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14 juillet 2010 : Feu d’artifice aux couleurs de la Francophonie au Champ de Mars à Paris
Brèves
François Weyergans, élu le 26 mars 2009 à l'Académie française
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Nouvelles
La collaboracheune a trouvé son chantre : Frédéric Martel
Dans un article de 3 pages (!) dont le magazine Le Point (8 juillet 2010) lui a généreusement accordé la place, Frédéric Martel développe en long et en large la théorie de ce que nous appelons la collaboracheune (collaboration linguistique et culturelle).[lien vers l'article ]
Ce triste sire milite, pour résumer, pour la disparition complète du français, l'alignement général dans tous les domaines sur le modèle états-unien et l'uniformisation général de la planète. Son article est un long cri de victoire à toutes les défaites et reculs français, un long rampement devant tout ce qui vient des pays anglo-saxons, forcément plus modernes. Pour lui l'ouverture au monde ne peut se traduire que par un seul comportement : devenons anglo-saxons. Dans ce pays, toutes les époques ont connu de tel chantres de la défaite nationale : Bourguignons s'alliant aux Anglais contre les Armagnacs, émigrés s'alliant à l'Europe absolutiste contre la Révolution et Vichy prônant la collaboration avec l'Allemagne nazie... Il n'en est hélas que le digne continuateur ! Marc-Antoine Renard __________________________________________________________________________________ Notons que ce manifeste est l'œuvre d'un grand redevable de la République (même s'il lui crache à la figure) : chef du bureau du livre dans une ambassade, chargé de mission au département des affaires internationales du ministère de la Culture, conseiller technique au cabinet de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité, chercheur à l'EHESS et conseiller du président de l’EHESS (!), attaché culturel à l'ambassade de France aux États-Unis, producteur/présentateur à France Culture, chercheur associé à l'Institut National de l'Audiovisuel (INA) !!! et j'en passe... M.-A. R. voir aussi l'article du 17 juillet de Métapo infos et l'article de Jack Dion dans Marianne qui y est cité
Normal Sup croit à l'excellence à la française
Loin de l’Institut d’études politiques de Paris (Science Po.) qui impose de plus en plus de cours en anglais et qui permet à des étudiants étrangers de suivre des cursus complets sans apprendre un mot de français, encore plus loin des écoles de commerce (renommées le plus souvent "business school") qui imposent des cursus entièrement en anglais à leurs étudiants, Normale Sup organise des sessions d'un mois autour de langue et de la culture française pour une cinquantaine de brillants étudiants, chinois, japonais, africains, européens.
Comme le dit Cécilia Gabizon dans son article du Figaro du 22 juillet 2010 : "Beaucoup entendent «améliorer leur niveau de langue» . Mais en fait de séjour linguistique, l'ENS a concocté un véritable programme de travail, avec des ateliers d'art, d'architecture, de littérature, des conférences magistrales et des cours délivrés soit par d'illustres professeurs, soit par des normaliens frais émoulus. «Nous avons choisi un cursus tout en français, ce qui est rare. Il ne faut pas laisser le monopole de la recherche à l'anglais», explique Céline Barral, normalienne qui coordonne cette formation." A une époque de démission généralisée concernant la langue française, nous ne pouvons que nous réjouir de cette nouvelle et lui souhaiter longue vie. Persuadés que singer les anglo-saxons n'apporte rien à la France, n'importe qui d'un peu censé préférant toujours l'original à la copie. M.-A. R.
Dinard, François Pinault et l'anglomanie ordinaire
Il y a un an, le 16 juin 2009, j'évoquais l'inauguration, au Palais des Arts de Dinard (charmante station balnéaire très réputée de la Côte d'Émeraude, à quelque 65 kilomètres au nord de Rennes), de l'exposition d'une petite partie de l'immense collection privée d'œuvres d'art contemporain de M. François Pinault, homme d'affaires breton, l'une des plus grandes fortunes de France. Intitulée "Qui a peur des artistes ?", cette exposition se tenait, curieusement, sous l'égide de la "François Pinault Foundation" ! Le mot anglais foundation ne différant du français fondation que par une lettre, le parti pris anglomaniaque était manifeste. Du coup, mélangeant les genres, les journalistes et les commentateurs usèrent à cette occasion d'un anglicisme syntaxique pour désigner cette fondation. Ils ne parlaient pas de la Fondation François Pinault, mais de la François Pinault Fondation. C'était même le cas du site internet officiel de la ville de Dinard qui, sur sa page d'accueil, évoquait cette "sélection d'oeuvres de la François Pinault Fondation".
Cette année, dans les mêmes lieux, une seconde exposition d'art contemporain "témoigne de la volonté de la ville de Dinard de s'inscrire dans la création d'aujourd'hui". A travers une cinquantaine d'œuvres, il s'agit, sur le thème de l'espoir, d'un voyage initiatique au sein de la culture biblique allant de la Genèse à l'Apocalypse en passant par l'Exode. Cette fois encore, les organisateurs et leurs conseils en communication ont estimé que la langue française était indigne d'exprimer la modernité. C'est bien entendu l'anglais qui a eu leur préférence. D'où le titre de l'exposition : "Hope" (espoir en français, voir ci-dessus).
Je suis entré dans ce Palais des Arts de Dinard. C'était un dimanche, à l'heure du déjeuner, et les quatre ou cinq jeunes gens de l'accueil étaient désœuvrés. J'ai eu tout le temps de leur dire ce que je pensais de cette nouvelle manifestation d'anglomanie. Ils m'ont sagement écouté et ont paru passablement médusés. Sans doute ne sont-ils pas habitués à entendre des observations de ce genre de la part des visiteurs en général, eux-mêmes considérant évidemment cet anglicisme comme allant de soi. En outre, en discutant avec de très jeunes gens, qui vivent désormais entre eux et qui n'ont que peu de contacts avec les adultes, on a parfois le sentiment qu'ils ne sont guère accoutumés à être contredits par ces derniers et, a fortiori, à ce qu'on leur tienne tête (l'enfermement de la jeunesse dans un monde à part est l'une des grandes caractéristiques de la société contemporaine). Toujours est-il que comme justification à cette utilisation insolite d'un mot anglais pour désigner une exposition d'art en France, l'un d'entre eux, mon interlocuteur principal, m'a répété à deux reprises : "C'est une question de choix !"
