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La Voix francophone

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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

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Lettres de protestation

Bienvenue chez Avenir de la Langue Française (ALF)

2020, année des institutions de la FrancophonieFrancophonie.gif
l’État français va-t-il enfin y porter un réel intérêt ?

Le 20 mars journée mondiale de la Francophonie fête le traité de Niamey de 1970. 21 chefs d’État dont M. Pompidou, ont alors créé l’ACCT (Agence de Coopération culturelle et technique), ancêtre de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). L’année 2020 marque son cinquantenaire. [ lire la suite]

Les 50 dernières nouvelles

/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2020 - le 03/04/2020 - 17:43 par MAR

Langue française : Nouvelles d'avril 2020

Vie publique Francophonie et rayonnement culturel (1/4) (lien)
ALF Le Journal d'Avenir de la Langue Française n°70 est paru (mars 2020) (lien)
L'Express M. Feltin-Palas De la mesure avant toute chose (lien)
Les Infostratèges La transcription à la volée disponible sur Google Traduction (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2020

Vie publique Francophonie et rayonnement culturel (1/4) (lien)
ALF Le Journal d'Avenir de la Langue Française n°70 est paru (mars 2020) (lien)
L'Express M. Feltin-Palas De la mesure avant toute chose (lien)
Les Infostratèges La transcription à la volée disponible sur Google Traduction (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2020 (4) - le 28/03/2020 - 16:58 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2020 (4)

Le Figaro Ne dites plus "community manager", "podcast" mais... (24/3) (lien)
Opinion internationale Thierry Cornillet et Christian Philip Francophonie, pourquoi notre indifférence ? (20/3) (lien)
Tv5 Monde La Francophonie a 50 ans (20/3) (lien)
RFI Ghana : la francophonie a le vent en poupe (20/3) (lien)
Le Figaro Aurez-vous un 10/10 à ce test sur le français des pays francophones ? (21/3) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2020 (4)

Le Figaro Ne dites plus "community manager", "podcast" mais... (24/3) (lien)
Opinion internationale Thierry Cornillet et Christian Philip Francophonie, pourquoi notre indifférence ? (20/3) (lien)
Tv5 Monde La Francophonie a 50 ans (20/3) (lien)
RFI Ghana : la francophonie a le vent en poupe (20/3) (lien)
Le Figaro Aurez-vous un 10/10 à ce test sur le français des pays francophones ? (21/3) (lien)

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Francophonie.jpgConfinement et Francophonie - le 20/03/2020 - 19:29 par MAR

Confinement et Francophonie

En ces temps de confinement et d'interactions sociales et internationales limitées, c'est le moment de visiter les richesses numériques de la Francophonie
Quelques suggestions de Benjamin Boutin, président de Francophonie sans frontières :

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Confinement et Francophonie

En ces temps de confinement et d'interactions sociales et internationales limitées, c'est le moment de visiter les richesses numériques de la Francophonie
Quelques suggestions de Benjamin Boutin, président de Francophonie sans frontières :

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2020 (3) - le 19/03/2020 - 18:06 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2020 (3)

Télérama La langue française, une passion argentine (13/3) (lien)
L'actualité La langue française n’a pas dit son dernier mot (9/3) (lien)
très intéressant article de Jean-Benoit Nadeau (à charger également)
Le Figaro 5 mots de la langue française pour vous redonner le sourire (18/3) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2020 (3)

Télérama La langue française, une passion argentine (13/3) (lien)
L'actualité La langue française n’a pas dit son dernier mot (9/3) (lien)
très intéressant article de Jean-Benoit Nadeau (à charger également)
Le Figaro 5 mots de la langue française pour vous redonner le sourire (18/3) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2020 (2) - le 10/03/2020 - 17:24 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2020 (2)

Le Figaro Anglais, arabe, chinois... Connaissez-vous l’origine des mots que vous employez au quotidien ? (14/3) (lien)
L'Express M. Feltin-Palas Pas, point, mie, goutte : les 3 mousquetaires de la négation (lien)
Le Figaro 5 nuances de la langue française qui nous échappent (10/3) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2020 (2)

Le Figaro Anglais, arabe, chinois... Connaissez-vous l’origine des mots que vous employez au quotidien ? (14/3) (lien)
L'Express M. Feltin-Palas Pas, point, mie, goutte : les 3 mousquetaires de la négation (lien)
Le Figaro 5 nuances de la langue française qui nous échappent (10/3) (lien)

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Pour un Grand Débat sur la politique linguistique
de la France et de l’Union européenne

20 associations en synergie pour le français et la Francophonie publient ce communiqué de presse pour le 20 mars et le cinquantenaire de la Francophonie.

Arrachage culturel ? Substitution délibérée de l’anglo-américain à la "langue de la République" (Constitution, art. II-a), qui est aussi celle de la Francophonie internationale ? Linguicide inavoué du français par ces "collabos de la pub et du fric" que fustigeait Michel Serres observant : "il y a plus d’anglais sur les murs de Paris qu’il n’y avait d’allemand sous l’Occupation" ?

Que ce soit dans la dénomination d’enseignes (entre 1 000 exemples : La Fourchette devenant The Fork…), dans l’appellation de services publics (banque postale créant sa filiale Ma French Bank ; Ouigo de la SNCF), dans l’intitulé d’émissions (The Voice Kids, Tonight info…), dans l’enseignement : du primaire à l’Université, est violée sciemment par les responsables la loi Toubon : "le français est la langue de l’enseignement", une politique linguistique inavouable est méthodiquement appliquée par les élites politiques et économiques. Au plus haut niveau de l’État est promue à toute occasion la French Tech ou la Start Up Nation et des évènements officiels en France sont nommés Choose France, Make the planet great again, etc. On en vient à craindre un consentement français post-Brexit à ce que l’UE impose l’anglais "langue commune" (unique de travail), alors que l’anglais n’est plus langue officielle déclarée d’aucun grand pays de l’Union…

Face au basculement linguistique ainsi engagé, les associations groupées en collectif Résistance francophone exigent un GRAND DÉBAT SUR LA POLITIQUE LINGUISTIQUE de la FRANCE et de l’UNION EUROPÉENNE. Car la sauvegarde de la diversité culturelle et linguistique de l’humanité importe autant à son avenir que la défense de la diversité des espèces.

___________________________________

Liste des associations signataires

  • Alliance Champlain (Nouméa, Nouvelle Calédonie) : Daniel Miroux, président ;
  • Association Francophonie Avenir (AFRAV) : Thierry Saladin, secrétaire général ;
  • Association pour la promotion de la Francophonie en Flandre (APFF, Belgique) : Edgar Fonck, directeur ;
  • Athena (UE ; Luxembourg) : Anna Maria Campogrande, présidente ;
  • Avenir de la Langue française (ALF) : Albert Salon, président d’honneur) ;
  • Carrefour des Acteurs sociaux (CAS) : Catherine Distinguin, directrice du pôle francophone) ;
  • Cercle littéraire des Écrivains cheminots (CLEC) : Philippe Deniard, président ;
  • Centre d’études et de réflexion sur le monde francophone (CERMF) : Ilyès Zouari, président) ;
  • COURRIEL : Georges Gastaud, président ;
  • Défense de la Langue française (DLF) : Marceau Déchamps, secrétaire général ;
  • Défense de la Langue française en Île de France (DLF-Paris) : Marc Favre d’Échallens, président ;
  • Défense de la Langue française en pays de Savoie : Philippe Reynaud, président ;
  • Droit de Comprendre (DDC) : Marc Favre d’Échallens, président ;
  • Forum francophone international (FFI-France) : Albert Salon, président ;
  • Forum pour la France (FpF) : Henri Fouquereau, secrétaire général ;
  • Francophonie Force oblige (FFO) : Alain Ripaux, président ;
  • Impératif français (Québec) : Jean-Paul Perreault, président ;
  • Institut Culture, Économie, Géopolitique (ICEG) : Yves Montenay, président ;
  • République exemplaire : Michel Le Net, président ;
  • Syndicat gardois CGT du Commerce, de la Distribution et des Services : Stéphane Leroux, secrétaire.

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Pour un Grand Débat sur la politique linguistique
de la France et de l’Union européenne

20 associations en synergie pour le français et la Francophonie publient ce communiqué de presse pour le 20 mars et le cinquantenaire de la Francophonie.

Arrachage culturel ? Substitution délibérée de l’anglo-américain à la "langue de la République" (Constitution, art. II-a), qui est aussi celle de la Francophonie internationale ? Linguicide inavoué du français par ces "collabos de la pub et du fric" que fustigeait Michel Serres observant : "il y a plus d’anglais sur les murs de Paris qu’il n’y avait d’allemand sous l’Occupation" ?

Que ce soit dans la dénomination d’enseignes (entre 1 000 exemples : La Fourchette devenant The Fork…), dans l’appellation de services publics (banque postale créant sa filiale Ma French Bank ; Ouigo de la SNCF), dans l’intitulé d’émissions (The Voice Kids, Tonight info…), dans l’enseignement : du primaire à l’Université, est violée sciemment par les responsables la loi Toubon : "le français est la langue de l’enseignement", une politique linguistique inavouable est méthodiquement appliquée par les élites politiques et économiques. Au plus haut niveau de l’État est promue à toute occasion la French Tech ou la Start Up Nation et des évènements officiels en France sont nommés Choose France, Make the planet great again, etc. On en vient à craindre un consentement français post-Brexit à ce que l’UE impose l’anglais "langue commune" (unique de travail), alors que l’anglais n’est plus langue officielle déclarée d’aucun grand pays de l’Union…

Face au basculement linguistique ainsi engagé, les associations groupées en collectif Résistance francophone exigent un GRAND DÉBAT SUR LA POLITIQUE LINGUISTIQUE de la FRANCE et de l’UNION EUROPÉENNE. Car la sauvegarde de la diversité culturelle et linguistique de l’humanité importe autant à son avenir que la défense de la diversité des espèces.

___________________________________

Liste des associations signataires

  • Alliance Champlain (Nouméa, Nouvelle Calédonie) : Daniel Miroux, président ;
  • Association Francophonie Avenir (AFRAV) : Thierry Saladin, secrétaire général ;
  • Association pour la promotion de la Francophonie en Flandre (APFF, Belgique) : Edgar Fonck, directeur ;
  • Athena (UE ; Luxembourg) : Anna Maria Campogrande, présidente ;
  • Avenir de la Langue française (ALF) : Albert Salon, président d’honneur) ;
  • Carrefour des Acteurs sociaux (CAS) : Catherine Distinguin, directrice du pôle francophone) ;
  • Cercle littéraire des Écrivains cheminots (CLEC) : Philippe Deniard, président ;
  • Centre d’études et de réflexion sur le monde francophone (CERMF) : Ilyès Zouari, président) ;
  • COURRIEL : Georges Gastaud, président ;
  • Défense de la Langue française (DLF) : Marceau Déchamps, secrétaire général ;
  • Défense de la Langue française en Île de France (DLF-Paris) : Marc Favre d’Échallens, président ;
  • Défense de la Langue française en pays de Savoie : Philippe Reynaud, président ;
  • Droit de Comprendre (DDC) : Marc Favre d’Échallens, président ;
  • Forum francophone international (FFI-France) : Albert Salon, président ;
  • Forum pour la France (FpF) : Henri Fouquereau, secrétaire général ;
  • Francophonie Force oblige (FFO) : Alain Ripaux, président ;
  • Impératif français (Québec) : Jean-Paul Perreault, président ;
  • Institut Culture, Économie, Géopolitique (ICEG) : Yves Montenay, président ;
  • République exemplaire : Michel Le Net, président ;
  • Syndicat gardois CGT du Commerce, de la Distribution et des Services : Stéphane Leroux, secrétaire.

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Nov’langue médiatique "Cluster d’infection"

Les auditeurs de Radio France
s'émeuvent de la bêtise anglomane

L'épidémie de coronavirus n'arrête pas, l'anglomanie de certaines nos "élites" avec par exemple, l'importation servile d'un terme inconnu du grand public, "cluster". Ce qui arrive à agacer même les auditeurs de Radio-France. Tel en témoigne, "L'édito de la médiatrice"

C comme Cluster

Soucieux de l’usage de la langue française, les auditeurs sont nombreux à émettre de réelles critiques sur l’emploi du mot anglais "cluster" : "Cette terminologie creuse la fracture culturelle. L'usage de ces tics de langage métalinguistiques, pseudo techniques et jamais explicités, y compris par la porte parole du gouvernement, donne un sentiment d'éloignement, de déconnexion des élites et d'entre soi enarquo-médiatique sans doute préjudiciable à l'implication citoyenne", "mot incompréhensible pour la majeure partie de la population et que j'ai dû traduire à mon entourage.

Ceci rajoute de l'incompréhension à de l'inquiétude face à la situation que nous connaissons".
Comment ne pas donner raison aux auditeurs ? D’autant que ce mot a plusieurs traductions possibles : "foyer épidémique", "foyer de contamination" "foyers" "foyers de coronavirus" "grappes de cas identifiés".

--------------------------------------------

Exemples de lettres reçues

Chère France Inter,

Fidèle auditrice depuis des années de ma radio préférée, France Inter bien-sûr, je suis quand même atterrée d’entendre combien la langue française n’y est pas défendue. Et notamment en dernier lieu: pourquoi parler de « clusters », ou même de « foyers, c’est à dire des clusters » comme si le mot français n’était pas suffisant et qu’il fallait inculquer le terme anglais aux auditeurs. On pourrait citer aussi « fake news » au lieu d’infox...
Et si vous manquez de mots, prendre exemple sur les Québécois, les champions en la matière (Pas de « selfies » chez eux mais des égo-portraits, par exemple) ou encore s’adresser à l’académie française!
Cette prise de conscience est d’autant plus importante que la radio, qui diffuse largement dans la population, a une forte responsabilité dans l’évolution du langage.
Merci pour ce que vous faites et continuez( mais en français )!
Bien à vous
NB Je découvre qu’il y a sur cette page une rubrique spéciale sur "l’usage de la langue française", preuve du nombre de courriers que vous recevez sur ce thème... qui restent donc lettres mortes? Désespérant....

-------------------------------------------

Nov’langue médiatique "Cluster d’infection"

02/03/2020 9:32 France Info

Bonjour Madame.

Juste une remarque sur l'utilisation du terme "Cluster" pour parler des foyers du coronavirus...
Cette terminologie, à connotation "moderne", ne contribue certes pas à la diffusion et à l'enrichissement de la langue française, mais il me semble surtout qu'elle creuse la fracture culturelle.
L'usage de ces tics de langage métalinguistiques, pseudo techniques et jamais explicités, y compris par la Porte parole du gouvernement, donne un sentiment d'éloignement, de déconnexion des élites et d'entre soi enarquo-médiatique sans doute préjudiciable à l'implication citoyenne...

Cordialement

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Nov’langue médiatique "Cluster d’infection"

Les auditeurs de Radio France
s'émeuvent de la bêtise anglomane

L'épidémie de coronavirus n'arrête pas, l'anglomanie de certaines nos "élites" avec par exemple, l'importation servile d'un terme inconnu du grand public, "cluster". Ce qui arrive à agacer même les auditeurs de Radio-France. Tel en témoigne, "L'édito de la médiatrice"

C comme Cluster

Soucieux de l’usage de la langue française, les auditeurs sont nombreux à émettre de réelles critiques sur l’emploi du mot anglais "cluster" : "Cette terminologie creuse la fracture culturelle. L'usage de ces tics de langage métalinguistiques, pseudo techniques et jamais explicités, y compris par la porte parole du gouvernement, donne un sentiment d'éloignement, de déconnexion des élites et d'entre soi enarquo-médiatique sans doute préjudiciable à l'implication citoyenne", "mot incompréhensible pour la majeure partie de la population et que j'ai dû traduire à mon entourage.

Ceci rajoute de l'incompréhension à de l'inquiétude face à la situation que nous connaissons".
Comment ne pas donner raison aux auditeurs ? D’autant que ce mot a plusieurs traductions possibles : "foyer épidémique", "foyer de contamination" "foyers" "foyers de coronavirus" "grappes de cas identifiés".

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Exemples de lettres reçues

Chère France Inter,

Fidèle auditrice depuis des années de ma radio préférée, France Inter bien-sûr, je suis quand même atterrée d’entendre combien la langue française n’y est pas défendue. Et notamment en dernier lieu: pourquoi parler de « clusters », ou même de « foyers, c’est à dire des clusters » comme si le mot français n’était pas suffisant et qu’il fallait inculquer le terme anglais aux auditeurs. On pourrait citer aussi « fake news » au lieu d’infox...
Et si vous manquez de mots, prendre exemple sur les Québécois, les champions en la matière (Pas de « selfies » chez eux mais des égo-portraits, par exemple) ou encore s’adresser à l’académie française!
Cette prise de conscience est d’autant plus importante que la radio, qui diffuse largement dans la population, a une forte responsabilité dans l’évolution du langage.
Merci pour ce que vous faites et continuez( mais en français )!
Bien à vous
NB Je découvre qu’il y a sur cette page une rubrique spéciale sur "l’usage de la langue française", preuve du nombre de courriers que vous recevez sur ce thème... qui restent donc lettres mortes? Désespérant....

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Nov’langue médiatique "Cluster d’infection"

02/03/2020 9:32 France Info

Bonjour Madame.

Juste une remarque sur l'utilisation du terme "Cluster" pour parler des foyers du coronavirus...
Cette terminologie, à connotation "moderne", ne contribue certes pas à la diffusion et à l'enrichissement de la langue française, mais il me semble surtout qu'elle creuse la fracture culturelle.
L'usage de ces tics de langage métalinguistiques, pseudo techniques et jamais explicités, y compris par la Porte parole du gouvernement, donne un sentiment d'éloignement, de déconnexion des élites et d'entre soi enarquo-médiatique sans doute préjudiciable à l'implication citoyenne...

Cordialement

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2020 - le 10/03/2020 - 15:56 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2020

Programme.tv Eurovision 2020 : la Suisse représentée par une chanson 100 % en langue française (4/3) (lien)
AgoraVox C’est Nabum Si vous voulez ma voix, préservez notre langue (4/3) (lien)
Le Parisien Tom Leeb / Eurovision : une association réclame une chanson 100 % en français (lien)
Le Figaro Connaissez-vous ces mots français venus du monde entier ? (1/3) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2020

Programme.tv Eurovision 2020 : la Suisse représentée par une chanson 100 % en langue française (4/3) (lien)
AgoraVox C’est Nabum Si vous voulez ma voix, préservez notre langue (4/3) (lien)
Le Parisien Tom Leeb / Eurovision : une association réclame une chanson 100 % en français (lien)
Le Figaro Connaissez-vous ces mots français venus du monde entier ? (1/3) (lien)

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Langue française : Nouvelles de février 2020 (4)

Ouest France En Suisse, la langue française progresse et l’allemand recule (28/2) (lien)
La Croix Eurovision 2020… Cherchez la chanson française… (27/2) (lien)
Le Figaro 5 insultes désuètes à employer en toute sérénité (29/2) (lien)
Actu.fr Contre l’anglicisation de la France, l’Afrav veut porter plainte contre les politiques (22/2) (lien)

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Langue française : Nouvelles de février 2020 (4)

Ouest France En Suisse, la langue française progresse et l’allemand recule (28/2) (lien)
La Croix Eurovision 2020… Cherchez la chanson française… (27/2) (lien)
Le Figaro 5 insultes désuètes à employer en toute sérénité (29/2) (lien)
Actu.fr Contre l’anglicisation de la France, l’Afrav veut porter plainte contre les politiques (22/2) (lien)

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nouvelles2020/dior-collaboracheune.jpegDior ou la collaboracheune ordinaire - le 03/03/2020 - 17:51 par MAR

Dior ou la collaboracheune ordinaire

Défilé de Dior au jardin des Tuileries. Tout est en anglais !

Le jardin est propriété de l'État qui piétine ses lois et Dior est un grand couturier "français".

