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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

 ↑  

Lettres de protestation

Der. nouv.

nouvelles/presse.gifNouvelles de mars 2014 (3) - le 23/03/2014 - 17:52 par MAR

Nouvelles de mars 2014 (3)

Challenges Le Français sera-t-il la langue la plus parlée en 2050 ? (lien)
l’Agence vietnamienne d’Information accueille des journalistes de TV5 Monde (lien)
Le Burundi pour le français langue de travail de la CEA (lien)
Le Monde : Grammaire ta mère [au sujet du site Bescherelle ta mère !] (lien)


 


nouvelles/presse.gifNouvelles de mars 2014 (2) - le 17/03/2014 - 08:47 par MAR

Nouvelles de mars 2014 (2)

Du 15 au 23 mars : Semaine de la langue française (lien)
Semaine de la langue française (2) - 10 mots à la folie du moment ... (lien)
Afrik.com "Pardon my French" par Hervé Bourges : une sacrée leçon !
(16/3) (lien)
Kedge = Les écoles de commerce toujours à la pointe de la collaboracheune  (ci-dessous)


Kedge business school = Les écoles de commerce toujours à la pointe de la collaboracheune

"Les cons osent tout ..." Audiard se délecterait de cette audace de reniement concoctée par les élèves de "Kedge business school" de Marseille (siège dans le Bordelais). L'image qui suit est une publicité pleine page parue dans l'édition PACA de l'Express du 12 mars dernier.
Au cas où vous voudriez leur transmettre votre opinion, voici quelques coordonnées :
brigitte.vanroy@kedgebs.com
alexander.blume@kedgebs.com
ou sur lleur site : www.kedgebs.com/fr/contact
ou par courrier : Kedge Marseille BP 921 - 13288 Marseille Cedex 09
Tél : + 33 (0)4 91 82 78 00

kedge.jpeg


Editoriaux/maire.gif42 communes ont voté le "manifeste pour le français" - le 13/03/2014 - 23:57 par MAR

42 communes ont voté une motion
en faveur d’un "manifeste pour le français"

En cette période d'élections municipales, le moment est venu de faire un premier point sur la  Ligue des Communes de France pour la langue française :

42 communes ont dores et déjà voté une motion en ce sens (39 en métropole, 1 outre-mer et une en Belgique). A ces communes, s'ajoutent 2 autres communes dans lesquelles une promesse écrite du maire devrait amener au vote. Ces communes représentent une grande diversité régionale et couvrent toutes les sensibilités politiques.

Mortagne-au-Perche (Orne) est la dernière à avoir adopté notre manifeste, le 11 mars 2014 à l'unanimité, en pleine campagne des municipales... Le maire, Jean-Claude Lenoir, sénateur, ancien député, s'est fait donner par son conseil mandat de "signer tous textes" qui découleraient de cette adoption
Mortagne-au-Perche (4 076 habitants), est emblématique à la fois comme ville du philosophe Alain, et surtout comme lieu principal d'émigration de Français vers la Nouvelle France à partir de 1640, en proportion de sa population.

1) en Métropole (40 communes)

Arnac-Pompadour (Corrèze) 1 227 hab.
Aussac-Vadalle (Charente) 400 hab.
Bollène (Vaucluse) 13 843 hab.
Brantôme (Dordogne) 2 152 hab.
Brienne-le-Château (Aube) 3 500 hab.
Chablis (Yonne) 2 500 hab.
Chamouilley (Haute-Marne) 847 hab.
Champrougier (Jura) 94 hab.
Charmes-la-Grande (Haute-Marne) 170 hab.
Donnery (Loiret) 2 500 hab.
Évian (Haute-Savoie) 8 408 hab.
Grenay (Pas-de-Calais) 6 698 hab.
Grigny (Rhône) 9 000 hab.
Largny-sur-Automne (Aisne) 250 hab.
Le-Touquet-Paris-plage (Pas-de-Calais) 4 538 hab.
Maisons-Laffitte (Yvelines) 23 000 hab.
Montfermeil (Seine-Saint-Denis) 25 000 hab.
Morbecque (Nord) 2 658 hab.
Moulins-en-Tonnerrois (Yonne) 170 hab.
Mortagne-au-Perche (Orne) 4 076 hab.
Notre-Dame-d’Oé (Indre-et-Loire) 3 846 hab.
Orange (Vaucluse) 30 025 hab.
Parnay (Maine-et-Loire) 500 hab.
Saint-Just (Ardèche) 926 hab.
Saint-Martin-d’Ardèche (Ardèche) 1 601 hab.
Sainte-Maure-de-Touraine (Indre-et-Loire) 4 096 hab.
Saleux (Somme) 2 410 hab.
Saulxures-sur-Moselotte (Vosges) 2 742 hab.
Saumur (Maine-et-Loire) 27 283 hab.
Sougères-en-Puisaye (Yonne) 336 hab.
Tocqueville-les-Murs (Seine-Maritime) 300 hab.
Thonon (Haute-Savoie) 33 928 hab.
Uchaux (Vaucluse) 1 386 hab.
Vauville (Calvados) 235 hab.
Verdun (Meuse) 21 000 hab.
Vézelay (Yonne) 447 hab.
Villejoubert (Charente) 340 hab.
Vincelles (Yonne) 1 075 hab.
Viviers (Ardèche) 3 895 hab.
Yerres (Essonne) 29 050 hab.

2) Outre-mer (1 commune)

Dumbéa (Nouvelle-Calédonie) 26 779 hab.

3) Belgique (1 commune)

Ans (province de Liège) 27 750 hab.

4) Communes pour lesquelles le maire s'est engagé par écrit (2 communes)

Douai (Nord) 41 915 hab
Suresnes (Hauts de Seine) 46 876 hab

 

 


nouvelles/presse.gifNouvelles de mars 2014 - le 11/03/2014 - 21:43 par MAR

Nouvelles de mars 2014

Espace Francophone (France 3) (nuit du 12 au 13/3 à 0h55) :
Une idée neuve, une jeunesse du monde, la Francophonie
(lien)

Le Monde
: Francophonie : la France fait-elle cavalier seul ?
(9/3) (lien)

Le Quotidien (Luxembourg) Le français [en Sarre], c'est fastoche ! (4/3) (lien)
Yves Montenay Non à "I Loches you" ! (4/3) [lire ci-dessous]


Non à "I Loches you" !

La Délégation de Touraine de Défense de la langue française, en liaison avec ALF, a lancé une campagne et déposé un recours gracieux contre le slogan touristique en anglais de la municipalité de Loches. Voici ce que nous écrit à ce sujet Yves Montenay, président de l’Institut Culture et géopolitique (ICEG), administrateur d’ALF

Non par principe : nous n’avons pas à massacrer le français !

Non pour des raisons touristiques : les Québécois ont hésité entre le français et l’anglais pour attirer les touristes anglophones du reste de l’Amérique. Une étude de marché a conclu que les touristes anglophones ne venaient pas au Québec pour voir la même chose qu’au Texas ou en Colombie Britannique, mais que pour voir un pays différent et donc notamment des enseignes en français.

Non pour préserver l’emploi de chacun : plus les entreprises utiliseront l’anglais, plus votre propre niveau dans cette langue sera jugé insuffisant, et plus on donnera priorité à l’emploi d’anglophones natifs, ou de Français que leurs parents auront envoyés chaque année à l’étranger pour s’angliciser. Les beaux parleurs anglophones auront la priorité sur des gens compétents et les injustices se multiplieront. Bref on mettra à la poubelle la grande majorité de la population.

Non pour des raisons d’intégration : beaucoup d’immigrés parlent un français imparfait et parleront encore plus mal l’anglais. Ils ne trouveront pas de travail, et cela aggravera les rancœurs, l’assistanat et les trafics.

Yves Montenay, auteur de "La langue française face à la mondialisation"


nouvelles/presse.gifNouvelles de février 2014 (3) - le 28/02/2014 - 09:42 par MAR

Nouvelles de février 2014 (3)

Francs Jeux À Sotchi, le français a su se faire entendre (22/2) (lien)
Georges Gastaud Charte européenne des langues : la preuve par Saverne (lien)

Le Figaro Yves Bigot : "TV5 Monde veut déringardiser l'image de la France" (lien)


nouvelles2/pouria-amirshahi.jpgL'excellent rapport de Pouria Amirshahi - le 22/02/2014 - 18:21 par A_Salon

Retour sur le rapport "Pour une ambition francophone"
L'excellent rapport de Pouria Amirshahi

Il s’agit d’un excellent rapport, et d’une ambition bien exposée, légitime et crédible.

Les principaux animateurs de nos associations s’y sentent parfaitement à l’aise. Ils en recommandent d’autant plus chaleureusement la lecture (par le lien ci-dessous) qu’ils y retrouvent les propositions qu’ils ont eux-mêmes formulées depuis des années dans leurs divers écrits et exposés oraux.

Plusieurs d’entre nous ont, du reste, été auditionnés par les parlementaires.

Tout y est : l’excellente analyse, la présentation objective des défauts et des forces - toujours avec de bons chiffres, et de bonnes cartes dans de riches annexes -, et les propositions intelligentes et réalistes.

Il nous reste à nous y référer à l’occasion, et à sans cesse agir pour que les propositions y contenues soient enfin prises en considération par le gros de notre classe politique trop désabusée, sceptique, démissionnaire, quand ce n’est pas hostile par alignement sur l’empire.

Le rapporteur, le député Pouria Amirshahi*, mû l’an dernier comme d’autres parlementaires par le bruit médiatique fait par nos associations contre l’article 2 de la loi Fioraso, a très fortement contribué à la rédaction et au vote d’amendements à ce texte, en liaison fort sympathique avec Avenir de la langue française (ALF). Nous approuvons aussi la présentation résumée qu’il nous en livre ci-dessous. Albert Salon.

*M. Amirshahi, né en Iran, est venu en France dans sa petite enfance, avec ses parents francophiles fuyant le régime des mollahs. Il partage avec bien des élites "venues d’ailleurs" un amour exigeant de la France et le désir d’œuvrer pour elle.


Présentation du rapport par Pouria Amirshahi

Francophones de tous les pays, unissez-vous !

Mercredi 22 janvier 2014, la Commission des Affaires Étrangères de l’Assemblée Nationale a adopté à l’unanimité le rapport d’information que j’ai présenté sur la francophonie éducative, culturelle et économique intitulé "Pour une ambition francophone".

Dans un monde où s’affirment de plus en plus des espaces géoculturels et des aires linguistiques, devenus outils d’influence et de puissance économique, le contexte mondial est porteur d’un possible renouveau pour la francophonie…ou de son effacement progressif. Des pays ont pris conscience du vecteur linguistique dans l’affirmation de leur puissance, tandis que d’autres ont compris leur intérêt à s’unir autour de la langue.

À rebours de la désinvolture de quelques élites, ce rapport montre comment la langue française peut être une composante majeure du plurilinguisme mondial. Encore faut-il en avoir conscience.

Le rapport suggère la constitution d’un noyau dur, d’un premier cercle d’États francophones agissant pour la convergence des contenus éducatifs, pour la mobilité des personnes et des œuvres autant que pour le rapprochement des stratégies économiques.

Autrement dit, il est temps pour les francophones de faire vivre un sentiment d’appartenance et de mettre en mouvement une communauté d’intérêts. Cette francophonie de projets s’incarne aussi bien sur le plan culturel, scientifique, politique et économique.

Les propositions, issues des travaux de la mission d’informations, se veulent pragmatiques et concrètes. Il s’agit de rendre l’utopie francophone résolument possible, en explorant toutes les pistes d’actions envisageables.

pour télécharger le rapport "Pour une ambition francophone"

[lire également les principales propositions du rapport]

Pouria Amirshahi
député de la 9e circonscription des Français de l’Étranger
secrétaire de la Commission des Affaires étrangères

secrétaire national du Parti socialiste aux Transitions démocratiques et à la Francophonie


 


nouvelles2014/pour_une_ambition_francophone.jpgBrève analyse de "Pour une ambition francophone" - le 19/02/2014 - 16:09 par MAR

Brève analyse de
"Pour une ambition francophone"

Nous revenons sur le rapport "Pour une ambition francophone" que nos avions mentionné le 24 janvier.
Le rapport "Pour une ambition francophone", déposé le 22 janvier 2014 et adopté à l’unanimité par la Commission des Affaires Étrangères de l’Assemblée Nationale, conclut les travaux d'une mission d'information constituée le 14 novembre 2013 présidée par François Rochebloine et dont le rapporteur était Pouria Amirshahi.

Ce rapport, disponible en téléchargement, est une très bonne, très complète et très brillante synthèse de la situation du français dans le Monde, en Europe et en France même et fourmille de propositions fortes.

Après une très complète présentation de la Francophonie et de la place du français dans le Monde, le rapport est un réquisitoire très argumenté contre la démission des élites françaises dans le domaine de la langue :

"Or, dans ce domaine, la désinvolture domine scandaleusement les attitudes et les décisions des élites françaises, bien des faits en témoignent. Par snobisme ou par négligence, par servitude ou par reniement, leur mimétisme anglais n’en finit pas de surprendre le monde entier, où existe pourtant encore un enthousiasme et des attentes à l’égard de la francophonie. Comme s’il s’agissait de donner à penser que la langue française n’aurait rien de moderne, voire qu’elle appartiendrait au passé. Tout au plus lui reconnaît-on de ce côté-ci une valeur littéraire… mais inutile au monde contemporain."

Avec des titres de chapitres édifiants :

  • De la désinvolture à l’offensive en faveur du globish
  • La vague du tout anglais chez les élites françaises
  • L’université et la recherche au cœur du sujet, maillons stratégiques
  • Monde du travail, publicité, communication, enseignes : une déferlante anglophone aussi ridicule que dangereuse
  • L’argument erroné de l’impératif d’efficacité

Il montre également la relative inefficacité des lois, règlements et circulaires officielles. Face à cela il propose de renforcer notamment les législations existante et de s’inspirer de l’exemple du Québec.

"En d’autres termes, contrairement aux arguments répétés à satiété en France de la part de très nombreuses autorités universitaires, les universités canadiennes démontrent que le renoncement à la langue française au profit de l’anglais comme langue d’enseignement et de recherche n’est en rien une condition sine qua non de l’attractivité internationale de l’enseignement supérieur et de la recherche."

Il analyse ensuite la régression du français eu Europe et dans les organisations internationales et propose de créer un noyau dur des pays francophones, de créer des alliances pour résister à l'hégémonie de l'anglais et surtout de faire respecter le français en tous lieux.

Il s'attache ensuite à analyser le français comme langue économique, et propose d'en faire un axe  prioritaire de la Francophonie.

De même il analyse la place du français dans le domaine scientifique et propose  une politique ambitieuse dans ce domaine.