Voilà bien une excellente explication. Le sujet postmoderne aspire, en effet, à la plus parfaite autonomie. Il veut être, en tous domaines, libre de ses choix, libéré du fardeau, du carcan des héritages. Le très subtil Allan Bloom (1930-1992), qui a enseigné la philosophie politique à Chicago, a, l'un des premiers, au lendemain de la grande révolution culturelle des années 60, parfaitement discerné chez ses étudiants ce vent culturel nouveau aux États-Unis. Voici des extraits significatifs de ce qu'il écrivit à ce sujet dans son très remarquable ouvrage L'âme désarmée. Essai sur le déclin de la culture générale (chez Julliard, 1987) :
"Du fait de cet avenir indéterminé et ouvert et de l'absence de tout passé aliénant, les âmes des jeunes Américains se trouvent à un stade comparable à celui des premiers hommes à l'état de nature : ils sont nus spirituellement, sans relations, isolés, sans aucune connexion héritée ou inconditionnelle avec quoi que ce soit ni qui que ce soit. Toutes leurs relations doivent résulter d'un consentement, d'un contrat, d'un choix. Aucune n'est donnée d'avance ... Ils (les fils des classes moyennes) peuvent être tout ce qu'ils souhaitent être, mais ils n'ont aucune raison particulière de souhaiter être quelque chose en particulier. Ils ne doivent pas seulement choisir le lieu où ils vivront; ils doivent aussi choisir s'ils croiront en Dieu ou s'ils seront athées, à moins qu'ils ne laissent la question en suspens en étant agnostiques; s'ils seront hétérosexuels ou homosexuels, à moins qu'à nouveau ils ne se laissent libres d'être l'un et l'autre; s'ils se marieront et s'ils resteront mariés; s'ils auront des enfants, et ainsi de suite, à l'infini. Il n'existe aucune nécessité, aucune morale, aucune pression sociale, aucun sacrifice à faire qui milite en faveur ou à l'encontre d'aucune de ces directions, et il existe des désirs qui s'orientent vers chacune d'entre elles, avec, contradictoires entre eux, des arguments pour étayer chacun des choix."
"Laissez-moi faire de moi ce que je veux" écrivait, à la même époque, André Bercoff dans son Manuel d'instruction civique pour temps ingouvernables (Grasset, 1985). A l'heure de la globalisation, de l'individualisme et de l'hédonisme triomphants, du "bougisme", de l'aspiration au métissage généralisé, du relativisme culturel (tout se vaut), aucune autorité transcendante (idéologie), historique (la tradition), parentale, majoritaire ou politique (la loi démocratique) ne peut prétendre infléchir les préférences du sujet postmoderne, régenter ses comportements, contrarier sa prédilection pour une forme de société qui met à sa disposition toutes les formes de vie, le libère de la morale ancienne du menu unique au profit d'un choix à la carte. Et surtout pas celle issue d'un passé nécessairement périmé, "car le pire est désormais d'apparaître en héritier" (Francis Brochet, La Grande Rupture, éditions du Toucan, 2010). Dans ces conditions, aux yeux des jeunes générations une langue ne saurait évidemment prétendre à l'hégémonie, ni même à quelque supériorité que ce soit, au motif qu'elle est "maternelle" (c'est pourquoi l'attachement à la langue est une fonction croissante de l'âge des individus). Et si l'anglais séduit autant les jeunes gens des deux sexes c'est, essentiellement, parce que c'est dans cette langue que s'exprime ce qui est, et de très loin, leur immense passion commune : la musique rock et ses dérivés, élément constitutif central de la culture mondiale de la jeunesse. Jean-Pierre Busnel
Raffarin interpelle Strauss-Kahn, Lamy et Trichet
qui s'expriment le plus souvent en anglais
Représentant du président Nicolas Sarkozy pour la francophonie, et partisan de "l'intransigeance francophone", l'ancien premier ministre regrette que d'éminents Français occupant à l'international des postes de premier plan aient pris l'habitude de s'exprimer en anglais. « Ma tâche serait plus facile si, de temps à autre, au FMI, à l'OMC ou à la BCE, MM. Strauss-Kahn, Lamy et Trichet prononçaient un discours en français » , explique Jean-Pierre Raffarin.
L’ancien Premier Ministre, "sherpa" du Président de la République pour les Sommets francophones, s’est déclaré partisan de "l’intransigeance francophone". Il s’est déplacé récemment à Bruxelles et dans divers grands organismes internationaux où des Français tiennent des postes stratégiques mais n’y servent pas la France, surtout pas sa langue (rappelons-nous le "I am not a Frenchman" de M. Trichet à Strasbourg !).
Cette prise de position sympathique devrait être relayée, pour gagner en crédibilité et efficacité, par le Président de la République lui-même… [AS]
Dernières nouvelles de la collaboracheune (collaboration) Il s'agit de traiter ici, au moment où chacun dit célébrer les 70 ans de l'appel du 18 juin, du camp d'en face. De ceux qui sans exigence aucune, vont toujours au-delà de ce que l'on pourrait leur demander dans le sens de la démission nationale et, plus particulièrement ici, du piétinement de notre (leur) langue au profit de la langue de leurs "maîtres". C'est cela la collaboracheune* (collaboration). ! Quelques prouesses récentes dans ce domaine : Les magasins Ed ont décidé de se rebaptiser Dia : on pouvait y voir une avancée ,pour une fois un magasin du groupe Carrefour ne s'affublait pas d'un "market" ou d'un "city" et des initiales anglo-américaines (dont le sens il est vrai, avait été un peu oublié : épicier discount) se voyaient remplacées par un nom plus latin. Trop beau. L'intérieur est tapissé depuis de slogans énormes et de grande beauté : "Vous allez aimer le hard discount"... Marc-Antoine Renard * La graphie de ce terme est inspirée des annonces entendues sur les différentes chaînes de Radio France, où y compris sur France Musique et France Culture, où les auditeurs qui n'ont rien demandé, se voient infliger l'annonce récurrente d'une émission sur "Le Mouv" avec sa prononciation anglo-américaine, sans doute jugée obligatoire pour faire djeune : Mouv' généraicheune (Mouv' Generation).
