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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

 ↑  

Lettres de protestation

Der. nouv.

nouvelles/presse.gifNouvelles diverses de mars (1) - le 09/03/2011 - 21:37 par MAR
Nouvelles diverses de mars (1)
La Maison de la Francophonie enfin inaugurée à Paris !  (18 mars) (voir plus bas)
Europe : Wauquiez défend le multilinguisme [suivre le lien]
Pierre Lellouche = Si c.. ! (1er mars 2011) (voir plus bas)
Richard Descoings (Sciences Po.), carpette anglaise 2009, continue à distiller son anglomanie servile ! (voir plus bas)
Grand Corps Malade en direct sur le site de TV5 (14 mars à 20h) [suivre le lien]

La Maison de la Francophonie enfin inaugurée à Paris !  (18 mars 2011)
Nos associations, ALF en tête, se sont battues pendant 12 ans pour obtenir ce regroupent, encore bien imparfait, à Paris (au 19-21 avenue Bosquet, dans le 7ème) , des principales institutions de la Francophonie multilatérale. [suivre le lien]

Pierre Lellouche = So c.. ! (1er mars 2011)
Gastronomie - Défiée à l'étranger, la cuisine française se mobilise...
Il y a urgence, selon Pierre Lellouche, secrétaire d'État au Commerce extérieur : "On peut être le pays de la gastronomie, avoir les meilleurs chefs du monde et vendre moins bien ses produits que les Allemands."
Face à "des Italiens ou des Espagnols plus agressifs et mieux organisés", le ministère a réagi en lançant la campagne "So french, so good" [sic !] à destination de douze pays cibles, avec, "en navire amiral", la haute cuisine.
Ce brillant projet concerne également des pays réputés très anglophones comme la Belgique, l'Espagne, l'Italie, le Brésil et la Russie.
 Quand le gouvernement scie méthodiquement les dernières branches sur lesquelles la France est assise...

Richard Descoings (Sciences Po.), carpette anglaise 2009, continue à distiller son anglomanie servile !
Sciences Po propose un double cursus avec l'Escola de Administração de Empresas de São Paulo. En quelle langue croyez-vous que Sciences Po affiche le programme de ce double cursus ? En anglais uniquement ! (langue bien connue de ce grand pays relégué au rang de petit vassal état-unien)

nouvelles/pierretapie.jpgUtilisons notre capacité cérébrale ! - le 09/03/2011 - 21:28 par Christian_Darlot

Contre Pierre Tapie, le boutiquier colonizateur
Utilisons notre capacité cérébrale !

Dans un article "Triplons notre capacité d’accueil !" (Le Monde 1er mars 2011), M. Pierre Tapie, au nom de la Conférence des Grandes Écoles, ambitionne de tripler le nombre d’étudiants étrangers en France et disserte sur le bénéfice escompté. Tous comptes faits, une condition serait indispensable "il faut accepter qu’une partie significative des enseignements puisse être donnée en langue anglaise et abolir la loi Toubon [sur l’usage de la langue française] dans l’enseignement supérieur".

M. Tapie est un humaniste et même un gastronome : familier des fromages, il commence par le rituel couplet sur l’art de vivre en France. L’Europe multilingue reçoit aussi son coup de chapeau, et c’est pourquoi il veut imposer une langue unique. Certes, dit-il, la France est le 3e pays du monde pour l’accueil d’étudiants étrangers, mais beaucoup sont francophones. Défaut à corriger car la compétition est rude. Selon M. Tapie, tripler le nombre d’étudiants étrangers, pour atteindre le tiers du total, aurait pour vertu d’intensifier la concurrence entre les étudiants. A cette fin, il veut que les études deviennent pour les étrangers aussi coûteuses en France que dans les pays anglo-saxons. Mais, bienveillant, il propose que les plus fortunés paient plus dans ces supermarchés universitaires, afin que des bourses soient données à des pauvres choisis "sur des critères sociaux et/ou de mérite"

L’incohérence n’arrête pas l’auteur : pour renforcer l’influence française dans le monde, il veut aligner la France sur les pays anglo-saxons. Ce discours reflète l'idéologie de marchandisation générale. Pas besoin d'être grand clerc pour comprendre les périls.
1/ Ce projet achèverait de désorganiser l'université en créant un secteur marchand et un secteur public, un secteur étranger et un secteur national.

2/ Une fois la loi Toubon abrogée, l’enseignement payant en anglais proliférerait, et des professeurs de langue maternelle anglaise seraient embauchés plutôt que des professeurs de langue française. Les familles seraient incitées à demander que l’enseignement secondaire fût donné en anglais, afin de préparer leurs enfants à l’enseignement supérieur.

3/ La destruction des restes de l'égalité républicaine aggraverait le malaise social, que M. Tapie, muré dans son milieu social, ne perçoit pas.

4/ L’enseignement en anglais sonnerait le glas de la francophonie, en indiquant clairement aux pays dont le français est la langue de communication que la France elle-même renonce à sa langue. Leurs citoyens, instruits en français, perdraient le bénéfice de leur formation, et une formidable pagaille serait mise dans l’enseignement de ces pays. Bien sûr leurs liens avec notre pays se rompraient, et le nombre d’étudiants étrangers diminuerait vertigineusement.

5/ Si un gouvernement acquis aux intérêts financiers mettait en œuvre ce projet calamiteux, l’influence de la France dans le monde disparaîtrait en même temps que sa civilisation. Or c'est le modèle de société anglo-saxon qui est en défaut, puisque la crise résulte de la domination financière, imposée au moyen du libre-échange total et même de la guerre.

Sous un discours mercantile, M. Tapie prône un bouleversement politique, se montrant ainsi bien de son temps puisque c’est sous prétexte de nécessité financière que des régressions de civilisation sont imposées depuis des années aux peuples d’Europe. Face à cette attaque, on s’interroge sur l’intention de l’agresseur. Certes, M. Pierre Tapie a besoin de se faire un prénom, mais ne s’agirait-il pas plutôt d’offrir un nouveau marché aux banquiers, celui des étudiants endettés ? D’étendre le bassin commercial de l’enseignement à la place du service public ? Au moins M. Tapie illustre-t-il la sagesse de la culture classique ; son rêve de grappiller des droits d’écolage porte aussi loin que celui de Perrette et mène au même résultat : adieu vache, cochon, couvée. Reste le veau.

Il y a un siècle, la règle du couvent des oiseaux était que la famille de chaque jeune fille aisée entretenait une pauvresse. M. Tapie (Pierre) a étudié à l’Institut catholique, mais s’est bien reconverti puisqu’on ne sache pas que concurrence et âpreté au gain fussent des vertus évangéliques. M. Tapie dit que la France est une "terre de ruptures", et c’est pourquoi sans doute il veut la rupture de la société et la ruine de l’esprit républicain.
La tradition à rompre d’urgence est celle de l’arrogance des arrivistes.

Ce qu’il faut faire est rendre toute sa place à l’enseignement des connaissances à l’école, revigorer la diffusion scientifique en français, et restaurer l’enseignement du français à l’étranger, que le pouvoir en place ruine. L’enseignement est au service du peuple, de sa clarté d’esprit, de sa cohésion, de sa volonté d’égalité et de justice. Il sert aussi la coopération entre pays francophones, comme le dit la Constitution de la République.
L’enseignement est trop important pour être confié à des directeurs de "grande école".

Christian Darlot
Citoyen français

Il est prêt à aggraver la séparation des classes sociales et à effacer la France pour encaisser ses trente deniers. M. Tapie dirige le groupe ESSEC. Que vaut un enseignement commercial auquel préside un tel boutiquier ?


nouvelles/nord.gifLa Région Nord-Pas de Calais et ses learning centers - le 27/02/2011 - 19:01 par MAR
La servilité anglomane touche tous les bords politiques
La région Nord-Pas de Calais et ses learning centers !

Pour faire moderne la région Nord-Pas de Calais, présidée par Daniel Percheron (PS), tartarine son anglomanie et nous assène : "En ces temps de révolution de l'information, les Learning Centers sont les bibliothèques du XXIème siècle. Véritable outils de demain, ces espaces permettent l'accès et la maitrise de savoirs thématiques avec une volonté forte : démocratiser le savoir pour tous." (sic !)
lien sur le site de la région

Les élus locaux semblent vouloir rattraper les Pécresse et Lagarde, carpettes anglaises 2007 et 2008, dans la course à la servilité. Et une région dite de gauche adopte la langue du capitalisme pour simuler la modernité.
Cette fois c'est un membre du Gouvernement (en général peu concerné par la langue de son pays), en l'occurence Frédéric Mitterrand ministre de la Culure, qui a émis des réserves, alors qu'il visitait l'abbaye de Vaucelles.

voir le blog de Bruno Dewaele (sur le site de la Voix du Nord) qui commente l'évènement

nouvelles/rouge-diamant.jpgL'avenir des séries françaises : devenir américaines ? - le 21/02/2011 - 23:01 par MAR
L'avenir des séries françaises :
devenir américaines ?

Deux exemples d'évolutions des séries télévisuelles : une série internationale copie conforme de série états-unienne dont le pilote à été diffusé sur  France 2 le 11 février. Et une série diffusée à partir d'octobre sur Canal +. Le tout in english. Exemples mis en exergue par un courrier des lecteurs publié dans Le Monde TéléVisions du 21 février et par un article de François Darras dans Marianne du 12 février 2011.
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Vive la diversité culturelle ! (Le Monde TéléVisions du 21 février 2011)
Phénomène intéressant que "Rouge Diamant", pilote d'une série à gros budget diffusé sur
France 2 le 11 février.

Dégoulinant de scènes mélos, complaisant étalage de la richesse états-unienne (supposée rêvée) ,
affligeantes voix de doublage...

Il aura fallu se mettre à trois pays (France, Allemagne, Canada) pour faire une copie de série américaine (tournée en anglais, aux États-Unis avec les clichés habituels...)

Notre avenir sera-t-il le choix entre les séries américaines faites par des Américains et les séries américaines faites par des Européens ? Et vive la diversité culturelle !
Marc-Antoine Renard
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La délocalisation de l'esprit  (Marianne 12 au 18 février 2011)

Prenant exemple sur le succès des séries télé américaines, Canal + a lancé "Borgia", programmé pour l'automne prochain. Cette série dite "française" sur la famille à scandale de la Renaissance est tournée en anglais (pour viser le marché américain) et en République tchèque (pour bénéficier de moindres coûts).

Fabrice de la Patellière, directeur de la fiction de Canal +, confie aux Échos : "Face à la suprématie américaine, les Européens ont une carte à jouer." Résister aux Américains en jouant la carte américaine, c'est une grande première. En fait, la chaîne cryptée invente la série à double délocalisation : délocalisation de la production (vive le dumping salarial !), délocalisation de l'esprit (vive l'Europe anglo-saxonne !)

François Darras



nouvelles/presse.gifNouvelles diverses de février - le 19/02/2011 - 19:02 par MAR
Nouvelles diverses de février
Même à Paris DSK s'exprime en anglais (19 février 2011) (voir plus bas)
Christine The Guard sévit encore : G20 à Paris en anglais (18-19 février 2011) (voir plus bas)
Mort de Jean-Marc Léger (14 février 2011) (voir plus bas)
Langue unique (4 février 2011) : Fox news censure le français (voir plus bas)
L'INED racheté par un fond de pension anglo-saxon ? (voir plus bas)
L’Organisation internationale de la Francophonie s’installe 19-21 avenue Bosquet (Paris VII)
Crétinerie angevine ? [Angers Loire Valley !]  [suivre le lien]

Même à Paris DSK s'exprime en anglais (19 février 2011)
Jean-Pierre Raffarin a trouvé "profondément choquant" que Dominique Strauss-Kahn, directeur du FMI, s'exprime en anglais lors de la conférence de presse organisée samedi à la fin du G20-Finances à Paris: "Quand on est élu, responsable francophile dans une organisation multinationale dont le français est la langue de travail, on se doit de parler français c'est vrai pour Monsieur Lamy (à l'OMC), c'est vrai pour Monsieur Trichet (BCE), c'est vrai pour Monsieur Strauss-Kahn".

