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nouvelles/Frederic_Martel.jpgLa collaboracheune a trouvé son chantre : Frédéric Martel - par MAR le 23/07/2010 - 16:06

La collaboracheune a trouvé son chantre : Frédéric Martel

Dans un article de 3 pages (!) dont le magazine Le Point (8 juillet 2010) lui a généreusement accordé  la place, Frédéric Martel développe en long et en large la théorie de ce que nous appelons la collaboracheune (collaboration linguistique et culturelle).[lien vers l'article ]

Ce triste sire milite, pour résumer, pour la disparition complète du français, l'alignement général dans tous les domaines sur le modèle états-unien et l'uniformisation général de la planète.
Son article est un long cri de victoire à toutes les défaites et reculs français, un long rampement devant tout ce qui vient des pays anglo-saxons, forcément plus modernes.  Pour lui l'ouverture au monde ne peut se traduire que par un seul comportement : devenons anglo-saxons.

Dans ce pays, toutes les époques ont connu de tel chantres de la défaite nationale : Bourguignons s'alliant aux Anglais contre les Armagnacs, émigrés s'alliant à l'Europe absolutiste contre la Révolution et Vichy prônant la collaboration avec l'Allemagne nazie... Il n'en est hélas que le digne continuateur !

Marc-Antoine Renard
 __________________________________________________________________________________ 

Notons que ce manifeste est l'œuvre
d'un grand redevable de la République (même s'il  lui crache à la figure) : chef du bureau du livre dans une ambassade, chargé de mission au département des affaires internationales du ministère de la Culture, conseiller technique au cabinet de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité, chercheur à l'EHESS et conseiller du président de l’EHESS (!), attaché culturel à l'ambassade de France aux États-Unis, producteur/présentateur à France Culture, chercheur associé à l'Institut National de l'Audiovisuel (INA) !!! et j'en passe... M.-A. R.

voir aussi l'article du 17 juillet de Métapo infos et l'article de Jack Dion dans Marianne qui y est cité

nouvelles/ens.jpgNormal Sup croit à l'excellence à la française - par MAR le 10/07/2010 - 18:18

Normal Sup croit à l'excellence à la française

Loin de l’Institut d’études politiques de Paris (Science Po.) qui impose de plus en plus de cours en anglais et qui permet à des étudiants étrangers de suivre des cursus complets sans apprendre un mot de français, encore plus loin des écoles de commerce (renommées le plus souvent "business school") qui imposent des cursus entièrement en anglais à leurs étudiants, Normale Sup organise des sessions d'un mois autour de langue et de la culture française pour une cinquantaine de brillants étudiants, chinois, japonais, africains, européens.
Comme le dit Cécilia Gabizon dans son article du Figaro du 22 juillet 2010 : "Beaucoup entendent «améliorer leur niveau de langue» . Mais en fait de séjour linguistique, l'ENS a concocté un véritable programme de travail, avec des ateliers d'art, d'architecture, de littérature, des conférences magistrales et des cours délivrés soit par d'illustres professeurs, soit par des normaliens frais émoulus. «Nous avons choisi un cursus tout en français, ce qui est rare. Il ne faut pas laisser le monopole de la recherche à l'anglais», explique Céline Barral, normalienne qui coordonne cette formation."

A une époque de démission généralisée concernant la langue française, nous ne pouvons que nous réjouir de cette nouvelle et lui souhaiter longue vie. Persuadés que singer les anglo-saxons n'apporte rien à la France, n'importe qui d'un peu censé préférant toujours l'original à la copie.
 
M.-A. R.
 

nouvelles/dinard-hope.jpgDinard, François Pinault et l'anglomanie ordinaire - par Jean-Pierre Busnel le 06/07/2010 - 09:25

Dinard, François Pinault et l'anglomanie ordinaire

Il y a un an, le 16 juin 2009, j'évoquais l'inauguration, au Palais des Arts de Dinard (charmante station balnéaire très réputée de la Côte d'Émeraude, à quelque 65 kilomètres au nord de Rennes), de l'exposition d'une petite partie de l'immense collection privée d'œuvres d'art contemporain de M. François Pinault, homme d'affaires breton, l'une des plus grandes fortunes de France. Intitulée "Qui a peur des artistes ?", cette exposition se tenait, curieusement, sous l'égide de la "François Pinault Foundation" ! Le mot anglais foundation ne différant du français fondation que par une lettre, le parti pris anglomaniaque était manifeste. Du coup, mélangeant les genres, les journalistes et les commentateurs usèrent à cette occasion d'un anglicisme syntaxique pour désigner cette fondation. Ils ne parlaient pas de la Fondation François Pinault, mais de la François Pinault Fondation. C'était même le cas du site internet officiel de la ville de Dinard qui, sur sa page d'accueil, évoquait cette "sélection d'oeuvres de la François Pinault Fondation".
 
Cette année, dans les mêmes lieux, une seconde exposition d'art contemporain "témoigne de la volonté de la ville de Dinard de s'inscrire dans la création d'aujourd'hui". A travers une cinquantaine d'œuvres, il s'agit, sur le thème de l'espoir, d'un voyage initiatique au sein de la culture biblique allant de la Genèse à l'Apocalypse en passant par l'Exode. Cette fois encore, les organisateurs et leurs conseils en communication ont estimé que la langue française était indigne d'exprimer la modernité. C'est bien entendu l'anglais qui a eu leur préférence. D'où le titre de l'exposition : "Hope" (espoir en français, voir ci-dessus).
 
Je suis entré dans ce Palais des Arts de Dinard. C'était un dimanche, à l'heure du déjeuner, et les quatre ou cinq jeunes gens de l'accueil étaient désœuvrés. J'ai eu tout le temps de leur dire ce que je pensais de cette nouvelle manifestation d'anglomanie. Ils m'ont sagement écouté et ont paru passablement médusés. Sans doute ne sont-ils pas habitués à entendre des observations de ce genre de la part des visiteurs en général, eux-mêmes considérant évidemment cet anglicisme comme allant de soi. En outre, en discutant avec de très jeunes gens, qui vivent désormais entre eux et qui n'ont que peu de contacts avec les adultes, on a parfois le sentiment qu'ils ne sont guère accoutumés à être contredits par ces derniers et, a fortiori, à ce qu'on leur tienne tête (l'enfermement de la jeunesse dans un monde à part est l'une des grandes caractéristiques de la société contemporaine). Toujours est-il que comme justification à cette utilisation insolite d'un mot anglais pour désigner une exposition d'art en France, l'un d'entre eux, mon interlocuteur principal, m'a répété à deux reprises : "C'est une question de choix !"
 
Voilà bien une excellente explication. Le sujet postmoderne aspire, en effet, à la plus parfaite autonomie. Il veut être, en tous domaines, libre de ses choix, libéré du fardeau, du carcan des héritages. Le très subtil Allan Bloom (1930-1992), qui a enseigné la philosophie politique à Chicago, a, l'un des premiers, au lendemain de la grande révolution culturelle des années 60, parfaitement discerné chez ses étudiants ce vent culturel nouveau aux États-Unis. Voici des extraits significatifs de ce qu'il écrivit à ce sujet dans son très remarquable ouvrage L'âme désarmée. Essai sur le déclin de la culture générale (chez Julliard, 1987) :
 
"Du fait de cet avenir indéterminé et ouvert et de l'absence de tout passé aliénant, les âmes des jeunes Américains se trouvent à un stade comparable à celui des premiers hommes à l'état de nature : ils sont nus spirituellement, sans relations, isolés, sans aucune connexion héritée ou inconditionnelle avec quoi que ce soit ni qui que ce soit. Toutes leurs relations doivent résulter d'un consentement, d'un contrat, d'un choix. Aucune n'est donnée d'avance ... Ils (les fils des classes moyennes) peuvent être tout ce qu'ils souhaitent être, mais ils n'ont aucune raison particulière de souhaiter être quelque chose en particulier. Ils ne doivent pas seulement choisir le lieu où ils vivront; ils doivent aussi choisir s'ils croiront en Dieu ou s'ils seront athées, à moins qu'ils ne laissent la question en suspens en étant agnostiques; s'ils seront hétérosexuels ou homosexuels, à moins qu'à nouveau ils ne se laissent libres d'être l'un et l'autre; s'ils se marieront et s'ils resteront mariés; s'ils auront des enfants, et ainsi de suite, à l'infini. Il n'existe aucune nécessité, aucune morale, aucune pression sociale, aucun sacrifice à faire qui milite en faveur ou à l'encontre d'aucune de ces directions, et il existe des désirs qui s'orientent vers chacune d'entre elles, avec, contradictoires entre eux, des arguments pour étayer chacun des choix."

