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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

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Lettres de protestation

Der. nouv.

nouvelles2015/christian-philip.jpgLa Francophonie en péril ? - le 06/06/2015 - 18:17 par MAR

La Francophonie en péril ?

par Christian Philip

Il nous a paru intéressant de mettre en ligne cet article de Christian Philip qui rejoint, avec brio, ce que nous pensons et disons depuis des années. Il a été publié dans la revue Géopolitique dans son premier numéro de 2015. A.S.

Le récent Sommet des chefs d'État et de gouvernements de la Francophonie à Dakar était un moment important pour la Francophonie avec le départ de son Secrétaire général depuis douze ans, le président Abdou Diouf. Ce dernier a su incontestablement donner à l'Organisation internationale de la 'Francophonie (OIF), après Boutos Boutros Ghali, qui fut son prédécesseur et le premier Secrétaire général, une autorité politique qui lui a permis déjouer un rôle dans les crises africaines pour faire progresser la démocratie et les droits de l'homme. L'OIF regroupe aujourd'hui 80 États dont 57 de plein exercice, soit près de la moitié des États dans le monde qui ont souhaité la rejoindre. Un tel rassemblement est significatif !

Le risque de dilution

Pourtant je crois la Francophonie en péril. Regrouper des pays francophiles, mais dont seulement 32 ont le français comme langue maternelle ou officielle, est en fait un risque de dilution. La francophilie ne recouvre pas la même réalité que la Francophonie. La vraie question est la suivante : que peut-on vraiment faire ensemble à partir du ciment que représente l'unité linguistique ? Adhérer à l'OIF n'emporte pas d'engagement particulier, même pas sur l'enseignement du français dans le pays considéré. Ensuite croire que la progression de la démographie en Afrique entraînera automatiquement la croissance du nombre de francophones est une illusion. Encore faut-il que ces pays aient envie et les moyens d'enseigner le français et que leurs élites s'inscrivent dans un dessein et un destin francophones. Tel est de moins en moins le cas. En réalité, la Francophonie ne porte aucun véritable projet pour le développement du français dans le monde. Elle mène des actions utiles mais qui ne s'inscrivent pas dans une vision suffisamment mobilisatrice pour être partagée par ses membres. Qui connaît l'OIF parmi les citoyens des États qui la composent ? Avec un modeste budget de 80 millions d'euros que peut-elle vraiment faire ?

Enfin, la France ne croit plus à la Francophonie. Nos élites la présentent comme un passé perdu et considèrent que la modernité s'incarne dans la langue anglaise et la culture anglo-saxonne. Qui a entendu notre Secrétaire d'État à la Francophonie s'exprimer et qui connaît son nom ? À Dakar, lors du dernier Sommet de la Francophonie, le président Hollande n'a pas voulu et su amener les pays africains à se retrouver derrière un candidat africain pour succéder au président Diouf. Il a laissé les canadiens à la manœuvre faire élire, par défaut, Mme Jean. Ce n'est pas cette dernière qui est en cause, mais cette mauvaise manière faite à l'Afrique va laisser des traces. De plus, qui croit sérieusement que le Canada a une ambition pour la Francophonie ? Mais quand la France divise par quatre ses contributions volontaires à l'OIF, elle perd toute crédibilité.

Répondre à un besoin et à une demande

Il existe pourtant un besoin et une demande de Francophonie. La diversité culturelle nécessaire à la mondialisation, qui caractérise le XXIe siècle, passe par la diversité linguistique. L'espagnol, l'arabe ou le chinois se développent. Le français est en développement en Chine ou au Brésil. La Chine, par exemple, encourage la création de classes francophones dans certains de ces lycées. La Francophonie peut être une donnée forte dans le monde de demain. La France, qui ne sera jamais toute la Francophonie mais sans qui la Francophonie ne peut exister, doit retrouver une ambition francophone. C'est essentiel et urgent. Là encore notre désengagement est grave et aura des retombées négatives sur notre influence dans le monde comme sur le plan économique. On le voit de plus en plus avec les étudiants francophones qui vont d'abord dans des universités anglophones, américaines en premier lieu, et seulement par défaut en France. Les enfants des Africains qui ont étudié en France s'inscrivent désormais dans les universités américaines, canadiennes, mais aussi chinoises. La Chine cherche à corriger son image en Afrique en multipliant les bourses destinées aux étudiants africains.

Les projets de relance de la Francophonie ne manquent pas. Michel Guillou a, dans de nombreux ouvrages et articles, présenté à de multiples reprises des propositions concrètes. Moi-même, alors Représentant personnel du président de la République pour la Francophonie, j'ai rédigé à l'intention du président Nicolas Sarkozy un rapport suggérant une politique volontariste pour donner corps à la Francophonie. Plus récemment, et toujours dans le même esprit, Pouria Amirshahi, député socialiste représentant les Français de l'étranger, a remis un rapport contenant une vraie stratégie déclinée en propositions concrètes et d'une réelle faisabilité. Citons également le rapport de Jacques Attali sur la Francophonie économique qui ouvre des perspectives intéressantes. Tous ces rapports, toutes ces propositions sont restées lettre morte quel que soit le gouvernement en place, parce que nos dirigeants ne croient pas en la Francophonie Quand nos élites, quelles qu'elles soient, s'expriment en anglais hors de France mais aussi en France, quand on encourage nos universités et écoles à développer des formations tout en anglais en France et à l'étranger, quand un récent rapport demandé officiellement par la France et l'Allemagne leur est remis en anglais par deux économètres réputés, l'un français et l'autre allemand, peut-on expliquer à d'autres pays que le français peut rester orne langue qui comptera dans les années à venir ?

La Francophonie, vecteur d'une pluralité souhaitée

Nous nous suicidons collectivement. Comment ne pas comprendre que derrière une langue, il y a des valeurs, une culture, du droit, une conception de la société ? Il ne s'agit pas de nous replier sur nous-mêmes, de refuser l'anglais que notre jeunesse doit parler, mais de s'inscrire résolument dans une stratégie de plurilinguisme, condition de la diversité culturelle, elle-même condition d'une mondialisation qui ne soit pas synonyme de constitution d'un melting pot entraînant la domination d'une langue et d'une culture. Rappelons que, dans l'histoire, ces situations n'ont jamais duré et ont toujours été source de conflits. Comprenons que si l'OIF, en dépit de son impuissance, rassemble autant d'États c'est parce que ceux-ci ne veulent pas d'une telle mondialisation et voient dans la Francophonie un vecteur essentiel de la pluralité souhaitée.

Il faut que la France se réveille. Je souhaite que Mme Jean le comprenne et ose interpeller les Français, leur dire que la Francophonie ne peut exister sans la France et nous demande de nous engager dans l'action multilatérale que représente l'OIF pour bien montrer que la Francophonie doit être un projet partagé. Quand on regarde TV5, quand on connaît l'action remarquable de l'université Senghor, à Alexandrie et dans ses campus externalisés dans des universités africaines, pour former des cadres des pays d'Afrique francophone, on mesure combien, avec des moyens limités, la Francophonie peut être traduite en actions concrètes dont les effets multiplicateurs sont importants.

Promouvoir la Francophonie à travers un projet global

La Francophonie politique, pour exister, a besoin de s'appuyer sur un projet global comprenant des volets divers (formation de professeurs de français avant tout à l'évidence, mais aussi, pour justifier et inciter à la demande de français, des volets culturels, économiques, sociaux, etc.) et quelques mesures symboliques parmi lesquelles l'idée d'un "visa francophone" - un espace Senghor comme il existe un espace Schengen-ne serait pas la moindre illustration.

La nouvelle Secrétaire générale de l'OIF, Mme Jean, a un chantier immense devant elle. Elle peut selon moi acquérir l'autorité et la légitimité que le contexte de sa nomination ne facilite pas en présentant aux États membres un projet pour la Francophonie dans le contexte de mondialisation de ce début du XXIe siècle. Qu'elle n'hésite pas à bousculer, à se faire entendre. Mme Jean aura-t elle la volonté de consacrer le temps nécessaire à la réalisation d'un tel projet ? Je sais que beaucoup sont prêts à répondre à un tel appel. Sachons que c'est la dernière chance de la Francophonie. Si rien ne se passe, l'OIF deviendra un cadre creux et beaucoup en tireront les conséquences en recherchant ailleurs les lieux au sein desquels ils pourront inscrire la diversité nécessaire au maintien de leurs identités nationales et culturelles.

Quelques propositions concrètes autour desquelles ce projet global pourrait être construit sans prétendre que ceci soit exhaustif ni soumis à critiques ! Sans hiérarchiser telle ou telle action, inscrire, comme indiqué, la Francophonie comme acteur d'une mondialisation plurielle. À cette fin, proposer à l'UNESCO d'ajouter à la convention sur la diversité culturelle un protocole relatif à la diversité linguistique, créer une Agence francophone pour promouvoir nos "produits" culturels, mettre en place une Fondation de la Francophonie, jouer la carte des coopérations décentralisées en multipliant les actions entre collectivités locales, etc. Passer d'une stratégie de rayonnement à ce qu'il ne faut pas hésiter à appeler une stratégie d'influence avec le développement de la politique audiovisuelle francophone, créer un portail de la Francophonie numérique", avoir une ambition d'une E-Francophonie propre, fonder une Agence francophone de l'éducation (paradoxe aujourd'hui : on a, avec l'Agence universitaire de la Francophonie, un opérateur spécifique pour l'enseignement supérieur, alors qu'il n'existe rien afin de développer en primaire et au secondaire l'enseignement du français, établir le vivier de francophones pour l'enseignement post bac !), créer un Erasmus francophone (encore une mesure concrète qui serait fortement symbolique pour les jeunes de la réalité de la Francophonie), multiplier les événements francophones dans le monde, etc. Ces quelques exemples visent à montrer qu'il serait facile de construire un véritable projet pour la Francophonie, s'il existait une volonté politique.

