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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

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/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juillet 2016 (3) - par MAR le 21/07/2016 - 23:25

Langue française : Nouvelles de juillet 2016 (3)

Figaro 1000 profs de français du monde entier réunis à Liège (21/7) (lien)

Les combats associatifs pour la langue française, en France et au-dehors  (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juillet 2016 (2) - par MAR le 14/07/2016 - 18:29

Langue française : Nouvelles de juillet 2016 (2)

Yves Montenay La face cachée du rôle de l’anglais à Bruxelles  (lien)
Conversation Brexit, garder ou ne pas garder l’anglais langue officielle de l’UE (13/7) (lien)
Alain Juppé Je suis pour une défense de la pureté de la langue française (Figaro-9/7)


Extrait de l'entretien avec Alain Juppé publié dans Le Figaro - samedi 9 et dimanche 10 juillet 2016 
propos recueillis par Claire Bommelaer et Bertrand de Saint-Vincent 

[…]

Peut-on encore lancer de grands projets culturels ?

Pourquoi pas ? Le mien serait de parvenir à 700 millions de locuteurs francophones dans le monde. La diffusion de la francophonie relève de la volonté politique. Je suis pour une défense de la pureté de la langue française. Jacques Toubon avait eu raison de faire une loi en ce sens, même si elle n'est pas appliquée. Je lutte, à mon niveau, contre la dégradation de notre langue. Je réagis, je barre rageusement les anglicismes, qui sont souvent du snobisme. Mon expérience québécoise m'a appris qu'il ne fallait pas être lâche face à l'anglais.

En lisant votre cahier, on relève pourtant une « newsletter »

Ah oui. Personne n'est parfait... 


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juillet 2016 - par MAR le 14/07/2016 - 10:40

Langue française : Nouvelles de juillet 2016

Michel Ocelot Les Français atteints de la rage de ne pas parler leur langue (Monde-3/7) (lien)
Petit journal Michel Ocelot, le réalisateur de Kirikou défend le français coûte que coûte (lien)
Mona Makki Prix du Rayonnement de la langue et de la littérature françaises de l'Académie françaiseMona Makki a fondé avec notre ami Dominique Gallet, décédé en 2015, l’émission télévisée "Espace francophone", elle en est l'actuelle rédactrice en chef. Elle a été avec lui de tous les combats pour la langue française et la Francophonie.

Ce prix est destiné à des personnalités françaises ou étrangères ayant rendu à la langue et aux lettres des services particuliers.


nouvelles/lettre.gifLangue française : 3 lettres qui dénoncent la démission des élites - par MAR le 05/07/2016 - 22:30

Langue française : 3 lettres
qui dénoncent la démission des élites

d'un élève de l'ENA sur la trahison du multilinguisme et du français par les élites ! (lien)
d'un député au CSA pour rétablir le pluralisme dans le service public (lien)
de Marcel Girardin aux Présidents des conseils savoyards sur l'appellation d'un tour cycliste KINGS OF THE MOUNTAINS (lien)


nouvelles2016/europe28.jpgBrexit : occasion de détrôner l’anglais de son rôle - par MAR le 25/06/2016 - 19:56

Brexit
 Plus aucune raison que l’anglais reste
la langue dominante de l'Union Européenne !

ALF fait sien l’article ci-dessous de l’un de ses membres, Maurice Pergnier. Elle s’est pleinement associée à COURRIEL (Georges Gastaud) dans la conception de l’appel qui suit, à la collecte (en France, en Belgique, au Québec, en Italie, en Allemagne) de signatures de cet appel par nos associations en synergie, ainsi qu’à une large diffusion d’icelui. Tous nos lecteurs sont invités à œuvrer pour que cette idée de détrônement de l’anglais se répande comme une traînée de poudre, joue le rôle de "cordon bickford" dans la Sainte-Barbe de l’HMS Europe. Vive la flibuste ! Albert Salon
 

lire ci-dessous :

- Après le Brexit : UE et langue anglaise par Maurice Pergnier

- L’occasion de rompre avec le tout-anglais en Europe ! par Georges Gastaud

à lire également le très bon article d'Yves Montenay : Brexit : François Hollande ira-t-il bouter l’anglais hors de Bruxelles ?


Après le Brexit : UE et langue anglaise

La langue anglaise s’est imposée au sein des institutions de l’Union européenne (UE), non seulement comme la langue d’usage mais également comme la langue de référence officielle. C’est une situation de fait et non de droit. Cet état de fait était déjà très contestable lorsque la Grande-Bretagne, gardant toujours un pied dedans et un pied dehors, était un membre hésitant et périphérique de l’Union ; après le Brexit, il est proprement burlesque : l’UE devient la seule entité politique multinationale ayant adopté comme langue véhiculaire la langue d'un pays représentant moins de 1% de sa population (l'Irlande) !

C’est une absurdité dont il est urgent de prendre la mesure et à laquelle il importe de remédier sans attendre. Il s’impose donc que, sans le moindre délai, la langue anglaise soit proscrite de tout document officiel de l’UE. Il ne s’agit nullement là d’un acte de rétorsion vis-à-vis de la Grande-Bretagne et de son peuple (qui a bien le droit de choisir son destin comme il l’entend !), mais de corriger une criante incongruité. Il va de soi que des exceptions peuvent être faites pour tout ce qui concerne les négociations entre l’UE et la Grande-Bretagne, mais il serait indécent que la langue anglaise continuât d’être utilisée comme première langue de référence entre représentants des pays membres.

Tout élu européen se doit de refuser désormais qu’un texte officiel lui soit soumis et soit débattu dans cette langue. Le poids des (mauvaises) habitudes prises fait qu’il est naturellement impossible que l’anglais ne serve pas longtemps encore de lingua franca dans les relations inter-personnelles au sein des institutions. On entend bien, d’autre part, les objections pratiques, économiques, bureaucratiques de tous ordres qui ne manqueront pas d’être opposées à la mise en œuvre d’une telle mesure. Mais aucun argument technique ou de simple commodité ne peut prévaloir contre une nécessité qui touche à l’identité même de l’Union européenne (si tant est que ceux qui s’en font les hérauts croient qu'elle en ait une).

Maurice Pergnier (24/6/2016).


Après le départ anglais de l’UE, continuer à promouvoir le tout-anglais en Europe serait encore plus absurde, aliénant et indigne.

L’occasion de rompre avec le tout-anglais en Europe !

"La langue de l’Europe, c’est la traduction" (Umberto Eco)

Au fil des décennies, l’eurocratie bruxelloise a méthodiquement violé ou contourné les traités qui lui font obligation de respecter l’identité culturelle des États affiliés à l’UE. Ainsi s’est imposée la pratique scandaleuse qui consiste à promouvoir l’anglais comme la langue officieuse et quasi-exclusive de l’UE alors qu’une Europe respectueuse de ses États constitutifs aurait dû cultiver le plurilinguisme comme un atout économique et comme une richesse culturelle de première importance.

Or, non seulement le Rapport au Parlement sur l’emploi de la langue française (2015) établit que le français (et aussi l’italien, l’allemand…) sont marginalisés au profit de l’anglais à Bruxelles, mais on a pu voir récemment M. Moscovici, fraichement nommé commissaire européen, sommer en anglais ses ex-collègues du gouvernement français de déréguler le marché du travail dans notre pays ! Une sommation analogue s’était déjà traduite en Italie par la mise en place du Jobs Act dont la seule appellation dégage un fumet déplaisant d’aliénation politico-linguistique, sans parler du contenu très discuté de ce type de texte bouleversant les rapports entre employés et employeurs…

Cette dérive totalitaire vers la langue uniqueet vers la pensée et la politique uniques que le tout-anglais porte insidieusement – résulte d’une politique linguistique inavouable. Soustraite au débat démocratique, promue par une oligarchie financière qui fait du Business Globish la "langue de l’entreprise et des affaires"* et qui tient les langues nationales pour autant d’obstacles à l’"économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée", cette stratégie d’arrachage et de substitution linguistiques vise à fondre nos pays si divers dans le Grand Marché Transatlantique en gestation. Dans le même temps, il s’agit de créer une pseudo-élite supranationale, américano-dépendante et totalement coupée des peuples d’Europe. Non seulement le tout-anglais tend à marginaliser les langues nationales**, ce patrimoine de toute l’humanité, mais l’arrachage linguistique en cours sape les bases du vivre ensemble et de l’échange international équitable alors même que les tenants du tout-anglais se réclament hypocritement de l’ "ouverture", de la "paix" et de la "diversité".

Déjà illégitime en son principe, l’option inavouée en faveur du tout-anglais devient carrément insoutenable dès lors que l’Angleterre a choisi de quitter l’UE. Quels que soient nos jugements respectifs sur l’actuelle "construction européenne" et sur sa légitimité, nous affirmons solennellement que le maintien de l’euro-privilège exorbitant dont dispose le tout-anglais ne pourrait relever que d’un mépris de caste ouvert, insupportable et indéfendable. Ne pouvant compter ni sur les eurocrates, sourds et aveugles à tout ce qui vient des peuples, ni sur nombre de gouvernants des États européens acquis à l’aliénation linguistique, nous appelons les citoyens et les mouvements démocratiques de chaque pays à se dresser contre l’aliénation du tout-anglais ; partout, défendons le droit de chaque individu et de chaque peuple à produire, à créer et à échanger prioritairement dans sa ou ses langues nationale(s) ; revendiquons le droit et les moyens pour chaque citoyen de chaque pays d’Europe d’apprendre et de pratiquer plusieurs langues. Faisons éclater la légitime colère des peuples et des citoyens libres contre une politique linguistique aliénante, voulue par l’UE, que le référendum britannique a désormais privée de toute apparence de légitimité.

