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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

 ↑  

Lettres de protestation

Der. nouv.

nouvelles/aznavour.jpgAznavour : Les plus beaux textes de chanson sont en français - le 26/10/2009 - 15:11 par Albert_Salon
Charles Aznavour :   aucune langue n'arrive à la cheville
de la langue française pour la beauté des textes

Extraits de l'entretien accordé par Charles Aznavour à La Dépêche du Midi du 25 octobre 2009
[Cet entretien conduit par Françoise Cariès est digne de la plus large diffusion - AS]

D du M : Voyez-vous dans ces nouvelles générations [de chanteurs français] des vedettes se lever ? Avez-vous des préférences ?

Charles Aznavour : Je les suis tous mais je me sens le plus proche des rappeurs et des slameurs. Ce sont eux qui écrivent le mieux même si ce n'est pas dans la géométrie que j'aime. Aucune langue n'arrive à la cheville de la langue française pour la beauté des textes. Aucune. Les plus beaux textes de chanson sont en français.

D du M : Vous êtes très attaché à la France. Vous n'aimez pas, dit-on que l'on siffle la Marseillaise…

Charles Aznavour : Non, je n'aime pas ça, pas plus que les joueurs de foot ne sachent pas la chanter. Quand j'allais à l'école, on apprenait la Marseillaise. C'est important, non ? Dans tous les pays, tous chantent leur hymne, tous sauf les Français. On ne peut pas venir uniquement pour toucher des gros sous, profiter de sa popularité, faire des photos à poil et ne pas connaître l'hymne national !

D du M : Vous vous dites Français d'origine arménienne et non Arménien de France…

Charles Aznavour : La France est le pays de mes bonheurs, Paris la ville de mon enfance. L'Arménie est le pays de mes douleurs et Erevan la ville de mes racines. Je suis comme le café au lait, un mélange inséparable. 
[...]

Master en études européennes commun aux villes de Strasbourg, Bruxelles et Luxembourg - le 22/10/2009 - 09:12 par MAR
Master en études européennes commun aux villes de
Strasbourg, Bruxelles et Luxembourg.

Les maires et bourgmestres des trois capitales européennes francophones ont annoncé, jeudi 18 juin 2009, en présence du secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf, la création d'un master en études européennes commun aux villes de Strasbourg, Bruxelles et Luxembourg.
Ce master, dont les cours seront assurés en langue française, s'adressera pour l'essentiel aux fonctionnaires des pays d'Europe  centrale et orientale membres de l'Union européenne. La formation universitaire viendra compléter l'action de l'Organisation internationale de la Francophonie qui, chaque année, « forme à la langue française quelque 12 000 personnes, fonctionnaires, diplomates, juristes, journalistes… », a souligné à cette occasion M. Diouf.
Le choix des thématiques de ce nouveau master devrait s'appuyer sur les domaines d'expertise propres à chacune des trois universités participantes (Université libre de Bruxelles, université de Strasbourg et université de Luxembourg), qui travailleront en synergie

 Voir communiqué de l'OIF sur http://www.francophonie.org/IMG/pdf/CP_SG_18_06_09bis.pdf

Pétition contre le basculement de nos grandes surfaces vers l’anglais ! - le 18/10/2009 - 22:23 par Albert_Salon

Pétition lancée par l'antenne lensoise du COURRIEL (Collectif unitaire républicain pour l'initiative et l'émancipation linguistique).

[NDLR : Chers adhérents et visiteurs, vous êtes invités à signer cette lettre au Préfet du Nord, et à en écrire ou faire écrire, et signer, d’analogues dans vos départements respectifs, aussi en protestant directement auprès des directeurs locaux de ces grandes surfaces : on atteint ici le fond de l’absurde et de la veulerie ! Insurgez-vous par vos plumes et de vive voix ! » Albert Salon]
à Monsieur le Préfet du Pas-de-Calais*

La langue française est aux termes de la constitution, la langue officielle de la République. Elle est censée être protégée par une loi de 1994 contre les menaces que fait peser sur elle la politique
d'anglophonisation totale de la planète décrite par le linguiste Claude Hagège.

Or, les grandes surfaces font tout pour assassiner notre langue. A Lens,  Atac est devenu Simply Market, Marché Plus vient de se rebaptiser Carrefour City et Champion vient de se tranformer en
Carrefour Market.

Il revient aux autorités de faire respecter la loi et la constitution comme l'a courageusement fait le Préfet de la Région Rhône-Alpes en interdisant à l'Aéroport de Lyon de se rebaptiser Lyon Airport.

Quant aux grandes surfaces, Carrefour et Auchan, elles feraient mieux d'abaisser leurs prix, de respecter les petits producteurs (pêcheurs, laitiers, légumiers...) et d'augmenter les salaires de leur personnel plutôt que de trahir notre langue et que de manquer gravement de respect à leurs clients francophones.

Nous demandons que les autorités de la République fassent enfin respecter la langue française, dont la marginalisation signifierait la mort de notre pays en même temps que la trahison de tout l'espace francophone. Cessons de confondre ouverture sur le monde et mise en place oppressive et impérialiste d'une langue, d'un mode de vie, d'une politique et d'une économie uniques.

nom
prénom :
adresse :
profession :



à envoyer à bureau.courriel@gmail.com (en copiant le texte de la pétition dans le coprs de votre message)

MuseeHorreurs/comonweb.jpgLa Poste nous contacte en anglais ! - le 17/10/2009 - 10:54 par MAR
La Poste nous contacte en anglais !
Com' on web

Il paraît que la Poste ne doit pas être privatisée, le gouvernement nous l'assure. Pourtant elle semble avoir déjà bien intégré la logique anglomane des entreprises. Elle s'associe à Google pour lancer un "pack" publicitaire (selon le terme employé) affublé du doux nom de Com' onWeb. Sans vergogne les envois automatiques de cette campagne (si bien ciblée !) nous ont adressé ces prospectus.

Suite à son très original "I ❤ L.A." de l'année dernière, La Poste semble, toute publique qu'elle prétend être, se préparer à unelogique de rachat par les fonds de pension anglo-saxons
MAR
 
comonweb2.jpg comonweb3.jpg  
   

MuseeHorreurs/bforbank.jpgun Crédit agricole mais anglomane - le 13/10/2009 - 16:11 par JeanPierre_Busnel_
un Crédit agricole, mais anglomane !
B for Bank (agricultural credit)

(lire aussi le très original Yes we can du Crédit agricole d'Ile et vilaine)
Par des publicités massives dans de nombreux médias commerciaux, beaucoup de Français apprennent en ce moment l'existence toute récente d'une nouvelle banque. Elle est dénommée "B for Bank". Ils ne sont pas bien nombreux encore à savoir - car cela est masqué dans les annonces publicitaires, et ce n'est évidemment pas un oubli des conseils en communication des fondateurs - qu'il s'agit non pas d'un établissement anglo-saxon qui s'implante en France, comme beaucoup le pensent tout naturellement, mais d'une création du ... Crédit agricole.

Il paraît que ledit Crédit agricole cherche ainsi à conquérir une clientèle plus jeune qui serait tentée d'avoir une relation bancaire 100 % en ligne. Une clientèle "nomade", "moderne", encline à faire confiance à une banque "full web", comme disent les gens de marketing. Lesquels, admiratifs, notent l'audace du logo qui, dans la tendance "new design", devrait séduire les jeunes avec son concept très "less is more". On sait depuis longtemps que jeunisme et anglomanie font bon ménage.

Mis, par construction (de l'État), au service du monde agricole et rural, lancé ensuite à la conquête des villes, le Crédit agricole est aujourd'hui, à l'issue d'un très long processus de déréglementation qui l'a affranchi de la tutelle étatique de ses débuts et d'un développement ininterrompu, une multinationale de grande envergure qui a pour objectif, comme bien d'autres, la conquête du monde. Sans doute son appellation d'origine, "Crédit agricole mutuel", vieille de plus de 100 ans, et avec des mots français de surcroît, embarrasse-t-elle quelque peu ses dirigeants à l'heure du néolibéralisme et de la mondialisation. "Nous ne sommes pas prisonniers de notre histoire" a d'ailleurs tenu à préciser  Jean-Paul Chifflet, secrétaire général de la FNCA (Fédération nationale de Crédit agricole), vice-président de Crédit agricole SA, à l'occasion de ce lancement (Le Figaro du 2/10/2009). C'est bien le moins que l'on puisse dire, en effet.

"Bien qu'aucune preuve n'ait été apportée, jusqu'ici, de l'obligation de sacrifier les langues nationales pour pouvoir se plier aux impératifs du marché" (Claude Hagège, professeur au Collège de France, dans Combat pour le français, chez Odile Jacob), on constate, néanmoins, un emploi de plus en plus massif de l'anglais par les entreprises commerciales en général, notamment pour la dénomination des produits et services nouveaux, des sociétés nouvelles (y compris même, de plus en plus souvent, en communication interne, l'usage de l'anglais étant parfois imposé par les directions, surtout au niveau de l'encadrement supérieur). Il n'y aurait pas d'autre voie que celle-là pour paraître moderne, pour afficher son caractère transnational, pour séduire les sacro-saints marchés.

"Les opérateurs financiers rêvent d'un monde absolument lisse : la diversité linguistique fait partie de ces obstacles qu'il faut éliminer" a écrit le professeur Bernard Lecherbonnier dans son excellent livre Pourquoi veulent-ils tuer le français ? (chez Albin Michel). Parce qu'ils y voient le moyen privilégié de l'efficacité marchande, les milieux d'affaires semblent vouloir installer petit à petit le règne de l'anglais en France. Leur prédilection pour les "jeunes" n'ayant guère d'égale, semble-t-il, que leur aversion pour la langue française.
Jean-Pierre Busnel
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CA35.jpgagricultural credit (suite) [16/12/2009] haut
En octobre dernier, les Français apprenaient, par des publicités massives, le lancement de BforBank, Il ne s'agissait nullement d'une banque anglo-saxonne s'implantant sur le territoire français, mais d'une création du ... Crédit agricole. Lequel n'échappe évidemment pas à l'anglicisation fulgurante qui affecte désormais l'ensemble du secteur commercial.

En témoigne ce "Yes we can" destiné à épauler une campagne de recrutement de sociétaires mené cet automne par la Caisse régionale de crédit agricole d'Ille-et-Vilaine (le document en pièce jointe est tiré du n° 112 du journal d'entreprise de cet établissement). Ce slogan fameux (en français : "Oui, nous le pouvons") a été mis à toutes les sauces par les publicitaires de France et de Navarre qui ont fait preuve de beaucoup d'imagination (comme ici avec le logo du CA transformé en CAN) pour le récupérer et l'adapter à leurs besoins. Rappelons qu'il s'agit du titre d'une chanson inspirée d'un discours prononcé par M. Barack Obama, lors des élections primaires de 2008 dans le New Hampshire. Elle est interprétée par de nombreuses célébrités ayant apporté leur soutien au sénateur pour les présidentielles américaines. Les paroles reprennent exclusivement des citations tirées du discours en question. Un clip en a bien évidemment été tiré.