Le temps est venu d'une troisième Francophonie

La priorité, pour la Secrétaire générale de l'OIF, Mme Jean, est de "réveiller" la France, d'interpeller nos gouvernants, nos élus, nos élites, afin de leur faire comprendre que, si la Francophonie ne se réduit pas à une politique uniquement française, elle n'a pas de sens, de légitimité, de crédibilité sans un engagement fort, multilatéral, de la France, pour lui donner corps. Mais, interpeller la France n'est pas suffisant, Mme Jean doit aussi savoir nous mobiliser autour d'un projet qu'elle porterait au nom de l'OIF. La France aura alors sûrement à cœur de s'engager dans une stratégie nationale au service de ce projet multilatéral, ce qui permettrait de le conforter. Ici encore, quelques suggestions, afin d'ouvrir un débat : inscrire dans notre Constitution que la République participe à la construction de la Francophonie dans sa double dimension d'espace géopolitique et d'espace de coopération et que le français est la langue du dialogue de l'aire géoculturelle francophone ; revisiter la loi Toubon de 1994 pour la renforcer ; créer auprès du Premier ministre un Haut-commissariat à la Francophonie ayant une autorité interministérielle ; introduire la notion de Francophonie dans les programmes scolaires ; créer, sur le modèle du service civique, des Volontaires de la Francophonie qui seraient déployés dans les pays membres de l'OIF qui souhaiteraient les accueillir ; multiplier les Maisons de la Francophonie du type de celle que j'ai modestement initiée à Lyon en 2008 ; créer un Institut des hautes études de la Francophonie, dont la préfiguration est l'Institut de la mondialisation et de la Francophonie qu'a su développer, au sein de l'université Lyon III Jean Moulin, le recteur Michel Guillou. On le voit, le chantier est vaste tant au plan de la Francophonie multilatérale que pour la France.

Je souhaite la bienvenue à Mme Jean et surtout bon courage ! Si elle a la volonté de conduire l'Organisation qui lui est confiée sur la voie d'une Francophonie ouverte, renouvelée, ambitieuse, je suis certain qu'elle parviendra à rassembler autour d'elle tous ceux qui voient dans la Francophonie un espace de solidarité et de partage.

Après une première Francophonie liée à la période coloniale, une seconde Francophonie humaniste inspirée par Léopold Sedar Senghor, le temps est venu d'une troisième Francophonie politique, économique et culturelle, dont l'ambition sera de construire un pôle d'équilibre et de régulation de la mondialisation. Mme Jean voudra-t-elle endosser et mettre en œuvre cette troisième Francophonie ? Si oui, la Francophonie a un vrai avenir ; si non, elle est réellement en péril.

Christian Philip


Christian Philip est professeur à l'université Lyon III, ancien recteur ancien recteur des académies de Montpellier, Reims et Clermont-Ferrand, ancien député du Rhône, ancien premier adjoint de la ville de Lyon, spécialiste des questions d'éducation et des institutions européennes. Il a également occupé les fonctions de directeur de cabinet de François Fillon, alors ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, ainsi que de représentant personnel du président de la République, Nicolas Sarkozy, pour la Francophonie.


/nouvelles/presse.gifNouvelles de mai 2015 (2) - le 30/05/2015 - 19:14 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2015 (2)

Le Monde : Dany Laferrière à l’Académie française (28/5) (lien)
Terminologie : nouveaux mots homologués par la Commission de terminologie (24/5) (lien)
(dont le très heureux "enfant du numérique" proposé pour "digital native")

Nouvelle version pour le site Langue-fr.net  (lien)
N. Foltz (L'Express) Réforme du collège-mais à quoi sert d'apprendre l'allemand ?(18/5) (lien)


La colonisation mentale ordinaire des "élites" françaises

3 exemples récents

1) La Caisse des Dépôts organise à Paris au  siège de l'Unesco une conférence internationale sur la finance et le climat. Comment s'appelle-t-elle ? Climate Finance Day. Pierre-René Lemas, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, ancien secrétaire général de l'Élysée de François Hollande de 2012 à 2014, interrogé par Patrick Cohen sur France Inter le 22 mai qui lui demande si "Il n'y a pas moyen de trouver un titre français pour ça" (merci à Patrick Cohen d'avoir au moins posé la question, sans relance hélas !) répond une phrase typique de la colonisation mentale : "On fait venir beaucoup  de gens de beaucoup de pays, donc on a trouvé un titre anglais : c'est comme ça dans le monde de la finance" (Sic !) Il ne lui a même pas effleuré qu'un double titre aurait pu être envisagé.  Cela va d'ailleurs beaucoup plus loin car apparemment le site pour s'inscrire était totalement en anglais, les interventions ont dû se faire dans la même langue coloniale (de la finance pour Pierre-René Lemas). Donc pour lui c'est simple international = anglais. Qu'on ne lui parle pas des pays de langues espagnole (parlée par 485 millions de personnes), portugaise (250 millions) ou encore moins française (275 millions, quelle vulgarité !) Pierre-René Lemas chargé d'aider au développement de la France par notamment les investissements de sa banque publique a choisi son camp : la langue de nos concurrents doit être la seule ! Merci Gribouille !

Curieux comme notre époque qui n'a jamais connu autant de procédés de traduction automatiques ou non s'oriente de plus en plus vers le monolinguisme servile.

2) Anne Hidalgo maire de Paris, présidente de l'Association internationale des maires francophones (sic !), organise le 20 mai en l'Hôtel de Ville de Paris une rencontre internationale destinée aux "startups" dont ainsi qu'un dispositif dénommé "French Tech Ticket". La rencontre, le site présentant ces différents éléments sont exclusivement en anglais. Donc pour elle c'est simple modernité et international = anglais. Pauvre ringards français passez votre chemin… Cette "socialiste" a adopté la langue du capitalisme et que l'on ne lui parle pas d'autre chose. (lire aussi notre lettre à la Maire de Paris)

3) Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation Nationale, pour sa part, a bien mérité la médaille de l’Empire britannique et la "Presidential Citizen Medal" états-unienne. Ce que les anglo-saxons dans leurs rêves les plus fous n'osaient même pas imaginer elle la fait (comme sa sous-ministre Geneviève Fioraso l'avait fait à l'université). En supprimant les classes bi-langues elle a définitivement assis l'anglais comme seule 1ère langue possible dans le secondaire. Avant subsistait des classes de 6e anglais-allemand ou anglais-espagnol (donc sans véritable 1ère langue en titre), maintenant ne reste que l'anglais ! Bravo ! Il parait qu'il y a une construction européenne et que l'Allemagne est notre partenaire privilégié… (lire aussi notre position sur le massacre du latin et du grec)

P.S. Bruno Lemaire, étoile montante de l'UMP, quant à lui, a proposé une solution encore plus radicale : plus de 2ème langue enseignée. Pour un germanophone reconnu, quel signe d'indépendance ! MAR


nouvelles2015/loic-depecker.jpgLoïc Depecker nommé à la tête de la DGLFLF - le 20/05/2015 - 19:58 par MAR

Loïc Depecker nommé à la tête de la DGLFLF

Loïc Depecker a été nommé délégué général à la langue française et aux langues de France, le 20 mai 2015. Il remplace à la tête de la DGLFLF Xavier North qui la dirigeait depuis 2004.

Le premier ministre, Manuel Valls, a nommé aujourd'hui l'universitaire afin de mettre en place la future Agence de la langue française et de combattre l'illettrisme, a annoncé Matignon. Loïc Depecker, professeur en sciences du langage à l'Université de Paris-Sorbonne, a été nommé en Conseil des ministres et "se voit confier la préfiguration de l'Agence de la langue française", précise Matignon dans un communiqué.

Cette nouvelle agence, dont la création avait été annoncée par le premier ministre en mars, visera à "renforcer l'ensemble des dispositifs de lutte contre l'analphabétisme et l'illettrisme et de proposer une politique linguistique qui redonnera à tous nos concitoyens le goût et l'envie de pratiquer le français". Sa création était une des 60 mesures présentées début mars par Manuel Valls pour son plan visant à favoriser la mixité sociale en France, dans la foulée de ses déclarations sur "l'apartheid social, territorial et ethnique" dans l'Hexagone.

Loïc Depecker est chargé de remettre des "conclusions et propositions de préfiguration" de l'agence de la langue française fin septembre 2015. En France, près de six millions de personnes rencontrent des difficultés dans la maîtrise ou le maniement de la langue, selon les estimations rappelées ce matin par Matignon.