Sans commentaire !

dior-collaboracheune2.jpeg

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Dior ou la collaboracheune ordinaire

Défilé de Dior au jardin des Tuileries. Tout est en anglais !

Le jardin est propriété de l'État qui piétine ses lois et Dior est un grand couturier "français".

Sans commentaire !

dior-collaboracheune2.jpeg

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Langue française : Nouvelles de février 2020 (3)

France 3 Jacques Krabal, député LREM de l'Aisne, défend le français à l'Eurovision (19/2)(lien)
Atlantico Start-up nation oui, anglais à l’eurovision non (22/2)  (lien)
Valeurs Actuelles Franck Riester regrette l'anglais de la chanson représentant la France (lien)
Le Figaro André Vallini Quand on défend la France à l’Eurovision, on chante en français (lien)
Paris-Match Eurovision : le refrain en anglais de Tom Leeb "a cassé les oreilles" de Franck Riester (18/2) (lienmais il laisse faire...

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Langue française : Nouvelles de février 2020 (3)

France 3 Jacques Krabal, député LREM de l'Aisne, défend le français à l'Eurovision (19/2)(lien)
Atlantico Start-up nation oui, anglais à l’eurovision non (22/2)  (lien)
Valeurs Actuelles Franck Riester regrette l'anglais de la chanson représentant la France (lien)
Le Figaro André Vallini Quand on défend la France à l’Eurovision, on chante en français (lien)
Paris-Match Eurovision : le refrain en anglais de Tom Leeb "a cassé les oreilles" de Franck Riester (18/2) (lienmais il laisse faire...

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Langue française : Nouvelles de février 2020 (2)

Le Temps L’écriture inclusive, mère de toutes les batailles ? (18/2) (lien)
Radio Canada Le français est-il en péril aux Jeux olympiques? (13/2) (lien)
Actu-Juridique Mots français en anglais - Le vocabulaire de la justice (13/2) (lien)
Académie française Dire, ne pas dire est en deuil : décès d'Yves Pouliquen (6/2) (lien)
Le Monde L. Mushikiwabo Après le Brexit, la primauté de l’anglais peut-elle perdurer ? (lien)

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Langue française : Nouvelles de février 2020 (2)

Le Temps L’écriture inclusive, mère de toutes les batailles ? (18/2) (lien)
Radio Canada Le français est-il en péril aux Jeux olympiques? (13/2) (lien)
Actu-Juridique Mots français en anglais - Le vocabulaire de la justice (13/2) (lien)
Académie française Dire, ne pas dire est en deuil : décès d'Yves Pouliquen (6/2) (lien)
Le Monde L. Mushikiwabo Après le Brexit, la primauté de l’anglais peut-elle perdurer ? (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de février 2020 - le 16/02/2020 - 21:56 par MAR

Langue française : Nouvelles de février 2020

AFRAV Attaquons en justice les politiciens qui trahissent notre langue !  (lien)
Mouv Le rap français bat des records de ventes à l'étranger (10/2) (lien)
DGLF Semaine de la langue française Dis-moi dix mots 2020  (lien)
AgoraVox Le Royaume-Uni nous a quittés. L’anglais est resté (1/2) (lien)
Projet Voltaire Anglicismes, toponymes, politiquement correct : comment enrichit-on la langue française ?  (lien)

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Langue française : Nouvelles de février 2020

AFRAV Attaquons en justice les politiciens qui trahissent notre langue !  (lien)
Mouv Le rap français bat des records de ventes à l'étranger (10/2) (lien)
DGLF Semaine de la langue française Dis-moi dix mots 2020  (lien)
AgoraVox Le Royaume-Uni nous a quittés. L’anglais est resté (1/2) (lien)
Projet Voltaire Anglicismes, toponymes, politiquement correct : comment enrichit-on la langue française ?  (lien)

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Le Brexit, ou l’opportunité d’une renaissance francophone en Europepierre-yves_jeholet.jpg


par Pierre-Yves Jeholet, ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Communauté française de Belgique)
tribune publiée dans Le Soir (28/01/2020)

Le Brexit permettra peut-être à la langue française de faire son retour au premier plan au sein des institutions européennes. Ne manquons pas cette occasion.
Le Brexit peut être l’occasion d’un retour à l’usage du multilinguisme au sein des institutions européennes ainsi que d’un retour au premier plan de l’utilisation de la langue française à travers le territoire de l’Union. - Belga.
Ce 1er février, le Brexit entre dans sa phase transitoire. Cela signifie que le Royaume-Uni continuera d’appliquer les règles de l’Union européenne jusqu’au 31 décembre 2020 mais qu’il ne sera plus représenté au sein de ses institutions. Si on doit regretter cette crise existentielle qui secoue l’édifice européen, je souhaite qu’une telle situation soit aussi vue comme une opportunité. Le Brexit, en effet, peut être l’occasion d’un retour à l’usage du multilinguisme au sein des institutions européennes ainsi que d’un retour au premier plan de l’utilisation de la langue française à travers le territoire de l’Union. Autrement dit, le Brexit pourrait coïncider avec une renaissance francophone en Europe.
En tant que ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, représentant désormais quelque 4, 5 millions de Belges francophones, je considère comme étant une mission majeure, comme un devoir, le fait d’assurer la défense et le rayonnement international de notre langue, en particulier au sein des institutions et des différents États européens.
 

95 % des documents officiels sont en anglais

Le constat est flagrant. Selon les données fournies par les services linguistiques de l’administration européenne, la diversité et le multilinguisme qui définissent le projet originel de l’Union ont fait progressivement place à l’unilinguisme anglophone : plus de 95 % des documents du Conseil, 84 % de ceux de la Commission et 72 % des textes parlementaires sont rédigés en langue anglaise en première écriture avec une incidence cruciale sur le choix de la langue d’intervention verbale.
Or, une fois la sortie du Royaume-Uni actée, plus aucun pays de l’Union n’aura l’anglais comme langue nationale étant donné que l’Irlande a choisi l’irlandais (le gaélique) et Malte, le maltais. Dès lors, l’anglais passera de la troisième langue maternelle la plus parlée au sein de l’UE à la dix-septième.

Le retour du français comme langue d’influence

Par conséquent, une fenêtre d’opportunité s’ouvre pour celles et ceux qui souhaitent préserver et enrichir la langue française, les valeurs qu’elle incarne et la culture humaniste dont elle est un des principaux vecteurs au sein de l’Union européenne. A l’instar de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), dont la Fédération Wallonie-Bruxelles est l’un des piliers les plus importants, nous devons répondre à un double objectif : enrayer le recul du français et centrer la coopération multilatérale sur la valeur ajoutée de la Francophonie en matière culturelle mais aussi, on l’oublie trop souvent, dans le domaine économique. Aussi, j’entends inscrire la Fédération Wallonie-Bruxelles parmi les priorités ciblées par la Secrétaire générale de l’OIF : notamment celle plaçant le français comme langue d’influence dans les relations politiques et économiques internationales.

Retrouver la maîtrise et l’excellence

Pour ce faire, quoi de mieux que l’excellence ? L’école, l’enseignement, les études sont, encore et toujours, les premiers instruments pour atteindre nos objectifs et faire face aux défis à relever. Que ce soit à l’oral ou à l’écrit, nos enfants, nés sur le territoire belge ou en dehors, doivent sortir de nos établissements avec une maîtrise de la grammaire, de la conjugaison et de l’orthographe de notre langue maternelle. Il s’agit d’une condition indispensable pour favoriser leur émancipation, leur insertion sur le marché de l’emploi et, in fine, leur ascension sociale.

Place aux actions concrètes

Par ailleurs, dans le cadre intra-européen, il est fondamental de fédérer nos liens entre pays ou régions européennes francophones. Partant de cette ambition, j’ai demandé à ce que notre Représentation permanente auprès des institutions européennes, qui a notamment pour mission de valoriser et de défendre le français au sein de celles-ci, renforce ses collaborations avec la Représentation de la République française.
Des initiatives ont, certes, déjà été entreprises. Je pense notamment au Plaidoyer d’Erevan, en faveur de la langue française dans les institutions européennes, paraphé par les représentants de 15 membres de la Francophonie et de l’Union européenne, dont la France et la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le moment est toutefois venu d’élever notre ambition, de coaliser nos énergies et de mettre à profit nos savoirs en rédigeant un plan d’action qui proposera des mesures concrètes pour la promotion de la langue française, de ses valeurs démocratiques et de sa culture universaliste au sein de nos institutions européennes.

Fierté et renaissance

Ne soyons pas naïfs, avec 67 % des citoyens européens estimant que l’anglais est la langue la plus utile dans les États membres de l’Union, la tâche ne s’annonce pas simple. Par conséquent, exhortons cette fierté de pratiquer le français, celle qui nous a si souvent manqué en Belgique francophone ! Soyons fiers que la langue de nos artistes, de nos écrivains, celle de Simenon, de Brel, ou de plus jeunes comme Stromae et Angèle, soit aussi la langue parlée dans les rues de Wallonie et de Bruxelles. Soyons fiers de cette langue française par laquelle s’expriment nos pensées, nos émotions et notre identité ! Soyons fiers de l’attractivité du français qui en fait la deuxième langue étrangère la plus souvent enseignée à travers le monde ! Soyons fiers de cet outil intellectuel qui a traversé les siècles, porteur de l’enseignement des Lumières et qui est et restera la langue de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Il n’est pas surprenant dès lors, que des personnalités francophones aient occupé et occupent des fonctions de premier plan sur la scène internationale, et européenne en particulier.
La détermination et l’optimisme qui m’animent m’indiquent que nous pouvons, voire que nous devons, depuis le cœur du projet européen qu’est Bruxelles, devenir le moteur d’une renaissance francophone en Europe.

Pierre-Yves Jeholet

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Le Brexit, ou l’opportunité d’une renaissance francophone en Europepierre-yves_jeholet.jpg


par Pierre-Yves Jeholet, ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Communauté française de Belgique)
tribune publiée dans Le Soir (28/01/2020)

Le Brexit permettra peut-être à la langue française de faire son retour au premier plan au sein des institutions européennes. Ne manquons pas cette occasion.
Le Brexit peut être l’occasion d’un retour à l’usage du multilinguisme au sein des institutions européennes ainsi que d’un retour au premier plan de l’utilisation de la langue française à travers le territoire de l’Union. - Belga.
Ce 1er février, le Brexit entre dans sa phase transitoire. Cela signifie que le Royaume-Uni continuera d’appliquer les règles de l’Union européenne jusqu’au 31 décembre 2020 mais qu’il ne sera plus représenté au sein de ses institutions. Si on doit regretter cette crise existentielle qui secoue l’édifice européen, je souhaite qu’une telle situation soit aussi vue comme une opportunité. Le Brexit, en effet, peut être l’occasion d’un retour à l’usage du multilinguisme au sein des institutions européennes ainsi que d’un retour au premier plan de l’utilisation de la langue française à travers le territoire de l’Union. Autrement dit, le Brexit pourrait coïncider avec une renaissance francophone en Europe.
En tant que ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, représentant désormais quelque 4, 5 millions de Belges francophones, je considère comme étant une mission majeure, comme un devoir, le fait d’assurer la défense et le rayonnement international de notre langue, en particulier au sein des institutions et des différents États européens.
 

95 % des documents officiels sont en anglais

Le constat est flagrant. Selon les données fournies par les services linguistiques de l’administration européenne, la diversité et le multilinguisme qui définissent le projet originel de l’Union ont fait progressivement place à l’unilinguisme anglophone : plus de 95 % des documents du Conseil, 84 % de ceux de la Commission et 72 % des textes parlementaires sont rédigés en langue anglaise en première écriture avec une incidence cruciale sur le choix de la langue d’intervention verbale.
Or, une fois la sortie du Royaume-Uni actée, plus aucun pays de l’Union n’aura l’anglais comme langue nationale étant donné que l’Irlande a choisi l’irlandais (le gaélique) et Malte, le maltais. Dès lors, l’anglais passera de la troisième langue maternelle la plus parlée au sein de l’UE à la dix-septième.

Le retour du français comme langue d’influence

Par conséquent, une fenêtre d’opportunité s’ouvre pour celles et ceux qui souhaitent préserver et enrichir la langue française, les valeurs qu’elle incarne et la culture humaniste dont elle est un des principaux vecteurs au sein de l’Union européenne. A l’instar de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), dont la Fédération Wallonie-Bruxelles est l’un des piliers les plus importants, nous devons répondre à un double objectif : enrayer le recul du français et centrer la coopération multilatérale sur la valeur ajoutée de la Francophonie en matière culturelle mais aussi, on l’oublie trop souvent, dans le domaine économique. Aussi, j’entends inscrire la Fédération Wallonie-Bruxelles parmi les priorités ciblées par la Secrétaire générale de l’OIF : notamment celle plaçant le français comme langue d’influence dans les relations politiques et économiques internationales.

Retrouver la maîtrise et l’excellence

Pour ce faire, quoi de mieux que l’excellence ? L’école, l’enseignement, les études sont, encore et toujours, les premiers instruments pour atteindre nos objectifs et faire face aux défis à relever. Que ce soit à l’oral ou à l’écrit, nos enfants, nés sur le territoire belge ou en dehors, doivent sortir de nos établissements avec une maîtrise de la grammaire, de la conjugaison et de l’orthographe de notre langue maternelle. Il s’agit d’une condition indispensable pour favoriser leur émancipation, leur insertion sur le marché de l’emploi et, in fine, leur ascension sociale.

Place aux actions concrètes

Par ailleurs, dans le cadre intra-européen, il est fondamental de fédérer nos liens entre pays ou régions européennes francophones. Partant de cette ambition, j’ai demandé à ce que notre Représentation permanente auprès des institutions européennes, qui a notamment pour mission de valoriser et de défendre le français au sein de celles-ci, renforce ses collaborations avec la Représentation de la République française.
Des initiatives ont, certes, déjà été entreprises. Je pense notamment au Plaidoyer d’Erevan, en faveur de la langue française dans les institutions européennes, paraphé par les représentants de 15 membres de la Francophonie et de l’Union européenne, dont la France et la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le moment est toutefois venu d’élever notre ambition, de coaliser nos énergies et de mettre à profit nos savoirs en rédigeant un plan d’action qui proposera des mesures concrètes pour la promotion de la langue française, de ses valeurs démocratiques et de sa culture universaliste au sein de nos institutions européennes.

Fierté et renaissance

Ne soyons pas naïfs, avec 67 % des citoyens européens estimant que l’anglais est la langue la plus utile dans les États membres de l’Union, la tâche ne s’annonce pas simple. Par conséquent, exhortons cette fierté de pratiquer le français, celle qui nous a si souvent manqué en Belgique francophone ! Soyons fiers que la langue de nos artistes, de nos écrivains, celle de Simenon, de Brel, ou de plus jeunes comme Stromae et Angèle, soit aussi la langue parlée dans les rues de Wallonie et de Bruxelles. Soyons fiers de cette langue française par laquelle s’expriment nos pensées, nos émotions et notre identité ! Soyons fiers de l’attractivité du français qui en fait la deuxième langue étrangère la plus souvent enseignée à travers le monde ! Soyons fiers de cet outil intellectuel qui a traversé les siècles, porteur de l’enseignement des Lumières et qui est et restera la langue de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Il n’est pas surprenant dès lors, que des personnalités francophones aient occupé et occupent des fonctions de premier plan sur la scène internationale, et européenne en particulier.
La détermination et l’optimisme qui m’animent m’indiquent que nous pouvons, voire que nous devons, depuis le cœur du projet européen qu’est Bruxelles, devenir le moteur d’une renaissance francophone en Europe.

Pierre-Yves Jeholet

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Langue française : Nouvelles de janvier 2020 (4)

ActuaLitté La langue française en bonne santé : un peu de vocabulaire (17/1) (lien)
Ça m'intéresse Pourquoi tant de mots allemands viennent-ils du français ? (17/1) (lien)
Numérama Interrogée, la communauté de Wikipédia en français rejette massivement l’écriture inclusive (lien)
Le Figaro "Belle année", "belle journée"... Ces formules risibles qui pullulent (13/1) (lien)

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Langue française : Nouvelles de janvier 2020 (3)

18 janvier : Assemblée générale d'Avenir de la langue française (lien)
RTL Faut-il tordre le cou à "du coup" ? (12/1) (lien)
Radio Canada Les livres en français resteront dans les bibliothèques de Toronto (12/1) (lien)
Le Figaro Non, le "dièse" n’est pas un "hashtag" (12/1) (lien)
Marianne "On est sur" : cette nouvelle formule qui alourdit la langue française (12/1) (lien)
01 Net On a testé le premier clavier Azerty+... et on s’y est cassé les doigts (11/1) (lien)
Clubic Norme AZERTY+ : test du premier clavier disponible (8/1) (lien)

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Langue française : Nouvelles de janvier 2020 (3)

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Le Figaro Non, le "dièse" n’est pas un "hashtag" (12/1) (lien)
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01 Net On a testé le premier clavier Azerty+... et on s’y est cassé les doigts (11/1) (lien)
Clubic Norme AZERTY+ : test du premier clavier disponible (8/1) (lien)

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Langue française : Nouvelles de janvier 2020 (2)

OIF La Francophonie : 50 ans d'histoire (10/1) (lien)
Vanity Fair Maurizio Serra, élu au fauteuil de Simone Veil à l'Académie française (10/1) (lien)
Nouvelle République Les langues françaises font florès (9/1) (lien)
Libération Wikipédia : les contributeurs biffent les "contributeurices" ? (8/1) (lien)
ONFR+ Faut-il avoir peur des anglicismes ? (8/1) (lien)
Figaro 5 mots rares (et précieux) que nous ferions bien d’employer (lien)

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Langue française : Nouvelles de janvier 2020 (2)

OIF La Francophonie : 50 ans d'histoire (10/1) (lien)
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Nouvelle République Les langues françaises font florès (9/1) (lien)
Libération Wikipédia : les contributeurs biffent les "contributeurices" ? (8/1) (lien)
ONFR+ Faut-il avoir peur des anglicismes ? (8/1) (lien)
Figaro 5 mots rares (et précieux) que nous ferions bien d’employer (lien)

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nouvelles2020/liberation.jpgA Bruxelles, la dérive du tout-anglais - le 07/01/2020 - 19:25 par Jean_Quatremer

A Bruxelles, la dérive du tout-anglais

Dans un intéressant article, Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles, montre la véritable trahison d'élus français au Parlement européen, souvent issus de LREM, qui ont décidé de ne s'exprimer qu'en anglais même en présence des interprètes, quitte d'ailleurs à n'être compris par personne… Il signale en parallèle une pétition signée par des fonctionnaires européens de toutes nationalités réclamant le droit "d’utiliser le français d’utiliser le français sans nous cacher et sans nous excuser". Lire sur le site de Libération

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A Bruxelles, la dérive du tout-anglais

Dans un intéressant article, Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles, montre la véritable trahison d'élus français au Parlement européen, souvent issus de LREM, qui ont décidé de ne s'exprimer qu'en anglais même en présence des interprètes, quitte d'ailleurs à n'être compris par personne… Il signale en parallèle une pétition signée par des fonctionnaires européens de toutes nationalités réclamant le droit "d’utiliser le français d’utiliser le français sans nous cacher et sans nous excuser". Lire sur le site de Libération

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Importante prise de position de la Fondation Robert Schuman
sur le nécessaire multilinguisme dans les institutions de l’Union européenne

Cette affirmation, faite sous la forme d'une note "Parler l'européen", conforte nos diverses démarches parlementaires et associatives auprès du Président de la République (lire la lettre) afin qu’il repousse toute tentative des fédéralistes en Conseil de l’Union d’utiliser (paradoxalement) le Brexit pour instituer en fait l’anglo-américain comme "langue commune" des institutions de l’UE. Lire la note "Parler l'européen" sur le site de la fondation Robert Schuman

