En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés. Mentions légales.
   Ma patrie, c'est la langue française   (Albert Camus)

ALF

Cadre institutionnel

Et encore...

Traduisons le franglais...

Réseaux sociaux

La Voix francophone

voix_francophone.pngVous voulez participer au débat ? participez au forum La voix francophone

Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

 ↑  

Lettres de protestation

Der. nouv.

nouvelles/abou_diouf.jpgAbdou Diouf regrette l'effacement du français dans les organisations internationales - le 29/12/2009 - 10:28 par MAR
Abdou Diouf regrette l'effacement du français
dans les organisations internationales
 

PARIS, 16 déc 2009 (AFP) - 16.12.2009 15:33

Le Secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf a regretté mercredi "l'effacement du français dans les organisations internationales" alors qu'il est "la deuxième langue la plus enseignée dans le monde".

"La langue française est dans une situation ambiguë", a dit l'ancien président du Sénégal au cours d'une conférence de presse à l'issue d'une Conférence ministérielle de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui s'est tenue mardi et mercredi à Paris.

"Cette langue progresse, elle est la deuxième langue la plus enseignée dans le monde, le nombre de locuteurs augmente, la demande de français sur tous les continents augmente et paradoxalement nous assistons à l'effacement du français dans les organisations internationales", a-t-il précisé, citant l'exemple de la Conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique.

"Nous avons donc là un problème de volonté politique au niveau de tous nos États", a-t-il ajouté, recommandant aux différents responsables des pays francophones de ne pas "se laisser entraîner vers l'expression dans une autre langue".




nouvelles/aropiade.jpgUn minaret francophone édifié en Suisse - le 27/12/2009 - 17:45 par JG
Encouragement à notre résistance
Un minaret francophone édifié en Suisse
Le 1er congrès de l’AROPI à Genève s'est tenu en français
_____________________________________________________________________________
Épilogue du 21 janvier 2010  : Après le congrès (par LD)
Ayant assisté à ce congrès de propriété intellectuelle les 14 et 15 janvier derniers, j'ai effectivement constaté qu'il s'est déroulé intégralement en français : ainsi, 3 des intervenants n'étaient pas francophones de naissance, notamment le Directeur général de l'OMPI, Francis Gurry (qui est australien), lequel a effectué une fort intéressante intervention puis a dialogué avec l'auditoire, le tout dans un excellent français.

De façon plus générale, au moment où l'anglo-étasunien tend à être imposé partout en matière de propriété intellectuelle, il est très important de continuer à faire jouer au français un rôle international, en particulier parce qu'il est porteur d'autres concepts juridiques découlant d'une autre conception de la société, ce qui est un gage de diversité.

À noter enfin que Pierre-François Unger, Conseiller d'État de la République et canton de Genève, en charge du département de l'économie et de la santé (DES), s'est vivement réjoui dans son allocution de bienvenue du 14 janvier que ce congrès se tienne en français, contrairement à ce qui est trop souvent la norme à Genève." LD

_______________________________________________________________________________
Un de nos compatriotes installé à Genève, membre actif d’ALF nous donne, dans une circonstance précise, un exemple édifiant d’affirmation de notre langue dans un congrès international
 
En matière de propriété intellectuelle (PI) [droit d’auteur, des brevets, des marques, etc.] Genève joue un rôle important car l’organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), institution spécialisée des Nations Unies qui gère les traités internationaux concernant ces matières, y a son siège. On ne sera pas surpris d’apprendre que le plurilinguisme officiel y est souvent mis à mal, notamment en raison du refus de maints anglophones de pratiquer toute autre langue que la leur et de la passivité de beaucoup de non-anglophones. On doit enfin savoir que la PI étant une activité éminemment internationale, trop de personnes en déduisent qu’elle ne peut se pratiquer qu’en anglais.

Dans ce contexte, on doit noter la tenue, à Genève, les 14 et 15 janvier 2010 du 1er congrès de l’AROPI (Association Romande de Propriété Intellectuelle), lequel se déroulera exclusivement en français. Y assisteront non seulement des personnes dont le français est la langue maternelle mais aussi des juristes originaires de pays non francophones (Turquie, Espagne, Portugal, Corée, Japon...).

Tout cela pour démontrer dans l'action concrète que l'anglo-étasunien n'est pas fatalement un passage obligé pour travailler à haut niveau et s'adresser au monde ; encore faut-il appliquer ces idées sereinement mais sans faiblesse au lieu de poser en préalable la nécessité de se prosterner devant la langue des Maîtres, lesquels ne manifestent généralement vis-à-vis de ces laquais guère mieux que la condescendance habituellement réservée aux caniches effectuant des cabrioles pour attirer l'attention de leur maître...
 
"Si tu te fais ver de terre, ne t'étonne pas si on te marche dessus." (Kant)
JG.

Appel à la résistance linguistique - le 27/12/2009 - 17:44 par Raymond_Besson_et_Maurice_Le_Lous
Appel à la résistance linguistique !
par Raymond Besson et Maurice Le Lous

[Le Cercle littéraire des écrivains cheminots, affilié à l’Union artistique et intellectuelle des cheminots français, est la seule association de défense de la langue française dans une entreprise.
ALF travaille régulièrement avec cette association, comme avec DLF et l’ASSELAF, COURRIEL, et plusieurs autres. Raymond Besson, son président, et Maurice Le Lous, vice-président, lancent un cri d’alarme que nous avons tenu à relayer. Pour en savoir plus sur l’action du CLEC, consultez le site
http://clec.uaicf.asso.fr  ]

La langue est un levier économique inouï. Supposons que l’on impose l’anglais comme langue mondiale et les pays anglophones acquerront un avantage concurrentiel démesuré : les petits Anglais n’auront plus à apprendre de langues étrangères et gagneront deux cents heures par an pour d’autres disciplines. Les industriels anglais n’auront plus à traduire les modes d’emploi et notices d’utilisation des produits qu’ils fabriquent et feront des économies importantes par rapport à leurs concurrents non-anglophones. (Sait-on que la traduction en anglais des notices d’emploi d’un Airbus représente cinq pour cent du coût de la construction ?)…

Eh bien, ce scénario est en train de s’imposer. On en voit la preuve dans cette décision que le gouvernement de Tony Blair a prise en 2004, en supprimant l’obligation d’apprendre une langue étrangère à partir de quatorze ans ; du coup, l’enseignement du français ne cesse de décroître en Grande-Bretagne : 341 000 élèves en 2002 et seulement 188 000 en 2008, soit seulement un élève sur quatre.

La preuve aussi dans cette étude récente qui révèle que l’hégémonie linguistique de l’anglais conduit à un transfert direct de ressources de 18 milliards d’euros par an en faveur du Royaume-Uni, et à un transfert induit par le jeu de la libre concurrence de 350 milliards d’euros par an.

La preuve aussi dans cette statistique relative aux langues dans lesquelles sont écrits les textes émis par la Communauté européenne :

         Anglais    Français    Allemand
1997    45 %        40 %             5 %
2000    55 %        33 %             4 %
2006    72 %        14 %             3 %

Et quelques affaires récentes viennent renforcer ces preuves : le choix de l’anglais pour présenter les grandes opérations de la Bourse de Paris ; l’adoption du protocole de Londres qui se traduira par l’omniprésence de l’anglais dans les brevets d’invention ; le recours aux pictogrammes sur les étiquettes pour décrire les produits de consommation… À telle enseigne que, en 2002, Valéry Turcey, président de l’Union syndicale (française) des magistrats, lançait un cri d’alarme : « Je suis persuadé que, d’ici à dix ans, on entendra plaider en anglais dans certaines juridictions commerciales. (…) Or, une langue véhicule des concepts et l’américanisation de notre droit, avec tous les excès que cela suppose, est à redouter. »  

Il ne faut pas s’étonner, après cela, que les institutions européennes travaillent de plus en plus en anglais. Ni s’étonner que ces institutions choisissent fréquemment des collaborateurs de langue maternelle anglaise.