Loïc Depecker est actuellement Directeur de recherches (sciences du langage) à l'Université de Paris Sorbonne (Paris III), il a dans le domaine de la langue française un parcours fort intéressant :

  • Conseiller du Haut Comité de la langue française (1980-1984)
  • Conseiller technique au Commissariat général à la langue française (Premier ministre) (1984-1989)
  • Responsable du service de terminologie à la Délégation générale à la langue française (1989-1996)
  • Conseiller scientifique de la Délégation générale à la langue française (1996-1998)
  • Professeur de linguistique et de terminologie à l'Université de la Sorbonne nouvelle (Paris III) (2001-2008)
  • Secrétaire général du Réseau panlatin de terminologie (Realiter) fonctionnant au sein de l'Union latine (1997-2002)
  • Président fondateur de la Société française de terminologie (1999-2008)
  • Président d'honneur du Cercle des écrivains cheminots (1994-2008)

à lire également un entretien avec Loïc Depecker sur le site de la Sorbonne Nouvelle


La ville de Nîmes condamnée pour violation de la loi Toubon
(traductions uniquement en anglais)

Le Tribunal administratif de Nîmes a condamné la ville de Nîmes pour non respect de la loi du 4 août 1994 (dite loi Toubon) qui impose en cas de traduction d'inscriptions faites par des personnes morales de droit public que ces traductions soient au moins au nombre de deux*.

L'action a été engagée par l’association Afrav contestant l'affichage bilingue à Nîmes (aux Arènes de Nîmes, à l’Aréna, à l’entrée du musée archéologique, sur le Petit train, à l’entrée de l’Office de tourisme ainsi que sur de nombreux autres panneaux) et dans l'agglomération (à Caveirac...). La commune de Nîmes avait refusé de mettre en conformité l'ensemble des panneaux signalétiques de la commune avec l'article 4 de la loi du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française.

L'affaire qui opposait l'Afrav à la mairie de Nîmes sur les panneaux bilingues de signalisation, depuis bientôt 7 ans, a été jugée au Tribunal administratif de Nîmes, le jeudi 9 avril 2015. Le rendu du jugement a été donné à l'audience du 28 avril 2015. Il en ressort que le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, sénateur du Gard, est enjoint par le Tribunal administratif, de mettre en conformité avec la loi Toubon (l'article 4 de la loi 94-665) tous les panneaux d'information de la ville et cela dans les 6 mois qui viennent.

Cette décision importante est une première : c'est la première condamnation d'une commune pour ce type d’infraction, très courante dans nos villes.  Elle reconnait le droit d’ester en justice au titre de la loi du 4 août 1994 (dite loi Toubon) sans qu’il soit besoin de produire un P.V d’une autorité de police ou de contrôle. Elle reconnait par ailleurs, le droit à une association ne disposant pas d’un agrément au titre de la loi du 4 août 1994, d’ester en justice.

Bravo à l’Afrav dont nous ne pouvons que saluer la pugnacité ! MAR

Le rendu du jugement du Tribunal administratif Afrav_Mairie-de-Nimes

La réponse au mémoire de défense du maire de Nîmes (A.Fr.Av.)

Le dossier sur le site de l'A.Fr.Av.

L'Afrav (Association FRancophonie AVenir)


* loi du 4 août 1994- article 4 "Lorsque des inscriptions ou annonces visées à l'article précéden t, apposées ou faites par des personnes morales de droit public ou des personnes privées exerçant une mission de service public font l'objet de traductions, celles-ci sont au moins au nombre de deux. […]"


/nouvelles/presse.gifNouvelles de mai 2015 - le 17/05/2015 - 19:08 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2015

Laurent Lafforge  : Je ne fais plus confiance à l’école dite républicaine (15/5) (lien)
A.Fr.Av. : L'hypocrisie des Journées des langues à l'ONU (lien)
É. Viennot (Rue89) Tout masculiniser ne fait pas du neutre, ça fait du masculin !  (15/5) (lien)


Lettre à Mme Hidalgo, maire de Paris, qui piétine la langue française

Au mépris de la loi et de tout ce que vous et nous représentons, Madame Hidalgo, maire de notre capitale, présidente de l'Association internationale des maires francophones (AIMF), organise le 20 mai en l'Hôtel de Ville de Paris une rencontre internationale exclusivement en anglais d'entreprises jeunes pousses, qu'elle appelle encore les "start up". Albert Salon

Une quinzaine de présidents d'associations signataires lui adressent la demande collective ci-jointe.

Pouvons-nous vous suggérer de saisir Mme Hidalgo par toutes voies, y compris téléphonique et électronique, pour la prier instamment de remettre, dans cette manifestation (et plus généralement !...), le français à sa place, c'est-à dire à la première, sans exclure l'anglais. et en disposant les moyens de traduction nécessaires ? Albert Salon


Madame la Maire,

De nombreux adhérents parisiens de nos associations ont eu connaissance par la presse de l’organisation le 20 mai prochain à l’Hôtel-de-Ville de Paris d’une manifestation destinée aux entreprises dites "start-up", en français : "jeunes pousses".

Leur attention a été attirée sur les conditions de déroulement de cette manifestation, plus particulièrement sur l’utilisation de la seule langue anglaise, cette information figurant notamment dans un article publié le 27 avril 2015 dans la rubrique "économie" du site internet du journal "Le Parisien".

De fait, cet événement est présenté sur un site internet "dédié" (www.hackinghoteldeville.paris/) sur lequel les entreprises intéressées sont invitées à s’inscrire avant le 1er mai, et qui est entièrement rédigé en anglais.

Il y est indiqué que les organisateurs sont l’agence de développement économique de Paris, "Paris & Co", et la Mairie de Paris elle-même.

Vous comprendrez, nous en sommes certains, que nous puissions être fort étonnés, voire profondément choqués, par l’absence complète de la langue française de cette manifestation.

S’il est normal que des facilités soient offertes sur le plan linguistique aux personnes présentes à cet événement ne maîtrisant pas ou pas bien le français, il serait paradoxal d’observer que celles n’ayant pas une connaissance suffisante de l’anglais seraient, elles, désavantagées et victimes d’une forme de discrimination.

Par ailleurs, sur le plan politique au sens le plus élevé du terme, vous conviendrez avec nous que l’éviction de la langue française d’une manifestation organisée par la Ville de Paris au sein même de l’Hôtel-de-Ville comporte une charge symbolique désastreuse.

Comment imaginer que la capitale de la France, à la fois berceau historique de la francité et ville au rayonnement mondial, puisse délibérément éliminer le français d’une manifestation publique soutenue et parrainée par sa Municipalité, aux frais des contribuables parisiens ?

Le "message" envoyé à tous, Français comme étrangers, est particulièrement négatif, et d’autant plus incompréhensible que vous présidez l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF) et avez fêté le 20 mars dernier la journée internationale de la langue française en recevant à l’Hôtel-de-Ville Mme Michaëlle Jean, Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

Par ailleurs, sur le strict plan juridique, il importe de rappeler que la loi n° 94-665 du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française pose, en son art. 6, notamment les règles suivantes : "Tout participant à une manifestation, un colloque ou un congrès organisé en France par des personnes physiques ou morales de nationalité française a le droit de s'exprimer en français. Les documents distribués aux participants avant et pendant la réunion pour en présenter le programme doivent être rédigés en français et peuvent comporter des traductions en une ou plusieurs langues étrangères".

Il est précisé au même article que "lorsqu'une personne morale de droit public ou une personne morale de droit privé chargée d'une mission de service public a l'initiative des manifestations visées au présent article, un dispositif de traduction doit être mis en place".

Le Conseil constitutionnel, pour sa part, a constamment réaffirmé dans sa jurisprudence qu’en application de l'article 2 de la Constitution (" la langue de la République est le français ") l'usage du français s'impose aux personnes morales de droit public et aux personnes de droit privé dans l'exercice d'une mission de service public et les particuliers ne peuvent, dans leurs relations avec les administrations et les services publics, être contraints à l’usage d'une langue autre que le français.

Pour toutes ces raisons, qui nous semblent particulièrement fortes, nous vous demandons – en un recours gracieux - de bien vouloir faire prendre le plus rapidement possible toutes dispositions utiles permettant de traiter le français au moins à égalité avec l’anglais, tant pour la préparation de cet événement (publicité, site internet, inscription) que pour son déroulement proprement dit (faculté d’usage du français, traduction simultanée).

Nous sommes certains que notre démarche répond au sentiment de l’immense majorité des Parisiennes et des Parisiens et sommes convaincus que vous serez sensible à notre point de vue.

Vous remerciant vivement d’avance de votre attention et des suites que vous pourrez donner à ce courrier, nous vous prions de croire, Madame la Maire, à l’assurance de notre haute considération.

Associations signataires :

Alliance Champlain (Nouvelle Calédonie), président : Daniel MIROUX.

Association C.O.U.R.R.IE.L., président : Georges GASTAUD.

Association des Professeurs de Lettres (APL), président : Romain VIGNEST.

Association Francophonie Avenir (AFRAV), président : Régis RAVAT.

Association francophone d’Amitié et de Liaison (AFAL), président : Jacques GODFRAIN.

Association pour la Sauvegarde et l’Expansion de la Langue française (ASSELAF), président : Philippe de SAINT ROBERT.

Avenir de la langue française (ALF), président : Albert SALON.

Carrefour des Acteurs sociaux (CAS), directeur, Joël BROQUET.

Cercle littéraire des Écrivains cheminots, vice-président : Maurice LELOUS.

Conseil international de la Langue française (CILF), Secrétaire général : Hubert JOLY.