Christine The Guard sévit encore : un G20 à Paris en anglais (18-19 février 2011)
La signalétique de la salle de conférences où a eu lieu la rencontre des ministres des finances du G20 présidée par Mme Lagarde était uniquement en anglais on y voyait en gros g20.jpg:
G20 FINANCE MINISTERS
AND CENTRAL BANK
GOVERNORS' MEETING

ainsi que le nom des pays délicatement mis dans la langue de nos maîtres : Spain, Italy, Germany...

Mort de Jean-Marc Léger (14 février 2011)
Né à Montréal le 8 janvier 1927, écrivain et journaliste québécois, souverainiste, ardent défenseur de la langue française et activiste de la Francophonie, Jean-Marc Léger fut l’un des fondateurs de la francophonie multilatérale. (Lire ci-dessous la lettre d'Albert Salon)
Chers amis au Québec, en Francophonie,jean-marc-leger.jpg

Les Français qui ont partagé l'idéal et les combats de Jean-Marc chez lui, chez nous, et en Francophonie, sont comme vous en vrai deuil. Comme ils l'ont été à la mort de Philippe Rossillon le 6 septembre 1997. Ces deuils-là sont de ceux qui se rapprochent le plus de celui qu'ils ont ressenti le 9 novembre 1970 à la mort du Général de Gaulle.

Départs de grands chefs de la famille de la Francité et de la Francophonie…

Il faut trouver et porter sur le pavois leurs successeurs, et poursuivre le rude combat ensemble, de part et d’autre de l’Atlantique, chez les Groulx, Lévesque et Léger, chez les Outers, Rogissart et Gendebien, chez les Viatte, Bèguelin et Vaquin, chez les Rossillon, Dorin et Saint Robert.

Vivent la France, le Québec libre, la Francité et la Francophonie !
Albert Salon

Langue unique (4 février 2011)
L’empire ne mélange pas les torchons avec les serviettes

Lors d'une conférence de presse commune avec Barack Obama le 4 février à Washington, le Premier ministre canadien, Stephen Harper, a fait sa déclaration officielle d'abord en français, comme il en a l'habitude. En guise de représailles, la chaîne de télévision américaine Fox news a coupé la retransmission pour ne la reprendre qu'au moment où le président américain s'est exprimé. De même qu'il existe une pensée unique, il est des lieux où il y a une langue unique.

L'INED (Institut national d’études démographiques) racheté par un fond de pension anglo-saxon ?
On pourrait le croire à la lecture du document s'intitulant "Call For Papers Becker Conference 2011"
qui est un appel à contribution pour la "Conference on the Economics of the Family in honor of Gary Becker (1992 Nobel Laureate in Economics) Paris, 7-8 October 2011" (sic !)

télécharger l'appel à contribution (Call for papers !)

Précisons que, dans le décret d’organisation de l’INED (Institut national d’études démographiques), il est prévu que parmi les missions de cet établissement public figure l’illustration de la langue française dans le domaine des études et de la recherche démographiques. L’école démographique française est au demeurant l’une des toutes premières, sinon la première au monde… Démission nationale quand tu les tiens !

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s’installe dans ses nouveaux locaux au 19-21 avenue Bosquet à Paris 7ème à compter du 21 février 2011.
Le nouveau siège de l’OIF, mis à disposition par la France, regroupe l’ensemble de ses entités : Cabinet du Secrétaire général, administration, directions et services.
Les numéros de téléphone et leurs extensions individuelles sont inchangés.
L’OIF compte 56 États et gouvernements membres, et 19 pays observateurs.
Plus d’informations sur le site www.francophonie.org

nouvelles/kill-bee.jpgAbeilles, insecticides et crétinerie anglomane - le 16/02/2011 - 15:45 par MAR
Abeilles, insecticides et crétinerie anglomane

La fédération France Nature Environnement a lancé ce mardi une campagne choc contre les méfaits de l’agriculture industrielle. Et notamment contre les effets des pesticides sur les abeilles. On ne sait pas qui est le c... de publicitaire qui leur a prescrit cette campagne, mais concernant les abeilles, celle-ci s'est traduite par de grands panneaux sur les murs de nos villes, avec en énorme un slogan en anglais : "KILL BEES".

Si la campagne de préservation des abeilles contre les insecticides est une campagne juste, il est un massacre au moins aussi important que celui des abeilles auquel France Nature Environnement aura largement contribué avec sa campagne : celui de la langue française.

Question subsidiaire : '
tueur d'abeilles' ça fait moins bien ? au moins l'association aurait-elle été comprise...
[Épilogue : selon les intéressés, il s'agissait d'un "effet recherché de proximité sonore avec le titre du film Kill Bill qui sinon n'aurait pas été atteint." Plus des 3/4 des personnes lisant l'affiche n'auront ni vu ni entendu parler de ce film, mais on est à genoux devant la sous-culture états-unienne ou on  ne l'est pas...]

MAR

nouvelles/10mots.jpgSemaine de la langue française du 13 au 20 mars 2011 - le 15/02/2011 - 22:14 par MAR
Semaine de la langue française
du 13 au 20 mars 2011
riche programme du Ministère de la culture et de sa Délégation générale à la langue française (DGLF)
Une sélection des manifestations à Paris et en Île-de-France
Agenda des manifestations à Paris et en Île-de-France

site de la DGLF consacré au à la semaine de la langue française

ALF communiquera bientôt le calendrier des manifestations organisées par nos associations et la date de l’inauguration de la Maison de la Francophonie, au 19 avenue Bosquet - Paris VIIème

nouvelles/luc-chatel.jpgChatel’s Nursery School incorporated - le 07/02/2011 - 22:22 par Claude_Weisz
Chatel’s Nursery School incorporated

lire également plus bas, le courrier d'une lectrice suisse du Figaro au sujet de ce projet

Ainsi, si l'économie française n'est pas compétitive et si nous perdons des parts de marché cela serait dû à notre ignorance de la langue anglaise.

Pourtant il est démontré qu'un bon produit est acheté pour ses qualités et non pour la faculté qu'ont, par exemple, les Allemands ou les Suédois à s'exprimer en anglo-américain. On peut même affirmer que c'est l'inverse. C'est grâce à son expansion industrielle que se développe l'apprentissage de l'allemand – souvent aux dépens du français – ainsi que les instituts Goethe.

Tout aussi important la multiplication des instituts Cervantès et Confucius, ces derniers fleurissent en Afrique. Et, phénomène peu connu, les Chinois apprennent le français pour s'implanter en Afrique francophone !

Tandis que les fondations anglo-saxonnes dans le monde entier dispensent des cours d'anglais gratuitement, notre gouvernement sabre dans les crédits aux instituts français à l'étranger, voire tout simplement les ferme !

De plus nous semblons ignorer la richesse potentielle qui nous est donnée grâce à l'immigration.
Nous avons de jeunes et futurs locuteurs bilingues en chinois, hindi, arabe, russe, turc, portugais- brésilien etc. C’est l'apprentissage de ces langues qui devrait être développé dès le Primaire. Sans oublier celles de nos voisins, l'allemand, l'espagnol, l'italien. Il faut accroître le nombre et l'excellence des traducteurs et interprètes. (Emplois nombreux et de haute qualité)

Le comble du ridicule est atteint par nos "managers", fonctionnaires européens, hommes politiques, persistant à baragouiner l'anglais face à des interlocuteurs qui, gentiment, les invitent à s’exprimer en français, déclinent cette proposition et, persévérant dans leur anglais approximatif croient ainsi se montrer digne d'une reconnaissance internationale !

La campagne gouvernementale imposant l'anglais comme langue unique, presque maternelle est un des aspects les plus pernicieux d'une volonté visant à la vassalisation de la France à l'empire économique, financier et culturel anglo-américain.

Faire croire que c'est par méconnaissance de l'anglais que notre économie est malade, que nous reculons dans les classements internationaux et que notre culture s'exporte mal est un leurre, un mensonge, une absurdité criminelle.

Claude Weisz
Bobigny

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L'anglais à l'école
(publié dans Le Figaro Magazine du 19 février 2011)

En tant que Suissesse, je me réjouis, contrairement à votre lecteur (Le Figaro Magazine du 5 février) de ce que la décision d'introduire l'anglais en maternelle dans les écoles françaises ris que d'échouer. Comment, alors que notre langue est attaquée d'une manière aussi agressive par l'anglais, peut-on préconiser une immersion si précoce de nos enfants dans une langue étrangère, au moment où leur langue maternelle est loin d'être acquise ? Ne doit-on pas, au contraire, privilégier l'enseignement du français, afin que les élèves possèdent une vraie base de leur propre langue ? Le vrai danger, pour notre langue, provient des Français eux-mêmes qui ne comprennent pas l'urgence qu'il y a à défendre ce patrimoine par tous les moyens, et qui s'empressent d'adopter tout ce qui vient d'outre-Atlantique. Apprendre l'anglais est certes une nécessité, mais il y a aussi lieu de résister à l'impérialisme que véhicule cette langue.
Kurielle Sonderegger
- Cheseaux (Suisse)


nouvelles/presse.gifNouvelles diverses de janvier-février 2011 - le 06/02/2011 - 18:22 par MAR
- L'Ensae (École Nationale de la Statistique et de l’Administration Économique) recrute directement en anglais ! [lien direct]
- Lettre au directeur du restaurant de l'aéroport Saint-Exupéry de Lyon (24/1/2011)
- Soldes sales chez Ulla popken quand le ridicule anglomane ne tue pas [plus bas]
- Décès de Jean Dutourd, (17 janvier 2011) [voir plus bas]
- Nouvelle convention de développement des classes bilingues (Khmer/Français) au Cambodge (21/1/2011) [voir plus bas]

ulla-popken.jpg
Couverture d‘ un catalogue de vêtements de quelques pages , en français , distribué en France.
Sans commentaires !

Après le décès, le 17 janvier 2011, de Jean Dutourd qui fut le président de Défense de la Langue Française, DLF a mis en ligne sur son site trois textes qui lui rendent hommage:
  • Hommage à Jean Dutourd, par François Taillandier.
  • Hommage à Jean Dutourd, par Frédéric Mitterrand.
  • Hommage à Jean Dutourd. Éloge de la potiche.
accessibles directement sur la page d'accueil su site (sous le grand titre DLF).
www.langue-francaise.org

Signature d’une nouvelle convention portant sur le développement des classes bilingues (Khmer/Français) au Cambodge (21 janvier 2011)

M. Christian Connan, ambassadeur de France au Cambodge, et M. IM Sethy, ministre de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports, ont signé, le 18 janvier dernier, la nouvelle convention bilatérale encadrant le dispositif des classes bilingues au Cambodge pour les trois années à venir (2011 à 2014).

Le programme mis en application depuis 1994 et soutenu par l’ambassade de France et l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) vise à introduire la langue française dans le programme scolaire de la 5ème classe de l’enseignement primaire à la 12ème  classe  de l’enseignement secondaire. Les élèves de ces classes apprennent ainsi le français mais aussi les mathématiques, la physique et la biologie en français. 

Pierre angulaire du dispositif d’enseignement du français au Cambodge, les classes bilingues du Royaume bénéficient d’une reconnaissance solide de la part des institutions et des familles. Elles sont soutenues par le projet Valorisation du français en Asie du Sud-Est (Valofrase) financé par le ministère français des Affaires étrangères et européennes.

4 700 élèves du primaire et du secondaire sont inscrits dans ces classes en 2010-2011. Le taux de réussite au baccalauréat est de 100% (avec un pourcentage important de mentions) pour les quatre cent élèves de terminale bilingue. Les meilleurs d’entre eux s’inscrivent dans les filières universitaires francophones des établissements d’enseignement supérieur du Cambodge : Institut National de l’éducation, Institut de technologie du Cambodge, Université royale de droit et de sciences économiques, Université royale de Phnom-Penh, Université des sciences de la santé du Cambodge.


nouvelles/globish.gifLe français, le jargon, le globish et la dégénérescence de l'anglais - le 04/02/2011 - 19:40 par JeanLouis_Guibert

Une réflexion d’action, sur le sens de notre combat
Le français, le jargon, le globish
et la dégénérescence de l'anglais

deux points de vue de Jean-Louis Guibert, ancien haut fonctionnaire, membre d’ALF

Pour quoi nous battons-nous ?

Il est toujours utile d'aller voir ce qui se passe chez l'adversaire, ne serait-ce que pour voir s'il n'a pas quelque faiblesse qui pourrait être exploitée.

C'est bien le cas avec la langue anglaise, qui n'est pas si sûre d'elle-même actuellement.