L’envahissement rapide de l’anglo-américain dans tous les secteurs de la vie des Français commence à préoccuper bon nombre d’acteurs sociaux. Et il y a de quoi !

Les constructeurs d’automobiles ne cessent de recourir aux vocables anglais pour la désignation de leurs produits. Citroën a créé des Distinctive Series, présentées dans un corner spécifique du showroom par des vendeurs vantant les avantages de la creative technologie : système de navigation My Way, pare-brise Visiodrive, Airdream Exclusive. Et lorsque les clients acheteurs de la DS3 sont en panne, ils ont droit à un freedrive, sans avoir à se rendre au business center pour rencontrer les national account managers.

La presse féminine est envahie de mots anglais : on a relevé, outre les pages de publicité, les marques et les citations, 455 occurrences pour un seul numéro des quatre magazines Elle, Marie Claire, Gael et Avantages ; est particulièrement concerné l’habillement qu’envahissent le look et ses qualificatifs pepsy, girly, arty, punchy, preppy, flashy, casual, brit-pop, street, army… Look qui fait des petits avec looké, relooker, relooking et relookage. Et puis, il y a les horreurs traditionnelles, comme shopping, fashion, glamour, pinup, book, coach, must, low, speed et leurs dérivés ; et les monstruosités comme city-trippeuses, punkisée, bankable, cost-killeuse, bodybuildé, fashion editor, beauty editor ou encore downshifter (partisan d’une  consommation moindre). Notons que la presse féminine touche 20 000 000 de lecteurs en France !  

La télévision est aussi contaminée : un relevé des titres d’émissions annoncées sur la page Téléloisir d’internet le 14 février 2008 a montré, en excluant les mots et expressions dont l’usage est maintenant courant (comme best of, reporter, week-end, chewing-gum, soul, cow-boy, clip, interview, people, girls, foot…), pas moins de 88 titres comptant 147 mots anglais différents : The Biggest Fan, Avent Children, Maximum Overdrive, Gimme Love, Going down the Valley, Wheel Squad, Naked Will on 2, Morning Tubes, Pokemon Battle Frontier, Galactik Football, Forbidden Warrior, How I met your Mother, Shuriken School...  

Dans la chanson, les stations de radio et de télévision ne respectent plus leur quota de 40% de chanson d’expression française, d’où ce propos de la revue Chorus (les cahiers de la chanson) : « Le disque et la scène vivent un tel chambardement qu’on peut craindre à terme d’arriver à un seul disque pour la planète… Déjà, les signes avant-coureurs de notre propre défaite sont légion. Sans parler de la probable hégémonie mondiale, dans un avenir relativement proche, d’une seule compagnie phonographique, nos artistes anticipant le mouvement en choisissant l’anglais pour chanter. »

Les Francofolies de La Rochelle, vieux bastion de la chanson francophone, ont pris le virage de l’anglais en août 2008. Passons sur la présence de groupes français affublés de noms surprenants (les Dodoz de Toulouse, les Shaolin Temple Defender de Bordeaux, The Sugar Plum Fairy de Tours, et encore Uncle Ben, Uncle Slam, Pony Pony Run Run), pour retenir que dix-sept artistes sur les cent trente du programme officiel ont chanté en anglais. Et Gérard Pont, patron des Francofolies, de déclarer : « C’est dommage pour la chanson francophone, mais des tas de jeunes groupes français qui choisissent l’anglais ont du talent, et ils ont un public. Ce festival doit être le reflet de ce qui se passe en France et rester ouvert aux nouvelles tendances, sans œillères. (…) Si on décidait de bannir l’anglais des Francofolies, ce serait un suicide. »

L’État lui-même ne respecte pas sa propre législation. Le 14 septembre 2008 s’est déroulée à Nice une réunion informelle des ministres des Finances de l’Union européenne, sous la présidence de Mme Christine Lagarde. Elle-même, Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, Xavier Musca, directeur du Trésor français, Jean-Claude Trichet, directeur français de la Banque centrale européenne, Michel Pébereau, président de B.N.P.-Paribas, ont passé l’après-midi – consacré à la crise financière – à parler anglais, alors qu’une interprétation était disponible.

Le 26 janvier 2009, le traité fondateur de l’Irena (International Renewable Energy Agency) a été signé à Bonn par soixante-seize pays. L’Irena n’est autre que l’Agence internationale des énergies renouvelables. Eh bien ! la France a signé ce traité, qui dispose que la langue officielle et seule langue de travail est l’anglais. Pis : des ministres approuvent ou annoncent diverses mesures de substitution de l’anglais au français, des petites classes à l’enseignement supérieur. Ainsi la nouvelle antenne de Reims de Sciences-Po dispensera-t-elle tous ses cours en anglais. Ainsi le chef de l’État annonce-t-il que des enseignements fondamentaux du second degré pourraient être dispensés « en langues étrangères » (traduisons : en anglais).

Et la SNCF n’échappe pas au mouvement général avec les produits commercialisés par iDTGV : iDNight, iDTGV and Co, iDZap… Puis avec TGV Family. De plus en plus souvent, sous couvert de l’alliance Railteam, on entend les contrôleurs des T.G.V. nationaux faire leurs annonces en français et en anglais, au mépris de la législation française.

Depuis longtemps, on n’en est plus aux seuls emprunts massifs à l’anglo-américain : nombre de grandes entreprises s’emploient à basculer au tout-anglais une bonne part de leurs pratiques langagières : « Time to move ! » est le titre du programme de mutations que France-Télécom impose à ses salariés, ajoutant l’humiliation linguistique à l’effrayante dégradation de leurs conditions de travail. Dans la distribution, Carrefour, Auchan… basculent leurs produits et enseignes à l’anglais de bazar, imités par des services publics comme la Poste ou Air France… La devise du MEDEF est « Ready for the future ». Sommet du "dialogue social", c’est en anglais que les ouvriers de Continental Clairoix ont appris leur licenciement collectif ! Les choses sont déjà si avancées que des syndicats de diverses obédiences, C.G.T., C.F.T.C., UNSA, C.G.C…, ont dû monter au créneau pour « défendre le droit de travailler en français en France ».

Oui, le français, « langue de la République » aux termes de l’article II de la Constitution, est aussi gravement menacé chez nous qu’au Québec, en Afrique francophone, en Wallonie ou en Suisse romande. Après Michel Serres, observant qu’ « il y a plus de mots anglais sur les murs de Paris qu’il n’y avait de mots allemands sous l’Occupation », le linguiste Claude Hagège classe le français parmi les langues menacées dans son Dictionnaire amoureux des langues.

L’heure est donc venue d’appeler tous les citoyens à la résistance linguistique. Se défendre contre l’hégémonie culturelle, c’est défendre toutes les cultures du monde, condition essentielle à la survie de la nôtre. En acceptant que l’on porte atteinte à notre langue, nous minons nos propres forces et ignorons la technique des puissances ou des économies dominantes : amener leurs adversaires et concurrents à jouer sur leur terrain. En utilisant systématiquement la langue de leur concurrent, nos entreprises perdent un avantage fantastique, celui de la maîtrise des concepts et de la pensée. Malheureusement, c’est un piège que nombre de nos concitoyens n’évitent pas, par naïveté ou par vanité.

