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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

 ↑  

Lettres de protestation

Der. nouv.

nouvelles/jacques-cortes.jpgDe quelques inférences, ellipses et paraboles sur la nécessité impérieuse de défendre le plurilinguisme - le 01/07/2010 - 16:06 par Jacques_Corts
Une belle défense du plurilinguisme, de la diversité et de la langue française en particulier
De quelques inférences, ellipses et paraboles sur la nécessité
impérieuse de défendre le plurilinguisme
Extrait du discours prononcé par Jacques Cortès le 7 juin 2010 à l’Université Pédagogique de Cracovie pour sa réception comme Docteur Honoris causa


NDLR : Jacques Cortès, ancien directeur du CREDIF à l’ENS de Saint-Cloud (1977-1986) est depuis 1998, le Président-fondateur du GERFLINT (Groupe d’Etudes et de Recherches pour le Français Langue Internationale) placé sous l’égide de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme de Paris. Programme mondial de diffusion scientifique francophone en réseau, le GERFLINT et ses équipes de recherche internationales publient une trentaine de revues scientifiques francophones sur tous les continents
«Toute la langue s’avère être éparpillée, transpercée d’intentions, accentuée …chaque mot sent la profession, le genre, le courant, le parti, l’œuvre particulière, l’homme particulier, la génération, l’âge, le jour et l’heure. Chaque mot sent le contexte et les contextes dans lesquels il a vécu sa vie sociale intense ».1
La défense du français comme langue de communication internationale est-elle légitime ? Faut-il œuvrer pour instaurer un monolinguisme universel ou pour conforter le multilinguisme dont la défense du français serait un aspect symbolique décisif ?

Giourdina
Si ti sabir
Ti respondir
Si non sabir
Tazir, tazir
Molière ; Le bourgeois gentilhomme


L’anglais est l’avenir de la francophonie
Bernard Kouchner2

Lire la suite du discours

 


nouvelles/Dsk-Lamy-Trichet.jpgRaffarin interpelle Strauss-Kahn, Lamy et Trichet - le 09/06/2010 - 21:28 par Albert_Salon
Raffarin interpelle Strauss-Kahn, Lamy et Trichet
qui s'expriment le plus souvent en anglais

Représentant du président Nicolas Sarkozy pour la francophonie, et partisan de "l'intransigeance francophone", l'ancien premier ministre regrette que d'éminents Français occupant à l'international des postes de premier plan aient pris l'habitude de s'exprimer en anglais. « Ma tâche serait plus facile si, de temps à autre, au FMI, à l'OMC ou à la BCE, MM. Strauss-Kahn, Lamy et Trichet prononçaient un discours en français » , explique Jean-Pierre Raffarin.
 
L’ancien Premier Ministre, "sherpa" du Président de la République pour les Sommets francophones, s’est déclaré partisan de "l’intransigeance francophone". Il s’est déplacé récemment à Bruxelles et dans divers grands organismes internationaux où des Français tiennent des postes stratégiques mais n’y servent pas la France, surtout pas sa langue (rappelons-nous le "I am not a Frenchman" de M. Trichet à Strasbourg !).
Cette prise de position sympathique devrait être relayée, pour gagner en crédibilité et efficacité, par le Président de la République lui-même…  [AS]
 

MuseeHorreurs/rededen.jpgDernières nouvelles de la collaboracheune - le 09/06/2010 - 21:28 par MAR

Dernières nouvelles de la collaboracheune (collaboration)
Ed/Dia et le hard discount, Accor/Edenred (For an easier life), Les Sables d'Olonne et ses creamers, la CCI de Lyon et ses Citytechs, Edhec business school et ses cursus tout en anglais, Yoplait et son neverstop
et europe1.fr pour l'anglais langue unique de la chanson

Il s'agit de traiter ici, au moment où chacun dit célébrer les 70 ans de l'appel du 18 juin, du camp d'en face. De ceux qui sans exigence aucune, vont toujours au-delà de ce que l'on pourrait leur demander dans le sens de la démission nationale et, plus particulièrement ici, du piétinement de notre (leur) langue au profit de la langue de leurs "maîtres". C'est cela la collaboracheune* (collaboration). !

Quelques prouesses récentes dans ce domaine :

Les magasins Ed ont décidé de se rebaptiser Dia : on pouvait y voir une avancée ,pour une fois un magasin du groupe Carrefour ne s'affublait pas d'un "market" ou d'un "city" et des initiales anglo-américaines (dont le sens il est vrai, avait été un peu oublié : épicier discount) se voyaient remplacées par un nom plus latin. Trop beau. L'intérieur est tapissé depuis de slogans énormes et de grande beauté : "Vous allez aimer le hard discount"...

Le groupe Accor, qui parait-il est un groupe français, a décidé de renommer sa branche Accor Services (qui avait le tort de se comprendre en français et en anglais) Edenred avec le slogan accolé "For an easier life" épatant non ?
Le plus cocasse c'est que cette fameuse Edenred, puisqu'Edenred il y a, se prétend "Entreprise citoyenne et engagée" présenté comme le leader mondial des titres de services prépayes avec des appellations aussi inoubliables que : "Childcare Vouchers, Ticket Car, Ticket Clean Way..." N'en jetez plus !

L'office du tourisme des Sables d'Olonne (commune administrée par lcreamers.jpge maire UMP Louis Guédon) n'est pas en reste et fait passer cette inoubliable annonce : "Les Sables d'Olonne, conscients de l'incroyable ensoleillement qu'offre leur station l'été, recrutent deux creamers chargés de renseigner les vacanciers sur les bons comportements à adopter au soleil et de leur remettre des échantillons de crème solaire". Encore bravo pour l'imagination linguistique !

Il est certes dépassé à Lyon par Guy Mathiolon, président de la CCI, qui avait tenté de prendre de l'avance dans la collaboracheune l'année dernière en renommant les aéroports de Lyon, Lyon airports, il s'était hélas heurté à un préfet forcément réactionnaire qui pensait qu'une institution publique française devait parler français ! Il tente de prendre sa revanche ce mois-ci en nommant "Citytechs" un "nouveau réseau d'entreprises lyonnaises spécialisées dans le renouvellement urbain".

L'Edhec qui fut une des 4 ou 5 grandes écoles de commerce française, s'affiche désormais comme Edhec business school avec un site Internet qui déborde de sabir anglo-saxon (malgré l'existence d'une english version). Cette Edhec donc, après une année bachelor (sic !) ou la langue indigène semble admise et une année de stage, impose à tous ses étudiants (peut-être faut-il dire students ? ) un cycle Master fièrement affiché "entièrement en anglais : pour former d'excellents spécialistes et des managers d'équipe et de projets". Les formulaires d'inscriptions étant pour certaine filière uniquement disponibles en anglais. Pour le plus grand profit des professeurs et au-delà, des pays anglo-saxons dont on a bien retenu le brillant apport à l'économie mondiale ces dernières années.

Enfin rendons hommage à une sorte de journaliste dénommée Amélie Bertrand qui officie sur le site europe1.fr et qui commente l'Eurovision avec le glorieux titre : "L’Eurovision, la loose à la française". Elle fait tout simplement l'éloge du "chantons tous en anglais" se moquant en passant des langues des sauvages qui peuplent notre continent ("qui aurait envie d’entonner un refrain en tchèque ou de s’enthousiasmer pour une chanson en suédois ?") De sa part cela ne nous étonne évidemment pas. C'est limpide, pour elle, quand un français chante en français c'est du chauvinisme, si un anglais chante en anglais c'est de l'universalisme ! Pour elle, il n'y a qu'une seule voie : celle du moule unique, celle de ses maîtres. C'est ça la collaboracheune (collaboration) populaire !

Saluons pour finir, la marque Yoplait qui orne ses produits Yop (yahourts à boire) du slogan "Never stop" pour bien habituer nos bambins à être fascinés par  nos colonisateurs et au fait que leur langue n'est plus qu'une langue barbare, indigne de l'Empire.

Marc-Antoine Renard

* La graphie de ce terme est inspirée des annonces entendues sur les différentes chaînes de Radio France, où y compris sur France Musique et France Culture, où les auditeurs qui n'ont rien demandé, se voient infliger l'annonce récurrente d'une émission sur "Le Mouv" avec sa prononciation anglo-américaine, sans doute jugée obligatoire pour faire djeune : Mouv' généraicheune (Mouv' Génération).


nouvelles/quater-back.jpgPublicité ? dites plutôt advertising ! - le 09/06/2010 - 08:41 par JeanPaul_Perreault
Publicité ? dites plutôt advertising
Comment les agences publicitaires anglo-saxonnes
nous enfoncent leur "modèle" dans la tête

Ce ne sont plus seulement les enseignes commerciales (et les raisons sociales) qui sont aujourd'hui massivement anglicisées. La communication marchande emprunte de plus en plus aux mots anglais, en particulier sur les lieux de vente. Elle ne dit plus "ouverture prochaine" pour annoncer l'installation d'un nouvel établissement, mais "soon opening". Contrairement à ce que l'on pourrait penser au premier coup d'œil, la photographie ci-jointe n'a pas été prise dans une rue de Chicago, de Boston ou d'une quelconque ville des États-Unis d'Amérique, mais à Rennes, le 3 juin courant, à l'entrée du centre commercial Colombia. Elle montre la devanture d'une nouvelle boutique d'habillement (pour les "jeunes"). L'allusion explicite au football américain (quater back) comme argument de vente est d'autant plus inattendue, ici, que les Français ne connaissent rien de ce sport. Mais le fait qu'une douzaine des quinze plus grandes agences publicitaires de France (à l'exception de Havas Advertising [sic !] et de Publicis) soient des sociétés américaines est évidemment pour beaucoup dans cet ahurissant et envahissant raz-de-marée anglomaniaque. Autant dire, en effet, que ce sont des "stratèges" américains, ardents avocats de la globalisation postnationale et de la langue unique, qui, désormais, mènent le jeu et encadrent les concepteurs français pour la réalisation des publicités "nationales". Les milieux de la "pub" sont bel et bien, désormais, sous écrasante hégémonie anglo-saxonne.

Ceci étant, l'élimination méthodique et progressive des mots français de l'espace public urbain ne semble toujours pas émouvoir le moins du monde les Français. Beaucoup, surtout parmi la population âgée et celle d'âge intermédiaire, ne savent pourtant pas ce que "soon opening" veut dire et pourraient s'offusquer que l'on s'adresse à eux, brusquement, comme s'ils étaient nés dans le Bronx. Mais cela les laisse apparemment de marbre. Peut-être même certains sont-ils flattés d'être transportés à aussi bon compte au pays des prestigieux et lointains quaterbacks dont ils entendent parfois parler par la presse sportive ? Et d'ailleurs les consommateurs ne sont-ils pas habitués à se soumettre volontiers aux injonctions des publicitaires, surtout les adolescents et les très jeunes gens qui sont, et de très loin, leur cible favorite (voir à ce sujet "Comment le capitalisme nous infantilise" de Benjamin Barber, professeur de sciences politiques à l'université du Maryland, Fayard, 2007) ? Il y a un peu plus de 50 ans (c'était en 1958) paraissait le livre fameux de Vance Packard, "La persuasion clandestine". Depuis, les techniques de manipulation ont évidemment fait beaucoup de progrès, au point que l'acheteur lambda n'a nullement le sentiment d'être assujetti par la consommation, mais, bien au contraire, celui d'être libéré par elle. Au total, le pouvoir économique alloue au secteur de la promotion des ventes et de la communication des ressources gigantesques. Mais, il faut bien le reconnaître, le résultat est là, spectaculaire.

Le phénomène n'est évidemment pas propre à la France. Ainsi, l'Union européenne qui, nous avait-on promis, devait pérenniser sur le Vieux continent un modèle spécifique, distinct de celui des États-Unis, apparaît de plus en plus, en réalité, comme servant de couveuse à un ordre économique, social et culturel se rapprochant sans cesse davantage du type américain. De même, il n'a jamais été dit que la construction européenne pourrait mettre en péril la langue française, encore moins qu'aux abandons de souveraineté politique exigés par elle pourrait s'ajouter, à terme, celui de notre langue maternelle.
 
Jean-Pierre Busnel

Francophonie.gifAppel de Lyon et recommandations des 10èmes entretiens de la Francophonie - le 09/06/2010 - 08:41 par Albert_Salon
Appel de Lyon 
et recommandations des 10èmes entretiens de la Francophonie

À l'issue des 10èmes entretiens de la Francophonie qui se sont tenus à Lyon les 27 et 28 mai dernier à l’Université de Lyon III-Jean Moulin, un appel solennel et vigoureux a été lancé en présence de quelque 300 personnalités françaises, québécoises, belges, maghrébines, africaines, vietnamiennes.... présentes (dont MM. Abdou Diouf,  Jean-Pierre Raffarin, le sénateur Jacques Legendre, Philippe Péjo, Christian Philip, Claude Hagège, le Président de la Région Rhône-Alpes…), dans la conscience dramatique d’un tournant et de la nécessité d’un sursaut puissant, est adressé aux gouvernants, élites et médias de la France et des pays francophones, ainsi qu’aux responsables de l’OIF

Organisés par la Chaire Senghor de la Francophonie de Lyon les 27 et 28 mai 2010 à l’occasion de son dixième anniversaire et de celui de l’Institut pour l’Étude de la Francophonie et de la Mondialisation (IFRAMOND), en présence à l’ouverture des travaux du Président Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, et en clôture de l’ancien Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin, Représentant personnel du Président de la République française auprès de la Francophonie, les Dixièmes Entretiens de la Francophonie ont débattu de la place de la Francophonie et de la langue française dans la mondialisation.
Les quelque 400 participants qu’ils ont réunis, issus du monde politique, de la francophonie institutionnelle, de la société civile et de l’université venant de toutes les régions francophones, lancent un appel solennel à la Francophonie et à la France pour une francophonie en mouvement et une langue française réhabilitée.
De nouvelles problématiques ont surgi : la mondialisation culturelle, les chocs identitaires et religieux, le défi écologique, l’uniformisation linguistique et culturelle, l’émergence de géants économiques incontournables, l’inégalité et la crise financière mondiale.
Un monde équilibré doit être multipolaire non seulement sur les plans politique et économique, mais également sur le plan culturel, et ainsi réussir le dialogue des cultures. Les Dixièmes Entretiens mettent en exergue que la Francophonie, comme les autres grandes aires linguistiques, peut fortement y contribuer du fait qu’elle partage une grande langue internationale, présente sur les cinq continents.
La Francophonie du 21ème siècle est donc bien plus qu’un laboratoire de la mondialisation humaniste, en raison des valeurs qu’elle promeut, des biens communs qu’elle défend. Elle se doit de promouvoir le dialogue interculturel mondialisé pour la paix et contre le repli identitaire. C’est une union géoculturelle, une puissance d’influence, forte de sa double dimension politique et de solidarité et des valeurs de son universalisme.