"L’uniformisation linguistique produit un appauvrissement du champ intellectuel et les chercheurs n’ont donc pas intérêt à ce que la science s’enseigne et se vive uniquement en anglais."

Enfin le rapport affirme que "La Francophonie sera populaire ou ne sera pas" avec le développement de de la culture francophone, des médias et du sentiment d'appartenance proposant notamment d'aller vers un visa francophone.

Marc-Antoine Renard

pour télécharger le rapport "Pour une ambition francophone"

[lire également les principales propositions du rapport]

 


nouvelles2014/semaine_langue_francaise.jpgLa semaine de la langue française - le 16/02/2014 - 18:42 par A_Salon

La semaine de la langue française
du 15 au 23 mars 2014

Mars, le mois des mots ! (Communiqué du Ministère de la Culture) (lien)
Semaine de la langue française téléchargez le dossier de presse

Dis-moi dix mots... à la folie (lien)
 


nouvelles/presse.gifNouvelles de février 2014 (2) - le 06/02/2014 - 09:46 par MAR

Nouvelles de février 2014 (2)

Semaine de la langue française (15-23 mars 2014) téléchargez le dossier de presse
COURRIEL Pétition contre la ratification de la charte des langues régionales (lien)
Courriel d'Albert Salon à Yamina Benguigui sur "French Tech" (lien)
Hélène Carrère d’Encausse : À la reconquête de la langue française (lien)


MuseeHorreurs2/aubrac-corner2.jpgVoyage au bout des enseignes coloniales - le 06/02/2014 - 09:43 par MAR

Voyage au bout des enseignes coloniales

Petit voyage dans Paris : beaucoup d'enseignes des beaux quartiers se mettent aux enseignes coloniales. Ils se sentent tellement plus intelligents en s'affichant dans la langue du colonisateur, celle de Bill Gates et de Coca-Cola.

Ces enseignes méprisent votre langue, ces enseignes vous méprisent :
méprisez-les !

L'Auvergne se vend à l'anglais
Aubrac Corner
37 rue Marbeuf - Paris 8e
Le tour du monde anglo-saxon !
Autour du monde
54 rue de Seine - Paris ‎6e
aubrac-corner.jpg autour-du-monde.jpg
Pour vendre des crêpes
ce sera "in ingliche"
City Crêpes
73 rue de Seine - Paris 6e

Tout en anglais
passez votre chemin métèques !
Cosi
54 rue de Seine - - Paris 6e

city-crepes.jpg cosi.jpg
Pour acheter des lunettes faut causer la langue de maîtres
The House Of Eyewear (sic !)
23 rue François 1er - Paris 8e
 
house-of-eyewear.jpg
Les remèdes s'achèteront
dans la langue coloniale
plusieurs enseignes dans Paris
Boutique en travaux communiquant avec
ses clients l'anglais devant faire trouver
cela drôle !
Boutique Isabel Marant
1 rue Jacob - Paris 6e
care-store.jpg mr-hatman.jpg
la moutarde nous monte au nez en lisant les appels de ce vendeurs de McDo
vaguement amélioré (plusieurs enseignes dans Paris)
moutarde-street.jpg moutarde-street2.jpg

 


nouvelles/presse.gifNouvelles de février 2014 - le 02/02/2014 - 21:42 par MAR

Nouvelles de février 2014

DGLF : Petit guide des Jeux olympiques d'hiver (Vous pouvez le dire en français) (lien)
Espace francophone :
Florilège du cinéma québécois [50 cinéastes] (lien)
Albert Salon Le français, élément majeur de la personnalité de la France
(1/2) (lien)
Réponse robotisée et illisible de la Ministre de la francophonie (Yamina Benguigui) à la question d'une sénatrice sur le français (un modèle du genre !) (lien)

 


nouvelles/presse.gifNouvelles de janvier 2014 (5) - le 29/01/2014 - 21:43 par MAR

Nouvelles de janvier 2014 (5)

Recours des défenseurs de la langue française contre I Loches You (28/1)(lien)
TV5 Monde "En avant!" ou comment enseigner le français aux Casques bleus (25/1) (lien)
Bernard Emont : Minorités francophones d'Amérique du nord et globalisation (lien)
5 février 2014 : Grands barrages au Québec (lien et ci-dessous)


Plein nord ! Grands barrages hydro-électriques, faune et flore de la Baie James

par Éric Hamel, ingénieur à Hydro-Québec
mercredi 5 février 2014 de  18 h à 20 h -
à la Maison des Sciences de l’Homme
"Maison de France" - 190 avenue de France - 75013 Paris

Le Nord... au Québec, c'est un compagnon de route constant, même en deçà du 49e parallèle--où prédomine en Europe, et particulièrement en France, un climat tempéré, remplacé au Québec par un climat de type nordique, que l'on ne voit guère ici que vers les 59-60 e parallèles. Mais au delà, le Nord ne donne plus seulement des frissons, justes compensations aux déperditions caloriques ! Il provoque aussi ceux de la fascination pour tant de richesses enfouies -ces "terres rares" dont il regorge (parmi les plus importantes réserves planétaires en bauxite, nickel, titane, iridium, lithium- sans oublier l'or et l'argent !) : mais aussi une des ressources les plus propres qui soit, celle qui vient des barrages hydroélectriques.


C'est à méditer sur ce pari énergétique, mais aussi écologique, grâce auquel le Québec apparaît de plus en plus comme un modèle(récemment renforcé par des choix politiques), que nous convie Éric Hamel, ingénieur à Hydro-Québec, un des responsables du Centre de Radisson(52ème parallèle, lieu de la dernière génération de grands barrages de la Baie James). Il y ajoutera photos et vidéo de son crû sur la flore et la faune cette région, une des plus riches de ce point de vue, de la Taïga québécoise. Une exclusivité de "Connaissance du Québec", suite au grand voyage effectué par Paris-Québec, au mois de septembre, dans le Moyen nord québécois. plus d'informations


nouvelles2014/mf_bechtel.jpgLangues régionales : République contre les divisions - le 28/01/2014 - 18:58 par MF_Bechtel

Langues régionales : la République contre les divisions

par Marie-Françoise Bechtel

Après Jean-Pierre Chevènement résolument hostile lui aussi, voici un entretien éclairant de Marie-France Bechtel à la radio. Députée de l'Aisne, lieu du château de Villers-Cotterêts où François 1er promulgua la célèbre ordonnance d'août 1539 sur le français et ancienne directrice de l'ENA, elle était l'invitée de RTL le 22 janvier.
Puisse-t-elle être entendue par les énarques dévoyés de la promotion Voltaire ! Songeons aux Misérables, au Gavroche des barricades de 1832 : "Si j'suis tombé par terre, C'est la faut' à Voltaire..." De leur côté, nos associations ont saisi tous les parlementaires. Faites-le vous aussi ! Albert Salon


Langues régionales : la République contre les divisions

Marie-Françoise Bechtel, 1ère vice-présidente du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et députée de l'Aisne, était l'invitée de RTL Midi pour débattre de la Charte européenne des langues régionales avec les auditeurs, mercredi 22 janvier 2014. Elle répondait également aux questions de Vincent Parizot et Christelle Rebière.

On ne connait pas la réalité. Aujourd’hui nous appliquons de très nombreuses stipulations de la Charte européenne des langues régionales. Il reste juste quelques verrous à ce qui est contraire à notre Constitution.

Nous appliquons donc très largement la charte : sur le plan des documents administratifs, vous pouvez faire traduire en langue régionale toutes les décisions. Pas besoin de modifier la Constitution.

On joue aux apprentis sorciers. Un certain nombre de mes camarades de la majorité qui voteront cette proposition de loi croient sincèrement en la République mais ne voient pas le rapport entre être républicain et reconnaître des droits particuliers à des gens "de souche".

Ce que nous ne voulons pas non plus, c’est qu’il y ait une obligation de financement massif des écoles privées. En Bretagne, 33% de l’enseignement de langue régionale est fait par l’enseignement catholique. Il est financé par l’État à 80%. Nous ne voulons pas aller au-delà.

Nous ne voulons pas non plus avoir l’obligation de traduire le code civil ou le code pénal en langues régionales à l’heure où les dépenses de l’État sont déjà extrêmement tendues.

L’idée d’unité du peuple par la langue française, qui permet la véritable communication, remonte à la royauté. On retrouve cela avec la République et l’idée que la cohésion territoriale est assurée par la langue.

Je pense, à ce sujet, à une très belle phrase de Nelson Mandela. Dans ses mémoires, il dit : "J'ai voulu unifier les combattants autour de l'idée de la reconquête et de libération. Au bout d'un moment, je me suis aperçu que je ne pouvais pas car ils ne parlaient pas la même langue. La première chose à unifier est celle là (...) On ne peut pas comprendre un peuple sans une même langue et on ne peut pas non plus lui parler."

Traduire des actes administratifs en langue régionale est possible aujourd’hui. Si on veut modifier la Constitution c’est qu’on souhaite aller plus loin et rendre cela obligatoire avec force juridique obligatoire.

Marie-Françoise Bechtel
Députée de l'Aisne, vice-présidente de la Commission des lois, 1ère vice-présidente du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC)


nouvelles2014/france-humanisme.jpgLangues régionales : France Humanisme aux députés - le 24/01/2014 - 12:54 par MF_Bechtel

Langues régionales : Lettre de France Humanisme aux députés

Lettre-circulaire à Mesdames et Messieurs les députés

Madame, Monsieur,

Cédant à l’intimidation, une trentaine de députés socialistes et trois douzaines de députés étiquetés PRG ou UMP proposent la ratification de la charte des langues régionales.

Imposée par l’extrême-droite austro-allemande, cette charte menace gravement ce qu’il reste de l’identité française. Si elle profite à la puissance allemande (7 des 24 pays l’ayant ratifié intronisent ainsi l’allemand au rang de langue protégée), si elle ne saurait en rien nuire à l’hégémonie linguistique anglo-ricaine, on comprend assez comment elle participera à l’accélération du démantèlement en cours de la langue française.

Cette certitude a été justement dénoncée, et par le Conseil constitutionnel, et par le Conseil d’État. Les méprisants lazzis * des pétitionnaires socialistes à l’égard de ces deux autorités soulignent assez la nudité de leurs arguments. Pour ne garder qu’un exemple, quelle ignorance (ou est-ce de la mauvaise foi) de la réalité permet d’appeler à la rescousse l’exemple suisse ? Notre voisin pratique, de fait, deux langues principales : l’allemand et … l’anglo-ricain !

- Aux parlementaires d’origine corse et bretonne, qui fournissent le gros des pétitionnaires, nous dédions cette banderole, tendue durant le passage du Tour de France par ceux qui manipulent les "régionalistes".

corsica-libera.jpg

- A l’ensemble des naïfs tentés par l’aventure libertaire, nous dédions ce texte de Patrick Le Lay, VRP du Coca-cola sur les ondes de TF1, créateur de Télé Breizh, confié en 2013 au magazine "Breton" "Je suis profondément indépendantiste. Je pense que la France est un pays qui ne fonctionne pas. La nation française est un concept qui est faux. C’est un mythe auquel se raccroche un pouvoir centralisé

En 2005, Patrick Le Lay affirmait dans ce même magazine "ne pas se sentir Français mais Breton" et accusait la France de “génocide culturel de la langue bretonne”.

Madame, Monsieur, ne perdez votre temps – et donc notre argent – dans un combat ruineux pour notre identité. Droit à ne pas parler français"

Si vous voulez œuvrer utilement à la défense de notre identité commune, suivez la – paradoxale- recommandation relevée dans l’adresse du groupe UMP susmentionné : "La ratification de la charte s’inscrit également dans la logique du Traité de Lisbonne, dont l’article 3 dispose que l’Union "respecte la richesse de sa diversité culturelle et linguistique et veille à la sauvegarde et au développement du patrimoine culturelle européen". La diversité linguistique de l’Europe – et d’ailleurs du monde- est taillée en pièce par la monolangue anglo-ricaine. Supposée l’une des langues de travail de base dans les grandes structures – ONU, Europe, Jeux Olympiques etc. – le français est réduit à la portion congrue, sans que jamais aucun "responsable" - dont vous êtes – ne lève le petit doigt. L’usage même de notre langue par nos ressortissants se voit mis au piquet par un raz-de-marée anglo-ricain. Les structures à participation d’État courent en première ligne pour introduire le cheval de Troie anglo-ricain (voir par exemple TOUS les noms des nouveaux services ou produits de firmes telles Air France, la SNCF, Orange, Renault…). Quant aux chaînes télé d’État – concédées ou non – l’immense majorité de leurs programmes se prosterne devant la colonisation anglo-ricaine de (feu ?) notre civilisation.

La loi du 4 aout 1994 – dite loi Toubon – ne trouve plus personne pour la défendre. A cet égard, voici la réponse éclairante faite le 16 octobre 2012 par une ministre de la culture (sur ce chapitre, simplement aussi déficiente que tous ses récents prédécesseurs) à propos du respect de la loi. Évoquant les dispositions de l’article 4 de ladite loi la ministre insiste sur l’obligation pour les messages publicitaires, lorsqu’ils utilisent une langue étrangère, de recourir à une traduction française “aussi lisible, audible ou intelligible que la présentation en langue étrangère”.

"Relancée" concrètement à propos de la publicité Peugeot ci-dessous publiée notamment dans l’hebdo "Le Point", elle répondait au même député (JO 19 mars 2013) “une similitude des deux présentations et un parallélisme des modes d'expression entre les deux versions ne sont pas exigés”. En l'occurrence, la traduction française figurait en caractère cent fois inférieurs au texte anglo-ricain.

Ce reniement sans scrupule décrit assez le naufrage annoncé **.

Pour conclure, au lieu de vous perdre à prétendre créer des droits inutiles (L’exposé des motifs PS annonce in fine… que la ratification de la charte ne changera quasiment rien à l’usage actuel !), nous vous demandons d’avoir – il serait temps – le courage de vous pencher sur le corps si malade de la langue française, censée (encore) lien fondamental de l’identité nationale.

Et déjà en suggérant à votre groupe la demande création d’une commission d’enquête sur l’état de la langue française.

alan-stivell.jpg

Annonce en tête du site Internet du chantre de la bretonitude. Vive la diversité, du moment qu’elle installe le mono-usage de l’anglo-ricain !

* Conseil d’État et Conseil constitutionnel sont accusés de "incohérence et intolérance", leur décision de " inconsistante, partiale et irrationnelle"

** Dans sa réponse, la ministre tentait d’exonérer la DGCCRF et son refus d’agir, en reprenant à son compte un argumentaire faisant litière de la loi. Était en effet invoquée une jurisprudence européenne censée dispenser un message de la langue vernaculaire, dès lors que le message est rédigé “dans une langue facilement compréhensible par le consommateur français”.