Là est notre inquiétude : lorsque nous serons tous éduqués en anglais, que deviendra le génie français ? Que deviendront les Français ? Que leur restera-t-il d’authentique, de puissant, d’indestructible ?
Raymond Besson et Maurice Le Lous

nouvelles/dominique-daguet.jpgNotre identité est dès maintenant une identité de combat ! - le 27/12/2009 - 17:24 par Dominique_Daguet
Notre identité est dès maintenant une identité de combat !
par Dominique Daguet

[ Un "daguet"  contre la meute : Un des premiers membres d’ALF nous autorise à reproduire son coup de colère contre la chasse à courre subie par notre langue, conduite par des chasseurs censés la protéger.]

Étant donné la tournure que prennent les événements sur le front de la langue française – un lâcher tout, une prière cul en l’air devant le Grand Totem de Washington, un baisser-culotte devant les coffres de Wall-Street –, nous n’avons plus à prendre de gants pour exprimer, non pas notre lassitude, réelle cependant, mais notre dégoût de ces « snobinarderies » de faux déficients mentaux, de ces hypocrisies à peine déguisées, de ces mensonges qui font prononcer des proclamations exaltées mais suivies presque aussitôt de décisions parfaitement contradictoires, promesses jamais tenues qui ont pourtant fait chaque fois, comme pour mieux nous endormir, la « une » de nos gras médias et le fonds de commerce, non de la langue de bois – on ne doit pas insulter les arbres – mais de la langue de bouse.
carrefour-market2.jpg
Nous voulons ici réitérer notre amour de cette langue notre première patrie, réaffirmer notre détermination à ne plus tolérer l’abaissement de la France à travers la multitude d’atteintes à sa langue qui ne lui promettent qu’un lent effacement. De même, nous n’acceptons plus la subordination de nos universités comme de nos supposées Grandes Écoles (1) à l’empire anglo-saxon. Nous n’acceptons plus la soumission linguistique de la France aux institutions de l’empire de l’Ouest par le biais de celles de l’Europe : l’apathie de nos élus devant les innombrables offenses faites à la France par les irresponsables de Bruxelles est elle aussi de l’ordre de l’intolérable, quand il ne s’agit pas d’une pure et simple trahison.
relay.jpg
Nous n’acceptons plus, tout à fait simplement, la mise à l’écart de notre langue : qui est la matrice de notre civilisation, de notre façon d’être comme de penser. Notre logique vient d’elle ; notre sensibilité poïétique est ordonnée par elle ; nos manières d’analyser le monde, l’histoire, les concepts relèvent de ce qu’elle est ; nos synthèses reçoivent d’elle leur forme ; nos questionnements sont informés par elle ; nos perceptions musicales gardent d’elle l’harmonie de ses sonorités et nos goûts les plus affirmés tiennent compte de son exigence d’équilibre. En somme notre langue est le miroir le plus fidèle de notre patrie idéale ; nous n’accepterons plus qu’elle soit la proie des affairistes, des indoctes, des snobs, des incultes, des lâches, des impudents et des colonisés de l’esprit.
Cette langue est notre bien, et l’un des plus précieux, notre capital d’avenir : elle constitue une part essentielle de notre identité comme de notre dignité, même s’il arrive trop souvent que des cuistres s’en servent ignoblement, la rabaissant au niveau de vieilles serpillières si ce n’est de latrines asséchées ; elle est la porte de notre maison, la chambre de notre naissance à la patrie millénaire. Elle est notre berceau comme elle sera le drapeau posé sur notre cercueil ; grand véhicule qui nous accompagne indéfectiblement à chaque étape d’importance. Elle est notre héritage reçu et notre héritage légué : qui y touche, non seulement nous blesse, mais nous vole. Mais nous tue.
lyon-airports2.jpg
Nous n’accepterons pas plus longtemps les violences qui lui sont faites aujourd’hui : dès maintenant nous hissons l’étendard étoilé de notre révolte, celle de notre être le plus profond, que l’on croit au Ciel ou que l’on n’y croit plus ou pas, car notre puissance d’investigation du monde, d’expression, de désir vient d’elle, telle que nous l’avons reçue de nos père et mère et de notre école, quoiqu’aujourd’hui cette école ne fasse pas son devoir comme il était accompli au temps des « hussards de la république » et des « moines pédagogues ». Notre langue se découvre assez d’ennemis en son sein pour que nous acceptions plus longtemps l’irruption de ceux surgis de l’Océan.
Il n’est absolument pas question ici des locuteurs qui ont appris la langue anglaise par nécessité ou par goût : nul dessein liberticide qui nous ferait militer contre l’usage privé de la langue anglaise, dans la mesure où elle a été choisie librement et en connaissance de cause. Dans notre ligne de mire nous ne « visons » que des « forces », des « pouvoirs », des « officines », des « cercles », des « organisations médiatiques », des « officialités » et même des entreprises installées en France qui obligent leurs employés à travailler en anglais sans aucune autre nécessité que le fait du prince ou qui « ornent » leurs produits de noms anglais sans autre justification que leur snobisme ou leur sottise ; que les publications qui accordent de plus en plus de place aux dénominations comme aux expressions anglomanes (auxquelles d’ailleurs le vulgus pecus, soit le grand nombre, ne comprend rien) ; que les distributeurs cinématographiques qui ne prennent même plus la peine de traduire les noms des œuvres qu’ils importent ; que les réalisateurs d’émissions de radio et de télévision qui n’ont le regard de Chimène que pour ce qui vient d’outre-Atlantique ou d’outre-Manche ; que les responsables français de l’Eurovision, qui font chanter au nom de la France des chansons anglophones, mauvaises d’ailleurs ; que nos élus et nos hauts-fonctionnaires qui, à Bruxelles comme parfois dans nos propres ministères, favorisent (étourdiment ?) l’anglais au détriment de notre langue que pourtant ils ont pour mission prioritaire de prôner, surtout quand il s’agit de rôles qu’elle détient par contrats et traités ; que notre gouvernement, Élysée et Matignon confondus, qui a fait un choix sans justifications techniques en favorisant à outrance l’apprentissage de la langue anglaise au point qu’elle est aujourd’hui automatiquement désignée à 95% des jeunes Français, au détriment catastrophique des autres langues d’importance (telles l’allemand, l’italien, l’espagnol, le portugais, le russe, le chinois ou l’arabe…) enseignées dans des proportions si faibles que cela frise le ridicule et même l’absurde, sinon le mépris : nous n’avons pas vocation de nature, comme Français, à être bilingues, pas plus que nous n’avons vocation à soutenir par ce bilinguisme l’impérialisme linguistique des Etats-Unis et de la City de Londres, qui est également politique et économique…
Le monde de la culture n’est pas ici visé, sauf quand il manifeste un tropisme outré envers les seules œuvres issues du monde anglo-saxon alors que l’ensemble de ce que nous proposent les arts et lettres du monde entier doit attirer tout autant notre attention dans la langue des pays respectifs et non passé à la moulinette de l’anglo-américain… sans oublier que le monde de l’information risque, à terme relativement court, d’être entièrement dominé par les agences de langue anglaise, au point que c’est la vision de ce qui se passe sur notre planète qui risque d’être comme « déviée » par une logique qui n’est pas la nôtre : nous serions alors « défrancisés » à jamais, et prêts à une soumission douce, la pire de toutes les soumissions. De plus enfin, nous nous devons d’alerter l’opinion française que la pratique bilingue généralisée entre deux langues si radicalement divergentes risque fort d’être des plus défavorables, ou nocives, aux intelligences moyennes, alors perdues entre deux grammaires, entre deux vocabulaires, entre deux sonorités qui n’ont jamais fait et ne font toujours pas entre elles toutes bon ménage.
En somme nous refusons que l’on nous impose ce que nous ne désirons pas parce que contraire justement à cette identité française dont on cherche aujourd’hui à établir une sorte de synthèse simpliste pour carte électronique qui permettrait tous les mauvais coups et notamment celui qui infligerait l’anglais obligatoire dès 6 ans (2) au nom de la… diversité des cultures, principe admis par la France il y a déjà quelques années et que ses gouvernants ne lui font pas respecter.
Comment concevoir ce combat qui est à mener aujourd’hui moins par des mots que par des actes ? En dehors de tout ce qui ne peut se dire, il est possible de divulguer quelques-unes des actions envisageables. Par exemple on pourrait penser à susciter mille sortes d’attentats joyeux contre les « carpettes » de l’imperium linguistique : dépôts de goudron et d’ordures au seuil de leurs palais ; graffitis à la bombe indélébile ; effacement des signes trop visibles de l’invasion ; collages accusateurs contre les stipendiés que s’offrent, en tant qu’esclaves d’un nouveau genre, les malfaisants de l’anglosaxonisation du monde ; courtes manifestations sonorisées de dénonciation ; brûlots médiatiques à base de caricatures incendiaires ; coloriages de vitrines et brûlages de pantins à l’image des élus collabos… Enfantillages ? Sans doute, mais désagréables… Et si cela ne devait pas suffire à faire prendre, non seulement conscience, mais surtout des mesures concrètes de défense et d’illustration de notre langue – absolu respect à Bruxelles des droits de fondation qui sont les siens ; révérence totale envers notre Constitution qui la déclare « langue de la République », ce qui se confirme nécessairement par une définition des limites à ne pas franchir ; application maximale de la loi Toubon avant qu’une meilleure ne soit promulguée ;
plantu.jpg
soutien renforcé, notamment financier, à nos Alliances françaises comme à nos Instituts culturels à l’étranger ;
af.jpg
récompenses largement dotées aux œuvriers qui servent cette langue avec dévouement, opérations coup de poing dans diverses régions du monde pour la faire connaître et aimer de façon ludique et utile etc. – alors il faudra songer à aller un peu plus loin dans nos tactiques : cassages de vitrines anglophones, boules puantes dans les commerces impliqués dans la propagation de la pandémie linguistique dont nous savons parfaitement qu’elle est voulue et par qui ; épandage de colles, de cendres d’étrons, de fumiers et autres lisiers porcins aux entrées munificentes de ces Puissances ; séances d’« urinage » collectif le long de leurs représentations ou de leur siège ; appositions d’étiquettes non équivoques sur le fût des lampadaires, des barrières publiques ; bariolages des guichets des banques complices ; jets d’acides sur les produits les plus coûteux des commerces de luxe et bien d’autres projets que nous gardons secrets le temps nécessaire… Nous ferons de toutes ces manifestations joyeuses le mode habituel de l’action politique au sens le plus noble qui soit.