1 - Les Dixièmes Entretiens veulent attirer l’attention sur la langue française. C’est la grande oubliée de la francophonie institutionnelle
. Pour répondre à la forte demande de français dans le monde, la formation des enseignants de français et en français ne peut être différée : c’est une question de vie ou de mort pour la Francophonie. Il faut, par ailleurs, associer la langue française aux langues maternelles dans des pédagogies convergentes.
Voulons-nous faire du français une langue morte comme le latin ou le grec ancien ? Non, naturellement.
C’est pourquoi la Francophonie doit favoriser les classes bilingues et les universités francophones multilingues pour transmettre les valeurs que véhicule la langue française : une méthode, une rigueur, un raisonnement. Des garanties seraient ainsi données aux étudiants pour leur insertion professionnelle, compte tenu qu’ils seraient plurilingues.
Dans ce but, il faut s’affranchir du discours dominant de l’action impossible, des contraintes financières absolues.

2 - La Francophonie a besoin d’ambition : l’appel de Lyon est un appel aux États.

Après son combat victorieux pour la diversité culturelle, la Francophonie doit prendre l’initiative pour l’adoption d’une Convention sur la promotion et la protection des langues. Le pluralisme linguistique est le garant du respect des identités nationales.
Les Dixièmes Entretiens remarquent qu’un modèle unique, une langue unique sont aujourd’hui dépassés du fait de l’émergence de nouvelles puissances telles la Chine, le Brésil et le Mexique.
Ces nouveaux géants bâtissent un monde pluriel. La Chine en apporte la preuve avec l’implantation rapide de ses Instituts Confucius d’enseignement du chinois et de sa culture. Il est aujourd’hui inacceptable qu’un pays impose sa pensée et sa langue. Ceux qui veulent "le tout anglais" comme instrument obligatoire d’enseignement, sont en retard d’un combat.

3 - L’appel de Lyon, c’est un appel au second moteur de la francophonie : la coopération décentralisée.
Les États Généraux de la coopération décentralisée francophone qui se tiendront à Lyon en octobre prochain à l’invitation de l’Association internationale des Maires francophones et de l’Association internationale des Régions francophones dresseront un bilan, recenseront les besoins, mutualiseront les réponses et construiront les complémentarités avec les programmes de l’OIF et de ses Opérateurs directs.
Ensemble, États et collectivités décentralisées doivent relever les défis urgents comme l’enseignement du français, la constitution d’un corps de Volontaires de la Francophonie, la formation à distance des professeurs de et en français et la mise en place d’un outil francophone d’appui aux industries culturelles.

4 - L’appel de Lyon, c’est un appel à la France et à ses élites pour mettre un terme à la promotion du "tout anglais" en France et à l’abandon du français dans le monde.
En France, la Francophonie est une priorité oubliée. L’élite la voit non comme une opportunité mais comme un obstacle.
Les Dixièmes Entretiens constatent qu’en dépit de la volonté exprimée en 2008 par le Président de la République et à nouveau le 20 mars dernier, à l’Élysée, lors de la Journée internationale de la Francophonie, aucune des recommandations faites n’a été suivie d’effet.
Au contraire, faisant fi de l’article 2 de la Constitution française qui fait du français la langue de la République, la presse quotidienne et spécialisée se fait l’écho d'une volonté de modifier la loi Toubon pour permettre aux établissements d'enseignement supérieur (grandes écoles et universités) d'enseigner totalement en langue anglaise. La charge est actuellement menée par la Conférence des Grandes Écoles.
Il est illusoire de croire que pour conquérir une part importante dans le marché mondial de l'enseignement il suffirait de copier le modèle anglo-américain. Les bons étudiants préféreront toujours l’original à la copie.
L’anglais devenant langue seconde de notre élite, l’amènerait à penser et à agir comme les anglo-américains, une élite déconnectée encore plus du reste des Français. La France perdrait son identité et serait à la remorque du monde dominant.
L’une des conséquences serait que l’Université française se trouverait tributaire des normes scientifiques prévalant aux États-Unis.
Il est grand temps de se mobiliser. N’assistons-nous pas déjà à l’émergence d’un nouveau critère de jugement dans les commissions de recrutement universitaire : "la capacité à faire cours en anglais", qui a peu à voir avec les capacités intrinsèques disciplinaires d’un futur universitaire ? N’assistons-nous pas déjà à l’obligation faite par des responsables de cycles universitaires d’imposer dans les services statutaires des enseignants des cours en anglais ?
N’assistons-nous pas déjà à l’exclusion des revues scientifiques en français de la nomenclature des revues cotées dans les procédures d’évaluation menée par l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES), le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ou le Conseil national des universités (CNU) ?
Dans ces conditions, les Dixièmes Entretiens de la Francophonie demandent solennellement au Président de la République française que la France renforce la loi Toubon, afin d’affirmer définitivement la primauté du français sur l’anglais sur le territoire national notamment dans le monde du travail, de l’enseignement et de la recherche, pour rendre obligatoire le recours au trilinguisme et non au bilinguisme anglais/français quand la seule langue française n’est pas jugée suffisante, pour imposer l’enseignement à égalité de deux langues étrangères à tous les niveaux de l’enseignement du primaire au supérieur, pour obliger nos diplomates à s’exprimer en français dans les enceintes internationales quand le français y est langue officielle ou langue de travail. Jamais les organisations internationales n’ont eu autant de dirigeants francophones ou français, jamais on y a aussi peu travaillé en français.

5 - Les Dixièmes Entretiens recommandent :

- à l’instar de l’IHEDN en France, la création d’un Institut des Hautes Études francophones qui permettrait de familiariser l’élite aux défis de la mondialisation et à l’intérêt de la Francophonie tout en renforçant le sentiment d’appartenance à la Communauté francophone ;
- le développement du Réseau des Chaires Senghor de la Francophonie, plateformes de formation et de recherche sur la Francophonie ;
- à l’instar de l’Union européenne la multiplication des Maisons de la Francophonie qui favorisent une meilleure connaissance du monde francophone ;
- à l’instar de l’Union européenne qui a construit l’espace Schengen, la mise en place d’un Espace francophone dont l’accès serait facilité par l’adoption d’un passeport francophone ou d’un "francopasse" qui s’impose de façon urgente ;
- à l’instar de ce qui existe en matière universitaire avec l’AUF, la fondation d’une Agence francophone de l’Éducation pour la coopération éducative ;
- la mise en place d’un Erasmus francophone et, dans les pays où le français n’est pas langue d’enseignement, de cursus intégrés allant de classes bilingues au primaire à des universités francophones régionales multilingues débouchant sur l’emploi ;
- le renforcement de l’espace médiatique francophone pour faire connaitre la Francophonie aux populations ;
- la généralisation du programme IFADEM pour la formation des maîtres et de celui des Volontaires de la Francophonie pour impliquer la jeunesse.

6 - Au niveau financier, les Dixièmes Entretiens lancent un appel aux États pour accroître les moyens en faisant remarquer que la Francophonie étant internationale, par essence même, ses financements doivent l’être également. Il n’est pas sain pour une organisation internationale de dépendre autant d’un seul État bailleur. Nous devons tous nous mobiliser dans ce combat pour la langue française et la Francophonie du XXIème siècle.
Osons, osons aller de l’avant, sinon demain il sera trop tard.

IFRAMOND (Université Jean Moulin Lyon 3)
Hôtel de Ville, Lyon, le 28 mai 2010

nouvelles/autonomesup.jpgMaison de la Francophonie ou Musée de la Francophonie ? - le 08/06/2010 - 23:43 par Jol_Jallais
Maison de la Francophonie
ou Musée de la Francophonie ?

Il nous paru intéressant de reproduire ici la prise de position d'Autonomesup, 3ème organisation syndicale du supérieur.

Le 20 mars dernier, lors de la Journée Internationale de la Francophonie, était louée la future inauguration de la Maison de la Francophonie avec les discours volontaristes habituels, alors qu’il aurait mieux valu saluer la naissance d’un nouveau musée à Paris : celui de la francophonie. On aurait pu mettre aisément en valeur toutes les actions visant à amoindrir, voire faire disparaître, la langue française depuis longtemps dans notre environnement. Faisant fi de l’article 2 de notre Constitution qui fait du français la langue de la République et la langue d’enseignement, certains esprits, sûrement progressistes, se font l'écho, dans la presse quotidienne et spécialisée, d'une volonté de modifier la loi Toubon pour permettre aux (grandes écoles et universités) d'enseigner totalement en langue anglaise.

La charge est actuellement menée par la Conférence des Grandes écoles et par quelques-uns de ses représentants. L'objectif déclaré est de pouvoir accueillir dans ces établissements des étudiants en provenance de pays non francophones et en particulier de la Chine. Nous dénonçons cette attitude qui modifie de façon définitive la place et la nature de l'enseignement supérieur français pour de simples raisons financières et de conquête illusoire et très partielle du marché mondial de l'enseignement. Cela est inacceptable : les grandes écoles forment, depuis longtemps en France, l'élite française pour des emplois privés et publics.

Elles façonneront, formateront alors une élite anglophone, s'exprimant de façon unique en anglais dans les relations internationales et au sein des états-majors des entreprises, avec comme conséquence directe de constituer une élite qui serait déconnectée encore plus de l'ensemble des autres Français ; on assisterait à la création d'un pays proche du modèle de Metropolis avec une élite, en fait une oligarchie, dominant l’ensemble des autres travailleurs. On retrouverait l’opposition soutenue dans les entreprises par Taylor entre "ceux qui pensent" (s’exprimant en anglais) et  "ceux qui font" (les mauvais locuteurs en anglais).

Enseigner totalement en anglais dans les établissements d'enseignement supérieur français ajouterait donc dans la société française une deuxième fracture à celle déjà trop apparente des revenus. Cette nouvelle déclinaison de l’identité française, en niant la langue française, est ahurissante d’absurdité dans un monde qui est de plus en plus multilingue et multipolaire. Il est grand temps de se mobiliser avant que l'université ne suive les initiatives prises par les grandes écoles qui participent à la destruction du corps social en parfaite bonne conscience. N’assistons nous pas déjà à l’émergence d’un nouveau critère de jugement dans les commissions de recrutement universitaire : « la capacité à faire cours en anglais », qui a peu à voir avec les capacités intrinsèques disciplinaires d’un futur universitaire ?

N’assistons-nous pas déjà à l’obligation faite par des responsables de cycles universitaires d’imposer dans les services statutaires des enseignants des cours en anglais ? N’assistons-nous pas déjà à l’exclusion des revues scientifiques en français de la nomenclature des revues cotées dans les procédures d’évaluation menée par l’AERES, le CNRS ou le CNU ? La défense de la langue française a fait long feu dans l’élite intellectuelle française par snobisme et dans la société française par indifférence parce qu’elle se centrait sur la finalité de la langue et son contenu culturel. Tout ce discours aurait dû pourtant convaincre tant les arguments en étaient judicieux mais le rêve économique américain était trop prégnant.

Cette fois, les conséquences mêmes qu'aurait une telle politique d’enseignement sur la cohésion de la société française ne peuvent laisser indifférent. Voulons-nous, comme universitaires, adhérer à cette fracture attendue de la société française qui repose encore une fois sur les privilèges de l’argent pour acquérir une totale maîtrise de la langue anglaise dès le plus jeune âge ou participer à un véritable sursaut? Prononcer des discours comme celui de Caen, lors de la campagne présidentielle, en faveur de la langue française et laisser ensuite tous les acteurs de l’enseignement supérieur en saper les fondements relèvent, disons-le, d’un cynisme inacceptable. Autonomesup se bat, et continuera à se battre, pour défendre la place du Français dans le monde comme langue de science, de culture et d’enseignement.

Joël Jallais
Professeur des Universités

Autonomesup : CSEN-FGAF - 4 rue de Trévise - 75009 Paris -  Tél. : 01.46.59.01.01
Courriel : autonomesup@free.fr  -  www.autonomesup.com  
Michel Gay, Secrétaire général - Jean-Louis Charlet, Président


Drapeau-Quebecois.jpgAu Québec, la lutte continue contre l’Empire ! - le 06/06/2010 - 22:39 par JeanPaul_Perreault
Au Québec, la lutte continue contre l’Empire et pour le français !
Impératif français : les prédateurs et le projet de loi 103

Il faut se souvenir de la loi québécoise 101, votée en 1977 sous le gouvernement de René Lévesque, dont une importante disposition imposait aux immigrants reçus au Québec de scolariser leurs enfants dans les écoles de langue française, tant privées que publiques. Depuis maintenant des décennies, le pouvoir fédéral et les «Anglos» n’ont eu de cesse de miser sur la démographie, sur l’immigration non francophone au Québec et sur les dérogations sans cesse plus larges qui permettent à ces immigrants non francophones de fréquenter les écoles de langue anglaise au Québec qui sont très développées et riches. La loi 103 est une nouvelle manifestation de ce grignotage continu et de cette submersion linguistique. [Albert Salon]

Manifestation de la Coalition "Québec français"

Plus de 150 personnes de la Coalition "Québec français" s'étaient donné rendez-vous à Gatineau samedi 5 juin pour manifester contre les pratiques prédatrices d'entreprises étrangères qui viennent solliciter le marché québécois et y faire des profits sans respecter l'environnement linguistique du Québec.

