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La Voix francophone

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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

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Lettres de protestation

Bienvenue chez Avenir de la Langue Française (ALF)

La France et la guerre des langues : où en sommes-nous ?megaphone.gif

L’essayiste Henri Gobard et le paladin de la Francophonie Philippe Rossillon (années 1960), François Mitterrand peu avant sa mort en 1996, divers observateurs français (Claude Hagège, Michel Serres…), européens, africains, américains, et nos associations qui se battent depuis quatre décennies pour le français et la Francophonie, ont en commun une sérieuse analyse : une guerre est faite à la France.  [lire la suite]

Les 50 dernières nouvelles

Langue française : Nouvelles d'octobre 2019 (2)

Libération Jean Quatremer Union européenne: vent de révolte contre le tout anglais (3/10) (lien)
Journal de Québec Denise Bombardier explique l’importance de bien parler français (7/10) (lien)
Le Figaro 5 mots disparus que nous ferions bien d’employer (à la place des anglicismes) (lien)
Le Point Où enseigne-t-on le plus le français en Europe  ? (lien)
Courrier International Au Portugal, “la langue française est de retour !” (lien)

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Langue française : Nouvelles d'octobre 2019 (2)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'octobre 2019 - le 04/10/2019 - 20:06 par MAR

Langue française : Nouvelles d'octobre 2019

A.Fr.Av L’ultime insulte de l’UE à Jacques Chirac ! (3/10) (lien)
La porte-parole de la Commission européenne, la Bulgare Mina Andreeva, présente EN ANGLAIS les condoléances de son institution et de son président, Jean-Claude Juncker !
Le Devoir Le bilinguisme, une affaire de Québécois, selon Statistique Canada (3/10) (lien)
France Diplomatie FRED : la plateforme pour apprendre et enseigner le français (lien)
l-express.ca Un demi-milliard de francophones dans le monde avant la fin du siècle (2/10) (lien)

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Le Devoir Le bilinguisme, une affaire de Québécois, selon Statistique Canada (3/10) (lien)
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l-express.ca Un demi-milliard de francophones dans le monde avant la fin du siècle (2/10) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019 (4)

Libération Dans les couloirs de l'UE, l'usage de l'anglais fait râler (30/9)  (lien)
France Culture Pétition de fonctionnaires européens "Nous voulons avoir le droit de travailler en français !" (26/9)  (lien)
ALF Le nouveau journal d'Avenir de la Langue Française est paru (lien)
Le Figaro Bourguignon, breton, parisien... Quel français parlez-vous ? (27/9) (lien)
TV5 Monde 20 heures de direct de Montréal à Bangkok pour célébrer la langue française (25/9) (lien)
ARPP La langue française à l’honneur ! (25/9) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019 (4)

Libération Dans les couloirs de l'UE, l'usage de l'anglais fait râler (30/9)  (lien)
France Culture Pétition de fonctionnaires européens "Nous voulons avoir le droit de travailler en français !" (26/9)  (lien)
ALF Le nouveau journal d'Avenir de la Langue Française est paru (lien)
Le Figaro Bourguignon, breton, parisien... Quel français parlez-vous ? (27/9) (lien)
TV5 Monde 20 heures de direct de Montréal à Bangkok pour célébrer la langue française (25/9) (lien)
ARPP La langue française à l’honneur ! (25/9) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019 (3)

Le Figaro 15 expressions francophones que nous ferions bien d’utiliser (25/9) (lien)
TV5 Monde Francophonie : Villers-Cotterêts, futur haut lieu de la langue française (20/9) (lien)
L'Union Coup d’envoi de la Cité de la langue française à Villers-Cotterêts (19/9) (lien)
Le Figaro Jouer au rugby en langue française, c’est possible (20/9) (lien)
Le Point Bruxelles : von der Leyen interpellée pour l'usage du français (16/9) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019 (2)

Le Monde Europe : l’accord du Parlement pourrait poser problème à certains candidats (10/9) (lien)
Yves Montenay Le français au Maghreb face à l’offensive anglo-arabo-islamiste (4/9) (lien)
Sciences et avenir A débit lent ou rapide, toutes les langues transmettent l'information à 39 bits par seconde (4/9) (lien)
Initiative Communiste Télérama ou la servitude volontaire pour détruire la diversité linguistique ! (6/9) (lien)
Développez Ne dites plus "cryptojacking" mais "minage pirate" (5/9) (lien)

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Le Monde Europe : l’accord du Parlement pourrait poser problème à certains candidats (10/9) (lien)
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Sciences et avenir A débit lent ou rapide, toutes les langues transmettent l'information à 39 bits par seconde (4/9) (lien)
Initiative Communiste Télérama ou la servitude volontaire pour détruire la diversité linguistique ! (6/9) (lien)
Développez Ne dites plus "cryptojacking" mais "minage pirate" (5/9) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019

L'Express Michel Feltin-Palas Paris n'est plus la première ville francophone du monde (3/9) (lien)
Le Figaro 5 expressions très françaises... qui ne marchent vraiment qu’en France (2/9) (lien)
Le Devoir Pauline Marois veut se poser en ambassadrice de la langue française (1/9) (lien)
24 heures Philippe Carron Langue française à l’agonie: faut-il en rire ou en pleurer ? (26/8) (lien)

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Langue française : Nouvelles de septembre 2019

L'Express Michel Feltin-Palas Paris n'est plus la première ville francophone du monde (3/9) (lien)
Le Figaro 5 expressions très françaises... qui ne marchent vraiment qu’en France (2/9) (lien)
Le Devoir Pauline Marois veut se poser en ambassadrice de la langue française (1/9) (lien)
24 heures Philippe Carron Langue française à l’agonie: faut-il en rire ou en pleurer ? (26/8) (lien)

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nouvelles2019/telerama.jpgTélérama fourrier de la colonizacheune - le 30/08/2019 - 10:29 par Albert_Salon

Télérama fourrier de la colonizacheune

Le dernier numéro de Télérama est renversant de bêtise. La une le résume en gros caractères : "WHY MY KIDS ARE NULS".

Pour le journal bobo de la culture, il faudrait encore plus d‘anglo-formatage à l’école, et pour faire bonne mesure, de langues régionales et de démolition du couple maudit "État jacobin / langue française" (Georges Gastaud).

Nos associations signent cette lettre collective à Télérama et la diffusent. Amis lecteurs, vous êtes invités à réagir en écrivant à Télérama par courrier au 8 rue Jean-Antoine de Baïf - 75013 Paris, par le biais de leur formulaire de contact ou en envoyant un courriel à la directrice de la rédaction : Fabienne.Pascaud@telerama.fr et au rédacteur en chef délégué : Thomas.Becard@telerama.fr


À LA RÉDACTION EN CHEF DE TÉLÉRAMA

AVEUGLEMENT

Des émissions "francophones" intitulées The Voice, Tonight info, Ninja Warriors, etc. ; des firmes "françaises" qui basculent toute leur documentation technique à l’anglais (Renault, PSA…) ; des transporteurs français dont le slogan unique est "France is in the air" (Airfrance)… Des centaines de formations supérieures qui s’enseignent totalement en anglais en France même (alors que leurs enseignants et étudiants sont majoritairement francophones !)…

Des collectivités territoriales qui, illégalement, se "vendent" en anglais en France même ("Only Lyon", "In Annecy Mountains", etc.) ; des responsables publics comme Valérie Pécresse qui privilégient l’anglais pour s’adresser aux Franciliens (cf. le "pass" "Navigo Easy") ; et, chaque jour, des pans entiers de la "com", de la pub, de la chanson, du cinéma, de la science, etc. qui passent au tout-anglais au mépris de la Constitution ("la langue de la République est le français")… 

Or, pour le premier journal culturel français, le problème n’est pas l’arrachage en cours du français à l’initiative de nos "élites", mais le fait que "your kids are nuls"…

Peut-on s’aveugler davantage sur le scandale historique porteur d’énormes discriminations présentes et futures que constitue le basculement rapide et totalement antidémocratique de l’Hexagone au TOUT-globish managérial ?

Salutations scandalisées,

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Télérama fourrier de la colonizacheune

Le dernier numéro de Télérama est renversant de bêtise. La une le résume en gros caractères : "WHY MY KIDS ARE NULS".

Pour le journal bobo de la culture, il faudrait encore plus d‘anglo-formatage à l’école, et pour faire bonne mesure, de langues régionales et de démolition du couple maudit "État jacobin / langue française" (Georges Gastaud).

Nos associations signent cette lettre collective à Télérama et la diffusent. Amis lecteurs, vous êtes invités à réagir en écrivant à Télérama par courrier au 8 rue Jean-Antoine de Baïf - 75013 Paris, par le biais de leur formulaire de contact ou en envoyant un courriel à la directrice de la rédaction : Fabienne.Pascaud@telerama.fr et au rédacteur en chef délégué : Thomas.Becard@telerama.fr


À LA RÉDACTION EN CHEF DE TÉLÉRAMA

AVEUGLEMENT

Des émissions "francophones" intitulées The Voice, Tonight info, Ninja Warriors, etc. ; des firmes "françaises" qui basculent toute leur documentation technique à l’anglais (Renault, PSA…) ; des transporteurs français dont le slogan unique est "France is in the air" (Airfrance)… Des centaines de formations supérieures qui s’enseignent totalement en anglais en France même (alors que leurs enseignants et étudiants sont majoritairement francophones !)…

Des collectivités territoriales qui, illégalement, se "vendent" en anglais en France même ("Only Lyon", "In Annecy Mountains", etc.) ; des responsables publics comme Valérie Pécresse qui privilégient l’anglais pour s’adresser aux Franciliens (cf. le "pass" "Navigo Easy") ; et, chaque jour, des pans entiers de la "com", de la pub, de la chanson, du cinéma, de la science, etc. qui passent au tout-anglais au mépris de la Constitution ("la langue de la République est le français")… 

Or, pour le premier journal culturel français, le problème n’est pas l’arrachage en cours du français à l’initiative de nos "élites", mais le fait que "your kids are nuls"…

Peut-on s’aveugler davantage sur le scandale historique porteur d’énormes discriminations présentes et futures que constitue le basculement rapide et totalement antidémocratique de l’Hexagone au TOUT-globish managérial ?

Salutations scandalisées,

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Félicitations "très ironiques" de militants de Suisse et du Québec
 
à l’adresse de la classe politique française

Nos amis militants québécois et suisses font chorus pour exhorter les Français à sortir de l’asservissement consenti par trop de leurs élites dirigeantes. Albert Salon

La loi Toubon, mais de quoi parle-t-on ?

Quel ravissement que de sillonner les routes touristiques de France et de Navarre et de constater cet hilarant bilinguisme français-anglais prêt à battre le pavillon d’une "diglossie" en devenir et d’entendre avec soulagement votre chef de cabinet porter aux nues, et ce avec une assurance confondante, les bienfaits de la loi n°94-665 du 4 août 1994, loi dont les dispositions sont merveilleusement bafouées, détournées ou vidées de leur contenu par un pouvoir transfuge et non moins jouissif… en marche vers un suicide linguistique et, a fortiori, culturel !

La bouillie saxonne, le peuple en redemande

Comment vous féliciter pour votre empressement à vouloir faire du français le patois d’une république où l’anglo-américain vous prend à la gorge dès que l’on débarque dans l’Hexagone, à laisser s’enfoncer dans une inénarrable bouillie langagière une nation béate d’admiration devant les chimères "saxonnes" qui viennent pourtant lui ravir ce qu’elle avait de plus cher au monde, à savoir sa langue et sa culture ?

Éradiquons, éradiquons, il en restera toujours quelque chose

Comment vous savoir gré d’avoir réussi à mener si habilement et sans état d’âme cette magnifique politique d’arrachage de langue, d’avoir magistralement insufflé à tous les ministères un virus aussi insidieux que des métastases en pleine furie, processus de "déculturation" hautement toxique qu’une presse décomplexée a fait sienne, pervertissant à son tour et à la hussarde un public malléable à souhait… et transformé depuis en "mutant de Panurge" ?

Les Éduens, ces Celtes qui nous inspirent

Comment ne pas rester béat d’admiration à vous voir, à l’instar d’un chef d’État investi d’une mission jupitérienne, considérer comme un signe de prestige et de civilisation – les braves Éduens vous avaient précédé avec cette même attitude servile – ce qui n’est qu’avilissement et asservissement et comment ne pas vouer une admiration sans borne à votre remarquable acharnement à vouloir faire table rase d’une langue que les non-francophones s’arrachent pourtant et que d’aucuns considèrent comme un chef d’œuvre de l’humanité ?

Le français vaut bien un fromage, non ?

Quel régal de surprendre les plus grands commis de l’État ouvrir tout grand leur bec et rivaliser de leur indéfinissable ramage "anglobalisant", ce sabir résolument incompréhensible qui finit par asseoir de manière éclatante la redoutable réputation que se sont taillée à l’étranger et le politique et le décideur français, ces derniers, en baroudeurs aguerris, poussant en ahanant le coche de l’ogre du numérique qui s’apprête à ne faire de leur langue qu’une bouchée orgiaque !

Le français, une noble Dame si perturbante

Comment ne pas applaudir à pleines mains la merveilleuse et non moins généreuse loi Fioraso, laquelle aura permis à des élus à la capitulation bravache de livrer, menottes aux poignets, l’université française au "globish" – pour les maternelles, le prédateur "ricain" est en embuscade – opération ultra-stratégique et ingénieuse montée à la sauvette par les joyeux godelureaux d’une classe politique dont la haine et un profond dégoût de soi n’en peuvent plus d’ envoyer à la casse une langue prestigieuse… six pieds sous terre, la noble Dame et que l’on n’en parle plus !

Ne dit-on pas que l’histoire se répète ?

Comment ne pas rester le souffle coupé d’enthousiasme devant le réjouissant spectacle qui rappelle aux non-amnésiques les heures les plus sombres d’une histoire où "la France de l’exception culturelle", à de multiples reprises, s’est vautrée comme une dévergondée en mal de sensations dans la fange de la soumission – ce jusqu’à en perdre toute dignité – et de regarder avec émerveillement le premier quidam ou intellectuel venu enfoncer avec le plus tordant délice ces clous ravageurs qui scelleront définitivement son sort à une langue agonisante qui, pourtant, ne les a jamais lâchés ?

Quand le naturel revient au galop

Quelle merveille que de vous entendre louer dans tout le landerneau francophone la créativité et la vivacité de la langue-souche de la Francophonie, de faire pour elle des tonnes de projets mirifiques et, dans le même temps, d’assister au summum du délire élyséen lors du dernier sommet de la Francophonie, où, vous et vos sbires, lui assénez – et avec quelle maestria – le coup de grâce en nommant à la tête de l’OIF ces désopilants fantoches qui s’emploient à bouter définitivement la langue française dans la poubelle de l’histoire de leur propre pays.

Quand l’Europe part à l’assaut de ses "vilains petits patois"

Comment vous dire merci d’avoir laissé s’insinuer dans les hautes sphères européennes la langue unique de ces prédateurs aux dents bien acérées, d’avoir favorisé, par votre anglolâtrie débordante, l’essor de ces mercenaires à l’appétit vorace dont les desseins de compactage humain et culturel ne sont plus à démontrer, les ultimes coups de sape étant généreusement portés par le je-m’en-foutisme déconcertant d’une populace en goguette… et qui n’en est plus à une contradiction près ?

Les fumeurs ne sont pas les seuls à enfumer

Qu’il est réconfortant de recevoir de votre fidèle aide-de-camp de l’Élysée toutes ces encourageantes fins de non-recevoir, ce verbiage creux et tout en incohérences, ces réponses qui ne transpirent que duplicité et compromission avec les géants du tout-anglais, cet invariable "enfumage" haut en couleur qui nous somme si poliment et à mi-mot de la boucler… oui, de bâillonner séance tenante une langue que les prétendues "élites" se hâtent, à la manière d’iconoclastes avisés, de dépecer avec cet engouement qui ferait se tordre de rire le vieil Hugo dans sa tombe !

Et que la joie demeure

Comment enfin ne pas hurler de joie devant les morceaux épars d’une langue en pleine et folle débandade, devant cette sémillante langue française qui ne nous accompagnera ni ne nous embrasera plus l’âme pour très longtemps encore, mais dont le doux et précieux souvenir restera à jamais gravé au plus profond de ceux qui croyaient encore en l’universalité de son génie et de sa magie ?

L’Humanité ne mérite-t-elle pas beaucoup mieux que cette piètre image de subversion linguistique et culturelle ?

Philippe Carron, responsable du collectif romand Langue française, Suisse
Jean-Paul Perreault, président d’Impératif français, Québec

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Félicitations "très ironiques" de militants de Suisse et du Québec
 
à l’adresse de la classe politique française

Nos amis militants québécois et suisses font chorus pour exhorter les Français à sortir de l’asservissement consenti par trop de leurs élites dirigeantes. Albert Salon

La loi Toubon, mais de quoi parle-t-on ?

Quel ravissement que de sillonner les routes touristiques de France et de Navarre et de constater cet hilarant bilinguisme français-anglais prêt à battre le pavillon d’une "diglossie" en devenir et d’entendre avec soulagement votre chef de cabinet porter aux nues, et ce avec une assurance confondante, les bienfaits de la loi n°94-665 du 4 août 1994, loi dont les dispositions sont merveilleusement bafouées, détournées ou vidées de leur contenu par un pouvoir transfuge et non moins jouissif… en marche vers un suicide linguistique et, a fortiori, culturel !

La bouillie saxonne, le peuple en redemande

Comment vous féliciter pour votre empressement à vouloir faire du français le patois d’une république où l’anglo-américain vous prend à la gorge dès que l’on débarque dans l’Hexagone, à laisser s’enfoncer dans une inénarrable bouillie langagière une nation béate d’admiration devant les chimères "saxonnes" qui viennent pourtant lui ravir ce qu’elle avait de plus cher au monde, à savoir sa langue et sa culture ?

Éradiquons, éradiquons, il en restera toujours quelque chose

Comment vous savoir gré d’avoir réussi à mener si habilement et sans état d’âme cette magnifique politique d’arrachage de langue, d’avoir magistralement insufflé à tous les ministères un virus aussi insidieux que des métastases en pleine furie, processus de "déculturation" hautement toxique qu’une presse décomplexée a fait sienne, pervertissant à son tour et à la hussarde un public malléable à souhait… et transformé depuis en "mutant de Panurge" ?

Les Éduens, ces Celtes qui nous inspirent

Comment ne pas rester béat d’admiration à vous voir, à l’instar d’un chef d’État investi d’une mission jupitérienne, considérer comme un signe de prestige et de civilisation – les braves Éduens vous avaient précédé avec cette même attitude servile – ce qui n’est qu’avilissement et asservissement et comment ne pas vouer une admiration sans borne à votre remarquable acharnement à vouloir faire table rase d’une langue que les non-francophones s’arrachent pourtant et que d’aucuns considèrent comme un chef d’œuvre de l’humanité ?

Le français vaut bien un fromage, non ?

Quel régal de surprendre les plus grands commis de l’État ouvrir tout grand leur bec et rivaliser de leur indéfinissable ramage "anglobalisant", ce sabir résolument incompréhensible qui finit par asseoir de manière éclatante la redoutable réputation que se sont taillée à l’étranger et le politique et le décideur français, ces derniers, en baroudeurs aguerris, poussant en ahanant le coche de l’ogre du numérique qui s’apprête à ne faire de leur langue qu’une bouchée orgiaque !

Le français, une noble Dame si perturbante

Comment ne pas applaudir à pleines mains la merveilleuse et non moins généreuse loi Fioraso, laquelle aura permis à des élus à la capitulation bravache de livrer, menottes aux poignets, l’université française au "globish" – pour les maternelles, le prédateur "ricain" est en embuscade – opération ultra-stratégique et ingénieuse montée à la sauvette par les joyeux godelureaux d’une classe politique dont la haine et un profond dégoût de soi n’en peuvent plus d’ envoyer à la casse une langue prestigieuse… six pieds sous terre, la noble Dame et que l’on n’en parle plus !

Ne dit-on pas que l’histoire se répète ?

Comment ne pas rester le souffle coupé d’enthousiasme devant le réjouissant spectacle qui rappelle aux non-amnésiques les heures les plus sombres d’une histoire où "la France de l’exception culturelle", à de multiples reprises, s’est vautrée comme une dévergondée en mal de sensations dans la fange de la soumission – ce jusqu’à en perdre toute dignité – et de regarder avec émerveillement le premier quidam ou intellectuel venu enfoncer avec le plus tordant délice ces clous ravageurs qui scelleront définitivement son sort à une langue agonisante qui, pourtant, ne les a jamais lâchés ?

Quand le naturel revient au galop

Quelle merveille que de vous entendre louer dans tout le landerneau francophone la créativité et la vivacité de la langue-souche de la Francophonie, de faire pour elle des tonnes de projets mirifiques et, dans le même temps, d’assister au summum du délire élyséen lors du dernier sommet de la Francophonie, où, vous et vos sbires, lui assénez – et avec quelle maestria – le coup de grâce en nommant à la tête de l’OIF ces désopilants fantoches qui s’emploient à bouter définitivement la langue française dans la poubelle de l’histoire de leur propre pays.

Quand l’Europe part à l’assaut de ses "vilains petits patois"

Comment vous dire merci d’avoir laissé s’insinuer dans les hautes sphères européennes la langue unique de ces prédateurs aux dents bien acérées, d’avoir favorisé, par votre anglolâtrie débordante, l’essor de ces mercenaires à l’appétit vorace dont les desseins de compactage humain et culturel ne sont plus à démontrer, les ultimes coups de sape étant généreusement portés par le je-m’en-foutisme déconcertant d’une populace en goguette… et qui n’en est plus à une contradiction près ?