Et si rien de cela ne devait fonctionner, nous n’irons certes pas mettre en péril la vie des criminels que nous dénonçons ici, quoique ce ne soit pas la moindre de nos tentations que de leur chatouiller les oreilles, mais la nôtre oui, en allant peut-être jusqu’à la grève de la faim en divers lieux emblématiques… Et si cela ne devait toujours pas faire reconnaître à notre langue le droit d’exister selon son charisme et sa compétence – dus à son souci extrême de l’exactitude comme à sa beauté qui en font une des reines de ce monde, alors il serait temps de se souvenir qu’existent d’autres moyens d’action, plus rigoureux sinon plus vigoureux.

C’est pourquoi est fait appel ici, dès maintenant, non seulement aux vieux de la vieille, aux plus ou moins âgés qui se souviennent de la gloire de leur langue, également la leur, mais aussi à toute une jeunesse excédée de comprendre à quel point son avenir de Français vécu en français a été contaminé, perverti, fragilisé par les pratiques d’un certain empire et de certaines multinationales soutenus avec constance par nos institutions politiques, économiques, culturelles et universitaires : nous ne sommes pas faits pour vivre couchés à leur pied, et pas plus pour leur lécher l’anus. (Cela dit, il ne s’agit point ici d’une déclaration de guerre à la langue anglaise : elle a de trop notables mérites, distincts de ceux de la langue française, comme elle est servante d’une des littératures les plus remarquables qui soient, pour que nous nous permettions une telle infamie : nous ne nous en prenons qu’à l’impérialisme « yanqui » dont elle est, à son corps défendant, l’arme de ses conquêtes comme de ses subversions. Pas plus il ne s’agit d’une déclaration de guerre aux Etats-Unis, qui pourtant mènent contre le français un combat qui a commencé des après la seconde guerre mondiale, quand ils se sont aperçus que le meilleur argument commercial était celui de la langue : « apprends ma langue, tu achèteras mes produits » ! D’où l’additif au Plan Marchal : liberté totale pour les entreprises culturelles – de musiques, entendez chansons, et de films essentiellement – de pénétrer le marché français ; limitation drastique pour les entreprises de France. Les Etats-Unis défendent leurs intérêts, point c’est tout, comme nous ne le faisons pas. Et ne pas le faire c’est servir les intérêts de nos plus âpres concurrents.)

Et puisque l’une des intentions de notre gouvernement est de faire apprendre à nos enfants la Marseillaise (espérons qu’elle ne sera pas dotée de paroles anglaises), il nous est agréable de leur rappeler la phrase qui a mis debout toute un peuple et qui se trouve ici nous assurer une conclusion en forme d’ouverture : « Aux armes, citoyens ! ».
 
Dominique Daguet

(1) - Insupportable la décision de Science-Po de prodiguer ses cours à Reims dans la seule langue anglaise. Insupportable la volonté de Mme Valerie Pécresse de développer majoritairement les cours en anglais dans les universités « françaises », qui ne le seraient plus que de nom et non de fait, elle qui n’a en rien obtenu par le vote le droit d’organiser un tel massacre de notre enseignement. Notre histoire à elle seule devrait lui interdire une réforme aussi scandaleuse. Il ne suffit pas de dire que l’on réforme, encore faut-il que toute réforme soit justifiée. L’anglais ne doit être appris que lorsque la nécessité apparaît évidente ; or 15% des Français sont réellement appelés à travailler en usant de cette langue : restent 85% à partager en une dizaine d’autres langues. Faut-il rappeler que nous manquons cruellement de germaniste, de russophone, de sinophones (même si le nombre d’étudiants en cette langue a cru d’une façon curieuse…) ?

(2) - Il a été dit par le Président de notre République qu’il s’agissait de favoriser l’apprentissage « des » langues étrangères… à 95% l’anglaise !



Francophonie.gifFrancophonie : 2010 Montreux et 2013 Nice - le 17/12/2009 - 15:01 par Albert_Salon
Francophonie : 2010 et 2013
les deux prochaines grandes rencontres se tiendront en Europe
Selon les dépêches de l’AFP des 15 et 16 décembre, les 70 membres de l’Organisation internationale de la Francophonie en ont fixé les lieux. Le 13ème sommet des chefs d’État et de gouvernement du 22 au 24 octobre 2010 se tiendra à Montreux en Suisse (celui de 2012 se déroulera à Kinshasa, en République démocratique du Congo).
La décision a fait l'objet d'un consensus, y compris des sept pays musulmans membres de l'OIF après la votation sur les nouveaux minarets. La Suisse était le seul pays candidat pour organiser ce sommet biennal. Montreux remplace au pied levé Antananarivo (Tananarive). La situation politique et institutionnelle étant confuse à Madagascar, ce pays n’a en effet pas été jugé en mesure d'organiser cette rencontre internationale et a été suspendu de l'OIF.
La conférence ministérielle de la Francophonie, réunie mercredi à Paris, a attribué le 16 décembre l'organisation des 7èmes Jeux de la Francophonie, prévus en 2013, à la ville de Nice. Pour l'organisation de ces jeux, manifestation à la fois sportive et culturelle, Nice était en concurrence avec Malabo en Guinée Équatoriale, et N'Djamena au Tchad. Nice succèdera à Beyrouth, qui a été l'hôte des jeux en 2009. Nice inscrit ces jeux dans la thématique du développement durable et confirme sa volonté de devenir la ville verte de la Méditerranée, dont le symbole sera le grand stade, qui doit être livré mi-2013, et inauguré à l’occasion des jeux.