Georges Gastaud

* Dixit E.-A. Seillières en 2004, lors de sa prise de fonction à la tête du syndicat patronal européen Businesseurope

**… et internationales, car le français, le portugais, l’espagnol sont parlés en Afrique, en Asie, en Amérique…


nouvelles2016/radio-france.jpgL'obsolescence de la chanson française programmée par Radio France - par Claude-Weisz le 22/06/2016 - 12:29

L'obsolescence de la chanson d'expression française
programmée par Radio France

tribune de Claude Weisz, cinéaste

Grand amateur de radio, auditeur régulier de France Culture, occasionnellement de France Inter, de France Info et de RFI, je constate l'accroissement continu de la diffusion de la variété anglophone, allant de pair avec la diminution de la présence de la chanson francophone et de la disparition presque complète des autres langues.*

Sur France Culture, un exemple : l'émission "les chemins de la connaissance" préparant au bac philo illustré presque exclusivement par des chansons anglo-saxonnes ; cela fait certainement "jeune" mais qui comprend le texte de ces chansons en argot de Chicago ou rappé en new-yorkais.

Les producteurs, réalisateurs semblent ignorer la richesse, la diversité de la chanson française qui sait si bien raconter l'histoire, la vie sociale, politique et celle des idées, la révolte et la satire.

Sur France Inter un exemple entre autres : "remède à la mélancolie".

Il apparaît que la direction de la chaîne impose 1 ou 2 chanson anglo-saxonnes** "(la "Play List de France Inter") qui n'ont rien à voir avec le choix de l'invité qui, de toute façon, s’il est âgé de moins de 35 ans fait, la plupart du temps référence à la variété anglo-saxonne.

RFI (Radio France International) diffuse un bon entretien avec André Vallini, ministre de la francophonie, puis enchaîne par une chanson en anglais !

Les étrangers francophones et les Français se déplaçant ou vivant à l'étranger qui écoutent RFI en FM ("Live*** news on RFI Monde" ! c’est son slogan !) espèrent entendre des chansons francophones et dans des langues autres que l’anglo-américain, car la variété anglo-saxonne est archi présente dans les radios du monde entier.

RFI est la seule radio reçue sur un poste, nous permettant de garder un lien avec la France et la francophonie.

De façon générale il est pénible d'entendre nos dirigeant, nos politiques, les représentants internationaux, hauts fonctionnaires, notre "élite" défendre notre identité nationale et la langue française en s'exprimant en anglais dans l'union européenne et au-delà, alors que le français a toujours statut de langue de travail et de communication à l'égal de l'anglais.

Un ancien ministre de l'éducation nationale souhaitait que l'anglais ne soit pas une langue étrangère en France.

Voici que son vœu se réalise au-delà de toute espérance car c'est bientôt le français qui deviendra chez nous une langue étrangère et, hélas comme le craint Robert Charlebois, un pays peut à notre époque, perdre en une vingtaine d'années sa langue et de fait sa culture.

Il serait bon que notre ministre de la culture y réfléchisse. Faire du français une langue inutile est aussi un crime économique (cf. le rapport Attali sur la francophonie).

Claude Weisz

[à lire également ci-dessous : Au sujet des quotas de diffusion de chansons d'expression française par les radios]


* Ces observations résultent de mon état de santé qui ne me permettait pas d'autres activités que d'écouter la radio quasiment 24 h sur 24.

** Celles-ci sont diffusées dans leur intégralité alors que les choix de l'invité se limitent à une antenne de moins d'une minute. Est-ce pour ne pas avoir à payer les droits d'auteur ?

Et si le quota de 40 % de chansons françaises - ignorant les chansons étrangères francophones presque jamais programmées - est à peu près respecté, c'est en les concentrant dans quelques ghettos (de qualité) comme : "la prochaine fois je vous le chanterai" ou "chansons boum !".

*** "En Live" se substituant à : "en direct et en public" qui avait le mérite de préciser soit en direct, ou en public, ou en direct et en public.

N.B. Je ne supporte pas les journalistes qui "supportent" l'équipe de France ou tout autre sujet. En français on soutient son équipe, un ami, son député etc. Exemple : Je ne supporte pas ces gouvernements qui sont les croque-morts de la langue française et c'est pour cela que je ne les soutiens pas !


Au sujet des quotas de diffusion de chansons d'expression française par les radios par Claude Weisz 

Madame la ministre de la culture se félicite d'avoir obtenu l'engagement des radios privées (et publiques ?) de diversifier les titres des chansons françaises diffusées.

Mais en vérité quels sont les vrais bénéficiaires de cet accord ?

Une fois de plus le lobby rouleau compresseur des variétés anglo-américaines obtient le droit d'envahir 5 % supplémentaires de l'espace des ondes radiophoniques.

Au plan économique cela revient à mieux "diversifier", partager et rétribuer les droits des auteurs-compositeurs-interprètes français sur 35% du gâteau au lieu de 40 % et, in fine d'augmenter d'autant la part perçue par le copyright anglo-américain.

Quant à la diversité culturelle et la francophonie...

Merci Madame Azoulay et aussi la SACEM.

Espérons que nos députés sauront réagir intelligemment, sans pactiser et céder au tropisme et à la pression de la puissance économico-culturelle de l'impérialisme anglo-saxon.

Cet accord est déjà un joli paragraphe du TAFTA !

Tranquillisez-vous, il n'y apparaîtra pas, car la culture n'est pas négociable ; alors n'en parlons pas et arrangeons-nous entre amis.

Claude Weisz


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2016 (3) - par MAR le 18/06/2016 - 23:30

Langue française : Nouvelles de juin 2016 (3)

Lire l'avis de Claude Weisz  sur cet accord ci-dessous
Ouest France Chanson française à la radio, accord parlementaire sur les quotas
(16/5) (lien)
TV5Monde Chanson francophone à la radio : la Sacem satisfaite de l'accord (16/5) (lien)
Aficia 1 800 artistes pétitionnent pour défendre la chanson française à la radio (13/5) (lien)
JdD Touche pas à mes quotas : l'appel de la Sacem (12/5) (lien)


Au sujet des quotas de diffusion de chansons d'expression française par les radios par Claude Weisz 

Madame la ministre de la culture se félicite d'avoir obtenu l'engagement des radios privées (et publiques ?) de diversifier les titres des chansons françaises diffusées.

Mais en vérité quels sont les vrais bénéficiaires de cet accord ?

Une fois de plus le lobby rouleau compresseur des variétés anglo-américaines obtient le droit d'envahir 5 % supplémentaires de l'espace des ondes radiophoniques.

Au plan économique cela revient à mieux "diversifier", partager et rétribuer les droits des auteurs-compositeurs-interprètes français sur 35% du gâteau au lieu de 40 % et, in fine d'augmenter d'autant la part perçue par le copyright anglo-américain.

Quant à la diversité culturelle et la francophonie...

Merci Madame Azoulay et aussi la SACEM.

Espérons que nos députés sauront réagir intelligemment, sans pactiser et céder au tropisme et à la pression de la puissance économico-culturelle de l'impérialisme anglo-saxon.

Cet accord est déjà un joli paragraphe du TAFTA !

Tranquillisez-vous, il n'y apparaîtra pas, car la culture n'est pas négociable ; alors n'en parlons pas et arrangeons-nous entre amis.

Claude Weisz


nouvelles/langue-francaise.jpgLes Français défendront leur langue, quand aimeront la France ! - par Laure_Foure le 18/06/2016 - 19:11

Les Français défendront leur langue
quand ils réapprendront à aimer la France !

Qu'il s'agisse du contenu des programmes scolaires, notamment en matière historique, des lois mémorielles accusatrices ou de la commémoration des événements les moins valorisant de notre passé, les Français sont continuellement amenés à se repentir des prétendus crimes commis par leurs ancêtres.

Car c'est bien connu, nos aïeux n'étaient que d'infâmes esclavagistes, d'ignobles colonisateurs et de méprisables collaborateurs du IIIe Reich national-socialiste persécutant les juifs ! Sommés de battre leur coulpe, voire de réparer en monnaies sonnantes et trébuchantes les descendants des supposées victimes de ces forfaits impardonnables, nos compatriotes finissent par détester leur propre patrie, coupable de tant d'horreurs.

Cette idéologie de la repentance conduisant à la haine de soi, fondée sur une approche déformée et souvent anachronique du passé et qui prospère d'autant plus facilement que la plupart de nos concitoyens ignorent leur histoire, et sont vivement encouragés par l’Éducation dite nationale à s’enfoncer encore plus dans cette ignorance, vise à désarmer moralement et intellectuellement le peuple français et plus largement tous les peuples d'Europe partageant la même civilisation.

En effet, rien de tel pour faire accepter l'hégémonie économique, financière, commerciale, mais aussi culturelle et linguistique des États-Unis et concomitamment la présence croissante de populations allogènes sur notre sol, lesquelles dans leur grande majorité ne maîtrisent nullement la langue de Molière et qui, tout en bénéficiant de la générosité de notre modèle social, ne rêvent que d'Amérique...

Comment expliquer autrement l'apathie, voire la complaisance de bien des Français devant l'invasion de l'anglo-américain dans le monde du travail, les médias, la publicité ou le cinéma ? De même, l'initiation à l'anglais dès la maternelle, puis tout récemment l'apprentissage de l'arabe au cours élémentaire, imposés par le ministère de l'Éducation nationale à tous les élèves, auraient dû provoquer un tollé d'indignation, d'autant que cette "fabrique de crétins" produit déjà depuis des années des illettrés incapables de s'exprimer dans un français intelligible.

Pour que nos compatriotes retrouvent le courage de se battre pour conserver le droit de vivre et de parler français en France, il est indispensable de leur redonner la fierté d'appartenir à une nation "venue du fond des âges" qui donna au monde tant de savants, de bâtisseurs, d'artistes, d'écrivains et de poètes !

Comme nous y invite Andreï Makine, le grand romancier d'origine russe devenu français de plume et de cœur et fraîchement élu sous la Coupole, nous devons tous défendre et servir la langue de cette "France qu'on oublie d'aimer".