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Importante prise de position de la Fondation Robert Schuman
sur le nécessaire multilinguisme dans les institutions de l’Union européenne

Cette affirmation, faite sous la forme d'une note "Parler l'européen", conforte nos diverses démarches parlementaires et associatives auprès du Président de la République (lire la lettre) afin qu’il repousse toute tentative des fédéralistes en Conseil de l’Union d’utiliser (paradoxalement) le Brexit pour instituer en fait l’anglo-américain comme "langue commune" des institutions de l’UE. Lire la note "Parler l'européen" sur le site de la fondation Robert Schuman

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de janvier 2020 - le 07/01/2020 - 18:41 par MAR

Langue française : Nouvelles de janvier 2020

La Presse Où va l’Organisation internationale de la Francophonie ? (3/1) (lien)
Le Figaro 5 fautes de français à éradiquer de votre quotidien (lien)
DH Net La langue française a trouvé son justicier: des milliers de messages par an contre les anglicismes (lien)
Le Figaro Seul un vrai Belge obtiendra un sans-faute à ce test (lien)

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Langue française : Nouvelles de janvier 2020

La Presse Où va l’Organisation internationale de la Francophonie ? (3/1) (lien)
Le Figaro 5 fautes de français à éradiquer de votre quotidien (lien)
DH Net La langue française a trouvé son justicier: des milliers de messages par an contre les anglicismes (lien)
Le Figaro Seul un vrai Belge obtiendra un sans-faute à ce test (lien)

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Langue française : Nouvelles de décembre 2019 (5)

20 minutes Quotas de chansons francophones à la radio : Un rapport parlementaire propose des aménagements (20/12) (lien)
Le Figaro Connaissez-vous ces mots de gaulois que vous employez au quotidien ? (lien)
Le Figaro 5 grossièretés à asséner dans les bouchons tout en paraissant distingué (lien)
Le Figaro Soyez "fashion", parlez français !  (lien)
ALF Le nouveau journal d'Avenir de la Langue Française 12/2019 est paru ! (lien)

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Langue française : Nouvelles de décembre 2019 (5)

20 minutes Quotas de chansons francophones à la radio : Un rapport parlementaire propose des aménagements (20/12) (lien)
Le Figaro Connaissez-vous ces mots de gaulois que vous employez au quotidien ? (lien)
Le Figaro 5 grossièretés à asséner dans les bouchons tout en paraissant distingué (lien)
Le Figaro Soyez "fashion", parlez français !  (lien)
ALF Le nouveau journal d'Avenir de la Langue Française 12/2019 est paru ! (lien)

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Langue française : Nouvelles de décembre 2019 (4)

TV5 Monde En jeu ou sur internet, la diversité des langues françaises fait florès (21/12) (lien)
Le Monde Pourquoi le Brexit ne sauvera pas la langue française à Bruxelles (19/12) (lien)
Le Figaro Yves Pouliquen Les Français ont le devoir de protéger la langue de Molière (lien)
Vie publique L'usage du français dans l'Union européenne à l'heure du Brexit (lien)
DGLF La mode en français (Vocabulaire de la mode) (lien)
Le Figaro Connaissez-vous ces mots de gaulois que vous employez au quotidien ? (lien)

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Langue française : Nouvelles de décembre 2019 (4)

TV5 Monde En jeu ou sur internet, la diversité des langues françaises fait florès (21/12) (lien)
Le Monde Pourquoi le Brexit ne sauvera pas la langue française à Bruxelles (19/12) (lien)
Le Figaro Yves Pouliquen Les Français ont le devoir de protéger la langue de Molière (lien)
Vie publique L'usage du français dans l'Union européenne à l'heure du Brexit (lien)
DGLF La mode en français (Vocabulaire de la mode) (lien)
Le Figaro Connaissez-vous ces mots de gaulois que vous employez au quotidien ? (lien)

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Langue française : Nouvelles de décembre 2019 (3)

L'Express Michel Feltin-Palas  Les preux chevaliers de la "carpette anglaise" (9/12) (lien)
RTBF- La 1ère Quel avenir pour l'anglais dans l'Union européenne ? (9/12) (lien)
Le Figaro   Yves Gingras  Français, la soumission de vos universités à l’anglais désespère les amis de la France ! (9/12) (lien)

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Langue française : Nouvelles de décembre 2019 (3)

L'Express Michel Feltin-Palas  Les preux chevaliers de la "carpette anglaise" (9/12) (lien)
RTBF- La 1ère Quel avenir pour l'anglais dans l'Union européenne ? (9/12) (lien)
Le Figaro   Yves Gingras  Français, la soumission de vos universités à l’anglais désespère les amis de la France ! (9/12) (lien)

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nouvelles2018/my_french_bank.jpgLa Banque Postale Carpette anglaise 2019 - le 08/12/2019 - 11:30 par MAR

La Banque Postale
carpette anglaise 2019

Ursula von der Leyen, carpette anglaise à titre étranger

L’académie de la Carpette anglaise a désigné La Banque Postale carpette anglaise 2019 pour avoir dénommé "Ma French Bank" sa banque en ligne. Avec, pour circonstance aggravante, une campagne publicitaire en un grotesque franglais : "When elle rêve d'eaux turquoises, but ton compte is in le rouge », ou encore "When tu check la liste de everybody qui te doit de la money" (sic !) | lire le communiqué ci-dessous ]

Ursula von der Leyen, nouvelle présidente de la Commission européenne, a été désignée carpette anglaise 2019 à titre étranger pour avoir tenté de mettre en place une procédure décisionnelle uniquement en anglais, à compter du 1er décembre 2019. Un paradoxe, au moment où le Royaume-Uni s'apprête à quitter l'Union européenne.

Liste des "lauréats" depuis 1999  - article de l'Express

_______________________________________________________


Prix de la Carpette anglaise 2019 - Communiqué

Réuni chez Lipp, le 4 décembre 2019, sous la présidence de Philippe de Saint Robert, le jury de la Carpette anglaise* a décerné son prix au premier tour de scrutin, par 8 voix sur 10, à la Banque postale pour son offre de banque mobile dénommée "Ma French Bank", accompagnée d’une campagne publicitaire de sabotage linguistique. Deux voix ont été attribuées au député Joël Giraud (LREM) pour avoir prétendu à l’Assemblée nationale que l’expression qu’il avait employée "name and shame" n’avait pas d’équivalent français – or l’équivalent "mise au pilori" existe.

Le jury a par ailleurs décerné le prix spécial de la Carpette anglaise à titre étranger à Ursula von der Leyen pour tenter d’imposer la seule langue anglaise dans les textes officiels émanant de la Commission européenne.

La Carpette anglaise est le prix d’indignité civique et culturelle qui est décerné chaque année depuis 1999 à un membre des élites françaises, personnalité physique ou morale, pour son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France.

Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale pour sa contribution servile à la propagation de l’anglo-américain.

* Liste des membres du jury présents : Philippe de Saint Robert (écrivain, président du Prix), Marc Favre d’Échallens (secrétaire général), Eugénie Bastié (journaliste), Paul-Marie Coûteaux (député honoraire), Yves Frémion (écrivain), Geoffroy Lejeune (journaliste), Guillemette Mouren (Défense de la langue française), Marie-Josée de Saint Robert (linguiste), Marie Treps (linguiste), Marie-Christine Vacavant (Cercle littéraire des écrivains cheminots).

---------------------------------------------------

Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise.
Courriel : parlerfranc@aol.com
Académie de la Carpette anglaise, Le Droit de comprendre, 222 avenue de Versailles - 75016 Paris

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La Banque Postale
carpette anglaise 2019

Ursula von der Leyen, carpette anglaise à titre étranger

L’académie de la Carpette anglaise a désigné La Banque Postale carpette anglaise 2019 pour avoir dénommé "Ma French Bank" sa banque en ligne. Avec, pour circonstance aggravante, une campagne publicitaire en un grotesque franglais : "When elle rêve d'eaux turquoises, but ton compte is in le rouge », ou encore "When tu check la liste de everybody qui te doit de la money" (sic !) | lire le communiqué ci-dessous ]

Ursula von der Leyen, nouvelle présidente de la Commission européenne, a été désignée carpette anglaise 2019 à titre étranger pour avoir tenté de mettre en place une procédure décisionnelle uniquement en anglais, à compter du 1er décembre 2019. Un paradoxe, au moment où le Royaume-Uni s'apprête à quitter l'Union européenne.

Liste des "lauréats" depuis 1999  - article de l'Express

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Prix de la Carpette anglaise 2019 - Communiqué

Réuni chez Lipp, le 4 décembre 2019, sous la présidence de Philippe de Saint Robert, le jury de la Carpette anglaise* a décerné son prix au premier tour de scrutin, par 8 voix sur 10, à la Banque postale pour son offre de banque mobile dénommée "Ma French Bank", accompagnée d’une campagne publicitaire de sabotage linguistique. Deux voix ont été attribuées au député Joël Giraud (LREM) pour avoir prétendu à l’Assemblée nationale que l’expression qu’il avait employée "name and shame" n’avait pas d’équivalent français – or l’équivalent "mise au pilori" existe.

Le jury a par ailleurs décerné le prix spécial de la Carpette anglaise à titre étranger à Ursula von der Leyen pour tenter d’imposer la seule langue anglaise dans les textes officiels émanant de la Commission européenne.

La Carpette anglaise est le prix d’indignité civique et culturelle qui est décerné chaque année depuis 1999 à un membre des élites françaises, personnalité physique ou morale, pour son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France.

Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale pour sa contribution servile à la propagation de l’anglo-américain.

* Liste des membres du jury présents : Philippe de Saint Robert (écrivain, président du Prix), Marc Favre d’Échallens (secrétaire général), Eugénie Bastié (journaliste), Paul-Marie Coûteaux (député honoraire), Yves Frémion (écrivain), Geoffroy Lejeune (journaliste), Guillemette Mouren (Défense de la langue française), Marie-Josée de Saint Robert (linguiste), Marie Treps (linguiste), Marie-Christine Vacavant (Cercle littéraire des écrivains cheminots).

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Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise.
Courriel : parlerfranc@aol.com
Académie de la Carpette anglaise, Le Droit de comprendre, 222 avenue de Versailles - 75016 Paris

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Langue française : Nouvelles de décembre 2019 (2)

L'Actualité À tous les déclinistes de la langue française (6/12) (lien)
Académie française Le point-virgule (5/12) (lien)
Slate Le faux combat de l'écriture inclusive (5/12) (lien)
France Inter Des quotas de chanson française pour les plateformes de streaming ? (3/12) (lien)
L'Express Michel Feltin-Palas Parlez-vous les français ? (3/12) (lien)
Figaro Baiser en godinette, sucer la pomme... Manières d’embrasser célébrées en français (lien)

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Langue française : Nouvelles de décembre 2019 (2)

L'Actualité À tous les déclinistes de la langue française (6/12) (lien)
Académie française Le point-virgule (5/12) (lien)
Slate Le faux combat de l'écriture inclusive (5/12) (lien)
France Inter Des quotas de chanson française pour les plateformes de streaming ? (3/12) (lien)
L'Express Michel Feltin-Palas Parlez-vous les français ? (3/12) (lien)
Figaro Baiser en godinette, sucer la pomme... Manières d’embrasser célébrées en français (lien)

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Langue française : Nouvelles de décembre 2019

Le Figaro Frédéric Vitoux La France doit résister à l’invasion du franglais (1/12) (lien)
Vogue Francophonie : le maire de Marennes récompensé pour son engagement (3/12) (lien)
Néon "Ta langue en dit long" : la web série qui explore l’origine des mots (lien)
Sud-Ouest Editorial : un vendredi vraiment noir (lien)
Néon Les 12 exceptions les plus tordues de la langue française " (lien)
Le Figaro Ces étonnantes expressions béninoises à adopter (lien)

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Langue française : Nouvelles de décembre 2019

Le Figaro Frédéric Vitoux La France doit résister à l’invasion du franglais (1/12) (lien)
Vogue Francophonie : le maire de Marennes récompensé pour son engagement (3/12) (lien)
Néon "Ta langue en dit long" : la web série qui explore l’origine des mots (lien)
Sud-Ouest Editorial : un vendredi vraiment noir (lien)
Néon Les 12 exceptions les plus tordues de la langue française " (lien)
Le Figaro Ces étonnantes expressions béninoises à adopter (lien)

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Mobilisons-nous pour le "vendredi fou"
le 29 novembre prochain !

Le collectif LANGUE FRANÇAISE réunit des personnes et des groupements inquiets de la déliquescence de la langue française. Pour l'instant, les représentants de ce collectif viennent de Belgique, du Canada, de France, du Maghreb et de Suisse. (voir le site de l'AFrAv)

Sa première action a consisté, le 18 juin 2019, à adresser au Président de la République française un manifeste (lire ici) qui a été publié par le journal Le Parisien, signé par 100 intellectuels et artistes de 25 pays.

De plus, le manifeste a fait l'objet de citations par une vingtaine de grands médias du monde francophone… et par la BBC anglaise.

En ce mois de novembre, le collectif parraine l'opération « Vendredi Fou », détaillée ci-après.

Louis Maisonneuve, pour le Collectif

Courriel de contact : langue-francaise2018@laposte.net

Opération “ Vendredi Fou ” du 29 novembre 2019 !

Le collectif LANGUE FRANÇAISE (Belgique, Canada, France, Suisse), et les associations partenaires occasionnelles,  constatent l'impact puissamment néfaste de la langue anglo-américaine.

Elle n'étoffe plus le français, mais l'étouffe jusqu'à se substituer à lui comme langue d'usage en terres francophones. Elle dilue nos identités et les valeurs qui s'y rattachent. Pour reprendre le mot de Jean-Marie Rouart, la langue française conjugue esthétisme avec éthique.

Le 29 novembre aura lieu, partout dans le monde, l'opération commerciale "Black friday", grande braderie américaine des cultures, notamment francophones. Nous lançons un appel au rejet de cette dénomination, et plus généralement au refus d'acheter aux entreprises collaboratrices.

Voici comment vous associer à cette démarche :

Je partage ce message via les réseaux sociaux et mes contacts @  :

« Le 29 novembre 2019 aura lieu l'opération commerciale étatsunienne dénommée "Black Friday", alors, en tant que francophone, je refuse de voir brader la langue française et ses valeurs à l'empire anglo-américain. » 

En cela, je soutiVendredi Fou et non au Black Fridayens le conseil donné par le collectif LANGUE FRANÇAISE à toutes les entreprises de la Francophonie d'utiliser l’expression « Vendredi fou » plutôt que l’expression anglo-américaine « Black Friday » comme le recommande le Grand dictionnaire terminologique du Québec (GDTQ) qui définit ainsi cette journée :

« Journée du vendredi qui suit le quatrième jeudi de novembre, date de l'Action de grâce aux États-Unis, au cours de laquelle les commerçants offrent des rabais importants pour marquer le coup d'envoi des achats de Noël ».

Et je suis l'avis du Collectif qui invite les consommateurs et consommatrices à oublier les commerces qui multiplient l’utilisation du terme "Black Friday", ou mieux encore, je refuse de participer au "Black Friday", grande braderie américaine des cultures.

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Mobilisons-nous pour le "vendredi fou"
le 29 novembre prochain !

Le collectif LANGUE FRANÇAISE réunit des personnes et des groupements inquiets de la déliquescence de la langue française. Pour l'instant, les représentants de ce collectif viennent de Belgique, du Canada, de France, du Maghreb et de Suisse. (voir le site de l'AFrAv)

Sa première action a consisté, le 18 juin 2019, à adresser au Président de la République française un manifeste (lire ici) qui a été publié par le journal Le Parisien, signé par 100 intellectuels et artistes de 25 pays.

De plus, le manifeste a fait l'objet de citations par une vingtaine de grands médias du monde francophone… et par la BBC anglaise.

En ce mois de novembre, le collectif parraine l'opération « Vendredi Fou », détaillée ci-après.

Louis Maisonneuve, pour le Collectif

Courriel de contact : langue-francaise2018@laposte.net

Opération “ Vendredi Fou ” du 29 novembre 2019 !

Le collectif LANGUE FRANÇAISE (Belgique, Canada, France, Suisse), et les associations partenaires occasionnelles,  constatent l'impact puissamment néfaste de la langue anglo-américaine.

Elle n'étoffe plus le français, mais l'étouffe jusqu'à se substituer à lui comme langue d'usage en terres francophones. Elle dilue nos identités et les valeurs qui s'y rattachent. Pour reprendre le mot de Jean-Marie Rouart, la langue française conjugue esthétisme avec éthique.

Le 29 novembre aura lieu, partout dans le monde, l'opération commerciale "Black friday", grande braderie américaine des cultures, notamment francophones. Nous lançons un appel au rejet de cette dénomination, et plus généralement au refus d'acheter aux entreprises collaboratrices.

Voici comment vous associer à cette démarche :

Je partage ce message via les réseaux sociaux et mes contacts @  :

« Le 29 novembre 2019 aura lieu l'opération commerciale étatsunienne dénommée "Black Friday", alors, en tant que francophone, je refuse de voir brader la langue française et ses valeurs à l'empire anglo-américain. » 

En cela, je soutiVendredi Fou et non au Black Fridayens le conseil donné par le collectif LANGUE FRANÇAISE à toutes les entreprises de la Francophonie d'utiliser l’expression « Vendredi fou » plutôt que l’expression anglo-américaine « Black Friday » comme le recommande le Grand dictionnaire terminologique du Québec (GDTQ) qui définit ainsi cette journée :

« Journée du vendredi qui suit le quatrième jeudi de novembre, date de l'Action de grâce aux États-Unis, au cours de laquelle les commerçants offrent des rabais importants pour marquer le coup d'envoi des achats de Noël ».

Et je suis l'avis du Collectif qui invite les consommateurs et consommatrices à oublier les commerces qui multiplient l’utilisation du terme "Black Friday", ou mieux encore, je refuse de participer au "Black Friday", grande braderie américaine des cultures.

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (7)

Le Monde Fr. Pennel & A. Vallini Le monopole de l’anglais contredit le projet européen (lien)
Public Sénat André Vallini Brexit : une chance pour la langue française ? (25/11) (lien)
Le Figaro L’Académie française "gravement préoccupée" par le franglais (22/11) (lien)
Ministère de la Culture Quelle place pour le français dans le discours scientifique ? (lien)
L'Express Les villes tricolores conquises par l'anglais (lien)
Le Figaro Ne dites plus "Black Friday" mais...  (lien)

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (7)

Le Monde Fr. Pennel & A. Vallini Le monopole de l’anglais contredit le projet européen (lien)
Public Sénat André Vallini Brexit : une chance pour la langue française ? (25/11) (lien)
Le Figaro L’Académie française "gravement préoccupée" par le franglais (22/11) (lien)
Ministère de la Culture Quelle place pour le français dans le discours scientifique ? (lien)
L'Express Les villes tricolores conquises par l'anglais (lien)
Le Figaro Ne dites plus "Black Friday" mais...  (lien)

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L’Académie française "gravement préoccupée" par le franglais

Les sages ont demandé aux pouvoirs publics de mieux respecter la loi Toubon sur la défense du français.

_________________________________________________________________________________

 Communiqué de l’Académie française

Le 21 novembre 2019

Déclaration de l’Académie française

L’Académie française n’a jamais été hostile à l’introduction et à l’usage de termes étrangers.

Mais aujourd’hui elle se montre gravement préoccupée par le développement du franglais. Les violations répétées de la loi Toubon, qui a posé les règles de l’emploi du français dans la sphère publique, dénaturent notre langue, autant par l’invasion des termes anglo-saxons que par la détérioration qu’ils entraînent de sa syntaxe.

Fidèle à la mission qui lui a été confiée de veiller sur la langue française et de la défendre, l’Académie alerte solennellement les pouvoirs publics et les invite en premier lieu à respecter eux-mêmes la loi.