"Le Québec est français et les entreprises qui veulent y faire des affaires en français sont les bienvenues. Les autres n'ont pas leur place", ont martelé les manifestants. La manifestation ciblait cette fois-ci deux entreprises dont les noms n'ont rien à faire au Québec : Sleep Country et Bulk Barn. La Coalition "Québec français" en était à sa deuxième manifestation devant Sleep Country. Les manifestants ont résolument l'intention d'accroître leurs moyens de pression tant que ces entreprises n'auront pas compris que le Québec est français.

Ils ont aussi profité de l'occasion pour dénoncer les mesures anglicisantes du gouvernement du Québec dans le domaine de l'éducation : "Nous dénonçons le gouvernement du Québec qui s'apprête à écraser et à soumettre toute la nation québécoise au dictat de la Cour suprême de l'autre nation, le Canada, en adoptant une loi odieuse, la loi 103, qui consacrera l'existence des écoles passerelles en rendant légal aux enfants de parents riches, à leurs frères et sœurs et tous leurs descendants l'accès à l'école anglaise au Québec", de déclarer le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, avant d'ajouter, "pire, à sa façon, le gouvernement du Québec, par cette odieuse loi de l'arbitraire, légalise hypocritement une pratique qui financera les écoles privées non subventionnées en obligeant les élèves à les fréquenter au moins trois ans pour pouvoir contourner la Charte de la langue française. Tout un cadeau que la manipulation politicienne du gouvernement s'apprête à offrir aux écoles passerelles! "
 
Jean-Paul Perreault
Membre de la Coalition " Québec français"
et président du Mouvement Impératif français

nouvelles/ifri-anglos.jpgUn 'Institut "Français" parle anglais à Bruxelles - le 15/05/2010 - 21:31 par AnnaMaria_Campogrande
Un 'Institut "Français" parle anglais à Bruxelles
L'IFRI (Institut "Français" des Relations Internationales)
ne fait plus de conférences en français à Bruxelles !


Témoignage d'une italienne francophone, ayant occupé de hautes fonctions à la Commission.
(voir en dessous l'invitation en anglais envoyée à Anna-Maria Campogrande)

J’ai fréquenté, depuis quelques années, les conférences-débat de l’IFRI à Bruxelles. Au début elles étaient toujours en français, ensuite il y eut de temps à autre des conférences en anglais, lorsque le conférencier ne dominait pas assez le français. Maintenant on en est arrivé à l’extravagance de faire donner les conférences en anglais aux Français et aux francophones dont l’anglais est souvent mauvais, parfois incompréhensible. En tout cas, même si les conférenciers francophones pouvaient s’exprimer dans un excellent anglais, cette forme de servitude d’un institut français à l’anglophonie est tout simplement suicidaire pour la culture européenne dans son ensemble. En fait, l’imposition de l’anglais nous transforme tous en des "demi-illetrés" qui ne peuvent pas s’exprimer convenablement en ayant à l’esprit leurs points de repère et tout le bagage que des siècles de civilisation nous ont laissé en héritage.

La réponse de l’IFRI est absurde parce que le français est la langue véhiculaire, de très loin, la plus importante de Bruxelles. Cette forme de dégradation du français constitue un grave manque de respect de l’identité linguistique et culturelle et elle est vexante non seulement pour les Français et les francophones mais pour toute la civilisation néo-latine, j’en suis personnellement outrée.
Anna-Maria Campogrande

P.S. les conférences de l’IFRI à Bruxelles ne disposent jamais d’une interprétation simultanée.
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To the attention of Mrs CAMPOGRANDE

ifri.jpg

            Programme Energie/Ifri Energy Program

Ifri Energy Breakfast Roundtable

Thursday, May 20th, 2010, 9:00 am to 11:30 am    

 

Conseil Central de l'Economie -  Avenue de la Joyeuse Entrée, 17-21 - 1040 BRUSSELS (Metro: Schuman)


   Rare Earths -
Strategic inputs to Sustainability

  with the participation of  : 
 

James B. HEDRICK
President, Hedrick Consultants Inc

Christian HOCQUARD
Expert Economist, BRGM

Chaired by William C. RAMSAY, Senior Fellow and Director of the Ifri Energy Program
and 
Jacques LESOURNE, Chairman of the Scientific Committee of the Ifri Energy Program  

Den Xiaoping may have been right back in 1992 when he declared that while “Middle East has oil, China has rare earth”. Since 2000 the price of Rare Earth Elements, a group of 17 minerals, increased five-fold. The world markets until then very much focused on energy or water security of supply began to acknowledge the implications of the concentration of 95% rare earth production in ChinaIn 2008, rare earths were labelled ‘highly critical’ raw materials by an US National Research Council Report. China is aware of its clear market dominance as seen in its recent claim to reduce export quotas reduction and create a 200 000t strategic reserve.

Rare Earth Elements are needed in particular for high technologies products such as wind turbines, electronic consumer goods, nanotechnologies, clean vehicles batteries, motors and various military applications. A potential supply disruption could hamper the development of a green market economy as well as the refashioned industrial strategies in Europe designed to drag Europe out of the economic doldrums and ensure its future competitiveness.  

Ahead of the European Commission review of its raw material initiative, this conference aims to assess the current situation regarding supplies, market developments, environment and challenges that lie ahead.

 
RegistrationForm to complete and return to  
baniamer@ifri.org or by fax :33 1 40 61 60 60   or registration on line

  Mrs CAMPOGRANDE         [  ] Will participate                                        [  ]    Will not participate

 

Position :

Company : 

Email :                                              

Phone :                                                             Fax  : 

  Will be represented by :

Informations : Breux Martine - tél :  00 33 (1) 40 61 60 38 et breux@ifri.org  

Institut français des relations internationales
27, rue de la Procession, 75740 Paris Cedex 15
Tél. 01 40 61 60 00; fax : 01 40 61 60 60 ; courriel : accueil@ifri.org

 

 


 

Nouvelles du mois (mai) - le 15/05/2010 - 21:31 par MAR
Nouvelles du mois (mai)

Le 11ème arrondissement de Paris bêle sa bêtise anglomane - Dunkerque Ville durable ! - Bertrand Tavernier retrouve "la beauté de la langue française" - "Le retour du Général" par Benoît Duteurtre _________________________________________________________________________________
Le 11ème arrondissement de Paris bêle sa bêtise anglomane.
Le nouveau maire du 11ème, Patrick Bloche, se dit : "nous sommes progressistes, Barack Obama paris11.jpgest progressiste donc importons directement son slogan en américain, cela fera djeun, cela fera moderne !" Il oublie que c'est surtout la langue du capitalisme multinational qui se moque des États et de leurs citoyens. On est loin de la politique responsable de l'ancien maire, Georges Sarre, qui toute sa vie lutta pour la diversité culturelle. Ici on est hélas, dans le bêlement grotesque et rampant !
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Dunkerque Ville durable ! : Pour Dunkerque une conférence internationale semble devoir s'afficher et sans doute se tenir dans la langue unique ne préservant la diversité des langues et des culturesdunkerqu.jpg. Une fois de plus la nature abstraite avant le respect des hommes !

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Bertrand Tavernier retrouve "la beauté de la langue française" (France Info - 17 mai 2010)

Le cinéaste français Bertrand Tavernier est en compétition au festival de Cannes avec son nouveau film, "La princesse de Montpensier", présenté hier soir et plutôt bien accueilli.

Il nous plonge dans la France du XVIème siècle et explique que ce qui l’a poussé à aller aussi loin dans le temps vient de "la beauté des personnages... et donc la possibilité de faire une histoire d’amour très française." Après avoir "pensé en anglais pendant deux ans", le cinéaste avait "envie de me frotter à la beauté de la langue française
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"Le retour du Général" par Benoît Duteurtre (Fayard, 219 pages, 17,90 €)duteurtre-general.jpg

Livre drôle et délicieux. Et que je crois utile y compris dans sa très grande sensibilité au problème de la langue française, alors que ce n’est qu’un aspect de cet ouvrage plein à la fois d’un pessimisme noir et d’un espoir flamboyant et fou.

Puissance terriblement écrasante de l’Empire. Mais Wallonie et Afrique francophone, voire immigrés algériens, qui peuvent être (re)gagnés.

Sursaut toujours possible entraîné par les "anciens" transmetteurs de flamme, qu’une étincelle peut provoquer, tel l’œuf mayonnaise, ou encore le vieil écrivain qui est en contact permanent avec le fantôme du Général et qui, sur le vieux banc, malgré une police soupçonneuse, conte aux enfants barbarisés, boborythmés et borborygmés, qui s’attroupent autour de lui, de vieilles histoires de France, de langue, et de civilisation…. Albert Salon.

Quelques extraits concernant la langue.
Nous survolons rapidement l'actualité internationale puis nous voici revenus dans le monde enchanté du basket, avant de passer au tournoi de tennis qui s'est clôturé sur une nouvelle victoire de Rodjeure Fédéraire.
Je me demande pourquoi le présentateur accomplit de tels efforts pour prononcer «Rodjeure» à l'anglaise alors que ce brave garçon (Roger Fédérer) est suisse et que je l'ai vu se désigner lui-même, dans un documentaire, en disant «Roger», à la française. Il a grandi dans un pays où Roger se prononce Roger mais certainement pas Rodjeure ; et je ne puis m'empêcher de voir dans cette énergie militante du journaliste à répéter «Rodjeure» une discrète manifestation de cette haine de soi selon laquelle tout ce qui sonne français est ringard et tout ce qui sonne anglo-américain est moderne. Roger a quelque chose de beauf, de tonton flingueur. «Rodjeure», c'est autre chose qui colle au temps du commerce mondialisé. «Rodjeure» ne tire pas le Suisse vers la France (ce vieux pays colonial et dominateur) ; il rend le champion au monde des champions où chacun parle la langue des champions. Mieux vaut donc angliciser ce prénom - quand bien même on prononce le nom de famille avec un accent français, ce qui est incohérent ; mais la langue des esclaves qui imitent leurs maîtres est souvent un peu bancale.
(pages 103-104)
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 La fillette rousse s'inquiéta d'un détail :
— Pourkoi seulman lai zom ?
Sa copine affirma avec assurance :
— Lai famé avé droa 2 rien. Se ma mère kim la di !
Le monsieur sourit avant de répondre :
— Mademoiselle, lorsqu'on disait «les hommes», en bon français (avant la loi de Révision du langage), cela incluait les hommes et les femmes. Je vous rappelle d'ailleurs que le masculin l'emporte sur le féminin !
À ces mots, un éclat de rire fusa du groupe d'écoliers qui, malgré leur inscription au first master de la Nike School, n'avaient jamais entendu cette règle étonnante - sauf peut-être en histoire, dans le chapitre consacré à l'abolition des discriminations sexistes. Le plus sérieux de la bande, qui suivait l'option School Text du programme officiel (quand la plupart de ses camarades préféraient l'option School Game), opposa une remarque au vieux philosophe [...]
(page 190)
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Une sirène hurla au bout de la rue. Un char approchait à petite vitesse. Attirés par le bruit, les enfants tournèrent la tête.
— Merci, lé flik ! s'exclama l'un des garçons.
— Et alors, vous ne faites rien de mal ? dit le vieux fou.
Quand le véhicule s'arrêta devant le groupe et qu'on vit en descendre quatre policiers en tenue de combat portant l'inscription : «Veolia Police Département (Page 190)», il apparut effectivement que le seul suspect était le monsieur lui-même. Tout en s'approchant, l'adjudant releva ses lunettes à infrarouges :
— Vou fet kôa ici, à parlé au jeun's ? Savé pa k'sé interdi ?
Le monsieur se tourna vers les adolescents pour expliquer :
— De mon temps, la police ne dépendait pas d'entreprises comme Veolia. C'était un service public censé faire respecter la même loi pour tout le monde, et dans tout le pays.
(page 200)


nouvelles/jesusismyboss.jpgl’Église de France remplace-t-elle le latin par l’anglais ? - le 09/05/2010 - 19:34 par Albert_Salon
l’Église de France remplace-t-elle le latin par l’anglais ?

Les catholiques qui ont tapé www.etpourquoipasmoi.org/, plus généralement les lecteurs du "Parisien" du mardi 20 avril 2010, ont découvert une publicité "soutenue par la Conférence des évêques de France", incitant au recrutement de prêtres. Sur la page d’accueil donnant accès à divers textes épiscopaux, un charmant jeune homme porte au revers de sa veste verte, au lieu d’une croix, un macaron proclamant Jesus is my boss, commenté par les mots Why not ? qui s'étalent sur sa poitrine. L’auteur de cette surprenante image réalisée pour la Journée mondiale de prière pour les vocations du 25 avril est l’agence de communication Bayard Service. Le “chevalier sans peur et sans reproche” serait-il de l’avis d’un ministre qui déclara en 1997 : "l’anglais n’est plus une langue étrangère en France" ? Aurait-il pris sur lui de substituer à la “langue universelle de l’Église” la langue prétendument universelle des affaires ?
Les associations soussignées osent espérer que les évêques de France, dont on connaît le souci de n’utiliser dans les offices de l’église qu’une langue “vernaculaire” intelligible par tous les fidèles, auront à cœur de prier leur "webmaster" (sitemestre) de réparer cette bévue.
D’autant plus que l’Église de France est concordataire, donc officielle, en Alsace et Moselle, et doit y respecter la Constitution : "La langue de la République est le français".
Le Dieu des chrétiens ou celui des musulmans – imaginez aussi "Allah is my boss"… - dégradé au statut de "boss", vous paraît-il vraiment, dans cette défroque, plus apte à attirer davantage de "vocations sacerdotales et religieuses" ? Avec des prophètes devenus DRH ?
Les jeunes que vous visez là, voyant l’Église considérer que chez nous le français n’est plus à la page et doit céder la place à l’anglais, ne risquent-ils pas d’appliquer la "modernité" - pourtant soumise à question par le Pape ! - aussi au corps et à l’esprit de la tradition et des dogmes catholiques ? Et, dans cette veine, de vous demander de vrais emplois, avec des rémunérations fixes confortables, des primes et boni, des "stock options", des avantages en nature, des voitures avec chauffeurs, l’abandon des vœux de chasteté, des crèches (au sens actuel) pour leurs enfants auxquels ils ne sauraient alors renoncer…
Nous sommes persuadés que ce qui nous paraît être une malheureuse erreur de "Qom" (communication) ne saurait être que condamnée et promptement réparée par la Conférence des Évêques de France, sans qu’icelle, et d’autres personnes concernées et consternées, aient besoin d’en appeler au Vatican.
Albert Salon.

