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Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'août 2016 (4)) - par MAR le 24/08/2016 - 19:23

Langue française : Nouvelles d'août 2016 (4)

DGLF Bilan de la Semaine de la langue française et de la Francophonie 2016 (22/8) (lien)

Figaro Toronto : touche pas à mon français ! (22/8) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'août 2016 (3) - par MAR le 21/08/2016 - 20:56

Langue française : Nouvelles d'août 2016 (3)

Bernard-Lecomte Ringarde, la langue française ? (19/8) (lien)
Radio Canada : Le Nouveau-Brunswick et le Québec s'entendent pour promouvoir la langue française (19/8) (lien)
Péroncel-Hugoz : Qu'est ce qu'une "armée linguistique" ? (12/8) (lien)
Échos du monde musulman : parlons du Maroc
[ Le retour du français langue d’enseignement ] (12/8) (lien)


nouvelles2016/anglais-a-bruxelles.jpgLa face cachée du rôle de l’anglais à Bruxelles - par Yves-Montenay le 21/08/2016 - 20:43

La face cachée du rôle de l’anglais à Bruxelles

par Yves Montenay

Un enjeu économique méconnu

Travailler en anglais dans ou avec les institutions européennes est regardé avec fatalisme en France. Ou même avec une certaine faveur pour ceux que cela avantage : cela rentabilise leur investissement linguistique, ou plutôt celui de leur famille : séjours le plus tôt possible en pays anglophone, souvent suivi d’études supérieures aux États-Unis. Bref, pour eux, comme pour les autres acteurs anglophones de Bruxelles, surtout que rien ne change !

Or, il s’agit d’un problème économique important : le rapport Grin (téléchargeable sur le site de La Documentation Française) a chiffré à des dizaines de milliards de dollars par an l’avantage pour le Royaume-Uni et ses entreprises. Sa conclusion mérite d’être intégralement citée :

"Le Royaume-Uni gagne, à titre net, au minimum 10 milliards d’euros par année du fait de la dominance actuelle de l’anglais. Si l’on tient compte de l’effet multiplicateur de certaines composantes de cette somme, ainsi que du rendement des fonds que les pays anglophones peuvent, du fait de la position privilégiée de leur langue, investir ailleurs, ce total est de 17 à 18 milliards d’euros par année. Ce chiffre serait certainement plus élevé si l’hégémonie de cette langue venait à être renforcée par une priorité que lui concèderaient d’autres États, notamment dans le cadre de leurs politiques éducatives respectives (NDLR :ce rapport ayant été publié en 2005 sur la base de chiffres antérieurs, et cette priorité s’étant confirmée depuis lors, les sommes en jeu sont aujourd’hui beaucoup plus importantes). Ce chiffre ne tient pas compte de différents effets symboliques (comme l’avantage dont jouissent les locuteurs natifs de la langue hégémonique dans toute situation de négociation ou de conflit se déroulant dans leur langue) ; cependant, ces effets symboliques ont sans doute aussi des répercussions matérielles et financières."

Le détail du raisonnement et du chiffrage vaut le détour. Aujourd’hui, il mènerait probablement à au moins 40 milliards d’euros. Évidemment, le Britannique "de base" plutôt âgé et rural qui a voté pour la sortie est très loin de ces problèmes, à la différence de ses compatriotes des grandes villes et a fortiori de la City qui sont probablement très conscients de l’importance du gâteau menacé par leur vote.

On voit qu’il ne s’agit pas seulement d’une question de prestige ou de principe visant les discours des hauts fonctionnaires européens, mais de tout un système, notamment d’appels d’offres où tout est plus simple pour les anglophones et où les différents conseillers sont directement ou indirectement proches du Royaume-Uni.

C’est un problème qui touche tous les pays, une enquête ayant montré qu’en dehors des anglophones natifs, en très forte proportion les Européens – pas seulement les Français – ont un niveau d’anglais insuffisant, ce qui d’ailleurs réagit sur l’ensemble de l’efficacité de la machine européenne. Pour tout cela, se référer au Quatrièmes assises du plurilinguisme, Bruxelles 2016, et aux travaux de l’Observatoire Européen du Plurilinguisme et du GEM +.

Pour les entreprises françaises, ce serait un énorme gain de productivité : on cesserait de payer sa dîme à des circuits anglophones, on utiliserait le personnel qualifié dans la langue où il est à l’aise. Une telle chance de gagner en compétitivité ne devrait pas être négligée.

Mais tout cela n’est qu’un rêve, nous dit-on. Voyons de plus près :

Le droit, la routine et la politique

Tout d’abord, que nous dit le droit ? Que la langue de travail doit être la langue officielle d’un des États, alors que seule la Grande-Bretagne avait déclaré comme langue officielle l’anglais. En effet, les autres pays où l’anglais est localement officiel, à savoir l’Irlande, Malte et Chypre ont déclaré respectivement le gaélique, le maltais et le grec comme leur langue officielle pour l’Union européenne.

C’est un résumé un peu brutal, des nuances pouvant être trouvées dans tel ou tel détail des textes fondateurs, auxquels je renvoie des juristes plus qualifiés que moi. Je pense notamment à l’article 8 du règlement 58/1, à sa re-rédaction en anglais, et au règlement rédigé lors de l’arrivée du gaélique. Mais cela vaut bigrement la peine d’être regardé de plus près, les documents fondateurs ne pouvant en effet être modifiés qu’à l’unanimité.

Les commentateurs confondent en général langue officielle, choisie par chaque État membre, utilisée ponctuellement, et langue de travail, le vrai problème : officiellement l’anglais, le français et l’allemand à égalité, en pratique ce que vous savez… Ces commentateurs oublient également l’aspect économique global et l’enjeu pour les entreprises françaises.

Les intérêts en cause sont tels que l’on va sans doute trouver un biais pour réintroduire l’anglais comme langue officielle, ou comme langue de travail de fait. La routine, qui est une force puissante dans tous les domaines, y contribuera et cette routine sera vraisemblablement puissamment appuyée par la politique. Celle de la Grande-Bretagne lors des négociations de sortie, vraisemblablement appuyée officieusement par les États-Unis, et probablement par celle de l’Irlande, voire d’autres pays dont l’enseignement supérieur est largement anglicisé.

Il faudrait donc qu’il y ait en face une volonté politique tout aussi vigoureuse. Hélas, le gouvernement français ne semble pas préoccupé par cette question, beaucoup d’entreprises non plus. Pourtant, ils pourraient trouver des alliés chez les Allemands, dont la langue a reculé à Bruxelles beaucoup plus que le français, et chez d’autres pays tels l’Italie ou l’Espagne.

Un enjeu franco-allemand électoralement motivant

Nous entrons en période électorale en France, tandis que le tandem franco-allemand peine à se trouver des objectifs communs. En voici un, très important pour les entreprises françaises, et qui pourrait également mobiliser beaucoup d’électeurs attachés aux thèmes identitaires, ou tout simplement à un profond désir d’équité. Tout cela est d’ailleurs conforme à l’esprit et aux textes des traités fondateurs de l’Union.

Yves Montenay


nouvelles2016/jo.gifContre l'effacement du français aux Jeux Olympiques - par MAR le 18/08/2016 - 19:50

Contre l'effacement du français aux Jeux Olympiques  assez de déploration : de l'action volontariste !