Les fumeurs ne sont pas les seuls à enfumer

Qu’il est réconfortant de recevoir de votre fidèle aide-de-camp de l’Élysée toutes ces encourageantes fins de non-recevoir, ce verbiage creux et tout en incohérences, ces réponses qui ne transpirent que duplicité et compromission avec les géants du tout-anglais, cet invariable "enfumage" haut en couleur qui nous somme si poliment et à mi-mot de la boucler… oui, de bâillonner séance tenante une langue que les prétendues "élites" se hâtent, à la manière d’iconoclastes avisés, de dépecer avec cet engouement qui ferait se tordre de rire le vieil Hugo dans sa tombe !

Et que la joie demeure

Comment enfin ne pas hurler de joie devant les morceaux épars d’une langue en pleine et folle débandade, devant cette sémillante langue française qui ne nous accompagnera ni ne nous embrasera plus l’âme pour très longtemps encore, mais dont le doux et précieux souvenir restera à jamais gravé au plus profond de ceux qui croyaient encore en l’universalité de son génie et de sa magie ?

L’Humanité ne mérite-t-elle pas beaucoup mieux que cette piètre image de subversion linguistique et culturelle ?

Philippe Carron, responsable du collectif romand Langue française, Suisse
Jean-Paul Perreault, président d’Impératif français, Québec

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Editoriaux/cocarde.gifDéfendre la langue française - Appel à témoignages - le 23/08/2019 - 10:30 par albert_salon

Défendre la langue française !
Appel à témoignages !

Nous appuyons et diffusons ce communiqué-appel d'Alain Ripaux président de FFO, membre d’ALF, adressé à tous les membres d’associations militant pour le français. Plusieurs de nos associations vont lui fournir articles, documents et témoignages en nombre, qu’il pourra utiliser dans le livre qu’il prépare sur la situation de la langue française, et dont ALF assurera la publication et la diffusion dans tous nos supports. A. Salon

Depuis plus de 50 ans, nous sommes envahis par la langue anglaise et la culture anglo-saxonne qui s'imposent dans de nombreux domaines : les médias, la publicité, le commerce, la télévision, internet, l'enseignement supérieur, les institutions européennes et internationales.

Chaque jour, de nouveaux mots anglais sont imposés par les médias et les puissances de l'argent. Les jeunes générations ne savent plus rédiger de courriers en français classique et utilisent quotidiennement de nombreux anglicismes pour envoyer des courriels, des textos et communiquer avec leurs correspondants.

Les médias et le monde des affaires sont responsables et complices de cette situation dangereuse et inacceptable.

Dans notre univers multiculturel il n'est pas normal que la langue anglaise et la culture anglo-saxonne dominent la plupart des pays de la planète et imposent un certain colonialisme culturel, linguistique et économique.

Suite à la sortie de la Grande Bretagne de l'Union européenne, il est nécessaire que la langue anglaise ne soit plus la langue prépondérante de l'Europe, mais une langue parmi d'autres.

Il devient urgent à ce que la France et notre langue nationale reprennent toute leur place en Europe et dans le monde.

La loi Toubon, votée le 4 août 1994, devait défendre la langue française. Mais, avec la complicité des gouvernements successifs et de certains groupes de pression anglophiles, cette loi n'a jamais été totalement appliquée. Dans ce domaine, comme dans beaucoup d'autres, nous sommes trahis par nos élites qui rêvent d'un monde dominé par l'impérialisme culturel, linguistique et économique anglo-saxon.

N'oublions pas que la langue française est "la langue de la République" comme le précise l'article 2 de la Constitution de 1958. C'est aussi la langue du peuple français et du peuple du Québec ainsi que de plus de 300 millions de francophones dans le monde entier.

Au Québec, la Charte de la langue française, appelée aussi loi 101, votée par l'Assemblée nationale le 26 août 1977, a permis de donner un statut officiel au français et de protéger notre langue dans les secteurs de la toponymie, de la publicité, des affaires, du commerce, du travail, de l'enseignement et de l'affichage.

Le Conseil supérieur de la langue française contrôle la bonne application de cette loi et encourage les initiatives pour défendre notre langue commune.

Mais, avec la mondialisation et l'arrivée massive de milliers d'immigrants anglophones, le français se trouve particulièrement menacé, surtout à Montréal, deuxième ville francophone du monde. Selon certaines statistiques canadiennes, les Canadiens français du Québec deviendraient minoritaires à partir de 2035.

Il devient urgent d'agir et de résister à l'impérialisme culturel et linguistique anglo-américain avant qu'il ne soit trop tard.

C'est pourquoi nous avons fondé une association franco-québécoise pour la défense de la langue française et de la francophonie.

Nous organisons régulièrement des conférences et nous présentons des expositions. Nous intervenons auprès des élus et des médias. Nous participons à des manifestations culturelles dans les Hauts de France et dans d'autres régions. Nous éditons une belle revue francophone avec des articles historiques et linguistiques, sur la défense de la langue française et de la francophonie et les relations franco-québécoises.

Cette année, nous avons le projet de publier un ouvrage sur la situation de la langue française en France, au Québec et dans le monde francophone. Cet ouvrage historique et linguistique comportera en particulier un répertoire des anglicismes à éradiquer absolument comme People, fashion-week, week-end, fake-news, mail, black-friday, etc...

Dans le cadre de cet ouvrage, nous souhaitons également présenter les témoignages, d'auteurs, de journalistes, d'enseignants, d'étudiants, de lecteurs, de responsables politiques et associatifs qui s'inquiètent de l'invasion grandissante de la langue anglaise et de la culture anglo-saxonne.

Nous vous invitons à nous faire connaître votre intérêt pour ce projet linguistique et votre témoignage sur la situation de la langue française et des mesures qui s'imposent pour protéger la langue de Molière et résister à l'anglicisation de la France, du Québec et du monde francophone.

Alain Ripaux, président de Francophonie Force Oblige (FFO), historien, chercheur et conférencier.

ripauxalain@gmail.com - francophonie.ffo2018@laposte.net

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Défendre la langue française !
Appel à témoignages !

Nous appuyons et diffusons ce communiqué-appel d'Alain Ripaux président de FFO, membre d’ALF, adressé à tous les membres d’associations militant pour le français. Plusieurs de nos associations vont lui fournir articles, documents et témoignages en nombre, qu’il pourra utiliser dans le livre qu’il prépare sur la situation de la langue française, et dont ALF assurera la publication et la diffusion dans tous nos supports. A. Salon

Depuis plus de 50 ans, nous sommes envahis par la langue anglaise et la culture anglo-saxonne qui s'imposent dans de nombreux domaines : les médias, la publicité, le commerce, la télévision, internet, l'enseignement supérieur, les institutions européennes et internationales.

Chaque jour, de nouveaux mots anglais sont imposés par les médias et les puissances de l'argent. Les jeunes générations ne savent plus rédiger de courriers en français classique et utilisent quotidiennement de nombreux anglicismes pour envoyer des courriels, des textos et communiquer avec leurs correspondants.

Les médias et le monde des affaires sont responsables et complices de cette situation dangereuse et inacceptable.

Dans notre univers multiculturel il n'est pas normal que la langue anglaise et la culture anglo-saxonne dominent la plupart des pays de la planète et imposent un certain colonialisme culturel, linguistique et économique.

Suite à la sortie de la Grande Bretagne de l'Union européenne, il est nécessaire que la langue anglaise ne soit plus la langue prépondérante de l'Europe, mais une langue parmi d'autres.

Il devient urgent à ce que la France et notre langue nationale reprennent toute leur place en Europe et dans le monde.

La loi Toubon, votée le 4 août 1994, devait défendre la langue française. Mais, avec la complicité des gouvernements successifs et de certains groupes de pression anglophiles, cette loi n'a jamais été totalement appliquée. Dans ce domaine, comme dans beaucoup d'autres, nous sommes trahis par nos élites qui rêvent d'un monde dominé par l'impérialisme culturel, linguistique et économique anglo-saxon.

N'oublions pas que la langue française est "la langue de la République" comme le précise l'article 2 de la Constitution de 1958. C'est aussi la langue du peuple français et du peuple du Québec ainsi que de plus de 300 millions de francophones dans le monde entier.

Au Québec, la Charte de la langue française, appelée aussi loi 101, votée par l'Assemblée nationale le 26 août 1977, a permis de donner un statut officiel au français et de protéger notre langue dans les secteurs de la toponymie, de la publicité, des affaires, du commerce, du travail, de l'enseignement et de l'affichage.

Le Conseil supérieur de la langue française contrôle la bonne application de cette loi et encourage les initiatives pour défendre notre langue commune.

Mais, avec la mondialisation et l'arrivée massive de milliers d'immigrants anglophones, le français se trouve particulièrement menacé, surtout à Montréal, deuxième ville francophone du monde. Selon certaines statistiques canadiennes, les Canadiens français du Québec deviendraient minoritaires à partir de 2035.

Il devient urgent d'agir et de résister à l'impérialisme culturel et linguistique anglo-américain avant qu'il ne soit trop tard.

C'est pourquoi nous avons fondé une association franco-québécoise pour la défense de la langue française et de la francophonie.

Nous organisons régulièrement des conférences et nous présentons des expositions. Nous intervenons auprès des élus et des médias. Nous participons à des manifestations culturelles dans les Hauts de France et dans d'autres régions. Nous éditons une belle revue francophone avec des articles historiques et linguistiques, sur la défense de la langue française et de la francophonie et les relations franco-québécoises.

Cette année, nous avons le projet de publier un ouvrage sur la situation de la langue française en France, au Québec et dans le monde francophone. Cet ouvrage historique et linguistique comportera en particulier un répertoire des anglicismes à éradiquer absolument comme People, fashion-week, week-end, fake-news, mail, black-friday, etc...

Dans le cadre de cet ouvrage, nous souhaitons également présenter les témoignages, d'auteurs, de journalistes, d'enseignants, d'étudiants, de lecteurs, de responsables politiques et associatifs qui s'inquiètent de l'invasion grandissante de la langue anglaise et de la culture anglo-saxonne.

Nous vous invitons à nous faire connaître votre intérêt pour ce projet linguistique et votre témoignage sur la situation de la langue française et des mesures qui s'imposent pour protéger la langue de Molière et résister à l'anglicisation de la France, du Québec et du monde francophone.

Alain Ripaux, président de Francophonie Force Oblige (FFO), historien, chercheur et conférencier.

ripauxalain@gmail.com - francophonie.ffo2018@laposte.net

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nouvelles2019/griveaux.jpgBenjamin Griveaux angliciseur forcené - le 20/08/2019 - 11:43 par MAR

Benjamin Griveaux angliciseur forcené

Il ne suffit plus pour Benjamin Griveaux, candidat LREM à la mairie de Paris, d'initier les enfants à l'anglais dès le primaire, ni même à la maternelle, non pour lui dès la crèche nos enfants, qui ne savent pas encore parler, doivent connaitre "des temps d'initiation à l'anglais". Il a sans doute hésité à demander l'obligation à ce que les accouchements se fassent en anglais et l'interdiction aux enfants ne maitrisant pas la langue de Bill Gates de l'entrée en primaire. Il s'est sans doute dit que l'opinion n'était pas encore prête, mais bientôt...

Après l'épisode de Nathalie Loiseau transformant le nom de son groupe en "Renew Europe", les tics anglomanes du président Macron et de LREM en général, Benjamin Griveaux se comporte comme un véritable membre de la LVF de la colonisation anglo-saxonne.

Nous invitons donc tous nos lecteurs parisiens à écarter d'urgence cet angliciseur forcené !

(Benjamin Griveaux espère que "Cédric Villani sera loyal". Nous pouvons assurer M. Villani qu'en présence d'un tel bradeur servile la seule loyauté qui vaille est justement d'y faire barrage.)

MAR

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Benjamin Griveaux angliciseur forcené

Il ne suffit plus pour Benjamin Griveaux, candidat LREM à la mairie de Paris, d'initier les enfants à l'anglais dès le primaire, ni même à la maternelle, non pour lui dès la crèche nos enfants, qui ne savent pas encore parler, doivent connaitre "des temps d'initiation à l'anglais". Il a sans doute hésité à demander l'obligation à ce que les accouchements se fassent en anglais et l'interdiction aux enfants ne maitrisant pas la langue de Bill Gates de l'entrée en primaire. Il s'est sans doute dit que l'opinion n'était pas encore prête, mais bientôt...

Après l'épisode de Nathalie Loiseau transformant le nom de son groupe en "Renew Europe", les tics anglomanes du président Macron et de LREM en général, Benjamin Griveaux se comporte comme un véritable membre de la LVF de la colonisation anglo-saxonne.

Nous invitons donc tous nos lecteurs parisiens à écarter d'urgence cet angliciseur forcené !

(Benjamin Griveaux espère que "Cédric Villani sera loyal". Nous pouvons assurer M. Villani qu'en présence d'un tel bradeur servile la seule loyauté qui vaille est justement d'y faire barrage.)

MAR

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'août 2019 - le 19/08/2019 - 18:32 par MAR

Langue française : Nouvelles d'août 2019

Le Figaro Bernard Cerquiglini : La loi Toubon n’est pas obsolète (2/8) (lien)
Le Figaro Pub, entreprise, politique: le triomphe du franglais (2/8) (lien)
Boulevard Voltaire  Quand des touristes québécois s’offusquent de nos anglicismes (2/8) (lien)
Le Figaro Loi Toubon : dans la publicité, un anglais envahissant (3/8) (lien)
Le Figaro La menace d’une novlangue (2/8) (lien)
La Croix À Pondichéry, l’empreinte tenace du français (1/8) (lien)

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Langue française : Nouvelles d'août 2019

Le Figaro Bernard Cerquiglini : La loi Toubon n’est pas obsolète (2/8) (lien)
Le Figaro Pub, entreprise, politique: le triomphe du franglais (2/8) (lien)
Boulevard Voltaire  Quand des touristes québécois s’offusquent de nos anglicismes (2/8) (lien)
Le Figaro Loi Toubon : dans la publicité, un anglais envahissant (3/8) (lien)
Le Figaro La menace d’une novlangue (2/8) (lien)
La Croix À Pondichéry, l’empreinte tenace du français (1/8) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2019 (4)

La Croix  À Pondichéry, l’empreinte tenace du français (31/7) (lien)
Le Devoir Sortir du parisianisme (29/7) (lien)
La Croix  Le français vibre en Haïti (29/7) (lien)
Via Occitanie Gard : L’association Francophonie Avenir interpelle l’État pour défendre la langue française (28/7) (lien)
Culture crunch Les racines latines du français : les plus courantes à connaître (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2019 (4)

La Croix  À Pondichéry, l’empreinte tenace du français (31/7) (lien)
Le Devoir Sortir du parisianisme (29/7) (lien)
La Croix  Le français vibre en Haïti (29/7) (lien)
Via Occitanie Gard : L’association Francophonie Avenir interpelle l’État pour défendre la langue française (28/7) (lien)
Culture crunch Les racines latines du français : les plus courantes à connaître (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2019 (3)

La Liberté Des canadiens appellent le président français à la résistance (28/7) (lien)
Le Figaro Paul de Sinety (DGLF) : La loi Toubon est plus que jamais utile aujourd’hui (24/7) (lien)
CERMF Langue française en Algérie : une dangereuse dérive anti-francophone et in fine anti-algérienne (23/7) (lien)
IciH 3 nouveaux diplômes à l’Institut international pour la Francophonie de l’Université Lyon III (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2019 (3)

La Liberté Des canadiens appellent le président français à la résistance (28/7) (lien)
Le Figaro Paul de Sinety (DGLF) : La loi Toubon est plus que jamais utile aujourd’hui (24/7) (lien)
CERMF Langue française en Algérie : une dangereuse dérive anti-francophone et in fine anti-algérienne (23/7) (lien)
IciH 3 nouveaux diplômes à l’Institut international pour la Francophonie de l’Université Lyon III (lien)

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21 associations de défense de la langue française
s’adressent à Jacques Toubon, Défenseur des droits

Vingt-et-une associations de défense de la langue française viennent d’adresser à Jacques Toubon, Défenseur des droits, une lettre ouverte pour l’appeler à réagir officiellement à la réaction incessante des droits des francophones vivant en France par les adeptes du tout-anglais globalitaire.

_____________________________________________________________________________

Paris, le 14 juillet 2019

M. Jacques Toubon
Défenseur des Droits
86 rue des Petits champs
75006 Paris

Objet : Dénoncer la carence de l’État dans la volonté de respecter, et faire respecter, la Constitution (article 2) et la législation de protection de la langue française en France.

À Monsieur Jacques Toubon, ancien ministre, Défenseur des Droits,

Monsieur le Défenseur des Droits,

Nous sommes un collectif d’associations de défense et de promotion de la langue française. Leurs présidents ont signé ci-dessous la présente lettre. Vous aviez, en 1993-94, travaillé avec celle (ALF), qui rédigea en 1992 la première esquisse de la loi promulguée le 4 août1994, associée à votre nom.

Nous associations constatons que les droits constitutionnels des Français et Francophones vivant en France, sont constamment bafoués par les adeptes et praticiens du tout-anglais.

Dans l’entretien accordé récemment à Michel Feltin-Palas, de L’Express, (www.lexpress.fr/culture/langue-francaise-les-failles-de-la-loi toubon), vous avez dressé un bilan de la loi à l’occasion de son 25e anniversaire.

Comme vous l’aviez déjà souligné en fêtant ses 20 ans en 2014 au Sénat, votre loi a eu l’immense mérite de créer un véritable "Droit au français". En officialisant ce terme, vous rappelez qu’ainsi, dans le monde du travail, les salariés ont heureusement droit à un contrat de travail rédigé en français. Aussi que la langue d’enseignement en France est le français. Concernant les publicités, il est vrai que l’article 4 de votre loi, en son paragraphe 2, dispose que "la présentation en langue française doit être aussi lisible, audible ou intelligible que la présentation en langue étrangère". Les dénominations publiques doivent être en français, et les traductions doivent être fournies en au moins deux langues étrangères. Bons principes !

Mais, comme vous l’avez justement constaté, cette loi n’a cessé au fil des années d’être contournée pour, aujourd’hui, être quasiment ignorée.

Parce que le gouvernement ne s’attache pas sérieusement à faire respecter la Constitution et notre législation de protection linguistique. Il arrive même que le Président de la République utilise directement l’anglais pour s’exprimer en France ("Choose France !") ; et à l’international ("Make the planet great again" ; discours du candidat en anglais de janvier 2017 à l’université de Berlin…) et que de nombreuses entreprises publiques ou semi-publiques, SNCF, EDF, Poste, Air-France, etc., voire des ministères ("French Tech", "Pass" culture) violent la loi en nommant leurs produits ou en intitulant leurs campagnes promotionnelles en anglais ou en faisant une bonne partie de leur communication dans cette langue. Outre l’attentat permanent contre notre langue que constitue la prolifération de ces substitutions linguistiques, le droit que chaque citoyen français et chaque francophone de France a de voir les entreprises et les autorités du pays s’exprimer dans la langue qu’ils comprennent tous, est quotidiennement dénié, humiliant notre langue et offensant ceux qui la parlent ou lui sont attachés.

Vous avez parlé de la loi Fioraso (Toubon modifiée) du 22 juillet 2013 qui permet désormais d’enseigner directement en anglais dans nos universités et grandes écoles, tout en interdisant aux établissements d’offrir des formations diplômantes exclusivement en anglais. Or, son application offre l’exemple le plus désastreux du consensus pro-anglais entre établissements publics universitaires et ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui a fermé les yeux, en renonçant à employer son levier de l’habilitation.

D’après le site "http://taughtie.campusfrance.org/tiesearch/#/catalog", il y a aujourd’hui en France 1198 programmes qui sont 100% en anglais, dont 928 masters, parmi lesquels 442 débouchent sur un diplôme national. Autrement dit, il y a des masters qui se déroulent dans nos universités sans un seul cours en français, dans une flagrante illégalité.

Étrange application de la loi par un ministère aussi important ! Et les tribunaux administratifs d’Aix-Marseille, Lille, Nantes, Paris, Toulouse, saisis de recours bien fondés par ALF et nos associations groupées, les ont tous déboutées, sur la base de motifs différents, voire contradictoires, dans des cas pourtant tous semblables. Étrange justice.

Cet abandon du français dans nos universités est lourd de conséquences, y compris sur la Francophonie mondiale, comme de premières défections l’indiquent.

Concernant les publicités, l’ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité) ne songe guère à faire respecter votre loi : elle est juge et partie, administrée et financée en effet par les représentants des professions publicitaires (annonceurs, agences de médias, régies et supports publicitaires) c’est-à-dire par ceux-là même qui enfreignent la loi. À ce jour, l’AFRAV, une de nos associations, a déposé 24 plaintes auprès des procureurs de la République pour non-respect par des publicitaires de l’article 4, paragraphe 2 : toutes les plaintes ont été sans réponse ou classées sans suite (https://www.francophonie-avenir.com/fr/L-anglomanie-traitee-sur-le-plan-juridique/articles-29-1). Les procureurs auraient-ils, comme les tribunaux administratifs dans les "recours Fioraso", reçu des consignes du Ministère de la Justice dont ils dépendent, pour éviter que la loi s’impose aux publicitaires anglomanes ?

Récemment encore, nous avons appris que Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France et du syndicat des transports franciliens, avait mis en place un nouveau titre de transport baptisé "Navigo Easy", en infraction avec l’article 14 de votre loi. Nos associations sont les seules, avec le nouveau Délégué général à la Langue française (DGLF), à tenter de faire revenir sur sa décision la Présidente, déjà nommée "Carpette anglaise" en 2008.