"Laissez-moi faire de moi ce que je veux" écrivait, à la même époque, André Bercoff dans son Manuel d'instruction civique pour temps ingouvernables (Grasset, 1985). A l'heure de la globalisation, de l'individualisme et de l'hédonisme triomphants, du "bougisme", de l'aspiration au métissage généralisé, du relativisme culturel (tout se vaut), aucune autorité transcendante (idéologie), historique (la tradition), parentale, majoritaire ou politique (la loi démocratique) ne peut prétendre infléchir les préférences du sujet postmoderne, régenter ses comportements, contrarier sa prédilection pour une forme de société qui met à sa disposition toutes les formes de vie, le libère de la morale ancienne du menu unique au profit d'un choix à la carte. Et surtout pas celle issue d'un passé nécessairement périmé, "car le pire est désormais d'apparaître en héritier" (Francis Brochet, La Grande Rupture, éditions du Toucan, 2010). Dans ces conditions, aux yeux des jeunes générations une langue ne saurait évidemment prétendre à l'hégémonie, ni même à quelque supériorité que ce soit, au motif qu'elle est "maternelle" (c'est pourquoi l'attachement à la langue est une fonction croissante de l'âge des individus). Et si l'anglais séduit autant les jeunes gens des deux sexes c'est, essentiellement, parce que c'est dans cette langue que s'exprime ce qui est, et de très loin, leur immense passion commune : la musique rock et ses dérivés, élément constitutif central de la culture mondiale de la jeunesse.
Jean-Pierre Busnel

nouvelles/Dsk-Lamy-Trichet.jpgRaffarin interpelle Strauss-Kahn, Lamy et Trichet - par Albert Salon le 09/06/2010 - 21:28

Raffarin interpelle Strauss-Kahn, Lamy et Trichet
qui s'expriment le plus souvent en anglais

Représentant du président Nicolas Sarkozy pour la francophonie, et partisan de "l'intransigeance francophone", l'ancien premier ministre regrette que d'éminents Français occupant à l'international des postes de premier plan aient pris l'habitude de s'exprimer en anglais. « Ma tâche serait plus facile si, de temps à autre, au FMI, à l'OMC ou à la BCE, MM. Strauss-Kahn, Lamy et Trichet prononçaient un discours en français » , explique Jean-Pierre Raffarin.
 
L’ancien Premier Ministre, "sherpa" du Président de la République pour les Sommets francophones, s’est déclaré partisan de "l’intransigeance francophone". Il s’est déplacé récemment à Bruxelles et dans divers grands organismes internationaux où des Français tiennent des postes stratégiques mais n’y servent pas la France, surtout pas sa langue (rappelons-nous le "I am not a Frenchman" de M. Trichet à Strasbourg !).
Cette prise de position sympathique devrait être relayée, pour gagner en crédibilité et efficacité, par le Président de la République lui-même…  [AS]
 

MuseeHorreurs/rededen.jpgDernières nouvelles de la collaboracheune - par MAR le 09/06/2010 - 21:28

Dernières nouvelles de la collaboracheune (collaboration)
Ed/Dia et le hard discount, Accor/Edenred (For an easier life), Les Sables d'Olonne et ses creamers, la CCI de Lyon et ses Citytechs, Edhec business school et ses cursus tout en anglais, Yoplait et son neverstop
et europe1.fr pour l'anglais langue unique de la chanson

Il s'agit de traiter ici, au moment où chacun dit célébrer les 70 ans de l'appel du 18 juin, du camp d'en face. De ceux qui sans exigence aucune, vont toujours au-delà de ce que l'on pourrait leur demander dans le sens de la démission nationale et, plus particulièrement ici, du piétinement de notre (leur) langue au profit de la langue de leurs "maîtres". C'est cela la collaboracheune* (collaboration). !

Quelques prouesses récentes dans ce domaine :

Les magasins Ed ont décidé de se rebaptiser Dia : on pouvait y voir une avancée ,pour une fois un magasin du groupe Carrefour ne s'affublait pas d'un "market" ou d'un "city" et des initiales anglo-américaines (dont le sens il est vrai, avait été un peu oublié : épicier discount) se voyaient remplacées par un nom plus latin. Trop beau. L'intérieur est tapissé depuis de slogans énormes et de grande beauté : "Vous allez aimer le hard discount"...

Le groupe Accor, qui parait-il est un groupe français, a décidé de renommer sa branche Accor Services (qui avait le tort de se comprendre en français et en anglais) Edenred avec le slogan accolé "For an easier life" épatant non ?
Le plus cocasse c'est que cette fameuse Edenred, puisqu'Edenred il y a, se prétend "Entreprise citoyenne et engagée" présenté comme le leader mondial des titres de services prépayes avec des appellations aussi inoubliables que : "Childcare Vouchers, Ticket Car, Ticket Clean Way..." N'en jetez plus !

L'office du tourisme des Sables d'Olonne (commune administrée par lcreamers.jpge maire UMP Louis Guédon) n'est pas en reste et fait passer cette inoubliable annonce : "Les Sables d'Olonne, conscients de l'incroyable ensoleillement qu'offre leur station l'été, recrutent deux creamers chargés de renseigner les vacanciers sur les bons comportements à adopter au soleil et de leur remettre des échantillons de crème solaire". Encore bravo pour l'imagination linguistique !

Il est certes dépassé à Lyon par Guy Mathiolon, président de la CCI, qui avait tenté de prendre de l'avance dans la collaboracheune l'année dernière en renommant les aéroports de Lyon, Lyon airports, il s'était hélas heurté à un préfet forcément réactionnaire qui pensait qu'une institution publique française devait parler français ! Il tente de prendre sa revanche ce mois-ci en nommant "Citytechs" un "nouveau réseau d'entreprises lyonnaises spécialisées dans le renouvellement urbain".

L'Edhec qui fut une des 4 ou 5 grandes écoles de commerce française, s'affiche désormais comme Edhec business school avec un site Internet qui déborde de sabir anglo-saxon (malgré l'existence d'une english version). Cette Edhec donc, après une année bachelor (sic !) ou la langue indigène semble admise et une année de stage, impose à tous ses étudiants (peut-être faut-il dire students ? ) un cycle Master fièrement affiché "entièrement en anglais : pour former d'excellents spécialistes et des managers d'équipe et de projets". Les formulaires d'inscriptions étant pour certaine filière uniquement disponibles en anglais. Pour le plus grand profit des professeurs et au-delà, des pays anglo-saxons dont on a bien retenu le brillant apport à l'économie mondiale ces dernières années.

Enfin rendons hommage à une sorte de journaliste dénommée Amélie Bertrand qui officie sur le site europe1.fr et qui commente l'Eurovision avec le glorieux titre : "L’Eurovision, la loose à la française". Elle fait tout simplement l'éloge du "chantons tous en anglais" se moquant en passant des langues des sauvages qui peuplent notre continent ("qui aurait envie d’entonner un refrain en tchèque ou de s’enthousiasmer pour une chanson en suédois ?") De sa part cela ne nous étonne évidemment pas. C'est limpide, pour elle, quand un français chante en français c'est du chauvinisme, si un anglais chante en anglais c'est de l'universalisme ! Pour elle, il n'y a qu'une seule voie : celle du moule unique, celle de ses maîtres. C'est ça la collaboracheune (collaboration) populaire !

Saluons pour finir, la marque Yoplait qui orne ses produits Yop (yahourts à boire) du slogan "Never stop" pour bien habituer nos bambins à être fascinés par  nos colonisateurs et au fait que leur langue n'est plus qu'une langue barbare, indigne de l'Empire.

Marc-Antoine Renard

* La graphie de ce terme est inspirée des annonces entendues sur les différentes chaînes de Radio France, où y compris sur France Musique et France Culture, où les auditeurs qui n'ont rien demandé, se voient infliger l'annonce récurrente d'une émission sur "Le Mouv" avec sa prononciation anglo-américaine, sans doute jugée obligatoire pour faire djeune : Mouv' généraicheune (Mouv' Generation).


nouvelles/quater-back.jpgPublicité ? dites plutôt advertising ! - par Jean-Paul Perreault le 09/06/2010 - 08:41

Publicité ? dites plutôt advertising
Comment les agences publicitaires anglo-saxonnes
nous enfoncent leur "modèle" dans la tête

Ce ne sont plus seulement les enseignes commerciales (et les raisons sociales) qui sont aujourd'hui massivement anglicisées. La communication marchande emprunte de plus en plus aux mots anglais, en particulier sur les lieux de vente. Elle ne dit plus "ouverture prochaine" pour annoncer l'installation d'un nouvel établissement, mais "soon opening". Contrairement à ce que l'on pourrait penser au premier coup d'œil, la photographie ci-jointe n'a pas été prise dans une rue de Chicago, de Boston ou d'une quelconque ville des États-Unis d'Amérique, mais à Rennes, le 3 juin courant, à l'entrée du centre commercial Colombia. Elle montre la devanture d'une nouvelle boutique d'habillement (pour les "jeunes"). L'allusion explicite au football américain (quater back) comme argument de vente est d'autant plus inattendue, ici, que les Français ne connaissent rien de ce sport. Mais le fait qu'une douzaine des quinze plus grandes agences publicitaires de France (à l'exception de Havas Advertising [sic !] et de Publicis) soient des sociétés américaines est évidemment pour beaucoup dans cet ahurissant et envahissant raz-de-marée anglomaniaque. Autant dire, en effet, que ce sont des "stratèges" américains, ardents avocats de la globalisation postnationale et de la langue unique, qui, désormais, mènent le jeu et encadrent les concepteurs français pour la réalisation des publicités "nationales". Les milieux de la "pub" sont bel et bien, désormais, sous écrasante hégémonie anglo-saxonne.