A l’initiative d’ALF, 6 autres associations ont signé la lettre qui a fourni la matière de cet éditorial :
Alliance Champlain (Nouméa, NC) : président Daniel Miroux
Avenir de la langue française (ALF) : président Albert Salon
Ass. France-Univers pour la promotion de la culture française : présidente Jacqueline Mourlet
Cercle littéraire des Écrivains cheminots (CLEC) : président Raymond Besson
Éditions ANDAS (Bourg-la-Reine) : directeur Dominique Daguet
Forum francophone international (FFI-France) : président Albert Salon
Impératif français (Québec) : président Jean-Paul Perreault
Institut André Busnel (IAB) : président Jean-Pierre Busnel

On peut en outre regretter le côté très "Ponce Pilate" de la réponse du 3 mai 2010 de Mgr Antoine Hérouard à notre protestation. En gros il se "lave les mains" de toute responsabilité en la matière,  se justifiant comme un vulgaire vendeur de lessive : "[...] On peut certes regretter que le slogan et la question soient formulés en anglais, comme vous le faites remarquer (et non en latin classique !), mais c'est simplement le fait de la culture dans laquelle baignent les jeunes de cet âge auxquels la campagne entend s'adosser. Et de cela l'Église n'est pas responsable... "
En bref pour attirer les djeunes nous sommes prêts à toutes les bassesses, contribuant ainsi à leur faire croire que tout le monde doit s'adresser à eux en anglo-américain. [MAR]
 

nouvelles/bourse.jpgDes Bourses et des langues : la valse des valeurs - le 09/05/2010 - 18:38 par Yves_Montenay
Des Bourses et des langues : la valse des valeurs

 
La bourse de Casablanca a été lancée avec l'appui technique de celle de Paris. Elle s'est honorablement développée depuis.
Mais la bourse de Paris, devenue Euronext après s'être fédérée avec d'autres bourses européennes, s'est entre-temps vendue aux Américains du Nasdaq, malgré, ou peut-être à cause, d'un certain succès. Je ne connais pas les secrets de ces négociations et ai oublié la raison pour laquelle Euronext « devait » se vendre. Ses actionnaires (les banques françaises ?) n'auraient pas résisté à la tentation d'une bonne affaire. Ils ont refusé une offre de la bourse allemande qui laissait moins d'autonomie à la bourse de Paris que les Américains : cinq sièges sur 12 au conseil d'administration et la promesse de garder un centre de décision européen.

Vu de Casablanca, l'esprit de tout cela n'a pas été respecté car le centre de décision "européen" est maintenant à Londres et non plus à Paris, les cadres francophones ont disparu, et la bourse de Casablanca doit embaucher des Marocains ayant un bon niveau d'anglais pour la suite des contacts techniques avec Euronext, devenu le bureau londonien de décideurs américains.

Vu de Paris cette fois, on souvient du tollé qu'avait déclenché le déplacement du centre technique de Paris vers une implantation anglaise proche de Londres « pour gagner quelques millisecondes » dans l'envoi des ordres à cette place. On ajoutait que la souplesse du droit du travail anglais avait dû également jouer un rôle. Et il fallait être proche de Londres parce que c'est là qu'il y a les investisseurs, auxquels la Grande Bretagne a accordé un régime fiscal privilégié, notamment pour les étrangers.

Un libéral pur et dur nous dira que ce qui compte est que les différentes bourses citées fonctionnent bien. Il dira que la France ne fait que payer la rigidité excessive de son marché du travail et le poids de sa fiscalité, et il se félicitera de « cette concurrence des systèmes » qui devrait faire réfléchir les Français. Le libéral ajoutera que l'anglicisation d'un groupe d'employés d'un pays francophone et de spécialistes français (ou leur remplacement par des Anglais ou des Américains) n'est en soi ni un bien ni un mal et ne fait qu'illustrer la supériorité du système économique anglo-saxon. Enfin il nous expliquera que la plus-value faite par les actionnaires français d'Euronext justifie le tout, et sera à son tour utilisée rationnellement.

Peut-être. Mais ce n'est pas ainsi que le libéralisme gagnera les coeurs et l'opinion. D'autant que, même en restant sur un plan économique, cela érode le privilège linguistique dont bénéficient les entreprises françaises au Maghreb, et pas seulement les entreprises, puisque les universités, les écoles et les enseignants français en bénéficient également. Rappelons l'importance de l'industrie de la langue pour l'Angleterre qui voit arriver chez elle chaque année des centaines de milliers de jeunes Européens venus apprendre l'anglais. L’avantage se chiffre en milliards. De même que les économies pour les hommes d'affaires britanniques à Bruxelles. Bref, séparer langue et économie comme le font beaucoup de responsables français n'est pas toujours pertinent, et penser que "les autres" le font est parfois naïf.
Par ailleurs, cette analyse purement économique n'épuise pas la question. Par exemple passer du français à l'anglais comme seconde langue est une revendication de beaucoup d'islamistes... Mais c'est un autre débat.
Yves Montenay

nouvelles/marseille.jpgMarseille on the move - le 23/04/2010 - 18:35 par JeanPierre_Busnel
Marseille rampe devant les anglo-saxons
 
La municipalité de Marseille a décidé tout récemment de se doter d'une "marque" baptisée "Marseille on the move" (un slogan d'une affligeante banalité, car qu'est-ce qui n'est pas "on the move" par les temps qui courent ?). "Nous sommes des élus mais nous sommes avant tout des commerciaux, nous allons vendre un produit magnifique et aujourd'hui, pour nous identifier, pour identifier Marseille à l'étranger, nous avons le droit et le devoir de créer cette marque qui sera attribuée par un jury (...) à celles et ceux qui travaillent à l'étranger ou avec l'étranger dans le domaine du tourisme", a déclaré dans une conférence de presse Dominique Vlasto, adjointe au tourisme (voir sur le site laprovence.com).

Voilà qui est bien clair. Qu'on se le dise : les élus locaux se considèrent désormais comme étant "avant tout des commerciaux". Et on le sait bien, l'anglais (de bazar comme il se doit) est la langue des commerciaux. CQFD.

Comme je l'écrivais en septembre dernier à propos de la déferlante anglomaniaque : "Quant au pouvoir politique, convaincu depuis longtemps par l'idéologie néolibérale de la nécessité de son effacement et de sa soumission aux sacro-saintes lois des marchés, apparemment partagé entre la résignation, l'indifférence et le sentiment de sa propre impuissance, il n'est, en réalité, pas le dernier à prêter la main aux fossoyeurs de la "langue de la République" (article 2 de la Constitution française). Cela est vrai au niveau de l'État, certes, mais peut-être plus encore à celui des administrations publiques territoriales, elles aussi parties, comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire à maintes reprises - du fait notamment de l'affaiblissement constant, spectaculaire, de l'État - à la conquête du monde".
Sur place, sur la Canebière, la nouvelle a tout de même suscité nombre de commentaires moqueurs.

On en trouvera quelques exemples sur le site : laprovence.com
Jean-Pierre Busnel
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Alors, j'entends ce matin aux aurores, sur France-Inter, que Marseille s'enorgueuillit d'avoir un nouveau "slogan" (attention à ce mot... devise, c'est mieux ) à la hauteur de son destin de Capitale Européenne de la Culture... devinez...: ... "Marseille is in the move !" Voilà qui nous émoustille ! ... qui nous ravigotte... qui nous fait sentir que nous avons enfin épousé le siècle... [...]
  François Mainguy


nouvelles/jesusismyboss.jpgNouvelles du mois - le 23/04/2010 - 18:35 par MAR
Nouvelles du mois
Impératif français lance la campagne "Moi, je parle français" - Jesus is my boss - Brice Hortefeux et sa "task force"
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Impératif français lance la campagne "
Moi, je parle français" au Québec
pour valoriser le français comme langue d'usage commune campagne pour valoriser le français comme langue commune
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Jesus is my boss (sic !) c'est le slogan de la campagne de communication du Service National des Vocations de l'Eglise Catholique. On savait que l'église catholique avait perdu son latin mais on ne savait pas que Jésus avait perdu son accent et qu'il était "anglais". Bel exemple de ce que la crétinerie publicitaire peut faire accepter à des institutions respectables pour leur faire croire à la modernité du concept...
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Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur a mis en place une "task force" pour expliquer la réforme sur le terrain [réforme des collectivités locales]. Il avait déjà une task force depuis novembre 2009, il lui en fallait une autre toujours in inglche pour faire branché. Sans doute une nouvelle avancée de l'identité nationale...
Signalons-lui les équivalents proposés par Délégation générale à la langue française (DGLF) qui dépend du ministère de la Culture : Force opérationnelle ou groupe d'intervention semblent les plus appropriés pour ce ministre qui semble préférer les anglo-saxons aux auvergnats.

 

nouvelles/oep.jpgLe plurilinguisme, un avantage concurrentiel - le 23/04/2010 - 12:28 par Christian_Tremblay
Le plurilinguisme, un avantage concurrentiel
Lettre ouverte aux parents et aux jeunes par Christian Tremblay

Si, à l'OEP [Observatoire européen du plurilinguisme], nous avions un peu l'esprit "marketing" ou "mercatique", et recourions aux messages agressifs que nous subissons à longueur de journée, nous dirions aux parents : "Donnez un avantage concurrentiel à vos enfants : choisissez le plurilinguisme !"

Il y a des moments où la provocation a du bon. Il faut tout simplement ouvrir les yeux. Pendant que Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier Ministre, mandaté par le Président de la République, caracole pour défendre le français dans les instances internationales, certains ministres ou anciens ministres, comme Valérie Pécresse ou Rachida Dati, recommandent le repli en bon ordre au nom de la modernité sous la forme d'un bilinguisme franco-anglais qui devrait être la nouvelle langue nationale de la France. C'est une manière de réinventer la Ligne Maginot et de rejouer la dernière guerre. Face à ces attitudes dénuées de toute perspective et d'ambition, nous préférons regarder les réalités.

Pendant qu'en Europe on préconise dans les instances européennes, auxquelles les gouvernements nationaux sont censés participer (nous nous demandons d'ailleurs la portée des engagements pris par les gouvernements quand ils signent une résolution du Conseil des ministres européens), non seulement la maîtrise de deux langues au moins, en plus de la langue maternelle, et la diversification de l'apprentissage des langues dès le plus jeune âge, dans les pays anglo-saxons, l'enseignement des langues étrangères est en régression. La langue anglaise perçue comme offrant la domination sur le reste du monde, la connaissance des autres langues et des autres cultures n'y est pas considérée comme quelque chose d'important, dans un monde pourtant de plus en plus multipolaire et multiculturel.

Sur un marché du travail largement mondialisé, si un jeune Européen n'est pas un "native", le fait de ne posséder que sa langue maternelle autochtone (le français, l'allemand, l'italien, le polonais, etc. sont des langues autochtones) et l'anglais le place immédiatement dans une situation d'infériorité face à un "native". En revanche, si le jeune Européen possède outre sa langue maternelle, une autre grande langue, et l'anglais certes, mais aussi, s'il est particulièrement courageux, une troisième langue, peut-être plus rare, alors là, il prend un avantage indiscutable sur le "native".

Donc, suivant en cela des rapports très officiels d'origine britanniques, mais qui font l'effet d'une goutte d'eau sur le plumage d'un volatile, nous disons à nos amis britanniques : désolidarisez-vous de cette dérive monolingue du monde anglo-saxon qui est une fermeture dramatique au monde, une forme d'obscurantisme dangereux.

Mais nous disons aux familles européennes : prenez la question des langues au sérieux ! N'écoutez pas ceux qui se croient modernes et qui militent dans les conseils d'écoles pour la généralisation de l'anglais dès l'école maternelle. Réfléchissez et démarquez-vous d'une opinion répandue qui mène des générations de jeunes dans une impasse.

Donnez un avantage concurrentiel à vos enfants : choisissez le plurilinguisme !
Christian Tremblay


Nike : toujours plus loin dans la colonisation ! - le 14/04/2010 - 20:36 par MAR
nike.jpgNike : toujours plus loin dans la colonisation !

Be the revolution of you _ Re-Invent Yourself with Nike Air Max 90
Une fois de plus Nike joue le rôle d'avant garde colonisatrice, en s'adressant à ses clients, actuels ou éventuels, entièrement dans la langue coloniale (l'anglo-américain) avec de minuscules et grotesques traductions pour faire semblant de respecter la loi.

Nike vous méprise, méprisez-le : n'achetez aucun produit de cette marque tant qu'elle ne respectera pas notre pays et ses citoyens.

nouvelles/jocelyne-chabert.jpgBilinguisme et travail : le cas GEMS fait école - le 14/04/2010 - 20:36 par MAR
Bilinguisme et travail : le cas GEMS fait école
Retour sur le cas de GEMS où les syndicats ont réussi à imposer le français au travail (notices techniques, communication, outils informatiques... ) Entretien vidéo avec Jocelyne Chabert du syndicat CGT de General Electric Medical Systems qui explique que le plus souvent "il suffit de menacer l'entreprise ne respectant pas la loi pour  les choses rentrent dans l'ordre". Elle souligne également le caractère idéologique de l'imposition de l'anglais dans une entreprise...

Editoriaux/conf-presse.jpgConférence de presse au Salon du Livre pour 16 associations en lutte pour le français et la Francophonie - le 05/04/2010 - 18:32 par MAR
Conférence de presse réussie au Salon du Livre pour
16 associations en lutte pour le français et la Francophonie
Claude Hagège l’a conclue par ces mots : "c’est la guerre ! "

16 associations de promotion du français, de la Francophonie, et de la diversité culturelle : 13 françaises, une belge de Flandre, une québécoise, et une internatioconf-presse.jpgnale (siège à Rome), ont tenu le 30 mars 2010 au Salon du Livre de Paris, une conférence de presse présidée par l’écrivain Philippe de Saint Robert et animée notamment par le Professeur au Collège de France Claude Hagège.