On remarquera sur cette publicité, en haut de page, la formule suivante : "Des offres produites en Bretagne, réservées aux bretons d'ici et du monde entier ?" (observons que le mot "réservées" n'est peut-être pas très approprié et que "bretons" aurait mérité une majuscule). Cette aspiration affichée à une certaine forme d'internationalisation (ce qui n'est pas banal pour un établissement bancaire départemental), via la diaspora bretonne dans le monde, est intéressante. Elle préfigure, en effet, le lancement, annoncé depuis (fin novembre) par les quatre caisses bretonnes de Crédit agricole, d'une nouvelle banque de service en ligne dite "Breizh Banque" (à suivre).
Jean-Pierre Busnel

Edf recrute in english ! - le 12/10/2009 - 16:08 par MAR
EDF recrute in english ! 
 
edf-energy-day.jpg  edf-energy-day2.jpg
EdF sans doute pour avoir l'air moderne, se croit obligée d'intituler son forum de recrutement "Energy Day". Il est vrai qu'un ingénieur, un étudiant à l'heure actuelle est bien incapable de comprendre  "Journée de l'énergie" ! Le débat sur la privatisation de la Poste à beau faire rage, il semble qu'EdF l'ait déjà tranché, malgré son capital à 75% public, elle semble prête à sa vente aux fonds de pension anglo-saxons...
Il paraît que cette entreprise fut longtemps considérée comme un fleuron de l'industrie française et de son service public... M.-A. R.

nouvelles/irina-bokova.jpgIrina Bokova en faveur de l’équilibre linguistique à l’UNESCO - le 04/10/2009 - 18:45 par MAR
Irina Bokova en faveur de l’équilibre linguistique à l’UNESCO

2 octobre 2009
Irina Bokova, candidate désignée par le Conseil exécutif de l’UNESCO au poste de Directeur général, s’est prononcée pour plus d’équilibre dans l’utilisation de l’anglais et du français comme langues de travail au sein de l’organisation. Irina Bokova a été la Représentante personnelle du président bulgare auprès du Conseil permanent de la Francophonie.

Dans un entretien à "EurActiv.fr" - un site sur l’actualité des politiques européennes en France -, la candidate désignée au poste de Directeur général de l’Unesco s’est prononcée pour une utilisation équilibrée de l’anglais et du français comme langues de travail au sein de son organisation.

Interrogée sur le fait de savoir pourquoi elle avait pris la parole en français après l’annonce de sa désignation, elle répond : « J’ai pris la parole en français, parce que non seulement c’est une des langues de travail de l’UE, mais aussi parce que je suis ambassadrice de mon pays en France, parce que la Bulgarie est membre de l’Organisation Internationale de la Francophonie, parce que je milite pour l’utilisation équilibrée de l’anglais et du français comme langues de travail, et parce que j’ai l’intention de promouvoir ce principe à l’UNESCO. »

Une résolution qui rejoint celles de la Francophonie, à travers les actions que mêne l’OIF en faveur de la défense et de la promotion du français dans les organisations internationales.
 Lire l’intégralité de l’interview

nouvelles/lemonde26-09-09.jpgLe Monde contre la domination de l'anglo-américain ! - le 04/10/2009 - 18:45 par MAR
Le Monde contre la domination de l'anglo-américain !
 
Le journal Le Monde, dans son édition du 26 septembre 2009, s'insurge contre la domination de l'anglo-américain : "L'Europe subit une domination de la langue anglo-américaine" est-il écrit en caractère énormes en page 19.

Le Monde, journal de référence, journal de l'élite intellectuelle et politique aurait-il enfin pris conscience du mal qui ronge notre société et qui scie peu à peu la branche sur laquelle il est assis ?

Hélas non ! Il ne s'agit que d'une publicité pleine page de l'Union Espérantiste Européenne à laquelle nous ne pouvons qu'apporter notre soutien ou tout du moins être accord sur le constat.

Aucun article de fond n’est jamais consacré à la langue française dans Le Monde (aucune brève non plus d'ailleurs !)
Cette langue (la nôtre) est piétinée, humiliée et Le Monde jamais n'en parle :
De plus en plus d’entreprises françaises imposent l’anglais comme langue de travail obligatoire en France même, Le Monde se tait.
De plus en plus de colloques financés par des fonds publics se tiennent en anglais en France sans traductions et Le Monde n’en dit rien
Les échanges entre pilotes et tour de contrôle pour les vols intérieurs français se font désormais en anglais, pas un mot du Monde.
Un nombre croissant d’universités commencent à proposer des modules entièrement ou partiellement en anglais, Le Monde le sait-il seulement ?
Sans parler de l’affichage, des dénominations de sociétés (Les magasins Champion et Atac par exemple, viennent d’être renommés respectivement Carrefour Market et Simply Market bouleversant de manière irréversible notre paysage urbain) Le Monde l’ignore.
Le Monde consacre de nouvelles pages, fort intéressantes, au développement durable et à la sauvegarde des espèces mais concernant la sauvegarde des cultures et des langues point, comme si elles n’étaient pas au moins aussi importantes que les espèces !

Tout cela n’est jamais évoqué. Un pays se suicide petit à petit par sa langue et Le Monde se tait.

Le Monde se rend-il compte qu’il est (était ?) le journal d’excellence de la langue française et que plus cette langue décline plus il décline ?

On peut toujours rêver, un grand journal français qui défende la langue de son pays et de sa culture ! Il faut apparemment payer pour que ces idées de simple bon sens soit simplement présentes !
Marc-Antoine Renard

Editoriaux/ft.jpgFrance Teuleucom : "It's time to move" - le 04/10/2009 - 17:52 par MAR
France Teuleucom : "It's time to move"
 
Cela commence par la perte des accents, pour faire international FT s'est écrit France Telecom (donc France Teuleucom). Après, une obsession de la rentabilité forcément exprimée en anglo-américain pour avoir l'air moderne. Tous les produits seront le plus souvent nommés en états-unien. Au-delà du caractère tragique des événements, on peut se demander si le phénomène qui consiste pour un groupe a piétiner sa langue d'origine et la langue de ses salariés n'est pas du même ordre que celui qui consiste à piétiner la vie professionnelle et la vie privée de ses salariés avec des mots d'ordre comme "It's time to move !" * Avec les conséquences que l'on sait.
 
Marc-Antoine Renard
* nous ne serions pas contre le fait que ce mot d'ordre s'applique aux anglomanes de toutes obédiences qui contribuent à abaisser notre langue !

Autre petit exemple de publicité, très présente ces jours-ci, pondue par Orange, avatar de France Teuleucom : Anglomanes, nous voilà !
orange.jpg

nouvelles/terminologie.gifUne Commission de terminologie à l’œuvre : celle des Affaires étrangères - le 04/10/2009 - 17:51 par Thierry_Burkard
Une Commission de terminologie à l’œuvre :
celle des Affaires étrangères
 
Nous parlons de temps à autre du travail important des commissions ministérielles de terminologie. Plusieurs membres d’Avenir de la Langue Française (ALF) sont membres de telles Commissions Ainsi Liliane Laplaine Monthéard de celle de la Santé, Lionel Cudennec de celle de la Jeunesse et des Sports et Albert Salon président d'ALF, de celle des Finances et de l’économie. C’est aussi le cas de  Thierry Burkard qui préside celle des Affaires étrangères qui nous en décrit ici l’intérêt et le fonctionnement, tout en donnant un aperçu de quelques résultats de ses travaux. [AS]
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Affaires étrangères et terminologie
par Thierry Burkard

La Commission spécialisée de terminologie et de néologie du ministère des Affaires étrangères et européennes, que je préside depuis deux ans, fait partie du dispositif interministériel mis en place à partir de 1996 en vue de « l’enrichissement de la langue française ».

Les ministères les plus importants (18 au total) disposent ainsi d’une commission spécialisée (CSTN) dont les travaux sont coordonnés par la Commission générale de terminologie (COGETERM), sous le contrôle de l’Académie française et avec l’appui technique d’un service du ministère de la Culture et de la Communication, la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), dirigée par Xavier North.

La COGETERM, présidée par un académicien, Marc Fumaroli depuis 2006, se réunit une douzaine de fois par an. Les décisions qu’elle prend, au terme de navettes avec les commissions spécialisées et l’Académie française, sont publiées au Journal officiel : listes de termes et de définitions, tables d’équivalences entre termes français et étrangers. Les services de l’État ont, en principe, l’obligation d’employer les termes français retenus. La DGLFLF assure la diffusion et la promotion des recommandations de la COGETERM.

Ce dispositif est en totale adéquation avec les engagements pris lors du dernier Sommet de la Francophonie en vue de renforcer la place du français : « Nous nous engageons à prendre des mesures adaptées à nos moyens respectifs pour valoriser le statut et l’usage de la langue française, langue vivante et utile, dans les domaines économique, social, culturel, touristique et scientifique de nos sociétés » (préambule de la Déclaration de Québec, 19 octobre 2008).

La commission spécialisée du ministère des Affaires étrangères, qui se réunit chaque mois au Quai d’Orsay, est composée d’une vingtaine de personnes : diplomates, linguistes et enseignants, traducteurs et interprètes, journaliste, représentants de la DGLFLF, de l’Académie française (service du Dictionnaire), de la commission nationale de toponymie, de l’ONU, de l’OIF (Francophonie), de l’Union latine, de l’AFNOR (Association française de normalisation). Son secrétariat est assuré par le service des affaires francophones, dont le responsable, actuellement M. Marcel Escure, exerce aussi les attributions de « Haut fonctionnaire de Terminologie » (il en existe un dans chaque ministère).
Les travaux de la commission des affaires étrangères sont de plusieurs natures.

Elle établit , en liaison avec les directions géographiques du Quai d’Orsay et avec la commission nationale de toponymie, des recommandations concernant les noms d’État, d’habitants, de capitales, de sièges diplomatiques et consulaires. Le dernier texte de ce type figure au J.O. du 24 septembre 2008. Les appellations retenues par l’usage doivent être respectées (par exemple, Pékin, Irak, Munich, Sarrebruck, la Nouvelle-Orléans…) et la graphie se conformer à la prononciation française (Abou Dabi, Dubai, Rangoun…). Cependant, les exceptions à ces règles sont nombreuses, le plus souvent pour des raisons d’ordre diplomatique. C’est ainsi que les villes malgaches ont deux appellations autorisées : Antananarivo ou Tananarive, Toamasina ou Tamatave. Les graphies non francophones restent fréquentes, notamment en Afrique : Kinshasa, Ruanda, Burundi, Windhoek, Maputo…

Cette liste de toponymes officiels est donc le résultat d’un équilibre subtil, parfois contesté, et dont les services de l’État français eux-mêmes tendent à s’affranchir. N’a-t-on pas entendu parler pendant toute une année des Jeux olympiques de Beijing ? La recommandation du J.O. ne suffit pas toujours à faire la loi.
Une autre activité de la CSTN des Affaires étrangères, comparable à celle des commissions spécialisées des autres ministères, consiste à recenser, dans son domaine de compétence, les expressions d’origine étrangère dont l’usage se répand rapidement, notamment par l’intermédiaire de la presse, et pour lesquelles il est nécessaire de trouver des équivalents français, voire de procéder à des créations néologiques. La COGETERM a déjà publié deux listes de ces recommandations et deux autres sont en préparation. Citons par exemple : laboratoire d’idées pour think tank, droit souple pour soft law, note libre pour non paper ou non-papier ( !).