Nous n'aimons pas les constats d'impuissance et les larmes de crocodile. Il y faut enfin une véritable action concertée entre les gouvernements et l'OIF !" A.S.
Petit Journal Entretien avec Michaëlle Jean (Secr. générale de la Francophonie) (lien)
Le Figaro Langue officielle des JO, le français mis de côté à Rio (11/8) (lien)
L'Équipe La langue française perdue à Rio (10/8) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'août 2016 (2) - par MAR le 18/08/2016 - 19:23

Langue française : Nouvelles d'août 2016 (2)

L'Actuacho Ces 10 pléonasmes à éradiquer de toute urgence (12/8) (lien)
La langue française Top 30 des anglicismes employés en français (11/8) (lien)
Académie Française Dire ne pas dire (listing, versus...) (lien)
Figaro "Conf call", "update"... Soyez snob et parlez français (5/8) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'août 2016 - par MAR le 01/08/2016 - 15:20

Langue française : Nouvelles d'août 2016

Jeux Olympiques Lexicosports ou toutes les traductions sportives de la DGLF (lien)
[ Lexique des Sports Olympiques d'été en français-anglais-portugais/brésilien ]

Les combats associatifs pour la langue française, en France et au-dehors  (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juillet 2016 (3) - par MAR le 30/07/2016 - 19:11

Langue française : Nouvelles de juillet 2016 (3)

Le Point Matignon charge Lepaon de créer l'Agence de la langue française (28/7) (lien)
Le bonnet des patriotes la soumission volontaire des français à la langue anglaise (26/7) (lien)
OIF Vade-mecum relatif à l’usage du français dans les organisations internationales (lien)


nouvelles2016/liege2016.jpgCongrès mondial des professeurs de français à Liège - par MAR le 21/07/2016 - 23:25

Congrès mondial des professeurs de français à Liège

Le congrès - LFédération Internationale des Professeurs de Français (FIPF)

  • Péroncel-Hugoz : Qu'est ce qu'une "armée linguistique" ? (12/8) (lien)
  • Vif débat sur la simplification de la grammaire (25/7) (lien)
  • Liège : Mobilisation pour promouvoir le français dans le monde (25/7) (lien)
  • 1 000 profs de français du monde entier réunis à Liège (21/7) (lien) [Le Figaro]

/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juillet 2016 (2) - par MAR le 14/07/2016 - 18:29

Langue française : Nouvelles de juillet 2016 (2)

Yves Montenay La face cachée du rôle de l’anglais à Bruxelles  (lien)
Conversation Brexit, garder ou ne pas garder l’anglais langue officielle de l’UE (13/7) (lien)
Alain Juppé Je suis pour une défense de la pureté de la langue française (Figaro-9/7)


Extrait de l'entretien avec Alain Juppé publié dans Le Figaro - samedi 9 et dimanche 10 juillet 2016 
propos recueillis par Claire Bommelaer et Bertrand de Saint-Vincent 

[…]

Peut-on encore lancer de grands projets culturels ?

Pourquoi pas ? Le mien serait de parvenir à 700 millions de locuteurs francophones dans le monde. La diffusion de la francophonie relève de la volonté politique. Je suis pour une défense de la pureté de la langue française. Jacques Toubon avait eu raison de faire une loi en ce sens, même si elle n'est pas appliquée. Je lutte, à mon niveau, contre la dégradation de notre langue. Je réagis, je barre rageusement les anglicismes, qui sont souvent du snobisme. Mon expérience québécoise m'a appris qu'il ne fallait pas être lâche face à l'anglais.

En lisant votre cahier, on relève pourtant une « newsletter »

Ah oui. Personne n'est parfait... 


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juillet 2016 - par MAR le 14/07/2016 - 10:40

Langue française : Nouvelles de juillet 2016

Michel Ocelot Les Français atteints de la rage de ne pas parler leur langue (Monde-3/7) (lien)
Petit journal Michel Ocelot, le réalisateur de Kirikou défend le français coûte que coûte (lien)
Mona Makki Prix du Rayonnement de la langue et de la littérature françaises de l'Académie françaiseMona Makki a fondé avec notre ami Dominique Gallet, décédé en 2015, l’émission télévisée "Espace francophone", elle en est l'actuelle rédactrice en chef. Elle a été avec lui de tous les combats pour la langue française et la Francophonie.

Ce prix est destiné à des personnalités françaises ou étrangères ayant rendu à la langue et aux lettres des services particuliers.


nouvelles/lettre.gifLangue française : 3 lettres qui dénoncent la démission des élites - par MAR le 05/07/2016 - 22:30

Langue française : 3 lettres
qui dénoncent la démission des élites

d'un élève de l'ENA sur la trahison du multilinguisme et du français par les élites ! (lien)
d'un député au CSA pour rétablir le pluralisme dans le service public (lien)
de Marcel Girardin aux Présidents des conseils savoyards sur l'appellation d'un tour cycliste KINGS OF THE MOUNTAINS (lien)


nouvelles2016/europe28.jpgBrexit : occasion de détrôner l’anglais de son rôle - par MAR le 25/06/2016 - 19:56

Brexit
 Plus aucune raison que l’anglais reste
la langue dominante de l'Union Européenne !

ALF fait sien l’article ci-dessous de l’un de ses membres, Maurice Pergnier. Elle s’est pleinement associée à COURRIEL (Georges Gastaud) dans la conception de l’appel qui suit, à la collecte (en France, en Belgique, au Québec, en Italie, en Allemagne) de signatures de cet appel par nos associations en synergie, ainsi qu’à une large diffusion d’icelui. Tous nos lecteurs sont invités à œuvrer pour que cette idée de détrônement de l’anglais se répande comme une traînée de poudre, joue le rôle de "cordon bickford" dans la Sainte-Barbe de l’HMS Europe. Vive la flibuste ! Albert Salon
 

lire ci-dessous :

- Après le Brexit : UE et langue anglaise par Maurice Pergnier

- L’occasion de rompre avec le tout-anglais en Europe ! par Georges Gastaud

à lire également le très bon article d'Yves Montenay : Brexit : François Hollande ira-t-il bouter l’anglais hors de Bruxelles ?


Après le Brexit : UE et langue anglaise

La langue anglaise s’est imposée au sein des institutions de l’Union européenne (UE), non seulement comme la langue d’usage mais également comme la langue de référence officielle. C’est une situation de fait et non de droit. Cet état de fait était déjà très contestable lorsque la Grande-Bretagne, gardant toujours un pied dedans et un pied dehors, était un membre hésitant et périphérique de l’Union ; après le Brexit, il est proprement burlesque : l’UE devient la seule entité politique multinationale ayant adopté comme langue véhiculaire la langue d'un pays représentant moins de 1% de sa population (l'Irlande) !

C’est une absurdité dont il est urgent de prendre la mesure et à laquelle il importe de remédier sans attendre. Il s’impose donc que, sans le moindre délai, la langue anglaise soit proscrite de tout document officiel de l’UE. Il ne s’agit nullement là d’un acte de rétorsion vis-à-vis de la Grande-Bretagne et de son peuple (qui a bien le droit de choisir son destin comme il l’entend !), mais de corriger une criante incongruité. Il va de soi que des exceptions peuvent être faites pour tout ce qui concerne les négociations entre l’UE et la Grande-Bretagne, mais il serait indécent que la langue anglaise continuât d’être utilisée comme première langue de référence entre représentants des pays membres.