Elles ont, avec l’approbation massive du public de quelque 240 personnes, démasqué et dénoncé l’offensive de grande envergure menée depuis des années par les "élites" dominantes de droite, de gauche et du centre, contre nos langues, la Francophonie et la diversité culturelle dans toute l’Europe et dans le monde. Dans l’enseignement, les universités, la recherche, la chanson, les entreprises, le cinéma, les media audio-visuels, et dans l’utilisation de l’Union européenne comme fourrier de la langue et des intérêts anglo-saxons sur le continent et en Afrique.

Nos associations constatent que, dans le cas de la France, ces évolutions tendent - au nom du "mondialisme" ou "globalization" - à une nouvelle mutation linguistique vassalisante vers l’anglo-américain.

Elles estiment que cette mutation forcée, subreptice, mais d’une ampleur impressionnante, dessert les vrais intérêts de la France, de ses voisins, et de leurs peuples au premier chef, et qu’elle justifie que la Nation puisse en prendre une pleine conscience, et s’exprimer à ce sujet d’intérêt vital dans un grand débat national.

Les 16 associations demandent donc au Gouvernement français, avec l’accord du public présent, d’organiser des :
"États généraux de la langue française et de la Francophonie".
 
Elles veulent que soient, en France, clarifiées d’urgence les places du français, des langues étrangères et régionales, et de la construction de la Communauté francophone.
Paris, le 30 mars 2010 [voir la vidéo de la conférence de presse]

Voir également les entretiens lors du Salon du Livre avec Volker Schlöndorff (4'51) Françoise Xenakis (4'12) et Édouard Molinaro (3'36) au sujet de la langue française (propos recueillis par Laura Lebeau)

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Appel préliminaire

Les associations se réjouissent de voir, en mars, le français et la Francophonie à la une de quelques médias : 40ème anniversaire du traité de Niamey, Semaine de la Langue française et prochaine inauguration par Nicolas Sarkozy et Abdou Diouf de la Maison de la Francophonie dont la date reste à fixer.

Mais nos associations constatent que :

- l’enseignement "d’une langue étrangère" dès les petites classes - en pratique du seul anglais - est imposé aux enfants de France ;

- l’enseignement secondaire offre de moins en moins d’autres langues que celle du dollar ;

- l’enseignement supérieur français s’anglo-américanise, à un rythme accéléré depuis quelques années ;

- les pressions se multiplient depuis vingt ans sur nos chercheurs pour faire de l’américain la seule langue de leurs publications et colloques en France, les mettant ainsi à la remorque et sous la coupe de la recherche et de gros intérêts anglo-saxons ;

- la chanson en anglais noie de plus en plus les artistes qui chantent en français, jusque dans les concours et prix nationaux, seul le rap restant à peu près francophone ;

- les armées de terre, de mer, de l’air, des pays européens, au nom de l’inter-opérabilité des forces OTAN, emploient l’anglo-américain jusque chez elles entre nationaux ;

- les grandes entreprises "mondialisées" imposent, en France et ailleurs, l’anglais comme langue des logiciels et de la communication avec leurs cadres, malgré les réactions, enfin renforcées, des salariés et de leurs syndicats ;

- les chaînes de télévision privées et publiques privilégient, aux "JT" du soir, la présentation-promotion (payée ?) de films américains dans de longs entretiens avec des acteurs et réalisateurs anglo-saxons; les affiches de films en anglais n’étant plus guère traduites ;

- la protection juridique du français assurée depuis 1994 (loi Toubon) est sans cesse rognée par trop de ses gardiens, jusque dans ses aspects de protection du consommateur, au mépris du principe de précaution ;

- le réseau encore magnifique d’écoles françaises, d’instituts, centres culturels, alliances françaises, d’extension mondiale et de haute qualité, perd constamment de ses ressources d’État depuis plus de 20 ans, alors qu’il est un remarquable vecteur d’influence de la France ;

- la Francophonie organisée (OIF) stagne en fait depuis 10 ans, sans impulsion politique et sans croissance réelle des moyens de sa coopération multilatérale et de ses actions de solidarité. Symbole révélateur : son drapeau est inconnu parce qu’occulté…

- l’Union européenne est devenue en fait le fourrier zélé de la langue et des intérêts anglo-américains jusque dans ses relations avec les pays francophones africains, et plus encore avec ses membres européens et leurs ministères, obligés de traiter en anglais les documents de travail, alors qu’ils devraient avoir le courage de les renvoyer à Bruxelles, en application des textes fondateurs de l’UE.
conf-presse2.jpg
Nos associations constatent que, dans le cas de la France, ces évolutions équivalent - au nom du "mondialisme" ou "globalization" - à une nouvelle mutation linguistique vassalisante, beaucoup plus rapide que ne le fut en Gaule le passage pluriséculaire des langues celtiques au latin.
Elles estiment que cette mutation forcée, d’une ampleur impressionnante, dessert les vrais intérêts de la France, et de ses voisins, et qu’elle mérite que la Nation puisse en prendre une pleine conscience, et s’exprimer à ce sujet d’intérêt vital dans un grand débat national.

Nos associations demandent donc au Gouvernement d’organiser des "États généraux de la langue française et de la Francophonie". Elles souhaitent que soient clarifiées d’urgence chez nous les places du français et des autres langues.
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* Associations organisatrices :
Alliance Champlain, Nouméa, Nouvelle-Calédonie - www.alliance-champlain.asso.nc
Association Francophonie Avenir (AFRAV), 2811 chemin de Saint-Paul - 30129 Manduel – www.francophonie-avenir.com
Association internationale francophone des Aînés (AIFA-France) - AG2R, 35 bd Brune - 75014 Paris
Association pour la Promotion de la francophonie en Flandre (APFF), Spreeuwenlaan 12 - 8420 De Haan - Belgique - www.francophonie.be/ndf
Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (ASSELAF) 22 rue François Miron - 75004 Paris – http://asselaf.fr/
Avenir de la langue française (ALF), 34 bis rue de Picpus - 75012 Paris - www.avenir-langue-francaise.fr
Cercle littéraire des écrivains cheminots (CLEC) - http://clec.uaicf.asso.fr
Comité du 9 mars 2009 (syndicats-associations, pour le droit des travailleurs de travailler dans leurs langues nationales (en France : ALF 34bis rue de Picpus)
Défense de la langue française (DLF) – 222 avenue de Versailles - 75016 Paris ; www.langue-francaise.org
Forum francophone international France (FFI-France) - 34 bis rue de Picpus - 75012 Paris
Institut Culture, Economie et Géopolitique (ICEG) 2 rue Paul Appell, 75012 Paris – www.asso-iceg.fr
Impératif français, Québec
Le Français en Partage (LFP), 25 bd Arago - 75013 Paris - http://lefrancaisenpartage.blogspot.com
Respublicanova, Paris www.respublicanova.fr et www.jeuneciceron.fr

nouvelles/alliance-francophone.jpgL'Alliance Francophone renouvelle son souhait d'un visa francophone - le 24/03/2010 - 08:31 par Albert_Salon
L'Alliance Francophone renouvelle son souhait d'un visa francophone
Assemblée générale du 20 mars 2010

L’Alliance francophone, présidée par Jean Guion, a tenu le 20 mars 2010 son Assemblée Générale à Paris et confirmé ses orientations principales dont la création d'un visa francophone. Son Président-fondateur a été Pierre Messmer ancien Premier Ministre, les actuels présidents d’honneur sont Stéphane Hessel et Cheick Modibo Diarra ceux-ci prenant la suite de Maurice Druon. Les résolutions adoptées rejoignent et précisent sur certains points : notamment sur le visa francophone – les propositions formulées depuis vingt ans par ALF et d’autres associations de promotion du français et de la Francophonie telles FFI-France, ASSELAF, AFRAV, groupe Phénix… [AS]

Les membres de l'Assemblée Générale de l'Alliance Francophone réunis le 20 mars à Paris ont adopté 7 résolutions :

• estimant que la liberté de circuler est un élément fondamental du développement de la Francophonie, renouvelle son souhait de voir cette liberté facilitée et réaffirme sa volonté de voir réaliser son projet de "visa francophone" qui permettra une circulation plus aisée et plus digne des créateurs francophones de richesses culturelles et économiques dans leur espace,

• estimant que l'apprentissage de la langue française n'est plus satisfaisant, souhaite que tout soit mis en œuvre pour que les professeurs de français puissent disposer, rapidement, de nouveaux moyens afin d'être en mesure de donner aux élèves le goût de cette langue de culture,

• estimant que la langue française est particulièrement maltraitée dans les médias et la publicité, demande à Alain Joyandet, secrétaire d'État chargé de la coopération et de la francophonie, d'accentuer fermement la lutte contre les anglicismes,

• estimant que les hommes politiques, artistes, journalistes, et plus largement ceux qui s'expriment à longueur de journée, en particulier à la télévision, adoptent un laisser aller coupable en ne parlant plus un français correct qui permet de les comprendre, leur demandent de prendre conscience de leur exemplarité et de se ressaisir,

• estimant que la défense des valeurs humanistes véhiculées par le français dans l'espace francophone, et en dehors de celui-ci, est de plus en plus nécessaire, demande à l'OIF d'être plus directive et plus audible dans ses prises de position quand ces valeurs sont remises en question,

• estimant que le français reste et demeure une langue de liberté, l'Alliance Francophone réaffirme son soutien à tous ceux qui luttent pour vivre libres et dignes en Palestine, en Birmanie, à Cuba, en Chine, et plus généralement partout où les peuples sont bâillonnés,

• estimant que le français ne doit pas être l'apanage d'une élite, l'Alliance Francophone souligne l'importance qu'il y a à promouvoir, par des mesures concrètes, les vecteurs populaires tels que la chanson, la poésie, le sport, la mode et tout ce qui fait "l'art de vivre francophone".

(voir le site de l'Alliance francophone)
 

nouvelles/sarkozy-francophonie.jpgNicolas Sarkozy veut faire de la francophonie une arme anti-monoculture - le 22/03/2010 - 08:53 par MAR
Nicolas Sarkozy veut faire de la Francophonie
une arme anti-monoculture
Nous nous réjouissons de ces bonnes intentions, tout en s'interrogeant sur une certaine schizophrénie du Président toujours capable d'imposer son point de vue à son administration et qui semble démuni face aux diplomates français... [MAR]
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[ Samedi 20 mars, 14h56 - Reuters] Le président Nicolas Sarkozy a exhorté samedi les pays de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) à faire de celle-ci une arme internationale contre le "monolinguisme" et la "monoculture" du monde anglo-saxon.

Lors d'une réception à l'Élysée à l'occasion de la journée internationale de la Francophonie et du 40e anniversaire de l'OIF, il a également plaidé pour une transformation de cette organisation en bras politique des pays francophones.

"Défendre notre langue, défendre les valeurs qu'elle porte, c'est au fond se battre pour la diversité culturelle de notre monde", a déclaré le chef de l'État français. "Le problème n'est pas l'anglais, le problème c'est le monolinguisme, c'est le prêt-à-porter culturel, c'est l'uniformité."

"En défendant le français, vous défendez toutes les identités culturelles du monde", a-t-il ajouté. "Si on cède sur le français, c'est qu'on cèdera sur toutes les autres cultures et toutes les autres langues du monde."

Il a rappelé qu'un pays membre de l'ONU sur trois était aujourd'hui membre de l'OIF ou observateur et qu'il y avait 200 millions de francophones de par le monde.

Nicolas Sarkozy a déploré le "complexe" d'une francophonie qui serait "la seule à ignorer sa force".

"Il faut que nous changions (...) notre façon de voir les choses. Nous ne sommes pas dans une forteresse assiégée", a poursuivi le président français.

Il a souhaité que l'OIF rassemble derrière sa bannière tous ceux qui se sentent menacés par l'"aplatissement du monde" et porte des combats politiques comme la réforme de la gouvernance internationale, la lutte contre les changements climatiques, la réforme de l'Onu, le développement, etc.

"A quoi cela servirait-il d'avoir des valeurs communes si nous ne transformions pas cette adhésion (...) en prise de positions politiques ?" a-t-il fait valoir. "Je vous garantis qu'à ce moment-là, on ne sera pas un sur trois à l'Onu, on sera beaucoup plus forts."

"INTRANSIGEANCE FRANCOPHONE"

Nicolas Sarkozy a égratigné au passage l'"espèce de snobisme" des diplomates français "qui sont tellement heureux de parler anglais". "La francophonie est pour la diplomatie française une priorité. Encore faudrait-il que tous les diplomates français y croient", a-t-il déclaré.

Il a invité les dirigeants des pays de l'OIF à défendre le statut de langue de travail du français dans les organisations internationales et exhorté leurs représentants à y être les "ambassadeurs de l'intransigeance francophone".

"Ça ne veut pas dire qu'on n'aime pas les autres", a précisé le président français, qui a rejeté toute idée de "fâcherie" entre francophones et anglophones et estimé qu'une telle opposition n'avait pas beaucoup de sens au plan politique.

Il a précisé qu'il inviterait le Premier ministre britannique au prochain sommet France-Afrique, fin mai à Nice, de même qu'il a été le premier président français invité, fin novembre dernier, à un sommet du Commonwealth, à Trinidad.

Mais il a averti qu'une "toute petite concession" sur le statut de langue internationale du français en entraînerait d'autres, "sur la pente fatale de l'abandon".

"Pour moi, il est inacceptable que des contingents de l'ONU déployés dans les pays francophones ne comprennent pas un mot de notre langue. Comment peut-on faire un travail efficace dans ces conditions ?", a-t-il souligné.