De nombreuses dérives proviennent de l’activité de l’ONU, où le français est certes langue officielle mais évolue vers un jargon spécifique, influencé par l’anglo-américain. Lorsque j’étais ambassadeur en Haïti, pays francophone s’il en est, j’ai obtenu non sans mal que les réunions de la puissante mission des Nations Unies se déroulent en français, ce qui ne posait aucune difficulté aux excellents diplomates des États-Unis ou du Canada fédéral, mais davantage aux Latino-Américains, qui auraient préféré l’usage de l’anglais. Bravo donc pour l’emploi du français, mais quel français ! J’entendais les meilleurs connaisseurs de notre langue utiliser sans scrupule des phrases telles que : « Notre attitude doit être proactive… L’intervention militaire n’est pas assez robuste… Il faut procéder à une attaque préemptive… » Dans quelle mesure ces termes, très couramment employés à l’ONU, peuvent-ils être adoptés par la langue diplomatique française ? Faut-il réagir systématiquement ? C’est le genre de questions que se pose notre commission. L’Académie française veille à ne pas nous laisser entraîner sur la pente de la facilité.

Sur quelques grands thèmes débattus dans les enceintes internationales, les positions françaises sont parfois battues en brèche, au nom d’une sorte de politiquement correct planétaire. Faut-il désormais invoquer les droits humains ou les droits de la personne à la place des droits de l’Homme ? Faut-il parler de genre plutôt que de sexe pour traiter de la dualité hommes-femmes ?
Les recommandations du J.O. suffiront-elles à enrayer ces dérives, si contraires à notre tradition juridique ?

Une des difficultés auxquelles se heurte notre commission consiste, on l’a vu à plusieurs reprises, à faire connaître et appliquer ses recommandations, une fois qu’elles ont été entérinées et publiées. Cette mission de diffusion relève au premier chef de la DGLFLF, qui veille à faire connaître les avis du J.O. aux autres administrations françaises (bulletin officiel de l’Éducation nationale, par exemple), entretient des relations suivies avec tout un réseau de correspondants étrangers (notamment au Québec), publie des fascicules thématiques et a lancé depuis peu une précieuse banque de données sur internet, FranceTerme. Mais il importe que chaque ministère prenne lui-même sa part de ce travail auprès de ses propres ressortissants. Il serait souhaitable que le Quai d’Orsay ouvre sa propre rubrique de terminologie sur son site Internet.

Beaucoup dépend de la volonté politique, mais beaucoup aussi de la prise de conscience individuelle. Les diplomates ne sont pas encore assez sensibilisés à la cause du français, langue diplomatique par excellence et qui doit le rester. Il est de plus en plus évident que la mondialisation a ses conséquences sur le plan du français. Les travaux de terminologie ont le mérite de freiner une dérive inquiétante, qui pourrait tourner à l’abdication, de maintenir la précision instrumentale de la langue et de l’adapter au monde moderne. L’usage évolue, certes, mais il est essentiel de permettre aux diplomates francophones de continuer à s’exprimer dans une langue claire, compréhensible et efficace.
Thierry Burkard

nouvelles/festival-filmsfr.jpgÀ New York, un nouveau festival de films français - le 28/09/2009 - 10:09 par Albert_Salon
À New York, un nouveau festival de films français
"In French (with English Subtitles)" [4-5-6 décembre 2009]

"In French (with English Subtitles)", programmé du 4 au 6 décembre 2009 en partenariat avec le Fiaf à New York, offrira, le temps d’un week-end, l’occasion de s’immerger dans le cinéma français pour le plaisir et pour une bonne cause puisque les profits seront reversés à l'association Entraide Française. Les acteurs Vincent Elbaz, Vincent Perez et Pascal Elbé viendront présenter leur film.

nouvelles/VillersCotterets.jpgUn pas en avant pour le projet de Villers-Cotterêts - le 26/09/2009 - 12:53 par Albert_Salon
Un pas en avant pour le projet de Villers-Cotterêts !

Il s'agit de faire du château de Villers-Cotterêts où fut prise l'ordonnance du 15 août 1539 imposant la rédaction des actes officiels et notariés en français, un haut lieu de la langue française et de la Francophonie. Ce projet qui a huit ans,  est présenté de belle manière dans le communiqué de presse ci-dessous et dans la proposition de loi déposée par le député Jacques Myard, président du Comité de soutien (parlementaires, académiciens, ambassadeurs et personnalités) qu'Avenir de la Langue Française (ALF) et le FFI-France avaient mis en place. Vous serez appelés,  le moment venu, à nous aider à doter la Fondation (public-privé…) des moyens nécessaires,  en mobilisant nos réseaux pour séduire mécènes et parraineurs français et étrangers. » [AS]
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23 septembre 2009 -  communiqué de presse de Jacques Myard, député des Yvelines, président du Cercle Nation et République
A/S : proposition de loi créant la Fondation Villers- Cotterêts
Jacques Myard a déposé sur le bureau de l'Assemblée nationale une proposition de loi (n°1916)  à laquelle s'est associée sa collègue Isabelle Vasseur visant à créer la Fondation de Villers-Cotterêts.

Cette fondation d'utilité publique aura pour vocation de restaurer et de faire revivre le patrimoine historique et culturel exceptionnel du château de Villers-Cotterêts, aujourd'hui propriété de l'Etat,  et sans véritable affectation.

Il s'agit  de faire de ce haut lieu symbolique de la langue française, qui vit dans ses murs  le roi  François 1er adopter l'ordonnance du 15 août 1539 [imposant la rédaction des actes officiels et notariés en français et non plus en latin], un espace de rencontres, d'animation  et de formation linguistique, au service de la langue française, de la francophonie et de la diversité culturelle dans l'esprit de la Convention Unesco de 2005.

La création de cette Fondation  répond donc à une profonde nécessité qui s'appuiera sur la mobilisation de partenaires publics - Etat, collectivités territoriales, élus - et privés - associations et entreprises mesurant ici la riche opportunité d'exercer leur action de mécénat -.

Les initiateurs de cette démarche sont convaincus que la langue française  reste un élément d'identité pour nos concitoyens et un moyen d'influence majeur de notre pays à l'heure de la mondialisation.

(télécharger le texte de la proposition de loi)

nouvelles/wtc.gifRennes et la Bretagne ont leur World Trade Center ! - le 24/09/2009 - 09:18 par JeanPierre_Busnel
Rennes et la Bretagne ont leur World Trade Center !

La ville de Rennes avait déjà sa "School of Business" avec son École supérieure de commerce dite désormais, anglomanie oblige, "ESC Rennes School of Business". Le blog de cette dernière est du reste bilingue et on remarquera que la présentation de cet établissement est faite uniquement en anglais à la rubrique "about us", non traduite en français ( http://rennes-businessschool.com/blog/ ).

Elle a aussi, désormais, création toute récente de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Rennes, son "World Trade Center" (le premier d'entre eux, qui constituent aujourd'hui un réseau de 320 unités implantées dans 92 pays, à été créé à New-York dans les années 1970). Comme le dit l'un de ses promoteurs : "ce World Trade Center va permettre à la Bretagne de renforcer sa visibilité et celle de ses entreprises sur le plan international". Selon Ouest-France du 22/09/09, il est même parti "à l'assaut du monde" (qui n'a qu'à bien se tenir ...).

La France a longtemps bénéficié d'un très grand prestige, notamment culturel, dans le monde. Et, cela, en usant exclusivement de la langue française. Mais, pour les milieux d'affaires, on le sait depuis longtemps, ladite langue est, au contraire, perçue comme une survivance d'un passé peut-être glorieux mais révolu, comme impropre à traduire la modernité (commerciale), comme un obstacle à leur expansion internationale. C'est ainsi, à les entendre, que la Bretagne, et la France bien entendu, ne pourraient plus accéder à la visibilité dans le monde économique qu'en lui tournant le dos, qu'en s'exprimant en anglais (la langue d'une mondialisation dont on admettra, aujourd'hui, qu'elle ne s'annonce certainement pas aussi heureuse qu'on avait bien voulu le prédire). C'est pourquoi, pour le développement et le profit de leurs entreprises, les élites dirigeantes, transnationales, mobiles, déterritorialisées, sans identité aisément définissable, connectées en permanence, s'attachent, petit à petit, méthodiquement, à la mener au tombeau.

Quant au pouvoir politique, convaincu depuis longtemps par l'idéologie néolibérale de la nécessité de son effacement et de sa soumission aux sacro-saintes lois des marchés, apparemment partagé entre la résignation, l'indifférence et le sentiment de sa propre impuissance, il n'est, en réalité, pas le dernier à prêter la main aux fossoyeurs de la "langue de la République" (article 2 de la Constitution française). Cela est vrai au niveau de l'Etat, certes, mais peut-être plus encore à celui des administrations publiques territoriales, elles aussi parties, comme je l'ai déjà eu l'occasion de le dire - du fait notamment de l'affaiblissement constant, spectaculaire, de l'Etat - "à la conquête du monde".

 
Jean-Pierre Busnel

nouvelles/Paris-AllianceFrancaise.jpgParis veut rayonner à l'étranger à travers l'Alliance française - le 22/09/2009 - 21:34 par MAR
Paris veut rayonner à l'étranger
à travers l'Alliance française

PARIS, 21 sept 2009 (AFP) - 21.09.2009 11:59
Le maire de Paris Bertrand Delanoë a signé lundi une convention avec l'Alliance française à travers laquelle il entend favoriser le rayonnement de la capitale à l'étranger.

Le maire de Paris Bertrand Delanoë a signé lundi une convention avec l'Alliance française à travers laquelle il entend favoriser le rayonnement de la capitale à l'étranger.

"Nous avons l'ambition de mettre de la culture dans la mondialisation", a déclaré Bertrand Delanoë, après avoir signé une convention-cadre de partenariat avec le président de la Fondation Alliance française, Jean-Pierre de Launoit.

Plus d'un millier d'Alliances sont présentes dans 135 pays pour défendre et promouvoir la culture et la langue française.

Le maire a salué "le travail magnifique" des Alliances françaises "dans les endroits les plus reculés du monde". "Je veux épauler cela", a-t-il dit faisant valoir que "Paris est en soi un vecteur de communication culturelle".

Concrètement, il s'agit de "professionnaliser un petit peu les coopérations et de mettre en synergie les compétences", a-t-il dit.

La Ville mettra à la disposition des 1 072 alliances, expositions, films, événements, émanant de ses bibliothèques, du Forum des Images, du cabaret des "Trois baudets" ou du 104, nouveau centre culturel du nord de la capitale, le tout "dans un cadre budgétaire maîtrisé".

Un programme de films documentaires autour de la capitale élaboré avec le Forum des Images et la mission cinéma fait partie des premières initiatives communes qui débuteront cet automne.

M. de Launoit a plaidé en faveur d'une "mondialisation plus solidaire et plus respectueuse des différences", soulignant l'importance de l'Alliance française "vaste réseau associatif de droit local", très présente notamment à New York et en Amérique latine.