Les Anglais s'alarment en effet... du trop grand succès de leur langue par le vaste monde, car ils ne la reconnaissent plus !

La langue anglaise, en devenant d'emploi courant, a en effet dégénéré en une sorte de sabir baptisé "Globish" par les héritiers de Shakespeare.

Ceux-ci veulent, par cette appellation, dénoncer ce que cet idiome bâtard, d'une part, diffère fondamentalement, de la langue illustrée, notamment, au XIXème siècle, par les grands romanciers anglais, langue fort pure et fort soignée, d'autre part, constitue, une honte (a disgrace) pour tous ceux qui ont étudié en anglais avec un souci de correction et un attachement très fort aux antiquités gréco-latines -toujours assidûment pratiquées dans les établissements d'enseignement supérieur.

Tant et si bien que les Anglais cultivés regrettent, pour la sauvegarde de leur langue, de ne pas disposer de l'équivalent de notre Académie française et songent même à en créer un.

Tout ne va donc pas si bien chez l'adversaire : en l'occurrence, on ne peut que lui apporter un témoignage de sympathie et des vœux pour conserver une langue châtiée et élégante.

A cet égard, nous devons balayer devant notre porte : si, en effet, dans la Francophonie, la langue
française garde en général ses caractéristiques de concision et de clarté, il n'en est pas de même à domicile où nous assistons à une lente dégénérescence et à l'instauration dans les relations courantes d'un jargon tout à fait comparable au Globish dénoncé par les Anglais.

Il y a à cela plusieurs causes, sur lesquelles les défenseurs de la langue française dissertent à l'envie ; deux seront particulièrement signalées car elles sont trop souvent négligées, notamment parce que ces mêmes défenseurs de la langue manifestent en ce domaine une complicité dont ils ne se rendent même pas compte : il s'agit de l'abus du téléphone et de la quasi-éradication, par l'abus du courriel, d'un art pourtant pratiqué depuis des millénaires, celui de la correspondance.

Il n'est en effet que d'entendre les conversations téléphoniques infligées par les voisins de rue ou de métro pour se rendre compte de l'indigence des propos tenus, sans parler du style utilisé : on dit n'importe quoi, n'importe comment, sans se soucier de précision, de correction et a fortiori, de rigueur dans l'expression.

Il en est de même pour le courriel que tout le monde pratique sans état d'âme, sans se préoccuper, non seulement de ce qui en restera pour les générations futures (ainsi privées de sources historiques précieuses) mais encore de la manière d'exposer l'objet de la transmission, sans parler du style (et des formules de politesse). Plus personne-ne se soucie de composer une lettre - ni même de répondre à celles qui lui sont adressées, d'ailleurs. On va au plus rapide, au plus facile, au plus relâché.

Une langue - on a déjà eu l'occasion de le rappeler - a une triple fonction (comme la monnaie, autre moyen de communication) : celle d'étalon pour qualifier - avec précision - les êtres vivants, les objets et les concepts, celle d'instrument d'échange, celle de réservoir de valeur (qui concerne non seulement les œuvres littéraires et les traditions orales ou écrites mais aussi le style et la manière de s'exprimer ou de correspondre).

La pratique actuelle aboutit à supprimer' les fonctions d'étalon et de réservoir de valeur pour ne conserver qu'un moyen de communication imprécis, incorrect, bref bâclé, aux antipodes des exigences des grammairiens et des écrivains qui, au cours des siècles, se sont donné le mal de faire du Français ce qu'il était il y a encore peu de temps.

Se battre pour le français tels que nous l'ont légué nos pères, oui ! Se battre pour le jargon, non !

Jean-Louis Guibert
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L'avenir de l'anglais

Cet avenir n'est pas aussi évident, tout au moins en tant que langue quasi-universelle s'imposant à tous les peuples de la Terre principalement par la pression des affaires et de la culture populaire.
Un livre récent fait part des doutes que l'on peut formuler sur cet avenir : il s'agit de celui de Nicolas Osier, dont un compte-rendu.est paru dans The Economist du 18/12/2010.

M. Oster estime que l'évolution de la technologie rendra l'usage de la langue inutile.

Cette prévision n'est pas dénuée de tout fondement, même si l'on ne se réfère pas aux techniques de traduction électronique d'ailleurs loin d'être au point et qui seront toujours, quoi qu'on fasse, imparfaites - mais leurs utilisateurs ne recherchent de toute manière ni l'élégance, ni la concision.

Elle néglige pourtant deux faits beaucoup plus décisifs : d'une part, la progression de l'espagnol, aux États-Unis même ; d'autre part, les efforts considérables (avec des moyens gigantesques) consentis par la Chine pour faire connaître sa langue et sa culture dans le cadre des Instituts Confucius dont le réseau s'étend chaque jour (320 actuellement, dont plus d'un cinquième aux États-Unis).

En termes économiques, comme en termes démographiques, l'anglais est donc menacé.
Il faut le savoir pour ajuster la défense de la langue française en conséquence.

Jean-Louis Guibert


Editoriaux/henri4.jpgGrand débat autour de la langue française et de la Francophonie - le 30/01/2011 - 19:33 par MAR
29 janvier 2011 : Grand débat autour
de la langue française et de la Francophonie
autour de Claude Hagège
Un grand débat sur la langue française et la Francophonie,  sous forme de questions-réponses, a été organisé par Avenir de la Langue Française au lycée Henri IV samedi 29 janvier 2011 à 10h30. Il a été suivi  de l'assemblée générale d'ALF vers 14h30.

Le public aura eu l’initiative des questions. À la tribune pour lui répondre  :
  • Claude Hagège, professeur au Collège de France
  • Christian Darlot, chercheur au CNRS
  • Pierre Delaveau, membre des Académies de Médecine et de Pharmacie
  • Gilbert Lazard, membre de l'Institut (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres) et
  • David Mascre, professeur de géopolitique.
Modérateur : Albert Salon, docteur d’État ès lettres, ancien ambassadeur, président d’ALF.

D’autres personnalités compétentes, universitaires, écrivains, diplomates, officiers généraux des trois armes, avocats spécialisés, ont dans la salle apporté des réponses complémentaires.

De 13h à 14h, un buffet a été a été l'occasion d'un moment de convivialité et d'échange.
Pendant cette collation ont été  présentés des ouvrages récents que leurs auteurs ont pu dédicacer. Aux intervenants du matin s'étaient joints :
  • Alfred Gilder, avec son Dico des mots rigolos ;
  • Catherine Girard-Augry, avec La langue française en péril : SOS ;
  • Yvan Gradis, avec Avancez vers le fond ;
  • Yves Montenay, coordonnateur d’un ouvrage collectif
  • François Montgisard, avec Ces Français qui gouvernèrent le monde.

Albert Salon.


nouvelles/luc-chatel.jpgLuc Chatel pour le matraquage de l'anglais dès l'âge de 3 ans - le 23/01/2011 - 21:35 par MAR
Luc Chatel pour le matraquage de l'anglais dès l'âge de 3 ans

Le ministre de l'Éducation "nationale" ne prend même plus la précaution oratoire de dire "les langues" Luc Chatel veut instaurer l'apprentissage de l'anglais "dès 3 ans" en attendant sans doute de l'imposer dès la crèche ! 

Le ministre de l'Éducation entend "réinventer l'apprentissage de l'anglais" en France, en utilisant notamment Internet. "Aujourd'hui, en France, ne pas maîtriser l'anglais est un handicap. Je veux donc réinventer l'apprentissage de l'anglais dans notre pays", a indiqué Luc Chatel, invité d'Europe 1  dimanche 23 janvier. Le ministre de l'Éducation souhaite que cet apprentissage soit développé, "dès 3 ans", chez les enfants. Luc Chatel veut inclure à cet apprentissage précoce "l'usage des nouvelles technologies et d'Internet dans les écoles pour faire appel à des professeurs à distance".

Les enfants de 3 ans ne maitrisent ni comprennent encore leur langue : aucune importance il nous faut de l'anglais. Les linguistes ont beau dire qu'il vaut mieux d'abord maitriser sa langue avant d'en apprendre une autre : aucun importance notre Luc Chatel, dont on a toujours pas compris ce qu'il faisait à l'Éducation dite nationale plutôt qu'au petit commerce qui serait plus à sa mesure (que les petits commerçants nous excusent pour cette suggestion), a décidé : dès 3 ans l'anglais, l'anglais, l'anglais !
Les linguistes enfin, ont beau dire qu'il vaut mieux commencer par faire apprendre aux enfants une autre langue que l'anglais que de toute façon ils seront contraints d'apprendre, pour Luc Chatel c'est : l'anglais, l'anglais, l'anglais ! (on est servile ou on ne l'est pas...)

Exemple typique de nos dirigeants qui au lieu de se préoccuper du rayonnement de la France et de sa langue, rampent devant l'anglais et se vautrent dans la
colonization. On supprime toujours plus de postes d'enseignants, on réduit les options, on surcharge les classes mais tout cela n'est pas grave : la seule voie c'est l'anglais ! MAR

_________________________________________________________________________________
L'anglais à l'école (publié dans Le Figaro Magazine du 19 février 2011)

En tant que Suissesse, je me réjouis, contrairement à votre lecteur (Le Figaro Magazine du 5 février) de ce que la décision d'introduire l'anglais en maternelle dans les écoles françaises ris que d'échouer. Comment, alors que notre langue est attaquée d'une manière aussi agressive par l'anglais, peut-on préconiser une immersion si précoce de nos enfants dans une langue étrangère, au moment où leur langue maternelle est loin d'être acquise ? Ne doit-on pas, au contraire, privilégier l'enseignement du français, afin que les élèves possèdent une vraie base de leur propre langue ? Le vrai danger, pour notre langue, provient des Français eux-mêmes qui ne comprennent pas l'urgence qu'il y a à défendre ce patrimoine par tous les moyens, et qui s'empressent d'adopter tout ce qui vient d'outre-Atlantique. Apprendre l'anglais est certes une nécessité, mais il y a aussi lieu de résister à l'impérialisme que véhicule cette langue.
Kurielle Sonderegger - Cheseaux (Suisse)



nouvelles/presse.gifNouvelles diverses de janvier - le 21/01/2011 - 15:20 par MAR
Nouvelles diverses de janvier
L'indignation de Julie Moline Lettre au Monde (20/01/2011) [voir plus bas]
Paris toujours dans la soumission anglomane avec son programme d’accueil de chercheurs étrangers "Research in Paris" (sic ! ) (18/01/2011) [lien direct]
Signature de la convention de mise à disposition du siège de l'OIF (28/12/2010) [voir plus bas]

Indignée. (Lettre envoyée au Monde et non publiée)
Le sujet de la langue française semble rester un tabou au Monde qui aveuglé sa bien-pensance européiste prend ce thème pour du chauvinisme, voire du nationalisme quand il ne s'agit que de droit à la différence, de droit au respect de son identité. [MAR]

C'est avec retard que je prends connaissance des pages "indignez-vous" du 1er janvier.

Je suis étonnée qu'aucune contribution ne s'indigne de la disparition programmée de la langue française où, au mieux, sa relégation au niveau d’une langue vernaculaire.

Nos "élites" politiques et économiques ont renoncé à user du français au plan international.

Nos représentants dans les instances européennes acceptent, voire contribuent au non-respect de l'usage du français à l'égal de l'anglais comme langue de travail.

L'ensemble des textes et communications publiées par les instances européennes le sont à 80 % en anglais uniquement. Les discussions en commission et autre réunions de travail, lors même que la majorité des participants sont francophones, se déroulent exclusivement en anglais avec l'approbation empressée des Français (qui devraient relire Molière : ces Trissotin qui souvent se mettent en situation d'infériorité face aux "English natives") Ce renoncement afflige les francophones d'autres nations.

Il ne faut pas se tromper, ce choix du tout anglais fait par nos politiques, nos ministres, les hommes d'affaires… est celui d'une Europe pudding, uniquement vouée à n’être que la vaste zone de libre-échange voulu par la City. Tout à l'opposé de l'Europe des cultures et des diversités.

"La langue de l'Europe c'est la traduction" (Umberto Eco) Nous devrions avoir l'ambition de développer les professions de l'interprétariat et de la traduction. Et voici que les Anglais suppriment l'enseignement obligatoire d'une langue étrangère dans l'enseignement secondaire !