Nicolas Sarkozy a également estimé que l'OIF devrait être présente en tant que telle lors de la conférence internationale sur la reconstruction d'Haïti, le 31 mars à New York. "J'aurai l'occasion d'ailleurs d'expliquer cette exigence lors de mon voyage aux Etats-Unis d'ici dix jours", a-t-il dit. (...)
Emmanuel Jarry

Quelques articles intéressants dans la presse - le 18/03/2010 - 18:05 par MAR
Quelques articles intéressants dans la presse

L’anglais devient l’espéranto de l’UE - par Jean Quatremer ( Libération - 17 mars 2010)
article inquiétant sur la place croissante de l'anglais dans les institutions européennes (y compris à Strasbourg !) Et la démission concommittante des élites françaises sur cette Question.
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Le français, ce chef-d'œuvre en péril
- par Natacha Polony (Le Figaro - 17 mars 2010)
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Le combat héroïque du français pour rester une langue des affaires
- par Jean-Pierre Robin (Le Figaro - 15 mars 2010)
article intéressant sur le travail des commissions de terminologie, notamment celle du ministère des finances.
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La France se prépare à un afflux d'étudiants étrangers
- par Marie-Estelle Pech (Le Figaro - 12 mars 2010)
pierretapie.jpg
à côté de cet article figurait la demande présentée par Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles et Directeur général de l'ESSEC, de voir aménager, voire abroger la loi Toubon (Polémique en vue sur des cursus 100 % en anglais) Comme on nous explique que la plupart des écoles de commerce délivrent d’ores et déjà à 100% en anglais leur enseignement pour les dernières années d’études, on ne comprend pas pourquoi la loi Toubon est gênante …Sans doute s’agit-il d’un dernier reste de légalisme et de mauvaise conscience ???

On nous dit aussi que l’Inde et la Chine n’ont pas les moyens de répondre aux immenses besoins de formation de leur population et que la France est bien placée pour y répondre, compte tenu de la réputation d’excellence d’une partie au moins de son système d’enseignement supérieur.

Cette situation favorable (demande très forte et offre française de qualité) aurait pu conduire
Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles, à jouer les cartes de la France avec sa langue. Eh bien non, il faut selon lui qu’elle les joue avec l’anglais !!! Ce qu’il ne semble pas imaginer, c’est qu’il se condamne à n’être qu’une pâle copie des universités américaines et que les meilleurs étudiants indiens et chinois préféreront toujours l’original à la copie … Mais le simple bon sens, l’intelligence stratégique, le sens de l’intérêt national, la dignité…. ne sont plus des qualités partagées.

S’agit-il d’un ballon d’essai lancé indirectement par le Gouvernement ? [St. M.]



nouvelles/victoires-musique.jpgVictoires de la musique : défaite de la langue française ? - le 07/03/2010 - 21:13 par JeanPierre_Busnel
Victories of the music (2ème)
Victoires de la musique : défaite de la langue française ?

 
La 25ème cérémonie de la chanson française a été diffusée ce 6 mars au soir par une chaîne de télévision du service public. L'invasion des chansons "nominées" en anglais est telle, cette fois, que même la grande presse s'en émeut. C'est dire ! A ce propos, je ne peux que reprendre ici les grandes lignes de ce que j'écrivais au sujet du 53ème Concours Eurovision de la chanson (pour la première fois, la France était "représentée" par une chanson en ... anglais).

Il y eut alors, bien sûr, quelques voix à se faire entendre pour protester, mais seulement parmi les adultes, voire parmi les "anciens". Pour les adolescents et les jeunes gens, au contraire, cela était parfaitement naturel, cela allait de soi. Le jeune chanteur concerné avait d'ailleurs dû être bien étonné par cette polémique qui, peut-être, lui avait brusquement fait prendre conscience de l'existence d'un autre monde que celui qui lui est familier et dans lequel il évolue en permanence, celui des "jeunes".

Bon prince, il avait du reste bien voulu faire savoir qu'il allait "rajouter quelques lignes en français dans la chanson". N'appartient-il pas, en effet, à une culture musicale "moderne" qui a comme terreau la pop anglo-saxonne et non la (ringarde) chanson française d'autrefois, à textes ? L'énorme fossé entre les générations n'a-t-il pas notamment pour conséquence que le souci de faire valoir un héritage, celui de la langue natale par exemple, est désormais parfaitement étranger à bon nombre de jeunes gens ? La grande, l'immense passion des adolescents et des jeunes gens n'est-elle pas la musique et le rock n'est-il pas devenu leur langage universel ?

L'anglais n'est-il pas considéré par ces musiciens, sauf exception, comme la langue unique du rock et de la pop ? Ce chanteur du Concours Eurovision de la chanson 2008 n'était-il pas, comme bien d'autres participants à ces Victoires de la musique 2010 nés avec l'avènement d'internet et usagers aujourd'hui de ses réseaux sociaux tels Face-book ou MySpace vus dans le monde entier, l'une des figures emblématiques de la "culture jeune", qui fut la matrice de la grande révolution culturelle du dernier tiers du XXème siècle, dont l'une des grandes particularités est son étonnant internationalisme et cosmopolitisme (c'est pourquoi l'attachement à la langue française est, cela saute aux yeux, on ne le souligne pas suffisamment, une fonction croissante de l'âge) ? Il y a bel et bien, désormais, une culture mondiale de la jeunesse, elle est sous hégémonie anglo-saxonne écrasante et ce phénomène est d'une importance considérable (et pas seulement sur le terrain linguistique).

Quant aux médias télévisés, qu'ils soient publics ou privés, financés par des annonceurs dont les jeunes consommateurs sont la cible privilégiée et auxquels ils s'adressent toujours prioritairement, voués, pour des impératifs commerciaux, à la satisfaction des prédilections juvéniles et à l'entretien du culte de la jeunesse, pour qui le style de vie adolescent montre la voie à l'ensemble de la société, en permanence soucieux du "rajeunissement" de leur audience, ils ne peuvent bien évidemment qu'accorder la plus grande "couverture" possible à des événements d'une telle importance.
Jean-Pierre Busnel

[Notons dans le palmarès : Album révélation de l’année : Tree of Life de Yodelice (!) et Prix du groupe ou artiste révélation scène de l’année et Album rock de l’année : Izia qui chante en anglais et déclarait il y a peu au Parisien-Aujourd'hui en France : "Le français est réducteur" (sic !)
Comme si le fait que tout le monde se mette à chanter dans la même langue, l'anglo-américain, celle des multinationales, était un signe d'ouverture d'esprit... MAR]

nouvelles/jobfair.jpgAssas s'associe au Monde pour piétiner la langue française - le 03/03/2010 - 22:47 par MAR
Assas s'associe au Monde
pour piétiner la langue française

L 'Université (Publique !), de Paris II Panthéon-Assas, connue jusqu'il y a peu pour une forte présence de l'extrême droite, s'associe au journal Le Monde (!) pour lancer une "Job Fair"  (sic !) .

Cette foire aux boulots ( tellement plus chic in ingliche !) doit se tenir le 11 mai dans l'ex-Bourse de Paris. Une fois de plus une institution publique, en violation de la Loi, se croit obligée, pour faire moderne, pour faire djeune, de piétiner la langue nationale.

Merci Paris II ! Merci Le Monde ! Une fois de plus les autorités de tutelle sont absentes ou démissionnaires et vive l'autonomie des universités (américanisées) !

Voir la page du site d'Assas et la page de la foire.

nouvelles/Diesel.jpgDiesel ou la colonisation anglo-saxonne sans complexes - le 25/02/2010 - 20:39 par MAR
Diesel ou la colonisation anglo-saxonne sans complexes

On voit ces jours-ci fleurir dans nos rues des publicités pour une entreprise de vêtements, Diesel, directement en anglais sans aucune traduction. Sans que personne s'en émeuve dans ce pays.
La presse s'émeut qu'une chaîne de bouffe rapide (fast-food) ne serve que de la viande Halal ou qu'une publicité contre le tabac semble suggérer des attitudes sexuelles équivoques. Mais qu'une publicité piétine délibérément notre langue (ainsi que la loi) qui est élément très important de l'identité française pour 80 % des français, cela ne choque personne.
Signe que la colonisation mentale a déjà  atteint un stade avancé. Le paradoxe de cette affaire est que si l'agence de publicité est bien anglaise Anomaly London, l'entreprise Diesel elle, est italienne !
Il serait peut-être temps que les institutions publiques chargées de faire respecter la loi (DGLFLF, DGCCRF, Ministère de la Culture...) le fassent réellement.
Marc-Antoine Renard

nouvelles/db.jpgLa Deutsche Bundesbahn contre le Denglisch - le 25/02/2010 - 11:25 par MAR
La Deutsche Bundesbahn contre le Denglisch
Bitte, einsteigen !  (en voiture, s’il vous plaît ! ) Mais pas en anglais !

Berlin, 16 février 2010 (AFP)
La compagnie allemande des chemins de fer a annoncé mardi vouloir renoncer aux anglicismes qui pimentent ses annonces et publicités, en réponse aux critiques d'usagers et de députés.

Le patron de la Deutsche Bahn Rüdiger Grube a écrit au député CSU Ernst Hinsken pour lui assurer que la compagnie allait revoir son vocabulaire, a indiqué Reinhard Boeckh, un porte-parole de DB.
Les mots "hotline" (renseignements téléphoniques), "flyer" (brochure) et "counter" (guichet) seront désormais bannis, tandis que le service "call-a-bike" (location de vélo à la gare) sera assorti d'une explication en allemand, selon M. Boeckh.

En revanche les expressions "Bahn-card" (carte de transport) et "Inter-city" (trains grandes lignes) seront maintenues, a-t-il ajouté.

La députée CDU Erika Steinbach s'est félicitée de ces mesures, estimant que les Allemands étaient par trop confrontés à "une confusion babylonienne" d'anglais et d'allemand - surnommée 'Denglisch' - notamment dans les publicités et les annonces publiques.

Le ministre des Transports, Peter Ramsauer, du parti social-chrétien bavarois (CSU), a récemment interdit le recours aux anglicismes au sein de son ministère, bannissant notamment les "task forces" (groupes de travail), "travel management" (bureau de voyage), et autres "inhouse meetings" (séminaires).
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Nos luttes associatives françaises, et certains de nos succès (article 2 dans la Constitution, loi Toubon, Aéroports de Lyon…) ont souvent été invoqués comme des modèles à suivre chez eux par nos correspondants allemands. Bientôt nous invoquerons les leurs. Ne nous gênons surtout pas !
Albert Salon

nouvelles/raffarin.jpgJean-Pierre Raffarin à la rescousse de la langue française à l'ONU - le 17/02/2010 - 08:21 par MAR
Jean-Pierre Raffarin à la rescousse
de la langue française à l'ONU
(AFP)  6 février 2010        
voir également Raffarin "francophone intransigeant" sur le site de Echos

New-York — L'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a annoncé vendredi son intention de développer une "intransigeance francophone" dans les instances internationales pour lutter contre le recul de l'usage du français malgré son statut de langue de travail.

Dans une conférence de presse au siège de l'ONU, M. Raffarin, représentant personnel du président Nicolas Sarkozy pour la Francophonie, a indiqué s'être entretenu avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, "pour défendre la cause du français".

"Le président Sarkozy m'a demandé d'aller dans l'ensemble des organisations internationales et d'assurer ainsi cette présence du français et d'y exprimer, positivement mais en même temps avec fermeté, une certaine intransigeance francophone pour que les règles soient respectées", a-t-il dit.

Il s'agit, a-t-il ajouté, "d'une vraie sensibilisation de fond de l'ONU à un moment où nous avons besoin de réaffirmer que le français, langue officielle, est aussi une des deux langues de travail et que ce n'est pas toujours très visible dans l'exercice quotidien des responsabilités".

L'ONU reconnaît six langues officielles: l'anglais, l'arabe, le chinois, l'espagnol, le français et le russe. Parmi celles-ci, seuls l'anglais et le français sont langues de travail. Cependant, dans la pratique quotidienne, l'anglais exerce une domination sans partage.

Il n'est pas rare de voir des responsables francophones préférer, souvent sous la pression de la presse anglophone, faire des déclarations publiques à l'ONU en anglais, même imparfait, plutôt qu'en français.

Affirmant que son entretien avec M. Ban s'était déroulé entièrement en français, M. Raffarin a dit lui avoir demandé "de faire quelques interventions publiques stratégiques en français" et qu'il avait accepté.

La faiblesse en français de M. Ban en 2006 lors de la campagne pour son poste avait quelque peu gêné la France, qui historiquement avait toujours exigé qu'un candidat puisse s'exprimer en français pour voter pour lui au Conseil de sécurité où elle dispose d'un droit de veto. M. Ban s'en était tiré en promettant de prendre des cours, ce qu'il a fait.

M. Raffarin a également indiqué s'être entretenu avec Alain Le Roy, ancien diplomate français qui dirige le département de maintien de la paix de l'ONU, pour souligner la nécessité que la francophonie soit plus présente dans cette activité.

Alors que 55% des effectifs des opérations de maintien de la paix de l'ONU sont déployés dans des pays francophones, seulement 15 à 16% de ces effectifs sont eux-mêmes francophones, ce qui est "insuffisant", a-t-il dit.

"Les pays francophones veulent se mobiliser" mais se heurtent à des difficultés quand les informations et la formation sont uniquement dispensées en anglais, a-t-il précisé.

M. Raffarin a précisé que sa démarche se faisait en liaison avec Abdou Diouf, président de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), et ne visait pas seulement l'ONU mais aussi d'autres instances internationales comme l'Union européenne.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés

Nous ne pouvons que nous réjouir que les pouvoirs publics, par l'intermédiaire du "Représentant personnel du Président de la République pour la Francophonie", se préoccupent enfin de la place du français dans les institutions internationales. Et que Jean-Pierre Raffarin dont les sympathies francophones nous avaient échappé jusqu'alors, s'implique dans cette question. MAR

Nouvelles diverses de la Langue française et de la Francophonie (3) - le 06/02/2010 - 18:32 par MAR
Nouvelles diverses de la Langue française et de la Francophonie (3)

La polémique sur la présence de la langue française aux JO  (15 février 2010)
États-Unis : déclin de l’enseignement des langues, sauf le chinois   (10 février 2010)
Apprendre le français avec TV5Monde (9 février 2010)
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La polémique sur la présence de la langue française aux JO  (15 février 2010)
voir l'article de synthèse sur le site du Parisien
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États-Unis : déclin de l’enseignement des langues, sauf le chinois  (10 février 2010)
L’enseignement des langues décline dans les écoles américaines, à une exception près : le chinois. Grâce à des actions de promotion de cette langue et à l’image de superpuissance de la Chine, constate The New York Times.
Quelque 1 600 écoles publiques et privées des États-Unis offrent des cours de chinois, contre 300 voici dix ans. C’est peu sur un total de 27 500 collèges et lycées qui enseignent au moins une langue étrangère. Mais la proportion des écoles proposant des cours de chinois est passée de 1 % en 1997 à 4 % en 2008. De plus en plus d’élèves ne se contentent d’ailleurs pas d’étudier le chinois à l’école : ils en font une matière “stratégique“. En effet, le chinois est sur le point de détrôner l’allemand à un examen sélectif de langue, appelé AP [Advanced Placement Test], qui ouvre des portes pour le passage à l’université. Après l’espagnol et le français, le chinois devrait bientôt être la troisième langue du programme AP. article de Courrier International sur le sujet
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Apprendre le français avec TV5Monde  (9 février 2010)
La chaîne francophone internationale TV5Monde lance sur son site “Première classe”, une initiation gratuite à la langue française, à l’adresse des grands débutants.
Ce nouvel outil développé avec l’Université catholique de Louvain a été présenté le 5 février 2010 à Paris. Des exercices disponibles en version multilingue permettent de travailler prononciation, compréhension, vocabulaire et grammaire, autour des grands thèmes de la vie quotidienne.