Laure Fouré


nouvelles2016/audrey-azoulay.jpgLa ministre de la Culture trouve normal que l'Euro chante en anglais - par MAR le 11/06/2016 - 19:50

La ministre de la Culture trouve normal
que l'Euro organisé en France chante en anglais

Malgré l'intervention remarquée de son collègue André Vallini, ministre chargé de la Francophonie, que nous avons relevée ici, la nouvelle ministre de la Culture Audrey Azoulay, trouve normal que l'hymne officiel de l'Euro 2016 disputé en France soit en anglais, tout comme celui des bleus... Celle-ci semble ânonner la servile équation international = anglais : "On est dans une compétition internationale, européenne qui se déroule en France sous les yeux du monde." et se pâme devant un passeur de disques anglo-saxons (on dit DJ en globish) dont la France devrait être fière (David Guetta). Ne le répétez pas : il s'agit de la ministre française de la Culture !

Sur ce sujet le très bon article de Pascal Priestley de TV5 Monde Francophonie : l'Euro 2016 se chantera en anglais

Marceau Déchamps (Marianne) "Euro 2016 : l'inacceptable hymne en anglais de Carrefour pour les Bleus !"

lire le courriel adressé par Yves Montenay au président de Carrefour à l'origine de l'hymne en anglais des supporteurs des Bleus

n'hésitez pas, par ailleurs, à signer la pétition de l'A.fr.Av Non à l'anglicisation de Carrefour, de la France et de l'Europe !

à lire également ci-dessous, la lettre aux syndicalistes de Georges Gastaud, président de COURRIEL


Chers syndicalistes,

Militant syndical de longue date et président de l’Association CO.U.R.R.I.E.L. qui, avec le député communiste J.-J. Candelier, vient d’organiser une conférence de presse à l’Assemblée nationale pour dénoncer la politique patronale inavouée de basculement de la France au tout-anglais "transatlantique", je vous soumets un article de la revue CGT "Options" portant sur cette grave question (l’arrachage culturel et linguistique est en effet une dimension forte du basculement de la France et des "pays latins" au "modèle" néolibéral anglo-saxon : il suffit de constater que l’euro-diktat travesti en "loi El Khomri" chez nous s’appelle "Jobs Act" en Italie…

La période devrait être propice à une contre-offensive sur ce terrain AUSSI. Le Monde diplomatique vient de publier un long article sur cette grave question (numéro de juin), très lourdement sous-estimée jusqu’ici par les citoyens, la CGT-Carrefour a pris des positions courageuses contre la politique d’anglicisation méthodique de la marque (Carrefour-Market, Carrefour-City, etc.), la CFE-CGC était dignement représentée à la conférence de presse parisienne et la protestation monte contre l’ "hymne" officieux EN ANGLAIS que Carrefour, qui "sponsorise" les Tricolores, veut imposer aux supporteurs français après que le chanteur représentant France-Télévision a chanté en franglais à l’Eurovision.

Plus gravement, c’est le basculement rapide, illégal et inconstitutionnel, de l’Université à l’anglais ou la nomination systématique en anglais de nombre de "produits" des grandes entreprises publiques en voie de privatisation (Family TGV, TGV Night, "Pulse", etc.) ou du métro parisien (Smart-Navigo…) qui doit susciter la réaction du monde du travail ; car sous un aspect anodin, il s’agit d’une grave entreprise de discrimination linguistique, de totalitarisme culturel et de mise à mal de ce premier service public de France et de la Francophonie internationale qu’est la langue française, "langue de la République" au titre de l’article II de la Constitution.

Merci de répercuter ce message.

Georges Gastaud


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2016 (2) - par MAR le 11/06/2016 - 19:44

Langue française : Nouvelles de juin 2016 (2)

L'Express Réforme de l'orthographe: les dictionnaires ont tranché (11/6) (lien)
Benoît Duteurtre (Monde Diplomatique) La langue de l’Europe (6/2016) (lien)
Commission d’enrichissement de la langue française : Vocabulaire de l’automobile (lien)
DGLF Vous pouvez le dire en français - Vocabulaire du Football (lien)
SudInfo.be "Do you speak belge" 679 mots et expressions typiquement belges (10/6) (lien)



/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2016 - par MAR le 07/06/2016 - 10:57

Langue française : Nouvelles de juin 2016

Daniel Jachet Une autre soumission : le globish… (6/6) (lien)
DGLFLF Nouvelle édition de "Dis-moi dix mots sur la Toile" (6/6) (lien)
                 à lire également 11 lauréats au Concours des dix mots 2016 (lien)
Commission d'examen des pratiques commerciales (CEPC) Avis à un professionnel concernant l’emploi de la langue française dans les documents contractuels (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2016 (6) - par MAR le 29/05/2016 - 21:51

Langue française : Nouvelles de mai 2016 (6)

Rue 89 Bientôt un clavier pour écrire en bon français (lien)
Floréal Lettre ouverte aux chercheurs protestataires (dont le choix suicidaire de l'anglais)(lien)
Sylvine Goire Le massacre de la langue française (25/5) (lien)
Francis Cabrel défend le français et interpelle les Français qui chantent en anglais (22/5) (lien)
Numérama Grammalecte, le correcteur grammatical français ultime pour Firefox (21/5) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2016 (5) - par MAR le 15/05/2016 - 19:17

Langue française : Nouvelles de mai 2016 (5)

Yves Montenay L’Afrique francophone, opportunité pour les entreprises françaises (lien)
La Dépêche Francis Cabrel lance un appel au patriotisme (16/5) (lien)
Floréal Le choix de la défaite en chantant [billet rouge à propos de l'Eurovision et de quelques autres reniements linguistiques] (14/5) (lien)
Festival de la langue française à Liré (Maine et Loire) du 23 au 29 mai 2016 (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2016 (4) - par MAR le 15/05/2016 - 19:05

Langue française : Nouvelles de mai 2016 (4)

Charente Libre Le conseil départemental adopte la motion "clause Molière" (14/5) (lien)
France 3 Gilles Platret impose la langue française sur les chantiers du BTP (14/5) (lien)
Huffington Une chanson 100% en français à l'Eurovision 2016 (mais pas la nôtre) (13/5) (lien)
Yves Montenay Qu’est-ce qu’une langue officielle ?
Le français et l’arabe aux Maghreb, Sahel et Comores
(lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2016 (3) - par MAR le 15/05/2016 - 18:59

Langue française : Nouvelles de mai 2016 (3)

Direct Matin 150 nouveaux mots entrent au Petit Larousse (11/5) (lien)
Atlantico Comment la réduction de l'usage du français dans les institutions européennes traduit la perte d'influence de la France en Europe depuis 20 ans (9/5) (lien)
TV5 Monde Québec : les enseignes commerciales ne seront pas "francisées"(7/5) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2016 (2) - par MAR le 08/05/2016 - 18:52

Langue française : Nouvelles de mai 2016 (2)

Sud-Ouest Entraîneur mieux que coach (5/5) (lien)
Courrier Picard La langue de Molière exigée sur les chantiers ? (2/5) (lien) [aussi plus bas]
OEP L'universel et le singulier à Cabourg (lien)
Quand la presse régionale se gargarise d'anglicismes pour faire moderne
[exemple ci-dessous de "La Montagne"]


Une initiative à nationaliser : la "Clause Molière" :

Il s’agit d’exiger des travailleurs étrangers qu’ils soient capables de travailler en français en France, et de contraindre leurs employeurs à n’employer que le français avec eux, quittes à rémunérer un interprète.

Il y aura sans aucun doute diverses difficultés d’application. Mais il faut poser cette obligation.

Elle rejoint du reste la proposition d’amendement sur le français bientôt déposée par des parlementaires de divers bords dans le cadre de la discussion commencée à l’Assemblée sur le projet de loi "Égalité et citoyenneté".

Incidemment, elle a peut-être quelques chances d’être officialisées sur le plan national, parce qu’elle permet aux autorités publiques qui le voudraient de contourner l’accusation d’être protectionnistes et de léser le principe sacré de "concurrence libre et non faussée " de Saint-Bruxelles, et de limiter ainsi l’emploi de clandestins et aussi des fameux "travailleurs détachés"…

Peut-être un signal parmi d’autres de ce qu’en haut lieu on commencerait à reconnaître : l’utilité pratique de la législation de protection de la langue nationale, en l’occurrence, chez nous, du français ?… Albert Salon


Quand la presse régionale se gargarise d'anglicismes pour faire moderne
[exemple de "La Montagne"] : "Urban street tricot","serial tricoteurs", "relooking", "speed meeting", "Crowfunding"...

la-montagne-st-flour.jpeg


nouvelles2016/andre_vallini.jpgVallini s'agace de l'hymne en anglais des des supporteurs français - par MAR le 05/05/2016 - 19:49

André Vallini s'agace de l'hymne en anglais
des supporteurs français de l'Euro

Pour une fois qu'un ministre chargé de la Francophonie donne un avis public ferme au sujet de la langue française, nous ne pouvons que nous en féliciter ! 
L’hymne qui doit accompagner les Bleus lors de l'Euro 2016 sera interprété par le groupe "Skip The Use" et intitulé "I was made for lovin’ you my team" (reprise de la chanson "I was made for lovin’ you" du groupe états-unien "Kiss") !

Le secrétaire d'État à la Francophonie, André Vallini, a jugé "incompréhensible" et "consternant" le choix d'une chanson en anglais pour tenir lieu d'hymne officieux des supporteurs de l'équipe de France pour l'Euro-2016 de football. "L'Euro-2016 sera une grande fête sportive et populaire qui va se dérouler en France et devrait donc faire rayonner notre pays. Et notre langue ?", a interrogé M. Vallini. "Il est donc incompréhensible que l'hymne de l'Équipe de France de football soit en langue anglaise", a-t-il déploré.