Il en va ainsi de la Suisse ou Suisses romands et Suisses alémaniques apprennent de moins en moins leur langue réciproque. Et commencent à ne communiquer qu'en anglais.

[L’unité de la Belgique ne sera-t-elle sauvée que par l'adoption de l'anglais comme langue nationale?]  Au Québec, la loi 101, qui a établi le français comme langue nationale et langue de travail est jour après jour démantelée. Les anglophones n'ont plus besoin de dire aux francophones "Speak White", il leur suffit de laisser les "biznessman" faire croire que pour gagner sa vie il faut parler une "langue utile."

La responsabilité de nos "décideurs" est tragiquement responsable de la disgrâce que subit le français auprès d'une grande partie de la jeunesse des pays "ayant l'usage du français en partage".

Alors que les anglo-saxons ouvrent des écoles, envoient des professeurs, forment des enseignants en anglais nous abandonnons l'aide à la scolarisation dans ces pays. Nous refusons les visas aux étudiants voulant poursuivre leurs études dans nos universités. Encore mieux lorsqu’un universitaire, ou un expert en économie est invité pour une conférence dans une grande école de commerce française il lui est demandé de s'exprimer en anglais devant des étudiants francophones… Alors, vraiment pourquoi voulez-vous que nos amis sénégalais ou marocains continuent à apprendre le français ? !

Reflet de ce renoncement, l'Organisation Internationale de la Francophonie, qui n'est, pour le président de la république française, qu'un instrument politique-(prétendant qu'il parle au nom de 57 États) - alors même que plus d'un tiers de ces pays ont relégué l'étude du français à l'université pour à peine quelques milliers d'étudiants tandis que l'anglais est enseigné dès le primaire.

Les hypocrites qui nous dirigent lançant une campagne sur l'identité nationale n'ont de cesse de trahir notre langue, de vassaliser ce pays, alors que 85 % des Français estiment que la première valeur de l'identité nationale c'est sa langue.

Oui, je suis révoltée, moi qui ai choisi de vivre en français, car je pense comme Albert Camus "que ma patrie c'est la langue française".

Cette trahison ne rapportera rien, pas même sur le plan du développement économique.

Observons les Chinois : eux ont compris que pour bien commercer il faut connaître la langue du pays dans lequel on veut vendre (et acheter). C'est pourquoi ils apprennent le français, l'allemand et l'espagnol.

Nous ne sauverons pas la France en faisant que l'anglais n’y "soit pas une langue étrangère."

Malheureusement ce sont des marchands incultes, prétentieux et serviles qui ont pris le pouvoir en France ainsi que dans de nombreux pays européens et, comme le reconnaissent quelques chanteurs français qui ont choisi d'écrire et de chanter en anglais "je n'oserais pas écrire des textes aussi médiocres en français".

Julie Moline (Paris 12e)


 

Signature de la convention de mise à disposition du siège de l'OIF
La Convention tripartite relative à la mise à disposition par l'État français du nouveau siège de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) sis 19-21 avenue Bosquet à Paris 7ème a été signée le 28 décembre 2010, par Clément Duhaime, administrateur de l'OIF, Bernard Anache, représentant du ministère français des Affaires étrangères et européennes et Christine Paillon, représentante de France Domaine.

Ce nouveau siège permettra de réunir au début de l'année 2011, l'ensemble des agents et unités de l'OIF sur un seul site. La signature s'est déroulée en présence d'Ousmane Paye, Conseiller spécial du Secrétaire général de la Francophonie et Marcel Escure, Chef du Service des affaires francophones, au ministère des Affaires étrangères et européennes.



nouvelles/aubry.jpgMartine Aubry Carpette anglaise 2010 - le 18/12/2010 - 16:57 par MAR

Elle remporte les primaires
Martine Aubry Carpette anglaise 2010

Au premier tour de scrutin, par 9 voix contre 1, le prix de la Carpette anglaise a été décerné à  Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, et à ses conseillers en communication, pour leur recours systématique à des slogans anglo-saxons : du concept de "care" au grotesque slogan imprimé sur des  objets "marketing" "What would Jaurès do ?". L’académie de la Carpette anglaise1, présidée par Philippe de Saint Robert et composée de représentants du monde associatif2 et littéraire dont Anne Cublier, Paul-Marie Coûteaux, Yves Frémion, Alain Gourdon et Dominique Noguez s’est réunie mercredi 15 décembre 2010. Le général Charpentier, commandant des forces terrestres françaises a mérité une voix, pour avoir déclaré : "Il n’y a aucune ambiguïté : la seule langue de travail possible [dans l’armée] est l’anglais." 

Le prix spécial à titre étranger3 a été décerné au premier tour de scrutin également, avec 7 voix, à Paul Kagamé, président de la République du Rwanda, pour avoir imposé dans son pays le passage du français à l’anglais comme langue officielle et comme langue de l’enseignement, et pour avoir quitté l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie) pour adhérer au Commonwealth.
Trois voix ont été attribuées à Marc Perrin de Brichambaut, ambassadeur de France auprès de l’OSCE (Organisation pour la sécurité en Europe, qui siège en Italie), pour intervenir le plus souvent en anglais dans les réunions officielles.

On ne peut que s'étonner que certains dirigeants d'un parti, qui se prétend de gauche, se vautrent dans l'anglo-américain, langue de pays qui sont à l'origine de toutes les déréglementations, de l'alignement vers le bas des politiques sociales et "cerise sur le gâteau" (comme diraient les anglomanes) de la crise financière qui plonge notre pays, l'Europe et une grande partie du monde dans le marasme et la récession. Il serait temps également que tous les démolisseurs de notre langue et donc de notre Nation méditent la phrase de Jean Jaurès (utilisé ici comme vulgaire objet "marketing") : Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène. [MAR]
_______________________________________________________________________________
1 La Carpette anglaise, prix d’indignité civique, est attribué à un membre des "élites françaises" qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française. (voir la liste des prix depuis 1999)

2 Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), Défense de la langue française (DLF) et le Droit de comprendre (DdC).

3
Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.

Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise.
Courriel : parlerfranc@aol.com
Académie de la Carpette anglaise, chez le Droit de Comprendre, 34 bis, rue de Picpus, 75012 Paris.


nouvelles/anm.jpgNouvelle édition du dictionnaire de l'Académie nationale de médecine - le 18/12/2010 - 16:56 par Albert_Salon

Nouvelle édition du dictionnaire de
l'Académie nationale de médecine

Communiqué Le site de l'Académie nationale de médecine offre une nouvelle édition de son dictionnaire. Réalisé par le Conseil international de la langue française (11 rue de Navarin, 75009 Paris), élaboré par un groupe de travail d'académiciens, ce dictionnaire réunit selon l'ordre alphabétique, le contenu de l'ensemble des ouvrages antérieurement parus de 1997 à 2008 et alors présentés par spécialités.

Conscient de l'obligation pour tous les membres des professions de santé de maîtriser un langage clair et sans confusion, ce dictionnaire tente de réunir la plupart des termes utilisés en médecine et de les définir, en précisant leur traduction anglo-américaine. Ainsi, le nombre total des entrées est-il de l'ordre de 50 000 et celui des caractères et signes d'environ 30 millions.
Cet ouvrage manifeste la volonté de l'Académie d'œuvrer au rayonnement de la médecine et de la culture françaises.

ALF se réjouit de cette parution, véritable travail de bénédictin, et souligne la part qu’y a prise le Professeur Pierre Delaveau, membre éminent des Académies de Médecine et de Pharmacie, et fidèle membre d’Avenir de la langue française.
[AS]

nouvelles/presse.gifNouvelles diverses de décembre - le 15/12/2010 - 23:21 par MAR
Nouvelles diverses de décembre
Les tribulations de l’anglais en Chine, où le gouvernement interdit l’anglais dans divers textes [voir plus bas]
Dave : "On est en France et en France, on chante en français !" (15 décembre 2010) [voir plus bas]
La chanson en français vit ! Elle s’exporte beaucoup mieux qu’on ne le croit !
[voir plus bas]
L'Acadie intéressant article d'Yves Montenay, à paraître dans le n°700 de "Population et Avenir" [lien direct]
Un stimulant courriel de protestation à France Inter [lien direct]
Signature du cahier des charges des VIIèmes Jeux de la Francophonie - Nice 2013 [voir plus bas]
Langues otages un point de vue stimulant d'Yvonne Bollmann [lien direct]
La Fracture "linguale" (d'Igor Deperraz Bully, au courrier du journal Le Monde) (4 décembre 2010) [voir plus bas]

Les tribulations de l’anglais en Chine, où le gouvernement interdit l’anglais dans divers textes
 (AFP 22/12/2010 )
Pour préserver la "pureté" de la langue chinoise, les journaux, magazines, livres et sites internet en Chine ne devront plus utiliser de termes anglais au milieu de textes en chinois, a annoncé une agence gouvernementale. L'usage croissant de mots et d'abréviations de langue anglaise "nuit gravement à la standardisation et à la pureté de la langue écrite et orale chinoise", selon une directive émise lundi par l'Administration générale de la presse et de l'édition et publiée mercredi par la presse.

Cette pratique "détruit un environnement linguiste et culturel sain et harmonieux, et exerce une influence néfaste sur la société", estime encore cette institution. En conséquence, "il est interdit d'introduire des termes étrangers comme des mots ou abréviations anglais dans des publications en chinois et de créer des termes qui ne sont ni chinois, ni étrangers, à la signification peu claire". Les sociétés qui contreviendront à cette directive s'exposent à des "sanctions administratives", qui ne sont pas précisées.

Un certain nombre d'acronymes anglais sont régulièrement utilisés par la presse chinoise, comme NBA pour la ligue américaine de basket-ball, GDP pour le produit national brut ou CPI pour l'indice des prix à la consommation. L'Administration a néanmoins laissé la possibilité que des termes étrangers puissent être utilisés "si nécessaire", suivis de leur traduction ou d'une explication en chinois.

Dave : "On est en France et en France, on chante en français !" (15/12/2010) par Régis Ravat
Chanter en français : merci Dave !

Remercions vivement le chanteur Dave d'avoir protesté vigoureusement, lors de l'émission "La France a un incroyable talent" le 15 décembre 2010, sur M6, sur le fait qu'il n'est pas normal qu'en France l'on chante en anglais.

En effet, il est profondément triste de constater, que, dans cette émission, la plupart des artistes, ou futurs artistes, chantent, dansent ou font leur numéro en utilisant l'anglais systématiquement.

Un artiste ne doit-il pas être synonyme de liberté, d'indépendance et de création ? En utilisant l'anglais, ne nous fait-il pas plutôt penser à un colonisé pieds et mains liés avec la pensée et la culture dominante du moment ?

Et comme nous le disons souvent, si nous voulons entendre de la chanson en anglais, autant aller sur une chaîne américaine ou anglaise, l'original étant toujours préférable à la copie.

Alors, disons le encore, bravo, Dave, pour avoir "osé" parler de notre langue dans ce milieu qui l'ignore si souvent.

Quant à Monsieur Rozon, le Québécois, qui, au lieu d'aller dans le même sens que Dave pour l'aider à défendre notre langue, a, au contraire, ri à son encontre et trouvé des arguments de bazar pour tenter de le disqualifier. Comme Dave l'a dit, M. Rozon ne fait pas honneur aux Québécois en lutte depuis plus de 3 siècles pour la survie du français dans leur pays. Veut-il que nous finissions tous comme les francophones de l'Ouest-canadien ?

Régis Ravat

La chanson en français vit ! Elle s’exporte beaucoup mieux qu’on ne le croit !
Notre administrateur et avocat, Me Jean-Claude Amboise nous le révèle avec tout son sérieux dans un article très fouillé et fort intéressant intitulé "La chanson française à l’étranger…en français dans le texte", à lire dans le numéro de 2010 de l’Année francophone internationale (AFI), précieuse revue annuelle du monde francophone dans toute sa richesse, dirigée de Québec, de Montréal et de Paris. Bonne lecture, très encourageante ! [AS]

Signature du cahier des charges des VIIèmes Jeux de la Francophonie - Nice 2013
(OIF Organisation Internationale de la Francophonie - 21/12/2010)
Le coup d'envoi des préparatifs des VIIèmes Jeux de la Francophonie, qui auront lieu à Nice du 6 au 15 septembre 2013, a été officiellement donné le 14 décembre 2010 au siège de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à Paris.