Forum francophone international (FFI-France), président : Albert SALON.

Forum pour la France (FPF), Secrétaire général : Henri FOUQUEREAU.

France bonapartiste, président : David SAFORCADA.

Groupe d’études et de recherche sur le français langue internationale (GERFLINT), Président : Jacques CORTÉS.

Institut Culture, Économie, Géostratégie (ICEG), président : Yves MONTENAY.

Observatoire européen du Plurilinguisme (OEP), président : Christian TREMBLAY.


Contre le massacre du latin et du grec - le 09/05/2015 - 19:15 par MAR

Contre le massacre du latin et du grec

Avenir de la Langue Française s'associe pleinement aux intellectuels qui en appellent au président de la République pour arrêter le massacre du latin et du grec. A l'origine, aux fondements même de la langue française se trouvent notamment le latin et le grec. Les affaiblir comme c'est le cas dans le projet de réforme du collège mené par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation Nationale, en transformant de véritables options latin et grec en fourre-tout semi-culturels, semi-linguistiques, c'est affaiblir la langue française elle-même !  MAR

lien vers l'appel (signataires régulièrement mis à jour), lire également l'article de Sophie Coignard dans Le Point qui reproduit également l'appel [Appel de l'Association des Professeurs de Lettres au président de la République pour l'avenir des langues anciennes et de l'école]


Juliette Binoche joue l'Antigone de Sophocle en anglais en France (!)

Quand Juliette Binoche, actrice française joue Antigone, la tragédie grecque de Sophocle, en anglais (!) en France même sous l'oeil admiratif de journaleux fascinés par l'américanisation ! Merci Juliette pour avoir prêté sa main à l'uniformisation générale des cultures, avec des phrases aussi incontournables que "Moi, ça fait longtemps que je travaille à l'européenne[...] Il faut se plier à cette idée-là que l'anglais, c'est le moyen de communiquer avec nous tous qui sommes d'origines différentes." Sophocle en anglais en France, il fallait y penser !

Lire à ce sujet le très bon éditorial de l'Observatoire Européen du Plurilinguisme


GdF-Suez se transforme en groupe hors-sol anglicisé
(Engie)

GdF-Suez grand groupe français de l'énergie, change de nom. Il est vrai que son nom sonnait par trop national ["quelle horreur !" entonne le chœur mondialisé] : GdF (Gaz de France qui avait en outre le malheur d'être issu de la Libération sous le patronage du Général De Gaulle) et Suez (IndoSuez, ancienne Compagnie universelle du canal maritime de Suez fondée en 1858). Bref, ils ont choisi un nom hors-sol qui sonne comme un surnom anglo-américian : Engie (quelle imagination !)

Pour appuyer cette mise hors-sol rien de tel qu'un slogan bidon "in ingliche" : "by people for people". Mais où vont-ils chercher tout cela (à coups de millions d'euros pour les géniaux créatifs) ? Tout cela sous l'égide de l'État français qui reste encore le 1er actionnaire avec 33%.

Merci à Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique qui a fait grand œuvre de "collaboracheune" en autorisant cette transformation. Merci  aussi à Dominique de Villepin, premier ministre de 2005 à 2007 qui s'est battu pour la privatisation de GdF, permettant cette mise hors-sol. Décidément les "élites" françaises semblent ne plus avoir qu'un objectif le dépeçage complet de la Nation.


nouvelles2015/slff2015.jpgSemaine de la langue française et de la Francophonie 2015 - le 09/04/2015 - 21:52 par Catherine-Distinguin

Semaine de la langue française et de la Francophonie 2015
du frémissement français à l’enthousiasme mondial

Alors qu’en France la célébration des vingt ans de la Semaine de la langue française n’a pas vraiment été saluée à la mesure des enjeux, les Alliances et Instituts français de l’étranger lui ont consacré une place de choix, faisant d’elle leur temps fort culturel de l’année.

Quel bilan tirer du cru 2015 de la Semaine de la langue française et de la Francophonie dans l’hexagone ? Certes, l’ensemble du secteur de l’audiovisuel a consacré, le 16 mars et pour la première fois, sous l’impulsion du Conseil supérieur de l’audiovisuel, une partie de sa programmation à la promotion de la langue française. Un dispositif spécial invitant les auditeurs à réfléchir aux usages et aux enjeux de la langue française à travers la littérature, la chanson, les savoirs et le quotidien de tous a été mis en place. Il n’empêche : pendant que les animateurs de RMC allaient gazouiller sous la Coupole, un de leurs chroniqueurs nous annonçait que "le déclin de la langue française est inéluctable".

Dans la presse, peu d’échos remarquables ni remarqués sur cet anniversaire ; seul un mépris consenti, si ce n’est le quotidien gratuit 20 Minutes qui s’est distingué en titrant à la une du 13 mars 2015 "My franglish is rich", se vantant de défendre ardemment le franglais. Fort heureusement, le président du groupe de travail de la Commission générale de terminologie et de néologie, Jean-Michel Gaussot, lui a répondu avec pertinence dans ce même numéro. À noter aussi que l’Association française de prévention des comportements sur la route y a vu l’opportunité de faire de cette semaine celle de la courtoisie au volant, en vue de lutter contre les incivilités, les insultes et autres noms d’oiseaux échangés entre usagers de la route !

Paradoxalement à l’étranger, la Semaine de la langue française et de la Francophonie a revêtu une tout autre ampleur. Il est vrai que, depuis bien des années, on y célébrait, en Afrique francophone surtout, mais aussi ailleurs, la journée mondiale de la Francophonie, et dans bien des endroits cela durait une semaine ou deux, dans quelques cas un mois…Pour les Alliances et Instituts français du monde entier, cet événement a encore été l’occasion d’organiser de multiples manifestations sur les cinq continents pour promouvoir la francophonie (pas seulement autour des dix mots choisis) et permettre à la langue française de se diffuser largement. Autant de projets qui se sont échelonnés le plus souvent bien au delà d’une semaine.

Ce fut le cas en Afrique où les dix mots ont voyagé jusqu’aux Comores, sous l’impulsion de l’Alliance française de Mutsamudu où les festivités ont commencé dès le 15 février. Ce fut le cas aux Amériques : à Ottawa, un projet multidimensionnel a mis en lumière la pluralité et la richesse de l’identité francophone canadienne durant quatre semaines ; à Chicago, la Semaine s’est déclinée en un Festival de la francophonie du 6 au 31 mars. En Europe aussi où la Finlande a célébré la Francophonie tout au long du mois de mars ; en Italie, à Modène, où les festivités se sont déroulées du 14 mars au 10 avril. Au Portugal, ce moment privilégié a eu lieu du 11 au 26 mars, grâce au réseau des Alliances française du pays en relation avec les Ambassades.

Alors, la France serait-elle une fois encore à la traîne ? Souvenons-nous, déjà en son temps, l’écrivain et académicien Jean-François de La Harpe soulignait : "En France, le premier jour est pour l’engouement, le deuxième pour la critique et le troisième pour l’indifférence". Nous sommes en 2015 et la Semaine de la langue française a fêté ses 20 ans dans une discrétion toute routinière et bien morne. Tout est dit …

Catherine Distinguin, administratrice d’Avenir de la langue française


/nouvelles/presse.gifNouvelles d'avril 2015 - le 06/04/2015 - 13:36 par MAR

Langue française : Nouvelles d'avril 2015

L'Hebdo : Stromae met l’Amérique à genoux (30/4) (lien)
New-York Times : La France renonce, avec Fleur Pellerin, à la lutte contre les anglicismes  (lien)
Observatoire de la langue française : La langue française dans le monde 2014 en ligne (lien)
Jean Quatremer : Le monolinguisme anglophone, mauvaise action contre l’Europe (2/4) (lien)
Daniel Latif : Première journée de la langue française : et le CSA se réveilla enfin ! (2/4) (lien)
Géopolitique africaine : Ilyes Zouari "La France doit réinvestir le monde francophone"


nouvelles2015/petit-dictionnaire-monde-francophone.jpgPetit dictionnaire du Monde francophone - le 02/04/2015 - 21:45 par MAR

Parution à signaler
Petit dictionnaire du Monde francophone

d'Ilyes Zouari

Le français est ma patrie

Le Monde francophone s’étend sur plus de 16,3 millions de km2, soit près de quatre fois l’Union européenne. Ce vaste espace, où le français n’a jamais été autant parlé, regroupe plus de 450 millions de personnes, réparties sur 33 pays et non moins de 4 continents.

En partant de la célèbre citation d’Albert Camus, mentionnée plus haut, mais surtout du constat que le Monde francophone demeure curieusement très largement méconnu des peuples francophones du Nord (au grand étonnement, voire stupéfaction, des autres peuples ayant le français en partage), cet ouvrage présente de manière complète et détaillée chacun des 45 pays et territoires francophones, jusqu’aux plus petits (DOM-TOM inclus).