Honneur soit rendu à André Vallini, après cette longue litanie de démissions concernant le français, de ce gouvernement et des précédents avec par exemple la  "French Tech" lancée par Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin, l'ouverture aux cours en anglais à l'université par Geneviève Fioraso, l'acceptation de la baisse de quotas de chanson française à la radio... la liste serait longue. Sans parler du désintérêt manifeste pour la langue française, des ministres de la Francophonie précédents.

Ceci à l'opposé du soit-disant engagement de François Hollande en mai 2012 ("Je défendrai partout l’usage du français") et de la Circulaire de Jean-Marc Ayrault aux ministres sur l'usage du français de mai 2013.

Honneur soit donc rendu à André Vallini ! Au delà de cette prise de position admirable, il semble qu'un gouvernement digne de ce nom, aurait les moyens, s'il en avait vraiment envie, de faire respecter la langue française en France... MAR


Boulevard VoltairePourquoi l’hymne de l’Euro 2016 en anglais nous dérange-t-il autant ? (4/5)

TV5 Monde : "Hymne" en anglais pour les supporters français de l'Euro: Vallini "consterné" (2/5)
RTL : VIDÉO - Hymnes de l'Euro et de l'Eurovision 2016 : "Autant que la chanson qui représente la France soit en français", lance André Vallini (2/5)

Le Figaro : Un ministre s'agace de l'hymne en anglais des supporters français de l'euro (2/5)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2016 (1) - par MAR le 03/05/2016 - 21:51

Langue française : Nouvelles de mai 2016

France Musique pour célébrer l'entrée dans le domaine public du morceau français le plus diffusé au monde de Maurice Ravel, a appelé sa journée  "Free boléro" (sic !) - Elle s'est comporté en bon petit soldat de la colonisation culturelle...
Défendons la belle langue française !  jeudi 19 mai (à 18h30 au Grand T à Nantes) avec Alain Borer, auteur de "De quelle amour blessée - Réflexions sur la langue française" (2015) (lien)


Drapeau-Quebecois.jpg2 articles autour du Québec - par MAR le 03/05/2016 - 21:28

2 bons articles autour du Québec

Le Québec et la langue française par Alain Ripaux : une présentation claire fort intéressante de l’histoire de notre langue en Amérique du Nord, principalement au Québec : lecture fortement recommandée ! AS

"Le Revenant" (Di Caprio) par Christian Néron = Démolition du Québec, et déformation éhontée de l’histoire et de l’image des "Anciens Canadiens" français, par le film hollywoodien : les "méchants" du film sont nos ancêtres…


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2016 (2) - par MAR le 25/04/2016 - 22:41

Langue française : Nouvelles d'avril 2016 (2)

France Culture L'orthographe : modernisée ? violentée ? (avec Bernard Cerquiglini) (23/4) (lien)
Publication du Journal n°58 d’Avenir de la langue française (avril 2016) (lien)
La Charente libre François Appert : Halte au franglais ! (15/4) (lien)
DGLF : Publication du vocabulaire de l’économie et des finances (lien)


Lâche assouplissement des quotas de chansons francophones - par MAR le 24/04/2016 - 23:28

Lâche assouplissement des quotas de chansons francophones
voté à l'Assemblée

pour complaire aux grands angliciseurs comme NRJ et autres radios coloniales

Cette loi (Il s'agit de l'article 11 ter introduit par le gouvernement dans le Projet de loi Liberté de la création, architecture et patrimoine) atteint directement les radios généralistes, les radios publiques ainsi que les radios privées "jeunes" telles NRJ.  Ce sont ces dernières qui se sont battues pour imposer cet abaissement du seuil de diffusion de chansons francophones.

En échange d'une plus grande variété de titres diffusés ces radios diffuseront encore moins de présence de la chanson francophone sur les ondes.
Qu'attendent les sociétés d'auteurs, notamment la SACEM, pour réagir à cette capitulation ?

http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/liberte_creation_architecture_patrimoine.asp

Article 11 ter

Le 2° bis de l'article 28 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 précitée est complété par trois alinéas ainsi rédigés :

« - soit, pour les radios spécialisées dans la découverte musicale qui diffusent au moins 1 000 titres différents sur un mois donné dont la moitié au moins sont des nouvelles productions, chacun de ces titres n'étant pas diffusé plus de 100 fois sur cette même période : 15 % de nouvelles productions francophones ou de nouveaux talents francophones.

« Pour l'application des premier, troisième et quatrième alinéas du présent 2° bis, le Conseil supérieur de l'audiovisuel peut également ramener la proportion minimale de titres francophones, respectivement, à 35 %, 55 % et 30 % pour les radios qui prennent des engagements en matière de diversité musicale tenant notamment au nombre de titres et d'artistes diffusés, à la diversité des producteurs de phonogrammes et au nombre de rediffusions d'un même titre. Les modalités de ces engagements sont fixées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel après consultation publique et avis du comité d'orientation de l'observatoire prévu à l'article 30 de la loi n° 2002-5 du 4 janvier 2002 relative aux musées de France.

« Dans l'hypothèse où plus de la moitié du total des diffusions d'oeuvres musicales d'expression française ou interprétées dans une langue régionale en usage en France se concentre sur les dix oeuvres musicales d'expression française ou interprétées dans une langue régionale en usage en France les plus programmées par un service, les diffusions intervenant au delà de ce seuil ou n'intervenant pas à des heures d'écoute significative ne sont pas prises en compte pour le respect des proportions fixées par la convention pour l'application du présent 2° bis ; ».

Le texte n'est pas définitif, il doit encore repasser devant le Sénat (fin mai ?).

à lire également cet intéressant article publié sur le site du Monde :
Comprendre les quotas de chansons francophones à la radio (22/4)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2016 (1) - par MAR le 07/04/2016 - 22:07

Langue française : Nouvelles d'avril 2016

La Montagne : Renaud, "une langue unique" faite d'argot et de verlan (linguiste) (6/4) (lien)
Le Soir : La langue française en pleine évolution (4/4) (lien)
Dany Laferrière : Pourquoi se livrer à une course au tout-anglais si on refuse la vision du monde supportée par cette langue ? (lire ci-dessous)


Dany Laferrière : Pourquoi se livrer à une course au tout-anglais si on refuse la vision du monde supportée par cette langue ?
Extrait de l'entretien de Dany Laferrière, de l'Académie française, accordé au Figaro (Éléonore de Vulpillières) (28/3/2016)

[...]
Vous êtes américain [au sens continental du terme], et donc cerné par un univers anglophone. Quel est votre rapport à la langue anglaise ?

Le français a eu son heure de gloire. Maintenant, c'est au tour de l'anglais. Une langue doit se garder de franchir la ligne jaune qui marquerait la perte de son identité. Mais il ne faut pas se formaliser qu'une autre langue ait pu nous pénétrer. Nous autres, francophones, serions favorables à ce que le français revienne à son prestige d'antan... Pour autant, il est aujourd'hui consternant d'observer que de nombreux francophones abusent des anglicismes, alors qu'il existe des mots très simples qui veulent dire la même chose. Une chose qui se déroule au moment où nous parlons est "en direct", pas "en live". Ce qui est le plus grave est le présupposé qui se loge derrière ces pratiques : la langue française ne pourrait pas dire le monde d'aujourd'hui, qui serait rapide, accéléré, concret, direct. Déjà, cette hypothèse de départ est fausse : le monde n'est pas toujours rapide. Ensuite, rien n'oblige à dire rapidement, violemment ce qui va vite.

Si on déplore l'aspect marchand, pressé et violent de New York, il est absurde de calquer l'imaginaire transmis par la langue parlée là-bas à une petite ville de France, de Suisse ou du Sénégal. Une langue véhicule un mode de vie, un art de vivre. Celui que l'on pratique en France, on ne voudrait pas le sacrifier pour épouser celui qui a cours à New York ! Alors pourquoi se livrer à une course au tout-anglais si on refuse la vision du monde supportée par cette langue ? Il y a certes plusieurs anglais, mais celui qui domine, c'est celui du pays dont l'hégémonie économique et culturelle est mondiale, les États-Unis. CNN, par son omniprésence sur le champ médiatique, a gagné la bataille de la langue ; nos hommes politiques, de plus en plus, veulent parler l'anglais de CNN.
[...]


nouvelles2016/histoire_france.gifHistoire : pour un nouveau roman national ? - par Yves-Montenay le 07/04/2016 - 21:45

Histoire : pour un nouveau roman national ?

par Yves Montenay

Après la deuxième guerre mondiale, les pays européens ont cessé de se représenter à travers un grand récit historique national. Mais cet abandon leur fait cruellement défaut, notamment pour se confronter à l’Amérique ou aux pays du Sud.

Pour certains historiens, le terme de "roman national" évoque une présentation de l’histoire de France idéalisant le passé et trop nationaliste : à nous Clovis, Jeanne d’Arc, François Ier et l’aventure coloniale ! Cette présentation a en gros disparu, mais à mon avis laisse un vide, tant sur le plan intérieur que pour nos relations avec l’extérieur.


Une exception euro-japonaise

Une vue cynique serait que ce "roman" a fait son temps après avoir permis aux conscrits de 14-18 de garder un minimum de motivation alors qu’ils piétinaient dans l’horreur. L’environnement en effet profondément changé : nous avons récupéré l’Alsace-Lorraine, n’avons plus de désir de conquête, avons changé de regard sur nos voisins, sur la colonisation et sur les deux guerres mondiales, de plus en plus vues comme une boucherie incompréhensible et le suicide de l’Europe. Ces raisons se sont combinées à des progrès de la connaissance de l’histoire du reste du monde, ce qui est excellent, et à des visions idéologiques, ce qui est une catastrophe, pour mener à l’enseignement actuel de l’histoire. Je ne parlerai pas ici de la recherche historique ni des échanges entre professionnels, mais de ce qui est enseigné aux élèves.