Ceci étant, l'élimination méthodique et progressive des mots français de l'espace public urbain ne semble toujours pas émouvoir le moins du monde les Français. Beaucoup, surtout parmi la population âgée et celle d'âge intermédiaire, ne savent pourtant pas ce que "soon opening" veut dire et pourraient s'offusquer que l'on s'adresse à eux, brusquement, comme s'ils étaient nés dans le Bronx. Mais cela les laisse apparemment de marbre. Peut-être même certains sont-ils flattés d'être transportés à aussi bon compte au pays des prestigieux et lointains quaterbacks dont ils entendent parfois parler par la presse sportive ? Et d'ailleurs les consommateurs ne sont-ils pas habitués à se soumettre volontiers aux injonctions des publicitaires, surtout les adolescents et les très jeunes gens qui sont, et de très loin, leur cible favorite (voir à ce sujet "Comment le capitalisme nous infantilise" de Benjamin Barber, professeur de sciences politiques à l'université du Maryland, Fayard, 2007) ? Il y a un peu plus de 50 ans (c'était en 1958) paraissait le livre fameux de Vance Packard, "La persuasion clandestine". Depuis, les techniques de manipulation ont évidemment fait beaucoup de progrès, au point que l'acheteur lambda n'a nullement le sentiment d'être assujetti par la consommation, mais, bien au contraire, celui d'être libéré par elle. Au total, le pouvoir économique alloue au secteur de la promotion des ventes et de la communication des ressources gigantesques. Mais, il faut bien le reconnaître, le résultat est là, spectaculaire.

Le phénomène n'est évidemment pas propre à la France. Ainsi, l'Union européenne qui, nous avait-on promis, devait pérenniser sur le Vieux continent un modèle spécifique, distinct de celui des États-Unis, apparaît de plus en plus, en réalité, comme servant de couveuse à un ordre économique, social et culturel se rapprochant sans cesse davantage du type américain. De même, il n'a jamais été dit que la construction européenne pourrait mettre en péril la langue française, encore moins qu'aux abandons de souveraineté politique exigés par elle pourrait s'ajouter, à terme, celui de notre langue maternelle.
 
Jean-Pierre Busnel

Francophonie.gifAppel de Lyon et recommandations des 10èmes entretiens de la Francophonie - par Albert Salon le 09/06/2010 - 08:41

Appel de Lyon 
et recommandations des 10èmes entretiens de la Francophonie

À l'issue des 10èmes entretiens de la Francophonie qui se sont tenus à Lyon les 27 et 28 mai dernier à l’Université de Lyon III-Jean Moulin, un appel solennel et vigoureux a été lancé en présence de quelque 300 personnalités françaises, québécoises, belges, maghrébines, africaines, vietnamiennes.... présentes (dont MM. Abdou Diouf,  Jean-Pierre Raffarin, le sénateur Jacques Legendre, Philippe Péjo, Christian Philip, Claude Hagège, le Président de la Région Rhône-Alpes…), dans la conscience dramatique d’un tournant et de la nécessité d’un sursaut puissant, est adressé aux gouvernants, élites et médias de la France et des pays francophones, ainsi qu’aux responsables de l’OIF

Organisés par la Chaire Senghor de la Francophonie de Lyon les 27 et 28 mai 2010 à l’occasion de son dixième anniversaire et de celui de l’Institut pour l’Étude de la Francophonie et de la Mondialisation (IFRAMOND), en présence à l’ouverture des travaux du Président Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, et en clôture de l’ancien Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin, Représentant personnel du Président de la République française auprès de la Francophonie, les Dixièmes Entretiens de la Francophonie ont débattu de la place de la Francophonie et de la langue française dans la mondialisation.
Les quelque 400 participants qu’ils ont réunis, issus du monde politique, de la francophonie institutionnelle, de la société civile et de l’université venant de toutes les régions francophones, lancent un appel solennel à la Francophonie et à la France pour une francophonie en mouvement et une langue française réhabilitée.
De nouvelles problématiques ont surgi : la mondialisation culturelle, les chocs identitaires et religieux, le défi écologique, l’uniformisation linguistique et culturelle, l’émergence de géants économiques incontournables, l’inégalité et la crise financière mondiale.
Un monde équilibré doit être multipolaire non seulement sur les plans politique et économique, mais également sur le plan culturel, et ainsi réussir le dialogue des cultures. Les Dixièmes Entretiens mettent en exergue que la Francophonie, comme les autres grandes aires linguistiques, peut fortement y contribuer du fait qu’elle partage une grande langue internationale, présente sur les cinq continents.
La Francophonie du 21ème siècle est donc bien plus qu’un laboratoire de la mondialisation humaniste, en raison des valeurs qu’elle promeut, des biens communs qu’elle défend. Elle se doit de promouvoir le dialogue interculturel mondialisé pour la paix et contre le repli identitaire. C’est une union géoculturelle, une puissance d’influence, forte de sa double dimension politique et de solidarité et des valeurs de son universalisme.

1 - Les Dixièmes Entretiens veulent attirer l’attention sur la langue française. C’est la grande oubliée de la francophonie institutionnelle
. Pour répondre à la forte demande de français dans le monde, la formation des enseignants de français et en français ne peut être différée : c’est une question de vie ou de mort pour la Francophonie. Il faut, par ailleurs, associer la langue française aux langues maternelles dans des pédagogies convergentes.
Voulons-nous faire du français une langue morte comme le latin ou le grec ancien ? Non, naturellement.
C’est pourquoi la Francophonie doit favoriser les classes bilingues et les universités francophones multilingues pour transmettre les valeurs que véhicule la langue française : une méthode, une rigueur, un raisonnement. Des garanties seraient ainsi données aux étudiants pour leur insertion professionnelle, compte tenu qu’ils seraient plurilingues.
Dans ce but, il faut s’affranchir du discours dominant de l’action impossible, des contraintes financières absolues.

2 - La Francophonie a besoin d’ambition : l’appel de Lyon est un appel aux États.

Après son combat victorieux pour la diversité culturelle, la Francophonie doit prendre l’initiative pour l’adoption d’une Convention sur la promotion et la protection des langues. Le pluralisme linguistique est le garant du respect des identités nationales.
Les Dixièmes Entretiens remarquent qu’un modèle unique, une langue unique sont aujourd’hui dépassés du fait de l’émergence de nouvelles puissances telles la Chine, le Brésil et le Mexique.
Ces nouveaux géants bâtissent un monde pluriel. La Chine en apporte la preuve avec l’implantation rapide de ses Instituts Confucius d’enseignement du chinois et de sa culture. Il est aujourd’hui inacceptable qu’un pays impose sa pensée et sa langue. Ceux qui veulent "le tout anglais" comme instrument obligatoire d’enseignement, sont en retard d’un combat.

3 - L’appel de Lyon, c’est un appel au second moteur de la francophonie : la coopération décentralisée.
Les États Généraux de la coopération décentralisée francophone qui se tiendront à Lyon en octobre prochain à l’invitation de l’Association internationale des Maires francophones et de l’Association internationale des Régions francophones dresseront un bilan, recenseront les besoins, mutualiseront les réponses et construiront les complémentarités avec les programmes de l’OIF et de ses Opérateurs directs.
Ensemble, États et collectivités décentralisées doivent relever les défis urgents comme l’enseignement du français, la constitution d’un corps de Volontaires de la Francophonie, la formation à distance des professeurs de et en français et la mise en place d’un outil francophone d’appui aux industries culturelles.

4 - L’appel de Lyon, c’est un appel à la France et à ses élites pour mettre un terme à la promotion du "tout anglais" en France et à l’abandon du français dans le monde.
En France, la Francophonie est une priorité oubliée. L’élite la voit non comme une opportunité mais comme un obstacle.
Les Dixièmes Entretiens constatent qu’en dépit de la volonté exprimée en 2008 par le Président de la République et à nouveau le 20 mars dernier, à l’Élysée, lors de la Journée internationale de la Francophonie, aucune des recommandations faites n’a été suivie d’effet.
Au contraire, faisant fi de l’article 2 de la Constitution française qui fait du français la langue de la République, la presse quotidienne et spécialisée se fait l’écho d'une volonté de modifier la loi Toubon pour permettre aux établissements d'enseignement supérieur (grandes écoles et universités) d'enseigner totalement en langue anglaise. La charge est actuellement menée par la Conférence des Grandes Écoles.
Il est illusoire de croire que pour conquérir une part importante dans le marché mondial de l'enseignement il suffirait de copier le modèle anglo-américain. Les bons étudiants préféreront toujours l’original à la copie.
L’anglais devenant langue seconde de notre élite, l’amènerait à penser et à agir comme les anglo-américains, une élite déconnectée encore plus du reste des Français. La France perdrait son identité et serait à la remorque du monde dominant.
L’une des conséquences serait que l’Université française se trouverait tributaire des normes scientifiques prévalant aux États-Unis.
Il est grand temps de se mobiliser. N’assistons-nous pas déjà à l’émergence d’un nouveau critère de jugement dans les commissions de recrutement universitaire : "la capacité à faire cours en anglais", qui a peu à voir avec les capacités intrinsèques disciplinaires d’un futur universitaire ? N’assistons-nous pas déjà à l’obligation faite par des responsables de cycles universitaires d’imposer dans les services statutaires des enseignants des cours en anglais ?
N’assistons-nous pas déjà à l’exclusion des revues scientifiques en français de la nomenclature des revues cotées dans les procédures d’évaluation menée par l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES), le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ou le Conseil national des universités (CNU) ?
Dans ces conditions, les Dixièmes Entretiens de la Francophonie demandent solennellement au Président de la République française que la France renforce la loi Toubon, afin d’affirmer définitivement la primauté du français sur l’anglais sur le territoire national notamment dans le monde du travail, de l’enseignement et de la recherche, pour rendre obligatoire le recours au trilinguisme et non au bilinguisme anglais/français quand la seule langue française n’est pas jugée suffisante, pour imposer l’enseignement à égalité de deux langues étrangères à tous les niveaux de l’enseignement du primaire au supérieur, pour obliger nos diplomates à s’exprimer en français dans les enceintes internationales quand le français y est langue officielle ou langue de travail. Jamais les organisations internationales n’ont eu autant de dirigeants francophones ou français, jamais on y a aussi peu travaillé en français.