Tout élu européen se doit de refuser désormais qu’un texte officiel lui soit soumis et soit débattu dans cette langue. Le poids des (mauvaises) habitudes prises fait qu’il est naturellement impossible que l’anglais ne serve pas longtemps encore de lingua franca dans les relations inter-personnelles au sein des institutions. On entend bien, d’autre part, les objections pratiques, économiques, bureaucratiques de tous ordres qui ne manqueront pas d’être opposées à la mise en œuvre d’une telle mesure. Mais aucun argument technique ou de simple commodité ne peut prévaloir contre une nécessité qui touche à l’identité même de l’Union européenne (si tant est que ceux qui s’en font les hérauts croient qu'elle en ait une).

Maurice Pergnier (24/6/2016).


Après le départ anglais de l’UE, continuer à promouvoir le tout-anglais en Europe serait encore plus absurde, aliénant et indigne.

L’occasion de rompre avec le tout-anglais en Europe !

"La langue de l’Europe, c’est la traduction" (Umberto Eco)

Au fil des décennies, l’eurocratie bruxelloise a méthodiquement violé ou contourné les traités qui lui font obligation de respecter l’identité culturelle des États affiliés à l’UE. Ainsi s’est imposée la pratique scandaleuse qui consiste à promouvoir l’anglais comme la langue officieuse et quasi-exclusive de l’UE alors qu’une Europe respectueuse de ses États constitutifs aurait dû cultiver le plurilinguisme comme un atout économique et comme une richesse culturelle de première importance.

Or, non seulement le Rapport au Parlement sur l’emploi de la langue française (2015) établit que le français (et aussi l’italien, l’allemand…) sont marginalisés au profit de l’anglais à Bruxelles, mais on a pu voir récemment M. Moscovici, fraichement nommé commissaire européen, sommer en anglais ses ex-collègues du gouvernement français de déréguler le marché du travail dans notre pays ! Une sommation analogue s’était déjà traduite en Italie par la mise en place du Jobs Act dont la seule appellation dégage un fumet déplaisant d’aliénation politico-linguistique, sans parler du contenu très discuté de ce type de texte bouleversant les rapports entre employés et employeurs…

Cette dérive totalitaire vers la langue uniqueet vers la pensée et la politique uniques que le tout-anglais porte insidieusement – résulte d’une politique linguistique inavouable. Soustraite au débat démocratique, promue par une oligarchie financière qui fait du Business Globish la "langue de l’entreprise et des affaires"* et qui tient les langues nationales pour autant d’obstacles à l’"économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée", cette stratégie d’arrachage et de substitution linguistiques vise à fondre nos pays si divers dans le Grand Marché Transatlantique en gestation. Dans le même temps, il s’agit de créer une pseudo-élite supranationale, américano-dépendante et totalement coupée des peuples d’Europe. Non seulement le tout-anglais tend à marginaliser les langues nationales**, ce patrimoine de toute l’humanité, mais l’arrachage linguistique en cours sape les bases du vivre ensemble et de l’échange international équitable alors même que les tenants du tout-anglais se réclament hypocritement de l’ "ouverture", de la "paix" et de la "diversité".

Déjà illégitime en son principe, l’option inavouée en faveur du tout-anglais devient carrément insoutenable dès lors que l’Angleterre a choisi de quitter l’UE. Quels que soient nos jugements respectifs sur l’actuelle "construction européenne" et sur sa légitimité, nous affirmons solennellement que le maintien de l’euro-privilège exorbitant dont dispose le tout-anglais ne pourrait relever que d’un mépris de caste ouvert, insupportable et indéfendable. Ne pouvant compter ni sur les eurocrates, sourds et aveugles à tout ce qui vient des peuples, ni sur nombre de gouvernants des États européens acquis à l’aliénation linguistique, nous appelons les citoyens et les mouvements démocratiques de chaque pays à se dresser contre l’aliénation du tout-anglais ; partout, défendons le droit de chaque individu et de chaque peuple à produire, à créer et à échanger prioritairement dans sa ou ses langues nationale(s) ; revendiquons le droit et les moyens pour chaque citoyen de chaque pays d’Europe d’apprendre et de pratiquer plusieurs langues. Faisons éclater la légitime colère des peuples et des citoyens libres contre une politique linguistique aliénante, voulue par l’UE, que le référendum britannique a désormais privée de toute apparence de légitimité.

Georges Gastaud

* Dixit E.-A. Seillières en 2004, lors de sa prise de fonction à la tête du syndicat patronal européen Businesseurope

**… et internationales, car le français, le portugais, l’espagnol sont parlés en Afrique, en Asie, en Amérique…


nouvelles2016/radio-france.jpgL'obsolescence de la chanson française programmée par Radio France - par Claude-Weisz le 22/06/2016 - 12:29

L'obsolescence de la chanson d'expression française
programmée par Radio France

tribune de Claude Weisz, cinéaste

Grand amateur de radio, auditeur régulier de France Culture, occasionnellement de France Inter, de France Info et de RFI, je constate l'accroissement continu de la diffusion de la variété anglophone, allant de pair avec la diminution de la présence de la chanson francophone et de la disparition presque complète des autres langues.*

Sur France Culture, un exemple : l'émission "les chemins de la connaissance" préparant au bac philo illustré presque exclusivement par des chansons anglo-saxonnes ; cela fait certainement "jeune" mais qui comprend le texte de ces chansons en argot de Chicago ou rappé en new-yorkais.

Les producteurs, réalisateurs semblent ignorer la richesse, la diversité de la chanson française qui sait si bien raconter l'histoire, la vie sociale, politique et celle des idées, la révolte et la satire.

Sur France Inter un exemple entre autres : "remède à la mélancolie".

Il apparaît que la direction de la chaîne impose 1 ou 2 chanson anglo-saxonnes** "(la "Play List de France Inter") qui n'ont rien à voir avec le choix de l'invité qui, de toute façon, s’il est âgé de moins de 35 ans fait, la plupart du temps référence à la variété anglo-saxonne.

RFI (Radio France International) diffuse un bon entretien avec André Vallini, ministre de la francophonie, puis enchaîne par une chanson en anglais !

Les étrangers francophones et les Français se déplaçant ou vivant à l'étranger qui écoutent RFI en FM ("Live*** news on RFI Monde" ! c’est son slogan !) espèrent entendre des chansons francophones et dans des langues autres que l’anglo-américain, car la variété anglo-saxonne est archi présente dans les radios du monde entier.

RFI est la seule radio reçue sur un poste, nous permettant de garder un lien avec la France et la francophonie.

De façon générale il est pénible d'entendre nos dirigeant, nos politiques, les représentants internationaux, hauts fonctionnaires, notre "élite" défendre notre identité nationale et la langue française en s'exprimant en anglais dans l'union européenne et au-delà, alors que le français a toujours statut de langue de travail et de communication à l'égal de l'anglais.

Un ancien ministre de l'éducation nationale souhaitait que l'anglais ne soit pas une langue étrangère en France.

Voici que son vœu se réalise au-delà de toute espérance car c'est bientôt le français qui deviendra chez nous une langue étrangère et, hélas comme le craint Robert Charlebois, un pays peut à notre époque, perdre en une vingtaine d'années sa langue et de fait sa culture.