À mon avis, la disparition sans remplacement de l’ancien roman complique l’intégration des jeunes. La "deuxième génération" regarde la télévision du pays de départ imprégnée de son propre roman national avec les parents. Et sans eux, les jeunes de toutes origines trouvent le pire sur Internet, dont la propagande de l’État Islamique. Il y a là une première raison de réfléchir à un "nouveau roman" qui les aiderait à ne pas gober aveuglément tout cela.

D’autant plus, deuxième raison, que cette disparition du roman national est une exception européenne et japonaise. C’est une réaction d’anciens colonisateurs et de victimes des guerres mondiales. La forme extrême de cette réaction est "la repentance" pour la colonisation, à laquelle s’ajoute le sentiment de culpabilité de l’Allemagne et du Japon. À cette histoire vécue s’ajoutent des rémanences d’une propagande, disons soviétique pour ne pas ouvrir un autre débat. Les Soviétiques avaient entrepris de culpabiliser "les colonialistes et les impérialistes" pour rallier des démocrates idéalistes, mettre en place des dictatures communistes au Sud et déclencher l’effondrement d’un Occident privé de ses colonies. Cette propagande a faussé et fausse encore aujourd’hui la vision de l’histoire et donc l’analyse des problèmes mondiaux.


La répercussion sur les problèmes mondiaux

Or cette exception euro-japonaise complique les relations avec les autres pays, en laissant le champ libre à leurs propres romans nationaux infiniment plus biaisés que ne l’était le nôtre. C’est le cas aux États-Unis, et surtout au Sud. Et cela contrairement à l’intention des initiateurs de l’abandon de notre roman qui pensaient au contraire faire "un pas vers les autres pour une meilleure compréhension".
Car, loin de se rapprocher de nous, beaucoup de responsables de notre planète instrumentalisent l’enseignement de l’histoire, presque toujours très nationaliste voire prêchant la supériorité du pays, de l’ethnie, de la religion, voire des trois la fois. Et leurs historiens s’appuient pour cela sur notre autocritique pour justifier leurs politiques, souvent catastrophiques économiquement, voire particulièrement sanglantes. Bizarrement, les contempteurs du roman national français et européen sont souvent indifférents voire indulgents envers ces romans virulents et ne préparent pas les élèves et le grand public à les analyser, tandis que les actions diplomatiques sont souvent paralysées par des blocages hostiles.


Quel "nouveau roman" ?

Il y a donc à mon avis à trouver, non pas un "juste milieu" entre nationalisme et repentance, mais une façon de répondre simultanément à trois objectifs : la vérité historique, des repères positifs pour les élèves et le démontage des erreurs sur lesquelles buttent les exportateurs et les diplomates. Faute de consensus, on pourrait au moins citer les avis opposés, après bien sûr l’énoncé des principaux faits.
Je pense notamment au point délicat de la colonisation. L’époque coloniale est maintenant suffisamment éloignée pour pouvoir la comparer sereinement aux situations pré et postcoloniales, avec les très grandes différences dans le temps et dans l’espace que l’on oublie en général. Mais c’est justement ce qui est refusé au Sud, où l’on attribue les problèmes actuels à un héritage colonial négativement mythifié au moins sur le plan économique. Notre désarmement intellectuel se révèle ainsi contre-productif, y compris pour les populations de ces pays.

 

L’exemple de l’esclavage

Voici un exemple concernant nos relations avec les pays africains. Ils nous reprochent toujours la traite atlantique, certains expliquent même leur sous-développement par cette "saignée humaine", et les programmes scolaires africains et français insistent sur ce sujet. S’il s’agit en effet d’une très grave atteinte aux populations d’alors, il faut également expliquer que les fournisseurs d’esclaves aux Européens étaient les Africains des petits royaumes des côtes occidentales du continent, et que depuis 180 ans environ que cette traite est terminée, les conséquences démographiques ou autres en ont été effacées. Il faut également rappeler que ce sont ces mêmes Européens qui ont mis fin au trafic millénaire d’esclaves par les Arabes au nord et surtout à l’est du continent, trafic qui a viré au massacre et même localement au génocide en Afrique centrale dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

L’histoire est donc complexe : dans le premier cas certains Européens et certains Africains se sont entendus au détriment d’autres Africains, dans le deuxième cas une génération postérieure des mêmes Européens a sauvé des millions d’Africains d’un autre esclavage et des massacres corrélatifs. Et il faut bien sûr rappeler que la responsabilité des personnes aujourd’hui vivantes et des États tels qu’ils sont maintenant n’est pas en cause.
Exposer les différentes facettes de cette histoire éviterait bien des blocages actuels, et permettrait de s’attaquer concrètement aux questions d’intégration en France et de développement au Sud. J’ai tenté d’y contribuer en publiant « Nos voisins musulmans, du Maroc à l’Iran 14 siècles de méfiance réciproque » , ouvrage à dominante historique largement consacré aux différences de perception.


Pour un "nouveau roman" national, européen ou mondial ?

À l’idéal, ces trois approches ne devraient pas être contradictoires et au contraire se compléter. Mais l’Europe n’existe pas vraiment, et une vision commune du monde encore moins. Les États n’enseigneront que ce qui leur convient, et si on confiait à l’ONU l’élaboration d’une histoire mondiale, la vision autocentrée, musclée et pas vraiment démocrate de la plupart pays pourrait mener au pire. Certes, les historiens sérieux de tous les pays dégageront peut-être un consensus dans des colloques savants, mais ça ne se traduira pas de sitôt dans les programmes scolaires de la plupart des pays.
En attendant, en France, les événements récents ont montré l’importance de la cohésion nationale et d’une bonne intégration. Les rédacteurs des programmes d’histoire et, en aval, les enseignants, auront une grande responsabilité dans ces domaines. Il leur faudra apprendre à se battre sur deux fronts, d’une part sur leur extrême droite, ce dont ils ont en majorité l’habitude, mais aussi sur une partie de leur gauche, ce qui leur sera souvent moins naturel.

Or c’est urgent : chaque année sans « roman » coûte cher en enfances gâchées, voire pire, et en complications internationales souvent sanglantes. Certes c’est une action dont les résultats ne se feront sentir qu’à long terme. Raison de plus pour y réfléchir dès maintenant, en consultant certes des experts de divers pays, mais surtout sans essayer d’en tirer « une motion de synthèse » intergouvernementale !

Yves Montenay, président de l’ICEG

Également publié par Le Cercle Les Échos et sur le site d'Yves Montenay


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2016 (4) - par MAR le 31/03/2016 - 15:17

Langue française : Nouvelles de mars 2016 (4)

Le Figaro Alain Decaux les hommages de Stéphane Bern à Christiane Taubira (29/3) (lien)
A. Vallini Les Français aiment leur Histoire, Alain Decaux y est pour quelque chose (27/3) (lien)
Le Figaro Pour défendre le français, il envoie 11 000 courriels de protestation (26/3) (lien)
ActuLitté "Le ministère de la Culture affiche désormais un soutien à Amazon ? (25/3) (lien)
L’OIF et les jeunes francophones invitent la jeunesse à s’exprimer sur le vivre ensemble (lien)


nouvelles2016/hubert-joly.jpgLes Rectifications orthographiques de 1990 - par Hubert-Joly le 22/03/2016 - 22:24

réforme de l'orthographe : le point de vue d'Hubert Joly

Les Rectifications orthographiques de 1990

par Hubert Joly

Article 1er : On ne doit jamais parler de réforme de l’orthographe car c’est un abus de langage.

Les dispositions adoptées en 1990 par l’Académie française n’ont jamais revêtu le caractère d’une réforme mais simplement celui de "Rectifications orthographiques" de caractère ponctuel pour corriger des erreurs ou des inconséquences accumulées au fil des huit éditions précédentes du Dictionnaire de l’Académie. Ce n’est que sur quatre points, très modestes, que l’Académie a adopté des usages normalisés :

  1. Suppression de l’accent circonflexe sur i et u sauf dans les formes verbales (passé simple, imparfait et plus-que-parfait du subjonctif ou conditionnel passé deuxième forme) et quelques homonymes comme dû, sûr, mûr, mûre, jeûne. En particulier, sur le i l’accent circonflexe qui remplaçait un s ancien n’a plus de valeur étymologique et n’a pas de valeur phonétique contrairement au a et au o de âne, pâte et de dôme ou binôme.
     
  2. Déplacement du tréma désormais placé sur la première des deux voyelles et non sur la seconde comme dans cigüe au lieu de ciguë, aigüe au lieu de aiguë, ambigüité au lieu de ambiguïté, (besaigüe et bisaigüe au lieu de besaiguë et bisaiguë !) ou établissement du tréma pour éviter une faute de lecture comme dans gageüre au lieu de gageure.
     
  3. Remplacement de la séquence ell ou ett par èl et èt dans les verbes en eler et eter sur les modèles il coquète au lieu de il coquette, elle annèle au lieu de elle annelle, sauf appeler, il appelle, jeter, elle jette et leurs dérivés rappeler, rejeter, etc.
     
  4. Rationalisation du pluriel des mots composés d’un substantif suivi d’un trait d’union et d’un verbe à la troisième personne du singulier de l’indicatif. Le complément portera toujours la marque du singulier au singulier et celle du pluriel au pluriel sans qu’il soit besoin de faire une analyse sémantique sur le nombre des éléments en cause. Un couvre-pied, des couvre-pieds, un porte-avion, des porte-avions.
     
  5. Ainsi qu’on peut le constater, par le contre-exemple d’appeler et de jeter, la plupart des modifications portent sur des mots dont certains peu fréquents, parfois vraiment rares ou vieillis et, si l’on excepte l’accent circonflexe, n’apparaissent au mieux, selon les calculs du linguiste-statisticien Charles Muller, que dans une page de texte sur cinq.

Article 2 : L’orthographe du français n’est pas immuable.

