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La Voix francophone

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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

 ↑  

Lettres de protestation

Der. nouv.

15 ans d’espérance, Philippe Rossillon - le 03/05/2012 - 21:53 par MAR

15 ans d’espérancephilippe-rossillon.jpg
 (in memoriam Philippe Rossillon,
pour les 20 a
ns d'ALF)

Nous nous associons pleinement au bel hommage rendu par Hubert Joly, Secrétaire général du Conseil international de la Langue française (CILF) à Philippe Rossillon.
Car Philippe fut notre "Paladin" modèle, le créateur ou inspirateur de diverses institutions françaises et internationales de promotion du français et de la Francophonie, de l’ancêtre de la DGLF à l’ancêtre de l’OIF, en passant par tant d’autres. (lire également, plus bas, l'Hommage à Philippe Rossillon d'Yves Montenay)

Sans oublier notre ALF, dont il fut en 1992 le co-fondateur avec Dominique Noguez, Dominique Gallet, et l’actuel président.
Nous pensons beaucoup à lui en ce 20ème anniversaire de la fondation d’ALF. Avec nos amis acadiens et québécois, wallons et bruxellois, romands et jurassiens, haïtiens et louisianais, valdotains et seychellois, nous nous souvenons de toutes les lances rompues par Philippe en faveur des communautés francophones du monde entier.
Après lui, nous nous battons et espérons !
Feu son - et notre - grand ami Jean-Marc Léger continue, associé à Philippe, à nous inspirer lui aussi.
Ils sont avec nous, en corsaires unis d'une époque à épopée.
Il faut recréer une époque comme celle-là ! Albert Salon.


Non vraiment ! Il n’est pas d’usage de prononcer deux fois, fût-ce à quinze ans de distance, l’éloge d’un ami, surtout si, comme c’est malheureusement le cas aujourd’hui, il s’agit d’un éloge funèbre, avec l’autorisation de Véronique.

Pourtant, c’est bien ce que je vais faire puisque Philippe Rossillon est mort le 6 septembre 1997…
Quand je pense à lui, je ne parviens pas à imaginer qu’il serait à cette heure un vieux monsieur de 81 ans. Cela dépasse mon entendement.

Je le vois encore avec sa vaste intelligence, sa connaissance approfondie de l’Histoire, son esprit fertile jamais à court d’une initiative, d’un échafaudage de combinaisons, son humour de merveilleux conteur, et cette chose devenue si rare, son patriotisme sans faille.

Je repense aussi aux membres de sa bande, que je cite pêle-mêle, notre fidèle ambassadeur de France, Bernard Dorin, le wallon Lucien Outers, le sénateur Jean Humblet, le jurassien Roland Béguelin. C’était un régal, un festival, d’assister à leurs discussions. Si les premiers avaient une intelligence lumineuse et savaient jouer plusieurs coups à l’avance, il n’y a qu’un seul mot pour qualifier Philippe : il pétillait.

Ah ! Qu’il en a donné du fil à retordre à quelques-uns ! Que de fécondes initiatives n’a-t-il pas su prendre au Haut comité de la langue française ou, plus tard, à l’Union latine ! Que de coups tordus n’a-t-il pas fomentés dans sa cervelle à l’imagination sans limite !
L’avant-veille de sa mort, j’étais dans son bureau avec Bernard Dorin. Ce jour-là encore, nous nous sommes payé quelques tranches de fou rire que je ne suis pas près d’oublier….
Quinze ans plus tard, que reste-t-il de tout cela ? Bien sûr, un souvenir très brûlant de ces années de travail en commun, même si les figures d’autrefois, Martial de la Fournière, Xavier Deniau, Michel Têtu, Marc Blancpain, Jean-Marc Léger, nous ont, tour à tour, quittés. C’était une francophonie "indomptable et fière, sans frein, ni rênes d’or". Une impulsion toujours vivante à Haïti avec Véronique, à Québec, en Acadie, et même en Louisiane.
Beaucoup de jeunes d’aujourd’hui n’ont pas connu cette époque héroïque et nous, qui restons, sommes devenus très légèrement chenus.
L’enthousiasme que Philippe nous a communiqué reste intact. Nous croyons toujours en les capacités de la France ainsi qu’aux nécessaires solidarités d’une francophonie qui s’affirme, ne serait-ce que numériquement, malgré toutes les vicissitudes de la politique internationale.
Mais au fond des fonds, il me semble qu’avec lui, et bien entendu avec le Général, tous, quoique "recrus d’épreuves" comme le dit la chanson, nous n’avons jamais eu qu’un seul et unique programme : "guetter dans l’ombre la lueur de l’espérance !"

Hubert Joly


Hommage à Philippe Rossillon par Yves Montenay
(paru dans Échos du monde musulman n°152 (4 mai 2012)

Puisque nous parlons de situation du français, signalons que l'association Avenir de la Langue Française fête ses 20 ans et rend hommage à son fondateur Philippe Rossillon, disparu le 6 septembre 1997 et avec lequel j'ai travaillé dans les années 1960 à 1980. Philippe Rossillon a passé sa vie à tisser des liens entre les pays "francophones" et tous leurs acteurs, notamment leurs responsables et leurs médias. Il a lancé ou encouragé de nombreuses organisations multilatérales officielles, associatives ou privées, a poussé le gouvernement français à les appuyer et, en cas de refus, a rajouté l'argent de sa famille. Il rencontra moins d'enthousiasme en France que dans les pays du Sud et au Québec (contrairement à un fantasme tenace, encore rappelé ci-dessus à propos du Maroc, le mouvement francophone n’a rien de colonial et est d’ailleurs largement négligé par les gouvernements français).

Dans le monde musulman, Philippe Rossillon fut aux côtés du Maroc avec Allal el Fassi, de la Tunisie avec Bourguiba, de la Mauritanie, du Tchad, du Burkina Faso, du Sénégal et du Niger. On se souvient que les dirigeants de ces deux deniers pays, Léopold Cedar Senghor (avec le plein accord des Mourides et de la Tidjanya) et Hamani Diori furent, avec Habib Bourguiba, les "inventeurs" de la Francophonie (traité de Niamey du 20 mars 1970).
Philippe Rossillon avait également de nombreux amis en Égypte, au Liban et en Syrie.

Yves Montenay


nouvelles2/peugeot-renault.jpgAddiction à l'anglais - le 03/05/2012 - 19:40 par JeanPierre_Busnel
Addiction à l'anglais
La servilité anglomane des constructeurs automobiles (suite)

Le 22 avril dernier, sous l'intitulé "encore plus loin dans la servilité anglomane", j'évoquais la saine réprobation du rédacteur en chef adjoint de l'Auto-journal (n° 853 du 19 avril au 2 mai) [ lire notre nouvelle] à propos de la publicité faite par le constructeur automobile Peugeot pour le lancement de sa 208 (ce texte est accessible, par exemple, à l'adresse suivante :
www.francophonie-avenir.com/Index_SV_Lettre_ouverte_aux_constructeurs_automobiles_francais.htm#RMC )

Dans une diatribe plus explicite et percutante encore, comme si la presse automobile s'était (enfin) soudain donnée le mot, c'est, cette fois, M. Stéphane Meunier, directeur de la rédaction et rédacteur en chef de L'Automobile Magazine, qui, dans son éditorial du n° 792 de mai 2012, reproche vivement aux deux constructeurs français, Renault et Peugeot, de "se réfugier à leur tour derrière le plastron éculé de la réclame en anglais" (ci-dessous en pièce jointe), même si, dit-il, "l'abdication la plus flagrante vient de Peugeot" (il fait, lui aussi, allusion à la publicité pour la 208).

"Qu'on nous garde de la galopante logorrhée anglophone des gabelous du marketing, pardon, du marchéage !", écrit le rédacteur en chef, "... à examiner leur addiction à l'anglais... on se dit qu'une maligne épizootie mine nos fils de pub hexagonaux".

Des déclarations salutaires - et encourageantes - de ce genre sont rarissimes, en particulier de la part des milieux de la presse, évidemment très liés, sinon subordonnés, à ceux de la "pub". Il convient de féliciter leur auteur (ce que je n'ai pas manqué de faire) et de leur donner le maximum d'écho..

Jean-Pierre Busnel

god-save-the-francais.jpeg


nouvelles2/marianne.jpgappel de personnalités pour le français et la Francophonie - le 28/04/2012 - 17:49 par MAR

Appel de hautes personnalités françaises et étrangères
pour le français et la Francophonie

A l'occasion des élections nationales du printemps 2012, une pétition-appel (lire ci-dessous) est lancée par l'association agréée Avenir de la langue française, en faveur d'une politique vigoureuse de la langue française et de la Francophonie.

Son lancement a été approuvé à ce jour par les 41 associations (lire ci-dessous) qui ont envoyé à tous les candidats à la Présidence de la République, ainsi qu'aux candidats à la députation, une lettre collective pour les prier de signer 10 engagements pour une telle politique.
Cet appel est adressé aux dirigeants de la France, quels que soient leurs partis et orientations politiques.
Il s'adresse plus encore au peuple français dans son ensemble.
Avenir de la langue française a, dans l'urgence, volontairement limité à quelques dizaines de hautes personnalités de France et de pays francophones le nombre des signataires de cet appel.

Elle a écarté les personnalités exerçant des mandats ou des fonctions à caractère politique, pour présenter un échantillon représentatif de la diversité sociale et professionnelle de la société française, et des origines géographiques des étrangers francophones et francophiles sollicités : d'Afrique, d'Australie, de Belgique, du Liban, de Maurice, du Québec, de Suisse...

Cet appel, diffusé sur divers sites, sera proposé le 20 mai - pour publication et éventuels débats - aux principaux médias. La liste jointe des signataires sera complétée à mesure des arrivées de signatures nouvelles.
Ainsi constamment mis à jour, il restera sur la Toile jusqu'au mois de juillet, après l'entrée en fonction d'un nouveau gouvernement.

Albert Salon, président d'ALF


Abandonner nos langues nationales
est un crime culturel, politique et économique.

L’anglo-américain connaît un degré d’extension mondiale jamais atteint par aucune langue avant lui. Son éventuel reflux prendra des décennies. Il doit son triomphe actuel à la surpuissance d’abord de l’Empire britannique, puis des États-Unis après 1945, et à leurs politiques très volontaristes d’expansion linguistique et de "conquête des esprits".

Cette domination entraîne une dévalorisation des autres langues, y compris des plus grandes tels, en Europe, l’allemand, l’italien. Le français lui aussi la subit de plus en plus à l’étranger et en France. L’anglicisation forcenée pénètre commerce, communication interne de grandes entreprises, publicité, médias, audio-visuel, jusqu’aux secteurs vitaux : recherche et publications scientifiques, brevets non traduits.

En France, comme en Italie et en Allemagne, l’enseignement est affecté. Dès l’école maternelle et élémentaire, le temps imparti au français diminue au profit du seul anglais. Dans les écoles de commerce, dans tout l’enseignement supérieur, les cours en anglais prolifèrent. Peut-on accepter qu’un " classement de Shanghai", basé sur des critères exclusivement anglo-américains, prétende faire loi en matière d’évaluation scientifique, et formate les esprits au détriment de leur créativité ? Nouvelle guerre contre l’intelligence ! (Charles Durand).

Ce que l’hégémonie de l’anglais fait perdre en influence, en cultures populaires, en attraction d’étudiants étrangers, à l’allemand, au russe, au français, etc., les Anglo-américains le gagnent. Sur le simple plan matériel, le Pr. François Grin, de l’Université de Genève, chiffre leur gain annuel en dizaines de milliards d’euros.

L’avenir du monde ne repose pas sur la langue anglaise ! L’imposer comme langue commune puis unique est une aberration tant culturelle et spirituelle qu’économique et politique.
Plus grave : cette hégémonie est relayée, voire portée, par les élites d’Europe, bien que toutes ne soient pas les "collabos de la pub et du fric" stigmatisés à juste titre par Michel Serres.
C’est surtout cette attitude vassale qu’il convient de dénoncer et faire cesser dans les parties de nos peuples intoxiquées par une propagande incessante depuis plus d’un demi-siècle.

Nous appelons les Français, tous les francophones, non seulement à s’indigner, mais surtout, contre la politique de la langue unique, contre la pensée unique (Claude Hagège), à résister.
La résistance au mondialisme niveleur, pour le français et la biodiversité linguistique, doit être au cœur des élections prochaines, puisque la langue est un bien commun que chacun peut contribuer à préserver tous les jours, et lors des élections.
Nous invitons donc les citoyens qui refusent la soumission à cet ordre destructeur de la personnalité de la France, de sa langue et de la diversité linguistique et culturelle, à demander un engagement clair à tous les candidats à la Présidence et à la députation.