Il serait bon que notre ministre de la culture y réfléchisse. Faire du français une langue inutile est aussi un crime économique (cf. le rapport Attali sur la francophonie).

Claude Weisz

[à lire également ci-dessous : Au sujet des quotas de diffusion de chansons d'expression française par les radios]


* Ces observations résultent de mon état de santé qui ne me permettait pas d'autres activités que d'écouter la radio quasiment 24 h sur 24.

** Celles-ci sont diffusées dans leur intégralité alors que les choix de l'invité se limitent à une antenne de moins d'une minute. Est-ce pour ne pas avoir à payer les droits d'auteur ?

Et si le quota de 40 % de chansons françaises - ignorant les chansons étrangères francophones presque jamais programmées - est à peu près respecté, c'est en les concentrant dans quelques ghettos (de qualité) comme : "la prochaine fois je vous le chanterai" ou "chansons boum !".

*** "En Live" se substituant à : "en direct et en public" qui avait le mérite de préciser soit en direct, ou en public, ou en direct et en public.

N.B. Je ne supporte pas les journalistes qui "supportent" l'équipe de France ou tout autre sujet. En français on soutient son équipe, un ami, son député etc. Exemple : Je ne supporte pas ces gouvernements qui sont les croque-morts de la langue française et c'est pour cela que je ne les soutiens pas !


Au sujet des quotas de diffusion de chansons d'expression française par les radios par Claude Weisz 

Madame la ministre de la culture se félicite d'avoir obtenu l'engagement des radios privées (et publiques ?) de diversifier les titres des chansons françaises diffusées.

Mais en vérité quels sont les vrais bénéficiaires de cet accord ?

Une fois de plus le lobby rouleau compresseur des variétés anglo-américaines obtient le droit d'envahir 5 % supplémentaires de l'espace des ondes radiophoniques.

Au plan économique cela revient à mieux "diversifier", partager et rétribuer les droits des auteurs-compositeurs-interprètes français sur 35% du gâteau au lieu de 40 % et, in fine d'augmenter d'autant la part perçue par le copyright anglo-américain.

Quant à la diversité culturelle et la francophonie...

Merci Madame Azoulay et aussi la SACEM.

Espérons que nos députés sauront réagir intelligemment, sans pactiser et céder au tropisme et à la pression de la puissance économico-culturelle de l'impérialisme anglo-saxon.

Cet accord est déjà un joli paragraphe du TAFTA !

Tranquillisez-vous, il n'y apparaîtra pas, car la culture n'est pas négociable ; alors n'en parlons pas et arrangeons-nous entre amis.

Claude Weisz


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2016 (3) - par MAR le 18/06/2016 - 23:30

Langue française : Nouvelles de juin 2016 (3)

Lire l'avis de Claude Weisz  sur cet accord ci-dessous
Ouest France Chanson française à la radio, accord parlementaire sur les quotas
(16/5) (lien)
TV5Monde Chanson francophone à la radio : la Sacem satisfaite de l'accord (16/5) (lien)
Aficia 1 800 artistes pétitionnent pour défendre la chanson française à la radio (13/5) (lien)
JdD Touche pas à mes quotas : l'appel de la Sacem (12/5) (lien)


Au sujet des quotas de diffusion de chansons d'expression française par les radios par Claude Weisz 

Madame la ministre de la culture se félicite d'avoir obtenu l'engagement des radios privées (et publiques ?) de diversifier les titres des chansons françaises diffusées.

Mais en vérité quels sont les vrais bénéficiaires de cet accord ?

Une fois de plus le lobby rouleau compresseur des variétés anglo-américaines obtient le droit d'envahir 5 % supplémentaires de l'espace des ondes radiophoniques.

Au plan économique cela revient à mieux "diversifier", partager et rétribuer les droits des auteurs-compositeurs-interprètes français sur 35% du gâteau au lieu de 40 % et, in fine d'augmenter d'autant la part perçue par le copyright anglo-américain.

Quant à la diversité culturelle et la francophonie...

Merci Madame Azoulay et aussi la SACEM.

Espérons que nos députés sauront réagir intelligemment, sans pactiser et céder au tropisme et à la pression de la puissance économico-culturelle de l'impérialisme anglo-saxon.

Cet accord est déjà un joli paragraphe du TAFTA !

Tranquillisez-vous, il n'y apparaîtra pas, car la culture n'est pas négociable ; alors n'en parlons pas et arrangeons-nous entre amis.

Claude Weisz


nouvelles/langue-francaise.jpgLes Français défendront leur langue, quand aimeront la France ! - par Laure_Foure le 18/06/2016 - 19:11

Les Français défendront leur langue
quand ils réapprendront à aimer la France !

Qu'il s'agisse du contenu des programmes scolaires, notamment en matière historique, des lois mémorielles accusatrices ou de la commémoration des événements les moins valorisant de notre passé, les Français sont continuellement amenés à se repentir des prétendus crimes commis par leurs ancêtres.

Car c'est bien connu, nos aïeux n'étaient que d'infâmes esclavagistes, d'ignobles colonisateurs et de méprisables collaborateurs du IIIe Reich national-socialiste persécutant les juifs ! Sommés de battre leur coulpe, voire de réparer en monnaies sonnantes et trébuchantes les descendants des supposées victimes de ces forfaits impardonnables, nos compatriotes finissent par détester leur propre patrie, coupable de tant d'horreurs.

Cette idéologie de la repentance conduisant à la haine de soi, fondée sur une approche déformée et souvent anachronique du passé et qui prospère d'autant plus facilement que la plupart de nos concitoyens ignorent leur histoire, et sont vivement encouragés par l’Éducation dite nationale à s’enfoncer encore plus dans cette ignorance, vise à désarmer moralement et intellectuellement le peuple français et plus largement tous les peuples d'Europe partageant la même civilisation.

En effet, rien de tel pour faire accepter l'hégémonie économique, financière, commerciale, mais aussi culturelle et linguistique des États-Unis et concomitamment la présence croissante de populations allogènes sur notre sol, lesquelles dans leur grande majorité ne maîtrisent nullement la langue de Molière et qui, tout en bénéficiant de la générosité de notre modèle social, ne rêvent que d'Amérique...

Comment expliquer autrement l'apathie, voire la complaisance de bien des Français devant l'invasion de l'anglo-américain dans le monde du travail, les médias, la publicité ou le cinéma ? De même, l'initiation à l'anglais dès la maternelle, puis tout récemment l'apprentissage de l'arabe au cours élémentaire, imposés par le ministère de l'Éducation nationale à tous les élèves, auraient dû provoquer un tollé d'indignation, d'autant que cette "fabrique de crétins" produit déjà depuis des années des illettrés incapables de s'exprimer dans un français intelligible.

Pour que nos compatriotes retrouvent le courage de se battre pour conserver le droit de vivre et de parler français en France, il est indispensable de leur redonner la fierté d'appartenir à une nation "venue du fond des âges" qui donna au monde tant de savants, de bâtisseurs, d'artistes, d'écrivains et de poètes !

Comme nous y invite Andreï Makine, le grand romancier d'origine russe devenu français de plume et de cœur et fraîchement élu sous la Coupole, nous devons tous défendre et servir la langue de cette "France qu'on oublie d'aimer".