Bref, les exemples sont légion, hélas, qui montrent que votre loi est largement bafouée, avec un étrange laisser-faire des pouvoirs publics, eux-mêmes complices de ces illégalités à répétition. Tout se passe comme si cette loi, gênante pour beaucoup si elle était réellement appliquée, devait être ignorée, considérée comme anachronique et sans importance. Les autorités de notre pays, depuis plus de 20 ans, n’ont pas jugé bon d’engager un débat sur ce sujet : il semble plus simple de faire comme si la loi n’existait pas…

C’est pourquoi nous venons à vous pour vous demander de faire tout ce qui est en votre pouvoir, notamment interpeller vertement les autorités, y compris le gouvernement et le chef de l’État, pour que soient respectées la Constitution (art. 2) et la loi votée en 1994 qui porte le "Droit au français" qui vous est cher. Vous savez à quel point elle est bafouée. Nous sommes prêts à vous fournir, à votre demande, de très nombreux exemples, si nécessaire !

Or, comme le disait en substance Richelieu, "laisser impunies les violations de ce qui est interdit, c’est autoriser ce que l’on prétend interdire". L’atteinte aux libertés est d’autant plus grave que l’imposition de fait d’une langue unique globalitaire en France, en Europe et dans le monde, le tout-globish managérial, porte en elle de graves dangers pour la diversité culturelle mondiale et partant, pour la démocratie et la liberté de penser qui s’en nourrissent.

Malgré tous nos efforts, nous ne parvenons que rarement à être entendus, la quasi-totalité des médias publics ou privés liés aux grands affairistes censurant notre combat ou le tournant en dérision. Là aussi, le déni de démocratie est flagrant, puisque le débat sur l’arrachage linguistique en cours est forclos de facto par une occultation volontaire.

Ainsi, nous vous demandons de bien vouloir intervenir, en votre éminente qualité de Défenseur des droits, afin que les autorités nationales et locales respectent et fassent respecter l’état de droit linguistique républicain, et pour qu’au moins les médias publics cessent de censurer les associations de défense et promotion du français, ou de les tourner en dérision sans leur offrir de tribune ou de droit de réponse.

Veuillez, Monsieur le Ministre, Défenseur des droits, père de la Loi Toubon, agréer l’expression de notre vif espoir en votre très ferme intervention en haut lieu, et de notre haute considération.

Les présidents soussignés des associations ci-dessous désignées :

Alliance Champlain, Nouméa (Nouvelle-Calédonie) :  Pt : Daniel Miroux;
Association C.O.U.R.R.I.E.L. : Pt : Georges Gastaud ;
Association des Écrivains combattants (AEC) : SG : Alfred Gilder
Association Francophonie Avenir (AFRAV): Pt : Régis Ravat
Association littéraire de l’assurance et de la banque (ALAB )Pt : Daniel Ancelet
Association Paris-Québec : Pt : Bernard Émont
Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF), Belgique Pt : Edgar Fonck
Association pour la Sauvegarde et l’Expansion de la Langue française (ASSELAF) :  Pt : Philippe de Saint Robert
Avenir de la Langue française (ALF) : Pt : Albert Salon
Carrefour des Acteurs sociaux (CAS) : Pt : Joël Broquet), et son Pôle Francophonie, Directrice : Catherine Distinguin
Cercle d’études et de recherches sur le monde francophone (CERMFPt : Ilyès Zouari
Collectif Langue française de Suisse romande: Pt : Philippe Carron
Collectif "Non au tout-anglais, Non à l’anglais partout" : Fondatrice : Valérie Faisien
Défense de la Langue française (DLF-Savoie) : Pt : Philippe Reynaud
Forum francophone international (FFI-France )Pt : M. Albert Salon
Forum pour la France (FPF) : SG : Henri Fouquereau
Francophonie Force Oblige (FFOPt : Alain Ripaux
Impératif français (IF), Québec Pt : Jean-Paul Perreault
Institut Culture, Économie et Géostratégie (ICEGPt : Yves Montenay
Observatoire des Libertés (OdL) : Pt : Louis Maisonneuve
Observatoire européen du Plurilinguisme (OEP)Pt : Christian Tremblay).

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21 associations de défense de la langue française
s’adressent à Jacques Toubon, Défenseur des droits

Vingt-et-une associations de défense de la langue française viennent d’adresser à Jacques Toubon, Défenseur des droits, une lettre ouverte pour l’appeler à réagir officiellement à la réaction incessante des droits des francophones vivant en France par les adeptes du tout-anglais globalitaire.

_____________________________________________________________________________

Paris, le 14 juillet 2019

M. Jacques Toubon
Défenseur des Droits
86 rue des Petits champs
75006 Paris

Objet : Dénoncer la carence de l’État dans la volonté de respecter, et faire respecter, la Constitution (article 2) et la législation de protection de la langue française en France.

À Monsieur Jacques Toubon, ancien ministre, Défenseur des Droits,

Monsieur le Défenseur des Droits,

Nous sommes un collectif d’associations de défense et de promotion de la langue française. Leurs présidents ont signé ci-dessous la présente lettre. Vous aviez, en 1993-94, travaillé avec celle (ALF), qui rédigea en 1992 la première esquisse de la loi promulguée le 4 août1994, associée à votre nom.

Nous associations constatons que les droits constitutionnels des Français et Francophones vivant en France, sont constamment bafoués par les adeptes et praticiens du tout-anglais.

Dans l’entretien accordé récemment à Michel Feltin-Palas, de L’Express, (www.lexpress.fr/culture/langue-francaise-les-failles-de-la-loi toubon), vous avez dressé un bilan de la loi à l’occasion de son 25e anniversaire.

Comme vous l’aviez déjà souligné en fêtant ses 20 ans en 2014 au Sénat, votre loi a eu l’immense mérite de créer un véritable "Droit au français". En officialisant ce terme, vous rappelez qu’ainsi, dans le monde du travail, les salariés ont heureusement droit à un contrat de travail rédigé en français. Aussi que la langue d’enseignement en France est le français. Concernant les publicités, il est vrai que l’article 4 de votre loi, en son paragraphe 2, dispose que "la présentation en langue française doit être aussi lisible, audible ou intelligible que la présentation en langue étrangère". Les dénominations publiques doivent être en français, et les traductions doivent être fournies en au moins deux langues étrangères. Bons principes !

Mais, comme vous l’avez justement constaté, cette loi n’a cessé au fil des années d’être contournée pour, aujourd’hui, être quasiment ignorée.

Parce que le gouvernement ne s’attache pas sérieusement à faire respecter la Constitution et notre législation de protection linguistique. Il arrive même que le Président de la République utilise directement l’anglais pour s’exprimer en France ("Choose France !") ; et à l’international ("Make the planet great again" ; discours du candidat en anglais de janvier 2017 à l’université de Berlin…) et que de nombreuses entreprises publiques ou semi-publiques, SNCF, EDF, Poste, Air-France, etc., voire des ministères ("French Tech", "Pass" culture) violent la loi en nommant leurs produits ou en intitulant leurs campagnes promotionnelles en anglais ou en faisant une bonne partie de leur communication dans cette langue. Outre l’attentat permanent contre notre langue que constitue la prolifération de ces substitutions linguistiques, le droit que chaque citoyen français et chaque francophone de France a de voir les entreprises et les autorités du pays s’exprimer dans la langue qu’ils comprennent tous, est quotidiennement dénié, humiliant notre langue et offensant ceux qui la parlent ou lui sont attachés.

Vous avez parlé de la loi Fioraso (Toubon modifiée) du 22 juillet 2013 qui permet désormais d’enseigner directement en anglais dans nos universités et grandes écoles, tout en interdisant aux établissements d’offrir des formations diplômantes exclusivement en anglais. Or, son application offre l’exemple le plus désastreux du consensus pro-anglais entre établissements publics universitaires et ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui a fermé les yeux, en renonçant à employer son levier de l’habilitation.

D’après le site "http://taughtie.campusfrance.org/tiesearch/#/catalog", il y a aujourd’hui en France 1198 programmes qui sont 100% en anglais, dont 928 masters, parmi lesquels 442 débouchent sur un diplôme national. Autrement dit, il y a des masters qui se déroulent dans nos universités sans un seul cours en français, dans une flagrante illégalité.

Étrange application de la loi par un ministère aussi important ! Et les tribunaux administratifs d’Aix-Marseille, Lille, Nantes, Paris, Toulouse, saisis de recours bien fondés par ALF et nos associations groupées, les ont tous déboutées, sur la base de motifs différents, voire contradictoires, dans des cas pourtant tous semblables. Étrange justice.

Cet abandon du français dans nos universités est lourd de conséquences, y compris sur la Francophonie mondiale, comme de premières défections l’indiquent.

Concernant les publicités, l’ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité) ne songe guère à faire respecter votre loi : elle est juge et partie, administrée et financée en effet par les représentants des professions publicitaires (annonceurs, agences de médias, régies et supports publicitaires) c’est-à-dire par ceux-là même qui enfreignent la loi. À ce jour, l’AFRAV, une de nos associations, a déposé 24 plaintes auprès des procureurs de la République pour non-respect par des publicitaires de l’article 4, paragraphe 2 : toutes les plaintes ont été sans réponse ou classées sans suite (https://www.francophonie-avenir.com/fr/L-anglomanie-traitee-sur-le-plan-juridique/articles-29-1). Les procureurs auraient-ils, comme les tribunaux administratifs dans les "recours Fioraso", reçu des consignes du Ministère de la Justice dont ils dépendent, pour éviter que la loi s’impose aux publicitaires anglomanes ?

Récemment encore, nous avons appris que Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France et du syndicat des transports franciliens, avait mis en place un nouveau titre de transport baptisé "Navigo Easy", en infraction avec l’article 14 de votre loi. Nos associations sont les seules, avec le nouveau Délégué général à la Langue française (DGLF), à tenter de faire revenir sur sa décision la Présidente, déjà nommée "Carpette anglaise" en 2008.

Bref, les exemples sont légion, hélas, qui montrent que votre loi est largement bafouée, avec un étrange laisser-faire des pouvoirs publics, eux-mêmes complices de ces illégalités à répétition. Tout se passe comme si cette loi, gênante pour beaucoup si elle était réellement appliquée, devait être ignorée, considérée comme anachronique et sans importance. Les autorités de notre pays, depuis plus de 20 ans, n’ont pas jugé bon d’engager un débat sur ce sujet : il semble plus simple de faire comme si la loi n’existait pas…

C’est pourquoi nous venons à vous pour vous demander de faire tout ce qui est en votre pouvoir, notamment interpeller vertement les autorités, y compris le gouvernement et le chef de l’État, pour que soient respectées la Constitution (art. 2) et la loi votée en 1994 qui porte le "Droit au français" qui vous est cher. Vous savez à quel point elle est bafouée. Nous sommes prêts à vous fournir, à votre demande, de très nombreux exemples, si nécessaire !

Or, comme le disait en substance Richelieu, "laisser impunies les violations de ce qui est interdit, c’est autoriser ce que l’on prétend interdire". L’atteinte aux libertés est d’autant plus grave que l’imposition de fait d’une langue unique globalitaire en France, en Europe et dans le monde, le tout-globish managérial, porte en elle de graves dangers pour la diversité culturelle mondiale et partant, pour la démocratie et la liberté de penser qui s’en nourrissent.

Malgré tous nos efforts, nous ne parvenons que rarement à être entendus, la quasi-totalité des médias publics ou privés liés aux grands affairistes censurant notre combat ou le tournant en dérision. Là aussi, le déni de démocratie est flagrant, puisque le débat sur l’arrachage linguistique en cours est forclos de facto par une occultation volontaire.

Ainsi, nous vous demandons de bien vouloir intervenir, en votre éminente qualité de Défenseur des droits, afin que les autorités nationales et locales respectent et fassent respecter l’état de droit linguistique républicain, et pour qu’au moins les médias publics cessent de censurer les associations de défense et promotion du français, ou de les tourner en dérision sans leur offrir de tribune ou de droit de réponse.

Veuillez, Monsieur le Ministre, Défenseur des droits, père de la Loi Toubon, agréer l’expression de notre vif espoir en votre très ferme intervention en haut lieu, et de notre haute considération.

Les présidents soussignés des associations ci-dessous désignées :

Alliance Champlain, Nouméa (Nouvelle-Calédonie) :  Pt : Daniel Miroux;
Association C.O.U.R.R.I.E.L. : Pt : Georges Gastaud ;
Association des Écrivains combattants (AEC) : SG : Alfred Gilder
Association Francophonie Avenir (AFRAV): Pt : Régis Ravat
Association littéraire de l’assurance et de la banque (ALAB )Pt : Daniel Ancelet
Association Paris-Québec : Pt : Bernard Émont
Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF), Belgique Pt : Edgar Fonck
Association pour la Sauvegarde et l’Expansion de la Langue française (ASSELAF) :  Pt : Philippe de Saint Robert
Avenir de la Langue française (ALF) : Pt : Albert Salon
Carrefour des Acteurs sociaux (CAS) : Pt : Joël Broquet), et son Pôle Francophonie, Directrice : Catherine Distinguin
Cercle d’études et de recherches sur le monde francophone (CERMFPt : Ilyès Zouari
Collectif Langue française de Suisse romande: Pt : Philippe Carron
Collectif "Non au tout-anglais, Non à l’anglais partout" : Fondatrice : Valérie Faisien
Défense de la Langue française (DLF-Savoie) : Pt : Philippe Reynaud
Forum francophone international (FFI-France )Pt : M. Albert Salon
Forum pour la France (FPF) : SG : Henri Fouquereau
Francophonie Force Oblige (FFOPt : Alain Ripaux
Impératif français (IF), Québec Pt : Jean-Paul Perreault
Institut Culture, Économie et Géostratégie (ICEGPt : Yves Montenay
Observatoire des Libertés (OdL) : Pt : Louis Maisonneuve
Observatoire européen du Plurilinguisme (OEP)Pt : Christian Tremblay).

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Langue française : Nouvelles de juillet 2019 (2)

Sputnik Le Maroc attribue définitivement sa place à la langue française dans l’enseignement des sciences (23/7) (lien)
France Info Vieilles Charrues : Suzane, Clara Luciani, Charline Mignot le succès des chanteuses francophones (21/7) (lien)
Liberté Algérie La guerre entre le français et l’anglais en terre d’Apulée sur un fond islamique ! (18/7) (lien)
Le Monde Haricot, heure ou euro : gare aux liaisons dangereuses (16/7) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2019 (2)

Sputnik Le Maroc attribue définitivement sa place à la langue française dans l’enseignement des sciences (23/7) (lien)
France Info Vieilles Charrues : Suzane, Clara Luciani, Charline Mignot le succès des chanteuses francophones (21/7) (lien)
Liberté Algérie La guerre entre le français et l’anglais en terre d’Apulée sur un fond islamique ! (18/7) (lien)
Le Monde Haricot, heure ou euro : gare aux liaisons dangereuses (16/7) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juillet 2019 - le 12/07/2019 - 17:12 par MAR

Langue française : Nouvelles de juillet 2019

Senego Refusant de parler français, Yacine Taha provoque la colère des sénégalais (13/7) (lien)
l-express Diffusion en français à l’ONU: le Canada est intervenu à plusieurs reprises (11/7) (lien)
Actua Litté Cet été, vous ne ferez plus un “escape game”, mais plutôt un “jeu d'évasion” (9/7) (lien)
Ça n'empêche pas Nicolas Basculement de la France au tout-anglais, linguicide organisé du français : Ensemble, nous accusons ! (5/7) (lien)
Yves Montenay L’anglais en Europe malgré le Brexit : The Economist est-il toujours libéral ? (3/7) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juillet 2019

Senego Refusant de parler français, Yacine Taha provoque la colère des sénégalais (13/7) (lien)
l-express Diffusion en français à l’ONU: le Canada est intervenu à plusieurs reprises (11/7) (lien)
Actua Litté Cet été, vous ne ferez plus un “escape game”, mais plutôt un “jeu d'évasion” (9/7) (lien)
Ça n'empêche pas Nicolas Basculement de la France au tout-anglais, linguicide organisé du français : Ensemble, nous accusons ! (5/7) (lien)
Yves Montenay L’anglais en Europe malgré le Brexit : The Economist est-il toujours libéral ? (3/7) (lien)

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nouvelles2019/navigo-easy.jpgRecours de L'AFRAV contre "Naviog Easy" - le 11/07/2019 - 14:42 par Albert_Salon

Recours de L'AFRAV contre "Navigo Easy"

L'AFRAV (Association Francophonie Avenir), une des associations de notre synergie inter-associative, a envoyé une lettre recommandée au Syndicat des Transports d’Île-de-France (ci-dessous), pour lancer la procédure contre "Navigo Easy", dénomination approuvée par Valérie Pécresse, présidente de la région Île de France. Mme Pécresse, saisie au préalable par plusieurs de nos associations (notamment : ALF, AFRAV, COURRIEL..), n'avait pas daigné nous répondre.

La DGLFLF (Paul de Sinety) saisie par ALF et COURRIEL, nous a dit être intervenue auprès de Mme Pécresse, déjà désignée en 2008 "Carpette anglaise" par notre Académie de la Carpette anglaise et du Tapis rouge. Nos associations, qui avaient proposé à cette personne des traductions adaptées, dont celle - jeu de mots - de "Navigo large", souhaitent vivement que cette nouvelle infraction à la loi, au demeurant d'une affligeante ineptie, fasse place à une expression française. Elles sont prêtes à s'associer à un recours collectif devant les juridictions compétentes. Toutes autres interventions, publiques, associatives, ou individuelles, allant dans le même sens seront les bienvenues. Il faut enfin faire cesser cette montée de vase nauséabonde... Albert Salon

--------------------------------------------------------------------

Objet : Demande de Recours gracieux
au sujet de la marque "Navigo Easy".


Lettre recommandée avec accusé de réception,
lettre numéro 1A 154 431 9359 2

Syndicat des Transports d’Île-de-France,
Île-de-France Mobilités
À l’attention de Mme Valérie Pécresse, présidente
39 bis-41 rue de Châteaudun 75009 Paris

Manduel, le 23 mai 2019

Madame la Présidente,

Plusieurs de nos adhérents de la région parisienne nous ont fait part que vous aviez déposé la marque "Navigo Easy", une marque qui devrait servir pour nommer un nouveau titre de transport, lequel devrait entrer en vigueur prochainement sur le réseau des transports publics franciliens.

Force nous est alors de constater que la marque "Navigo Easy" est formée du mot anglais "easy", un mot parfaitement traduisible en français, ce qui nous oblige à vous dire que cette marque contrevient à la loi linguistique de notre pays, et notamment à l’article 14 de la loi n°94-665, dite loi Toubon, qui stipule noir sur blanc que :

"L'emploi d'une marque de fabrique, de commerce ou de service constituée d'une expression ou d'un terme étrangers est interdit aux personnes morales de droit public dès lors qu'il existe une expression ou un terme français de même sens approuvés dans les conditions prévues par les dispositions réglementaires relatives à l'enrichissement de la langue française. […]".

Votre marque "Navigo Easy" étant illégale au regard de la loi, nous vous demandons par conséquent de ne pas l’employer, d’y renoncer et de veiller, ce faisant, à ce que vos équipes de conseillers en mercatique et en communication trouvent une autre appellation, mais respec-tueuse de notre langue cette fois-ci, afin que le nouveau titre de transport que vous voulez mettre en oeuvre sur le réseau public des transports franciliens soit conforme à la loi.

Dans l’attente d’une réponse qui nous confirmera que vous renoncez à utiliser la marque "Navigo Easy" dans l’espace des transports publics franciliens, et dans l’espoir que nous ne serons pas ainsi dans l’obligation de saisir la justice pour vous faire entendre raison, je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de mes salutations distinguées.

Régis Ravat,
Président de l’Afrav

2811 chemin de Saint-Paul - Parc Louis Riel - 30129 Manduel
http ://www.francophonie-avenir.com afrav@aliceadsl.fr

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Recours de L'AFRAV contre "Navigo Easy"

L'AFRAV (Association Francophonie Avenir), une des associations de notre synergie inter-associative, a envoyé une lettre recommandée au Syndicat des Transports d’Île-de-France (ci-dessous), pour lancer la procédure contre "Navigo Easy", dénomination approuvée par Valérie Pécresse, présidente de la région Île de France. Mme Pécresse, saisie au préalable par plusieurs de nos associations (notamment : ALF, AFRAV, COURRIEL..), n'avait pas daigné nous répondre.

La DGLFLF (Paul de Sinety) saisie par ALF et COURRIEL, nous a dit être intervenue auprès de Mme Pécresse, déjà désignée en 2008 "Carpette anglaise" par notre Académie de la Carpette anglaise et du Tapis rouge. Nos associations, qui avaient proposé à cette personne des traductions adaptées, dont celle - jeu de mots - de "Navigo large", souhaitent vivement que cette nouvelle infraction à la loi, au demeurant d'une affligeante ineptie, fasse place à une expression française. Elles sont prêtes à s'associer à un recours collectif devant les juridictions compétentes. Toutes autres interventions, publiques, associatives, ou individuelles, allant dans le même sens seront les bienvenues. Il faut enfin faire cesser cette montée de vase nauséabonde... Albert Salon

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Objet : Demande de Recours gracieux
au sujet de la marque "Navigo Easy".


Lettre recommandée avec accusé de réception,
lettre numéro 1A 154 431 9359 2

Syndicat des Transports d’Île-de-France,
Île-de-France Mobilités
À l’attention de Mme Valérie Pécresse, présidente
39 bis-41 rue de Châteaudun 75009 Paris

Manduel, le 23 mai 2019

Madame la Présidente,

Plusieurs de nos adhérents de la région parisienne nous ont fait part que vous aviez déposé la marque "Navigo Easy", une marque qui devrait servir pour nommer un nouveau titre de transport, lequel devrait entrer en vigueur prochainement sur le réseau des transports publics franciliens.

Force nous est alors de constater que la marque "Navigo Easy" est formée du mot anglais "easy", un mot parfaitement traduisible en français, ce qui nous oblige à vous dire que cette marque contrevient à la loi linguistique de notre pays, et notamment à l’article 14 de la loi n°94-665, dite loi Toubon, qui stipule noir sur blanc que :

"L'emploi d'une marque de fabrique, de commerce ou de service constituée d'une expression ou d'un terme étrangers est interdit aux personnes morales de droit public dès lors qu'il existe une expression ou un terme français de même sens approuvés dans les conditions prévues par les dispositions réglementaires relatives à l'enrichissement de la langue française. […]".

