu'en présence d'un tel bradeur servile la seule loyauté qui vaille est justement d'y faire barrage.)

MAR

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'août 2019 - le 19/08/2019 - 18:32 par MAR

Langue française : Nouvelles d'août 2019

Le Figaro Bernard Cerquiglini : La loi Toubon n’est pas obsolète (2/8) (lien)
Le Figaro Pub, entreprise, politique: le triomphe du franglais (2/8) (lien)
Boulevard Voltaire  Quand des touristes québécois s’offusquent de nos anglicismes (2/8) (lien)
Le Figaro Loi Toubon : dans la publicité, un anglais envahissant (3/8) (lien)
Le Figaro La menace d’une novlangue (2/8) (lien)
La Croix À Pondichéry, l’empreinte tenace du français (1/8) (lien)

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Langue française : Nouvelles d'août 2019

Le Figaro Bernard Cerquiglini : La loi Toubon n’est pas obsolète (2/8) (lien)
Le Figaro Pub, entreprise, politique: le triomphe du franglais (2/8) (lien)
Boulevard Voltaire  Quand des touristes québécois s’offusquent de nos anglicismes (2/8) (lien)
Le Figaro Loi Toubon : dans la publicité, un anglais envahissant (3/8) (lien)
Le Figaro La menace d’une novlangue (2/8) (lien)
La Croix À Pondichéry, l’empreinte tenace du français (1/8) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2019 (4)

La Croix  À Pondichéry, l’empreinte tenace du français (31/7) (lien)
Le Devoir Sortir du parisianisme (29/7) (lien)
La Croix  Le français vibre en Haïti (29/7) (lien)
Via Occitanie Gard : L’association Francophonie Avenir interpelle l’État pour défendre la langue française (28/7) (lien)
Culture crunch Les racines latines du français : les plus courantes à connaître (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2019 (4)

La Croix  À Pondichéry, l’empreinte tenace du français (31/7) (lien)
Le Devoir Sortir du parisianisme (29/7) (lien)
La Croix  Le français vibre en Haïti (29/7) (lien)
Via Occitanie Gard : L’association Francophonie Avenir interpelle l’État pour défendre la langue française (28/7) (lien)
Culture crunch Les racines latines du français : les plus courantes à connaître (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2019 (3)

La Liberté Des canadiens appellent le président français à la résistance (28/7) (lien)
Le Figaro Paul de Sinety (DGLF) : La loi Toubon est plus que jamais utile aujourd’hui (24/7) (lien)
CERMF Langue française en Algérie : une dangereuse dérive anti-francophone et in fine anti-algérienne (23/7) (lien)
IciH 3 nouveaux diplômes à l’Institut international pour la Francophonie de l’Université Lyon III (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2019 (3)

La Liberté Des canadiens appellent le président français à la résistance (28/7) (lien)
Le Figaro Paul de Sinety (DGLF) : La loi Toubon est plus que jamais utile aujourd’hui (24/7) (lien)
CERMF Langue française en Algérie : une dangereuse dérive anti-francophone et in fine anti-algérienne (23/7) (lien)
IciH 3 nouveaux diplômes à l’Institut international pour la Francophonie de l’Université Lyon III (lien)

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21 associations de défense de la langue française
s’adressent à Jacques Toubon, Défenseur des droits

Vingt-et-une associations de défense de la langue française viennent d’adresser à Jacques Toubon, Défenseur des droits, une lettre ouverte pour l’appeler à réagir officiellement à la réaction incessante des droits des francophones vivant en France par les adeptes du tout-anglais globalitaire.

_____________________________________________________________________________

Paris, le 14 juillet 2019

M. Jacques Toubon
Défenseur des Droits
86 rue des Petits champs
75006 Paris

Objet : Dénoncer la carence de l’État dans la volonté de respecter, et faire respecter, la Constitution (article 2) et la législation de protection de la langue française en France.

À Monsieur Jacques Toubon, ancien ministre, Défenseur des Droits,

Monsieur le Défenseur des Droits,

Nous sommes un collectif d’associations de défense et de promotion de la langue française. Leurs présidents ont signé ci-dessous la présente lettre. Vous aviez, en 1993-94, travaillé avec celle (ALF), qui rédigea en 1992 la première esquisse de la loi promulguée le 4 août1994, associée à votre nom.

Nous associations constatons que les droits constitutionnels des Français et Francophones vivant en France, sont constamment bafoués par les adeptes et praticiens du tout-anglais.

Dans l’entretien accordé récemment à Michel Feltin-Palas, de L’Express, (www.lexpress.fr/culture/langue-francaise-les-failles-de-la-loi toubon), vous avez dressé un bilan de la loi à l’occasion de son 25e anniversaire.

Comme vous l’aviez déjà souligné en fêtant ses 20 ans en 2014 au Sénat, votre loi a eu l’immense mérite de créer un véritable "Droit au français". En officialisant ce terme, vous rappelez qu’ainsi, dans le monde du travail, les salariés ont heureusement droit à un contrat de travail rédigé en français. Aussi que la langue d’enseignement en France est le français. Concernant les publicités, il est vrai que l’article 4 de votre loi, en son paragraphe 2, dispose que "la présentation en langue française doit être aussi lisible, audible ou intelligible que la présentation en langue étrangère". Les dénominations publiques doivent être en français, et les traductions doivent être fournies en au moins deux langues étrangères. Bons principes !

Mais, comme vous l’avez justement constaté, cette loi n’a cessé au fil des années d’être contournée pour, aujourd’hui, être quasiment ignorée.

Parce que le gouvernement ne s’attache pas sérieusement à faire respecter la Constitution et notre législation de protection linguistique. Il arrive même que le Président de la République utilise directement l’anglais pour s’exprimer en France ("Choose France !") ; et à l’international ("Make the planet great again" ; discours du candidat en anglais de janvier 2017 à l’université de Berlin…) et que de nombreuses entreprises publiques ou semi-publiques, SNCF, EDF, Poste, Air-France, etc., voire des ministères ("French Tech", "Pass" culture) violent la loi en nommant leurs produits ou en intitulant leurs campagnes promotionnelles en anglais ou en faisant une bonne partie de leur communication dans cette langue. Outre l’attentat permanent contre notre langue que constitue la prolifération de ces substitutions linguistiques, le droit que chaque citoyen français et chaque francophone de France a de voir les entreprises et les autorités du pays s’exprimer dans la langue qu’ils comprennent tous, est quotidiennement dénié, humiliant notre langue et offensant ceux qui la parlent ou lui sont attachés.

