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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

 ↑  

Lettres de protestation

Der. nouv.

Editoriaux/maire.gifLigue des Communes de France pour le français - le 19/09/2012 - 12:23 par Albert_Salon
Avenir de la langue française et ses 40 partenaires
vous appellent à participer à la création de la
Ligue des Communes de France
pour la langue française !

Vous avez les raisons et les modalités de cette création dans la lettre aux élus ci-dessous et dans les documents indispensables qui la suivent.

Il vous suffit de les adresser par courriel, ou par lettre - ou mieux : par démarches de vive voix - aux maires et conseillers municipaux que vous connaissez, pour obtenir de leurs conseils municipaux des délibérations portant adoption officielle de l'un des manifestes (trois sont joints, dont deux en lien bleu sur lequel il faut cliquer ; un d'entre eux à choisir selon les orientations politiques et les préférences de chaque Conseil).

Vous pouvez adapter cette lettre passe-partout au cas de chacune de vos communes en :

- rédigeant autrement la "version Grigny" (cliquer sur le lien bleu "comité Valmy") pour en faire un projet de délibération plus proche des réalités du terrain, sans pour autant perdre de vue la dimension nationale de la démarche ;

- choisissant celui des trois manifestes (appelés aussi "pétitions-appels") qui, selon vous, correspond le mieux aux orientations politiques de l'actuelle majorité locale censée l'adopter ;

- mettant clairement en valeur le fait qu'être parmi les premières municipalités à entrer dans la Ligue des communes de France pour la langue française : ne manquera pas de frapper les esprits et d'être médiatisé, non seulement dans la presse régionale, mais encore, avec notre aide, dans les médias nationaux.

Les Manifestes (ou Pétitions-appels) diffèrent sensiblement dans leurs inspirations idéologiques, mais sont bien convergents sur le fond, ce qui s'explique par le fait que nos associations travaillent ensemble depuis des années et ont élaboré des analyses et un corpus solide de propositions et stratégies communes :

- a) le manifeste qui a servi de base à la délibération du Conseil à majorité "progressiste" de Grigny : cliquer sur ce lien pour le lire : www.comite-valmy.org/spip.php?article2623 ;

- b) la pétition-appel -  sous le titre :"pétition 2012" - plus neutre idéologiquement avec l'accent plus sur "France" que sur "République", que nous avons déjà diffusée sur nos sites et dans quelques médias écrits et radios à notre portée ; elle est accompagnée de la liste des 40 associations* qui l'ont portée, et de la liste de sa cinquantaine de hautes personnalités françaises et étrangères signataires, ces deux listes lui donnant un poids non négligeable, pour la lire : www.avenir-langue-francaise.fr/articles.php?pg=797 ;

- c) l’appel - www.marianne2.fr/Langue-francaise-et-monde-multipolaire-l-urgence-d-une-strategie_a220174.html - que Dominique Gallet, l'ASSELAF et l'éminent Québécois Jean-Louis Roy ont porté et font circuler actuellement (Avenir de la langue française l'a signé comme les deux autres). ; Il a l'avantage de contenir des propositions concrètes tout comme le manifeste Valmy-COURRIEL.

*Songez-y : ce n'est pas rien ! La liste de ces 40 associations, françaises en grande majorité, mais aussi québécoises et autres, figure dans la dernière pièce jointe. Nos associations, mises depuis plusieurs années en synergie, ont accompli et accomplissent un travail énorme pour tenter d'arrêter le rouleau compresseur : aidez-les !

Bien cordialement.

Albert Salon, docteur d'État ès lettres, ancien Ambassadeur, président d’Avenir de la langue française, vice-président ou administrateur d'autres associations nationales, membre du Bureau du Forum pour la France, administrateur du Cercle Nation et République.

PS : Nous avons déjà des réseaux de relations avec moult municipalités, dont certaines (sans parler des très grandes villes, plus difficiles !) sont emblématiques et dont le vote, si nous réussissions à l'obtenir, retentirait déjà dans les médias : Domrémy, Vaucouleurs, Reims, Ajaccio, Senlis, Versailles, Vézelay, Villers-Cotterêts, Saumur, Chinon, Orléans, Meung, Auxerre, Patay, St Malo, Belfort, Lourdes, Troyes, Sion, Mont Ste Odile, Carmaux (luttes ouvrières), Phalsbourg (Tour de France par deux enfants), l'île de Sein, Alise-Sainte-Reine (Alésia), Pau, Auch, Rueil-Malmaison, bien d'autres...
Avec une trentaine d'emblématiques, servis goutte à goutte aux médias, nous aurions déjà atteint une partie de nos objectifs. Nous avons déjà saisi directement plusieurs députés-maires et sénateurs-maires.

Campagne Communes pour le français Lettre aux Élus :

Monsieur (Madame) le Maire (ou : M……., Conseiller municipal)

Pour la défense et la promotion de la langue française et de la Francophonie, les associations C.O.U.R.R.I.E.L et Comité Valmy, Avenir de la langue française, Forum francophone international-France, Forum pour la France, Francophonie-Avenir, parmi 40 associations de raisons sociales voisines dont la liste vous est accessible en PJ, tentent depuis des années d’amener les dirigeants du pays à cesser de céder ou de consentir – voire de contribuer – à son anglo-américanisation voulue par des forces internationales très puissantes.

Nos 40 associations* constatent la vanité de leurs efforts pour franchir le barrage de médias acquis pour la plupart à l’idéologie dominante, et pour exprimer, faire entendre et faire respecter la volonté populaire, nationale, attestée par toutes les enquêtes d’opinion, qui est de maintenir le rôle du français en France et dans le monde, et de promouvoir la Francophonie.

Dans l’impossibilité d’obtenir de nos dirigeants l’organisation d’un referendum sur cette question vitale pour la France comme pour toutes les communautés francophones dans le monde, nos associations ont décidé de lancer une campagne de mobilisation des collectivités publiques de base en France et ailleurs.

Elles veulent obtenir que des conseils municipaux nombreux décident d’adopter l’un des manifestes joints, et d’adhérer à une Ligue des Communes de France pour la langue française, pouvant s'étendre à d'autres pays francophones et autres en une sorte de Ligue mondiale Contre la pensée unique (Claude Hagège), contre la politique de la langue unique qui la porte, et pour l’affirmation partout de la diversité linguistique et de la place légitime du français .

A l’appel de l’association COURRIEL, une première commune, celle de Grigny (Rhône, 10.000 habitants) a pris le 3 juillet une délibération forte en ce sens (cliquer pour la lire sur le premier lien ci-dessous en bleu : Comité Valmy), en adoptant un manifeste "progressiste" conçu et signé par COURRIEL.
La réussite de cette première expérience peut s’étendre à toute la France et au-delà. Une sorte d’embrasement à susciter de toutes nos énergies… Le peuple se lèverait dans ses institutions les plus proches de lui pour enfin s'exprimer et se faire entendre partout !

La formulation "progressiste" du manifeste - comme de la délibération fondée sur lui - peut être reprise par tous les conseils municipaux à majorité « progressiste ».

Les municipalités qui éprouveraient des difficultés d’ordre politique à adopter le manifeste progressiste peuvent choisir d’adopter l’un de nos deux autres manifestes joints qui contiennent, pour l’essentiel, les mêmes analyses et les mêmes orientations principales que le premier. Cet accord sur le fond reflète la longue pratique de travail en commun de nos diverses associations, entre 12 et 32 engagées selon les actions conjointes menées.

- Le deuxième manifeste – en PJ avec ses annexes - n'est autre que la pétition-appel portée en 2012, à l’occasion des grandes élections nationales, par 40 associations, proposée seulement à de hautes personnalités françaises et étrangères non politiques, et signée par 50 d’entre elles.

- Le troisième (à lire en cliquant sur le deuxième lien en bleu : Marianne2) émane de plusieurs de nos associations non progressistes, mais non moins militantes pour cette même cause.

A vous de décider du ou des manifestes (ou "Appels-pétitions") à offrir au choix et à l’adoption du Conseil,
et d’adapter le projet de la délibération elle-même qu'ils seront appelés à voter.

Lorsque vous aurez obtenu le vote favorable du Conseil de votre Commune, et peut-être de deux ou trois autres communes, nos associations vous seront reconnaissantes de bien vouloir faire parvenir le texte de chaque délibération pertinente au siège d’Avenir de la langue française, 34 bis, rue de Picpus, 75012, Paris, 01 43 40 16 51 et courriel avenirlf@laposte.net, après en avoir saisi tant la Préfecture que la presse locale.

Les associations de promotion du français, à l'origine de cette campagne, feront le reste - notamment pour la médiatisation - à l’échelle nationale.

Les associations attendent votre réponse avec l'intérêt que vous devinez.

Veuillez, Monsieur (ou Madame) l……………….., croire à (ou recevoir l….)……gratitude……sentiments les meilleurs……

nouvelles2/sous-les-etoiles.jpgChanson française Quand l’Audimat sème le trouble - le 18/09/2012 - 21:47 par C_Distinguin

Retour sur une lâcheté médiatique
Chanson française : Quand l’Audimat sème le trouble...

Été 2012, lundi 6 août, l’émission de variétés Sous les étoiles Québec 2012, diffusée sur France 3 en première partie de soirée, a été suivie par près de 1 400 000 téléspectateurs (6,4% de part d’audience). Ce n’est pas si mal, à nos yeux. Mais pas à ceux des éternels défaitistes. Comme l’émission n’est arrivée qu’en quatrième position des programmes les plus regardés, leur conclusion fut sans appel : l’émission avait fait un "flop"… Sa présentatrice, Daniela Lumbroso, alla même jusqu’à prédire la mort à court terme de la chanson française.

Voilà un raccourci factuel bien pessimiste alors même que les Français en vacances regardent moins la télévision, et que simultanément ce même soir, la retransmission des Jeux olympiques de Londres battait son plein sur France 2 avec 24,2% de part d’audience, devancée par l’émission de télé réalité de M6 L’amour est dans le pré qui en recueillait 24,5%.

Si les chiffres sont parlants, encore faut-il les manier avec précaution. En matière de médiamétrie, la mesure d’audience d’une émission ne constitue rien d’autre qu’un critère d’investissement publicitaire, à partir de l’analyse des comportements du public et les tendances du marché des médias et de la communication. Le 18 juin dernier, France 3 faisait aussi un "flop" à la même heure avec 4,1% d’audience lors de la diffusion du documentaire La France qui danse, cela au bénéfice de TF1 qui diffusait l’Euro 2012 (23% de part d’audience), et de M6 avec L’amour est dans le pré (22,6%). A priori, la passion des Français pour la danse ne s’en est pas pour autant trouvée condamnée.

Faut-il rappeler à nos lecteurs que ce même été 2012, du 11 au 15 juillet, les Francofolies de La Rochelle destinées, depuis 25 ans, à faire connaître et à diffuser la chanson et les musiciens d’expression française et francophone auprès d’un large public, ont accueilli pas moins de 85 000 spectateurs payants, et cela en dépit des intempéries qui ont grandement pénalisé l’événement. Le record de fréquentation avait été atteint en 2011 avec 90 000 spectateurs.

De même est-il intéressant de se souvenir que près de 100 000 spectateurs ont assisté, au début de l’été, au tournage de l’émission Sous les étoiles Québec 2012, en plein air sur les plaines d’Abraham (l’équivalent de notre Champ de Mars) à Québec ? Des chiffres discrets mais révélateurs qui montrent que, loin d’être enterrée, la chanson française ne se porte pas si mal !

Il ne faut jamais déposer les armes avant d’être vaincu ; peut-être Daniela Lumbroso devrait-elle y songer en s’abstenant d’employer les mots live, prime time ou encore battle lors de la présentation de ses émissions ; elle deviendrait alors une bretteuse talentueuse pour défendre la chanson française. Nos lecteurs qui sont aussi ses auditeurs ne pourraient-ils pas le lui suggérer ?

Catherine Distinguin.


nouvelles/presse.gifNouvelles de septembre 2012 - le 16/09/2012 - 22:24 par MAR
Nouvelles de septembre 2012
- Journée européenne des langues le 26 septembre (lien)
- Secret Story 6- Kevin et Yoann massacrent la langue française (19/9) (lien)
Ne dites plus Exit tax mais taxe d'expatriation (lire ci-dessous)
Le 27ème Festival International du Film Francophone (FIFF) se tiendra du 28 septembre au 5 octobre à Namur (lien)


Ne dites plus Exit tax mais taxe d'expatriation (8 septembre)

La Commission générale de terminologie a publié le terme "taxe d’expatriation" au Journal officiel
du 8 septembre 2012

taxe d’expatriation

Domaine : Finances.
Définition : Impôt compensatoire auquel peuvent être soumises les plus-values latentes constatées sur le patrimoine mobilier d’un contribuable qui transfère son domicile fiscal d’un État à un autre.
Équivalent étranger : exit tax.