© 2009 AFP

nouvelles/ValerieLetard.jpgValérie Létard nous assène son "green brainstorming" - le 21/09/2009 - 11:45 par MAR
Valérie Létard nous assène son "green brainstorming"

Valérie Létard, secrétaire d’État chargée des technologies vertes et des négociations sur le climat. convoque un "green brainstorming". Désireuse d'associer très vite les acteurs sociaux à la construction
du pacte de solidarité écologique, Valérie Létard organise, mardi, un «green brainstorming avec une quinzaine de personnalités engagées dans le développement durable.  Figurent parmi les invités, Nicole Notât (ex-secrétaire générale de la CFDT),  Bernard Devert (président de l'association Habitat et humanisme) et Bernard Sellier (président du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale). (source Le Figaro du 19 septembre 2009)


Une fois de plus un ministre de la République se croit obligé d'utiliser un terme anglo-américain, sans doute pour faire moderne. On veut bien faire de l'écologie et prôner le respect de la diversité des espèces, mais quand il s'agit de la diversité des langues et des cultures: non on s'aligne, on uniformise...
MAR

nouvelles/tv5monde.jpgTV5Monde fête ses 25 ans et aspire à la TNT - le 17/09/2009 - 22:30 par MAR
TV5Monde fête ses 25 ans et souhaite un canal sur la TNT gratuite
La chaîne francophone publique TV5Monde, présente dans 200 pays et territoires à travers le monde, fête ses 25 ans. Disponible en France sur le câble, le satellite et l'ADSL, TV5Monde "étudie l'intérêt d'une présence sur la TNT gratuite, au même titre que les autres chaînes du service public", dans le cadre d'une réflexion du Conseil supérieur de l'audiovisuel public (CSA), a expliqué Marie-Christine Saragosse, sa directrice générale, à l'AFP.

"Ce serait logique car nous sommes la chaîne qui fait le lien entre tous les francophones. Nous pourrions offrir les programmes phares des chaînes publiques sous-titrés dans plusieurs langues, pour permettre à des immigrés ou à des gens de passage sur notre territoire de s'acclimater à la langue française", a-t-elle ajouté.

La décision appartiendra aux pouvoirs publics.

TV5Monde, créée en 1984 par cinq chaînes publiques (TF1, Antenne 2, FR3, la RTBF et la TSR), rejointes en 1986 par le Québec, émet aujourd'hui 24 heures sur 24 dans 207 millions de foyers et 3,5 millions de chambres d'hôtel.

Ses programmes sont diffusés en français et sous-titrés en neuf langues. Son audience est estimée à 55 millions de téléspectateurs par semaine.

Le 5 septembre, elle a lancé son neuvième signal, "TV5Monde Pacifique" qui va couvrir l'Australie, la Nouvelle Zélande, le Japon, la Corée du Sud.

Pour sa nouvelle grille de rentrée, la chaîne programme de nouvelles séries québécoises: "Roxy", sur les aventures d'une provinciale à Montréal (à partir du 20 septembre) et "La belle baie", l'équivalent québécois de "Plus belle la vie".

En octobre, "Le bar de l'Europe" donnera la parole aux élus du Parlement européen. Côté mode, l'émission "Tendance A" se penchera sur l'émergence de la haute-couture en Afrique.

TV5Monde proposera deux rendez-vous de spectacle vivant par mois, accompagnés de fiches pédagogiques sur son site web, à destination des enseignants. Le premier programmé sera "La vraie fiancée" d'Olivier Py.

Par ailleurs, dans le cadre de la stratégie multimédia lancée il y a un an, la chaîne va lancer deux télévisions sur Internet, une en Afrique et une pour les femmes.
AFP

 

nouvelles/europe.gifALF demande aux députés européens français de s’engager pour la diversité linguistique et culturelle de l’Europe - le 12/09/2009 - 09:49 par Albert_Salon
ALF demande aux députés européens français de s’engager
pour la diversité linguistique et culturelle de l’Europe
 L'Europe est et doit rester diversité, sa langue est la traduction.

(modèle de lettre envoyée au députés européens)

M…………….Député(e)  français(e) au Parlement européen
Au nom d’ Avenir de la langue française (site www.avenir-langue-francaise.fr ), j’ai l’honneur de vous adresser toutes nos félicitations pour votre élection le 7 juin dernier.

Les institutions européennes, à Strasbourg, à Bruxelles, à Luxembourg et jusqu’à Francfort, ont été dotées depuis longtemps d’une réglementation contraignante en ce qui concerne l’emploi en leur sein des langues nationales des pays membres.

Vous savez que cette réglementation est de plus en plus systématiquement bafouée.
Ces institutions invoquent certes les bienfaits du plurilinguisme, mais s’ingénient dans les faits, dans leur action quotidienne opiniâtre, à rendre commun et quasiment obligatoire l’usage de la langue anglaise au détriment de toutes les autres langues et de la nature même de l’Europe dont la diversité linguistique et culturelle est une composante essentielle.

Il n’est que de lire le récent et très objectif rapport de notre compatriote M. Truchot : Europe : l’enjeu linguistique, publié à la Documentation française, pour prendre toute la mesure du phénomène et de ses effets dévastateurs.
Nos associations, pour leur part, ne cessent de les dénoncer depuis des années.
Un exemple de ce qu’elles combattent : les institutions européennes ont pris depuis quelque temps le pli d’envoyer très officiellement la quasi-totalité de leurs documents de travail aux divers Etats membres dans la seule version anglaise, en invoquant toutes sortes de raisons qui ne sont que des prétextes à l’instauration de l’hégémonie de l’anglais.
Au fil des ans, nous constatons une angoissante détérioration de l'usage du français tant dans les séances des commissions, les textes réglementaires, les documents officiels, les appels d'offres, les dossiers, les auditions, les formulaires, les sites sur la Toile, ainsi que dans la présentation de projets concourants à l'obtention d'une subvention.

Nous avons donc l’honneur de vous prier instamment de veiller et d'intervenir avec vigueur afin que soit respecté le règlement  quant à l'utilisation égalitaire du français (pour ne parler ici que de notre langue…) et de l'anglais à tous les niveaux des travaux – au moins écrits - et des publications de l’Union européenne.

Nous vous prions instamment d'être intransigeants en ce domaine
Accepter que l'anglais devienne la langue commune – bientôt unique ? - de l'Europe c'est privilégier un système de pensée, une culture, ainsi qu'un type d'économie univoques. C’est choisir l’OTAN, à laquelle bien des pays ont adhéré avant d’entrer dans l’Union, et aussi un libéralisme, une primauté incontestée de l’argent et des valeurs matérielles et spéculatives qui viennent de causer et peut-être de pérenniser la crise que nous connaissons.
C’est encore accorder aux États-Unis d’Amérique du Nord et à l’ensemble du monde anglo-saxon un avantage économique et concurrentiel d’une importance énorme, qui a pu être chiffré à plusieurs dizaines de milliards d’euros en ce qui concerne les seules dépenses d’apprentissage de l’anglais par les non-anglophones.
C'est aussi favoriser en fait, dans le recrutement du personnel, les anglophones de langue maternelle, toujours meilleurs en anglais que les meilleurs étrangers qui n’ont l’anglais que comme langue seconde. Ces derniers se trouvent, quelle que soit leur qualité d’expression acquise au prix de milliers d’heures de travail qui pourraient recevoir une meilleure affectation, toujours en situation inférieure dans l'ensemble des services de l’Union.
Cette discrimination et ces faveurs deviennent en fait quasi "raciales".

C'est enfin limiter, réduire drastiquement, le nombre d'interprètes, traducteurs, avec un effet destructeur sur l'emploi qualifié, la formation aux langues étrangères, le développement plurilinguistique et la diversité culturelle de l'Europe.

Nous comptons donc sur votre engagement entier et permanent pour cette cause.

Umberto Eco a écrit : "La langue de l’Europe, c’est la traduction". Et cette traduction, certes coûteuse, ne coûte, contrairement à ce que l’on laisse entendre trop complaisamment, qu’un peu moins de deux euros par habitant de l’Union, et ne représente qu’un très faible pourcentage du budget d’icelle.

Il y va, ne vous méprenez pas, de la survie de la langue française, la vôtre, la nôtre, et des autres langues nationales, y compris des plus grandes, dans l'Union européenne.
Mais aussi de la diversité culturelle en ce continent et dans le monde tout autant que d'une certaine forme de civilisation dont nous n’avons pas à rougir, ni a fortiori à nous repentir.

Nous avons donc l’honneur de vous prier instamment de veiller et d'intervenir avec vigueur et intransigeance afin que soit respecté le règlement quant à l'utilisation égalitaire du français (pour ne parler ici que de notre langue…) et de l'anglais à tous les niveaux des travaux – au moins écrits - et des publications de l’Union européenne.

Veuillez agréer, M…………………, l’expression de notre espoir et de toute notre considération.


Albert Salon, docteur d’Etat ès-lettres, président  de l’association Avenir de la langue française.
 

nouvelles/frederic-mitterrand.jpgInterrogé sur la langue française, le ministre de la culture répond : "anti-américanisme ridicule" - le 09/09/2009 - 20:28 par MAR
Inquiétant : quand on l'interroge sur la langue
française, le ministre de la culture répond :
"anti-américanisme ridicule"
 
Lors de l'université d'été des jeunes UMP, qui s'est tenue du 4 au 6 septembre à Seignosse (Landes), répondant à un jeune militant s'interrogeant sur le remplacement du mot débat par le mot chat et s’inquiétant du déclin de la langue française, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, a déclaré qu’il fallait "arrêter avec cet anti-américanisme ridicule" et que l’on n’avait pas besoin "d’aller au secours» de la langue française". Pour lui, "ce n’est pas parce qu’on mange des Big Mac et  qu’on porte des jeans qu’on ne peut pas lire Paul Valéry".

Est-ce le meilleur signe à donner pour le ministre qui a autorité sur la DGLF (Délégation Générale à la Langue Française) qui s'attache actuellement à promouvoir des néologismes répondant à l'abus d'anglais sur Internet (voir notre nouvelle précédente).
MAR

nouvelles/vous_pouvez_le_dire_en_francais.jpgNéologie, terminologie, et DGLF - le 09/09/2009 - 19:32 par Albert_Salon
Néologie, terminologie, et DGLF

NDLR : ALF est heureuse de reproduire un communiqué du Ministère de la Culture au sujet des travaux de néologie et de terminologie et de leurs résultats trop méconnus, à bien diffuser par tous nos membres. La DGLFLF donne aussi  volontiers à ses visiteurs, 6, rue des Pyramides 75001, Paris, de précieux documents, d’usage très pratique. Allez rue des Pyramides, ou écrivez pour les demander ! AS
La Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF du ministère de la Culture et de la Communication) compte parmi ses missions l'enrichissement et la modernisation de la langue française. A ce titre, elle concourt, en lien avec la Commission générale de terminologie et l'Académie française, à l'élaboration de néologismes permettant à chacun de disposer d'équivalents français aux termes étrangers. A l'heure actuelle, plus de 5 000 termes ont été publiés au Journal officiel et sont accessibles sur la base de données www.franceterme.culture.fr

Vous trouverez en ligne sur le site www.dglf.culture.gouv.fr le dernier dépliant de la collection "Vous pouvez le dire en français" consacré à quelques mots d'usage courant désignant les pièges de l'internet. Il y existe également un document plus volumineux relatif aux techniques de l'information et de la communication.

nouvelles/ehess.gifLe Français en sciences sociales : une petite lueur de résistance ? - le 09/09/2009 - 09:04 par Bernard_Sergent
Le Français en sciences sociales :
une petite lueur de résistance ?
 colloque à l’EHESS
 
Le 16 juin dernier a été organisé, par les Éditions de l'École des Hautes études en sciences sociales (EHESS), une « table ronde » sur le thème : «Quelles langues pour les sciences sociales aujourd’hui ?  Entre mondialisation et standardisation» dans le cycle «Éditer les sciences sociales aujourd’hui».