Vous avez parlé de la loi Fioraso (Toubon modifiée) du 22 juillet 2013 qui permet désormais d’enseigner directement en anglais dans nos universités et grandes écoles, tout en interdisant aux établissements d’offrir des formations diplômantes exclusivement en anglais. Or, son application offre l’exemple le plus désastreux du consensus pro-anglais entre établissements publics universitaires et ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui a fermé les yeux, en renonçant à employer son levier de l’habilitation.

D’après le site "http://taughtie.campusfrance.org/tiesearch/#/catalog", il y a aujourd’hui en France 1198 programmes qui sont 100% en anglais, dont 928 masters, parmi lesquels 442 débouchent sur un diplôme national. Autrement dit, il y a des masters qui se déroulent dans nos universités sans un seul cours en français, dans une flagrante illégalité.

Étrange application de la loi par un ministère aussi important ! Et les tribunaux administratifs d’Aix-Marseille, Lille, Nantes, Paris, Toulouse, saisis de recours bien fondés par ALF et nos associations groupées, les ont tous déboutées, sur la base de motifs différents, voire contradictoires, dans des cas pourtant tous semblables. Étrange justice.

Cet abandon du français dans nos universités est lourd de conséquences, y compris sur la Francophonie mondiale, comme de premières défections l’indiquent.

Concernant les publicités, l’ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité) ne songe guère à faire respecter votre loi : elle est juge et partie, administrée et financée en effet par les représentants des professions publicitaires (annonceurs, agences de médias, régies et supports publicitaires) c’est-à-dire par ceux-là même qui enfreignent la loi. À ce jour, l’AFRAV, une de nos associations, a déposé 24 plaintes auprès des procureurs de la République pour non-respect par des publicitaires de l’article 4, paragraphe 2 : toutes les plaintes ont été sans réponse ou classées sans suite (https://www.francophonie-avenir.com/fr/L-anglomanie-traitee-sur-le-plan-juridique/articles-29-1). Les procureurs auraient-ils, comme les tribunaux administratifs dans les "recours Fioraso", reçu des consignes du Ministère de la Justice dont ils dépendent, pour éviter que la loi s’impose aux publicitaires anglomanes ?

Récemment encore, nous avons appris que Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France et du syndicat des transports franciliens, avait mis en place un nouveau titre de transport baptisé "Navigo Easy", en infraction avec l’article 14 de votre loi. Nos associations sont les seules, avec le nouveau Délégué général à la Langue française (DGLF), à tenter de faire revenir sur sa décision la Présidente, déjà nommée "Carpette anglaise" en 2008.

Bref, les exemples sont légion, hélas, qui montrent que votre loi est largement bafouée, avec un étrange laisser-faire des pouvoirs publics, eux-mêmes complices de ces illégalités à répétition. Tout se passe comme si cette loi, gênante pour beaucoup si elle était réellement appliquée, devait être ignorée, considérée comme anachronique et sans importance. Les autorités de notre pays, depuis plus de 20 ans, n’ont pas jugé bon d’engager un débat sur ce sujet : il semble plus simple de faire comme si la loi n’existait pas…

C’est pourquoi nous venons à vous pour vous demander de faire tout ce qui est en votre pouvoir, notamment interpeller vertement les autorités, y compris le gouvernement et le chef de l’État, pour que soient respectées la Constitution (art. 2) et la loi votée en 1994 qui porte le "Droit au français" qui vous est cher. Vous savez à quel point elle est bafouée. Nous sommes prêts à vous fournir, à votre demande, de très nombreux exemples, si nécessaire !

Or, comme le disait en substance Richelieu, "laisser impunies les violations de ce qui est interdit, c’est autoriser ce que l’on prétend interdire". L’atteinte aux libertés est d’autant plus grave que l’imposition de fait d’une langue unique globalitaire en France, en Europe et dans le monde, le tout-globish managérial, porte en elle de graves dangers pour la diversité culturelle mondiale et partant, pour la démocratie et la liberté de penser qui s’en nourrissent.

Malgré tous nos efforts, nous ne parvenons que rarement à être entendus, la quasi-totalité des médias publics ou privés liés aux grands affairistes censurant notre combat ou le tournant en dérision. Là aussi, le déni de démocratie est flagrant, puisque le débat sur l’arrachage linguistique en cours est forclos de facto par une occultation volontaire.

Ainsi, nous vous demandons de bien vouloir intervenir, en votre éminente qualité de Défenseur des droits, afin que les autorités nationales et locales respectent et fassent respecter l’état de droit linguistique républicain, et pour qu’au moins les médias publics cessent de censurer les associations de défense et promotion du français, ou de les tourner en dérision sans leur offrir de tribune ou de droit de réponse.

Veuillez, Monsieur le Ministre, Défenseur des droits, père de la Loi Toubon, agréer l’expression de notre vif espoir en votre très ferme intervention en haut lieu, et de notre haute considération.

Les présidents soussignés des associations ci-dessous désignées :

Alliance Champlain, Nouméa (Nouvelle-Calédonie) :  Pt : Daniel Miroux;
Association C.O.U.R.R.I.E.L. : Pt : Georges Gastaud ;
Association des Écrivains combattants (AEC) : SG : Alfred Gilder
Association Francophonie Avenir (AFRAV): Pt : Régis Ravat
Association littéraire de l’assurance et de la banque (ALAB )Pt : Daniel Ancelet
Association Paris-Québec : Pt : Bernard Émont
Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF), Belgique Pt : Edgar Fonck
Association pour la Sauvegarde et l’Expansion de la Langue française (ASSELAF) :  Pt : Philippe de Saint Robert
Avenir de la Langue française (ALF) : Pt : Albert Salon
Carrefour des Acteurs sociaux (CAS) : Pt : Joël Broquet), et son Pôle Francophonie, Directrice : Catherine Distinguin
Cercle d’études et de recherches sur le monde francophone (CERMFPt : Ilyès Zouari
Collectif Langue française de Suisse romande: Pt : Philippe Carron
Collectif "Non au tout-anglais, Non à l’anglais partout" : Fondatrice : Valérie Faisien
Défense de la Langue française (DLF-Savoie) : Pt : Philippe Reynaud
Forum francophone international (FFI-France )Pt : M. Albert Salon
Forum pour la France (FPF) : SG : Henri Fouquereau
Francophonie Force Oblige (FFOPt : Alain Ripaux
Impératif français (IF), Québec Pt : Jean-Paul Perreault
Institut Culture, Économie et Géostratégie (ICEGPt : Yves Montenay
Observatoire des Libertés (OdL) : Pt : Louis Maisonneuve
Observatoire européen du Plurilinguisme (OEP)Pt : Christian Tremblay).