Ce terme, comme des centaines,d'autres, peut être consulté sur la base FranceTerme.

MuseeHorreurs/horreurs.jpgHorreurs de septembre 2012 - le 16/09/2012 - 22:03 par MAR
Horreurs de septembre
(ou le frédéric-martelisme1 au quotidien)
Quelques exemples de la Collaboracheune ordinaire telle qu'elle s'affiche sur nos murs, sur nos transports et dans nos médias : 
Heinz - Kookaï - Delaveine - Jennifer  = Marques à éviter en priorité !

Heinz, la société "américaine" se comporte comme en pays conquis avec son "adults only"
heinz.jpg

Kookaï qui massacre nos murs avec son affichage ouvertement colonisé et un contenu tellement élaboré : hungry but chic (c'est pas subtil ça madame ?)
kookai.jpg


Delaveine
vieille marque ringarde qui aimerait tellement avoir l'air, qui aimerait tellement s'appeler "of the vein" et qui fête son anniversaire in ingliche tellement chic !
delaveine.jpg
 

Jennifer chaîne boutiques de vêtements qui pense que la jouer amerloque ça fait beaucoup mieux : slogans en anglais, site en sabir anglomane... 
  
 jennifer.jpg


* frédéric-martelisme : du nom de Frédéric Martel qui prône l'alignement général sur la culture états-unienne et le remplacement du français par un sabir à base d'anglais. (voir l'article qui lui est consacré)


nouvelles2/courrier-lemonde.jpgCourriers intéressants lus dans Le Monde - le 09/09/2012 - 21:41 par MAR
Courriers intéressants lus dans Le Monde
Dangers du tout-anglais par André Ponchel [Le Monde - 8 septembre] (lire ci-dessous)
Rappel de la loi  par Gérard Sournia [Le Monde - 8 septembre ] (lire ci-dessous)


Dangers du tout-anglais [ publiée dans Le Monde daté du 8 septembre 2012]
 
On peut lire des choses extraordinaires dans Le Monde. Dans son édition du 16 août, dans l'article "trois universités françaises dans le top 100 du classement de Shanghai", François Garçon, enseignant-chercheur à Paris-I, proclamait que le français était "une langue morte" et d'ajouter : "C'est blessant, mais c'est la réalité."

Dans la même veine, le producteur Gregory Bernard publie une tribune "Aidons le cinéma français tourné en anglais" (Le Monde du 4 septembre) dans laquelle il réclame que notre système d'avances sur recettes participe à ce principe. Et ce monsieur d'invoquer la French touch de Daft Punk (...), dont les tubes ont aussi la particularité d'être faits en anglais par des Français. En outre, il n'oublie pas de demander à François Hollande d'ouvrir "l'acteIIde l'exception culturelle" par "l'utilisation décomplexée de l'anglais", donnant ainsi "les moyens aux artistes, aux producteurs et aux entrepreneurs de conquérir le monde" !

Rien que cela ! Pour ma part, je vois dans le tout-anglais le moyen le plus sûr et le plus rapide de perdre à la fois notre économie, notre culture et notre âme, dans l'indifférence du monde.

André Ponchel, Sens (Yonne) [la mise en gras est de notre fait]


Rappel de la loi [ publiée dans Le Monde daté du 8 septembre 2012]


Après les sportifs, les médias, le milieu des entreprises et celui de la banque, le monde de la mode, de le la technologie... Yamina Benguigui, ministre déléguée à la francophonie, vient de nous gratifier d''une belle perle, en forme de trahison de la langue qu'elle a mandat de défendre. Dans une brève déclaration (lemonde.fr du 28 août), elle nous informe, en lien avec le prochain Sommet de la Francophonie qui se tiendra en octobre à Kinshasa, qu'elle a reçu "des menaces de mort par e-mail".

Son cabinet, visiblement sans plus d'état d'âme, confirme la réception de cet "e-mail". Madame la Ministre, appelez les Québécois à la rescousse, ils vous expliqueront pourquoi ils ont inventé, parmi tant d'autres, le très joli "courriel" (courriel électronique) et pourquoi ils sont obligés de se battre au quotidien, tout comme les Wallons, nombre d'Africains... pour le respect de notre langue.

Madame la Ministre, monsieur le Président de ta République, il existe une loi, la loi dite Tasca-Toubon, qui nous fait obligation (entre autres) "d'utiliser la langue française et de défendre le français en tant que langue de la République et la primauté des termes francophones face aux anglicismes". Merci de faire traduire ces actes de loi en pratique.

Gérard Sournia, Amboise (Indre-et-Loire)


nouvelles/presse.gifNouvelles d'août 2012 (2) - le 30/08/2012 - 18:49 par MAR
Nouvelles d'août 2012 (2)
- Discours de François Hollande à la 20ème Conférence des ambassadeurs (27/08)
et Discours devant la communauté française à Rome (22/06) (lire ci-dessous)
- Yves Montenay (Population & Avenir) : L’océan Indien : un "lac francophone" au Sud-Ouest ?(lien)
- CSA : Langue française - Voyage au pays des sigles (31/08) (lien)


Discours de François Hollande à la 20ème Conférence des ambassadeurs (27/08)
quelques extraits concernant la langue française et sa participation annoncée au Sommet de la Francophonie à Kinshasa du 12 au 14 octobre.

[...]
Enfin, lorsque j'évoque notre identité, lorsque je parle de nos valeurs, de notre place dans le monde, de notre attachement au droit, je n'oublie pas aussi l'atout de notre langue et de notre culture. La langue, c'est une manière de penser et aussi d'agir. C'est une bataille pour la pluralité et la diversité. C'est la raison qui explique la présence d'une ministre, madame Yamina Benguigui, pour défendre la place du français à travers le monde. Je vous demande, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, dans votre action quotidienne, de ne jamais oublier que la promotion de la langue, de la création française, c'est l'affirmation d'une vision du monde qui fait place à toutes les cultures.
[...]
Je me rendrai dans quelques semaines au Sommet de la Francophonie à Kinshasa. J'y réaffirmerai que la Francophonie, ce n'est pas simplement une langue en partage, c'est aussi une communauté de principes et d'idéaux, dont le rappel à chaque occasion est nécessaire, notamment en République démocratique du Congo. Mais pas seulement là. J'y rencontrerai nos positions politiques, les militants associatifs, la société civile, c'est le sens de la nouvelle politique africaine de la France. Tout dire partout et faire en sorte que ce qui soit dit soit fait. Cette politique sera clairement exposée.
[...]
Le réseau diplomatique est au service des communautés françaises à l'étranger ; c'est la mission de la ministre Hélène Conway d'accompagner les Français de l'étranger, de les promouvoir, de les protéger, en liaison avec les parlementaires, sénateurs, députés qui les représentent. Je m'efforcerai pour ma part à chacun de mes déplacements, et je l'ai déjà fait, d'aller à la rencontre de nos compatriotes, pour les écouter, les encourager ; ils participent eux aussi à la diplomatie économique, à la défense de nos entreprises, à la promotion de nos produits et aussi à notre langue.
[...]

cliquez pour lire l'intégralité du discours
Discours de François Hollande devant la communauté française à Rome (22/06)
 (...)
Je veux vous dire un mot de la langue française. Il y a, dans le gouvernement, une ministre de la francophonie. Je considère que c'est une bataille, la langue française, non pas une bataille pour la France, une bataille pour la diversité culturelle, une bataille pour le pluralisme. Si je peux vous faire quelques confidences -- même si j'ai l'impression que je suis écouté, et même surveillé -- cela ne me fait pas plaisir quand je participe, depuis peu il est vrai, à des conférences internationales et que la langue française est aussi peu utilisée et parfois même par des Français. Chaque Français doit parler la langue française, où qu'il se situe.
Cela ne veut pas dire, qu'on ne doit pas connaître d'autres langues, d'Europe et du monde, mais nous devons défendre notre langue
(...)

cliquez pour lire l'intégralité du discours


nouvelles2/adidas-allbleus.jpgCollaboracheune olympique - le 17/08/2012 - 23:20 par MAR
Collaboracheune olympique

Contrairement à toutes les traditions, les chaines d'information et de nombreuses sociétés commerciales nous ont matraqué non pas le drapeau olympique avec ses 5 anneaux illustrant la diversité du monde, non pas le drapeau français pour encourager nos athlètes, non : le drapeau britannique.

Sans doute pour nous transformer insidieusement en "supporters" de la très chauvine Albion. Rien qu'à voir tous ces Français arborant fièrement l'Union jack sur leurs maillots ou sur leurs sacs, nous pouvons dire que cette entreprise de décérébrage et de colonisation mentale a assez bien réussi. Médaille d'argent à Coca-Cola qui a clairement choisi son camp en faisant figurer le drapeau britannique sur ses canettes vendues en France ! (et que de nombreux Français ont continué à acheter !)

Médaille d'or à la firme allemande Adidas qui a matraqué son slogan "All bleus" (sic !) jusqu'au défilé des athlètes sur les Champs-Élysées le 13 août où les athlètes se tiennent sur des plateformes d'autobus arborant en lettres énormes ce lâche slogan. Tout ceci, soit-disant pour encourager les athlètes français (en fait, pour encourager encore un peu plus les Français à adopter la langue de leurs maîtres) et médaille de bronze au journal l'Équipe qui a servilement relayé cette campagne, par exemple le 14 août, avec sa Une surexposant ce slogan débile et une pleine page le matraquant une dernière fois : All bleus - adidas is all in (page 22).

Un seul réflexe face à ces entreprises qui piétinent votre langue : N'achetez pas !
faites vous respecter, cessez d'être fascinés par le déclin de votre pays et la soi-disante modernité anglo-saxonne.

Marc-Antoine Renard

nouvelles/presse.gifNouvelles d'août 2012 - le 17/08/2012 - 23:19 par MAR
Nouvelles d'août 2012
- Nouvel Obs : A Londres, le français essaie de tirer son épingle des Jeux (06/08) (lien)
- RTL : JO 2012 : le français, langue officielle pas forcément appréciée (05/08)  (lien)
- Radio France : Langue française : un forum pour débattre du vocabulaire (02/08) (lien)

nouvelles2/athena.jpgA l’attention de la Commission européenne - le 16/08/2012 - 22:22 par Athena
Athena tacle la Commission européenne
Pro Memoria à l’attention de la Commission européenne
par Athena, association de fonctionnaires européens, établie au sein même de cette institution, pour la défense des langues officielles de l’Union

1. Le Prix de la Paix.
Prioritairement à toute autre considération, il est important d’être conscient du fait que le prix du plurilinguisme c’est celui d’une entente harmonieuse et profonde entre les Pays de l’Europe. Les États Membres fondateurs avaient bien compris l’enjeu que représente l’union de plusieurs pays de l’Europe sur base volontaire et non pas par annexion militaire afin de constituer un espace de citoyenneté commune, pour la première fois dans l’histoire de notre continent, et le rôle essentiel que joue à cet égard le plurilinguisme. C’est  pour cela que la Commission dès son installation, en 1958, s’était dotée des Services linguistiques les plus performants au Monde et que le plurilinguisme intégral constituait un souci et un engagement quotidien et permanent de la Commission et de ses Services.
Dans cette optique et dans la démarche qu’elle inspire, le coût du multilinguisme est un prix politique très bon marché pour la création de cet espace de paix durable. L’esprit communautaire, dont le respect du plurilinguisme constitue une facette fondamentale, est devenu le grand absent dans le fonctionnement de la Commission de nos jours, tout particulièrement dans le domaine linguistique. Il est remplacé par une volonté, à peine cachée, de transformer le processus d’intégration en un processus d’aplatissement sur un modèle extra européen, matérialiste et arrogant, au détriment de la civilisation humaniste qui constitue le socle commun des Pays de l’Europe. Tôt ou tard, il faudra rendre compte de cette dérive au citoyen européen lequel, pour le moment, sommeille totalement désintéressé et éloigné de ce qui se passe au sein des institutions européennes. Il va se réveiller lorsque les dérives du projet original seront allées aussi loin que commenceront à le toucher de près, à ce moment là des remises en question, même violentes, sont à craindre. Il faut éviter de préparer, à plus ou moins court terme, toute forme de balkanisation de notre espace commun de justice et de paix. Face à la globalisation que tout uniformise et tout aplati l’Europe a besoin, de toute urgence, d’un projet de société qui l’ancre à la civilisation humaniste, créative et cultivée dont elle est issue.