Votre marque "Navigo Easy" étant illégale au regard de la loi, nous vous demandons par conséquent de ne pas l’employer, d’y renoncer et de veiller, ce faisant, à ce que vos équipes de conseillers en mercatique et en communication trouvent une autre appellation, mais respec-tueuse de notre langue cette fois-ci, afin que le nouveau titre de transport que vous voulez mettre en oeuvre sur le réseau public des transports franciliens soit conforme à la loi.

Dans l’attente d’une réponse qui nous confirmera que vous renoncez à utiliser la marque "Navigo Easy" dans l’espace des transports publics franciliens, et dans l’espoir que nous ne serons pas ainsi dans l’obligation de saisir la justice pour vous faire entendre raison, je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de mes salutations distinguées.

Régis Ravat,
Président de l’Afrav

2811 chemin de Saint-Paul - Parc Louis Riel - 30129 Manduel
http ://www.francophonie-avenir.com afrav@aliceadsl.fr

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nouvelles2019/jacques-toubon.jpgLes apports et les failles de la loi Toubon - le 05/07/2019 - 15:44 par Michel_Feltin_Palas

Les apports et les failles de la loi Toubon

Entretien de Michel Feltin-Palas avec Jacques Toubon, 25 ans après l'adoption de la loi sur la langue française qui porte son nom. L'ancien ministre de la culture et de la francophonie, actuel Défenseur des droits, en dresse le bilan. Sans langue de bois.
lire sur le site de L'Express

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Les apports et les failles de la loi Toubon

Entretien de Michel Feltin-Palas avec Jacques Toubon, 25 ans après l'adoption de la loi sur la langue française qui porte son nom. L'ancien ministre de la culture et de la francophonie, actuel Défenseur des droits, en dresse le bilan. Sans langue de bois.
lire sur le site de L'Express

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2019 (4) - le 05/07/2019 - 15:29 par MAR

Langue française : Nouvelles de juin 2019 (4)

Le Figaro  Ces mots français que nous ferions bien d’utiliser (à la place des anglicismes) (30/6) (lien)
L'Union À quoi va ressembler la Cité de la langue française au château de Villers-Cotterêts ? (30/6) (lien)
Le Figaro  Écriture inclusive, orthographe SMS, anglais... La langue française fait de la résistance (28/6) (lien)
La Croix  Jean Pruvost  : Le dictionnaire a de l’avenir (24/6) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juin 2019 (4)

Le Figaro  Ces mots français que nous ferions bien d’utiliser (à la place des anglicismes) (30/6) (lien)
L'Union À quoi va ressembler la Cité de la langue française au château de Villers-Cotterêts ? (30/6) (lien)
Le Figaro  Écriture inclusive, orthographe SMS, anglais... La langue française fait de la résistance (28/6) (lien)
La Croix  Jean Pruvost  : Le dictionnaire a de l’avenir (24/6) (lien)

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nouvelles2019/brexit_brits.jpgOffensive pour une Europe anglophone - le 28/06/2019 - 17:10 par Y_Montenay

L’offensive pour une Europe anglophone en dépit du Brexit

Yves Montenay, ancien chef d’entreprise, économiste et démographe, est vice-président d'ALF. Dans l’article ci-dessous, il dénonce le lancement de ce que nous voyions venir depuis le référendum de 2016 sur le Brexit : l’offensive pour faire de la langue de l’empire la seule officielle des institutions de l’UE, pour parachever et pérenniser l’hégémonie anglo-américaine sur notre continent, en osant présenter l’anglais comme une "langue neutre". À nous de résister et d’appeler à la résistance !… Albert Salon

The Economist, le journal de l’élite anglophone mondiale, fait campagne dans son numéro daté du 15 juin 2019 pour que l’anglais devienne la seule langue officielle de l’Europe après le Brexit. Le principal argument est que ce serait une langue neutre permettant de mieux travailler.

En fait cela cache soit une ignorance de l’Europe, soit un mépris pour les cultures « des autres », soit un cheval de Troie pour détruire une Europe devenue étrangère et donc concurrente. Ou tout simplement l’habitude britannique de demander le beurre et l’argent du beurre. (lire la suite sur le site d'Yves Montenay)


 

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L’offensive pour une Europe anglophone en dépit du Brexit

Yves Montenay, ancien chef d’entreprise, économiste et démographe, est vice-président d'ALF. Dans l’article ci-dessous, il dénonce le lancement de ce que nous voyions venir depuis le référendum de 2016 sur le Brexit : l’offensive pour faire de la langue de l’empire la seule officielle des institutions de l’UE, pour parachever et pérenniser l’hégémonie anglo-américaine sur notre continent, en osant présenter l’anglais comme une "langue neutre". À nous de résister et d’appeler à la résistance !… Albert Salon

The Economist, le journal de l’élite anglophone mondiale, fait campagne dans son numéro daté du 15 juin 2019 pour que l’anglais devienne la seule langue officielle de l’Europe après le Brexit. Le principal argument est que ce serait une langue neutre permettant de mieux travailler.

En fait cela cache soit une ignorance de l’Europe, soit un mépris pour les cultures « des autres », soit un cheval de Troie pour détruire une Europe devenue étrangère et donc concurrente. Ou tout simplement l’habitude britannique de demander le beurre et l’argent du beurre. (lire la suite sur le site d'Yves Montenay)


 

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2019 (3) - le 27/06/2019 - 14:53 par MAR

Langue française : Nouvelles de juin 2019 (3)

Ouest France  Accrolivre, journalisme de données, folioscope… des mots pour éviter l’anglais (26/6) (lien)
Le Figaro  5 expressions arabes que vous prononcez sans le savoir (26/6) (lien)
Savoir.Média En français s'il-vous-plaît ! [5 vidéos autour du monde francophone]  (lien)
Yves Montenay La situation du français à Montréal en 2019 (23/6) (lien)
Culture Crunch Langue française : les nouveaux termes officiels (21/6) (lien)
ActuaLitté L'Académie française présente ses prix pour l'année 2019 (20/6) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juin 2019 (3)

Ouest France  Accrolivre, journalisme de données, folioscope… des mots pour éviter l’anglais (26/6) (lien)
Le Figaro  5 expressions arabes que vous prononcez sans le savoir (26/6) (lien)
Savoir.Média En français s'il-vous-plaît ! [5 vidéos autour du monde francophone]  (lien)
Yves Montenay La situation du français à Montréal en 2019 (23/6) (lien)
Culture Crunch Langue française : les nouveaux termes officiels (21/6) (lien)
ActuaLitté L'Académie française présente ses prix pour l'année 2019 (20/6) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2019 (2) - le 24/06/2019 - 11:10 par MAR

Langue française : Nouvelles de juin 2019 (2)

Le Figaro  10 mots québécois que nous ferions bien d’emprunter (19/6) (lien)
Libération "Gardienne", "buteuse", "entraîneure" : juste une question de vocabulaire ? (18/6) (lien)
Le Figaro Assemblée parlementaire pour la francophonie Pour une Europe multilingue (19/6) (lien)
Le Devoir Un manifeste contre le "colonialisme anglo-américain (17/6) (lien)
Le Figaro  5 expressions très françaises que les Anglais nous envient (et nous piquent) (16/6) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juin 2019 (2)

Le Figaro  10 mots québécois que nous ferions bien d’emprunter (19/6) (lien)
Libération "Gardienne", "buteuse", "entraîneure" : juste une question de vocabulaire ? (18/6) (lien)
Le Figaro Assemblée parlementaire pour la francophonie Pour une Europe multilingue (19/6) (lien)
Le Devoir Un manifeste contre le "colonialisme anglo-américain (17/6) (lien)
Le Figaro  5 expressions très françaises que les Anglais nous envient (et nous piquent) (16/6) (lien)

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100 signatures pour refuser la dictature du tout-anglais

Dans une tribune au Parisien-Aujourd’hui en France du 16 juin 2019, le collectif Langue française et 100 signataires * des 5 continents appellent Emmanuel Macron à protéger la langue française. Lire l'appel

* dont notamment : Tahar Ben Jelloun, Alain Borer, Boris Cyrulnik, Jeannie Longo, Pierre Perret, Zachary Richard, Jean-Marie Rouart, Didier Van Cauwelaert et Jean Ziegler

Recension dans Le Devoir (17/06) "Un manifeste contre le "colonialisme anglo-américain"

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100 signatures pour refuser la dictature du tout-anglais

Dans une tribune au Parisien-Aujourd’hui en France du 16 juin 2019, le collectif Langue française et 100 signataires * des 5 continents appellent Emmanuel Macron à protéger la langue française. Lire l'appel

* dont notamment : Tahar Ben Jelloun, Alain Borer, Boris Cyrulnik, Jeannie Longo, Pierre Perret, Zachary Richard, Jean-Marie Rouart, Didier Van Cauwelaert et Jean Ziegler

Recension dans Le Devoir (17/06) "Un manifeste contre le "colonialisme anglo-américain"

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nouvelles2018/nathalie_loiseau.jpgNathalie TheBird : Renew Europe - le 13/06/2019 - 15:02 par MAR

Nathalie TheBird : Renew Europe !

Grand succès pour la liste française "Renaissance" proche du président Macron, contingent le plus important du groupe centriste du Parlement européen (21 sur 106) et pour sa cheffe de file. Elle a réussi à faire imposer un nouveau nom au groupe ADLE (Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe)  : "Renew Europe" !

À l'heure du Brexit cela s'imposait ! Effectivement, selon la presse, le "nom qui ne contient plus, à la demande des Français (sic !), le mot "libéral", jugé trop connoté dans l'Hexagone". En revanche qu'il soit in ingliche ne semble poser aucun problème…

À force de démissions linguistiques le nouveau pouvoir Macroniste qui pense jouer dans la cour de la modernité semble ne pas se rendre compte qu'il ne joue que dans la cour de la soumission.

Comme disait le Canard enchainé (4/4/2018) : "La "start-up nation" est en marche. Macron nous avait pourtant prévenus dès le 5 mars : il n'est pas "un défenseur grincheux de la francophonie". C'est, en effet, un défenseur décomplexé de l'anglais des business schools spécialisées dans le team building de task forces au service des business models."

Il semble d'ailleurs que sa représentante, la brillante Nathalie TheBird, qui a passé son temps à insulter ses collègues européens a remarquablement réussi son entrée au Parlement européen.  MAR

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Nathalie TheBird : Renew Europe !

Grand succès pour la liste française "Renaissance" proche du président Macron, contingent le plus important du groupe centriste du Parlement européen (21 sur 106) et pour sa cheffe de file. Elle a réussi à faire imposer un nouveau nom au groupe ADLE (Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe)  : "Renew Europe" !

À l'heure du Brexit cela s'imposait ! Effectivement, selon la presse, le "nom qui ne contient plus, à la demande des Français (sic !), le mot "libéral", jugé trop connoté dans l'Hexagone". En revanche qu'il soit in ingliche ne semble poser aucun problème…

À force de démissions linguistiques le nouveau pouvoir Macroniste qui pense jouer dans la cour de la modernité semble ne pas se rendre compte qu'il ne joue que dans la cour de la soumission.

Comme disait le Canard enchainé (4/4/2018) : "La "start-up nation" est en marche. Macron nous avait pourtant prévenus dès le 5 mars : il n'est pas "un défenseur grincheux de la francophonie". C'est, en effet, un défenseur décomplexé de l'anglais des business schools spécialisées dans le team building de task forces au service des business models."

Il semble d'ailleurs que sa représentante, la brillante Nathalie TheBird, qui a passé son temps à insulter ses collègues européens a remarquablement réussi son entrée au Parlement européen.  MAR

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2019 - le 12/06/2019 - 16:43 par MAR

Langue française : Nouvelles de juin 2019

Tv5 Monde L'Académie française doit-elle représenter la Francophonie ? (8/6) (lien)
Actua Litté L'écrivain Daniel Rondeau élu au 8e fauteuil de l'Académie Française (7/6) (lien)
Le Figaro 5 expressions à ressusciter de toute urgence (9/6) (lien)
Courrier Expat Un nouveau secrétaire général pour les Alliances françaises (7/6) (lien)
République des Pyrénées Une pluie d’hommages salue la mémoire de l’humaniste Michel Serres (3/6) (lien)
Le Figaro Décès du philosophe Michel Serres à 88 ans (2/6) (lien)

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Langue française : Nouvelles de juin 2019

Tv5 Monde L'Académie française doit-elle représenter la Francophonie ? (8/6) (lien)
Actua Litté L'écrivain Daniel Rondeau élu au 8e fauteuil de l'Académie Française (7/6) (lien)
Le Figaro 5 expressions à ressusciter de toute urgence (9/6) (lien)
Courrier Expat Un nouveau secrétaire général pour les Alliances françaises (7/6) (lien)
République des Pyrénées Une pluie d’hommages salue la mémoire de l’humaniste Michel Serres (3/6) (lien)
Le Figaro Décès du philosophe Michel Serres à 88 ans (2/6) (lien)

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Michel Serres : disparition d'un grand défenseur du français

Festival de regrets autour de la disparition de Michel Serres, justifiés bien sûr, mais qui ne font jamais référence* au combat permanent du philosophe contre le tout anglais, lui  qui n'hésitait pas à déclarer :
"Il y a plus de mots anglais sur les murs de Paris qu'il n'y avait de mots allemands sous l'Occupation"
ou encore "Ce qui se passe est grave, l’un des pires moments que notre culture ait traversés. Je veux parler de la perte de la langue française dans le milieu des décideurs. Ceux-ci sont en train d’éradiquer la langue française. Que ce soit dans la finance, la science, le commerce, la publicité, plus personne parmi les riches ne parle le français. La langue française est devenue la langue des pauvres. Ce consentement des décideurs à l’anglais commence vraiment à ressembler à une collaboration, et la défense de la langue française à la résistance."

Notre site à maintes reprises a signalé les interventions virulentes de Michel Serres pour la langue française, contre le tout-anglais, quelques exemples :

Récemment encore Michel Serres a signé la tribune "Non, l’anglais ne doit pas remplacer le français !" où une centaine d’écrivains, d’essayistes, de journalistes et d’artistes s’indignaient de voir le "globish", un sous-anglais, supplanter notre langue. Y compris au sein du salon Livre Paris. (Le Monde des 27 et 28 janvier 2019)

L’académie de la Carpette anglaise a d'ailleurs été distingué Michel Serres du 1er Tapis rouge qui illustre et défend la langue française

Entretien de Michel Serres avec le journal Sud-Ouest (29 mai 2019) où le français est toujours présent !

* seul un article du Figaro évoque cet aspect

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Michel Serres : disparition d'un grand défenseur du français

Festival de regrets autour de la disparition de Michel Serres, justifiés bien sûr, mais qui ne font jamais référence* au combat permanent du philosophe contre le tout anglais, lui  qui n'hésitait pas à déclarer :
"Il y a plus de mots anglais sur les murs de Paris qu'il n'y avait de mots allemands sous l'Occupation"
ou encore "Ce qui se passe est grave, l’un des pires moments que notre culture ait traversés. Je veux parler de la perte de la langue française dans le milieu des décideurs. Ceux-ci sont en train d’éradiquer la langue française. Que ce soit dans la finance, la science, le commerce, la publicité, plus personne parmi les riches ne parle le français. La langue française est devenue la langue des pauvres. Ce consentement des décideurs à l’anglais commence vraiment à ressembler à une collaboration, et la défense de la langue française à la résistance."

Notre site à maintes reprises a signalé les interventions virulentes de Michel Serres pour la langue française, contre le tout-anglais, quelques exemples :

Récemment encore Michel Serres a signé la tribune "Non, l’anglais ne doit pas remplacer le français !" où une centaine d’écrivains, d’essayistes, de journalistes et d’artistes s’indignaient de voir le "globish", un sous-anglais, supplanter notre langue. Y compris au sein du salon Livre Paris. (Le Monde des 27 et 28 janvier 2019)

L’académie de la Carpette anglaise a d'ailleurs été distingué Michel Serres du 1er Tapis rouge qui illustre et défend la langue française

Entretien de Michel Serres avec le journal Sud-Ouest (29 mai 2019) où le français est toujours présent !

* seul un article du Figaro évoque cet aspect

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2019 (3) - le 24/05/2019 - 17:34 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2019 (3)

Yves Montenay Le français, simple vestige ou future deuxième langue mondiale ? (22/5) (lien)
Europe 1 Grand débat : plus de 2 millions de fautes d'orthographe, soit une tous les 54 mots (22/5) (lien)
Le Point À qui la faute ? : le bon usage des locutions (22/5) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mai 2019 (3)

Yves Montenay Le français, simple vestige ou future deuxième langue mondiale ? (22/5) (lien)
Europe 1 Grand débat : plus de 2 millions de fautes d'orthographe, soit une tous les 54 mots (22/5) (lien)
Le Point À qui la faute ? : le bon usage des locutions (22/5) (lien)

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nouvelles2019/le-monde-rampe.jpgLe Monde rampe devant l'anglais - le 24/05/2019 - 14:27 par MAR

Le Monde rampe devant l'anglais

Le Monde, journal de référence "français", une fois de plus rampe devant l'anglais : "WE LOVE GREEN", "MUSIC", "FOOD", "TALKS",   "THINK TANK" tout y est dans la grande racole anglo-maniaque...

le-monde-rampe2.jpg

Petite question pourquoi The World indique-t-il "1er & 2 JUIN - BOIS DE VINCENNES" et non pas : JUNE 1st & 2nd -  WOOD OF VINCENNES" ?
On rampe ou on rampe pas...

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Le Monde rampe devant l'anglais

Le Monde, journal de référence "français", une fois de plus rampe devant l'anglais : "WE LOVE GREEN", "MUSIC", "FOOD", "TALKS",   "THINK TANK" tout y est dans la grande racole anglo-maniaque...

le-monde-rampe2.jpg

Petite question pourquoi The World indique-t-il "1er & 2 JUIN - BOIS DE VINCENNES" et non pas : JUNE 1st & 2nd -  WOOD OF VINCENNES" ?
On rampe ou on rampe pas...

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2019 (2) - le 20/05/2019 - 15:50 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2019 (2)

Le Figaro 5 expressions très françaises dont raffolent les Anglais (19/5) (lien)
Académie française Dire, ne pas dire : La Française Républiques (lien)
Tv5 Monde Musique : comment le rap et le hip-hop font évoluer la langue française ? (lien)

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Langue française : Nouvelles de mai 2019 (2)

Le Figaro 5 expressions très françaises dont raffolent les Anglais (19/5) (lien)
Académie française Dire, ne pas dire : La Française Républiques (lien)
Tv5 Monde Musique : comment le rap et le hip-hop font évoluer la langue française ? (lien)

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nouvelles2019/dictionnaire.jpgLes dictionnaires nouveaux sont arrivés - le 16/05/2019 - 14:20 par MAR

Les dictionnaires nouveaux sont arrivés

Le Parisien Au mois de mai, la bataille entre Larousse et Le Petit Robert reprend (lien)
Le Devoir L’édition 2020 du Petit Robert s’enfirouape (14/5) (lien)
Le Figaro Connaissez-vous ces nouveaux mots du dictionnaire ? (lien)
Le Monde Venus d’Afrique, taxieur, alphabète, boucantier ambiancent Le Petit Larousse (lien)
Le Figaro "Malaisant", "démocrature", "vacher"... Les nouveaux mots du Petit Robert (lien)
actu.fr Jober, scroller, ochlocratie… Voici les nouveaux mots du Petit Robert 2020 (lien)

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Les dictionnaires nouveaux sont arrivés

Le Parisien Au mois de mai, la bataille entre Larousse et Le Petit Robert reprend (lien)
Le Devoir L’édition 2020 du Petit Robert s’enfirouape (14/5) (lien)
Le Figaro Connaissez-vous ces nouveaux mots du dictionnaire ? (lien)
Le Monde Venus d’Afrique, taxieur, alphabète, boucantier ambiancent Le Petit Larousse (lien)
Le Figaro "Malaisant", "démocrature", "vacher"... Les nouveaux mots du Petit Robert (lien)
actu.fr Jober, scroller, ochlocratie… Voici les nouveaux mots du Petit Robert 2020 (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2019 - le 03/05/2019 - 14:21 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2019

Le Figaro Smicardisation, Ubériser, Inclusif, Divulgâcher… Les nouveaux mots du Petit Larousse (7/5) (lien)
CSLF Le Conseil supérieur de la langue française récompense 2 professionnels des médias (5/5) (lien)
Le Monde-sauce piquante La vie en -ing  (4/5) (lien)
L'Obs Parlez-vous franponais ? (4/5) (lien)
Sand-traduction Les anglicismes et la langue française : un focus sur le monde professionnel (10/5) (lien)
Le Figaro Bon courage, ASAP... Les mots du bureau qui vous rendent fous (1/5) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mai 2019

Le Figaro Smicardisation, Ubériser, Inclusif, Divulgâcher… Les nouveaux mots du Petit Larousse (7/5) (lien)
CSLF Le Conseil supérieur de la langue française récompense 2 professionnels des médias (5/5) (lien)
Le Monde-sauce piquante La vie en -ing  (4/5) (lien)
L'Obs Parlez-vous franponais ? (4/5) (lien)
Sand-traduction Les anglicismes et la langue française : un focus sur le monde professionnel (10/5) (lien)
Le Figaro Bon courage, ASAP... Les mots du bureau qui vous rendent fous (1/5) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2019 (5) - le 26/04/2019 - 14:38 par MAR

Langue française : Nouvelles d'avril 2019 (5)