La ministre cautionne ainsi le viol manifeste de l’esprit comme de la lettre de la loi du 4 août outrage également l’article 2 de la constitution de notre République ; elle n’attend pas des citoyens français qu’ils s’obligent à comprendre une autre langue que la langue française

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France Humanisme - 227 boulevard des Cigales - 13600 La Ciotat
tél : 04 42 84 40 14 - france-humanisme@laposte.net


nouvelles/presse.gifNouvelles de janvier 2014 (4) - le 24/01/2014 - 12:34 par MAR

Nouvelles de janvier 2014 (4)

Pouria Amirshahi : Francophones de tous les pays, unissez-vous ! (lien et ci-dessous)
Enlivrez-vous : "en librairie du 15-23 mars ! (s'inscrire avant le 10 février)" (lien)
Académie Française
: "Dire, ne pas dire (Emplois fautifs)" (lien)


Francophones de tous les pays, unissez-vous ! (24/01) par Pouria Amirshahi

Mercredi 22 janvier 2014, la Commission des Affaires Étrangères de l’Assemblée Nationale a adopté à l’unanimité le rapport d’information que j’ai présenté sur la francophonie éducative, culturelle et économique intitulé "Pour une ambition francophone".

Dans un monde où s’affirment de plus en plus des espaces géoculturels et des aires linguistiques, devenus outils d’influence et de puissance économique, le contexte mondial est porteur d’un possible renouveau pour la francophonie… ou de son effacement progressif. Des pays ont pris conscience du vecteur linguistique dans l’affirmation de leur puissance, tandis que d’autres ont compris leur intérêt à s’unir autour de la langue.

À rebours de la désinvolture de quelques élites, ce rapport montre comment la langue française peut être une composante majeure du plurilinguisme mondial. Encore faut-il en avoir conscience.

Le rapport suggère la constitution d’un noyau dur, d’un premier cercle d’États francophones agissant pour la convergence des contenus éducatifs, pour la mobilité des personnes et des œuvres autant que pour le rapprochement des stratégies économiques.

Autrement dit, il est temps pour les francophones de faire vivre un sentiment d’appartenance et de mettre en mouvement une communauté d’intérêts. Cette francophonie de projets s’incarne aussi bien sur le plan culturel, scientifique, politique et économique.

Les propositions, issues des travaux de la mission d’informations, se veulent pragmatiques et concrètes. Il s’agit de rendre l’utopie francophone résolument possible, en explorant toutes les pistes d’actions envisageables.

pour accéder au rapport et aux principales propositions "Pour une ambition francophone"

Pouria Amirshahi
député de la 9e circonscription des Français de l’Étranger
secrétaire de la Commission des Affaires étrangères

secrétaire national du Parti socialiste aux Transitions démocratiques et à la Francophonie


nouvelles2014/radio.gifLes radios coloniales veulent diffuser encore plus d'anglais - le 21/01/2014 - 20:17 par MAR

Les radios coloniales veulent diffuser
encore plus d'anglais !

Chérie FM, Fun Radio, Nostalgie, NRJ, Oui FM, RFM, Rire & Chansons, RTL2 et Virgin Radio veulent encore abaisser les faibles quotas de chansons françaises (40 % avec beaucoup de dérogations)

La loi du 1er février 1994 a imposé aux radios privées de diffuser, un pourcentage de chansons d’expression originale française. Ce pourcentage est de 40% ! Les fréquences qui sont des denrées rares sont concédées aux radios par la puissance publique et en échange on leur impose 40% (même pas la moitié !) de chansons dans la langue nationale.

Ce pourcentage qui devrait être augmenté (il est de 65 % au Québec, sans opposition) Mais les radios coloniales, celles qui diffusent à longueur de journée de la musique anglo-saxonne, au contraire veulent le baisser prétextant qu'elles ont du mal à atteindre ces quotas, ainsi que la concurrence d'Internet !

La rhétorique habituelle du pompier pyromane. Ces radios n'encourageant aucun artiste français ou francophone et ne prenant aucun risque, sauf celui de passer des tubes déjà bien vendus aux États-Unis, comment s'étonner d'une telle situation. Et pourtant en nombre d'albums vendus la production française est toujours nettement en tête 13 sur les 20 albums les plus vendus en 2013 (des albums qui passent rarement sur ces radios qui décident de ce qui est bon pour leur public, c'est à dire de l'anglais…).


Chansons francophones : les radios musicales veulent se libérer des quotas
(AFP – 20/01/2014)

Les radios musicales françaises ont réclamé lundi une remise à plat des quotas obligatoires de diffusion de chansons francophones, appuyant un récent rapport du CSA qui propose de réformer ce régime datant de 1994.

"Les radios musicales veulent enfin être libres de programmer la musique de leur choix", indiquent dans une déclaration commune Chérie FM, Fun Radio, Nostalgie, NRJ, Oui FM, RFM, Rire & Chansons, RTL2 et Virgin Radio, qui représentent ensemble 85% de l'audience des radios musicales.

Elles soulignent qu'elles sont désormais en concurrence massive avec de nouvelles plateformes musicales illimitées, type Deezer ou YouTube, qui ne sont, elles, soumises à aucun quota. Elle rappellent aussi la chute de la production francophone et l'émergence d'une nouvelle scène "made in France non francophone.

Aussi demandent-elles au CSA de "ne pas céder aux tentatives des multinationales du Snep (ndlr : producteurs de musique) de mettre leur programmation sous tutelle, avec encore de nouvelles contraintes".

Le 7 janvier, le CSA a proposé d'assouplir le régime des quotas de chansons francophones pour les radios "qui oeuvrent particulièrement en faveur de la diversité des programmes musicaux" et qui sont "confrontées à une production d'expression française limitée dans les genres musicaux" au coeur de leur programmation.

Des conclusions critiquées par le Snep, la Sacem (auteurs, compositeurs, éditeurs) et l'Adami (artistes-interprètes), qui reprochent aux radios jeunes de concentrer les deux tiers de leur diffusion de nouveautés sur quelques titres et de réaliser une bonne partie de leur quotas de chanson française sur une poignée de titres seulement.

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a lancé cet automne une mission sur l'exposition de la musique dans les médias, confiée à Jean-Marc Bordes, dont les conclusions sont attendues prochainement.

"Le CSA a fait un travail important pour proposer de moderniser le dispositif, hors de la stricte logique comptable des quotas. Nous appelons à une concertation autour de ce travail et certainement pas à un renforcement des obligations, par exemple en nous demandant de plafonner les rotations" des titres, a souligné Jérôme Fouqueray, directeur général de Fun Radio et RTL2. Les règles de quotas datent d'il y a 20 ans, il faut tenir compte des nouvelles réalités", a-t-il conclu. © 2014 AFP


nouvelles2014/i-loches-you.jpgRéponse à une crétinerie à la Lochoise - le 21/01/2014 - 19:53 par MAR

Réponse à une crétinerie à la Lochoise

Lettre de Christian Massé, président de DLF-Touraine et administrateur d'ALF suite une campagne de la ville de Loches, ville royale de Touraine, qui rampe en anglais avec son grotesque "I Loches you" (sic !)


            I Loches you ! ? ?

            Loches, ville du sud de l'Indre-et-Loire. Ville de Foulque Nerra et d'Agnès Sorel. D'Alfred de Vigny, qui a écrit : c'est en Touraine que l'on parle le mieux le français ! Ville aussi de Maurice Mardelle, qui collabora au Mercure de France et fonda l'Université Populaire de Loches. Charpentier-poète, il puisa sa langue dans celle, plus profonde encore, du pays France tout entier.

            I Loches you ! Le slogan a été porté aux nues de la ville de Loches ; et de Tours, point stratégique de tous les flux touristiques de la région. Avis du maire de la ville de Vigny : l'idée était de se faire remarquer ! Il fallait sortir des idées reçues, du poncif bien connu, "on n'est pas rendu à Loches !" (!). Le slogan a fait son chemin, sur Internet et dans les médias locaux ! Hélas pour les géniaux créateurs, les retombées touristico-économiques de cette formule originale, n'ont pas révélé une grande progression du taux de fréquentation des visiteurs de cette ville, laquelle demeure un passage quasi oblige pour celles de Descartes et du Grand Pressigny. À ce jour, ce déplorable slogan s'affiche encore !

             Le premier magistrat de Loches donna son accord à ce coup médiatique. Bien avant qu'il ne le fît, Avenir de la langue française l'interpella avec l'Appel à participer au mouvement des "Communes de France pour la langue française". Monsieur le maire répondit personnellement M. Albert Salon le 12/11/2013 : J'apprécie les objectifs (de votre association) visant à promouvoir notre langue maternelle, même si je souhaite que nos concitoyens, les plus jeunes en particulier, parlent aussi des langues étrangères qui leur permettent de "vendre" notre pays, ses produits et sa culture dans le monde entier !   Insurgeons nous sur la mise au même niveau d'un pays, de ses produits et de sa culture : "vendre" pays, produites et culture...pourquoi pas aux enchères ! Il est surprenant qu'un maire ait l'idée que l'on puisse vendre un fromage (de sainte-Maure par exemple) au même titre qu'une culture. Chacun sait bien qu'une culture ne se vend pas mais se transmet ! Je regrette de ne pouvoir donner suite à votre demande de faire voter votre manifeste. De plus, je ne sollicite pas le renouvellement de mon mandat et laisse donc à mes successeurs potentiels le soin de reprendre le dossier.

            N'hésitons pas à affirmer que ce maire, - "pur" produite du terroir lochois -, trahit l'esprit historique du dit terroir façonné par Foulque Nerra, Agnès Sorel, Alfred de Vigny et Maurice Mardelle ! Trahison...au nom de la pub et du fric ! Ce qui relève d'un esprit malveillant ! Célèbre aussi par sa Forêt des Livres annuelle, cette ville n'a nullement besoin de ce tintamarre version franglish ! Heureusement, la bonne intelligence française veille : une procédure judiciaire a été engagée contre les protagonistes : la ville, le Conseil général d'Indre-et-Loire et l'agence publicitaire....pour entrave à la loi Toubon !

Christian Massé
président de DLF-Touraine
administrateur d'Avenir de la langue française


nouvelles2014/soldes_sale.jpgQuand les soldes sont "sale" - le 21/01/2014 - 18:47 par MAR

Quand les soldes sont "sale"

La bêtise anglomane peut pousser certaines marques assez loin : par exemple jusqu'à appeler des soldes "sale" pour faire bien colonisé. Ce qui en français est effectivement assez heureux. On a envie de demander : "Vous n'en avez pas de propres ?"
Quelques exemples ci-dessous avec Camper, Celio et Peugeot

Telle la marque espagnole Camper et son : "Sale. The Very Very Camper Collection" (sic! )

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Mention valable pour la française Celio dont les vitrines sont systématiquement in ingliche pour faire djeune

celio.jpg

Et le constructeur Peugeot qui pense arrêter sa chute en causant "ingliche" avec sa "Peugeot winter collection", il est vrai que les touristes viennent sur les Champs-Élysées pour qu'on leur cause la langue de Coca-Cola c'est tellement couleur locale !

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nouvelles/presse.gifNouvelles de janvier 2014 (3) - le 17/01/2014 - 08:22 par MAR

Nouvelles de janvier 2014 (3)

COURRIEL : "Charte des langues régionales : inutile, inapplicable et dangereuse" (lien)
L'assemblée générale d'ALF s'est tenue le 18 janvier au lycée Henri IV (Paris) (lien)
Hervé Ladsous (Secr. Gal adj. ONU) : "Des casques bleus francophones" (15/1) (lien)
Traductions et traducteurs : La chanson française à l’étranger (lien)
Yves Bigot : "TV5 Monde veut déringardiser l'image de la France" (12/1) (lien)


 


nouvelles/presse.gifNouvelles de janvier 2014 (2) - le 07/01/2014 - 23:24 par MAR

Nouvelles de janvier 2014 (2)

Du 15 au 23 mars 2014, enlivrez-vous en librairie ! (lien)
Encore une émission de consensus mou sur France Inter
(pourtant de plus en plus anglomane : chansons, films...) sur la langue française (lire ci-dessous)

Yves Montenay : Comment sensibiliser les entreprises au plurilinguisme ? - La leçon d’une expérience de PME à l’étranger conférence à Turin (lien)


Encore une émission de consensus mou sur France Inter (pourtant de plus en plus anglomanes : chansons, films...) sur la langue française diffusée le 2 janvier  dans l'émission d'Arthur Dreyfus "Encore heureux" lien [ ou télécharger (bouton droit, enregistrer...)]

Avec toutefois une surprise : la remise en cause par François Garçon de la bêtise du programmateur musical qui a trouvé malin de démarrer l'émission par une chanson américaine en se prenant sans doute pour un contestataire alors qu'il n'est qu'un simple laquais de l'empire. Il a appuyé ensuite en disant que France Inter était de plus en plus anglomane "par colonisation mentale". L'animateur a d'ailleurs prétendu en réponse que la moitié des chansons était en langue française sur France Inter (à quelle heure passent-elles ? à 3 h du matin ?), et sans parler bien entendu, de toutes les autres langues (soi-disant 50 % de chansons française = 50% de chansons anglo-saxonnes et 0 % d'autres langues)


nouvelles/presse.gifNouvelles de janvier 2014 - le 02/01/2014 - 09:29 par MAR

Nouvelles de janvier 2014

Petite citation pour commencer l'année 2014 : "Un homme qui parle trois langues est trilingue, un homme qui parle deux langues est bilingue, un homme qui ne parle qu'une langue est anglo-saxon." [Claude Gagnière (1928-2003)]

Wikimédia France / DGLF : concours Sémanticpédia, réutiliser et innover autour des données de Wikipédia (jusqu'au 1er mars 2014) (lien)


 


nouvelles2014/semanticpedia.gif2014 : agenda numérique - le 02/01/2014 - 09:22 par MAR

2014 : agenda numérique

Wikimédia France / DGLF : concours Sémanticpédia, réutiliser et innover autour des données de Wikipédia (jusqu'au 1er mars 2014) (lien)

Innooo : méta-moteur de recherche sans publicité, 100% français (lien) utilisable comme un proxy sans communiquer son adresse IP, retourne les 10 résultats les plus pertinents d’Aol, Bing, Exalead, Google et Yahoo, possède son propre index qui lui permet d’enrichir les résultats www.innovativity.org/meta-moteur-innooo.php
(Conférence tenue à la mairie du 8ème arrondissement de Paris présentant le méta-moteur)


nouvelles2/plurilinguisme.jpgContre la suprématie de l'anglo-américain - le 24/12/2013 - 09:28 par Christian_Mass

L'an 2014 : Manifeste 37 !
Contre la suprématie de l'anglo-américain et du globish
Pour le plurilinguisme européen !

par Christian Massé

Faites comme DLF-Touraine soutenez et portez avec enthousiasme notre campagne nationale "Communes de France pour la langue française" ! Elle est en train de "prendre ! A. S.