Si ceux-ci ne réagissent pas vigoureusement, si l’opinion ne prend pas la mesure du danger qui le menace, le français cessera d’être la langue vivante et populaire que nous aimons.

sur le site de l'Académie

_________________________________________________________________________________

Le Devoir L’Académie française s’inquiète de l’émergence du franglais
Le Figaro L’Académie française se dit "gravement préoccupée" par le développement du "franglais"
France Info L'Académie française s'émeut du développement du "franglais"

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L’Académie française "gravement préoccupée" par le franglais

Les sages ont demandé aux pouvoirs publics de mieux respecter la loi Toubon sur la défense du français.

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 Communiqué de l’Académie française

Le 21 novembre 2019

Déclaration de l’Académie française

L’Académie française n’a jamais été hostile à l’introduction et à l’usage de termes étrangers.

Mais aujourd’hui elle se montre gravement préoccupée par le développement du franglais. Les violations répétées de la loi Toubon, qui a posé les règles de l’emploi du français dans la sphère publique, dénaturent notre langue, autant par l’invasion des termes anglo-saxons que par la détérioration qu’ils entraînent de sa syntaxe.

Fidèle à la mission qui lui a été confiée de veiller sur la langue française et de la défendre, l’Académie alerte solennellement les pouvoirs publics et les invite en premier lieu à respecter eux-mêmes la loi.

Si ceux-ci ne réagissent pas vigoureusement, si l’opinion ne prend pas la mesure du danger qui le menace, le français cessera d’être la langue vivante et populaire que nous aimons.

sur le site de l'Académie

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Le Devoir L’Académie française s’inquiète de l’émergence du franglais
Le Figaro L’Académie française se dit "gravement préoccupée" par le développement du "franglais"
France Info L'Académie française s'émeut du développement du "franglais"

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (6)

L'Express Michel Feltin-Palas Guerre des langues : le français trahi par les siens (19/11) (lien)
France Culture CamemBERT : un savoureux modèle de langue française (19/11) (lien)
Développez Commission d'enrichissement de la langue française : ne dites plus "hackathon" mais "marathon de programmation" (18/11) (lien)
Le Figaro 10 expressions québécoises, belges, suisses... que nous ferions bien d’emprunter (20/11) (lien)
 

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (6)

L'Express Michel Feltin-Palas Guerre des langues : le français trahi par les siens (19/11) (lien)
France Culture CamemBERT : un savoureux modèle de langue française (19/11) (lien)
Développez Commission d'enrichissement de la langue française : ne dites plus "hackathon" mais "marathon de programmation" (18/11) (lien)
Le Figaro 10 expressions québécoises, belges, suisses... que nous ferions bien d’emprunter (20/11) (lien)
 

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (5)

Marianne "Ma French Bank", "Orange Truck", "Izi by EDF"... le marketing globish ringard des marques et même de l'État (15/11) (lien)
Les Echos Le franglais en entreprise traduit-il un vide de la pensée ? (12/11) (lien)
RTL Ciné, prof, fac, bourge : parlez-vous tronqué ? (lien)
Journal de Montréal Les assassins de notre langue (lien)
Le Figaro 5 grossièretés à employer tout en paraissant élégant (lien)

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (5)

Marianne "Ma French Bank", "Orange Truck", "Izi by EDF"... le marketing globish ringard des marques et même de l'État (15/11) (lien)
Les Echos Le franglais en entreprise traduit-il un vide de la pensée ? (12/11) (lien)
RTL Ciné, prof, fac, bourge : parlez-vous tronqué ? (lien)
Journal de Montréal Les assassins de notre langue (lien)
Le Figaro 5 grossièretés à employer tout en paraissant élégant (lien)

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (4)

Albert Salon Genèse et force en France de l’emprise anglo-américaine (lien)
Pétition pour la reconnaissance du principe de diversité linguistique et culturelle dans les recherches concernant les langues (lien)
Le Figaro 5 fautes de français à ne plus faire (lien)
L'Express Michel Feltin-Palas "Oui", un petit mot moins simple qu'il n'en a l'air.  (lien)

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (4)

Albert Salon Genèse et force en France de l’emprise anglo-américaine (lien)
Pétition pour la reconnaissance du principe de diversité linguistique et culturelle dans les recherches concernant les langues (lien)
Le Figaro 5 fautes de français à ne plus faire (lien)
L'Express Michel Feltin-Palas "Oui", un petit mot moins simple qu'il n'en a l'air.  (lien)

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (3)

Le Parisien Charente-Maritime : un maire part en croisade contre les anglicismes (10/11) (lien)
France 3 Marennes : le maire, opposé aux anglicismes, refuse un “Orange truck” (7/11) (lien)
Le Parisien Spotify, Deezer... bientôt soumis à des quotas d’artistes francophones ? (8/11) (lien)
Le Figaro 10 mots français que les anglophones emploient pour "faire chic" (10/11) (lien)
Question parlementaire d'E. Maurel (GUE) sur le respect des langues officielles de l'UE (lien)
et Réponse donnée par Jean-Claude Juncker au nom de la Commission européenne (lien)

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (3)

Le Parisien Charente-Maritime : un maire part en croisade contre les anglicismes (10/11) (lien)
France 3 Marennes : le maire, opposé aux anglicismes, refuse un “Orange truck” (7/11) (lien)
Le Parisien Spotify, Deezer... bientôt soumis à des quotas d’artistes francophones ? (8/11) (lien)
Le Figaro 10 mots français que les anglophones emploient pour "faire chic" (10/11) (lien)
Question parlementaire d'E. Maurel (GUE) sur le respect des langues officielles de l'UE (lien)
et Réponse donnée par Jean-Claude Juncker au nom de la Commission européenne (lien)

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Non au "Black Friday" - le 11/11/2019 - 11:55 par MAR

Non au "Black Friday"

Nos associations françaises vont mener des actions collectives contre ce "Black Friday" en France. La recommandation que l’ASULF, association québécoise amie, adresse à ses membres, vaut pour tous les membres de nos associations et pour les lecteurs de notre site : mobilisation ! Rappelez-vous le général de Gaulle : "le snobisme anglo-saxon de la bourgeoisie française est quelque chose de terrifiant. [...] Il y a chez nous toute une bande de lascars qui ont la vocation de la servilité. Ils sont faits pour faire des courbettes aux autres.". Quels qu'ils soient, où qu'ils soient, les responsables de ce processus d'éradication du français doivent être combattus avec la plus grande énergie ! Albert Salon
 

Opération "vendredi fou" du 29 novembre 2019


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Le 29 novembre 2019, jour de l'opération commerciale états-unienne dénommée "Black Friday", je refuse de voir brader ma langue française et ses valeurs à l'empire anglo-américain.

Je soutiens le conseil donné par le collectif LANGUE FRANÇAISE à toutes les entreprises de la Francophonie d'utiliser l’expression "Vendredi fou" plutôt que l’expression anglo-américaine "Black Friday" comme le recommande le Grand dictionnaire terminologique du Québec (GDTQ) qui définit ainsi cette journée : "Journée du vendredi qui suit le quatrième jeudi de novembre, date de l'Action de grâce aux États-Unis, au cours de laquelle les commerçants offrent des rabais importants pour marquer le coup d'envoi des achats de Noël".

Je suis l'avis du collectif qui invite les consommateurs et consommatrices à oublier les commerces qui multiplient l’utilisation de "Black Friday", ou mieux encore à refuser de participer au "Black Friday", grande braderie américaine des cultures.

https://ma-patrie-est-la-langue-francaise.blogspot.com/

non-black-friday.jpg

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Non au "Black Friday"

Nos associations françaises vont mener des actions collectives contre ce "Black Friday" en France. La recommandation que l’ASULF, association québécoise amie, adresse à ses membres, vaut pour tous les membres de nos associations et pour les lecteurs de notre site : mobilisation ! Rappelez-vous le général de Gaulle : "le snobisme anglo-saxon de la bourgeoisie française est quelque chose de terrifiant. [...] Il y a chez nous toute une bande de lascars qui ont la vocation de la servilité. Ils sont faits pour faire des courbettes aux autres.". Quels qu'ils soient, où qu'ils soient, les responsables de ce processus d'éradication du français doivent être combattus avec la plus grande énergie ! Albert Salon
 

Opération "vendredi fou" du 29 novembre 2019


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Je suis l'avis du collectif qui invite les consommateurs et consommatrices à oublier les commerces qui multiplient l’utilisation de "Black Friday", ou mieux encore à refuser de participer au "Black Friday", grande braderie américaine des cultures.

https://ma-patrie-est-la-langue-francaise.blogspot.com/

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Charente-Maritime

Exaspéré par les anglicismes, un maire interdit au camion "Orange truck" de s’installer

Le maire de Marennes-Hiers-Brouage, Mickaël Vallet, estime que l’usage de l’anglicisme par l’ex-opérateur historique des télécoms est un "manque de respect envers les habitants et la loi".

Lundi 4 novembre, le maire (PS) de Marennes-Hiers-Brouage (Charente-Maritime), Mickaël Vallet, a adressé un courrier au PDG d’Orange, Stéphane Richard, pour lui indiquer qu’il ne délivrerait pas d’arrêté municipal autorisant l’occupation du domaine public à  l’Orange truck.

Ce camion devait stationner dans la cité ostréicole durant quelques jours afin d’effectuer des démarches commerciales auprès des habitants, quelques mois avant l’arrivée du très haut débit acheminé par la fibre. Lire la suite dans Sud-Ouest

Honneur soit donc rendu à Mickaël Vallet ! Enfin une réaction saine d'un maire qui fait respecter la langue française en France. Un rôle qui devrait normalement revenir à tout gouvernement digne de ce nom... Espérons que ce maire fera de nombreux émules MAR

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France 3 Marennes : le maire, opposé aux anglicismes, refuse l'installation d'un "Orange truck"
Le Parisien Charente-Maritime : un maire part en croisade contre les anglicismes

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Charente-Maritime

Exaspéré par les anglicismes, un maire interdit au camion "Orange truck" de s’installer

Le maire de Marennes-Hiers-Brouage, Mickaël Vallet, estime que l’usage de l’anglicisme par l’ex-opérateur historique des télécoms est un "manque de respect envers les habitants et la loi".

Lundi 4 novembre, le maire (PS) de Marennes-Hiers-Brouage (Charente-Maritime), Mickaël Vallet, a adressé un courrier au PDG d’Orange, Stéphane Richard, pour lui indiquer qu’il ne délivrerait pas d’arrêté municipal autorisant l’occupation du domaine public à  l’Orange truck.

Ce camion devait stationner dans la cité ostréicole durant quelques jours afin d’effectuer des démarches commerciales auprès des habitants, quelques mois avant l’arrivée du très haut débit acheminé par la fibre. Lire la suite dans Sud-Ouest

Honneur soit donc rendu à Mickaël Vallet ! Enfin une réaction saine d'un maire qui fait respecter la langue française en France. Un rôle qui devrait normalement revenir à tout gouvernement digne de ce nom... Espérons que ce maire fera de nombreux émules MAR

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France 3 Marennes : le maire, opposé aux anglicismes, refuse l'installation d'un "Orange truck"
Le Parisien Charente-Maritime : un maire part en croisade contre les anglicismes

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (2)

Le Dauphiné Philippe Carron, un Suisse en croisade contre le "tout-à-l’anglais" (6/11) (lien)
Le Dauphiné Franglais : il faut voir comme on nous parle  (6/11) (lien)
Le Figaro 5 formules très françaises et élégantes à employer absolument (lien)
DLF Pays de Savoie NON, LA FRENCH BANK CE N’EST PAS MA BANQUE !!!  (lien)
Une banque publique qui se dit "citoyenne" et qui ne respecte même pas la langue de la République. Tract à diffuser largement

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (2)

Le Dauphiné Philippe Carron, un Suisse en croisade contre le "tout-à-l’anglais" (6/11) (lien)
Le Dauphiné Franglais : il faut voir comme on nous parle  (6/11) (lien)
Le Figaro 5 formules très françaises et élégantes à employer absolument (lien)
DLF Pays de Savoie NON, LA FRENCH BANK CE N’EST PAS MA BANQUE !!!  (lien)
Une banque publique qui se dit "citoyenne" et qui ne respecte même pas la langue de la République. Tract à diffuser largement

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de novembre 2019 - le 08/11/2019 - 11:56 par MAR

Langue française : Nouvelles de novembre 2019

Le Figaro Jean-Marie Rouart Il faut s’opposer au franglais qui nous envahit !  (5/11) (lien)
Le Figaro Alain Rey La langue française ne s’appauvrit pas, au contraire  (3/11) (lien)
ActuaLitté La Cité de la langue française à Villers-Cotterêt peut avancer (1/11) (lien)
Le Figaro 10 mots orduriers à employer sans paraître grossier (lien)

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"Lorraine Airport" : il faut s’opposer au franglais qui nous envahit !

La prolifération des anglicismes, due au snobisme des "décideurs" et d’une partie des médias, distend les liens qui unissent nos compatriotes et la langue française, s’alarme l’écrivain Jean-Marie Rouart, (Le Figaro 5/11/2019)


Cela fait longtemps que beaucoup d’écrivains et de défenseurs du français crient dans le désert pour alerter l’opinion et les pouvoirs publics : la langue française est rongée par un cancer. Un cancer insidieux qui distille peu à peu ses métastases dans son corps sous le fallacieux couvert de la modernité. Et ce n’est pas d’hier qu’il a commencé à se propager provoquant déjà l’indignation d’Étiemble, professeur à la Sorbonne, qui dans son pamphlet Parlons-nous franglais ? avait, en 1972, stigmatisé les débuts de cette colonisation linguistique galopante. "Tout le monde est coupable, soulignait-il dans sa déploration, la presse et les Marie-Chantal, la radio et l’armée, le gouvernement et la publicité, la grande politique et les intérêts les plus vils.


"Cioran avait de son côté poussé un cri de détresse qui révélait à quel point les écrivains francophones montrent plus d’attachement à notre langue que les Français eux-mêmes, corrompus par le démon de la mode : "Aujourd’hui que cette langue est en plein déclin, ce qui m’attriste le plus, c’est de constater que les Français n’ont pas l’air d’en souffrir.  Et c’est moi, rebut des Balkans, qui me désole de la voir sombrer.  Eh bien, je coulerai, inconsolable, avec elle !"


La loi Toubon, dont on vient de fêter les vingt-cinq ans, si critiquée, si peu appliquée par les tribunaux qui ont de la loi une conception à géométrie variable, a eu au moins le mérite de manifester qu’un responsable politique avait enfin conscience du danger mortel qui nous menaçait. Les ricanements qu’elle a provoqués montrent à quel point la classe politique, en refusant de veiller à son application, se montre peu soucieuse de ses responsabilités élémentaires vis-à-vis de notre patrimoine linguistique.  On classe les monuments historiques, on préserve les réserves naturelles, on se soucie de l’environnement, et étrangement on accepte ce suicide irréversible qui, à terme, aboutira à faire de la langue française une langue morte : oui, une langue morte, dans ce sens que seuls les lettrés qui l’étudieront, ou qui la parleront entre eux dans des cénacles choisis, pourront apprécier dans les anciens textes sa beauté et ses subtilités, tandis que tout un chacun s’exprimera dans un idiome abâtardi, dégénéré, sorte de globish informe d’où surnageront quelques malheureux mots et expressions d’une langue dont on pouvait s’enorgueillir avec raison.


Écoutons les conversations autour de nous : elles sont infestées de ces mots et de ces tournures barbares aussi nocives et increvables que la prolifération des algues vertes.  Lisons les journaux :dans un magazine français, Women Sports, dix- sept des titres d’articles empruntent à l’anglais, à commencer par "Les tops tweet de la rédaction" jusqu’aux "Top 5 de running en France".


Croit-on que c’est par hasard qu’au XVIIIe siècle toute l’Europe cultivée parlait le français, qui fut pendant des siècles la langue diplomatique par excellence ? D’où vient que paradoxalement le Français cocardier, fier de son appartenance nationale, qui le manifeste si haut dans ses enthousiasmes sportifs, qui applaudit ses équipes gagnantes, accepte sans réagir cette lente dégringolade dans le sous-développement culturel ? N’est-ce donc rien de parler et d’écrire une langue que Racine, Voltaire, Chateaubriand, Hugo, ont portée à sa perfection, que le monde admire et nous envie ? Mais ce discours, qui le tient encore ?


Nous sommes entrés dans l’ère de l’abdication culturelle contre laquelle les Québécois, plus menacés que nous, ont réagi avec force et efficacité.  Que ne les prenons-nous en exemple ! C’est pitié de voir que c’est peut-être eux qui sauveront notre langue en devenant une sorte d’Arche de Noé qui préservera les vocables et les expressions dont nous nous serons laissé déposséder. Écoutez les radios grecques, italiennes ou espagnoles, elles diffusent des chansons grecques, italiennes ou espagnoles, mais écoutez la radio française et vous serez édifiés.  Certes nous avons gagné à la colonisation romaine car les Gaulois en dépit de leur haute civilisation n’avaient pas de langue écrite à lui opposer.
Le sabir qu’on nous concocte, sous l’œil indifférent, voire complice, de nos dirigeants, reçoit le concours actif de nos entreprises d’État : le "Ouigo" de la SNCF, dernier legs culturel de Guillaume Pepy ; Air France qui ne craint pas d’appeler son site "eSky" et qui tient le pompon dans ce domaine avec sa classe "économy", son programme "flying blue", ses "business class", ses "sky team".  Cette novlangue s’enrichit chaque jour d’un nouveau fleuron linguistique.


 C’est au tour des aéroports en sursis de privatisation d’être menacés : après Lyon quia échappé de justesse, grâce à son préfet, à un "Lyon Airport", c’est l’aéroport Metz-Nancy qui vient de s’affubler d’un "Lorraine Airport", une décision du conseil régional dans une frénétique course à l’originalité.  Il lui reste encore à rebaptiser Jeanne d’Arc "Joan of Arc".  La justice saisie a débouté les courageux protestataires de l’association Francophonie Avenir, dirigée par Régis Ravat.  Mais c’est maintenant dans toute la France que cette contagion risque de se répandre.  Et pourquoi cette lente éradication de notre langue ne se poursuivrait-elle pas puisque personne n’y met le holà ?


En croyant se désenclaver de leur provincialisme, les conseils régionaux ne voient-ils pas qu’ils ne font que s’enfermer dans un espace plus étroit : le conformisme, l’esclavage de la mode.  Camus disait "abîmer la langue française, c’est ajouter du malheur au monde".  Un auteur qu’il faudra bientôt, au train où vont les choses, traduire en franglais.  Ces conseils régionaux mériteraient d’obtenir "le prix de la carpette anglaise", prix "d’indignité civique" décerné chaque année par une académie présidée par Philippe de Saint Robert à un membre des élites françaises qui s’est distingué par "son acharnement à promouvoir la domination de l’anglais en France au détriment de notre langue".  Quel dommage qu’il n’existe plus un Molière pour mettre en pièces les Trissotin qui détériorent un patrimoine linguistique qui ne leur appartient pas.  Ces monstres langagiers iront rejoindre la "Loire Valley", et ses autres congénères dégénérés au musée des horreurs de notre langue.


L’abomination, c’est que les malheureux qui ne se résignent pas à voir notre langue atteindre un niveau de corruption inégalé et sans retour sont condamnés à être regardés comme des barbons scrogneugneu allergiques à l’air du temps.  C’est pourtant la beauté qu’on assassine au grand jour. Car ne nous y trompons pas : avec cette langue dont nous perdons la maîtrise, ce sont aussi les idées qu’elle véhiculait qui vont se dissiper et perdre de leur influence.  C’est tout l’apport de ce qu'il faut bien appeler, certes un peu gravement, l’âme française, ce message si original d’esthétique et d’éthique, façonné par les siècles qui est appelé à disparaître.  Que dirait le général de Gaulle de cette déchéance, lui qui proclamait "si j’ai pu sauver la France à une heure grave de son histoire, c’est grâce au tronçon d’un glaive et à la pensée - je dis bien la pensée - française". Cette pensée, dont le Français léger n’a pas toujours conscience, mais que les peuples étrangers eux nous reconnaissent, qu’en subsistera-t-il quand elle sera passée au laminoir du franglais ? Rien.  Nous nous réveillerons un jour avec un goût amer : nous aurons seulement cessé d’exister dans ce qui faisait notre être original, notre vérité, sans même nous en être aperçus.