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21 associations de défense de la langue française
s’adressent à Jacques Toubon, Défenseur des droits

Vingt-et-une associations de défense de la langue française viennent d’adresser à Jacques Toubon, Défenseur des droits, une lettre ouverte pour l’appeler à réagir officiellement à la réaction incessante des droits des francophones vivant en France par les adeptes du tout-anglais globalitaire.

_____________________________________________________________________________

Paris, le 14 juillet 2019

M. Jacques Toubon
Défenseur des Droits
86 rue des Petits champs
75006 Paris

Objet : Dénoncer la carence de l’État dans la volonté de respecter, et faire respecter, la Constitution (article 2) et la législation de protection de la langue française en France.

À Monsieur Jacques Toubon, ancien ministre, Défenseur des Droits,

Monsieur le Défenseur des Droits,

Nous sommes un collectif d’associations de défense et de promotion de la langue française. Leurs présidents ont signé ci-dessous la présente lettre. Vous aviez, en 1993-94, travaillé avec celle (ALF), qui rédigea en 1992 la première esquisse de la loi promulguée le 4 août1994, associée à votre nom.

Nous associations constatons que les droits constitutionnels des Français et Francophones vivant en France, sont constamment bafoués par les adeptes et praticiens du tout-anglais.

Dans l’entretien accordé récemment à Michel Feltin-Palas, de L’Express, (www.lexpress.fr/culture/langue-francaise-les-failles-de-la-loi toubon), vous avez dressé un bilan de la loi à l’occasion de son 25e anniversaire.

Comme vous l’aviez déjà souligné en fêtant ses 20 ans en 2014 au Sénat, votre loi a eu l’immense mérite de créer un véritable "Droit au français". En officialisant ce terme, vous rappelez qu’ainsi, dans le monde du travail, les salariés ont heureusement droit à un contrat de travail rédigé en français. Aussi que la langue d’enseignement en France est le français. Concernant les publicités, il est vrai que l’article 4 de votre loi, en son paragraphe 2, dispose que "la présentation en langue française doit être aussi lisible, audible ou intelligible que la présentation en langue étrangère". Les dénominations publiques doivent être en français, et les traductions doivent être fournies en au moins deux langues étrangères. Bons principes !

Mais, comme vous l’avez justement constaté, cette loi n’a cessé au fil des années d’être contournée pour, aujourd’hui, être quasiment ignorée.

Parce que le gouvernement ne s’attache pas sérieusement à faire respecter la Constitution et notre législation de protection linguistique. Il arrive même que le Président de la République utilise directement l’anglais pour s’exprimer en France ("Choose France !") ; et à l’international ("Make the planet great again" ; discours du candidat en anglais de janvier 2017 à l’université de Berlin…) et que de nombreuses entreprises publiques ou semi-publiques, SNCF, EDF, Poste, Air-France, etc., voire des ministères ("French Tech", "Pass" culture) violent la loi en nommant leurs produits ou en intitulant leurs campagnes promotionnelles en anglais ou en faisant une bonne partie de leur communication dans cette langue. Outre l’attentat permanent contre notre langue que constitue la prolifération de ces substitutions linguistiques, le droit que chaque citoyen français et chaque francophone de France a de voir les entreprises et les autorités du pays s’exprimer dans la langue qu’ils comprennent tous, est quotidiennement dénié, humiliant notre langue et offensant ceux qui la parlent ou lui sont attachés.

Vous avez parlé de la loi Fioraso (Toubon modifiée) du 22 juillet 2013 qui permet désormais d’enseigner directement en anglais dans nos universités et grandes écoles, tout en interdisant aux établissements d’offrir des formations diplômantes exclusivement en anglais. Or, son application offre l’exemple le plus désastreux du consensus pro-anglais entre établissements publics universitaires et ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui a fermé les yeux, en renonçant à employer son levier de l’habilitation.

D’après le site "http://taughtie.campusfrance.org/tiesearch/#/catalog", il y a aujourd’hui en France 1198 programmes qui sont 100% en anglais, dont 928 masters, parmi lesquels 442 débouchent sur un diplôme national. Autrement dit, il y a des masters qui se déroulent dans nos universités sans un seul cours en français, dans une flagrante illégalité.

Étrange application de la loi par un ministère aussi important ! Et les tribunaux administratifs d’Aix-Marseille, Lille, Nantes, Paris, Toulouse, saisis de recours bien fondés par ALF et nos associations groupées, les ont tous déboutées, sur la base de motifs différents, voire contradictoires, dans des cas pourtant tous semblables. Étrange justice.

Cet abandon du français dans nos universités est lourd de conséquences, y compris sur la Francophonie mondiale, comme de premières défections l’indiquent.

Concernant les publicités, l’ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité) ne songe guère à faire respecter votre loi : elle est juge et partie, administrée et financée en effet par les représentants des professions publicitaires (annonceurs, agences de médias, régies et supports publicitaires) c’est-à-dire par ceux-là même qui enfreignent la loi. À ce jour, l’AFRAV, une de nos associations, a déposé 24 plaintes auprès des procureurs de la République pour non-respect par des publicitaires de l’article 4, paragraphe 2 : toutes les plaintes ont été sans réponse ou classées sans suite (https://www.francophonie-avenir.com/fr/L-anglomanie-traitee-sur-le-plan-juridique/articles-29-1). Les procureurs auraient-ils, comme les tribunaux administratifs dans les "recours Fioraso", reçu des consignes du Ministère de la Justice dont ils dépendent, pour éviter que la loi s’impose aux publicitaires anglomanes ?

Récemment encore, nous avons appris que Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France et du syndicat des transports franciliens, avait mis en place un nouveau titre de transport baptisé "Navigo Easy", en infraction avec l’article 14 de votre loi. Nos associations sont les seules, avec le nouveau Délégué général à la Langue française (DGLF), à tenter de faire revenir sur sa décision la Présidente, déjà nommée "Carpette anglaise" en 2008.

Bref, les exemples sont légion, hélas, qui montrent que votre loi est largement bafouée, avec un étrange laisser-faire des pouvoirs publics, eux-mêmes complices de ces illégalités à répétition. Tout se passe comme si cette loi, gênante pour beaucoup si elle était réellement appliquée, devait être ignorée, considérée comme anachronique et sans importance. Les autorités de notre pays, depuis plus de 20 ans, n’ont pas jugé bon d’engager un débat sur ce sujet : il semble plus simple de faire comme si la loi n’existait pas…

C’est pourquoi nous venons à vous pour vous demander de faire tout ce qui est en votre pouvoir, notamment interpeller vertement les autorités, y compris le gouvernement et le chef de l’État, pour que soient respectées la Constitution (art. 2) et la loi votée en 1994 qui porte le "Droit au français" qui vous est cher. Vous savez à quel point elle est bafouée. Nous sommes prêts à vous fournir, à votre demande, de très nombreux exemples, si nécessaire !