Signataires
- Claude Hagège, professeur au Collège de France
- Laurent Lafforgue, médaillé Fields
- Hervé Bourges, ancien président du CSA et de chaînes de télévision
- Alain Cotta, économiste
- Régine Deforges, écrivaine
- Benoîte Groult, écrivaine
- Gabriel Matzneff, écrivain
- Dominique Noguez, écrivain
- Philippe de Saint Robert, ancien Haut-commissaire à la langue française
- Patrick Lozès, fondateur du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN)
- Jean Raspail, écrivain
- Andreï Makine, écrivain
- Pierre Lévy, rédacteur en chef de Bastille, Nation, République
- Yves Guéna, ancien président du Conseil constitutionnel
- Salah Stétié (Liban), Grand Prix de la Francophonie de l’Académie française
- Alimata Salambéré, ancien ministre de la Culture du Burkina Faso
- Jean-Marie Ndagijimana, ancien ministre des affaires étrangères du Rouanda
- Joseph Tsang Mang Kin, ancien ministre de la Culture de Maurice
- Marie-Claire Blais, écrivaine québécoise
- Jean-Marie Vodoz, journaliste suisse
- Colonel Alain Corvez
- Pierre Delaveau, membre des Académies de Médecine et de Pharmacie
- Bernard Dorin, Ambassadeur de France
- Michel Guillou, directeur de l’Institut pour l’Étude de la Francophonie et de la Mondialisation
- Hubert Joly, secrétaire général du Conseil International de la Langue française (CILF)
- Michel Pinton
- Charles-Xavier Durand, essayiste
- Gilbert Lazard, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres
- André Libert, écrivain (Belgique–Wallonie)
- Jean-Paul Perreault (Québec)
- Ivan Barko, de l’Académie australienne des Humanités
- Claude Thayse (Belgique – Wallonie)
- Pierre Demers (Québec )


Liste des associations signataires

- Alliance Champlain, (Nouméa, Nouvelle Calédonie) - www.alliance-champlain.asso.nc
- Associations des Professeurs de Lettres (APL) - www.aplettres.org
- Association France-Maurice (AFM)- www.association-france-maurice.net
- Association Francophonie Avenir (A.Fr.Av) - www.francophonie-avenir.com
- Association internationale francophone des Aînés (AIFA-France) - www.aifa.ca/sections/default.php?Id=25
- Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (ASSELAF) -www.asselaf.fr
- Avenir de la Langue française (ALF) - www.avenir-langue-francaise.fr
- Carrefour des Acteurs sociaux (CAS)
- C.O.U.R.R.I.E.L. (COllectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l'Initiative et l'Emancipation Linguistique) - www.courriel-languefrancaise.org/
- Croiser les Savoirs pour faire savoir
- Défense de la langue française (DLF) - www.langue-francaise.org
- Forum francophone international France (FFI-France)
- Groupe Phénix (Lyon)
- Le Droit de comprendre (DdC) - droit-de-comprendre.perso.neuf.fr/
- Le Français en Partage - lefrancaisenpartage.blogspot.com/

- Académie de la Carpette anglaise (ACA)
- Cercle Condorcet de Sens et Villeneuve-sur-Yonne cercle-condorcet-sens.asso-web.com/
- Cercle littéraire des écrivains cheminots (CLEC)- clec.uaicf.asso.fr
- Courtoisie française www.courtoisie-francaise.com/
- Culture Mag www.culturemag.fr/
- Forum pour la France (français, Francophonie) - www.forumpourlaFrance.org
- Francophonie Anciens Combattants et Descendants (FACED)
- Groupe d’études et de recherches sur le français langue internationale (GERFLINT) - www.gerflint.forumpro.fr
- Institut Culture, Economie et Géopolitique (ICEG)– www.asso-iceg.fr
- Institut Francophonie et Mondialisation (IFRAMOND, à l’Université Jean Moulin, Lyon3
- Les Amitiés acadiennes – www.lesamitiesacadiennes.org
- Les Mariannes de la République www.mariannesdelarepublique.org/
- Lire, Écrire www.lire-ecrire.org/
- Union des Poètes francophones (UPF) - upfr.pagesperso-orange.fr/
- Association Paris-Québec (www.paris-quebec.fr/)
- Association de Solidarité pour l’intégration par les langues, l’éducation et la culture (ASILEC)


Associations non-françaises en soutien à la démarche collective des associations françaises

- Association pour la Promotion de la francophonie en Flandre (APFF), (Belgique) - www.francophonie.be/ndf
- Comité du 9 mars 2009 (association internationale de syndicats et associations de pays européens, pour le droit des travailleurs de travailler dans leurs langues ; siège à ROME)
- Conseil international de la Langue française (CILF) www.cilf.org/
- Forum francophone international –Belgique
- Impératif français (Québec)- www.imperatif-francais.org - Ligue internationale des Scientifiques pour l’utilisation de la langue française (LISULF) (Québec)
- Rassemblement culturel Wallonie-Bruxelles-France 
www.wallonie-france-bruxelles.com/
- Fédération internationale des associations rouandaises (FEIDAR)


 


nouvelles2/volonte-francaise.jpgUne volonté française, nouveau livre d'Albert Salon - le 24/04/2012 - 22:28 par MAR
Une volonté française, nouveau livre d'Albert Salon
 

Le fait français paraît aujourd’hui submergé par le mondialisme et l’expansion de l’anglo-saxon. Mais les Français, les Québécois, les Wallons… – tous les et les francophiles – continuent à œuvrer pour le réveil et l’épanouissement de la Francophonie dans le monde. Albert Salon analyse les multiples défis – politique, culturel, économique, social, éducatif - auxquels elle doit faire face.

À partir de cent mots-clefs – “Afrique, Allemagne, Belgique, Chrétiens, Empires, République, Universalisme, en passant par Europe, France, Histoire, Immigration, Laïcité, Mondialisation, Nation…” –, l’auteur présente un projet, fort et cohérent, de réforme intellectuelle et morale.

Avec pour fil d’Ariane la langue française, ce livre veut montrer la voie du renouveau.

L'auteur : Albert Salon, docteur d’État ès lettres, ancien ambassadeur, commandeur dans l’Ordre national du Mérite, président d’Avenir de la langue française, est un militant de longue date de la langue française et de la Francophonie.

aux Éditions Glyphe - 284 pages - prix public : 20 € (19 € en téléchargeant le bon de commande et en le retournant à l'éditeur)


nouvelles/presse.gifNouvelles d'avril 2012 (2) - le 21/04/2012 - 18:55 par MAR
Nouvelles d'avril 2012 (2)
Versailles sous la botte de Catherine Pégard (Comité Défense Versailles (25/04) [lien]
Do you speak français ? lettre de J.-P. Lautman (La Nouvelle République) (21/04) [lien]
Langue de la République ? un article de Bruno Dewaele (La Voix du Nord) (18/04)
[lien]
Numérique et textualité : pratiques contemporaines (Appel à propositions de la Délégation générale à la langue française [DGLF] [lien]
 


nouvelles/presse.gifNouvelles d'avril 2012 - le 20/04/2012 - 22:49 par MAR
Nouvelles d'avril 2012
8 propositions pour la langue française par l'association COURRIEL [lien]
Claude Hagège : Nous devons résister face à la domination de l'anglais [lien]
Pour la culture générale - (dans le blog du Monde - 13 avril 2012 (lire ci-dessous)
 

Pour la culture générale
Anne Chemin dans un long article « La « culture gé» à l’épreuve » (supplément Culture & idées du Monde du 14 avril) détaille la position des adversaires et des défenseurs de l’épreuve de culture générale dans les grandes écoles dont Sciences Po.
Dans la lettre ci-dessous Jean Hourcade se place dans le camp des défenseurs de cette épreuve.

Je suis attristé de la mort de Richard Descoings, mais j’ai des réserves sur son idée de supprimer l’épreuve de culture générale au concours d’entrée de Sciences-Po. Édouard Herriot disait que « la culture, c’est ce qui reste quand on a tout oublié », et Foch attribuait, à l’époque, le succès des armes de la France à cette « culture générale » dont il pensait que ses officiers étaient dotés. La culture générale, dans un pays donné, ne doit pas être l’apanage d’une seule fraction de la société. Faire l’impasse sur cet aspect des connaissances – transversales – d’un candidat revient de fait à perpétuer la fracture sociale (les familles aisées la transmettront toujours), fracture que justement Descoings voulait gommer parmi les futures élites qu’il formait.

De même, l’idée de quota me paraît discutable pour les mêmes raisons. Cela contrevient au principe d’égalité. L’équité, en revanche, peut être rétablie, ou au moins approchée, par un système de bourses généreux et des structures telles que les internats d’excellence. Je suis moi-même ancien boursier car mes parents ne roulaient pas sur l’or, et j’ai la reconnaissance du ventre envers la nation et l’école républicaine qui m’ont permis de faire les études de mon choix et, même à un modeste niveau, de servir l’État au même titre que si j’étais issu des beaux quartiers. Mais j’ai passé les mêmes examens et concours. La culture générale est ce qui différencie l’éducation « humaniste » à la française de la formation strictement utilitaire à l’américaine, que nous n’avons aucune raison d’imiter. Nous pouvons nous adapter sans nous renier. La culture, ça ne sert à rien donc ça sert à tout !
Jean Hourcade L’Etang-la-Ville (Yvelines)

nouvelles2/descoings.jpgLa mort de Richard Descoings, grand angliciseur - le 05/04/2012 - 11:05 par MAR
La mort de Richard Descoings, grand angliciseur

Face au concert de louanges entendu à l'annonce du décès de Richard Descoings le 3 avril 2012 à New-York et sans nous réjouir, bien entendu de sa disparition, nous ne pouvons que rappeler notre hostilité à la politique qu'il aura menée depuis 1996 à la tête de l'Institut d'Études Politiques de Paris (Sciences Po.). Il aura réussi à faire d'un des fleurons de l'excellence française une école à la remorque servile du monde anglo-saxon, tant par la langue anglaise de plus en plus présente, que par les "valeurs" défendues par cette école.

A cet égard, nous partageons parfaitement le point de vue d'un des étudiants de Sciences Po. relevé sur le site du Monde  ainsi que celui de Philippe Meyer dans son émission l'Esprit Public sur France Culture (avant l'annonce la mort de Richard Descoing)

[Le Monde] Certains internautes qui ont étudié à Sciences Po ne partagent pas le concert d'éloges sur l'ancien directeur :

Mentalité opportuniste, Jérémie H.

"J'ai toujours désapprouvé l'orientation donnée par Richard Descoings à cette école, ainsi que la mentalité superficielle et opportuniste qu'il y a imposée. La massification des promotions n'assure plus de trouver un travail une fois le diplôme obtenu. L'anglicisation considérable de l'école, aussi bien dans la langue que dans les esprits, a fait d'une génération d'élèves français une nouvelle conquête du monde anglo-saxon. Les conventions ZEP, permettant à quelques élèves de milieux sinistrés d'entrer par une voie d'admission tierce, n'auront rien changé fondamentalement : ni l'inégalité des chances due à une scolarité indigente en amont, ni la dégradation du niveau provenant avant tout d'autres causes."

Philippe Meyer - L'Esprit Public, France Culture, 01/04/2012)]
[...] je suis assez content de voir qu'un certain nombre de gens commencent à se rendre compte que le combat en faveur de la diversité, de la langue française et de son utilisation est un combat de progrès et non pas un combat de nostalgie comme on essaye dans certain cas de nous le faire croire notamment comme des établissements comme Sciences Po. qui comme le disait Gilles Kepel la semaine dernière est en train de devenir une sorte d'hyper-marché dans lequel on parle globish et où les globalisants vont pouvoir chercher des formations standardisées qui manqueront singulièrement de contenu.


Rappelons que Richard Descoings avait reçu le prix de la Carpette anglaise en 2009 : pour avoir imposé des enseignements uniquement en langue anglaise dans certaines filières proposées et pour avoir correspondu en anglais avec le lycée français de Madrid.
(Ce prix d'indignité civique est décerné chaque année à un membre des "élites" françaises qui s'est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l'anglo-américain en France et dans les institutions européennes au détriment de la langue française.)

nouvelles2/peugeot208.jpgPeugeot encore plus loin dans la servilité anglomane - le 30/03/2012 - 16:28 par MAR
Peugeot : encore plus loin
dans la servilité anglomane
(lire également un courrier de lecteur au Monde (8-9/4/2012) dont le texte figure plus bas)
(ainsi qu'un commentaire de Thierry Emptas, rédacteur en chef adjoint de l'Auto-journal (19/4/2012).

Quand d'aucuns se préoccupent de produire français, certaines sociétés n'ont plus qu'un but : se vautrer dans l'anglomanie et tenter de se faire passer pour anglo-saxonnes. A force de faire penser anglo-saxon le consommateur français, celui-ci achètera tout naturellement anglo-saxon.

L'exemple ici de Peugeot qui lance sa nouvelle 208 avec un film publicitaire au slogan inoubliable "Let your body drive" (quelle imagination !). La variante se nomme "I am your body" et la plupart des versions de cette 308 est d'ailleurs affublée de noms anglo-saxons (Blossom Grey, Ice Velvet...)
Le site de la marque nous parle d'ailleurs d'évènements tout aussi inoubliables :
  • Le Peugeot, Motion & Emotion Show, un événement de teasing [sic ! ] sur 208 organisé  à Rio de Janeiro mêlant technologie projection 3D, mapping et Kinect© ... 
  • la carte de voeux interactive de la marque où les internautes pouvaient sur 208-lesite.peugeot.fr/greetings2012/  dresser leurs messages personnalisés en light painting à leurs contacts
  • le "Re-generation show" au Salon de Bruxelles, une animation unique en mapping 3D alliant musique et jeux de lumières..."
(nous en manquons sans doute beaucoup d'aussi intéressants)

De nombreuses bonnes raisons de ne pas acheter cette marque
qui piétine allègrement notre (sa) langue !

Courrier des lecteur publié dans Le Monde daté des 8 et 9 avril 2012
Expression "Lâche pas la patate"
Au moment où un constructeur automobile utilise la langue allemande comme vecteur symbolique de la qualité de ses produits, des groupes français se vendent... en anglais de pacotille. Ainsi, Peugeot affuble sa nouvelle 208 d'un "Let your body drive".

A l'heure où un label "Origine France garantie" est mis en avant, tout semble fait pour cacher cette réalité. Vendre en anglais, en France, aux Français, un produit fabriqué en France, c'est vraiment cracher sur notre langue et sur ceux qui la parlent.

C'est le mépris élevé en mode de communication ! Quant aux arguments de nature économique, ils ne peuvent jouer ici alors que, sauf clins d'œil folkloriques, les concurrents étrangers vendent en français ! Il s'agit ici d'une volonté de renier ses origines et de refuser ainsi de façon ostensible de participer au destin collectif du peuple français qui, d'évidence, n'est pas la préoccupation des militants de la mondialisation qui veulent le tout-en-anglais. "Lâche pas la patate", disent les francophones de Louisiane. Nous, Français, ne lâchons pas la parole.
 