Jean-Marie Rouart de l’Académie française.

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Langue française : Nouvelles de novembre 2019

Le Figaro Jean-Marie Rouart Il faut s’opposer au franglais qui nous envahit !  (5/11) (lien)
Le Figaro Alain Rey La langue française ne s’appauvrit pas, au contraire  (3/11) (lien)
ActuaLitté La Cité de la langue française à Villers-Cotterêt peut avancer (1/11) (lien)
Le Figaro 10 mots orduriers à employer sans paraître grossier (lien)

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"Lorraine Airport" : il faut s’opposer au franglais qui nous envahit !

La prolifération des anglicismes, due au snobisme des "décideurs" et d’une partie des médias, distend les liens qui unissent nos compatriotes et la langue française, s’alarme l’écrivain Jean-Marie Rouart, (Le Figaro 5/11/2019)


Cela fait longtemps que beaucoup d’écrivains et de défenseurs du français crient dans le désert pour alerter l’opinion et les pouvoirs publics : la langue française est rongée par un cancer. Un cancer insidieux qui distille peu à peu ses métastases dans son corps sous le fallacieux couvert de la modernité. Et ce n’est pas d’hier qu’il a commencé à se propager provoquant déjà l’indignation d’Étiemble, professeur à la Sorbonne, qui dans son pamphlet Parlons-nous franglais ? avait, en 1972, stigmatisé les débuts de cette colonisation linguistique galopante. "Tout le monde est coupable, soulignait-il dans sa déploration, la presse et les Marie-Chantal, la radio et l’armée, le gouvernement et la publicité, la grande politique et les intérêts les plus vils.


"Cioran avait de son côté poussé un cri de détresse qui révélait à quel point les écrivains francophones montrent plus d’attachement à notre langue que les Français eux-mêmes, corrompus par le démon de la mode : "Aujourd’hui que cette langue est en plein déclin, ce qui m’attriste le plus, c’est de constater que les Français n’ont pas l’air d’en souffrir.  Et c’est moi, rebut des Balkans, qui me désole de la voir sombrer.  Eh bien, je coulerai, inconsolable, avec elle !"


La loi Toubon, dont on vient de fêter les vingt-cinq ans, si critiquée, si peu appliquée par les tribunaux qui ont de la loi une conception à géométrie variable, a eu au moins le mérite de manifester qu’un responsable politique avait enfin conscience du danger mortel qui nous menaçait. Les ricanements qu’elle a provoqués montrent à quel point la classe politique, en refusant de veiller à son application, se montre peu soucieuse de ses responsabilités élémentaires vis-à-vis de notre patrimoine linguistique.  On classe les monuments historiques, on préserve les réserves naturelles, on se soucie de l’environnement, et étrangement on accepte ce suicide irréversible qui, à terme, aboutira à faire de la langue française une langue morte : oui, une langue morte, dans ce sens que seuls les lettrés qui l’étudieront, ou qui la parleront entre eux dans des cénacles choisis, pourront apprécier dans les anciens textes sa beauté et ses subtilités, tandis que tout un chacun s’exprimera dans un idiome abâtardi, dégénéré, sorte de globish informe d’où surnageront quelques malheureux mots et expressions d’une langue dont on pouvait s’enorgueillir avec raison.


Écoutons les conversations autour de nous : elles sont infestées de ces mots et de ces tournures barbares aussi nocives et increvables que la prolifération des algues vertes.  Lisons les journaux :dans un magazine français, Women Sports, dix- sept des titres d’articles empruntent à l’anglais, à commencer par "Les tops tweet de la rédaction" jusqu’aux "Top 5 de running en France".


Croit-on que c’est par hasard qu’au XVIIIe siècle toute l’Europe cultivée parlait le français, qui fut pendant des siècles la langue diplomatique par excellence ? D’où vient que paradoxalement le Français cocardier, fier de son appartenance nationale, qui le manifeste si haut dans ses enthousiasmes sportifs, qui applaudit ses équipes gagnantes, accepte sans réagir cette lente dégringolade dans le sous-développement culturel ? N’est-ce donc rien de parler et d’écrire une langue que Racine, Voltaire, Chateaubriand, Hugo, ont portée à sa perfection, que le monde admire et nous envie ? Mais ce discours, qui le tient encore ?


Nous sommes entrés dans l’ère de l’abdication culturelle contre laquelle les Québécois, plus menacés que nous, ont réagi avec force et efficacité.  Que ne les prenons-nous en exemple ! C’est pitié de voir que c’est peut-être eux qui sauveront notre langue en devenant une sorte d’Arche de Noé qui préservera les vocables et les expressions dont nous nous serons laissé déposséder. Écoutez les radios grecques, italiennes ou espagnoles, elles diffusent des chansons grecques, italiennes ou espagnoles, mais écoutez la radio française et vous serez édifiés.  Certes nous avons gagné à la colonisation romaine car les Gaulois en dépit de leur haute civilisation n’avaient pas de langue écrite à lui opposer.
Le sabir qu’on nous concocte, sous l’œil indifférent, voire complice, de nos dirigeants, reçoit le concours actif de nos entreprises d’État : le "Ouigo" de la SNCF, dernier legs culturel de Guillaume Pepy ; Air France qui ne craint pas d’appeler son site "eSky" et qui tient le pompon dans ce domaine avec sa classe "économy", son programme "flying blue", ses "business class", ses "sky team".  Cette novlangue s’enrichit chaque jour d’un nouveau fleuron linguistique.


 C’est au tour des aéroports en sursis de privatisation d’être menacés : après Lyon quia échappé de justesse, grâce à son préfet, à un "Lyon Airport", c’est l’aéroport Metz-Nancy qui vient de s’affubler d’un "Lorraine Airport", une décision du conseil régional dans une frénétique course à l’originalité.  Il lui reste encore à rebaptiser Jeanne d’Arc "Joan of Arc".  La justice saisie a débouté les courageux protestataires de l’association Francophonie Avenir, dirigée par Régis Ravat.  Mais c’est maintenant dans toute la France que cette contagion risque de se répandre.  Et pourquoi cette lente éradication de notre langue ne se poursuivrait-elle pas puisque personne n’y met le holà ?


En croyant se désenclaver de leur provincialisme, les conseils régionaux ne voient-ils pas qu’ils ne font que s’enfermer dans un espace plus étroit : le conformisme, l’esclavage de la mode.  Camus disait "abîmer la langue française, c’est ajouter du malheur au monde".  Un auteur qu’il faudra bientôt, au train où vont les choses, traduire en franglais.  Ces conseils régionaux mériteraient d’obtenir "le prix de la carpette anglaise", prix "d’indignité civique" décerné chaque année par une académie présidée par Philippe de Saint Robert à un membre des élites françaises qui s’est distingué par "son acharnement à promouvoir la domination de l’anglais en France au détriment de notre langue".  Quel dommage qu’il n’existe plus un Molière pour mettre en pièces les Trissotin qui détériorent un patrimoine linguistique qui ne leur appartient pas.  Ces monstres langagiers iront rejoindre la "Loire Valley", et ses autres congénères dégénérés au musée des horreurs de notre langue.


L’abomination, c’est que les malheureux qui ne se résignent pas à voir notre langue atteindre un niveau de corruption inégalé et sans retour sont condamnés à être regardés comme des barbons scrogneugneu allergiques à l’air du temps.  C’est pourtant la beauté qu’on assassine au grand jour. Car ne nous y trompons pas : avec cette langue dont nous perdons la maîtrise, ce sont aussi les idées qu’elle véhiculait qui vont se dissiper et perdre de leur influence.  C’est tout l’apport de ce qu'il faut bien appeler, certes un peu gravement, l’âme française, ce message si original d’esthétique et d’éthique, façonné par les siècles qui est appelé à disparaître.  Que dirait le général de Gaulle de cette déchéance, lui qui proclamait "si j’ai pu sauver la France à une heure grave de son histoire, c’est grâce au tronçon d’un glaive et à la pensée - je dis bien la pensée - française". Cette pensée, dont le Français léger n’a pas toujours conscience, mais que les peuples étrangers eux nous reconnaissent, qu’en subsistera-t-il quand elle sera passée au laminoir du franglais ? Rien.  Nous nous réveillerons un jour avec un goût amer : nous aurons seulement cessé d’exister dans ce qui faisait notre être original, notre vérité, sans même nous en être aperçus.

Jean-Marie Rouart de l’Académie française.

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nouvelles2018/benoit_duteurtre.jpgL’Europe allemande... en anglais dans le texte ! - le 28/10/2019 - 18:39 par Benoit_Duteurtre

La Commission européenne veut protéger le mode de vie européen... en globish !

L’Europe allemande...
en anglais dans le texte !

par Benoît Duteurtre
article paru dans Marianne, 27/09/2019

"Ça commence mal. Dès la mise en place de la Commission européenne, une polémique a éclaté sur la création du poste de commissaire chargé de "protéger notre mode de vie européen". Nul n’a souligné, en revanche, que la nouvelle présidente, Ursula von der Leyen, avait prononcé son discours programmatique dans un anglais monocorde - preuve que l’Union ignore cette spécificité européenne dont la première caractéristique est la diversité de langues et de cultures. La nouvelle présidente a certainement de hautes compétences et j’avais noté avec joie le fait qu’elle maîtrise plusieurs langues, dont la nôtre. Mais, en présentant son programme en globish plutôt qu’en allemand, première langue de l’Europe, elle rappelle malheureusement que l’UE, telle qu’elle s’est constituée et telle qu’elle s’affirme, reste d’abord une machine au service de la mondialisation et un moyen d’étendre au Vieux Continent des modèles venus d’outre-Atlantique.

L’UE, telle qu’elle s’est constituée et qu’elle s’affirme, reste d’abord une machine au service de la mondialisation et un moyen d’étendre au Vieux Continent des modèles venus d’outre-Atlantique

Le fait de s’exprimer en anglais, à l’aube d’un mandat de cinq ans, n’est, pour certains observateurs, qu’un choix pragmatique puisque cette langue, pratiquée par nombre d’élus européens, est devenue un outil de communication mondial. Mais un tel acte spontané donne aussi des arguments à tous les eurosceptiques, consternés que l’Europe se soit détournée de sa raison d’être - ou du moins de celle qu’on nous avait promise : constituer une entité singulière, indépendante des autres blocs mondiaux (États-Unis, URSS puis Russie, Chine aujourd’hui) ; offrir un modèle économique et social protecteur ; et enfin illustrer la richesse culturelle exceptionnelle de ses peuples. Loin de tout cela, l’Europe d’aujourd’hui est alignée diplomatiquement sur les États-Unis, elle constitue le bastion avancé du dogmatisme économique néolibéral, et elle soumet ses institutions au tout-anglais devenu, sans aucune décision officielle, la langue de représentation de l’Union, quand il serait si facile, avec les moyens de traduction, de recourir aux trois ou quatre grands idiomes européens pour mieux souligner la singularité de ce continent. Jean-Claude Juncker, malgré tous les reproches qu’on peut lui faire, en avait pris acte, en décidant, après le Brexit, de ne s’exprimer qu’en allemand ou en français - contrairement à Donald Tusk qui, à l’instar d’autres dirigeants est-européens, ne semblait voir dans l’Europe qu’un moyen de devenir américain.

Le choix de Mme von der Leyen est donc lourd de significations. D’abord parce qu’en choisissant de s’afficher en anglais l’Union européenne est la seule entité politique mondiale à s’exprimer dans une langue technique, étrangère à la majorité de ses habitants. Ensuite, parce que le choix d’une langue est une adhésion à une façon de penser, un vocabulaire, une syntaxe. Enfin, parce que cette attitude divise le public en deux catégories : ceux qui comprennent parfaitement le sabir des maîtres et ceux qui ne le pratiquent pas, tels des "gilets jaunes" linguistiques (c’est pourquoi je suis également choqué quand les journalistes des médias nationaux accomplissent désormais leurs reportages à l’étranger en anglais et sélectionnent ainsi, pour seuls interlocuteurs, ceux qui partagent la langue de la mondialisation, et donc une certaine façon de penser). Pour ces mêmes raisons, les rares élus qui font de la résistance mènent un combat essentiel et méritoire, tel André Vallini menaçant de boycotter un Conseil des ministres européens après avoir appris que celui-là devait se tenir en anglais !

Curieusement absente des élections européennes, la question des langues et de leur emploi à Bruxelles conduirait à réfléchir sur la nature même de l’Europe et des nations qui la constituent : unies dans la diversité, ou concurrentes dans la globalité ! Il serait temps de la poser sur la table… Mais il est à craindre, côté français, que l’attitude spontanée, générationnelle et culturelle du président Macron, parlant à tout propos l’anglais en bras de chemises avec l’entrain d’un PDG de société multinationale - et prêt à placer une militante de l’anglais à la tête de la francophonie -, n’aille pas dans le sens du plurilinguisme… À moins qu’il n’évolue sur ce point comme sur d’autres, se rappelle l’exemple de De Gaulle et de Mitterrand, et invite fermement les grands responsables européens à oublier l’anglais comme langue de communication officielle (ce qui n’empêche pas d’y recourir lors d’échanges plus informels). C’est ainsi que l’Europe sera l’Europe et non la Star Academy du devenir américain, singeant les mœurs états-uniennes jusque dans la mise en scène d’un discours politique fondateur."

Benoît Duteurtre

Benoît Duteurtre est écrivain, grand prix de littérature Henri Gal, prix de l'Institut de France pour l'ensemble de son œuvre (2017)

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La Commission européenne veut protéger le mode de vie européen... en globish !

L’Europe allemande...
en anglais dans le texte !

par Benoît Duteurtre
article paru dans Marianne, 27/09/2019

"Ça commence mal. Dès la mise en place de la Commission européenne, une polémique a éclaté sur la création du poste de commissaire chargé de "protéger notre mode de vie européen". Nul n’a souligné, en revanche, que la nouvelle présidente, Ursula von der Leyen, avait prononcé son discours programmatique dans un anglais monocorde - preuve que l’Union ignore cette spécificité européenne dont la première caractéristique est la diversité de langues et de cultures. La nouvelle présidente a certainement de hautes compétences et j’avais noté avec joie le fait qu’elle maîtrise plusieurs langues, dont la nôtre. Mais, en présentant son programme en globish plutôt qu’en allemand, première langue de l’Europe, elle rappelle malheureusement que l’UE, telle qu’elle s’est constituée et telle qu’elle s’affirme, reste d’abord une machine au service de la mondialisation et un moyen d’étendre au Vieux Continent des modèles venus d’outre-Atlantique.

L’UE, telle qu’elle s’est constituée et qu’elle s’affirme, reste d’abord une machine au service de la mondialisation et un moyen d’étendre au Vieux Continent des modèles venus d’outre-Atlantique

Le fait de s’exprimer en anglais, à l’aube d’un mandat de cinq ans, n’est, pour certains observateurs, qu’un choix pragmatique puisque cette langue, pratiquée par nombre d’élus européens, est devenue un outil de communication mondial. Mais un tel acte spontané donne aussi des arguments à tous les eurosceptiques, consternés que l’Europe se soit détournée de sa raison d’être - ou du moins de celle qu’on nous avait promise : constituer une entité singulière, indépendante des autres blocs mondiaux (États-Unis, URSS puis Russie, Chine aujourd’hui) ; offrir un modèle économique et social protecteur ; et enfin illustrer la richesse culturelle exceptionnelle de ses peuples. Loin de tout cela, l’Europe d’aujourd’hui est alignée diplomatiquement sur les États-Unis, elle constitue le bastion avancé du dogmatisme économique néolibéral, et elle soumet ses institutions au tout-anglais devenu, sans aucune décision officielle, la langue de représentation de l’Union, quand il serait si facile, avec les moyens de traduction, de recourir aux trois ou quatre grands idiomes européens pour mieux souligner la singularité de ce continent. Jean-Claude Juncker, malgré tous les reproches qu’on peut lui faire, en avait pris acte, en décidant, après le Brexit, de ne s’exprimer qu’en allemand ou en français - contrairement à Donald Tusk qui, à l’instar d’autres dirigeants est-européens, ne semblait voir dans l’Europe qu’un moyen de devenir américain.

Le choix de Mme von der Leyen est donc lourd de significations. D’abord parce qu’en choisissant de s’afficher en anglais l’Union européenne est la seule entité politique mondiale à s’exprimer dans une langue technique, étrangère à la majorité de ses habitants. Ensuite, parce que le choix d’une langue est une adhésion à une façon de penser, un vocabulaire, une syntaxe. Enfin, parce que cette attitude divise le public en deux catégories : ceux qui comprennent parfaitement le sabir des maîtres et ceux qui ne le pratiquent pas, tels des "gilets jaunes" linguistiques (c’est pourquoi je suis également choqué quand les journalistes des médias nationaux accomplissent désormais leurs reportages à l’étranger en anglais et sélectionnent ainsi, pour seuls interlocuteurs, ceux qui partagent la langue de la mondialisation, et donc une certaine façon de penser). Pour ces mêmes raisons, les rares élus qui font de la résistance mènent un combat essentiel et méritoire, tel André Vallini menaçant de boycotter un Conseil des ministres européens après avoir appris que celui-là devait se tenir en anglais !

Curieusement absente des élections européennes, la question des langues et de leur emploi à Bruxelles conduirait à réfléchir sur la nature même de l’Europe et des nations qui la constituent : unies dans la diversité, ou concurrentes dans la globalité ! Il serait temps de la poser sur la table… Mais il est à craindre, côté français, que l’attitude spontanée, générationnelle et culturelle du président Macron, parlant à tout propos l’anglais en bras de chemises avec l’entrain d’un PDG de société multinationale - et prêt à placer une militante de l’anglais à la tête de la francophonie -, n’aille pas dans le sens du plurilinguisme… À moins qu’il n’évolue sur ce point comme sur d’autres, se rappelle l’exemple de De Gaulle et de Mitterrand, et invite fermement les grands responsables européens à oublier l’anglais comme langue de communication officielle (ce qui n’empêche pas d’y recourir lors d’échanges plus informels). C’est ainsi que l’Europe sera l’Europe et non la Star Academy du devenir américain, singeant les mœurs états-uniennes jusque dans la mise en scène d’un discours politique fondateur."

Benoît Duteurtre

Benoît Duteurtre est écrivain, grand prix de littérature Henri Gal, prix de l'Institut de France pour l'ensemble de son œuvre (2017)

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nouvelles2019/etoile-rouge.gifAvancée linguistique côté communistes - le 28/10/2019 - 18:09 par MAR

Avancée linguistique côté communistes

Georges Gastaud, animateur du "Pôle de Résistance communiste en France (PRCF)", membre de notre "Résistance francophone" de plusieurs associations en synergie pour le français et la Francophonie, nous transmet un Appel collectif lancé par divers organes communistes et de gauche populaire. Cet Appel commun est une bonne nouvelle dans le combat pour le français, tant la plus, tant la plus grande partie de cette mouvance avait, ces dernières années, perdu la conscience de l’importance de la langue nationale dans les luttes sociales et politiques. Albert Salon

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UN GRAND ENJEU POPULAIRE

DÉFENDRE LA LANGUE FRANÇAISE CONTRE LE TOUT-GLOBISH* !