         "La résistance monte et s'organise contre l'offensive tous azimuts que la France subit avec l'appui de puissants "collabos" [du fric et de la pub - NdlR]. Elle rejette l'imposition programmée du "globish-pour-tous" illustrée en 2013 par l'article 2 de la loi 2013-660 dite loi Fioraso sur l'enseignement en anglais dans les grandes écoles et les universités". Albert Salon, président de l'association Avenir de la langue française, docteur d’État ès lettres, ancien ambassadeur. Auteur d'un livre très remarqué : Une volonté française, éd. Glyphe, 2012 (Préfacé par Claude Hagège)

         Dans le monde, les réactions contre l'hégémonisme anglo-saxon se multiplient : Japon, Allemagne, Italie, Russie, France !

         Au Japon, le peuple veut retrouver son âme et sa langue. Le journal Asahi Shimbun, qui tire à 11millions d'exemplaires s'en est fait l'écho. Sa première initiative a été de se tourner vers Avenir de la langue française... histoire de montrer à ses lecteurs l'exemple de la France résistante linguistique. L'objectif est clair : pas d'anti-américanisme, mais une anti-hégémonie américaine et une défense de la diversité culturelle.

         L'Allemagne ? Ces dernières années, ce pays prend conscience des méfaits de l'enseignement universitaire en anglais : les étudiants étrangers ont du mal à s'intégrer dans la société allemande ! Le gouvernement a donné un coup d'arrêt à cette anglicisation par le haut. Ce pays, qui a recouvré une certaine autorité, après sa sombre période nazie et ses conséquences pour lui, veut reconquérir sa langue longtemps marginalisée sous l'anglo-américain. Autre exemple : sa société des chemins de fer (La Bundesbahn) a décidé de se débarrasser de ses 2700 anglicismes qui ont pollué ses communications internes et externes.

         L'Italie ne s'est pas non plus trompée sur le sort de ses universités livrées à la loi hégémonique de l'enseignement supérieur en anglais : le tribunal administratif de Lombardie a annulé la délibération du conseil d'université de l'Institut polytechnique de Milan par laquelle il avait été décidé que toutes les formations postérieures à la licence seraient dispensées en anglais.

         On retrouve une réaction similaire en Russie, dont le journal La voix de la Russie a demandé entretien et conseil à Avenir de la langue française.

          Tout comme L'actualité de Montréal ! !

        Et la France ?

         1) «ALF» et 30 associations ont réussi à nourrir, en 2013, dans tous les médias, un vrai débat que divers parlementaires, toute famille politique confondue, ont pu transformer en amendements à la loi Fioraso, qui continue à viser les enseignements supérieurs. Un comité inter associatif de vigilance et d'appui aux recours va en suivre l'application par les universités hostiles. Parmi des 30 associations, citons celle de la Défense de la langue française. Fondée en 1958, elle s'appuie sur l'article 2 de la Constitution : La langue de la République est le français !

         2) La campagne nationale Communes de France pour la langue française, maintenant bien lancée, devrait produire, en décembre 2014, un beau bouquet de votes du manifeste national ALF par de nombreux conseils municipaux, un équivalent d'un référendum d'initiative populaire, d'un vox populi par les communes, sur le site www.nousvotonspourlefrancais.com !

         3) Le site internet d'ALF, www.avenir-langue-francaise.fr a vu son taux de fréquentation croître de façon spectaculaire : un succès de sa campagne contre la loi Fioraso !

         4) En 2012, La Défense de la langue française a remporté tous ses procès, six, contre des entreprises publicitaires qui avaient abusé de l'usage de l'anglais. La DLF compte parmi ses administrateurs un avocat, Me Amboise, dont la mission, entre autres, est de recevoir des plaintes par l'intermédiaire de Cinquante millions de consommateurs, de plus en plus sollicité !

         5) L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), insuffisamment et injustement connue, œuvre pour promouvoir l'usage du français sur la scène internationale, recueillir des données fiables sur la situation concrète de notre langue dans le monde et contribue à la formation de professeurs de français originaires des pays d'Asie du Sud-Est, du Pacifique et d'Afrique. Le tout dans un contexte au monolinguisme ! Rappelons que la langue française est parlée par 220 millions de personnes dans le monde, mais... que les 7èmes jeux de la Francophonie, qui se sont tenus à Nice en septembre 2013, ont souffert d'une médiatisation misérable, voire indigne !

         6) Pendant ces Jeux de la Francophonie, s'est déroulé à Nice un colloque sur la défense de la langue française. M. Lucien Pons, président de l'association Comité pour une nouvelle Résistance -CNR-, a lancé de véritables cris d'alerte : Au fil des différentes conférences, il est clairement apparu que ce merveilleux patrimoine commun était en danger. La langue est le premier des services publics. Elle représente un terrible enjeu de pouvoir [...] Dans beaucoup d'entreprises françaises du CAC 40 travaillant sur le sol national, la plupart des cadres supérieurs (les décideurs, NDL) sont anglo-saxons. Leur façon de penser est américaine. Leur priorité est de servir l'économie anglo-saxonne. Pour eux, le modèle social français ne compte pas. [...] De nombreux élèves ne maîtrisent plus notre langue. Beaucoup la considèrent comme une langue étrangère à l'entrée en sixième et le bilan s'alourdit d'année en année. On imagine les graves conséquences pour l'avenir.

         7) Il convient de souligner le rôle de l'Assemblée des fonctionnaires francophones des organisations internationales (AFFOI). Le constat est clair. Bien que dotée de règles garantissant l'usage du multilinguisme pour, justement, éviter la main mise d'une langue sur les autres, cette assemblée subit des pressions, par la standardisation des pratiques, et de fallacieux prétextes budgétaires. Son président, M. Dominique Hoppe, déclare : Peu à peu, le cercle vicieux du monolinguisme intègre les cultures professionnelles des organisations internationales et devient la norme, imposant ainsi une langue unique pour une pensée unique !

         Notre philosophe et humaniste Michel Serres ne mâche pas ses mots : La classe dominante n'a jamais parlé la même langue que le peuple [C'était vrai avec le Grec et le Latin ! - NdlR]. Maintenant, la classe dominante parle anglais et le Français est devenu la langue des pauvres ; et moi, je défends la langue des pauvres. Voilà, c'est pour ça que je demande qu'on fasse la grève. J’en ai marre que la SNCF nous fasse des "smiles" (Coup d'œil à la Bundesbahn !). Il y a plus de mots anglais sur les murs de Toulouse qu'il n’y avait de mots allemands pendant l'Occupation !

        Résister, c'est arrêter et inverser la courbe de l'hégémonie anglo-saxonne !

         Que l'on soit un simple usager inconditionnel de la langue française, un simple consommateur parmi les cinquante millions, et plus, abusés par le globish-pour-tous, écrivain, poète ou chanteur au service de notre langue première, enseignant chargé de transmettre une culture avec cette même langue, politique mandaté pour s'adresser au peuple, nous pouvons tous œuvrer dans le même sens : défendre notre patrimoine linguistique, ni figé ni corvéable, contre les attaques dont il est de plus en plus victime au nom d'une pseudo langue et d'une pensée unique venues du pays des traders et des spéculateurs en tout genre !

         Comment ? En refusant le globish-pour-tous qui pollue nos enseignes de magasins, nos publicités, nos médias et, parfois, par «snobisme», notre propre langage. Et en le dénonçant auprès de nos élus territoriaux, auprès des associations nationales (et internationales) reconnues et engagées juridiquement, citées dans ce Manifeste 37 ! L'an 2014 nous surprendra quant aux résultats obtenus pour la garantie de la fameuse loi Toubon en voie d'être trahie par la loi Fioraso.

         Vive l'article 2 de notre constitution de 1958 : La langue de la République est le Français !

Christian Massé
Écrivain, membre de la Société des gens de lettres (sgdl-auteurs.org/christian-masse/)
président de Défense de la langue française – Touraine
administrateur d’Avenir de la langue française
 

 


nouvelles2/pepy-enders.jpgGuillaume Pépy et Tom Enders Carpette anglaise 2013 - le 15/12/2013 - 21:14 par MAR

Des transports en Carpettes… anglaises
Guillaume Pépy (SNCF) Carpette anglaise 2013
Tom Ender (EADS) prix spécial à titre étranger 

les versions en allemand et en espagnol suivent la version française

Guillaume Pépy, président de la SNCF, distingué pour ses éminents mérites en dévotion anglophone par le jury de l’académie de la Carpette anglaise (1), présidé par Philippe de Saint Robert, réuni à la brasserie Lipp à Paris, a reçu le prix 2013 de la Carpette anglaise. Après les Smiles, les TGV Family, et autres médiocrités linguistiques, voici que la SNCF tente de nous faire ingurgiter de l’anglais, en proposant des cours de langue anglaise uniquement, dans ses trains champenois par l’intermédiaire de l’organisme SpeakWrite ; après le trop fameux sandwich SNCF voici la bouillie anglaise !

Seconde cerise amère sur le pudding indigeste de l’anglofolie, pour Tom Enders, président exécutif d’EADS et grand organisateur de la politique linguistique du tout en anglais dans son groupe, qui a trouvé (dis)grâce aux yeux du jury.

L’Académie a tenu à lui décerner son prix spécial à titre étranger (2) pour avoir annoncé, en anglais seulement, à tous les salariés allemands, espagnols et français de la branche "défense et espace", un vaste plan de licenciements par une vidéo... elle-même sous-titrée en anglais. Major Tom, a été retenu après un vote serré (8 voix contre 4) l’opposant à son concurrent en abandon linguistique Joachim Gauck, président de la République fédérale d'Allemagne qui a appelé les peuples d’Europe à adopter l’anglais comme langue de communication !

Que déshonneur leur soit rendu !

A lire également sur le site de TV5Monde

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1 La Carpette anglaise, prix d’indignité civique, est attribué à un membre des "élites françaises" qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.

Le jury est composé de représentants du monde littéraire, syndical et associatif [Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), Défense de la langue française (DLF), association (COURRIEL) et Le Droit de comprendre (DDC)]. En juin 2013, Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur, a reçu une Carpette anglaise, à titre exceptionnel, pour son obstination à faire de l'anglais une langue de l'enseignement supérieur en... France.

2 Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.

Anne Cublier, Hervé Bourges, Paul-Marie Coûteaux, Benoît Duteurtre, Yves Frémion et Dominique Noguez, sont membres de cette académie.

Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise.

Courriel : parlerfranc@aol.com

Académie de la Carpette anglaise, chez Le Droit de Comprendre, 34 bis rue de Picpus, 75012 Paris


PRESSEMITTEILUNG

Verleihung der Jahrespreise 2013 der "Académie de la Carpette anglaise" (1)

Verkehrsmittel auf fliegenden englischen Gebetsteppichen

Guillaume Pépy,

Generaldirektor der SNCF (fz. Bahn), wird als eminenter französischer. Anbeter des Englischen ausgezeichnet. Preisgekrönt von der’ Pariser "Académie de la Carpette anglaise" (1), in ihrer jährlichen Sitzung vom 12. Dezember unter dem Vorsitz des Schriftstellers Philippe de Saint Robert, in der berühmten Pariser Brasserie Lipp.

Nach den Smiles, TGV Family, und sonstigem Sprachmüll, versucht nun die SNCF ihren Fahrgästen durch die Champagnegegend English beizubringen. Sprachkurse bietet sie an, nur in Englisch, durch das Institut SpeakWrite.

Auf den berüchtigten "sandwich SNCF" folgt nun die englische Brühe !

Thomas "Tom" Enders

bekommt als Ausländer den Sonderpreis : prix spécial à titre étranger(2).

Als treibende Kraft des "mit Volldampf ins Englische" in seiner Organisation hat sich der Generaldirektor des EADS das Sonderlob der Jury zugezogen.

Unter anderem hat er nämlich in Frankreich dem Personal, das heisst den deutschen, französischen und spanischen Arbeitnehmern der Abteilung "Verteidigung und Raumfahrt", einen umfangreichen, drastischen Entlassungsplan nur in englischer Sprache angekündigt.

Gekürt wurde allerdings Major Tom nicht einstimmig : mit 8 Stimmen gegen 4 zugunsten eines beachtlichen Wetteiferers in Sachen Sprachverzicht.

Kein anderer als der Bundespräsident Joachim Gauck war nämlich am 22. Februar 2013 auf den Plan getreten. In seiner Rede (nicht “an die deutsche Nation”, sondern) an alle europäischen Völker hat er ihnen vorgeschlagen, ja nahegelegt, in allen wichtigen, seriösen, gemeinsamen Bereichen des Lebens, zum Englischen überzutreten, wobei sie selbstverstänlich ihre jeweiligen Muttersprachen "mit deren ganzer Poesie" weiterhin im heimatlichen Rahmen benutzen dürfen !

Unehre denen, denen Unehre gebührt !


1 La Carpette anglaise : (von : "Teppich", "(Tür)Matte" und, im bildlichen Sinne, abschätzig : "Kriecher") Preis der zivilen Unwürdigkeit. Er wird jedes Jahr einem Prominenten verliehen, der sich hartnäckig dafür eingesetzt hat, die Vorherrschaft des Englischen in Frankreich, und die Herabstufung des Französichen zu bewirken.

Die Mitglieder der Akademie - und der Jury der Preise - sind Vetreter literarischer, gewerkschaftlicher und Vereins=Kreise [Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), Défense de la langue française (DLF), association (COURRIEL) et Le Droit de comprendre (DDC)].

In einer Sondersitzung im Juni 2013 erhielt Geneviève Fioraso, Ministerin für Hochschulwesen und Forschung, einen SonderCarpettepreis, fûr den verbissenen Willen mit dem sie versuchte, das Englische zur offiziellen Sprache des Unterrichts an den französichen Hochschulen zu machen.

2 Le prix spécial à titre étranger wird Mitgliedern der europäischen und internationalen Nomenklatura und Schickeria für ihren wertvollen Beitrag zur Verbreitung der englischen Sprache verliehen.

Anne Cublier, Hervé Bourges, Paul-Marie Coûteaux, Benoît Duteurtre, Yves Frémion et Dominique Noguez, sind Mitglieder der Akademie.