2. Le trilinguisme ou le, soi-disant, plurilinguisme des Services de la Commission.
Le trilinguisme (allemand, français, anglais), que la Commission affiche comme langues de procédure, devenues d’office langues de travail, présente une faiblesse majeure qui est constituée du fait que ce choix n’est pas fondé sur des critères objectifs et univoques, énoncés et cohérents, en consonance avec le fonctionnement institutionnel et le dispositif des Traités. Il s’agit, en réalité, d’un plurilinguisme de façade  qui n’est nullement respecté même pas dans sa plus simple expression, à trois langues, énoncée par la Commission.
Il s’agit, en fait, d’un plurilinguisme qui n’est pas fondé au point de vu légal, qui ne jouit pas d’une légitimité morale et cache, au contraire, une volonté ferme et constante d’imposer une langue unique au détriment de toutes les autres. Un nombre incroyable d’entorses qui vont de la langue de rédaction des textes originaux à celle des sites de la Commission, de la communication avec les citoyens à celle avec les États Membres, de la dénomination des bâtiments de la Commission aux affichages sur les mêmes, du  Bulletin du personnel, Commission en Direct, aux conférences de presse de la Commission, pour n’en citer que quelques-unes, témoignent de cette volonté. Sans préjudice du bien fondé du régime à trois langues, la Commission, pour être crédible dans ce domaine, devrait, comme tout minimum, respecter le plus correctement et scrupuleusement le trilinguisme énoncé, ce qui est loin d’être le cas.

3. Régime linguistique des réunions du Collège.
Le régime linguistique des réunions du Collège et des documents qu’il est appelé à examiner, fixé par le Président « selon des besoins minimaux », établit, indirectement, une hiérarchie des langues officielles qui ne correspond pas au modèle de fonctionnement institutionnel instauré par les Traités. Il constitue une atteinte à l’identité des États Membres et à leur latitude dans la désignation de leurs Commissaires.
En fait, alors que les Commissaires ne devraient pas être, nécessairement, des linguistes, les matières traitées par la Commission, de par leur congénitale complexité, requièrent une compréhension parfaite de toutes les nuances des textes et des différentes prises de position des participants à la réunion, à un tel point qu’un seul mot peut, parfois, changer le sens de tout un texte. Demander aux Membres du Collège d’examiner des documents stratégiques et normatifs, émanant du rôle institutionnel de la Commission, dans une langue qu’ils ne maîtrisent pas parfaitement, équivaut à banaliser et minimiser leur mission, à la rendre inefficace. Plus grave encore : l’établissement des documents de travail toujours dans « la » même langue, rarement dans une autre, ne permet pas la participation harmonieuse de toutes les différentes cultures et identités dont les États Membres sont porteurs et, encore moins, l’assimilation dans toutes les langues des nouveaux concepts qui relèvent des problématiques du moment actuel et de l’évolution de la terminologie

4. Langue de rédaction.

La diversification et la multiplication des langues de rédaction des textes originaux, produits par les Services de la Commission, est d’une importance fondamentale afin d’obtenir un travail de qualité enraciné dans la pluralité et la richesse culturelle de l’Europe. Un dispositif dans ce sens peut garantir la participation effective de tout le potentiel intellectuel et culturel de l’Europe, la préserver de l’aplatissement vers la pensée unique véhiculée par la langue unique  et éviter que le processus d’intégration ne se transforme en un processus de colonisation. Il n’est pas acceptable que le plus grand nombre de textes originaux soit rédigé en anglais, notamment par des non-anglophones, avec tous les aléas que cela comporte.
La cellule de « correcteurs », instaurée au sein du Service de Traduction Anglaise, pour « améliorer » les textes boiteux, constitue, en ce domaine, un remède pire que le mal.  Il est important de souligner que, dans un contexte multilingue, tel que celui des institutions européennes, où la plupart des textes est destiné à faire fois dans plusieurs langues, tout document, tant soit peu important, devrait être rédigé simultanément en, au moins, deux langues afin que l’une éclaire les inévitables ambiguïtés de l’autre. Le non respect de ce principe nous a déjà exposé, dans le passé, à de très ennuyeux « qui pro quo » et à une lente mais inexorable mise à l’écart, pragmatique, de certains principes fondateurs de l’Union.

5. Services Linguistiques.
Les Services Linguistiques de la Commission ont été, depuis leur instauration et des années durant, les plus performants au Monde. Ils ont été démantelés et, en partie, privatisés sous le régime du Commissaire Kinnock, par conséquence ils requièrent une attention particulière de la part de la Commission, laquelle doit les restaurer et leur rendre l’ancienne splendeur, en termes de professionnalité, d’efficacité, de nombre, de statut.  Il s’agit, en faits, de services d’une importance capitale, parce qu’ils constituent une structure cardinale du Service Public européen dans sa fonction de bras opérationnel de la démocratie, il faut qu’ils soient adéquats à la tâche qui leur incombe, qu’ils soient performants et sous le contrôle direct de la Commission.
La revalorisation de tous les Services Linguistiques visant l’excellence, au service des citoyens européens, s’impose, elle est nécessaire et urgente, sous peine d’entretenir, face aux institutions des États Membres et à leur populations, le flou sur les institutions européennes, leur mission et leur action et d’accentuer la désaffection, de plus en plus marqué, du citoyen envers l’Europe. A noter que certains supports d’importance cruciale pour le bon fonctionnement des Services Linguistiques, afin d’assurer la qualité des textes produits par la Commission, tel que l’office de terminologie, certaines bibliothèques et archives ainsi que des cours de langues très pointus pour les fonctionnaires, dispensés par des services internes ad hoc très spécialisés, ont été liquidés et doivent être rétablis. L’argument financier que l’on invoque sans arrêt pour justifier le démantèlement des Services Linguistiques n’est pas acceptable ni fondé, il apparaît très clairement comme un simple prétexte. Le coût du plurilinguisme des institutions de l’Union Européenne dans son ensemble est estimé à deux Euros « pro capite » par an. 
Si l’on considère que certains distributeurs de programmes de télévision font leur publicité en invitant les usagers à devenir leurs clients parce que cela ne leur coûtera « que » quinze Euros par mois, on se rend facilement compte du ridicule de ces deux Euros, par an et par citoyen, qui coûte le plurilinguisme de l’Europe. Par ailleurs, dans une situation de rigueur budgétaire la Commission est censée établir ses priorités, agencer correctement les domaines porteurs et laisser tomber tout ce qui est accessoire, tout ce qui ne constitue pas matière communautaire, tel que, par exemple, le financement de projets pour la diffusion et/ou l’enseignement de langues, même importantes, qui ne sont pas celles des Traités fondateurs de l’Union européenne.

6. SYSPER2, MIPS, autres sites de la Commission et formulaires.
Il s’agit d’instruments de travail du personnel, de papiers qui touchent aux dossiers personnels, de formulaires pour le fonctionnement interne et la gestion du personnel de la Commission. Ces documents, y inclus selon la jurisprudence, devraient exister dans toutes les langues parce qu’ils sont susceptibles d’avoir une influence directe sur la situation personnelle et les droits des fonctionnaires.

7. Bulletin du Personnel.
Le Bulletin du Personnel devrait revenir à son origine lorsqu’il était appelé « Courrier du Personnel » et constituait un instrument de communication du personnel et pour le personnel de la Commission, avec des articles dans toutes les langues officielles sans aucune exclusion, selon les contributions des fonctionnaires et les besoins du moment. Actuellement il est quasi exclusivement en anglais avec, de temps à autre, des titres en français, même l’allemand y est exclu. Les manipulations pour préserver une position privilégiée à une seule langue sont simplement inacceptables au sein d’une institution qui se veut et se doit plurilingue.
À titre d’exemple, et pour dénoncer une situation de véritables abus, on peut rappeler le cas d’un fonctionnaire qui s’est vu refuser  un article en allemand sous prétexte que « traditionnellement » le Bulletin du Personnel était en français et anglais, ce qui est totalement et impudemment faux.

8. Affichage des noms des institutions communautaires et de leurs différents services sur les bâtiments.
Encore une fois, l’anglais est partout et les critères font défaut. L’Union Européenne  n’est pas une quelconque ONG, elle se doit d’agir sur la base de critères fondés qui se dégagent du dispositif des Traités et doivent être soutenus par une légitimité morale. Il pourrait s’agir de la langue ou des langues du Pays d’accueil, des langues des États Membres fondateurs, des langues des États Membres dont le poids démographique est le plus important ou, beaucoup mieux, de toutes les langues officielles, celles des Traités.
L’usage du seul anglais, de l’anglais et français, ou encore de l’anglais avec les langues des Pays d’accueil des institutions et de leurs émanations, ne se justifie d’aucune manière. L’omniprésence de l’anglais ne suffit pas  à maquiller le non respect du plurilinguisme communautaire, bien au contraire.

9. Affichages publicitaires.
Il est grand de temps mettre fin aux affichages publicitaires sur les bâtiments de la Commission européenne toujours et uniquement en anglais. Cette entorse fausse l’image de l’Union et porte atteinte à sa véritable identité elle est, en outre, vexante pour les Pays d’accueil et pour leurs citoyens qui viennent à se retrouver non pas dans une Communauté, dont ils sont partie intégrante, mais dans un territoire conquis par une autorité étrangère.

10. Management et langues.
La dérive linguistique vers le tout-anglais et le stéréotype que cette langue véhicule est l’une, parmi d’autres, des néfastes conséquences dues à la tendance de gérer la fonction publique européenne  selon les critères de la gestion des entreprises du secteur privé.  Il est nécessaire et urgent d’enrayer cette transformation d’une fonction publique européenne démantelée et déformée en gestion privée, en « management », sous peine, pour la Commission, de ne plus disposer, à très court terme, de personnel formé pour exécuter les tâches qui lui permettent de remplir son rôle institutionnel.
L'Administration Publique n’est pas une entreprise privée, elle est le bras opérationnel de la démocratie, elle est au service des citoyens et de la justice sociale, sa mission dépasse totalement tout calcul simplement économique, tout intérêt personnel, parce qu’elle est vouée à assurer la prise en compte, la mise en place et la gestion de l’intérêt général. La rationalisation des services  de la Commission doit aller dans le sens d’une meilleure compétence à assumer leur spécificité.

11. Langues des Concours et actes de candidature.

L’obligation, pour les institutions européennes, d’éviter des discriminations entre citoyens de différents États Membres, impose que les concours de recrutement se tiennent dans toutes les langues officielles et permettent aux candidats de s’exprimer dans leur propre langue maternelle pour ce qui est du domaine de leur compétence spécifique. Or, à l’heure actuelle, les concours de recrutement et, même, la compilation des actes de candidature, pour tous les domaines opérationnels se font en seules trois langues (allemand, français, anglais) et s’apparentent d’avantage à des examens de connaissance des langues qu’à des concours de recrutement de personnel très qualifié.

En effet, la grande majorité des candidats, pour ce qui est du domaine de formation spécifique, n’est pas censé s’exprimer dans sa langue maternelle, ce qui constitue, pour des non linguistes, un grave handicap à faire la démonstration de ses propres qualités professionnelles. Or, les connaissances linguistiques, quoi que très importantes pour travailler efficacement au niveau européen, n’ont rien à voir avec la formation spécifique des candidats et devraient faire l’objet de preuves séparées.  Il est surprenant que la Commission ne respecte, toujours pas, cette logique qui, au delà de l’intérêt particulier des citoyens, seule, peut lui permettre de s’assurer des qualités intellectuelles et de la formation des candidats.

12. Le Multilinguisme de l’Union Européenne.
La Commission ne semble pas tenir suffisamment compte du fait que les langues officielles des États Membres, en tant que langues des Traités ainsi que par l’ensemble du dispositif institutionnel, constituent matière communautaire. Les différents Membres de la Commission qui se sont succédés dans la charge de ce dossier n’ont pas montré d’avoir clair à l’esprit cette dimension de la question linguistique en pratiquant une confusion intolérable entre les langues officielles des États Membres, qui constituent de plein droit matière communautaire, et les langues régionales, minoritaires, dialectes et langues des immigrés qui, sous le chapitre « Culture » relèvent de la coordination intergouvernementale. 
Au comble de la dérive, les Membres de la Commission en charge du « Multilinguisme » confèrent avec le Conseil de l’Europe et avec les Pays tiers au sujet de l’enseignement des langues officielles de l’Union Européenne dans les programmes d’instruction nationale, en accordant une priorité absolue à l’anglais et à son enseignement dès l’école primaire, portant atteinte, de ce fait, à toutes les autres langues officielles et au projet européen d’intégration lui même. L’ensemble de ces faits met en évidence une approche subversive de la question linguistique européenne, fortement inspirée des théories, bien connues, du British Council, lequel place au centre de la réflexion, de la stratégie et de l’action l’anglais, préconisé comme langue véhiculaire mondiale, mais, elle dénonce, avant tout, une carence de la Commission à jouer, dans le domaine des langues officielles, le rôle qui lui a été confié par les Traités.

