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Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

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République françaiseAux candidats à la Présidence de la République

14 engagements pour le français et la Francophonie

À ce stade de la campagne présidentielle, une des lames de fond menaçant l’existence même de la France, déjà occultée par les grands médias, se révèle de surcroît ignorée - ou prudemment écartée - par la quasi-totalité des candidats.
Il s’agit de la substitution galopante de l’anglais à notre langue française, pourtant officielle du royaume depuis 1539, et "langue de la République" selon notre Constitution depuis 1992. [lire la suite]

Les 30 dernières nouvelles
/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2017 (6) - par MAR le 28/04/2017 - 11:00

Langue française : Nouvelles d'avril 2017 (6)

Frédéric Fougerat Faut-il parler franglais pour paraître plus business ? (lien)
La Croix La langue française à Bruxelles (20/4) (lien)
A.FR.AV. Jean Tirole, prix Nobel français d'économie, un traître à la langue française !  (lien)
Le Figaro "Après que" : ne faites plus la faute ! (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2017 (6)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2017 (5) - par MAR le 20/04/2017 - 21:42

Langue française : Nouvelles d'avril 2017 (5)

Union Nationale des Écrivains de France Lettre ouverte aux Candidats à la Présidence de la République française sur la haute trahison de la langue française (lien)
OEP Italie Grande victoire pour le plurilinguisme à l'université : la décision de la Cour constitutionnelle italienne (lien)
Le Figaro Jacques Prévert en dix citations (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2017 (5)

Union Nationale des Écrivains de France Lettre ouverte aux Candidats à la Présidence de la République française sur la haute trahison de la langue française (lien)
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nouvelles2017/arnaud_danloux-dumesnils.jpgIn memoriam Arnaud Danloux-Dumesnils - par albert_salon le 20/04/2017 - 21:35

In memoriam Arnaud Danloux-Dumesnils

Arnaud Danloux-Dumesnils, notre attaché de direction à Avenir de la Langue française, qui avait succédé le 1er juin 2012 à Agnès Objois, vient de quitter la vie et de nous quitter.

Après une longue maladie qui a vaincu son admirable courage.

Ces derniers mois il a vécu – et nous avons vécu avec lui - une alternance de rémissions et de congés de maladie de plus en plus contraignants. Pendant ces congés, il a, soutenu par son épouse aimante, voulu continuer, malgré les consignes de ses médecins, à assurer des présences au bureau, puis, ne pouvant plus conduire ni se déplacer, à remplir pour ALF le maximum de tâches à son domicile, à nous aider jusqu’à l’extrême limite de ses forces, et à informer la personne appelée à lui succéder dans ses fonctions.

Avant même de poser, en 2012, sa candidature à la succession d’Agnès Objois, il était un sympathisant actif de notre cause et participait à nos combats. Il avait contribué au succès, le 18 juin 2011, de notre manifestation devant le Panthéon et de notre marche dans le Quartier latin. Ses talents de photographe et de journaliste ont accru le retentissement de l’évènement.

Dans ses fonctions à temps partiel d’attaché de direction, rémunéré à temps partiel, il a été, bien plus, comme quelques-uns d’entre nous, un militant bénévole à plein temps, pleinement l’un des nôtres, fort précieux par son entier dévouement à notre cause du français, de la Francophonie et de la civilisation, par sa vaste culture, ses grandes compétences variées, son sens de l’initiative opportune, et la richesse de sa personnalité. Nous lui devons beaucoup.

Nous lisions aussi avec intérêt ses articles de critique de théâtre dans une revue de haut niveau.

Tous les administrateurs et les adhérents d’ALF qui l’ont connu portent tristement son deuil.

Au nom de tous, j’assure à Madame son épouse ainsi qu'à ses enfanrs, que nous partageons vraiment leur douleur.

Albert Salon

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In memoriam Arnaud Danloux-Dumesnils

Arnaud Danloux-Dumesnils, notre attaché de direction à Avenir de la Langue française, qui avait succédé le 1er juin 2012 à Agnès Objois, vient de quitter la vie et de nous quitter.

Après une longue maladie qui a vaincu son admirable courage.

Ces derniers mois il a vécu – et nous avons vécu avec lui - une alternance de rémissions et de congés de maladie de plus en plus contraignants. Pendant ces congés, il a, soutenu par son épouse aimante, voulu continuer, malgré les consignes de ses médecins, à assurer des présences au bureau, puis, ne pouvant plus conduire ni se déplacer, à remplir pour ALF le maximum de tâches à son domicile, à nous aider jusqu’à l’extrême limite de ses forces, et à informer la personne appelée à lui succéder dans ses fonctions.

Avant même de poser, en 2012, sa candidature à la succession d’Agnès Objois, il était un sympathisant actif de notre cause et participait à nos combats. Il avait contribué au succès, le 18 juin 2011, de notre manifestation devant le Panthéon et de notre marche dans le Quartier latin. Ses talents de photographe et de journaliste ont accru le retentissement de l’évènement.

Dans ses fonctions à temps partiel d’attaché de direction, rémunéré à temps partiel, il a été, bien plus, comme quelques-uns d’entre nous, un militant bénévole à plein temps, pleinement l’un des nôtres, fort précieux par son entier dévouement à notre cause du français, de la Francophonie et de la civilisation, par sa vaste culture, ses grandes compétences variées, son sens de l’initiative opportune, et la richesse de sa personnalité. Nous lui devons beaucoup.

Nous lisions aussi avec intérêt ses articles de critique de théâtre dans une revue de haut niveau.

Tous les administrateurs et les adhérents d’ALF qui l’ont connu portent tristement son deuil.

Au nom de tous, j’assure à Madame son épouse ainsi qu'à ses enfanrs, que nous partageons vraiment leur douleur.

Albert Salon

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2017 (4) - par MAR le 17/04/2017 - 19:06

Langue française : Nouvelles d'avril 2017 (4)

Yves Jégo Face aux défis du siècle, la langue française est l'un de nos atouts principaux (lien)
Le Figaro L'Académie française traduit le lexique des gamers (14/4) (lien)
Macron (Causeur) "La langue française n’a pas à être protégée" (sic !) (12/4) (lien)
Le Figaro 5 fautes à ne plus faire pour parler un français académique (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2017 (4)

Yves Jégo Face aux défis du siècle, la langue française est l'un de nos atouts principaux (lien)
Le Figaro L'Académie française traduit le lexique des gamers (14/4) (lien)
Macron (Causeur) "La langue française n’a pas à être protégée" (sic !) (12/4) (lien)
Le Figaro 5 fautes à ne plus faire pour parler un français académique (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2017 (3) - par MAR le 11/04/2017 - 10:30

Langue française : Nouvelles d'avril 2017 (3)

Alain Borer (L'Humanité) Sauve qui peut la langue française (11/4) (lien)
La Liste Ces 11 mots qui n’existent pas dans la langue française utilisés au quotidien (lien)
Yves Montenay Le poids de la francophonie africaine génère des réactions hostiles (lien)
Ministère de la Défense Un collège d’experts pour tout comprendre… en français ! (6/4) (lien)
Figaro "Primer sur" : ne faites plus la faute ! (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2017 (3)

Alain Borer (L'Humanité) Sauve qui peut la langue française (11/4) (lien)
La Liste Ces 11 mots qui n’existent pas dans la langue française utilisés au quotidien (lien)
Yves Montenay Le poids de la francophonie africaine génère des réactions hostiles (lien)
Ministère de la Défense Un collège d’experts pour tout comprendre… en français ! (6/4) (lien)
Figaro "Primer sur" : ne faites plus la faute ! (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2017 (2) - par MAR le 04/04/2017 - 23:48

Langue française : Nouvelles d'avril 2017 (2)

Figaro Écoles francophones québécoises : le nombre d'élèves étrangers explose (4/4) (lien)
DGLFLF Terminologie et langue française dans l'administration (lien)
Le Figaro L'avenir de la langue française est dans le continent africain (3/4) (lien)
Ilyes Zouari Le monde francophone, un espace stratégique en mutation (lien)
Figaro La fabuleuse histoire des mots français d'origine arabe (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2017 (2)

Figaro Écoles francophones québécoises : le nombre d'élèves étrangers explose (4/4) (lien)
DGLFLF Terminologie et langue française dans l'administration (lien)
Le Figaro L'avenir de la langue française est dans le continent africain (3/4) (lien)
Ilyes Zouari Le monde francophone, un espace stratégique en mutation (lien)
Figaro La fabuleuse histoire des mots français d'origine arabe (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2017 - par MAR le 04/04/2017 - 23:37

Langue française : Nouvelles d'avril 2017

AFRAV Ils défendent la langue française, ils sont punis ! [Lorraine Airport] (3/4) (lien)
Ministère Culture Appel à projets "Langues et numérique" 2017 (lien)
Ambassadeur . Sellal Que l’on continue de parler français à Bruxelles ! (lien)
Prix "Coup de cœur" de la francophonie au Secteur de la culture de l’UNESCO (lien)
Le Figaro Redécouvrez ces proverbes oubliés du dictionnaire français (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2017

AFRAV Ils défendent la langue française, ils sont punis ! [Lorraine Airport] (3/4) (lien)
Ministère Culture Appel à projets "Langues et numérique" 2017 (lien)
Ambassadeur . Sellal Que l’on continue de parler français à Bruxelles ! (lien)
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nouvelles2017/election-presidentielle_2017.jpgLe français dans le programme des candidats - par MAR le 28/03/2017 - 16:13

Élection présidentielle 2017
Le français dans le programme des candidats

A moins d'un mois de l'élection présidentielle, nous avons souhaité nous pencher sur les programmes des différents candidats afin de voir la place qu'ils accordent à la langue française, aussi bien en France que dans les institutions internationales.

Le statut du français en France même n'est, à part une exception, même pas évoqué. Oublié l’anglais langue de travail obligatoire dans de plus en plus de grandes entreprises françaises, oubliés les colloques financés par des fonds publics qui se tiennent en anglais en France sans traductions, oubliés le nombre croissant de grandes écoles ou d’universités qui proposent des modules entièrement ou partiellement en anglais, oublié l'affichage de plus en plus anglomane qui pollue nos villes en contradiction avec la loi, oubliée la colonisation linguistique imposée par les grands média,s y compris publics, (séries, films, chansons états-unienne)...

Nous pouvons regrouper les 11 candidats en 4 catégories :

  • ceux qui ne font aucune mention du français dans leur programme.
  • ceux qui assurent le "minimum syndical" dont ont on voit bien qu'il s'agit pour eux de ne pas oublier un thème (comme ils ne souhaitent pas oublier une catégorie de français), mais dont ce n'est visiblement pas une préoccupation majeure.
  • ceux qui affirment quelques exigences
  • enfin un véritable programme de réaffirmation de la langue française.

(nous surlignons en jaune quelques points nous paraissant particulièrement intéressants, en violet pour les points critiqués par nous) Poutou - Arthaud - Macron - Fillon - Hamon - Lassalle -
Cheminade - Mélenchon - Le Pen - Asselineau - Dupont-Aignan


1) Aucune mention du français dans leur programmeNathalie Arthaud ne s'intéresse pas à la langue françaisePhilippe Poutou ne s'intéresse pas à la langue française

Pas plus Philippe Poutou dans "Nos vies, pas leurs profits !" que Nathalie Arthaud dans "Faire entendre le camp des travailleurs" ne font une quelconque mention de la langue dans leurs programmes semblant oublier que la domination linguistique pèse en premier sur les milieux les plus modestes et s'ajoute à toutes les autres types de domination.


2) Le "minimum syndical"Emmanuel Macron quelques belles phrases sur le français

Emmanuel Macron qui s'est exprimé en anglais à Berlin, énonce quelques belles phrases qui n'engagent à rien pour satisfaire tout le monde : "Nous avons tous en partage notre langue, notre premier trésor commun, à la fois notre socle et notre phare : ce qui nous a fait et ce qui nous distingue, nourri aussi par la vitalité de nombreuses et belles langues régionales."

Il se sert (comme d'autres) de la langue française comme outil de contrôle de la laïcité et de l'immigration : "Nous organiserons pour les ministres du culte une formation universitaire à la laïcité, aux valeurs de la République et à la langue française."

Et aussi "Nous ferons de la maîtrise de la langue française le principal critère de l’obtention de la nationalité française. Nous renforcerons l’apprentissage de notre langue pour les candidats à la naturalisation. Quelle meilleure preuve de la volonté de quelqu’un de s’intégrer et de devenir français ?" [Pourquoi pas ?]

Mais aucune mention des menaces qui pèsent sur notre langue, malgré de belles phrases comme "Notre culture, et la langue française qui en est la matrice, sont une source de rayonnement international". En revanche il soutient le retour du latin et grec, ce que nous ne pouvons qu'applaudir, mais hélas aussi, celui des "parcours européens" (soit pour résumer les cours d'histoire ou de maths en anglais…)


François Fillon semble ne se préoccuper de la langue française qu'au niveau international dans une phrase plutôt confuse issue François Fillon le français comme outil de lutte contre l'immigrationd'un paragraphe "Une justice simple et efficace pour redonner confiance aux professionnels du droit et aux justiciables" dont on ne voit guère le rapport avec la question : "Réaffirmer la langue française au sein des institutions européennes et des organisations internationales en tant que vecteur du Droit et des valeurs de la francophonie notamment à partir des Outre-mer qui rayonnent sur une importante population francophone et sur des pays émergents."

Pour lui la langue française semble se limiter à la francophonie "La France porte une voix singulière dans le monde. Par son histoire, sa culture, sa langue, elle a su souvent parler à l’ensemble de l’humanité Je soutiendrai et développerai la francophonie en m’appuyant sur l’inestimable atout que représente le partage de la langue française par près de 300 millions de locuteurs à travers le monde. Dans cet esprit, je veillerai à ce que les 2,5 millions de Français résidant hors du territoire national soient des relais et des vecteurs d’influence."

En France même, la langue française ne semble être pour lui qu'un outil de lutte contre l'immigration "Réduire l’immigration légale au strict minimum (tenant compte notamment des ressources, du logement, de la couverture sociale, de la maîtrise de la langue française."

En revanche il lui semble normal de "Revaloriser les traitements des enseignants, en développant une part "mérite" dans la rémunération, et accroître les possibilités de promotion accélérée pour les professeurs enseignant leur discipline en langue étrangère" (sic !)


Benoît Hamon n'a pas apparemment de programme réuni dans un document unique il faut donc se repérer dans un site Internet très foBenoît Hamon, quelques grands principes surtout la Francophonieuillis. Il réaffirme lui aussi de grands principes : "Affirmons la force de la France, de son histoire et de sa géographie, de ses valeurs, de sa langue et de sa culture, […]"

Il parle surtout de francophonie "Je veux PROMOUVOIR LE FRANÇAIS comme langue en partage dans le monde, selon une démarche ouverte, et proposerai la création d’un "Palais de la langue française".

Et aussi "Parce que partager une même langue dans le monde d’aujourd’hui est un atout exceptionnel, culturel, scientifique et économique, je DÉFENDRAI LA FRANCOPHONIE.

Pour cultiver le sentiment d’appartenance à la francophonie, je proposerai un visa francophone pour les étudiants, les chercheurs, les chefs d’entreprise et les artistes." Mais par ailleurs il fragiliserait un peu plus le français en France-même avec son "Je ferai ratifier par la France la CHARTE DES LANGUES RÉGIONALES ou minoritaires".