5 - Les Dixièmes Entretiens recommandent :

- à l’instar de l’IHEDN en France, la création d’un Institut des Hautes Études francophones qui permettrait de familiariser l’élite aux défis de la mondialisation et à l’intérêt de la Francophonie tout en renforçant le sentiment d’appartenance à la Communauté francophone ;
- le développement du Réseau des Chaires Senghor de la Francophonie, plateformes de formation et de recherche sur la Francophonie ;
- à l’instar de l’Union européenne la multiplication des Maisons de la Francophonie qui favorisent une meilleure connaissance du monde francophone ;
- à l’instar de l’Union européenne qui a construit l’espace Schengen, la mise en place d’un Espace francophone dont l’accès serait facilité par l’adoption d’un passeport francophone ou d’un "francopasse" qui s’impose de façon urgente ;
- à l’instar de ce qui existe en matière universitaire avec l’AUF, la fondation d’une Agence francophone de l’Éducation pour la coopération éducative ;
- la mise en place d’un Erasmus francophone et, dans les pays où le français n’est pas langue d’enseignement, de cursus intégrés allant de classes bilingues au primaire à des universités francophones régionales multilingues débouchant sur l’emploi ;
- le renforcement de l’espace médiatique francophone pour faire connaitre la Francophonie aux populations ;
- la généralisation du programme IFADEM pour la formation des maîtres et de celui des Volontaires de la Francophonie pour impliquer la jeunesse.

6 - Au niveau financier, les Dixièmes Entretiens lancent un appel aux États pour accroître les moyens en faisant remarquer que la Francophonie étant internationale, par essence même, ses financements doivent l’être également. Il n’est pas sain pour une organisation internationale de dépendre autant d’un seul État bailleur. Nous devons tous nous mobiliser dans ce combat pour la langue française et la Francophonie du XXIème siècle.
Osons, osons aller de l’avant, sinon demain il sera trop tard.

IFRAMOND (Université Jean Moulin Lyon 3)
Hôtel de Ville, Lyon, le 28 mai 2010

nouvelles/autonomesup.jpgMaison de la Francophonie ou Musée de la Francophonie ? - par Joël Jallais le 08/06/2010 - 23:43

Maison de la Francophonie
ou Musée de la Francophonie ?

Il nous paru intéressant de reproduire ici la prise de position d'Autonomesup, 3ème organisation syndicale du supérieur.

Le 20 mars dernier, lors de la Journée Internationale de la Francophonie, était louée la future inauguration de la Maison de la Francophonie avec les discours volontaristes habituels, alors qu’il aurait mieux valu saluer la naissance d’un nouveau musée à Paris : celui de la francophonie. On aurait pu mettre aisément en valeur toutes les actions visant à amoindrir, voire faire disparaître, la langue française depuis longtemps dans notre environnement. Faisant fi de l’article 2 de notre Constitution qui fait du français la langue de la République et la langue d’enseignement, certains esprits, sûrement progressistes, se font l'écho, dans la presse quotidienne et spécialisée, d'une volonté de modifier la loi Toubon pour permettre aux (grandes écoles et universités) d'enseigner totalement en langue anglaise.

La charge est actuellement menée par la Conférence des Grandes écoles et par quelques-uns de ses représentants. L'objectif déclaré est de pouvoir accueillir dans ces établissements des étudiants en provenance de pays non francophones et en particulier de la Chine. Nous dénonçons cette attitude qui modifie de façon définitive la place et la nature de l'enseignement supérieur français pour de simples raisons financières et de conquête illusoire et très partielle du marché mondial de l'enseignement. Cela est inacceptable : les grandes écoles forment, depuis longtemps en France, l'élite française pour des emplois privés et publics.

Elles façonneront, formateront alors une élite anglophone, s'exprimant de façon unique en anglais dans les relations internationales et au sein des états-majors des entreprises, avec comme conséquence directe de constituer une élite qui serait déconnectée encore plus de l'ensemble des autres Français ; on assisterait à la création d'un pays proche du modèle de Metropolis avec une élite, en fait une oligarchie, dominant l’ensemble des autres travailleurs. On retrouverait l’opposition soutenue dans les entreprises par Taylor entre "ceux qui pensent" (s’exprimant en anglais) et  "ceux qui font" (les mauvais locuteurs en anglais).

Enseigner totalement en anglais dans les établissements d'enseignement supérieur français ajouterait donc dans la société française une deuxième fracture à celle déjà trop apparente des revenus. Cette nouvelle déclinaison de l’identité française, en niant la langue française, est ahurissante d’absurdité dans un monde qui est de plus en plus multilingue et multipolaire. Il est grand temps de se mobiliser avant que l'université ne suive les initiatives prises par les grandes écoles qui participent à la destruction du corps social en parfaite bonne conscience. N’assistons nous pas déjà à l’émergence d’un nouveau critère de jugement dans les commissions de recrutement universitaire : « la capacité à faire cours en anglais », qui a peu à voir avec les capacités intrinsèques disciplinaires d’un futur universitaire ?

N’assistons-nous pas déjà à l’obligation faite par des responsables de cycles universitaires d’imposer dans les services statutaires des enseignants des cours en anglais ? N’assistons-nous pas déjà à l’exclusion des revues scientifiques en français de la nomenclature des revues cotées dans les procédures d’évaluation menée par l’AERES, le CNRS ou le CNU ? La défense de la langue française a fait long feu dans l’élite intellectuelle française par snobisme et dans la société française par indifférence parce qu’elle se centrait sur la finalité de la langue et son contenu culturel. Tout ce discours aurait dû pourtant convaincre tant les arguments en étaient judicieux mais le rêve économique américain était trop prégnant.

Cette fois, les conséquences mêmes qu'aurait une telle politique d’enseignement sur la cohésion de la société française ne peuvent laisser indifférent. Voulons-nous, comme universitaires, adhérer à cette fracture attendue de la société française qui repose encore une fois sur les privilèges de l’argent pour acquérir une totale maîtrise de la langue anglaise dès le plus jeune âge ou participer à un véritable sursaut? Prononcer des discours comme celui de Caen, lors de la campagne présidentielle, en faveur de la langue française et laisser ensuite tous les acteurs de l’enseignement supérieur en saper les fondements relèvent, disons-le, d’un cynisme inacceptable. Autonomesup se bat, et continuera à se battre, pour défendre la place du Français dans le monde comme langue de science, de culture et d’enseignement.

Joël Jallais
Professeur des Universités

Autonomesup : CSEN-FGAF - 4 rue de Trévise - 75009 Paris -  Tél. : 01.46.59.01.01
Courriel : autonomesup@free.fr  -  www.autonomesup.com  
Michel Gay, Secrétaire général - Jean-Louis Charlet, Président


Drapeau-Quebecois.jpgAu Québec, la lutte continue contre l’Empire ! - par Jean-Paul Perreault le 06/06/2010 - 22:39

Au Québec, la lutte continue contre l’Empire et pour le français !
Impératif français : les prédateurs et le projet de loi 103

Il faut se souvenir de la loi québécoise 101, votée en 1977 sous le gouvernement de René Lévesque, dont une importante disposition imposait aux immigrants reçus au Québec de scolariser leurs enfants dans les écoles de langue française, tant privées que publiques. Depuis maintenant des décennies, le pouvoir fédéral et les «Anglos» n’ont eu de cesse de miser sur la démographie, sur l’immigration non francophone au Québec et sur les dérogations sans cesse plus larges qui permettent à ces immigrants non francophones de fréquenter les écoles de langue anglaise au Québec qui sont très développées et riches. La loi 103 est une nouvelle manifestation de ce grignotage continu et de cette submersion linguistique. [Albert Salon]

Manifestation de la Coalition "Québec français"

Plus de 150 personnes de la Coalition "Québec français" s'étaient donné rendez-vous à Gatineau samedi 5 juin pour manifester contre les pratiques prédatrices d'entreprises étrangères qui viennent solliciter le marché québécois et y faire des profits sans respecter l'environnement linguistique du Québec.

"Le Québec est français et les entreprises qui veulent y faire des affaires en français sont les bienvenues. Les autres n'ont pas leur place", ont martelé les manifestants. La manifestation ciblait cette fois-ci deux entreprises dont les noms n'ont rien à faire au Québec : Sleep Country et Bulk Barn. La Coalition "Québec français" en était à sa deuxième manifestation devant Sleep Country. Les manifestants ont résolument l'intention d'accroître leurs moyens de pression tant que ces entreprises n'auront pas compris que le Québec est français.