Publicité ? dites plutôt advertising
Comment les agences publicitaires anglo-saxonnes
nous enfoncent leur "modèle" dans la tête
Ce ne sont plus seulement les enseignes commerciales (et les raisons sociales) qui sont aujourd'hui massivement anglicisées. La communication marchande emprunte de plus en plus aux mots anglais, en particulier sur les lieux de vente. Elle ne dit plus "ouverture prochaine" pour annoncer l'installation d'un nouvel établissement, mais "soon opening". Contrairement à ce que l'on pourrait penser au premier coup d'œil, la photographie ci-jointe n'a pas été prise dans une rue de Chicago, de Boston ou d'une quelconque ville des États-Unis d'Amérique, mais à Rennes, le 3 juin courant, à l'entrée du centre commercial Colombia. Elle montre la devanture d'une nouvelle boutique d'habillement (pour les "jeunes"). L'allusion explicite au football américain (quater back) comme argument de vente est d'autant plus inattendue, ici, que les Français ne connaissent rien de ce sport. Mais le fait qu'une douzaine des quinze plus grandes agences publicitaires de France (à l'exception de Havas Advertising [sic !] et de Publicis) soient des sociétés américaines est évidemment pour beaucoup dans cet ahurissant et envahissant raz-de-marée anglomaniaque. Autant dire, en effet, que ce sont des "stratèges" américains, ardents avocats de la globalisation postnationale et de la langue unique, qui, désormais, mènent le jeu et encadrent les concepteurs français pour la réalisation des publicités "nationales". Les milieux de la "pub" sont bel et bien, désormais, sous écrasante hégémonie anglo-saxonne. Ceci étant, l'élimination méthodique et progressive des mots français de l'espace public urbain ne semble toujours pas émouvoir le moins du monde les Français. Beaucoup, surtout parmi la population âgée et celle d'âge intermédiaire, ne savent pourtant pas ce que "soon opening" veut dire et pourraient s'offusquer que l'on s'adresse à eux, brusquement, comme s'ils étaient nés dans le Bronx. Mais cela les laisse apparemment de marbre. Peut-être même certains sont-ils flattés d'être transportés à aussi bon compte au pays des prestigieux et lointains quaterbacks dont ils entendent parfois parler par la presse sportive ? Et d'ailleurs les consommateurs ne sont-ils pas habitués à se soumettre volontiers aux injonctions des publicitaires, surtout les adolescents et les très jeunes gens qui sont, et de très loin, leur cible favorite (voir à ce sujet "Comment le capitalisme nous infantilise" de Benjamin Barber, professeur de sciences politiques à l'université du Maryland, Fayard, 2007) ? Il y a un peu plus de 50 ans (c'était en 1958) paraissait le livre fameux de Vance Packard, "La persuasion clandestine". Depuis, les techniques de manipulation ont évidemment fait beaucoup de progrès, au point que l'acheteur lambda n'a nullement le sentiment d'être assujetti par la consommation, mais, bien au contraire, celui d'être libéré par elle. Au total, le pouvoir économique alloue au secteur de la promotion des ventes et de la communication des ressources gigantesques. Mais, il faut bien le reconnaître, le résultat est là, spectaculaire. Le phénomène n'est évidemment pas propre à la France. Ainsi, l'Union européenne qui, nous avait-on promis, devait pérenniser sur le Vieux continent un modèle spécifique, distinct de celui des États-Unis, apparaît de plus en plus, en réalité, comme servant de couveuse à un ordre économique, social et culturel se rapprochant sans cesse davantage du type américain. De même, il n'a jamais été dit que la construction européenne pourrait mettre en péril la langue française, encore moins qu'aux abandons de souveraineté politique exigés par elle pourrait s'ajouter, à terme, celui de notre langue maternelle. Jean-Pierre Busnel
Appel de Lyon
et recommandations des 10èmes entretiens de la Francophonie
À l'issue des 10èmes entretiens de la Francophonie qui se sont tenus à Lyon les 27 et 28 mai dernier à l’Université de Lyon III-Jean Moulin, un appel solennel et vigoureux a été lancé en présence de quelque 300 personnalités françaises, québécoises, belges, maghrébines, africaines, vietnamiennes.... présentes (dont MM. Abdou Diouf, Jean-Pierre Raffarin, le sénateur Jacques Legendre, Philippe Péjo, Christian Philip, Claude Hagège, le Président de la Région Rhône-Alpes…), dans la conscience dramatique d’un tournant et de la nécessité d’un sursaut puissant, est adressé aux gouvernants, élites et médias de la France et des pays francophones, ainsi qu’aux responsables de l’OIF IFRAMOND (Université Jean Moulin Lyon 3) Hôtel de Ville, Lyon, le 28 mai 2010
Maison de la Francophonie
ou Musée de la Francophonie ?
Il nous paru intéressant de reproduire ici la prise de position d'Autonomesup, 3ème organisation syndicale du supérieur. Joël Jallais Autonomesup : CSEN-FGAF - 4 rue de Trévise - 75009 Paris - Tél. : 01.46.59.01.01
Au Québec, la lutte continue contre l’Empire et pour le français !
Impératif français : les prédateurs et le projet de loi 103
Il faut se souvenir de la loi québécoise 101, votée en 1977 sous le gouvernement de René Lévesque, dont une importante disposition imposait aux immigrants reçus au Québec de scolariser leurs enfants dans les écoles de langue française, tant privées que publiques. Depuis maintenant des décennies, le pouvoir fédéral et les «Anglos» n’ont eu de cesse de miser sur la démographie, sur l’immigration non francophone au Québec et sur les dérogations sans cesse plus larges qui permettent à ces immigrants non francophones de fréquenter les écoles de langue anglaise au Québec qui sont très développées et riches. La loi 103 est une nouvelle manifestation de ce grignotage continu et de cette submersion linguistique. [Albert Salon]
Manifestation de la Coalition "Québec français" Plus de 150 personnes de la Coalition "Québec français" s'étaient donné rendez-vous à Gatineau samedi 5 juin pour manifester contre les pratiques prédatrices d'entreprises étrangères qui viennent solliciter le marché québécois et y faire des profits sans respecter l'environnement linguistique du Québec. "Le Québec est français et les entreprises qui veulent y faire des affaires en français sont les bienvenues. Les autres n'ont pas leur place", ont martelé les manifestants. La manifestation ciblait cette fois-ci deux entreprises dont les noms n'ont rien à faire au Québec : Sleep Country et Bulk Barn. La Coalition "Québec français" en était à sa deuxième manifestation devant Sleep Country. Les manifestants ont résolument l'intention d'accroître leurs moyens de pression tant que ces entreprises n'auront pas compris que le Québec est français. Ils ont aussi profité de l'occasion pour dénoncer les mesures anglicisantes du gouvernement du Québec dans le domaine de l'éducation : "Nous dénonçons le gouvernement du Québec qui s'apprête à écraser et à soumettre toute la nation québécoise au dictat de la Cour suprême de l'autre nation, le Canada, en adoptant une loi odieuse, la loi 103, qui consacrera l'existence des écoles passerelles en rendant légal aux enfants de parents riches, à leurs frères et sœurs et tous leurs descendants l'accès à l'école anglaise au Québec", de déclarer le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, avant d'ajouter, "pire, à sa façon, le gouvernement du Québec, par cette odieuse loi de l'arbitraire, légalise hypocritement une pratique qui financera les écoles privées non subventionnées en obligeant les élèves à les fréquenter au moins trois ans pour pouvoir contourner la Charte de la langue française. Tout un cadeau que la manipulation politicienne du gouvernement s'apprête à offrir aux écoles passerelles! " Jean-Paul Perreault
Membre de la Coalition " Québec français" et président du Mouvement Impératif français
L'Institut "Français" parle anglais à Bruxelles