Se voulant fiable et crédible, évitant toutes exagération, ou propagande, ce livre, le premier du genre, se base sur une définition simple et de bon sens que l’on peut retenir pour décrire un pays ou territoire francophone, à savoir : une terre où l’on peut vivre en français, car langue de l’administration, de l’enseignement, des affaires et des médias, et ce, seul ou dans le cadre d’un bilinguisme parfait avec une langue locale "partenaire", pour reprendre le terme utilisé par l’OIF. La liste des pays étudiés ne correspond donc pas totalement à celle des membres de cette organisation, désormais davantage politique que culturelle. Ce qui n’empêche pas pour autant l’ouvrage de présenter la vingtaine de pays et de territoires francophiles et/ou abritant des minorités de langue française (Flandre, Sarre, Suisse alémanique occidentale, Roumanie, Liban, État brésilien de l’Amapa, provinces anglophones de la moitié est du Canada…).

Le Petit dictionnaire du Monde francophone, c’est :

  • une mine d’informations précises et à jour.
  • une présentation détaillée des 45 pays et territoires francophones autour de neuf rubriques : géographie, économie, culture, gastronomie, "ça vaut le détour", proverbes, sites internet des principaux journaux et magazines d’information…
  • de nombreuses cartes géographiques, reflétant toutes les dimensions réelles des pays et continents.
  • un petit lexique du "français d’ailleurs" répertoriant une sélection de termes spécifiques aux autres terres francophones.
  • une présentation des pays et territoires francophiles et/ou abritant des minorités de langue française, avec indication de la situation du français et de son enseignement.
  • un répertoire des principaux organismes, événements et médias pan-francophones.
  • et d’abondantes données chiffrées, parfois inédites, comme le fait que la distance en territoire francophone continu est de 6 080 km entre Alger et la frontière sud-est de la RDC, près de Lubumbashi (soit deux fois et demie Paris-Moscou !), ou encore que la Guadeloupe suffirait à elle seule à abriter toute la population mondiale à raison d’une moyenne raisonnable de 4, 5 personnes/m2.

Les nombreux sites internet référencés pour chaque pays et territoire ainsi que le petit lexique du "français d’ailleurs" permettront au lecteur de s’immerger dans la réalité francophone quotidienne de ces différents peuples et de constater la grande vitalité de la langue française, ainsi que la créativité qui anime l’espace francophone : qui sait, par exemple, que l’équivalent sénégalais du journal satirique Le Canard enchaîné s’appelle Le Cafard libéré ? ou encore que le slogan récemment arboré en Tunisie lors d’une manifestation anti-gaz de schiste contre une multinationale anglo-néerlandaise était "N’inshistez pas, non à la gazastrophe !"

Mélange d’encyclopédie et de guide de voyage, ce livre hybride est donc une incitation à partir à la découverte de cet univers francophone, car mieux le connaître et le définir, c’est également et naturellement mieux se connaître et se définir soi-même.

Ce livre vise ainsi à faire prendre conscience aux Français, mais aussi aux Belges, aux Suisses et aux Canadiens francophones, jeunes et moins jeunes, élèves et professeurs, de la dimension mondiale de leur langue, et à leur démonter qu’ils n’ont donc aucune raison de la dévaloriser, de l’écarter, de l’affaiblir au quotidien et de nuire ainsi à son rang et, in fine, à leurs propres intérêts mais également à ceux des autres pays et peuples partageant notre langue… ainsi qu’à ceux des générations futures.

Ilyes Zouari est administrateur/auteur de la revue Population & Avenir, spécialisée en démographie et en géographie humaine, et administrateur de l’association Paris-Québec. Diplômé en Gestion des Affaires internationales, il s’intéresse notamment à l’histoire, à la démographie et à la situation du français dans le monde. Il est aussi membre d'ALF.

Ilyes Zouari est également l'auteur d'un article fort intéressant "La France doit réinvestir le monde francophone" publié dans la revue Géopolitique africaine.


La Ville de Paris continue à ramper
devant l'anglo-américain

En témoigne le nom donné à l'exposition autour du Vélib : "I Vélib’, I Can Fly" qui aura lieu (nous citons) : "du 2 avril au 16 mai, Paris Rendez-Vous, le concept store (sic !) de l’Hôtel de Ville.(http://blog.velib.paris.fr/ivelibicanfly/). Après Bertrand Delanoë très en pointe dans l'anglicisation, aujourd'hui Anne Hidalgo reprend le flambeau avec sans doute comme objectif de faire de Paris une sous-préfecture États-unienne. Nous relayons ici la campagne portée par une association amie l'Afrav. MAR

A ajouter : un site 100% in ingliche pour un concours destiné aux "start-ups" où les candidats doivent s'inscrire in ingliche : Paris rampe, Paris rampe, Paris rampe vraiment (sur un air connu...)


"I velib' I can fly"! Peut-être avez-vous vu cette publicité à Paris ?

Afin de lutter contre cette énième attaque méprisante pour notre langue, nous vous proposons d'aller coller un autocollant de protestation sous ce slogan en anglais partout où il apparaît à Paris, comme nous l'avons fait à Nîmes contre le "We are the Bridge" de la société publique du Pont-du-Gard (http ://youtu.be/rRSAMetCBsA).

Les affichettes autocollantes sont signées de l'Afrav, mais nous pouvons les imprimer - au cas où vous seriez intéressés d'aller en coller, et si vous le désirez -, du nom de votre association ou de votre organisme, ou des deux noms, ou sans aucun nom, c'est vous qui décidez.

Lettre ouverte à Mme Hidalgo, maire de Paris

Madame Anne HIDALGO, maire de Paris

(anne.hidalgo@paris.fr),

Au vu de l’affiche en anglais "I Vélib I can fly" sur un abri d’autobus parisien - voir la photo ci-jointe  -,  une affiche, qui plus est, signée « Mairie de Paris »,  je me demande si nous sommes encore en France, dans notre capitale ? http://blog.velib.paris.fr/ivelibicanfly/

 … et tout ça après une semaine dite « de la francophonie » où Mme Hidalgo a reçu TV5Monde à l'Hôtel de ville de Paris pour vanter les valeurs que véhicule la langue française !

Ah quoi bon ?

Pourquoi ce slogan Aïl Vélibe, Aïl Canne Flaille ?

Ce slogan ne démontre-t-il pas, s’il en était encore besoin malheureusement, que l’invasion anglo-américaine est pire que jamais ? Et il est atterrant de constater que la mairie de Paris y participe aussi activement…

En outre, l’affiche est hors la loi, puisque non conforme aux articles 3 et 4 de la loi 94-665 du 4 août 1994, relative à l’emploi de la langue française (dite parfois « Loi Toubon »).

Aussi aimerais-je savoir ce que vous envisagez de fairerapidement et très concrètement pour que cette communication « Vélib » ne reste pas dans l’illégalité ?

Etc.

(Suite et dossier complet sur : http://www.francophonie-avenir.com/fr-Info-breves/96-Lettres-a-Mme-Hidalgo-maire-de-Paris)

Réagir

Comme pour l'affaire de l'affichage illicite du Pont-du-Gard à Nîmes (affaire "We are the Bridge"), nous avons l'impression avec Mme Hidalgo et Cie, que la défense et la promotion de notre langue sont le cadet des soucis de nos dirigeants.

Ces gens-là ont l'air de participer à des évènements plus pour se faire voir que pour défendre une cause, plus pour gérer leurs intérêts particuliers que pour aller au secours d'un bien commun en danger.

Bien évidemment, nous ne recevrons aucune réponse de Mme Hidalgo. Et si par hasard, nous en recevions une, ce serait encore une réponse langue de bois de type : « Nous avons pris bonne note de votre remarque, et l'avons transmise au service compétent qui...» ou pire : « Vu le caractère international de cet évènement, etc. ».

Non ! La seule solution pour contrer l'anglomanie qui nous assaille et les sbires qui y collaborent, c'est d'aller coller sous les slogans en anglais illicite, des autocollants ou affichettes dénonçant le viol de notre langue, car il y en a assez d'envoyer des lettres de protestation qui finissent toutes à la poubelle et de discuter pour rien !

Amis, Sympathisants, Adhérents de Paris et de sa région, l'Afrav vous offre des affichettes autocollantes au format A4 pour aller les coller sous les slogans en anglais que Mme Hidalgo, la "Francophone", laisse mettre partout dans Paris.

Ces autocollants sont signés de l'Afrav, mais nous pouvons les signer du nom de votre association ou de votre organisme, ou des deux noms, c'est vous qui décidez.

Faites des photos, filmez, n'hésitez pas à montrer que la Résistance est en train de sortir du bois.

Écrivez à l'Afrav par retour de courriel, pour recevoir des affichettes autocollantes !

Résistant-Colleur en action

http://youtu.be/rRSAMetCBsA 

Merci de signer, pour ceux qui ne l'auraient pas encore fait,  notre pétition en ligne : http://www.petitions24.net/non_a_langlicisation_de_carrefour_de_la_france_et_de_leurope
(Reproduction et diffusion, hautement recommandées)


Hommage à un grand francophone : Dominique Gallet

Nous apprenons avec une grande tristesse la disparition de Dominique Gallet qui a été l'un 3 fondateurs de notre association Avenir de la Langue Française dont il a été secrétaire général durant sa première année (1992-1993). Il a été un grand Francophone, aussi bien avec son magazine Espace francophone, diffusé par une trentaine de télévisions nationales qu’il a fondé en 1982 avec Mona Makki, que dans tous les combats pour la langue française et la Francophonie.

Parmi les hommages rendus hommage à Dominique Gallet : citons celui du poète Amadou Lamine Sal, "Dominique Gallet a beaucoup servi la Francophonie. Ses écrits, son œuvre toute entière et ses actions font de lui le pèlerin le plus avancé qui ait porté loin, très loin, la voix de la Francophonie".