 Avec comme maître de jeu l’helléniste Pierre Judet de la Combe, directeur d’études à l’EHESS, les interventions ont été celles de Françoise Benhamou, économiste de la culture, André Masson, économiste, Éric Vigne, directeur de la collection « Essais » chez Gallimard, Antoine Lilti, directeur de la revue d’histoire Annales – Économie, sociétés, civilisation (AESC), Philippe Büttgen et Barbara Cassin, tous deux philosophes au CNRS.

 On saluera cette initiative, qui est trop exceptionnelle pour ne pas être mise en valeur. Le CNRS, entre autres, glisse dans l’anglais sans jamais mettre en question cette aliénation linguistique. C’est donc le grand mérite des éditeurs liés à l’EHESS que d’avoir posé des questions et entamé une discussion. Le « cycle » commencé devrait comporter trois réunions par an.

Des interventions, seule celle de Pierre Judet de la Combe a posé le problème dans son ensemble. Parlant de « guerre des langues » et de « lutte frontale », il a souhaité la présence à ces débats, dans l’avenir, de partisans purs et durs de l’anglais, de manière à pouvoir discuter au fond et tester les arguments de chaque camp.

 Avec les discours des deux économistes, nous avons eu l’inverse : les témoignages multiples de l’anglicisation molle, par acceptation et capitulations successives. « En économie, a exposé Mme Françoise Benhamou, l’anglais l’a emporté, et la messe est dite ». Pendant un temps, a dit plus tard la même, on a essayé de faire des colloques en français (en France…), mais (un geste de la main pour balayer), c’est fini.- Là, remarque de Barbara Cassin : il existe des crédits du CNRS destinés à la traduction lors des colloques. Mme Benhamou n’a pas cru nécessaire de relever.  André Masson intervient : en économie, en finance, lance-t-il comme une évidence, il y a quantité de mots anglais qu’on ne peut pas traduire en français. Je lève la main, et, comme on ne me donne pas la parole, je crie : « Le Québec le fait ! ». Il regarde cet hurluberlu, et dit, peu enthousiaste : « Oui, le Québec le fait. Il a du mal ».

 Heureux changement d’horizon avec Antoine Lilti. Les AESC, fondées par Marc Bloch et Lucien Febvre, sont l’une des rares revues scientifiques qui publient entièrement en français. C’est un choix. Les articles envoyés en langues étrangères sont traduits. Or, la revue a plus d’abonnés en dehors de France qu’en France.- Exemple admirable, qui montre que si, dans des revues anglo-saxonnes de niveau international telles que Nature ou Science, tous les savants doivent évidemment écrire en anglais, notre langue peut tout aussi bien tenir un niveau international, dans les sciences humaines tout au moins. Il y a cependant débat interne, a expliqué M. Lilti : certains des membres de la direction des AESC souhaiteraient adopter le mode de travail qui est celui, dit-il, de la Revue de Synthèse (et, ajouterai-je, de la plupart des revues de sciences humaines actuelles), qui consiste à publier des articles dans trois ou quatre des grandes langues européennes. D’autres - il en est, m’a-t-il semblé - s’attachent à conserver le mode actuel.   

Si Éric Vigne a su replacer le débat au centre de son sujet, en parlant des contraintes qui pèsent aujourd’hui sur l’édition française, et a rappelé que Québec et Belgique étaient plus en garde contre l’invasion de l’anglais que la France, et si Philippe Büttgen a décortiqué le discours (gouvernemental) de l’évaluation, directement emprunté aux États-Unis, on créditera Barbara Cassin d’avoir traitée la question posée par les éditeurs de sciences humaines : l’Europe culturelle ne peut être qu’une Europe de traductions. Si, comme l’a dit Mme Benhamou, 61 % des livres traduits aujourd’hui en français le sont à partir de l’anglais, une politique culturelle européenne ne peut qu’encourager la multiplication des traductions et de leurs sources.

 A ce sujet, les organisateurs de la « table ronde » diffusaient une information dont l’importance ne nous échappera pas : il s’agit d’un « Manifeste pour une édition en sciences humaines réellement européennes », manifeste qui parle de la « pluralité de manières de faire des sciences sociales », de « dialogues à plusieurs voix », de « décloisonner par des regards croisés les limites d’une analyse souvent implicitement nationale ». Il préconise alors « une pratique mutualisée » qui « pourra relever, en construisant une coopération résolument européenne qui ne fait pas du marché le vecteur unique des biens culturels », une « réflexion autonome et le dialogue interprofessionnel et international ». Or, cela « passe par la promotion de la pluralité des langues à partir desquelles et vers lesquelles nous traduisons plutôt que par le choix de la seule lingua franca que serait l’anglais ».

Ce manifeste a déjà été signé par des éditeurs roumains, polonais, bulgares, tchèques, québécois, du Monténégro et, nombreux, de France.
Bernard Sergent

 

Editoriaux/enfin-blanc.jpgPinocchson et nos médias - le 06/09/2009 - 23:17 par Albert_Salon
Pinocchson et nos médias
ou la mort d'un chanteur utilisée
comme matraquage publicitaire colonial

Pinocchio
, pantin désarticulé, émouvait parce qu’il voulait être homme.
Michaël Jackson a ému parce qu’il voulait être et chanter tous les humains de tous sexes, races et couleurs.
Mais la mise en scène de sa fin, de ses obsèques, puis de son culte, sous l’énorme nuage de la mousse médiatique et de l’affairisme américain, a dû déranger beaucoup de gens dans le monde victimes malgré eux de cet épandage. Notamment en France, où Mme Lagarde a eu le courage, que je crois représentatif d’une bonne partie de l’opinion, de prendre calmement ses distances.

Alors que nos médias, les télévisions publiques en tête, ne se sont pas contentés de suivre l’exemple des médias américains et plus largement occidentaux : ils en ont « rajouté » pendant plus d’une semaine! Jusqu’à l’apothéose le soir de l’enterrement : alors que la BBC World et la Deutsche Welle, tout en faisant une large place à la cérémonie, ont tenu à parler aussi, dans leur créneau horaire, de ce qui se passait ailleurs qu’à Los Angeles, France 24 et la publique France 2 n’ont parlé d’autre chose qu’en dehors du temps normalement imparti aux informations du jour.
Ce qui eût dû, en ramenant les choses à leurs justes proportions, ne prendre que deux à trois minutes des "infos", et faire l’objet de programmes spéciaux hors "20 heures" plus développés à destination des jeunes et autres "fanas" du chanteur, a en fait occupé toute la demi heure !

Cela va bien au-delà du désir compréhensible de nos médias de couvrir l’actualité, au demeurant plus "jeune-occidentale" que mondiale.
Cela rejoint ce que nos associations dénoncent périodiquement : l’utilisation du précieux temps d’antenne du journal télévisé pour présenter et "vendre" pendant de longues minutes des chanteurs, danseurs, acteurs, cinéastes, voire boxeurs, américains avec de larges extraits de leurs œuvres.
Comment cette publicité à peine déguisée sous l’ "info culturelle" est-elle payée ?
Une commission parlementaire devrait se pencher sur cette question.

Du reste, il n’est pas tout à fait exclu que l’on découvre que la corruption, ou la simple illégalité des ressources ainsi procurées (à qui ?), n’est qu’accessoire, et qu’il s’agit surtout d’un conformisme des médias et de trop de nos "élites" dans l’auto-vassalisation à l’égard de l’Empire du moment. Ce qui rejoindrait la vaste offensive en cours tendant à abaisser la France et à la soumettre à un modèle que la crise a pourtant dévalorisé, au monde anglo-saxon, à ses intérêts et à sa langue.

Car enfin, au cours de cette folle période, "on leur en a fait bouffer", à nos Français, encore plus qu’aux autres Européens : la saga du chanteur, les pompes et paillettes, les hystéries et vices américains, les "pipoles" d’Outre-Atlantique et américanisés de chez nous, les chansons en anglais, et les commentaires à peine traduits, comme si notre destin était de vibrer à l’unisson des Américains, de devenir des sujets de ce qui prétend - encore - être un empire mondial.

Peut-être nos Français en ont-ils eu une indigestion ? Peut-être vont-ils finir par comprendre ce qui est en jeu ? Et ruer dans les brancards?
Espérons !

Albert Salon, docteur d’État ès lettres, ancien Ambassadeur.

nouvelles/Orse-Cigref.jpgORSE et Cigref favorables à limiter l'anglais imposé au travail - le 26/08/2009 - 18:48 par MAR
ORSE et Cigref favorables à limiter
l'anglais imposé au travail

Le rapport  conjoint de l'Observatoire de la Responsabilité Sociale des Entreprises (ORSE) et du Club Informatique des Grandes Entreprises Françaises (Cigref)  du mois de juin  2009 porte sur  les  nouvelles pratiques sociales dans les grandes entreprises.
 
Il reconnait l'usage d'une langue étrangère comme facteur de stress et invite les entreprises à respecter le code du travail  L 1326-6 du code du travail  (Loi Toubon). La synthèse souligne qu'il est essentiel que la circulation de l’information continue de passer par plusieurs canaux en parallèle, en évitant le recours systématique à l’anglais comme véhicule de communication (loi Toubon du 4 août
1994).

_____________________________________________________________________________
Extrait du rapport (page 37)
Promouvoir l'usage des supports traditionnels de l'information, en parallèle des supports offerts par l'usage des TIC

Les entreprises ont de plus en plus recours aux TIC (intranet, messageries électroniques,...) pour communiquer en direction des salariés. Pour autant, selon le secteur de l'entreprise, sa taille, son type d'organisation centralisé ou non, tous les salariés n'ont pas accès à une information de type électronique. Cela est vrai notamment pour les ouvriers et pour les employés.

L'entreprise doit donc rester attentive, dans ces conditions, à maintenir les formes traditionnelles de communication : circulaires papier, réunions collectives organisées par le management, ... Elle peut, par ailleurs, imaginer de nouvelles formes de communication s'appuyant sur les TIC: mise à disposition d'un poste de connexion pour une équipe par exemple. Il est essentiel que la circulation de l'information continue de reposer sur plusieurs outils en parallèle...

Enfin, les entreprises internationales, pour un certain nombre d'entre elles, utilisent l'anglais dans leurs communications électroniques. Or, la maîtrise de l'anglais par les salariés (même pour les cadres) peut être un facteur de stress, d'exposition à des risques d'accidents (mauvaise compréhension des règles de sécurité), ou de limitation dans la circulation de l'information.
Rappelons simplement que, selon la loi Toubon du 4 août 1994, « tout document comportant des obligations pour le salarié ou des dispositions dont la connaissance est nécessaire pour l'exécution de son travail doit être en français » (Article L1321-6 du Code du travail).|

lire l'intégralité du rapport sur le site de l'ORSE


Loi Toubon : bilan des associations agréées - le 24/08/2009 - 18:28 par MAR
associations.jpgApplication de la loi Toubon de 1994
sur la langue française :
un bilan des associations agréées
 

Dans un contexte de mondialisation économique, les associations agréées* par le garde des Sceaux et le ministre de la Culture et de la Communication au titre de l’application de la loi du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française veillent à son application.


Elles le font au moins – avec un indéniable succès - dans les domaines liés à la protection des consommateurs, puisque l’édulcoration initiale du projet de nos associations lorsqu’il devint la loi Toubon a empêché leurs interventions dans la publicité et dans l’audio-visuel.

Dans ces domaines liés à la protection du consommateur, depuis l’entrée en vigueur de la loi, plus de 140 décisions de justice ont été rendues avec un taux de succès supérieur à 90 %.