Contact : Marc Favre d’Échallens, Secrétaire de l’Académie de la Carpette anglaise chez Le Droit de Comprendre, 34 bis rue de Picpus, 75012 Paris ; courriel : parlerfranc@aol.com

De transportes sobre Felpudos... ingleses

El jurado de la Academia del Felpudo inglés (1), presidido por Philippe de Saint Robert, reunido en la brasserie Lipp de Paris, ha otorgado el premio 2013 del Felpudo inglés al presidente de la SNCF (Sociedad Nacional de Ferrocarriles franceses), Guillaume Pépy, por sus eminentes méritos en materia de devoción anglófona. Después de los ! los Smiles, los TGV Family y otras mediocridades lingüísticas, he aquí que la SNCF intenta hacernos tragar inglés en la mayor parte de sus trenes proponiendo cursos de inglés -únicamente-, con la ayuda de la empresa SpeakWrite ; Así, tras el demasiado famoso sandwich SNCF ¡he aquí la papilla inglesa !

Segunda cereza amarga sobre el indigesto pudding de la 'anglolocura', para el presidente ejecutivo de EADS, Tom Enders, gran organizador en el consorcio aeronáutico europeo de la política lingüística del 'todo en inglés', que ha encontrado (des)gracia a los ojos del jurado.

La Academia ha querido otorgarle su premio especial a título extranjero (2) por haber anunciado, en inglés solamente, a todos los asalariados, alemanes, españoles y franceses, del departamento "defensa y espacio", un vasto plan de despidos utilizando un vídeo, él mismo subtitulado en inglés. Major Tom fue elegido en una ajustada votación de 8 votos contra 4 frente a su más inmediato adversario en abandono linguístico, el presidente de la república federal alemana, Joachim Gauck, por su llamamiento a los pueblos de Europa para que adopten el inglés como idioma de comunicación.

¡ Que se les rindan deshonores !

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1 El Felpudo inglés, premio de indignidad cívica, se atribuye a un miembro de las "élites francesas" que se distinguió particularmente por su encarnizamiento en la promoción de la dominación angloamericana en Francia, en detrimento de la lengua francesa.

El jurado está compuesto de representantes del mundo literario, sindical y asociativo [Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), Défense de la langue française (DLF), association (COURRIEL) et Le Droit de comprendre (DDC)].

En junio de 2013, la ministra de la Educación Superior, Geneviève Fioraso, recibió un Felpudo inglés a título excepcional, por su obstinación en convertir el inglés en un idioma de la enseñanza superior en... Francia.

2 El premio especial a título extranjero se atribuye a un miembro de la nomenklatura europea o internacional por su servil contribución a la propagación de la lengua inglesa.

Anne Cublier, Marie Treps, Hervé Bourges, Paul-Marie Coûteaux, Benoît Duteurtre, Yves Frémion et Dominique Noguez, sont membres de cette Académie.

Contacto : Marc Favre d’Échallens, secretario de la Academia del Felpudo inglés.

parlerfranc@aol.com

Académie de la Carpette anglaise, chez Le Droit de Comprendre, 34 bis rue de Picpus, 75012 Paris


nouvelles2/canard.jpgRéponse au Canard enchainé - le 14/12/2013 - 18:19 par MAR

Do you speak franglish ?
Réponse au Canard enchainé

"Le Canard enchainé" a commis un article (lire ci-dessous) dans son édition du 11 décembre 2013, suite au colloque du CSA sur le français dans les médias et à la double page consacrée à ce sujet dans Le Parisien Aujourd'hui en France du 9 décembre.  Il a suscité une réponse de notre part.

Cher Canard,

J'ai relevé dans ton édition du 11 décembre 2013, un articulet intitulé "Do you speak franglish ?" signé par un certain D.P. Cet article se voulant humoristique ne fait hélas qu'aller dans le sens du vent et dans le sens de la soumission à l'Empire ce qui jusqu'ici ne m'avait pas semblé être le fond de commerce du Canard…

Pour relativiser l'arrivée massive de termes anglais dans la langue française en général et notamment dans les médias, l'énigmatique D.P. nous ressort la vieille rengaine : "L'idiome américain est truffé d'emprunts au français".

Petite question à l'auteur, de quand date cette "truffade" ? Quels sont les nouveaux mots adoptés, depuis mettons 50 ans, dans la langue anglo-américaine ? En regard combien de mots anglo-américains adoptés par jour ? 

Bref le fameux D. P. compare une survivance à une déferlante… Ceci sans parler du reste : combien de slogans publicitaires entièrement en anglais ? Combien de magasins rebaptisés en anglais  (comme Carrefour Market ou Simply Market) ? Combien d'entreprises françaises qui obligent leurs cadres à travailler en anglais en France même ? Combien de cours de grandes écoles entièrement en anglais ? Dis-moi D. P. on voit cela aussi aux États-Unis avec le français ? Au fait, combien de films, ne serait-ce qu'étrangers, ont été projetés aux États-Unis depuis 50 ans, sans être refaits à la sauce yankee ?,

Enfin cher D. P. la veille du colloque organisé par le CSA ou de la sortie de la double page consacrée à ce sujet dans Le Parisien Aujourd'hui en France les 19 chaînes de la TNT gratuite (hormis les 2 chaines d'information et la chaine sportive) passaient : 13 séries ou films anglo-saxons, contre 5 programmes français et 1 film italien… soit plus des les 2/3 ! Même en remplaçant anglo-saxons par "étrangers" l'on n'arriverait pas à 1% des programmes aux si ouverts États-Unis.

Bien à toi

MAR


Do you speak franglish ? ["Le Canard enchainé" - 11 décembre 2013 - page 8]

STOP ! Too much, c'est vraiment too much ! "Le Parisien" (9/12) allume les warnings contre la new wave d'anglicismes qui déferle sur la France. Et il brandit l'étendard de Joan of Arc - pardon, de Jeanne d'Arc - pour bouter l'anglais hors de la "langue de Molière"."Mettre des anglicismes partout - qui souvent ne sont même pas les vrais termes anglais -(...) a un côté extraordinairement ringard", relève justement l'académicien Erik Orsenna. Ainsi la "street palette" de Carrefour City ou le ridicule "en direct live" (qui dit deux fois la même chose !).

Est-ce si grave ? L'idiome américain est truffé d'emprunts au français. Et les Yankees n'en font pas tout un cheeseburger

"deluxe" ! Ils adorent s'exclamer "Voilà !" ou "C'est la vie !". Et Deubeulyou Bush s'est distingué pour avoir pointé que "les Français n'[avaient] pas de mot pour "entrepreneur""... en français dans le texte !

A Broadway, les spectacles ont lieu en "matinée" (sans accent) et font l'objet d'"encore" (rappels). Surtout s'ils dégagent un "je ne sais quoi"... Attention, en vous promenant en "tête à tête" au milieu des buildings "Beaux-Arts", à ne pas faire de "faux pas" en raison de "trompe-l'œil" dissimulant un "cul-de-sac" qui pourraient vous donner un sentiment de "déjà-vu". Mieux, le dernier sport de trekking urbain s'appelle, en anglais, " parcours" !

Dans les boutiques pour "femmes fatales", la taille small se dit "petite" et le soutif se dit "brassière" (ou "bra") ! Vous recevez un carton pour une "soirée" où figure "RSVP".

A Wall Street, certaines options réindexées au prix du marché se nomment "cliquets", et les dettes titrisées responsables de la crise étaient vendues par "tranches". Si vous prenez votre "limousine", vous constaterez que, d'Eau Claire (Minnesota) à Bâton Rouge (Louisiane), les States sont sillonnés de "routes" et peuplés de parkings nommés "garages" !

Les Américains n'ont pas oublié Lafayette et émaillent sans complexe leurs propos de "French words" tout en mangeant des "French nies" (frites) ! D. F.

 


nouvelles2/colloque-csa.jpgColloque du CSA sur la langue française - le 11/12/2013 - 15:17 par MAR

Colloque du CSA "Quel avenir pour la langue française
dans les médias audiovisuels ?"

Organisé au Collège de France à Paris, lundi 9 décembre 2013. Quelques observations subjectives

Rendons au moins grâce à Patrice Gélinet, à l'origine du colloque, de l'avoir organisé ce qui a permis de mettre le sujet sur la place publique et d'avoir ainsi des relais dans la presse. Le colloque ouvert par Olivier Schrameck président du CSA, comportait 3 tables rondes.

Une première sur "La langue française dans les médias audiovisuels de la francophonie" où l'on a analysé la situation comme l'a fait par exemple, Marie-Christine Saragosse, directrice de France Médias Monde : "5ème langue de communication, 220 millions de locuteurs, 8,5% du PIB mondial, 5,4% de la population et 14 % des exportations de contenu audiovisuels", Sylvain Lafrance, professeur HEC Montréal, ancien vice-président exécutif de Radio Canada qui a relevé le manque de combativité des médias français face à la domination anglo-saxonne citant l'exemple des titres non traduits comme "The voice" qui est traduit par "La voix" au Québec mais pas en France. La dite "ministre chargée de la francophonie" Yamina Benguigui, a conclu la matinée avec un gros retard, en ânonnant un discours que visiblement elle découvrait, butant sur les mots, faisant de grosses fautes de français, parlant notamment de "la radio Canada"...

Une 2ème table ronde plus "intellectuelle" avec notamment Alain Rey, Marc Fumaroli, Bernard Cerquiglini et Érik Orsenna d'un bon niveau d'échanges. Alain Rey a notamment souligné "qu'avant on faisait des fautes mais on savait que c'était des fautes maintenant on ne le sait même plus, la paresse est partout". Soulignant aussi que "s'il y a toujours eu des mots nouveaux dans le français de toutes provenances, aujourd'hui 50% des mots nouveaux sont exclusivement issus de l'anglais sans adaptation (comme on le faisait par exemple avec paquebot pour packet boat) et que des tournures anglo-américaines sont adoptées telles quelles (une situation sous contrôle)." Jacques Toubon, auteur de la loi du 4 août 1994, de son côté a demandé qu'au moins l'on "instaure des contraintes de respect de la langue française pour le service public"

La 3ème table ronde a réuni les médias dont TF1, M6, France 2, France culture, NRJ et Skyrock
Les chaînes de télévision se sont contentées d'évoquer le travail de réponse aux courriers des téléspectateurs et de leurs actions pour améliorer le langage utilisé par les journalistes ou les présentateurs. Sans que personne ne parle de l'écrasante majorité de programmes anglo-saxons (par exemple à l'heure de grande écoute la veille, les 22 chaînes de la TNT gratuite passaient 13 séries ou films anglo-saxons, contre 5 programmes français et 1 film italien… soit quasiment les 2/3 [sans compter les 2 chaines d'information et la chaine sportive])

On a eu droit à Maryam Salehi, directeur (sic !) délégué à la direction générale de NRJ Group (sic !) qui a eu le culot de s'afficher comme groupe de radio francophone en s'abritant derrière d'autres stations du groupe (Chérie FM ou Rires et chansons qui ne font que rediffuser des tubes anciens) quand sa station principale NRJ est une grande pourvoyeuse de mots anglais et de chansons anglo-américaines (Ils doivent diffuser leurs chansons françaises vers 3 h du matin pour respecter leurs quotas). Le slogan de cette station, d'écoute souvent obligatoire dans de nombreux lieux publics, est d'ailleurs : "Hit music only", celui du groupe (group !) étant "On air, Online, On demand" (sic !)[1]. Pierre Bellanger président de Skyrock, pour sa part, dit que la chanson française n'est pas un problème pour sa station qui diffuse surtout du rap. Nicolas Jacobs, médiateur de l’information de France 2 lui, trouve que des expressions comme "low cost" sont intraduisibles (sous les moqueries de beaucoup des autres intervenants et du public). On est rassuré sur la volonté du service public de faire respecter la langue de son pays ! Jérôme Bouvier, médiateur de Radio France propose des actions fortes dans les médias lors de la journée de la langue française [le 20 mars]. Tout ce petit monde se met d'accord pour la mise en place d'une charte, les chaînes privées étant plus réticentes.

Après, intervention forte d'une adhérente d'une association de traducteurs qui a dénoncé une certaine démission générale face à l'anglais puis celle du président d'ALF, Albert Salon qui a asséné une vigoureuse critique contre "La soupe servie aux productions culturelles états-uniennes comme l'invitation systématique par les deux principales chaînes, la publique comme la privée, au moins une fois par semaine, au JT du soir  d'un acteur, producteur ou autre vedette des États-Unis"

Conclusion avec la lecture du discours de la Ministre de la culture qui parfois a quelques accents volontaires sur la résistance à la soumission (!)
Que de tous ces beaux débats sorte quelque chose de concret, cela reste à démontrer… MAR


[1] Elle s'est d'ailleurs plainte de la difficulté que son groupe aurait à faire respecter les quotas, la production française ayant chuté de 60 % en 10 ans. La rhétorique du pompier pyromane : les radios telles NRJ n'encourageant aucun artiste français ou francophone et ne prenant aucun risque sauf celui de passer des tubes déjà bien vendus aux États-Unis, comment s'étonner d'une telle baisse. Pourtant en nombre d'albums vendus la production française est toujours nettement en tête 13 sur les 20 albums les plus vendus en 2013 (des albums qui passent rarement sur NRJ…).

 


nouvelles2/bulldozeur.jpgUniformisation linguistique & superclasse mondiale - le 10/12/2013 - 09:35 par A_Salon

L'uniformisation linguistique au profit de l'anglais,
langue de la superclasse mondiale

par Albert Salon

Les peuples d'Europe continentale souffrent dans leurs personnalités nationales et dans leurs langues. La faute en incombe d'abord à leurs propres faiblesses.

Mais ils sont aussi les cibles d'attaques convergentes de l'extérieur, relayées à l'intérieur de leurs pays par les "collabos de la pub et du fric" (Michel Serres).

I) L'anglais instrument et but du cosmopolitisme-mondialisme

Constatons d'abord que "le cosmopolitisme" n'est pas seulement un concept abstrait, désincarné. Il a bel et bien un visage : celui de l'empire anglo-saxon-germain et de son relais européen (l'UE, et non pas l'Europe-ensemble-géographique-et-culturel), qui loin de ses idéaux et orientations d'origine, veut aller vers l'union transatlantique.

L'UE sert, avec de multiples maladresses et gabegies, mais avec la servilité et l'opiniâtreté de son idéologie d'uniformisation et de "concurrence libre et non faussée", les intérêts de la superclasse mondialisée et des multinationales surtout anglo-saxonnes, et aussi germaines.

Le cosmopolitisme est en fait le mondialisme des puissances qui ont su s'accaparer la mondialisation qui est, elle, l'effet des progrès des techniques et de la communication. La mondialisation est en elle-même un phénomène neutre. Elle a fait de tels progrès depuis un siècle que les puissances anglo-saxonnes, principaux vainqueurs des deux guerres ont eu seuls les moyens de l'accaparer et de développer sur cet accaparement une attitude de "mondialisme". Le cosmopolitisme-mondialiste est l'impérialisme anglo-saxon-germain.

Il broie, soumet, vassalise l' "Europe-puissance" et les États continentaux sauf l'Allemagne, notamment à l'aide de la domination toujours favorisée et étendue du "globish pour tous". Il vise surtout la France, parangon d'État-Nation, encore debout, principal gêneur en Europe, et rival linguistique, culturel, et géolinguistique avec la Francophonie.