Dominique Gallet, né en 1947, était le producteur-délégué du magazine Espace francophone, qu’il a fondé en 1982 avec Mona Makki, rédactrice en chef du magazine. Espace francophone est une émission hebdomadaire diffusée par France 3, les chaînes de l’outre-mer français, Canal France International (CFI), Télé-Bruxelles, et une trentaine de télévisions nationales du Sud.

En 1965, à dix-huit ans, il fut l’un des animateurs du mouvement des jeunes gaullistes (UJP).

De 1970 à 1973, il a été conseiller artistique au Service central des textes et projets d’émissions de l’ORTF dirigé par l’écrivain Georges-Emmanuel Clancier.

De 1981 à 1985, secrétaire général de l’institut France-Tiers-Monde, il a présidé les quatre Conférences internationales pour l’identité culturelle qui se sont tenues successivement à Paris (à la Sorbonne, à l’Académie diplomatique internationale, à la Maison des cultures du monde) et à Dakar (au Centre de Congrès).

En septembre 2003, il a été nommé membre du Conseil supérieur de la langue française (ministère de la Culture et de la Communication).

Dès le 15 septembre 1969 il publiait dans Le Télégramme de Paris, sous le titre "La francophonie contre l’impérialisme", un article qu’il concluait ainsi : "Enfin et surtout, il faudrait jeter les bases d’une communauté francophone des nations. Cette communauté serait en définitive une communauté politique, non pas parce qu’elle favoriserait une politique nationale ou une idéologie, mais bien parce qu’elle s’opposerait objectivement à toute tentative d’hégémonie planétaire. Nous espérons qu’il existe à la tête de l’État une volonté de promouvoir une telle communauté. Le rêve du poète Senghor doit devenir réalité".

Depuis, il a consacré de nombreux écrits à la Francophonie et au combat pour la diversité culturelle, notamment : "L’atlantisme culturel" (Le Monde, 10 novembre 1979), "Dialogue pour l’identité culturelle" (Anthropos, 1981, préface et direction), "Langue française, définir une stratégie" (Le Monde, 17 janvier 1981), "Contre l’uniformisation planétaire des images" (Le Monde diplomatique, août 1987), "La francophonie en péril" (Le Figaro, 8 septembre 1992), "Pour une ambition francophone - le désir et l’indifférence" (L’Harmattan, 1995), "Impasse du “tout-anglais" (Marianne.net, 19 janvier 2012).

Dominique Gallet était chevalier de la Légion d’honneur, commandeur de l’ordre des Arts et Lettres, commandeur de l’ordre royal du Sahametrei (Cambodge) et chevalier de l’ordre de la Pléiade (Assemblée parlementaire de la Francophonie).

Dominique Gallet est décédé à Paris le 14 mars 2015.


Ses obsèques ont eu lieu le 24 mars 2015. Parmi les personnalités qui ont honoré sa mémoire : Jean-Pierre Chevènement, Dominique Noguez (autre fondateur d'ALF), Clément Duhaime qui a lu avec émotion le beau discours de son compatriote québécois Jean-Louis Roy co-rédacteur avec Dominique Gallet de notre manifeste des Communes, le chanteur Yves Duteil qui a chanté un couplet de "La langue de chez nous", Xavier North ancien directeur général de la DGLGLF et Stélio Farandjis, ancien secrétaire général du Haut Conseil de la Francophonie. Avenir de la Langue Française était représentée par son président Albert Salon, Thierry Burkard et Gérard Verroust.


/nouvelles/presse.gifNouvelles de mars 2015 (4) - le 24/03/2015 - 15:37 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2015 (4)

Ruptures : Un coup de gueule des journalistes bruxellois contre le tout-anglais (lien)
M le magazine du Monde - Lucien Jedwab ; "My franglish is rich" (27/3) (lien)
2 conférences d'Alain Ripaux à signaler (lire plus bas)
Yvan Gradis vous propose des récitations d'œuvres de grands poètes (lire plus bas)


"La découverte du Canada par Jacques Cartier" mardi 31 mars à 18 h, conférence à Paris-Montparnasse au " François Coppée - 1 bd du Montparnasse - 75014 Paris - métro : Duroc : Organisation France Louisiane

"La Francophonie en Amérique, du Québec à la Louisiane" - samedi 4 avril à 17 h - conférence à Saint-Malo - Maison du Québec (sur les remparts) - Organisation : Saint-Malo-Québec


Aux lecteurs qui aimeraient organiser des récitations publiques ou privées d'œuvres de grands poètes français, nous proposons le talent et la voix chaude de notre administrateur Yvan Gradis.

"Diseur, Yvan Gradis se propose pour réciter bénévolement, au pied levé, l'un ou l'autre des 48 poèmes (durée maximale : deux bonnes heures) d'Apollinaire, Baudelaire, Carême, Corneille, Du Bellay, Éluard, Guillevic, Heredia, Hugo, La Fontaine, Lamartine, Mallarmé́, Nerval, Prévert, Rilke (en allemand), Sully-Prudhomme, Verlaine, Vigny. (contact : 01 45 79 82 44, 06 17 78 74 83)"


nouvelles/presse.gifNouvelles de Mars 2015 (3) - le 22/03/2015 - 11:02 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2015 (3)

- Le commissaire français à Bruxelles Pierre Moscovici, qui ne communique qu'en anglais, prétend sur son blog tel Tartuffe, qu'On ne badine pas avec la langue française (!) (20/3) [rappel : Pierre Moscovici Carpette Anglaise 2014]
Valeurs actuelles Stéphane Ratti : "Contre la dictature de l’anglais" (19/3) (lien)
TV5 Monde : "Féminisation des mots : la France en retard ?" (21/3) (lien)
Henriette Walter : "le français est la langue qui a le plus donné aux autres" (19/3) (lien)



nouvelles/presse.gifNouvelles de Mars 2015 (2) - le 18/03/2015 - 21:29 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2015 (2)

Annick Girardin: "On appauvrit la langue française et on mutile l’anglais" (17/3) (lien)
La Secrétaire d'État à la Francophonie a lancé un coup de gueule avec une lettre truffée d'anglicismes
M. Bock-Côté : Les élites françaises aiment-elles encore la langue de Molière ? (lien)
Yves Montenay : "Le français est-il vraiment foutu ?" (17/3) (lien)
JP Brighelli (Le Point) Une journée de la langue française sans français : un exploit ! (16/3) (lien)
 



nouvelles/presse.gifNouvelles de Mars 2015 - le 16/03/2015 - 08:31 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2015

L'Express : Henriette Walter "N'ayons pas peur des mots étrangers" (15/3) (lien)
Pouria Amirshahi (député): le français, visa de tous les pays francophones (14/3) (lien)
Le Dictionnaire du français usuel de J. Picoche et JC Rolland enfin réédité (ci-dessous)


Le Dictionnaire du français usuel de Jacqueline Picoche et Jean-Claude Rolland depuis longtemps épuisé vient d’être réédité

Un grand panorama des mots français d’aujourd’hui, à visée pédagogique pour toute la francophonie.
15 000 mots utiles en 442 articles disponible en version papier, 1064 p. et version cédérom (possibilité de cédérom en réseau)

Éditeur Duculot, membre du Groupe De Boeck rue des Minimes, 39, 1000 Bruxelles,  +32 10 48.26.06


nouvelles2015/voix_francophone.pngLa voix francophone - le 10/03/2015 - 21:37 par MAR

Vous voulez participer au débat ?
participez au forum
La voix francophone

Le forum La voix francophone ouvre une rubrique "Avenir de la langue française" dédiée aux visiteurs de notre site, aux adhérents et aux sympathisants de l'association.


Le forum La voix francophone (www.lavoixfrancophone.org/forum/index.php) animé par trois membres d'ALF (Michel Chevallier, ancien directeur d'une Alliance française, Julien Capgras, ingénieur en simulation numérique, et Marc Beaufrère, professeur d'anglais), existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Aucun site français ou extra français, consacré spécifiquement à la francophonie n'offre la possibilité d'échanger dans le cadre d'un forum.

Ce forum, qui est ouvert à tous, sans parrainage et sur simple inscription, aspire à remplir ce manque. A ce jour, plus d'un millier de billets ont déjà été publiés, répartis en près de 500 sujets.

Le carnet numérique associé (http://lavoixfrancophone.org), accessible par parrainage pour les rédacteurs, est plutôt consacré à des articles de fond.

En accord avec le Conseil d'Administration d'Avenir de la langue française réuni le 7 mars 2015, les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages : dans un premier temps, par exemple, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher.

À bientôt sur le forum !

Michel Chevallier


nouvelles2015/forum_langue_francaise.jpg2e Forum mondial de la Langue française - le 09/03/2015 - 20:16 par ASalon

Juillet 2015 : 2e Forum mondial
de la Langue française à Liège

Du 20 au 23 juillet 2015, à Liège se tiendra le deuxième Forum mondial de la Langue française organisé par l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Le premier s'était tenu en juillet 2012 à Québec. En juillet 2015, les thèmes de la jeunesse et de l'environnement seront dans l'air du temps. Mais, beaucoup plus largement, ce Forum fournira l'occasion de rencontres et alliances utiles entre associations et militants pour le français, et d'échanges de documents et d'informations sur les actions menées par eux dans leurs pays respectifs.