NDLR : On sait par ailleurs que des forces internes et externes à Madagascar poussent ses dirigeants à imiter le gouvernement de l’anglophone Paul Kagamé au Ruanda et à adhérer au Commonwealth. La Francophonie n’est pas seulement attaquée culturellement, elle l’est aussi politiquement par des puissances anglo-saxonnes qui ont déjà remplacé la France au Cambodge, au Laos, au Vietnam, et cherchent aussi à le faire en Haïti, dans la très riche République démocratique du Congo, et jusqu’en Côte d’Ivoire, où une étonnante floraison de drapeaux américains - non sortis des foyers indigènes - était apparue, par génération spontanée, en 2003-2004 lors du début de guerre civile et du différend en résultant entre la France et le président Laurent Gbagbo….

Nouvelles diverses de la Langue française et de la Francophonie - le 17/12/2009 - 15:01 par MAR
Nouvelles diverses de la Langue française et de la Francophonie
Publicité et langue française-Bilan 2009 (17/12/2009)
Nice accueillera les prochains Jeux de la Francophonie en 2013 (16/12/2009)
Laurence Parisot s'inquiète l’abus de l’anglais dans l’entreprise ! (2/12/2009)
Francophonie-anglophonie au Rwanda et au Congo (RDC) (2/12/2009)
Internet : le .fr toujours en progression (24/11/2009)
_______________________________________________________________________________
Publicité et langue française - Bilan 2009 (17/12/2009)

15.12.2009 - Conscients de la sensibilité des citoyens à l’usage de la langue française dans la publicité, l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) et la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF) du ministère de la Culture et de la Communication, ont décidé d’engager une étude conjointe pour mieux connaître la situation dans ce domaine.  Ils ont analysé pas moins de 7 323 messages publicitaires (affichage, pub radio et télé) émis au premier trimestre 2009. Au total, 147 manquements ont été relevés, soit 4 %. Aucun en télévision, car, selon l'ARPP, toute infraction est éliminée avant sa diffusion.

voir la page de l'ARPP permettant d'accéder à l'étude
et l'article du Point : "La publicité passe l'épreuve de français"
_______________________________________________________________________________
Nice accueillera les prochains Jeux de la Francophonie en 2013 (AFP : 16/12/2009)

La Conférence ministérielle de la Francophonie, réunie mercredi à Paris, a attribué mercredi l'organisation des 13e Jeux de la Francophonie à la ville française de Nice en 2013.

Pour l'organisation de ces Jeux, manifestation à la fois sportive et culturelle, Nice était en concurrence avec Malabo, en Guinée Equatoriale et N'Djamena. Nice succèdera à Beyrouth, qui avait été l'hôte des Jeux cette année.

La veille, les ministres des 70 Etats et gouvernements ayant en commun le français avaient décidé que le prochain sommet politique aurait lieu à Montreux, en Suisse, du 22 au 24 octobre 2010 et que celui de 2012 se déroulerait à Kinshasa, en République Démocratique du Congo.

Montreux en revanche était seule candidate pour le sommet, remplaçant au pied levé Antananarivo, Madagascar étant dans l'impossibilité d'accueillir une telle réunion internationale en raison de l'instabilité institutionnelle et politique qui règne actuellement dans ce pays.
_______________________________________________________________________________
Laurence Parisot s'inquiète l’abus de l’anglais dans l’entreprise ! (2/12/2009)

Le 2 décembre, lors d’un débat sur l’identité nationale dans une émission de Canal +, Laurence Parisot, présidente du MEDEF, a déclaré : "Or, il y a une chose, je ne sais pas si c’est dit, mais pour moi un des points très importants, c’est la langue. [...] Je préfèrerais par exemple qu’on ait un débat sur la langue, l’utilisation de la langue française, y compris dans l’entreprise où l’abus de l’anglais est, à mon avis, à signaler et à dénoncer." (relevé par Marceau Deschamps de Défense de la Langue Française)
[Si le Medef, qui le plus souvent ne songe qu'a singer les anglo-saxons, s'intéresse à la langue française comprenant enfin où sont ses intérêts...]
_______________________________________________________________________________
Francophonie-anglophonie au Rwanda et au Congo (RDC) (2/12/2009)

Daniel de Poli, membre fidèle d’ALF et militant averti et particulièrement actif, nous livre son sentiment, plutôt rassurant…

Concernant l'adhésion récente du Rwanda au Commonwealth, j'estime que la France ou la francophonie n'ont absolument rien perdu en Afrique centrale. En effet, si on regarde une carte de l'Afrique, on se rend compte que le Rwanda est un pays qui n'a strictement aucun intérêt géopolitique. C'est un pays minuscule, pauvre et enclavé. De plus, le fait qu'il ait officialisé l'anglais en troisième langue après le français et le kinyarwanda n'apporte quasiment rien à l'anglophonie. En effet, au Rwanda, la langue nationale est le kinyarwanda, parlé par tous, et l'anglais ne s'implantera donc jamais en profondeur dans le pays mais ne sera parlé que par une petite minorité de la population (tout comme le français d'ailleurs). En fait, il faut bien comprendre que les Anglo-Saxons ont échoué en Afrique centrale car le véritable but était d'imposer l'anglais officiel en République démocratique du Congo, géant de l'Afrique (grand comme cinq fois la France) et pays géopolitiquement stratégique pour la francophonie. Et ils ont presque réussi car le projet de Constitution concocté par Laurent-Désiré Kabila en 1998 prévoyait explicitement que l'anglais serait seconde langue officielle en RDC.

Mais autant l'officialisation de l'anglais au Rwanda n'était vraiment pas préoccupante (car le Rwanda est un confetti insignifiant), autant l'anglais en RDC aurait été un coup très dur pour la francophonie et la France. C'est pourquoi la DGSE (services secrets français) est intervenue discrètement et efficacement et a réussi à faire en sorte que le français reste la seule langue officielle de la RDC. C'est cela, la vraie victoire. Car la RDC est LE futur géant de l'Afrique. C'est déjà le premier pays francophone du monde par la population (68 millions d'habitants en 2009, 200 millions en 2050), il est grand comme cinq fois la France et a une position stratégique au coeur de l'Afrique. C'est lui, le grand pays francophone d'avenir. Le Rwanda, là-dedans, n'a aucun intérêt, d'autant plus que le français est encore langue officielle dans ce pays. Daniel de Poli
_______________________________________________________________________________
Internet : le .fr toujours en progression (24/11/2009)

(AFP - 24/11/2009) Le .fr a bien résisté à la crise économique, enregistrant en 2008-2009 une croissance de 25% contre 8% en moyenne pour les autres extensions au niveau mondial, s'est félicitée aujourd'hui l'Afnic, l'association française qui le gère.
"Le .fr continue sa progression avec une dynamique quasiment inchangée par rapport aux années précédentes. Nous résistons beaucoup mieux" que d'autres extensions, a déclaré le directeur général de l’Afnic (Association française pour le nommage internet en coopération) Mathieu Weill lors d'un point presse.
Lancé en 1986, le .fr a longtemps été handicapé par des règles d'attribution restrictives. Avec l'assouplissement des procédures pour les entreprises en 2004, puis l'ouverture aux particuliers en 2006, il a connu une montée en puissance.
En septembre, il a d'ailleurs franchi le cap des 1,5 million de noms de domaine enregistrés. Au niveau mondial, le .fr se place en 16e position dans un marché largement dominé par le .com (81 millions).
"Le .fr représente 80% de la croissance nette du marché" en France, a précisé Patrick Maigron, enseignant-chercheur à Télécom et Management SudParis, qui a réalisé l'étude avec l'Afnic.
Un tiers des noms de domaine enregistrés dans l'Hexagone sont aujourd'hui en .fr, contre 41,7% pour le .com, dont la part de marché s'effrite.
Preuve de l'"attachement" des internautes au .fr, ce dernier affiche "un taux de renouvellement de 83%, soit 10 points de plus que le .com", a noté M. Weill.
37% des .fr sont détenus par des particuliers, contre 27% deux ans plus tôt.
L'Ile-de-France concentre quelque 40% des noms de domaine en .fr, dont 17% pour la seule ville de Paris.
Les 18-34 ans représentent 42% des propriétaires et le tarif moyen est de 23 euros hors taxes par an, un chiffre stable.
Parmi les termes les plus utilisés dans les .fr, "France" arrive largement en tête, suivie d'immobilier, Paris, hôtel et mairie.
 