Jean Lassalle n'évoque la langue que dans le cadre des "relations avec le Sud et l’Afrique" : "Notre langue, partagée avec lesJean Lassalle que le partenariat avec le Sud pays francophones, entretient un cousinage culturel précieux. Nous devons demain redevenir des partenaires et des alliés, dans un même dessein enfin apaisé."


Jacques Cheminade se limite à demander d' "Arrêter la politique de fermeture des activités des Instituts et des Jacques Cheminade : que l'opposition à la fermeture des Alliances FrançaisesAlliances français dans le monde" [accord douteux], ce que nous approuvons, bien entendu !


3) Quelques exigences

Jean-Luc Mélenchon semble lui aussi se limiter à la francophonie. Sujet regroupé au point 64 de "L’Avenir en commJean-Luc Mélenchon surtout la Francophonie politiqueun" dans le chapitre Passer à la francophonie politique : "La langue française est la troisième langue la plus parlée au monde. Mais si peu est fait pour la mettre en valeur, la diffuser, multiplier ses usages et les liens entre ceux qui l'ont en usage commun. C'est un trésor à faire vivre pour un monde meilleur et davantage de mises en commun."
Sont ainsi proposées les mesures suivantes :

  • "Réorganiser les institutions de la francophonie en agissant pour son recentrage sur la défense, le rayonnement de la langue et son usage commun
  • Créer une académie et un Erasmus de la francophonie
  • Renforcer le réseau des Instituts/Alliances françaises dans les pays non francophones et planifier les échanges d'étudiants et de lycéens
  • Renforcer la présence des auteurs francophones ultra-marins et étrangers dans les programmes scolaires
  • Élaborer des contenus éducatifs et des diplômes communs entre pays francophones
  • Développer au moins une revue scientifique internationale digne de ce nom en français
  • Défendre l'usage du français dans les institutions internationales à commencer par l'Union Européenne
  • Renforcer les médias audiovisuels francophones (RFI, France 24 et TV5 Monde) et les mettre en partage avec la communauté francophone".


Marine Le Pen parle brièvement de la langue française en prenant 2 engagements sur les "144 engagements présidentiels".Marine Le Pen contre la loi Fioraso

"Défendre la langue française. Abroger notamment les dispositions de la loi Fioraso qui permettent de restreindre l’enseignement en français dans les universités" (engagement 96). Ce à quoi nous ne pouvons que souscrire.

Et une déclaration d'intention un peu vague : "Renforcer les liens entre les peuples qui ont le français en partage" (engagement 123).


François Asselineau propose un certain nombre de mesures mais qui ne concerne que la Francophonie mais pas le français en France.François Asselineau quelques mesures surtout la Francophonie

L'essentiel se trouve dans le chapitre Francophonie - Redonner toute la priorité à nos liens avec le monde francophone : "L’UPR veut rétablir la solidarité́ "francophone" et salue l’action d’Abdou Diouf à la présidence de la francophonie. [...] La croissance démographique de l’Afrique francophone permet d’envisager en 2050, 750 millions locuteurs français. Ce constat prometteur devrait inciter les dirigeants français à redonner la priorité aux liens avec les pays de la francophonie, mais ils s’acharnent à affaiblir toute coopération avec eux en cloisonnant la France dans le périmètre étroit et arbitraire de l’Union européenne. Le désintérêt des dirigeants pour la Francophonie est en parfait accord avec la construction européenne qui postule des distinguos entre pays recommandables et les autres. [...] L’UPR veut donner corps à une véritable communauté francophone fondée sur des liens d’égaux à égaux et entretenir un lien politique permanent entre les États de la Francophonie. L’UPR fait de la Francophonie, dans son programme politique, un concept majeur où la coopération politique, économique, sociale et culturelle y tient une place éminente."

Dans ce cadre il propose les mesures suivantes :

  • 165. Créer un parlement de la francophonie qui sera installé dans les anciens locaux de l’UNESCO à Paris. Donner corps à une véritable communauté francophone en entretenant un lien politique permanent entre les États de la francophonie. Renforcer la diplomatie entre pays francophones et favoriser l’adoption de positions communes dans les grandes institutions internationales (ONU, FMI, OMC, etc.)
  • 166. Réorienter une partie des fonds structurels, actuellement versés à l’UE, vers les États de la francophonie
  • 167. Développer un système d’échanges de type Erasmus avec les pays de la francophonie
  • 168. Sensibiliser le peuple français à son appartenance à cette sphère ayant le français en partage

On trouve également dans un paragraphe intitulé Moralisation de la vie politique l'engagement suivant : "Le chef de l’État prendra toutes ses vacances en France et demandera à tous les ministres d’en faire autant. Il s’exprimera systématiquement en langue française dans toutes les rencontres internationales et demandera aux ministres d’en faire autant."


4) Un véritable programme de réaffirmation de la langue françaiseNicolas Dupont-Aignan le projet le plus développé sur la langue française

Nicolas Dupont-Aignan propose sans doute le projet le plus développé concernant la langue française. Bizarrement les engagements sont regroupés dans le chapitre Affaires étrangères : une certaine idée de la France : Il s'agit ainsi de rebâtir une diplomatie nationale digne de ce nom, déclinée dans les différentes régions du monde et adossée au rayonnement de notre langue comme à la présence à l'étranger d'une communauté française qui mérite d'être mieux soutenue. Les mesures sont regroupées dans la partie Soutenir et développer à grande échelle la francophonie, levier de l’influence française. Cette partie se décompose en 3 sous-parties : Pour le français en France, Pour l’action culturelle française hors de France et Pour la Francophonie institutionnelle mondiale.

Pour le français en France regroupe 9 engagements :

  • "20. Remettre à sa due place, première et prioritaire, la langue française dans les écoles maternelles, primaires, secondaires et professionnelles, en accroissant sensiblement les horaires d’étude, les niveaux de formation des maîtres et d’exigence de qualité, l’efficacité de méthodes éprouvées d’apprentissage.
  • 21. Imposer une part importante en français dans toutes les formations diplômantes des universités et grandes écoles françaises.
  • 22. Proposer une loi renforcée de protection du français (sur le modèle de l'ancienne loi Toubon), et la faire appliquer en instituant un véritable "droit au français", notamment dans les entreprises.
  • 23. Accroître sensiblement les aides publiques aux institutions officielles et associations chargées de développer les productions terminologiques et les traductions.
  • 24. Promouvoir la communication scientifique en français : ne subventionner aucun colloque se tenant en France qui exclurait le français.
  • 25. Veiller au rétablissement de la diversité réelle des langues étrangères enseignées et offertes dans le concours d’accès à la fonction et aux services publics.
  • 26. Enjoindre aux administrations publiques de ne pas traiter les documents de travail reçus uniquement en langue étrangère, et de ne répondre qu’en français.
  • 27. Exiger des organismes publics de contrôle des médias et de la publicité un respect strict et assorti de sanctions réelles, de la Constitution et des lois et règlements pertinents.
  • 28. Imposer un niveau suffisant, officiellement attesté (à l’identique du TOEFL américain) de connaissance du français à l’entrée des candidats étrangers à l’immigration légale et au regroupement familial. Créer un grand média de la francophonie qui ferait résonner la culture française sur les satellites du monde entier. Créer de grandes universités francophones d'excellence à l'étranger, en relation avec nos centres de recherches (Pasteur, IRD, CIRAD...)."

Pour l’action culturelle française hors de France regroupe 7 engagements :

  • "Rétablir, puis accroître sensiblement le niveau de financement de cette action culturelle (écoles et lycées ; filières universitaires ; instituts et centres de langue et de culture, de recherche et de soins, Alliances françaises et importantes O.N.G aux buts analogues.
  • Augmenter sensiblement l’aide française au développement, et la concentrer bien davantage sur les pays francophones et francisant, notamment d’Afrique.
  • Créer une académie destinée aux jeunes français issus de l’immigration et aux étrangers passés par nos écoles à l’étranger pour en faire les ambassadeurs de notre pays dans leur pays d’origine dans les secteurs économiques et culturels.
  • Soutenir la diffusion des produits culturels français à l’étranger.
  • Créer un grand média de la francophonie qui ferait résonner la culture française sur les satellites du monde entier.
  • Créer de grandes universités francophones d'excellence à l'étranger, en relation avec nos centres de recherches (Pasteur, IRD, CIRAD...).
  • Soutenir l’exception culturelle française."

Et enfin Pour la Francophonie institutionnelle mondiale regroupe 5 engagements :

  • "Faire respecter le statut du français langue officielle et de travail dans diverses institutions internationales, européennes au premier chef.
  • Contester en Conseil européen le statut de l’anglais langue officielle des institutions de l’Union Européenne, afin de tirer – aussi dans ce domaine toutes les conséquences du Brexit.
  • Engager, avec nos partenaires dans l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), une négociation d’ensemble pour en faire, dans une relation de respect mutuel, une Communauté de solidarité réelle à la fois linguistique et de développement concerté, notamment en la rapprochant de la valorisation enfin accrue tant de nos départements et territoires d’outre-mer que de notre vaste espace maritime, le deuxième du monde.
  • Renforcer les coopérations entre pays francophones dans les secteurs de demain : éducation supérieure, nouvelles technologies, notamment le numérique, transition énergétique.
  • Créer une plate-forme Internet de référence chargée de la promotion du tourisme en pays francophone."

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Élection présidentielle 2017
Le français dans le programme des candidats

A moins d'un mois de l'élection présidentielle, nous avons souhaité nous pencher sur les programmes des différents candidats afin de voir la place qu'ils accordent à la langue française, aussi bien en France que dans les institutions internationales.

Le statut du français en France même n'est, à part une exception, même pas évoqué. Oublié l’anglais langue de travail obligatoire dans de plus en plus de grandes entreprises françaises, oubliés les colloques financés par des fonds publics qui se tiennent en anglais en France sans traductions, oubliés le nombre croissant de grandes écoles ou d’universités qui proposent des modules entièrement ou partiellement en anglais, oublié l'affichage de plus en plus anglomane qui pollue nos villes en contradiction avec la loi, oubliée la colonisation linguistique imposée par les grands média,s y compris publics, (séries, films, chansons états-unienne)...

Nous pouvons regrouper les 11 candidats en 4 catégories :

  • ceux qui ne font aucune mention du français dans leur programme.
  • ceux qui assurent le "minimum syndical" dont ont on voit bien qu'il s'agit pour eux de ne pas oublier un thème (comme ils ne souhaitent pas oublier une catégorie de français), mais dont ce n'est visiblement pas une préoccupation majeure.
  • ceux qui affirment quelques exigences
  • enfin un véritable programme de réaffirmation de la langue française.

(nous surlignons en jaune quelques points nous paraissant particulièrement intéressants, en violet pour les points critiqués par nous) Poutou - Arthaud - Macron - Fillon - Hamon - Lassalle -
Cheminade - Mélenchon - Le Pen - Asselineau - Dupont-Aignan


1) Aucune mention du français dans leur programmeNathalie Arthaud ne s'intéresse pas à la langue françaisePhilippe Poutou ne s'intéresse pas à la langue française

Pas plus Philippe Poutou dans "Nos vies, pas leurs profits !" que Nathalie Arthaud dans "Faire entendre le camp des travailleurs" ne font une quelconque mention de la langue dans leurs programmes semblant oublier que la domination linguistique pèse en premier sur les milieux les plus modestes et s'ajoute à toutes les autres types de domination.


2) Le "minimum syndical"Emmanuel Macron quelques belles phrases sur le français

Emmanuel Macron qui s'est exprimé en anglais à Berlin, énonce quelques belles phrases qui n'engagent à rien pour satisfaire tout le monde : "Nous avons tous en partage notre langue, notre premier trésor commun, à la fois notre socle et notre phare : ce qui nous a fait et ce qui nous distingue, nourri aussi par la vitalité de nombreuses et belles langues régionales."

Il se sert (comme d'autres) de la langue française comme outil de contrôle de la laïcité et de l'immigration : "Nous organiserons pour les ministres du culte une formation universitaire à la laïcité, aux valeurs de la République et à la langue française."

Et aussi "Nous ferons de la maîtrise de la langue française le principal critère de l’obtention de la nationalité française. Nous renforcerons l’apprentissage de notre langue pour les candidats à la naturalisation. Quelle meilleure preuve de la volonté de quelqu’un de s’intégrer et de devenir français ?" [Pourquoi pas ?]

Mais aucune mention des menaces qui pèsent sur notre langue, malgré de belles phrases comme "Notre culture, et la langue française qui en est la matrice, sont une source de rayonnement international". En revanche il soutient le retour du latin et grec, ce que nous ne pouvons qu'applaudir, mais hélas aussi, celui des "parcours européens" (soit pour résumer les cours d'histoire ou de maths en anglais…)


François Fillon semble ne se préoccuper de la langue française qu'au niveau international dans une phrase plutôt confuse issue François Fillon le français comme outil de lutte contre l'immigrationd'un paragraphe "Une justice simple et efficace pour redonner confiance aux professionnels du droit et aux justiciables" dont on ne voit guère le rapport avec la question : "Réaffirmer la langue française au sein des institutions européennes et des organisations internationales en tant que vecteur du Droit et des valeurs de la francophonie notamment à partir des Outre-mer qui rayonnent sur une importante population francophone et sur des pays émergents."

Pour lui la langue française semble se limiter à la francophonie "La France porte une voix singulière dans le monde. Par son histoire, sa culture, sa langue, elle a su souvent parler à l’ensemble de l’humanité Je soutiendrai et développerai la francophonie en m’appuyant sur l’inestimable atout que représente le partage de la langue française par près de 300 millions de locuteurs à travers le monde. Dans cet esprit, je veillerai à ce que les 2,5 millions de Français résidant hors du territoire national soient des relais et des vecteurs d’influence."

En France même, la langue française ne semble être pour lui qu'un outil de lutte contre l'immigration "Réduire l’immigration légale au strict minimum (tenant compte notamment des ressources, du logement, de la couverture sociale, de la maîtrise de la langue française."

En revanche il lui semble normal de "Revaloriser les traitements des enseignants, en développant une part "mérite" dans la rémunération, et accroître les possibilités de promotion accélérée pour les professeurs enseignant leur discipline en langue étrangère" (sic !)


Benoît Hamon n'a pas apparemment de programme réuni dans un document unique il faut donc se repérer dans un site Internet très foBenoît Hamon, quelques grands principes surtout la Francophonieuillis. Il réaffirme lui aussi de grands principes : "Affirmons la force de la France, de son histoire et de sa géographie, de ses valeurs, de sa langue et de sa culture, […]"

Il parle surtout de francophonie "Je veux PROMOUVOIR LE FRANÇAIS comme langue en partage dans le monde, selon une démarche ouverte, et proposerai la création d’un "Palais de la langue française".

Et aussi "Parce que partager une même langue dans le monde d’aujourd’hui est un atout exceptionnel, culturel, scientifique et économique, je DÉFENDRAI LA FRANCOPHONIE.