J'y vois un nouveau "Saint-Empire américain de nations germaniques". Englobant de plus en plus évidemment l'Allemagne. Je rappelle que Bush père lui fit l'offre de "partnership in leadership" : l'Europe à l'Allemagne, le monde aux États-Unis, ceux-ci gardant une tutelle bienveillante mais vigilante sur l'Europe. Offre bien "intégrée" dans le discours du Bundespräsident Joachim Gauck le 22 février 2013 aux peuples d'Europe, conseillant à tous de passer à l'anglais pour toutes les "choses communes" sérieuses, et leur concédant de garder, dans leurs foyers, la pratique des langues maternelles "avec toute leur poésie" (sic !).

Cet empire anglo-saxon se compose d'abord d'une alliance GB-EU pour la domination du monde. Alliance d'une tradition britannique bien connue, fondée essentiellement sur l'économie, le commerce, la maîtrise des mers, et d'une volonté états-unienne fondée elle aussi sur un sens aigu des intérêts fondamentaux matériels et de puissance, mais assortie en outre d'un messianisme développé et théorisé au 19ème siècle ("nous sommes le peuple élu, l'Israël de notre temps, désigné par Dieu pour guider l'humanité"), confirmé par Brezinski.

Cet empire s'appuie aussi aujourd'hui sur :

- de fortes communautés de langue maternelle anglaise : en Australie et Nouvelle-Zélande, au Canada, en République sud-africaine ;

- beaucoup d'éléments germains, essentiellement en Europe du nord ;

- bien des institutions internationales largement anglophones, maintenant en Europe avec l'OTAN et l'UE, sises à Bruxelles : relais extrêmement efficace ;

- de grands pays qui ont chez eux adopté l'anglais comme langue seconde et internationale : Inde et Bangladesh, Afghanistan, Pakistan, Birmanie, Thaïlande, anciennes colonies ou protectorats britanniques, tant arabes que subsahariennes ;

- des pays qui ont adopté l'anglais comme langue quasi unique de communication avec l'extérieur : Chine, Japon, Corée du Sud, Indonésie et Papouasie, Arabie, Égypte ;

- la plupart des institutions internationales, mondiales comme régionales, qui ont été opiniâtrement et savamment, au cours des décennies, amenées à fonctionner très largement en anglais, avec la complicité de nos divers nationaux, l'exemple le plus tragiquement éclatant étant fourni par l'UNESCO, sise à Paris ;

- et sur de puissantes "cinquièmes colonnes", surtout en Europe, en France.

Cet empire de la langue anglaise est le plus vaste, le plus solidement ancré de tous les temps.

Il est installé encore pour un certain temps, car la viscosité des phénomènes linguistiques empêche les virages courts. L'anglais servira donc encore longtemps les pays de langue maternelle anglaise, leur économie et leur pouvoir d'influence ("soft power"), même après l'effondrement inéluctable, déjà en cours, du présent empire anglo-saxon.

Les Anglo-saxons de cet empire sont certes nos alliés et amis. Mais en même temps nos concurrents, rivaux, ennemis les plus constants et dangereux ; ce qui est loin d'être incompatible : il faut bien le comprendre et l'admettre ! Ils font et feront tout pour consolider partout toutes les positions de l'anglais, car cela leur facilitera la transition du déclin, un répit de puissance après leur déclassement. Cette conscience et cet effort opiniâtre, crispé, se manifestent partout. Il suffit de bien ouvrir les yeux.

II) Quelles sont les applications de cette stratégie tous azimuts ? Je ne donnerai ici que quelques exemples, parmi les plus significatifs :

II-1) La conquête par l'anglais des sciences et de la recherche mondiales

Le rassemblement dans les mains surtout des EU et un peu de la GB des supports, références et exploitations des publications, avec tout ce que cela comporte :

- l'anglais promu langue unique de la valorisation des carrières des chercheurs ;

- l'orientation même des travaux de recherches vers ce qui intéresse les maîtres EU ;

- le piratage fréquent des découvertes des chercheurs non anglophones (cf. le retentissant procès gagné par le Français Montagnier contre l'Étatsunien Gallo) ;

- les institutions nationales, en France l'ANR et le CNRS, qui en viennent à exiger de tout traiter en anglais, tant les appels d'offres que les réponses exigées des candidats ;

- la tendance des universités et grandes écoles des pays non anglophones à passer à l'enseignement partiel, puis majoritaire, voire complet, en anglais. Les pays européens germaniques s'y sont mis assez largement y compris l'Allemagne, quittes à commencer à comprendre leur erreur. La France aussi ; cf. plus loin : la loi Fioraso.

II-2) La conquête de l'Union européenne et de ses institutions

Par la Conquête des esprits (Yves Eudes) des pays européens terriblement affaiblis par la 1ère, et surtout par la 2ème grande guerre, désireux de paix, de protection, de reconstruction, de développement, saisis par un idéal de construction d'une Europe unie et puissante.

Avec la conjugaison constante d'instruments impériaux très efficaces : l'information-propagande-diplomatie-d'influence ("soft power") ; le Plan Marshall ; l'OTAN.

II-2-1) La captation des jeunes, puis des adultes d'Europe, par l'information et la culture, et surtout une sous-culture de masse :

- par des chansons et une musique qu'il n'est nul besoin de comprendre, le but étant de remuer, swinguer, au rythme, au "beat", d'être en résonance avec "ceux de l'Occident" ;

- par le cinéma : dès 1946 les accords du Plan Marshall ("Blum-Byrnes" en France) imposaient aux "bénéficiaires" en contrepartie de l'aide à la reconstruction, des quotas, sur leurs écrans nationaux, de 30% de films produits à Hollywood ;

- par la détection-écrémage et la formation aux États-Unis de jeunes prometteurs, dirigeants en puissance : programme des "Youg leaders", toujours en vigueur, étendu récemment à nos banlieues françaises par le très actif ambassadeur des EU en France, M. Charles Rivkin ;

- par des institutions internationales ou rencontres informelles et discrètes tels Davos, et surtout le Bilderberg, la Trilatérale, ainsi que des cercles nationaux d'élites tel Le Siècle en France, qui toutes promeuvent et entretiennent l'idéologie matérialiste et impériale de la superclasse mondiale. Les listes et la grande notoriété et capacité d'influence des gens, qui en font partie dans tous nos "partis de gouvernement", sont éloquentes. Les gouvernements de MM. Sarkozy, puis Hollande, ont compté et comptent plusieurs membres de ces institutions ;

- par la mainmise sur les grands médias :

Un exemple entre mille, mais très révélateur : le "Vingt-Heures" de TF1 privée, de France 2 publique, comporte très souvent 5 minutes consacrées à "servir la soupe" à un acteur, metteur en scène ; producteur, chanteur, ou autre étatsunien : extraordinaires publicité et propagande. Tout le monde doit avoir les yeux, les sens, tournés vers ce "modèle", vers Washington et New York, et un peu Londres, en étant laissé dans la quasi ignorance des autres cultures, y compris de celles, pourtant riches et productives qui nous sont plus proches ;

- par la captation et la réorientation des mémoires nationales, de la culture et des création-acquisition-diffusion de la connaissance ; les systèmes publics français d'enseignement et de recherche, pour ne prendre que cet exemple, ont été rendus vassaux de l'idéologie euratlantique matérialiste, consumériste et marchande (cf. la réduction constante du temps et des efforts consacrés à la langue nationale, à l'histoire, à la littérature, à la philosophie).

Les commémorations des évènements nationaux subissent chez nous la concurrence de celles d'évènements anglais et surtout américains. Nos collabos s'y prêtent volontiers. Un exemple : sous prétexte de généreuse réconciliation, le Président Chirac a, à l'automne 2005, occulté le bicentenaire d'Austerlitz et envoyé le porte-avions Charles de Gaulle à la Reine d'Angleterre qui, elle, célébrait sans complexe la victoire de Nelson sur Villeneuve à Trafalgar. Nos médias ne se contentent pas de rappeler avec beaucoup d'application la Shoah ; ils nous servent le Mayflower, le New Deal de Roosevelt, le 50ème anniversaire de la mort de Kennedy, et chaque année avec ferveur celui du 11 septembre 2001.

La négociation (bilatérale, et non plus par une OMC paralysée) du traité de libre-échange EU-UE, laisse très mal augurer du respect de la diversité culturelle, malgré les promesses données du bout des lèvres à une France actuellement bien molle.

II-2-2) L'offensive de grande envergure contre la diversité des langues de l'Europe et du monde, très gravement menacées par l'imposition du "globish-pour-tous" - :

par l'empire ; par de puissants relais : surtout cette UE qui promeut en forcenée le "tout-à-l'anglais" dans ses institutions et ses relations avec chacun des États.

En Europe du nord, en Allemagne, en Italie, un peu partout, on impose cette langue unique, on en colonise l'école, l'université, les institutions et la recherche (cf. plus haut).

Bruxelles a depuis longtemps édicté, par un Kommissaire allemand, sans digne réaction des membres, que les États candidats à l'UE y compris ceux qui appartiennent à la Francophonie officielle (Roumanie, Bulgarie, etc.), devaient présenter leurs dossiers uniquement en anglais.

II-2-3) La diversité des Nations européennes est sans cesse rabotée par l'empire et son relais UE ; par l'appui aux régionalismes linguistiques et politiques ; aux communautarismes religieux ; à l'immigration extra-européenne destinée à casser par son ampleur la force de résistance des nations, au premier chef celle de la France ; et à l'entrée de la Turquie en UE.

Vers l'homme remplaçable, interchangeable, consommateur homogénéisé de produits standardisés.

II-2-4) La diversité des ensembles géoculturels et géolinguistiques dans le monde (lusophonie, hispanophonie, arabophonie) est également attaquée pour imposer l'anglais. L'empire et l'UE s'y emploient ensemble, principalement contre le mieux structuré et le plus "dangereux" (et pourtant !...) de ces ensembles : la Francophonie. En débauchant des États membres avec opiniâtreté. Ou encore en forçant les pays francophones demandeurs d'aide du Fonds européen de Développement (FED) à présenter leurs dossiers uniquement en anglais, dans le silence assourdissant, complice, de nos gouvernements.

Le débauchage est accompli au Vietnam, au Laos, au Cambodge, au Ruanda (ancienne colonie belge, membre de la Francophonie depuis longtemps). Il est tenté en Haïti, en RDC (ex-Zaïre), à Madagascar, au Gabon, au Sénégal, en Côte d'Ivoire, en Tunisie, au Maroc.

II-2-5) L'OTAN a servi à l'empire de moyen et de cadre pour vassaliser l'Europe

Un des signes les plus évidents suffit pour illustrer mon propos : les pays de l'Europe de l'Est candidats à l'admission au sein de l'U.E. ont dû en fait commencer par adhérer à l'OTAN. Cela a servi au moins à écarter toute idée d'Europe de la Défense.

Le linguiste Claude Hagège, professeur au Collège de France, l'a répété, en France et au Québec : "Nous sommes en guerre". Il s'agit d'une guerre mondiale.

Si nous voulons survivre, il nous faut résister, avec beaucoup de courage, au rouleau compresseur, qui paraît au moins aussi redoutable, voire irrésistible, que pouvait l'être l'empire nazi en 1940.

III) Résister : comment ?

III-1) Agir sur le plan politique général

Si la France veut assurer sa survie en tant que Nation et puissance, et sauvegarder ses intérêts, la langue française dans le monde et chez elle, elle doit retrouver une volonté française*, intensifier considérablement sa résistance, décider d'un sursaut salutaire, et, pour cela :

- changer une bonne partie de sa classe politique ;

- sortir de l'empire anglo-saxon et écarter du pouvoir les Présidents gouverneurs de province qui la mettent en liquidation de manière tragiquement accélérée ;

- sortir, donc, de l'OTAN, de l'euro et de l'U.E, et retrouver un degré suffisant d'indépendance et de maîtrise de son destin ;

- accomplir ses réformes urgentes et son redressement financier, économique, scientifique et industriel, comme elle sut le faire en 1958-62 sous de Gaulle et Debré ;

- reprendre ses fondamentaux, en politique extérieure ; et à l'intérieur : refaire une école, ascenseur social, d'égalité des chances, et assimilatrice des jeunes immigrés ;

- retrouver une maîtrise de ses flux migratoires ;

- rétablir la langue française dans toutes ses fonctions, dans tous les domaines* ;

- jouer les énormes atouts que constituent ses DOM-COM et les immenses richesses de son espace maritime de 11, 2 M. de km² (le 2ème du monde !), la langue française et son réseau culturel mondial à redynamiser, ses relations à conforter avec l'Afrique continent d'avenir, et, enfin, la Francophonie organisée, notamment dans l'O.I.F.

III-2) En ce qui concerne la langue française, résister, c'est

- rétablir un enseignement de qualité et ses fonctions d'ascenseur social et d'assimilation ;

- transmettre en famille un français riche et correct, et surtout l'amour de cette langue ;

- multiplier les protestations individuelles et collectives, écrites et orales, contre les dérives des dirigeants, des médias, de la publicité, des universitaires ; suivre l'appel de Michel Serres à la "grève de l'anglais" ;

- adhérer à Avenir de la langue française (ALF : www.avenir-langue-francaise.fr ) ou aux associations en synergie avec elle, et militer en leur sein.

III-3) Se joindre à deux combats vitaux des associations ALF et autres :

III-3-1) Pour l'enseignement supérieur en français :

L'affaire du projet de loi Fioraso : bilan et perspectives ; le combat doit continue ! :

L'article 2 du projet de réforme des universités (Mme Fioraso), a été voté par le Parlement qui l'a amendé. ALF et 30 associations amies avaient lancé dès janvier 2013 une vigoureuse campagne, amplifiée par des académies, institutions et grandes voix opportunément saisies, exprimées dans tous les médias, y compris les plus fermés à notre lutte Contre la pensée unique (Hagège) et sa langue unique. Ces voix ont, avec nous, remporté une demi-victoire.

Une demi-victoire, en ce que les vannes de l'américanisation en globish-pour-tous, sont, dans le texte voté, beaucoup moins ouvertes qu'elles ne l'étaient dans l'avant-projet.

Les amendements des deux Chambres sont substantiels : pas d'enseignements uniquement en anglais ; obligation pour les étrangers qui reçoivent des enseignements en anglais de justifier de leur connaissance du français validée par des épreuves comptant dans leur diplomation ; évaluation obligatoire de cet aspect de la réforme au bout de trois ans.