Marc Favre d'Échallens, le Vésinet (Yvelines)
 

 
Lettre à PSA (Peugeot-Citroën) d'Hubert Joly (CILF) suite à la campagne de lancement de la 308, en anglais (4 avril 2012)

Commentaire de Thierry Emptas, rédacteur en chef adjoint de l'Auto-journal (19/4/2012).
 
peugeot-auto-journal.jpeg 

nouvelles/presse.gifNouvelles de mars 2012 (2) - le 26/03/2012 - 09:19 par MAR
Nouvelles de mars 2012 (2)
La mort de Claude Duneton, grand amoureux de la langue le 21 mars 2012 [lien]
Colloque "Le tout Anglais dans l’entreprise" organisé par la CFE-CGC (07/03) [lien]
Concours 2012 de La Maison de la Francité jusqu'au 18 avril 2012 [lien]
Deux ouvrages sur l’histoire, l’organisation et les orientations de la Francophonie
[lien]
 
 

 


L'A.Fr. Av. présente ses demandes aux candidats ! - le 10/03/2012 - 19:08 par MAR

L'A.Fr. Av. (Association Francophonie-Avenir)
présente ses demandes aux candidats !

l'AFRAV, à Manduel (Gard), signataire de la lettre collective de nos associations aux candidats tant à la Présidence de la République qu'à la députation, leur envoie aussi sa propre lettre d'exigences. Elle appelle dans son communiqué, à l'instar d'ALF et du groupe Phénix, tous nos lecteurs à écrire de leur côté aux candidats et aux médias, en appuyant, s'ils le souhaitent, toutes les démarches convergentes contenues dans la présente rubrique électorale d'ALF. A.S.


Merci de demander aux candidats à l'élection présidentielle, de tenir compte, dans l'élaboration de leur programme politique, des points ici soulevés :

drapeaux.jpg Francophonie.jpg- Faire marcher la France sur ses deux jambes : l’Europe, d’une part, dans la coopération entre nations européennes, et la Francophonie, d’autre part, dans la coopération fraternelle et solidaire que nous devons avoir avec l’ensemble des pays francophones. De plus, lorsqu'un drapeau européen flottera à côté d’un drapeau français, obligatoirement devra flotter à ses côtés, le drapeau de la Francophonie.

- Condamner, et rendre illégal, le bilinguisme français-anglais partout sur le territoire français et exiger que sur l’espace public lorsqu’une traduction d’un texte français est nécessaire, celle-ci devra s’opérer en au moins deux langues étrangères (pareille obligation sera faite dans nos aéroports).

- Remettre l’enseignement du français prioritaire en primaire, y enlever l’enseignement de l’anglais pour le remplacer par un enseignement général sur les langues du monde sans oublier l’espéranto), favoriser, dès l’entrée en 6e l’apprentissage d’une langue internationale qui ne soit pas forcément l’anglais, ne pas donner le baccalauréat aux élèves qui n’auraient pas obtenu la moyenne en dictée lors de l’épreuve, réaffirmer, haut et fort, que la seule langue de l’enseignement en France, c’est le français.

victoires-musique.jpg- Cesser de donner de l’argent public aux entreprises et aux artistes qui préfèrent utiliser l’anglais plutôt que le français dans leurs créations, dans la dénomination de leurs produits, de leur enseigne, de leur raison sociale, etc. Pas d’argent public, par exemple, pour un chanteur français qui chanterait en anglais. Ni de récompenses publiques a des chanteurs français qui chantent en anglais. En effet, pourquoi a-t-on remis une Victoire de la Musique, c'est-à-dire un encouragement à continuer, à Izia, au groupe Justice et au Marseillais Jehro, alors que ceux-ci chantent en anglais et ne contribuent donc aucunement au rayonnement et à la sauvegarde de notre langue sur le plan national et international).

- Exiger de nos hommes politiques, de nos diplomates, de nos militaires, de nos coopérants, de ne pas s’exprimer en anglais lorsqu’ils ne sont pas en pays anglophones. Exiger d’eux également qu’ils s’expriment en français dans les grandes instances internationales où notre langue à un statut de langue officielle.

Vive la langue française,
Vive la Francophonie,
Vive le monde dans sa diversité linguistique et culturelle.

Régis Ravat
président de l'A.FR.AV (www.francophonie-avenir.com)
(reproduction et diffusion, hautement recommandées)


nouvelles/presse.gifNouvelles de mars 2012 - le 08/03/2012 - 21:20 par MAR
Nouvelles de mars 2012
Nuit de la Francophonie sur France 3 avec Espace Francophone le 20 mars [lien]
Debout (Observatoire européen du plurilinguisme) [lien]
Message d'Abdou Diouf aux femmes (6 mars 2012) [Lire ci-dessous]
"La chanson française à l’étranger : succès et enjeux" 28/3 à Paris [Lire ci-dessous]
Histoire abrégée de la langue française en Angleterre Chr. Néron (6 mars)  [lien]

Message d'Abdou Diouf aux femmes - Secrétaire général de la Francophonie (8 mars 2012)

Mesdames,

"Les femmes portent la moitié du ciel", dit fort à propos le proverbe chinois.
Aussi, en cette Journée internationale de la Femme, est-ce à vous, qui portez la moitié du ciel de la Francophonie, que je veux adresser mes voeux les plus chaleureux.

Porter la moitié du ciel de la Francophonie, c’est prendre, comme vous le faites, avec ô combien de compétence, d’énergie, de générosité, une part décisive dans le fonctionnement de nos institutions, dans la réalisation de nos programmes, dans la diffusion de nos idéaux.

Porter la moitié du ciel de la Francophonie, c’est prendre, comme le font des millions de femmes dans nos pays, une part décisive dans la vie économique, politique, sociale, culturelle, mais j’ajouterais aussitôt, à condition qu’on leur en laisse la possibilité ou la liberté.

Et c’est donc aussi vers toutes ces femmes que je veux, aujourd’hui, avec vous, me tourner.
Vers toutes ces femmes, ces jeunes filles, ces petites filles à qui l’on refuse le droit à l’éducation et à la formation,

Vers toutes ces femmes qui sont encore obligées de se battre pour faire reculer les jugements préconçus, les apriori, les discriminations de tous ordres, parce que les mentalités évoluent moins vite que le droit,
Vers toutes ces femmes qui, dans les régions les plus pauvres, bravent les obstacles avec courage et ténacité pour assurer le développement agricole et rural, améliorer la sécurité alimentaire, permettre la survie de leurs enfants, de leur famille,

Vers toutes ces femmes, victimes désignées des instincts les plus bas et les plus vils d’hommes qui ont perdu jusqu’au respect d’un corps qui porte et qui donne la vie, qui font du viol et des mutilations l’arme de guerre la plus lâche et la plus déshonorante qui soit.
Et pourtant, je veux partager, avec vous, mon optimisme et la conviction que, malgré les luttes difficiles qu’il reste à mener, malgré les régressions toujours possibles, nous sommes entrés dans une dynamique que rien ne pourra plus entraver.

Il sera bientôt révolu le temps où des centaines de millions de femmes étaient condamnées à observer, à se taire, à subir, parce que les femmes deviennent chaque jour un peu plus actrices de leur destin, activistes des droits humains, instigatrices du changement, pour elles-mêmes, pour leur pays, à l’instar du rôle de premier plan qu’elles ont joué dans le déclenchement des révolutions arabes et qu’elles entendent jouer sur la voie de la démocratisation, mais aussi pour la planète toute entière.

Les femmes sont décidées, non seulement à porter la moitié du ciel, mais aussi à le vider de ses nuages et de ses orages. Elles sont de plus en plus nombreuses à le faire savoir, et à vouloir partager, entre elles, ce projet d’avenir, sans considération de culture, de langue, ou de religion, mais aussi avec tous ceux qui ont choisi d’éclairer notre horizon.

Dans la diversité de vos fonctions et de vos missions au sein de l’OIF, de l’APF, de l’AUF, de TV5Monde, de l’AIMF, de l’Université Senghor, de la CONFEMEN, de la CONFEJES ou de la société civile, vous contribuez toutes à ce grand dessein. Et c’est aussi cet engagement que je souhaite, en cette Journée, célébrer avec vous.


“La chanson française à l’étranger (en français) : succès et enjeux” Conférence de Jean-Claude Amboise - mercredi 28 mars 2012 à 18 heures au Lavoir Moderne Parisien - 35 rue Léon - 75018 Paris – (M° Château Rouge)
Docteur en droit, avocat au barreau de Paris intervenant dans le domaine du droit de la langue française ; auteur d’études sur la chanson française dans le monde dans la revue L’Année francophone internationale (éd.de La Documentation française) ; membre du Comité de pilotage du Pôle Francophonie du Carrefour des Acteurs Sociaux

Phénomène largement méconnu, d’Édith Piaf à Zaz en passant par Stromae, la chanson française, entendue comme chanson exécutée en français, connaît périodiquement le succès à l’étranger et dans des genres musicaux variés. Les enjeux associés (linguistiques, culturels, économiques) apparaissent loin d’être négligeables et participent à l’attractivité de la France et des pays francophones dans le monde.
Entrée libre - RSVP : Catherine Distinguin
Adresse courriel : cathydistinguin@wanadoo.fr

Direction du projet : Catherine Distinguin, avec le concours de Pierre François, journaliste.
Carrefour des Acteurs Sociaux - 103 avenue Parmentier – 75011 – Paris –
Tél : 01 43 14 08 13 -  : dircas@cas-France.org

nouvelles2/10mots.jpgLes 10 mots de la francophonie - le 01/03/2012 - 23:03 par MAR
10 mots de la francophonie :
jusqu'au 20 mars pour participer au concours
Si vous avez entre 18 et 25 ans ou si vous êtes bibliothécaire, participez au Concours international des 10 mots de la francophonie.

Ce concours s'inscrit dans le cadre de "Dis-moi dix mots" et de la "Semaine de la langue française" et de la francophonie. Il s'adresse donc aux jeunes de 18 à 25 ans et aux bibliothécaires.

Les organismes culturels (associations, universités, etc.) peuvent assurer le relais du concours en collectant le plus grand nombre possible de textes. Les plus actifs seront récompensés.

La consigne : raconter un souvenir de vacances en 25 lignes maximum (2 000 caractères) et en utilisant les 10 mots choisis par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France :
âme
autrement
caractère
chez
confier
histoire
naturel
penchant
songe
transports

aller sur le site du concours
(www.concoursdes10mots.fr/)

nouvelles2/oscar.gifCocoricouac ! A propos d’un oscar empoisonné… - le 28/02/2012 - 19:27 par Georges_Gastaud

Cocoricouac !
A propos d’un oscar empoisonné…

Nous relayons ici un texte du CO.U.R.R.I.E.L. au sujet de l'attribution de 5 oscars au film "The Artist", attribution qui assortie d'un certain délire médiatique semble vouloir nous asséner que notre horizon indépassable c'est de devenir États-uniens. MAR

Mon propos n’est pas de mettre en doute la valeur esthétique de The Artist. De même qu’on ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments, il peut arriver qu’un bon film, esthétiquement parlant, soit aussi une mauvaise action sur les plans éthique et politique…
Et c’est peut-être bien le cas de The Artist.

Ce film a été ouvertement conçu pour être plus américain que tous les films américains : son titre est en anglais, son sujet est Hollywood et il est formaté de A à Z pour plaire aux "pros" du cinéma états-unien ; quant au "petit Frenchie" Dujardin, il a participé durant plusieurs mois à une intense campagne d’influençage qui tient plus du marketing que du Paradoxe du comédien...

Et surtout, "The Artist" est muet, ce qui lui permet de flanquer d’emblée aux orties ce "boulet des boulets" : la langue française… Ce choix génial a-t-il été fait pour contourner les lois républicaines qui protègent notre langue et pour briguer les subventions publiques qui, au pays de l’ "exception culturelle" honnie par l’Oncle Sam, permettent encore à des films indigènes en idiome local de braver l’hégémonie mondiale du film "made in USA" ?

A l’arrivée, on est ravi d’apprendre que Jean Dujardin, qui jurait encore il y a peu de rester à jamais fidèle à l’hexagone, se débrouille enfin, sinon dans la langue de Shakespeare, du moins dans celle de Donald Duck… Bonne carrière aux States, Mister Gardiner !

Instruit par ce triomphe sous influence, nous ferons donc une suggestion à la patronne de France-Télévision qui, depuis tant d’années, s’efforce de contourner l’ "obstacle" du français en présentant à l’Eurovision des chansons en anglais (ou même en corse, triste dévoiement de la belle langue de Pascal Paoli !) : que cette dame élise donc cette année une chanson "française" dont le titre sera libellé en américain, dont le sujet sera Lady Di ou Back from Bagdad et dont l’interprète se contentera de simuler le non-texte et de mimer les non-paroles ! Voilà qui serait original, inédit, rigolo et qui plus est, si reposant pour nos tympans martyrisés !

La "Success Story" de The Artist et de John Gardiner aura tout de même eu un grand mérite : celui de révéler combien, dans l’Euro-Frenchland actuel, l’autophobie nationale, - et plus spécialement l’autophobie linguistique de nos "élites" patronales, politiques et "culturelles", fait bon ménage avec le chauvinisme le plus niaiseux. Au point qu’on prend un risque quand on n’applaudit pas à un succès planifié qui (encore une fois, quels que soient les mérites esthétiques du film !) doit plus au formatage commercial qu’à cette vertu foncière de l’Artiste véritable : l’authenticité, la capacité de nager contre le courant, de "tirer la langue", aux puissants.

Quant à l’auteur de ces lignes, il continuera à railler imperturbablement les victoires de "nos" équipes de mercenaires sportifs et culturels, si teintées de "bleu horizon" qu’elles soient, leurs World Cups, leurs Davis Cups pour millionnaires de la raquette, leurs Oscars, Césars, Nestors, Babars, Zozor et autres grands messes débilitantes et chamarrées que nos petits maîtres en médiacrité destinent à leur autocélébration incestueuse.

Quitte à cultiver la langue de Gavroche et d’Arthur Rimbaud, à défendre les acquis sociaux du CNR et l’héritage de la Commune et du Front popu, et à préférer à jamais ceux qui résistent à ceux qui collaborent à la banalisation et à l’autodestruction du "créer en France et en français".
C’est l’heure de gloire pour "The Artist" muet et américano-formaté.

Mais quand donc sonnera de nouveau l’heure des Artistes prenant fièrement la parole, LEUR parole, pour "tirer la langue" aux forces de banalisation, d’uniformisation et d’autodestruction ?