TV5Monde dispose déjà de deux sites consacrés à l’apprentissage de la langue française, utilisés par des professeurs du monde entier.
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nouvelles/CA.jpgLe Crédit agricole toujours plus loin dans la servilité anglomane - le 03/02/2010 - 20:45 par MAR
Le Crédit agricole toujours plus loin dans la servilité anglomane

Le Crédit agricole renomme Calyon, sa filiale de banque de financement et d’investissement : Crédit Agricole Corporate & Investment Bank (sic !) au son du merveilleux et subtil message :" It’s time for a change" accolé à la tête de Sean Connery (?). Ce qui en passant, est plutôt cocasse de la part d'un prétendu défenseur de l'indépendance écossaise qui avec cette publicité ne fait qu'accentuer cette même colonisation anglo-saxonne.

Les banques françaises quand elles auraient pu se glorifier d'avoir un peu moins que d'autres, adopté la logique financière anglo-saxonne qui a produit les merveilleux effets que l'on sait, persiste et signe dans son anglomanie qui semble toujours pour elles une preuve de compétence et de sérieux international. Les subprimes ce n'est pas grave, continuons à devenir de plus en plus anglo-saxon !

Le Crédit Agricole est passé maître en la matière avec par exemple, sa nouvelle banque en ligne "B for Bank" et ses cartes Mozaïk destinées aux "djeunes" truffées de mots anglais.
Qu'attend donc ce groupe pour en terminer avec sa ringardise et se renommer Agricultural Credit. Ce qui les gêne sans doute, c'est que cela rappellerait à ses idoles anglo-saxonnes sa vocation première, l'agriculture. Un peu ringard non ?
Marc-Antoine Renard

Nouvelles diverses de la Langue française et de la Francophonie (2) - le 29/01/2010 - 19:41 par MAR
Nouvelles diverses de la Langue française et de la Francophonie (2)
La Francophonie soutient la langue française aux Jeux de Vancouver (10 février 2010)
Le réseau d'écoles françaises à l'étranger en constante progression (3 février 2010)
Un concours pour trouver comment traduire "buzz" ou "chat" (3 février 2010)
Abdou Diouf inaugurera le 20 mars la Maison de la Francophonie (3 février 2010)
Semaine de la langue française et de la Francophonie du 20 au 27 mars 2010 : (3 février 2010)
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La Francophonie soutient la langue française aux Jeux de Vancouver
Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, sera présent du 11 au 13 février à Vancouver, pour promouvoir l'utilisation du français pendant les Jeux olympiques. voir dépêche
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Le réseau d'écoles françaises à l'étranger en constante progression
PARIS, 3 fév 2010 (AFP) - 03.02.2010 15:30

Le réseau scolaire français à l'étranger, le premier au monde, continue d'accueillir de plus en plus d'élèves, malgré la crise économique, a indiqué mercredi l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) qui fête cette année ses vingt ans d'existence.

"Nous enregistrons globalement 4 à 5% de hausse mais en Asie c'est beaucoup plus, de l'ordre de 10%", a déclaré Anne-Marie Descôtes, directrice de l'AEFE, au cours d'une conférence de presse.

Le réseau français compte 461 établissements dans 132 pays, soit au total 250 000 élèves, de la maternelle à la terminale (fin du cycle secondaire), dont 53% d'élèves n'ayant pas la nationalité française

Le réseau a gagné 4 517 élèves (dont 3 220 Français) supplémentaires en 2008-2009, et près de 10 000 ces deux dernières années.

"De plus en plus de familles françaises s'expatrient, c'est lié à la mondialisation", a expliqué Mme Descôtes, soulignant qu'en dépit de la crise économique il n'y avait pas eu globalement de baisse sensible des effectifs résultant de départs prématurés d'expatriés.

"Notre réseau évolue dans un environnement très concurrentiel mais ce qui est apprécié par les familles étrangères c'est son homogénéité, la qualité de l'enseignement d'un établissement à l'autre qui permet l'accès sans exception aux universités et grandes écoles françaises", a-t-elle ajouté.

Elle a noté la volonté croissante d'intégration des établissements français dans la culture des pays d'implantation et leur objectif de concilier la promotion du français et le plurilinguisme.

"Les établissements français sont très prisés aussi car ils sont de loin le meilleur rapport-qualité prix" parmi les écoles étrangères, a indiqué pour sa part à l'AFP Christophe-André Frassa, sénateur représentant les Français établis à l'étranger.

Contrairement à ses concurrents le réseau scolaire français à l'étranger propose un enseignement homogène, soumis à des inspections régulières alors que les établissements américains ou britanniques sont indépendants et offrent un enseignement plus hétérogène. © 2010 AFP
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Un concours pour trouver comment traduire "buzz" ou "chat"
PARIS, 3 fév 2010 (AFP) - 03.02.2010 13:08

Un concours, baptisé Francomot, propose aux élèves et étudiants de trouver des traductions innovantes pour cinq mots, "chat", "talk", "tuning", "buzz" et "newsletter", a annoncé mercredi le secrétariat d'État chargé de la Coopération et de la Francophonie.

Les jeunes participants pourront adresser jusqu'au 7 février par voie électronique (franco.mot@diplomatie.gouv.fr) leurs propositions de substituts français aux trop fréquents anglicismes utilisés pour définir des outils liés aux nouvelles technologies, précise le ministère dans un communiqué.

Ce concours s'adresse aux élèves et aux étudiants, plus particulièrement en dernière année de mastère ou appartenant au réseau des grandes écoles, ajoute le communiqué.

Le jury se réunira mercredi prochain sous la présidence de Jean-Christophe Rufin, ambassadeur de France à Dakar et membre de l'Académie française.

Le secrétaire d'État chargé de la Coopération et de la Francophonie Alain Joyandet remettra les prix du concours aux lauréats le 17 février. © 2010 AFP - site du concours
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Abdou Diouf inaugurera le 20 mars la Maison de la Francophonie, le nouveau siège de l'Organisation Internationale de la Francophonie. Son ouverture aura deux ans de retard sur le projet initial cher à l'ex-président Jacques Chirac. L'immeuble sera situé au 19-21 avenue Bosquet à Paris.

Le coût pour l'État français est chiffré à six millions d'euros de loyers par an. La France devrait toutefois récupérer quelque 11 ou 12 millions de la vente d'immeubles que possède l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à Paris et Bordeaux, selon le secrétariat d'État à la Coopération.

L'OIF, compte 71 membres, 56 États et 15 observateurs. La France finance quelque 80% du budget des institutions de cette organisation, soit environ 133 millions d'euros par an.

Le patron de l’Oif a indiqué que 2010 marque le 40ème anniversaire de la Francophonie, avant de souhaiter qu’il soit "l’occasion, pour les francophones et les francophiles du monde entier, d’affirmer fièrement leur identité dans la diversité, de renouveler leurs liens de solidarité, d’offrir aux fondateurs d’hier la Francophonie d’aujourd’hui et de demain".
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Semaine de la langue française et de la Francophonie du 20 au 27 mars 2010 : De nombreuses manifestations se tiendront en France et à l’étranger du 20 au 27 mars. Elles ont pour dénominateur commun d'inviter le public à célébrer la vitalité de notre langue, outil par excellence du lien social, de l’expression personnelle, mais aussi clé d’accès à la culture et à la connaissance.
plus de détails sur le site de la Délégation Générale à la Langue Française
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Nos cours sont dispensés en anglais ! - le 24/01/2010 - 19:30 par JeanPierre_Busnel__Dominique_Daguet
Nos Chambres de Commerce et une partie de nos institutions d’enseignement supérieur
trahissent le français et la France : clouons-les au pilori !
 
par Jean-Pierre Busnel et Dominique Daguet

Jean-Pierre Busnel et Dominique Daguet nous appellent à une résistance vive et concrète contre ces institutions de formation de nos élites qui livrent notre jeunesse à l’Empire. M. Busnel s’en prend à juste titre à la CCI de Rennes. Mais les CCI de Lille, de Paris…agissent de même. Ainsi que l’Institut d’Études Politiques de Paris, la prestigieuse "Sciences Po" qui donne, à son antenne de Reims récemment ouverte, ses cours essentiellement en anglais, et renforce considérablement les cours en anglais à Paris même. Ce n’est pas pour rien que, pour 2009, l’Académie de la Carpette anglaise vient de décerner son prix d’indignité nationale au Directeur M. Richard Descoings … Il faudra faire passer notre résistance du Verbe à l’Action, pour reprendre l’attitude du Dr Faust dans la première partie du Faust de Goethe : "Am Anfang war die Tat ! "  (Albert Salon)
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Nos cours sont dispensés en anglais ! par Jean-Pierre Busnel

La Chambre de commerce et d'industrie de Rennes (les CCI, instituées par une loi de 1898, sont des établissements publics de l'État à caractère administratif) a fondé, en 1990, une ESC (École supérieure de commerce). Il y a une quarantaine d'écoles de ce type en France et celle de Rennes est l'une des dernières à avoir vu le jour. Comme d'autres, à l'heure de la globalisation néolibérale et du mimétisme anglomaniaque, afin d'affirmer haut et fort sa vocation d'école internationale et afin que nul n'en doute dans le « village global», elle a ajouté à son nom l'expression school of business et s'appelle désormais ESC Rennes scho ol of business. Par la métaphore (trompeuse) du « village global» - énoncée pour la première fois en 1962 par le canadien Herbert Marshall McLuhan (1911-1980) et vulgarisée depuis par une "élite hors-sol déliée de tout enracinement" (Alain Finkielkraut), transnationale, mobile, entreprenante - la pensée dominante néolibérale veut, à la fois, signifier que le monde se réduit de plus en plus à un vaste marché unique, délégitimer les fonctions nationales de régulation et de transfert, annoncer l'inéluctable déclin du politique et des États, c'est-à-dire la nécessaire subordination croissante du pouvoir politique des temps anciens au pouvoir économique supranational de demain.

Par un article du quotidien Ouest-France (28/12/2009) on a appris que cette école de commerce allait ouvrir une antenne au Maroc (à l'Université internationale de Rabat) pour anticiper une éventuelle baisse de ses effectifs (elle comptait à ses débuts de nombreux étudiants Chinois, mais ils sont désormais beaucoup moins nombreux, car la Chine a développé ses propres écoles et universités nous explique-t-on). "Nous allons passer du stade d'école internationale au stade d'école globale" dit son directeur, "nous avons aujourd'hui 80 % de professeurs étrangers, ainsi qu'un tiers de nos élèves. Nos cours, eux, sont dispensés en anglais." Grâce à cette présence dans un pays émergent, ajoute le directeur, "nous exportons un programme d'enseignement et de recherche éprouvé, nos professeurs, nos cours, nos diplômes". On est bien certain, en tous les cas, que s'il est un enseignement que l'école n'entend pas exporter, c'est bien celui de la langue française (notons, à ce propos, que la moitié de la population marocaine est réputée francophone). Sur le site de l'école on peut pourtant lire : "nous sommes convaincus que le monde de demain sera encore plus global que celui d’aujourd’hui ... C’est pourquoi, nous considérons qu’apprendre le management n’est possible qu’avec un apprentissage parallèle de la diversité du monde et des cultures régionales". À croire, donc, que le plurilinguisme ne serait plus constitutif de la "diversité du monde", que le français ne serait même plus l'attribut premier d'une "culture régionale".

Pour ce très jeune établissement d'enseignement, comme pour d'autres du même type très probablement, le bilinguisme (français-anglais), tant vanté par les pouvoirs publics, est, déjà, manifestement dépassé. La langue française est carrément bannie. Il s'agit là encore d'une manifestation de ce renversement brutal, historique, de cette « rupture » parmi tant d'autres mais d'une portée considérable celle-ci, que j'évoquais dans un courriel du 28 juin dernier ( http://www.francophonie-avenir.com/Index_JPB_L'Institut-d'Etudes-Politiques-de-Paris-(IEP).htm) à propos de l'Institut d'Études Politiques de Paris (dont le directeur s'est du reste vu décerner récemment le Prix de la Carpette anglaise 2009) : l'inversion complète de la symbolique linguistique traditionnelle. Il ne s'agit plus, en effet, comme aux origines de la prestigieuse École Libre des Sciences Politiques fondée en 1872 par Émile Boutmy, et pour longtemps, bien après sa transformation en établissement public (1945), d'ouvrir le monde (les étudiants étrangers) à la culture et à la langue française, mais, à l'inverse, au nom de la globalisation marchande, d'ouvrir au monde les étudiants français (et étrangers) par l'indispensable mise au rancart de la langue française. Ce qui, bien entendu, implique, dans le même temps, d'exonérer généreusement les non-francophones de tout apprentissage en la matière, qu'ils soient étudiants ou professeurs (les dirigeants économiques semblent ne pas avoir encore bien compris que, ce faisant, ils pourraient bien concéder à leurs concurrents anglophones de naissance un avantage considérable, voire décisif). Et que l'on ne vienne pas dire à ceux qui préconisent la mise au tombeau de la langue de François-René de Chateaubriand qu'ils condamnent au même sort la culture française. Ils répondront, sans rire, que celle-ci ne peut que progresser en influence si elle renonce à s'exprimer en français !