Liège étant très proche de Paris à tous égards, ALF engage vivement ses adhérents, ses sympathisants et tous les militants pour le français à y aller, à y apprendre des autres, à y diffuser nos idées, à y promouvoir nos actions, notamment l'extension notre campagne des Communes pour la langue française aux pays et communautés de la Francité (de langue maternelle française) !

Les informations concernant ce Forum mondial se trouvent sur le site dédié : www.forumfrancophonie.org/

Albert Salon.


nouvelles/calendrier.jpgAgenda mars 2015 - le 06/03/2015 - 08:24 par MAR

Langue française : Agenda Mars 2015

Journée internationale de la Francophonie (vendredi 20 mars) (lien)

Le Printemps des Poètes, la Maison des métallos et la Délégation à la langue française vous invitent au Bal poétique francophone  (vendredi 13 mars à 20h30) (lien)



nouvelles/presse.gifNouvelles de Février 2015 (3) - le 24/02/2015 - 10:25 par MAR

Langue française : Nouvelles de Février 2015 (3)

Lettre à Laurent Fabius, au sujet de son intervention en anglais lors d'une réunion sur l'Ukraine organisée à Paris (24/2) (lien)
La Nouvelle République : Loches abandonne le grotesque "I Loches you"
(24/2)  (lien)
Marianne : Régis Debray et "Cette classe dirigeante qui a honte de sa langue et de son lieu de naissance"
(22/2)  (ci-dessous et lien)


Régis Debray (article paru dans Marianne le 13 février) (lien) Ce remords inconsolable aiguise son mépris pour ceux qui ont aujourd'hui pris la place des modèles qu'il n'a pas su aimer à temps. Cette "classe dirigeante qui a honte de sa langue et de son lieu de naissance : c'est ringard, franchouillard, mois". Qui a abandonné "les pierres d'angle que furent les idées de nation, de peuple et d'État », lesquelles « se retrouvent à présent de couleur bleu Marine". Ces politiques "incultes" - des "symptômes interchangeables" - qui n'ont plus pour programme que les "tribus" et les "chiffres". Il se venge d'avoir côtoyé Attali à l'Élysée, de ne plus voir dans le Manuel Valls "pro-business" qu'un "Texan empêché".

[...]

Comme les situationnistes qu'il a tant brocardés, Debray se raccroche à ce qu'il peut sauver du désastre : l'amour de la langue française dont il est un des derniers grands stylistes. Il prend plaisir à dissimuler sa rage dans des tournures magnifiques et subtiles dont il se doute bien qu'elles ne seront pas toujours comprises par ces trentenaires oscillants entre « Candy Crush » et Nabilla, qui "prennent de Gaulle pour un aéroport et profitent d'un 8 mai férié sans savoir pourquoi".

[...]


nouvelles2015/gilles-rheaume.jpgUn grand patriote québécois nous quitte ! - le 19/02/2015 - 20:32 par A_Salon

Un grand patriote québécois nous quitte : Gilles Rhéaume

Les patriotes français le saluent chapeau bas. Ils font leurs ces paroles d'Yves Saint-Denis, président de l'Assemblée des Patriotes de l'Amérique française. A.S.


Hommage funèbre à Gilles Rhéaume prononcé par Yves Saint-Denis
en l’église Saint-Pierre-Apôtre de Montréal, le samedi 21 février 2015

            Une grande âme du Québec et du Canada français, qui incarnait la définition même du PATRIOTE, un puissant ténor de la francophonie mondiale, le baroudeur de l’indépendance en personne qui, sa vie durant, a poursuivi sa quête insatiable d’un pays français d’Amérique, s’en est allée le 8 février rejoindre son Créateur, me laissant l’insigne honneur de m’appeler si souvent son ami et parfois, ces dernières années, son protecteur ; vous laissant vous toutes et vous tous, ses amis patriotes, endeuillés d’une perte inestimable et incommensurable.

            Lui non plus l’érudit, le redoutable tribun, le communicateur qui faisait tant vibrer ses auditoires, à l’instar des Lionel Groulx et des François-Albert Angers dont il s’inspirait, des Barbeau, Raoul Roy, Chaput, Bourgault, Lévesque, Laurin et Jean-Marie Cossette qu’il admirait tous, lui non plus n’aura pas joui de ce pays français d’Amérique pourtant déjà à portée de main dans les années Parizeau.

            Dès le lendemain de son grand rappel, lors d’une première prise de parole en sa mémoire aux Lundis de l’histoire qu’il tenait et animait à la Maison Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste, l’affluence de nombreux patriotes a témoigné que le professeur d’éducation nationale Gilles Rhéaume avait beaucoup d’amis.

            Gilles Rhéaume était profondément religieux. Il était devenu un spécialiste des communautés religieuses, lui qui avait fait son noviciat chez les Cisterciens de Cap-Rouge, qui avait fréquenté les Montfortains à Ottawa, étudié en communications chez les Oblats de l’Université Saint-Paul et en philosophie chez les Dominicains. Il n’hésitait pas à rappeler leurs bienfaits aux lundis de l’histoire et à faire valoir que ces religieuses et religieux avaient non seulement alimenté la foi dans ce pays de fondation chrétienne et catholique mais aussi valorisé et sauvé la langue française à compter du 19e siècle.

            Depuis douze jours, nous n’avons eu de cesse de louer l’engagement profond de cet homme envers les siens qu’il aimait tant, le génie créateur de cet être d’exception, tenant d’un nationalisme historique : langue, foi, histoire, us et coutumes. Qui mieux que lui savait administrer de telles injections d’énergie nationale, distribuer des capsules de vitamines patriotiques, si vivifiantes, qui, mieux que Gilles Rhéaume ? Rappelons son dernier message qu’il répétait depuis longtemps et même dans son testament qui accuse tout de même plusieurs années : c’est dans l’unité et seulement dans l’unité de toutes nos forces patriotiques que nous aurons notre pays français !

Yves Saint-Denis


nouvelles/presse.gifNouvelles de Février 2015 (2) - le 17/02/2015 - 17:12 par MAR

Langue française : Nouvelles de Février 2015 (2)

Jacques Martinez (Bd Voltaire) : Hollande victime du syndrome « Es-Ke » (13/2) (lien)
Sud-Ouest : A-t-on honte d'utiliser le français ? (13/2) (lien)
Yves Montenay : Le français : êtes-vous traître ou ringard ? (13/2) (lien)
France-Amérique acquiert France Magazine et devient bilingue (12/2) (lien)


La langue française, arme d'équilibre pour la mondialisation

  par Yves Montenay et Damien Soupart
(Éditions Les Belles Lettres)

On nous dit : "ce serait plus fun en anglais" ou "plus cool", et on rajoute : "comment, mon pauvre ami, vous ne parlez pas anglais ?".

Bref, on essaie de nous faire croire que le français, c’est dépassé, alors que les géographes nous disent qu’on n’a jamais autant parlé français dans le monde.

Ce livre dresse un bilan de la situation de notre langue en France et à l’international, après son triomphe du XVIIe au XIXe siècle, puis le choc de l’Amérique et de la mondialisation.

Trois points principaux le distinguent des autres ouvrages sur ce thème :

  • l'analyse du rôle des entreprises, qui en France sont des vecteurs de l’anglicisation alors qu’elles diffusent au contraire le français dans les pays étrangers où elles s’implantent,
  • les processus à l'œuvre en Afrique, où vivent des centaines de millions de francophones potentiels,
  • l'absence de stratégie linguistique de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), qui disperse ses forces en tentant d'incarner une deuxième ONU, au lieu de s’inspirer des stratégies déployées par d'autres langues à vocation internationale, l’anglais, mais aussi le portugais ou le mandarin.

Si la mondialisation est un mécanisme puissant, elle peut être utilisée par le français comme par les autres acteurs, linguistiques ou non. C'est une affaire de volonté politique au sens large du terme, intérieure comme extérieure, économique comme culturelle.


Les auteurs

Yves Montenay, démographe et chef d’entreprises, est un spécialiste de la francophonie et du monde musulman. Il dirige depuis 1994 l’Institut Culture Économie et Géopolitique et a également publié, aux Belles Lettres Nos voisins musulmans. Du Maroc à l’Iran, quatorze siècles de méfiance réciproque (2004) et Le mythe du fossé Nord-Sud. Comment on cultive le sous-développement (2003).     

Damien Soupart, diplômé de Sciences Po et de l’École de Guerre Économique (EGE), est actuellement consultant en Intelligence Économique Territoriale, il s’intéresse depuis plusieurs années à la place de la langue française.

le site d'Yves Montenay


Nouvelles de février 2015 - le 05/02/2015 - 21:28 par MAR

Langue française : Nouvelles de février 2015

Réforme de la loi Toubon : les propositions de Guy Dalens (2/02) (lire plus bas)
OEP : L'ENA vire-t-elle au tout anglais ? (lien)
Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) : Racket américain et démission d'État. Le dessous des cartes du rachat d'Alstom par General Electric (lien)


Réforme de la loi Toubon : les propositions de Guy Dalens (2/02)

Guy Dalens  a été chef de service départemental de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.

.Le contrôle de l’application de la loi sur la langue française devrait relever d’une juridiction spécialisée comme cela se fait dans le domaine de la concurrence (appréciation des ententes et positions dominantes par l’Autorité de la concurrence puis recours éventuel devant la Cour d’appel de Paris et la Cour de cassation.