À cette occasion, le cahier des charges des Jeux a été signé par l'Administrateur de l'OIF, Clément Duhaime, par le président du conseil d'orientation du Comité international des Jeux de la Francophonie (CIJF), René Hamaite et le Président du Comité national des Jeux de la Francophonie (CNJF), Christian Estrosi, maire de Nice, en présence du Secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf.
Organisés tous les quatre ans, les Jeux de la Francophonie représentent une occasion unique pour la jeunesse francophone de se rencontrer, rivaliser et échanger en participant à des concours culturels et des compétitions sportives, dans un esprit de fête, autour des valeurs de solidarité, de la diversité et de l'excellence.

Cette septième édition des Jeux de la Francophonie, placée sous le signe de la modernité et de l'écologie, a l'ambition de réunir environ 3 000 jeunes talents sportifs et culturels des 75 États et gouvernements de la Francophonie.

La fracture "linguale" (publié au courrier des lecteurs du Monde, le 4 décembre 2010)
Les universités françaises, depuis leur autonomie, doivent faire face au marché concurrentiel de la formation dans l'espace européen. L'offre de formation, mais aussi la recherche de professeurs amènent de plus en plus d'universités à dispenser leurs enseignements en anglais. La loi Toubon du 4 août 1994 avait introduit l'obligation de traduire les documents écrits dans la langue d'oïl, mais, devant la mondialisation des savoirs, cette loi apparaît aujourd'hui en porte-à-faux avec les exigences du marché, ou plus simplement les ambitions du ministère de l'éducation nationale.

Les motivations en sont bien connues : être présent sur la scène internationale, proposer une offre visible et accessible, attirer les meilleurs chercheurs. Pour autant, peut-on se laisser voler la vedette, pour reprendre une expression bien française ? En d'autres termes, doit-on, comme au Québec, lutter contre, ou doit-on comme dans les pays du Nord se "bilinguer" ?

En entrant par la petite porte, l'anglais s'est imposé dans l'enseignement primaire, écrasant l'allemand, l'italien, l'arabe, et pour finir, dans le secondaire, a relégué le russe aux mines de sel. Cette évolution amène donc les responsables de formation à proposer un enseignement dans une langue universelle pour un public universel.

Après la fracture sociale, voici la fracture "linguale". Après le latin et les mathématiques, le bilinguisme. L'enseignement de l'anglais nécessitera, pour assurer l'égalité relative des chances, une place prépondérante dans l'apprentissage des savoirs et, à terme, l'oralisation du français. Tout comme le breton, le basque, la langue de Molière rejoindra le corpus des langues folkloriques. Doit-on donner une réponse dans ce long processus qui va de l'ordonnance de Villers-Cotterêts du 15 août 1539 à la loi Toubon du 4 août 1994 ? Peut-on même donner une réponse lorsque tout nous échappe, même notre langue ?
Igor Deperraz Bully (Seine-Maritime)

nouvelles/sfd.jpgALFEDIAM devient Société Francophone du Diabète - le 11/12/2010 - 15:42 par Albert_Salon
Une société savante affirme sa francophonie
ALFEDIAM devient Société Francophone du Diabète

Comme en témoigne cet extrait de son site : La francophonie, une priorité pour la SFD
Notre société savante a, dès l’origine, adopté un intitulé sans équivoque "Association de Langue Française" (Alfediam) et aujourd’hui elle est devenue la SFD "Société Francophone du Diabète". Ses membres sont certes majoritairement français mais dès l’origine elle fut crée par nos aînés, diabétologues français et belges, ces derniers continuant à jouer un rôle déterminant dans notre société savante. lire l'article (véritable plaidoyer pour la Francophonie et la diversité culturelle)

Plus qu'un village d'Astérix : la Francophonie voie d'avenir des sociétés savantes ! [AS]

nouvelles/Drapeau-Quebecois.jpgPour comprendre la démolition du français en Amérique du Nord - le 09/12/2010 - 20:57 par Albert_Salon

Pour comprendre la démolition du français en Amérique du Nord

Une lettre de Jacques Bergeron, président de l’association Ludger Duvernay au Québec, qui dénonce l’œuvre linguicide des hommes d’argent au détriment des Québécois et des autres Francophones d’Amérique.

"Lettre à un ami, Roger…"(extraits)

Quelques mots au sujet de la loi 101, loi promulgué par le gouvernement de René Lévesque, dénoncée et combattue par les différents groupes ethniques accusant sans broncher et sans vergogne nos hommes politiques et notre peuple de tous les maux, d’être "nazis" n’étant pas le moindre.
À cet effet, on me permettra de rappeler, que des lois linguistiques il y en a eut en Canada, de nombreuses années bien avant la loi 101, loi décriée par ses ennemis et ceux du Québec de langue française.
On se souviendra, de même, que les Anglais avaient exigé des Acadiens qu’ils renonçassent à leur langue et à leur religion. Devant leur refus, ils les déportèrent tout simplement (épuration ethnique d’une peuple civilisé par un autre censé l’être aussi !...), en prenant soin de diviser les familles, femmes et enfants d’un côté, et les hommes de l’autre, souvent jusqu’en en Australie, quelques chanceux "sic" dans les prisons anglaises de Londres, et le plus grand nombre aux États-Unis ! Certains, sortis des geôles anglaises, s’installèrent à "Belle-Île-en-Mer" en Bretagne. Plusieurs revinrent en Acadie, pour aussitôt se faire imposer, une nouvelle fois une loi (1771) leur "interdisant de parler" leur langue dans l’espace public.

Autres lois linguistiques des Anglais !
Les Anglais et les Anglophones et leurs ami-e-s et collaborateurs fédéralistes Canadiens-français, toutes ethnies confondues, attaquent la loi #101. Ce faisant, ils veulent faire oublier toutes les lois linguistiques interdisant aux Canadiens (mot utilisé pour identifier, ceux qu’on nomme maintenant Canadiens-français en terre du Canada) de parler leur langue française (1755 et 1771 au Nouveau-Brunswick, 1885 et pendaison de Louis Riel - le métis Canadien-français - en Saskatchewan et Alberta, sans oublier le règlement XVII (1912) de l’Ontario qui interdisait l’enseignement du français dans ses écoles.

La loi 101 du Québec n’a, elle, jamais interdit aux anglophones, ni aux Anglais, de parler leur langue, contrairement aux lois racistes des Anglais et des anglophones. À cet effet, je vous invite à lire "l’Histoire criminelle" des Anglo-saxons", Éditions Louise Courteau, et vous verrez que ce qu’ils ont fait ici, ils l’avaient fait ailleurs, notamment aux Indes et en Afrique, continents qu’ils ont occupés comme seuls (avant les Nazis) eux ont pu le faire. Je m’en voudrais d’oublier les États-Unis et leurs règlements qui ont interdit d’enseigner le français dans les écoles de la Nouvelle-Angleterre, avec l’aide des prêtres Irlandais faut-il le souligner. C’est ainsi qu’on a enlevé presque toute trace de l’espace civil et civique occupé par des Canadiens-français, (Franco-Américains qu’on les appelait) dans les États de la Nouvelle-Angleterre.

Si vous relisez bien la loi 101, vous devrez admettre qu’elle ne voulait que protéger et promouvoir le français en terre inhospitalière anglo-saxonne nord-américaine, pour elle et le peuple qui la parle, peuple qui ne représente que, tout au plus, 2% de la population de l’Amérique du nord, tout en permettant à nos concitoyennes et à nos concitoyens utilisant la langue anglaise de continuer à la parler et à l’enseigner, dans tout le Québec, en conservant leurs différentes institutions scolaires, de la maternelle à l’université.

Parlons des fédéralistes, et aussi des convertis à une autre religion, à une autre cause ou à une autre philosophie, déclaration que nous trouvons chez les individus collaborant à leur perte et à la nôtre sous le prétexte du profit, leur seul et unique dieu.
Les financiers et les gens d’affaires étaient tous contre l’indépendance du pays à naître avant l’indépendance des États-Unis. Que serait devenu le monde si ce pays était toujours sous le joug de l’Angleterre ?

Le Canada, pour sa part, avait décidé plus tard de faire de Toronto sa capitale financière, avec comme objectif, de supplanter New-York, et d’en faire le haut-lieu de la finance nord-américaine ! Voilà pourquoi ils ne nous ont jamais demandé la permission de déménager la "Bourse de Montréal" à Toronto (début des années 1950) et les entreprises financières qui lui sont rattachées, alors même qu’il n’y avait encore aucune intention de loi linguistique pour protéger la langue française au pays du Québec. Comme ils ne nous ont jamais demandé la permission de prendre le contrôle de la 2ème bourse de Montréal avec la complicité de quelques financiers véreux.

Comme je vous l’indiquais plus tôt, avec la grâce d’un éléphant entrant dans une maison de verre, les Anglais et leurs collabos, ont décidé de creuser le Saint-Laurent pour en faire un canal afin d’ouvrir à l’Ontario et à quelques villes le long des grands lacs un accès à la mer, sans, encore une fois, nous demander la permission, bien sûr. Mais cela ne saurait déranger les bonnes âmes fédéralistes des collaborateurs Canadiens-français.

Est-ce que vous et votre client, ou patron, savez que cette démarche a chassé toutes les entreprises ayant pignon sur rue le long des berges québécoises du canal de Lachine vers des cieux ontariens, pour la plupart ?

Ce qui s’est passé en Allemagne nazie sous Hitler, et en Italie sous Mussolini, s’est avéré aussi pour certaines entreprises de France, et certainement d’autres pays, dont les dirigeants de la société Renault, en particulier, et plusieurs dirigeants de banques qui n’ont pas craint de collaborer avec les nazis et les troupes allemandes qui ont envahi et occupé la France pendant quelques années avant que le gouvernement français sous la direction du général de Gaulle ne nationalise, au lendemain de la guerre, ces industries et ces banques ayant tiré de grands profits de leur collaboration avec Hitler.

Soyez certain, mon cher Roger, que nous ne doutons aucunement que des financiers et des industriels Canadiens-français, toutes ethnies confondues, ne recherchant que les profits, pactisent et pactiseront avec les gouvernements, les politiques et les financiers anglophones du Canada, tant et aussi longtemps qu’ils retireront des profits de leur allégeance au pouvoir anglo-canadian.

Je pourrais continuer encore longtemps à vous énumérer des exemples de financiers et d’industriels collaborant avec les ennemis de l’émancipation politique du Québec, mais cela ne pourrait contribuer à convaincre celles et ceux qui ne veulent pas comprendre, gens qui affichent leur assujettissement sous le "drapeau" du Canada qui, tout comme son hymne national, a été créé par mes compatriotes québécois, à qui "on" a encore volé le referendum de 1995 sur l’indépendance.

Je termine ici ce petit propos en soulignant que la "plupart" des industriels et des financiers sont des collaborateurs en puissance avec l’ennemi en autant qu’ils font des profits. Voilà une affirmation que j’ose faire sans scrupules et sans autre arrière-pensée.
Bonne lecture.
Jacques Bergeron, PDG de l'Institut Québécois de la mode et de sa filiale Jacques Bergeron & associés. Montréal le 6 décembre 2010


nouvelles/anti-pubs2.jpgDes anti-pubs contre le matraquage anglomane - le 07/12/2010 - 22:03 par MAR
Des anti-pubs contre le matraquage anglomane
Le Collectif des déboulonneurs, mouvement de lutte contre l’envahissement publicitaire, dans une action spectaculaire, s'est livré à un recouvrement de panneaux publicitaires à St Quentin-en-Yvelines, samedi 4 novembre, en couvrant, par exemple, une affiche H&M avec une citation déjà ancienne de Michel Serres toujours d'actualité :
"Il y a plus de mots anglais à Paris qu'il y en avait en allemand sous l'occupation".

La publicité est l’un des canaux par lesquels l’anglo-américain se déverse dans notre quotidien, à ce titre elle a souvent été dans le collimateur d’ALF. Que d’autres mouvements tentent de bloquer ce déversement ne peut que nous réjouir !
 