Pour cultiver le sentiment d’appartenance à la francophonie, je proposerai un visa francophone pour les étudiants, les chercheurs, les chefs d’entreprise et les artistes." Mais par ailleurs il fragiliserait un peu plus le français en France-même avec son "Je ferai ratifier par la France la CHARTE DES LANGUES RÉGIONALES ou minoritaires".


Jean Lassalle n'évoque la langue que dans le cadre des "relations avec le Sud et l’Afrique" : "Notre langue, partagée avec lesJean Lassalle que le partenariat avec le Sud pays francophones, entretient un cousinage culturel précieux. Nous devons demain redevenir des partenaires et des alliés, dans un même dessein enfin apaisé."


Jacques Cheminade se limite à demander d' "Arrêter la politique de fermeture des activités des Instituts et des Jacques Cheminade : que l'opposition à la fermeture des Alliances FrançaisesAlliances français dans le monde" [accord douteux], ce que nous approuvons, bien entendu !


3) Quelques exigences

Jean-Luc Mélenchon semble lui aussi se limiter à la francophonie. Sujet regroupé au point 64 de "L’Avenir en commJean-Luc Mélenchon surtout la Francophonie politiqueun" dans le chapitre Passer à la francophonie politique : "La langue française est la troisième langue la plus parlée au monde. Mais si peu est fait pour la mettre en valeur, la diffuser, multiplier ses usages et les liens entre ceux qui l'ont en usage commun. C'est un trésor à faire vivre pour un monde meilleur et davantage de mises en commun."
Sont ainsi proposées les mesures suivantes :

  • "Réorganiser les institutions de la francophonie en agissant pour son recentrage sur la défense, le rayonnement de la langue et son usage commun
  • Créer une académie et un Erasmus de la francophonie
  • Renforcer le réseau des Instituts/Alliances françaises dans les pays non francophones et planifier les échanges d'étudiants et de lycéens
  • Renforcer la présence des auteurs francophones ultra-marins et étrangers dans les programmes scolaires
  • Élaborer des contenus éducatifs et des diplômes communs entre pays francophones
  • Développer au moins une revue scientifique internationale digne de ce nom en français
  • Défendre l'usage du français dans les institutions internationales à commencer par l'Union Européenne
  • Renforcer les médias audiovisuels francophones (RFI, France 24 et TV5 Monde) et les mettre en partage avec la communauté francophone".


Marine Le Pen parle brièvement de la langue française en prenant 2 engagements sur les "144 engagements présidentiels".Marine Le Pen contre la loi Fioraso

"Défendre la langue française. Abroger notamment les dispositions de la loi Fioraso qui permettent de restreindre l’enseignement en français dans les universités" (engagement 96). Ce à quoi nous ne pouvons que souscrire.

Et une déclaration d'intention un peu vague : "Renforcer les liens entre les peuples qui ont le français en partage" (engagement 123).


François Asselineau propose un certain nombre de mesures mais qui ne concerne que la Francophonie mais pas le français en France.François Asselineau quelques mesures surtout la Francophonie

L'essentiel se trouve dans le chapitre Francophonie - Redonner toute la priorité à nos liens avec le monde francophone : "L’UPR veut rétablir la solidarité́ "francophone" et salue l’action d’Abdou Diouf à la présidence de la francophonie. [...] La croissance démographique de l’Afrique francophone permet d’envisager en 2050, 750 millions locuteurs français. Ce constat prometteur devrait inciter les dirigeants français à redonner la priorité aux liens avec les pays de la francophonie, mais ils s’acharnent à affaiblir toute coopération avec eux en cloisonnant la France dans le périmètre étroit et arbitraire de l’Union européenne. Le désintérêt des dirigeants pour la Francophonie est en parfait accord avec la construction européenne qui postule des distinguos entre pays recommandables et les autres. [...] L’UPR veut donner corps à une véritable communauté francophone fondée sur des liens d’égaux à égaux et entretenir un lien politique permanent entre les États de la Francophonie. L’UPR fait de la Francophonie, dans son programme politique, un concept majeur où la coopération politique, économique, sociale et culturelle y tient une place éminente."

Dans ce cadre il propose les mesures suivantes :

  • 165. Créer un parlement de la francophonie qui sera installé dans les anciens locaux de l’UNESCO à Paris. Donner corps à une véritable communauté francophone en entretenant un lien politique permanent entre les États de la francophonie. Renforcer la diplomatie entre pays francophones et favoriser l’adoption de positions communes dans les grandes institutions internationales (ONU, FMI, OMC, etc.)
  • 166. Réorienter une partie des fonds structurels, actuellement versés à l’UE, vers les États de la francophonie
  • 167. Développer un système d’échanges de type Erasmus avec les pays de la francophonie
  • 168. Sensibiliser le peuple français à son appartenance à cette sphère ayant le français en partage

On trouve également dans un paragraphe intitulé Moralisation de la vie politique l'engagement suivant : "Le chef de l’État prendra toutes ses vacances en France et demandera à tous les ministres d’en faire autant. Il s’exprimera systématiquement en langue française dans toutes les rencontres internationales et demandera aux ministres d’en faire autant."


4) Un véritable programme de réaffirmation de la langue françaiseNicolas Dupont-Aignan le projet le plus développé sur la langue française

Nicolas Dupont-Aignan propose sans doute le projet le plus développé concernant la langue française. Bizarrement les engagements sont regroupés dans le chapitre Affaires étrangères : une certaine idée de la France : Il s'agit ainsi de rebâtir une diplomatie nationale digne de ce nom, déclinée dans les différentes régions du monde et adossée au rayonnement de notre langue comme à la présence à l'étranger d'une communauté française qui mérite d'être mieux soutenue. Les mesures sont regroupées dans la partie Soutenir et développer à grande échelle la francophonie, levier de l’influence française. Cette partie se décompose en 3 sous-parties : Pour le français en France, Pour l’action culturelle française hors de France et Pour la Francophonie institutionnelle mondiale.

Pour le français en France regroupe 9 engagements :

  • "20. Remettre à sa due place, première et prioritaire, la langue française dans les écoles maternelles, primaires, secondaires et professionnelles, en accroissant sensiblement les horaires d’étude, les niveaux de formation des maîtres et d’exigence de qualité, l’efficacité de méthodes éprouvées d’apprentissage.
  • 21. Imposer une part importante en français dans toutes les formations diplômantes des universités et grandes écoles françaises.
  • 22. Proposer une loi renforcée de protection du français (sur le modèle de l'ancienne loi Toubon), et la faire appliquer en instituant un véritable "droit au français", notamment dans les entreprises.
  • 23. Accroître sensiblement les aides publiques aux institutions officielles et associations chargées de développer les productions terminologiques et les traductions.
  • 24. Promouvoir la communication scientifique en français : ne subventionner aucun colloque se tenant en France qui exclurait le français.
  • 25. Veiller au rétablissement de la diversité réelle des langues étrangères enseignées et offertes dans le concours d’accès à la fonction et aux services publics.
  • 26. Enjoindre aux administrations publiques de ne pas traiter les documents de travail reçus uniquement en langue étrangère, et de ne répondre qu’en français.
  • 27. Exiger des organismes publics de contrôle des médias et de la publicité un respect strict et assorti de sanctions réelles, de la Constitution et des lois et règlements pertinents.
  • 28. Imposer un niveau suffisant, officiellement attesté (à l’identique du TOEFL américain) de connaissance du français à l’entrée des candidats étrangers à l’immigration légale et au regroupement familial. Créer un grand média de la francophonie qui ferait résonner la culture française sur les satellites du monde entier. Créer de grandes universités francophones d'excellence à l'étranger, en relation avec nos centres de recherches (Pasteur, IRD, CIRAD...)."

Pour l’action culturelle française hors de France regroupe 7 engagements :

  • "Rétablir, puis accroître sensiblement le niveau de financement de cette action culturelle (écoles et lycées ; filières universitaires ; instituts et centres de langue et de culture, de recherche et de soins, Alliances françaises et importantes O.N.G aux buts analogues.
  • Augmenter sensiblement l’aide française au développement, et la concentrer bien davantage sur les pays francophones et francisant, notamment d’Afrique.
  • Créer une académie destinée aux jeunes français issus de l’immigration et aux étrangers passés par nos écoles à l’étranger pour en faire les ambassadeurs de notre pays dans leur pays d’origine dans les secteurs économiques et culturels.
  • Soutenir la diffusion des produits culturels français à l’étranger.
  • Créer un grand média de la francophonie qui ferait résonner la culture française sur les satellites du monde entier.
  • Créer de grandes universités francophones d'excellence à l'étranger, en relation avec nos centres de recherches (Pasteur, IRD, CIRAD...).
  • Soutenir l’exception culturelle française."

Et enfin Pour la Francophonie institutionnelle mondiale regroupe 5 engagements :

  • "Faire respecter le statut du français langue officielle et de travail dans diverses institutions internationales, européennes au premier chef.
  • Contester en Conseil européen le statut de l’anglais langue officielle des institutions de l’Union Européenne, afin de tirer – aussi dans ce domaine toutes les conséquences du Brexit.
  • Engager, avec nos partenaires dans l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), une négociation d’ensemble pour en faire, dans une relation de respect mutuel, une Communauté de solidarité réelle à la fois linguistique et de développement concerté, notamment en la rapprochant de la valorisation enfin accrue tant de nos départements et territoires d’outre-mer que de notre vaste espace maritime, le deuxième du monde.
  • Renforcer les coopérations entre pays francophones dans les secteurs de demain : éducation supérieure, nouvelles technologies, notamment le numérique, transition énergétique.
  • Créer une plate-forme Internet de référence chargée de la promotion du tourisme en pays francophone."

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2017 (8) - par MAR le 26/03/2017 - 21:51

Langue française : Nouvelles de mars 2017 (8)

Yves Montenay Cher candidat, parlez-nous "français" ! (lien)
Libération Momification si même Libération se préoccupe de langue française... (lien)
Le Figaro On a tenté (et raté) la "dictée pour les Nuls" du Salon du Livre (27/3) (lien)
Le Figaro Le français, 5e langue la plus parlée au monde (26/3) (lien)
lalanguefrancaise.com Lancement du site de conjugaison (24/3) (lien)
RFI Francophonie : défense et illustration de la langue française à l'ONU (20/3) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2017 (8)

Yves Montenay Cher candidat, parlez-nous "français" ! (lien)
Libération Momification si même Libération se préoccupe de langue française... (lien)
Le Figaro On a tenté (et raté) la "dictée pour les Nuls" du Salon du Livre (27/3) (lien)
Le Figaro Le français, 5e langue la plus parlée au monde (26/3) (lien)
lalanguefrancaise.com Lancement du site de conjugaison (24/3) (lien)
RFI Francophonie : défense et illustration de la langue française à l'ONU (20/3) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2017 (7) - par MAR le 26/03/2017 - 21:38

Langue française : Nouvelles de mars 2017 (7)

developpez.com les anglicismes en informatique sans complexe ? (24/3) (lien)
Shumona Sinha (Libération) La langue est un engagement (23/3) (lien)
Le Figaro JO-2024-Los Angeles promet de mettre à l'honneur le français (20/3) (lien)
nous préférons des JO en français à LA que des jeux en anglais à Paris !
LiSSa, base de données bibliographiques des articles scientifiques en français (lien)
Le Figaro Parlez-vous le franglais ?  (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2017 (7)

developpez.com les anglicismes en informatique sans complexe ? (24/3) (lien)
Shumona Sinha (Libération) La langue est un engagement (23/3) (lien)
Le Figaro JO-2024-Los Angeles promet de mettre à l'honneur le français (20/3) (lien)
nous préférons des JO en français à LA que des jeux en anglais à Paris !
LiSSa, base de données bibliographiques des articles scientifiques en français (lien)
Le Figaro Parlez-vous le franglais ?  (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2017 (6) - par MAR le 21/03/2017 - 10:29

Langue française : Nouvelles de mars 2017 (6)

Mémona Hintermann du CSA (RFI) On est en direct, pas en live ! (20/3) (lien)
Catherine Pollard (RFI) Le monolinguisme à l'ONU n’est pas une fatalité (20/3) (lien)
Jérôme Clément (Le Figaro) Notre devoir : défendre le français (18/3) (lien)
Huffington De la loi Toubon à "Made for sharing", l'État garant de la langue française ? (18/3) (lien)
DILA Les mots d'internet, en français (16/3) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2017 (6)

Mémona Hintermann du CSA (RFI) On est en direct, pas en live ! (20/3) (lien)
Catherine Pollard (RFI) Le monolinguisme à l'ONU n’est pas une fatalité (20/3) (lien)
Jérôme Clément (Le Figaro) Notre devoir : défendre le français (18/3) (lien)
Huffington De la loi Toubon à "Made for sharing", l'État garant de la langue française ? (18/3) (lien)
DILA Les mots d'internet, en français (16/3) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2017 (5) - par MAR le 17/03/2017 - 11:14

Langue française : Nouvelles de mars 2017 (5)

France Télévisions fête la langue française et la Francophonie (18-26 mars) (lien)
RTL Langue française véritable ciment de la nation pour 80% de la population (lien)
Eurovision André Vallini s'indigne de l'anglicisation de la chanson de la France (lien)
Fleur Pellerin, grand témoin de la Francophonie aux JO d'hiver de PyeongChang (2018) (lien)
peut-être aurait elle dû être nommée d'abord à Paris et notamment à la Tour Eiffel (lien)
Le Figaro Le passé simple serait-il devenu trop compliqué ? (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2017 (5)

France Télévisions fête la langue française et la Francophonie (18-26 mars) (lien)
RTL Langue française véritable ciment de la nation pour 80% de la population (lien)
Eurovision André Vallini s'indigne de l'anglicisation de la chanson de la France (lien)
Fleur Pellerin, grand témoin de la Francophonie aux JO d'hiver de PyeongChang (2018) (lien)
peut-être aurait elle dû être nommée d'abord à Paris et notamment à la Tour Eiffel (lien)
Le Figaro Le passé simple serait-il devenu trop compliqué ? (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2017 (4) - par MAR le 12/03/2017 - 22:56

Langue française : Nouvelles de mars 2017 (4)

Le Devoir Le PIB du français (13/3) (lien)
Ilyes Zouari (Les Échos) La Tunisie réaffirme son choix du français (lien)
Bruno Frappat (La Croix), prix Richelieu 2017 de la langue française (lien)
Le Figaro à bannir au bureau : "C'est sur la roadmap !"
(lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2017 (4)

Le Devoir Le PIB du français (13/3) (lien)
Ilyes Zouari (Les Échos) La Tunisie réaffirme son choix du français (lien)
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Le Figaro à bannir au bureau : "C'est sur la roadmap !"
(lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2017 (3) - par MAR le 12/03/2017 - 21:28

Langue française : Nouvelles de mars 2017 (3)

Le Monde La francophonie poursuit son odyssée (9/3) (lien)
pour vendre ses petites "Petits Guides de la langue française" (lire ci-dessous), Le Monde s'intéresse enfin à la Francophonie
Le Monde Les Petits Guides de la langue française : une nouvelle collection du « Monde (lien)
Le Figaro Cinq mots pour parler un français académique (lien)