 

nouvelles/lazard.jpgDes linguistes pour l’usage du français - le 17/12/2009 - 09:29 par Gilbert_Lazard
Le Professeur Lazard pour l’usage du français

Pour l’illustration du français, un linguiste s’adresse à ses collègues.
Le Professeur Gilbert Lazard, membre de l’Institut de France, Académie des Inscriptions et Belles Lettres,
saisi de vertige devant l’abîme du tout-à-l’anglais, adresse une lettre à ses collègues.
______________________________________________________________________________
Des linguistes pour l’usage du français
par le Professeur Gilbert Lazard

Depuis quelques années une habitude se répand insidieusement, dans les colloques de linguistique, nationaux ou internationaux, organisés sur le territoire français: c’est de mener les débats exclusivement en anglais, même quand les participants sont majoritairement francophones.
Ce comportement est déplorable à tous égards: il est illégal, injuste, immoral et inutile.

1) Il est illégal. Le français est, selon la constitution de la République française, la langue de la République, et la loi Toubon interdit d’en exclure l’usage dans les congrès, colloques et autres rencontres scientifiques qui se tiennent sur le territoire national.

2) Il est injuste. Il exclut des débats les francophones, notamment étudiants, qui ne possèdent pas une maîtrise suffisante de la langue anglaise. Cette exclusion est évidemment scandaleuse,

3) Il est immoral. Nous devons, par patriotisme bien compris, affirmer la dignité de notre langue Elle est riche d’un glorieux passé et traditionnellement porteuse de valeurs universelles. La négliger au profit d’une autre dans notre activité professionnelle est contribuer à la réduire, à terme, à l’état d’un idiome local limité aux usages domestiques. D’autre part, la francophonie est largement répandue hors de France, comme langue maternelle ou langue seconde, instrument de culture et de communication. Cette situation nous impose le devoir impérieux de donner le bon exemple à tous les francophones.

4) Il est inutile. L’usage de l’anglais est ordinairement suscité par le désir d’acquérir de la notoriété internationale. Cette ambition est légitime, mais le meilleur moyen de la satisfaire est de produire des travaux de grande qualité. Espérer y parvenir par le choix d’une langue étrangère est illusoire, car l’expérience montre que les linguistes anglophones sont peu portés à tenir compte des travaux de ceux qui n’appartiennent pas à leurs cercles, qu’ils s’expriment en français ou en anglais.

D’autre part, — considération également fondamentale — le tout–anglais n’est pas favorable au développement de notre discipline, car il aboutit en fin de compte à l’appauvrir. En effet, la langue n’est pas neutre. Elle l’est peut-être dans les sciences de la nature, où tous les chercheurs utilisent les mêmes concepts et parlent donc, quelle que soit la langue, le même langage. Il n’en va pas de même dans les sciences humaines : la langue y convoie inévitablement des formes de pensée, des façons d’aborder les problèmes et même de les concevoir, qui dépendent d’une tradition. Il y a en linguistique des traditions différentes, également honorables. Cette diversité est une richesse, source de fécondité. La tradition européenne, inspirée surtout par l’influence de Saussure et du Cercle de Prague, est très différente de la tradition américaine, qui reste fortement marquée par celle de Chomsky, même chez ceux qui s’en écartent. User de l’anglais exclusivement, c’est, à plus ou moins brève échéance, adopter les manières de penser des écoles dominantes, c’est-à-dire de la tradition américaine ; c’est nous priver de ce que peuvent apporter d’autres orientations, qu’on peut juger au moins aussi prometteuses.

Il importe naturellement que les linguistes français et francophones ne se coupent pas de ce qui se fait à l’échelle mondiale, mais au contraire y participent pleinement. Il faut  évidemment qu’ils se tiennent au courant des recherches menées ailleurs et, inversement, qu’ils fassent connaître leurs résultats le plus largement possible par les moyens appropriés. Mais cela n’implique pas qu’ils renoncent à leur langue : au contraire, elle leur facilite la tâche, accroît leur productivité et leur ouvre la possibilité de situer leurs travaux au plus haut niveau international.

Quelle attitude adopter dans la pratique pour concilier le respect de la langue française et la nécessité de l’intercompréhension ? On propose les règles suivantes:

- L’annonce et le programme de chaque colloque organisé sur le territoire français doivent toujours mentionner le français parmi les langues admises.
- Le programme des communications est publié  dans les mêmes conditions en français et éventuellement d’autres langues.
- Les participants français s’expriment oralement en français. En cas de nécessité, ils peuvent distribuer ou afficher une traduction ou un résumé de leur communication en anglais ou autre langue.
- Les participants étrangers sont invités à communiquer en français, si possible.  En cas de nécessité, ils s’expriment en une autre langue, mais doivent alors distribuer ou afficher une traduction ou un résumé en français.

NB. — Les considérations qui précèdent s’adressent aux linguistes francophones. Mais il va de soi qu’elles sont également valables mutatis mutandis pour ceux de tous les pays non anglophones, en particulier des divers pays européens. Que les chercheurs allemands s’expriment en allemand, les chercheurs italiens en italien, etc. La recherche en linguistique ne peut qu’y gagner.

Extraits du rapport adressé au Parlement par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (2009) :
• P. 58. « L’article 6 de la loi [du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française] impose aux organisateurs français de manifestations, congrès ou colloques internationaux se tenant en France, trois obligations :
> tout participant doit pouvoir s’exprimer en français ;
> les documents de présentation du programme doivent exister en français ;
> les documents préparatoires ou de travail remis aux participants doivent faire l’objet d’un résumé en français… »
• P. 62. « Faire d’une seule langue le réceptacle du savoir scientifique, c’est accroître les risques de dogmatisme et conduire à un appauvrissement de la qualité des travaux. Est ainsi apparue la nécessité d’encourager une plus grande diversité linguistique dans la recherche scientifique. »
 
Professeur Gilbert Lazard, membre de l’Institut de France
Académie des Inscriptions et Belles Lettres



nouvelles/descoings-borloo.jpgRichard Descoings Carpette anglaise 2009 - le 17/12/2009 - 08:28 par MAR
Richard Descoings Carpette anglaise 2009
Jean-Louis Borloo Carpette anglaise à titre étranger

Richard Descoings, directeur de l'Institut d’études politiques de Paris, a été désigné le 16 décembre Carpette anglaise 2009. Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, s'est vu décerné le même prix à titre étranger.
Ce prix couronne donc la carrière de Richard Descoings, directeur de Sciences Po. depuis 1996, qui aura bien réussi à angliciser ce fleuron de l'université française. En obligeant les élèves à suivre de nombreux cours en langue anglaise, en n'imposant pas aux étudiants étrangers la maîtrise de la langue française pour intégrer l'école (l'anglais étant considérée comme suffisante) et en organisant de nombreuses conférences et colloques en anglais dans les locaux de l'Institut, (sur fonds publics,   en toute illégalité). La liste des coups portés à la langue française par cet anglomane forcené serait longue établir. Après Christine Lagarde et Valérie Pécresse, carpettes anglaise 2007 et 2008, cette récompense nous semble tout à fait méritée . MAR
_______________________________________________________________________________ Communiqué de l’Académie de la Carpette anglaise
L’académie de la Carpette anglaise1 s’est réunie le 16 décembre 2009. Le jury, présidé par Philippe de Saint Robert, était composé de représentants du monde associatif2 et littéraire.
Au premier tour de scrutin, par huit voix contre deux, le prix de la Carpette anglaise 2009 a été décerné, à Richard Descoings, directeur de l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po.), pour imposer des enseignements uniquement en langue anglaise dans certaines filières proposées et pour correspondre en anglais avec le lycée français de Madrid.