Collectif des "déboulonneurs" 4/12/2010
1ère action de la section de Saint-Quentin-en-Yvelines du Collectif des "déboulonneurs",
mouvement national de lutte contre l’envahissement publicitaire (4 décembre 2010).

nouvelles/orange-origami2.jpgOrange ou le franglais jusqu'à la nausée - le 05/12/2010 - 23:19 par MAR
Orange ou le franglais jusqu'à la nausée

Orange marque commerciale de France Télécom, qui paraît-il fut, il n'y a pas encore si longtemps, un grand groupe français de télécommunication se livre à une course toujours renouvelée dans l'hystérie anglomane. Hystérie qui lui semble sans doute, être la seule façon d'appâter la clientèle jeune (les djeuns devrait-on écrire)
Ainsi son subtil slogan “Pokez, taggez, likez” pour la nouvelle gamme de forfaits Origami

Slogan relevé avec gourmandise par la presse anglaise comme par exemple, le magazine The Economist dans son article Likez-vous this ad ?

Il parait que l'État, chargé de faire respecter la loi et notamment  celle concernant le respect de la langue française en France détient 27% de France Télécom. Surtout ne le répétez pas ! MAR
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nouvelles/cftc.gifUsage de l'anglais : la CFTC boycotte une réunion européenne - le 02/12/2010 - 22:19 par MAR

Usage de l'anglais : la CFTC boycotte une réunion européenne

Paris, 2 déc 2010 (AFP)  La CFTC a annoncé qu'elle boycotterait la réunion, jeudi à Paris (!), du Comité du dialogue social européen et international (CDSEI) en raison de "l'incapacité des services de la République (française) à obtenir le respect de l'emploi des langues officielles de l'Union" européenne.
La CFTC a annoncé qu'elle boycotterait la réunion, jeudi à Paris, du Comité du dialogue social européen et international (CDSEI) en raison de "l'incapacité des services de la République (française) à obtenir le respect de l'emploi des langues officielles de l'Union" européenne.

Preuve de cette "incapacité", selon un communiqué de la confédération chrétienne, "sur 21 documents envoyés par le ministère (du Travail) pour préparer cette réunion, 19 sont en anglais".

"Nos propres ministères se font les petits télégraphistes d'une langue qui nous est étrangère", proteste-t-elle.

Selon la CFTC, "la problématique d'une langue venue d'ailleurs, que l'on voudrait nous imposer comme unique (et pas seulement en France), entraîne des mécanismes convergents de discrimination, d'exclusion, d'élimination".

Elle demande que "le français soit traité à égalité avec l'anglais, comme le veulent les traités internationaux".

Le syndicat justifie aussi son boycottage par "le manque de sérieux qui préside à l'organisation de telles rencontres comme les réunions annulées ou déplacées au gré des cabinets ministériels" et "les documents de "travail" communiqués en dernière minute. © 2010 AFP

La CFTC reste, après les conférences de presse syndicats-associations-parlementaires des 8 février 2008 et 9 mars 2010, notre partenaire syndical le plus actif en France dans la lutte pour l’emploi des langues nationales au travail. Nous espérons que son initiative sera soutenue par les institutions publiques chargées de promouvoir le français en France.  [AS]


nouvelles/lcl-student.jpgCitoyens du monde ! - le 19/11/2010 - 23:23 par JeanPierre_Busnel

Citoyens du monde !

La banque LCL (autrement dit Le Crédit Lyonnais, désormais filiale du Crédit agricole) mène actuellement une campagne publicitaire pour une carte bancaire destinée aux étudiants. Elle est nommée "International student identity card", c'est-à-dire carte d'identité d'étudiant internationale (voir en pièces jointes une représentation générale de cette carte et de celle que lance actuellement LCL). Cette carte dite "ISIC" a été créée en 1968 (une date symbolique !) à la demande d'étudiants pour faciliter leurs déplacements, "pour lever les barrières à la mobilité en minorant les dépenses obligatoires dans plusieurs domaines (transports, assurances, achats divers, etc.".
S'agissant donc d'une carte internationale de paiement et de services réservée aux étudiants, évidemment à caractère commercial (réseau Mastercard dans le cas évoqué ici), il est curieux de trouver le mot "identity" dans sa dénomination. On ne voit pas bien, en effet, en quoi une banque commerciale serait habilitée à délivrer un titre d'identité.

Ladite carte étant internationale, qui plus est destinée aux étudiants, on ne saurait évidemment la dénommer en français (sinon en mode mineur, en petits caractères). Ce serait risquer de compromettre son succès commercial. Voilà qui ne peut manquer de plaire à Mme Valérie Pécresse, de nouveau ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, qui rêve d'angliciser l'enseignement supérieur en France. On sait que ce sont les écoles de commerce qui, naturellement, montrent la voie en la matière.
Mais on a appris récemment que des écoles maternelles commençaient, elles aussi, à se joindre au mouvement. Grâce à Mme Rachida Dati, en effet, maire du VIIème arrondissement de Paris (depuis mars 2008), les bambins de sept écoles maternelles de ces beaux quartiers vont recevoir des cours d'initiation à l'anglais (par des étudiants de l'Université américaine de Paris). L'ancienne ministre a déclaré à la presse qu'il y avait une très forte demande des parents à ce propos. Nous n'en doutons pas un seul instant. Dans les milieux aisés, privilégiés, les certitudes qu'un avenir existe encore pour la langue française ont quasiment disparu, comme, d'ailleurs, les remords et les regrets que le reniement de ce superbe héritage culturel pourrait leur inspirer. D'où le souci de beaucoup d'instruire leur progéniture, aussi tôt que possible, dans la langue dominante de demain, afin de lui donner les meilleures chances de se maintenir au sommet de l'échelle sociale. Dans son livre Halte à la mort des langues (Odile Jacob, 2000), le grand linguiste Claude Hagège fait observer que lorsqu'une langue est menacée dans une collectivité quelconque c'est toujours dans la classe sociale supérieure que se trouvent les individus les plus attachés à sa perte.

Les milieux d'affaires qui aspirent à la supranationalité néolibérale et qui œuvrent activement à l'avènement du (mythique) "village global" - c'est-à-dire d'un vaste marché unique qui ne reconnaît plus à l'échelle planétaire que le règne de l'argent, délégitimant les fonctions nationales de souveraineté, de régulation et de transfert - savent bien qu'il existe une culture mondiale de la jeunesse sous étroite hégémonie anglo-saxonne qui sert à merveille leur objectif. Ils ne manquent pas une occasion d'en tirer profit (une immense industrie est désormais vouée à la satisfaction des prédilections juvéniles, en particulier dans le domaine de la musique rock et de ses dérivés), d'exploiter le penchant des jeunes gens pour la langue anglaise, seule capable, à leurs yeux, de satisfaire leur goût pour le nomadisme, de favoriser leur promotion sociale, celle de Wall Street et de l'élite marchande qui les fascinent, celle de la grande réussite financière à laquelle ils sont invités à aspirer. Ils aiment beaucoup, même en France dans la conversation courante, faire usage (et étalage) de mots anglais.
C'est, à leurs yeux, le signe de l'excellence, de la nouveauté, de la modernité, de l'avenir, de l'ouverture aux autres et au monde, mais aussi celui de leur supériorité sur leurs aînés. Si ces derniers témoignent encore, bien que fort timidement en général, d'un certain attachement à leur langue maternelle, ce ne peut être que par une sorte de repliement sur soi passéiste, de "frilosité" rétrograde, de "crispation identitaire" d'un autre âge. Ces jeunes gens ne se disent-ils d'ailleurs pas, d'ores et déjà, "citoyens du monde" ?

Jean-Pierre Busnel


nouvelles/langue-fr.jpgLes fonctionnaires internationaux francophones se mobilisent pour le français - le 19/11/2010 - 23:18 par MAR

Les fonctionnaires internationaux francophones
se mobilisent pour le français  Par francais d'ailleurs
|relaté par le Post]

 Avenir de la Langue Française ne peut évidemment que se rejouir d'un tel appel, mais peut s'interroger sur ses effets quand parmi la liste des destinataires l'on trouve notamment Dominique Strauss Kahn, Pascal Lamy et  Benoît Battistelli qui sont plutôt du côté des fossoyeurs du français que de ses défenseurs. MAR

Les fonctionnaires internationaux se mobilisent mondialement pour soutenir l'emploi du français et la diversité culturelle au sein des Organisations internationales.

Ils ont publié un manifeste où ils s'engagent fermement pour un retour à la pluralité linguistique et à l'emploi de modèle de gestion multilatéraux et font également appel aux grands acteurs politiques de la Francophonie (OIF, États membres de la Francophonie) ainsi qu'aux francophones occupant les fonctions les plus élevées au sein des OI (dont des Français comme Dominique Strauss Kahn au FMI,Pascal Lamy à l'OMC ou Benoit Battistelli à l'Office Européen des Brevets) pour les soutenir et les rejoindre dans leurs actions.

La première présentation de ce Manifeste a été faite par Dominique Hoppe, Président de l'Association des Fonctionnaires Francophones des Organisations Internationales (AFFOI) le Jeudi 17 Novembre 2010 à l'Ambassade de France à La Haye devant 45 ambassadeurs de la Francophonie et le représentant permanent de l'OIF auprès de l'Union Européenne. Les réactions ont été très positives et devraient aboutir à un soutien public de la part des instances politiques de la Francophonie.

Un an après la nomination par Nicolas Sarkozy de Jean Pierre Raffarin comme représentant personnel du Président de la République pour la Francophonie les fonctionnaires internationaux francophones semblent vouloir initier une transformation de fond du fonctionnement des Organisations Internationales en termes de multilinguisme et de modèles professionnels.

Toute personne voulant soutenir leur démarche peut le faire en signant le formulaire électronique de soutien publié sur le site.
 

Par francais d'ailleurs


nouvelles/brevet.gifBrevet européen : Italie et Espagne pour l'anglais - le 12/11/2010 - 14:37 par D_Griesmar
Brevet européen : l'Italie et l'Espagne veulent imposer l'anglais
L'Italie et l'Espagne se sont d'abord opposées au projet de compromis proposé par la Commission européenne sur le brevet européen en considérant que pour que les brevets étrangers soient opposables aux petites et moyennes entreprises italiennes et espagnoles, ils devaient être préalablement traduits en italien et en espagnol, ce qui se comprend. Or, aujourd'hui, l'Italie et l'Espagne, qui ne s'embarrassent pas de leurs propres contradictions, préconisent que l'anglais soit la langue unique des brevets européens [Observatoire européen du plurilinguisme]
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Quo non descendam... (par Denis Griesmar)
In corruptionem putrefactionis (Psaume 29).

Il est inexact de dire qu'actuellement le brevet européen doit être rédigé dans les trois langues officielles (anglais, allemand, français) de l'Office Européen des Brevets, sis à Munich.

En réalité, le Protocole de Londres stipule que la langue de rédaction doit être l'anglais OU le français OU l'allemand.

Et par ailleurs, comme par hasard, tout est fait pour qu'à l'arrivée, on ait anglais OU anglais OU anglais ...

Sauf que les Allemands tirent leur épingle du jeu, parce que, par tradition, ils déposent beaucoup de brevets, et parce que, le siège de l'OEB étant à Munich, leurs cabinets de Conseils en Propriété industrielle sont favorisés.

Maintenant, la petite clique de hauts fonctionnaires forcenés du Ministère de l'Industrie (la "fine équipe"), agissant par technocratie méprisante et débridée, a négligé les facteurs géopolitiques.

D'abord, elle a décrété que la défense du français n'avait aucun intérêt.

Et c'est ainsi qu'on a entendu, par exemple, un Alain Pompidou se répandre en proférant "France favors ..." ... quoi ? La capitulation permanente ? ...

Ensuite, en favorisant un trilinguisme de façade (anglais, allemand, français), qui aboutit en fait à l'unilinguisme anglais, elle a profondément offensé nos partenaires italiens et espagnols, alliés objectifs indispensables au maintien d'un plurilinguisme sur le continent européen.

Pourtant, depuis longtemps, les Italiens et les Espagnols nous avaient prévenus : si la France (mais qui donc est "la France", dans ce contexte ? ... nous arrivons à des sommets de non-représentativité ...) les lâche dans le front commun latin, ils recommanderaient l'unilinguisme anglais officiel.

Nous en sommes là. Mais les responsabilités sont claires. Elles sont celles de la clique qui joue le jeu de l'Empire.