Ils ont aussi profité de l'occasion pour dénoncer les mesures anglicisantes du gouvernement du Québec dans le domaine de l'éducation : "Nous dénonçons le gouvernement du Québec qui s'apprête à écraser et à soumettre toute la nation québécoise au dictat de la Cour suprême de l'autre nation, le Canada, en adoptant une loi odieuse, la loi 103, qui consacrera l'existence des écoles passerelles en rendant légal aux enfants de parents riches, à leurs frères et sœurs et tous leurs descendants l'accès à l'école anglaise au Québec", de déclarer le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, avant d'ajouter, "pire, à sa façon, le gouvernement du Québec, par cette odieuse loi de l'arbitraire, légalise hypocritement une pratique qui financera les écoles privées non subventionnées en obligeant les élèves à les fréquenter au moins trois ans pour pouvoir contourner la Charte de la langue française. Tout un cadeau que la manipulation politicienne du gouvernement s'apprête à offrir aux écoles passerelles! "
 
Jean-Paul Perreault
Membre de la Coalition " Québec français"
et président du Mouvement Impératif français

nouvelles/ifri-anglos.jpgL'Institut "Français" parle anglais à Bruxelles - par Anna-Maria Campogrande le 15/05/2010 - 21:31

L'Institut "Français" parle anglais à Bruxelles
L'IFRI (Institut "Français" des Relations Internationales)
ne fait plus de conférences en français à Bruxelles !


Témoignage d'une italienne francophone, ayant occupé de hautes fonctions à la Commission.
(voir en dessous l'invitation en anglais envoyée à Anna-Maria Campogrande)

J’ai fréquenté, depuis quelques années, les conférences-débat de l’IFRI à Bruxelles. Au début elles étaient toujours en français, ensuite il y eut de temps à autre des conférences en anglais, lorsque le conférencier ne dominait pas assez le français. Maintenant on en est arrivé à l’extravagance de faire donner les conférences en anglais aux Français et aux francophones dont l’anglais est souvent mauvais, parfois incompréhensible. En tout cas, même si les conférenciers francophones pouvaient s’exprimer dans un excellent anglais, cette forme de servitude d’un institut français à l’anglophonie est tout simplement suicidaire pour la culture européenne dans son ensemble. En fait, l’imposition de l’anglais nous transforme tous en des "demi-illetrés" qui ne peuvent pas s’exprimer convenablement en ayant à l’esprit leurs points de repère et tout le bagage que des siècles de civilisation nous ont laissé en héritage.

La réponse de l’IFRI est absurde parce que le français est la langue véhiculaire, de très loin, la plus importante de Bruxelles. Cette forme de dégradation du français constitue un grave manque de respect de l’identité linguistique et culturelle et elle est vexante non seulement pour les Français et les francophones mais pour toute la civilisation néo-latine, j’en suis personnellement outrée.
Anna-Maria Campogrande

P.S. les conférences de l’IFRI à Bruxelles ne disposent jamais d’une interprétation simultanée.
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To the attention of Mrs CAMPOGRANDE

ifri.jpg

            Programme Energie/Ifri Energy Program

Ifri Energy Breakfast Roundtable

Thursday, May 20th, 2010, 9:00 am to 11:30 am    

 

Conseil Central de l'Economie -  Avenue de la Joyeuse Entrée, 17-21 - 1040 BRUSSELS (Metro: Schuman)


   Rare Earths -
Strategic inputs to Sustainability

  with the participation of  : 
 

James B. HEDRICK
President, Hedrick Consultants Inc

Christian HOCQUARD
Expert Economist, BRGM

Chaired by William C. RAMSAY, Senior Fellow and Director of the Ifri Energy Program
and 
Jacques LESOURNE, Chairman of the Scientific Committee of the Ifri Energy Program  

Den Xiaoping may have been right back in 1992 when he declared that while “Middle East has oil, China has rare earth”. Since 2000 the price of Rare Earth Elements, a group of 17 minerals, increased five-fold. The world markets until then very much focused on energy or water security of supply began to acknowledge the implications of the concentration of 95% rare earth production in ChinaIn 2008, rare earths were labelled ‘highly critical’ raw materials by an US National Research Council Report. China is aware of its clear market dominance as seen in its recent claim to reduce export quotas reduction and create a 200 000t strategic reserve.

Rare Earth Elements are needed in particular for high technologies products such as wind turbines, electronic consumer goods, nanotechnologies, clean vehicles batteries, motors and various military applications. A potential supply disruption could hamper the development of a green market economy as well as the refashioned industrial strategies in Europe designed to drag Europe out of the economic doldrums and ensure its future competitiveness.  

Ahead of the European Commission review of its raw material initiative, this conference aims to assess the current situation regarding supplies, market developments, environment and challenges that lie ahead.

 
RegistrationForm to complete and return to  
baniamer@ifri.org or by fax :33 1 40 61 60 60   or registration on line

  Mrs CAMPOGRANDE         [  ] Will participate                                        [  ]    Will not participate

 

Position :

Company : 

Email :                                              

Phone :                                                             Fax  : 

  Will be represented by :

Informations : Breux Martine - tél :  00 33 (1) 40 61 60 38 et breux@ifri.org  

Institut français des relations internationales
27, rue de la Procession, 75740 Paris Cedex 15
Tél. 01 40 61 60 00; fax : 01 40 61 60 60 ; courriel : accueil@ifri.org

 

 


 

Nouvelles du mois (mai) - par MAR le 15/05/2010 - 21:31

Nouvelles du mois (mai)

Le 11ème arrondissement de Paris bêle sa bêtise anglomane - Dunkerque Ville durable ! - Bertrand Tavernier retrouve "la beauté de la langue française" - "Le retour du Général" par Benoît Duteurtre _________________________________________________________________________________
Le 11ème arrondissement de Paris bêle sa bêtise anglomane.
Le nouveau maire du 11ème, Patrick Bloche, se dit "nous sommes progressistes, Barack Obama paris11.jpgest progressiste donc importons directement son slogan en américain, cela fera djeun, cela fera moderne !" Il oublie que c'est surtout la langue du capitalisme multinational qui se moque des États et de leurs citoyens. On est loin de la politique responsable de l'ancien maire, Georges Sarre, qui toute sa vie lutta pour pour la diversité culturelle. Ici on est hélas dans le bêlement grotesque et rampant !
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Dunkerque Ville durable ! : Pour Dunkerque une conférence internationale semble devoir s'afficher et sans doute se tenir dans la langue unique ne préservant la diversité des langues et des culturesdunkerqu.jpg. Une fois de plus la nature abstraite avant le respect des hommes !

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Bertrand Tavernier retrouve "la beauté de la langue française" (France Info - 17 mai 2010)

Le cinéaste français Bertrand Tavernier est en compétition au festival de Cannes avec son nouveau film, "La princesse de Montpensier", présenté hier soir et plutôt bien accueilli.

Il nous plonge dans la France du XVIème siècle et explique que ce qui l’a poussé à aller aussi loin dans le temps vient de "la beauté des personnages... et donc la possibilité de faire une histoire d’amour très française." Après avoir "pensé en anglais pendant deux ans", le cinéaste avait "envie de me frotter à la beauté de la langue française"…
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"Le retour du Général" par Benoît Duteurtre (Fayard, 219 pages, 17,90 €)duteurtre-general.jpg

Livre drôle et délicieux. Et que je crois utile y compris dans sa très grande sensibilité au problème de la langue française, alors que ce n’est qu’un aspect de cet ouvrage plein à la fois d’un pessimisme noir et d’un espoir flamboyant et fou.

Puissance terriblement écrasante de l’Empire. Mais Wallonie et Afrique francophone, voire immigrés algériens, qui peuvent être (re)gagnés.

Sursaut toujours possible entraîné par les "anciens" transmetteurs de flamme, qu’une étincelle peut provoquer, tel l’œuf mayonnaise, ou encore le vieil écrivain qui est en contact permanent avec le fantôme du Général et qui, sur le vieux banc, malgré une police soupçonneuse, conte aux enfants barbarisés, boborythmés et borborygmés, qui s’attroupent autour de lui, de vieilles histoires de France, de langue, et de civilisation…. Albert Salon.

Quelques extraits concernant la langue.
Nous survolons rapidement l'actualité internationale puis nous voici revenus dans le monde enchanté du basket, avant de passer au tournoi de tennis qui s'est clôturé sur une nouvelle victoire de Rodjeure Fédéraire.
Je me demande pourquoi le présentateur accomplit de tels efforts pour prononcer «Rodjeure» à l'anglaise alors que ce brave garçon (Roger Fédérer) est suisse et que je l'ai vu se désigner lui-même, dans un documentaire, en disant «Roger», à la française. Il a grandi dans un pays où Roger se prononce Roger mais certainement pas Rodjeure ; et je ne puis m'empêcher de voir dans cette énergie militante du journaliste à répéter «Rodjeure» une discrète manifestation de cette haine de soi selon laquelle tout ce qui sonne français est ringard et tout ce qui sonne anglo-américain est moderne. Roger a quelque chose de beauf, de tonton flingueur. «Rodjeure», c'est autre chose qui colle au temps du commerce mondialisé. «Rodjeure» ne tire pas le Suisse vers la France (ce vieux pays colonial et dominateur) ; il rend le champion au monde des champions où chacun parle la langue des champions. Mieux vaut donc angliciser ce prénom - quand bien même on prononce le nom de famille avec un accent français, ce qui est incohérent ; mais la langue des esclaves qui imitent leurs maîtres est souvent un peu bancale.
(pages 103-104)
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 La fillette rousse s'inquiéta d'un détail :
— Pourkoi seulman lai zom ?
Sa copine affirma avec assurance :
— Lai famé avé droa 2 rien. Se ma mère kim la di !
Le monsieur sourit avant de répondre :
— Mademoiselle, lorsqu'on disait «les hommes», en bon français (avant la loi de Révision du langage), cela incluait les hommes et les femmes. Je vous rappelle d'ailleurs que le masculin l'emporte sur le féminin !
À ces mots, un éclat de rire fusa du groupe d'écoliers qui, malgré leur inscription au first master de la Nike School, n'avaient jamais entendu cette règle étonnante - sauf peut-être en histoire, dans le chapitre consacré à l'abolition des discriminations sexistes. Le plus sérieux de la bande, qui suivait l'option School Text du programme officiel (quand la plupart de ses camarades préféraient l'option School Game), opposa une remarque au vieux philosophe [...]
(page 190)
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Une sirène hurla au bout de la rue. Un char approchait à petite vitesse. Attirés par le bruit, les enfants tournèrent la tête.
— Merci, lé flik ! s'exclama l'un des garçons.
— Et alors, vous ne faites rien de mal ? dit le vieux fou.
Quand le véhicule s'arrêta devant le groupe et qu'on vit en descendre quatre policiers en tenue de combat portant l'inscription : «Veolia Police Département (Page 190)», il apparut effectivement que le seul suspect était le monsieur lui-même. Tout en s'approchant, l'adjudant releva ses lunettes à infrarouges :
— Vou fet kôa ici, à parlé au jeun's ? Savé pa k'sé interdi ?
Le monsieur se tourna vers les adolescents pour expliquer :
— De mon temps, la police ne dépendait pas d'entreprises comme Veolia. C'était un service public censé faire respecter la même loi pour tout le monde, et dans tout le pays.
(page 200)