Laure Fouré


nouvelles2016/audrey-azoulay.jpgLa ministre de la Culture trouve normal que l'Euro chante en anglais - par MAR le 11/06/2016 - 19:50

La ministre de la Culture trouve normal
que l'Euro organisé en France chante en anglais

Malgré l'intervention remarquée de son collègue André Vallini, ministre chargé de la Francophonie, que nous avons relevée ici, la nouvelle ministre de la Culture Audrey Azoulay, trouve normal que l'hymne officiel de l'Euro 2016 disputé en France soit en anglais, tout comme celui des bleus... Celle-ci semble ânonner la servile équation international = anglais : "On est dans une compétition internationale, européenne qui se déroule en France sous les yeux du monde." et se pâme devant un passeur de disques anglo-saxons (on dit DJ en globish) dont la France devrait être fière (David Guetta). Ne le répétez pas : il s'agit de la ministre française de la Culture !

Sur ce sujet le très bon article de Pascal Priestley de TV5 Monde Francophonie : l'Euro 2016 se chantera en anglais

Marceau Déchamps (Marianne) "Euro 2016 : l'inacceptable hymne en anglais de Carrefour pour les Bleus !"

lire le courriel adressé par Yves Montenay au président de Carrefour à l'origine de l'hymne en anglais des supporteurs des Bleus

n'hésitez pas, par ailleurs, à signer la pétition de l'A.fr.Av Non à l'anglicisation de Carrefour, de la France et de l'Europe !

à lire également ci-dessous, la lettre aux syndicalistes de Georges Gastaud, président de COURRIEL


Chers syndicalistes,

Militant syndical de longue date et président de l’Association CO.U.R.R.I.E.L. qui, avec le député communiste J.-J. Candelier, vient d’organiser une conférence de presse à l’Assemblée nationale pour dénoncer la politique patronale inavouée de basculement de la France au tout-anglais "transatlantique", je vous soumets un article de la revue CGT "Options" portant sur cette grave question (l’arrachage culturel et linguistique est en effet une dimension forte du basculement de la France et des "pays latins" au "modèle" néolibéral anglo-saxon : il suffit de constater que l’euro-diktat travesti en "loi El Khomri" chez nous s’appelle "Jobs Act" en Italie…

La période devrait être propice à une contre-offensive sur ce terrain AUSSI. Le Monde diplomatique vient de publier un long article sur cette grave question (numéro de juin), très lourdement sous-estimée jusqu’ici par les citoyens, la CGT-Carrefour a pris des positions courageuses contre la politique d’anglicisation méthodique de la marque (Carrefour-Market, Carrefour-City, etc.), la CFE-CGC était dignement représentée à la conférence de presse parisienne et la protestation monte contre l’ "hymne" officieux EN ANGLAIS que Carrefour, qui "sponsorise" les Tricolores, veut imposer aux supporteurs français après que le chanteur représentant France-Télévision a chanté en franglais à l’Eurovision.

Plus gravement, c’est le basculement rapide, illégal et inconstitutionnel, de l’Université à l’anglais ou la nomination systématique en anglais de nombre de "produits" des grandes entreprises publiques en voie de privatisation (Family TGV, TGV Night, "Pulse", etc.) ou du métro parisien (Smart-Navigo…) qui doit susciter la réaction du monde du travail ; car sous un aspect anodin, il s’agit d’une grave entreprise de discrimination linguistique, de totalitarisme culturel et de mise à mal de ce premier service public de France et de la Francophonie internationale qu’est la langue française, "langue de la République" au titre de l’article II de la Constitution.

Merci de répercuter ce message.

Georges Gastaud


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2016 (2) - par MAR le 11/06/2016 - 19:44

Langue française : Nouvelles de juin 2016 (2)

L'Express Réforme de l'orthographe: les dictionnaires ont tranché (11/6) (lien)
Benoît Duteurtre (Monde Diplomatique) La langue de l’Europe (6/2016) (lien)
Commission d’enrichissement de la langue française : Vocabulaire de l’automobile (lien)
DGLF Vous pouvez le dire en français - Vocabulaire du Football (lien)
SudInfo.be "Do you speak belge" 679 mots et expressions typiquement belges (10/6) (lien)



/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2016 - par MAR le 07/06/2016 - 10:57

Langue française : Nouvelles de juin 2016

Daniel Jachet Une autre soumission : le globish… (6/6) (lien)
DGLFLF Nouvelle édition de "Dis-moi dix mots sur la Toile" (6/6) (lien)
                 à lire également 11 lauréats au Concours des dix mots 2016 (lien)
Commission d'examen des pratiques commerciales (CEPC) Avis à un professionnel concernant l’emploi de la langue française dans les documents contractuels (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2016 (6) - par MAR le 29/05/2016 - 21:51

Langue française : Nouvelles de mai 2016 (6)

Rue 89 Bientôt un clavier pour écrire en bon français (lien)
Floréal Lettre ouverte aux chercheurs protestataires (dont le choix suicidaire de l'anglais)(lien)
Sylvine Goire Le massacre de la langue française (25/5) (lien)
Francis Cabrel défend le français et interpelle les Français qui chantent en anglais (22/5) (lien)
Numérama Grammalecte, le correcteur grammatical français ultime pour Firefox (21/5) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2016 (5) - par MAR le 15/05/2016 - 19:17

Langue française : Nouvelles de mai 2016 (5)

Yves Montenay L’Afrique francophone, opportunité pour les entreprises françaises (lien)
La Dépêche Francis Cabrel lance un appel au patriotisme (16/5) (lien)
Floréal Le choix de la défaite en chantant [billet rouge à propos de l'Eurovision et de quelques autres reniements linguistiques] (14/5) (lien)
Festival de la langue française à Liré (Maine et Loire) du 23 au 29 mai 2016 (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2016 (4) - par MAR le 15/05/2016 - 19:05

Langue française : Nouvelles de mai 2016 (4)

Charente Libre Le conseil départemental adopte la motion "clause Molière" (14/5) (lien)
France 3 Gilles Platret impose la langue française sur les chantiers du BTP (14/5) (lien)
Huffington Une chanson 100% en français à l'Eurovision 2016 (mais pas la nôtre) (13/5) (lien)
Yves Montenay Qu’est-ce qu’une langue officielle ?
Le français et l’arabe aux Maghreb, Sahel et Comores
(lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2016 (3) - par MAR le 15/05/2016 - 18:59

Langue française : Nouvelles de mai 2016 (3)

Direct Matin 150 nouveaux mots entrent au Petit Larousse (11/5) (lien)
Atlantico Comment la réduction de l'usage du français dans les institutions européennes traduit la perte d'influence de la France en Europe depuis 20 ans (9/5) (lien)
TV5 Monde Québec : les enseignes commerciales ne seront pas "francisées"(7/5) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2016 (2) - par MAR le 08/05/2016 - 18:52

Langue française : Nouvelles de mai 2016 (2)

Sud-Ouest Entraîneur mieux que coach (5/5) (lien)
Courrier Picard La langue de Molière exigée sur les chantiers ? (2/5) (lien) [aussi plus bas]
OEP L'universel et le singulier à Cabourg (lien)
Quand la presse régionale se gargarise d'anglicismes pour faire moderne
[exemple ci-dessous de "La Montagne"]


Une initiative à nationaliser : la "Clause Molière" :

Il s’agit d’exiger des travailleurs étrangers qu’ils soient capables de travailler en français en France, et de contraindre leurs employeurs à n’employer que le français avec eux, quittes à rémunérer un interprète.