Le Figaro Un dictionnaire francophone pour répertorier les variétés du français (30/4) (lien)
Population & Avenir La langue française dans le monde Géographie et perspectives (lien)
L'Obs Jacques Krabal Il est néfaste d’appeler les chercheurs à publier en anglais (25/4) (lien)
Le Droit Le français est-il vraiment plus difficile que l’anglais? (25/4) (lien)
Le Figaro Un concours littéraire pour faire rayonner le français (25/4) (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2019 (5)

Le Figaro Un dictionnaire francophone pour répertorier les variétés du français (30/4) (lien)
Population & Avenir La langue française dans le monde Géographie et perspectives (lien)
L'Obs Jacques Krabal Il est néfaste d’appeler les chercheurs à publier en anglais (25/4) (lien)
Le Droit Le français est-il vraiment plus difficile que l’anglais? (25/4) (lien)
Le Figaro Un concours littéraire pour faire rayonner le français (25/4) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2019 (4) - le 25/04/2019 - 17:10 par MAR

Langue française : Nouvelles d'avril 2019 (4)

Le Droit Jean-Paul Perreault, un francophone "contre la colonisation des cerveaux" (23/4) (lien)
France Inter Parlement européen : les indispensables interprètes permettant aux eurodéputés de se comprendre (22/4) (lien)
Service public Clavier informatique : azerty ou bépo ? (22/4) (lien)
Le Devoir La langue de chez nous (17/4) (lien)
Le Devoir Pour l’amour du français (16/4) (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2019 (4)

Le Droit Jean-Paul Perreault, un francophone "contre la colonisation des cerveaux" (23/4) (lien)
France Inter Parlement européen : les indispensables interprètes permettant aux eurodéputés de se comprendre (22/4) (lien)
Service public Clavier informatique : azerty ou bépo ? (22/4) (lien)
Le Devoir La langue de chez nous (17/4) (lien)
Le Devoir Pour l’amour du français (16/4) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2019 (3) - le 16/04/2019 - 10:30 par MAR

Langue française : Nouvelles d'avril 2019 (3)

Journal d'Avenir de la langue française Le n°67 d'avril 2019 est paru ! (lien)
La Presse Le français progresse dans le monde, mais... (12/4) (lien)
Le Figaro Fautes d’orthographe, santé au travail... Ce qui change avec les nouveaux claviers (10/4) (lien)
L'Express Michel Feltin-Palas Les À et les Ê arrivent sur les claviers ! (9/4) (lien)
La Lettre Pro La journaliste Wendy Bouchard récompensée du prix Richelieu (8/4) (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2019 (3)

Journal d'Avenir de la langue française Le n°67 d'avril 2019 est paru ! (lien)
La Presse Le français progresse dans le monde, mais... (12/4) (lien)
Le Figaro Fautes d’orthographe, santé au travail... Ce qui change avec les nouveaux claviers (10/4) (lien)
L'Express Michel Feltin-Palas Les À et les Ê arrivent sur les claviers ! (9/4) (lien)
La Lettre Pro La journaliste Wendy Bouchard récompensée du prix Richelieu (8/4) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2019 (2) - le 08/04/2019 - 17:09 par MAR

Langue française : Nouvelles d'avril 2019 (2)

Huffpost Claude Lelouch et 20 cinéastes interpellent Macron sur la future loi audiovisuelle (7/4) (lien)
OEP Manifeste pour la diversité linguistique et culturelle dans les recherches concernant les langues (3/4) (lien)
Le Télégramme Nouveaux claviers. Pour un meilleur français… et breton (3/4) (lien)
Le Temps Les anglicismes, piment ou plaie du "Temps" (2/4) (lien)
Le Monde Erasmus tente de plus en plus de professeurs (1/4) (lien)
Agoravox "ONLYLYON", l’insulte lyonnaise à la langue française ! (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2019 (2)

Huffpost Claude Lelouch et 20 cinéastes interpellent Macron sur la future loi audiovisuelle (7/4) (lien)
OEP Manifeste pour la diversité linguistique et culturelle dans les recherches concernant les langues (3/4) (lien)
Le Télégramme Nouveaux claviers. Pour un meilleur français… et breton (3/4) (lien)
Le Temps Les anglicismes, piment ou plaie du "Temps" (2/4) (lien)
Le Monde Erasmus tente de plus en plus de professeurs (1/4) (lien)
Agoravox "ONLYLYON", l’insulte lyonnaise à la langue française ! (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2019 - le 03/04/2019 - 11:31 par MAR

Langue française : Nouvelles d'avril 2019

Le Figaro Ces anglicismes qu’on ne veut plus entendre (2/4) (lien)
Valeurs actuelles Monsieur Noguez s'en est allé (lien)
Yves Montenay Saluons le retour de la francophonie ! (lien)
Le Figaro Bienvenue in Paris : A-t-on encore le droit de parler français en France ? (lien)
Xinhuanet Le français est la 2e langue étrangère la plus apprise au monde en 2018, selon l'OIF (lien)
Yves Montenay Halte à la généralisation de l’anglais en Europe ! (lien)

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Langue française : Nouvelles d'avril 2019

Le Figaro Ces anglicismes qu’on ne veut plus entendre (2/4) (lien)
Valeurs actuelles Monsieur Noguez s'en est allé (lien)
Yves Montenay Saluons le retour de la francophonie ! (lien)
Le Figaro Bienvenue in Paris : A-t-on encore le droit de parler français en France ? (lien)
Xinhuanet Le français est la 2e langue étrangère la plus apprise au monde en 2018, selon l'OIF (lien)
Yves Montenay Halte à la généralisation de l’anglais en Europe ! (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2019 (6) - le 28/03/2019 - 14:23 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2019 (6)

France info Agathe Denoirjean chanter en français, meilleur moyen de communiquer avec mon public (lien)
Agoravox  "ONLYLYON", l’insulte lyonnaise à la langue française ! (26/3) (lien)
Le Figaro Ces anglicismes qu’on ne veut plus entendre (26/3) (lien)
La presse Francophonie : Catherine Cano nommée à l'OIF (26/3) (lien)
AIAC Louise Mushikiwabo pour l’équivalence des diplômes de l’espace francophone (25/3) (lien)
Néon 11 mots français utilisés à travers le monde, mais pas en France (26/3) (lien)
Le Figaro Trang Phan-Labays Défendons la prospérité de l'espace francophone au service de la langue française ! (20/3) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2019 (6)

France info Agathe Denoirjean chanter en français, meilleur moyen de communiquer avec mon public (lien)
Agoravox  "ONLYLYON", l’insulte lyonnaise à la langue française ! (26/3) (lien)
Le Figaro Ces anglicismes qu’on ne veut plus entendre (26/3) (lien)
La presse Francophonie : Catherine Cano nommée à l'OIF (26/3) (lien)
AIAC Louise Mushikiwabo pour l’équivalence des diplômes de l’espace francophone (25/3) (lien)
Néon 11 mots français utilisés à travers le monde, mais pas en France (26/3) (lien)
Le Figaro Trang Phan-Labays Défendons la prospérité de l'espace francophone au service de la langue française ! (20/3) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2019 (5) - le 25/03/2019 - 15:37 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2019 (5)

Le Figaro La langue française n’appartient plus aux seuls Français (20/3) (lien)
RTL Les perles de la traduction automatique (19/3) (lien)
Riad Sattouf La langue française est mon pays préféré (19/3) (lien)
Vatican Au Vatican, la langue française suscite toujours l’intérêt (19/3) (lien)
L'Express M. Feltin-Palas L'avenir réjouissant de la langue française (19/3) (lien)
OEP La francophonie a un bel avenir devant elle ! (15/3) (lien)
Le Devoir Pourquoi moderniser la Loi sur les langues officielles? (12/3) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2019 (5)

Le Figaro La langue française n’appartient plus aux seuls Français (20/3) (lien)
RTL Les perles de la traduction automatique (19/3) (lien)
Riad Sattouf La langue française est mon pays préféré (19/3) (lien)
Vatican Au Vatican, la langue française suscite toujours l’intérêt (19/3) (lien)
L'Express M. Feltin-Palas L'avenir réjouissant de la langue française (19/3) (lien)
OEP La francophonie a un bel avenir devant elle ! (15/3) (lien)
Le Devoir Pourquoi moderniser la Loi sur les langues officielles? (12/3) (lien)

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2019 (4) - le 19/03/2019 - 17:11 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2019 (4)

Franck Riester Le français est nécessaire à notre pacte républicain et à la cohésion sociale (19/3) (lien)
Le Vif Langue française : comment la Flandre se tire une balle dans le pied (19/3) (lien)
Le Temps Louise Mushikiwabo interpelle les jeunes francophones (18/3) (lien)
France 24 Coup d'envoi de la semaine de la langue française et de la Francophonie (18/3) (lien)
La Nouvelle République Quelle est la place de la langue française dans le monde ? (18/3) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2019 (4)

Franck Riester Le français est nécessaire à notre pacte républicain et à la cohésion sociale (19/3) (lien)
Le Vif Langue française : comment la Flandre se tire une balle dans le pied (19/3) (lien)
Le Temps Louise Mushikiwabo interpelle les jeunes francophones (18/3) (lien)
France 24 Coup d'envoi de la semaine de la langue française et de la Francophonie (18/3) (lien)
La Nouvelle République Quelle est la place de la langue française dans le monde ? (18/3) (lien)

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nouvelles2019/dominique_noguez.jpgIn memoriam Dominique Noguez - le 18/03/2019 - 17:15 par Jean-Hourcade

In memoriam Dominique Noguez
(1942-2019)

Dies irae, dies illa pour Avenir de la langue française (ALF).

Après son président d’honneur Bernard Dorin, ambassadeur de France, voilà qu’elle est orpheline de Dominique Noguez, l’un de ses trois membres fondateurs, son premier président, de 1992 à 1993.

De nombreux hommages ont été rendus par les médias, dont Le Monde, au distingué écrivain, critique de cinéma, spécialiste du film expérimental américain, conseiller de Marguerite Duras dans certains de ses films ; à l’humoriste (pratiquant l’humour noir et le canular), l’auteur de recherches sur la littérature française, le sociologue de la vie de tous les jours, le moraliste et professeur d’esthétique à l’université. ALF tient à ajouter ce qu’elle – et la France – doivent à cet inlassable et inclassable militant de la cause du français qu’on a pu voir se promener dans Paris, un marqueur dans la poche, ajoutant les accents manquants aux plaques des rues.

Récompensé en 2017 par l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre, il avait aussi enseigné au Québec où il gardait de nombreux amis, dont le poète et militant Gaston Miron. Allant bien plus loin que le Parlez-vous franglais ? d'Étiemble, le livre La Colonisation douce de Dominique Noguez sonna le début de la rébellion politique contre l’effacement en catimini du français en France et à l’international sous les coups de l’Empire, et des Français "collabos de la pub et du fric" (Michel Serres). À la fin de son ouvrage, l’auteur prédisait qu’à force de descendre nous toucherions le fond et que, alors, nous pourrions rebondir.

En vue de la création consécutive d’ALF, il avait tenu à lancer, dans le Monde et ailleurs, un manifeste-appel publié avec l’aide financière de Philippe Rossillon, Michel Guillou et la nôtre. Il avait alors réussi à obtenir la signature d’une bonne partie de l’intelligentsia de France et d’autres pays francophones. Ancien de "la rue d’Ulm", il incarnait si bien l’esprit universitaire français, faisant mine de traiter des sujets les plus graves sous le masque de l’humour.

Il va manquer à notre cause. Ressuscitons-le - le terme est de lui, s’adressant aux futurs visiteurs de sa tombe - en amplifiant sa résistance souriante et têtue à la "colonisation douce", afin de pouvoir bientôt lui dire qu’enfin, le fond touché, notre combativité aura amené le rebond.

Guy Dalens, Jean Hourcade, Albert Salon

___________________________________________

Dominique Noguez fut le premier président d'Avenir de la langue française à sa fondation en 1993. Son combat pour la langue française fut constant.

Dominique Noguez est né le 12 septembre 1942 à Bolbec (Seine-Maritime). Il a étudié à l'École normale supérieure et était agrégé de philosophie. Il laisse derrière lui une oeuvre protéiforme, des essais sur le cinéma, de nombreux essais littéraires comme La colonisation douce, feu la langue française ?* (Éditions du Rocher), plusieurs livres sur Marguerite Duras, des nouvelles et neuf romans dont Amour noir (Gallimard) couronné en 1997 par le prix Fémina.

Il était connu pour son humour sarcastique indescriptible. Comment rater complètement sa vie en onze leçons (Payot & Rivages, 2002) en est l'exemple parfait. Il avait même reçu le prix de l'humour noir en 1999 avec Cadeaux de Noël (Zulma). « L'humour est chose grave, c'est la chose la plus grave, c'est la seule chose grave. Car, s'il est véritablement déclenché et véritablement compris, il embrasse le tout de l'humaine grandeur et de l'humaine détresse. Il est solaire et, en même temps, de la nuit la plus noire », écrivait-il dans L'homme de l'humour (Gallimard, 2004)

En 2013, il a publié un récit autobiographique, Une année qui commence bien (Flammarion), dans lequel il revenait sur le début tumultueux de sa relation amoureuse avec Cyril Durieux. « L'amour dans toute sa plénitude, je ne l'aurai connu que par les livres », écrivait-il alors. En 2017, il avait reçu le prix de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.

* La colonisation douce (Feu de la langue française ?) (1991, réédité en 1998) [Arléa] Sociologie de la colonisation culturelle ou manuel de reconquête linguistique, 
œuvre littéraire ou œuvre politique, cet ouvrage peut rendre des services à plus d’hommes et plus longtemps qu’on ne le croit.

_____________

Lire aussi Ouest-France Le romancier Dominique Noguez, prix Femina pour Amour noir, est décédé

Le Figaro Dominique Noguez, auteur d'Amour Noir, est décédé à 76 ans

Le Monde Dominique Noguez, Écrivain (lire ci-dessous)

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Article paru dans Le Monde daté mardi 19 mars 2019

Dominique Noguez

Écrivain

Dominique Noguez a été emporpar un cancer, à 76 ans, dans la nuit du 14 au 15 mars 2019, à Paris. On peut le dire ainsi. Mais la nouvelle, qui a laissé ses amis abasourdis, tant l'écrivain avait été discret sur la gravité de sa maladie, peut s'énoncer de bien d'autres manières.

Par exemple : disparition soudaine d'un des plus grands spécialistes du cinéma expérimental nord-américain ; d'un membre éminent du Collège de pataphysique ; du découvreur de Michel Houellebecq (dont il fit éditer le premier roman) ; d'un ami et confident de Marguerite Duras. Ou encore : mort brutale de l'auteur du désespéré et hilarant Comment rater complètement sa vie en onze leçons (Payot, 2002), ou du glaçant (et non moins hilarant) L'Embaumeur (Fayard, 2004) ; d'un défenseur inlassable de la langue française ; d'un plaisantin, à qui il arrivait de se promener un marqueur blanc en poche, avec lequel il ajoutait les accents manquants aux plaques des rues parisiennes...

Du cinéma à la littérature

La mort d'un homme est parfois une hécatombe : des dizaines d'univers sont tout à coup engloutis. Dominique Noguez, comme écrivain, a touché à autant de formes qu'il lui était possible. Aussi sa vie a-t-elle été un long zigzag, une course fébrile et joyeuse entre toutes les voies, même détournées, que son talent et son érudition ouvraient devant lui.

le 12 septembre 1942 à Bolbec (Seine-Maritime), il passa son enfance et son adolescence à Rouen ; puis à Biarritz, où il commença des études classiques (latin-grec), avant d'être reçu à l'École normale supérieure en 1963, dont il sortira, en 1967, pouvait dès lors s'enchaîner assez aisément. Mais entre-temps la donne s'était déjà compliquée.

Joint par Le Monde, le philosophe Bernard Pautrat, qui avait fait sa connaissance en 1960, et qui le précéda à l'École normale supérieure, raconte : "A Normale, il était sollicité par des passions qui ne font pas forcément bon ménage avec la philosophie. Il avait besoin de s'intéresser à plusieurs choses à la fois. Je ne l'ai jamais vu, par exemple, se recommander d'une école de philosophie, comme font beaucoup de jeunes normaliens."

L'élève Noguez préférait les chemins de traverse. Il part d'ailleurs bientôt enseigner au Québec, il restera de 1968 à 1971."C'est là, poursuit Bernard Pautrat, qu'il a découvert le cinéma expérimental et qu'il a décidé d'en faire sa spécialité universitaire. C'était salvateur pour lui de trouver un domaine aussi ouvert, hétéroclite, au carrefour de mondes très différents.

Les jeux (universitaires) sont faits. De retour à Paris, Dominique Noguez rejoint l'université Paris I, département arts plastiques. Son enseignement et les premiers livres qu'il fait alors paraître (tel Le Cinéma, autrement, 10/18, 1977) font connaître en France des œuvres d'avant-garde comme celles de Gregory Markopoulos, Marcel Hanoun, Werner Nekes ou Jonas Mekas, dont il restera très proche jusqu'à la mort du cinéaste, en janvier.

Mais d'autres jeux restent à jouer, qui finiront par l'emporter, le professeur s'éloignant progressivement au profit de l'écrivain. En 1981, Dominique Noguez publie son premier roman, M & R (Robert Laffont), et très vite les livres se multiplient. Peu de romans, au total : six, jusqu'à L'Interruption (Flammarion, 2018), sur 52 livres échappant, le plus souvent, aux catégories. Ainsi de ses "études plus ou moins avantes", se mêlent érudition, fiction, parodie et, intriqué dans l'ensemble, un art subtil de renouveler le regard sur l'histoire de la pensée ou de l'art - on peut citer, entre autres, Les Trois Rimbaud (Éditions de Minuit, 1986) ou Lénine dada (Robert Laffont, 1989).

Mais cela aussi n'est qu'une partie de cette œuvre vaste, effervescente, toujours en mouvement. Le recueil d'aphorismes (Pensées bleues, Équateurs, 2015) y côtoie l'essai littéraire (Duras, Marguerite, Flammarion, 2001), l'humour noir (Ouverture des veines et autres distractions, Robert Laffont, 1982) se prolonge en une philosophie du rire (L'Homme de l'humour, Gallimard, 2004), laquelle rebondit dans une enquête érudite sur des maximes célèbres - La Véritable origine des plus beaux aphorismes (Payot, 2014), entreprise qu'il a poursuivie dans le dernier livre paru de son vivant, au début du mois : Encore une citation, monsieur le bourreau (Albin Michel, 224 p., 18 euros).

Baroque et visionnaire

Pour être peu nombreux, les romans occupent, dans cet ensemble, une place décisive. Certains, comme le baroque et visionnaire Les Derniers Jours du monde (Robert Laffont, 1991, adapté au cinéma en 2009 par les frères Arnaud et Jean-Marie Larrieu), récapitulent les passions, les curiosités, les paradoxes, les nostalgies, le secret désespoir dont chacun des autres livres explore une facette. D'autres, tel Amour noir (Gallimard, prix Femina 1997), s'approchent d'une dimension plus intime, qui ailleurs ne faisait qu'affleurer.

C'est, cependant, dans son grand texte autobiographique, Une année qui commence bien (Flammarion, 2013), que Dominique Noguez, cessant de jouer, dira au plus près ce qu'était sa vie. Mais, au-delà du récit des six mois d'une passion impossible pour un jeune homme, ce livre, par sa délicatesse, sa mélancolie, son humour aussi, plus noir que jamais, et surtout par la puissance impérieuse de son style, d'une richesse, d'une mobilité et d'une précision qui rendent tout incandescent, dit enfin, et d'abord, quel écrivain fut Dominique Noguez.

À la dernière page d'un petit livre paru en 2016, Projet d'épitaphe, précédé de cinq poèmes plus longs (Sandre), il imaginait, pour sa tombe, ces mots : "Toutes les fois que tu liras, même vite, même tout bas, passant, le nom que voilà, tu me ressusciteras."

Alors qu'en 2020 un volume de la collection "Bouquins" des éditions Robert Laffont doit réunir, entre autres, différentes "études plus ou moins sçavantes'' - sous le titre Canulars -, et que d'autres textes restent à paraître, dont des lettres de jeunesse et un monumental journal intime, dont on espère qu'il sortira un jour, tout paraît désormais possible pour cette œuvre demeurée jusqu'au bout tellement imprévisible. Y compris la résurrection.

Florent Georgesco

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In memoriam Dominique Noguez
(1942-2019)

Dies irae, dies illa pour Avenir de la langue française (ALF).

Après son président d’honneur Bernard Dorin, ambassadeur de France, voilà qu’elle est orpheline de Dominique Noguez, l’un de ses trois membres fondateurs, son premier président, de 1992 à 1993.

De nombreux hommages ont été rendus par les médias, dont Le Monde, au distingué écrivain, critique de cinéma, spécialiste du film expérimental américain, conseiller de Marguerite Duras dans certains de ses films ; à l’humoriste (pratiquant l’humour noir et le canular), l’auteur de recherches sur la littérature française, le sociologue de la vie de tous les jours, le moraliste et professeur d’esthétique à l’université. ALF tient à ajouter ce qu’elle – et la France – doivent à cet inlassable et inclassable militant de la cause du français qu’on a pu voir se promener dans Paris, un marqueur dans la poche, ajoutant les accents manquants aux plaques des rues.

Récompensé en 2017 par l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre, il avait aussi enseigné au Québec où il gardait de nombreux amis, dont le poète et militant Gaston Miron. Allant bien plus loin que le Parlez-vous franglais ? d'Étiemble, le livre La Colonisation douce de Dominique Noguez sonna le début de la rébellion politique contre l’effacement en catimini du français en France et à l’international sous les coups de l’Empire, et des Français "collabos de la pub et du fric" (Michel Serres). À la fin de son ouvrage, l’auteur prédisait qu’à force de descendre nous toucherions le fond et que, alors, nous pourrions rebondir.