Or, comme le disait en substance Richelieu, "laisser impunies les violations de ce qui est interdit, c’est autoriser ce que l’on prétend interdire". L’atteinte aux libertés est d’autant plus grave que l’imposition de fait d’une langue unique globalitaire en France, en Europe et dans le monde, le tout-globish managérial, porte en elle de graves dangers pour la diversité culturelle mondiale et partant, pour la démocratie et la liberté de penser qui s’en nourrissent.

Malgré tous nos efforts, nous ne parvenons que rarement à être entendus, la quasi-totalité des médias publics ou privés liés aux grands affairistes censurant notre combat ou le tournant en dérision. Là aussi, le déni de démocratie est flagrant, puisque le débat sur l’arrachage linguistique en cours est forclos de facto par une occultation volontaire.

Ainsi, nous vous demandons de bien vouloir intervenir, en votre éminente qualité de Défenseur des droits, afin que les autorités nationales et locales respectent et fassent respecter l’état de droit linguistique républicain, et pour qu’au moins les médias publics cessent de censurer les associations de défense et promotion du français, ou de les tourner en dérision sans leur offrir de tribune ou de droit de réponse.

Veuillez, Monsieur le Ministre, Défenseur des droits, père de la Loi Toubon, agréer l’expression de notre vif espoir en votre très ferme intervention en haut lieu, et de notre haute considération.

Les présidents soussignés des associations ci-dessous désignées :

Alliance Champlain, Nouméa (Nouvelle-Calédonie) :  Pt : Daniel Miroux;
Association C.O.U.R.R.I.E.L. : Pt : Georges Gastaud ;
Association des Écrivains combattants (AEC) : SG : Alfred Gilder
Association Francophonie Avenir (AFRAV): Pt : Régis Ravat
Association littéraire de l’assurance et de la banque (ALAB )Pt : Daniel Ancelet
Association Paris-Québec : Pt : Bernard Émont
Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF), Belgique Pt : Edgar Fonck
Association pour la Sauvegarde et l’Expansion de la Langue française (ASSELAF) :  Pt : Philippe de Saint Robert
Avenir de la Langue française (ALF) : Pt : Albert Salon
Carrefour des Acteurs sociaux (CAS) : Pt : Joël Broquet), et son Pôle Francophonie, Directrice : Catherine Distinguin
Cercle d’études et de recherches sur le monde francophone (CERMFPt : Ilyès Zouari
Collectif Langue française de Suisse romande: Pt : Philippe Carron
Collectif "Non au tout-anglais, Non à l’anglais partout" : Fondatrice : Valérie Faisien
Défense de la Langue française (DLF-Savoie) : Pt : Philippe Reynaud
Forum francophone international (FFI-France )Pt : M. Albert Salon
Forum pour la France (FPF) : SG : Henri Fouquereau
Francophonie Force Oblige (FFOPt : Alain Ripaux
Impératif français (IF), Québec Pt : Jean-Paul Perreault
Institut Culture, Économie et Géostratégie (ICEGPt : Yves Montenay
Observatoire des Libertés (OdL) : Pt : Louis Maisonneuve
Observatoire européen du Plurilinguisme (OEP)Pt : Christian Tremblay).

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Langue française : Nouvelles de juillet 2019 (2)

Sputnik Le Maroc attribue définitivement sa place à la langue française dans l’enseignement des sciences (23/7) (lien)
France Info Vieilles Charrues : Suzane, Clara Luciani, Charline Mignot le succès des chanteuses francophones (21/7) (lien)
Liberté Algérie La guerre entre le français et l’anglais en terre d’Apulée sur un fond islamique ! (18/7) (lien)
Le Monde Haricot, heure ou euro : gare aux liaisons dangereuses (16/7) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2019 (2)

Sputnik Le Maroc attribue définitivement sa place à la langue française dans l’enseignement des sciences (23/7) (lien)
France Info Vieilles Charrues : Suzane, Clara Luciani, Charline Mignot le succès des chanteuses francophones (21/7) (lien)
Liberté Algérie La guerre entre le français et l’anglais en terre d’Apulée sur un fond islamique ! (18/7) (lien)
Le Monde Haricot, heure ou euro : gare aux liaisons dangereuses (16/7) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juillet 2019 - le 12/07/2019 - 17:12 par MAR

Langue française : Nouvelles de juillet 2019

Senego Refusant de parler français, Yacine Taha provoque la colère des sénégalais (13/7) (lien)
l-express Diffusion en français à l’ONU: le Canada est intervenu à plusieurs reprises (11/7) (lien)
Actua Litté Cet été, vous ne ferez plus un “escape game”, mais plutôt un “jeu d'évasion” (9/7) (lien)
Ça n'empêche pas Nicolas Basculement de la France au tout-anglais, linguicide organisé du français : Ensemble, nous accusons ! (5/7) (lien)
Yves Montenay L’anglais en Europe malgré le Brexit : The Economist est-il toujours libéral ? (3/7) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2019

Senego Refusant de parler français, Yacine Taha provoque la colère des sénégalais (13/7) (lien)
l-express Diffusion en français à l’ONU: le Canada est intervenu à plusieurs reprises (11/7) (lien)
Actua Litté Cet été, vous ne ferez plus un “escape game”, mais plutôt un “jeu d'évasion” (9/7) (lien)
Ça n'empêche pas Nicolas Basculement de la France au tout-anglais, linguicide organisé du français : Ensemble, nous accusons ! (5/7) (lien)
Yves Montenay L’anglais en Europe malgré le Brexit : The Economist est-il toujours libéral ? (3/7) (lien)

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nouvelles2019/navigo-easy.jpgRecours de L'AFRAV contre "Naviog Easy" - le 11/07/2019 - 14:42 par Albert_Salon

Recours de L'AFRAV contre "Navigo Easy"

L'AFRAV (Association Francophonie Avenir), une des associations de notre synergie inter-associative, a envoyé une lettre recommandée au Syndicat des Transports d’Île-de-France (ci-dessous), pour lancer la procédure contre "Navigo Easy", dénomination approuvée par Valérie Pécresse, présidente de la région Île de France. Mme Pécresse, saisie au préalable par plusieurs de nos associations (notamment : ALF, AFRAV, COURRIEL..), n'avait pas daigné nous répondre.