Tous les produits sont concernés : cosmétiques, articles de maroquinerie, produits alimentaires, articles de décoration, vêtements, jouets, produits informatiques, véhicules…

Tous les types d’infraction sont représentés : étiquetage, modes d’emploi, notices d’utilisation, précautions d’usage, avertissements, mises en garde, instructions de sécurité, mentions de restriction d’âge, certificats de garantie…

L’action des associations agréées, conjointement avec celle des directions départementales de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi), et aidée dans leur mise en œuvre par l’association relais «Le Droit de Comprendre»*, contribue ainsi à garantir à la fois un droit au français et la protection du consommateur.

Les décisions de justice s’ajoutent à celles qui sont obtenues par ailleurs depuis 2005 par les syndicats dans le monde du travail et visant à garantir l’emploi du français dans les entreprises.
Il est donc injustifié de dire que « la loi Toubon n’est pas appliquée ». Ses domaines sont certes restreints, mais elle est appliquée.

Fait le 6 juillet 2009                                                                                                                       
 
Jacques Godfrain, président  de l’AFAL
Marceau Déchamps, vice-président de Défense de la langue française
Albert Salon, président d’Avenir de la langue française
 
Communiqué rédigé avec le concours de Me Jean-Claude Amboise
Avocat à la Cour, docteur en droit, conseil des associations agréées

Les trois associations agréées :
- * Avenir de la langue française (ALF)
34 bis rue de Picpus, 75012 Paris
avenirlf@laposte.net

- * Défense de la langue française (DLF)
222 avenue de Versailles, 75016 Paris
direction@langue-francaise.org

- * Association francophone d’amitié et de liaison (AFAL)
19 rue Bergère, 75009 Paris
contact@afalassociation.com

Et l'association ad hoc créée par les deux premières agréées :
-   Le Droit de Comprendre
34 bis rue de Picpus, 75012 Paris
droit.de-comprendre@laposte.net

nouvelles/geoges-gastaud.jpgTenir sa langue pour ne pas être réduit au silence - le 20/07/2009 - 10:00 par Georges_Gastaud
Tenir sa langue pour ne pas être réduit au silence

La mondialisation va de pair avec le déferlement organisé d’un sous-anglais, porteur d’une vision du monde idéologiquement normalisée.

par Georges Gastaud, professeur de philosophie qui préside le Collectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Emancipation Linguistique (CO.U.R.R.I.E.L.) récemment fondé. ALF salue la naissance de cette association et lui souhaite longue vie. Article paru dans la dernière livraison de Bastille-République-Nations, dont le directeur est Pierre Lévy.

Une guerre semble déclarée au français
par l’intrusion larvée mais massive de l’anglais – ou d’un sous-anglais – dans tous les domaines de la vie sociale, notamment dans le monde de l’entreprise. Cette tendance n’est pas innocente : elle tend à marginaliser une large part de la population, qui pourrait devenir étrangère dans son propre pays. Le phénomène n’est pas propre à la France, et vise à déposséder les peuples de leur propre vison du monde, inséparable de la langue.

La caste financière qui domine notre pays planifie-t-elle le basculement de la France vers le « tout-anglais » pour les, voire pour la, prochaine(s) décennie(s) ? Cette perspective, pour incroyable qu’elle puisse paraître, pourrait être étayée par de nombreux exemples.

Ainsi, sur TF1, on ne compte plus les écrans publicitaires qui s’affichent en anglais, dans la totale indifférence du CSA. La représentante française a chanté en anglais lors de l’eurovision 2008 sans qu’on ne s’en émeuve en haut lieu. Les supermarchés Atac sont rebaptisés Simply Markets (« be happy, be simply » !), Champion devient Carrefour Market pendant que les villes se couvrent d’enseignes en franglish. Berceau de notre littérature, le Val-de-Loire se voit renommé Loire Valley. Les ex-services publics se lâchent : pour vanter le Livret A, la Poste proclame I love L.A., pendant que la SNCF lance ses Family TGV. Sans le veto d’un préfet courageux, l’aéroport Lyon Saint-Exupéry serait déjà Lyon Airports…

Le phénomène est plus flagrant encore dans les entreprises. Chez Toyota, les production operators de chaîne obéissent aux Team managers ; des syndicats de base CGT, CFTC, CGC et UNSA regroupés en Intersyndicale en sont à revendiquer le droit des salariés à travailler en français en France. Quant aux ouvriers de Continental, ils ont appris en anglais leur licenciement collectif.

Des grands groupes n’hésitent plus à rechercher des cadres « english mother language », sans que la dite « Haute autorité », censée sévir contre les discriminations, ne pointe cette véritable préférence nationale à l’envers. Les Français qui suent pour apprendre le Wall Street English vanté dans les rames du métro ne feront pas longtemps le poids face aux anglo-« natifs ».

Les médias ne sont pas en reste, où déferlent les américanismes (du « Morning » au Mouv’ en passant par le « crumble » de France-Inter…). Alors qu’existent les termes français, le média-formatage des cerveaux substitue systématiquement challenge à défi et « meïl » à courriel. On n’en est plus aux traditionnels emprunts d’une langue à une autre quand la gent branchée préfère la positive attitude à l’« attitude positive » et dit plus spontanément yes ! que oui.

Au point que le philosophe Michel Serres – peu soupçonnable de dérives « franchouillardes » – s’indigne : « il y a plus d’anglais aujourd’hui sur les murs de Paris qu’il n’y avait d’allemand sous l’Occupation ». Et Hubert Védrine enchérit : « peut-être le français survivra-t-il à tout cela ; peut-être pas… ».

Dans ce contexte, il n’est sans doute pas excessif d’évoquer un plan totalitaire d’anglophonisation de la France, dont les chefs d’orchestre paraissent de moins en moins clandestins. A commencer par les gouvernements anglais et américain qui, depuis 1945, poussés par leurs firmes transnationales, investissent d’énormes sommes pour anglophoniser la planète, comme le révèle le linguiste Claude Hagège (1). Ensuite, l’Union européenne dont 80% des textes sont, très illégalement, exclusivement rédigés en anglais (2).

L’état-major patronal européen bat la mesure : « les présidents des quarante-six plus grandes sociétés du continent ont obtenu que tous les documents des États candidats à l’intégration dans l’UE soient exclusivement rédigés en anglais », écrivait déjà Hagège en 2006 (1). Le congrès du MEDEF vient d’adopter pour devise : « Ready for the future ! » (« prêt pour l’avenir »). Dans un registre plus institutionnel, et avec de lourdes conséquences, la France a finalement ratifié le protocole de Londres, ouvrant la voie au monopole de fait de l’anglais sur les brevets (cf. BRN n°34 du 27/11/07).

On se souvient qu’Ernest-Antoine Seillière, appelé à intervenir en 2003 devant le Conseil européen, annonça qu’en tant que président de la confédération patronale européenne Business-Europe, il s’exprimerait en « anglais, la langue des affaires et de l’entreprise ». Quant au président de la banque centrale européenne (BCE), il déclarait devant les eurodéputés lors de sa prise de fonction : « I am not a Frenchman ! ».

Dans ce qui s’apparente à une dénationalisation de la langue et des cerveaux, le français est en quelque sorte relégué au rang de langue domestique – le terme est ici littéralement approprié. Car pour dissoudre notre pays dans « l’économie de marché ouverte sur le monde », et pour tenter de désarmer et diviser les résistances populaires, les maîtres du CAC 40 ont entrepris d’effacer ce repère essentiel dont dispose notre peuple pour s’unir et s’identifier : sa langue. Après avoir criminalisé l’héritage révolutionnaire du monde du travail, la Frencheurope d’en haut serait ravie d’araser le « mauvais esprit » de ces écrivains frondeurs que furent Villon et Rabelais, Molière et Descartes, Diderot et Rousseau, Aragon et Éluard, Césaire et Fanon…

À Paris, dans les allées du pouvoir, on montre l’exemple. Ainsi Christine Lagarde ne se cache pas de « manager » Bercy en anglais. Valérie Pécresse, lauréate du Prix de la Carpette anglaise, promeut avec acharnement l’anglophonisation de l’Université en violation de la Constitution qui fait du français la langue officielle de la République. Xavier Darcos impose de fait l’anglais à tous les enfants du primaire sous couvert de l’apprentissage précoce d’une langue étrangère ; mais pourquoi pas l’allemand, l’espagnol, l’italien, ne serait-ce que dans les régions frontalières ?

Quant au chef de l’État, il vient de s’illustrer en inaugurant la nouvelle base militaire d’Abu Dhabi : devant les caméras de la télévision française, c’est en anglais qu’il interrogea l’officier français charger de le « briefer » sur la disposition des forces… Le même avait semé la consternation au Québec par ses déclarations peu avant l’ouverture du sommet de la Francophonie.

Dépossession d’une vision du monde

A ce rythme, combien de temps faudra-t-il pour que la langue du Discours de la méthode et de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen devienne à Paris ce qu’est devenu le gaélique à Dublin ? De même, combien de temps pour transformer ces langues de haute culture que sont l’allemand ou l’italien en jargons bredouillés par des « indigènes » inaptes à l’« employabilité mondiale » ? Au-delà de l’indéniable enjeu national, la cause du français s’articule donc de manière internationaliste à la défense de toutes les langues contre ceux qui veulent déposséder les peuples de leurs concepts, de leur manière de penser, et, au fond, de leur vision du monde.

Car à pensée – impériale – unique, sabir unique. Et tant pis si la classe ouvrière francophone (et a fortiori sa composante immigrée) devient étrangère dans son pays. L’« élite » planétaire américano-formatée se dote ainsi d’une arme linguistique de destruction massive lui permettant d’atomiser psychologiquement la nouvelle plèbe mondiale, vouée à « anglo-baragouiner » sous l’œil méprisant des nouveaux seigneurs. Une telle perspective n’a pas de quoi émouvoir Dominique Strauss-Kahn (FMI) ou Pascal Lamy (OMC), les socialistes français qui pilotent la mondialisation ; ni d’ailleurs Martine Aubry ou Ségolène Royal, dont les euro-retrouvailles lors du rassemblement électoral près de Nantes se sont récemment tenues sous une banderole proclamant fièrement first the people ! (3)

De leur côté, François Chérèque et Bernard Thibault ont accepté que la seule langue de référence de la Confédération Syndicale Internationale (CSI) soit l’anglais. Un choix d’autant plus paradoxal que le français est langue officielle du Bureau International du Travail (BIT). De même, l’ensemble des syndicats français affiliés (CGT, CFDT, FO) ou candidats (FSU) à la Confédération Européenne des Syndicats (CES) promeut-il sans états d’âme le « nouveau deal européen » prôné par cette dernière (lire p. 13). Un glissement linguistique qui traduit un basculement conceptuel : substituer la culture du marchandage à la tradition syndicale française fondée sur la solidarité de classe (4).

Que dire de la LCR-NPA, dont le journal djeun’ se nomme Red (« Rouge »). Il faudrait également évoquer ces députés PS, UDF et PCF qui entendaient mettre constitutionnellement à égalité le français et les langues régionales… ouvrant ainsi la voie à la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires voulue par l’UMP. Qui connaît l’origine de cette Charte et l’esprit de ses initiateurs ne peut guère en douter : l’arrière-plan n’est autre que l’euro-régionalisation de la République sur des bases ethno-linguistiques. Entre l’anglais « global » et la langue régionale, le français n’a qu’à bien se tenir…

C’est donc en réalité toutes les langues du monde qu’il conviendrait de protéger du tout-globish. Y compris celle de Shakespeare et de Shelley, menacée au premier chef d’un « ajustement structurel » bien peu littéraire par « Business Europe » et consorts. La tâche est immense, mais les forces ne manquent pas pour y contribuer.