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs". Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793, article 35.
Denis Griesmar.

nouvelles/presse.gifNouvelles diverses de novembre - le 12/11/2010 - 13:29 par MAR
Nouvelles diverses de novembre
Impudence anglo-saxonne dans le FT : Avoir l’anglais pour langue maternelle, c’est dominer le monde ! - Chez Porsche, de l’allemand plutôt qu’un mauvais anglais - Le Chinglish supprimé de Shanghai - L’Académie des Belles-Lettres contre l'usage exclusif de l'anglais dans les congrès et colloques en sciences humaines en France - Intéressante émission de France Culture - Hystérie anglomane de Rachida Dati

L'impudence anglo-saxonne : Avoir l’anglais pour langue maternelle, c’est dominer le monde ! (FT)
Traduction en français d’un article très instructif paru le 9 octobre 2010 dans le Financial Times traitant de la place de l’anglais dans les relations d’affaires. (à faire lire d'urgence à tous les serveurs de soupe du tout-anglais, leur montrant qu'aux yeux des anglo-saxons ils auront beau se vautrer dans l'anglais, ils seront toujours pour eux, quelque chose comme des métèques. [MAR] (sur le site Traducteurs.com)

Chez Porsche, de l’allemand plutôt qu’un mauvais anglais : Le constructeur de voitures de sport Porsche parie sur la langue allemande pour ses relations internes. Son utilisation augmente l’inventivité des ingénieurs et la qualité des échanges en réunion, selon le Süddeutsche Zeitung. A l’inverse, une utilisation excessive de l’anglais perturbe le travail lorsque ceux qui s’expriment ne sont pas ceux qui sont le mieux à même d’y répondre, mais ceux qui maîtrisent le mieux l’anglais.[ sur le site www.ouijeparlefrancais.com]

Le Chinglish supprimé de Shanghai : Pour ceux qui vivent en Chine, le Chinglish sur les panneaux cela fait partie du Folklore chinois. Le Chinglish c’est l’anglais parlé par les chinois, mais des traductions mot à mot, qui n’ont aucun sens. Et le pire c’est que certaines villes (ou autres) font de mauvaises traduction ssur leurs panneaux d’indications. (suite sur le site www.marketing-chine.com)

L’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres contre l'usage exclusif de l'anglais dans les congrès et colloques en sciences humaines organisés en France
L’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres constate une tendance croissante à user exclusivement de la langue anglaise dans les congrès et colloques de certaines sciences humaines organisés en France.

Ce comportement est illégal, il est regrettable au regard de la position traditionnelle de la langue française, et il donne un fâcheux exemple aux francophones du monde entier. D'autre part, il est défavorable au progrès de la recherche. En effet, la langue n’est pas neutre : elle convoie inévitablement des formes de pensée, surtout dans le domaine des sciences humaines, où la diversité est une richesse. L’usage exclusif d’une seule langue a pour effet un appauvrissement.

Il importe naturellement que les chercheurs français et francophones participent pleinement à ce qui se fait à l’échelle mondiale. Mais cela n’implique pas qu’ils renoncent à leur langue, qui, au contraire, leur facilite la tâche et accroît leur productivité.

Il n’est pas difficile de concilier le respect de la langue française et la nécessité de l’inter-compréhension. L’Académie appelle à l'observance des règles suivantes, qui découlent de la législation en vigueur :

- Le français figure parmi les langues admises dans le programme de chaque rencontre organisée sur le territoire français, et il existe une version ou un résumé en français de tous les documents produits à cette occasion.

- Les participants français s’expriment oralement en français et, en cas de nécessité, distribuent ou affichent une traduction ou un résumé de leur communication en anglais ou autre langue.

- Les participants non francophones, en cas de nécessité, s’expriment en une autre langue et distribuent ou affichent une traduction ou un résumé en français.

Quant aux publications, l'Académie invite les chercheurs français à s'y exprimer en français, en accompagnant leurs textes, si nécessaire, d'une traduction ou d'un résumé en anglais ou autre langue.


Intéressante émission sur France Culture dans Questions d'époque (22/10/2010) avec pour thème "La langue française est-elle devenue obsolète dans le monde de l'entreprise ?" Avec Patrick Samuel, contrôleur général au ministère des finances, haut fonctionnaire de terminologie et Pascal Morand, directeur général de l’ESCP Europe. (à écouter sur le site de France Culture)

A relever les propos de Pascal Morand qui dénonce une "démarche performative" : "On commence par dire que le français n'est plus la grande langue de communication internationale [...] Et donc le français est ringard, donc il ne faut plus le parler et ceux qui souhaitent le parler sont ringards, nationalistes et ayatollesques !"

L'hystérie anglomane de Rachida Dati : Cela ne suffisait pas l'anglais partout : dans le supérieur y compris dans les disciplines qui n'en ont pas besoin,  au lycée, au collège, dans le primaire. Rachida Dati souhaite matraquer l'anglais dès la maternelle dans l'arrondissement de Paris dont on lui donné les clés, le 7ème.
Alors que tous les linguistes sérieux pensent qu'il vaut mieux déjà maîtriser sa langue avant d'en apprendre une autre (à 5 ans !), et qu'en tout état de cause il vaut mieux commencer par une autre langue que l'anglais qui sera de toute façon apprise. Mais ce n'est pas grave : de l'anglais ! de l'anglais ! de l'anglais ! Rachida Dati se croyant sans doute furieusement moderne envisage sans doute d'étendre cette mesure très "colonized" aux crèches de l'arrondissement. MAR

Horreurs de Novembre - le 11/11/2010 - 19:12 par MAR
Horreurs de Novembre
(ou le frédéric-martelisme1 au quotidien)
Quelques exemples de la Collaboracheune ordinaire telle s'affiche sur nos murs, sur nos transports et dans nos médias : Orange qui va toujours plus loin dans la servilité anglomane, Evian qui veut que l'on "live young" (sic !), Renova et son "PQ" colonizé, Cadum et Laure Manaudou qui ne connaissent plus le mot amour !, Sephora qui ne connait plus le mot maquillage et Princesse Tam-Tam qui pense qu'on ne peut se déshabiller qu'en globish ______________________________________________________________________________
 
orange2.jpg evian.jpg
 renova.jpg  cadum.jpg
 sephora.jpg  princesse-tam-tam.jpg


* frédéric-martelisme : du nom de Frédéric Martel qui prône l'alignement général sur la culture états-unienne et le remplacement du français par un sabir à base d'anglais. (voir l'article qui lui est consacré)

nouvelles/colonie-21S.jpgLe franglais, un (psycho)-virus imparable ? - le 06/11/2010 - 17:05 par Charles_Durand
Le franglais, un (psycho)-virus imparable ?
Tel un virus, le franglais se propage partout, imperceptiblement [par Charles Durand]
 
Charles Durand, universitaire, ancien directeur de l’Institut francophone d’informatique de Hanoï, auteur de La nouvelle guerre contre l’intelligence et d''Une colonie ordinaire au XXIème siècle, nous rappelle que les élites des grands États européens et les officines de l’empire anglo-saxon agissent ensemble consciemment pour détruire l’intelligence – en commençant par les langues de culture – pour mieux soumettre nos peuples à la "globalization", et les coloniser. Répandre des "psycho-virus", depuis des décennies, fait partie de leur entreprise. Cet article pourrait s’intituler : "La novlanguette, levier de crétinisation des peuples à dominer". [AS]

Hélas, il ne s'agit pas d'un virus mais, à l'origine, d'imposer un nouveau vocabulaire dont les vecteurs sont les médias d'une part et les capitaines d'industries d'autre part. Il ne faut pas non plus négliger le rôle de l'État qui, par le biais de certains ministères : "Éducation nationale" et "Enseignement supérieur et recherche" pour l'essentiel, amplifie ce phénomène, pensé et organisé en haut lieu. Il s'agit de l'introduction de mots anglais non traduits, de franglais ou d'anglais à la française (par exemple "relooker", "surbooké", etc.) mais aussi, à tous les nouveaux, de la tolérance d'une grammaire fautive, de constructions erronées et de fautes d'orthographe ou de diction grossières.

Un deuxième aspect du problème est l'acceptation assez générale de cette action. L'absence de réaction de la population est caractéristique d'une évolution mentale qui, malheureusement, ne semble pas souhaitable mais pour des raisons autrement plus sérieuses que des questions de purisme. En effet, cette anarchie linguistique est symptomatique d'un laxisme généralisé du côté de la compréhension. Les locuteurs ne se font plus un point d'honneur de comprendre puisque les constructions fautives à partir d'un vocabulaire erroné aboutissent à une compréhension qui n'est plus qu'approximative.

Pour s'en convaincre, souvenons-nous de l'exercice de dictée. Quels étaient les buts recherchés ? Un texte dicté qui ne contient pas de fautes a été compris à 100% par celui qui l'a rédigé et les fautes prouvent indubitablement que les relations existantes entre les diverses parties de la phrase n'ont pas été toutes saisies. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les programmes informatiques de saisie orale d'un texte n'aboutissent jamais à un texte exempt de fautes dès que l'on dicte des phrases un peu plus compliquées que "L'enfant mange la pomme". C'est également la raison pour laquelle les programmes de traduction automatisée n'aboutissent qu'à une version imparfaite qui doit être reprise par un traducteur connaissant parfaitement la langue cible et celle d'origine.

À l'inverse, nous voyons que l'introduction d'un vocabulaire non normalisé aboutit forcément à une compréhension approximative. Avec l'usage des mots anglais non traduits, avec le franglais, nous avons vu que, en parallèle, nous avons eu également une croissance fulgurante des constructions grammaticales fautives. Le premier phénomène et le second sont allés de pair, main dans la main en quelque sorte, et ce n'est pas un hasard. S'il y avait souci de précision, il n'y aurait ni franglais, ni mot anglais non traduit. En tant que professeur d'informatique, j'ai lu, lorsque j'étais à l'université, des rapports de stage truffés de tant de fautes qu'ils auraient déclenché les sarcasmes d'un simple détenteur d'un certificat d'études du début des années 60 ! Ce type de rapport n'est pas propre à l'informatique. A travers tout le spectre des sciences et des techniques, on assiste actuellement au même phénomène. Les gens parlent de choses dont ils n'ont plus une compréhension totale.

On se contente de l'à-peu-près, de l'approximatif. Nos soi-disant élites formées dans les grandes écoles ne sont pas immunisées. Cela veut dire que le crétinisme ambiant et l'incompétence se renforcent. Écoutez donc radio BFM (ou plutôt "BFM radio"), la radio qui se veut être de l'éco. La cuistrerie et l'imbécillité des gens sont proportionnelles à la densité de mots anglais non traduits qu'ils utilisent dans leur discours. Cette densité est également liée à la proportion de constructions fautives.

Tout est lié. Le fait même que nos dirigeants ne voient même plus les portes de sortie de la crise économique actuelle en termes de mesures à prendre prouve bien que le simple bon sens est déjà parti par la fenêtre. Nous sommes les témoins d'une fantastique régression mentale chez les prétendus intellectuels des pays occidentaux d'une manière générale. Il s'agit d'une décadence de nos sociétés qui augure mal l'avenir dans un monde dans lequel l'Occident va forcément se retrouver assez vite à la traîne derrière des pays que nous ne prenions nullement au sérieux il y a encore dix ans.
La langue est le révélateur immédiat de problèmes sous-jacents extrêmement sérieux et nous ferions bien d'en prendre conscience.

Charles Durand


Nouvelles diverses d'octobre 2010 - le 26/10/2010 - 13:52 par MAR
Nouvelles diverses d'octobre 2010
 - Abdou Diouf réélu à la tête de la Francophonie (23/10/2010)
- Le Rapport au Parlement sur l'emploi de la langue française 2010 de la DGLF est paru.
- Les Jeunes socialistes (MJS) s'intéressent enfin à la Francophonie (24/10/2010)
- Le canton du Jura (Suisse) se dote d’une loi sur l’usage de la langue française (20/10/2010)
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Abdou Diouf réélu à la tête de la Francophonie (23/10/2010) [source : AFP]
(lire également l'analyse d'Albert Salon, président d'ALF)

Le Sénégalais Abdou Diouf, 75 ans, a été réélu samedi secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie, par les chefs d'État et de gouvernement réunis en sommet à Montreux (Suisse), a-t-on appris auprès de l'OIF.

L'ancien président sénégalais, qui occupe ce poste depuis huit ans et seul candidat en lice, a été élu à l'unanimité pour un nouveau mandat de quatre ans, selon cette source.

En lui réaffirmant son soutien samedi, le président français Nicolas Sarkozy a salué "son autorité sur la scène mondiale". 38 chefs d'État et de gouvernement se sont réunis samedi et dimanche à Montreux pour le 13ème sommet de l'OIF.