La DGLFLF (Paul de Sinety) saisie par ALF et COURRIEL, nous a dit être intervenue auprès de Mme Pécresse, déjà désignée en 2008 "Carpette anglaise" par notre Académie de la Carpette anglaise et du Tapis rouge. Nos associations, qui avaient proposé à cette personne des traductions adaptées, dont celle - jeu de mots - de "Navigo large", souhaitent vivement que cette nouvelle infraction à la loi, au demeurant d'une affligeante ineptie, fasse place à une expression française. Elles sont prêtes à s'associer à un recours collectif devant les juridictions compétentes. Toutes autres interventions, publiques, associatives, ou individuelles, allant dans le même sens seront les bienvenues. Il faut enfin faire cesser cette montée de vase nauséabonde... Albert Salon

--------------------------------------------------------------------

Objet : Demande de Recours gracieux
au sujet de la marque "Navigo Easy".


Lettre recommandée avec accusé de réception,
lettre numéro 1A 154 431 9359 2

Syndicat des Transports d’Île-de-France,
Île-de-France Mobilités
À l’attention de Mme Valérie Pécresse, présidente
39 bis-41 rue de Châteaudun 75009 Paris

Manduel, le 23 mai 2019

Madame la Présidente,

Plusieurs de nos adhérents de la région parisienne nous ont fait part que vous aviez déposé la marque "Navigo Easy", une marque qui devrait servir pour nommer un nouveau titre de transport, lequel devrait entrer en vigueur prochainement sur le réseau des transports publics franciliens.

Force nous est alors de constater que la marque "Navigo Easy" est formée du mot anglais "easy", un mot parfaitement traduisible en français, ce qui nous oblige à vous dire que cette marque contrevient à la loi linguistique de notre pays, et notamment à l’article 14 de la loi n°94-665, dite loi Toubon, qui stipule noir sur blanc que :

"L'emploi d'une marque de fabrique, de commerce ou de service constituée d'une expression ou d'un terme étrangers est interdit aux personnes morales de droit public dès lors qu'il existe une expression ou un terme français de même sens approuvés dans les conditions prévues par les dispositions réglementaires relatives à l'enrichissement de la langue française. […]".

Votre marque "Navigo Easy" étant illégale au regard de la loi, nous vous demandons par conséquent de ne pas l’employer, d’y renoncer et de veiller, ce faisant, à ce que vos équipes de conseillers en mercatique et en communication trouvent une autre appellation, mais respec-tueuse de notre langue cette fois-ci, afin que le nouveau titre de transport que vous voulez mettre en oeuvre sur le réseau public des transports franciliens soit conforme à la loi.

Dans l’attente d’une réponse qui nous confirmera que vous renoncez à utiliser la marque "Navigo Easy" dans l’espace des transports publics franciliens, et dans l’espoir que nous ne serons pas ainsi dans l’obligation de saisir la justice pour vous faire entendre raison, je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de mes salutations distinguées.

Régis Ravat,
Président de l’Afrav

2811 chemin de Saint-Paul - Parc Louis Riel - 30129 Manduel
http ://www.francophonie-avenir.com afrav@aliceadsl.fr

Lire la suite Lire la suite

Recours de L'AFRAV contre "Navigo Easy"

L'AFRAV (Association Francophonie Avenir), une des associations de notre synergie inter-associative, a envoyé une lettre recommandée au Syndicat des Transports d’Île-de-France (ci-dessous), pour lancer la procédure contre "Navigo Easy", dénomination approuvée par Valérie Pécresse, présidente de la région Île de France. Mme Pécresse, saisie au préalable par plusieurs de nos associations (notamment : ALF, AFRAV, COURRIEL..), n'avait pas daigné nous répondre.

La DGLFLF (Paul de Sinety) saisie par ALF et COURRIEL, nous a dit être intervenue auprès de Mme Pécresse, déjà désignée en 2008 "Carpette anglaise" par notre Académie de la Carpette anglaise et du Tapis rouge. Nos associations, qui avaient proposé à cette personne des traductions adaptées, dont celle - jeu de mots - de "Navigo large", souhaitent vivement que cette nouvelle infraction à la loi, au demeurant d'une affligeante ineptie, fasse place à une expression française. Elles sont prêtes à s'associer à un recours collectif devant les juridictions compétentes. Toutes autres interventions, publiques, associatives, ou individuelles, allant dans le même sens seront les bienvenues. Il faut enfin faire cesser cette montée de vase nauséabonde... Albert Salon

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Objet : Demande de Recours gracieux
au sujet de la marque "Navigo Easy".


Lettre recommandée avec accusé de réception,
lettre numéro 1A 154 431 9359 2

Syndicat des Transports d’Île-de-France,
Île-de-France Mobilités
À l’attention de Mme Valérie Pécresse, présidente
39 bis-41 rue de Châteaudun 75009 Paris

Manduel, le 23 mai 2019

Madame la Présidente,

Plusieurs de nos adhérents de la région parisienne nous ont fait part que vous aviez déposé la marque "Navigo Easy", une marque qui devrait servir pour nommer un nouveau titre de transport, lequel devrait entrer en vigueur prochainement sur le réseau des transports publics franciliens.

Force nous est alors de constater que la marque "Navigo Easy" est formée du mot anglais "easy", un mot parfaitement traduisible en français, ce qui nous oblige à vous dire que cette marque contrevient à la loi linguistique de notre pays, et notamment à l’article 14 de la loi n°94-665, dite loi Toubon, qui stipule noir sur blanc que :

"L'emploi d'une marque de fabrique, de commerce ou de service constituée d'une expression ou d'un terme étrangers est interdit aux personnes morales de droit public dès lors qu'il existe une expression ou un terme français de même sens approuvés dans les conditions prévues par les dispositions réglementaires relatives à l'enrichissement de la langue française. […]".

Votre marque "Navigo Easy" étant illégale au regard de la loi, nous vous demandons par conséquent de ne pas l’employer, d’y renoncer et de veiller, ce faisant, à ce que vos équipes de conseillers en mercatique et en communication trouvent une autre appellation, mais respec-tueuse de notre langue cette fois-ci, afin que le nouveau titre de transport que vous voulez mettre en oeuvre sur le réseau public des transports franciliens soit conforme à la loi.

Dans l’attente d’une réponse qui nous confirmera que vous renoncez à utiliser la marque "Navigo Easy" dans l’espace des transports publics franciliens, et dans l’espoir que nous ne serons pas ainsi dans l’obligation de saisir la justice pour vous faire entendre raison, je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de mes salutations distinguées.