Par ailleurs, deux voix ont été attribuées à Philippe Varin, président du directoire de Peugeot Citroën, pour promouvoir l’anglais dans le nom de produits de la marque Citroën, la documentation technique et la communication professionnelle.

À titre étranger3, la Carpette anglaise a été décernée au premier tour de scrutin, par six voix contre quatre, à Jean-Louis Borloo, ministre d'État, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer, pour avoir signé, le traité de l’IRENA (International Renewable Energy Agency) dont la seule langue de travail est l’anglais, en invoquant l’urgence, alors que cinq pays importants ne l’ont toujours pas signé.

Anne Cublier, Hervé Bourges, Claude Duneton, Alain Gourdon, Yves Frémion et Dominique Noguez sont membres de cette académie.
_______________________________________________________________________________
1 La Carpette anglaise, prix d’indignité civique, est attribué à un membre des "élites françaises" qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.
(pour plus d'informations sur la Carpette anglaise)
(pour consulter la liste des "lauréats" depuis 1999)

2 Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), Défense de la langue française (DLF) et le Droit de comprendre (DdC).

3 Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.

Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise. 
Courriel : parlerfranc@aol.com  

nouvelles/Arret2.gifDéfendons la langue française, notre bien commun - le 22/11/2009 - 18:06 par MAR
Appel des associations de défense
et de promotion de la langue française
Défendons la langue française, notre bien commun !

publié sur le site du journal Le Monde le 7 décembre 2009

[ L'association COURRIEL, présidée par Georges Gastaud, et Avenir de la langue française lancent, avec une dizaine d’autres associations signataires, cet Appel à nos dirigeants et aux peuples de France, du Québec, aux francophones du monde, pour faire vivre, défendre, promouvoir la langue française et la Francophonie. Il est fait allusion dans l’Appel à une politique complète de la langue française  proposée dans nos sites : il s’agit, dans ce site, à la rubrique  Prises de position - Langue & Francophonie, du grand article :  "Une politique de la langue française et de la Francophonie" établi avec l’accord, déjà, de plusieurs associations, et mis à jour par Albert Salon au 19 novembre 2009. ]

C’est l’alarme !


Les associations qui signent cet appel regroupent des démocrates de toutes sensibilités idéologiques.

Unanimes, elles dressent un constat angoissant du sort politique fait à la langue française en France. "Langue de la République" (art. 2 de la Constitution), le français est une condition du vivre ensemble national et républicain, et, selon les sondages récents, il est pour 80 % de nos concitoyens un des principaux piliers de l’identité nationale.

Or, le français est aussi gravement menacé chez nous qu’au Québec, en Afrique francophone, en Wallonie ou en Suisse romande. Il l’est moins par l’air du temps, contre lequel il pourrait se défendre seul, que par une politique linguistique menée surtout par de grandes entreprises françaises avec l’appui de milieux politiques, certes européens et transatlantiques, mais d’abord hexagonaux. Après Michel Serres, observant qu’ "il y a plus de mots anglais sur les murs de Paris qu’il n’y avait de mots allemands sous l’Occupation", le linguiste Claude Hagège classe le français parmi les langues menacées dans son Dictionnaire amoureux des langues.

L’heure est donc venue d’appeler tous les citoyens à la résistance linguistique.

Nos associations en appellent au peuple français et à tous les francophones du monde, à tous ceux qui savent ce que la liberté, l’égalité, la fraternité, mais aussi la littérature, la philosophie, le droit et les sciences, doivent à la langue des Molière, Césaire, Verhaeren et Senghor.

Le vol noir du grand patronat sur nos plaines

Depuis longtemps, on n’en est plus aux seuls emprunts massifs à l’anglo-américain : nombre de grandes entreprises s’emploient à basculer au tout-anglais une bonne part de leurs pratiques langagières : "Time to move !" est le titre du programme de mutations que France-Teuleucom impose à ses salariés, ajoutant l’humiliation linguistique à l’effrayante dégradation de leurs conditions de travail. C’est aussi la mode – le "mood" – chez AREVA… Dans la distribution : Carrefour, Auchan… basculent leurs produits et enseignes à l’anglais de bazar, imités par des services publics comme la SNCF, la Poste ou Air France… Loin du programme du Conseil National de la Résistance, la devise du MEDEF n’est-elle pas "ready for the future" ? Sommet du "dialogue social" : c’est en anglais que les ouvriers de Continental-Clairoix, réunis dans leur cour d’usine, ont appris leur licenciement collectif ! Les choses sont déjà si avancées, tels les fromages forts, que des syndicats de diverses obédiences, CGT, CFTC, UNSA, CGC…, ont dû monter au créneau pour "défendre le droit de travailler en français en France", mouvement internationalisé en 2009.

Voyez aussi les travaux de la recherche scientifique française : des siècles après l’acte révolutionnaire de Descartes publiant en français le Discours de la méthode, ils sont devenus inaccessibles au citoyen ne maîtrisant que le français ou maîtrisant d’autres langues que l’anglo-américain. Passons sur la chanson, sur les pubs en anglais qui, aux heures de grande écoute, ciblent surtout les jeunes, les enfants… Que fait le CSA ?

Qui veut nous couper la langue doit avoir le courage d’affronter le débat

On ne voit que trop qui sert cette politique d’anéantissement linguistique sous son emballage pseudo-moderne : elle sert cette partie privilégiée de la société qui, pas seulement à droite, a honte de son pays incurablement frondeur ; une "élite" qui n’hésite pas à désintégrer sa langue maternelle pour mieux intégrer l’élite mondialisée et ressembler à ses maîtres ! Les "gens de peu", pour leur part, nés en France ou venus d’Afrique francophone, sont voués à une discrimination linguistique plus forte que jamais. Quant à nos cadres moyens qui croient s’en tirer en ingurgitant le Wall Street English promu dans le métro parisien, le basculement au tout-anglais consacre leur aliénation dans un travail de plus en plus dévalorisé.

Face aux coups portés, le silence des autorités inquiète. Pis : des ministres approuvent ou annoncent diverses mesures de substitution de l’anglais au français, des petites classes jusqu’à l’enseignement supérieur. Ainsi la direction de Sciences-Po a-t-elle décidé que sa nouvelle antenne de Reims dispenserait tous ses cours en anglais. Ainsi Mme Valérie Pécresse semble-t-elle chercher à extraire l’Université du champ de la loi Toubon. Ainsi le chef de l’État annonce-t-il que des enseignements fondamentaux du second degré pourraient être dispensés "en langues étrangères" (traduisons : en anglais).

De cet arrachage linguistique, c’est peu dire que l’Union européenne, à laquelle ses textes fondateurs font pourtant obligation de défendre les langues et identités nationales, fait peu de cas. Au nom du libéralisme économique, son exécutif s’emploie même à démanteler toute protection juridique des langues nationales, au point que c’est le plus souvent de directives bruxelloises que se prévalent les décideurs français pour contourner la loi Toubon et le code du travail.