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Le Monde La francophonie poursuit son odyssée (9/3) (lien)
pour vendre ses petites "Petits Guides de la langue française" (lire ci-dessous), Le Monde s'intéresse enfin à la Francophonie
Le Monde Les Petits Guides de la langue française : une nouvelle collection du « Monde (lien)
Le Figaro Cinq mots pour parler un français académique (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2017 (2) - par MAR le 08/03/2017 - 11:25

Langue française : Nouvelles de mars 2017 (2)

Courrier International Vu du Québec- JO 2024 : Paris a choisi de couler la francophonie (lien)
Tout le monde a son mot à dire Olivier Minne, Sidonie Bonnec, nouveau tandem de France 2 des questions sur la langue française pour remplacer "AcTualiTy" (!) (lien)
Le Projet Voltaire service en ligne de formation à l'orthographe (lien)
Semaine de la Langue française et de la Francophonie en Suisse 16- 26 mars (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2017 (2)

Courrier International Vu du Québec- JO 2024 : Paris a choisi de couler la francophonie (lien)
Tout le monde a son mot à dire Olivier Minne, Sidonie Bonnec, nouveau tandem de France 2 des questions sur la langue française pour remplacer "AcTualiTy" (!) (lien)
Le Projet Voltaire service en ligne de formation à l'orthographe (lien)
Semaine de la Langue française et de la Francophonie en Suisse 16- 26 mars (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2017 - par MAR le 08/03/2017 - 11:11

Langue française : Nouvelles de mars 2017

JDE Le français 2ème langue la plus enseignée dans l'Union européenne  (lien)
DGLF Semaine de la langue française et de la francophonie (18-26 mars 2017) (lien)
Courriel Lettre France Inter sur un billet "humoristique" entièrement en anglais (lien)
Figaro Muriel Gilbert, correctrice au Monde, fait partager son amour de la langue française (lien)
Figaro Les expressions à bannir au bureau : "On part sur... !" (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2017

JDE Le français 2ème langue la plus enseignée dans l'Union européenne  (lien)
DGLF Semaine de la langue française et de la francophonie (18-26 mars 2017) (lien)
Courriel Lettre France Inter sur un billet "humoristique" entièrement en anglais (lien)
Figaro Muriel Gilbert, correctrice au Monde, fait partager son amour de la langue française (lien)
Figaro Les expressions à bannir au bureau : "On part sur... !" (lien)

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France Culture : des illustrations sonores
très largement anglo-américaines

Claude Weisz nous envoie un courriel de protestation à France Culture concernant des illustrations sonores très largement anglo-américaines. Vincent Lemerre, directeur des programmes de France Culture, lui répond avec une apparente bonne volonté. Claude Weisz constate pourtant que : "Radio France me répond...mais le problème est que ces jeunes chargés de la programmation musicale ne connaissent et n'écoutent presque uniquement la variété anglo-saxonne !" - Si tous les auditeurs consternés par l'anglomanie ravageuse des médias se donnaient la peine d'écrire une foi, rien qu'une fois ...


Claude Weisz - 09/02/2017

Madame et chère Sonia Kronlund.

J'aimerais comprendre pourquoi depuis quelques temps "Les pieds sur terre" se terminent par une chanson anglophone. (Comme les génériques de fin dans l'immense majorité des films français)

Si cela est, est-ce pour des raisons purement économiques, copyright du droit anglo-saxon ?

Ou bien ceci correspond-il à la volonté de "l'élite" politique et économique française de marginaliser la chanson francophone jusqu'à la rendre inaudible sur la radio publique à l'instar des chaînes privée et "jeunes".

Est-ce l'application par France Culture de la "plaie liste" de France Inter ?

Est-ce la volonté de la direction de Radio France de substituer d’une façon générale au vocabulaire français précis un sabir anglo-saxon de mots valises.

Toutefois je vous rappelle que l'auditeur que je suis est aussi le citoyen qui finance Radio France !

Est-ce la volonté de réaliser la pensée unique néo libérale ainsi prophétisée par Margareth Thatcher : "au XXIe siècle, la puissance dominante c'est l'Amérique, la langue dominante c'est l'anglais, le modèle économique c'est le capitalisme anglo-saxon" ! ?

Je reviens sur le choix que vous faites de la variété anglo-américaine pour clore votre émission-(encore aujourd'hui 9 février) -

Hier, 8 février, magnifique émission sur ces jeunes filles réfugiées en France, élèves du lycée Auguste Blanqui de Saint-Ouen.

L’émission se termine par l'émouvante parole de cette élève de 17 ans qui nous dit qu'il y a 4 ans elle ne savait pas un mot de français.

Aujourd'hui c'est par les romans : Zola, Honoré de Balzac, Hugo… qu'elle accède à la culture, à la civilisation française.

Et vous enchaînez par un "hit" anglais… je m'attendais à entendre un auteur compositeur français, pourquoi pas Georges Brassens qui a mis en musique Victor Hugo !

(Ou même Tata Milouda, que vous m’avez fait connaître.)

Que peuvent penser ces jeunes filles, excellentes élèves, bien que vivant dans des conditions inhumaines, lorsque l'on signifie qu'aujourd'hui en France, on chante en anglais, que la culture populaire a uniquement cette sonorité et basta.

Pourtant la chanson francophone est unique et cela depuis des siècles ; chansons de révolte, d'insoumission, sociale, politique, satirique qui ont connu des succès mondiaux…

Qui se souvient encore que la chanson qui fut et demeure encore aujourd'hui la plus chantée, traduite dans presque toutes les langues du monde, est française, mais oui, "l'Internationale"… S'il vous plaît, que Radio France assume son rôle de service public non soumis aux pressions des puissances économiques et financières dont la langue unique est l’anglo-américain.

Que France Culture fasse découvrir, entendre l'immense variété de la chanson d’expression francophone. Que sa diffusion ne soit pas contingentée au ghetto de l'excellente mais confidentielle émission d'Hélène Hazera.

Claude Weisz

Des Volkes Seele lebt in seiner Sprache (C'est dans sa langue que vit l’âme du peuple) Goethe


Vincent Lemerre directeur des programmes de France Culture vous apporte quelques éléments de réponse :

La programmation musicale des Pieds sur terre n’est pas centralisée, elle est le fait des multiples Chargés de réalisation qui assure le montage et l’habillage des reportages. La grande liberté laissée aux équipes sur ce point fait que souvent des titres chantés en anglais sont programmés, aux Pieds sur terre comme dans nos autres émissions, je le constate comme vous.

Je vous rassure cependant sur un point : il n’y a pas, pour cette émission ou pour toute autre émission de France Culture, de volonté délibérée de favoriser telle ou telle production musicale. Et, pour faire suite à votre message, je vous assure que dans les prochains jours un message général sera envoyé à tous les collaborateurs de la chaîne pour les inviter à assurer une meilleure présence de la chanson francophone sur notre antenne.


autres exemple parmi d'autres relevé par Claude Weisz de l'anglomanie ravageuse des médias

8/02/2017 : sur nos écrans cette semaine, un documentaire franco-autrichien tourné à Vienne;

titre original: "Brüder der Nacht",

titre en français moderne: "Brothers of the Night"


Cette recension avait provoquée la réponse d'une de ses amies

Cher Claude,

Bien pensé à toi sur ce sujet hier soir en écoutant France Inter qui proposait les Victoires de la musique - comme la TV - "en live et en prime time..." [sic !]

Et demandait à la ministre de la culture, présente, qu'elle était sa "playlist..."

J'aurais aimé que celle-ci ait l'élégance de dire qu'en effet pouvoir écouter les chanteurs en direct et à une heure de grande écoute grâce aux Victoires de la musique....

Et ,qu'en ce qui la concernait, sa liste de chansons téléchargées préférées était composée de...
Mais en plus sa chanson préférée était anglophone ! V.
[encore merci à Audrey Azoulay  pour sa défense des artistes français !]


Ce qui avait suscité sa réponse :

plaie liste = florilège; coup de cœur ...

N.B. Jamais aucuns de mes courriels portant sur le massacre du français dans l'audiovisuel n'est publié dans le courrier des lecteurs de Télérama. Question taboue ?

Qu'il est loin le temps où François Mitterrand à peine élu président la République, se rendait à Bobino pour écouter Catherine Ribeiro et répondait, lorsqu'on lui demandait quelle était sa chanson préférée contemporaine: "Göttingen" de Barbara !

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France Culture : des illustrations sonores
très largement anglo-américaines

Claude Weisz nous envoie un courriel de protestation à France Culture concernant des illustrations sonores très largement anglo-américaines. Vincent Lemerre, directeur des programmes de France Culture, lui répond avec une apparente bonne volonté. Claude Weisz constate pourtant que : "Radio France me répond...mais le problème est que ces jeunes chargés de la programmation musicale ne connaissent et n'écoutent presque uniquement la variété anglo-saxonne !" - Si tous les auditeurs consternés par l'anglomanie ravageuse des médias se donnaient la peine d'écrire une foi, rien qu'une fois ...


Claude Weisz - 09/02/2017

Madame et chère Sonia Kronlund.

J'aimerais comprendre pourquoi depuis quelques temps "Les pieds sur terre" se terminent par une chanson anglophone. (Comme les génériques de fin dans l'immense majorité des films français)

Si cela est, est-ce pour des raisons purement économiques, copyright du droit anglo-saxon ?

Ou bien ceci correspond-il à la volonté de "l'élite" politique et économique française de marginaliser la chanson francophone jusqu'à la rendre inaudible sur la radio publique à l'instar des chaînes privée et "jeunes".

Est-ce l'application par France Culture de la "plaie liste" de France Inter ?

Est-ce la volonté de la direction de Radio France de substituer d’une façon générale au vocabulaire français précis un sabir anglo-saxon de mots valises.

Toutefois je vous rappelle que l'auditeur que je suis est aussi le citoyen qui finance Radio France !

Est-ce la volonté de réaliser la pensée unique néo libérale ainsi prophétisée par Margareth Thatcher : "au XXIe siècle, la puissance dominante c'est l'Amérique, la langue dominante c'est l'anglais, le modèle économique c'est le capitalisme anglo-saxon" ! ?

Je reviens sur le choix que vous faites de la variété anglo-américaine pour clore votre émission-(encore aujourd'hui 9 février) -

Hier, 8 février, magnifique émission sur ces jeunes filles réfugiées en France, élèves du lycée Auguste Blanqui de Saint-Ouen.

L’émission se termine par l'émouvante parole de cette élève de 17 ans qui nous dit qu'il y a 4 ans elle ne savait pas un mot de français.

Aujourd'hui c'est par les romans : Zola, Honoré de Balzac, Hugo… qu'elle accède à la culture, à la civilisation française.

Et vous enchaînez par un "hit" anglais… je m'attendais à entendre un auteur compositeur français, pourquoi pas Georges Brassens qui a mis en musique Victor Hugo !

(Ou même Tata Milouda, que vous m’avez fait connaître.)

Que peuvent penser ces jeunes filles, excellentes élèves, bien que vivant dans des conditions inhumaines, lorsque l'on signifie qu'aujourd'hui en France, on chante en anglais, que la culture populaire a uniquement cette sonorité et basta.

Pourtant la chanson francophone est unique et cela depuis des siècles ; chansons de révolte, d'insoumission, sociale, politique, satirique qui ont connu des succès mondiaux…

Qui se souvient encore que la chanson qui fut et demeure encore aujourd'hui la plus chantée, traduite dans presque toutes les langues du monde, est française, mais oui, "l'Internationale"… S'il vous plaît, que Radio France assume son rôle de service public non soumis aux pressions des puissances économiques et financières dont la langue unique est l’anglo-américain.

Que France Culture fasse découvrir, entendre l'immense variété de la chanson d’expression francophone. Que sa diffusion ne soit pas contingentée au ghetto de l'excellente mais confidentielle émission d'Hélène Hazera.

Claude Weisz

Des Volkes Seele lebt in seiner Sprache (C'est dans sa langue que vit l’âme du peuple) Goethe


Vincent Lemerre directeur des programmes de France Culture vous apporte quelques éléments de réponse :

La programmation musicale des Pieds sur terre n’est pas centralisée, elle est le fait des multiples Chargés de réalisation qui assure le montage et l’habillage des reportages. La grande liberté laissée aux équipes sur ce point fait que souvent des titres chantés en anglais sont programmés, aux Pieds sur terre comme dans nos autres émissions, je le constate comme vous.

Je vous rassure cependant sur un point : il n’y a pas, pour cette émission ou pour toute autre émission de France Culture, de volonté délibérée de favoriser telle ou telle production musicale. Et, pour faire suite à votre message, je vous assure que dans les prochains jours un message général sera envoyé à tous les collaborateurs de la chaîne pour les inviter à assurer une meilleure présence de la chanson francophone sur notre antenne.


autres exemple parmi d'autres relevé par Claude Weisz de l'anglomanie ravageuse des médias

8/02/2017 : sur nos écrans cette semaine, un documentaire franco-autrichien tourné à Vienne;

titre original: "Brüder der Nacht",

titre en français moderne: "Brothers of the Night"


Cette recension avait provoquée la réponse d'une de ses amies

Cher Claude,

Bien pensé à toi sur ce sujet hier soir en écoutant France Inter qui proposait les Victoires de la musique - comme la TV - "en live et en prime time..." [sic !]

Et demandait à la ministre de la culture, présente, qu'elle était sa "playlist..."

J'aurais aimé que celle-ci ait l'élégance de dire qu'en effet pouvoir écouter les chanteurs en direct et à une heure de grande écoute grâce aux Victoires de la musique....

Et ,qu'en ce qui la concernait, sa liste de chansons téléchargées préférées était composée de...
Mais en plus sa chanson préférée était anglophone ! V.
[encore merci à Audrey Azoulay  pour sa défense des artistes français !]


Ce qui avait suscité sa réponse :

plaie liste = florilège; coup de cœur ...

N.B. Jamais aucuns de mes courriels portant sur le massacre du français dans l'audiovisuel n'est publié dans le courrier des lecteurs de Télérama. Question taboue ?

Qu'il est loin le temps où François Mitterrand à peine élu président la République, se rendait à Bobino pour écouter Catherine Ribeiro et répondait, lorsqu'on lui demandait quelle était sa chanson préférée contemporaine: "Göttingen" de Barbara !