Georges Gastaud (*)

(1) Combat pour le français, Odile Jacob, 2006
(2) Ainsi l’office européen des statistiques vient-il de passer au tout-anglais en abandonnant l’allemand et le français sans un mot de protestation de Berlin ou Paris…
(3) dont on ne sait s’il faut traduire « le peuple d’abord », ou bien « les gens d’abord »…
(4) Le français parlerait de « compromis », ce qui suppose au moins la construction préalable d’un rapport des forces entre classes sociales. L’anglais dit « deal », on est dans le vocabulaire des joueurs de poker, du monde des affaires, ou du commerce de stupéfiants…

(*) Georges Gastaud, professeur de philosophie, fait partie d’un collectif qui a récemment fondé le COURRIEL (Collectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Émancipation Linguistique), association ouvertement « progressiste et anti-impérialiste, liant la résistance linguistique au combat social et civique des travailleurs ». Le collectif a pour présidents le député honoraire Georges Hage et l’ancien Résistant Léon Landini (FTP-MOI). Site Internet : http://www.courriel-languefrancaise.org/

nouvelles/UE.jpgL'Europe pour les "native English speakers" - le 16/07/2009 - 10:11 par Germain_Pirlot
Un espérantiste belge écrit à un Commissaire européen,
pour rejeter le privilège des "native English speakers"
 
Les espérantistes mènent un combat différent du nôtre. Mais ils sont souvent des alliés objectifs dans leur dénonciation de l’hégémonie de l’anglais, fortement encouragée par l’Union européenne.

Monsieur le Commissaire Andris Piebalgs,

De nouveau, avec son site http://www.buildup.eu/, l'Union Européenne fait preuve de son animosité pathologique envers la très grande majorité de ses citoyens. Il semblerait en effet que pour les dirigeants européens, seuls les "native English speakers" soient vraiment dignes de respect : de nouveau ce site "dit européen" n'est accesible qu'en anglais !!!

A mes yeux il s'agit d'une décision foncièrement ANTIdémocratique. Pourquoi un tel mépris envers les citoyens européens dont l'anglais n'est pas la langue maternelle?

 Serait-ce pour obéir aux ordres de l'Uncle Sam, dont  David ROTHKOPF, directeur général du Cabinet de consultants Kissinger Associates, s'est fait le porte-parole : « It is in the general interest of the United States to encourage the development of a world in which the fault lines separating nations are bridged by shared interests. And it is in the economic and political interests of the United States to ensure that if the world is moving toward a common language, it be English; that if the world is moving toward common telecommunications, safety, and quality standards, they be American; that if the world is becoming linked by television, radio, and music, the programming be American; and that if common values are being developed, they be values with which Americans are comfortable " [in "Praise of cultural imperialism ?", Foreign Policy, Summer 1997]*.

Personnellement, je n'ai plus rien de commun avec cette Union Européenne qui impose de plus en plus l'english comme LA SEULE langue noble et qui, ipso facto, élève les "native English speakers" au rang de "race supérieure", comme le fit naguère un certain Adolf avec les Aryens.

Veuillez agréer, Monsieur le Commissaire, mes salutations distinguées.

Germain PIRLOT
enseignant hon.
SOUS-Européen de par la langue,
Steenbakkersstraat 21
8400 Oostende
_____________________________________________________________________________
*Traduction par la rédaction d’ALF :

« Il est de l’intérêt général des Etats-Unis d’encourager le développement d’un monde dans lequel les lignes de fracture séparant les nations sont effacées par des intérêts partagés. Et il est de l’intérêt économique et politique des Etats-Unis de s’assurer que, si le monde va vers une langue commune, ce soit l’anglais ; que, si le monde va vers des télécommunications et des normes de sécurité et de qualité communes, elles soient américaines ; que, si le monde est relié par la télévision, la radio, et la musique, la programmation en soit américaine ; et que, si des valeurs communes se répandent, ce soient celles qui sont familières aux Américains » (Dans : « Eloge de l’impérialisme culturel ? », revue Foreign Policy, été 1997).

nouvelles/senat.jpgDes sénateurs pour Secrétariat d'État à la Francophonie - le 08/07/2009 - 21:20 par MAR
Des sénateurs de tous bords réclament un 
Secrétariat d'État à la Francophonie,
à l'audiovisuel extérieur
et aux relations culturelles extérieures

PARIS, 23 juin 2009 (AFP) - 23.06.2009 15:16
Des sénateurs de la majorité et de l'opposition ont réclamé la création d'un "Secrétariat d'État à la Francophonie, à l'audiovisuel extérieur et aux relations culturelles extérieures", pour en finir avec le "déclin de l'action culturelle extérieure" de la France.

Des sénateurs de la majorité et de l'opposition ont réclamé mardi la création d'un "secrétariat d'État à la francophonie, à l'audiovisuel extérieur et aux relations culturelles extérieures", pour en finir avec le "déclin de l'action culturelle extérieure" de la France.

Cette demande d'un secrétariat d'État, qui resterait sous la tutelle du Quai d'Orsay, figure avec neuf autres recommandations dans un rapport des commissions sénatoriales aux Affaires étrangères et aux Affaires culturelles, adopté à l'unanimité et rendu public à la veille d'un remaniement ministériel. Actuellement, la Francophonie est liée à la Coopération.

"Il faut arrêter le déclin de notre action culturelle extérieure", a déclaré à des journalistes le président de la commission des Affaires culturelles, Jacques Legendre (UMP, Nord).

"Si on veut une diplomatie efficace, il faut y consacrer des moyens supérieurs", a renchéri le président de la commission des Affaires étrangères, Josselin de Rohan (UMP, Morbihan), en dénonçant "la forte diminution des crédits" depuis plusieurs années dans le domaine du rayonnement culturel de la France à l'étranger.

La France "ne fait plus de spectacles d'art vivant" et "ne peut plus aider la production locale", a déploré Monique Cerisier ben Guiga (socialiste, Français de l'étranger)

Parmi les recommandations, figurent une meilleure association des ministères participant au rayonnement (Culture, Éducation, Enseignement supérieur et Recherche) sans mettre en cause la tutelle des Affaires étrangères, et le développement de la formation des personnels. Celle-ci est de cinq jours contre six mois en Allemagne. Les sénateurs demandent aussi des affectations pour cinq ans contre trois ans actuellement. © 2009 AFP

nouvelles/yvon-vallieres.jpgUn Québecois à la tête de l'APF - le 08/07/2009 - 19:18 par MAR
Un Québecois à la tête de l'Assemblée parlementaire de la francophonie
Yvon Vallières, président de l'Assemblée nationale du Québec,
élu président de l'APF

Québec, le 6 juillet 2009 _ Le président de l'Assemblée nationale du Québec, M. Yvon Vallières, a été élu aujourd'hui président de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), à l'occasion de la 35e session de l'organisation à Paris.

Profitant de son allocution d'investiture à l'hémicycle du Palais Bourbon, M. Vallières a tenu à souligner la contribution du président sortant, l'honorable Guy Nzouba-Ndama, président de l'Assemblée nationale du Gabon. Il a aussi fait état des objectifs qu'il entend poursuivre au cours de son mandat, notamment le renforcement du rôle politique de l'APF auprès des instances de la Francophonie et la consolidation des programmes de coopération qu'elle met en œuvre.

A cet égard, M. Vallières souhaite que l'APF fasse la promotion des intérêts et des aspirations des peuples francophones auprès des instances exécutives de la Francophonie. Pour M. Vallières, il importe aussi que l'APF poursuive sa double mission de vigie au moyen notamment de prises de position sur les situations de crise politique et de renforcement de l'État de droit et des institutions démocratiques à l'aide de ses programmes de coopération.

De plus, au chapitre de la langue française et de la diversité culturelle, il entend, au cours de son mandat à la présidence de l'APF, mobiliser les parlementaires de l'espace francophone sur la mise en œuvre de la Convention sur la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles, adoptée par l'UNESCO en 2005.

Outre M. Vallières, la délégation de l'Assemblée nationale qui participe à cette session de l'APF est composée de M. Henri-François Gautrin, vice-président de la Section du Québec de l'APF, rapporteur de la Commission politique de l'APF et député de Verdun; M. Bertrand St-Arnaud, rapporteur de la Commission de l'éducation, de la communication et des affaires culturelles de l'APF, vice-président de la Section du Québec de l'APF et député de Chambly; Mme Stéphanie Vallée, rapporteure du Réseau des femmes parlementaires de la Francophonie et députée de Gatineau; M. Germain Chevarie, vice-président et rapporteur de la Commission de coopération et du développement et député des Îles-de-la-Madeleine; Mme Sylvie Roy, rapporteure de la Commission des affaires parlementaires de l'APF et députée de Lotbinière.

Par ailleurs, deux étudiants québécois participent à la Ve session du Parlement francophone des jeunes qui se tient en marge de la session de l'APF. Il s'agit de Mme Anne-Sophie Gobeil, du cégep de Chicoutimi, et de M. Alexis St-Gelais, du cégep de Jonquière.

Créée en 1967 au Luxembourg, l'APF est l'Assemblée consultative de l'Organisation internationale de la Francophonie. Elle regroupe plus de 70 parlements d'État et de gouvernements ayant la langue française en partage. L'Assemblée nationale du Québec est membre à part entière de l'APF depuis 1975. Au cours des dernières années, la Section du Québec a joué un rôle actif au sein de cette organisation.

« Pour l'Assemblée nationale du Québec, comme pour les Québécois, la Francophonie est, non seulement une cause, mais aussi une passerelle de solidarité vers les autres peuples. Nous travaillons afin que notre Assemblée occupe l'espace qui lui revient, pour le plus grand bénéfice des populations que nous avons l'honneur de représenter », a conclu M. Vallières.


nouvelles/mouskouri.jpgNana Mouskouri chantre de la langue française - le 08/07/2009 - 19:09 par MAR
Nana Mouskouri chantre de la langue française

Invitée à une visite privée, quelques jours avant l'inauguration officielle du nouveau musée de l'Acropole, notamment pour les académiciens grecs et archéologues étrangers en poste à Athènes, la chanteuse Nana Mouskouri a tourné les talons, choquée par l'absence de présentation en français. La Grèce fait partie de l'Organisation internationale de la francophonie !

nouvelles/scpo-us.jpgSciences Po toujours plus loin dans l'anglomanie - le 28/06/2009 - 21:50 par JeanPierre_Busnel_
Sciences Po toujours plus loin dans la démission anglomane !
(à Reims in english !)

La presse a récemment confirmé que l'Institut d'Études Politiques de Paris (Sciences Po.) allait bientôt installer une antenne à Reims, dans l'ancien collège des Jésuites. La première rentrée aura lieu, dit-on, en 2010 avec 80 étudiants inscrits dans le nouveau cursus "bachelor". En 2014, quelque 2000 étudiants fréquenteraient ce pôle rémois dont la moitié de nationalité américaine. Il paraît que les cours seront uniquement dispensés en anglais (dans la ville du sacre des Rois de France, donc !