nouvelles/jesusismyboss.jpgl’Église de France remplace-t-elle le latin par l’anglais ? - par Albert Salon le 09/05/2010 - 19:34

l’Église de France remplace-t-elle le latin par l’anglais ?

Les catholiques qui ont tapé www.etpourquoipasmoi.org/, plus généralement les lecteurs du "Parisien" du mardi 20 avril 2010, ont découvert une publicité "soutenue par la Conférence des évêques de France", incitant au recrutement de prêtres. Sur la page d’accueil donnant accès à divers textes épiscopaux, un charmant jeune homme porte au revers de sa veste verte, au lieu d’une croix, un macaron proclamant Jesus is my boss, commenté par les mots Why not ? qui s'étalent sur sa poitrine. L’auteur de cette surprenante image réalisée pour la Journée mondiale de prière pour les vocations du 25 avril est l’agence de communication Bayard Service. Le “chevalier sans peur et sans reproche” serait-il de l’avis d’un ministre qui déclara en 1997 : "l’anglais n’est plus une langue étrangère en France" ? Aurait-il pris sur lui de substituer à la “langue universelle de l’Église” la langue prétendument universelle des affaires ?
Les associations soussignées osent espérer que les évêques de France, dont on connaît le souci de n’utiliser dans les offices de l’église qu’une langue “vernaculaire” intelligible par tous les fidèles, auront à cœur de prier leur "webmaster" (sitemestre) de réparer cette bévue.
D’autant plus que l’Église de France est concordataire, donc officielle, en Alsace et Moselle, et doit y respecter la Constitution : "La langue de la République est le français".
Le Dieu des chrétiens ou celui des musulmans – imaginez aussi "Allah is my boss"… - dégradé au statut de "boss", vous paraît-il vraiment, dans cette défroque, plus apte à attirer davantage de "vocations sacerdotales et religieuses" ? Avec des prophètes devenus DRH ?
Les jeunes que vous visez là, voyant l’Église considérer que chez nous le français n’est plus à la page et doit céder la place à l’anglais, ne risquent-ils pas d’appliquer la "modernité" - pourtant soumise à question par le Pape ! - aussi au corps et à l’esprit de la tradition et des dogmes catholiques ? Et, dans cette veine, de vous demander de vrais emplois, avec des rémunérations fixes confortables, des primes et boni, des "stock options", des avantages en nature, des voitures avec chauffeurs, l’abandon des vœux de chasteté, des crèches (au sens actuel) pour leurs enfants auxquels ils ne sauraient alors renoncer…
Nous sommes persuadés que ce qui nous paraît être une malheureuse erreur de "Qom" (communication) ne saurait être que condamnée et promptement réparée par la Conférence des Évêques de France, sans qu’icelle, et d’autres personnes concernées et consternées, aient besoin d’en appeler au Vatican.
Albert Salon.

A l’initiative d’ALF, 6 autres associations ont signé la lettre qui a fourni la matière de cet éditorial :
Alliance Champlain (Nouméa, NC) : président Daniel Miroux
Avenir de la langue française (ALF) : président Albert Salon
Ass. France-Univers pour la promotion de la culture française : présidente Jacqueline Mourlet
Cercle littéraire des Écrivains cheminots (CLEC) : président Raymond Besson
Éditions ANDAS (Bourg-la-Reine) : directeur Dominique Daguet
Forum francophone international (FFI-France) : président Albert Salon
Impératif français (Québec) : président Jean-Paul Perreault
Institut André Busnel (IAB) : président Jean-Pierre Busnel

On peut en outre regretter le côté très "Ponce Pilate" de la réponse du 3 mai 2010 de Mgr Antoine Hérouard à notre protestation. En gros il se "lave les mains" de toute responsabilité en la matière,  se justifiant comme un vulgaire vendeur de lessive : "[...] On peut certes regretter que le slogan et la question soient formulés en anglais, comme vous le faites remarquer (et non en latin classique !), mais c'est simplement le fait de la culture dans laquelle baignent les jeunes de cet âge auxquels la campagne entend s'adosser. Et de cela l'Église n'est pas responsable... "
En bref pour attirer les djeunes nous sommes prêts à toutes les bassesses, contribuant ainsi à leur faire croire que tout le monde doit s'adresser à eux en anglo-américain. [MAR]
 

nouvelles/bourse.jpgDes Bourses et des langues : la valse des valeurs - par Yves Montenay le 09/05/2010 - 18:38

Des Bourses et des langues : la valse des valeurs

 
La bourse de Casablanca a été lancée avec l'appui technique de celle de Paris. Elle s'est honorablement développée depuis.
Mais la bourse de Paris, devenue Euronext après s'être fédérée avec d'autres bourses européennes, s'est entre-temps vendue aux Américains du Nasdaq, malgré, ou peut-être à cause, d'un certain succès. Je ne connais pas les secrets de ces négociations et ai oublié la raison pour laquelle Euronext « devait » se vendre. Ses actionnaires (les banques françaises ?) n'auraient pas résisté à la tentation d'une bonne affaire. Ils ont refusé une offre de la bourse allemande qui laissait moins d'autonomie à la bourse de Paris que les Américains : cinq sièges sur 12 au conseil d'administration et la promesse de garder un centre de décision européen.

Vu de Casablanca, l'esprit de tout cela n'a pas été respecté car le centre de décision "européen" est maintenant à Londres et non plus à Paris, les cadres francophones ont disparu, et la bourse de Casablanca doit embaucher des Marocains ayant un bon niveau d'anglais pour la suite des contacts techniques avec Euronext, devenu le bureau londonien de décideurs américains.

Vu de Paris cette fois, on souvient du tollé qu'avait déclenché le déplacement du centre technique de Paris vers une implantation anglaise proche de Londres « pour gagner quelques millisecondes » dans l'envoi des ordres à cette place. On ajoutait que la souplesse du droit du travail anglais avait dû également jouer un rôle. Et il fallait être proche de Londres parce que c'est là qu'il y a les investisseurs, auxquels la Grande Bretagne a accordé un régime fiscal privilégié, notamment pour les étrangers.

Un libéral pur et dur nous dira que ce qui compte est que les différentes bourses citées fonctionnent bien. Il dira que la France ne fait que payer la rigidité excessive de son marché du travail et le poids de sa fiscalité, et il se félicitera de « cette concurrence des systèmes » qui devrait faire réfléchir les Français. Le libéral ajoutera que l'anglicisation d'un groupe d'employés d'un pays francophone et de spécialistes français (ou leur remplacement par des Anglais ou des Américains) n'est en soi ni un bien ni un mal et ne fait qu'illustrer la supériorité du système économique anglo-saxon. Enfin il nous expliquera que la plus-value faite par les actionnaires français d'Euronext justifie le tout, et sera à son tour utilisée rationnellement.

Peut-être. Mais ce n'est pas ainsi que le libéralisme gagnera les coeurs et l'opinion. D'autant que, même en restant sur un plan économique, cela érode le privilège linguistique dont bénéficient les entreprises françaises au Maghreb, et pas seulement les entreprises, puisque les universités, les écoles et les enseignants français en bénéficient également. Rappelons l'importance de l'industrie de la langue pour l'Angleterre qui voit arriver chez elle chaque année des centaines de milliers de jeunes Européens venus apprendre l'anglais. L’avantage se chiffre en milliards. De même que les économies pour les hommes d'affaires britanniques à Bruxelles. Bref, séparer langue et économie comme le font beaucoup de responsables français n'est pas toujours pertinent, et penser que "les autres" le font est parfois naïf.
Par ailleurs, cette analyse purement économique n'épuise pas la question. Par exemple passer du français à l'anglais comme seconde langue est une revendication de beaucoup d'islamistes... Mais c'est un autre débat.
Yves Montenay

nouvelles/marseille.jpgMarseille on the move - par Jean-Pierre Busnel le 23/04/2010 - 18:35

Marseille rampe devant les anglo-saxons
 
La municipalité de Marseille a décidé tout récemment de se doter d'une "marque" baptisée "Marseille on the move" (un slogan d'une affligeante banalité, car qu'est-ce qui n'est pas "on the move" par les temps qui courent ?). "Nous sommes des élus mais nous sommes avant tout des commerciaux, nous allons vendre un produit magnifique et aujourd'hui, pour nous identifier, pour identifier Marseille à l'étranger, nous avons le droit et le devoir de créer cette marque qui sera attribuée par un jury (...) à celles et ceux qui travaillent à l'étranger ou avec l'étranger dans le domaine du tourisme", a déclaré dans une conférence de presse Dominique Vlasto, adjointe au tourisme (voir sur le site laprovence.com).