"À chaque fois qu’affleure, d’une manière ou d’une autre, la question de la langue, cela signifie qu’une série d’autres problèmes est en train de s’imposer : la formation et l’élargissement de la classe dirigeante, la nécessité d’établir des rapports plus intimes entre groupes dirigeants et la masse nationale-populaire, c’est-à-dire de réorganiser l’hégémonie culturelle". Antonio Gramsci, Cahiers de prison

"Il ne restait de ce pays que son langage. Un beau langage qui servait à tout. Vous savez, comme on a chez soi une chose précieuse qui est là depuis si longtemps qu’on en use à n’importe quoi, à empêcher la fenêtre de se fermer, et le petit la prend comme une règle pour dessiner, et c’est un presse-papier si commode ! Qui donc se souciait que ce fût un pays, ce pays, et il est indiscutable que c’est un grand progrès que de perdre ce sens de la jalousie, cette haine du voisin, cet orgueil de son toit, un grand progrès sur les ténèbres, un grand progrès sur le néant". Louis Aragon, poète et Résistant

Accompagnant la casse néolibérale et euro-atlantique du cadre national, des services publics et des conquis sociaux, une politique destructive de substitution systématique du "globish" à la langue française (pourtant "langue de la République" au titre de la Constitution…) affecte tous les aspects de la vie sociale en France. Entre mille exemples : Carrefour-Market lance une campagne intitulée Act for food ! ; Renault, Airbus et PSA basculent toute leur documentation technique à l’anglais ; des centaines de grandes entreprises, voire de "start-up", obligent illégalement leurs salariés francophones à ne plus travailler qu’en anglais, pendant que la Poste lance "Ma French Bank", que la SNCF en voie de privatisation promeut ses Ouigo (lire we go), qu’EDF invite ses "clients" à "pulser", et que, plus grave encore, la contre-réforme Blanquer du lycée s’ajoute à la loi Fioraso et aux pratiques délétères de la direction de la Recherche pour faire de l’anglais, de la maternelle au Supérieur en passant par le CNRS, non pas une langue enseignée en France, mais une langue d’enseignement concurrençant et évinçant systématiquement le français (et se substituant de fait de toute autre langue étrangère !). Il est clair qu’à terme, si ces pratiques continuent de se généraliser en France et en Europe (au détriment de l’allemand, de l’espagnol, de l’italien, du portugais, du russe, de l’arabe, du turc, du chinois, etc.), il n’y aura bientôt plus qu’une langue de prestige, celle de l’Oncle Sam et de Wall Street, ce qui portera un coup gravissime à la diversité culturelle qui fut toujours un aliment vital des échanges et de la culture. Le mauvais exemple est donné par Macron, qui ne perd jamais une occasion de jargonner en Globish devant les grands patrons et de promouvoir l’anglais comme langue internationale unique, non seulement à l’étranger mais en France même…

Même si les intéressés n’en ont pour la plupart pas conscience parce qu’elle suit la mode, par mimétisme ou par "modernisme branché", cette invasion de la langue française par des mots ou des expressions d’origine anglo-saxonne a contaminé jusqu’aux milieux populaires, voire militants : le tract n’est-il pas trop souvent devenu un flyer ? Il y a peu, des chercheurs en lutte défilaient derrière une banderole portant l’inscription Academic Pride… Il faut dénoncer ces pratiques faussement anodines car elles sont le symptôme de l’allégeance sournoise à l’impérialisme occidental qui génère guerres et inégalités entre les hommes et entre les peuples. Du reste, des phénomènes identiques d’acculturation au détriment des langues nationales se déroulent en Europe orientale ou en Afrique, partout où l’impérialisme occidental est prégnant, économiquement et politiquement. Et nous sommes solidaires de tous ceux qui, en Roumanie, au Sénégal, etc. luttent pour la défense de leur langue et de leur culturel.

En France, derrière cette manœuvre antipopulaire de grande envergure et totalement soustraite au débat démocratique, on trouve le MEDEF : son ex-président, le baron Sellières, clamait ainsi en 2004 que l’anglais doit désormais "devenir la langue (sous-entendu : unique) de l’entreprise et des affaires" ; pratiquant de fait une "préférence nationale" inavouée, le CAC-40 n’embauche déjà plus guère que des "English Mother Tongue" (anglais langue maternelle) comme cadres supérieurs, pendant que l’OTAN a fait de l’anglais, y compris en France, la langue de travail unique des armées. Quant à l’UE, elle ne craint pas, en plein Brexit et alors que l’anglais n’est plus la "langue officielle déposée" d’aucun État-membre, de promouvoir l’idée qu’il faut faire de l’anglais la langue officielle unique des institutions bruxelloises au détriment des autres langues nationales d’Europe.

L’enjeu de cette politique de casse et de classe est énorme : il s’agit de renforcer le "marché unique" cher aux monopoles, de préparer la future "Union transatlantique" sous la houlette de Washington et de faciliter la mise en place des traités néolibéraux transcontinentaux (du type CETA, UE/Mercosur ou TAFTA). En instituant la langue unique, les maîtres du grand capital rêvent de mettre en place un hypermarché continental et mondial de la force de travail qui, tout en humiliant les peuples non anglophones, en affaiblissant décisivement les nations existantes, en dévaluant les travailleurs actuels et futurs qui ne maîtriseraient "que" leur langue nationale (ou une langue étrangère autre que l’anglais), accentuerait brutalement la concurrence acharnée et le moins-disant social et salarial entre les prolétaires d’aujourd’hui et de demain : énormes avantages pour le grand patronat sur tous les terrains, social, politique, culturel...

C’est pourquoi, considérant que la résistance ne se divise pas et qu’elle comporte nécessairement une dimension culturelle et linguistique (comme le comprirent Lénine, Gramsci, Nicolas Guillen, Aragon…), nos organisations communistes appellent, non pas à proscrire l’anglais (qui, comme tel, n’est pas plus responsable que "le français", des prédations de type néocolonial que les impérialismes rivaux ont commises ou commettent encore en leurs noms), mais à combattre vigoureusement la POLITIQUE DU TOUT-anglais : c’est-à-dire la politique oligarchique et antidémocratique tentant à imposer une langue unique continentale, voire mondiale. Nous communistes appelons donc à :

  • exiger des autorités, du patronat, des services publics et des collectivités publiques le respect et le renforcement de la législation visant à protéger le français ;
  • promouvoir un véritable apprentissage des langues étrangères dans leur pluralité dans le cadre de l’Éducation nationale (avec des maîtres qualifiés), y compris des principales langues de l’immigration de travail (ainsi que des langues régionales là où une demande significative existe) ;
  • reprendre et élargir le grand combat du PCF de Barbusse, d’Aragon, d’Éluard ou de Jean Ferrat pour la langue, pour la chanson francophone et pour des "lettres françaises" et francophones dans toute leur diversité (Wallonie, Suisse Romande, Afrique francophone, Québec…) ; non dans un esprit de "purisme" ou de fermeture aux autres cultures, mais pour favoriser un dialogue et une coopération égalitaires entre toutes les nations, toutes les langues et toutes les cultures nationales d’Europe et du monde.

*c’est-à-dire l’anglo-américain managérial…

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Appel publié à l’initiative des organisations ou réseaux suivants (par ordre alphabétique) : Association Nationale des Communistes (A.N.C.), Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe (CISC), Faire vivre et développer le PCF (FVD-PCF), Jeunes pour la Renaissance Communiste en France (JRCF), Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), Rassemblement communiste (RC), et d’autres militants communistes engagés dans la résistance linguistique.

PREMIERS SIGNATAIRES (o.a.) : Francis Arzalier, historien, professeur IUFM retraité, bureau de l’A.N.C., Collectif Polex 95 ; Paul Barbazange, PCF 34, Faire vivre et développer le PCF (FVD-PCF) ; Danielle Bleitrach, (PCF 13, FVD-PCF) ; Saïd Bouamama, Rassemblement Communiste (RC) ; Pascal Brula (PCF 69, FVD-PCF) ; Marie-Christine Burricand (PCF 69, direction nationale, FVD-PCF) ; Michel Decourcelles (RC) ; Gilliatt De Staërck, conducteur de bus (50), responsable national des Jeunes pour la Renaissance communiste en France (JRCF) ; Christian Champiré, maire PCF de Genay (62) ; Jean-François Dejours, professeur de philosophie, militant communiste (62), syndicaliste ; Aurélien Djament, mathématicien au CNRS, syndicaliste CGT, militant communiste, resp. d’association linguistique (59) ; Marianne Dunlop (PCF 62, FVD-PCF) ; Madeleine Dupont, ancien PEGC français/anglais, trésorière nationale du Comité Internationaliste pour la Solidarité internationaliste (CISC), 62 ; Vincent Flament, rédacteur en chef de Solidarité de classe, bulletin du CISC, professeur de français (59) ; Roland Fodé Diagne (RC) ; Rachida El Fekaïr, médiathécaire, membre du secrétariat national du PRCF (81) ; Mireille Gabrelle (RC) ; Georges Gastaud, secrétaire national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), philosophe, fondateur d’une association internationaliste de résistance au tout-anglais (62) ; Dominique Haquette (RC) ; Jean-Pierre Hemmen, président du CISC (80) ; Charles Hoareau, syndicaliste International, président de l’A.N.C., 13 ; Fadi Kassem, secrétaire national adjoint du PRCF, professeur agrégé d’histoire (78) ; Razika Kerchouni, syndicaliste, bureau ANC, 93 ; Annie Lacroix-Riz, historienne, membre du Comité central du PRCF (78) ; Léon Landini, président de l’Amicale Carmagnole-Liberté des FTP-MOI, président du PRCF, Médaille de la Résistance, président d’honneur d’une association de lutte contre le tout-anglais (92) ; Claude Langlet (RC) ; Armand Lecoq (PCF 31, FVD-PCF) ; Pierre Lenormand, géographe, universitaire retraité, C.A. de l'ANC, 41 ; Annette Mateu-Casado, coordinatrice de la direction du PRCF, militante de la culture catalane (66) ; Robert Malcles, historien, professeur retraité, C.A. de l'ANC, 30 ; Anne Manauthon (PCF 06, FVD-PCF) ; Pierre-Alain Millet, PCF 69, FVD-PCF ; Aymeric Monville, secrétaire de la commission internationale du PRCF, éditeur (92) ; Leila Moussavian-Huppe, PCF 67, FVD-PCF ; Moussa Naït (RC) ; Laurent Nardi, élu communiste de Passy (74), militant contre le tout-anglais ; Jean-Michel Padot, élu franchement communiste de Bully-les-Mines, militant contre le tout-anglais (62) ; Damien Parrot, dessinateur industriel, responsable JRCF (33) ; Hervé Poly (PCF 62, direction nationale, FVD-PCF) ; Pierre Pranchère, président de la commission internationale du PRCF, anc. député, anc. Franc-Tireur et Partisan français (19) ; Jean Penichon, journaliste, bureau de l'ANC, 75 ; Anna Persichini, trésorière nationale du PRCF, syndicaliste Métallurgie, 06 ; Gilbert Rémond, PCF 69, FVD-PCF ; William Roger (RC) ; Jany Sanfelieu, professeur de français retraitée, secrétaire à l’organisation du PRCF (89) ; Matthieu Seeburger (RC) ; Guillaume Suing (RC) ; Stéphane Toque, Paris, syndicaliste Énergie, bureau ANC ; Bernard Trannoy (PCF 33, FVD-PCF) ; Yves Vargas, philosophe, communiste sans parti (93) ; Mireille Villemin, bureau de l'ANC, 30

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Avancée linguistique côté communistes

Georges Gastaud, animateur du "Pôle de Résistance communiste en France (PRCF)", membre de notre "Résistance francophone" de plusieurs associations en synergie pour le français et la Francophonie, nous transmet un Appel collectif lancé par divers organes communistes et de gauche populaire. Cet Appel commun est une bonne nouvelle dans le combat pour le français, tant la plus, tant la plus grande partie de cette mouvance avait, ces dernières années, perdu la conscience de l’importance de la langue nationale dans les luttes sociales et politiques. Albert Salon

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UN GRAND ENJEU POPULAIRE

DÉFENDRE LA LANGUE FRANÇAISE CONTRE LE TOUT-GLOBISH* !

"À chaque fois qu’affleure, d’une manière ou d’une autre, la question de la langue, cela signifie qu’une série d’autres problèmes est en train de s’imposer : la formation et l’élargissement de la classe dirigeante, la nécessité d’établir des rapports plus intimes entre groupes dirigeants et la masse nationale-populaire, c’est-à-dire de réorganiser l’hégémonie culturelle". Antonio Gramsci, Cahiers de prison

"Il ne restait de ce pays que son langage. Un beau langage qui servait à tout. Vous savez, comme on a chez soi une chose précieuse qui est là depuis si longtemps qu’on en use à n’importe quoi, à empêcher la fenêtre de se fermer, et le petit la prend comme une règle pour dessiner, et c’est un presse-papier si commode ! Qui donc se souciait que ce fût un pays, ce pays, et il est indiscutable que c’est un grand progrès que de perdre ce sens de la jalousie, cette haine du voisin, cet orgueil de son toit, un grand progrès sur les ténèbres, un grand progrès sur le néant". Louis Aragon, poète et Résistant

Accompagnant la casse néolibérale et euro-atlantique du cadre national, des services publics et des conquis sociaux, une politique destructive de substitution systématique du "globish" à la langue française (pourtant "langue de la République" au titre de la Constitution…) affecte tous les aspects de la vie sociale en France. Entre mille exemples : Carrefour-Market lance une campagne intitulée Act for food ! ; Renault, Airbus et PSA basculent toute leur documentation technique à l’anglais ; des centaines de grandes entreprises, voire de "start-up", obligent illégalement leurs salariés francophones à ne plus travailler qu’en anglais, pendant que la Poste lance "Ma French Bank", que la SNCF en voie de privatisation promeut ses Ouigo (lire we go), qu’EDF invite ses "clients" à "pulser", et que, plus grave encore, la contre-réforme Blanquer du lycée s’ajoute à la loi Fioraso et aux pratiques délétères de la direction de la Recherche pour faire de l’anglais, de la maternelle au Supérieur en passant par le CNRS, non pas une langue enseignée en France, mais une langue d’enseignement concurrençant et évinçant systématiquement le français (et se substituant de fait de toute autre langue étrangère !). Il est clair qu’à terme, si ces pratiques continuent de se généraliser en France et en Europe (au détriment de l’allemand, de l’espagnol, de l’italien, du portugais, du russe, de l’arabe, du turc, du chinois, etc.), il n’y aura bientôt plus qu’une langue de prestige, celle de l’Oncle Sam et de Wall Street, ce qui portera un coup gravissime à la diversité culturelle qui fut toujours un aliment vital des échanges et de la culture. Le mauvais exemple est donné par Macron, qui ne perd jamais une occasion de jargonner en Globish devant les grands patrons et de promouvoir l’anglais comme langue internationale unique, non seulement à l’étranger mais en France même…

Même si les intéressés n’en ont pour la plupart pas conscience parce qu’elle suit la mode, par mimétisme ou par "modernisme branché", cette invasion de la langue française par des mots ou des expressions d’origine anglo-saxonne a contaminé jusqu’aux milieux populaires, voire militants : le tract n’est-il pas trop souvent devenu un flyer ? Il y a peu, des chercheurs en lutte défilaient derrière une banderole portant l’inscription Academic Pride… Il faut dénoncer ces pratiques faussement anodines car elles sont le symptôme de l’allégeance sournoise à l’impérialisme occidental qui génère guerres et inégalités entre les hommes et entre les peuples. Du reste, des phénomènes identiques d’acculturation au détriment des langues nationales se déroulent en Europe orientale ou en Afrique, partout où l’impérialisme occidental est prégnant, économiquement et politiquement. Et nous sommes solidaires de tous ceux qui, en Roumanie, au Sénégal, etc. luttent pour la défense de leur langue et de leur culturel.

En France, derrière cette manœuvre antipopulaire de grande envergure et totalement soustraite au débat démocratique, on trouve le MEDEF : son ex-président, le baron Sellières, clamait ainsi en 2004 que l’anglais doit désormais "devenir la langue (sous-entendu : unique) de l’entreprise et des affaires" ; pratiquant de fait une "préférence nationale" inavouée, le CAC-40 n’embauche déjà plus guère que des "English Mother Tongue" (anglais langue maternelle) comme cadres supérieurs, pendant que l’OTAN a fait de l’anglais, y compris en France, la langue de travail unique des armées. Quant à l’UE, elle ne craint pas, en plein Brexit et alors que l’anglais n’est plus la "langue officielle déposée" d’aucun État-membre, de promouvoir l’idée qu’il faut faire de l’anglais la langue officielle unique des institutions bruxelloises au détriment des autres langues nationales d’Europe.

L’enjeu de cette politique de casse et de classe est énorme : il s’agit de renforcer le "marché unique" cher aux monopoles, de préparer la future "Union transatlantique" sous la houlette de Washington et de faciliter la mise en place des traités néolibéraux transcontinentaux (du type CETA, UE/Mercosur ou TAFTA). En instituant la langue unique, les maîtres du grand capital rêvent de mettre en place un hypermarché continental et mondial de la force de travail qui, tout en humiliant les peuples non anglophones, en affaiblissant décisivement les nations existantes, en dévaluant les travailleurs actuels et futurs qui ne maîtriseraient "que" leur langue nationale (ou une langue étrangère autre que l’anglais), accentuerait brutalement la concurrence acharnée et le moins-disant social et salarial entre les prolétaires d’aujourd’hui et de demain : énormes avantages pour le grand patronat sur tous les terrains, social, politique, culturel...

C’est pourquoi, considérant que la résistance ne se divise pas et qu’elle comporte nécessairement une dimension culturelle et linguistique (comme le comprirent Lénine, Gramsci, Nicolas Guillen, Aragon…), nos organisations communistes appellent, non pas à proscrire l’anglais (qui, comme tel, n’est pas plus responsable que "le français", des prédations de type néocolonial que les impérialismes rivaux ont commises ou commettent encore en leurs noms), mais à combattre vigoureusement la POLITIQUE DU TOUT-anglais : c’est-à-dire la politique oligarchique et antidémocratique tentant à imposer une langue unique continentale, voire mondiale. Nous communistes appelons donc à :

  • exiger des autorités, du patronat, des services publics et des collectivités publiques le respect et le renforcement de la législation visant à protéger le français ;
  • promouvoir un véritable apprentissage des langues étrangères dans leur pluralité dans le cadre de l’Éducation nationale (avec des maîtres qualifiés), y compris des principales langues de l’immigration de travail (ainsi que des langues régionales là où une demande significative existe) ;
  • reprendre et élargir le grand combat du PCF de Barbusse, d’Aragon, d’Éluard ou de Jean Ferrat pour la langue, pour la chanson francophone et pour des "lettres françaises" et francophones dans toute leur diversité (Wallonie, Suisse Romande, Afrique francophone, Québec…) ; non dans un esprit de "purisme" ou de fermeture aux autres cultures, mais pour favoriser un dialogue et une coopération égalitaires entre toutes les nations, toutes les langues et toutes les cultures nationales d’Europe et du monde.

*c’est-à-dire l’anglo-américain managérial…

****************************************************************************************************

Appel publié à l’initiative des organisations ou réseaux suivants (par ordre alphabétique) : Association Nationale des Communistes (A.N.C.), Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe (CISC), Faire vivre et développer le PCF (FVD-PCF), Jeunes pour la Renaissance Communiste en France (JRCF), Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), Rassemblement communiste (RC), et d’autres militants communistes engagés dans la résistance linguistique.