Il y aura sans aucun doute diverses difficultés d’application. Mais il faut poser cette obligation.

Elle rejoint du reste la proposition d’amendement sur le français bientôt déposée par des parlementaires de divers bords dans le cadre de la discussion commencée à l’Assemblée sur le projet de loi "Égalité et citoyenneté".

Incidemment, elle a peut-être quelques chances d’être officialisées sur le plan national, parce qu’elle permet aux autorités publiques qui le voudraient de contourner l’accusation d’être protectionnistes et de léser le principe sacré de "concurrence libre et non faussée " de Saint-Bruxelles, et de limiter ainsi l’emploi de clandestins et aussi des fameux "travailleurs détachés"…

Peut-être un signal parmi d’autres de ce qu’en haut lieu on commencerait à reconnaître : l’utilité pratique de la législation de protection de la langue nationale, en l’occurrence, chez nous, du français ?… Albert Salon


Quand la presse régionale se gargarise d'anglicismes pour faire moderne
[exemple de "La Montagne"] : "Urban street tricot","serial tricoteurs", "relooking", "speed meeting", "Crowfunding"...

la-montagne-st-flour.jpeg


nouvelles2016/andre_vallini.jpgVallini s'agace de l'hymne en anglais des des supporteurs français - par MAR le 05/05/2016 - 19:49

André Vallini s'agace de l'hymne en anglais
des supporteurs français de l'Euro

Pour une fois qu'un ministre chargé de la Francophonie donne un avis public ferme au sujet de la langue française, nous ne pouvons que nous en féliciter ! 
L’hymne qui doit accompagner les Bleus lors de l'Euro 2016 sera interprété par le groupe "Skip The Use" et intitulé "I was made for lovin’ you my team" (reprise de la chanson "I was made for lovin’ you" du groupe états-unien "Kiss") !

Le secrétaire d'État à la Francophonie, André Vallini, a jugé "incompréhensible" et "consternant" le choix d'une chanson en anglais pour tenir lieu d'hymne officieux des supporteurs de l'équipe de France pour l'Euro-2016 de football. "L'Euro-2016 sera une grande fête sportive et populaire qui va se dérouler en France et devrait donc faire rayonner notre pays. Et notre langue ?", a interrogé M. Vallini. "Il est donc incompréhensible que l'hymne de l'Équipe de France de football soit en langue anglaise", a-t-il déploré.

Honneur soit rendu à André Vallini, après cette longue litanie de démissions concernant le français, de ce gouvernement et des précédents avec par exemple la  "French Tech" lancée par Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin, l'ouverture aux cours en anglais à l'université par Geneviève Fioraso, l'acceptation de la baisse de quotas de chanson française à la radio... la liste serait longue. Sans parler du désintérêt manifeste pour la langue française, des ministres de la Francophonie précédents.

Ceci à l'opposé du soit-disant engagement de François Hollande en mai 2012 ("Je défendrai partout l’usage du français") et de la Circulaire de Jean-Marc Ayrault aux ministres sur l'usage du français de mai 2013.

Honneur soit donc rendu à André Vallini ! Au delà de cette prise de position admirable, il semble qu'un gouvernement digne de ce nom, aurait les moyens, s'il en avait vraiment envie, de faire respecter la langue française en France... MAR


Boulevard VoltairePourquoi l’hymne de l’Euro 2016 en anglais nous dérange-t-il autant ? (4/5)

TV5 Monde : "Hymne" en anglais pour les supporters français de l'Euro: Vallini "consterné" (2/5)
RTL : VIDÉO - Hymnes de l'Euro et de l'Eurovision 2016 : "Autant que la chanson qui représente la France soit en français", lance André Vallini (2/5)

Le Figaro : Un ministre s'agace de l'hymne en anglais des supporters français de l'euro (2/5)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2016 (1) - par MAR le 03/05/2016 - 21:51

Langue française : Nouvelles de mai 2016

France Musique pour célébrer l'entrée dans le domaine public du morceau français le plus diffusé au monde de Maurice Ravel, a appelé sa journée  "Free boléro" (sic !) - Elle s'est comporté en bon petit soldat de la colonisation culturelle...
Défendons la belle langue française !  jeudi 19 mai (à 18h30 au Grand T à Nantes) avec Alain Borer, auteur de "De quelle amour blessée - Réflexions sur la langue française" (2015) (lien)


Drapeau-Quebecois.jpg2 articles autour du Québec - par MAR le 03/05/2016 - 21:28

2 bons articles autour du Québec

Le Québec et la langue française par Alain Ripaux : une présentation claire fort intéressante de l’histoire de notre langue en Amérique du Nord, principalement au Québec : lecture fortement recommandée ! AS

"Le Revenant" (Di Caprio) par Christian Néron = Démolition du Québec, et déformation éhontée de l’histoire et de l’image des "Anciens Canadiens" français, par le film hollywoodien : les "méchants" du film sont nos ancêtres…


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2016 (2) - par MAR le 25/04/2016 - 22:41

Langue française : Nouvelles d'avril 2016 (2)

France Culture L'orthographe : modernisée ? violentée ? (avec Bernard Cerquiglini) (23/4) (lien)
Publication du Journal n°58 d’Avenir de la langue française (avril 2016) (lien)
La Charente libre François Appert : Halte au franglais ! (15/4) (lien)
DGLF : Publication du vocabulaire de l’économie et des finances (lien)


Lâche assouplissement des quotas de chansons francophones - par MAR le 24/04/2016 - 23:28

Lâche assouplissement des quotas de chansons francophones
voté à l'Assemblée

pour complaire aux grands angliciseurs comme NRJ et autres radios coloniales

Cette loi (Il s'agit de l'article 11 ter introduit par le gouvernement dans le Projet de loi Liberté de la création, architecture et patrimoine) atteint directement les radios généralistes, les radios publiques ainsi que les radios privées "jeunes" telles NRJ.  Ce sont ces dernières qui se sont battues pour imposer cet abaissement du seuil de diffusion de chansons francophones.

En échange d'une plus grande variété de titres diffusés ces radios diffuseront encore moins de présence de la chanson francophone sur les ondes.
Qu'attendent les sociétés d'auteurs, notamment la SACEM, pour réagir à cette capitulation ?

http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/liberte_creation_architecture_patrimoine.asp

Article 11 ter

Le 2° bis de l'article 28 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 précitée est complété par trois alinéas ainsi rédigés :

« - soit, pour les radios spécialisées dans la découverte musicale qui diffusent au moins 1 000 titres différents sur un mois donné dont la moitié au moins sont des nouvelles productions, chacun de ces titres n'étant pas diffusé plus de 100 fois sur cette même période : 15 % de nouvelles productions francophones ou de nouveaux talents francophones.

« Pour l'application des premier, troisième et quatrième alinéas du présent 2° bis, le Conseil supérieur de l'audiovisuel peut également ramener la proportion minimale de titres francophones, respectivement, à 35 %, 55 % et 30 % pour les radios qui prennent des engagements en matière de diversité musicale tenant notamment au nombre de titres et d'artistes diffusés, à la diversité des producteurs de phonogrammes et au nombre de rediffusions d'un même titre. Les modalités de ces engagements sont fixées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel après consultation publique et avis du comité d'orientation de l'observatoire prévu à l'article 30 de la loi n° 2002-5 du 4 janvier 2002 relative aux musées de France.