Il suffit de regarder les textes des grands auteurs dans leur graphie d’origine pour se rendre compte des immenses variations de la forme écrite du français aussi bien dans le temps que d’un auteur à l’autre. Les textes de Montaigne, Molière ou de Chateaubriand sont les témoins irrécusables de ces dissemblances. L’orthographe du français est demeurée fluctuante pendant très longtemps depuis le Moyen-âge. Tout le monde sait combien l’orthographe du français peut paraitre compliquée aux usagers français, francophones ou étrangers à notre langue. C’est qu’elle est une superposition de graphies héritées du latin, des langues germaniques apportées par les invasions barbares des Ve et VIe siècles, du grec, de l’italien, de l’allemand, de l’espagnol puis de l’anglais et même, pour un millier de mots, de l’arabe, pour ne pas parler de termes propres à d’autres civilisations. Cet empilement s’est fait sans ordre ni méthode au fil des siècles.

Toutefois, la première tentative de rationaliser notre orthographe date quand même de 1529. A la Renaissance, les frères Estienne encouragent les graphies étymologiques adoptées dans leur édition de la Bible de Jean Calvin, ce qui leur donne une très grande diffusion, et l’Académie française adoptera la même attitude lors de la première édition de son Dictionnaire (1694), en s’efforçant de rappeler dans la graphie des mots leur origine grecque ou latine au détriment de la pure phonétique. Au XVIIIe siècle, l’Académie, sous l’impulsion de l’abbé d’Olivet, a tenté une première et modeste rationalisation avec notamment la généralisation de la graphie é et è, ainsi que la suppression de quelques consonnes doubles (Changement de la graphie de pas moins de 6 177 mots !). Mais, en dépit de nouveaux efforts de rationalisation en 1762 et 1798, de nombreuses incohérences ont persisté, de sorte qu’aucun linguiste, littérateur ou académicien n’est absolument certain d’écrire notre langue sans fautes puisqu’il n’existe pas de correspondance rigoureuse (biunivoque) entre les signes graphiques et les sons entendus ou prononcés. Déjà, Voltaire s’en étonnait : "L’écriture est la peinture de la voix, plus elle est ressemblante, meilleure elle est".

Le grand public ignore que l’Académie n’a jamais cessé de modifier ses graphies sans se préoccuper ni des apports de la linguistique, ni des nécessités de la pédagogie. Avant nos Rectifications orthographiques, l’Académie n’a-t-elle pas, sans tambours ni trompettes, modifié la graphie de 505 mots entre la septième et la huitième édition de son dictionnaire. En outre, ne comptant que 35 000 mots, le Dictionnaire de l’Académie laissait sans graphie autorisée tous les mots qui ne figuraient pas en vedette dans son corpus. Elle a fait de même dans chacune des huit éditions précédentes de son dictionnaire. Il a fallu la première généralisation de la scolarisation dans les années 1835-38 pour que l’on se préoccupe vraiment de la question. Aux enseignants qui demandaient quelle norme appliquer, on a répondu qu’il n’avait qu’à se référer au Dictionnaire de l’Académie. Comme ce dernier était quasiment introuvable pour les nombreuses cohortes d’instituteurs, le relais a été pris par les dictionnaires des maisons d’édition qui, effectivement, se sont conformés aux graphies de l’Académie.

Les présentes Rectifications orthographiques ne sont donc nullement le fruit d’une subite révolution mais simplement le résultat du processus constant par lequel l’Académie fait évoluer la langue. On ne sait par quelle crispation inattendue une telle évolution a soudain révulsé certains milieux qui se piquent de conserver à la langue une pureté qu’elle n’a jamais eue à aucun moment de l’Histoire et qui ne relève que du plus pur fantasme (j’aurais pu écrire phantasme).

Article 3 : L’orthographe n’a jamais été un monument historique qui devrait demeurer immuable dans le temps.

Elle est, dans son essence même, un simple code qui s’efforce, avec plus ou moins de succès, de faire correspondre des signes et des sons. Le moins possible de signes pour rendre chaque son. Il est tout à fait souhaitable que ces correspondances soient biunivoques, c’est-à-dire qu’à chaque son correspondrait un signe graphique et un seul, et que chaque signe ne puisse correspondre qu’à un son et un seul. On est bien loin d’une langue qui serait phonétique, contrairement à certaines qui, comme l’arabe ou l’allemand, sont beaucoup plus proches de cet idéal que la nôtre.

Comme celui de la route, le code orthographique se doit d’être simple et sûr, sinon il cesse d’être compréhensible même si les accidents orthographiques sont moins graves que les accidents d’auto…

Deux faits nous interdisent, à échéance humaine, d’arriver à l’idéal souhaité par les pédagogues : d’une part, parce que les usages créés dès la Renaissance ont privilégié les graphies étymologiques rappelant l’origine des mots d’où un foisonnement de ph et de th censés être hérités de l’origine grecque des vocables, d’autre part, parce que l’introduction incessante de mots étrangers appartenant à des systèmes linguistiques différents du nôtre détruit le peu de biunivocité de notre système graphique. La plus grande attaque vient de l’anglais dont les voyelles et même les syllabes n’ont pas du tout les mêmes correspondances que les nôtres.

Imaginons un instant que, mue par une volonté réformatrice unanime, l’Académie renonce au ph et au th. Quelle levée de boucliers ! Pourtant, les Italiens et les Espagnols l’ont fait et l’on n’a déploré aucun suicide dans leurs rangs. On l’a bien vu avec le nénufar d’avant 1935, devenu nénuphar parce qu’on le croyait grec et redevenu nénufar depuis 1990 ! ! ! Qu’en penseraient les grenouilles de Claude Monet ?

On l’a dit et vu, la volonté normalisatrice, le besoin de rationaliser notre orthographe ne sont pas nouveaux. Depuis l’imprimeur Geoffroy Tory, en 1529, on n’a jamais cessé de proposer des améliorations, sans succès véritable. Pourtant la liste est longue de ceux qui s’y sont essayé : Jacques Dubois (1531), Etienne Dolet (1540), Louis Meigret (1550), Jacques Pelletier (1550), Pierre de la Ramée (1562), Robert et Henri Estienne (1540 et 1557), Nicot (1606), Antoine Oudin (1633), Philibert Monet (1625), grammaire de Port Royal (1660), Louis de l’Esclache 1668), Lartigaut (1669), Louis de Courcillon de Dangeau (1693), Gilles Ménage (1673), Mézeray (1693), puis Claude Buffier (1709), l’abbé Girard (1716) et plusieurs autres abbés dont surtout l’abbé d’Olivet (1740). Et ce n’est pas fini. Au milieu du XIXe siècle, Édouard Raoux, Suisse (1866), Ambroise Firmin-Didot (1867), un peu Littré (1863). En 1886, se crée une Société de réforme orthographique avec de nouveaux noms comme Paul Passy, Arsène Darmesteter, la pétition à l’Académie de Louis Havet en 1889, et en 1872 une Société de philologie française, et déjà des critiques : Michel Bréal (1889), Charles Lebaigue (1889), Léon Clédat (1889).

Au tournant du siècle, l’Arrêté de tolérance du ministre Léon Bourgeois restera lettre morte, comme la Note à la commission du dictionnaire d’Octave Gréard (1893), les travaux de Gaston Paris, ou même l’Association pour la simplification de l’orthographe créée en Algérie en 1895, la pétition de la Société de réforme orthographique de 1896, la revue Le Réformiste en 1897 ne mèneront à rien.

Un peu d’espoir revient avec les deux arrêtés de tolérance (le mot fait sourire) du ministre Georges Leygues en 1900 et 1901. Une nouvelle commission de réforme est nommée en 1903 avec Paul Meyer mais l’Académie s’y oppose. Nouvelle pétition en 1905. Commission de réforme de Ferdinand Brunot (1905). Nouvel échec alimenté par un courant anti-réformiste…

En 1939-40, nouvelle initiative de Dauzat et Damourette. Propositions de Charles Beaulieux (1952) et enfin les deux commissions ministérielles d’Aristide Beslais (1950) Nouvel échec.

Ce n’est pas par plaisir que j’énonce ces tentatives mais pour montrer l’impossibilité de parvenir à une réforme quelconque, l’Académie campant sur ses positions et se contentant de picorer sans ordre, ni méthode, ni cohérence dans les diverses propositions et persistant à ignorer superbement aussi bien les apports de la linguistique que les travaux des pédagogues.

Enfin Malherbe vint… Pas lui, mais Pierre Laurent

En effet, il a fallu les premiers travaux du Conseil international de la langue française mandaté par le Secrétaire général du Ministère de l’Éducation, Pierre Laurent, aux fins d’étudier les propositions contenues dans un ouvrage de René Thimonnier, Le système graphique du français, publié en 1967, pour que notre institution soit chargée de donner un avis et de faire des propositions de réforme. Sur sa table de cuisine, aidé par sa femme, Thimonnier, descendant de l’inventeur de la machine à coudre, commença à isoler dans le Dictionnaire de l’Académie un certain nombre de séries graphiques homogènes mais assorties de nombreuses exceptions. Il entreprit de les classer et de réformer les incohérences nombreuses dont il fit un projet de réforme, pas très ambitieux mais méritoire. De 1968 à 1972, le Conseil international de la langue française étudia et modifia sur certains points le projet Thimonnier au sein d’une commission internationale associant Wallons, Québécois et Suisses. Ces propositions présentées à l’Académie française en 1972 sont miraculeusement adoptées par elle par une lettre de son Secrétaire perpétuel, Jean Mistler, datée du 14 février 1975, et publiées dans un article de notre revue La Banque des mots en 1976.