Voilà qui va (presque) au-delà des attentes des anglomaniaques les plus radicaux, qui pourraient bien, même, être surpris par la rapidité avec laquelle se réalisent leurs rêves les plus ambitieux. C'est qu'ils ne connaîtraient pas bien la politique d'anglicisation menée depuis quelques années par la direction actuelle (en place depuis 1996) de cet Institut. Les élèves sont désormais tenus de suivre de nombreux cours en anglais, langue dans laquelle se tiennent des conférences dans les locaux de l'IEP, pourtant établissement public (rappelons que la loi Toubon d'août 1994 impose l'usage du français aux "personnes morales de droit public"). En revanche, la maîtrise de la langue française n'est plus exigée des étudiants étrangers, celle de l'anglais suffit. Ce qui, pour l'École, est tout à fait révolutionnaire comme on va le voir.

L'IEP de Paris est né, à la Libération, de la nationalisation de la très fameuse École Libre des Sciences Politiques. Celle-ci fut fondée en 1872, au lendemain de la guerre de 1870. La victoire de l'Allemagne est perçue comme celle du savoir sur l'ignorance (l'époque est teintée de positivisme et de scientisme). L'enseignement supérieur n'est encore dispensé qu'à une infime fraction de la population (la France est pratiquement sans Université, même à Paris, et seulement un peu plus d'un millier de licences sont alors attribuées chaque année, 80 % d'entre elles environ l'étant en Droit). Pour Émile Boutmy (1835-1889), le fondateur de L'École, il convient en conséquence de créer une élite "qui de proche en proche donnera le ton à la Nation. Refaire une tête au peuple, tout nous ramène à cela ... Il manque en France un système de haute culture ou, si vous voulez, de conformation libérale; il faut l'organiser". C'est, dira-t-il aussi, à l'initiative privée "hardie, active et souple" qu'il appartient d'offrir "à ses concitoyens, d'ouvrir aux étrangers une Faculté Libre où s'achèverait l'instruction des classes libérales" ("libre" veut dire ici indépendante de l'État et de l'Église). La loi de 1901 sur les associations n'ayant bien évidemment pas encore été adoptée, l'école adoptera le statut de société anonyme (la loi de 1867 venait d'être votée qui libérait les SA de l'obligation d'obtenir l'autorisation du Conseil d'État pour exister). Une société qui n'a bien entendu strictement aucune intention de profit et qui, d'ailleurs, ne distribuera aucun dividende.

Sitôt sa création, l'École porte au monde extérieur en général et à l'Europe en particulier un intérêt considérable dont beaucoup de "modernes" d'aujourd'hui n'ont pas la moindre idée. En témoignent, de manière irréfutable, les intitulés des premiers cours dispensés : "Esquisse géographique du monde civilisé", "Histoire diplomatique de l'Europe", "Histoire des doctrines économiques", "Histoire des progrès agricoles, industriels et commerciaux de l'Europe et du Nouveau-monde depuis le dernier siècle", "Histoire financière de l'Europe depuis la Révolution française", "Histoire morale et sociale de l'Europe". En 1885, est inauguré un cours sur "L'Histoire de l'idée d'unité nationale en Allemagne au XIXème siècle", en 1898 un autre cours sur "L'évolution de l'esprit public en Angleterre", etc ... (source : Sciences-Po. Histoire d'une réussite, de Gérard Vincent, qui a enseigné l'histoire à l'Institut d'Études Politiques de Paris jusqu'en 1987, chez Olivier Orban, 1987). On ne peut qu'être admiratif devant cette étonnante attention portée à l'Europe, 85 ans avant la signature du Traité de Rome.

Témoigne aussi de cette extraordinaire ouverture au monde extérieur l'inscription à l'Ecole de nombreux élèves étrangers, alors que les moyens de communication sont parfaitement rudimentaires par rapport à ce qu'ils sont devenus (le chemin de fer n'en est encore qu'à ses débuts). En 1880, "quand l'Ecole s'installe rue Saint-Guillaume, elle compte deux cent cinquante élèves ayant pris des inscriptions d'ensemble, parmi lesquels on remarque des Anglais, des Belges, des Suédois, des Autrichiens, des Hongrois, des Roumains, des Egyptiens, des Haïtiens, des Américains dont un boursier d'Harvard. Boutmy voit là non seulement le gage de la renommée de l'Ecole qui s'est étendue merveilleusement, mais encore le moyen et l'occasion de procurer aux élèves français des sources d'information excellentes et des relations qui pourront leur devenir précieuses par la suite" (L'École Libre des Sciences Politiques, 1871-1945, de Pierre Rain, professeur à l'École de 1919 à 1961, Fondation nationale des sciences politiques, 1963). Ajoutons à cela que lorsque les six premières jeunes filles seront admises à l'École, en 1919, il n'y aura qu'une seule française parmi elles (notons, à ce propos, que les "notables" de l'époque sont très souvent de grands voyageurs et que l'on circule alors sans passeport en Europe, et même, depuis une convention de 1868, avec les États-Unis d'Amérique, la France ne le rétablissant qu'en août 1914, à la déclaration de guerre, quand l'Europe va se "fermer" pour très longtemps). Mais, bien entendu, l'enseignement à l'Ecole se fait en français et les étudiants étrangers doivent faire preuve de bonnes connaissances en la matière (le français a encore un immense prestige dans le monde et nombreux sont du reste ceux qui viennent à Paris pour perfectionner leur connaissance de la langue et de la culture françaises).

L'histoire de l'École des "Sciences Po" fournit une illustration saisissante du déclin de la langue française, de l'abandon dans lequel elle est désormais laissée, de la disqualification et de la déconsidération dont l'accablent trop souvent les élites dirigeantes (enseignantes en l'occurrence). La symbolique linguistique est totalement inversée. Alors que l'ouverture au monde était, aux origines de l'Ecole et pour longtemps, un moyen (pour un organisme de droit privé) de mettre en valeur la langue et la culture françaises, la globalisation marchande est, aujourd'hui, au contraire, un prétexte (y compris pour un établissement public d'Etat et pas seulement par les milieux d'affaires) pour mettre le français au rancart, pour exonérer généreusement les non-francophones de tout apprentissage en la matière, pour délier, sur le terrain de la langue comme sur bien d'autres, les hommes et les femmes de ce temps de toute obligation envers les "anciens" et leur héritage. L'usage du français étant vu par les nouvelles élites en question comme une revendication identitaire rétrograde, passéiste, comme un refus de "bouger", d'entrer dans la "modernité", comme une concession aux temps révolus et au conservatisme devenu inavouable, comme un particularisme "crispé" qu'il convient, à l'heure de la postnationalité et de la joyeuse cité universelle, d'éradiquer au profit du seul anglais.
Jean-Pierre Busnel

nouvelles/Lyon-Airports.jpgLe Gouvernement prend enfin position sur Lyon Airports - le 25/06/2009 - 21:36 par Franois_Griesmar
Lyon Airports
  le gouvernement confirme enfin, la décision du Préfet

Thierry Mariani, député du Vaucluse, dans une question écrite posée le 28 avril 2009 a réussi à faire préciser au Gouvernement sa doctrine au sujet de Lyon Airports. Dans sa réponse du 23 juin 2009, le Ministère de la Culture et de la communication rappelle la législation en ce domaine. (voir plus bas)

[ La décision du Préfet du Rhône, Jacques Gérault, prise le 26 mars 2009, interdisait aux aéroports de Lyon de prendre le nom de Lyon Airports. Cette décision, Avenir de la langue française a fortement contribué à l'amener par ses démarches au plus haut niveau. Cette "victoire" ne porte pourtant que sur la partie émergée de l’iceberg : une grande partie de la communication des Aéroports de Lyon reste anglicisée. ALF travaille à son élimination. Aidez-la par vos démarches épistolaires et téléphoniques !  - Albert Salon]  (voir la nouvelle concernant cette décision)
________________________________________________________________________________
Question écrite n° : 47670 de  M.  Thierry Mariani ( Vaucluse )
Ministère interrogé :  Culture et communication

Question publiée au JO le :  28/04/2009  page :  3 966
Réponse publiée au JO le :  23/06/2009  page :  6 128

Rubrique : transports aériens
Tête d'analyse : aéroports
Analyse : langue française. défense et usage
 
Texte de la QUESTION : M. Thierry Mariani appelle l'attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la plateforme aéroportuaire lyonnaise. Le préfet du Rhône s'est récemment opposé à ce que cette plateforme prenne le nom de "Lyon airports". Il semble que la société à l'origine de ce projet persiste dans ce projet d'anglicisation. De nombreux citoyens se mobilisent aujourd'hui afin de préserver l'appellation française de la plateforme aéroportuaire, et par là, la langue française en général. Aussi, il souhaite connaître l'avis du Gouvernement sur le sujet.

Texte de la REPONSE : Aéroport de Lyon est une société anonyme aéroportuaire régionale française, au capital détenu par l'État (actionnaire à 60 %), la chambre de commerce et d'industrie de Lyon (actionnaire à 25 %) et les collectivités territoriales.
L'article 14 de la loi du 4 août 1994 relative à la langue française prévoit : «L'emploi d'une marque de fabrique, de commerce ou de services constituée d'une expression ou d'un terme étrangers est interdit aux personnes morales de droit public dès lors qu'il existe une expression ou un terme français de même sens approuvés dans les conditions prévues par les dispositions réglementaires relatives à l'enrichissement de la langue françaises.»
La portée de cette disposition est précisée dans deux circulaires : la circulaire du 16 mars 1996 concernant l'application de la loi du 4 août 1994 et surtout celle du 28 septembre 1999, conjointe du ministre de l'équipement, des transports et du logement et de la ministre de la culture et de la communication dont le point 1 relatif à l'emploi du français dans le domaine des transports est parfaitement explicite : «Dans le cadre défini par la loi, l'obligation d'emploi de la langue française est générale et ne comporte pas d'exception. Elle s'applique sur le territoire français aux transporteurs et gestionnaires d'infrastructures de transport, publics ou privés, qu'ils accomplissent leur activité dans le domaine des transports nationaux ou internationaux.»
La ministre de la culture et de la communication considère donc que le préfet de la région Rhône-Alpes a été parfaitement fondé à demander, le 20 mars 2009, au conseil de surveillance de la société aéroportuaire de renoncer à l'appellation « Lyon airports » pour revenir à celle d'« Aéroports de Lyon ». Cette décision a été acceptée par le président du conseil de surveillance d'Aéroports de Lyon qui s'est publiquement engagé à revenir à cette appellation. La ministre de la culture et de la communication qui a exprimé son soutien le plus absolu au préfet de région restera vigilante sur ce dossier. Elle ne douté pas que la société aéroportuaire ait bien compris que son intérêt commercial et son identité sont associés à l'image de qualité, de dynamisme, de service et de modernité exprimée par l'appellation « Aéroports de Lyon ».)
 

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"Diseur, Yvan Gradis se propose pour réciter bénévolement, au pied levé, l'un ou l'autre des 48 poèmes (durée maximale : deux bonnes heures) d'Apollinaire, Baudelaire, Carême, Corneille, Du Bellay, Éluard, Guillevic, Heredia, Hugo, La Fontaine, Lamartine, Mallarmé́, Nerval, Prévert, Rilke (en allemand), Sully-Prudhomme, Verlaine, Vigny. (contact : 01 45 79 82 44, 06 17 78 74 83)"

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