PREMIERS SIGNATAIRES (o.a.) : Francis Arzalier, historien, professeur IUFM retraité, bureau de l’A.N.C., Collectif Polex 95 ; Paul Barbazange, PCF 34, Faire vivre et développer le PCF (FVD-PCF) ; Danielle Bleitrach, (PCF 13, FVD-PCF) ; Saïd Bouamama, Rassemblement Communiste (RC) ; Pascal Brula (PCF 69, FVD-PCF) ; Marie-Christine Burricand (PCF 69, direction nationale, FVD-PCF) ; Michel Decourcelles (RC) ; Gilliatt De Staërck, conducteur de bus (50), responsable national des Jeunes pour la Renaissance communiste en France (JRCF) ; Christian Champiré, maire PCF de Genay (62) ; Jean-François Dejours, professeur de philosophie, militant communiste (62), syndicaliste ; Aurélien Djament, mathématicien au CNRS, syndicaliste CGT, militant communiste, resp. d’association linguistique (59) ; Marianne Dunlop (PCF 62, FVD-PCF) ; Madeleine Dupont, ancien PEGC français/anglais, trésorière nationale du Comité Internationaliste pour la Solidarité internationaliste (CISC), 62 ; Vincent Flament, rédacteur en chef de Solidarité de classe, bulletin du CISC, professeur de français (59) ; Roland Fodé Diagne (RC) ; Rachida El Fekaïr, médiathécaire, membre du secrétariat national du PRCF (81) ; Mireille Gabrelle (RC) ; Georges Gastaud, secrétaire national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), philosophe, fondateur d’une association internationaliste de résistance au tout-anglais (62) ; Dominique Haquette (RC) ; Jean-Pierre Hemmen, président du CISC (80) ; Charles Hoareau, syndicaliste International, président de l’A.N.C., 13 ; Fadi Kassem, secrétaire national adjoint du PRCF, professeur agrégé d’histoire (78) ; Razika Kerchouni, syndicaliste, bureau ANC, 93 ; Annie Lacroix-Riz, historienne, membre du Comité central du PRCF (78) ; Léon Landini, président de l’Amicale Carmagnole-Liberté des FTP-MOI, président du PRCF, Médaille de la Résistance, président d’honneur d’une association de lutte contre le tout-anglais (92) ; Claude Langlet (RC) ; Armand Lecoq (PCF 31, FVD-PCF) ; Pierre Lenormand, géographe, universitaire retraité, C.A. de l'ANC, 41 ; Annette Mateu-Casado, coordinatrice de la direction du PRCF, militante de la culture catalane (66) ; Robert Malcles, historien, professeur retraité, C.A. de l'ANC, 30 ; Anne Manauthon (PCF 06, FVD-PCF) ; Pierre-Alain Millet, PCF 69, FVD-PCF ; Aymeric Monville, secrétaire de la commission internationale du PRCF, éditeur (92) ; Leila Moussavian-Huppe, PCF 67, FVD-PCF ; Moussa Naït (RC) ; Laurent Nardi, élu communiste de Passy (74), militant contre le tout-anglais ; Jean-Michel Padot, élu franchement communiste de Bully-les-Mines, militant contre le tout-anglais (62) ; Damien Parrot, dessinateur industriel, responsable JRCF (33) ; Hervé Poly (PCF 62, direction nationale, FVD-PCF) ; Pierre Pranchère, président de la commission internationale du PRCF, anc. député, anc. Franc-Tireur et Partisan français (19) ; Jean Penichon, journaliste, bureau de l'ANC, 75 ; Anna Persichini, trésorière nationale du PRCF, syndicaliste Métallurgie, 06 ; Gilbert Rémond, PCF 69, FVD-PCF ; William Roger (RC) ; Jany Sanfelieu, professeur de français retraitée, secrétaire à l’organisation du PRCF (89) ; Matthieu Seeburger (RC) ; Guillaume Suing (RC) ; Stéphane Toque, Paris, syndicaliste Énergie, bureau ANC ; Bernard Trannoy (PCF 33, FVD-PCF) ; Yves Vargas, philosophe, communiste sans parti (93) ; Mireille Villemin, bureau de l'ANC, 30

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Editoriaux/cocarde.gifLettre ouverte au Président de la République - le 25/10/2019 - 12:51 par MAR

Lettre ouverte au Président de la République

du Collectif Résistance Francophone sur le post-Brexit et l'anglicisation des service publics
 

Paris, le 22 octobre 2019

À Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République
Palais de l’Élysée, 55 rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris

Monsieur le Président,

Résistance francophone est un collectif d’associations en synergie en France et dans d’autres pays ayant le français en partage.

Depuis votre candidature de 2017, nous vous avons saisi plusieurs fois de nos préoccupations au sujet de votre politique du français et de la Francophonie.
Vos engagements de candidat, écrits, sérieux, concrets, ont été accueillis en 2017 avec un vif intérêt. De même lorsque que vous fîtes écho à nos propositions, le 20 mars 2018, dans la présentation de votre politique pour le français, ainsi qu’à notre projet associatif (2001) d’"Institut de la Francophonie et de la diversité culturelle" au château de Villers-Cotterêts.
 

Nous nous réjouissons de la mise en place effective des moyens humains, financiers, administratifs, nécessaires au projet Villers-Cotterêts, dont les travaux commencent, en vue d’une inauguration en 2022.
 

Certes, en même temps, des signaux contraires inquiétants ont été émis par vous-même et votre gouvernement. Ils ont, du reste, été publiquement critiqués de divers côtés, y compris par nos associations.
 

Mais nous avons voulu croire que ces concessions à la "modernité" ne l’emporteraient pas sur votre rôle et votre volonté de Président de promouvoir les intérêts fondamentaux de la France et de sa civilisation, au cœur desquels figurent la langue française et la Francophonie.
 

Ainsi nourrissons-nous l’espoir que vous ferez, à terme rapproché, prévaloir ces intérêts face à deux évolutions fort dangereuses pour le français :
La première de ces évolutions découle du vote Brexit du 23/6/2016. La CEE avait fixé en 1958, en son règlement n°1, les langues officielles et de travail. Devenue Union, elle l’a, par votes à l’unanimité, adapté aux vagues d’adhésions. Le Royaume-Uni déclara l’anglais pour l’usage officiel de l’UE. La République d’Irlande fut le seul autre nouvel adhérent à déclarer l’anglais, mais en ajoutant le gaélique : unique exemple de membre à deux langues officielles "UE".
 

Le Brexit fragilise donc - surtout politiquement - le statut actuel de l’anglais.
Or, un mouvement s’est développé, dans diverses capitales et des institutions de l’UE, en faveur non de l’abandon ou de la réduction de la place de l’anglais, mais tout au contraire de son maintien. Voire de sa promotion comme "langue commune", officielle de fait, appelée à le devenir seule en droit. Cela en invoquant la situation actuelle conquise grâce à l’opiniâtreté des nouveaux entrants, et au laxisme persistant des autres, français en premier lieu. En osant aussi plaider que l’anglo-américain, n’étant plus langue officielle d’un membre important, devient "neutre", une sorte de commode "esperanto" …
 

Il pourrait donc y avoir un vote du Conseil de l’UE pour adapter le statut des langues à la situation créée par le Brexit. Un vote selon la règle intangible de l’unanimité, qui entraîne le rejet du texte proposé si un seul pays y met son veto.
Monsieur le Président, c’est d’abord de la France que les Français – et des Européens et Francophones de partout – attendent un veto. Une opposition déterminée au mouvement pour la "langue commune". Le Brexit aidant, on ne peut plus exiger des administrations nationales qu’elles travaillent sur des documents reçus uniquement en anglais, et répondent dans cette seule langue.
 

Il y va du destin de l’Europe elle-même, qui est diversité de hautes cultures, et non une vaste Prairie, un simple espace à uniformiser, notamment par l’anglais, pour mieux le dominer. Enjeu économique, mais surtout civilisationnel.
Monsieur le Président, la position que vous prendrez au nom de la France aura des effets et un retentissement considérables. Vous pouvez vous placer dans le sillage du Général refusant l’AMGOT en 1944, puis sortant de l’OTAN militaire en 1965 ; du peuple français repoussant la "Constitution Giscard" en 2005 ; et du Président Chirac, à qui vous venez de rendre un bel hommage, notamment pour son refus d’engager la France dans la guerre de M. Bush en Irak.
Monsieur le Président, à votre tour, vous avez entre vos mains le destin de la France. Pour la langue et les cultures en Francophonie, pour celles d’Europe, pour la civilisation, vous seul pouvez dire "non" aux menées impériales.
 

La deuxième évolution très inquiétante est celle du passage de services publics français à l’anglo-américain toléré, voire officiellement encouragé. Il s’agit en particulier de l’enseignement supérieur, à la faveur de la loi Fioraso de 2013. Faite pour faciliter l’enseignement en anglais, cette loi interdit pourtant aux établissements d’offrir des formations diplômantes exclusivement en anglais.
 

Or, cette disposition reste ignorée par le ministère de l'Enseignement supérieur qui est allé jusqu’à accréditer ces formations malgré leur illégalité flagrante, pas davantage sanctionnée par les tribunaux administratifs, malgré tous les recours de nos associations auprès d’eux. En 2019, selon CAMPUS FRANCE, 1213 formations ne respecteraient pas la loi Fioraso et l’article 2 de la Constitution…
 

Il s’agit aussi de l’audiovisuel public, où le CSA n’a pas rempli sa mission.
Également de ministères et d’organismes publics divers. En voici un exemple révélateur, absurde, dans le domaine du ministre des Transports :
Après le "pass navigo" de la RATP devenu bizarrement "navigo easy" en passant à la région d’Île de France, voici que la SNCF affuble du nom de "Greenspeed" la société regroupant Eurostar et Thalys ! Alors qu’elle pouvait choisir le simple "Eurothalys", ou "Eurapid(e)", "Euréclair" ?
 

Cette évolution n’est pas seulement d’un ridicule avéré, elle est destructrice. Elle contribue à détruire la confiance des Français en leur État, en un gouvernement qui, à leurs yeux, accepte, encourage la soumission du pays. Elle peut provoquer les réactions populaires du type "Gilets jaunes", et nourrir les extrêmes.
 


Monsieur le Président, vous venez d’appeler à l’action dans un autre domaine très sensible. Par ce même élan, nous vous en prions : appelez à arrêter l’arrachage public du français, d’abord les deux grandes évolutions citées qui constituent une dangereuse "substitution de langue, de culture, de civilisation".
 

Veuillez, Monsieur le Président, recevoir l’expression de notre espoir tenace en votre volonté et votre pouvoir d’agir, et de notre très haute considération.
 

Collectif Résistance Francophone

___________________________________________________________________________________

Liste des 25 associations signataires et de leurs représentants élus :

  • Alliance Wallonie France (AWF) Belgique, président : Paul Durieux ;
  • Association des Écrivains combattants (AEC), secrétaire général : Alfred Gilder ;
  • Association Francophonie Avenir (AFRAV), président : Régis Ravat ;
  • Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF asbl)
  • De Haan, Belgique, directeur : Edgar Fonck ;
  • Athena, Association pour la Défense et la Promotion des Langues officielles de la Communauté Européenne, (siège Luxembourg) : présidente Anna Maria Campogrande ;
  • Avenir de la langue française (ALF), président : Albert Salon ;
  • Carrefour des Acteurs sociaux (CAS-pôle Francophonie), vice-présidente : Catherine Distinguin ;
  • Centre d’Études et de Recherches sur le Monde francophone (CERMF), président : Ilyès Zouari ;
  • Cercle littéraire des Écrivains Cheminots (CLEC), secrétaire général : Maurice Le Lous ;
  • Collectif Langue française (CLF), (Lausanne,Suisse romande), président : Philippe Carron,
  • Collectif "Non au tout-à-l’anglais ! Non à l’anglais partout !", présidente-fondatrice : Valérie Faisien ;
  • Comitato Allarme Lingua (Rome, Italie), président : Renato Corsetti ;
  • C.O.U.R.R.I.E.L., président : Georges Gastaud ;
  • Défense de la Langue française (DLF), secrétaire général : Marceau Déchamps ;
  • Défense de la Langue française (DLF-Pays de Savoie), président : Philippe Reynaud ;
  • Droit de Comprendre (DdC), président : Marc Favre d’Échallens ;
  • Forum francophone international (FFI-France), président : Albert Salon ;
  • Forum francophone international (FFI-Québec), président : François Gauthier ;
  • Forum pour la France (FPF), secrétaire général : Henri Fouquereau ;
  • France-Univers, président : Michel Mourlet ;
  • Francophonie Force Oblige (FFO), président : Alain Ripaux ;
  • Impératif français, (IF, Québec), président : Jean-Paul Perreault ;
  • Institut Culture, Économie, Géopolitique (ICEG), président : Yves Montenay ;
  • Observatoire des Libertés (OdL), président : Louis Maisonneuve ;
  • République exemplaire, président : Michel Le Net.

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Lettre ouverte au Président de la République

du Collectif Résistance Francophone sur le post-Brexit et l'anglicisation des service publics
 

Paris, le 22 octobre 2019

À Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République
Palais de l’Élysée, 55 rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris

Monsieur le Président,

Résistance francophone est un collectif d’associations en synergie en France et dans d’autres pays ayant le français en partage.

Depuis votre candidature de 2017, nous vous avons saisi plusieurs fois de nos préoccupations au sujet de votre politique du français et de la Francophonie.
Vos engagements de candidat, écrits, sérieux, concrets, ont été accueillis en 2017 avec un vif intérêt. De même lorsque que vous fîtes écho à nos propositions, le 20 mars 2018, dans la présentation de votre politique pour le français, ainsi qu’à notre projet associatif (2001) d’"Institut de la Francophonie et de la diversité culturelle" au château de Villers-Cotterêts.
 

Nous nous réjouissons de la mise en place effective des moyens humains, financiers, administratifs, nécessaires au projet Villers-Cotterêts, dont les travaux commencent, en vue d’une inauguration en 2022.
 

Certes, en même temps, des signaux contraires inquiétants ont été émis par vous-même et votre gouvernement. Ils ont, du reste, été publiquement critiqués de divers côtés, y compris par nos associations.
 

Mais nous avons voulu croire que ces concessions à la "modernité" ne l’emporteraient pas sur votre rôle et votre volonté de Président de promouvoir les intérêts fondamentaux de la France et de sa civilisation, au cœur desquels figurent la langue française et la Francophonie.
 

Ainsi nourrissons-nous l’espoir que vous ferez, à terme rapproché, prévaloir ces intérêts face à deux évolutions fort dangereuses pour le français :
La première de ces évolutions découle du vote Brexit du 23/6/2016. La CEE avait fixé en 1958, en son règlement n°1, les langues officielles et de travail. Devenue Union, elle l’a, par votes à l’unanimité, adapté aux vagues d’adhésions. Le Royaume-Uni déclara l’anglais pour l’usage officiel de l’UE. La République d’Irlande fut le seul autre nouvel adhérent à déclarer l’anglais, mais en ajoutant le gaélique : unique exemple de membre à deux langues officielles "UE".
 

Le Brexit fragilise donc - surtout politiquement - le statut actuel de l’anglais.
Or, un mouvement s’est développé, dans diverses capitales et des institutions de l’UE, en faveur non de l’abandon ou de la réduction de la place de l’anglais, mais tout au contraire de son maintien. Voire de sa promotion comme "langue commune", officielle de fait, appelée à le devenir seule en droit. Cela en invoquant la situation actuelle conquise grâce à l’opiniâtreté des nouveaux entrants, et au laxisme persistant des autres, français en premier lieu. En osant aussi plaider que l’anglo-américain, n’étant plus langue officielle d’un membre important, devient "neutre", une sorte de commode "esperanto" …
 

Il pourrait donc y avoir un vote du Conseil de l’UE pour adapter le statut des langues à la situation créée par le Brexit. Un vote selon la règle intangible de l’unanimité, qui entraîne le rejet du texte proposé si un seul pays y met son veto.
Monsieur le Président, c’est d’abord de la France que les Français – et des Européens et Francophones de partout – attendent un veto. Une opposition déterminée au mouvement pour la "langue commune". Le Brexit aidant, on ne peut plus exiger des administrations nationales qu’elles travaillent sur des documents reçus uniquement en anglais, et répondent dans cette seule langue.
 

Il y va du destin de l’Europe elle-même, qui est diversité de hautes cultures, et non une vaste Prairie, un simple espace à uniformiser, notamment par l’anglais, pour mieux le dominer. Enjeu économique, mais surtout civilisationnel.
Monsieur le Président, la position que vous prendrez au nom de la France aura des effets et un retentissement considérables. Vous pouvez vous placer dans le sillage du Général refusant l’AMGOT en 1944, puis sortant de l’OTAN militaire en 1965 ; du peuple français repoussant la "Constitution Giscard" en 2005 ; et du Président Chirac, à qui vous venez de rendre un bel hommage, notamment pour son refus d’engager la France dans la guerre de M. Bush en Irak.
Monsieur le Président, à votre tour, vous avez entre vos mains le destin de la France. Pour la langue et les cultures en Francophonie, pour celles d’Europe, pour la civilisation, vous seul pouvez dire "non" aux menées impériales.
 

La deuxième évolution très inquiétante est celle du passage de services publics français à l’anglo-américain toléré, voire officiellement encouragé. Il s’agit en particulier de l’enseignement supérieur, à la faveur de la loi Fioraso de 2013. Faite pour faciliter l’enseignement en anglais, cette loi interdit pourtant aux établissements d’offrir des formations diplômantes exclusivement en anglais.
 

Or, cette disposition reste ignorée par le ministère de l'Enseignement supérieur qui est allé jusqu’à accréditer ces formations malgré leur illégalité flagrante, pas davantage sanctionnée par les tribunaux administratifs, malgré tous les recours de nos associations auprès d’eux. En 2019, selon CAMPUS FRANCE, 1213 formations ne respecteraient pas la loi Fioraso et l’article 2 de la Constitution…
 

Il s’agit aussi de l’audiovisuel public, où le CSA n’a pas rempli sa mission.
Également de ministères et d’organismes publics divers. En voici un exemple révélateur, absurde, dans le domaine du ministre des Transports :
Après le "pass navigo" de la RATP devenu bizarrement "navigo easy" en passant à la région d’Île de France, voici que la SNCF affuble du nom de "Greenspeed" la société regroupant Eurostar et Thalys ! Alors qu’elle pouvait choisir le simple "Eurothalys", ou "Eurapid(e)", "Euréclair" ?
 

Cette évolution n’est pas seulement d’un ridicule avéré, elle est destructrice. Elle contribue à détruire la confiance des Français en leur État, en un gouvernement qui, à leurs yeux, accepte, encourage la soumission du pays. Elle peut provoquer les réactions populaires du type "Gilets jaunes", et nourrir les extrêmes.
 


Monsieur le Président, vous venez d’appeler à l’action dans un autre domaine très sensible. Par ce même élan, nous vous en prions : appelez à arrêter l’arrachage public du français, d’abord les deux grandes évolutions citées qui constituent une dangereuse "substitution de langue, de culture, de civilisation".
 

Veuillez, Monsieur le Président, recevoir l’expression de notre espoir tenace en votre volonté et votre pouvoir d’agir, et de notre très haute considération.
 