« Dans l'hypothèse où plus de la moitié du total des diffusions d'oeuvres musicales d'expression française ou interprétées dans une langue régionale en usage en France se concentre sur les dix oeuvres musicales d'expression française ou interprétées dans une langue régionale en usage en France les plus programmées par un service, les diffusions intervenant au delà de ce seuil ou n'intervenant pas à des heures d'écoute significative ne sont pas prises en compte pour le respect des proportions fixées par la convention pour l'application du présent 2° bis ; ».

Le texte n'est pas définitif, il doit encore repasser devant le Sénat (fin mai ?).

à lire également cet intéressant article publié sur le site du Monde :
Comprendre les quotas de chansons francophones à la radio (22/4)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2016 (1) - par MAR le 07/04/2016 - 22:07

Langue française : Nouvelles d'avril 2016

La Montagne : Renaud, "une langue unique" faite d'argot et de verlan (linguiste) (6/4) (lien)
Le Soir : La langue française en pleine évolution (4/4) (lien)
Dany Laferrière : Pourquoi se livrer à une course au tout-anglais si on refuse la vision du monde supportée par cette langue ? (lire ci-dessous)


Dany Laferrière : Pourquoi se livrer à une course au tout-anglais si on refuse la vision du monde supportée par cette langue ?
Extrait de l'entretien de Dany Laferrière, de l'Académie française, accordé au Figaro (Éléonore de Vulpillières) (28/3/2016)

[...]
Vous êtes américain [au sens continental du terme], et donc cerné par un univers anglophone. Quel est votre rapport à la langue anglaise ?

Le français a eu son heure de gloire. Maintenant, c'est au tour de l'anglais. Une langue doit se garder de franchir la ligne jaune qui marquerait la perte de son identité. Mais il ne faut pas se formaliser qu'une autre langue ait pu nous pénétrer. Nous autres, francophones, serions favorables à ce que le français revienne à son prestige d'antan... Pour autant, il est aujourd'hui consternant d'observer que de nombreux francophones abusent des anglicismes, alors qu'il existe des mots très simples qui veulent dire la même chose. Une chose qui se déroule au moment où nous parlons est "en direct", pas "en live". Ce qui est le plus grave est le présupposé qui se loge derrière ces pratiques : la langue française ne pourrait pas dire le monde d'aujourd'hui, qui serait rapide, accéléré, concret, direct. Déjà, cette hypothèse de départ est fausse : le monde n'est pas toujours rapide. Ensuite, rien n'oblige à dire rapidement, violemment ce qui va vite.

Si on déplore l'aspect marchand, pressé et violent de New York, il est absurde de calquer l'imaginaire transmis par la langue parlée là-bas à une petite ville de France, de Suisse ou du Sénégal. Une langue véhicule un mode de vie, un art de vivre. Celui que l'on pratique en France, on ne voudrait pas le sacrifier pour épouser celui qui a cours à New York ! Alors pourquoi se livrer à une course au tout-anglais si on refuse la vision du monde supportée par cette langue ? Il y a certes plusieurs anglais, mais celui qui domine, c'est celui du pays dont l'hégémonie économique et culturelle est mondiale, les États-Unis. CNN, par son omniprésence sur le champ médiatique, a gagné la bataille de la langue ; nos hommes politiques, de plus en plus, veulent parler l'anglais de CNN.
[...]


nouvelles2016/histoire_france.gifHistoire : pour un nouveau roman national ? - par Yves-Montenay le 07/04/2016 - 21:45

Histoire : pour un nouveau roman national ?

par Yves Montenay

Après la deuxième guerre mondiale, les pays européens ont cessé de se représenter à travers un grand récit historique national. Mais cet abandon leur fait cruellement défaut, notamment pour se confronter à l’Amérique ou aux pays du Sud.

Pour certains historiens, le terme de "roman national" évoque une présentation de l’histoire de France idéalisant le passé et trop nationaliste : à nous Clovis, Jeanne d’Arc, François Ier et l’aventure coloniale ! Cette présentation a en gros disparu, mais à mon avis laisse un vide, tant sur le plan intérieur que pour nos relations avec l’extérieur.


Une exception euro-japonaise

Une vue cynique serait que ce "roman" a fait son temps après avoir permis aux conscrits de 14-18 de garder un minimum de motivation alors qu’ils piétinaient dans l’horreur. L’environnement en effet profondément changé : nous avons récupéré l’Alsace-Lorraine, n’avons plus de désir de conquête, avons changé de regard sur nos voisins, sur la colonisation et sur les deux guerres mondiales, de plus en plus vues comme une boucherie incompréhensible et le suicide de l’Europe. Ces raisons se sont combinées à des progrès de la connaissance de l’histoire du reste du monde, ce qui est excellent, et à des visions idéologiques, ce qui est une catastrophe, pour mener à l’enseignement actuel de l’histoire. Je ne parlerai pas ici de la recherche historique ni des échanges entre professionnels, mais de ce qui est enseigné aux élèves.

À mon avis, la disparition sans remplacement de l’ancien roman complique l’intégration des jeunes. La "deuxième génération" regarde la télévision du pays de départ imprégnée de son propre roman national avec les parents. Et sans eux, les jeunes de toutes origines trouvent le pire sur Internet, dont la propagande de l’État Islamique. Il y a là une première raison de réfléchir à un "nouveau roman" qui les aiderait à ne pas gober aveuglément tout cela.

D’autant plus, deuxième raison, que cette disparition du roman national est une exception européenne et japonaise. C’est une réaction d’anciens colonisateurs et de victimes des guerres mondiales. La forme extrême de cette réaction est "la repentance" pour la colonisation, à laquelle s’ajoute le sentiment de culpabilité de l’Allemagne et du Japon. À cette histoire vécue s’ajoutent des rémanences d’une propagande, disons soviétique pour ne pas ouvrir un autre débat. Les Soviétiques avaient entrepris de culpabiliser "les colonialistes et les impérialistes" pour rallier des démocrates idéalistes, mettre en place des dictatures communistes au Sud et déclencher l’effondrement d’un Occident privé de ses colonies. Cette propagande a faussé et fausse encore aujourd’hui la vision de l’histoire et donc l’analyse des problèmes mondiaux.


La répercussion sur les problèmes mondiaux

Or cette exception euro-japonaise complique les relations avec les autres pays, en laissant le champ libre à leurs propres romans nationaux infiniment plus biaisés que ne l’était le nôtre. C’est le cas aux États-Unis, et surtout au Sud. Et cela contrairement à l’intention des initiateurs de l’abandon de notre roman qui pensaient au contraire faire "un pas vers les autres pour une meilleure compréhension".
Car, loin de se rapprocher de nous, beaucoup de responsables de notre planète instrumentalisent l’enseignement de l’histoire, presque toujours très nationaliste voire prêchant la supériorité du pays, de l’ethnie, de la religion, voire des trois la fois. Et leurs historiens s’appuient pour cela sur notre autocritique pour justifier leurs politiques, souvent catastrophiques économiquement, voire particulièrement sanglantes. Bizarrement, les contempteurs du roman national français et européen sont souvent indifférents voire indulgents envers ces romans virulents et ne préparent pas les élèves et le grand public à les analyser, tandis que les actions diplomatiques sont souvent paralysées par des blocages hostiles.