En vue de la création consécutive d’ALF, il avait tenu à lancer, dans le Monde et ailleurs, un manifeste-appel publié avec l’aide financière de Philippe Rossillon, Michel Guillou et la nôtre. Il avait alors réussi à obtenir la signature d’une bonne partie de l’intelligentsia de France et d’autres pays francophones. Ancien de "la rue d’Ulm", il incarnait si bien l’esprit universitaire français, faisant mine de traiter des sujets les plus graves sous le masque de l’humour.

Il va manquer à notre cause. Ressuscitons-le - le terme est de lui, s’adressant aux futurs visiteurs de sa tombe - en amplifiant sa résistance souriante et têtue à la "colonisation douce", afin de pouvoir bientôt lui dire qu’enfin, le fond touché, notre combativité aura amené le rebond.

Guy Dalens, Jean Hourcade, Albert Salon

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Dominique Noguez fut le premier président d'Avenir de la langue française à sa fondation en 1993. Son combat pour la langue française fut constant.

Dominique Noguez est né le 12 septembre 1942 à Bolbec (Seine-Maritime). Il a étudié à l'École normale supérieure et était agrégé de philosophie. Il laisse derrière lui une oeuvre protéiforme, des essais sur le cinéma, de nombreux essais littéraires comme La colonisation douce, feu la langue française ?* (Éditions du Rocher), plusieurs livres sur Marguerite Duras, des nouvelles et neuf romans dont Amour noir (Gallimard) couronné en 1997 par le prix Fémina.

Il était connu pour son humour sarcastique indescriptible. Comment rater complètement sa vie en onze leçons (Payot & Rivages, 2002) en est l'exemple parfait. Il avait même reçu le prix de l'humour noir en 1999 avec Cadeaux de Noël (Zulma). « L'humour est chose grave, c'est la chose la plus grave, c'est la seule chose grave. Car, s'il est véritablement déclenché et véritablement compris, il embrasse le tout de l'humaine grandeur et de l'humaine détresse. Il est solaire et, en même temps, de la nuit la plus noire », écrivait-il dans L'homme de l'humour (Gallimard, 2004)

En 2013, il a publié un récit autobiographique, Une année qui commence bien (Flammarion), dans lequel il revenait sur le début tumultueux de sa relation amoureuse avec Cyril Durieux. « L'amour dans toute sa plénitude, je ne l'aurai connu que par les livres », écrivait-il alors. En 2017, il avait reçu le prix de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.

* La colonisation douce (Feu de la langue française ?) (1991, réédité en 1998) [Arléa] Sociologie de la colonisation culturelle ou manuel de reconquête linguistique, 
œuvre littéraire ou œuvre politique, cet ouvrage peut rendre des services à plus d’hommes et plus longtemps qu’on ne le croit.

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Lire aussi Ouest-France Le romancier Dominique Noguez, prix Femina pour Amour noir, est décédé

Le Figaro Dominique Noguez, auteur d'Amour Noir, est décédé à 76 ans

Le Monde Dominique Noguez, Écrivain (lire ci-dessous)

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Article paru dans Le Monde daté mardi 19 mars 2019

Dominique Noguez

Écrivain

Dominique Noguez a été emporpar un cancer, à 76 ans, dans la nuit du 14 au 15 mars 2019, à Paris. On peut le dire ainsi. Mais la nouvelle, qui a laissé ses amis abasourdis, tant l'écrivain avait été discret sur la gravité de sa maladie, peut s'énoncer de bien d'autres manières.

Par exemple : disparition soudaine d'un des plus grands spécialistes du cinéma expérimental nord-américain ; d'un membre éminent du Collège de pataphysique ; du découvreur de Michel Houellebecq (dont il fit éditer le premier roman) ; d'un ami et confident de Marguerite Duras. Ou encore : mort brutale de l'auteur du désespéré et hilarant Comment rater complètement sa vie en onze leçons (Payot, 2002), ou du glaçant (et non moins hilarant) L'Embaumeur (Fayard, 2004) ; d'un défenseur inlassable de la langue française ; d'un plaisantin, à qui il arrivait de se promener un marqueur blanc en poche, avec lequel il ajoutait les accents manquants aux plaques des rues parisiennes...

Du cinéma à la littérature

La mort d'un homme est parfois une hécatombe : des dizaines d'univers sont tout à coup engloutis. Dominique Noguez, comme écrivain, a touché à autant de formes qu'il lui était possible. Aussi sa vie a-t-elle été un long zigzag, une course fébrile et joyeuse entre toutes les voies, même détournées, que son talent et son érudition ouvraient devant lui.

le 12 septembre 1942 à Bolbec (Seine-Maritime), il passa son enfance et son adolescence à Rouen ; puis à Biarritz, où il commença des études classiques (latin-grec), avant d'être reçu à l'École normale supérieure en 1963, dont il sortira, en 1967, pouvait dès lors s'enchaîner assez aisément. Mais entre-temps la donne s'était déjà compliquée.

Joint par Le Monde, le philosophe Bernard Pautrat, qui avait fait sa connaissance en 1960, et qui le précéda à l'École normale supérieure, raconte : "A Normale, il était sollicité par des passions qui ne font pas forcément bon ménage avec la philosophie. Il avait besoin de s'intéresser à plusieurs choses à la fois. Je ne l'ai jamais vu, par exemple, se recommander d'une école de philosophie, comme font beaucoup de jeunes normaliens."

L'élève Noguez préférait les chemins de traverse. Il part d'ailleurs bientôt enseigner au Québec, il restera de 1968 à 1971."C'est là, poursuit Bernard Pautrat, qu'il a découvert le cinéma expérimental et qu'il a décidé d'en faire sa spécialité universitaire. C'était salvateur pour lui de trouver un domaine aussi ouvert, hétéroclite, au carrefour de mondes très différents.

Les jeux (universitaires) sont faits. De retour à Paris, Dominique Noguez rejoint l'université Paris I, département arts plastiques. Son enseignement et les premiers livres qu'il fait alors paraître (tel Le Cinéma, autrement, 10/18, 1977) font connaître en France des œuvres d'avant-garde comme celles de Gregory Markopoulos, Marcel Hanoun, Werner Nekes ou Jonas Mekas, dont il restera très proche jusqu'à la mort du cinéaste, en janvier.

Mais d'autres jeux restent à jouer, qui finiront par l'emporter, le professeur s'éloignant progressivement au profit de l'écrivain. En 1981, Dominique Noguez publie son premier roman, M & R (Robert Laffont), et très vite les livres se multiplient. Peu de romans, au total : six, jusqu'à L'Interruption (Flammarion, 2018), sur 52 livres échappant, le plus souvent, aux catégories. Ainsi de ses "études plus ou moins avantes", se mêlent érudition, fiction, parodie et, intriqué dans l'ensemble, un art subtil de renouveler le regard sur l'histoire de la pensée ou de l'art - on peut citer, entre autres, Les Trois Rimbaud (Éditions de Minuit, 1986) ou Lénine dada (Robert Laffont, 1989).

Mais cela aussi n'est qu'une partie de cette œuvre vaste, effervescente, toujours en mouvement. Le recueil d'aphorismes (Pensées bleues, Équateurs, 2015) y côtoie l'essai littéraire (Duras, Marguerite, Flammarion, 2001), l'humour noir (Ouverture des veines et autres distractions, Robert Laffont, 1982) se prolonge en une philosophie du rire (L'Homme de l'humour, Gallimard, 2004), laquelle rebondit dans une enquête érudite sur des maximes célèbres - La Véritable origine des plus beaux aphorismes (Payot, 2014), entreprise qu'il a poursuivie dans le dernier livre paru de son vivant, au début du mois : Encore une citation, monsieur le bourreau (Albin Michel, 224 p., 18 euros).

Baroque et visionnaire

Pour être peu nombreux, les romans occupent, dans cet ensemble, une place décisive. Certains, comme le baroque et visionnaire Les Derniers Jours du monde (Robert Laffont, 1991, adapté au cinéma en 2009 par les frères Arnaud et Jean-Marie Larrieu), récapitulent les passions, les curiosités, les paradoxes, les nostalgies, le secret désespoir dont chacun des autres livres explore une facette. D'autres, tel Amour noir (Gallimard, prix Femina 1997), s'approchent d'une dimension plus intime, qui ailleurs ne faisait qu'affleurer.

C'est, cependant, dans son grand texte autobiographique, Une année qui commence bien (Flammarion, 2013), que Dominique Noguez, cessant de jouer, dira au plus près ce qu'était sa vie. Mais, au-delà du récit des six mois d'une passion impossible pour un jeune homme, ce livre, par sa délicatesse, sa mélancolie, son humour aussi, plus noir que jamais, et surtout par la puissance impérieuse de son style, d'une richesse, d'une mobilité et d'une précision qui rendent tout incandescent, dit enfin, et d'abord, quel écrivain fut Dominique Noguez.

À la dernière page d'un petit livre paru en 2016, Projet d'épitaphe, précédé de cinq poèmes plus longs (Sandre), il imaginait, pour sa tombe, ces mots : "Toutes les fois que tu liras, même vite, même tout bas, passant, le nom que voilà, tu me ressusciteras."

Alors qu'en 2020 un volume de la collection "Bouquins" des éditions Robert Laffont doit réunir, entre autres, différentes "études plus ou moins sçavantes'' - sous le titre Canulars -, et que d'autres textes restent à paraître, dont des lettres de jeunesse et un monumental journal intime, dont on espère qu'il sortira un jour, tout paraît désormais possible pour cette œuvre demeurée jusqu'au bout tellement imprévisible. Y compris la résurrection.

Florent Georgesco

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2019 (3) - le 18/03/2019 - 16:14 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2019 (3)

Le grand soir  Basculement de la France au tout-anglais, linguicide organisé (17/3) (lien)
L'Express M. Feltin-Palas Avec le Brexit, l'UE va-t-elle redécouvrir le français ?(12/3) (lien)
La Presse Le français en forte progression grâce à l'Afrique (11/3) (lien)
Le journal de Montréal Sommes-nous "coolonisés" ? (10/3) (lien)
La minuteL’espagnol, une langue de plus en plus politisée aux Etats-Unis (10/3) (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2019 (3)

Le grand soir  Basculement de la France au tout-anglais, linguicide organisé (17/3) (lien)
L'Express M. Feltin-Palas Avec le Brexit, l'UE va-t-elle redécouvrir le français ?(12/3) (lien)
La Presse Le français en forte progression grâce à l'Afrique (11/3) (lien)
Le journal de Montréal Sommes-nous "coolonisés" ? (10/3) (lien)
La minuteL’espagnol, une langue de plus en plus politisée aux Etats-Unis (10/3) (lien)

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Semaine de la langue française et de la Francophonie

du 16 au 20 mars 2019

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Semaine de la langue française et de la Francophonie

du 16 au 20 mars 2019

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nouvelles2019/arret_au-tout-anglais.jpgManif pour le français le 20 mars à Lyon - le 13/03/2019 - 17:38 par MAR

Manif pour le français le 20 mars à Lyon

Une gauche très "progressiste" se mobilise à fond pour le français. Nous relayons cette heureuse initiative. A. S.

Le 20 mars Lyon sera la capitale de la Résistance au tout-anglais

COURRIEL et Afrav organisent une manifestation de rue, le 20 mars à Lyon. Ils tourneront en rond avec leurs panneaux tout en distribuant des tracts pour dénoncer l'anglicisation.en marche. Cela se passera sur la place Carnot (près de la gare de Lyon-Perrache), pour aller via la rue Victor Hugo sur la place Bellecour où se situe le pavillon de ONLYLYON (sic !).

Les participants défileront avec une pancarte, en distribuant  les tracts des associations Co.u.r.r.i.e.l et Afrav (voir ci-dessous)

Le 20 mars, c’est la journée mondiale de la langue française et de la Francophonie. La langue française comme la diversité linguistique et culturelle du monde est menacée par la politique du tout-anglais des marchés financiers. Une manifestation pour la langue française et contre le tout-anglais est organisée à Lyon le 20 mars 2019.
    Le rendez-vous est fixé place Carnot à 10 h et se conclura place Bellecour. L’action est programmée pour durer de 10 h à 18 h permettant à chacun de rejoindre la mobilisation selon ses disponibilités.
    Tous les amis de la langue française et des langues en général sont invités à venir défiler avec nous.
    Merci de votre attention et cordiales salutations.
    Régis Ravat, président de l'Afrav

pourquoi-only-lyon.jpg

tract-Courriel-Afrav-Lyon.jpg

INSOUMISSION SOCIALE et RÉSISTANCE

LINGUISTIQUE, MÊME COMBAT !

Les militants des associations CO.U.R.R.I.EL et A.FR.AV* soutiennent les travailleurs, les étudiants et tout citoyen en lutte contre la casse des acquis sociaux et démocratiques issus de 1789 et du Conseil National de la Résistance.

En détruisant les statuts, le Code du travail, les conventions collectives, les diplômes nationaux, la Sécu et les retraites, le secteur nationalisé, le produire en France et les services publics, les gouvernements successifs inféodés à l’UE et à l’OTAN veulent nous aligner sur le très inégalitaire « modèle » anglo-saxon où les « gagneurs » à la Trump écrasent le monde du travail.

Cette politique d’arrachage social, l’oligarchie capitaliste « française » l’applique aussi sur le terrain linguistique : elle choisit - Macron et le MEDEF en tête - d’évincer la langue française, « langue de la République » selon l’article II de la Constitution, au profit du « tout-anglais » cher aux promoteurs du Traité de libre-échange transatlantique, le TLET et de l’accord économique et commercial global, l’AECG, des traités désastreux non seulement pour l’agriculture paysanne et le produire en France industriel, mais aussi pour notre langue et notre culture (À noter qu’en France, les acronymes anglais TAFTA et CETA sont plus connus que leurs équivalents en français ?!).

Déjà, Renault et PSA ont basculé toute leur documentation interne à l’anglais. La direction d’Air France fait sa pub et nomme ses produits en anglais (France is in the air, Flying Blue, Joon, etc.), La Poste crée Ma French Bank, de grandes firmes « françaises », Darty ou la Redoute en tête, lancent le Black Friday et même, suprême insulte au peuple français, les French Days … Et que penser de Carrefour qui veut jouer la carte 100% BIO en nous polluant 100% à l’anglais avec sa campagne Act For Food ? Ne parlons pas de The Voice, que My TF1 matraque chaque samedi soir après le My Million de la Française des Jeux. Mais pourquoi se gêner quand le chef de l’État promeut lui-même systématiquement l’anglais en France même (France is back, Make the planet great again, One Planet Summit, Choose France, The Internet of Trust, La French Tech, etc.) ?

Ce globiche des affaires ("Business Globish", comme ils disent) qui, dès l’enfance, formate nos pensées et nos goûts dans un sens néolibéral, est un terrible facteur de pensée, de politique, d’économie uniques, une arme létale contre la biodiversité culturelle mondiale, un assassinat du premier service public de France : la langue française.

Et ce projet turbo-capitaliste va plus loin encore : en faisant de l’anglais la seule « langue de l’entreprise et des affaires », comme y appelle le Baron Seillères, ex-patron du MEDEF et du patronat européen, l’oligarchie au pouvoir entend « dé-segmenter » le marché du travail continental pour écraser tous les salaires : non seulement les travailleurs non anglophones seraient marginalisés, mais pour chaque emploi, le chômage de masse aidant, la concurrence entre salariés sera exacerbée si le globiche continue d'être imposé partout en violation de la loi et de la dignité des travailleurs francophones, qu’ils soient Français ou immigrés venus d’Afrique.

Nous appelons donc les militants des partis progressistes et ceux des syndicats ouvriers, enseignants, étudiants, paysans, à compléter leur résistance sociale par une insoumission linguistique. Contre la langue unique du néolibéralisme mondialisé et « globalitaire », individuellement et collectivement, DÉFENDONS notre dignité en défendant notre LANGUE FRANÇAISE et toutes les langues de France et du monde à travers elle !

Non à l’anglais partout ! ¿ Porque ingles unicamente ?

English language, stay home. Perché solo l'inglese ?

Und die deutsche Sprache ? Porque não, o portugues ?

Spreek nederlands ? لا للغة الإنجليزية في كل مكان !

Her yerde İngilizce yok ! Rifuzu la anglan !

* Tract porté par les associations CO.U.R.R.I.E.L et A.FR.AV, associations de résistance culturelle et linguistique

Courriels : gastaudcrovisier2@wanadoo.fr et afrav@aliceadsl.fr - Site : http://www.francophonie-avenir.com

Merci de ne pas jeter ce tract sur la voie publique

Refusons les œillères de l’anglo-américanisation !

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Manif pour le français le 20 mars à Lyon

Une gauche très "progressiste" se mobilise à fond pour le français. Nous relayons cette heureuse initiative. A. S.

Le 20 mars Lyon sera la capitale de la Résistance au tout-anglais

COURRIEL et Afrav organisent une manifestation de rue, le 20 mars à Lyon. Ils tourneront en rond avec leurs panneaux tout en distribuant des tracts pour dénoncer l'anglicisation.en marche. Cela se passera sur la place Carnot (près de la gare de Lyon-Perrache), pour aller via la rue Victor Hugo sur la place Bellecour où se situe le pavillon de ONLYLYON (sic !).

Les participants défileront avec une pancarte, en distribuant  les tracts des associations Co.u.r.r.i.e.l et Afrav (voir ci-dessous)

Le 20 mars, c’est la journée mondiale de la langue française et de la Francophonie. La langue française comme la diversité linguistique et culturelle du monde est menacée par la politique du tout-anglais des marchés financiers. Une manifestation pour la langue française et contre le tout-anglais est organisée à Lyon le 20 mars 2019.
    Le rendez-vous est fixé place Carnot à 10 h et se conclura place Bellecour. L’action est programmée pour durer de 10 h à 18 h permettant à chacun de rejoindre la mobilisation selon ses disponibilités.
    Tous les amis de la langue française et des langues en général sont invités à venir défiler avec nous.
    Merci de votre attention et cordiales salutations.
    Régis Ravat, président de l'Afrav

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INSOUMISSION SOCIALE et RÉSISTANCE

LINGUISTIQUE, MÊME COMBAT !

Les militants des associations CO.U.R.R.I.EL et A.FR.AV* soutiennent les travailleurs, les étudiants et tout citoyen en lutte contre la casse des acquis sociaux et démocratiques issus de 1789 et du Conseil National de la Résistance.

En détruisant les statuts, le Code du travail, les conventions collectives, les diplômes nationaux, la Sécu et les retraites, le secteur nationalisé, le produire en France et les services publics, les gouvernements successifs inféodés à l’UE et à l’OTAN veulent nous aligner sur le très inégalitaire « modèle » anglo-saxon où les « gagneurs » à la Trump écrasent le monde du travail.

Cette politique d’arrachage social, l’oligarchie capitaliste « française » l’applique aussi sur le terrain linguistique : elle choisit - Macron et le MEDEF en tête - d’évincer la langue française, « langue de la République » selon l’article II de la Constitution, au profit du « tout-anglais » cher aux promoteurs du Traité de libre-échange transatlantique, le TLET et de l’accord économique et commercial global, l’AECG, des traités désastreux non seulement pour l’agriculture paysanne et le produire en France industriel, mais aussi pour notre langue et notre culture (À noter qu’en France, les acronymes anglais TAFTA et CETA sont plus connus que leurs équivalents en français ?!).

Déjà, Renault et PSA ont basculé toute leur documentation interne à l’anglais. La direction d’Air France fait sa pub et nomme ses produits en anglais (France is in the air, Flying Blue, Joon, etc.), La Poste crée Ma French Bank, de grandes firmes « françaises », Darty ou la Redoute en tête, lancent le Black Friday et même, suprême insulte au peuple français, les French Days … Et que penser de Carrefour qui veut jouer la carte 100% BIO en nous polluant 100% à l’anglais avec sa campagne Act For Food ? Ne parlons pas de The Voice, que My TF1 matraque chaque samedi soir après le My Million de la Française des Jeux. Mais pourquoi se gêner quand le chef de l’État promeut lui-même systématiquement l’anglais en France même (France is back, Make the planet great again, One Planet Summit, Choose France, The Internet of Trust, La French Tech, etc.) ?

Ce globiche des affaires ("Business Globish", comme ils disent) qui, dès l’enfance, formate nos pensées et nos goûts dans un sens néolibéral, est un terrible facteur de pensée, de politique, d’économie uniques, une arme létale contre la biodiversité culturelle mondiale, un assassinat du premier service public de France : la langue française.

Et ce projet turbo-capitaliste va plus loin encore : en faisant de l’anglais la seule « langue de l’entreprise et des affaires », comme y appelle le Baron Seillères, ex-patron du MEDEF et du patronat européen, l’oligarchie au pouvoir entend « dé-segmenter » le marché du travail continental pour écraser tous les salaires : non seulement les travailleurs non anglophones seraient marginalisés, mais pour chaque emploi, le chômage de masse aidant, la concurrence entre salariés sera exacerbée si le globiche continue d'être imposé partout en violation de la loi et de la dignité des travailleurs francophones, qu’ils soient Français ou immigrés venus d’Afrique.

Nous appelons donc les militants des partis progressistes et ceux des syndicats ouvriers, enseignants, étudiants, paysans, à compléter leur résistance sociale par une insoumission linguistique. Contre la langue unique du néolibéralisme mondialisé et « globalitaire », individuellement et collectivement, DÉFENDONS notre dignité en défendant notre LANGUE FRANÇAISE et toutes les langues de France et du monde à travers elle !

Non à l’anglais partout ! ¿ Porque ingles unicamente ?

English language, stay home. Perché solo l'inglese ?

Und die deutsche Sprache ? Porque não, o portugues ?

Spreek nederlands ? لا للغة الإنجليزية في كل مكان !

Her yerde İngilizce yok ! Rifuzu la anglan !