Georges Gastaud, président du CO.U.R.R.I.E.L. (Collectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Émancipation Linguistique)


nouvelles2/marianne.jpg10 engagements pour le français et la Francophonie - le 09/02/2012 - 13:44 par A_Salon

Placer le français et la Francophonie au cœur des campagnes
présidentielle et législatives de ce printemps

Aux adhérents d'ALF et visiteurs du site, qui souhaitent peser sur les thèmes et choix des campagnes électorales nationales du printemps 2012, en faveur du français et de la Francophonie, et cherchent les moyens de peser.

Avenir de la langue française (ALF), met à leur disposition les argumentaires élaborés en commun et les démarches entreprises en liaison très étroite avec plus des dizaines d'associations et mouvements français et étrangers qui luttent pour la langue française, la Francophonie, et le maintien de la diversité linguistique et culturelle de l'Europe et du monde.*
Elle leur indique aussi comment utiliser ces argumentaires et s'associer aux démarches collectives - déjà entreprises - et individuelles restant à entreprendre.

1) Les deux documents de base :
  Les "dix engagements" que les candidats à la Présidence comme à la députation sont invités à signer, leurs réponses devant être publiées dans les médias ;
  La "pétition-appel" que quelques dizaines (seulement) d'éminentes personnalités, très connues en France et ailleurs, sont appelées à signer, destinée à la fois à nos dirigeants, et aux grands médias nationaux (publication à la fin de mars ou au début d'avril).
Chacun de nos lecteurs peut se saisir de ces deux documents et s'en servir auprès de dirigeants, de candidats, de médias nationaux et locaux, à sa portée.
Auprès de personnalité de son entourage, aussi, si elles ont un rayonnement national et, si possible, international.

2) Les lettres d'accompagnement-présentation des documents ci-dessus :
  aux candidats ; la lettre (commune aux candidats sera signée par 3 groupes - distincts et séparés - de signataires, déjà sollicités par des lettres appropriées ; nous avons déjà tous groupes confondus, recueilli 25 signatures d'organismes, représentants des milliers de membres et de sympathisants :
- 40 à 50 associations françaises directement concernées par le français, la Francophonie et la diversité linguistique ;
- 20 à 25 associations non-françaises ;
- 30 à 40 mouvements et cercles de réflexion politiques français et étrangers ;

  aux personnalités
appelées à signer personnellement la pétition-appel.

Chacun de nos lecteurs peut s'inspirer, s'il le souhaite, du contenu de ces lettres pour ses démarches individuelles. Il peut aussi se référer expressément à ALF qui assure leur expédition.
Les listes des associations et des personnalités saisies peuvent être mises à leur disposition sur demande adressée au secrétariat d'ALF, 34 bis rue de Picpus – 75012 Paris - 01 43 40 16 51.
Chacun, conscient de ce que l'effet cumulatif visé, de multiplication des sources et des pressions, peut avoir un effet bien supérieur à des démarches plus ou moins isolées lors d'élections nationales antérieures, est invité à utiliser au maximum les outils ainsi mis à sa disposition par nos associations.
Albert Salon, ancien ambassadeur, président d'ALF.


articles/quebec.jpgQuébec : question nationale au cœur du débat politique - le 06/02/2012 - 21:27 par L_Bernard
Québec : La question nationale reste au cœur du débat politique
par Louis Bernard (publié sur le site Huffingtonpost Québec - 20-02-2012)

Depuis plus de quarante ans, la question nationale est la pierre de touche de la politique québécoise. Ponctuée de deux référendums, cette question a dominé tout le débat et elle reste encore, malgré les apparences, celle qui domine la scène politique. Qu'on la défende, la combatte ou la remette à plus tard, elle reste la question fondamentale.
Présentement, le Québec traverse une période de transition et de flottement, à la recherche de nouvelles balises. Les années de réveil et de rattrapage qui ont suivi la Révolution tranquille des années 60 ont épuisé leur cours et le Québec est maintenant devenu une société moderne qui aspire à tenir sa place dans le peloton de tête des pays développés. Comment, alors, poursuivre la marche en avant ? Comment redéfinir la question nationale à la lumière des réalités d'aujourd'hui, qui sont bien différentes ce celles d'il y a quatre décennies.

Première différence : la réforme du fédéralisme canadien n'est plus une option. Ce fut, pendant longtemps, la solution mise de l'avant par les tenants du fédéralisme. Elle exige toutefois que le reste du Canada accepte de modifier la constitution canadienne pour répondre aux aspirations du Québec et, même si un bon nombre de Québécois le souhaite encore, les évènements ont montré que cette hypothèse est devenue absolument inacceptable aux autres provinces, qui ne veulent définitivement plus en entendre parler. Qu'on le regrette ou non, c'est un fait indéniable qu'on ne peut ignorer sans tomber dans le déni.

Deuxième différence : il est maintenant accepté que les Québécois forment une nation. C'était loin d'être le cas il y a quarante ans, aussi bien pour les Canadiens que pour les Québécois eux-mêmes. Rappelons-nous le "one nation" du Premier ministre Diefenbaker et souvenons-nous également notre appartenance à la nation canadienne-française, dont le Québec n'était que le point d'appui. Aujourd'hui, la grande majorité des citoyens vivant au Québec, surtout s'ils sont de langue française, se reconnaissent comme Québécois et s'identifient collectivement à la nation québécoise.

Troisième différence : au point de vue sociologique, la nation canadienne et la nation québécoise sont de plus en plus distinctes et différentes. Cette différence, déjà évidente sur la scène politique, sociale et culturelle, est appelée à s'accentuer fortement au cours des prochaines années sous un gouvernement conservateur dominé par l'Ouest et où le Québec est pratiquement absent. Avec la perte de poids politique du Québec à la Chambre des communes, cette tendance est permanente et ne pourra aller qu'en augmentant.

Quatrième différence : les Québécois ont réussi à faire reconnaitre par le Canada, et par le monde, qu'il leur appartenait de décider eux-mêmes de leur avenir national. C'est là le fruit de deux référendums tenus démocratiquement et d'une décision de la Cour suprême du Canada. Même la Loi sur la clarté adoptée par le Parlement canadien, si on la lit correctement, reconnait ce droit. Ce qui n'empêche pas que la transition vers la souveraineté et les rapports subséquents avec la fédération canadienne soient éventuellement sujets à négociation, comme cela se fait partout.

Cinquième différence : il est maintenant admis de tous que la société québécoise actuelle possède effectivement tous les moyens et toutes les ressources nécessaires pour devenir un pays. Ces ressources et ces moyens sont même supérieurs à ceux de la majorité des pays déjà indépendants. Même le premier ministre Charest a été obligé de l'admettre publiquement à plus d'une reprise.

Mais voilà précisément d'où viennent le flottement et l'hésitation qui caractérisent le climat actuel. Les Québécois se retrouvent soudainement devant une conjoncture qui les effraie. Ils forment une nation de plus en plus différente de la nation canadienne ; ils ont le pouvoir et les moyens de devenir une nation souveraine ; la réforme du fédéralisme n'est plus une option possible ; ils doivent donc choisir entre l'indépendance et le statu quo. C'est un choix qu'ils aimeraient mieux ne pas avoir à faire. Mais c'est un choix qu'ils savent, au fond d'eux-mêmes, qu'ils ne pourront pas toujours éviter et qu'ils devront faire un jour. Par contre, ils ne veulent surtout pas manquer leur coup, et par conséquent ils hésitent. Avant de lancer la prochaine étape, ils veulent s'assurer que, comme on dit, la prochaine fois soit la bonne.

"To be or not to be, that's the question", car on est ou on n'est pas. La seule et vraie raison d'être indépendant, c'est de ne pas être dépendant des autres, mais de n'être dépendant que de soi-même. Depuis les origines, il y a quatre cents ans, les Québécois ont continuellement lutté pour devenir, progressivement, de plus en plus maitres chez eux. Cette marche a été brutalement interrompue par une conquête militaire. Mais tout le monde sait bien qu'elle ne s'arrêtera pas avant d'avoir atteint son objectif final. Un jour....

Louis Bernard
Membre du Barreau du Québec et docteur en droit
 

nouvelles/presse.gifNouvelles de février 2012 - le 02/02/2012 - 22:55 par MAR
Nouvelles de février 2012

Journée de la langue française le 20 mars à Délémont (Jura, Suisse) [Lire ci-dessous]
CIDAL (Nouvelles d'Allemagne)
- Allemagne : trop d’anglais à l’université [lien]
TV5 Monde lance la première chaîne pour enfants en français aux États-Unis [lien]


Journée de la langue française le 20 mars à Délémont (Jura, Suisse)

Cette année 2012, en avant-goût du Forum international de la langue française en juillet à Québec, et...des élections nationales françaises, le Canton du Jura, associé entre autres à l'OIF, à la Conférence des Peuples de langue française, fait un effort tout à fait particulier, et invite aussi le Professeur Claude Hagège dont le dernier ouvrage Contre la pensée unique, chez Odile Jacob, exprime fort bien notre préoccupation générale face à la "langue unique" tueuse des autres langues et des pensées différentes.
L'invitation jointe vaut pour tout le monde... Albert Salon
Télécharger le programme

nouvelles2/hagege.gifContre la pensée unique, livre-évènement de Cl. Hagège - le 02/02/2012 - 22:38 par A_Salon

Contre la pensée unique
 nouveau livre-évènement de Claude Hagège

compte-rendu par Albert Salon

L’éminent linguiste y montre les liens privilégiés entre l’imposition planétaire de l’anglo-américain et l’épandage d’une "pensée unique" anglo-américaine d’apparence néo-libérale, qui détruit en fait les pensées nationales, particulièrement celle de sa principale opposante française, et les personnalités et âmes des peuples.

Ce livre marque une étape importante de la carrière et de la vie du professeur au Collège de France. C’est le fer fixé au bout de la lance des publications antérieures, de l’Homme de paroles au Dictionnaire amoureux des langues, en passant par Halte à la mort des langues et Combat pour le français. Au nom de la diversité des langues et des cultures.
Loin d’imiter certains "Immortels" qui, une fois élus, limitent leurs services publics à la poursuite de leurs œuvres, et à leur participation au Dictionnaire de l’Académie, dans une observation distanciée des agitations du monde, notre vivant mortel, livre après livre, est passé de l’observation des langues et de l’analyse aigüe des cadres et conditions de leurs évolutions, à la découverte, puis à la dénonciation de plus en plus argumentée et véhémente, des causes de leur mort.

Tout en restant mesuré dans ses propos, il y développe sa formule-choc d’un colloque de nos associations : "il s’agit bien d’une guerre" contre les autres langues et cultures. Menée pour l’anglais, par le vecteur et le moyen de l’anglais, pour le plus grand profit culturel, économique, et politique de la "Caste" internationale, oligarchie financière mondiale, de base encore largement anglo-américaine. Cet empire traverse une phase de déclin, mais garde encore le pouvoir de dominer et de détruire, moins par les chars et les avions que par le "soft power" décrit par ses fascinés : Frédéric Martel, Olivier Poivre d’Arvor…

Une guerre déjà décrite par Yves Eudes dans La conquête des esprits, par Charles-Xavier Durand dans La nouvelle guerre contre l’intelligence, par nos associations aussi. Claude Hagège y a puisé. Il les cite tous. Il les prolonge."Es brodelt" (cela bouillonne) en lui. Risquons cette référence qu’il aime : cela "Braudelt". Mais il va plus loin et apporte à la cause le souffle de sa langue. Tout en - répétons-le - exerçant son sens aigu de la nuance, de la vérité. En illustrant par de brillants exemples non seulement l’extraordinaire richesse des expressions humaines, mais encore cette langue anglaise qu’il connaît au moins aussi bien que les plus familiers de ses trente idiomes qu’on hésite dans son cas à qualifier d’étrangers.

Dans Contre la pensée unique, fer de sa lance, Claude Hagège dissèque le ressort et les mécanismes de l’hégémonie de l’anglo-américain. Et, en réveilleur, nous appelle au sursaut.
Il fonde son appel sur la confiance tirée de ses racines : celles des bords sud et est de la Méditerranée, celles de l’esprit français et parisien qu’il a absorbé et incarne à un haut degré, et sur son regard mondial qui lui fait voir et connaître les soleils levants et montants de l’Asie dont il ressent profondément le besoin qu’en ont l’Europe et – à nouveau - la France.
Chine, Japon, Corée, Indonésie : parmi toutes les routes de la mondialisation ancienne : du fer, du sel, des caravelles, sa prédilection va aux routes de la pourpre, de la soie et des épices.
Pour lui, comme pour nos associations qu’il ne manque jamais d’appuyer ou guider, on ne saurait se contenter du "Indignez-vous !". Il s’agit d’abord de donner aux peuples la pleine conscience de l’action des forces décrites, encore très puissantes, et de leurs supplétifs français, "collabos de la pub et du fric" selon Michel Serres.

Le mot d’ordre qu’il nous passe est le "Résistez !" que les prisonnières aux longues peines de l’enceinte d’Aigues Mortes écrivirent sur les murs de la tour de Constance.
Pour lui, comme pour nos associations, il est de la mission et du devoir quasi naturels de la France et des francophones de montrer la voie de la Résistance mondiale.
Albert Salon, docteur d’État ès-lettres, ancien ambassadeur, président d’Avenir de la langue française. Paris, le 25 janvier 2012.

[ Claude Hagège : Contre la pensée unique - Odile Jacob - janvier 2012 - 256 pages - 21,90 €]

Écouter l'émission La Tête au carré de Mathieu Vidard sur France Inter avec Claude Hagège sur le thème "Hégémonie de l'anglais et critique de la pensée unique" (24/1)


Extrait (pages 206-207) 
C'est parce que la dévalorisation de sa propre culture est, dans chaque pays, la conséquence, en même temps que le critère, du succès d'une guerre destinée à asseoir une hégémonie par abrasion des spécificités culturelles, qu'un chemin d'action essentiel consiste à revaloriser chaque culture face à la culture américaine. L'inconscience, sinon la désarmante sottise, de beaucoup de Français se déchiffrent aisément à travers l'épithète de "ringard" qu'ils appliquent à ce qui est français et traditionnel dans beaucoup de domaines, sans comprendre que cette dévalorisation de leur culture au bénéfice de l'illusion d'être "modernes", c'est-à-dire américanisés, se paie au prix fort de l'inhumation de leur personnalité culturelle.