Quel "nouveau roman" ?

Il y a donc à mon avis à trouver, non pas un "juste milieu" entre nationalisme et repentance, mais une façon de répondre simultanément à trois objectifs : la vérité historique, des repères positifs pour les élèves et le démontage des erreurs sur lesquelles buttent les exportateurs et les diplomates. Faute de consensus, on pourrait au moins citer les avis opposés, après bien sûr l’énoncé des principaux faits.
Je pense notamment au point délicat de la colonisation. L’époque coloniale est maintenant suffisamment éloignée pour pouvoir la comparer sereinement aux situations pré et postcoloniales, avec les très grandes différences dans le temps et dans l’espace que l’on oublie en général. Mais c’est justement ce qui est refusé au Sud, où l’on attribue les problèmes actuels à un héritage colonial négativement mythifié au moins sur le plan économique. Notre désarmement intellectuel se révèle ainsi contre-productif, y compris pour les populations de ces pays.

 

L’exemple de l’esclavage

Voici un exemple concernant nos relations avec les pays africains. Ils nous reprochent toujours la traite atlantique, certains expliquent même leur sous-développement par cette "saignée humaine", et les programmes scolaires africains et français insistent sur ce sujet. S’il s’agit en effet d’une très grave atteinte aux populations d’alors, il faut également expliquer que les fournisseurs d’esclaves aux Européens étaient les Africains des petits royaumes des côtes occidentales du continent, et que depuis 180 ans environ que cette traite est terminée, les conséquences démographiques ou autres en ont été effacées. Il faut également rappeler que ce sont ces mêmes Européens qui ont mis fin au trafic millénaire d’esclaves par les Arabes au nord et surtout à l’est du continent, trafic qui a viré au massacre et même localement au génocide en Afrique centrale dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

L’histoire est donc complexe : dans le premier cas certains Européens et certains Africains se sont entendus au détriment d’autres Africains, dans le deuxième cas une génération postérieure des mêmes Européens a sauvé des millions d’Africains d’un autre esclavage et des massacres corrélatifs. Et il faut bien sûr rappeler que la responsabilité des personnes aujourd’hui vivantes et des États tels qu’ils sont maintenant n’est pas en cause.
Exposer les différentes facettes de cette histoire éviterait bien des blocages actuels, et permettrait de s’attaquer concrètement aux questions d’intégration en France et de développement au Sud. J’ai tenté d’y contribuer en publiant « Nos voisins musulmans, du Maroc à l’Iran 14 siècles de méfiance réciproque » , ouvrage à dominante historique largement consacré aux différences de perception.


Pour un "nouveau roman" national, européen ou mondial ?

À l’idéal, ces trois approches ne devraient pas être contradictoires et au contraire se compléter. Mais l’Europe n’existe pas vraiment, et une vision commune du monde encore moins. Les États n’enseigneront que ce qui leur convient, et si on confiait à l’ONU l’élaboration d’une histoire mondiale, la vision autocentrée, musclée et pas vraiment démocrate de la plupart pays pourrait mener au pire. Certes, les historiens sérieux de tous les pays dégageront peut-être un consensus dans des colloques savants, mais ça ne se traduira pas de sitôt dans les programmes scolaires de la plupart des pays.
En attendant, en France, les événements récents ont montré l’importance de la cohésion nationale et d’une bonne intégration. Les rédacteurs des programmes d’histoire et, en aval, les enseignants, auront une grande responsabilité dans ces domaines. Il leur faudra apprendre à se battre sur deux fronts, d’une part sur leur extrême droite, ce dont ils ont en majorité l’habitude, mais aussi sur une partie de leur gauche, ce qui leur sera souvent moins naturel.

Or c’est urgent : chaque année sans « roman » coûte cher en enfances gâchées, voire pire, et en complications internationales souvent sanglantes. Certes c’est une action dont les résultats ne se feront sentir qu’à long terme. Raison de plus pour y réfléchir dès maintenant, en consultant certes des experts de divers pays, mais surtout sans essayer d’en tirer « une motion de synthèse » intergouvernementale !

Yves Montenay, président de l’ICEG

Également publié par Le Cercle Les Échos et sur le site d'Yves Montenay


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Jacques Julliard (Nouv. Obs) La princesse assassinée

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Le Post : Le ridicule pour tuer les anglicismes

Yves Montenay (Le Monde) : Dieu est multilingue

Le Conseil Constitutionnel : pour le multilinguisme

Pr Chesney : Conséquences de l’anglais en économie et en gestion à l’Université

République ! : France Info carpette anglaise ?

Dolores Blanco Rodas : 10 bonnes raisons d'apprendre le français

JP Raffarin : Coup de gueule à Bruxelles

OEP : Faut-il parler anglais pour être européen ?

Le Monde A Bruxelles, le français file à l'anglaise

Agoravox (patrickk) Identité nationale : le vrai problème= l’américanisation

Michel Mourlet Perdre sa langue, c’est perdre son âme

P. Kaplanian Voici relancé le débat sur l’identité nationale !

CFE-CGC Il faut respecter l'identité nationale

Jacques Attali Le génie du français

Marianne Ces enfants et ces jeunes gavés de "globish"

Agoravox : Pour une autre politique des langues : celle de la liberté

Les Échos : Citroën "switche" sa com' sur le mode franglais

OEP : Le tout anglais ne désarme pas à Bruxelles

Michel Serres : Le français doit pourvoir tout dire

Correcteurs du Monde : Soirée colonisée à l'Aquaboulevard


lafauteadiderot.net : La place de la langue française au travail et dans la cité

Courriel : Association pour défendre la langue française

Bruno Dewaele (La Voix du Nord) "De carpette en tapis"

Alex Türk Quelle langue parler au sein des instances européennes ? (Le Figaro)

Le Monde Correction (V. Maurus)

Bernard Cassen Chantons en anglais !

Robert Solé (Le Monde)
By train

Noway Faut-il parler anglais pour être citoyen européen ?

Claude Hagège répond aux internautes de L'Express.fr

Philippe Herlin  : La langue française n’est pas ringarde, même en finance !

L'Alliance Francophone : pour le visa francophone

Satmag :
Neotion = all in english !

du Québec : Le calvaire d'un francophone en France

Robert Solé (Le Monde) French Republic

Abdou Diouf : Revendiquer la langue française

Francis Marmande (Le Monde) : Lourdés en anglais

Bloc-notes de Raoul d'Andrésy

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Aux lecteurs qui aimeraient organiser des récitations publiques ou privées d'œuvres de grands poètes français, nous proposons le talent et la voix chaude de notre administrateur Yvan Gradis.

"Diseur, Yvan Gradis se propose pour réciter bénévolement, au pied levé, l'un ou l'autre des 48 poèmes (durée maximale : deux bonnes heures) d'Apollinaire, Baudelaire, Carême, Corneille, Du Bellay, Éluard, Guillevic, Heredia, Hugo, La Fontaine, Lamartine, Mallarmé́, Nerval, Prévert, Rilke (en allemand), Sully-Prudhomme, Verlaine, Vigny. (contact : 01 45 79 82 44, 06 17 78 74 83)"

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