S'adresser à un interlocuteur étranger en français, même s'il a une bonne connaissance de notre langue, serait devenu un signe de médiocrité et de ringardise, le faire (ou essayer de le faire) en anglais celui de l'excellence et de la modernité. À la Libération (ordonnances du 26 août et du 26 décembre 1944) fut instituée l'incrimination dite alors d' « indignité nationale ». On dirait, aujourd'hui, décidément, que certains ont décrété "l'indignité internationale" à l'encontre de la langue française (comme, bien entendu, de toutes les langues nationales autres que l'anglais). Peu leur importe qu'à l'occasion du débat sur « l'identité nationale », tous les sondages publiés ont montré qu'une très forte majorité de Français demeurait fort attachée à sa langue maternelle. Ils s'en moquent. Le peuple ne sait pas ce qui est bon pour lui, il ne peut qu'être dans l'erreur. Il n'est pas "ready for the future" (prêt pour le futur, en français), comme le dit la nouvelle devise patronale du MEDEF (Mouvement des entreprises de France). C'est pourquoi, il appartient aux milieux d'affaires de l'éclairer et de le conduire, au besoin contre son gré, sur la voie de la mondialisation nécessairement « heureuse ». La stratégie de pouvoir et de domination est ici manifeste. Elle vise, en effet, clairement, à faire en sorte que tous ceux qui ne sauront s'exprimer que médiocrement en anglo-américain - ce qui sera, quoi qu'il advienne, pour très longtemps, le cas de la très grande majorité des Français (et en particulier des plus âgés d'entre eux) - soient bien convaincus de leur handicap et de leur infériorité et acceptent sans trop de protestation de faire les frais à l'avenir, en particulier dans le monde du travail, y compris sur leur propre sol, d'une forme nouvelle, sournoise, d'aliénation et de discrimination linguistique; de n'être, en somme, que les supplétifs de ceux qui savent (ou prétendent savoir).

L'école en question est privée, donc payante, certes, mais « reconnue par le Gouvernement français comme institution d'enseignement supérieur, certifiée pour délivrer le grade de Master ». Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche s'est-il seulement ému un tant soit peu de l'éviction de la langue française dans une école reconnue par lui, fût-elle à vocation commerciale et internationale ? Il y a de bonnes raisons de penser plutôt le contraire. La ministre concernée, Mme Valérie Pécresse, étant connue pour ses multiples déclarations relatives à la promotion de l'anglais au sein des universités françaises, ce qui lui valut, du reste, d'être, elle aussi, brillante lauréate du Prix de la Carpette anglaise en novembre 2008. Mais, avec l'essor du « turbo-capitalisme » et de la globalisation néolibérale, depuis longtemps déjà, le caractère de plus en plus artificiel de la distinction faite traditionnellement entre pouvoirs politique et économique n'est plus à démontrer. Pas plus que l'endogamie et la porosité qui existent désormais entre leurs « élites » dirigeantes respectives, comme en atteste leur parfaite interchangeabilité.
Jean-Pierre Busnel
Président de l'Institut André Busnel
contact@iab.com.fr
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Une École de commerce de Rennes, qui se croit "supérieure", a jeté la langue française au ruisseau. Il faut lui répondre par un autre ruisseau, et jeter son emblème dans la boue.
par Dominique Daguet
J'ai reçu, envoyé par l'ambassadeur Albert Salon, copie du texte de Jean-Pierre Busnel, Président de l'Institut André Busnel, qui s'indigne à bon droit de l'anglicisation galopante des enseignements à caractère universitaire donnés par les Ecoles (dites) supérieures de commerce que fondent partout en France les Chambres de commerce : il s'appuie sur ce que vient de décider celle de Rennes, devenue ainsi le énième "cheval de Troie" de l'Empire de l'Ouest, autrement dit des Etats-Unis, états qui jouent leur jeu impérial où n'entrent en ligne de compte que leurs intérêts les plus triviaux. Qui nous oblige à tout leur céder? Question d'importance dont nous aimerions recevoir réponse de la Part de "notre" Président de la République.

L'indignation de Jean-Pierre Busnel, exprimée en termes fort mesurés, doit être relayée et si possible largement amplifiée en termes qui le soient moins, parce qu'il faut que l'Etat français comprenne que l'on ne pourra pas éternellement supporter avec patience , non seulement qu'il laisse faire, mais qu'il encourage officiellement ce genre de pratiques qui sont des pratiques infâmes. Je sais que l'ESC de l'Aube à Troyes est des plus tentée de faire de même, son Président ayant déclaré, il y a quelques années, à ses étudiants qu'ils devaient ne plus considérer leur langue maternelle que comme un idiome de seconde catégorie, l'anglais étant en première division ! Si elle l'est, ce n'est que parce qu'ils ont baissé pavillon à la façon des lâches : et si Wall Street le leur demande, ils iront jusqu'à baisser leur froc. Moralement, c'est déjà fait.

J'ai sur l'Araignée (ou Toile), il y a quelques semaines, dans une chronique au titre sans ambiguïté "Notre identité est désormais une identité de combat" (21 décembre 2009 in "Les Manants du Roi"), concocté une liste d'actions capables de faire savoir à qui de droit que notre indignation couplée à la consternation ne va pas toujours se contenter d'être dite en articles pertinents mais probablement toujours accueillis par de simples haussements d'épaules : notre révolte il faut qu'elle débouche bientôt sur de significatives manifestations, non violentes mais suggestives. Ne nous contentons plus de n'en parler qu'entre nous.

Inutile de s'attendre à des marches dans Paris : nous savons que les pouvoirs publics se moquent radicalement de ces processions pacifiques (heureusement!) qui ne gênent que les citoyens. Non, il faut concevoir désormais la communication des amoureux de notre langue sous la forme d'une guérilla incivile. Non point pour s'en prendre aux populations, en ces temps où l'on interroge Monsieur Tout le Monde sur son identité alors qu'officiellement on la bafoue dans son expression la plus intime, la langue des Français comme des francophones.

Je copie quelques passages de la Chronique citée plus haut : "Comment concevoir ce combat qui est à mener aujourd’hui moins par des mots que par des actes ? En dehors de tout ce qui ne peut se dire, il est possible de divulguer quelques-unes des actions envisageables. Par exemple on pourrait penser à susciter mille sortes d’attentats joyeux contre les « carpettes » - ou serpillière - de l’imperium linguistique : dépôts de goudron et d’ordures au seuil de leurs palais ; graffitis à la bombe indélébile ; effacement des signes trop visibles de l’invasion ; collages accusateurs contre les stipendiés que s’offrent, en tant qu’esclaves d’un nouveau genre, les malfaisants de l’anglosaxonisation du monde ; courtes manifestations sonorisées de dénonciation ; brûlots médiatiques à base de caricatures incendiaires ; coloriages de vitrines et brûlages de pantins à l’image des élus collabos…
Enfantillages ? Sans doute, mais désagréables… Et si cela ne devait pas suffire à faire prendre, non seulement conscience, mais surtout des mesures concrètes de défense et d’illustration de notre langue – absolu respect à Bruxelles des droits de fondation qui sont les siens ; révérence totale envers notre Constitution qui la déclare « langue de la République », ce qui se confirme nécessairement par une définition des limites à ne pas franchir ; application maximale de la loi Toubon avant qu’une meilleure ne soit promulguée...; soutien renforcé, notamment financier, à nos Alliances françaises comme à nos Instituts culturels à l’étranger ; récompenses largement dotées aux œuvriers qui servent cette langue avec dévouement, opérations coup de poing dans diverses régions du monde pour la faire connaître et aimer de façon ludique et utile etc. – alors il faudra songer à aller un peu plus loin dans nos tactiques : cassages de vitrines anglophones, boules puantes dans les commerces impliqués dans la propagation de la pandémie linguistique dont nous savons parfaitement qu’elle est voulue et par qui ; épandage de colles, de cendres d’étrons, de fumiers et autres lisiers porcins aux entrées munificentes de ces Puissances ; séances d’« urinage » collectif le long de leurs représentations ou de leur siège ; appositions d’étiquettes non équivoques sur le fût des lampadaires, des barrières publiques ; bariolages des guichets des banques complices ; jets d’acides sur les produits les plus coûteux des commerces de luxe et bien d’autres projets que nous gardons secrets le temps nécessaire…
Nous ferons de toutes ces manifestations joyeuses le mode habituel de l’action politique au sens le plus noble qui soit. Et si rien de cela ne devait fonctionner, nous n’irons certes pas mettre en péril la vie des criminels que nous dénonçons ici, quoique ce ne soit pas la moindre de nos tentations que de leur chatouiller les oreilles, mais la nôtre oui, en allant peut-être jusqu’à la grève de la faim en divers lieux emblématiques… Et si cela ne devait toujours pas faire reconnaître à notre langue le droit d’exister selon son charisme et sa compétence – dus à son souci extrême de l’exactitude comme à sa beauté qui en font une des reines de ce monde, alors il serait temps de se souvenir qu’existent d’autres moyens d’action, plus rigoureux sinon plus vigoureux."

La première cible devrait être, symboliquement, cette ESC de Rennes, si triomphales dans ses décisions, si manifestement déconnectée de la réalité de notre peuple, si formidablement stupide dans sa naïve et idolâtre vénération du commerce mondialisée qui n'a d'existence qu'en "bazardant" les civilisations qui sont et font les vraies richesses de l'humanité. Impensable d'accepter que notre langue soit sacrifiée sur l'autel du dollar et de la puissance impérialiste des bords de l'Hudson par ses amateurs de décombres et de désastres : car la mort de notre langue - ou sa relégation dans quelque réserve pour retardés, ou son enfouissement dans des usines à décérébrer chères à Ubu, devenu le Roi de cette planète usurière fondée sur le profit, l'esclavage des faibles, et dont l'un des instruments les plus ignobles est le prêt à taux variable ! - cette mort-là serait plus effrayante encore dans ses effets culturels que le séisme terrifiant subi par les Haïtiens.

Que veux-je ici suggérer? Comme les décisions de l'ESC de Rennes s'apparentent à une déclaration de guerre à la langue française (mise au rebut, déclassée...), il faut répondre par une riposte qui symbolisera l'ignominie de ses responsables et le dégout qu'ils inspirent. Il existe en Bretagne des quantités industrielles de lisiers de porcs : ne devrait être qu'un jeu d'enfant d'en répandre quelques mètres cubes sur le perron de la Chambre de Commerce qui a payé, le parc de stationnement de la Préfecture, qui a autorisé, et tout autour des abords de l'Ecole susdite, qui enseigne ! Ce serait signifier légitimement, en un acte politique motivé, conséquent et juste, que les Français n'acceptent pas que des imbéciles, ayant trahi leur "être en français", déserté leur peuple, bradent toute une civilisation pour trente billets verts. Des paysans ont jeté sur le devant du Palais de l'Elysée des bottes de paille : l'idée est certainement à reprendre, mais en plus nauséabond comme l'est la politique d'asservissement de notre langue.

Trouverons-nous, aux Marches bretonnes de la France, les distingués volontaires décidés à combattre pour cette cause, éminemment digne d'être désormais soutenue, de façon à être enfin entendus de pouvoirs publics devenus sourds? Sourds peut-être le resteront-ils, mais ils ont probablement gardé leur sens olfactif. C'est ici qu'il faut en appeler à tous les militants déjà engagés au sein des diverses associations porteuses de notre espoir en ce domaine : il m'a semblé entrevoir le désir de certains d'entre eux qu'une convention nationale les rassemble dans les prochains mois. S'agirait-il de seulement un rêve ?
Dominique Daguet
 

nouvelles/philippe-seguin.jpgHommage à Philippe Séguin - le 15/01/2010 - 10:22 par MAR
L’Assemblée parlementaire de la Francophonie
salue la mémoire de Philippe Séguin
[ALF s'associe pleinement à l'hommage rendu par Jacques Legendre à ce grand Francophone]

Avec Philippe Seguin disparaît un homme public qui, dans tous les postes qu’il a occupés, a défendu les idéaux de la Francophonie et la promotion de la langue française.

Maîtrisant à merveille une langue qu’il défendait avec fougue, il a, en tant que député français, prononcé plusieurs discours restés dans les annales de l’éloquence parlementaire.

Il s’est également élevé avec force contre la propension de ses compatriotes à s’exprimer en anglais dans les enceintes internationales.

Il avait une vision dynamique de la Francophonie estimant notamment dans son ouvrage « Plus français que moi, tu meurs ! » qu’elle était « une ambition beaucoup plus forte que ce à quoi on la réduit actuellement », plaidant pour qu’elle s’occupe davantage de développement et défendant la mise en place d’un véritable Parlement de la Francophonie.

Ancien Président de l’Assemblée nationale française et, à ce titre Président de la section française de l’APF, il a organisé en 1995 à Paris la première Conférence des Présidents d’Assemblée de la Francophonie.

Exerçant les fonctions de Commissaire aux comptes auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), il a fait bénéficier le mouvement francophone international de son expérience et de ses conseils pour améliorer son fonctionnement.

Toutes ses interventions à ce titre, dont la dernière a eu lieu à l’occasion de la Conférence ministérielle de la Francophonie à Paris le 16 décembre dernier, ont fortement marqué ceux qui ont eu la chance d’y assister et ont positivement influencé les décisions de l’OIF.

L’Assemblée parlementaire de la Francophonie tient à exprimer toute son émotion au moment où nous quitte un grand homme d’Etat, infatigable militant de la Francophonie.
 
Jacques Legendre, Secrétaire général parlementaire

[ Philippe Séguin, né le 21 avril 1943 à Tunis et mort le 7 janvier 2010 à Paris, est un homme politique et haut fonctionnaire français. Gaulliste "social", il est ministre des Affaires sociales et de l'Emploi durant la première cohabitation (1986-1988). Président de l'Assemblée nationale de 1993 à 1997, il est Premier président de la Cour des comptes de 2004 à sa mort.]

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