L'IFRI (Institut "Français" des Relations Internationales) ne fait plus de conférences en français à Bruxelles ! Témoignage d'une italienne francophone, ayant occupé de hautes fonctions à la Commission. (voir en dessous l'invitation en anglais envoyée à Anna-Maria Campogrande)
J’ai fréquenté, depuis quelques années, les conférences-débat de l’IFRI à Bruxelles. Au début elles étaient toujours en français, ensuite il y eut de temps à autre des conférences en anglais, lorsque le conférencier ne dominait pas assez le français. Maintenant on en est arrivé à l’extravagance de faire donner les conférences en anglais aux Français et aux francophones dont l’anglais est souvent mauvais, parfois incompréhensible. En tout cas, même si les conférenciers francophones pouvaient s’exprimer dans un excellent anglais, cette forme de servitude d’un institut français à l’anglophonie est tout simplement suicidaire pour la culture européenne dans son ensemble. En fait, l’imposition de l’anglais nous transforme tous en des "demi-illetrés" qui ne peuvent pas s’exprimer convenablement en ayant à l’esprit leurs points de repère et tout le bagage que des siècles de civilisation nous ont laissé en héritage. La réponse de l’IFRI est absurde parce que le français est la langue véhiculaire, de très loin, la plus importante de Bruxelles. Cette forme de dégradation du français constitue un grave manque de respect de l’identité linguistique et culturelle et elle est vexante non seulement pour les Français et les francophones mais pour toute la civilisation néo-latine, j’en suis personnellement outrée. Anna-Maria Campogrande
P.S. les conférences de l’IFRI à Bruxelles ne disposent jamais d’une interprétation simultanée. _____________________________________________________________________________ To the attention of Mrs CAMPOGRANDE
Nouvelles du mois (mai) - par MAR le 15/05/2010 - 21:31 Nouvelles du mois (mai)
Le 11ème arrondissement de Paris bêle sa bêtise anglomane - Dunkerque Ville durable ! - Bertrand Tavernier retrouve "la beauté de la langue française" - "Le retour du Général" par Benoît Duteurtre _________________________________________________________________________________ Le 11ème arrondissement de Paris bêle sa bêtise anglomane. Le nouveau maire du 11ème, Patrick Bloche, se dit "nous sommes progressistes, Barack Obama est progressiste donc importons directement son slogan en américain, cela fera djeun, cela fera moderne !" Il oublie que c'est surtout la langue du capitalisme multinational qui se moque des États et de leurs citoyens. On est loin de la politique responsable de l'ancien maire, Georges Sarre, qui toute sa vie lutta pour pour la diversité culturelle. Ici on est hélas dans le bêlement grotesque et rampant !_________________________________________________________________________________ Dunkerque Ville durable ! : Pour Dunkerque une conférence internationale semble devoir s'afficher et sans doute se tenir dans la langue unique ne préservant la diversité des langues et des cultures . Une fois de plus la nature abstraite avant le respect des hommes !_________________________________________________________________________________ Bertrand Tavernier retrouve "la beauté de la langue française" (France Info - 17 mai 2010) Le cinéaste français Bertrand Tavernier est en compétition au festival de Cannes avec son nouveau film, "La princesse de Montpensier", présenté hier soir et plutôt bien accueilli. Il nous plonge dans la France du XVIème siècle et explique que ce qui l’a poussé à aller aussi loin dans le temps vient de "la beauté des personnages... et donc la possibilité de faire une histoire d’amour très française." Après avoir "pensé en anglais pendant deux ans", le cinéaste avait "envie de me frotter à la beauté de la langue française"… _________________________________________________________________________________ "Le retour du Général" par Benoît Duteurtre (Fayard, 219 pages, 17,90 €) ![]() Livre drôle et délicieux. Et que je crois utile y compris dans sa très grande sensibilité au problème de la langue française, alors que ce n’est qu’un aspect de cet ouvrage plein à la fois d’un pessimisme noir et d’un espoir flamboyant et fou. Puissance terriblement écrasante de l’Empire. Mais Wallonie et Afrique francophone, voire immigrés algériens, qui peuvent être (re)gagnés. Sursaut toujours possible entraîné par les "anciens" transmetteurs de flamme, qu’une étincelle peut provoquer, tel l’œuf mayonnaise, ou encore le vieil écrivain qui est en contact permanent avec le fantôme du Général et qui, sur le vieux banc, malgré une police soupçonneuse, conte aux enfants barbarisés, boborythmés et borborygmés, qui s’attroupent autour de lui, de vieilles histoires de France, de langue, et de civilisation…. Albert Salon. Quelques extraits concernant la langue. Nous survolons rapidement l'actualité internationale puis nous voici revenus dans le monde enchanté du basket, avant de passer au tournoi de tennis qui s'est clôturé sur une nouvelle victoire de Rodjeure Fédéraire. Je me demande pourquoi le présentateur accomplit de tels efforts pour prononcer «Rodjeure» à l'anglaise alors que ce brave garçon (Roger Fédérer) est suisse et que je l'ai vu se désigner lui-même, dans un documentaire, en disant «Roger», à la française. Il a grandi dans un pays où Roger se prononce Roger mais certainement pas Rodjeure ; et je ne puis m'empêcher de voir dans cette énergie militante du journaliste à répéter «Rodjeure» une discrète manifestation de cette haine de soi selon laquelle tout ce qui sonne français est ringard et tout ce qui sonne anglo-américain est moderne. Roger a quelque chose de beauf, de tonton flingueur. «Rodjeure», c'est autre chose qui colle au temps du commerce mondialisé. «Rodjeure» ne tire pas le Suisse vers la France (ce vieux pays colonial et dominateur) ; il rend le champion au monde des champions où chacun parle la langue des champions. Mieux vaut donc angliciser ce prénom - quand bien même on prononce le nom de famille avec un accent français, ce qui est incohérent ; mais la langue des esclaves qui imitent leurs maîtres est souvent un peu bancale. (pages 103-104) --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- La fillette rousse s'inquiéta d'un détail : — Pourkoi seulman lai zom ? Sa copine affirma avec assurance : — Lai famé avé droa 2 rien. Se ma mère kim la di ! Le monsieur sourit avant de répondre : — Mademoiselle, lorsqu'on disait «les hommes», en bon français (avant la loi de Révision du langage), cela incluait les hommes et les femmes. Je vous rappelle d'ailleurs que le masculin l'emporte sur le féminin ! À ces mots, un éclat de rire fusa du groupe d'écoliers qui, malgré leur inscription au first master de la Nike School, n'avaient jamais entendu cette règle étonnante - sauf peut-être en histoire, dans le chapitre consacré à l'abolition des discriminations sexistes. Le plus sérieux de la bande, qui suivait l'option School Text du programme officiel (quand la plupart de ses camarades préféraient l'option School Game), opposa une remarque au vieux philosophe [...] (page 190) --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Une sirène hurla au bout de la rue. Un char approchait à petite vitesse. Attirés par le bruit, les enfants tournèrent la tête. — Merci, lé flik ! s'exclama l'un des garçons. — Et alors, vous ne faites rien de mal ? dit le vieux fou. Quand le véhicule s'arrêta devant le groupe et qu'on vit en descendre quatre policiers en tenue de combat portant l'inscription : «Veolia Police Département (Page 190)», il apparut effectivement que le seul suspect était le monsieur lui-même. Tout en s'approchant, l'adjudant releva ses lunettes à infrarouges : — Vou fet kôa ici, à parlé au jeun's ? Savé pa k'sé interdi ? Le monsieur se tourna vers les adolescents pour expliquer : — De mon temps, la police ne dépendait pas d'entreprises comme Veolia. C'était un service public censé faire respecter la même loi pour tout le monde, et dans tout le pays. (page 200)
l’Église de France remplace-t-elle le latin par l’anglais ?