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Langue française : Nouvelles de février 2017 (3)

France Bleue 1/3 collégiens Union européenne apprennent le français (23/2) (lien)
RFI Semaine de la langue française et de la francophonie (18-26 mars 2017) (lien)
France Info JO 3 questions sur la polémique du slogan anglais Paris-2024 (19/2) (lien)
Ilyes Zouari (Les Echos) L'Afrique subsaharienne francophone demeure championne de la croissance africaine (9/2) (lien)

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Langue française : Nouvelles de février 2017 (3)

France Bleue 1/3 collégiens Union européenne apprennent le français (23/2) (lien)
RFI Semaine de la langue française et de la francophonie (18-26 mars 2017) (lien)
France Info JO 3 questions sur la polémique du slogan anglais Paris-2024 (19/2) (lien)
Ilyes Zouari (Les Echos) L'Afrique subsaharienne francophone demeure championne de la croissance africaine (9/2) (lien)

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Les réactions au servile slogan en anglais
des JO à Paris "Made for sharing" (4)

Tanguy Pastureau (RTL) "Made For Sharing", la France franglaise (18/2) (lien)
L'Obs une insulte à la langue française ? (17/2) (lien)
Le Figaro JO l'insurrection contre le slogan se poursuit (17/2) (lien)
Bernard Pivot Le slogan de Paris 2024 est une ânerie (17/2) (lien)

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Les réactions au servile slogan en anglais
des JO à Paris "Made for sharing" (4)

Tanguy Pastureau (RTL) "Made For Sharing", la France franglaise (18/2) (lien)
L'Obs une insulte à la langue française ? (17/2) (lien)
Le Figaro JO l'insurrection contre le slogan se poursuit (17/2) (lien)
Bernard Pivot Le slogan de Paris 2024 est une ânerie (17/2) (lien)

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Les réactions au servile slogan en anglais
des JO à Paris "Made for sharing" (3)

Figaro comme insulte à la langue française, le slogan des JO en justice (17/2) (lien)
France Info l'Académie contre un slogan anglais emprunté aux burgers (16/2) (lien)
Académie française Communiqué sur le slogan de candidature de Paris (16/2) (lien)
L'Union 3 associations demandent le retrait du slogan anglais Paris 2024 (15/2) (lien)

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Les réactions au servile slogan en anglais
des JO à Paris "Made for sharing" (3)

Figaro comme insulte à la langue française, le slogan des JO en justice (17/2) (lien)
France Info l'Académie contre un slogan anglais emprunté aux burgers (16/2) (lien)
Académie française Communiqué sur le slogan de candidature de Paris (16/2) (lien)
L'Union 3 associations demandent le retrait du slogan anglais Paris 2024 (15/2) (lien)

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Les réactions au servile slogan en anglais
des JO à Paris "Made for sharing" (2)

Le Devoir Tollé contre le slogan olympique de Paris en anglais (11/2) (lien)
J. Denes & Y. Wezet-John Le slogan des JO de Paris en anglais, déshonore le français et prostitue notre langue, nos valeurs et notre vision du monde (10/2) (lien)
Le Populaire du Centre L’incroyable slogan en anglais de Paris (9/2) (lien)

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Les réactions au servile slogan en anglais
des JO à Paris "Made for sharing" (2)

Le Devoir Tollé contre le slogan olympique de Paris en anglais (11/2) (lien)
J. Denes & Y. Wezet-John Le slogan des JO de Paris en anglais, déshonore le français et prostitue notre langue, nos valeurs et notre vision du monde (10/2) (lien)
Le Populaire du Centre L’incroyable slogan en anglais de Paris (9/2) (lien)

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nouvelles2017/pierre_demers.jpgPierre Demers n'est plus - par Albert-Salon le 08/02/2017 - 12:16

Pierre Demers n'est plus

Pierre Demers, physicien émérite, patriote québécois et défenseur infatigable de la langue française, s'est éteint paisiblement à l'âge de 102 ans le 29 janvier dernier.

Fin 1979, le professeur Demers avait réuni neuf autres personnes pour délibérer sur la nécessiter d'organiser la promotion du français en science : Florian Gosselin, Jean-Claude Pechère, Rémy Chauvin, Michel Amyot, Guy Bouthillier, Arnold-Jean Drapeau, Gilbert Lannoy, Jean-Claude Richer, Jean-Pierre Saint-Dizier et Armand Vaillancourt. Au tout début de l'année 1980, la LISULF (Ligue internationale de scientifiques pour la langue française) prenait vie.

Au fil des décennies, en grande partie grâce au dévouement inconditionnel de Pierre Demers, longtemps le seul savant atomiste québécois, qui avait travaillé à Paris avec les Curie, Leprince-Ringuet…, la LISULF a notamment proposé le projet législatif Droit des Auteurs (DDA), institué une manifestation annuelle Pasteur Parlait Français (PPF), publié la revue Science et Francophonie (S et F) et envoyé plusieurs missions au Québec et en France. Ces réalisations ont pu compter sur la participation de douzaines de bénévoles, notamment Yves Saint-Denis, Marcel Sauvé, Maurice Day, André Lépine et Yvan Morin qui sont encore présents. En France, Philippe Rossillon, notre adhérent Gérard Verroust, plus tard ALF dès sa création en 1992, y ont participé.

L’aspect très étonnant du départ, à 102 ans, de ce grand Monsieur, si francophile aussi et proche de nos actuelles associations en synergie, est la conservation jusqu’au bout de ses remarquables qualités : la haute culture, scientifique comme politique, l’ouverture d’esprit, la générosité, la lucidité, la foi dans la possibilité et la nécessité de l’indépendance du Québec qu’il déplorait de n’avoir pu voir advenir, l’opiniâtreté dans le combat, l’esprit d’initiative, le souci de la transmission du flambeau pour la relève, le sens de l’organisation et de la communication…

Vive le Québec et la France libres ! Albert Salon

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Pierre Demers n'est plus

Pierre Demers, physicien émérite, patriote québécois et défenseur infatigable de la langue française, s'est éteint paisiblement à l'âge de 102 ans le 29 janvier dernier.

Fin 1979, le professeur Demers avait réuni neuf autres personnes pour délibérer sur la nécessiter d'organiser la promotion du français en science : Florian Gosselin, Jean-Claude Pechère, Rémy Chauvin, Michel Amyot, Guy Bouthillier, Arnold-Jean Drapeau, Gilbert Lannoy, Jean-Claude Richer, Jean-Pierre Saint-Dizier et Armand Vaillancourt. Au tout début de l'année 1980, la LISULF (Ligue internationale de scientifiques pour la langue française) prenait vie.

Au fil des décennies, en grande partie grâce au dévouement inconditionnel de Pierre Demers, longtemps le seul savant atomiste québécois, qui avait travaillé à Paris avec les Curie, Leprince-Ringuet…, la LISULF a notamment proposé le projet législatif Droit des Auteurs (DDA), institué une manifestation annuelle Pasteur Parlait Français (PPF), publié la revue Science et Francophonie (S et F) et envoyé plusieurs missions au Québec et en France. Ces réalisations ont pu compter sur la participation de douzaines de bénévoles, notamment Yves Saint-Denis, Marcel Sauvé, Maurice Day, André Lépine et Yvan Morin qui sont encore présents. En France, Philippe Rossillon, notre adhérent Gérard Verroust, plus tard ALF dès sa création en 1992, y ont participé.

L’aspect très étonnant du départ, à 102 ans, de ce grand Monsieur, si francophile aussi et proche de nos actuelles associations en synergie, est la conservation jusqu’au bout de ses remarquables qualités : la haute culture, scientifique comme politique, l’ouverture d’esprit, la générosité, la lucidité, la foi dans la possibilité et la nécessité de l’indépendance du Québec qu’il déplorait de n’avoir pu voir advenir, l’opiniâtreté dans le combat, l’esprit d’initiative, le souci de la transmission du flambeau pour la relève, le sens de l’organisation et de la communication…

Vive le Québec et la France libres ! Albert Salon

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nouvelles2017/jo2024.jpgLe slogan des JO à Paris "Made for sharing" - par MAR le 07/02/2017 - 20:02

Les réactions au servile slogan en anglais
des JO à Paris "Made for sharing"

Nicolas Dupont-Aignan La deuxième mort de Coubertin ! (6/2) (lien)
Patrick Kanner, ministre "français" des Sports, en petit larbin de l'anglais (lien) Vive le gouvernement de la République colonisée et rampante !
[des JO en français, sinon rien !]
Boulevard Voltaire Slogan top pour le marketing des olympic games à Paris ! (4/2) (lien)

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Les réactions au servile slogan en anglais
des JO à Paris "Made for sharing"

Nicolas Dupont-Aignan La deuxième mort de Coubertin ! (6/2) (lien)
Patrick Kanner, ministre "français" des Sports, en petit larbin de l'anglais (lien) Vive le gouvernement de la République colonisée et rampante !
[des JO en français, sinon rien !]
Boulevard Voltaire Slogan top pour le marketing des olympic games à Paris ! (4/2) (lien)

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Langue française : Nouvelles de février 2017 (2)

Yves Jégo (Le Figaro) Emmanuel Macron et le reniement de la culture française (7/2) (lien)
Ilyes Zouari (Les Echos) L’Afrique pétrolière francophone résiste à la chute des cours
(lien)
Pierre Frath (Le Figaro) Il y a une soumission du français à l'anglais (3/2) (lien)
DGLFLF Rapport au Parlement sur l'emploi de la langue française 2016 (lien)

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Langue française : Nouvelles de février 2017 (2)

Yves Jégo (Le Figaro) Emmanuel Macron et le reniement de la culture française (7/2) (lien)
Ilyes Zouari (Les Echos) L’Afrique pétrolière francophone résiste à la chute des cours
(lien)
Pierre Frath (Le Figaro) Il y a une soumission du français à l'anglais (3/2) (lien)
DGLFLF Rapport au Parlement sur l'emploi de la langue française 2016 (lien)

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Plutôt Paris sans JO que des JO à Paris sans,
et contre, la langue française !

Communiqué unitaire d’associations de défense de la langue française

Scandalisées par l’annonce d’un slogan en anglais pour "vendre" au CIO les Jeux Olympiques à Paris*, les associations de défense de la langue françaises avaient protesté ensemble auprès du Comité pour les JO de Paris. Une rencontre était prévue début mars pour engager le dialogue. Or c’est ce soir qu’un slogan en anglais a été officialisé au mépris, non seulement des associations concernées, mais de l’article II de la Constitution, de la charte des JO (dont la langue officielle est le français !) et de la loi du 4 août 1994 (art. 2) qui dispose que "... la langue française est obligatoire pour toute publicité, écrite, parlée ou audiovisuelle..."

Quant à l’argument du comité Paris-JO selon lequel il faudrait désormais parler anglais "pour se faire entendre de tous", c’est le même que vient d’employer M. Macron quand, parlant à Berlin dans le cadre d’une campagne électorale française, il est allé discourir en anglais à Berlin, humiliant ainsi notre langue à l’international, sans respect aussi pour la langue allemande. Si désormais chacun procède ainsi dans son champ de compétence, c’en est fait de notre langue, déjà assaillie en tous domaines (enseignes, publicité, chanson, cinéma, recherche…) au profit du tout-anglais.

Nous exigeons que les autorités de l’État, chargées de faire respecter la langue nationale, qui se trouve être aussi la langue de la Francophonie internationale et la langue officielle des JO depuis P. de Coubertin, rappellent à l’ordre le comité pour les JO à Paris. Paris sans la langue française, c’est un couteau sans manche dont on a jeté la lame !

Nous interpellons les candidats à la présidentielle. Lesquels d’entre vous briseront la forclusion du débat sur la langue qui pèse sur les médias ?

L’universalité de l’olympisme n’a que faire d’une pseudo-langue unique mondiale, ce Business Globish totalitaire qui insulte à la fois la langue de Molière et la biodiversité culturelle indispensable à l’humanité. Si les communicants de Paris-JO sont vraiment à court de vocabulaire, qu’ils sachent que les mots "amour" et "sport", mot anglais francisé mais dont l’étymologie est française, sont compris partout ! L’affairisme et l’argent-roi ne doivent pas prévaloir sur la dignité de Paris, de la France et de la Francophonie !

Si le slogan en anglais insultant pour Paris, la France et la Francophonie était maintenu, nous appellerions les citoyens à le contrer par tous les moyens démocratiques possibles pour que le peuple français et tous les francophones aient un destin en français.

N'ayons pas un esprit de vaincus ou de colonisés, refusons ce diktat en appliquant la devise de olympique "plus vite, plus haut, plus courageusement".

Léon Landini et Georges Gastaud, présidents de COURRIEL (Collectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Émancipation Linguistiques, 07 61 05 99 21), Marc Favre d’Échallens, président de Droit de comprendre, Albert Salon, président d’Avenir de la Langue française, Philippe de Saint-Robert, président de l’ASSELAF, Régis Ravat, président de l’AFRAV.


* Made for sharing

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Plutôt Paris sans JO que des JO à Paris sans,
et contre, la langue française !

Communiqué unitaire d’associations de défense de la langue française

Scandalisées par l’annonce d’un slogan en anglais pour "vendre" au CIO les Jeux Olympiques à Paris*, les associations de défense de la langue françaises avaient protesté ensemble auprès du Comité pour les JO de Paris. Une rencontre était prévue début mars pour engager le dialogue. Or c’est ce soir qu’un slogan en anglais a été officialisé au mépris, non seulement des associations concernées, mais de l’article II de la Constitution, de la charte des JO (dont la langue officielle est le français !) et de la loi du 4 août 1994 (art. 2) qui dispose que "... la langue française est obligatoire pour toute publicité, écrite, parlée ou audiovisuelle..."

Quant à l’argument du comité Paris-JO selon lequel il faudrait désormais parler anglais "pour se faire entendre de tous", c’est le même que vient d’employer M. Macron quand, parlant à Berlin dans le cadre d’une campagne électorale française, il est allé discourir en anglais à Berlin, humiliant ainsi notre langue à l’international, sans respect aussi pour la langue allemande. Si désormais chacun procède ainsi dans son champ de compétence, c’en est fait de notre langue, déjà assaillie en tous domaines (enseignes, publicité, chanson, cinéma, recherche…) au profit du tout-anglais.

Nous exigeons que les autorités de l’État, chargées de faire respecter la langue nationale, qui se trouve être aussi la langue de la Francophonie internationale et la langue officielle des JO depuis P. de Coubertin, rappellent à l’ordre le comité pour les JO à Paris. Paris sans la langue française, c’est un couteau sans manche dont on a jeté la lame !

Nous interpellons les candidats à la présidentielle. Lesquels d’entre vous briseront la forclusion du débat sur la langue qui pèse sur les médias ?

L’universalité de l’olympisme n’a que faire d’une pseudo-langue unique mondiale, ce Business Globish totalitaire qui insulte à la fois la langue de Molière et la biodiversité culturelle indispensable à l’humanité. Si les communicants de Paris-JO sont vraiment à court de vocabulaire, qu’ils sachent que les mots "amour" et "sport", mot anglais francisé mais dont l’étymologie est française, sont compris partout ! L’affairisme et l’argent-roi ne doivent pas prévaloir sur la dignité de Paris, de la France et de la Francophonie !

Si le slogan en anglais insultant pour Paris, la France et la Francophonie était maintenu, nous appellerions les citoyens à le contrer par tous les moyens démocratiques possibles pour que le peuple français et tous les francophones aient un destin en français.

N'ayons pas un esprit de vaincus ou de colonisés, refusons ce diktat en appliquant la devise de olympique "plus vite, plus haut, plus courageusement".

Léon Landini et Georges Gastaud, présidents de COURRIEL (Collectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Émancipation Linguistiques, 07 61 05 99 21), Marc Favre d’Échallens, président de Droit de comprendre, Albert Salon, président d’Avenir de la Langue française, Philippe de Saint-Robert, président de l’ASSELAF, Régis Ravat, président de l’AFRAV.