L'Organisation de la Francophonie, qui fête cette année ses 40 ans, regroupe 56 États et gouvernements membres et 14 pays observateurs. Elle dispose d'un budget d'environ 80 millions d'euros, dont le premier contributeur est la France (à près de 40%).

Le français est parlé par 220 millions de personnes, selon le dernier rapport de l'OIF, ce qui en fait la 9ème langue mondiale.

Outre son action en faveur de la promotion de la langue française et de l'éducation, l'OIF mène aussi une action plus politique de défense des droits de l'homme et de l'état de droit.

Dans ce cadre, elle assure des médiations dans les conflits, aide à l'organisation d'élections et condamne les coups d'État. Elle peut prononcer la suspension de certains membres: c'est le cas de la Guinée et de Madagascar.

L'écrivaine française d'origine camerounaise Calixthe Beyala avait annoncé vouloir succéder à M. Diouf mais sa candidature n'avait pas été retenue, puisqu'elle n'était soutenue par aucun pays.
(AFP - 23 octobre 2010)

Discours d'Abdou Diouf pronconcés à Montreux Lire également le très intéressant article de Bernard Cerquiglini (recteur de l'AUF) : "Le français, l’anglais et les autres : il faut savoir ce que l’on veut" sur les dangers du tout-anglais.
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- Le Rapport au Parlement sur l'emploi de la langue française 2010 de la Délégation Générale à la Langue Française et aux langues de France (DGLFLF) est paru.
(168 pages, à télécharger depuis le site de la DGLFLF)
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Les Jeunes socialistes (MJS) s'intéressent enfin à la Francophonie (24/10/2010)

Le site des Jeunes socialistes de Seine-Maritime titre un de ses articles : "Francophonie : La France doit défendre les cultures francophones ...", Cet article souligne notamment que : "... la France tend à devenir le pays le moins volontariste de la francophonie, faute de moyens, de volonté et surtout de vision : politique restrictive de délivrance des visas qui pousse désormais des étudiants vers d'autres pays plus ouverts ; diminution des aides accordées aux échanges artistiques ; suppression des postes à RFI ; absence de véritable programme d’échanges scolaires ; diminution drastique des alliances françaises et des instituts culturels." Il souligne l'ambiguïté du gouvernement actuel à l'égard de l'anglais  : "Et même le ministre des Affaires étrangères laisse entendre qu’il encourage l’anglais, portant ainsi un coup aux efforts engagés par tous les militants et les institutions de la francophonie."
(lire l'article)

Après Jacques Julliard le 7 octobre, le monde "socialiste" semble enfin commencer à s'intéresser à la langue française et se rendre compte que l'alignement général sur l'anglo-américain n'est pas une preuve  d'ouverture ou d'internationalisme et que la défense de sa langue n'est pas le signe d'un repli chauvin, voire nationaliste. [MAR]
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Le canton du Jura (Suisse) se dote d’une loi sur l’usage de la langue française (20/10/2010)

Le Jura se dote d’une loi concernant l’usage de la langue française. Par 53 voix contre 0 et 3 abstentions, les députés ont accepté le texte mercredi en première lecture. L’occasion pour plusieurs députés d’afficher leur attachement à la langue de Molière.

Cette loi prévoit l’institution d’un Conseil de la langue française, qui engloberait en fait les tâches de l’actuelle Commission de rédaction du Parlement. Elle s’occuperait également de garantir la qualité et le rayonnement du français dans le canton, par exemple en évitant l’usage des anglicismes. La loi transforme une motion déposée en 1985 par Roland Béguelin. /rce

nouvelles/campogrande.jpgL'élargissement a été un instrument d'anglicisation - le 20/10/2010 - 22:15 par MAR
L'élargissement a été un instrument d'anglicisation
Nous reproduisons ici un entretien donné par Anna-Maria Campogrande, de l'association Athena* à Pascal Priestley pour TV5 Monde (18 octobre 2010)  

1) L'hégémonie de l'anglais (au détriment notamment du français) semble s'accentuer dans les instances européennes. Qu'en est-il réellement ?
Alors que depuis l’origine de la Communauté européenne jusque dans les années 80 le français était, de loin, la langue la plus utilisée pour la rédaction des textes originaux des services de la Commission, actuellement 75 % des documents sont rédigés en anglais (chiffres d’Europolitique), contre environ 8 % pour le français et 3 % pour l’allemand, le restant consiste en un mélange de toutes les autres langues. Ce fait porte atteinte non seulement à la France, à ses valeurs et à ses intérêts, mais aussi à tous les pays issus de la civilisation gréco-latine, y inclus l’Allemagne, l’Autriche et les pays de la mittel-europa qui ont été, de siècles durant, partie prenante de cette civilisation. Il comporte un détournement dangereux et inacceptable en ce qui concerne le modèle culturel européen, tout particulièrement en ce qui concerne le droit, dont la plupart des pays de l’Europe continentale plongent ses racines dans le droit romain et les codes de Napoléon.

2) Comment cela se traduit-il en pratique ? (anecdote ou fait marquant)
Ce virage vers le tout-anglais n’est pas du tout le fait d’un hasard ou d’une fatalité, comme certains voudraient le faire croire, il est le résultat d’une stratégie bien précise mise au point pendant le mandat du Commissaire britannique Neil Kinnock qui a été vice-président de la Commission et détenait un énorme pouvoir ayant été en charge de tous les services les plus sensibles au plan linguistique : Personnel et Administration, Service de Traduction, Informatique. Neil Kinnock, avec son pragmatisme anglo-saxon, a littéralement démantelé les services préexistants et leur mode de fonctionnement il les a, en partie, privatisés et a mis en place un nouveau système qui reste toujours en fonction.
L’appareil administratif des institutions européennes est une machine très sensible et complexe parce qu'elle doit tenir compte et respecter la nature "sui generis" de l’Union européenne qui n’est pas une quelconque organisation internationale. L’Union européenne légifère et rentre directement dans la vie du citoyen européen au quotidien, de ce fait, il est indispensable que le processus pour arriver à l’établissement d’une quelconque législation soit rigoureusement organisé pour permettre la participation effective de toutes les partie intéressées. Les pères fondateurs avaient compris cet enjeu et avaient organisé en conséquence les Services administratifs des institutions, notamment ceux de la Commission, complétés, parachevés et épaulés par des services linguistiques adéquats qui visaient l’excellence. Aujourd’hui il ne reste plus cette conception indéfectible d’une Europe "communautaire" démocratique et responsable envers tous les citoyens européens, l’Europe patauge et se fourvoie dans la globalisation.

3) Près de la moitié (selon mes statistiques) des fonctionnaires européens restent issus de pays francophones. Bruxelles est francophone. Comment expliquer que le l’anglais s'impose comme langue de travail ?

L’explication est très facile parce que nous ne sommes plus dans un système qui relève du rationnel, des règles applicables, du respect des engagements pris par l’adhésion au projet d’intégration, par la signature des Traités, nous ne sommes plus dans une démarche qui vise l’intérêt général. On a dérivé dans une stratégie néocapitaliste et néocolonialiste inspirée et dirigée par une culture différente qui veut imposer une seule langue, une seule culture et, surtout, une seule pensée. Même si, aujourd’hui, les Francophones ne constituent pas la moitié des fonctionnaires européens ils portent, néanmoins, une très grande responsabilité, non seulement, parce qu’ils ne réagissent pas contre l’anglicisation mais parce qu’ils se plient avec enthousiasme à cette mouvance "anglicisante".

4) Faut-il voir dans ce mouvement une conséquence mécanique des élargissements européens ou existe t-il des causes, disons, moins innocentes ?
C’est ce que l’on veut nous faire croire et c’est faux, en faits, l’élargissement a été utilisé comme arme d’appuis à l’anglicisation même si la grande majorité des pays de l’Est connaissaient davantage le français et l’allemand que l’anglais. Ce qui montre les difficultés profondes de la construction européenne lorsque les partenaires ne sont pas loyaux mais orientés uniquement vers la consolidation de leurs propres intérêts même au prix de la manipulation. A l’époque, il a été, en effet, décidé, tout à fait arbitrairement, que toutes les négociations d’adhésion devaient se faire en anglais. Certains pays de l’Est qui avaient préparé la négociation avec des experts nationaux pouvant négocié en français ont été renvoyés et il leur a été demandé de revenir avec de négociateurs pouvant s’exprimer en anglais. On se demande que faisaient-ils les Français à l’époque.
De ce fait, l’élargissement a été converti en un instrument, très efficace, d’anglicisation. Les nouveaux pays se sont sentis contraints d’afficher l’anglais comme langue de travail de crainte de ne pas pouvoir devenir membres de l’Union. Au delà de tout cela, il y a un filtrage très efficace au niveau de l’engagement des nouveaux fonctionnaires et agents.

5) Cet anglicisation de la machine européenne va-t-elle de pair avec une "anglo-saxonisation" de ses valeurs (politiques, économiques ou autres) ?
Bien évidemment l’anglicisation de la machine européenne va de pair avec son anglo-saxonisation, ce qui constitue le fait le plus grave, le plus préoccupant et le plus dangereux. Les institutions européenne sont véritablement prises d’assaut par une stratégie qui vise l’anglo-saxonisation de l’Europe par le biais d’une nouvelle forme de pensée qui veut tout uniformiser sur le modèle anglo-saxon mondialisé : droit et législation, statut des fonctionnaires, syndicats, etc.

6) Le mouvement est-il inéluctable ?
Le mouvement n’est pas inéluctable dans la mesure où nous sommes dans un cadre juridico-institutionnel, celui des traités, qui nous protège. Le traité de Lisbonne reconnaît aux États membres le droit à la protection et à l’épanouissement de leur langue, de leur culture et de leur identité mais il ne faudrait pas trop tarder à faire valoir ces droits et, même, à concevoir des stratégies pour les exercer dans toute leur étendue parce que, avec le temps, les droits non exercés finissent par devenir caduques.

* Athena est une association de fonctionnaires, qui vise la défense et la promotion des langues officielles des États Membres de l'Union européenne, créée en 2006 au sein de la Commission européenne dans l’enceinte et sous l’égide d’un groupe de syndicats.

Athena, c/o Action et Défense, Commission Européenne,  Joseph II 79  10/216 - 1049 Bruxelles - Belgique - Tél : [00-32] (0)2 29 92 224, courriel : Athena@swift.lu

lire également l'article de Pascal Priestley : "L'Europe en anglais" sur le site de TV5 Monde.


Horreurs diverses d'automne - le 20/10/2010 - 22:03 par MAR
Horreurs diverses d'automne
ou le frédéric-martelisme1 au quotidien

- Collaboracheune appliquée : L'Edhec in english (16/10/2010)
- Lyon toujours à la pointe de la colonization (14/10/2010)
- Le Printemps ne conjugue plus le verbe aimer qu'en anglais (26/09/2010)

L'Edhec, autrefois une des 4 grandes écoles de commerce française, rebaptisée depuis Edhec business school, a décidé que tous les cours de ses maîtrises, MBA et doctorats de son campus niçois, seraient désormais enseignés en anglais seulement. Apparemment sans que beaucoup d'élus locaux ou nationaux ne s'en émeuvent. Il est tellement plus utile de gloser sur l'identité nationale pendant que peu à peu les grandes écoles font peu à peu perdre à ce pays son identité et bientôt son existence-même. (voir l'article lesaffaires.com)

Voir également le site de l'école déjà à 50 % en charabia anglo-américain

Lyon toujours à la pointe de la colonization (14/10/2010)
après les tentatives de renommer ses aéroports Lyon airports, son site touristique Only Lyon (sic !)
Lyon fait toujours plus fort dans la bassesse colonisée avec la page de l'office du tourisme dédiée à l'évènementiel à vélo Bike & See qui revisite le "vélo"

Le Printemps quant à lui ne conjugue plus le verbe aimer qu'en anglais. Tellement plus chic !  (tellement plus collaboracheune) Voici des photos qui devraient plaire à Frédéric Martel :

printemps1.jpg  printemps1.jpg
printemps3.jpg  

* frédéric-martelisme : du nom de Frédéric Martel qui prône l'alignement général sur la culture états-unienne et le remplacement du français par un sabir à base d'anglais. (voir l'article qui lui est consacré)

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