Les catholiques qui ont tapé www.etpourquoipasmoi.org/, plus généralement les lecteurs du "Parisien" du mardi 20 avril 2010, ont découvert une publicité "soutenue par la Conférence des évêques de France", incitant au recrutement de prêtres. Sur la page d’accueil donnant accès à divers textes épiscopaux, un charmant jeune homme porte au revers de sa veste verte, au lieu d’une croix, un macaron proclamant Jesus is my boss, commenté par les mots Why not ? qui s'étalent sur sa poitrine. L’auteur de cette surprenante image réalisée pour la Journée mondiale de prière pour les vocations du 25 avril est l’agence de communication Bayard Service. Le “chevalier sans peur et sans reproche” serait-il de l’avis d’un ministre qui déclara en 1997 : "l’anglais n’est plus une langue étrangère en France" ? Aurait-il pris sur lui de substituer à la “langue universelle de l’Église” la langue prétendument universelle des affaires ? Les associations soussignées osent espérer que les évêques de France, dont on connaît le souci de n’utiliser dans les offices de l’église qu’une langue “vernaculaire” intelligible par tous les fidèles, auront à cœur de prier leur "webmaster" (sitemestre) de réparer cette bévue. D’autant plus que l’Église de France est concordataire, donc officielle, en Alsace et Moselle, et doit y respecter la Constitution : "La langue de la République est le français". Le Dieu des chrétiens ou celui des musulmans – imaginez aussi "Allah is my boss"… - dégradé au statut de "boss", vous paraît-il vraiment, dans cette défroque, plus apte à attirer davantage de "vocations sacerdotales et religieuses" ? Avec des prophètes devenus DRH ? Les jeunes que vous visez là, voyant l’Église considérer que chez nous le français n’est plus à la page et doit céder la place à l’anglais, ne risquent-ils pas d’appliquer la "modernité" - pourtant soumise à question par le Pape ! - aussi au corps et à l’esprit de la tradition et des dogmes catholiques ? Et, dans cette veine, de vous demander de vrais emplois, avec des rémunérations fixes confortables, des primes et boni, des "stock options", des avantages en nature, des voitures avec chauffeurs, l’abandon des vœux de chasteté, des crèches (au sens actuel) pour leurs enfants auxquels ils ne sauraient alors renoncer… Nous sommes persuadés que ce qui nous paraît être une malheureuse erreur de "Qom" (communication) ne saurait être que condamnée et promptement réparée par la Conférence des Évêques de France, sans qu’icelle, et d’autres personnes concernées et consternées, aient besoin d’en appeler au Vatican. Albert Salon.
A l’initiative d’ALF, 6 autres associations ont signé la lettre qui a fourni la matière de cet éditorial : Alliance Champlain (Nouméa, NC) : président Daniel Miroux Avenir de la langue française (ALF) : président Albert Salon Ass. France-Univers pour la promotion de la culture française : présidente Jacqueline Mourlet Cercle littéraire des Écrivains cheminots (CLEC) : président Raymond Besson Éditions ANDAS (Bourg-la-Reine) : directeur Dominique Daguet Forum francophone international (FFI-France) : président Albert Salon Impératif français (Québec) : président Jean-Paul Perreault Institut André Busnel (IAB) : président Jean-Pierre Busnel On peut en outre regretter le côté très "Ponce Pilate" de la réponse du 3 mai 2010 de Mgr Antoine Hérouard à notre protestation. En gros il se "lave les mains" de toute responsabilité en la matière, se justifiant comme un vulgaire vendeur de lessive : "[...] On peut certes regretter que le slogan et la question soient formulés en anglais, comme vous le faites remarquer (et non en latin classique !), mais c'est simplement le fait de la culture dans laquelle baignent les jeunes de cet âge auxquels la campagne entend s'adosser. Et de cela l'Église n'est pas responsable... " En bref pour attirer les djeunes nous sommes prêts à toutes les bassesses, contribuant ainsi à leur faire croire que tout le monde doit s'adresser à eux en anglo-américain. [MAR]
Des Bourses et des langues : la valse des valeurs
La bourse de Casablanca a été lancée avec l'appui technique de celle de Paris. Elle s'est honorablement développée depuis.