13. Accord avec l’Inde.

L’accord que le Commissaire Leonard Orban a fait avec l’Inde sur la question linguistique, soi-disant, parce que l’Europe comme l’Inde est appelée à résoudre le problème de la cœxistence d’une vingtaine de langues dans son fonctionnement institutionnel, ridiculise l’Europe et ses États Membres et témoigne d’une grande faiblesse et inattention de la part de la Commission vis-à-vis du patrimoine culturel de l’Europe. Le Commissaire et la Commission, elle-même, ne tiennent pas compte du fait que, loin d’être des langues régionales locales, un bon nombre de langues des États Membres de l’Union  sont des grandes langues de culture de niveau mondial.

14. Code de bonne conduite.
Athena est d’avis qu’un « Code de bonne conduite » de la Commission pour l’usage des langues, au sein de ses Services, dans ses relations avec Les États Membre ainsi que dans la communication avec les citoyens, sur une base de légalité et de légitimité morale, serait un instrument plus qu’utile indispensable, pour son bon fonctionnement et pour son image vis-à-vis des citoyens. Dans cette optique, Athena est disponible à préparer, à titre gracieux, bien évidemment, un projet et à le présenter à l’occasion d’un colloque, d’un séminaire ou au sein d’un groupe de travail qui serait constitué par la Commission pour rationaliser et rendre effectif le plurilinguisme de l’Union.  En effet, cet exercice d’harmonisation des langues officielles constitue un travail de fonctionnaire expérimenté, disposant d’une connaissance approfondie des Traités et du fonctionnement institutionnel de la Commission et des autres institutions. Il doit, nécessairement être mis en relation étroite avec la réalité à l’intérieur des institutions et avec leur mission, il ne peut être confié à des consultants externes, écrivains, journalistes, professeurs ou groupes disparates qui s’improviseraient experts de la question linguistique européenne. Le Rapport Maalouf et ses apparentés ont déjà fait assez de dégâts dans ce domaine d’une très grande technicité et sensibilité.

Conclusions.
Considérer la langue comme un simple et banal instrument de communication c’est comme dire que l’or est précieux parce qu’il brille. La langue préside, avant tout, à la structuration de la pensée, elle confère une échelle d’évaluation des valeurs, une aptitude à l’application du droit, une vision du Monde. Écrire un texte original, devant être traduit dans d’autres langues, dans une langue ou une autre, ne constitue pas du tout un fait anodin, il constitue un choix fondamental parce que la langue originale va façonner le sujet, suivant un dessin caché sous le métier. Les anglophones ont bien compris cela et ils jouent à fond sur cet atout, ce n’est pas pour rien que certains principes fondamentaux de la Communauté ont disparus, peu à peu, de la conception de l’Europe d’aujourd’hui, tel que, par exemple, la préférence communautaire pour ne faire qu’un seul exemple parmi beaucoup d’autres. Lorsqu’on accepte d’examiner un Règlement, une Directive, une stratégie de politique communautaire et, parfois, même de se prononcer sur un texte écrit dans une seule langue originale on a déjà démissionné à contribuer efficacement à la construction européenne. Il est vrai que, dans le contexte actuel, ce n’est pas simple de réfléchir de manière autonome, de se faire une idée précise des enjeux.

On est bombardé de tous les cotés par la propagande de la pensé unique. Les fonctionnaires européens reçoivent  sans interruption, par l’Internet, des documents tous prêts dans tous les domaines sensibles de l’œuvre qui occupe les institutions européennes. Ils n’ont qu’à faire « cut and paste » plus personne n’a la nécessité de réfléchir et de s’informer de sa propre initiative. Il faut comprendre, une fois pour toutes, sous peine de faire échouer définitivement le projet d’unification de l’ Europe, que le problème auquel nous sommes confrontés n’est pas celui de faire traduire, plus au moins correctement, tous les documents officiels et non-officiels au bénéfice des citoyens européens et autres usagers. Le véritable problème est, d’une part, celui des textes originaux, celui de la langue qu’on utilise pour penser et concevoir les textes normatifs et les stratégies, de l’autre, celui de la langue dans laquelle on soumet les documents aux décideurs pour apprécier le texte et se prononcer. Lorsqu’on arrive à une traduction, pour tout le monde, «a posteriori» les jeux sont faits, on est en plein dans un système bloqué.

Le Comité Exécutif d’Athena


nouvelles/presse.gifNouvelles de juillet 2012 (5) - le 24/07/2012 - 23:03 par MAR
Nouvelles de juillet 2012 (5)
- Les Échos (Philippe Bertrand) : Le français, l'anglais et notre crise d'identité (19/07) (lien)
- Jean-Benoît Nadeau : Je t’aime moi non plus, la langue de Patricia Kass (lien)

nouvelles2/sea-france.jpgde Sea France à My Ferry Link ! - le 24/07/2012 - 23:00 par JeanPierre_Busnel_
de démissions en démissions
De Sea France à My Ferry Link !

SeaFrance était une compagnie maritime qui assurait les liaisons transmanches, par ferries, entre Calais et Douvres (c'était une société anonyme détenue à 100 % par la SNCF). Confrontée à de grosses difficultés financières (concurrence du tunnel sous la Manche), elle a été placée en redressement judiciaire en 2011, le Tribunal de commerce de Paris prononçant sa liquidation en fin d'année dernière. Ses navires et les autres actifs dépendant de la liquidation ont été repris par la société Eurotunnel, tandis que l'exploitation sera confiée à une SCOOP (société coopérative et participative) créée par d'anciens salariés de SeaFrance.

Mais sous quel nom se fera cette exploitation, par cette nouvelle société de droit français qui annonce, en outre, recruter l'essentiel de son équipage à Calais ? On vient d'apprendre que ce sera ... My Ferry Link. Le mot France a disparu de la raison sociale. Il était devenu gênant. Il était de trop. A la question de savoir pourquoi un nom "so british" avait été adopté, le président du directoire de ladite coopérative a répondu ceci à un journaliste du quotidien Le Parisien : "La réponse est simple : 85 % de nos passagers sont britanniques.

On n'est pas obligé de croire cela. Il y a gros à parier que si le taux d'utilisation des navires par des anglophones avait été de 40 % ou même de 30 %, il en eût été de même. Pour la Constitution, le français est la langue de la République, mais pour les milieux d'affaires, pour ceux qui pilotent cette opération comme pour les autres, l'anglais est celle du commerce. Il doit donc s'imposer.

Le pouvoir politique a commis une grosse erreur en n'imposant pas une dénomination en langue française pour les entreprises commerciales de droit français, quelle que soit leur forme juridique. Il aurait dû le faire il y a longtemps. Mais encore aurait-il fallu qu'en bon élève de l'école néolibérale il ne soit pas à la remorque du pouvoir économique.

Jean-Pierre Busnel


nouvelles/presse.gifNouvelles de juillet 2012 (4) - le 21/07/2012 - 11:01 par MAR
Nouvelles de juillet 2012 (4)
- 60 millions de consommateurs : Pouce, c'est pas du jeu ou comment la soumission aux anglo-saxons va jusqu'à nous faire adopter leurs mesures rétrogrades [n°472- juin 2012] (lire ci-dessous)
- Jean-Jacques Candelier député Front de Gauche du Nord interpelle les ministres (lire ci-dessous)
- Claude Hagège : Pourquoi les Français sont-ils meilleurs en espagnol qu’en anglais ? 19/07) (lien)
- La Cour de cassation se couche devant l'anglais tout-puissant (lien)

Pouce, c'est pas du jeu - courrier au journal 60 millions de consommateurs [n°472- juin 2012]
Ou comment la soumission aux anglo-saxons va jusqu'à faire adopter leurs mesures rétrogrades
J'aimerais savoir si l'affichage uniquement en pouces, que l'on observe notamment pour les produits informatiques et appareils photo, est légal. Le consommateur est mal informé par cet affichage. Pourquoi n'exigeons-nous pas l'affichage en système métrique qui est d'ailleurs le système international d'unités (SI). sauf erreur de ma part ? Agnès O. par courriel

Réponse du journal :Cette pratique n'est effectivement pas légale. Le système des mesures obligatoire en France est le système métrique décimal, appelé système international d'unités (SI), selon le décret du 3 mai 1961. L'unité de longueur est donc le mètre, et ses divisions. Le décret en question ne prévoit pue de rares exceptions : il autorise, par exemple, à parler en mille et non pas er mètre, lorsqu'il s'agit d'exprimer des distances en navigation maritime ou aérienne.

Jean-Jacques Candelier député Front de Gauche du Nord interpelle les ministres

Question n°195 de Jean-Jacques Candelier (Gauche démocrate et républicaine-Nord) Question écrite - Ministère interrogé > Transports, mer et pêche - Rubrique > langue française Tête d'analyse > défense et usage Analyse > entreprises de transport - Question publiée au JO le 3/07/2012 page : 4272
Texte de la question
M. Jean-Jacques Candelier attire l'attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur l'usage de l'anglais par la SNCF. Cette société vient de baptiser un projet "Speed". Nous avions déjà eu droit à "ID-Night", "S'miles" et "TGV-Family". Il lui demande s'il compte donner des instructions aux dirigeants de la SNCF pour qu'ils cessent d'utiliser l'anglais au détriment du français, langue officielle en France.

Question n°196 de Jean-Jacques Candelier ( Gauche démocrate et républicaine - Nord ) Question écrite
Ministère interrogé > Culture et communication - Rubrique > langue française Tête d'analyse > défense et usage Analyse > médias. actions de l'État - Question publiée au JO le : 3/7/2012 page : 4245
Texte de la question
M. Jean-Jacques Candelier interroge Mme la ministre de la culture et de la communication sur sa politique linguistique, et plus particulièrement sa politique en faveur de la langue française. De nombreuses associations de défense de la langue française, comme le Courriel (Collectif unitaire républicain de résistance, d'initiative et d'émancipation linguistique), par exemple, militent pour l'enseignement et la promotion du français, pour beaucoup symbole des valeurs universelles de la République et de notre souveraineté nationale.

Ce combat est selon lui rendu d'autant plus ardent qu'il pense déceler une stratégie organisée de liquidation de la langue française, à travers l'imposition progressive de l'anglais par l'Union européenne ou encore, à travers cette imposition par les grandes entreprises (le slogan du MEDEF est "ready for the future"). Ce basculement organisé vers l'anglais, notamment dans sa forme américaine, est censé mieux correspondre à la modernité.

En réalité, il est surtout le véhicule de la pensée unique supranationaliste et de l'idéologie libérale et capitaliste. Ce phénomène d'anglicisation à outrance est particulièrement préoccupant car il tend à la fragilisation de la cohésion nationale, à travers une perte d'intégrité psychologique des citoyens, une perte des repères culturels et des problèmes de communication.

Alors que l'article 2 de notre Constitution indique que "la langue de la République est le français", il lui demande la politique qu'elle compte mener en faveur de la promotion du français et comment elle entend lutter contre un envahissement de l'anglais, notamment sur nos écrans de télévision.

Question n°97 de Jean-Jacques Candelier ( auche démocrate et républicaine-Nord ) Question écrite - Ministère interrogé > Éducation nationale - Rubrique > langue française Tête d'analyse > défense et usage Analyse > système éducatif. perspectives
Question publiée au JO le : 03/07/2012 page : 4259

Texte de la question
M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le ministre de l'éducation nationale sur la place de l'anglais dans l'enseignement. Les ministres successifs ont marginalisé la langue française au profit de l'anglais à tous les niveaux de l'enseignement, mettant notre langue ainsi que notre culture en grand danger.

L'orientation donnée s'inscrit dans une volonté d'enseigner précocement l'anglais y compris dans les écoles maternelles et les crèches dès l'âge de deux ans. Or, comme l'ont souligné des linguistes, l'apprentissage des langues étrangères, nécessaire, représente un risque s'il débute avant que la langue maternelle ne soit stabilisée, c'est-à-dire avant un âge qui se situe entre six ans et huit ans.

Il lui demande s'il compte abandonner l'enseignement précoce des langues étrangères qui relève d'une volonté d'imposer l'anglais comme seconde langue maternelle. Il lui demande, en outre, s'il compte abroger les dispositions du code de l'éducation qui permettent d'enseigner des disciplines non linguistiques en langue étrangère et si des sanctions seront prévues pour les manquements à la loi relative à l'emploi de la langue française, en particulier dans l'enseignement supérieur.

Il lui demande, enfin, de bien vouloir se prononcer sur la possibilité d'instaurer des quotas par langue étrangère afin de parvenir à une véritable diversification des langues enseignées et sur la possibilité d'instaurer un grand débat public pour que soit définie la politique linguistique de la France.

Question n°198 de Jean-Jacques Candelier (Gauche démocrate et républicaine-Nord) Question écrite - Ministère interrogé > Enseignement supérieur et recherche
Rubrique > langue française Tête d'analyse > défense et usage Analyse>système éducatif. perspectives - Question publiée au JO le : 03/07/2012 page : 4262

Texte de la question

M. Jean-Jacques Candelier attire l'attention de Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur la mauvaise application de la loi Toubon dans l'enseignement supérieur français. L'article 1er de la loi n°94-665 du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française, dite loi Toubon, stipule que la langue de l'enseignement est la langue française.