* Tract porté par les associations CO.U.R.R.I.E.L et A.FR.AV, associations de résistance culturelle et linguistique

Courriels : gastaudcrovisier2@wanadoo.fr et afrav@aliceadsl.fr - Site : http://www.francophonie-avenir.com

Merci de ne pas jeter ce tract sur la voie publique

Refusons les œillères de l’anglo-américanisation !

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2019 (2) - le 11/03/2019 - 15:45 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2019 (2)

Le Figaro D. Sallenave Les femmes doivent être visibles dans la langue française (8/3) (lien)
Kapitalis Tunis se mobilise pour le succès du 18e sommet de la Francophonie (6/3) (lien)
France Inter "Projet Voltaire", appli pour combler ses lacunes en orthographe (4/3) (lien)
DLF Ma grand-mère a cent ans et cent euros [les liaisons...]  (lien)
Georges Gastaud  Une substitution en cours de l’anglais au français en France ? (lire ci-dessous)
________________________________________________________

Une substitution en cours de l’anglais au français en France ? par Georges Gastaud

Nous, associations pour le français et la Francophonie, ne songeons pas à faire nôtres les analyses politiques de Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF (communistes rénovateurs), dans un long entretien sur Agoravox – pas plus que celles d’autres partis politiques de tous horizons. Mais, en lui laissant l’entière responsabilité de ses écrits et actions, nous ne pouvons que constater que - peut-être à l’exception ambiguë de "France insoumise" et de quelques modestes mouvements de droite, que nous avons tous cités à d’autres occasions - son analyse particulière de la substitution linguistique en cours dans notre pays, rejoint les vives préoccupations maintes fois exprimées sur divers tons et dans divers canaux par nos associations dont les membres sont d’orientations politiques fort diverses. Prélude à une prise de conscience bien plus large de toute la Nation ? AS

________________________

Un fait gravissime que toute la fausse gauche, ignorante des analyses de Gramsci sur les liens entre politique linguistique et hégémonie de classe, minimise honteusement, mais qui traduit l’extrême arrogance de l’oligarchie et de ses suiveurs, c’est la substitution systématique de l’anglais au français dans tous les domaines de prestige de la société française : grandes entreprises, recherche, commerce, communication, enseignes, et de plus en plus, université, école, chanson, cinéma, etc.

Quel plus odieux signe de mépris pour "ceux d’en bas", quel plus lamentable indice du fait que les prétendues élites maastrichtiennes veulent mettre un point final à l’histoire de notre pays frondeur, matrice des révolutions européennes, qui vient encore d’étonner le monde avec le soulèvement des Gilets jaunes ? Plus d’industrie française (Alstom, Airbus… à qui le tour ?) ! Plus de classe ouvrière contestataire, pense l’oligarchie financière en place !

Plus de langue française, donc plus de France populaire chantant "Aux armes citoyens !" et non "God save the Queen !" ! En marche (…..) vers la Sainte-Alliance euro-germanique où l’armée et la gendarmerie "européennes" accourront au sifflet pour écraser les futures jacqueries populaires de tout le continent ? !

Georges Gastaud
 

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Langue française : Nouvelles de mars 2019 (2)

Le Figaro D. Sallenave Les femmes doivent être visibles dans la langue française (8/3) (lien)
Kapitalis Tunis se mobilise pour le succès du 18e sommet de la Francophonie (6/3) (lien)
France Inter "Projet Voltaire", appli pour combler ses lacunes en orthographe (4/3) (lien)
DLF Ma grand-mère a cent ans et cent euros [les liaisons...]  (lien)
Georges Gastaud  Une substitution en cours de l’anglais au français en France ? (lire ci-dessous)
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Une substitution en cours de l’anglais au français en France ? par Georges Gastaud

Nous, associations pour le français et la Francophonie, ne songeons pas à faire nôtres les analyses politiques de Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF (communistes rénovateurs), dans un long entretien sur Agoravox – pas plus que celles d’autres partis politiques de tous horizons. Mais, en lui laissant l’entière responsabilité de ses écrits et actions, nous ne pouvons que constater que - peut-être à l’exception ambiguë de "France insoumise" et de quelques modestes mouvements de droite, que nous avons tous cités à d’autres occasions - son analyse particulière de la substitution linguistique en cours dans notre pays, rejoint les vives préoccupations maintes fois exprimées sur divers tons et dans divers canaux par nos associations dont les membres sont d’orientations politiques fort diverses. Prélude à une prise de conscience bien plus large de toute la Nation ? AS

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Un fait gravissime que toute la fausse gauche, ignorante des analyses de Gramsci sur les liens entre politique linguistique et hégémonie de classe, minimise honteusement, mais qui traduit l’extrême arrogance de l’oligarchie et de ses suiveurs, c’est la substitution systématique de l’anglais au français dans tous les domaines de prestige de la société française : grandes entreprises, recherche, commerce, communication, enseignes, et de plus en plus, université, école, chanson, cinéma, etc.

Quel plus odieux signe de mépris pour "ceux d’en bas", quel plus lamentable indice du fait que les prétendues élites maastrichtiennes veulent mettre un point final à l’histoire de notre pays frondeur, matrice des révolutions européennes, qui vient encore d’étonner le monde avec le soulèvement des Gilets jaunes ? Plus d’industrie française (Alstom, Airbus… à qui le tour ?) ! Plus de classe ouvrière contestataire, pense l’oligarchie financière en place !

Plus de langue française, donc plus de France populaire chantant "Aux armes citoyens !" et non "God save the Queen !" ! En marche (…..) vers la Sainte-Alliance euro-germanique où l’armée et la gendarmerie "européennes" accourront au sifflet pour écraser les futures jacqueries populaires de tout le continent ? !

Georges Gastaud
 

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2019 - le 04/03/2019 - 17:19 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2019

Les Échos Les Pays-Bas aux prises avec la déperdition de leur langue (lien)
Le Figaro L'écriture inclusive reste bannie dans les textes du gouvernement (1/3) (lien)
Contrepoints Écriture inclusive : sa place n’est pas au CNRS (1/3) (lien)
Eco média "Annecy mountains" au tribunal (lien)
Medium Article états-unien : nouvelle dynamique du français dans le monde [ingliche!] (lien)

Pour rire (jaune) : Emmanuel Macron : La french langue doit être la préoccupation number one de notre start up nation (lien)

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Langue française : Nouvelles de mars 2019

Les Échos Les Pays-Bas aux prises avec la déperdition de leur langue (lien)
Le Figaro L'écriture inclusive reste bannie dans les textes du gouvernement (1/3) (lien)
Contrepoints Écriture inclusive : sa place n’est pas au CNRS (1/3) (lien)
Eco média "Annecy mountains" au tribunal (lien)
Medium Article états-unien : nouvelle dynamique du français dans le monde [ingliche!] (lien)

Pour rire (jaune) : Emmanuel Macron : La french langue doit être la préoccupation number one de notre start up nation (lien)

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nouvelles2019/academie_francaise.jpgL'Académie française et la féminisation (3) - le 02/03/2019 - 17:48 par MAR

L'Académie française et la féminisation (3)

Académie française La féminisation des noms de métiers et de fonctions (1/3) (lien)
(Le rapport sur la féminisation des noms de métiers et de fonction)
Le Monde L’Académie française se résout à la féminisation des métiers (28/2) (lien)
Le Figaro L'Académie française prend acte de la féminisation de la langue (28/2) (lien)

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L'Académie française et la féminisation (3)

Académie française La féminisation des noms de métiers et de fonctions (1/3) (lien)
(Le rapport sur la féminisation des noms de métiers et de fonction)
Le Monde L’Académie française se résout à la féminisation des métiers (28/2) (lien)
Le Figaro L'Académie française prend acte de la féminisation de la langue (28/2) (lien)

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nouvelles2019/academie_francaise.jpgL'Académie française et la féminisation (2) - le 01/03/2019 - 17:14 par MAR

L'Académie française et la féminisation (2)

Paris Match Noms de métiers : Aucun obstacle de principe à la féminisation (28/2) (lien)
Le Figaro G. de Broglie Pas besoin d'être féministe pour féminiser la langue (27/2) (lien)
Libération Dominique Bona "Auteure" ou "autrice" ? On ne trouve plus ces termes choquants comme dans les années 80 (20/2) (lien)
Journal des femmes  Au feu, sapeuse-pompière : l'Académie va féminiser la langue française (26/2) (lien)
La Croix Eliane Viennot Dire "préfète", c’est reconnaître qu’une femme est légitime d’exercer cette fonction (26/2) (lien)

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L'Académie française et la féminisation (2)

Paris Match Noms de métiers : Aucun obstacle de principe à la féminisation (28/2) (lien)
Le Figaro G. de Broglie Pas besoin d'être féministe pour féminiser la langue (27/2) (lien)
Libération Dominique Bona "Auteure" ou "autrice" ? On ne trouve plus ces termes choquants comme dans les années 80 (20/2) (lien)
Journal des femmes  Au feu, sapeuse-pompière : l'Académie va féminiser la langue française (26/2) (lien)
La Croix Eliane Viennot Dire "préfète", c’est reconnaître qu’une femme est légitime d’exercer cette fonction (26/2) (lien)

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La recherche francophone en sciences de gestion n’a aucune
raison d’accepter une soumission à un ordre anglo-saxon

Dans une tribune au "Monde", 100 enseignants et chercheurs en gestion appellent les autorités académiques françaises à contester la domination des revues anglophones dans l’évaluation de leurs travaux. Publié le 20 février 2019

Pour évaluer la recherche en sciences de gestion, un principe s’est imposé : celui de se baser sur les seuls articles publiés dans des revues académiques, au détriment des autres formes de production scientifique (ouvrages, rapports de recherche, etc.). Dans ce cadre, le Centre national de recherche scientifique (CNRS) et la Fondation nationale pour l’enseignement et la gestion des entreprises (Fnege) ont tous deux élaboré des listes de revues qui font aujourd’hui référence dans notre discipline.

Ces listes jouent un rôle d’assurance qualité, en distinguant les revues répondant aux exigences académiques (principe d’évaluation par les pairs, en double aveugle) des autres. Elles établissent par ailleurs une hiérarchisation entre les revues d’excellence, qui sont classées au « rang 1 », et les revues moins prestigieuses, classées aux rangs 2, 3 et 4.

C’est là que le bât blesse. Car ces listes légitiment une domination des revues anglo-saxonnes sur les revues francophones. Parmi les 110 revues classées par le CNRS à un rang 1, comme parmi les 61 revues classées par la Fnege à ce même rang, aucune n’est de langue française. Comment deux institutions françaises en arrivent-elles à l’aberration consistant à dire qu’une revue publiée dans notre langue serait par nature moins bonne qu’une revue rédigée en anglais ?

L’élément qui légitime cet état de fait aux yeux de ses concepteurs est le moindre « facteur d’impact ». Le facteur d’impact est une mesure de visibilité des revues. Son calcul s’opère en comptant le nombre de fois où les articles publiés dans la revue sont cités par d’autres articles au cours des trois dernières années.

Discrimination

Pour le dire avec une métaphore, le principal critère utilisé pour hiérarchiser les revues s’apparente aujourd’hui à un calcul de box-office de cinéma. Selon une logique similaire à celle consistant à calculer les entrées à la sortie d’un film d’une semaine sur l’autre, c’est en fonction du nombre de citations de ses articles juste après leur parution que la qualité d’une revue est évaluée. Au-delà d’inciter le monde de la recherche à un court-termisme désastreux, un tel calcul de box-office repose par nature sur un biais majeur : il avantage ceux qui disposent d’un plus grand marché.

Ainsi, mécaniquement, un article en anglais sera plus cité qu’un article en français, parce qu’il y a plus de chercheurs anglophones dans le monde pour lire les articles publiés dans cette langue, qu’il y a plus de revues anglophones, plus d’institutions, etc. Mais évidemment, ce plus fort facteur d’impact ne veut rien dire de la qualité des travaux publiés dans les revues francophones. Ainsi, Jacques Audiard ou Jean-Luc Godard, parce que leurs films ont généré bien moins d’entrées que ceux de Steven Spielberg ou Martin Scorsese, seraient-ils de moins bons réalisateurs ? Leur impact sur les pratiques cinématographiques serait-il moindre ?

Le principal critère utilisé pour hiérarchiser les revues s’apparente aujourd’hui à un calcul de box-office de cinéma

Nous, chercheurs en sciences de gestion, en poste dans des universités, des IUT, des écoles de commerce, des écoles d’ingénieurs, des grandes écoles, en France ou à l’étranger, demandons que le CNRS et la Fnege cessent cette discrimination et accordent à quelques revues françaises un classement au rang 1. La recherche francophone en sciences de gestion possède une histoire riche et n’a aucune raison d’accepter une soumission à un ordre anglo-saxon qui serait par nature supérieur.

Aucune difficulté technique

Parmi les pères fondateurs de la gestion et du management, on trouve ainsi de nombreux francophones. Sur le plan institutionnel, c’est la France qui a créé la première école de commerce avec l’ESCP, et les écoles de commerce françaises sont aujourd’hui les mieux classées d’Europe. Dans les revues anglo-saxonnes prestigieuses, ce sont souvent de grands intellectuels français tels Aron, Boudon, Bourdieu, Deleuze, Derrida, Foucault, Morin, etc., qui sont mobilisés. Récemment, ce sont les travaux francophones menés en sciences de gestion qui ont influencé l’élaboration de la loi Pacte, visant à repenser l’entreprise et à promouvoir une vision alternative à la vision actionnariale anglo-saxonne qui a produit avec la crise des subprimes les effets nocifs que l’on sait.

Il n’est pas ici de notre rôle de dire quelles revues francophones en sciences de gestion méritent d’être classées au rang 1. C’est au CNRS et à la Fnege de réfléchir à des principes de classement, et de les rendre publics et transparents. Ajoutons toutefois qu’il y a urgence à ce que ces institutions agissent et mettent en œuvre cette réforme, qui ne révolutionne en rien le principe des classements et ne pose aucune difficulté technique. Le système actuel a incité au fil des années de plus en plus de chercheurs francophones à délaisser le français pour publier en anglais, et ainsi conduit à un appauvrissement de la production en langue française qu’il convient d’arrêter. Surtout, le système actuel a amené de plus en plus de chercheurs à intérioriser une domination anglo-saxonne qui est sans fondement, et à laquelle il convient symboliquement de mettre un terme.

Yves-Marie Abraham (HEC Montréal) ; Aurélien Acquier (ESCP Europe) ; Michel Albouy (Université Grenoble Alpes et Grenoble École de management) ; Franck Aggeri (Mines ParisTech, PSL) ; Pascal Auregan (IAE de Caen) ; Jérôme Barthélémy (ESSEC Business School) ; Philippe Baumard (CNAM) ; Yoann Bazin (EM Normandie) ; Laurent Béduneau-Wang (École polytechnique) ; Faouzi Bensebaa (Université Paris-VIII - Vincennes-St-Denis) ; Véronique Bessière (IAE,  Université de Montpellier) ; Dominique Besson (IAE,  Université de Lille) ; Madeleine Besson (Institut Mines Telecom BS) ; Hamid Bouchikhi (ESSEC Business School) ; Jean-Philippe Bouilloud (ESCP Europe) ; Julienne Brabet (Université Paris-Est-Créteil) ; Martine Brasseur (Université Paris-Descartes) ; Thierry Burger-Helmchen (Université de Strasbourg) ; Valentina Carbone (ESCP Europe) ; Valérie Chanal (Université Grenoble-Alpes) ; Cécile Chanut-Guieu (Université Aix-Marseille) ; Tarik Chakor (Université Savoie Mont Blanc) ; Gérard Charreaux (Université de Bourgogne) ; Sandra Charreire-Petit (Université Paris-Sud,  Paris-Saclay) ; Pénélope Codello (HEC Montréal) ; Bernard Colasse (Université Paris-Dauphine,  PSL) ; Albert David (Paris- Dauphine,  PSL) ; Frédérique Dejean (Paris-Dauphine,  PSL) ; Jean-Philippe Denis (Université Paris- Sud,  Paris-Saclay) ; Isabelle Derumez (IAE Gustave-Eiffel,  Université Paris-Est) ; Alain Desreumaux (IAE de Lille) ; Marie-Laure Djelic (Sciences Po Paris) ; Mehran Ebrahimi (ESG,  Université du Québec à Montréal) ; Nathalie Fabbe-Costes (Aix-Marseille Université) ; Patrick Gibert (Université Paris-Nanterre) ; André Grelon (EHESS) ; Pascal Griset (Sorbonne université) ; Éric Godelier (École polytechnique) ; Johanna Habib (Université polytechnique Hauts-de-France) ; Armand Hatchuel (Mines ParisTech) ; Xavier Hollandts (Kedge Business School) ; Lionel Honoré (Université de la Polynésie française) ; Rémi Jardat (IAE Gustave Eiffel) ; Ludovic Jeanne (EM Normandie) ; Michel Kalika (Université de Lyon) ; Catherine Karyotis (Neoma Business School) ; Pierre Mounier-Kuhn (MSH,  CNRS) ; Norbert Lebrument (IAE Auvergne School of Management) ; Yannick Lemarchand (Université de Nantes) ; Laurent Livolsi (Aix-Marseille Université) ; Sylvain Luc (Université Laval) ; Luc Marco (Université Paris-XIII,  Sorbonne Paris Cité) ; Alain-Charles Martinet (Université Jean-Moulin Lyon-III) ; Bachir Mazouz (ENAP) ; Jérôme Méric (IAE Poitiers) ; Nicolas Mottis (École polytechnique) ; Gilles Paché (Aix-Marseille Université) ; Bernard Paranque (Kedge Business School) ; Roland Pérez (Université de Montpellier) ; Yvon Pesqueux (CNAM) ; Claude Rochet (Université Versailles - St-Quentin) ; Anne Rollet (Aix-Marseille Université) ; Aurélien Rouquet (Neoma Business School) ; Christine Roussat (Université Clermont-Auvergne) ; Anne-Laure Saives (ESG-UQAM) ; Jean-Michel Saussois (ESCP Europe) ; Blanche Segrestin (Mines ParisTech) ; Sabine Sépari (ENS Paris Saclay) ; Bérangère Lauren Szostak (Université de Lorraine) ; Laurent Taskin (Louvain School of Management,  UC Louvain) ; Christophe Torset (IAE Lyon) ; Dimitri Uzunidis (Université du Littoral) ; Albéric Tellier (IAE,  Université de Caen) ; André Torre (INRA) ; François Vatin (Université Paris-Nanterre) ; Corinne Vercher-Chaptal (Université Paris-XIII,  Sorbonne Paris Cité.)

_____________________________________________

Notre ami le démographe Gérard-François Dumont, ancien recteur, professeur à la Sorbonne, Président de l’association Population et Avenir, et directeur de l‘excellente revue du même nom, à laquelle notre vice-président Yves Montenay participe, nous envoie cette pétition de 80 universitaires spécialistes des sciences de gestion. Un signe de changement d’attitude, au moment où une institution américaine observe que le français est une langue d’avenir ? En tout cas : un nouvel encouragement dans notre combat opiniâtre… Albert Salon.

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La recherche francophone en sciences de gestion n’a aucune
raison d’accepter une soumission à un ordre anglo-saxon

Dans une tribune au "Monde", 100 enseignants et chercheurs en gestion appellent les autorités académiques françaises à contester la domination des revues anglophones dans l’évaluation de leurs travaux. Publié le 20 février 2019

Pour évaluer la recherche en sciences de gestion, un principe s’est imposé : celui de se baser sur les seuls articles publiés dans des revues académiques, au détriment des autres formes de production scientifique (ouvrages, rapports de recherche, etc.). Dans ce cadre, le Centre national de recherche scientifique (CNRS) et la Fondation nationale pour l’enseignement et la gestion des entreprises (Fnege) ont tous deux élaboré des listes de revues qui font aujourd’hui référence dans notre discipline.

Ces listes jouent un rôle d’assurance qualité, en distinguant les revues répondant aux exigences académiques (principe d’évaluation par les pairs, en double aveugle) des autres. Elles établissent par ailleurs une hiérarchisation entre les revues d’excellence, qui sont classées au « rang 1 », et les revues moins prestigieuses, classées aux rangs 2, 3 et 4.

C’est là que le bât blesse. Car ces listes légitiment une domination des revues anglo-saxonnes sur les revues francophones. Parmi les 110 revues classées par le CNRS à un rang 1, comme parmi les 61 revues classées par la Fnege à ce même rang, aucune n’est de langue française. Comment deux institutions françaises en arrivent-elles à l’aberration consistant à dire qu’une revue publiée dans notre langue serait par nature moins bonne qu’une revue rédigée en anglais ?

L’élément qui légitime cet état de fait aux yeux de ses concepteurs est le moindre « facteur d’impact ». Le facteur d’impact est une mesure de visibilité des revues. Son calcul s’opère en comptant le nombre de fois où les articles publiés dans la revue sont cités par d’autres articles au cours des trois dernières années.

Discrimination

Pour le dire avec une métaphore, le principal critère utilisé pour hiérarchiser les revues s’apparente aujourd’hui à un calcul de box-office de cinéma. Selon une logique similaire à celle consistant à calculer les entrées à la sortie d’un film d’une semaine sur l’autre, c’est en fonction du nombre de citations de ses articles juste après leur parution que la qualité d’une revue est évaluée. Au-delà d’inciter le monde de la recherche à un court-termisme désastreux, un tel calcul de box-office repose par nature sur un biais majeur : il avantage ceux qui disposent d’un plus grand marché.

Ainsi, mécaniquement, un article en anglais sera plus cité qu’un article en français, parce qu’il y a plus de chercheurs anglophones dans le monde pour lire les articles publiés dans cette langue, qu’il y a plus de revues anglophones, plus d’institutions, etc. Mais évidemment, ce plus fort facteur d’impact ne veut rien dire de la qualité des travaux publiés dans les revues francophones. Ainsi, Jacques Audiard ou Jean-Luc Godard, parce que leurs films ont généré bien moins d’entrées que ceux de Steven Spielberg ou Martin Scorsese, seraient-ils de moins bons réalisateurs ? Leur impact sur les pratiques cinématographiques serait-il moindre ?