Mais la bourse de Paris, devenue Euronext après s'être fédérée avec d'autres bourses européennes, s'est entre-temps vendue aux Américains du Nasdaq, malgré, ou peut-être à cause, d'un certain succès. Je ne connais pas les secrets de ces négociations et ai oublié la raison pour laquelle Euronext « devait » se vendre. Ses actionnaires (les banques françaises ?) n'auraient pas résisté à la tentation d'une bonne affaire. Ils ont refusé une offre de la bourse allemande qui laissait moins d'autonomie à la bourse de Paris que les Américains : cinq sièges sur 12 au conseil d'administration et la promesse de garder un centre de décision européen. Vu de Casablanca, l'esprit de tout cela n'a pas été respecté car le centre de décision "européen" est maintenant à Londres et non plus à Paris, les cadres francophones ont disparu, et la bourse de Casablanca doit embaucher des Marocains ayant un bon niveau d'anglais pour la suite des contacts techniques avec Euronext, devenu le bureau londonien de décideurs américains. Vu de Paris cette fois, on souvient du tollé qu'avait déclenché le déplacement du centre technique de Paris vers une implantation anglaise proche de Londres « pour gagner quelques millisecondes » dans l'envoi des ordres à cette place. On ajoutait que la souplesse du droit du travail anglais avait dû également jouer un rôle. Et il fallait être proche de Londres parce que c'est là qu'il y a les investisseurs, auxquels la Grande Bretagne a accordé un régime fiscal privilégié, notamment pour les étrangers. Un libéral pur et dur nous dira que ce qui compte est que les différentes bourses citées fonctionnent bien. Il dira que la France ne fait que payer la rigidité excessive de son marché du travail et le poids de sa fiscalité, et il se félicitera de « cette concurrence des systèmes » qui devrait faire réfléchir les Français. Le libéral ajoutera que l'anglicisation d'un groupe d'employés d'un pays francophone et de spécialistes français (ou leur remplacement par des Anglais ou des Américains) n'est en soi ni un bien ni un mal et ne fait qu'illustrer la supériorité du système économique anglo-saxon. Enfin il nous expliquera que la plus-value faite par les actionnaires français d'Euronext justifie le tout, et sera à son tour utilisée rationnellement. Peut-être. Mais ce n'est pas ainsi que le libéralisme gagnera les coeurs et l'opinion. D'autant que, même en restant sur un plan économique, cela érode le privilège linguistique dont bénéficient les entreprises françaises au Maghreb, et pas seulement les entreprises, puisque les universités, les écoles et les enseignants français en bénéficient également. Rappelons l'importance de l'industrie de la langue pour l'Angleterre qui voit arriver chez elle chaque année des centaines de milliers de jeunes Européens venus apprendre l'anglais. L’avantage se chiffre en milliards. De même que les économies pour les hommes d'affaires britanniques à Bruxelles. Bref, séparer langue et économie comme le font beaucoup de responsables français n'est pas toujours pertinent, et penser que "les autres" le font est parfois naïf. Par ailleurs, cette analyse purement économique n'épuise pas la question. Par exemple passer du français à l'anglais comme seconde langue est une revendication de beaucoup d'islamistes... Mais c'est un autre débat. Yves Montenay
Marseille rampe devant les anglo-saxons
La municipalité de Marseille a décidé tout récemment de se doter d'une "marque" baptisée "Marseille on the move" (un slogan d'une affligeante banalité, car qu'est-ce qui n'est pas "on the move" par les temps qui courent ?). "Nous sommes des élus mais nous sommes avant tout des commerciaux, nous allons vendre un produit magnifique et aujourd'hui, pour nous identifier, pour identifier Marseille à l'étranger, nous avons le droit et le devoir de créer cette marque qui sera attribuée par un jury (...) à celles et ceux qui travaillent à l'étranger ou avec l'étranger dans le domaine du tourisme", a déclaré dans une conférence de presse Dominique Vlasto, adjointe au tourisme (voir sur le site laprovence.com).
Voilà qui est bien clair. Qu'on se le dise : les élus locaux se considèrent désormais comme étant "avant tout des commerciaux". Et on le sait bien, l'anglais (de bazar comme il se doit) est la langue des commerciaux. CQFD. Comme je l'écrivais en septembre dernier à propos de la déferlante anglomaniaque : "Quant au pouvoir politique, convaincu depuis longtemps par l'idéologie néolibérale de la nécessité de son effacement et de sa soumission aux sacro-saintes lois des marchés, apparemment partagé entre la résignation, l'indifférence et le sentiment de sa propre impuissance, il n'est, en réalité, pas le dernier à prêter la main aux fossoyeurs de la "langue de la République" (article 2 de la Constitution française). Cela est vrai au niveau de l'État, certes, mais peut-être plus encore à celui des administrations publiques territoriales, elles aussi parties, comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire à maintes reprises - du fait notamment de l'affaiblissement constant, spectaculaire, de l'État - à la conquête du monde". Sur place, sur la Canebière, la nouvelle a tout de même suscité nombre de commentaires moqueurs. On en trouvera quelques exemples sur le site : laprovence.com Jean-Pierre Busnel
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Alors, j'entends ce matin aux aurores, sur France-Inter, que Marseille s'enorgueuillit d'avoir un nouveau "slogan" (attention à ce mot... devise, c'est mieux ) à la hauteur de son destin de Capitale Européenne de la Culture... devinez...: ... "Marseille is in the move !" Voilà qui nous émoustille ! ... qui nous ravigotte... qui nous fait sentir que nous avons enfin épousé le siècle... [...]
François Mainguy
Nouvelles du mois
Impératif français lance la campagne "Moi, je parle français" - Jesus is my boss - Brice Hortefeux et sa "task force"
_________________________________________________________________________________ Impératif français lance la campagne "Moi, je parle français" au Québec pour valoriser le français comme langue d'usage commune campagne pour valoriser le français comme langue commune _________________________________________________________________________________ Jesus is my boss (sic !) c'est le slogan de la campagne de communication du Service National des Vocations de l'Eglise Catholique. On savait que l'église catholique avait perdu son latin mais on ne savait pas que Jésus avait perdu son accent et qu'il était "anglais". Bel exemple de ce que la crétinerie publicitaire peut faire accepter à des institutions respectables pour leur faire croire à la modernité du concept... _________________________________________________________________________________ Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur a mis en place une "task force" pour expliquer la réforme sur le terrain [réforme des collectivités locales]. Il avait déjà une task force depuis novembre 2009, il lui en fallait une autre toujours in inglche pour faire branché. Sans doute une nouvelle avancée de l'identité nationale... Signalons-lui les équivalents proposés par Délégation générale à la langue française (DGLF) qui dépend du ministère de la Culture : Force opérationnelle ou groupe d'intervention semblent les plus appropriés pour ce ministre qui semble préférer les anglo-saxons aux auvergnats.