En dépit de la législation, le Conseil national des universités autorise désormais la publication de thèses en anglais en France et sciences po Reims et des universités françaises imposent à leurs étudiants des cours en anglais.

Selon lui, il faudrait aller vers de lourdes pénalités pour les établissements incriminés, voire jusqu'à l'interdiction pure et simple des enseignements en anglais. Il demande quels moyens il compte mettre en œuvre pour faire appliquer correctement la loi Toubon dans l'enseignement supérieur.

nouvelles2/lemonde.gifDébat linguistique au journal Le Monde - le 19/07/2012 - 23:55 par MAR
Débat linguistique au journal Le Monde
- La sortie du Royaume-Uni, une solution aux problèmes de l'UE (lettre au Monde 17/07)
- Langue l'anglais : une suprématie Incontestée (lettre au Monde 12/07)
-"Le Monde" en français !"(lettre au Monde - 14 juillet  2012) (lire ci-dessous)
- Les Français, piètres défenseurs du français(lettre au Monde - 07/07/) (lire ci-dessous)

Europe La sortie du Royaume-Uni, une solution aux problèmes de l'UE (Lettre au Monde mardi 17 juillet 2012)

Le spectre d'une Europe sans le Royaume-Uni est évoqué à la "une" du Monde daté 13 juillet. Cette perspective n'est pas un problème, mais une partie de la solution aux problèmes de l'UE. Présente depuis 1973 dans un seul but : affaiblir un continent devenant trop puissant, à la faveur d'une opération politicienne française (le référendum pompidolien destiné à affaiblir la gauche de l'époque).

Depuis cette date, les gouvernements britanniques n'ont eu de cesse de préserver leurs intérêts fiscaux, en particulier, au détriment de l'intégration politique européenne déjà très difficile, encore plus depuis les adhésions de la Bulgarie, de Chypre et celles à venir...

Ce pays déteste - il en a le droit - l'Europe et la France depuis Édouard III et William Pitt. Il préférera toujours, selon le mot célèbre de Churchill à De Gaulle, "le grand large" au continent. Qu'il le prenne, conserve sa livre sterling, sa City, son dumping fiscal et son île de Man, destination de bien des capitaux douteux...

André Fromon
, Strasbourg


Langue l'anglais : une suprématie Incontestée (Lettre au Monde jeudi 12 juillet 2012)

Dans son courrier "Du désavantage linguistique... de parler l'anglais" (Le Monde  du 2 juillet), Graeme Hunter, citoyen britannique, regrette que de nombreuses personnes lui répondent en anglais alors qu'il aimerait parler la langue du pays.

Cependant, les anglophones de naissance ne sont pas les seules victimes de cette agaçante manie. Français sillonnant l'Europe depuis de nombreuses années et m efforçant en général d'apprendre la langue du pays, je ne compte plus le nombre de fois où l'on m'a répondu dans la langue de Shakespeare, en Grèce tout particulièrement.

Récemment, deux jeunes Allemands, que j'avais pris en stop dans le sud de la France, se sont crus obligés d'utiliser les rares mots d'anglais dont ils disposaient pour répondre à mon allemand qui, sans être parfait, était infiniment supérieur à leur anglais exemple caricatural mais malheureusement réel de la servilité de nombreuses personnes envers la langue dominante.

Jean-Jacques Affholdet, Toulouse


"Le Monde" en français !"
(Lettre au Monde)
Samedi 14 - Dimanche 15- Lundi 16 juillet  2012 - page 22)

Courrier (Le Monde-14-16 juillet 2012)
Presse"Le Monde" en français !"

Le courriel "Les Français, de piètres défenseurs du français", de Claude Gisselbrecht (Le Monde du 7 juillet), m'a incité à vous écrire. Les journalistes de la presse écrite française, et notamment ceux du Monde, sont en effet un des groupes d'individus influents les mieux placés pour assurer cette défense et pourquoi pas sa promotion.

Or, force est de constater, malheureusement, que le snobisme anglo-saxon (suivisme ou manque d'imagination ?) caractérise depuis quelques années un certain nombre de journalistes du Monde.

Les expressions anglaises parfaitement traduisibles en français surgissent à tout bout de champ dans les articles et même récemment dans un éditorial. Quelques exemples particulièrement fréquents et irritants : l'horrible "think tank" ne pourrait-il pas être remplacé par cercle de réflexion, laboratoire d'idées ; le sempiternel "low cost" par à bas coût, bas de gamme ; "hedge fund" qui évite d'évoquer la connotation négative de spéculation.

Parmi les plus récents : coach, coming out, sniper, religions center, class actions, private equity, roaming, freemium... faudra-t-il se résigner à avoir un Robert & Collins à portée de main pour lire Le Monde, dont, comme vous l'écriviez récemment, "la mission est d'offrir à ses lecteurs le meilleur contenu disponible en français" ?

Jean Lescureux - Rainneville (Somme)

Bravo au Monde qui a eu le courage de publier cette lettre et ainsi de se remettre en question !
Malheureusement dès la page 25 (3 pages plus loin), on trouve un titre, qui, parlant du défilé militaire du 14 juillet, retombe aussi sec dans les travers dénoncés par Jean Lescureux : "
Les happy fews prennent de la hauteur pour voir le défilé". MAR


Francophonie : Les Français, piètres défenseurs du français (Lettre au Monde)
(Samedi 7 juillet 2012)

Abdou Diouf, secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie, a accordé un entretien au quotidien québécois Le Devoir, à l'occasion du Forum mondial de la langue française» qui s'est tenu à Québec du 2 au 6 juillet (Géo et Politique du 2 juillet). Il dénonçait le désintérêt de la France pour la francophonie, en déclarant, notamment : "Les universitaires et les intellectuels s'en moquent; C'est la nouvelle trahison des clercs..."

On y apprend aussi que Québécois et Africains - 85% de francophones d'ici à 2050 - sont les plus grands défenseurs du français! Et nous ? De toute évidence, nous sommes passés à côté, et c'est ce qui rend la situation quelque peu préoccupante... Dans son pays, Abdou Diouf avait succédé à Léopold Sédar Senghor, qui disait : "Le français, ce sont les grandes orgues, qui se prêtent à tous les timbres, à tous les effets, des douceurs les plus suaves aux fulgurances de l'orage." A savourer et méditer !

Claude Gisselbrecht,- Augny (Moselle)


 


nouvelles/presse.gifNouvelles de juillet 2012 (3) - le 16/07/2012 - 22:41 par MAR
Nouvelles de juillet 2012 (3)
- Les jeunes péquistes exigent une nouvelle loi 101 16/07/2012) (lien)
- La cour de cassation se couche devant l'anglais tout-puissant (lien)
- Intervention d’Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée des Français de l’Étranger, devant la communauté française à Bruxelles (14 juillet 2012) (lire ci-dessous et lien)

Intervention d’Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée des Français de l’Étranger, devant la communauté française à Bruxelles (14 juillet 2012) 
Intervention intéressante de la ministre déléguée des Français de l’Étranger dont on peut relever ce passage :
"La langue française doit demeurer largement utilisée dans les institutions européennes. Vous qui parlez et travaillez souvent en anglais, vous ne devez pas oublier pour autant votre langue maternelle, y compris dans le quotidien de vos activités professionnelles. C’est une responsabilité forte. Elle vous incombe en partie.
Si les Français ne donnent pas l’exemple en utilisant le plus souvent possible notre langue, nous risquons de voir disparaitre le multilinguisme qui fait l’identité du projet européen, en constitue la richesse et l’une des forces." Si d'aussi belles déclarations pouvaient être suivies de faits... MAR (lire le texte entier)


Drapeau-Quebecois.jpg2012 : au Québec il s’est passé quelque chose - le 09/07/2012 - 23:12 par Albert_Salon
En 2012, c’est au Québec qu’il s’est passé quelque chose

En effet, en France, nos associations groupées avaient, le 18 juin 2011, dans une belle diversité de nations, de couleurs de peau et d’orientations politiques, réussi leur manifestation au Panthéon et leur marche internationale dans le Quartier latin pour le français et la diversité culturelle de l’Europe et du monde. Mais elles n’avaient pas réussi à briser le mur des plus grands des médias français. Seuls l’AFP, l’internet, des revues associatives et des journaux locaux, en ont rendu compte de manière objective.

En cette année électorale 2012, nos associations n’ont réussi à faire signer leur fiche de dix engagements pour le français que par quelques-uns des candidats à la Présidence de la République et des candidats à la députation, les plus proches a priori de nos idées. Les principaux partis n’ont pas daigné répondre. Et, si elles sont parvenues à réunir les signatures de 50 hautes personnalités de France et d’ailleurs sous une pétition pour le français et la Francophonie, les grands médias ont soigneusement occulté cette pétition.

En revanche, dans une étroite concertation avec les associations et divers mouvements québécois promoteurs de la langue française et de la personnalité nationale du Québec, Avenir de la langue française, appuyée par deux autres associations françaises, a pu modestement contribuer à faire, des deux dernières des manifestations importantes organisées par les Québécois en 2012, un succès pour l’affirmation du français et des communautés francophones organisées ou non en États :

I) Les manifestations du printemps au Québec :
- 1) celle, massive, de centaines de milliers d’étudiants depuis le 22 mars et pendant près de quatre mois, sur les frais de scolarité dans l’enseignement supérieur, a bien porté sur un modèle de société opposé à celui des Anglo-saxons et des libéraux du Québec, mais n’a pris, en somme, que vers la fin - et marginalement – un peu de la tournure que souhaitaient lui voir prendre les partisans du français et de l’indépendance ;

- 2) celle, massive elle aussi, du Jour de la Terre, le 22 avril, contre des projets peu écologiques du gouvernement de M. John James Charest, a opéré une jonction – encore modeste – avec la manifestation permanente des étudiants, et a assez bien accueilli en son sein la participation de mouvements indépendantistes ;

- 3) une troisième manifestation – proprement nationale et indépendantiste, celle-là - lors de la Journée annuelle des Patriotes (commémorant le soulèvement des Patriotes québécois en 1837-38 contre le régime impérial britannique) a rassemblé une foule importante, plus nombreuse et ardente que l’année précédente ;

- 4) le 12 mai, à Montréal, le Mouvement Québec français (MQF) et le Mouvement Montréal français (MMF) ont organisé pour plusieurs centaines de personnes une visite guidée - de protestation - des hauts lieux d’anglicisation de la métropole montréalaise.

II) Les manifestations de juillet dans la capitale du Québec :

- 1) du 2 au 6 juillet, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le Gouvernement fédéral canadien et le gouvernement de l’État du Québec, ont organisé ensemble le Forum mondial de la langue française. Prévu par le Sommet francophone de 2010 à Montreux, pour préparer les décisions de politique du français et de la Francophonie à prendre par les Chefs d’État et de gouvernement lors de leur Sommet des 12 au 14 octobre 2012 à Kinshasa, ce Forum international a réuni 1.300 personnes venues des principaux pays membres de l’OIF et d’ailleurs, de 104 pays au total. En grande majorité des jeunes, dans un amalgame de cultures et dans des festivités colorées et de qualité. Il eût pu y avoir plusieurs dizaines de jeunes supplémentaires, si le gouvernement canadien n’eût pas refusé de leur accorder des visas.
Notons que, en partie grâce au travail de préparation de nos associations, des liens utiles ont pu être établis ou confirmés entre plusieurs des principaux Français présents et nos partenaires des Mouvements nationaux québécois, ainsi qu’avec les chefs des manifestations étudiantes du printemps.
Outre la bonne organisation, la joyeuse diversité, la convivialité, la fête, et la grande qualité de la plupart des intervenants, des contacts et échanges, des conférences et des ateliers et tables rondes,

il ressort de ce Forum mondial
:

- la prise de conscience enfin officielle de l’urgence pour l’OIF de se préoccuper sérieusement de l’avenir de l’écosystème francophone, d’agir ensemble avec vigueur pour affirmer le français et la Francophonie dans le monde, contre l’offensive de très grande envergure qui est menée par l’Empire ; M. Abdou Diouf ("Nous devons être des indignés linguistiques !") appelle à "une multipolarité linguistique" ; M. Jean Tardif, sociologue, nomme "hyperculture globalisante" ce qu’en France nous condamnons sous les noms d’Empire et de sa Superclasse mondiale. ;