Heureux qu'il se trouve encore, en France, notamment, des immigrés pour qui la citoyenneté française est définitoire, et qui, loin de la dévaluer, la surévaluent, au contraire, car sa valeur se mesure au prix qu'ils payent pour elle : pour la conquérir, ils se battent, notamment contre certaines formes de rejet raciste, et cela dans le même temps où beaucoup de ceux qui possèdent cette citoyenneté par naissance ne songent qu'à la dénigrer comme désuète et comme trop éloignée de ce qui est flatteur parce que estampillé d'outre-Atlantique.

nouvelles/presse.gifDernières nouvelles de janvier 2012 - le 26/01/2012 - 21:01 par MAR
Dernières nouvelles de janvier 2012
Francophonie : réseau international de diplomates au secours de la langue française [lien]
Résistant en 1940, j’ai l’impression de revivre une autre occupation (L. Dalmas) [22/01] [lien]
"C'est une véritable trahison !" (courrier d'un scientifique (25/01) [lire ci-dessous]
L'Agence française de développement : en anglais exclusivement ! (18/01)  [lien]

"C'est une véritable trahison !" (courrier d'un scientifique  (25/01)
Bonjour Monsieur Salon,

Je suis très sensible à votre invitation, et malgré le fait qu'étant dans un domaine où, hélas, l'anglais est la seule langue utilisée de plus en plus, je suis très révolté par ce fait : que l'on puisse prétendre que seule son utilisation permet avancement des travaux et collaboration est une pure imposture.

Je discutais récemment avec un jeune iranien en thèse dans un laboratoire, il demandait de pouvoir suivre un cours de français, et cela lui a été refusé ! De même avec une étudiante en DEA à Orsay.

Systématiquement on refuse ainsi l'accès à notre culture (et à notre vie même) des jeunes qui viennent en France pour la connaitre, justement. C'est une véritable trahison.


nouvelles/presse.gifNouvelles de janvier 2012 (2) - le 21/01/2012 - 09:16 par MAR
Nouvelles de janvier 2012 (2)
François Hollande touché par la grâce francophone ? (22/01) [lire ci-dessous]
La Francophonie reniée (Jean Hourcade - Blog du Monde) (20/01) [lire ci-dessous]
Le tout anglais recule partout sauf à Paris  (D. Gallet - Marianne 2) [19/01] [lien]
- Lettre au Monde sur Le "basic english" (M. Favre d'Échallens) (15/01) [ci-dessous]

François Hollande touché par la grâce francophone ? (22/01)
Le candidat socialiste s'intéresserait (un peu) au français...

Malgré l'épisode fâcheux des maillots "H for Hope", François Hollande lors de sa grande réunion publique du Bourget du 22 janvier a enfin mentionné quelque intérêt pour la langue française.  Sans se faire beaucoup d'illusions sur les discours pré-électoraux où il s'agit de ratisser le plus large possible, nous ne pouvons que nous réjouir que ces thèmes affleurent dans son discours. Mais au-delà des ces belles paroles, constatons hélas, qu'il n'y a aucune analyse de la situation actuelle du français (cours en anglais dans le supérieur, anglais imposé au travail, affichage en anglais, mainmise anglo-saxonne dans les programmes télévisés, le cinéma, la chanson...) ni aucun engagement... [MAR]

Quelques extraits :

[...] "Chacune, chacun, ici, plus loin, en métropole, en Outre-mer a son histoire, ses racines, son parcours, ses préférences, sa singularité. Mais nous appartenons à la même Nation, avec ses valeurs, ses principes, sa culture, sa langue, ses institutions et nous aspirons donc au même avenir." [...]

Présider la République, c’est porter les valeurs de la France dans le monde. C’est considérer les autres peuples pour qu’ils nous estiment en retour. C’est s’abstenir de faire la leçon, y compris sur leur place dans l’histoire. C’est ne jamais transiger avec les fondements du génie français, qui sont l’esprit de liberté, la défense des droits de l’homme, l’attachement à la diversité culturelle et à la francophonie, la belle langue de France parlée par d’autres que des Français. [...]


La Francophonie reniée (Blog du Monde - 20 janvier 2012)

Caroline Fourest a raison, dans sa chronique "Étudiants étrangers : Claude Guéant doit s’excuser" (Le Monde du 14 janvier), de flétrir l’attitude du gouvernement dans l’affaire des étudiants étrangers incités à quitter la France très précisément au terme de leurs études ou à l’éviter désormais. Même si M. Guéant a amendé sa circulaire, le mal est fait.

Depuis cinq ans, on assiste à la démolition délibérée de notre système de promotion culturelle et linguistique dans le monde, vieil et rentable héritage français pourtant, qui drainait vers notre pays étudiants, chercheurs et touristes en grand nombre. Dans plusieurs établissements d’Asie que j’ai bien connus, le nombre des étudiants inscrits aux cours de français a diminué de moitié depuis quatre ans, les crédits étant réduits ou supprimés, les professeurs détachés non renouvelés. Ici, les bâtiments eux-mêmes doivent à présent abriter le consulat, replié de la ville voisine, réduisant l’espace dévolu à l’étude.

Là, les fonctions du conseiller culturel sont supprimées de facto, l’intéressé devenant "attaché humanitaire" depuis le passage calamiteux de M. Kouchner au Quai, la totalité des crédits passant à l’aide directe (largement multilatérale) tandis que les actions culturelle et linguistique françaises doivent "s’autofinancer" ou "cofinancer" ! C’est bien sûr impossible le plus souvent dans certains pays et relève d’un domaine complètement différent. Dans le même temps, Mme Pécresse et M. Copé recevaient le "Prix de la carpette anglaise" pour leur acharnement à l’éradication programmée de la langue française, et nos concurrents anglo-saxons (en matière de formation des élites notamment) n’en croient pas leurs yeux.
Il faut absolument que la question du français en France et dans le monde s’invite dans la campagne présidentielle. Interrogeons les candidats.

Jean Hourcade, L’Étang-la-Ville (Yvelines)


 Lettre au Monde sur Le "basic english" (Marc Favre d'Échallens)  [ 15 - 16 janvier 2012 - page 22]

Expression Le "basic english"

Nos excellences, tant nationales que régionales, publiques comme privées, découvrent le "produire et consommer français", mais elles le proclament, pour certaines, en "basic english", cette sous-langue pour populations colonisées.

Ainsi, les chambres régionales de commerce et d'industrie réunies de Haute et de Basse-Normandie viennent de mettre en place un logo "Buy Normandie". Six cents ans après la naissance de Jeanne d'Arc, l'anglais de pacotille a encore des zélateurs en Normandie et dans d'autres régions.

Oui, il faut bouter... le "basic english" hors de France et du monde, George Orwell, qui était anglais, s'en était inspiré pour créer la "novlangue" dans son génial roman d'anticipation 1984. Big Brother parle "basic english". Cauchon qui s'en dédit !

Marc Favre d'Échallens
(Le Vésinet - Yvelines)

nouvelles/presse.gifNouvelles de janvier 2012 - le 08/01/2012 - 23:21 par MAR
Nouvelles de janvier 2012
- Le Monde signale la nomination de JF Copé comme Carpette Anglaise [ci-dessous]
- Algérie : recrutement massif d'enseignants de français (14/01) [lien]
- Le Concours international des 10 mots de la francophonie 2012 est lancé ! [lien
- Le CLEC veut bouter l’anglais hors de la langue française (02/01) [lien]

Le Monde signale la nomination de Jean-François Copé comme Carpette Anglaise 2011
samedi 14 janvier 2012 (supplément Culture & Idées page 6)

Jean-François Copé, carpette anglaise

L'Académie de la carpette anglaise désigne, chaque année, un lauréat qui s'est "distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l'anglais en France et dans les institutions européennes, au détriment de la langue française".

Elle est animée par des écrivains connus pour leur maniement savoureux du français comme Claude Duneton. Christine Clerc Dominique Noguez ou Angelo Rinaldi En 2008, ils ont élu Valérie Pécresse, ministre de renseignement supérieur et de la recherche, pour avoir affirmé que "le français était une langue en déclin" et qu'il fallait "briser le tabou de l'anglais dans les institutions européennes".

Le lauréat 2011 est Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP qui a écrit le manifeste "Les Français must speak english". S'appuyant sur des enquêtes de 2002, l'homme politique constate que les Français de 15 et 16 ans maîtrisent moins bien l'anglais que tous les Européens réunis. Il pointe aussi que de nombreux chefs d'entreprise le parlent mal, ce qui les pénalise.

L'Académie de la carpette anglaise l'a honoré "pour promouvoir avec vigueur l'usage de la langue anglaise de la maternelle aux grandes écoles et pour faire de la télévision publique en anglais aux heures de grande écoute (sous-titré en français) un des enjeux de son parti et de la prochaine élection présidentielle".
"Les Français must speak english", sur www.slate.fr



 

 

nouvelles2/courriel.jpgUn vibrant appel pour le français lancé par une gauche française vivante ! - le 02/01/2012 - 22:37 par Albert_Salon

Un vibrant appel pour le français lancé
par une gauche française vivante !

ALF dénonce depuis plus de dix ans l'offensive tous azimuts, la "guerre d'extermination", que l'empire anglo-saxon-germain mène contre les langues autres que l'anglo-américain, avec un acharnement particulier contre le français et l'âme de la France, ainsi que contre nos intérêts politiques et économiques. Lors de la conférence de presse qu'ALF avait organisée en 2010 au Salon du Livre de Paris, le linguiste Claude Hagège, professeur au Collège de France, avait conclu son plaidoyer pour le français et la diversité culturelle, et contre l'hégémonisme anglo-saxon, par le constat que nous étions bel et bien "en guerre". Récemment, dans la grande presse, le philosophe Michel Serres dénonçait, dans les divers pays européens, particulièrement en France, le soutien actif à la guerre de l'empire apporté par les "collabos de la pub et du fric".

L'appel lancé ci-dessous par l'association COURRIEL, à l'occasion du 600ème anniversaire de la naissance de Jeanne d'Arc - ce n'est ni indifférent ni anodin : il s'agit du bien public de la Nation, non captable par quelque parti que ce soit - reprend pour l'essentiel, avec une belle vigueur, les appels que nos diverses associations, y compris COURRIEL, avaient déjà lancés, ensemble, en chœur, depuis 2009.

COURRIEL, tout comme Jean-Pierre Chevènement, Jacques Myard, Philippe de Saint Robert, Nicolas Dupont-Aignan, Paul-Marie Coûteaux, Claude Hagège, les (vice-)présidentes des Mariannes de la République et du CRAN, le président de l'Académie du Gaullisme et les représentants d'organismes fort divers, français, wallon, québécois, ivoirien, italien, appuyés par Alain Decaux, Axel Kahn..., s'est exprimé dans le même sens au micro, au pied du Panthéon, lors de la grande manifestation internationale pour le français et la diversité linguistique et culturelle organisée par ALF le 18 juin 2011.

Nous ne pouvons qu'approuver le fond et la vigueur de l'Appel de COURRIEL et nous réjouir que cette gauche vivante s'exprime avec cette force dans le même sens profondément français qui est le nôtre.
Nous devons seulement laisser au seul COURRIEL la responsabilité exclusive de certaines de ses attaques dont une association comme la nôtre, agréée par deux ministères, et qui se réjouit de collaborer fort honnêtement avec le ministère de la Culture et sa Délégation générale à la langue française et aux langues de France, ne peut que se désolidariser. Albert Salon.


Association progressiste et internationaliste luttant contre le tout-anglais patronal, le COURRIEL réagit vertement à la tentative de Sarkozy de s'approprier Jeanne d'Arc à l'occasion de son 600ème anniversaire. Alors que le gouvernement UMP "cauchonne" l'ensemble de l'héritage national progressiste issu des Lumières, de la Révolution française et du CNR, que plusieurs ministres UMP travaillent avec acharnement à basculer notre pays à la langue de l'Empire états-unien, défendons la langue de la République et l'ensemble des langues de France et du monde contre la langue unique destructrice de diversité et facteur de politique, d'économie et de pensée uniques.

(UN)HAPPY BIRTHDAY TO YOU, Miss Jeanne d’Arc !

Il y a exactement 600 ans, dans un village nommé Domrémy que l’occupant anglais n’allait pas tarder à mettre à sac, naissait Jeanne Darc (sans particule), la jeune fille patriote qui symbolise universellement la fierté des peuples qui combattent l’occupation étrangère et qui s’insurgent contre l’esclavage national.

Depuis que cette héroïne populaire, - livrée aux flammes anglaises à l’âge de 19 ans par l’évêque "français" Cauchon -, est devenue une figure éminente du "roman national" français, elle a souvent été récupérée par l’extrême droite et la réaction monarchiste (alors que l’opposition entre républicains et royalistes n’avait aucun sens au 15ème siècle…) ; mais la libératrice d’Orléans n’en fut pas moins ardemment célébrée par des révolutionnaires en lutte contre le fascisme et l’impérialisme. Bête noire de Hitler, Dimitrov évoque ainsi la jeune patriote française dans un rapport fameux prononcé en 1937 à la tribune de l’Internationale communiste ; quant au Procès de Jeanne d’Arc de Brecht et d’Anna Seghers, il célèbre la signification profondément politique et populaire des "voix" qui ordonnaient à la cette fille de laboureur de faire sacrer un roi français pour mieux chasser l’occupant anglais ; et cette pièce de Brecht se conclut par cet appel qui vaut aujourd’hui pour tous les peuples qui, à notre époque, sont encore soumis à l’occupation d’une puissance étrangère : "Français, libérez votre terre, vous qui la cultivez !".