* Made for sharing

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Paris 2024 se couche en anglais
pour avoir les Jeux

Dans 7 mois, le CIO (Comité international olympique) désignera la ville qui accueillera les Jeux Olympiques de 2024. Vendredi 3 février, la ville de Paris a dévoilé le slogan officiel de sa candidature : "Made for sharing" (sic !). Un slogan en anglais, projeté en outre sur la Tour Eiffel (!), au mépris de la constitution et au mépris de la langue officielle des Jeux Olympiques, le français. Des JO inventés faut-il le rappeler par le francophone Pierre de Coubertin. Ce choix déshonorant et indigne ne favorise en rien la candidature de la ville lumière. Elle ne peut au contraire, susciter qu'une question de la part des membres du comité et de la population du monde dans son ensemble : Comment accorder les JO à un pays, inventeur des Jeux, qui a l'une des 2 langues de travail à l'ONU, qui est prêt à piétiner sa langue et sa culture ?  MAR

Il est par ailleurs curieux de la part de la Maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a validé ce choix comme tant d'autres, de toujours jouer les bons petits soldats de la colonisation anglo-saxonne. Et notamment pour elle censée être à la tête d'une municipalité "de gauche" de ramper à ce point devant la langue du capitalisme international considérée comme notre horizon indépassable.

En quelle langue croyez-vous que soit la vidéo fournie par l’équipe Paris 2024 ?

BFM-TV : Un slogan en anglais pour les JO de Paris 2024, c’est "un nouveau coup très grave contre la langue française" (lien)
Marie Liesse vous êtes à la langue française avec votre slogan ce que l'évêque Cauchon a été à Jeanne d'Arc ! (lien)
Agoravox (taktak) Plutôt Paris sans les JO que les JO à Paris sans, et contre, la langue française ! (lien)

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Paris 2024 se couche en anglais
pour avoir les Jeux

Dans 7 mois, le CIO (Comité international olympique) désignera la ville qui accueillera les Jeux Olympiques de 2024. Vendredi 3 février, la ville de Paris a dévoilé le slogan officiel de sa candidature : "Made for sharing" (sic !). Un slogan en anglais, projeté en outre sur la Tour Eiffel (!), au mépris de la constitution et au mépris de la langue officielle des Jeux Olympiques, le français. Des JO inventés faut-il le rappeler par le francophone Pierre de Coubertin. Ce choix déshonorant et indigne ne favorise en rien la candidature de la ville lumière. Elle ne peut au contraire, susciter qu'une question de la part des membres du comité et de la population du monde dans son ensemble : Comment accorder les JO à un pays, inventeur des Jeux, qui a l'une des 2 langues de travail à l'ONU, qui est prêt à piétiner sa langue et sa culture ?  MAR

Il est par ailleurs curieux de la part de la Maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a validé ce choix comme tant d'autres, de toujours jouer les bons petits soldats de la colonisation anglo-saxonne. Et notamment pour elle censée être à la tête d'une municipalité "de gauche" de ramper à ce point devant la langue du capitalisme international considérée comme notre horizon indépassable.

En quelle langue croyez-vous que soit la vidéo fournie par l’équipe Paris 2024 ?

BFM-TV : Un slogan en anglais pour les JO de Paris 2024, c’est "un nouveau coup très grave contre la langue française" (lien)
Marie Liesse vous êtes à la langue française avec votre slogan ce que l'évêque Cauchon a été à Jeanne d'Arc ! (lien)
Agoravox (taktak) Plutôt Paris sans les JO que les JO à Paris sans, et contre, la langue française ! (lien)

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Pétition Pour que la France quitte le concours de l'Eurovision
de la chanson

Pour que la France quitte le concours de l’Eurovision de la chanson et crée à la place un concours international de la chanson francophone.  

Les signataires de la présente lettre ouverte demandent aux responsables politiques de notre pays, la fin de la participation de la France au Concours de l’Eurovision de la chanson, et demandent que parallèlement à ce retrait, soit créé un concours international de la chanson francophone mettant en lumière les langues et les cultures de toute la Francophonie. 

anglovision-non.jpg

Ensemble, refusons ce qu’est devenu l’Eurovision, c’est-à-dire l’Anglovision :  

Ni langue unique, ni culture unique, ni chanson unique, RETRAIT sans états d’âme de ce concours sans âme !   

Madame, Monsieur,    

LA FRANCE DOIT CESSER DE CAUTIONNER LE CONCOURS DE L’EUROVISION DE LA CHANSON, cette   machine à uniformiser la chanson, à l’appauvrir tout en officialisant l’anglo-américain comme étant la langue de l’Europe !

D’année en année, le concours de l’Eurovision étale sa propension à uniformiser le marché de la chanson et sa tendance lourde à imposer l’anglo-américain comme la langue quasi-unique de la chanson en Europe.

D’année en année, France Télévisions est devant ce dilemme : la France doit-elle chanter en français, en bilingue français-anglais ou en anglais, comme s’il était normal d’avoir un tel dilemme dans un pays censé promouvoir la Francophonie au niveau international et le plurilinguisme au niveau européen ?  

En 2016, la France a chanté en bilingue français-anglais, pour se conformer servilement à la politique du tout-anglais voulu par le grand Marché unique de la chanson, un marché que l’Eurovision, mue en Anglo-vision, promeut au profit de l’industrie du divertissement.  

amir-et-gossuin.jpg

Si la chanson de notre représentant avait gagné, aurait-elle servi à promouvoir le français dans les pays non francophones ou aurait-elle à l’inverse, donné un nouveau signal destiné aux Francophones pour les convaincre qu’en tous domaines, la réussite commerciale passe par l’abandon du français ?  

Dans les deux cas, « défaite » ou « victoire » de notre représentant, c’est la défaite de la langue française et l’affaiblissement de la Francophonie qui sont mis en lumière !  

En réalité, ce concours n’est qu’une foire d’empoigne dont sont proscrites l’équité et la diversité culturelle. Quant à l’audimat, quand il se paie par l’allégeance à un insidieux totalitarisme culturel, il ne saurait servir d’argument à un service public censément régi par les principes républicains de liberté, d’égalité et de fraternité.  

Le service public de la télévision française, assujetti par définition à l’article II de la Constitution (« la langue de la République est le français »), doit donc se retirer de cette « compétition » grotesque où la sacro-sainte « concurrence libre et non faussée » alléguée par l’UE, est bafouée de fait par l’hégémonie d’un modèle anti-culturel unique qui   fonctionne sur le mépris de la diversité culturelle et linguistique des téléspectateurs.  

Ni langue unique, ni culture unique, ni chanson unique, RETRAIT sans états d’âme de ce concours sans âme !  

Refusons ce qu’est devenu l’Eurovision, c’est-à-dire l’Anglovision et proposons à France Télévisions, pour compenser ce retrait salutaire, d’organiser chaque année, en coopération avec les télévisions publiques des autres pays francophones, avec l’organisation internationale de la francophonie (OIF), avec les Alliances françaises du monde entier, un grand concours de la chanson francophone ouvert à chaque pays de la Francophonie.

Dans l'attente d'une réaction-action de votre part, nous vous prions d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos salutations citoyennes.

Primo-signataires :  

- Georges Gastaud, Président du Collectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Emancipation linguistique (CO.U.R.R.I.E.L), - Régis Ravat, Président de l’Association FRancophonie AVenir (A.FR.AV), - Albert Salon, Président d’Avenir de la langue française (ALF) et du Forum francophone international (FFI-France), - Daniel Miroux, Président de l’Alliance Champlain (Nlle-Calédonie), - Jean-Paul PERREAULT, Président d’Impératif français (Québec), - Louis MAISONNEUVE, Président de l’Observatoire des Libertés, - Marc Favre d'Échallens, Président de Droit de Comprendre (DDC).

Régis Ravat   Contacter l'auteur de la pétition

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Pétition Pour que la France quitte le concours de l'Eurovision
de la chanson

Pour que la France quitte le concours de l’Eurovision de la chanson et crée à la place un concours international de la chanson francophone.  

Les signataires de la présente lettre ouverte demandent aux responsables politiques de notre pays, la fin de la participation de la France au Concours de l’Eurovision de la chanson, et demandent que parallèlement à ce retrait, soit créé un concours international de la chanson francophone mettant en lumière les langues et les cultures de toute la Francophonie. 

anglovision-non.jpg

Ensemble, refusons ce qu’est devenu l’Eurovision, c’est-à-dire l’Anglovision :  

Ni langue unique, ni culture unique, ni chanson unique, RETRAIT sans états d’âme de ce concours sans âme !   

Madame, Monsieur,    

LA FRANCE DOIT CESSER DE CAUTIONNER LE CONCOURS DE L’EUROVISION DE LA CHANSON, cette   machine à uniformiser la chanson, à l’appauvrir tout en officialisant l’anglo-américain comme étant la langue de l’Europe !

D’année en année, le concours de l’Eurovision étale sa propension à uniformiser le marché de la chanson et sa tendance lourde à imposer l’anglo-américain comme la langue quasi-unique de la chanson en Europe.

D’année en année, France Télévisions est devant ce dilemme : la France doit-elle chanter en français, en bilingue français-anglais ou en anglais, comme s’il était normal d’avoir un tel dilemme dans un pays censé promouvoir la Francophonie au niveau international et le plurilinguisme au niveau européen ?  

En 2016, la France a chanté en bilingue français-anglais, pour se conformer servilement à la politique du tout-anglais voulu par le grand Marché unique de la chanson, un marché que l’Eurovision, mue en Anglo-vision, promeut au profit de l’industrie du divertissement.  

amir-et-gossuin.jpg

Si la chanson de notre représentant avait gagné, aurait-elle servi à promouvoir le français dans les pays non francophones ou aurait-elle à l’inverse, donné un nouveau signal destiné aux Francophones pour les convaincre qu’en tous domaines, la réussite commerciale passe par l’abandon du français ?  

Dans les deux cas, « défaite » ou « victoire » de notre représentant, c’est la défaite de la langue française et l’affaiblissement de la Francophonie qui sont mis en lumière !  

En réalité, ce concours n’est qu’une foire d’empoigne dont sont proscrites l’équité et la diversité culturelle. Quant à l’audimat, quand il se paie par l’allégeance à un insidieux totalitarisme culturel, il ne saurait servir d’argument à un service public censément régi par les principes républicains de liberté, d’égalité et de fraternité.  

Le service public de la télévision française, assujetti par définition à l’article II de la Constitution (« la langue de la République est le français »), doit donc se retirer de cette « compétition » grotesque où la sacro-sainte « concurrence libre et non faussée » alléguée par l’UE, est bafouée de fait par l’hégémonie d’un modèle anti-culturel unique qui   fonctionne sur le mépris de la diversité culturelle et linguistique des téléspectateurs.  

Ni langue unique, ni culture unique, ni chanson unique, RETRAIT sans états d’âme de ce concours sans âme !  

Refusons ce qu’est devenu l’Eurovision, c’est-à-dire l’Anglovision et proposons à France Télévisions, pour compenser ce retrait salutaire, d’organiser chaque année, en coopération avec les télévisions publiques des autres pays francophones, avec l’organisation internationale de la francophonie (OIF), avec les Alliances françaises du monde entier, un grand concours de la chanson francophone ouvert à chaque pays de la Francophonie.

Dans l'attente d'une réaction-action de votre part, nous vous prions d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos salutations citoyennes.

Primo-signataires :  

- Georges Gastaud, Président du Collectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Emancipation linguistique (CO.U.R.R.I.E.L), - Régis Ravat, Président de l’Association FRancophonie AVenir (A.FR.AV), - Albert Salon, Président d’Avenir de la langue française (ALF) et du Forum francophone international (FFI-France), - Daniel Miroux, Président de l’Alliance Champlain (Nlle-Calédonie), - Jean-Paul PERREAULT, Président d’Impératif français (Québec), - Louis MAISONNEUVE, Président de l’Observatoire des Libertés, - Marc Favre d'Échallens, Président de Droit de Comprendre (DDC).

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de février 2017 - par MAR le 02/02/2017 - 20:16

Langue française : Nouvelles de février 2017

La Montagne Clause de langue française sur les chantiers  (lien)
AgoraVox (rosemar) Macron, défense et illustration de la langue anglaise...  (lien)
Le Figaro Les expressions à bannir au bureau : "Je travaille sur Paris !" (lien)
Les Echos (Ilyes Zouari) La Côte d’Ivoire, championne de la croissance africaine (lien)

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Langue française : Nouvelles de février 2017

La Montagne Clause de langue française sur les chantiers  (lien)
AgoraVox (rosemar) Macron, défense et illustration de la langue anglaise...  (lien)
Le Figaro Les expressions à bannir au bureau : "Je travaille sur Paris !" (lien)
Les Echos (Ilyes Zouari) La Côte d’Ivoire, championne de la croissance africaine (lien)

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Editoriaux/france-colonizee.jpgLa Frenchia - par Denis_Turcotte le 29/01/2017 - 19:33

La Frenchia

Cet article nous est envoyé par un "Québécois francophile" comme il se définit, Denis Turcotte effaré par la dérive anglomane qu'il constate en France MAR

La Frenchia désigne cette France émergente qui s’affiche de plus en plus en anglais. Elle englobe non seulement des gens d’affaires, mais également des élus nationaux et municipaux, des universitaires et chercheurs, voire des artistes et créateurs. Par snobisme, intérêt ou démission, ces gens choisissent l’anglais pour désigner entreprises, inventions ou œuvres d'art au détriment du français pourtant leur langue maternelle et nationale. Ce comportement se répercute jusqu’en Afrique francophone. La langue française, notre langue en partage, a un bel avenir. Il faut la soutenir plutôt que de lui faire des crocs-en-jambe.

Ce pays, mieux connu sous le nom de France, est en émergence. Les Freanchians, les citoyens de ce nouveau pays, ne forment encore qu’une petite minorité, mais ils exercent une très grande influence. Ils occupent des positions d’autorité dans les secteurs économique, politique, social et culturel. Ils restent attachés à leur pays, la France, ils parlent le français, leur langue maternelle, mais ils ont une grande propension à utiliser la langue anglaise pour désigner leurs entreprises, leurs inventions ou leurs créations. Les "French Tech", "French Blue" et autres initiatives du même genre pullulent, sans parler des expressions anglaises utilisées à tour de bras dans les domaines de la finance, de l’industrie, des nouveaux objets ou nouvelles pensées. À leur insu, les Frenchians adhèrent à la maxime anglo-saxonne : "If you can’t beat them, join them" (si tu ne peux les battre, soumets-toi).

En voulant servir la France, ils la dépouillent de sa langue, de son identité, de son histoire. On peut comprendre, sans l’excuser, qu’une entreprise française aux ambitions mondiales puisse se doter d’une raison sociale anglaise, mais, lorsque cette entreprise ou organisation privée ou publique s’adresse spécifiquement aux Français, en France, c’est un non-sens, d’un ridicule consommé. Peut-on alors parler d’aliénation culturelle ?

Voici des exemples édifiants qui ne devraient laisser aucun francophone indifférent fut-il d’Europe, d’Afrique, d’Amérique ou d’Océanie.