- l’intervention fort remarquée et médiatisée, en plénière et en table ronde, du grand linguiste Claude Hagège, Professeur au Collège de France, membre d’ALF ; recommandant d’éviter les consensus mous, de "faire du ronron", de se contenter d’"assises mondaines" de la Francophonie, alors que "nous sommes en guerre !" ; selon lui, le problème n’est pas la mondialisation – phénomène neutre en soi - mais le mondialisme, l’accaparement de la mondialisation par le plus puissant du moment, c’est-à-dire l’américanisation, l’imposition d’une langue unique pour porter une "pensée unique" servant les intérêts de l’Empire ; il affirme qu’au Québec il est très dangereux pour le maintien de la langue française d’introduire un enseignement renforcé de l’anglais et une sorte de bilinguisme précoce dans les petites classes ; il conclut son propos par un "Vive la francophonie québécoise libre !" ;

- il s’agit, dans les sciences, le monde du travail, les réseaux sociaux francophones, l’internet et le monde numérique, l’accès au matériel et aux logiciels libres, en fait dans tous les domaines, de faire exister pleinement, à côté de l’anglais, les autres grandes langues de communication et de culture, dont le français ;
- le multilinguisme est donc revendiqué comme un enjeu majeur à traiter au prochain Sommet francophone ;

- le multilinguisme est à double voie : d’une part affirmer le français dans toutes ses fonctions parmi les quelques grandes langues internationales, mais aussi reconnaître les langues africaines et autres au sein même de la Francophonie (peut-être même, dans l’esprit des gouvernements organisateurs du Forum, de l’anglais dans la Maison francophone ?...) ;
- la circulation des biens et surtout des personnes doit être facilitée dans l’espace francophone, par l’assouplissement des politiques d’attribution de visas, et l’élaboration de documents présentant quelques caractéristiques d’un "passeport francophone" ;

- un rapport sur l’application réelle par les États membres de la Francophonie des décisions et orientations de la Communauté, notamment sur l’utilisation et l’illustration de la langue française sera présenté aux chefs d’État, en vue de leur plus grande mobilisation ;

- quinze résolutions rassemblant ce qui précède vont être adressées aux chefs d’État et de gouvernement pour leur Sommet d’octobre 2012 à Kinshasa ;

- il sera proposé aussi aux chefs d’État de décider de l’organisation en 2015 d’un deuxième Forum mondial du français.

En marge du Forum, le choix fait ces dernières années par les chefs d’État et de gouvernement de tenir le Sommet en octobre à Kinshasa ayant été confirmé récemment par l’OIF, reste contesté dans les couloirs, où le bruit a couru que les pressions fortes exercées sur le Président français – qui n’a pas envoyé son ministre de la Francophonie à Québec – et sur les Premiers Ministres du Canada et du Québec, pourraient amener ces trois Chefs, et d’autres dans leur sillage, à renoncer à être en personnes au Sommet, voire à amener l’OIF à le reporter à l’an prochain en un autre lieu.

- 2) le 2 juillet a pu avoir lieu à Québec, avec des participants venus par cars affrétés de Montréal et de quatre autres villes du Québec, un ensemble de manifestations pour le français et l’indépendance, en contre-point de l’ouverture du Forum mondial. Organisées par la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal avec le concours de sept autres mouvements pour le français et la souveraineté (le FFI-France et le FFI-Québec ayant été mentionnés dans l’invitation). Une marche et un grand rassemblement de plusieurs centaines de personnes devant le Palais des Congrès, Parc de la Francophonie, de la Ville. Divers ateliers, conférences, tables rondes et kiosques d’information à l’Impérial et à l’École normale d’Administration publique (ENAP). (Dont une conférence et un débat sur le droit historique à la nationalité française revendiqué par les descendants des Français et des métis qui vivaient en Nouvelle France avant le traité de Paris de 1763). Pour exiger le renforcement de la Charte de la langue française (loi 101) au Québec, et un sursaut linguistique et national contre la politique d’étouffement de la langue française et de la culture québécoise par les gouvernements conservateurs et libéraux au Canada, partisans - non déclarés mais très actifs - de la langue unique impériale.

- 3) Enfin, M. Yves-François Blanchet, député de Drummond, délégué du Parti québécois (PQ, opposition), a réuni à l’Assemblée nationale du Québec des représentants de la Fédération des Étudiants, meneurs des manifestations contre la hausse des frais de scolarité, et des délégués représentant au Forum mondial la société civile de chacun des cinq continents, pour des échanges animés.

C’est la conjonction de l’ensemble de ces manifestations, le nombre total de leurs participants, la porosité entre plusieurs d’entre elles, et la montée progressive de la conscience de poser aussi la question de la langue nationale et de l’indépendance jusque dans les deux premières citées, qui peuvent nourrir l’espoir de "revoir une jeunesse québécoise" au sens où, en France, avant 1958, le Général de Gaulle rêvait de "revoir une jeunesse française".

Le Québec a été plongé depuis des décennies dans l’hébétude par le matérialisme, une propagande anglo-fédéraliste et libérale incessante et d’une redoutable efficacité, ainsi que par l’échec des deux referenda de 1980 et de 1995, et le navrant exemple d’aboulie nationale et francophone donné par la France depuis 1974.

Si le Québec sortait de cette hébétude, il montrerait la voie à une France encore endormie, Gulliver attaché par ses cheveux aux innombrables petits piquets plantés pendant son sommeil par les Lilliputiens impériaux et bruxellois, et par ses "collabos de la pub et du fric" (Michel Serres).
Les associations françaises et québécoises sont déterminées à poursuivre leur collaboration et à nourrir ensemble leurs espoirs partagés, leurs avenirs respectifs étant de plus en plus étroitement liés.

Albert Salon, docteur d’État ès lettres, ancien ambassadeur, président d’Avenir de la langue française et du Forum francophone international (FFI-France)


nouvelles2/danone.jpgDanone doit traduire en français ! - le 09/07/2012 - 22:50 par MAR
Danone: des salariés obtiennent
la traduction en français du logiciel interne
AFP - 6 juillet 2012
Grenoble — Des salariés d'une usine Danone en Isère, qui avaient attaqué en justice leur employeur pour lui demander la traduction en français d'un logiciel informatique écrit en anglais, ont obtenu gain de cause, a-t-on appris vendredi auprès du Tribunal de grande instance de Vienne.

Le tribunal a ainsi jugé jeudi "recevable" l'argument selon lequel la loi Toubon du 4 août 1994, qui impose "l'usage obligatoire de la langue française", notamment dans les entreprises, devait être respectée.

"Nous sommes très contents, nous avons mené une bataille qui n'était pas simple, mais finalement nous avons eu raison de le faire", s'est réjoui Mario Pisanu, délégué CGT.
La CGT, le comité d'établissement, ainsi que le comité d'hygiène et de séc
urité des conditions de travail (CHSCT) de l'usine Danone de Saint-Just-Chaleyssin avaient assigné en justice Danone, lui reprochant la mise en place, courant 2011, d'un logiciel de gestion entièrement en anglais.

Environ 200 des 300 salariés de l'entreprise étaient amenés à utiliser ce logiciel professionnel qui équipe par ailleurs les autres sites du groupe dans le monde, selon le syndicaliste.
"C'est une véritable barrière pour les salariés qui ne parlent pas cette langue et une forme de discrimination", fait valoir M. Pisanu.

Un logiciel et des lexiques de traduction avaient été proposés par la direction, mais jugés "difficile d'utilisation" et "pouvant engendrer des erreurs" par les représentants du personnel.
"Ces initiatives ne peuvent constituer que des palliatifs", a souligné le tribunal, qui relève que les logiciels sont "toujours en langue anglaise et donc non-compréhensibles, de façon évidente, pour des citoyens français".

La société, qui a six mois pour procéder à la traduction du logiciel sous peine d'une amende de 1.000 euros par jour, a indiqué qu'elle "envisageait de faire appel de la décision".
"C'est une décision regrettable, mais j'en prends acte. Les services fonctionnaient parfaitement bien jusqu'ici", a déclaré le directeur de l'usine, Denis Hermant.

voir la vidéo Danone, la CGT et la langue française

nouvelles2/forum_langue_francaise.jpgFin du Forum mondial de la langue française de Québec - le 08/07/2012 - 23:47 par MAR
La fin du Forum mondial de la langue française de Québec
- Le compte-rendu d'Albert Salon sur le Forum mondial et les évènements du Québec (lien)
- Francophonie - Le réveil (Le Devoir 07/07) (lien)
- OIF : Mission réussie pour le 1er Forum mondial de la langue française ! (06/07) (lien)
Des visas et du web, demandent les jeunes au forum (Nouvel Observateur 06/07) (lien)
- Forum mondial - Vers une charte du multilinguisme ? (Le Devoir 04/07) (lien)

nouvelles2/forum_langue_francaise.jpgLe Forum mondial de la langue française de Québec (2) - le 05/07/2012 - 20:48 par MAR
Autour du Forum mondial de la langue française de Québec (2)

- Le Forum mondial de la langue française (site officiel) (lien)
Claude Hagège s’oppose à l’enseignement intensif de l’anglais (Le Devoir, 5/07) (lien)
- Métro : Et si on parlait français ? (6/07) (lien)
- Jean-Claude Amboise : Le français est une mélodie en soi ! (6/07)


nouvelles2/forum_langue_francaise.jpgLe Forum mondial de la langue française de Québec. - le 04/07/2012 - 22:41 par MAR
Autour du Forum mondial de la langue française de Québec
- Abou Diouf : "Nous devons être des indignés linguistiques" (Libération, 3/07) (lien)
- Le Monde : L'Afrique, phare de l'avenir du français (lien)
- Claude Hagège : "Imposer sa langue, c'est imposer sa pensée" (Le Vif, 2/07) (lien)
- Benjamin Damade : Francophonie : la France peu encline à défendre sa langue (lien)
- Le Maire de Paris, Bertrand Delanoë à Québec (lien)

nouvelles/presse.gifNouvelles de juillet 2012 (2) - le 03/07/2012 - 22:30 par MAR
Nouvelles de juillet 2012 (2)
- DGLF : Jeux Olympiques, pour parler sport : dites-le en français (4/07) (lien)
- Humeurs : le franglais de tous les jours, "by passer" la Love Intelligence… (3/07) (lien)
- Le Conseil municipal de Grigny (69) adopte le Manifeste progressiste pour la défense de la langue française (3/7) (lien)
- Les 7èmes Jeux de la Francophonie présentés au Forum de la langue française  (lire ci-dessous)
- Le Décès d'Élisabeth Boullé (Ïle Maurice) (lien)

Les VIIèmes Jeux de la Francophonie présentés
lors du Forum mondial de la langue française à Québec

La Francophonie a saisi l’opportunité du Forum mondial de la langue Française à Québec, grand rassemblement organisé autour de la jeunesse francophone, pour présenter la prochaine édition des Jeux de la Francophonie qui auront lieu en France, à Nice, du 6 au 15 septembre 2013.

Les Jeux de la Francophonie représentent le plus grand événement sportif et culturel de la Francophonie dédié à la jeunesse. Ils sont organisés tous les 4 ans durant l’année post-olympique, sous l’égide de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) par le Comité international des Jeux de la Francophonie (CIJF) et le Comité national des Jeux de la Francophonie (CNJF).

Les 75 États et gouvernements de la Francophonie sont invités à participer à la manifestation. Les organisateurs ont d’ores et déjà enregistré 51 États engagés pour cette prochaine édition. Plus de 3 000 jeunes talents, sportifs ou artistes, des milliers de spectateurs et de jeunes bénévoles ainsi que des millions d’auditeurs et téléspectateurs sont attendus pour ce rendez-vous qui témoigne d’un engagement renforcé de l’OIF en faveur de la jeunesse.

L’édition 2013 sera moderne, éco-responsable et placée sous le signe des valeurs de solidarité, de diversité et d’excellence. Au programme : 7 compétitions sportives, 7 concours culturels et 2 nouveaux concours de création écologique et numérique. De nouvelles disciplines insuffleront à l’événement une dynamique renforcée : la lutte libre et la lutte africaine pour la partie sportive, les arts de la rue pour la partie culturelle avec trois épreuves : jonglage en style libre, marionnettes géantes et hip-hop.
Les présélections culturelles ont démarré et se déroulent actuellement dans les pays membres de la Francophonie. Une tournée des jurys culturels régionaux, mandatés par le CIJF, est prévue en octobre 2012, afin de procéder au classement des artistes puis à leur sélection définitive prévue d’ici le 30 novembre 2012.

Les qualifications sportives auront lieu avant le 15 décembre 2012, et seront organisées par le CIJF en liaison étroite avec les fédérations sportives internationales partenaires.