Le plurilinguisme, un avantage concurrentiel
Lettre ouverte aux parents et aux jeunes par Christian Tremblay Si, à l'OEP [Observatoire européen du plurilinguisme], nous avions un peu l'esprit "marketing" ou "mercatique", et recourions aux messages agressifs que nous subissons à longueur de journée, nous dirions aux parents : "Donnez un avantage concurrentiel à vos enfants : choisissez le plurilinguisme !" Il y a des moments où la provocation a du bon. Il faut tout simplement ouvrir les yeux. Pendant que Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier Ministre, mandaté par le Président de la République, caracole pour défendre le français dans les instances internationales, certains ministres ou anciens ministres, comme Valérie Pécresse ou Rachida Dati, recommandent le repli en bon ordre au nom de la modernité sous la forme d'un bilinguisme franco-anglais qui devrait être la nouvelle langue nationale de la France. C'est une manière de réinventer la Ligne Maginot et de rejouer la dernière guerre. Face à ces attitudes dénuées de toute perspective et d'ambition, nous préférons regarder les réalités. Pendant qu'en Europe on préconise dans les instances européennes, auxquelles les gouvernements nationaux sont censés participer (nous nous demandons d'ailleurs la portée des engagements pris par les gouvernements quand ils signent une résolution du Conseil des ministres européens), non seulement la maîtrise de deux langues au moins, en plus de la langue maternelle, et la diversification de l'apprentissage des langues dès le plus jeune âge, dans les pays anglo-saxons, l'enseignement des langues étrangères est en régression. La langue anglaise perçue comme offrant la domination sur le reste du monde, la connaissance des autres langues et des autres cultures n'y est pas considérée comme quelque chose d'important, dans un monde pourtant de plus en plus multipolaire et multiculturel. Sur un marché du travail largement mondialisé, si un jeune Européen n'est pas un "native", le fait de ne posséder que sa langue maternelle autochtone (le français, l'allemand, l'italien, le polonais, etc. sont des langues autochtones) et l'anglais le place immédiatement dans une situation d'infériorité face à un "native". En revanche, si le jeune Européen possède outre sa langue maternelle, une autre grande langue, et l'anglais certes, mais aussi, s'il est particulièrement courageux, une troisième langue, peut-être plus rare, alors là, il prend un avantage indiscutable sur le "native". Donc, suivant en cela des rapports très officiels d'origine britanniques, mais qui font l'effet d'une goutte d'eau sur le plumage d'un volatile, nous disons à nos amis britanniques : désolidarisez-vous de cette dérive monolingue du monde anglo-saxon qui est une fermeture dramatique au monde, une forme d'obscurantisme dangereux. Mais nous disons aux familles européennes : prenez la question des langues au sérieux ! N'écoutez pas ceux qui se croient modernes et qui militent dans les conseils d'écoles pour la généralisation de l'anglais dès l'école maternelle. Réfléchissez et démarquez-vous d'une opinion répandue qui mène des générations de jeunes dans une impasse. Donnez un avantage concurrentiel à vos enfants : choisissez le plurilinguisme ! Christian Tremblay
Nike : toujours plus loin dans la colonisation ! - par MAR le 14/04/2010 - 20:36 Nike : toujours plus loin dans la colonisation !Be the revolution of you _ Re-Invent Yourself with Nike Air Max 90 Une fois de plus Nike joue le rôle d'avant garde colonisatrice, en s'adressant à ses clients, actuels ou éventuels, entièrement dans la langue coloniale (l'anglo-américain) avec de minuscules et grotesques traductions pour faire semblant de respecter la loi. Nike vous méprise, méprisez-le : n'achetez aucun produit de cette marque tant qu'elle ne respectera pas notre pays et ses citoyens.
Bilinguisme et travail : le cas GEMS fait école
Retour sur le cas de GEMS où les syndicats ont réussi à imposer le français au travail (notices techniques, communication, outils informatiques... ) Entretien vidéo avec Jocelyne Chabert du syndicat CGT de General Electric Medical Systems qui explique que le plus souvent "il suffit de menacer l'entreprise ne respectant pas la loi pour les choses rentrent dans l'ordre". Elle souligne également le caractère idéologique de l'imposition de l'anglais dans une entreprise...
Conférence de presse réussie au Salon du Livre pour
16 associations en lutte pour le français et la Francophonie
Claude Hagège l’a conclue par ces mots : "c’est la guerre ! "16 associations de promotion du français, de la Francophonie, et de la diversité culturelle : 13 françaises, une belge de Flandre, une québécoise, et une internatio
nale (siège à Rome), ont tenu le 30 mars 2010 au Salon du Livre de Paris, une conférence de presse présidée par l’écrivain Philippe de Saint Robert et animée notamment par le Professeur au Collège de France Claude Hagège.Elles ont, avec l’approbation massive du public de quelque 240 personnes, démasqué et dénoncé l’offensive de grande envergure menée depuis des années par les "élites" dominantes de droite, de gauche et du centre, contre nos langues, la Francophonie et la diversité culturelle dans toute l’Europe et dans le monde. Dans l’enseignement, les universités, la recherche, la chanson, les entreprises, le cinéma, les media audio-visuels, et dans l’utilisation de l’Union européenne comme fourrier de la langue et des intérêts anglo-saxons sur le continent et en Afrique. Nos associations constatent que, dans le cas de la France, ces évolutions tendent - au nom du "mondialisme" ou "globalization" - à une nouvelle mutation linguistique vassalisante vers l’anglo-américain. Elles estiment que cette mutation forcée, subreptice, mais d’une ampleur impressionnante, dessert les vrais intérêts de la France, de ses voisins, et de leurs peuples au premier chef, et qu’elle justifie que la Nation puisse en prendre une pleine conscience, et s’exprimer à ce sujet d’intérêt vital dans un grand débat national. Les 16 associations demandent donc au Gouvernement français, avec l’accord du public présent, d’organiser des : "États généraux de la langue française et de la Francophonie".
Elles veulent que soient, en France, clarifiées d’urgence les places du français, des langues étrangères et régionales, et de la construction de la Communauté francophone. Paris, le 30 mars 2010 [voir la vidéo de la conférence de presse] Voir également les entretiens lors du Salon du Livre avec Volker Schlöndorff (4'51), Françoise Xenakis (4'12) et Édouard Molinaro (3'36) au sujet de la langue française (propos recueillis par Laura Lebeau) _______________________________________________________________________________ Appel préliminaire Les associations se réjouissent de voir, en mars, le français et la Francophonie à la une de quelques médias : 40ème anniversaire du traité de Niamey, Semaine de la Langue française et prochaine inauguration par Nicolas Sarkozy et Abdou Diouf de la Maison de la Francophonie dont la date reste à fixer. Mais nos associations constatent que : - l’enseignement "d’une langue étrangère" dès les petites classes - en pratique du seul anglais - est imposé aux enfants de France ; - l’enseignement secondaire offre de moins en moins d’autres langues que celle du dollar ; - l’enseignement supérieur français s’anglo-américanise, à un rythme accéléré depuis quelques années ; - les pressions se multiplient depuis vingt ans sur nos chercheurs pour faire de l’américain la seule langue de leurs publications et colloques en France, les mettant ainsi à la remorque et sous la coupe de la recherche et de gros intérêts anglo-saxons ; - la chanson en anglais noie de plus en plus les artistes qui chantent en français, jusque dans les concours et prix nationaux, seul le rap restant à peu près francophone ; - les armées de terre, de mer, de l’air, des pays européens, au nom de l’inter-opérabilité des forces OTAN, emploient l’anglo-américain jusque chez