Régis Ravat,
Président de l’Afrav

2811 chemin de Saint-Paul - Parc Louis Riel - 30129 Manduel
http ://www.francophonie-avenir.com afrav@aliceadsl.fr

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nouvelles2019/jacques-toubon.jpgLes apports et les failles de la loi Toubon - le 05/07/2019 - 15:44 par Michel_Feltin_Palas

Les apports et les failles de la loi Toubon

Entretien de Michel Feltin-Palas avec Jacques Toubon, 25 ans après l'adoption de la loi sur la langue française qui porte son nom. L'ancien ministre de la culture et de la francophonie, actuel Défenseur des droits, en dresse le bilan. Sans langue de bois.
lire sur le site de L'Express

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Les apports et les failles de la loi Toubon

Entretien de Michel Feltin-Palas avec Jacques Toubon, 25 ans après l'adoption de la loi sur la langue française qui porte son nom. L'ancien ministre de la culture et de la francophonie, actuel Défenseur des droits, en dresse le bilan. Sans langue de bois.
lire sur le site de L'Express

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2019 (4) - le 05/07/2019 - 15:29 par MAR

Langue française : Nouvelles de juin 2019 (4)

Le Figaro  Ces mots français que nous ferions bien d’utiliser (à la place des anglicismes) (30/6) (lien)
L'Union À quoi va ressembler la Cité de la langue française au château de Villers-Cotterêts ? (30/6) (lien)
Le Figaro  Écriture inclusive, orthographe SMS, anglais... La langue française fait de la résistance (28/6) (lien)
La Croix  Jean Pruvost  : Le dictionnaire a de l’avenir (24/6) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juin 2019 (4)

Le Figaro  Ces mots français que nous ferions bien d’utiliser (à la place des anglicismes) (30/6) (lien)
L'Union À quoi va ressembler la Cité de la langue française au château de Villers-Cotterêts ? (30/6) (lien)
Le Figaro  Écriture inclusive, orthographe SMS, anglais... La langue française fait de la résistance (28/6) (lien)
La Croix  Jean Pruvost  : Le dictionnaire a de l’avenir (24/6) (lien)

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nouvelles2019/brexit_brits.jpgOffensive pour une Europe anglophone - le 28/06/2019 - 17:10 par Y_Montenay

L’offensive pour une Europe anglophone en dépit du Brexit

Yves Montenay, ancien chef d’entreprise, économiste et démographe, est vice-président d'ALF. Dans l’article ci-dessous, il dénonce le lancement de ce que nous voyions venir depuis le référendum de 2016 sur le Brexit : l’offensive pour faire de la langue de l’empire la seule officielle des institutions de l’UE, pour parachever et pérenniser l’hégémonie anglo-américaine sur notre continent, en osant présenter l’anglais comme une "langue neutre". À nous de résister et d’appeler à la résistance !… Albert Salon

The Economist, le journal de l’élite anglophone mondiale, fait campagne dans son numéro daté du 15 juin 2019 pour que l’anglais devienne la seule langue officielle de l’Europe après le Brexit. Le principal argument est que ce serait une langue neutre permettant de mieux travailler.

En fait cela cache soit une ignorance de l’Europe, soit un mépris pour les cultures « des autres », soit un cheval de Troie pour détruire une Europe devenue étrangère et donc concurrente. Ou tout simplement l’habitude britannique de demander le beurre et l’argent du beurre. (lire la suite sur le site d'Yves Montenay)


 

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L’offensive pour une Europe anglophone en dépit du Brexit

Yves Montenay, ancien chef d’entreprise, économiste et démographe, est vice-président d'ALF. Dans l’article ci-dessous, il dénonce le lancement de ce que nous voyions venir depuis le référendum de 2016 sur le Brexit : l’offensive pour faire de la langue de l’empire la seule officielle des institutions de l’UE, pour parachever et pérenniser l’hégémonie anglo-américaine sur notre continent, en osant présenter l’anglais comme une "langue neutre". À nous de résister et d’appeler à la résistance !… Albert Salon

The Economist, le journal de l’élite anglophone mondiale, fait campagne dans son numéro daté du 15 juin 2019 pour que l’anglais devienne la seule langue officielle de l’Europe après le Brexit. Le principal argument est que ce serait une langue neutre permettant de mieux travailler.

En fait cela cache soit une ignorance de l’Europe, soit un mépris pour les cultures « des autres », soit un cheval de Troie pour détruire une Europe devenue étrangère et donc concurrente. Ou tout simplement l’habitude britannique de demander le beurre et l’argent du beurre. (lire la suite sur le site d'Yves Montenay)


 

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2019 (3) - le 27/06/2019 - 14:53 par MAR

Langue française : Nouvelles de juin 2019 (3)

Ouest France  Accrolivre, journalisme de données, folioscope… des mots pour éviter l’anglais (26/6) (lien)
Le Figaro  5 expressions arabes que vous prononcez sans le savoir (26/6) (lien)
Savoir.Média En français s'il-vous-plaît ! [5 vidéos autour du monde francophone]  (lien)
Yves Montenay La situation du français à Montréal en 2019 (23/6) (lien)
Culture Crunch Langue française : les nouveaux termes officiels (21/6) (lien)
ActuaLitté L'Académie française présente ses prix pour l'année 2019 (20/6) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juin 2019 (3)

Ouest France  Accrolivre, journalisme de données, folioscope… des mots pour éviter l’anglais (26/6) (lien)
Le Figaro  5 expressions arabes que vous prononcez sans le savoir (26/6) (lien)
Savoir.Média En français s'il-vous-plaît ! [5 vidéos autour du monde francophone]  (lien)
Yves Montenay La situation du français à Montréal en 2019 (23/6) (lien)
Culture Crunch Langue française : les nouveaux termes officiels (21/6) (lien)
ActuaLitté L'Académie française présente ses prix pour l'année 2019 (20/6) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2019 (2) - le 24/06/2019 - 11:10 par MAR

Langue française : Nouvelles de juin 2019 (2)

Le Figaro  10 mots québécois que nous ferions bien d’emprunter (19/6) (lien)
Libération "Gardienne", "buteuse", "entraîneure" : juste une question de vocabulaire ? (18/6) (lien)
Le Figaro Assemblée parlementaire pour la francophonie Pour une Europe multilingue (19/6) (lien)
Le Devoir Un manifeste contre le "colonialisme anglo-américain (17/6) (lien)
Le Figaro  5 expressions très françaises que les Anglais nous envient (et nous piquent) (16/6) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juin 2019 (2)