Le total est nettement inférieur aux 297 mots (hors les mots composés) que le CILF avait proposé de rectifier. Cette rationalisation est donc infiniment modeste. Pour la suite, l’Académie "communique ses conclusions à Monsieur le ministre de l’Éducation nationale. C’est à lui qu’il appartiendra de leur donner la sanction de son autorité dans le domaine de l’enseignement". Hélas, quelques années plus tard, l’Académie se déjugera. Pour faire bonne mesure, on ajoutera encore un arrêté Haby du 28 décembre 1976, resté sans suite. Il faudra le gouvernement de M. Michel Rocard pour que le projet de rationalisation de l’orthographe ressorte des limbes sous l’autorité du nouveau Conseil supérieur de la langue française. Cette fois, l’Académie l’adoptera et il sera publié au Journal officiel de la République française, les pays francophones consultés étant invités à se joindre au mouvement.

Las, le ministère de l’Éducation qui, au XIXe et au début du XXe siècle, s’était fait le promoteur des divers projets de réforme de l’orthographe, ne prêtera presque aucune attention aux décisions de l’Académie sauf en 2008. Dès lors les maisons de dictionnaires, courageuses mais pas téméraires, se contenteront de picorer quelques termes dans les listes de l’Académie et, après les hurlements des conservateurs de tout bord, le silence de l’oubli pèsera à nouveau sur les destinées de l’orthographe française.

Pourquoi la Ministre de l’Éducation a-t-elle ressorti des tiroirs poussiéreux de son administration les Rectifications orthographiques de 1990 après 26 longues années d’ignorance ? C’est un mystère aussi épais que celui du suaire de Turin … Mais il n’importe. Ce qui compte est qu’un certain nombre d’incohérences accumulées au fil des siècles sont enfin corrigées. Une seule réforme est visible : celle qui consiste à supprimer l’accent circonflexe sur i et u sauf dans les formes verbales (passé simple et imparfait du subjonctif) et quelques homonymes comme dû, sûr, mûre, etc.

On est loin d’une révolution. Cela n’empêche pas quelques attardés qui, comme les émigrés de la Révolution française n’ont, selon le mot de Talleyrand prononcé en 1813, "rien appris et rien oublié", de jeter à nouveau feu et flamme contre un texte vieux de plus d’un quart de siècle. Pourtant, aussi bien l’Académie que le ministère de l’Éducation leur laissent tout loisir de continuer à appliquer leurs vieux usages, jusqu’à leur mort et même dans leurs écrits posthumes…

Cela n’a pas empêché l’Académie dans un communiqué daté du 11 février 2016 de rappeler :

"Dans sa séance du 16 novembre 1989, confrontée à un projet de simplification de l’orthographe, elle a adopté à l’unanimité une déclaration qui rappelait fermement son opposition à toute modification autoritaire de l’orthographe. L’Académie a réaffirmé qu’il n’appartient ni au pouvoir politique ni à l’administration de légiférer ou de réglementer en matière de langage, l’usage, législateur suprême, rendant seul compte des évolutions naturelles de la langue, qui attestent sa vitalité propre."

Sans se montrer fermée à certains ajustements ou tolérances, l’Académie s’est donc prononcée en faveur du maintien de l’orthographe d’usage, conseillant "de laisser au temps le soin de la modifier selon un processus naturel d’évolution" qui ne porte pas atteinte au génie de la langue et ne rende pas plus difficile d’accès l’héritage culturel."

En instaurant l’usage comme législateur suprême, alors que personne n’ose y toucher, l’Académie fait preuve d’une hypocrisie évidente et même de lâcheté puisqu’elle n’ose pas prendre de décision sur un texte anodin vieux de 26 ans. Car qui est l’usage, ce personnage fantomatique que personne n’a jamais vu et que l’on invoque pour les besoins de n’importe quelle cause ? Le seul intérêt de ce communiqué est de montrer que la compagnie se défausse de ses responsabilités en la matière et que l’orthographe peut être modifiée par d’autres instances.

Mais on voit aussi poindre le bout de l’oreille.

"L’Académie s’interroge sur les raisons de l’exhumation par le ministère de l’Éducation nationale d’un projet vieux d’un quart de siècle et qui, à quelques exceptions près, n’a pas reçu la sanction de l’usage. Plus que la maîtrise de l’orthographe, défaillante, c’est la connaissance même des structures de la langue et des règles élémentaires de la grammaire qui fait complètement défaut à un nombre croissant d’élèves, comme le montrent les enquêtes internationales menées ces dernières années, qui, toutes, attestent le net recul de la France par rapport à d’autres pays européens dans le domaine de la langue."

Tout le monde sait que le recul du français dans le monde est avant tout dû à l’écrasante prédominance des Anglo-saxons dans les domaines de la science, de la technique et de l’industrie. La défaillance de l’orthographe ou des structures de la langue n’est donc pas en cause.

Quant à lui, le Conseil international de la langue française qui a, depuis belle lurette, approuvé les Rectifications orthographiques et suivi l’Académie en les introduisant dès l’origine dans toutes ses publications sans que personne n’y ait trouvé à redire. Il persiste donc, signe et continuera sans faiblir à appliquer les Rectifications orthographiques.

Répétons-nous donc et redisons :

Non, l’orthographe du français n’est pas un monument historique, elle est un code. Il ne faut pas s’embarrasser de vieilleries fautives et de complications inutiles. Il nous reste encore beaucoup à faire pour rendre plus rationnelle notre orthographe. On n’a même pas touché aux transcriptions ph et rrh du fi et du ro (rho, rhô !) grec. Ne boudons donc pas notre plaisir. Adoptons sans barguigner les nouvelles consignes. Et pour le reste, imitons Jésus Christ : "Laissez les morts enterrer les morts", même s’ils agitent encore un peu les orteils…

Hubert JOLY
Secrétaire général du Conseil international de la langue française


Bibliographie de travaux du CILF consacrés à l’aménagement de l’orthographe.

  • Pour l’harmonisation orthographique des dictionnaires par Joseph Hanse CILF 1988
  • Monsieur Duquesne et l’orthographe par Charles Muller CILF 1998
  • La réforme de l’orthographe par Monika Keller, CILF 1999
  • Penser l’orthographe de demain par Georges Legros et al. CILF 2009

nouvelles2016/lucien-febvre.jpgL'expansion de la langue française au sud de la Loire : violence de l'État, ou capillarité et adhésion - par Albert-Salon le 22/03/2016 - 21:56

L'expansion de la langue française au sud de la Loire :
violence de l'État, ou capillarité et adhésion ?

Jean Lafitte, bien informé en matière de langues régionales, notamment de langues d'oc et spécialement de langue gasconne, membre à vie d'Avenir de la Langue Française, nous envoie cet intéressant texte écrit par Lucien Febvre en 1924 et publié dans la Revue de synthèse historique (t. XVIII, n°112-114, 1924, pp. 37-53), d'une belle actualité. Il contredit la thèse de ceux qui refont l'histoire en écrivant que le français n'a pu s'imposer en France dans les régions à langues régionales ou locales que par la force et une politique délibérée et très violente. AS

Lire l'article Lucien Febvre - "Politique royale ou civilisation francaise ?" (1924)


nouvelles2016/semaine-langue-francaise.jpgSemaine de la langue française et de la Francophonie 2016 (2) - par MAR le 15/03/2016 - 22:56

Semaine de la langue française et de la Francophonie 2016 (2)

DGLF sélection des meilleurs moments de la semaine (lien)
Figaro langue française : Macron et Royal célèbrent le franglais ! (lien)
TV5Monde Comment les médias influencent-ils la langue française ? (lien)
Figaro Ces 10 anglicismes qu'il faudrait éradiquer du français (lien)
Métro 13 autres fautes de français que vous commettez sans vous en apercevoir (lien)


nouvelles2016/erik-orsenna.jpgAvons-nous encore des Académiciens pour défendre le français à la la télévision - par MAR le 13/03/2016 - 23:08

Avons-nous encore des Académiciens pour défendre le français à la la télévision ?

Triste Érik Orsenna !
Et pauvre langue française, illustrée par de tels avocats !

A propos de la prestation de l’académicien Érik Orsenna au 20 h de L. Delahousse (11 mars 2016)

par Georges Gastaud, militant de la résistance sociale, politique et linguistique, fils de Résistant.

Bien qu’académicien de son état, M. Orsenna ne fait rien pour défendre la langue française, objet en tous domaines d’un véritable arrachage linguistique de la part de nos élites. Cela à l’avantage du tout-anglais cher au cartel patronal européen "Business Europe", à la Commission Européenne*, à l’ex-ministre des Universités Geneviève Fioraso**, aux admirateurs américano-formatés de l’OTAN*** et aux très discrets négociateurs du destructif Traité Transatlantique qui achèvera de briser ce qui reste du "produire en France" (pardon : du "made in France" et de la "french touch").

Nous comprenons parfaitement l’attitude d’Orsenna : tout le monde n’a pas une mentalité de résistant et certains vendeurs de littérature préfèreront toujours se mettre "in the wind" sans pour autant abandonner leurs grands airs "de gôôôche".

Mais pourquoi a-t-il fallu que dans ses réponses à M. Delahousse qui l’avait interpellé sur les anglicismes, M. Orsenna n’ait même pas prononcé le mot "anglais" ? Qu’au titre des menaces pesant sur le français, l’académicien n’ait trouvé à critiquer que "le langage des SMS" (un proverbe russe dit que la souris ne connaît pas d’animal plus dangereux que le chat) ? Pourquoi faut-il que l’homme à l’habit vert ait en outre exigé implicitement, non pas l’application de l’article II de la Constitution ("la langue de la République est le français") et de la Loi Toubon (qualifiée allusivement de "ligne Maginot" linguistique), comme on pouvait pourtant l’attendre d’un institutionnel mandaté pour défendre une langue qui est sa raison sociale et son outil de travail ? Non, M. Orsenna aura préféré minimiser les dangers pesant sur la langue commune, culpabiliser en finesse les prétendus "conservateurs" - en clair, les militants de la langue française que personne n’invitera jamais au 20 heures ! – et il n’aura pipé mot sur la politique linguistique de substitution systématique, méthodique, acharnée, du business-Globish au français dans les domaines commercial, publicitaire, scientifique, universitaire, dans la chanson, dans le cinéma "français", sans parler des "services publics" et des sociétés où l’État est majoritaire et où les "produits" nouveaux sont systématiquement nommés en anglais : EDF, Poste, SNCF, etc.