Il n’en est que plus consternant de constater qu’historiquement, politiquement, et surtout, linguistiquement, ce n’est pas la jeune patriote martyrisée qui triomphe aujourd’hui symboliquement sur notre sol, mais les glauques héritiers du traître Cauchon et de son commanditaire, le cruel Duc de Bedford. Non seulement en effet nos "élites" politico-économiques ne savent plus que faire pour aligner notre modèle social-républicain issu du CNR, de 1936, de 1905 et de 1789-94 sur les "modèles" anti-sociaux allemand ou anglo-saxon, non seulement ces "bons Français" cauchonnent nos conquêtes sociales, nos services publics, nos industries et notre production agricole, non seulement ils font table rase de notre souveraineté politique et budgétaire en rampant devant les Diktats d’Angela Merkel, non seulement ils mettent l’armée française au service des croisades néo-coloniales de l’OTAN, non seulement ils défigurent le message universaliste de 1789 et du CNR en harcelant les immigrés et leurs descendants français, mais ils s’acharnent sur la langue française à laquelle ils rêvent de substituer le tout-anglais patronal porté par le capital euro-mondialisé. Et les "élites" de la Suisse romande, de la Belgique "francophone" et du Québec se comportent exactement de la même manière avec une seule obsession en tête : s’aligner sur tous les plans, social, politique et linguistique, sur les normes régressives de la mondialisation néo-libérale et de l’Europe des financiers.

Ce n’est pas en effet un xénophobe conservateur mais un "Européen" convaincu, le philosophe Michel Serres qui observe qu’ "il y a plus de mots anglais désormais sur les murs de Paris qu’il n’y avait de mots allemands à l’époque de l’Occupation". C’est le linguiste Claude Hagège qui classe le français, langue de la francophonie internationale parlée sur cinq continents, parmi les "langues menacées" du monde. Ce pronostic n’a hélas rien d’alarmiste. Il ne s’agit plus seulement aujourd’hui des "modes" culturelles portées par l’industrie du spectacle au risque de marginaliser la chanson et le cinéma francophones. On n’en est plus aux seuls "emprunts" occasionnels à l’anglais, ni même au franglais naguère dénoncé par Étiemble ; désormais, c’est méthodiquement qu’une majorité de rédactions, de "communicateurs" bornés, d’hommes politiques "branchés", de pubards sans imagination et de grands patrons à la fois colonisés et colonisateurs, substituent en masse des tournures anglaises (souvent bien "improbables" !) à des expressions ancrées depuis toujours dans la langue de Molière. Ce linguicide, - s’il est permis de proposer ce néologisme douteux pour stigmatiser une entreprise exterminatrice sans précédent à cette échelle -, n’est pas seulement ignoré par l’U.E., - que ses traités obligent pourtant théoriquement à protéger l’ "identité" de ses États-membres - : clandestinement et dans le dos des peuples, l’UE institutionnalise l’anglais comme l’unique langue véhiculaire de l’Union.

Et cet arrachement des langues nationales est ouvertement favorisé par certains "bons Franceuropéens" comme le Baron Seillières : l’ex-patron du MEDEF n’a-t-il pas inauguré ses fonctions à la tête de Businesseurope (le syndicat patronal européen) en déclarant : "je ne vous parlerai plus qu’en anglais, la langue de l’entreprise et des affaires" ? Quant à cet autre "bon Français" qu’est M. Trichet, n’a-t-il pas entamé son discours inaugural au parlement européen en s’exclamant : "I’m not a Frenchman !"… Un anti-patriotisme que Madame Parisot, qui dispute à A. Merkel le titre envié de Miss Mark, a porté à incandescence dans une récente tribune du Monde : la boss du MEDEF y somme les Français d’opter sans retard pour une "nouvelle patrie" (sic), c’est-à-dire d’abandonner cette République française si ringarde (et sa langue nationale porteuse d’histoire frondeuse ?) au seul profit de cette Europe du business que certes, aucun privilégié n’aura jamais la tentation de trahir !

Les choses en sont désormais au point que l’actuel gouvernement, si soucieux de défendre l’ "identité nationale" menacée comme on sait par le terrassier sénégalais ou par la serveuse "musulmane" francophone (sic), n’a ni yeux, ni langue ni oreilles pour faire respecter la loi et la constitution françaises. Et nos supermarchés peuvent impunément se rebaptiser Simply Market, Carrefour City, Carrefour Planet, nos "services publics" peuvent illégalement promouvoir leurs "produits" Speed, TGV Family, TGV Night, Rail Team (SNCF), leurs Flying Blue, leur AirFrance by Regional, leur everywhere ajustable (France Telecom, sans trait d’union ni accents s’il vous plait !) sans que leurs ministères de tutelle respectifs rappellent jamais ces contrebandiers de l’Oncle Sam au respect de la loi Toubon votée en 1994 par le parlement unanime ! Mais comment compter pour cela sur Lady Lagarde, qui pilotait notoirement son ministère des finances en anglais, sur Borloo, qui veut faire de l’anglais une langue maternelle bis en France, sur Luc Chatel qui veut soumettre step by step, selon sa forte expression, les enfants de maternelle à un "bain linguistique" permanent en anglais, alors qu’à cet âge-là la langue maternelle française est loin d’être acquise ? Un Chatel qui étend illégalement l’enseignement en anglais dans le secondaire ("le français est la langue de l’enseignement", stipule la loi Toubon)…

Évoquons à peine l’Université et les Grandes Écoles où la constitution est allègrement piétinée, notamment par Sciences Po (dont tous les enseignements se délivrent en anglais dans la nouvelle antenne de Reims, sans doute pour rapprocher les futurs élus de la "France d’en bas"…). Le comble de l’odieux est atteint par J.-F. Copé : mariant comme personne l’islamophobie et l’autophobie nationale, le patron de l’UMP exige que la télévision publique projette chaque soir des films américains sous-titrés de manière à forcer nos compatriotes à ingurgiter, non pas la langue de Joyce et de London, mais l’idiome mutilant et mutilé de Rambo et de l’American Way of Life ; en guise de piètre compensation pour les francophones attardés, Sir Copé voulait même initialement substituer le français à l’arabe liturgique dans… les mosquées ! Faut-il citer aussi Gérard Longuet, qui ne voit aucun inconvénient à ce que des prises d’armes de l’armée française s’effectuent en anglais, ou Valérie Pécresse, dont la politique universitaire conduit à privilégier la publication d’articles dans les revues anglophones comme critère majeur pour la promotion des chercheurs ? Et le ministre de la culture n’est pas en reste : ses services subventionnent sans états d’âme les mal-nommées "Francofolies" (sic) qui, de manière provocatrice, ont jugé plaisant de ne programmer que des chanteurs anglophones le… 14 juillet 2011 ! Avant même que n’aient lieu tous ces débordements honteux, l’ancien ministre socialiste H. Védrine s’était publiquement interrogé à propos de cette déferlante américano-maniaque : "le français survivra-t-il à un tel traitement. Peut-être…" !

La question se pose alors à tout citoyen conscient : que devient l’État de droit tant vanté quand des ministres "français" et de prétendus services publics s’assoient à ce point sur la Constitution qui stipule que la langue de la République est le français ? Où en est la démocratie quand cette politique d’arrachage linguistique est cachée au peuple, quand elle est soustraite au débat public, quand les résistants au tout-anglais sont exclus des médias audiovisuels, quand les milliers de citoyens manifestant à Paris contre le tout-anglais le 18 juin 2011 sont censurés1 par les chaînes nationales qui leur préfèrent, en prime time, un rassemblement de motards en courroux ? Et à quel rôle indigne d’accompagnement l’opposition parlementaire s’abaisse-t-elle quand Mme Aubry remporte haut la main le Prix de la Carpette anglaise 2010 pour son effort acharné visant à substituer le bien-pensant Care anglo-saxon aux notions révolutionnaires de droits sociaux et de fraternité républicaine ?

Résumons-nous : l’extermination en cours du français et des autres langues nationales n’a rien d’une "mode" anodine : il s’agit d’une guerre d’extermination culturelle portée par l’oligarchie des affaires et relayée par une partie de la fausse gauche : en France, en Europe, à l’échelle du monde, il s’agit d’établir, officieusement d’abord, officiellement ensuite, le monopole du business globish. Et la fonction insidieusement totalitaire de cette langue unique est de consolider la pensée unique, le marché unique, la monnaie unique, l’économie unique, la politique unique et la sous-culture unique dont rêve le "monde des affaires".

Les effets de cet arrachage linguistique, - que d’aucuns osent présenter comme une "ouverture à la diversité" alors même que les bacheliers britanniques sont dispensés d’étudier une langue étrangère ! – sont prévisibles : effacement programmé des nations comme espaces publics d’une possible souveraineté populaire, alignement des droits sociaux sur les "standards" régressifs des pays anglo-saxons, arasement de la diversité culturelle mondiale2, promotion d’une élite euro-mondialisée de locuteurs mother tongue english régnant sur les milliards d’individus non anglophones, semi-anglophones (et omni-"jargophones" !) qui hanteront les bas-fonds de la planète ? Confrontés à ces cadres english mother tongue que recrutent déjà illégalement de très grandes entreprises, que deviendront les ouvriers, employés, paysans, artisans, enseignants, cadres moyens, ingénieurs et enseignants de France, sinon des étrangers sur leur propre sol ? Cette discrimination linguistique frappera en priorité les immigrés issus de l’espace africain francophone (dont nos lycées n’enseignent toujours pas les langues d’origine…).

Ces travailleurs subiront la double peine linguistique ; eux dont le français n’était déjà pas toujours la langue maternelle, devront apprendre à remiser au second plan la langue de Césaire et de Fanon s’ils veulent travailler en "France", cet étrange pays chaque jour plus semblable au fameux "couteau sans manche dont on a perdu la lame"… Bref, on ne combattra pas l’indigne "préférence nationale" prônée par l’extrême droite, en instaurant en douce la préférence nationale à l’envers au profit du "natif" anglophone, que promeuvent nombre de firmes "françaises" dans le silence des autorités chargées de combattre les discriminations : les deux indignités, - la xénophobe et l’ "autophobe" -, finiront par s’additionner pour exclure les classes populaires en favorisant l’ "élite" euro- et américano-formatée…

Quant aux objections qu’il est habituel d’opposer aux résistants linguistiques au tout-anglais, elles font figure de contrefeux douteux. Que le français, comme l’anglais, l’espagnol, le portugais, etc. aient longtemps été utilisés par les dominants de l’hémisphère nord pour refouler les langues des peuples colonisés ou, en France même, pour marginaliser les "patois" (sic), nul n’en disconvient, et encore moins les initiateurs de ce texte, dont certains sont férus de langue régionale et dont d’autres ont combattu Hitler dans les rangs des FTPF et des FTP de la Main-d’œuvre Immigrée. Mais pas plus qu’il n’était décent en 1940 d’alléguer les massacres de la Grande Guerre pour refuser de résister à Hitler, il n’est loyal aujourd’hui d’invoquer les oppressions linguistiques d’hier pour collaborer au néocolonialisme linguistique d’aujourd’hui. Refusons que le français, ce premier service public de France grâce auquel l’Occitan et l’Alsacienne peuvent faire république avec le fils d’immigrés, le Flamand et la Bretonne, soit pris en tenaille entre, d’une part, le business Globish, et d’autre part l’ultra-régionalisme des nantis qui s’arment de prétextes linguistiques pour lorgner vers Barcelone, Anvers, Milan, et surtout, vers Bruxelles et Francfort.

Car les langues régionales, patrimoine de toute la nation, ne sont qu’un prétexte pour casser la république une et indivisible ; le vrai but des ayatollahs de l’euro-régionalisation à prétexte linguistique est d’"ethniciser" le monde du travail pour mieux "re-féodaliser" le territoire national. Du reste, si le français, langue de la francophonie mondiale, était finalement marginalisé sur son sol d’origine, quelle autre langue de France ou du monde n’y "passerait"-elle pas encore plus rapidement ? Au lieu donc d’aider le Ramina-Globish exterminateur, les amoureux des langues de France et d’ailleurs doivent aider l’ex- "belette" francophone et les ex-"petits lapins" basque, breton, catalan, corse, sans oublier les langues honteusement déniées de l’immigration ouvrière, à fédérer leurs contre-attaques ; car il en va des langues comme des luttes sociales : elles sont condamnées à résister ensemble ou à être arrachées séparément.

C’est pourquoi, que l’on se reconnaisse ou pas dans le souvenir injustement dénigré ou récupéré d’une patriote de 19 ans torturée à mort pour ses idées, il est urgent que tous les résistants à l’ogre néolibéral cessent de regarder de haut le combat linguistique."Désobéisseurs" et "indignés", réapprenons à crier, dans le français frondeur du "9-3", de Tunis et du Caire, "dégagez !" à tous les destructeurs de peuples. Car si demain les revendications populaires elles-mêmes devaient s’ânonner dans la novlangue mondiale des maîtres, ceux-ci auraient atteint leur but final : forcer les peuples à clamer leur résistance dans la langue indigne, dérisoire et soumise, de la new collaboration !

Signataires : Georges Hage, député honoraire du nord, co-président d’honneur du COURRIEL ; Léon Landini, co-président d’honneur du COURRIEL, ancien officier des Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d’œuvre Immigrée, Médaille de la Résistance ; Georges Gastaud, président du COURRIEL, philosophe ; Matthieu Varnier, chercheur en robotique, secrétaire général du COURRIEL ; Gilles Bachelier, animateur du Comité Républicain des Gaullistes de Gauche ; Claude Beaulieu, animateur du Comité Valmy ; Danielle Bleitrach, sociologue, militante communiste ; Michèle Chopard, artiste en photomontage, Belgique ; Aurélien Djament, chercheur en mathématiques ; Olivier Denhez, agrégé d’histoire ; Barbara Y. Flamand, écrivain, Belgique ; Vincent Flament, professeur de français ; Jean-Pierre Hemmen, fils de Fusillé de la Résistance, vice-président du Pôle de Renaissance Communiste en France ; Patrick Kaplanian, ethnologue ; Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine ; Maurice Le Lous, vice-président du Cercle Littéraire des Écrivains Cheminots ; Pierre Lévy, journaliste, directeur de Bastille-République-Nations ; Élisabeth Loubet-Gauthier, professeur de philosophie retraitée ; Laurent Nardi, professeur de lettres (74) ; Jacques Nikonoff, universitaire, président du M’PEP ; Pierre Pranchère, a. maquisard FTPF, a. député de Corrèze ; Lakis Proguidis, écrivain ; Jean-Luc Pujo, président des Clubs Penser la France ; Pierre Roche, historien (Paris) ; Yves Vargas, philosophe.