French Tech

Trois ans après son coup d’envoi, la French Tech se décompose comme suit : 13 métropoles, 12 hubs (plaques tournantes) à l’étranger et 9 réseaux thématiques. Ces réseaux, organisés autour d’un domaine d’expertise, sont désignés en anglais : Health Tech, BioTech, Manufacturing, Entertainment, Clean Tech, FinTech, Security/Privacy, Reetail, FoodTech et Sports. On sacrifie la langue française sous prétexte de servir les intérêts économiques et numériques de la France. Nous, francophones du monde entier, ne comprenons pas ce projet coupé de ses racines françaises.

french-tech.jpg

French Blue

Cette nouvelle ligne aérienne, propriété du groupe Dubreuil, a été fondée en mars 2016. Basée à Orly-Sud, French Blue veut changer la donne sur le marché du long-courrier à bas coûts avec le concept du smart cost. Elle prépare le lancement de ses premiers vols low cost longs courriers.

french-blue.jpg

L’équipe de France chante en anglais

La Fédération française de football a choisi une chanson du groupe étatsunien Kiss, en l’adaptant, comme hymne de l’équipe de France pour l’Euro 2016. Le secrétaire d’État à la francophonie a vivement réagi à cette décision.

Mud Day

En à peine quatre ans, la Mud Day est devenue la plus importante course d’obstacles du monde. Cet événement, qui se déroule dans la boue, a attiré plus de 25 000 participants sur trois jours à Beynes, dans les Yvelines.

Creative industry

Emmanuel Macron a exprimé son intention de lancer un label fédérateur, Creative Industry, pour redorer le blason de l’industrie française. Ce label, qui s’inspire de celui de la French Tech, est une déclinaison du slogan de BusinessFrance qui vante Creative France auprès des investisseurs internationaux. creative_industry.jpg

Sharing Lille

C’est le titre du premier événement français consacré à l'économie collaborative au service des territoires. Tenu à Eura-Technologies, lieu emblématique du numérique lillois, Sharing Lille a réuni des chefs d'entreprise, des acteurs de la fonction publique, des particuliers, des artistes et des membres d'associations sociales et solidaires de Lille venus exposer leur vision de la nouvelle économie du partage. sharing-lille.jpg

Smart City Innovation Center

La Métropole Nice Côte d'Azur et l'université Nice Sophia Antipolis ont mis sur pied en mars 2015 le Smart City Innovation Center. Cette plateforme vise à partager les données collectées grâce aux capteurs disséminés dans la ville de Nice entre chercheurs, entreprises et industriels. smart-city-innovation-center.jpg

Toulouse Clean-Up

Le projet Toulouse Clean-Up est un récupérateur de déchets flottants. Il a remporté le prix coup de cœur de la Fondation Orange dans le cadre du concours "I make 4 my city". toulouse-clean-up.jpg

Let’s go France

Ce mouvement, lancé à l’initiative de PwC France, vise à valoriser la dynamique des acteurs de l’économie française et à lutter contre le French Bashing. On déplore un décalage profond dans la société française entre l’image de son économie et la réalité des affaires. Est-ce en utilisant un slogan anglais que l’on pense atteindre cet objectif ? lets-go-france.jpg

Push to Pass

Le PDG de PSA Peugeot Citroën, Carlos Tavares, a divulgué les grandes lignes de Push to Pass, le nouveau plan stratégique fondé sur la croissance. Ce dernier prend le relais du plan de redressement Back to the Race. Pauvres Français que l'on prend pour des Britanniques ! push-to-pass.jpg

Alliance Lyon Grenoble Business School

Les écoles de commerce Emlyon Business school et Grenoble école de Management (GEM) ont scellé une alliance et porteront désormais le nom d’Alliance Lyon Grenoble Business School.

Patroller contre Watchkeeper

Deux groupes français étaient en lice pour décrocher un contrat de 350 millions d’euros pour équiper l’armée de terre de la future génération de 14 drones tactiques. Après une chaude lutte, la Direction générale de l’armement (DGA) a porté son choix sur le Patroller de Safran au détriment du Watchkeeper de Thales.

En vrac

Le collectif France Green Industries a été créé afin de promouvoir le savoir-faire français dans le secteur énergétique. Le pays de la mode organise annuellement la Paris Fashion Week. Dans le dessein de favoriser l’innovation dans le monde de l’alimentation, la mairie de Paris a lancé la plateforme Smart Food Paris. La filière équine de Normandie porte désormais le nom de Horse N’Tech. Le géant français Framatome s’est métamorphosé en Areva Nuclear Power. Le nouveau parc de loisirs d’Avignon porte le nom de Splashworld. Le groupe GDF Suez est devenu Engie (tiré du mot anglais "engineering" sans doute).

Conclusion : Les faits se passent de commentaires. Comment en est-on arrivé là ? Cela cause un tort énorme à la langue française, notre langue en partage. Peut-on souhaiter une réaction salutaire à ce comportement préjudiciable ?

Denis Turcotte, Québécois francophile

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La Frenchia

Cet article nous est envoyé par un "Québécois francophile" comme il se définit, Denis Turcotte effaré par la dérive anglomane qu'il constate en France MAR

La Frenchia désigne cette France émergente qui s’affiche de plus en plus en anglais. Elle englobe non seulement des gens d’affaires, mais également des élus nationaux et municipaux, des universitaires et chercheurs, voire des artistes et créateurs. Par snobisme, intérêt ou démission, ces gens choisissent l’anglais pour désigner entreprises, inventions ou œuvres d'art au détriment du français pourtant leur langue maternelle et nationale. Ce comportement se répercute jusqu’en Afrique francophone. La langue française, notre langue en partage, a un bel avenir. Il faut la soutenir plutôt que de lui faire des crocs-en-jambe.

Ce pays, mieux connu sous le nom de France, est en émergence. Les Freanchians, les citoyens de ce nouveau pays, ne forment encore qu’une petite minorité, mais ils exercent une très grande influence. Ils occupent des positions d’autorité dans les secteurs économique, politique, social et culturel. Ils restent attachés à leur pays, la France, ils parlent le français, leur langue maternelle, mais ils ont une grande propension à utiliser la langue anglaise pour désigner leurs entreprises, leurs inventions ou leurs créations. Les "French Tech", "French Blue" et autres initiatives du même genre pullulent, sans parler des expressions anglaises utilisées à tour de bras dans les domaines de la finance, de l’industrie, des nouveaux objets ou nouvelles pensées. À leur insu, les Frenchians adhèrent à la maxime anglo-saxonne : "If you can’t beat them, join them" (si tu ne peux les battre, soumets-toi).

En voulant servir la France, ils la dépouillent de sa langue, de son identité, de son histoire. On peut comprendre, sans l’excuser, qu’une entreprise française aux ambitions mondiales puisse se doter d’une raison sociale anglaise, mais, lorsque cette entreprise ou organisation privée ou publique s’adresse spécifiquement aux Français, en France, c’est un non-sens, d’un ridicule consommé. Peut-on alors parler d’aliénation culturelle ?

Voici des exemples édifiants qui ne devraient laisser aucun francophone indifférent fut-il d’Europe, d’Afrique, d’Amérique ou d’Océanie.

French Tech

Trois ans après son coup d’envoi, la French Tech se décompose comme suit : 13 métropoles, 12 hubs (plaques tournantes) à l’étranger et 9 réseaux thématiques. Ces réseaux, organisés autour d’un domaine d’expertise, sont désignés en anglais : Health Tech, BioTech, Manufacturing, Entertainment, Clean Tech, FinTech, Security/Privacy, Reetail, FoodTech et Sports. On sacrifie la langue française sous prétexte de servir les intérêts économiques et numériques de la France. Nous, francophones du monde entier, ne comprenons pas ce projet coupé de ses racines françaises.

french-tech.jpg

French Blue

Cette nouvelle ligne aérienne, propriété du groupe Dubreuil, a été fondée en mars 2016. Basée à Orly-Sud, French Blue veut changer la donne sur le marché du long-courrier à bas coûts avec le concept du smart cost. Elle prépare le lancement de ses premiers vols low cost longs courriers.

french-blue.jpg

L’équipe de France chante en anglais

La Fédération française de football a choisi une chanson du groupe étatsunien Kiss, en l’adaptant, comme hymne de l’équipe de France pour l’Euro 2016. Le secrétaire d’État à la francophonie a vivement réagi à cette décision.

Mud Day

En à peine quatre ans, la Mud Day est devenue la plus importante course d’obstacles du monde. Cet événement, qui se déroule dans la boue, a attiré plus de 25 000 participants sur trois jours à Beynes, dans les Yvelines.

Creative industry

Emmanuel Macron a exprimé son intention de lancer un label fédérateur, Creative Industry, pour redorer le blason de l’industrie française. Ce label, qui s’inspire de celui de la French Tech, est une déclinaison du slogan de BusinessFrance qui vante Creative France auprès des investisseurs internationaux. creative_industry.jpg

Sharing Lille

C’est le titre du premier événement français consacré à l'économie collaborative au service des territoires. Tenu à Eura-Technologies, lieu emblématique du numérique lillois, Sharing Lille a réuni des chefs d'entreprise, des acteurs de la fonction publique, des particuliers, des artistes et des membres d'associations sociales et solidaires de Lille venus exposer leur vision de la nouvelle économie du partage. sharing-lille.jpg

Smart City Innovation Center

La Métropole Nice Côte d'Azur et l'université Nice Sophia Antipolis ont mis sur pied en mars 2015 le Smart City Innovation Center. Cette plateforme vise à partager les données collectées grâce aux capteurs disséminés dans la ville de Nice entre chercheurs, entreprises et industriels. smart-city-innovation-center.jpg

Toulouse Clean-Up

Le projet Toulouse Clean-Up est un récupérateur de déchets flottants. Il a remporté le prix coup de cœur de la Fondation Orange dans le cadre du concours "I make 4 my city". toulouse-clean-up.jpg

Let’s go France

Ce mouvement, lancé à l’initiative de PwC France, vise à valoriser la dynamique des acteurs de l’économie française et à lutter contre le French Bashing. On déplore un décalage profond dans la société française entre l’image de son économie et la réalité des affaires. Est-ce en utilisant un slogan anglais que l’on pense atteindre cet objectif ? lets-go-france.jpg

Push to Pass

Le PDG de PSA Peugeot Citroën, Carlos Tavares, a divulgué les grandes lignes de Push to Pass, le nouveau plan stratégique fondé sur la croissance. Ce dernier prend le relais du plan de redressement Back to the Race. Pauvres Français que l'on prend pour des Britanniques ! push-to-pass.jpg

Alliance Lyon Grenoble Business School

Les écoles de commerce Emlyon Business school et Grenoble école de Management (GEM) ont scellé une alliance et porteront désormais le nom d’Alliance Lyon Grenoble Business School.

Patroller contre Watchkeeper

Deux groupes français étaient en lice pour décrocher un contrat de 350 millions d’euros pour équiper l’armée de terre de la future génération de 14 drones tactiques. Après une chaude lutte, la Direction générale de l’armement (DGA) a porté son choix sur le Patroller de Safran au détriment du Watchkeeper de Thales.

En vrac

Le collectif France Green Industries a été créé afin de promouvoir le savoir-faire français dans le secteur énergétique. Le pays de la mode organise annuellement la Paris Fashion Week. Dans le dessein de favoriser l’innovation dans le monde de l’alimentation, la mairie de Paris a lancé la plateforme Smart Food Paris. La filière équine de Normandie porte désormais le nom de Horse N’Tech. Le géant français Framatome s’est métamorphosé en Areva Nuclear Power. Le nouveau parc de loisirs d’Avignon porte le nom de Splashworld. Le groupe GDF Suez est devenu Engie (tiré du mot anglais "engineering" sans doute).

Conclusion : Les faits se passent de commentaires. Comment en est-on arrivé là ? Cela cause un tort énorme à la langue française, notre langue en partage. Peut-on souhaiter une réaction salutaire à ce comportement préjudiciable ?

Denis Turcotte, Québécois francophile

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nouvelles2017/diversite-linguistique.jpgRésistance ou Collaboration linguistique ? - par Courriel le 19/01/2017 - 21:14

Résistance ou Collaboration linguistique ?

A la veille de la présidentielle, 30 personnalités de tous horizons lancent un appel pour la défense de la francophonie et de la diversité linguistique

Résistance ou Collaboration linguistique ?

C’est l’heure du choix pour les candidats et pour les électeurs français : face à MM. Macron et Gattaz, chevaux de Troie du tout-anglais en France et en Europe, REPRENONS LANGUE !

Prenant la parole à Berlin dans le cadre de sa candidature à la présidence de la République… française, Emmanuel Macron a prononcé son discours en anglais "pour être compris de tous" (sic).

Le 11 janvier, s’exprimant sur France-Info dans l’émission de J.-M. Aphatie, le chef de file du MEDEF, Pierre Gattaz, a salué ce reniement macronien de la langue française en expliquant laborieusement que l’avenir de la Francophonie passe par l’anglais (M. Aphatie a relevé l’ "oxymore"), "langue universelle des affaires" : une assertion à la fois fausse et hors-sujet, sauf à réduire l’activité à venir d’un futur chef de l’État à une forme d’affairisme international. Le patron des patrons a même précisé que les jeunes Français devaient apprendre à "lire, écrire, compter " en anglais, même s’il a ajouté, pour adoucir l’énormité de son propos, que bien sûr ils devaient aussi maîtriser le français (on respire !).

Dans cette même émission, M. Gattaz a aussi expliqué que pour "gagner", la France devait accepter les délocalisations industrielles, limiter les droits sociaux et les garanties du code du travail qui freinent, selon lui, les entreprises. La question est de savoir si cette prétendue "France qui gagne" à l’international serait autre chose, une fois privée de sa langue et de ses acquis sociaux, qu’un "couteau sans manche dont on a perdu la lame"… Bref, une "France" dénaturée dont ne bénéficierait qu’une minorité de privilégiés.

De plus en plus il apparaît qu’une part croissante de nos "élites" ( ?) économiques et politiques est déterminée à liquider notre langue au niveau international comme au niveau national, quitte à violer grossièrement l’article II de la Constitution, lequel dispose que "la langue de la République est le français". Déjà l’ex-président du MEDEF et du syndicat patronal européen Ernest-Antoine Seillière avait déclaré en 2004 qu’il n’officierait plus, en tant que patron de Businesseurope, qu’ "en anglais, la langue de l’entreprise et des affaires". Déjà M. Kouchner, ministre des Affaires étrangères de N. Sarkozy, affirmait lui aussi cyniquement que "l’avenir de la Francophonie passe par l’anglais" (sic). Déjà, Mme Fioraso, ministre de F. Hollande, a fait de l’anglais une langue universitaire en France au mépris de la loi Toubon qui institue notre langue en "langue de l’enseignement". Déjà de grandes entreprises comme Renault ou PSA basculent toute leur documentation interne à l’anglais en France même, sans parler de la grande distribution qui privilégie l’anglais (Carrefour City, Simply Market, etc.), des "services publics" et des ex-services publics (SNCF, EDF, Orange…) qui affichent trop souvent leur publicité et leurs enseignes en frenglish ou en mauvais anglais ; ni de la "France" qui chante en anglais à l’Eurovision, des films tournés en anglais en France sur subvention de l’État, des émissions intitulées en anglais sur des chaînes publiques, etc.