Le Figaro  10 mots québécois que nous ferions bien d’emprunter (19/6) (lien)
Libération "Gardienne", "buteuse", "entraîneure" : juste une question de vocabulaire ? (18/6) (lien)
Le Figaro Assemblée parlementaire pour la francophonie Pour une Europe multilingue (19/6) (lien)
Le Devoir Un manifeste contre le "colonialisme anglo-américain (17/6) (lien)
Le Figaro  5 expressions très françaises que les Anglais nous envient (et nous piquent) (16/6) (lien)

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100 signatures pour refuser la dictature du tout-anglais

Dans une tribune au Parisien-Aujourd’hui en France du 16 juin 2019, le collectif Langue française et 100 signataires * des 5 continents appellent Emmanuel Macron à protéger la langue française. Lire l'appel

* dont notamment : Tahar Ben Jelloun, Alain Borer, Boris Cyrulnik, Jeannie Longo, Pierre Perret, Zachary Richard, Jean-Marie Rouart, Didier Van Cauwelaert et Jean Ziegler

Recension dans Le Devoir (17/06) "Un manifeste contre le "colonialisme anglo-américain"

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100 signatures pour refuser la dictature du tout-anglais

Dans une tribune au Parisien-Aujourd’hui en France du 16 juin 2019, le collectif Langue française et 100 signataires * des 5 continents appellent Emmanuel Macron à protéger la langue française. Lire l'appel

* dont notamment : Tahar Ben Jelloun, Alain Borer, Boris Cyrulnik, Jeannie Longo, Pierre Perret, Zachary Richard, Jean-Marie Rouart, Didier Van Cauwelaert et Jean Ziegler

Recension dans Le Devoir (17/06) "Un manifeste contre le "colonialisme anglo-américain"

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nouvelles2018/nathalie_loiseau.jpgNathalie TheBird : Renew Europe - le 13/06/2019 - 15:02 par MAR

Nathalie TheBird : Renew Europe !

Grand succès pour la liste française "Renaissance" proche du président Macron, contingent le plus important du groupe centriste du Parlement européen (21 sur 106) et pour sa cheffe de file. Elle a réussi à faire imposer un nouveau nom au groupe ADLE (Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe)  : "Renew Europe" !

À l'heure du Brexit cela s'imposait ! Effectivement, selon la presse, le "nom qui ne contient plus, à la demande des Français (sic !), le mot "libéral", jugé trop connoté dans l'Hexagone". En revanche qu'il soit in ingliche ne semble poser aucun problème…

À force de démissions linguistiques le nouveau pouvoir Macroniste qui pense jouer dans la cour de la modernité semble ne pas se rendre compte qu'il ne joue que dans la cour de la soumission.

Comme disait le Canard enchainé (4/4/2018) : "La "start-up nation" est en marche. Macron nous avait pourtant prévenus dès le 5 mars : il n'est pas "un défenseur grincheux de la francophonie". C'est, en effet, un défenseur décomplexé de l'anglais des business schools spécialisées dans le team building de task forces au service des business models."

Il semble d'ailleurs que sa représentante, la brillante Nathalie TheBird, qui a passé son temps à insulter ses collègues européens a remarquablement réussi son entrée au Parlement européen.  MAR

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Nathalie TheBird : Renew Europe !

Grand succès pour la liste française "Renaissance" proche du président Macron, contingent le plus important du groupe centriste du Parlement européen (21 sur 106) et pour sa cheffe de file. Elle a réussi à faire imposer un nouveau nom au groupe ADLE (Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe)  : "Renew Europe" !

À l'heure du Brexit cela s'imposait ! Effectivement, selon la presse, le "nom qui ne contient plus, à la demande des Français (sic !), le mot "libéral", jugé trop connoté dans l'Hexagone". En revanche qu'il soit in ingliche ne semble poser aucun problème…

À force de démissions linguistiques le nouveau pouvoir Macroniste qui pense jouer dans la cour de la modernité semble ne pas se rendre compte qu'il ne joue que dans la cour de la soumission.

Comme disait le Canard enchainé (4/4/2018) : "La "start-up nation" est en marche. Macron nous avait pourtant prévenus dès le 5 mars : il n'est pas "un défenseur grincheux de la francophonie". C'est, en effet, un défenseur décomplexé de l'anglais des business schools spécialisées dans le team building de task forces au service des business models."

Il semble d'ailleurs que sa représentante, la brillante Nathalie TheBird, qui a passé son temps à insulter ses collègues européens a remarquablement réussi son entrée au Parlement européen.  MAR

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2019 - le 12/06/2019 - 16:43 par MAR

Langue française : Nouvelles de juin 2019

Tv5 Monde L'Académie française doit-elle représenter la Francophonie ? (8/6) (lien)
Actua Litté L'écrivain Daniel Rondeau élu au 8e fauteuil de l'Académie Française (7/6) (lien)
Le Figaro 5 expressions à ressusciter de toute urgence (9/6) (lien)
Courrier Expat Un nouveau secrétaire général pour les Alliances françaises (7/6) (lien)
République des Pyrénées Une pluie d’hommages salue la mémoire de l’humaniste Michel Serres (3/6) (lien)
Le Figaro Décès du philosophe Michel Serres à 88 ans (2/6) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juin 2019

Tv5 Monde L'Académie française doit-elle représenter la Francophonie ? (8/6) (lien)
Actua Litté L'écrivain Daniel Rondeau élu au 8e fauteuil de l'Académie Française (7/6) (lien)
Le Figaro 5 expressions à ressusciter de toute urgence (9/6) (lien)
Courrier Expat Un nouveau secrétaire général pour les Alliances françaises (7/6) (lien)
République des Pyrénées Une pluie d’hommages salue la mémoire de l’humaniste Michel Serres (3/6) (lien)
Le Figaro Décès du philosophe Michel Serres à 88 ans (2/6) (lien)

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Michel Serres : disparition d'un grand défenseur du français

Festival de regrets autour de la disparition de Michel Serres, justifiés bien sûr, mais qui ne font jamais référence* au combat permanent du philosophe contre le tout anglais, lui  qui n'hésitait pas à déclarer :
"Il y a plus de mots anglais sur les murs de Paris qu'il n'y avait de mots allemands sous l'Occupation"
ou encore "Ce qui se passe est grave, l’un des pires moments que notre culture ait traversés. Je veux parler de la perte de la langue française dans le milieu des décideurs. Ceux-ci sont en train d’éradiquer la langue française. Que ce soit dans la finance, la science, le commerce, la publicité, plus personne parmi les riches ne parle le français. La langue française est devenue la langue des pauvres. Ce consentement des décideurs à l’anglais commence vraiment à ressembler à une collaboration, et la défense de la langue française à la résistance."