1 Le 18 juin 2011, une manifestation réunissant des milliers de personnes venues de France, d’Afrique, de Suisse, du Québec, de Belgique, du Liban, etc. a défilé à Paris pour défendre le français face au tout-anglais. Le soir, aucun J.T. ne leur a accordé une image…

2 Pourquoi serait-il honorable de défendre la biodiversité et odieusement "nationaliste" de défendre les langues menacées par la novlangue américaine unique ?


MuseeHorreurs/buy-normandie.jpgLa Normandie continue à ramper ! - le 02/01/2012 - 22:36 par MAR
Les Chambres de commerce de Normandie
continuent à ramper !

Après le glorieux slogan "Happy Birthday Normandie" lancé par Comité régional de tourisme de Normandie pour célébrer le 1 100ème anniversaire de la Normandie, les Chambres de Commerce et d'Industrie de Normandie ont dévoilé leur slogan aussi crétin que servile : "Buy Normandie".

Comme nous l'écrivions en mai 2011 : "La tentation du colonisé fait toujours rage. Pour avoir l'air moderne, le colonisé se croit obligé d'adopter les mœurs et la langue du colonisateur..."
Bien que d'origine normande, je préférerai acheter n'importe quel produit plutôt qu'un produit affublé de cette lamentable formule publicitaire.  MAR
 

nouvelles/AN.jpgQuestions parlementaires de décembre 2011 - le 02/01/2012 - 21:52 par MAR

Questions parlementaires de décembre 2011

Nous avons réuni ici des questions écrites posées par des parlementaires en décembre : sur les projets de tout-anglais dans le droit du travail des compagnies aériens, sur l'anglomanie de la SNCF sur la marginalisation croissante de la langue française y compris dans les services publics... Nous attendons avec impatience les réponses du gouvernement ! [cliquez sur +]
[Voir les textes plus bas]
(pour avoir un panorama plus complet : regarder dans le menu de gauche Cadre institutionnel : Politique puis Questions des Députés et Questions des Sénateurs)


Question n°124795 de Simon Renucci (député Socialiste, radical, citoyen et divers gauche-Corse-du-Sud) Question écrite
Question publiée au JO le 20/12/2011 page : 13 231

M. Simon Renucci attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur l'article 72 ter de la proposition de loi relative à la simplification du droit et à l'allègement des démarches administratives.

Cet article autorise les compagnies aériennes à remettre aux salariés les documents de travail liés à la maintenance, à la certification et à l'utilisation d'un aéronef en langue anglaise. Que certains documents soient également disponibles en anglais est probablement nécessaire et judicieux, mais il semble que des compagnies françaises doivent nécessairement proposer des documents en français.

Cette modification des conditions de travail si elle se faisait de manière précipitée serait préjudiciable à la sécurité aérienne. Il lui demande si le Gouvernement entend revenir sur cet article.

Question n°124796  de Jean-Pierre Grand (député UMP - Hérault)     Question écrite
Question publiée au JO le : 20/12/2011 page : 13243

M. Jean-Pierre Grand attire l'attention de M. le ministre auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé des transports, sur l'article 72 ter de la proposition de loi relative à la simplification du droit et à l'allègement des démarches administratives, adoptée en 1ère lecture par l'Assemblée nationale le 18 octobre 2011.
Cet article prévoit la création d'un nouvel article L. 6221-4-1 au code des transports qui stipulerait que les documents techniques nécessaires à la construction, à la maintenance, à l'utilisation opérationnelle des aéronefs et aux supports de formation dans ces domaines bénéficient du même régime que ceux mentionnés au dernier alinéa de l'article L. 1321-6 du code du travail.

Ce dernier article prévoit que tout document comportant des obligations pour le salarié ou des dispositions dont la connaissance est nécessaire pour l'exécution de son travail soit disponible en langue française et donc traduit si nécessaire. Le dernier alinéa précise que ces dispositions ne sont pas applicables aux documents reçus de l'étranger ou destinés à des étrangers.
L'article 72 ter autorise donc les compagnies aériennes à remettre aux salariés des documents de travail liés à la maintenance, à la certification et à l'utilisation d'un aéronef en langue anglaise.

Il fait suite à la condamnation d'une compagnie à traduire en français sa documentation à destination des pilotes de ligne par la chambre sociale de la cour d'appel de Paris sur le fondement de l'article L. 1321-6 du code du travail. Une telle modification précipitée pourrait s'avérer préjudiciable pour la sécurité aérienne. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu'il entend prendre pour supprimer cet article.

 

Question n°124168 de Pierre-Christophe Baguet (député UMP-Hauts-de-Seine) - Question écrite
Question publiée au JO le : 13/12/2011 page : 12932
Date de changement d'attribution : 27/12/2011

M. Pierre-Christophe Baguet attire l'attention de M. le Premier ministre sur le respect de la langue française sur le territoire national dans les échanges commerciaux nationaux, comme le prévoit l'article 2 de la loi n° 94-665 du 4 août 1994, dite loi Toubon.

En effet, la loi Toubon précise que "dans la désignation de l'offre, la présentation, le mode d'emploi ou d'utilisation, la description de l'étendue et des conditions de garantie d'un bien, d'un produit ou d'un service, ainsi que les factures et quittances, la langue française est obligatoire".

Ces dispositions permettent de défendre la langue française dans un contexte de mondialisation qui tend à favoriser l'anglais au détriment du français. Or la société Air France, qui assure des vols nationaux au titre de service public, délivre des récépissés de réservation de ses billets en anglais uniquement : "electronic ticket passager itinerary receipt".

S'il est naturel pour une compagnie aérienne d'être accessible en bilingue français-anglais, il est surprenant qu'une compagnie aérienne française ne fournisse pas tous ses documents en français ou en version bilingue, à plus forte raison pour ses vols nationaux vendus sur le territoire national.

Cette situation est révélatrice des menaces qui pèsent sur la langue française notamment face à la banalisation de l'anglais. Aussi, il lui demande quelles mesures il entend prendre, afin de mieux préserver la langue française et la francophonie.

Question écrite n°21558 de Dominique Watrin (Sénateur communiste -Pas-de-Calais)

Marginalisation de la langue française publiée dans le JO Sénat du 22/12/2011 - page 3252

M. Dominique Watrin attire l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur la marginalisation croissante de la langue française au profit du "tout anglais" à tous les niveaux : médias, y compris médias publics, entreprises privées et services publics (la SNCF donne systématiquement des noms anglais à ses "produits" : TGV Family, Railteam, Speed …), mais aussi recherche publique, universités, grandes écoles, et jusqu'à l'école maternelle où l'on veut initier les enfants à l'anglais à un âge où les structures du français ne sont pas encore acquises.

En effet, le vocabulaire entrepreneurial anglo-saxon prend aujourd'hui le pas sur la langue officielle de notre République, phénomène que l'on peut observer y compris dans la rédaction de nos rapports parlementaires. La profession enseignante dans son ensemble dénonce aujourd'hui une régression de la maîtrise écrite de la langue française ainsi qu'un manque d'autonomie à l'oral.

On exige aujourd'hui par exemple des étudiants qu'ils obtiennent une certification de leur niveau en anglais ("TOEIC") sous peine de ne pas obtenir leurs diplômes. En revanche, on remarque une absence de mesures visant à favoriser l'usage et à promouvoir la maîtrise de la langue française et ceci au sein même de nos institutions. Estimant que l'état de droit doit régner aussi et d'abord dans le domaine linguistique et la défense de la langue française, il lui demande quelles mesures il envisage de prendre pour faire enfin respecter la loi Toubon n° 94-665 du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française.


Question n°123624 de M. Jean-Jacques Candelier (Gauche démocrate et républicaine [PC]- Nord )
Question publiée au JO le : 06/12/2011 page : 12747

M. Jean-Jacques Candelier attire l'attention de M. le ministre auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé des transports, sur l'usage de l'anglais par la SNCF.

Cette société vient de baptiser un projet "Speed". Nous avions déjà eu droit à "ID-Night", "S'miles" et "TGV-Family". Il lui demande s'il compte donner des instructions aux dirigeants de la SNCF pour qu'ils cessent d'utiliser l'anglais au détriment du français, langue officielle en France.


nouvelles/presse.gifDernières nouvelles de 2011 - le 27/12/2011 - 16:44 par MAR
Dernières nouvelles de 2011
- Un unilingue anglophone chez les Carabins de l’université de Montréal (lire ci-dessous)
- Parution de "Le français dans le monde arabe" aux Éditions du Sud (23/12) [lien]
- L'Académie française dévoile 3 828 nouveaux mots de notre langue  (13/12) [lien]
- Le Camion des mots à Pleumeur-Gautier (16/12) [lien [cliquez sur +]

 Un unilingue anglophone chez les Carabins de l’université de Montréal

Pourtant le Québec regorge d’experts en foute

Le Québec est sous occupation anglaise ? Une révolution est nécessaire !

Quelle injustice ! Est-ce que les joueurs sauront déployer leurs muscles pour défendre leurs droits linguistiques ou seront-ils comme les moutons dociles que nous sommes ?

Après la Caisse de dépôt et placement du Québec, la Banque Nationale, Bombardier, Les marchés Métro, les Canadiens (équipe de hockey sur glace) de Montréal, voici maintenant les Carabins (équipe de foute) de l'Université de Montréal.

Messieurs, dames, élites politiques, sportives, syndicales, étudiantes et autres, levez-vous et sortez le peuple de sa torpeur.
Le Québec est sous occupation anglaise ! Une révolution est nécessaire !
Daniel Roy, C.A.

"Un sursaut québécois contre l'empire anglo-saxon ?

Voici une nouvelle illustration de l'offensive menée contre notre langue partout où on la parle encore et veut la parler.
La contre-offensive me paraît vraiment devoir être commune à tous les peuples de langue maternelle française et à ceux qui l'ont choisie comme langue seconde.
Les manifestations que nous préparons pour le printemps 2012 en France, au Québec, dans quelques autres endroits à ce stade, devront être fortes, médiatisées, et affirmer la solidarité des francophones au-delà des mers et des frontières terrestres.
Nous en reparlerons bientôt.
Albert Salon

nouvelles/cope-us.jpgJean-François Copé Carpette anglaise 2011 - le 17/12/2011 - 17:55 par Albert_Salon
Jean-François Copé
Carpette anglaise 2011

L'académie de la Carpette anglaise a attribué le 15 décembre le prix de la Carpette anglaise1 à Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, pour sa vigoureuse promotion de l’usage de l'anglais, de la maternelle aux grandes écoles, et sa volonté de faire de l'anglicisation de la télévision publique un des enjeux de son parti et de l'élection présidentielle. (lire le communiqué ci-dessous)

L'académie de la Carpette anglaise, dont ALF fait partie, a dû choisir parmi des "candidats" de haute valeur, notamment : François Hollande pour ses maillots "H is for hope" ;  Paul Delevoye, ancien Médiateur de la République, pour son rapport sur le "burn out" de la société française, Luc Chatel pour ses anglicismes répétés et surtout l'annonce de l'obligation d'apprendre l'anglais (seule langue étrangère possible) à la maternelle dès l'âge de trois ans ; Pierre Tapie, président de la Conférence des Grandes Écoles, qui veut rendre l'anglais langue principale de notre enseignement supérieur, y compris pour les étudiants français...
A quand une réaction massive des Français et des autres Européens non anglophones maternels contre cette offensive tous azimuts de l'empire anglo-saxon et de tous ceux que le philosophe Michel Serres qualifie de "collabos de la pub et du fric" ?
Albert Salon.

Communiqué de L’Académie de la Carpette anglaise

 L’académie de la Carpette anglaise1 s’est réunie le 15 décembre 2011. Le jury, présidé par Philippe de Saint Robert, était composé de représentants du monde associatif2 et littéraire. Au deuxième tour de scrutin, par huit voix sur douze, la Carpette anglaise 2011 a été décernée à Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, pour promouvoir avec vigueur l’usage de la langue anglaise de la maternelle aux grandes écoles et pour faire de la télévision publique en anglais aux heures de grande écoute (sous-titré en français) un des enjeux de son parti et de la prochaine élection présidentielle (article disponible en ligne, intitulé "Les Français must speak english", 3 février 2011). 

Le prix spécial du jury à titre étranger
3 a été décerné au premier tour de scrutin, par onze voix sur douze, à la compagnie Ryanair, présidée par Michael O’Leary, pour avoir imposé, en Espagne, aux femmes enceintes de plus de vingt-huit semaines un certificat médical exclusivement rédigé en anglais, y compris pour les vols intérieurs (menaçant de ne plus desservir les aéroports ne se pliant pas à cette exigence). (AFP, Madrid, 13 septembre 2011.). 

Anne Cublier, Hervé Bourges, Benoît Duteurtre, Alain Gourdon, Yves Frémion et Dominique Noguez sont membres de cette académie.

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1 La Carpette anglaise, prix d’indignité civique, est attribué à un membre des "élites françaises" qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.

2 Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), Courriel (Collectif unitaire républicain pour la résistance, l'initiative et l'émancipation linguistique), Défense de la langue française (DLF) et Le Droit de comprendre (DDC).

3 Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise. 

Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise.
Courriel : parlerfranc@aol.com
Académie de la Carpette anglaise
 chez Le Droit de Comprendre
34 bis, rue de Picpus, 75012 Paris.



crise Union Européenne-Angleterre : occasion unique - le 17/12/2011 - 17:55 par Albert_Salon
La crise entre l'Union Européenne et l'Angleterre
Une occasion d’affirmer le plurilinguisme européen !

Communiqué de presse d’associations de promotion de la langue française et de la Francophonie.

Nous allons vers un nouveau traité de l’UE sans l'Angleterre. Ce n'est pas une surprise : les Anglais n'avaient pas adopté l'euro, et avaient toujours exigé et obtenu de l'Union Européenne des avantages particuliers.

Pour "fonctionner", une partie des compétences actuelles et de la machinerie humaine de Bruxelles devra passer en droit ou en fait à cette nouvelle "Europe budgétaire".