elles entre nationaux ; - les grandes entreprises "mondialisées" imposent, en France et ailleurs, l’anglais comme langue des logiciels et de la communication avec leurs cadres, malgré les réactions, enfin renforcées, des salariés et de leurs syndicats ; - les chaînes de télévision privées et publiques privilégient, aux "JT" du soir, la présentation-promotion (payée ?) de films américains dans de longs entretiens avec des acteurs et réalisateurs anglo-saxons; les affiches de films en anglais n’étant plus guère traduites ; - la protection juridique du français assurée depuis 1994 (loi Toubon) est sans cesse rognée par trop de ses gardiens, jusque dans ses aspects de protection du consommateur, au mépris du principe de précaution ; - le réseau encore magnifique d’écoles françaises, d’instituts, centres culturels, alliances françaises, d’extension mondiale et de haute qualité, perd constamment de ses ressources d’État depuis plus de 20 ans, alors qu’il est un remarquable vecteur d’influence de la France ; - la Francophonie organisée (OIF) stagne en fait depuis 10 ans, sans impulsion politique et sans croissance réelle des moyens de sa coopération multilatérale et de ses actions de solidarité. Symbole révélateur : son drapeau est inconnu parce qu’occulté… - l’Union européenne est devenue en fait le fourrier zélé de la langue et des intérêts anglo-américains jusque dans ses relations avec les pays francophones africains, et plus encore avec ses membres européens et leurs ministères, obligés de traiter en anglais les documents de travail, alors qu’ils devraient avoir le courage de les renvoyer à Bruxelles, en application des textes fondateurs de l’UE. ![]() Nos associations constatent que, dans le cas de la France, ces évolutions équivalent - au nom du "mondialisme" ou "globalization" - à une nouvelle mutation linguistique vassalisante, beaucoup plus rapide que ne le fut en Gaule le passage pluriséculaire des langues celtiques au latin. Elles estiment que cette mutation forcée, d’une ampleur impressionnante, dessert les vrais intérêts de la France, et de ses voisins, et qu’elle mérite que la Nation puisse en prendre une pleine conscience, et s’exprimer à ce sujet d’intérêt vital dans un grand débat national. Nos associations demandent donc au Gouvernement d’organiser des "États généraux de la langue française et de la Francophonie". Elles souhaitent que soient clarifiées d’urgence chez nous les places du français et des autres langues. _______________________________________________________________________________ * Associations organisatrices : Alliance Champlain, Nouméa, Nouvelle-Calédonie - www.alliance-champlain.asso.nc Association Francophonie Avenir (AFRAV), 2811 chemin de Saint-Paul - 30129 Manduel – www.francophonie-avenir.com Association internationale francophone des Aînés (AIFA-France) - AG2R, 35 bd Brune - 75014 Paris Association pour la Promotion de la francophonie en Flandre (APFF), Spreeuwenlaan 12 - 8420 De Haan - Belgique - www.francophonie.be/ndf Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (ASSELAF) 22 rue François Miron - 75004 Paris – http://asselaf.fr/ Avenir de la langue française (ALF), 34 bis rue de Picpus - 75012 Paris - www.avenir-langue-francaise.fr Cercle littéraire des écrivains cheminots (CLEC) - http://clec.uaicf.asso.fr Comité du 9 mars 2009 (syndicats-associations, pour le droit des travailleurs de travailler dans leurs langues nationales (en France : ALF 34bis rue de Picpus) Défense de la langue française (DLF) – 222 avenue de Versailles - 75016 Paris ; www.langue-francaise.org Forum francophone international France (FFI-France) - 34 bis rue de Picpus - 75012 Paris Institut Culture, Economie et Géopolitique (ICEG) 2 rue Paul Appell, 75012 Paris – www.asso-iceg.fr Impératif français, Québec Le Français en Partage (LFP), 25 bd Arago - 75013 Paris - http://lefrancaisenpartage.blogspot.com Respublicanova, Paris www.respublicanova.fr et www.jeuneciceron.fr
L'Alliance Francophone renouvelle son souhait d'un visa francophone
Assemblée générale du 20 mars 2010
L’Alliance francophone, présidée par Jean Guion, a tenu le 20 mars 2010 son Assemblée Générale à Paris et confirmé ses orientations principales dont la création d'un visa francophone. Son Président-fondateur a été Pierre Messmer ancien Premier Ministre, les actuels présidents d’honneur sont Stéphane Hessel et Cheick Modibo Diarra ceux-ci prenant la suite de Maurice Druon. Les résolutions adoptées rejoignent et précisent sur certains points : notamment sur le visa francophone – les propositions formulées depuis vingt ans par ALF et d’autres associations de promotion du français et de la Francophonie telles FFI-France, ASSELAF, AFRAV, groupe Phénix… [AS] Les membres de l'Assemblée Générale de l'Alliance Francophone réunis le 20 mars à Paris ont adopté 7 résolutions : • estimant que la liberté de circuler est un élément fondamental du développement de la Francophonie, renouvelle son souhait de voir cette liberté facilitée et réaffirme sa volonté de voir réaliser son projet de "visa francophone" qui permettra une circulation plus aisée et plus digne des créateurs francophones de richesses culturelles et économiques dans leur espace, • estimant que l'apprentissage de la langue française n'est plus satisfaisant, souhaite que tout soit mis en œuvre pour que les professeurs de français puissent disposer, rapidement, de nouveaux moyens afin d'être en mesure de donner aux élèves le goût de cette langue de culture, • estimant que la langue française est particulièrement maltraitée dans les médias et la publicité, demande à Alain Joyandet, secrétaire d'État chargé de la coopération et de la francophonie, d'accentuer fermement la lutte contre les anglicismes, • estimant que les hommes politiques, artistes, journalistes, et plus largement ceux qui s'expriment à longueur de journée, en particulier à la télévision, adoptent un laisser aller coupable en ne parlant plus un français correct qui permet de les comprendre, leur demandent de prendre conscience de leur exemplarité et de se ressaisir, • estimant que la défense des valeurs humanistes véhiculées par le français dans l'espace francophone, et en dehors de celui-ci, est de plus en plus nécessaire, demande à l'OIF d'être plus directive et plus audible dans ses prises de position quand ces valeurs sont remises en question, • estimant que le français reste et demeure une langue de liberté, l'Alliance Francophone réaffirme son soutien à tous ceux qui luttent pour vivre libres et dignes en Palestine, en Birmanie, à Cuba, en Chine, et plus généralement partout où les peuples sont bâillonnés, • estimant que le français ne doit pas être l'apanage d'une élite, l'Alliance Francophone souligne l'importance qu'il y a à promouvoir, par des mesures concrètes, les vecteurs populaires tels que la chanson, la poésie, le sport, la mode et tout ce qui fait "l'art de vivre francophone". (voir le site de l'Alliance francophone) | Rechercher
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e maire UMP Louis Guédon) n'est pas en reste et fait passer cette inoubliable annonce : "Les Sables d'Olonne, conscients de l'incroyable ensoleillement qu'offre leur station l'été, recrutent deux creamers chargés de renseigner les vacanciers sur les bons comportements à adopter au soleil et de leur remettre des échantillons de crème solaire". Encore bravo pour l'imagination linguistique !
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est progressiste donc importons directement son slogan en américain, cela fera djeun, cela fera moderne !" Il oublie que c'est surtout la langue du capitalisme multinational qui se moque des États et de leurs citoyens. On est loin de la politique responsable de l'ancien maire, Georges Sarre, qui toute sa vie lutta pour pour la diversité culturelle. Ici on est hélas dans le bêlement grotesque et rampant !
. Une fois de plus la nature abstraite avant le respect des hommes !
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