La langue française est certes de taille à se défendre avec l’aide de tous ceux qui l’aiment et la servent, véritables écrivains, mais aussi gens du peuple, ouvriers, étudiants, paysans, enseignants, qui militent pour sauver les acquis sociaux de notre pays dont certains défenseurs commencent enfin à comprendre que la langue française est le premier service public de France.

Mais comme les acquis syndicaux, notre langue de lumière doit désormais se méfier de ses pires ennemis, qui ne sont pas seulement ceux qui l’attaquent au nom du fric et de l’ordre néolibéral euro-atlantique : qu’elle se méfie aussi ET SURTOUT de ses faux amis qui ne lui déclarent leur amour (si platonique…) devant les caméras que pour mieux la désarmer, dénigrer les maigres digues légales existant encore, et laisser libre cours en tous domaines, politique, culturel, économique, linguistique, au totalitarisme planétaire de "l’économie ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée" chère aux instigateurs du destructif Traité de Maastricht.

Georges Gastaud


* Ancien ministre socialiste de l’économie devenu commissaire européen, Pierre Moscovici s’est notamment illustré en adressant au gouvernement français une lettre écrite en anglais pour le sommer de déréguler le marché du travail en France. Le gouvernement n’a protesté ni contre l’ingérence ni contre l’humiliation infligée à notre langue.

** Sans souci pour la loi Toubon et l’article 2 de la Constitution, Geneviève Fioraso s’est illustrée en autorisant l’anglais comme langue universitaire et en fermant les yeux sur les innombrables débordements auxquels les "garde-fous" de sa loi ont donné lieu de la part des angliciser à tout-va.

*** désormais des prises d’armes de l’armée française se font en anglais sans que cela semble outre mesure irriter certains officiers. Quand va-t-on remplacer le refrain révolutionnaire de la Marseillaise par le "God save the Queen" ?


nouvelles2016/csa.jpgLe CSA encourage la langue française dans les médias - par MAR le 09/03/2016 - 18:53

Le CSA encourage l’utilisation
de la langue française dans les médias

3 vidéos "Dites-le en français : notre langue est belle, utilisez-la" portent l'une des missions du CSA, consistant à veiller "à la défense et à l’illustration de la langue française". Ces vidéos ont été produites par France Télévisions et Yaka Productions, en association avec TV5 Monde et France Médias Monde.


sur le site du CSA

sur le site Dis-moi dix mots


dans la presse

TF1 : "Je suis overbooké, j'ai plus le time", "12c4 tt l'mond 10kutera com as" : anglicismes et langage SMS dans le viseur du CSA (lien)


Libération : Une campagne pour défendre la langue française contre les anglicismes et l'orthographe SMS (lien)


La Réclame : Le CSA encourage l’utilisation de la langue française dans les médias (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2016 (3) - par MAR le 09/03/2016 - 18:32

Langue française : Nouvelles de mars 2016 (3)

20 minutes "Bruits de chiottes", "craché ma race", "greffage de couilles" : Défense de la langue française corrige les politiques (9/3) (lien)
Planet.fr Journée de la Femme : peut-on écrire auteure, écrivaine voire députée ? (8/3) (lien)
Le Figaro Anglicismes au bureau : soyez snob, parlez français ! (7/3) (lien)


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2009-2012

LesObservateurs Franglais, ce fléau contemporain

L. Leylekian – Chr. Boghos Do you speak européen?

Michèle Delaunay Le français est une langue africaine

France catholique Langue française malmenée

TV5 Monde Anglais au travail : abus dangereux

Agoravox Épinal : enfin le procès du tout-anglais ?

Sud Ouest : Le shopping, c'est en anglais

Rue 89 : Targeter, value, input : la novlangue d’HEC

Journal de Montréal "Ils sont crazy ces Français !"

Bruno Dewaele (La Voix du Nord) "Langue de la République ?"

A.Fr.Av : Langue française et anglicisation, sujets tabous !

Claude Hagège (L'Express) : Imposer sa langue, c'est imposer sa pensée

A.Fr.Av : Nicolas Sarkozy veut faire de la France un pays bilingue

Xavier Combe (France Culture) Comment résister à l'invasion du globish ?

Impératif français Anglais intensif au primaire: appel à la mobilisation citoyenne

Dominique Gallet (Marianne2) Langues : le tout anglais recule partout sauf à Paris

Figaro Écoles d'ingénieurs : la France séduit l'étranger

Marc Favre d'Échallens (Échos) : La souveraineté ne se partage pas : monnaie, langue, État

F. Taillandier(L'Humanité) La langue française doit faire des progrès

Benoît Duteurtre (Marianne) 5 ans de sarkozysme ont massacré le réseau culturel français

Le maire de Québec contre le tout-anglais à Paris

Marianne2 : Quand un général français préconise l'anglais

Chr. Lings : La résistance de la langue française face à l’hégémonie anglo-saxonne

Les Échos : Le FMI victime de son prisme anglo-saxon

Le Devoir : Québec doit s'activer pour protéger la langue

Nouvel Observateur : Les artistes français aiment-ils leur langue maternelle ?

AFRAV : Pour un patriotisme linguistique, plutôt qu'industriel

L'Humanité : La langue de la République est celle de notre liberté de pensée

Le Post : Alerte ! nos élites veulent faire disparaître la langue française !

Hélène Decommer Discri-mination ordinaire dans l'évaluation de la recherche

Krokodilo Un Comité stratégique des langues ?

Marianne Prosélytisme

François Cérésa Les couillons du franglais

Manuel de Dieguez Le naufrage linguistique de l’Europe

Claude Truchot L’enseignement supérieur en anglais véhiculaire

Rue 89 Le haut-le-cœur d'un Québécois face à l'anglicisation de la France

Benoît Duteurte (Marianne) Queer en VO à l'université

Jacques Julliard (Nouv. Obs) La princesse assassinée

Pascal Priestley (TV5 Monde) L'Europe en anglais

Bernard Cerquiglini (Cercle Les Échos) Le français, l’anglais et les autres

Le Temps (Genève) Non à l’aliénation linguistique du "business English"

Observatoire européen du plurilinguisme Mainstream, modèle économique ou hégémonie culturelle

Alain Juppé Confusion intellectuelle

Claude Hagège Une langue créative et universelle

François Taillandier L'avenir s'écrit aussi en français

Marianne La réponse de Jack Dion à Frédéric Martel

Marianne Michel Barnier et son "single market act"

Jean Quatremer
Responsabilité de nos élites dans la déroute de la langue française à Bruxelles

Bernard Gensane L’aliénation linguistique

Agoravox Comment les journalistes propagent clichés et endoctrinement en faveur de l’anglais

Voltaire République Voies de la déculturation à la française

JL Cuisiniez Hégémonie linguistique : pourquoi il faut résister

Enc. Francophonie Fatigue linguistique de la France

Aujourd'hui la Chine Télés chinoises interdites d'abréviations anglophones

Robert Charlebois (Figaro) Coup de gueule !

J. Quatremer (Libération) L'Union dont "l'espéranto" est l'anglais

Nicolas Dupont-Aignan Vive la Francophonie !

Claude Hagège : Identité nationale et langue française

Marianne : En Allemagne, le tribunal passe à l'english

La Provence : Le français file-t-il à l'anglaise pour satisfaire les touristes

Barroso, escroc linguistique !

Le Post : Le ridicule pour tuer les anglicismes

Yves Montenay (Le Monde) : Dieu est multilingue

Le Conseil Constitutionnel : pour le multilinguisme

Pr Chesney : Conséquences de l’anglais en économie et en gestion à l’Université

République ! : France Info carpette anglaise ?

Dolores Blanco Rodas : 10 bonnes raisons d'apprendre le français

JP Raffarin : Coup de gueule à Bruxelles

OEP : Faut-il parler anglais pour être européen ?

Le Monde A Bruxelles, le français file à l'anglaise

Agoravox (patrickk) Identité nationale : le vrai problème= l’américanisation

Michel Mourlet Perdre sa langue, c’est perdre son âme

P. Kaplanian Voici relancé le débat sur l’identité nationale !

CFE-CGC Il faut respecter l'identité nationale

Jacques Attali Le génie du français

Marianne Ces enfants et ces jeunes gavés de "globish"

Agoravox : Pour une autre politique des langues : celle de la liberté

Les Échos : Citroën "switche" sa com' sur le mode franglais

OEP : Le tout anglais ne désarme pas à Bruxelles

Michel Serres : Le français doit pourvoir tout dire

Correcteurs du Monde : Soirée colonisée à l'Aquaboulevard


lafauteadiderot.net : La place de la langue française au travail et dans la cité

Courriel : Association pour défendre la langue française

Bruno Dewaele (La Voix du Nord) "De carpette en tapis"

Alex Türk Quelle langue parler au sein des instances européennes ? (Le Figaro)

Le Monde Correction (V. Maurus)

Bernard Cassen Chantons en anglais !

Robert Solé (Le Monde)
By train

Noway Faut-il parler anglais pour être citoyen européen ?

Claude Hagège répond aux internautes de L'Express.fr

Philippe Herlin  : La langue française n’est pas ringarde, même en finance !

L'Alliance Francophone : pour le visa francophone

Satmag :
Neotion = all in english !

du Québec : Le calvaire d'un francophone en France

Robert Solé (Le Monde) French Republic

Abdou Diouf : Revendiquer la langue française

Francis Marmande (Le Monde) : Lourdés en anglais

Bloc-notes de Raoul d'Andrésy

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