Motifs :

  • rendre plus efficace l’application de la loi ;
  • éviter la dispersion ; actuellement un magistrat est submergé d’affaires diverses et d’intérêt variables ; en règle générale un dossier relatif à une infraction à la langue française n’est pas considéré par lui comme prioritaire ; ledit dossier risque d’être enterré avant même d’être examiné au fond.
  • Une juridiction spécialisée ne pourrait plus se cacher derrière le peu d’intérêt d’une infraction à la langue française par rapport à une affaire de viol, de vol ou de divorce, par exemple. Elle sera tenue d’examiner l’affaire puisqu’elle est spécialement chargée de ce contentieux.
  • Homogénéiser la jurisprudence dans ce domaine.

Amendes :

Cette spécialisation devrait s’accompagner d’une modification du régime des sanctions.

Il faut trouver des sanctions appropriées, beaucoup plus dissuasives.

Pourquoi ne pas baser la sanction ou le montant de l’amende sur le chiffre d’affaires de l’entreprise (exemple du droit de la concurrence français et communautaire) !

Contrôle :

Ici aussi prévoir une spécialisation de fonctionnaires chargés de constater les infractions. C’est le rôle de la puissance publique d’intervenir avec ses pouvoirs régaliens.

Notre avocat a fait état de 5 affaires devant les tribunaux. C’est peu alors que nous savons qu’il y des milliers d’infractions beaucoup plus graves que celles citées et qui ne sont pas poursuivies, faute de bras et de volonté politique.

Quel que soit notre courage et notre volonté, ce n’est pas à nous membres d’un association de défense (ou d’avenir) de la langue française de se substituer à l’État ou de prendre en charge ce qu’il ne veut plus faire. On ne le peut pas.

Prévoir deux agents par département, ce qui au total ferait environ 200 agents sur le territoire national chargés de s’occuper de la langue française. Ces agents seraient prélevés sur les administrations existantes. Faire appel à des volontaires, très motivés et formés. J’estime que ce ne serait pas difficile à trouver.

Les infractions qu’ils relèvent seraient transmises à la juridiction spécialisée.

Voilà quelques propositions peu coûteuses et faciles à mettre en œuvre, à incorporer dans nos propositions.

J’ajoute aussi que tous les fonctionnaires qui vont représenter le pays à Bruxelles dans les différentes commissions ou autres (lesquelles pullulent) devraient être rassemblés annuellement. Il conviendrait de leur rappeler qu’ils doivent utiliser le français dans ces instances. Tout manquement à ce devoir serait sanctionné par leur exclusion desdites commission. Une sorte de "missi dominici" serait chargé de contrôler si cette directive est respectée.

Note

Objet : Deuxième proposition : modification de l’article 4 de la loi sur l’emploi de la langue française

Proposition :

Je propose de modifier 2e alinéa de l’article 4 de la loi n°94-665 du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française de la manière suivante :

article 4, 2e alinéa actuel

article 4, 2e alinéa modifié

Dans tous les cas où les mentions, annonces et inscriptions prévues aux articles 2 et 3 de la présente loi sont complétées d’une ou plusieurs traductions, la présentation en français doit être aussi lisible, audible ou intelligible que la présentation en langues étrangères".

Dans tous les cas où les mentions, annonces et inscriptions prévues aux articles 2 et 3 de la présente loi sont complétées d’une ou plusieurs traductions, la présentation en français doit toujours être prédominante dans la mise en page et par la taille des caractères d’imprimerie utilisée.

Motifs :

Cette disposition vise à supprimer les dérives constatées, à savoir l’anglais en premier et la langue française en tout petits caractères. Il faut la plupart du temps une loupe pour arriver à lire la traduction en français dissimulée en bas de page. Les publicités de ce genre sont fréquentes. Elles contournent la lettre et l’esprit de la loi du 4 août 1994. Les pouvoirs publics ont eux-mêmes favorisé ces comportements par une interprétation laxiste de la loi (cf. par exemple, l’article 2.1.2 de la circulaire du 19 mars 1996 concernant l’application de la loi n°94-665 du 4 août 1994). La tolérance excessive à l’égard d’une langue étrangère fusse-telle dominante est discriminatoire et n’est pas acceptable. La circulaire du 19 mars 1996 n’est pas la loi ; elle n’est qu’une interprétation de casuiste d’une disposition de la loi ; elle ne lie ni les juridictions chargées d’appliquer la loi, ni les associations agréées chargées de faire respecter la langue française.

Il convient donc d’être plus explicite et ferme dans la formulation du texte afin de réduire les interprétations défavorables à la langue française.

L’article 2 de la Constitution de 1958 pose le principe que la "La langue de la République est le français". Ce principe est rappelé avec force dans l’article 1er de la loi du 4 août 1994.

La langue française ne peut donc être seconde dans son emploi, sauf à nier le principe.

Il en résulte aussi que la langue française doit être nettement prédominante dans toutes publicités bilingues.

Cette nette prédominance ce manifeste, en particulier, dans la mise en page de la publicité, la taille des polices de caractères d’imprimerie utilisée. Le parallélisme de la langue française avec les autres langues d’une publicité bilingue ou leur similitude n’est donc pas recevable

Question de logique et de bon sens.

La jurisprudence canadienne relative à l’emploi de la langue française au Québec tient une argumentation similaire, même si le contexte et les motifs sont différents. (cf. Site : Office québécois de la langue française : La politique linguistique et la Charte de la langue française (ex loi 101) ; jugement du 24/10/2001 Entreprise LTÉE contre La Procureure générale du Québec).


nouvelles2015/michaelle-jean.jpgFrancophonie : Michaëlle Jean prend ses fonctions - le 09/01/2015 - 09:15 par A_Salon

Francophonie
Michaëlle Jean prend ses fonctions à Paris (5/1)

Nous avons annoncé (cf. notre nouvelle du 2 décembre) l'élection au Sommet de Dakar de Michaëlle Jean au poste de Secrétaire général de la Francophonie.

Avenir de la Langue Française, distinguée le 18 décembre dernier par la médaille Senghor de la Francophonie 2014, remise à notre président par Abdou Diouf, présentera dès que possible ses projets de réseaux en Francophonie à Mme Michaëlle Jean. A.S.

michaelle-jean2.jpg

Michaëlle Jean, lors de sa prise de fonction le 5 janvier avec son prédécesseur Abdou Diouf, ancien Président de la République du Sénégal.

Sur le site de l'OIF

TV5 Monde : Francophonie, et Michaëlle succéda à Abdou...

Dakar Actu : Michaëlle Jean prend officiellement fonction à Paris

Le faso.net : Michaëlle Jean, nouvelle Secrétaire générale de la Francophonie


nouvelles/presse.gifNouvelles de Janvier 2015 - le 06/01/2015 - 08:25 par MAR

Langue française : Nouvelles de Janvier 2015

Disparition de Georges Hage, ancien député communiste du Nord, grand défenseur de la langue française (22/1) (lien)
Marie-Françoise Bechtel (députée de l'Aisne apparentée socialiste) :
Les (élites) françaises ont honte de la France (19/1) (lien)
Droits de l’homme Les francophones de Flandre tirent la sonnette d’alarme (17/1) (lien)
Gabriel Matzneff (Le Point) L'amerloque, notre seconde langue ! (5/1) (lien)


Palmes 2014 de la collaboracheune - le 04/01/2015 - 22:17 par MAR

Palmes 2014 de la collaboracheune

Pour terminer l'année 2014 revenons sur quelques cas emblématiques de la collaboracheune (ou du frédéric-martelisme*) parmi les hélas nombreux adeptes de cette soumission coloniale.

La chaîne Relay qui vend la presse dans les gares, les stations de métro, les aéroports. Cette chaîne issue des bibliothèques de gare fondées par Hachette, devenues Relais H puis Relay pour faire plus anglo-saxon mais cela ne suffisait pas cela pouvait encore se prononcer à la française un crime pour y remédier un slogan affiché en énorme sur tous les points de vente en langue coloniale :

Be happy, be curious, be zen, be positive, be relax, be Relay (y'en a la dedans !)

relay.jpg

Relay :
à éviter en priorité !

tant que cette chaîne, appartenant au groupe Lagardère (groupe parait-il français qui traite avec l'État) ne respectera pas la langue du pays qui l'a nourri et qui le fait vivre.
Cela aura de plus, l'intérêt de favoriser les kiosquiers indépendants qui eux respectent en général notre langue
.

Air France : soi-disante compagnie nationale dont le slogan est devenu "France is in the air"
pourquoi voler avec une compagnie qui massacre notre langue ?

air-france.jpg

 

le groupe Accor qui en décembre 2014 fait toute une campagne dans les journaux français rédigée à 80 % en anglais : Évitez-le !

accor.jpg

La crétinerie à la Lochoise (ville de Loches) et son grotesque I Loches you (quelle imagination !)

i-loches-you.jpg

La région Limousin et son aussi grotesque publicité coloniale Are you Lim ? (lien)

are_you_Lim.jpg


* frédéric-martelisme : du nom de Frédéric Martel qui prône l'alignement général sur la culture états-unienne et le remplacement du français par un sabir à base d'anglais. (voir l'article qui lui est consacré)


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