Voilà qui est bien clair. Qu'on se le dise : les élus locaux se considèrent désormais comme étant "avant tout des commerciaux". Et on le sait bien, l'anglais (de bazar comme il se doit) est la langue des commerciaux. CQFD.

Comme je l'écrivais en septembre dernier à propos de la déferlante anglomaniaque : "Quant au pouvoir politique, convaincu depuis longtemps par l'idéologie néolibérale de la nécessité de son effacement et de sa soumission aux sacro-saintes lois des marchés, apparemment partagé entre la résignation, l'indifférence et le sentiment de sa propre impuissance, il n'est, en réalité, pas le dernier à prêter la main aux fossoyeurs de la "langue de la République" (article 2 de la Constitution française). Cela est vrai au niveau de l'État, certes, mais peut-être plus encore à celui des administrations publiques territoriales, elles aussi parties, comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire à maintes reprises - du fait notamment de l'affaiblissement constant, spectaculaire, de l'État - à la conquête du monde".
Sur place, sur la Canebière, la nouvelle a tout de même suscité nombre de commentaires moqueurs.

On en trouvera quelques exemples sur le site : laprovence.com
Jean-Pierre Busnel
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Alors, j'entends ce matin aux aurores, sur France-Inter, que Marseille s'enorgueuillit d'avoir un nouveau "slogan" (attention à ce mot... devise, c'est mieux ) à la hauteur de son destin de Capitale Européenne de la Culture... devinez...: ... "Marseille is in the move !" Voilà qui nous émoustille ! ... qui nous ravigotte... qui nous fait sentir que nous avons enfin épousé le siècle... [...]
  François Mainguy


nouvelles/jesusismyboss.jpgNouvelles du mois - par MAR le 23/04/2010 - 18:35

Nouvelles du mois
Impératif français lance la campagne "Moi, je parle français" - Jesus is my boss - Brice Hortefeux et sa "task force"
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Impératif français lance la campagne "
Moi, je parle français" au Québec
pour valoriser le français comme langue d'usage commune campagne pour valoriser le français comme langue commune
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Jesus is my boss (sic !) c'est le slogan de la campagne de communication du Service National des Vocations de l'Eglise Catholique. On savait que l'église catholique avait perdu son latin mais on ne savait pas que Jésus avait perdu son accent et qu'il était "anglais". Bel exemple de ce que la crétinerie publicitaire peut faire accepter à des institutions respectables pour leur faire croire à la modernité du concept...
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Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur a mis en place une "task force" pour expliquer la réforme sur le terrain [réforme des collectivités locales]. Il avait déjà une task force depuis novembre 2009, il lui en fallait une autre toujours in inglche pour faire branché. Sans doute une nouvelle avancée de l'identité nationale...
Signalons-lui les équivalents proposés par Délégation générale à la langue française (DGLF) qui dépend du ministère de la Culture : Force opérationnelle ou groupe d'intervention semblent les plus appropriés pour ce ministre qui semble préférer les anglo-saxons aux auvergnats.

 

nouvelles/oep.jpgLe plurilinguisme, un avantage concurrentiel - par Christian Tremblay le 23/04/2010 - 12:28

Le plurilinguisme, un avantage concurrentiel
Lettre ouverte aux parents et aux jeunes par Christian Tremblay

Si, à l'OEP [Observatoire européen du plurilinguisme], nous avions un peu l'esprit "marketing" ou "mercatique", et recourions aux messages agressifs que nous subissons à longueur de journée, nous dirions aux parents : "Donnez un avantage concurrentiel à vos enfants : choisissez le plurilinguisme !"

Il y a des moments où la provocation a du bon. Il faut tout simplement ouvrir les yeux. Pendant que Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier Ministre, mandaté par le Président de la République, caracole pour défendre le français dans les instances internationales, certains ministres ou anciens ministres, comme Valérie Pécresse ou Rachida Dati, recommandent le repli en bon ordre au nom de la modernité sous la forme d'un bilinguisme franco-anglais qui devrait être la nouvelle langue nationale de la France. C'est une manière de réinventer la Ligne Maginot et de rejouer la dernière guerre. Face à ces attitudes dénuées de toute perspective et d'ambition, nous préférons regarder les réalités.

Pendant qu'en Europe on préconise dans les instances européennes, auxquelles les gouvernements nationaux sont censés participer (nous nous demandons d'ailleurs la portée des engagements pris par les gouvernements quand ils signent une résolution du Conseil des ministres européens), non seulement la maîtrise de deux langues au moins, en plus de la langue maternelle, et la diversification de l'apprentissage des langues dès le plus jeune âge, dans les pays anglo-saxons, l'enseignement des langues étrangères est en régression. La langue anglaise perçue comme offrant la domination sur le reste du monde, la connaissance des autres langues et des autres cultures n'y est pas considérée comme quelque chose d'important, dans un monde pourtant de plus en plus multipolaire et multiculturel.

Sur un marché du travail largement mondialisé, si un jeune Européen n'est pas un "native", le fait de ne posséder que sa langue maternelle autochtone (le français, l'allemand, l'italien, le polonais, etc. sont des langues autochtones) et l'anglais le place immédiatement dans une situation d'infériorité face à un "native". En revanche, si le jeune Européen possède outre sa langue maternelle, une autre grande langue, et l'anglais certes, mais aussi, s'il est particulièrement courageux, une troisième langue, peut-être plus rare, alors là, il prend un avantage indiscutable sur le "native".

Donc, suivant en cela des rapports très officiels d'origine britanniques, mais qui font l'effet d'une goutte d'eau sur le plumage d'un volatile, nous disons à nos amis britanniques : désolidarisez-vous de cette dérive monolingue du monde anglo-saxon qui est une fermeture dramatique au monde, une forme d'obscurantisme dangereux.

Mais nous disons aux familles européennes : prenez la question des langues au sérieux ! N'écoutez pas ceux qui se croient modernes et qui militent dans les conseils d'écoles pour la généralisation de l'anglais dès l'école maternelle. Réfléchissez et démarquez-vous d'une opinion répandue qui mène des générations de jeunes dans une impasse.

Donnez un avantage concurrentiel à vos enfants : choisissez le plurilinguisme !
Christian Tremblay


Nike : toujours plus loin dans la colonisation ! - par MAR le 14/04/2010 - 20:36

nike.jpgNike : toujours plus loin dans la colonisation !

Be the revolution of you _ Re-Invent Yourself with Nike Air Max 90
Une fois de plus Nike joue le rôle d'avant garde colonisatrice, en s'adressant à ses clients, actuels ou éventuels, entièrement dans la langue coloniale (l'anglo-américain) avec de minuscules et grotesques traductions pour faire semblant de respecter la loi.

Nike vous méprise, méprisez-le : n'achetez aucun produit de cette marque tant qu'elle ne respectera pas notre pays et ses citoyens.

nouvelles/jocelyne-chabert.jpgBilinguisme et travail : le cas GEMS fait école - par MAR le 14/04/2010 - 20:36

Bilinguisme et travail : le cas GEMS fait école
Retour sur le cas de GEMS où les syndicats ont réussi à imposer le français au travail (notices techniques, communication, outils informatiques... ) Entretien vidéo avec Jocelyne Chabert du syndicat CGT de General Electric Medical Systems qui explique que le plus souvent "il suffit de menacer l'entreprise ne respectant pas la loi pour  les choses rentrent dans l'ordre". Elle souligne également le caractère idéologique de l'imposition de l'anglais dans une entreprise...

Editoriaux/conf-presse.jpgConférence de presse au Salon du Livre pour 16 associations en lutte pour le français et la Francophonie - par MAR le 05/04/2010 - 18:32

Conférence de presse réussie au Salon du Livre pour
16 associations en lutte pour le français et la Francophonie
Claude Hagège l’a conclue par ces mots : "c’est la guerre ! "

16 associations de promotion du français, de la Francophonie, et de la diversité culturelle : 13 françaises, une belge de Flandre, une québécoise, et une internatioconf-presse.jpgnale (siège à Rome), ont tenu le 30 mars 2010 au Salon du Livre de Paris, une conférence de presse présidée par l’écrivain Philippe de Saint Robert et animée notamment par le Professeur au Collège de France Claude Hagège.

Elles ont, avec l’approbation massive du public de quelque 240 personnes, démasqué et dénoncé l’offensive de grande envergure menée depuis des années par les "élites" dominantes de droite, de gauche et du centre, contre nos langues, la Francophonie et la diversité culturelle dans toute l’Europe et dans le monde. Dans l’enseignement, les universités, la recherche, la chanson, les entreprises, le cinéma, les media audio-visuels, et dans l’utilisation de l’Union européenne comme fourrier de la langue et des intérêts anglo-saxons sur le continent et en Afrique.