Notre site à maintes reprises a signalé les interventions virulentes de Michel Serres pour la langue française, contre le tout-anglais, quelques exemples :

Récemment encore Michel Serres a signé la tribune "Non, l’anglais ne doit pas remplacer le français !" où une centaine d’écrivains, d’essayistes, de journalistes et d’artistes s’indignaient de voir le "globish", un sous-anglais, supplanter notre langue. Y compris au sein du salon Livre Paris. (Le Monde des 27 et 28 janvier 2019)

L’académie de la Carpette anglaise a d'ailleurs été distingué Michel Serres du 1er Tapis rouge qui illustre et défend la langue française

Entretien de Michel Serres avec le journal Sud-Ouest (29 mai 2019) où le français est toujours présent !

* seul un article du Figaro évoque cet aspect

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Michel Serres : disparition d'un grand défenseur du français

Festival de regrets autour de la disparition de Michel Serres, justifiés bien sûr, mais qui ne font jamais référence* au combat permanent du philosophe contre le tout anglais, lui  qui n'hésitait pas à déclarer :
"Il y a plus de mots anglais sur les murs de Paris qu'il n'y avait de mots allemands sous l'Occupation"
ou encore "Ce qui se passe est grave, l’un des pires moments que notre culture ait traversés. Je veux parler de la perte de la langue française dans le milieu des décideurs. Ceux-ci sont en train d’éradiquer la langue française. Que ce soit dans la finance, la science, le commerce, la publicité, plus personne parmi les riches ne parle le français. La langue française est devenue la langue des pauvres. Ce consentement des décideurs à l’anglais commence vraiment à ressembler à une collaboration, et la défense de la langue française à la résistance."

Notre site à maintes reprises a signalé les interventions virulentes de Michel Serres pour la langue française, contre le tout-anglais, quelques exemples :

Récemment encore Michel Serres a signé la tribune "Non, l’anglais ne doit pas remplacer le français !" où une centaine d’écrivains, d’essayistes, de journalistes et d’artistes s’indignaient de voir le "globish", un sous-anglais, supplanter notre langue. Y compris au sein du salon Livre Paris. (Le Monde des 27 et 28 janvier 2019)

L’académie de la Carpette anglaise a d'ailleurs été distingué Michel Serres du 1er Tapis rouge qui illustre et défend la langue française

Entretien de Michel Serres avec le journal Sud-Ouest (29 mai 2019) où le français est toujours présent !

* seul un article du Figaro évoque cet aspect

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2019 (3) - le 24/05/2019 - 17:34 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2019 (3)

Yves Montenay Le français, simple vestige ou future deuxième langue mondiale ? (22/5) (lien)
Europe 1 Grand débat : plus de 2 millions de fautes d'orthographe, soit une tous les 54 mots (22/5) (lien)
Le Point À qui la faute ? : le bon usage des locutions (22/5) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mai 2019 (3)

Yves Montenay Le français, simple vestige ou future deuxième langue mondiale ? (22/5) (lien)
Europe 1 Grand débat : plus de 2 millions de fautes d'orthographe, soit une tous les 54 mots (22/5) (lien)
Le Point À qui la faute ? : le bon usage des locutions (22/5) (lien)

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nouvelles2019/le-monde-rampe.jpgLe Monde rampe devant l'anglais - le 24/05/2019 - 14:27 par MAR

Le Monde rampe devant l'anglais

Le Monde, journal de référence "français", une fois de plus rampe devant l'anglais : "WE LOVE GREEN", "MUSIC", "FOOD", "TALKS",   "THINK TANK" tout y est dans la grande racole anglo-maniaque...

le-monde-rampe2.jpg

Petite question pourquoi The World indique-t-il "1er & 2 JUIN - BOIS DE VINCENNES" et non pas : JUNE 1st & 2nd -  WOOD OF VINCENNES" ?
On rampe ou on rampe pas...

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Le Monde rampe devant l'anglais

Le Monde, journal de référence "français", une fois de plus rampe devant l'anglais : "WE LOVE GREEN", "MUSIC", "FOOD", "TALKS",   "THINK TANK" tout y est dans la grande racole anglo-maniaque...

le-monde-rampe2.jpg

Petite question pourquoi The World indique-t-il "1er & 2 JUIN - BOIS DE VINCENNES" et non pas : JUNE 1st & 2nd -  WOOD OF VINCENNES" ?
On rampe ou on rampe pas...

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2019 (2) - le 20/05/2019 - 15:50 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2019 (2)

Le Figaro 5 expressions très françaises dont raffolent les Anglais (19/5) (lien)
Académie française Dire, ne pas dire : La Française Républiques (lien)
Tv5 Monde Musique : comment le rap et le hip-hop font évoluer la langue française ? (lien)

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Langue française : Nouvelles de mai 2019 (2)

Le Figaro 5 expressions très françaises dont raffolent les Anglais (19/5) (lien)
Académie française Dire, ne pas dire : La Française Républiques (lien)
Tv5 Monde Musique : comment le rap et le hip-hop font évoluer la langue française ? (lien)

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nouvelles2019/dictionnaire.jpgLes dictionnaires nouveaux sont arrivés - le 16/05/2019 - 14:20 par MAR

Les dictionnaires nouveaux sont arrivés

Le Parisien Au mois de mai, la bataille entre Larousse et Le Petit Robert reprend (lien)
Le Devoir L’édition 2020 du Petit Robert s’enfirouape (14/5) (lien)
Le Figaro Connaissez-vous ces nouveaux mots du dictionnaire ? (lien)
Le Monde Venus d’Afrique, taxieur, alphabète, boucantier ambiancent Le Petit Larousse (lien)
Le Figaro "Malaisant", "démocrature", "vacher"... Les nouveaux mots du Petit Robert (lien)
actu.fr Jober, scroller, ochlocratie… Voici les nouveaux mots du Petit Robert 2020 (lien)

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Les dictionnaires nouveaux sont arrivés

Le Parisien Au mois de mai, la bataille entre Larousse et Le Petit Robert reprend (lien)
Le Devoir L’édition 2020 du Petit Robert s’enfirouape (14/5) (lien)
Le Figaro Connaissez-vous ces nouveaux mots du dictionnaire ? (lien)
Le Monde Venus d’Afrique, taxieur, alphabète, boucantier ambiancent Le Petit Larousse (lien)
Le Figaro "Malaisant", "démocrature", "vacher"... Les nouveaux mots du Petit Robert (lien)
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