Collectif Résistance Francophone

___________________________________________________________________________________

Liste des 25 associations signataires et de leurs représentants élus :

  • Alliance Wallonie France (AWF) Belgique, président : Paul Durieux ;
  • Association des Écrivains combattants (AEC), secrétaire général : Alfred Gilder ;
  • Association Francophonie Avenir (AFRAV), président : Régis Ravat ;
  • Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF asbl)
  • De Haan, Belgique, directeur : Edgar Fonck ;
  • Athena, Association pour la Défense et la Promotion des Langues officielles de la Communauté Européenne, (siège Luxembourg) : présidente Anna Maria Campogrande ;
  • Avenir de la langue française (ALF), président : Albert Salon ;
  • Carrefour des Acteurs sociaux (CAS-pôle Francophonie), vice-présidente : Catherine Distinguin ;
  • Centre d’Études et de Recherches sur le Monde francophone (CERMF), président : Ilyès Zouari ;
  • Cercle littéraire des Écrivains Cheminots (CLEC), secrétaire général : Maurice Le Lous ;
  • Collectif Langue française (CLF), (Lausanne,Suisse romande), président : Philippe Carron,
  • Collectif "Non au tout-à-l’anglais ! Non à l’anglais partout !", présidente-fondatrice : Valérie Faisien ;
  • Comitato Allarme Lingua (Rome, Italie), président : Renato Corsetti ;
  • C.O.U.R.R.I.E.L., président : Georges Gastaud ;
  • Défense de la Langue française (DLF), secrétaire général : Marceau Déchamps ;
  • Défense de la Langue française (DLF-Pays de Savoie), président : Philippe Reynaud ;
  • Droit de Comprendre (DdC), président : Marc Favre d’Échallens ;
  • Forum francophone international (FFI-France), président : Albert Salon ;
  • Forum francophone international (FFI-Québec), président : François Gauthier ;
  • Forum pour la France (FPF), secrétaire général : Henri Fouquereau ;
  • France-Univers, président : Michel Mourlet ;
  • Francophonie Force Oblige (FFO), président : Alain Ripaux ;
  • Impératif français, (IF, Québec), président : Jean-Paul Perreault ;
  • Institut Culture, Économie, Géopolitique (ICEG), président : Yves Montenay ;
  • Observatoire des Libertés (OdL), président : Louis Maisonneuve ;
  • République exemplaire, président : Michel Le Net.

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Barbara Cassin : 9e femme à l'Académie française

"Nous voulons contribuer à fabriquer une Europe résistante, qui refuse de s'en tenir à cette non-langue de pure communication qu'est le global English, dont les principales œuvres sont les dossiers de demandes de subvention, ces soumissions que classeront des experts à haut niveau", a affirmé la philosophe et nouvelle académicienne dans le discours d'éloge à son prédécesseur, le musicologue et musicien Philippe Beaussant.
Académie française Réception de Mme Barbara Cassin (17/10) (lien)
Le Monde Le discours de Barbara Cassin à l’Académie française : "Ni globish, ni nationalisme" (17/10) (lien)
L'Express La philosophe Barbara Cassin devient la neuvième femme à intégrer l'Académie française (17/10) (lien)
L'Union Les anglicismes, cheval de bataille de la nouvelle immortelle (17/10) (lien)

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Académie française Réception de Mme Barbara Cassin (17/10) (lien)
Le Monde Le discours de Barbara Cassin à l’Académie française : "Ni globish, ni nationalisme" (17/10) (lien)
L'Express La philosophe Barbara Cassin devient la neuvième femme à intégrer l'Académie française (17/10) (lien)
L'Union Les anglicismes, cheval de bataille de la nouvelle immortelle (17/10) (lien)

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nouvelles2019/yves_bouchereau.jpgPromotion ou paillasson ? - le 21/10/2019 - 18:16 par Yves_Bouchereau

La langue française en France et en Europe francophone

Promotion ou paillasson ?

La France "globishisée" par nos "soi-disant élites" est en pleine expansion !

Où sont nos députés, sénateurs, ministres, gens d’affaires, industriels, professeurs, intellectuels, journalistes qui oseraient se battre contre l’anglicisation / américanisation à tout-va de la France et de l’Europe ?

Aveugles, sourds, paralysés, indifférents, muets, truffés de complexes d’infériorité vis-à-vis de ces fameux "anglo-saxons"…on ne sait, mais on ne les voit ni ne les entend.

Les FACSA (Français Auto-Colonisés Sous-américains Anglomaniaques) continuent leur travail de sape de notre langue française, ne déviant pas d’un iota de leur objectif : remplacer la langue française par l’anglais pour tout ce qui est "important" en attendant le reste qui, indubitablement, suivra.

L’exemple vient du sommet de l’État et des ministres, muets sur le sujet. Il faut dire que, dans certains cas, ils feraient mieux de l’être : quand, par exemple, Monsieur Frank Riester, ministre de la culture (!) nous déclare, sans rire, que "la loi Toubon est globalement respectée" ! Humour ou ignorance ?

La supériorité supposée de l’anglais est bien ancrée chez nombre de Français, quel que soit le domaine, de la "Fashion week" dans la capitale mondiale de la mode (Paris) à l’économie africaine qui, paraît-il, se porte mieux, de manière automatique, dans les pays africains anglophones grâce à la langue impériale.

La réalité est tout autre : il suffit de consulter les statistiques fournies par les Nations-Unies pour s’en rendre compte. La croissance des pays francophones d’Afrique est quasiment le double de celle des pays anglophones1. Un handicap, le français ? Oui, pour nos FACSA, quel que soit leur milieu.

A quand un gouvernement en France qui se tienne debout ? Les paillassons, on les piétine ! Beaucoup plus difficile pour ceux qui se tiennent debout !

Yves Bouchereau

------------------------------------

Yves Bouchereau, auteur de "Speak globish, ouvrage à l’usage des FACSA" (Éditions Sydney Laurent), est un Français établi au Québec depuis quelques décennies. Ayant obtenu une maîtrise en linguistique en Californie, il à enseigné le français à Atlanta pendant 3 ans (Université Emory, Alliance française et Westminster High school) et, a ouvert des écoles, privées de langues au Canada, aux États-Unis, en France, en Belgique et en Angleterre. Auteur d'une douzaine d'ouvrages pour l'enseignement du français aux enfants anglophones. Yves Bouchereau partage maintenant son temps entre la France et le Québec.


1  sur le sujet, lire l’excellent article d'Ilyès Zouari "La population du monde francophone dépasse les 500 millions d’habitants"

Lire la suite Lire la suite

La langue française en France et en Europe francophone

Promotion ou paillasson ?

La France "globishisée" par nos "soi-disant élites" est en pleine expansion !

Où sont nos députés, sénateurs, ministres, gens d’affaires, industriels, professeurs, intellectuels, journalistes qui oseraient se battre contre l’anglicisation / américanisation à tout-va de la France et de l’Europe ?

Aveugles, sourds, paralysés, indifférents, muets, truffés de complexes d’infériorité vis-à-vis de ces fameux "anglo-saxons"…on ne sait, mais on ne les voit ni ne les entend.

Les FACSA (Français Auto-Colonisés Sous-américains Anglomaniaques) continuent leur travail de sape de notre langue française, ne déviant pas d’un iota de leur objectif : remplacer la langue française par l’anglais pour tout ce qui est "important" en attendant le reste qui, indubitablement, suivra.

L’exemple vient du sommet de l’État et des ministres, muets sur le sujet. Il faut dire que, dans certains cas, ils feraient mieux de l’être : quand, par exemple, Monsieur Frank Riester, ministre de la culture (!) nous déclare, sans rire, que "la loi Toubon est globalement respectée" ! Humour ou ignorance ?

La supériorité supposée de l’anglais est bien ancrée chez nombre de Français, quel que soit le domaine, de la "Fashion week" dans la capitale mondiale de la mode (Paris) à l’économie africaine qui, paraît-il, se porte mieux, de manière automatique, dans les pays africains anglophones grâce à la langue impériale.

La réalité est tout autre : il suffit de consulter les statistiques fournies par les Nations-Unies pour s’en rendre compte. La croissance des pays francophones d’Afrique est quasiment le double de celle des pays anglophones1. Un handicap, le français ? Oui, pour nos FACSA, quel que soit leur milieu.

A quand un gouvernement en France qui se tienne debout ? Les paillassons, on les piétine ! Beaucoup plus difficile pour ceux qui se tiennent debout !

Yves Bouchereau

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Yves Bouchereau, auteur de "Speak globish, ouvrage à l’usage des FACSA" (Éditions Sydney Laurent), est un Français établi au Québec depuis quelques décennies. Ayant obtenu une maîtrise en linguistique en Californie, il à enseigné le français à Atlanta pendant 3 ans (Université Emory, Alliance française et Westminster High school) et, a ouvert des écoles, privées de langues au Canada, aux États-Unis, en France, en Belgique et en Angleterre. Auteur d'une douzaine d'ouvrages pour l'enseignement du français aux enfants anglophones. Yves Bouchereau partage maintenant son temps entre la France et le Québec.


1  sur le sujet, lire l’excellent article d'Ilyès Zouari "La population du monde francophone dépasse les 500 millions d’habitants"

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Langue française : Nouvelles d'octobre 2019 (3)

France Inter Régionale, française, anglaise la guerre des langues aura t-elle lieu ?
   Intéressante émission à écouter  en suivant le lien (15/10)  (lien)
Le Figaro 5 expressions très françaises à employer absolument (13/10)  (lien)
L'Humanité Table ronde - La langue française est-elle en perte de vitesse ? (11/10) (lien)
Le Figaro 10 mots d’arabe que vous employez sans le savoir (11/10)  (lien)

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Langue française : Nouvelles d'octobre 2019 (3)

France Inter Régionale, française, anglaise la guerre des langues aura t-elle lieu ?
   Intéressante émission à écouter  en suivant le lien (15/10)  (lien)
Le Figaro 5 expressions très françaises à employer absolument (13/10)  (lien)
L'Humanité Table ronde - La langue française est-elle en perte de vitesse ? (11/10) (lien)
Le Figaro 10 mots d’arabe que vous employez sans le savoir (11/10)  (lien)

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Langue française : Nouvelles d'octobre 2019 (2)

Libération Jean Quatremer Union européenne: vent de révolte contre le tout anglais (3/10) (lien)
Journal de Québec Denise Bombardier explique l’importance de bien parler français (7/10) (lien)
Le Figaro 5 mots disparus que nous ferions bien d’employer (à la place des anglicismes) (lien)
Le Point Où enseigne-t-on le plus le français en Europe  ? (lien)
Courrier International Au Portugal, “la langue française est de retour !” (lien)

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Langue française : Nouvelles d'octobre 2019 (2)

Libération Jean Quatremer Union européenne: vent de révolte contre le tout anglais (3/10) (lien)
Journal de Québec Denise Bombardier explique l’importance de bien parler français (7/10) (lien)
Le Figaro 5 mots disparus que nous ferions bien d’employer (à la place des anglicismes) (lien)
Le Point Où enseigne-t-on le plus le français en Europe  ? (lien)
Courrier International Au Portugal, “la langue française est de retour !” (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'octobre 2019 - le 04/10/2019 - 20:06 par MAR

Langue française : Nouvelles d'octobre 2019

A.Fr.Av L’ultime insulte de l’UE à Jacques Chirac ! (3/10) (lien)
La porte-parole de la Commission européenne, la Bulgare Mina Andreeva, présente EN ANGLAIS les condoléances de son institution et de son président, Jean-Claude Juncker !
Le Devoir Le bilinguisme, une affaire de Québécois, selon Statistique Canada (3/10) (lien)
France Diplomatie FRED : la plateforme pour apprendre et enseigner le français (lien)
l-express.ca Un demi-milliard de francophones dans le monde avant la fin du siècle (2/10) (lien)

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Langue française : Nouvelles d'octobre 2019

A.Fr.Av L’ultime insulte de l’UE à Jacques Chirac ! (3/10) (lien)
La porte-parole de la Commission européenne, la Bulgare Mina Andreeva, présente EN ANGLAIS les condoléances de son institution et de son président, Jean-Claude Juncker !
Le Devoir Le bilinguisme, une affaire de Québécois, selon Statistique Canada (3/10) (lien)
France Diplomatie FRED : la plateforme pour apprendre et enseigner le français (lien)
l-express.ca Un demi-milliard de francophones dans le monde avant la fin du siècle (2/10) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019 (4)

Libération Dans les couloirs de l'UE, l'usage de l'anglais fait râler (30/9)  (lien)
France Culture Pétition de fonctionnaires européens "Nous voulons avoir le droit de travailler en français !" (26/9)  (lien)
ALF Le nouveau journal d'Avenir de la Langue Française est paru (lien)
Le Figaro Bourguignon, breton, parisien... Quel français parlez-vous ? (27/9) (lien)
TV5 Monde 20 heures de direct de Montréal à Bangkok pour célébrer la langue française (25/9) (lien)
ARPP La langue française à l’honneur ! (25/9) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019 (4)

Libération Dans les couloirs de l'UE, l'usage de l'anglais fait râler (30/9)  (lien)
France Culture Pétition de fonctionnaires européens "Nous voulons avoir le droit de travailler en français !" (26/9)  (lien)
ALF Le nouveau journal d'Avenir de la Langue Française est paru (lien)
Le Figaro Bourguignon, breton, parisien... Quel français parlez-vous ? (27/9) (lien)
TV5 Monde 20 heures de direct de Montréal à Bangkok pour célébrer la langue française (25/9) (lien)
ARPP La langue française à l’honneur ! (25/9) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019 (3)

Le Figaro 15 expressions francophones que nous ferions bien d’utiliser (25/9) (lien)
TV5 Monde Francophonie : Villers-Cotterêts, futur haut lieu de la langue française (20/9) (lien)
L'Union Coup d’envoi de la Cité de la langue française à Villers-Cotterêts (19/9) (lien)
Le Figaro Jouer au rugby en langue française, c’est possible (20/9) (lien)
Le Point Bruxelles : von der Leyen interpellée pour l'usage du français (16/9) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019 (3)

Le Figaro 15 expressions francophones que nous ferions bien d’utiliser (25/9) (lien)
TV5 Monde Francophonie : Villers-Cotterêts, futur haut lieu de la langue française (20/9) (lien)
L'Union Coup d’envoi de la Cité de la langue française à Villers-Cotterêts (19/9) (lien)
Le Figaro Jouer au rugby en langue française, c’est possible (20/9) (lien)
Le Point Bruxelles : von der Leyen interpellée pour l'usage du français (16/9) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019 (2)

Le Monde Europe : l’accord du Parlement pourrait poser problème à certains candidats (10/9) (lien)
Yves Montenay Le français au Maghreb face à l’offensive anglo-arabo-islamiste (4/9) (lien)
Sciences et avenir A débit lent ou rapide, toutes les langues transmettent l'information à 39 bits par seconde (4/9) (lien)
Initiative Communiste Télérama ou la servitude volontaire pour détruire la diversité linguistique ! (6/9) (lien)
Développez Ne dites plus "cryptojacking" mais "minage pirate" (5/9) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019 (2)

Le Monde Europe : l’accord du Parlement pourrait poser problème à certains candidats (10/9) (lien)
Yves Montenay Le français au Maghreb face à l’offensive anglo-arabo-islamiste (4/9) (lien)
Sciences et avenir A débit lent ou rapide, toutes les langues transmettent l'information à 39 bits par seconde (4/9) (lien)
Initiative Communiste Télérama ou la servitude volontaire pour détruire la diversité linguistique ! (6/9) (lien)
Développez Ne dites plus "cryptojacking" mais "minage pirate" (5/9) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019

L'Express Michel Feltin-Palas Paris n'est plus la première ville francophone du monde (3/9) (lien)
Le Figaro 5 expressions très françaises... qui ne marchent vraiment qu’en France (2/9) (lien)
Le Devoir Pauline Marois veut se poser en ambassadrice de la langue française (1/9) (lien)
24 heures Philippe Carron Langue française à l’agonie: faut-il en rire ou en pleurer ? (26/8) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019

L'Express Michel Feltin-Palas Paris n'est plus la première ville francophone du monde (3/9) (lien)
Le Figaro 5 expressions très françaises... qui ne marchent vraiment qu’en France (2/9) (lien)
Le Devoir Pauline Marois veut se poser en ambassadrice de la langue française (1/9) (lien)
24 heures Philippe Carron Langue française à l’agonie: faut-il en rire ou en pleurer ? (26/8) (lien)

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nouvelles2019/telerama.jpgTélérama fourrier de la colonizacheune - le 30/08/2019 - 10:29 par Albert_Salon

Télérama fourrier de la colonizacheune

Le dernier numéro de Télérama est renversant de bêtise. La une le résume en gros caractères : "WHY MY KIDS ARE NULS".

Pour le journal bobo de la culture, il faudrait encore plus d‘anglo-formatage à l’école, et pour faire bonne mesure, de langues régionales et de démolition du couple maudit "État jacobin / langue française" (Georges Gastaud).

Nos associations signent cette lettre collective à Télérama et la diffusent. Amis lecteurs, vous êtes invités à réagir en écrivant à Télérama par courrier au 8 rue Jean-Antoine de Baïf - 75013 Paris, par le biais de leur formulaire de contact ou en envoyant un courriel à la directrice de la rédaction : Fabienne.Pascaud@telerama.fr et au rédacteur en chef délégué : Thomas.Becard@telerama.fr


À LA RÉDACTION EN CHEF DE TÉLÉRAMA

AVEUGLEMENT

Des émissions "francophones" intitulées The Voice, Tonight info, Ninja Warriors, etc. ; des firmes "françaises" qui basculent toute leur documentation technique à l’anglais (Renault, PSA…) ; des transporteurs français dont le slogan unique est "France is in the air" (Airfrance)… Des centaines de formations supérieures qui s’enseignent totalement en anglais en France même (alors que leurs enseignants et étudiants sont majoritairement francophones !)…

Des collectivités territoriales qui, illégalement, se "vendent" en anglais en France même ("Only Lyon", "In Annecy Mountains", etc.) ; des responsables publics comme Valérie Pécresse qui privilégient l’anglais pour s’adresser aux Franciliens (cf. le "pass" "Navigo Easy") ; et, chaque jour, des pans entiers de la "com", de la pub, de la chanson, du cinéma, de la science, etc. qui passent au tout-anglais au mépris de la Constitution ("la langue de la République est le français")… 

Or, pour le premier journal culturel français, le problème n’est pas l’arrachage en cours du français à l’initiative de nos "élites", mais le fait que "your kids are nuls"…

Peut-on s’aveugler davantage sur le scandale historique porteur d’énormes discriminations présentes et futures que constitue le basculement rapide et totalement antidémocratique de l’Hexagone au TOUT-globish managérial ?

Salutations scandalisées,

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Télérama fourrier de la colonizacheune

Le dernier numéro de Télérama est renversant de bêtise. La une le résume en gros caractères : "WHY MY KIDS ARE NULS".

Pour le journal bobo de la culture, il faudrait encore plus d‘anglo-formatage à l’école, et pour faire bonne mesure, de langues régionales et de démolition du couple maudit "État jacobin / langue française" (Georges Gastaud).

Nos associations signent cette lettre collective à Télérama et la diffusent. Amis lecteurs, vous êtes invités à réagir en écrivant à Télérama par courrier au 8 rue Jean-Antoine de Baïf - 75013 Paris, par le biais de leur formulaire de contact ou en envoyant un courriel à la directrice de la rédaction : Fabienne.Pascaud@telerama.fr et au rédacteur en chef délégué : Thomas.Becard@telerama.fr


À LA RÉDACTION EN CHEF DE TÉLÉRAMA

AVEUGLEMENT

Des émissions "francophones" intitulées The Voice, Tonight info, Ninja Warriors, etc. ; des firmes "françaises" qui basculent toute leur documentation technique à l’anglais (Renault, PSA…) ; des transporteurs français dont le slogan unique est "France is in the air" (Airfrance)… Des centaines de formations supérieures qui s’enseignent totalement en anglais en France même (alors que leurs enseignants et étudiants sont majoritairement francophones !)…

Des collectivités territoriales qui, illégalement, se "vendent" en anglais en France même ("Only Lyon", "In Annecy Mountains", etc.) ; des responsables publics comme Valérie Pécresse qui privilégient l’anglais pour s’adresser aux Franciliens (cf. le "pass" "Navigo Easy") ; et, chaque jour, des pans entiers de la "com", de la pub, de la chanson, du cinéma, de la science, etc. qui passent au tout-anglais au mépris de la Constitution ("la langue de la République est le français")… 

Or, pour le premier journal culturel français, le problème n’est pas l’arrachage en cours du français à l’initiative de nos "élites", mais le fait que "your kids are nuls"…

Peut-on s’aveugler davantage sur le scandale historique porteur d’énormes discriminations présentes et futures que constitue le basculement rapide et totalement antidémocratique de l’Hexagone au TOUT-globish managérial ?

Salutations scandalisées,

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