Nos associations constatent que, dans le cas de la France, ces évolutions tendent - au nom du "mondialisme" ou "globalization" - à une nouvelle mutation linguistique vassalisante vers l’anglo-américain.

Elles estiment que cette mutation forcée, subreptice, mais d’une ampleur impressionnante, dessert les vrais intérêts de la France, de ses voisins, et de leurs peuples au premier chef, et qu’elle justifie que la Nation puisse en prendre une pleine conscience, et s’exprimer à ce sujet d’intérêt vital dans un grand débat national.

Les 16 associations demandent donc au Gouvernement français, avec l’accord du public présent, d’organiser des :
"États généraux de la langue française et de la Francophonie".
 
Elles veulent que soient, en France, clarifiées d’urgence les places du français, des langues étrangères et régionales, et de la construction de la Communauté francophone.
Paris, le 30 mars 2010 [voir la vidéo de la conférence de presse]

Voir également les entretiens lors du Salon du Livre avec Volker Schlöndorff (4'51) Françoise Xenakis (4'12) et Édouard Molinaro (3'36) au sujet de la langue française (propos recueillis par Laura Lebeau)

_______________________________________________________________________________
Appel préliminaire

Les associations se réjouissent de voir, en mars, le français et la Francophonie à la une de quelques médias : 40ème anniversaire du traité de Niamey, Semaine de la Langue française et prochaine inauguration par Nicolas Sarkozy et Abdou Diouf de la Maison de la Francophonie dont la date reste à fixer.

Mais nos associations constatent que :

- l’enseignement "d’une langue étrangère" dès les petites classes - en pratique du seul anglais - est imposé aux enfants de France ;

- l’enseignement secondaire offre de moins en moins d’autres langues que celle du dollar ;

- l’enseignement supérieur français s’anglo-américanise, à un rythme accéléré depuis quelques années ;

- les pressions se multiplient depuis vingt ans sur nos chercheurs pour faire de l’américain la seule langue de leurs publications et colloques en France, les mettant ainsi à la remorque et sous la coupe de la recherche et de gros intérêts anglo-saxons ;

- la chanson en anglais noie de plus en plus les artistes qui chantent en français, jusque dans les concours et prix nationaux, seul le rap restant à peu près francophone ;

- les armées de terre, de mer, de l’air, des pays européens, au nom de l’inter-opérabilité des forces OTAN, emploient l’anglo-américain jusque chez elles entre nationaux ;

- les grandes entreprises "mondialisées" imposent, en France et ailleurs, l’anglais comme langue des logiciels et de la communication avec leurs cadres, malgré les réactions, enfin renforcées, des salariés et de leurs syndicats ;

- les chaînes de télévision privées et publiques privilégient, aux "JT" du soir, la présentation-promotion (payée ?) de films américains dans de longs entretiens avec des acteurs et réalisateurs anglo-saxons; les affiches de films en anglais n’étant plus guère traduites ;

- la protection juridique du français assurée depuis 1994 (loi Toubon) est sans cesse rognée par trop de ses gardiens, jusque dans ses aspects de protection du consommateur, au mépris du principe de précaution ;

- le réseau encore magnifique d’écoles françaises, d’instituts, centres culturels, alliances françaises, d’extension mondiale et de haute qualité, perd constamment de ses ressources d’État depuis plus de 20 ans, alors qu’il est un remarquable vecteur d’influence de la France ;

- la Francophonie organisée (OIF) stagne en fait depuis 10 ans, sans impulsion politique et sans croissance réelle des moyens de sa coopération multilatérale et de ses actions de solidarité. Symbole révélateur : son drapeau est inconnu parce qu’occulté…

- l’Union européenne est devenue en fait le fourrier zélé de la langue et des intérêts anglo-américains jusque dans ses relations avec les pays francophones africains, et plus encore avec ses membres européens et leurs ministères, obligés de traiter en anglais les documents de travail, alors qu’ils devraient avoir le courage de les renvoyer à Bruxelles, en application des textes fondateurs de l’UE.
conf-presse2.jpg
Nos associations constatent que, dans le cas de la France, ces évolutions équivalent - au nom du "mondialisme" ou "globalization" - à une nouvelle mutation linguistique vassalisante, beaucoup plus rapide que ne le fut en Gaule le passage pluriséculaire des langues celtiques au latin.
Elles estiment que cette mutation forcée, d’une ampleur impressionnante, dessert les vrais intérêts de la France, et de ses voisins, et qu’elle mérite que la Nation puisse en prendre une pleine conscience, et s’exprimer à ce sujet d’intérêt vital dans un grand débat national.

Nos associations demandent donc au Gouvernement d’organiser des "États généraux de la langue française et de la Francophonie". Elles souhaitent que soient clarifiées d’urgence chez nous les places du français et des autres langues.
_______________________________________________________________________________
* Associations organisatrices :
Alliance Champlain, Nouméa, Nouvelle-Calédonie - www.alliance-champlain.asso.nc
Association Francophonie Avenir (AFRAV), 2811 chemin de Saint-Paul - 30129 Manduel – www.francophonie-avenir.com
Association internationale francophone des Aînés (AIFA-France) - AG2R, 35 bd Brune - 75014 Paris
Association pour la Promotion de la francophonie en Flandre (APFF), Spreeuwenlaan 12 - 8420 De Haan - Belgique - www.francophonie.be/ndf
Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (ASSELAF) 22 rue François Miron - 75004 Paris – http://asselaf.fr/
Avenir de la langue française (ALF), 34 bis rue de Picpus - 75012 Paris - www.avenir-langue-francaise.fr
Cercle littéraire des écrivains cheminots (CLEC) - http://clec.uaicf.asso.fr
Comité du 9 mars 2009 (syndicats-associations, pour le droit des travailleurs de travailler dans leurs langues nationales (en France : ALF 34bis rue de Picpus)
Défense de la langue française (DLF) – 222 avenue de Versailles - 75016 Paris ; www.langue-francaise.org
Forum francophone international France (FFI-France) - 34 bis rue de Picpus - 75012 Paris
Institut Culture, Economie et Géopolitique (ICEG) 2 rue Paul Appell, 75012 Paris – www.asso-iceg.fr
Impératif français, Québec
Le Français en Partage (LFP), 25 bd Arago - 75013 Paris - http://lefrancaisenpartage.blogspot.com
Respublicanova, Paris www.respublicanova.fr et www.jeuneciceron.fr

nouvelles/alliance-francophone.jpgL'Alliance Francophone renouvelle son souhait d'un visa francophone - par Albert Salon le 24/03/2010 - 08:31

L'Alliance Francophone renouvelle son souhait d'un visa francophone
Assemblée générale du 20 mars 2010

L’Alliance francophone, présidée par Jean Guion, a tenu le 20 mars 2010 son Assemblée Générale à Paris et confirmé ses orientations principales dont la création d'un visa francophone. Son Président-fondateur a été Pierre Messmer ancien Premier Ministre, les actuels présidents d’honneur sont Stéphane Hessel et Cheick Modibo Diarra ceux-ci prenant la suite de Maurice Druon. Les résolutions adoptées rejoignent et précisent sur certains points : notamment sur le visa francophone – les propositions formulées depuis vingt ans par ALF et d’autres associations de promotion du français et de la Francophonie telles FFI-France, ASSELAF, AFRAV, groupe Phénix… [AS]

Les membres de l'Assemblée Générale de l'Alliance Francophone réunis le 20 mars à Paris ont adopté 7 résolutions :

• estimant que la liberté de circuler est un élément fondamental du développement de la Francophonie, renouvelle son souhait de voir cette liberté facilitée et réaffirme sa volonté de voir réaliser son projet de "visa francophone" qui permettra une circulation plus aisée et plus digne des créateurs francophones de richesses culturelles et économiques dans leur espace,

• estimant que l'apprentissage de la langue française n'est plus satisfaisant, souhaite que tout soit mis en œuvre pour que les professeurs de français puissent disposer, rapidement, de nouveaux moyens afin d'être en mesure de donner aux élèves le goût de cette langue de culture,

• estimant que la langue française est particulièrement maltraitée dans les médias et la publicité, demande à Alain Joyandet, secrétaire d'État chargé de la coopération et de la francophonie, d'accentuer fermement la lutte contre les anglicismes,

• estimant que les hommes politiques, artistes, journalistes, et plus largement ceux qui s'expriment à longueur de journée, en particulier à la télévision, adoptent un laisser aller coupable en ne parlant plus un français correct qui permet de les comprendre, leur demandent de prendre conscience de leur exemplarité et de se ressaisir,

• estimant que la défense des valeurs humanistes véhiculées par le français dans l'espace francophone, et en dehors de celui-ci, est de plus en plus nécessaire, demande à l'OIF d'être plus directive et plus audible dans ses prises de position quand ces valeurs sont remises en question,

• estimant que le français reste et demeure une langue de liberté, l'Alliance Francophone réaffirme son soutien à tous ceux qui luttent pour vivre libres et dignes en Palestine, en Birmanie, à Cuba, en Chine, et plus généralement partout où les peuples sont bâillonnés,

• estimant que le français ne doit pas être l'apanage d'une élite, l'Alliance Francophone souligne l'importance qu'il y a à promouvoir, par des mesures concrètes, les vecteurs populaires tels que la chanson, la poésie, le sport, la mode et tout ce qui fait "l'art de vivre francophone".

(voir le site de l'Alliance francophone)
 

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