Le principal critère utilisé pour hiérarchiser les revues s’apparente aujourd’hui à un calcul de box-office de cinéma

Nous, chercheurs en sciences de gestion, en poste dans des universités, des IUT, des écoles de commerce, des écoles d’ingénieurs, des grandes écoles, en France ou à l’étranger, demandons que le CNRS et la Fnege cessent cette discrimination et accordent à quelques revues françaises un classement au rang 1. La recherche francophone en sciences de gestion possède une histoire riche et n’a aucune raison d’accepter une soumission à un ordre anglo-saxon qui serait par nature supérieur.

Aucune difficulté technique

Parmi les pères fondateurs de la gestion et du management, on trouve ainsi de nombreux francophones. Sur le plan institutionnel, c’est la France qui a créé la première école de commerce avec l’ESCP, et les écoles de commerce françaises sont aujourd’hui les mieux classées d’Europe. Dans les revues anglo-saxonnes prestigieuses, ce sont souvent de grands intellectuels français tels Aron, Boudon, Bourdieu, Deleuze, Derrida, Foucault, Morin, etc., qui sont mobilisés. Récemment, ce sont les travaux francophones menés en sciences de gestion qui ont influencé l’élaboration de la loi Pacte, visant à repenser l’entreprise et à promouvoir une vision alternative à la vision actionnariale anglo-saxonne qui a produit avec la crise des subprimes les effets nocifs que l’on sait.

Il n’est pas ici de notre rôle de dire quelles revues francophones en sciences de gestion méritent d’être classées au rang 1. C’est au CNRS et à la Fnege de réfléchir à des principes de classement, et de les rendre publics et transparents. Ajoutons toutefois qu’il y a urgence à ce que ces institutions agissent et mettent en œuvre cette réforme, qui ne révolutionne en rien le principe des classements et ne pose aucune difficulté technique. Le système actuel a incité au fil des années de plus en plus de chercheurs francophones à délaisser le français pour publier en anglais, et ainsi conduit à un appauvrissement de la production en langue française qu’il convient d’arrêter. Surtout, le système actuel a amené de plus en plus de chercheurs à intérioriser une domination anglo-saxonne qui est sans fondement, et à laquelle il convient symboliquement de mettre un terme.

Yves-Marie Abraham (HEC Montréal) ; Aurélien Acquier (ESCP Europe) ; Michel Albouy (Université Grenoble Alpes et Grenoble École de management) ; Franck Aggeri (Mines ParisTech, PSL) ; Pascal Auregan (IAE de Caen) ; Jérôme Barthélémy (ESSEC Business School) ; Philippe Baumard (CNAM) ; Yoann Bazin (EM Normandie) ; Laurent Béduneau-Wang (École polytechnique) ; Faouzi Bensebaa (Université Paris-VIII - Vincennes-St-Denis) ; Véronique Bessière (IAE,  Université de Montpellier) ; Dominique Besson (IAE,  Université de Lille) ; Madeleine Besson (Institut Mines Telecom BS) ; Hamid Bouchikhi (ESSEC Business School) ; Jean-Philippe Bouilloud (ESCP Europe) ; Julienne Brabet (Université Paris-Est-Créteil) ; Martine Brasseur (Université Paris-Descartes) ; Thierry Burger-Helmchen (Université de Strasbourg) ; Valentina Carbone (ESCP Europe) ; Valérie Chanal (Université Grenoble-Alpes) ; Cécile Chanut-Guieu (Université Aix-Marseille) ; Tarik Chakor (Université Savoie Mont Blanc) ; Gérard Charreaux (Université de Bourgogne) ; Sandra Charreire-Petit (Université Paris-Sud,  Paris-Saclay) ; Pénélope Codello (HEC Montréal) ; Bernard Colasse (Université Paris-Dauphine,  PSL) ; Albert David (Paris- Dauphine,  PSL) ; Frédérique Dejean (Paris-Dauphine,  PSL) ; Jean-Philippe Denis (Université Paris- Sud,  Paris-Saclay) ; Isabelle Derumez (IAE Gustave-Eiffel,  Université Paris-Est) ; Alain Desreumaux (IAE de Lille) ; Marie-Laure Djelic (Sciences Po Paris) ; Mehran Ebrahimi (ESG,  Université du Québec à Montréal) ; Nathalie Fabbe-Costes (Aix-Marseille Université) ; Patrick Gibert (Université Paris-Nanterre) ; André Grelon (EHESS) ; Pascal Griset (Sorbonne université) ; Éric Godelier (École polytechnique) ; Johanna Habib (Université polytechnique Hauts-de-France) ; Armand Hatchuel (Mines ParisTech) ; Xavier Hollandts (Kedge Business School) ; Lionel Honoré (Université de la Polynésie française) ; Rémi Jardat (IAE Gustave Eiffel) ; Ludovic Jeanne (EM Normandie) ; Michel Kalika (Université de Lyon) ; Catherine Karyotis (Neoma Business School) ; Pierre Mounier-Kuhn (MSH,  CNRS) ; Norbert Lebrument (IAE Auvergne School of Management) ; Yannick Lemarchand (Université de Nantes) ; Laurent Livolsi (Aix-Marseille Université) ; Sylvain Luc (Université Laval) ; Luc Marco (Université Paris-XIII,  Sorbonne Paris Cité) ; Alain-Charles Martinet (Université Jean-Moulin Lyon-III) ; Bachir Mazouz (ENAP) ; Jérôme Méric (IAE Poitiers) ; Nicolas Mottis (École polytechnique) ; Gilles Paché (Aix-Marseille Université) ; Bernard Paranque (Kedge Business School) ; Roland Pérez (Université de Montpellier) ; Yvon Pesqueux (CNAM) ; Claude Rochet (Université Versailles - St-Quentin) ; Anne Rollet (Aix-Marseille Université) ; Aurélien Rouquet (Neoma Business School) ; Christine Roussat (Université Clermont-Auvergne) ; Anne-Laure Saives (ESG-UQAM) ; Jean-Michel Saussois (ESCP Europe) ; Blanche Segrestin (Mines ParisTech) ; Sabine Sépari (ENS Paris Saclay) ; Bérangère Lauren Szostak (Université de Lorraine) ; Laurent Taskin (Louvain School of Management,  UC Louvain) ; Christophe Torset (IAE Lyon) ; Dimitri Uzunidis (Université du Littoral) ; Albéric Tellier (IAE,  Université de Caen) ; André Torre (INRA) ; François Vatin (Université Paris-Nanterre) ; Corinne Vercher-Chaptal (Université Paris-XIII,  Sorbonne Paris Cité.)

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Notre ami le démographe Gérard-François Dumont, ancien recteur, professeur à la Sorbonne, Président de l’association Population et Avenir, et directeur de l‘excellente revue du même nom, à laquelle notre vice-président Yves Montenay participe, nous envoie cette pétition de 80 universitaires spécialistes des sciences de gestion. Un signe de changement d’attitude, au moment où une institution américaine observe que le français est une langue d’avenir ? En tout cas : un nouvel encouragement dans notre combat opiniâtre… Albert Salon.

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nouvelles2019/michel_feltin-palas.jpgPourquoi fashion week et pas semaine de la mode ? - le 26/02/2019 - 18:46 par Michel_Feltin-Palas

Pourquoi fashion week et pas semaine de la mode ?

par Michel Feltin-Palas (publié dans l'Express le 26/02/2019)

On me le serine sur tous les tons : si, à grand renfort de smartphone et de homepage, les anglicismes envahissent les nouvelles technologies, c'est parce que les États-Unis dominent cette industrie. Je ne suis pas complètement convaincu par l'argument (j'y reviendrai), mais, à ce stade, admettons-le et poursuivons le raisonnement : dans ce cas, pourquoi la haute couture parle-t-elle aussi globish ? Pourquoi, par exemple, les défilés qui se déroulent à Paris cette semaine se nomment-ils fashion week ? Faut-il rappeler que Dior, Courrèges et les autres sont des petits gars bien de chez nous? Et qu'avec LVMH et Hermès, notre pays dispose dans ce secteur de quelques PME dynamiques ?

Pour éclaircir ce mystère, j'ai interrogé François-Marie Grau. L'homme connaît parfaitement la question pour être à la fois le directeur général de la Fédération du prêt-à-porter féminin et le représentant de la profession au sein de la commission de terminologie du ministère de la culture. Et voici ce qu'il m'a expliqué. 

Premier constat : le phénomène s'aggrave. "Voilà bientôt 30 ans que je travaille dans la mode et l'évolution est très nette, dit-il. Quand j'ai débuté, les réunions internationales se déroulaient en français. C'est terminé : aujourd'hui, l'anglais est systématique."

Deuxième constat : le mal est si profond que des Français utilisent des mots anglais... entre eux. "C'est le cas tous les jours, y compris à Paris", assure-t-il. Sac est remplacé par bag, lieu par spot, et je vous épargne les girly, flagship et autre concept store dont raffole la presse féminine tricolore. 

Troisième et dernier constat : malgré tous les efforts de nos concurrents, Paris reste bel et bien la capitale incontestée de la haute couture.

Alors ? Alors, il existe un seul argument que l'on ne peut pas balayer d'un revers de la main: "Les grandes marques comptent beaucoup de clients étrangers, rappelle François-Marie Grau. Elles sont donc tentées de recourir à la langue du commerce international." Soit. Mais comment expliquer l'utilisation de l'anglais... entre Français ? Quel est l'intérêt de placarder sur ses vitrines outlet au lieu de liquidation, de remplacer ongle par nail et coupe-vent par windbreaker. Pourquoi un commerçant prend-il le risque de ne pas être compris de clients qui, de Nice à Lille et de Metz à Brest, ont pour caractéristique saugrenue d'être le plus souvent francophones?

La réponse tient en un mot : snobisme, un terme dont il n'est pas inutile de rappeler la définition : "Comportement de snob, personne qui cherche à être assimilée à la haute société, en faisant étalage des manières, des goûts, des modes qu'elle lui emprunte sans besoin profond". Comportement d'autant plus étrange que, dans le domaine de la mode, c'est la France qui donne le la. "Dans notre milieu professionnel, les étrangers adorent entendre des mots français, qu'ils associent au chic, au luxe et au romantisme, indique François-Marie Grau, mais les Français n'en ont pas assez conscience. Pire : ils complexent et ont l'impression qu'ils seront mieux vus en parlant anglais."

C'est pourquoi l'argument selon lequel nous utiliserions des termes anglo-saxons en raison de l'avancée technologique des États-Unis ne me convainc qu'à moitié - j'y reviens. Cela joue, bien sûr, mais s'il s'agissait d'une règle universelle, le monde entier parlerait allemand dans la chimie, arabe dans le pétrole, coréen dans l'électronique, néerlandais dans la tulipe et, donc, français dans la mode. Comme ce n'est pas le cas, il faut bien chercher d'autres explications.

Le phénomène majeur, me semble-t-il, relève de la domination culturelle. Avec Hollywood, les séries télé et la musique pop, les Américains ont depuis des décennies pris le pouvoir sur bien des esprits européens, et singulièrement français. Cela se traduit par une hégémonie linguistique qui conduit certains de nos compatriotes à verser dans l'autodénigrement et, par principe, à juger ringard le lexique francophone. Une "honte de soi" typique des groupes culturellement dominés, que dénonce notamment le linguiste Claude Hagège : "En adoptant la langue de l'ennemi, les "élites" françaises espèrent en tirer parti sur le plan matériel, ou s'assimiler à lui pour bénéficier symboliquement de son prestige. Ceux qui s'adonnent à ces petits jeux se donnent l'illusion d'être modernes, alors qu'ils ne sont qu'américanisés."

Aussi n'est-il peut-être pas inutile de terminer par un peu de culture générale à l'intention de nos amis anglomaniaques de la haute couture. Et de rappeler que, selon le très sérieux dictionnaire historique de la langue française (Éditions Le Robert), "fashion" dérive du terme français façon, lequel aurait franchi la Manche à la fin du Moyen-Âge. À une époque où nos aïeux n'avaient pas encore cédé à la honte de soi...

-------------

Une réaction d'un auditeur de Radio-France sur ce sujet

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par Michel Feltin-Palas (publié dans l'Express le 26/02/2019)

On me le serine sur tous les tons : si, à grand renfort de smartphone et de homepage, les anglicismes envahissent les nouvelles technologies, c'est parce que les États-Unis dominent cette industrie. Je ne suis pas complètement convaincu par l'argument (j'y reviendrai), mais, à ce stade, admettons-le et poursuivons le raisonnement : dans ce cas, pourquoi la haute couture parle-t-elle aussi globish ? Pourquoi, par exemple, les défilés qui se déroulent à Paris cette semaine se nomment-ils fashion week ? Faut-il rappeler que Dior, Courrèges et les autres sont des petits gars bien de chez nous? Et qu'avec LVMH et Hermès, notre pays dispose dans ce secteur de quelques PME dynamiques ?

Pour éclaircir ce mystère, j'ai interrogé François-Marie Grau. L'homme connaît parfaitement la question pour être à la fois le directeur général de la Fédération du prêt-à-porter féminin et le représentant de la profession au sein de la commission de terminologie du ministère de la culture. Et voici ce qu'il m'a expliqué. 

Premier constat : le phénomène s'aggrave. "Voilà bientôt 30 ans que je travaille dans la mode et l'évolution est très nette, dit-il. Quand j'ai débuté, les réunions internationales se déroulaient en français. C'est terminé : aujourd'hui, l'anglais est systématique."

Deuxième constat : le mal est si profond que des Français utilisent des mots anglais... entre eux. "C'est le cas tous les jours, y compris à Paris", assure-t-il. Sac est remplacé par bag, lieu par spot, et je vous épargne les girly, flagship et autre concept store dont raffole la presse féminine tricolore. 

Troisième et dernier constat : malgré tous les efforts de nos concurrents, Paris reste bel et bien la capitale incontestée de la haute couture.

Alors ? Alors, il existe un seul argument que l'on ne peut pas balayer d'un revers de la main: "Les grandes marques comptent beaucoup de clients étrangers, rappelle François-Marie Grau. Elles sont donc tentées de recourir à la langue du commerce international." Soit. Mais comment expliquer l'utilisation de l'anglais... entre Français ? Quel est l'intérêt de placarder sur ses vitrines outlet au lieu de liquidation, de remplacer ongle par nail et coupe-vent par windbreaker. Pourquoi un commerçant prend-il le risque de ne pas être compris de clients qui, de Nice à Lille et de Metz à Brest, ont pour caractéristique saugrenue d'être le plus souvent francophones?

La réponse tient en un mot : snobisme, un terme dont il n'est pas inutile de rappeler la définition : "Comportement de snob, personne qui cherche à être assimilée à la haute société, en faisant étalage des manières, des goûts, des modes qu'elle lui emprunte sans besoin profond". Comportement d'autant plus étrange que, dans le domaine de la mode, c'est la France qui donne le la. "Dans notre milieu professionnel, les étrangers adorent entendre des mots français, qu'ils associent au chic, au luxe et au romantisme, indique François-Marie Grau, mais les Français n'en ont pas assez conscience. Pire : ils complexent et ont l'impression qu'ils seront mieux vus en parlant anglais."

C'est pourquoi l'argument selon lequel nous utiliserions des termes anglo-saxons en raison de l'avancée technologique des États-Unis ne me convainc qu'à moitié - j'y reviens. Cela joue, bien sûr, mais s'il s'agissait d'une règle universelle, le monde entier parlerait allemand dans la chimie, arabe dans le pétrole, coréen dans l'électronique, néerlandais dans la tulipe et, donc, français dans la mode. Comme ce n'est pas le cas, il faut bien chercher d'autres explications.

Le phénomène majeur, me semble-t-il, relève de la domination culturelle. Avec Hollywood, les séries télé et la musique pop, les Américains ont depuis des décennies pris le pouvoir sur bien des esprits européens, et singulièrement français. Cela se traduit par une hégémonie linguistique qui conduit certains de nos compatriotes à verser dans l'autodénigrement et, par principe, à juger ringard le lexique francophone. Une "honte de soi" typique des groupes culturellement dominés, que dénonce notamment le linguiste Claude Hagège : "En adoptant la langue de l'ennemi, les "élites" françaises espèrent en tirer parti sur le plan matériel, ou s'assimiler à lui pour bénéficier symboliquement de son prestige. Ceux qui s'adonnent à ces petits jeux se donnent l'illusion d'être modernes, alors qu'ils ne sont qu'américanisés."

Aussi n'est-il peut-être pas inutile de terminer par un peu de culture générale à l'intention de nos amis anglomaniaques de la haute couture. Et de rappeler que, selon le très sérieux dictionnaire historique de la langue française (Éditions Le Robert), "fashion" dérive du terme français façon, lequel aurait franchi la Manche à la fin du Moyen-Âge. À une époque où nos aïeux n'avaient pas encore cédé à la honte de soi...

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Une réaction d'un auditeur de Radio-France sur ce sujet

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nouvelles/Arret2.gifL'anglais ne doit pas remplacer le français (suite) - le 26/02/2019 - 10:52 par Jean_Hourcade

L'anglais ne doit pas remplacer le français (suite)

par Jean Hourcade

La pétition de plusieurs dizaines d'écrivains et journalistes francophones intitulée "Non, l'anglais ne doit pas remplacer le français", dans Le Monde des 26-27 janvier, est réconfortante et vient à propos au moment du grand débat national.
Ce sentiment d'insécurité culturelle (déjà perçu en matière de signes religieux ostentatoires) doit être relayé en haut lieu, où on ne le soupçonne peut-être pas.

Depuis déjà longtemps en effet on s'aperçoit que l'anglais se substitue indûment au français à l'international,  souvent au mépris des règles convenues (notamment à l'UE) mais aussi en France même, dans la publicité  à l'intention du public français, dans les raisons sociales d'entreprises (pour qui peut-être le son de notre langue serait devenu obscène), dans les titres de films américains, désormais jamais traduits à la demande des producteurs, et même sur les notices d'utilisation de certains produits, ce qui peut se révéler dangereux.

On se demande parfois devant les affiches des couloirs du métro si on est bien en France. Telle société française accole systématiquement à son logo le slogan "We love technology". Ce n'est pas dicible en français? La plupart des grandes sociétés françaises présentes à l'international ont même abandonné leur nom parfois séculaire pour un nom anglais ou, au mieux d'origine indéterminable.

Réciproquement, si on suppose que le public français est jugé assez passif pour se laisser faire et subir ce genre d'humiliation, on pourrait se dire que le public du monde anglophone devrait pouvoir accepter sans problème la présence du français dans son environnement.

Ce serait cela, la vraie mondialisation, et non ce bombardement d'une langue étrangère à temps et à contre-temps, phénomène visible d'une colonisation culturelle en profondeur et d'un impérialisme hostile qui, dans notre vieux pays de culture, ne peut que mal se terminer.

Comme l'écrit Dominique Noguez, défendre notre langue sur ses terres, cela relève du "simple plaisir d'être soi". C'est même vrai des langues régionales, petites sœurs du français dans leurs villages. Le paysage d'une patrie, ce sont les horizons familiers, une certaine lumière, l'odeur et la chanson des rues, la musique d'une langue,  toutes choses qu'on ne peut ignorer longtemps ni espérer abolir sous peine de réaction violente.

Disons-le dans nos réunions du Grand débat.

Jean Hourcade, ancien conseiller culturel

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L'anglais ne doit pas remplacer le français (suite)

par Jean Hourcade

La pétition de plusieurs dizaines d'écrivains et journalistes francophones intitulée "Non, l'anglais ne doit pas remplacer le français", dans Le Monde des 26-27 janvier, est réconfortante et vient à propos au moment du grand débat national.
Ce sentiment d'insécurité culturelle (déjà perçu en matière de signes religieux ostentatoires) doit être relayé en haut lieu, où on ne le soupçonne peut-être pas.

Depuis déjà longtemps en effet on s'aperçoit que l'anglais se substitue indûment au français à l'international,  souvent au mépris des règles convenues (notamment à l'UE) mais aussi en France même, dans la publicité  à l'intention du public français, dans les raisons sociales d'entreprises (pour qui peut-être le son de notre langue serait devenu obscène), dans les titres de films américains, désormais jamais traduits à la demande des producteurs, et même sur les notices d'utilisation de certains produits, ce qui peut se révéler dangereux.

On se demande parfois devant les affiches des couloirs du métro si on est bien en France. Telle société française accole systématiquement à son logo le slogan "We love technology". Ce n'est pas dicible en français? La plupart des grandes sociétés françaises présentes à l'international ont même abandonné leur nom parfois séculaire pour un nom anglais ou, au mieux d'origine indéterminable.

Réciproquement, si on suppose que le public français est jugé assez passif pour se laisser faire et subir ce genre d'humiliation, on pourrait se dire que le public du monde anglophone devrait pouvoir accepter sans problème la présence du français dans son environnement.

Ce serait cela, la vraie mondialisation, et non ce bombardement d'une langue étrangère à temps et à contre-temps, phénomène visible d'une colonisation culturelle en profondeur et d'un impérialisme hostile qui, dans notre vieux pays de culture, ne peut que mal se terminer.

Comme l'écrit Dominique Noguez, défendre notre langue sur ses terres, cela relève du "simple plaisir d'être soi". C'est même vrai des langues régionales, petites sœurs du français dans leurs villages. Le paysage d'une patrie, ce sont les horizons familiers, une certaine lumière, l'odeur et la chanson des rues, la musique d'une langue,  toutes choses qu'on ne peut ignorer longtemps ni espérer abolir sous peine de réaction violente.

Disons-le dans nos réunions du Grand débat.

Jean Hourcade, ancien conseiller culturel

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