Une demi-victoire au goût amer, cependant. Car, au sein de ce gouvernement peu intéressé par la francophonie, c'est la fonction et la voix de Mme G. Fioraso* qui l'ont emporté sur celles des ministres A. Filippetti, Y. Benguigui, et L. Fabius, pourtant chargés respectivement du français en France, de la Francophonie, et de notre beau réseau culturel mondial, ainsi que de la Coopération avec les pays francophones. Ce gouvernement légalise ce que Mme V. Pécresse, MM. P. Tapie et R. Descoings, avaient discrètement développé dès 2007 : les enseignements illégaux en anglais, et il admet dans les textes que des disciplines doivent être enseignées en anglais, proclamant ainsi – nouveauté insoutenable ! – que le français ne peut pas tout dire.

*L'Académie de la Carpette anglaise, composée d'écrivains et de nos principales associations, a décerné à l'unanimité un prix exceptionnel à Mme Fioraso. Mme Valérie Pécresse l'avait précédée e, 2008 sous M. Sarkozy.

En attendant de pouvoir obtenir l'abrogation de cet article, une grande vigilance s'impose à tous. Nous devons sans cesse fustiger les beaux esprits qui professent que la "modernité" nous condamne à rejeter le français, notre reste d'indépendance et la voix originale de la France, et à abandonner ces "quelques arpents de forêts et de sables" de la Francophonie mondiale, à l'instar des "quelques arpents de neige du Canada" d'un Voltaire préférant ses intérêts dans le "commerce triangulaire" avec les "îles à sucre". Alors que la Francophonie constitue un atout de premier ordre pour la France, comme l'ont souligné MM. Pouria Amirshahi, J. Attali, C. Hagège, A. Compagnon, B. Pivot, M. Serres...

Nous savons bien qu'un certain milieu universitaire dérouté, dévoyé, nous est hostile, et que des pressions diverses risquent de s'exercer sur des étudiants qui se voient imposer des cours en anglais qu'ils rejettent, alors qu'ils attendent et veulent des cours en français.

Il y aura- il y a déjà - des infractions assez nombreuses aux amendements adoptés.

Nos associations ont donc créé un comité de vigilance inter-associatif, avec le soutien de divers parlementaires, et en liaison avec des médias, afin de détecter, recueillir et bien noter, signaler à qui de droit, les dites infractions, obstructions et pressions, et informer de leurs droits, soutenir leur courage et guider dans leurs recours devant les tribunaux administratifs les personnes concernées directement qui veulent les faire cesser.

Tous ceux parmi vous qui ont dans leur famille des étudiants qui se plaignent de subir des cours entièrement en anglais - et les pressions de leurs professeurs pour les empêcher de protester – sont invités

- à signaler ces cas à ALF (cf. adresse ci-dessous) avec des références très précises et si possible des décisions écrites des établissements qui imposent l'anglais unique ;*

- à insuffler à ces étudiants (surtout aux "bons" risquant moins les représailles !...) le courage de dire non et d'adresser à leur établissement une requête écrite recommandée AR, pour justifier ensuite un éventuel recours en tribunal administratif qui serait nécessairement gagnant et que nos associations soutiendraient.

III-3-2) La grande campagne nationale "Communes de France pour la langue française"

Contre les élites de la superclasse, Avenir de la langue française (ALF) et le Forum pour la France (FPF), et 30 associations françaises, appellent les maires de France à se joindre à leur grande campagne nationale "Communes de France pour la langue française".

Le peuple, lui, ne veut pas du changement de langue nationale. Le referendum étant cadenassé, les associations font remonter la vox populi par les communes, et veulent présenter à Noël 2014 un ensemble de votes de municipalités représentatif de notre variété géographique, politique et culturelle, en équivalent d'un referendum d'initiative populaire.

La campagne a déjà recueilli les votes de plusieurs dizaines de communes, dont les emblématiques Brantôme, Chablis, Maisons-Laffitte, Montfermeil, Pompadour, Saumur, Verdun (Meuse), Vézelay, Dumbéa en Nouvelle-Calédonie, et Ans en Belgique.

Nos associations proposent aussi aux votantes d'entrer dans un réseau international de solidarité et de coopération entre communes francophones, en se présentant sur un site dédié : www.nousvotonspourlefrancais.com en cours de lancement.

Les maires sont appelés à proposer à leur Conseil de voter le manifeste (franco-québécois) dont texte et mode d'exploitation sont à demander à Avenir de la langue française, 34 bis, rue de Picpus, 75012, 01 43 40 16 51, avenirlf@laposte.net site : www.avenir-langue-francaise.fr

Et chacun de vous est appelé à approcher le maire de sa commune et d'autres élus pour obtenir les votes des conseils municipaux, à l'aide de ces textes à demander !

Albert Salon, docteur d'État ès lettres, ancien ambassadeur, président d'Avenir de la langue française (ALF) et co-animateur de réseaux francophones en France et au-dehors.

*Voir le livre qui porte ce titre, paru chez Glyphe en 2012 ; il s'agit d'un abécédaire en cent mots-clefs des mesures nécessaires au redressement de la France.

Paris le 6 décembre 2013.


nouvelles2/french_tech.jpgFleur Pellerin piétine la Circulaire du 1er ministre - le 04/12/2013 - 21:15 par MAR

Fleur Pellerin piétine
la Circulaire du Premier ministre du 25 avril 2013

La ministre déléguée en charge de l'Économie numérique, en rebaptisant l'initiative “Quartiers numériques” “French Tech”1 (sic !) une fois de plus montre que ce gouvernement (ou plutôt nombre de ses ministres) s'assoit sur la langue française entrant de plein pied dans une logique de colonisés, pensant que s'afficher en anglais c'est forcément moderne. Quand cela n'est que servile !
Cela montre également la valeur des beaux discours de nos dirigeants, tels ceux de François Hollande ("Je défendrai partout l’usage du français"), qui n'ont jamais pris la moindre esquisse de mesure pour faire respecter le français. MAR

Circulaire du Premier ministre (Jean-Marc Ayrault), 25 avril 2013 relative à l’emploi de la langue française

1 il est vrai que France Tech cela n'était possible, cela ne faisait pas assez anglo-saxon !

 


nouvelles/presse.gifNouvelles de décembre 2013 - le 04/12/2013 - 21:15 par MAR

Nouvelles de décembre 2013

Le Parisien-Aujourd'hui du 9/12 Do you speak encore français ? (ci-dessous)
La CGT de Carrefour défend la langue française (lien et site du syndicat )
Impératif Français : Des cadeaux de Noël, tout en français ! (lien)
Slate : Et le journalisme sportif vint à la rescousse du passé simple (lien)


Dossier intéressant dans Le Parisien-Aujourd'hui en France du 9 décembre 2013 

Autour du colloque organisé par le CSA le 9 décembre 2013 au Collège de France à Paris "Quel avenir pour la langue française dans les médias audiovisuels ?", le journal populaire Le Parisien-Aujourd'hui en France consacre un dossier intéressant sur la place du français en France : "Do you speak encore français ?"

Parisien-09-12-13.jpg


Do you speak encore français ?

Les anglicismes envahissent notre vie quotidienne. La télévision, la grande distribution, l'industrie multiplient les expressions anglaises au point d'émouvoir les amoureux de la langue française.

L'Édito
Aimons le français

Shakespeare contre Molière, l'anglais menacerait le français. Et, s'il est vrai que le rayonnement d'une langue est la conséquence d'une domination culturelle, économique et politique, il y a vraiment de quoi s'inquiéter. On peut aussi considérer que c'est l'usage au quotidien qui façonne une langue. Qui la renforce suffisamment pour qu'elle soit capable d'absorber des mots étrangers, des mots qui l'enrichiront au lieu de l'appauvrir. La défense de la langue française passe d'abord par la connaissance de son vocabulaire, la maîtrise de la grammaire, le respect de la syntaxe. Connaître le mot juste pour exprimer une idée, un sentiment, une impression, cela s'apprend dès le plus jeune âge, avec ses professeurs et ses parents Vaste chantier ! L'abus d'anglicismes ne trahit en réalité qu'une seule chose : la mauvaise connaissance que nous avons de notre langue. C'est ça, le vrai danger.

Jean-Marie Montali
jmmontatt@teparisien.fr


Ce que dit la loi
Le français est "la langue de l'enseignement, du travail, des échanges et des services publics" selon la loi Toubon relative à l'emploi de la langue française, votée le 4 août 1994. Concrètement, les modes d'emploi, garanties, factures, panneaux publics, contrats de travail doivent être-rédigés en français. Au sein des entreprises, "tout document dont la connaissance est nécessaire au salarié pour l'exécution de son travail" doit être rédigé ou traduit en français. Le texte ne prévoit pas d'obligation pour ce qui est diffusé sur les télévisions ou les radios de droit privé.

Certaines entreprises ont été condamnées peur avoir enfreint cette loi. En 2006. General Electric Médical Systems a écopé d'une amende de 600 000 € pour ne pas avoir traduit les notices de ses appareils. En 2007, Europ Assistance a été contraint par la justice à livrer une version française de ses logiciels de comptabilité. En 2010. Air France a été condamnée devant la cour d'appel de Paris à traduire en langue de Molière quatre documents à destination des pilotes et des mécaniciens. Ces notices techniques n'avaient en effet été communiquées qu'en anglais, d'où quelques problèmes de compréhension.


Tous ces mots anglais qu'on pourrait éviter

Les anglicismes se multiplient dans notre langue. Experts des médias ou syndicalistes, beaucoup s'en émeuvent et proposent des solutions.

Faut-il suivre l'exemple des Québécois ? Réclamer des "chiens chauds" ("hot-dogs"), ou passer des coups de fils depuis nos "téléphones intelligents" ("smartphones") ? Alors que les anglicismes colonisent la langue des affaires et Internet, ou squattent la télévision et la radio, la "résistance" commence à s'organiser en France.

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), constatant la recrudescence des termes anglais à l'antenne, organise aujourd'hui à Paris un colloque ouvert au public* sur "L'avenir de la langue française dans les médias audiovisuels". Des linguistes, mais aussi des responsables de chaînes ou de stations, vont se demander comment mieux manier la langue de Molière sur les ondes et limiter l'usage des termes venus d'outre-manche ou des États-Unis.

■ Promouvoir le français plutôt que de sanctionner "L'idée n'est pas de sanctionner ou de jouer les ronchons qui font la chasse aux anglicismes, mais de dresser un état des lieux et d'aider les chaînes à prendre conscience de leurs obligations en matière de défense et de promotion de la langue française", explique Patrice Gélinet, membre du CSA, président de la mission langue française et francophonie, à l'initiative de ce colloque. L'utilisation préférentielle du français est, en effet, inscrite dans la loi (notamment la "loi Toubon" du 4 août 1994) et même dans la Constitution (l'article 2 : "La langue de la République est le français").

Dans la grande distribution, la révolte gronde aussi. Chez Carrefour, la CGT s'insurge contre l'utilisation "à outrance" de l'anglais dans leurs allées. Une pétition intitulée "Non à l'anglicisation de Carrefour, de la France et de l'Europe" a recueilli plus de 1500 signatures."Nous voulons rappeler que la langue du commerce, c'est la langue du client et qu'en France le client parle français", argumente le syndicat. Celui-ci propose de remplacer "Carrefour Drive" par "Carrefour au volant" ou "Carrefour City" par "Carrefour Cœur de ville"...

Hélène Bry et Bérangère Lepetit
* Au Collège de France, de 9 h 30 à 18 heures.


La grande distribution envahie

"Carrefour Market" ou "Carrefour City", le géant de la distribution affiche des mots anglais dès les intitulés de ses enseignes.

Son slot au poignet, Lionel s'occupe du picking des produits avant de se diriger à l'entrée du drive. Comprenez : sa montre-scanner au poignet, Lionel s'occupe de la collecte des produits avant de se diriger à l'entrée du point retrait pour automobiles. Au Auchan Drive de Cesson (Seine-et-Marne), comme dans tous ces hangars commerciaux qui se multiplient ces dernières années en France, parfois accolés aux hypermarchés et spécialement dédiés aux automobilistes, l'anglais devient une véritable langue de travail. Même dans les grandes surfaces traditionnelles, les termes anglo-saxons sont utilisés de longue date."Parfois, on a l'impression de travailler à Mc Do, ça rentre dans le contexte général, on va tous se mettre à courir et à parler en anglais", tempête Régis Ravat, délégué syndical (CGT) au Carrefour de Nîmes-Sud (Gard), qui bataille avec certains collègues contre "l'anglicisation" et pour la création d'une commission "chargée de veiller à la qualité de l'emploi de la langue française dans l'entreprise".

Chez Carrefour, qu'il s'agisse de l'intitulé des enseignes (Carrefour City, Carrefour Market), du nom des produits (Home pour le petit électro-ménager, Blue Sky pour les premiers prix, Top Bike pour le cyclisme) ou des méthodes de travail (le "cross-merchandising", l'"e-learning"), les salariés baignent au quotidien dans un franglais qui n'est pas du goût de certains salariés.

Cross-mer et street-palette

Récemment, deux nouveaux termes, street-palette et cross-mer ont fait leur entrée au Carrefour de Nîmes."Le street-palette, c'est quand il s'agit de placer les télévisions sur des palettes en bois dans les allées, ça fait ambiance rue", détaille un salarié agacé. Quant au "cross-mer", c'est désormais le terme usité pour l'employé chargé du "cross-merchandising", celui qui place dans les rayons les produits associés (exemple : des piles ad hoc à côté d'un réveil).

Les syndicalistes souhaiteraient voir émerger un label "dit en français" sur le modèle du "Fabriqué en France". Ces arguments n'ont pas laissé insensible la direction de Carrefour. A tel point qu'une "commission chargée de veiller à la qualité de l'emploi de la langue française dans l'entreprise" pourrait être prochainement mise en place en collaboration avec des associations comme l'Apfa (Actions pour promouvoir le français des affaires). La direction confirme que l'idée fait son chemin et qu'elle a reçu une oreille attentive de Georges Plassat, le PDG de Carrefour France, qui met un point d'honneur à organiser ses réunions de travail en français. B.L


"En mettre partout, ça fait ringard"
Erik Orsenna, membre de l'Académie française

Erik Orsenna, éternel amoureux de la langue française, se moque gentiment delà recrudescence des anglicismes dans le français d'aujourd'hui.

Y a-t-il trop d'anglicismes dans le français actuel ?

Erik Orsenna. Oui, notamment à la télévision. Même si, d'une manière générale, j'adore la langue anglaise... Mais mettre des anglicismes partout - qui souvent ne sont même pas les vrais termes anglais - je trouve que cela a un côté extraordinairement ringard. Ça veut faire mode, International, mais en fait, ça fait ringard. Je me souviens qu'à un moment mes enfants disaient sans arrêt "c'est styly" : c'était bien ridicule... Et l'anglicisme le plus bête, c'est de dire "nominé" au lieu de "nommé"". Alors que pour une fois le mot français est plus court ! C'est comme de dire "The Voice" au lieu de "la Voix" : pour mol, ça n'apporte rien !