En quelle(s) langue(s) ? L'Europe fonctionnait en français jusqu'à l'entrée de la Grande-Bretagne et donc de l'anglais en 1973. D’un équilibre entre les deux langues jusqu'aux élargissements, on en est arrivé en pratique au tout anglais aujourd'hui.

Cela lèse gravement les autres langues de nos pays, donne un avantage intellectuel et économique aux anglophones natifs et de formation, et réduit l’immense majorité de nos citoyens au statut d'Européens de deuxième zone.

Faut-il que cet avantage léonin perdure quand l'Angleterre s’éloigne encore plus ?
La France devrait poser haut et fort la question. Rechercher l’appui des Allemands. Des Italiens, des Espagnols…

Certes, la plupart des cadres européens en place ont pris l'habitude de travailler en anglais. Raison de plus pour saisir cette occasion, agir vite et fort, et éviter la pérennisation des habitudes ! Suivons Umberto Eco : "La langue de l’Europe, c’est la traduction !".

Demandons aux peuples de s'imposer !

N'oublions pas que cette anglicisation de l'Europe reste une exception à l'échelle mondiale. Le français progresse en Afrique, le couple espagnol-portugais dans les deux Amériques, le mandarin en Asie et dans le reste du monde. Tout cela dans un contexte qui voit se relâcher l’emprise de la puissance économique et militaire des États-Unis.

L'élite anglo-américaine elle-même commence à s'inquiéter de voir les anglophones négliger les langues étrangères. Il serait donc stupide que l'UE restât marquée en fait par la langue d'un Royaume-Uni qui s'en désolidarise et dissocie, et des États-Unis qui la sapent.

Yves Montenay
Président de l’ICEG
www.asso-iceg.fr

Albert Salon
Président d'Avenir de la langue française et du FFI-France
www.avenir-langue-francaise.fr

Michel Mourlet
Délégué général de France-Univers

Henri Fouquereau
Secrétaire Général du Forum pour la France
www.forumpourlafrance.fr

Jacques Cortes
Président du GERFLINT, Groupe d’études et de recherches sur le français langue internationale

Joël Broquet
Directeur du Carrefour des Acteurs sociaux

Yves-Fred Boisset
Président de l’Union des Poètes francophones

Françoise de Oliveira
Vice-Présidente de Défense de la langue française
www.langue-francaise.org

Maurice Lelous
Pt du CLEC (Cercle écrivains cheminots)


nouvelles/presse.gifNouvelles de Décembre - le 16/12/2011 - 22:43 par MAR
Nouvelles de Décembre
- Quand Le Monde s'émeut du franglais de l'État  (14/12) [lire ci-dessous]
- Au député Jacquat, qui veut imposer les films étrangers en VO (A.FR.AV-16/12) [lien]
- Lettre ouverte au NPA et à LO par Patrick Kaplanian (Agoravox) (15/12) [lien]
- Expolangues mettra à l'honneur la langue française (du 1er au 4 février 2012) [lien]
- Une Maison de la Francophonie à Marseille (9/12) [lien]
- Princesse Tam Tam s'adresse aux français in english : n'achetons-pas ! [lire ci-dessous]

Quand Le Monde s'émeut du franglais de l'État (14/12)

Nous reprenons avec plaisir le 1er paragraphe de cet éditorial du Monde du 14 décembre consacré à l'ouverture du portail interministériel de données publiques
Data.gouv.fr, qui offre en accès et en utilisation libres sur Internet, de nombreux fichiers de données statistiques sur tous les aspects de la vie du pays. Ce paragraphe souligne une certaine bêtise franglaise de ce type de site. MAB 

Des statistiques d'État à géométrie variable
(Éditorial du "Monde" - 14/12/2011)

En franglais, on dit ainsi les choses : l'"open data" est le "must" de l'administration "new look" et de l'"open governance". Traduisons en français : dans un État moderne et intelligent, la mise à disposition de données publiques peu ou pas accessibles jusqu'à présent permettra une meilleure compréhension des politiques publiques par les citoyens. Une sorte de bienfaisante transparence démocratique, en quelque sorte. [...]

Princesse Tam Tam s'adresse à nous, français in english
Grandes affiches dans le métro, pour bien vous faire entrer dans le crane qu'en dehors de l'anglais il n'y a pas de mode, pas de modernité. Princesse Tam Tam méprise votre langue (qui est aussi la sienne) : n'achetez-pas !
 
princesse-tamtam.jpg
 

nouvelles/IFE.jpgInstitut international de la Francophonie de l'île Maurice - le 14/12/2011 - 13:42 par Albert_Salon
L'Institut international de la Francophonie de l'île Maurice pour l'Entrepreneuriat accueille son nouveau directeur
Un bel instrument de développement universitaire et économique à Maurice
et une réussite de la coopération Francophonie-France-Maurice.


Cet Institut de formation, en pleine et féconde activité, constitue un exemple de projet réussi entre un partenaire du Sud (Maurice), l'AUF (Agence universaitaire de la Francophonie, au temps où Michel Guillou en était encore le dynamique Directeur-général-Recteur), et le ministère français de la Coopération.

D'autres Instituts régionaux de formation toujours bien vivants ont pu être créés dans les années 1990 par les mêmes actuers de Coopération chez divers pays membres de la Francophonie : Bulgarie (IFAG), Cambodge (ITC), Haïti, Sénégal, Vietnam (IFI à Hanoï), auxquels s'ajoutèrent à cette époque diverses filières francophones dans des universités nationales non francophones. Ces créations contribuent au développement de l'enseignement supérieur en français dans les pays de l'OIF (Organisation internationale de la Francophonie." Albert Salon.


L'Institut international de la Francophonie de l'île Maurice pour l'Entrepreneuriat accueille Raymond Guillouzo, son nouveau directeur

Un des objectifs de l'institut est de favoriser la diffusion de la culture entrepreneuriale durable dans l'espace francophone.

 Créé en 1999 à la demande du gouvernement mauricien avec l'aide de l'OIF et de la France, l'IFE en est actuellement à sa 14ème promotion. Les 34 étudiants de cette nouvelle promotion sont issus de 16 pays différents dont Maurice. Ces étudiants préparent un Master 2 en co-diplomation avec les Universités de Paris-Créteil et Bordeaux 4. A ce jour, l'Institut de la Francophonie pour l'Entrepreneuriat a formé 420 experts en entrepreneuriat dans 28 pays francophones.

Autre dispositif de l'IFE, l'Incubateur virtuel de la Francophonie pour l'Entrepreneuriat (IVFE) accueillera bientôt sa 4ème promotion. II s'agit d'un dispositif d'accompagnement à la création d'entreprise, le tout numérisé et à distance. 50 personnes voulant lancer leur propre entreprise sont actuellement accompagnées dans 18 pays différents grâce à l'IVFE.


nouvelles/AN.jpgQuestions parlementaires de l'automne 2011 - le 11/12/2011 - 19:07 par MAR

Questions parlementaires de l'automne 2011

Nous avons réuni ici des questions écrites posées par des parlementaires cet automne : sur le recul de la Francophonie dans le domaine du tourisme par É. Raoult - sur la langue française écartée à la Cour pénale internationale par A. Wojciechowski - sur les documents uniquement en anglais remis par les compagnies aériennes à leurs salariés par Didier Quentin [cliquez sur +]
[Voir les textes plus bas]
(pour avoir un panorama plus complet : regarder dans le menu de gauche Cadre institutionnel : Politique puis Questions des Députés et Questions des Sénateurs)


Question n°117732 d'Éric Raoult ( UMP - Seine-Saint-Denis ) Question écrite
Question publiée au JO le : 13/09/2011 page : 9683
M. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur le recul de la francophonie dans le domaine du tourisme. En effet, durant des années, si l'anglais était usuellement la première langue utilisée à travers le monde par les publications, le français était en 2e ou 3e position. Aujourd'hui, il n'est pas rare de voir le français disparaître de certaines brochures et traductions, ou sinon n'apparaître qu'en 5e ou 6e position, ce qui constitue tout de même un grave recul de notre langue dans le domaine du tourisme.
Cette rétrogradation mériterait donc d'être soulignée auprès des "grands tour opérateurs", pour leur rappeler la présence d'un grand nombre de francophones dans leur clientèle éventuelle, tout à la fois en France et dans la communauté française expatriée. Cette traduction en français serait donc une nécessité, pour travailler avec un public client de notre pays. Cette exigence serait rappelée par nos autorités dans leurs contacts contractuels, les conclusions de conventions d'homologation de sociétés ou de destinations.
Cette obligation de l'usage du français serait aussi systématisée sur tous les documents, de sociétés compagnies et agences voulant travailler sur la France ou avec des français. Il lui demande donc s'il compte retenir cette proposition, en inter ministérialité avec le ministre du tourisme.


Question n°118218 d'André Wojciechowski (UMP - Moselle ) -
Question publiée au JO du 20/09/2011 page : 9975

M. André Wojciechowski attire l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur un article paru dans la gazette de la presse francophone concernant la langue française écartée à la Cour pénale internationale. En effet, la première conférence de révision de la Cour pénale internationale, qui rassemble des représentants des 111 États, s'est terminée le 11 juin 2011. Les débats se sont déroulés exclusivement en anglais. Une situation qui suscite l'indignation des délégations francophones.

Officiellement, la Cour pénale internationale, comme toutes les agences des Nations-unies, est bilingue, à la fois française et anglaise. Mais les intervenants de langue française étaient systématiquement traduits alors que ceux qui s'exprimaient en anglais laissaient penser que tout le monde les comprendrait.

Même dans les débats où les francophones étaient majoritaires, comme ceux qui concernaient la République démocratique de Congo ou bien la République centrafricaine, les discussions se faisaient en anglais. Et beaucoup ont préféré quitter ces débats plutôt que de se sentir ignorés à ce point. Il lui demande de bien vouloir lui faire connaître sa position sur ce sujet.


Question n°120096 de Didier Quentin (UMP-Charente-Maritime)
publiée au JO le 18/10/2011 page : 10968

M. Didier Quentin appelle l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur l'usage du français au sein des compagnies aériennes, notamment par le personnel navigant technique. En effet, il semble envisagé d'autoriser les compagnies aériennes à remettre aux salariés les documents de travail liés à la maintenance, à la certification et à l'utilisation d'un aéronef en seule langue anglaise.

Ceci semble représenter un danger pour la sécurité aérienne en France et le personnel navigant technique a fait savoir son opposition au passage au "tout anglais" qui lui est destiné.
Il convient d'ajouter que cet amendement risque d'entrer en contradiction directe avec l'article 2 de notre Constitution qui dispose dans son premier alinéa que "la langue de la République est le français", et la loi Toubon qui reconnaît le droit au salarié de recevoir toute information utile en français. C'est pourquoi il lui demande les mesures qu'il entend prendre pour préserver la sécurité aérienne.



nouvelles/presse.gifNouvelles de Novembre (2) - le 27/11/2011 - 18:34 par MAR
Nouvelles de Novembre (2)
Émission sur Madagascar sur France 3 : bande-son 100% américaine ! [lire ci-dessous]
Rencontre avec Ch.-X. Durand sur l’enjeu stratégique de la langue (mardi 29/11) [lien]
Lettre au Monde sur les étudiants étrangers en France (24/11) [lire ci-dessous]
Le Parti socialiste réfléchit à l'avenir de la Francophonie ? (23/11) si cela pouvait avoir une quelconque suite (ce dont nous doutons) nous nous en réjouirions... [lien]
Le Whisky (Bourbon ?) Jack Daniel se croit en pays conquis (22/11) [lire ci-dessous]
À Montauban : Palmes académiques : ils défendent leur langue
(21/11) [lien]
L'anglicisation intéresse le Forum mondial de la langue française (17/11) [lien]

Émission sur Madagascar sur France 3, bande-son 100% américaine ! (25/11)
France 3 a présenté ce 25 novembre, dans le cadre de "Faut pas rêver", une émission sur Madagascar, cette émission au demeurant d'assez bonne qualité était malheureusement surchargée d'une bande-son 100% américaine qui, de plus, couvrait la voix des malgaches ainsi que celle du commentateur !
Peut-être faudrait-il rappeler à Tania Young la présentatrice, que Madagascar n'est pas un pays anglophone, ce qu'elle semble ignorer.
De même qu'elle ne semble pas savoir que les malgaches savent chanter : nous avons eu droit comme générique final, à la même Tania Young s'accompagnant à la guitare et chantant en anglais (toujours) devant un public malgache ! Content Tania que tu fasses ton auto-promotion et merci d'avoir fait ainsi progresser la connaissance du peuple malgache !  Marc-Antoine Renard

Lettre au Monde sur les étudiants étrangers en France (24/11)
L'éditorial du Monde  ("Étudiants étrangers : la faute de la France") de ce jeudi 17 novembre met le doigt sur un défaut bien français : mettre toutes une catégorie (ici : les étrangers) dans un même sac au nom du principe d'égalité, oubliant le principe de réalité.

Pour lutter, ce qui est légitime, contre une immigration inopportune en temps de crise de l'emploi, on se prive aussi de réelles compétences de haut niveau. Un étudiant étranger formé dans une de nos grandes écoles ou universités n'a pas la même valeur potentielle pour l'économie française qu'un clandestin sans qualifications. Les autres grands pays d'accueil font bien le distinguo, qui accordent les visas en fonctions de ce genre de critère.

Notre pays s'est donné beaucoup de mal, naguère, pour faire valoir à l'étranger l'excellence de ses ressources éducatives. Cet apparent retournement qui est perçu comme de la xénophobie détruit des années d'efforts. Ajouté au lâchage de notre réseau culturel à l'étranger et à l'abandon apparent de notre traditionnelle politique de promotion du français dans le monde (accéléré depuis Kouchner), cet aveuglement risque de nous coûter cher. Voilà un sujet qui devra s'inviter dans la campagne présidentielle. 
Jean Hourcade
, ancien conseiller de coopération, L'Étang-la-Ville (78).


La marque de Whisky (Bourbon ?) Jack Daniel inonde nos murs de son slogan 100% ricain
: "It's Not Scotch, It's Not Bourbon, It's Jack" en faisant semblant de traduire, au mépris de la loi, au mépris d'un pays et de sa langue : n'achetez pas ce breuvage qui vous méprise !
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