Pour plus d’information : www.jeux.francophonie.org

Pour rappel, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) compte 56 États et gouvernements et 19 observateurs. www.francophonie.org


nouvelles/presse.gifNouvelles de juillet 2012 - le 02/07/2012 - 23:13 par MAR
Nouvelles de juillet 2012
- Québec accueille le premier Forum mondial sur la langue française (2/7)  (lien)
- Causeur : Globish spoken ou Moscovici petit cadre commercial de l'anglomanie  (2/7) (lien)
- Marianne2 : Langue française et monde multipolaire : l'urgence d'une stratégie (1/7)  (lien)
- Référence.be :
15 insupportables expressions professionnelles
(lien)
- Référence.be : 5 insupportables expressions en "franglais" (lien)



nouvelles2/francophonie2.jpgAux dirigeants francophones : sortir du "tout anglais" - le 29/06/2012 - 20:02 par MAR
autour du Forum mondial de la langue française de Québec
Appel aux dirigeants francophones à sortir du "tout anglais"

Comme le rapporte le quotidien Libération (Casablanca) : "
Une quarantaine de personnalités invitent depuis mardi la population des pays francophones à signer un appel pour sortir de "l'obsession" du "tout anglais" et presser leurs dirigeants de mettre en œuvre une "vigoureuse politique d'affirmation linguistique".  Une initiative qui prend toute sa place avant le
Forum mondial de la langue française du 2 au 6 juillet 2012 à Québec

APPEL

Langue française et monde multipolaire
l’urgence d’une stratégie

  
Nous envisageons l’avenir de la langue française avec confiance. En dépit des fausses évidences.

    Un monde multipolaire émerge sous nos yeux. Il contribue manifestement à rééquilibrer les activités de la famille humaine non seulement dans les domaines économique, financier et politique, mais également dans les domaines culturel et linguistique. Sous toutes les latitudes, de la Chine à la Russie, du Brésil à l'Inde, des politiques linguistiques se décident, de nouveaux espaces linguistiques s’organisent et s’affirment.

    Cette nouvelle donne remet en cause l'idée même du monopole d’une langue unique dans la communication mondiale. Les grandes langues internationales qui se maintiendront ou qui surgiront ne le devront pas au simple fait du hasard. Elles le devront en grande partie à la manière dont seront exploités les atouts dont chacune dispose.

    Émergente, cette configuration culturelle et linguistique globale est une chance pour l’avenir mondial du français, langue qui dispose de larges atouts.

- Par l’Histoire : au fil des siècles, la langue française s’est illustrée en portant très loin les outils critiques d’une pensée libre et singulière et les progrès des sciences. Elle a exprimé les grands principes des Lumières et les a offerts au monde. Successivement, elle a été l’instrument de l’émancipation sociale, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et de l’émergence d’institutions pour la communauté des nations.

- Par son universalité : la langue française est utilisée sur toute la planète par de très nombreuses nations à l’intérieur d‘elles-mêmes comme dans leurs rapports avec le monde, ainsi que dans les activités scientifiques et technologiques les plus avancées, de la génétique moléculaire à la conquête spatiale.

- Par son statut de langue de travail et de langue officielle du système des Nations Unies et de nombreuses organisations internationales, continentales et régionales, et par le statut de la France de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.

- Par la démographie : avec la perspective de plus d’un demi-milliard de locuteurs francophones pour le milieu du siècle, principalement grâce à l'Afrique, mais également à la France qui devrait devenir le pays le plus peuplé du continent européen après la Russie.

    Ces atouts sont considérables. Ils constituent des leviers puissants pour que la langue française, dans le respect de la diversité des langues et des cultures des peuples qui composent l’espace francophone, continue à jouer le rôle qui est le sien depuis des siècles.     Ces leviers, que d’autres nous envient, doivent être saisis avec détermination et constance.

    En priorité, les décideurs des secteurs public et privé du monde francophone doivent quitter le modèle dominant qui a façonné leur existence au siècle dernier et ajuster leurs choix au monde multipolaire tel qu'il advient. La soumission, la démission et la résignation linguistiques constituent les véritables menaces pour l’avenir de notre langue.

    Le “tout anglais“ constitue une obsession d’un autre temps et d’un autre monde. Il est une impasse d'où il faut au plus vite sortir dans l’intérêt des peuples ayant le français en partage.

    Notre confiance en l’avenir de la langue française n’est pas naïve. Elle appelle une vigoureuse politique d’affirmation linguistique. Cette politique doit comprendre notamment :

- l’application stricte des législations linguistiques nationales quotidiennement bafouées par les intérêts particuliers et le conformisme ambiant, aussi bien dans les secteurs public que privé, notamment pour le français langue du travail ;

- la diversification de l’enseignement des langues étrangères et des filières bilingues vers plusieurs grandes langues dont celles des pays émergents (arabe, chinois, espagnol, portugais) ;

- l’exigence de la publication en français, et dans d’autres langues si nécessaire, de tous les travaux issus de la recherche médicale et scientifique publique dans l’ensemble des pays francophones ;

- la circulation facilitée pour les étudiants, les écrivains et les artistes, ainsi que les chercheurs de l’espace francophone tant il est évident qu'il n’y a pas de francophonie si les francophones sont interdits de circulation dans cet espace ;

- un appui massif à la numérisation des patrimoines anciens et vivants de l’ensemble des pays francophones afin d’assurer la présence du français et des langues partenaires dans l’espace virtuel devenu un lieu essentiel de communication, de mobilisation et de rassemblement ;

- le renforcement de la recherche sur les systèmes de traduction automatique et leurs implications industrielles, afin d’assurer la présence du français parmi les grandes langues pivots qui s’imposeront dans l’intercommunication planétaire ;

- la priorité d’une politique bilatérale et multilatérale, forte et pérenne, en direction de l'Afrique francophone pour le développement optimal de son système éducatif ;

- l’utilisation de la langue française par les représentants des pays francophones dans les organisations continentales et internationales.

    Il ne s’agit pas pour le monde francophone de se dresser contre la langue anglaise ou contre toute autre langue. Il s’agit d’ouvrir nos yeux sur la réalité nouvelle, et de mettre en œuvre, dans le contexte de la mondialisation multipolaire, une stratégie offensive pour la langue française, qui assurera son avenir en valorisant ses nombreux atouts.

    Nous appelons les citoyens des pays francophones à exercer leur vigilance individuelle et à développer leur mobilisation collective pour que soit respecté l’usage de notre langue mondiale en partage. Nous appelons fermement nos gouvernements à réviser radicalement leur politique et leur pratique linguistiques, à abandonner les discours de circonstance sur la francophonie et à relever le défi de l’affirmation déterminée de la langue française dans la polyphonie du nouveau monde.

parmi les premiers signataires :
Louise Beaudoin députée de Rosemont, Québec
Karim Beyekhlef directeur, Centre de recherche en droit public, Université de Montréal
Marie-Roger Biloa directrice du mensuel Africa international
Daniel Boyer secrétaire général de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ)
Pape Diouf ancien président de l'Olympique de Marseille
Dominique Gallet producteur du magazine télévisé Espace francophone
Paula Jacques écrivain
Antonine Maillet écrivain
Jean-Tabi Manga recteur, Université de Yaoundé
Luc Martin-Chauffier syndicaliste
Dominique Noguez écrivain
Zachary Richard auteur, compositeur, interprète
Jean-Louis Roy historien, écrivain, diplomate, responsable de l'Observatoire mondial des droits de l'Homme
Awa N'Diaye présidente d'Espace Afrique International & Francophonie
Sumihiko Seto professeur de l'université à Tokyo
Marc Fiévet Directeur École Supérieure des Affaires, Namur, Belgique

lire l'appel
et la liste complète des signataires sur le site francophonesdumonde.org


nouvelles/presse.gifNouvelles de juin 2012 (3) - le 19/06/2012 - 15:37 par MAR
Nouvelles de juin 2012 (3)
- Forum de la langue française de Québec du 2 au 6 juillet 2012 (lien)
- Manifestation citoyenne lors du Forum de la langue française de Québec (lire ci-dessous)
- Hector Bianciotti, le français pas à pas sur France 3 [Espace francophone] (20/06) (lire ci-dessous)
- "Le Québec et le français en 2012 : une résurgence ?" entretien d'Albert Salon avec François Gauthier et Gilles Rhéaume (
cliquez pour écouter l'émission)

- Manifestation citoyenne lors du Forum de la langue française de Québec 

Forum de la langue française 2012 qui aura lieu à Québec, du 2 au 6 juillet prochain
Le gouvernement de l'anglophone Stephen Harper premier ministre du Canada et le gouvernement de l'anglophile John James Charest (dit Jean Charest), premier ministre du Québec vont tenir une opération d'occultation de la réalité au Canada, en particulier de la réalité des menaces à la langue française au Québec.
Comme les publicités pour certaines marques de savon il y aura blanchissage de la situation avec un savon qui lave plus blanc que blanc.
Dans pareille opération de blanchissage, il vaut mieux ne pas avoir dans les salles des intervenants compétents pour critiquer le discours officiel...
De nombreux représentants des organisations civiles militantes pour la défense du français au Québec ont donc été exclus du Forum de la langue française 2012.

Les organisations suivantes tiennent à manifester une opinion différente des choses :
> Mouvement Québec français (MQF)
> Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB de Montréal)
> Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
> Fondation Lionel Groulx
> Ligue internationale des scientifiques pour l'usage de la langue française (LISULF)
> Syndicat de la fonction publique (SFPQ)
> Impératif français (IF)
> Forum francophone international - Québec (FFI- Québec)
Il y aura manif, conférences et kiosques d'information à l'École nationale d'administration publique (ÉNAP) le 2 juillet à partir de midi. Voir l'appel à manifester


Hector Bianciotti, le français pas à pas sur France 3
[Espace francophone] (20/06)

Mercredi 20 juin 2012 sur France 3 : Hector Bianciotti, le français pas à pas

L’écrivain et académicien Hector Bianciotti s’est éteint à Paris, la ville qu’il chérissait.

En 1955, il quitta l’Argentine, son pays natal, passa par l’Italie et l’Espagne avant de s’installer en France en 1961. Il “quittera“ aussi sa langue espagnole pour écrire en français, une langue qui, comme il aimait le dire, lui ressemble davantage.

À l’occasion de la sortie de son livre “Le pas si lent de l’amour“ (Gallimard), Mona Makki avait eu le privilège de l’accompagner dans un périple qui les avait menés, de Rome à Paris, sur des lieux qui ont fortement marqué la jeunesse difficile et l’œuvre de cette grande figure “élégante“ et talentueuse de la littérature d’expression française.

L’émission Hector Bianciotti, le français pas à pas sera diffusée par France 3 le mercredi 20 juin (vers 1h du matin) puis par les chaînes de l’outre-mer français, Canal France international, Télé-Bruxelles ainsi qu’une trentaine de télévisions nationales francophones.
Par ailleurs, cette émission sera bientôt en ligne sur le site du magazine Espace francophone :
www.tv-francophonie.com

nouvelles/presse.gifNouvelles de juin 2012 (2) - le 13/06/2012 - 23:40 par MAR
Nouvelles de juin 2012 (2)
Organisation Internationale de la Francophonie : Guide pratique de la langue française dans les organisations internationales (13/06) (lien)
- Jean-Marie Klinkenberg, pt du Conseil de la langue française : Lutter contre le tout-à-l'anglais en Europe : Passéisme ou exigence de justice ? (13/06) (lien)
- Le nouveau Grand dictionnaire terminologique est en ligne (lien)

Hector Bianciotti, le français pas à pas sur France 3 [Espace francophone] (20/06)

Mercredi 20 juin 2012 sur France 3 : Hector Bianciotti, le français pas à pas

L’écrivain et académicien Hector Bianciotti s’est éteint à Paris, la ville qu’il chérissait.

En 1955, il quitta l’Argentine, son pays natal, passa par l’Italie et l’Espagne avant de s’installer en France en 1961. Il “quittera“ aussi sa langue espagnole pour écrire en français, une langue qui, comme il aimait le dire, lui ressemble davantage.

À l’occasion de la sortie de son livre “Le pas si lent de l’amour“ (Gallimard), Mona Makki avait eu le privilège de l’accompagner dans un périple qui les avait menés, de Rome à Paris, sur des lieux qui ont fortement marqué la jeunesse difficile et l’œuvre de cette grande figure “élégante“ et talentueuse de la littérature d’expression française.

L’émission Hector Bianciotti, le français pas à pas sera diffusée par France 3 le mercredi 20 juin (vers 1h du matin) puis par les chaînes de l’outre-mer français, Canal France international, Télé-Bruxelles ainsi qu’une trentaine de télévisions nationales francophones.
Par ailleurs, cette émission sera bientôt en ligne sur le site du magazine Espace francophone :
www.tv-francophonie.com

Drapeau-Quebecois.jpgQuébec et le français 2012 : une résurgence ? - le 10/06/2012 - 21:58 par Albert_Salon

Le Québec et le français en 2012 : une résurgence ?