Manifestement, l’aile marchante de l’oligarchie politico-financière "française" a décidé, à l’occasion des présidentielles, de franchir un seuil décisif dans l’assassinat programmé de la langue nationale, qui est aussi, rappelons-le, la langue officielle de dizaines de pays dans le monde : après la loi du silence qui, depuis des années, interdit de fait aux grands médias de mettre en débat le basculement linguistique insidieusement en cours en France, voici que certains milieux – dont MM. Macron et Gattaz sont l’avant-garde – passent à l’arrachage officiel, quitte à tenir à mi-voix à l’égard du français d’hypocrites propos élogieux en forme de soins palliatifs…

Nous refusons et refuserons avec acharnement cet attentat cynique contre le peuple français et les autres peuples de la Francophonie. C’est le moment ou jamais pour les amis du français et de la Francophonie d’interpeller vigoureusement les candidats aux prochaines élections, présidentielle et législatives :

  • oui ou non, condamnez-vous l’attitude anti-francophone caractérisée de M. Macron et de ses "hampers" (ainsi se nomment ses partisans) ?
  • oui ou non, ferez-vous enfin respecter et renforcerez-vous la loi Toubon, y compris en sanctionnant les "collabos de la pub et du fric" (dixit Michel Serres) qui ne recourent au français dans leur "com" que pour mieux le polluer et introduire le "Globish Business" ?

La résistance et le civisme linguistique sont décisifs pour sauver notre langue, premier service public de France et socle du lien social, pour imposer le respect dû à tous les Francophones de France et d’ailleurs, pour sauvegarder l’égalité entre les citoyens français dont l’écrasante majorité n’est pas "English Mother Tongue" (1). Cette résistance est également vitale pour préserver la diversité des langues qui n’importe pas moins à la culture mondiale que la diversité des espèces n’importe aux défenseurs de la nature.

Au demeurant, Macron n’a pas seulement piétiné le français en parlant anglais à Berlin, il a aussi humilié les germanophones, qui ne sont pas tous censés parler la langue du "business" macronien ! Il est vrai qu’en Allemagne aussi la trahison linguistique fait rage à l’initiative du haut patronat : la société Volkswagen ne vient-elle pas de passer toute sa communication d’entreprise à l’anglais au mépris des ouvriers et des consommateurs allemands ? Assez de ce totalitarisme linguistique, d’autant plus odieux et ridicule que l’Angleterre est en passe de quitter l’U.E., si bien que légalement, l’anglais ne peut plus être la langue officieuse, et encore moins, la langue officielle, des institutions européennes !

Macron se donne des airs de "transgresseur" et de "moderniste" en humiliant sa langue maternelle à l’international. Or il n’y a rien de moins moderne que cet assassinat de la diversité culturelle, rien de plus conformiste que cette allégeance au tout-anglais et à ce qu’il signifie de soumission à l’Empire néolibéral anglo-saxon…

Résistance ou collaboration linguistique, l’heure du choix est venue pour tous les citoyens épris de dignité. Ensemble, sauvons notre langue, et avec elle, la diversité linguistique mondiale, de l’oppression du tout-anglais porté par le monde de la finance.


(1) = "langue maternelle anglais" : nombre d’offres d’emploi de postes de hauts cadres réservées aux anglophones, ce qui revient à introduire indirectement une préférence nationale à l’envers qui n’est pas moins douteuse que son inverse.

Signataires (11/01/2017)

  • Georges Gastaud, philosophe, président exécutif de l’Association CO.U.R.R.I.E.L. (COllectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Émancipation Linguistiques)
  • Stéphane Sirot, historien du syndicalisme
  • Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université de Paris-VII
  • Bernard Guillaumin, trésorier national de l’Association CO.U.R.R.I.E.L.
  • Philippe Loubière, docteur ès lettres
  • Matthieu Varnier, secrétaire général de l’Association CO.U.R.R.I.E.L., roboticien
  • Philippe de Saint-Robert, ancien Commissaire général à la langue française, président de l’Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (ASSELAF)
  • Guy Chausson, Association Lotoise des Amis de la langue française
  • Francis Combes, poète
  • Albert Salon, docteur d’État ès lettres, ancien ambassadeur, président d’association pour le français et la Francophonie
  • Pierre Pranchère, ancien Franc Tireur et Partisan de France, ancien député de Corrèze
  • Aurélien Djament, mathématicien, CNRS
  • Rose-Marie Serrano, traductrice d’espagnol
  • Patricia Latour, journaliste
  • Daniel Miroux, président de l’Alliance Champlain
  • Benoît Foucambert, syndicaliste (81)
  • Christophe Pouzat, neurobiologiste
  • Christian Darlot, chercheur CNRS
  • André Tosel, professeur émérite de philosophie, Université de Nice
  • Marcel Girardin, administrateur de Défense de la langue française en Pays de Savoie
  • Anna Persichini, secrétaire, militante syndicale CGT (06)
  • Jean-Luc Pujo, président des Clubs Penser la France
  • Denis Foucambert, professeur de psycholinguistique, Université du Québec (Montréal)
  • Alain Fleury, auteur, comédien, metteur en scène (76)
  • Aymeric Monville, éditeur
  • Daniel Dubois, syndicaliste, libre-penseur, élu (Adjoint au Maire, 59).
  • Giovanni Di Mino, professeur de langue vivante (13)
  • Christian Champiré, maire de Grenay (62)
  • Romain Vignest, président de l’Association des professeurs de Lettres
  • Laurent Lafforgue, mathématicien, professeur à l’IHES
  • Anna-Maria Campogrande, pour Athena, Association pour la défense et la promotion des langues officielles de la Communauté Européenne, Italie.
  • Barbara Flamand, poétesse (Belgique)

Pour se joindre à cet appel contacter Georges Gastaud

A sa demande, le commentaire de Mme Barbara Flamand (Bruxelles) :

"Cette attaque de la langue est à la fois > culturelle, politique, historique. Contre une telle attaque il faut soulever un mouvement de masse. En gommant leur langue, les Français vont-ils lire Montaigne en anglais ? Chanter la Marseillaise en anglais ? Et apprendre dans cette langue comment les Versaillais ont écrasé La Commune ? La langue est le patrimoine collectif en même temps qu’individuel. Le peuple ne peut pas laisser les décideurs souiller la France de Ferrat et de bien d’autres".

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Résistance ou Collaboration linguistique ?

A la veille de la présidentielle, 30 personnalités de tous horizons lancent un appel pour la défense de la francophonie et de la diversité linguistique

Résistance ou Collaboration linguistique ?

C’est l’heure du choix pour les candidats et pour les électeurs français : face à MM. Macron et Gattaz, chevaux de Troie du tout-anglais en France et en Europe, REPRENONS LANGUE !

Prenant la parole à Berlin dans le cadre de sa candidature à la présidence de la République… française, Emmanuel Macron a prononcé son discours en anglais "pour être compris de tous" (sic).

Le 11 janvier, s’exprimant sur France-Info dans l’émission de J.-M. Aphatie, le chef de file du MEDEF, Pierre Gattaz, a salué ce reniement macronien de la langue française en expliquant laborieusement que l’avenir de la Francophonie passe par l’anglais (M. Aphatie a relevé l’ "oxymore"), "langue universelle des affaires" : une assertion à la fois fausse et hors-sujet, sauf à réduire l’activité à venir d’un futur chef de l’État à une forme d’affairisme international. Le patron des patrons a même précisé que les jeunes Français devaient apprendre à "lire, écrire, compter " en anglais, même s’il a ajouté, pour adoucir l’énormité de son propos, que bien sûr ils devaient aussi maîtriser le français (on respire !).

Dans cette même émission, M. Gattaz a aussi expliqué que pour "gagner", la France devait accepter les délocalisations industrielles, limiter les droits sociaux et les garanties du code du travail qui freinent, selon lui, les entreprises. La question est de savoir si cette prétendue "France qui gagne" à l’international serait autre chose, une fois privée de sa langue et de ses acquis sociaux, qu’un "couteau sans manche dont on a perdu la lame"… Bref, une "France" dénaturée dont ne bénéficierait qu’une minorité de privilégiés.

De plus en plus il apparaît qu’une part croissante de nos "élites" ( ?) économiques et politiques est déterminée à liquider notre langue au niveau international comme au niveau national, quitte à violer grossièrement l’article II de la Constitution, lequel dispose que "la langue de la République est le français". Déjà l’ex-président du MEDEF et du syndicat patronal européen Ernest-Antoine Seillière avait déclaré en 2004 qu’il n’officierait plus, en tant que patron de Businesseurope, qu’ "en anglais, la langue de l’entreprise et des affaires". Déjà M. Kouchner, ministre des Affaires étrangères de N. Sarkozy, affirmait lui aussi cyniquement que "l’avenir de la Francophonie passe par l’anglais" (sic). Déjà, Mme Fioraso, ministre de F. Hollande, a fait de l’anglais une langue universitaire en France au mépris de la loi Toubon qui institue notre langue en "langue de l’enseignement". Déjà de grandes entreprises comme Renault ou PSA basculent toute leur documentation interne à l’anglais en France même, sans parler de la grande distribution qui privilégie l’anglais (Carrefour City, Simply Market, etc.), des "services publics" et des ex-services publics (SNCF, EDF, Orange…) qui affichent trop souvent leur publicité et leurs enseignes en frenglish ou en mauvais anglais ; ni de la "France" qui chante en anglais à l’Eurovision, des films tournés en anglais en France sur subvention de l’État, des émissions intitulées en anglais sur des chaînes publiques, etc.

Manifestement, l’aile marchante de l’oligarchie politico-financière "française" a décidé, à l’occasion des présidentielles, de franchir un seuil décisif dans l’assassinat programmé de la langue nationale, qui est aussi, rappelons-le, la langue officielle de dizaines de pays dans le monde : après la loi du silence qui, depuis des années, interdit de fait aux grands médias de mettre en débat le basculement linguistique insidieusement en cours en France, voici que certains milieux – dont MM. Macron et Gattaz sont l’avant-garde – passent à l’arrachage officiel, quitte à tenir à mi-voix à l’égard du français d’hypocrites propos élogieux en forme de soins palliatifs…

Nous refusons et refuserons avec acharnement cet attentat cynique contre le peuple français et les autres peuples de la Francophonie. C’est le moment ou jamais pour les amis du français et de la Francophonie d’interpeller vigoureusement les candidats aux prochaines élections, présidentielle et législatives :

  • oui ou non, condamnez-vous l’attitude anti-francophone caractérisée de M. Macron et de ses "hampers" (ainsi se nomment ses partisans) ?
  • oui ou non, ferez-vous enfin respecter et renforcerez-vous la loi Toubon, y compris en sanctionnant les "collabos de la pub et du fric" (dixit Michel Serres) qui ne recourent au français dans leur "com" que pour mieux le polluer et introduire le "Globish Business" ?

La résistance et le civisme linguistique sont décisifs pour sauver notre langue, premier service public de France et socle du lien social, pour imposer le respect dû à tous les Francophones de France et d’ailleurs, pour sauvegarder l’égalité entre les citoyens français dont l’écrasante majorité n’est pas "English Mother Tongue" (1). Cette résistance est également vitale pour préserver la diversité des langues qui n’importe pas moins à la culture mondiale que la diversité des espèces n’importe aux défenseurs de la nature.

Au demeurant, Macron n’a pas seulement piétiné le français en parlant anglais à Berlin, il a aussi humilié les germanophones, qui ne sont pas tous censés parler la langue du "business" macronien ! Il est vrai qu’en Allemagne aussi la trahison linguistique fait rage à l’initiative du haut patronat : la société Volkswagen ne vient-elle pas de passer toute sa communication d’entreprise à l’anglais au mépris des ouvriers et des consommateurs allemands ? Assez de ce totalitarisme linguistique, d’autant plus odieux et ridicule que l’Angleterre est en passe de quitter l’U.E., si bien que légalement, l’anglais ne peut plus être la langue officieuse, et encore moins, la langue officielle, des institutions européennes !

Macron se donne des airs de "transgresseur" et de "moderniste" en humiliant sa langue maternelle à l’international. Or il n’y a rien de moins moderne que cet assassinat de la diversité culturelle, rien de plus conformiste que cette allégeance au tout-anglais et à ce qu’il signifie de soumission à l’Empire néolibéral anglo-saxon…

Résistance ou collaboration linguistique, l’heure du choix est venue pour tous les citoyens épris de dignité. Ensemble, sauvons notre langue, et avec elle, la diversité linguistique mondiale, de l’oppression du tout-anglais porté par le monde de la finance.


(1) = "langue maternelle anglais" : nombre d’offres d’emploi de postes de hauts cadres réservées aux anglophones, ce qui revient à introduire indirectement une préférence nationale à l’envers qui n’est pas moins douteuse que son inverse.

Signataires (11/01/2017)

  • Georges Gastaud, philosophe, président exécutif de l’Association CO.U.R.R.I.E.L. (COllectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Émancipation Linguistiques)
  • Stéphane Sirot, historien du syndicalisme
  • Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université de Paris-VII
  • Bernard Guillaumin, trésorier national de l’Association CO.U.R.R.I.E.L.
  • Philippe Loubière, docteur ès lettres
  • Matthieu Varnier, secrétaire général de l’Association CO.U.R.R.I.E.L., roboticien
  • Philippe de Saint-Robert, ancien Commissaire général à la langue française, président de l’Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (ASSELAF)
  • Guy Chausson, Association Lotoise des Amis de la langue française
  • Francis Combes, poète
  • Albert Salon, docteur d’État ès lettres, ancien ambassadeur, président d’association pour le français et la Francophonie
  • Pierre Pranchère, ancien Franc Tireur et Partisan de France, ancien député de Corrèze
  • Aurélien Djament, mathématicien, CNRS
  • Rose-Marie Serrano, traductrice d’espagnol
  • Patricia Latour, journaliste
  • Daniel Miroux, président de l’Alliance Champlain
  • Benoît Foucambert, syndicaliste (81)
  • Christophe Pouzat, neurobiologiste
  • Christian Darlot, chercheur CNRS
  • André Tosel, professeur émérite de philosophie, Université de Nice
  • Marcel Girardin, administrateur de Défense de la langue française en Pays de Savoie
  • Anna Persichini, secrétaire, militante syndicale CGT (06)
  • Jean-Luc Pujo, président des Clubs Penser la France
  • Denis Foucambert, professeur de psycholinguistique, Université du Québec (Montréal)
  • Alain Fleury, auteur, comédien, metteur en scène (76)
  • Aymeric Monville, éditeur
  • Daniel Dubois, syndicaliste, libre-penseur, élu (Adjoint au Maire, 59).
  • Giovanni Di Mino, professeur de langue vivante (13)
  • Christian Champiré, maire de Grenay (62)
  • Romain Vignest, président de l’Association des professeurs de Lettres
  • Laurent Lafforgue, mathématicien, professeur à l’IHES
  • Anna-Maria Campogrande, pour Athena, Association pour la défense et la promotion des langues officielles de la Communauté Européenne, Italie.
  • Barbara Flamand, poétesse (Belgique)

Pour se joindre à cet appel contacter Georges Gastaud

A sa demande, le commentaire de Mme Barbara Flamand (Bruxelles) :

"Cette attaque de la langue est à la fois > culturelle, politique, historique. Contre une telle attaque il faut soulever un mouvement de masse. En gommant leur langue, les Français vont-ils lire Montaigne en anglais ? Chanter la Marseillaise en anglais ? Et apprendre dans cette langue comment les Versaillais ont écrasé La Commune ? La langue est le patrimoine collectif en même temps qu’individuel. Le peuple ne peut pas laisser les décideurs souiller la France de Ferrat et de bien d’autres".

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