Comment faire pour remédier à cette manie de l'anglais, ou du franglais ?

La langue française, Il faut la rendre belle, drôle, insolente. Un exemple : j'écoute presque chaque matin la chronique sur la musique d'André Manoukian sur France Inter, à 7 h 24. Cet homme-là parle un français formidable, précis et en même temps imagé, drôle, poétique… Plutôt que de dire interdisons les anglicismes, moi je dis multiplions les Manoukian ! C'est comme lorsque vous écoutez une Chanson de Benjamin Biolay ou Emily Loizeau : vous êtes fier de voir la langue française si bien utilisée.

Mais, au fond, pourquoi utiliser l'anglais plutôt que le français ? En fait, il y a un soupçon qui me vient : quand on utilise sans arrêt des mots anglais, c'est que l'on est pas très fier de son français. C'est pour camoufler ou le vide ou la mauvaise manière. En revanche, Il faut bien avouer que certains mots anglais disent mieux les choses que le mot français Prenez le burn-out : c'est vraiment une expression formidable, qui exprime, en deux petits mots, le fait qu'on est à la fois brûlé et explosé. Prenez l'équivalent français, "syndrome d'épuisement professionnel" : ce n'est vraiment pas bon, comme expression... Propos recueillis par H.B.


La télé accro aux anglicismes

Tu as regardé quoi, hier soir, à l'heure de grande écoute ?" Bon, c'est vrai : il faut reconnaître qu'"en prime time", ça sonne mieux... Est-ce pour cela que la télé française semble complètement accro aux anglicismes ?

La téléréalité ne peut plus s'en passer. Peu de chaînes s'offrent le luxe de mettre en tête de gondole des émissions dans la langue de Molière, face au raz-de-marée des "Secret Story" (TF1), "MasterChef (TF1), "IceShow" (M6) ou "Hollywood Girls" (NRJ12).

L'offensive des "Morning". Sur les radios musicales, les morning font de la concurrence aux bonnes vieilles matinales des généralistes comme RTL, France Inter, Europe 1."Les anglicismes comme Morning ou Morning live pullulent à la télé et à la radio, s'agace Patrice Gélinet, président de la Mission langue française et francophonie au CSA. Le pompon étant de parler de Direct Live, qui est non seulement un anglicisme mais aussi un pléonasme."

"The Voice" : tellement plus chic "In english" Le carton des deux dernières années en France, en termes d'émissions de divertissement, multiplie les "coachs" et les "battles"... Bien sûr, il s'agit d'un format international donc "The Voice" est "The Voice" partout, mais pas au Québec, où l'émission s'appelle..."la Voix". A noter qu'en France le nom complet de l'émission est "The Voice, la plus belle voix".

Les "Before" et les "After". Il y a le "Before" du "Grand Journal" le soir sur Canal +, et l'"After Ice Show" le mercredi soir sur M 6."On observe une espèce de manie de l'anglais à la télé, pour faire chic, qui a un côté ridicule", remarque le linguiste Alain Rey.

Même le service public speaks franglais. L'émission "la Grande Battle", qui revisite la musique classique sur France 2 dans un esprit très service public, a choisi un titre franglais.

Gulli veut lever le pied."Totally Spies", "Monster High", "Power Rangers"... La chaîne Gulli est très anglophile. Mais ses responsables viennent de décider que les programmes auraient soit leur titre, soit un sous-titre, soit une partie du titre en français.

Des Messieurs Langue française veillent au grain. Chaque chaîne possède sa propre convention signée avec le CSA France Télévisions, par exemple, "proscrit les termes étrangers lorsqu'ils possèdent un équivalent en français". La convention de TF1 prévoit que "la société s'efforce d'utiliser le français dans les titres de ses émissions", et qu'"un conseiller à la langue française est désigné par la chaîne". Il s'agit de Jean-Claude Narcy, qui pourtant juge que "le débat sur les anglicismes est un faux débat, un peu dépassé. On ne peut pas échapper à l'anglais, surtout dans la téléréalité". En revanche, il se bat pour que les jeunes journalistes s'expriment dans un "bon français", leur faisant au besoin faire des stages. Côté M 6, Jérôme Bureau, directeur de l'information et conseiller langue française du groupe, estime qu'"il faut lutter contre les anglicismes quand c'est nécessaire, pas quand c'est absurde. Pour Ice Show, on n'allait pas dire Spectacle de glace. En revanche, American Idol, on l'a rebaptisé A la recherche de la nouvelle star".

Les téléspectateurs de plus en plus énervés contre cette tendance. Nicolas Jacobs, médiateur de l'information de France 2, reçoit de plus en plus de courriers de téléspectateurs qui s'insurgent de l'omniprésence de l'anglais à l'antenne."C'est tout juste s'il n'y en a pas qui nous accusent d'être des traîtres, des vendus... et ça, c'est un phénomène nouveau."  Hélène Bry


Ne dites plus best of, mais florilège

Face aux anglicismes, une armée d'érudits de la Commission générale de terminologie et de néologie se creuse les méninges pour trouver, dès qu'un terme anglais fait du "forcing", la parade française. Comme "florilège" pour "best of", "sonal" pour "jingle", ou "mot-dièse" pour "hashtag" (un terme utilisé par les utilisateurs de Twitter)."C'est très difficile de faire accepter un équivalent à un anglicisme", explique Alain Rey, lexicographe, linguiste, conseiller éditorial auprès des Éditions Les Dictionnaires Le Robert, mais aussi membre de la Commission.

■ Trouver une traduction le plus vite possible

"Avant, le français savait naturellement adapter les mots, comme ri-ding coat devenu redingote, explique Alain Rey. Mais, aujourd'hui, on a malheureusement tendance à être bêtement respectueux de la langue d'origine", donc à garder des anglicismes. Or, dès qu'un mot anglais fait irruption dans notre langue, si l'on ne trouve pas tout de suite le bon néologisme français correspondant, c'est fichu... Ainsi, "courriel" est entré in extremis dans le langage courant (et encore...). L'expert enfonce le clou : "Le problème aussi, c'est que les Français sont nuls en langues, alors ils préfèrent garder les mots anglais pour se donner un genre, avoir l'air anglophone et à la mode, comme des gamins qui vont hurler deux phrases d'une chanson en anglais. Il y a là quelque chose de comique et de ridicule."L'érudit signale toutefois que, sur la centaine de nouveaux mots ajoutés cette année au dictionnaire pour lequel il travaille, la moitié des termes viennent du monde anglo-saxon. H. B.


D'autres pays se défendent

La France n'est pas la seule à défendre vaille que vaille son Identité linguistique. En Europe, d'autres pays ont vu émerger ces dernières années des associations visant à défendre leur langue. Surtout quand elle est menacée. En Belgique, un "atelier du vocabulaire" est né à Bruxelles, réunissant des Wallons souhaitant défendre la langue de Molière.

Un réseau des langues latines a aussi vu le jour dans le sud de l'Europe, regroupant des représentants espagnols, portugais et roumains. Mais les champions toutes catégories sont sans doute les Québécois, qui sont devenus experts en l'art de la traduction française des expressions anglaises. Là-bas, un Office québécois de la langue française fait chaque jour de la résistance face aux voisins anglophones, et a même rédigé une charte de la langue française. Prière de ne pas dire "parking" mais "parc-auto" ou "parc d'automobiles". Et, dans le monde de la grande distribution, "au volant" est souvent utilisé en lieu et place de "drive". B.L


nouvelles2/nouvelle-caledonie.jpgDumbéa signe le manifeste des Communes de France - le 03/12/2013 - 11:47 par A_Salon

Nouvelle-Calédonie : Dumbéa exemple pour la campagne
"Communes de France pour la langue française
"
Alliance Champlain : Agir pour le français auprès des publicitaires (ci-dessous)

Cette commune de 30 539 habitants, représentative de la diversité des populations du "Caillou", qui fait partie du "Grand Nouméa" en Nouvelle-Calédonie, collectivité territoriale française à l'Est de l'Australie a voté à l'unanimité notre manifeste franco-québécois.
Elle a assorti son vote d'une délibération modèle que l'Alliance Champlain et ALF ont plaisir et fierté à présenter à nos lecteurs. AS.


Note explicative de synthèse portant adoption du "Manifeste pour la langue française"

Dans le cadre de la préservation de la langue française dans le monde, l'Organisation Internationale de la Francophonie, organisme culturel et politique international regroupant 77 pays, a pour objectif majeur de promouvoir la diffusion et l'emploi de la langue française sur les cinq continents tout en assurant la protection des langues locales composant l'espace francophone telles les langues kanak de Nouvelle-Calédonie qui font partie du patrimoine immatériel de notre Caillou.

Or, il apparaît depuis plusieurs décennies que la langue française soit menacée par le développement d'un tropisme qui gagne non seulement la France et l'Europe mais le monde entier, à savoir l'abandon insidieux mais progressif des langues locales et nationales dans les domaines économique, scientifique et culturel au profit de la langue anglaise.

C'est pourquoi un collectif d'associations s'est constitué avec pour objectif non plus d'alerter seulement, mais d'agir pour la défense de notre fondement culturel dont la richesse est pourtant reconnue dans le monde entier. Parmi leurs actions, figure l'initiative de proposer aux édiles des communes de France, un "Manifeste pour la langue française" qui ferait l'objet d'une motion adoptée par les Conseils municipaux. Plusieurs communes et non des moindres comme les villes de Maisons-Laffitte et Verdun, dont la taille est comparable à la ville de Dumbéa, ont d'ores et déjà voté cette motion.

La Nouvelle-Calédonie étant un espace de langue française dans le Pacifique, il est proposé que Dumbéa devienne la première commune de Nouvelle-Calédonie, voire la première dans tout l'ensemble ultramarin français, à adopter ce manifeste pour la langue française et ainsi marcher sur les traces de ces défenseurs résolus de cet héritage linguistique plus que millénaire.

Aussi, il est proposé au Conseil Municipal de voter cette motion qui consacrerait notre attachement à la langue française en Nouvelle-Calédonie et dans le Pacifique

Tel est l'objet du projet de délibération ci-joint que j'ai l'honneur de soumettre à votre approbation

M. Le maire

Je voudrais avant tout remercier Madame Ghislaine RIVATON pour son action et son implication dans la défense de la langue française. Nous savons qu'à longueur de temps elle défend cette langue au travers de l'Alliance Champlain. Pour cela je vous propose que le conseil adopte cette délibération, la Ville de Dumbéa sera ainsi la 1ère commune de Nouvelle-Calédonie, voir du Pacifique, à engager cette démarche.

Mme Malfar :

Le sujet est bien mais je voudrais savoir si financièrement le fait d'adopter au conseil municipal ce manifeste, engendre un coût pour la commune à l'avenir, ou est-ce que tout sera gratuit. Est-ce une opération gratuite ou onéreuse pour la Ville ?

M. Le maire

C'est l'adoption d'un manifeste, d'une intention, d'un vœu, il n'y a pas d'impact financier direct dans le fonctionnement de la Ville. Il nous appartient, par la suite, de décliner ce manifeste pour faire en sorte d'éviter les anglicismes, et de développer des actions pour la défense de la langue française notamment en milieu scolaire.

Mme Malfar :

Non je disais plus tard Monsieur le maire, ma question ce n'était pas pour aujourd'hui ; effectivement on vote le manifeste il n'y a pas de souci, mais à quel prix ?

M. Le maire

Ma volonté est de défendre la langue française et d'adopter le manifeste qui nous est proposé. Il y aura peut-être un jour des opérations qui auront un coût qu'il est aujourd'hui impossible de budgétiser, mais que le conseil décidera alors sur la base du principe qu'il nous est proposé d'adopter.

Mme Rivaton :

M. le Maire, Mesdames, Messieurs et chers collègues,

M. le Maire, en tant que votre adjointe déléguée à la Culture et membre de la Commission Administration générale, d'une part, et membre de l'Alliance Champlain à l'origine de cette démarche en Nouvelle-Calédonie, d'autre part, j'aimerais vous indiquer qui, en métropole, en sont les initiateurs.

Il s'agit d'un collectif de 31 associations parmi lesquelles l'Alliance Champlain, emmené par M. Albert Salon, docteur d'État es lettres, ancien ambassadeur, président d'Avenir de la langue française (ALF). Ce manifeste est soutenu également par des personnalités de renommée nationale, voire mondiale, dont M. Hervé Bourges, ancien Président du Conseil supérieur de l'Audiovisuel, Mme Régine Deforges, écrivaine ; M. Costa-Gavras, cinéaste ; M. Claude Hagège, linguiste, du Collège de France ; M. Jean Raspail, écrivain ; M. Yves Guéna, ancien président du Conseil Constitutionnel ; M. Laurent Lafforgue, Médaillé Fields, pour ne citer que quelques unes de ces sommités dont la liste extensive peut être obtenue auprès de l'Alliance Champlain.

M. le Maire, Mesdames, Messieurs, je vous remercie.

M. Le maire
Sans observations complémentaires des conseillers municipaux, je demande au conseil municipal de bien vouloir se prononcer sur la délibération suivante :

Délibération n°2013/

Portant adoption du "Manifeste pour la langue française"

Le conseil municipal de la Ville de Dumbéa, réuni en séance publique, le 14 novembre 2013,

VU la loi organique modifiée n° 99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie,

VU le code des communes de la Nouvelle-Calédonie,

VU la loi modifiée n° 99-210 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie,

VU la note explicative de synthèse n° 2013/96 du 29 octobre 2013,

La commission municipale des finances et de l'administration générale entendue en séance du 05 novembre 2013,

Après en avoir délibéré,

Décide :

article 1er
D'adopter "le Manifeste pour la langue française" joint à la présente délibération.

article 2
Le délai de recours devant le tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie contre la présente délibération est de 3 mois à compter de sa publication.

article 3
Le Maire de la Ville de Dumbéa est chargé de l'exécution de la présente délibération qui sera communiquée à Monsieur le Commissaire Délégué de la République pour la Province Sud et publiée par voie d'affichage.

M. Le maire :

Mesdames, Messieurs, je mets aux voix l'ensemble de la délibération.

Adoptée à l'unanimité


Alliance Champlain (Nouvelle-Calédonie) Agir pour la langue française auprès des publicitaires

C'est toujours possible en ce qui concerne par exemple les enseignes des magasins. D'une manière intelligente, engageante. En encourageant les bonnes initiatives. La Nouvelle Calédonie nous en donne un bon exemple. L'Alliance Champlain, présidée par notre ami Daniel Miroux, membre fidèle d'Avenir de la langue française (ALF), l'a réussi de belle manière. Voyez l'article ci-dessous de la presse locale. A. Salon

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