Nous observons tous, ici en France, qu’au Québec, en quatre mois de plus en plus agités, les protestations des étudiants puis des adultes contre l'augmentation forte des droits d'accès à l'enseignement supérieur, et contre la loi 78 par laquelle le gouvernement de M. J. Charest a voulu restreindre le droit à manifester, sont en train de prendre une tournure plus politique.
Nos associations pour le français avaient, depuis quelque temps, déjà fait état de l’ampleur croissante de la mobilisation. Non sans prudence, car les manifestations ne nous paraissaient pas encore présenter un caractère de résurgence sensible du souverainisme.

Nos grands médias français ont commencé, eux, à s'y intéresser.
Ils ne sont, hélas, nullement saisis par un engouement pour la souveraineté du Québec, pour la Francité ou pour la Francophonie.

Ils sont plutôt mus par le désir de voler au secours du cher modèle social qui leur rappelle tellement celui de la France, notamment par le faible coût - pour les bénéficiaires - des services publics dans leur ensemble et, en l’occurrence, des études supérieures.

Peut-être (un peu) aussi parce que le "printemps érable" leur a paru, comme feu le "printemps arabe" auquel l’Empire et ses vassaux d’ "Occident" ne furent pas tout-à-fait étrangers, annoncer une remise en cause tant du système d’exploitation économique, dans le sens de ce que veut une partie de la gauche qui vient d’arriver au pouvoir en France avec le soutien massif de ces mêmes médias, que du modèle social libéral anglo-saxon, opposé à celui qu’ils continuent à vanter....

Les pouvoirs libéraux et fédéralistes en place à Ottawa comme dans la "vieille capitale" de l’ancienne Nouvelle France semblent d’ailleurs s’inquiéter sourdement. Le peuple québécois réputé "anesthésié" pourrait en effet comprendre que la soumission au fédéral lui est nuisible non seulement dans les domaines du modèle social étatiste, mais encore dans tous les domaines qui relèvent normalement de l'autorité propre d'un État.

Les indépendantistes minoritaires, quant à eux, se reprennent à rêver de "Québec un pays"..
Quoi qu’il en soit, pour les relations franco-québécoises, ces attitudes présentent un double avantage:
- celui de créer un pont médiatique entre les deux Nations ;
- celui de créer la "possibilité d'une solidarité" plus affirmée que ces dernières années, sinon entre les deux États, tous deux liés à l’Empire, du moins entre les "sociétés civiles" - et d’abord nous autres - au cas où les manifestations québécoises tourneraient à une affirmation plus "francophone et nationale".

En France comme ailleurs, des débats et émissions dans les médias commencent à être consacrés à la question du Québec.
En ce début d’été, des évènements s’y prêtent :

- le 18 juin, anniversaire de l’Appel du Général de Gaulle en 1940, et premier anniversaire de la grande manifestation - très internationale - pour le français, la Francophonie et la diversité linguistique et culturelle de l'Europe et du monde, qu' Avenir de la langue française avait organisée le 18 juin 2011 au Panthéon et dans le Quartier latin, en y entraînant 43 autres associations et mouvements, avec une participation remarquée de souverainistes québécois avec leurs drapeaux et leurs pancartes ; des émissions de radio marqueront ces deux anniversaires
- le 24 juin, Saint-Jean et fête nationale du Québec ;
- le 22 juillet, le 45ème anniversaire du "Vive le Québec libre !" lancé par le Général de Gaulle du balcon de l’Hôtel de Ville de Montréal ;

- du 2 au 6 juillet, le Forum international sur la langue française organisé à Québec par l'OIF et les deux gouvernements libéraux d’Ottawa et de Québec pour préparer le Sommet francophone d'octobre 2012 à Kinshasa ;

Dans ce Forum, les militants de nos associations françaises, parmi beaucoup de colloques et débats intéressants (voir le site www.programmation.forumfrancophonie2012.org ) noteront :
- le "Marché aux idées" ;
- le débat sur le français au travail, avec la participation de notre compatriote et ami Jean-Loup Cuisiniez (du syndicat CFDT) ;
- la présence active du Pr François Grin, de l’Université de Genève, qui a réalisé, entre autres, de remarquables études sur les dizaines de milliards de dollars que vaut au monde anglo-saxon la prépondérance de plus en plus écrasante - sans cesse renforcée par les intéressés - de la langue anglaise dans le monde ;
- la présence de deux présidents d’associations françaises amies, M. Jean Guion, de l’Alliance francophone, et M. Daniel Miroux, membre d’ALF et de DLF, président de l’Alliance Champlain, sise à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) ;
- la présence de cet autre ami très proche : M. Joël Broquet, Directeur du Carrefour des Acteurs sociaux (Paris) ;
- le 3 juillet, la table ronde "La diversité linguistique dans les organisations internationales multilatérales", animée par Dominique Hoppe et l’ancienne ministre, l’universitaire Louise Beaudoin ;
- le 4 juillet, la conférence-débat de Maître Jean-Claude Amboise, avocat de nos trois associations agréées AFAL, ALF, et DLF, sur la chanson en français dans le monde ;

En coïncidence heureuse et liaison avec le Forum :
- le 5 juillet, la Fête de la Langue de Molière, animée par M. Stéphane Rousseau, en ouverture du Festival d’été de Québec, évènement annuel récurrent, avec des comiques, slameurs, chanteurs venus de divers endroits de la Francophonie.

Hors de ce Forum, les participants au Forum eux-mêmes (qui ne le savent pas encore pour la plupart) et nous tous pouvons noter avec le plus vif intérêt que des associations et mouvements militants québécois organisent des manifestations médiatisées en "contre-point" destinées à poser plus largement le lien entre la langue française menacée là-bas comme ailleurs et le statut du Québec. Ainsi :
- le 2 juillet, Le Mouvement Québec français (MQF) de la Capitale-Nationale invite les organismes de la société civile québécoise qui ont pour mission la promotion et la défense du français à se rassembler pour souhaiter la bienvenue aux délégués du Forum mondial de la langue française et lancer un appel à la solidarité de la francophonie internationale.
12h00 : Rassemblement à la Place du Québec, suivi d’une marche jusqu’en face du Centre des Congrès où aura lieu le Forum mondial ; retour à la place Québec.
14h30 à 17h30 : Activités festives et interactives au Jardin Saint-Roch. Une grande tablée et un spectacle ; discours au retour de la marche ; kiosques avec les partenaires du MQF ; Conférences et lectures dans les salles de l’ÉNAP (École nationale d’Administration publique) ; Ateliers ludiques et culturels pour enfants et adultes.
- le 2 juillet, parmi les tables rondes et débats à l’ENAP, deux grands militants : M. Gilles Rhéaume et Mme Marie-Mance Vallée, du Collectif Nationalité française, joints en l’occurrence à la SSJB (Société Saint-Jean-Baptiste, indépendantiste) et à l'Association des Patriotes de l'Amérique française, organisent une conférence sur la nationalité française, pour promouvoir la revendication de ceux des Québécois qui veulent se voir reconnaître la nationalité française. Pour plus d’information, s’adresser à : info@quebecfrancais.org et se reporter aux textes de Maître Néron, avocat de cette cause, publiés sur le site (section Histoire et Droit) : http ://notrehistoire.net/histoire_droit.htm
L’ensemble des manifestations et festivités devrait constituer un moment fort de prise de conscience et de solidarité en Francophonie.

Nos associations françaises invitent tous les Français présents en juillet au Québec, particulièrement du 2 au 6 juillet dans la Capitale nationale, à saisir ensemble toutes les occasions de contacts, de solidarité et d’actions communes avec leurs homologues du Québec et des autres pays francophones qui auront fait le déplacement, et à prévoir le prolongement de leurs contacts et actions communes lors du Sommet francophone d’octobre 2012 à Kinshasa.

Albert Salon, président d'Avenir de la langue française (ALF) et du FFI-France, administrateur de Droit de Comprendre, du Cercle Nation et République et du Forum pour la France.


nouvelles2/iwantyou.jpgLe monolinguisme anglophone m’a mis en rage - le 05/06/2012 - 09:34 par Jean_Quatremer
Jean Quatremer (Libération) : "le monolinguisme anglophone [de la commission européenne] m’a mis en rage"

à lire également sur le site de TF1 (si TF1 s'intéresse enfin à la langue française !) UE : le français, langue de seconde zone face à la dictature de l'anglais ?

à lire également le Courriel à l'IFRI (Institut "français" des relations internationales) qui organise ses colloques entièrement en anglais"

nouvelles/presse.gifNouvelles de juin 2012 - le 03/06/2012 - 21:29 par MAR
Nouvelles de juin 2012
- Lettre des associations au Président de la République (5/06) (lien)
- Appel aux candidats aux Élections législatives
(lien)
- Comment un auditeur tacle Patricia Clark (France Inter) pour anglomanie (lien)
- Proposez des équivalents français à "fact checking" et "fact checker" (lien)
- L'association québécoise Impératif français dénonce l'anglicisation forcée par l'OTAN  (lien)
 - Prince Henrik de Danemark : Je fais tous mes discours en français
(lien)


nouvelles2/ue-anglos.jpgL'Europe donne ses ordres à la France en anglais - le 31/05/2012 - 22:10 par MAR
La commission européenne édicte ses commandements à la France .... en anglais !
à lire sur le site de TV5 Monde
En espérant que les bonnes paroles de François Hollande sur le français et la Francophonie ne restent pas comme toutes celles de ses prédécesseurs : des incantations... Et que cet exemple précis d'insultes européennes à une nation (encore) indépendante soit condamné de la manière la plus ferme
Faut-il rappeler d'ailleurs, que l’anglais n’est à aucun titre LA langue officielle de l’Union, mais une parmi d’autres.
MAR
[lien]

à lire également le bloc de Jean Quatremer (Libération) : I want you to speak english or get out


nouvelles2/francois-hollande-francophonie.jpgHollande : je suis attaché au français et à la Francophonie - le 28/05/2012 - 22:57 par MAR
François Hollande : "Je défendrai partout l’usage du français"
François Hollande semble s'intéresser à la langue française et à sa place dans le monde. En témoignent un entretien avec le site Slate.fr et une allocution prononcée le 18 mai à Washington, devant la communauté française. Nous ne pouvons que nous en réjouir, espérant que ces belles paroles seront suivies d'effets... MAR


Entretien avec le site Slate.fr
[...]
Justement, vous allez rencontrer Barack Obama pour la première fois au G8 de Camp David les 18 mai et 19 mai. Une première question, qui pourra vous sembler anecdotique : Mister Hollande, do you speak English ?
F. H. Yes I speak English, more fluently than the former President. But a French president has to speak French !

Au-delà de la plaisanterie, est-ce que vous pensez que c’est important que le chef d’État français parle la langue commune de la diplomatie internationale ?
F. H. Il a besoin de la comprendre et de pouvoir avoir des échanges directs avec ses interlocuteurs. Mais je suis attaché à la langue française et à la francophonie.
Lorsque je participais à des sommets de chefs de partis en Europe, il a pu m’être désagréable d’entendre des amis roumains, polonais, portugais, italiens parfois, parler anglais, mais j’admets que sur le plan informel, les contacts puissent s’établir dans cette langue.
Je défendrai néanmoins partout l’usage du français."
[...]  (l'entretien complet)

Allocution de François Hollande devant la communauté française
Ambassade de France à Washington - Vendredi 18 mai 2012

[...]
Je veux vous dire aussi que dans la composition du gouvernent -- ce n'est pas d'ailleurs une innovation -- il y a une ministre déléguée, Madame Yamina Benguigui, auprès du ministre des Affaires étrangères, qui suivra la question des Français de l'étranger et de la Francophonie.

Parce que la francophonie, c'est aussi un grand enjeu. S'exprimer en français, cela ne veut pas dire qu'on ne connaisse pas l'anglais, s'exprimer en français, défendre la langue.

La langue, ce n'est pas la langue de la France, c'est la langue française. C'est très différent. Cette langue, nous l'offrons à tout le monde. C'est souvent pour beaucoup, de ceux qui ne sont pas français, en accédant à notre langue aussi une part de liberté qu'ils retrouvent.

Parler français, c'est accéder à notre culture, à nos valeurs ais aussi prendre leur part pour ses locuteurs à la pluralité du monde. Nous aurons à cœur de promouvoir la langue française.
[...] (le texte du discours)

nouvelles/presse.gifNouvelles de mai 2012 (3) - le 22/05/2012 - 11:44 par MAR
Nouvelles de mai 2012 (3)
- Lettre AFRAV à François Hollande : Code de déontologie : un volet linguistique, svp ! (23/05) (lien)
- De hautes personnalités françaises et étrangères lancent un appel au Président et au gouvernement pour le français et la Francophonie (lien)
- Union de la Presse francophone : Le nouveau visage de la francophonie en France
(lien)
- L'Institut Français passe à l'ère numérique (28/5) (lien)
- Serge Borg, vice-pt du GERFLINT : Pour de meilleures synergies
(lien)


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