C’est pourquoi nous exigeons un grand débat national sur la place respective du français et des autres langues, pour que l’assassinat linguistique planifié ne puisse s’accomplir en silence et pour que le peuple souverain se saisisse de la défense de sa langue.


Mobilisation linguistique et responsabilité civique

L’actuel gouvernement qui glose sur l’identité nationale va-t-il contribuer à enfermer le peuple français dans une langue unique imposée ? La défense de notre héritage linguistique implique une protection et une promotion actives de la langue française, de la diversité linguistique et de la francophonie, sur notre continent et dans le monde. Une politique est proposée dans nos sites. Parlons ici simplement de ses éléments fondamentaux pour revenir au bon sens : à l’école élémentaire ou au collège, asseoir d’abord un solide apprentissage des langues nationales en Europe, puis commencer celui de deux langues étrangères dont la première, selon la recommandation du professeur Hagège, serait autre que l’anglais ; réaffirmer le français comme langue de l’enseignement supérieur ; lui rendre droit de cité dans la recherche ; faire respecter par Bruxelles sa propre législation linguistique.
Notre appel s’adresse aussi aux espérantistes ; aux amis des langues régionales, vite éradiquées si la langue commune était marginalisée ; aux immigrés qui veulent continuer à parler la langue de leur pays d’accueil sans oublier celle de leur pays d’origine ; à nos compatriotes des DOM qui veulent parler français ET créole. Si une langue de portée mondiale comme la nôtre finissait par être supplantée sur sa terre natale, quelle autre langue, en Europe, pourrait résister au rouleau compresseur de l’anglo-américain ? Cet appel à la résistance et à la créativité linguistique de tous les francophones s’adresse aux citoyens et aux décideurs conscients de leurs responsabilités, aux salariés, étudiants, enseignants, entrepreneurs de base, qui font vivre le français en l’habitant au quotidien. Car, en marginalisant sa langue, c’est le peuple qu’en définitive on voudrait déloger de ses rêves.

Nous interpellons enfin avec gravité tous les écrivains, philosophes, enseignants, chercheurs, traducteurs et autres créateurs de francophonie, en France, en Belgique, en Suisse, au Québec et au Canada, en Afrique, et partout où notre langue est pratiquée et aimée : vous dont la langue constitue l’outil de travail et l’élément existentiel, entrez en résistance publique contre la langue unique ! Cinq siècles après Joachim du Bellay appelant à la "défense et (l’)illustration" du français, faisons vivre notre langue et défendons la contre la logique barbare de l’Argent-roi.

Associations à l'origine de l'appel et premières signataires :


Associations ayant apporté ultérieurement leur adhésion

- Le Français en Partage
- Association France-Univers - www.editionsfranceunivers.com
- Groupe d’études et de recherches pour le Français langue internationale (Gerflint) www.gerflint.forumpro.fr

nouvelles/paris-nightlife.gifParis night life ou la servilité anglomane de la Ville de Paris - le 20/11/2009 - 09:48 par MAR
Paris night life !
(ou la servilité anglomane de la Ville de Paris)

La ville de Paris lance un site consacrée à la vie nocturne dans Paris qui a pour ambition de "devenir un instrument de référence pour organiser une soirée dans la capitale française". Pourquoi pas ?
Comment croyez-vous que la ville de Paris appelle ce site ? parisnightlife.fr  Non, il ne s'agit pas d'une version destinée aux anglo-saxons, il s'agit bien de la version française (ou anglaise) du site.

Donc un parisien pour se renseigner sur la nuit parisienne doit taper : parisnightlife.fr, il en est de même pour les touristes venant de pays non-anglo-saxons (environ 35 % des touristes) et environ 15% des touristes, les anglo-saxons, se voient gratifiés du nom du site dans leur langue.  Il est bien connu que les touristes viennent à Paris pour qu'on leur parle anglais et que l'on singe nos bons maîtres anglo-saxons !

Une fois de plus, pour avoir l'air moderne, pour avoir l'air branché, pour faire "djeune", une collectivité publique, ici la première commune de France, se croit obligée d'affubler un site, une exposition, un salon... d'un nom anglo-américain. Se ravalant ainsi au rang de petite ville de province (province au sens servile du terme),  bien loin de la ville-lumière qui donnait le "la" aux arts et à la culture !
tout-paris.jpg
Cette servilité est appuyée par d'autres initiatives de la Ville de Paris : son journal trimestriel, "à Paris" (Hiver 2009-2010) nous informe par exemple, dans son agenda final (page 6),  des "Soldes by Paris" opération lancée "à l'initiative de la Mairie de Paris" (merci Bertrand) qui comprend sept parcours "shopping" dont trendy et fashionworld. L'Office de tourisme remet d'ailleurs un guide "Paris Shopping Book" (encore merci Bertrand !)

On peut rappeler également le guide des festivals de l'été 2009 édité par le Comité Régional du Tourisme Paris Ile-de-France et qui s'intitulait : "Enjoy"
 
 
Marc-Antoine Renard

nouvelles/carrefour-city.jpgCarrefour city ! - le 20/11/2009 - 09:47 par JeanPierre_Busnel
Carrefour city (sic !)

Après les supermarchés Carrefour Market, voici les Carrefour city. Non loin de mon domicile, à Rennes, il y avait un magasin dit Marché Plus (une enseigne française de supérettes de proximité appartenant au groupe Carrefour). Ledit magasin vient d'être débaptisé au profit de Carrefour city. C'est très certainement le sort qui attend les autres supérettes du même nom (environ 400 en France). Désigner un commerce quelconque, en France, par deux mots français, voilà qui est devenu intolérable pour un groupe multinational. Peu importe que la société commerciale en question (la filiale) soit de droit français et ait, en l'occurrence, son siège à Évry. Les mots français doivent disparaître.

Ce raz-de-marée de l'anglicisation, imposée par les milieux d'affaires et qui ne répond à aucune demande des consommateurs, n'est possible que parce qu'il ne rencontre pratiquement pas d'opposition dans le grand public. Pourtant, de l'actuel "débat sur l'identité nationale", il ressort clairement qu'une très large majorité de citoyens français se dit très attachée à sa langue natale. Ainsi, parmi d'autres sondages, selon celui que CSA a publié récemment dans le quotidien Aujourd'hui en France sur ce thème, 80 % des sondés placent en tête la langue française parmi "les éléments importants qui constituent l'identité de la France ", dans la catégorie "très important", devant  la République (64%), le drapeau tricolore (63%), la laïcité (61%), les services publics (60%) et la Marseillaise (50%). Notons que ce sondage a oublié de mentionner la constitution. Rappelons, pour mémoire, que la République française comporte désormais quatre attributs constitutionnels : une langue avec le français, un emblème avec le drapeau tricolore, un hymne national avec La Marseillaise, et une devise avec "Liberté, Égalité, Fraternité" (on ajoutera, cela est moins connu, que l'art. 2 de la Constitution mentionne également un "principe" : "gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple").

Les Français en général éprouvent toujours un fort sentiment d'affection pour la langue héritée de leurs ancêtres (le premier dictionnaire de l'Académie française, avant la Révolution, donc, définissait excellemment la nation comme étant l'ensemble "des habitants d'un même État qui vivent sous les mêmes lois et usent d'un même langage"), mais le problème est qu'ils n'ont, sauf exception, absolument pas conscience des grands périls qui la menacent. Il est vrai que leurs dirigeants politiques ne font strictement rien pour les sortir de leur torpeur, de leur apathie. Au contraire, ils donnent l'impression de se résigner à son abandon progressif au profit de l'anglais - sinon même de le souhaiter - et semblent se soucier bien d'avantage de "l'apprentissage des langues étrangères" (c'est-à-dire en fait de l'anglais) par les élèves et les étudiants que de celui du français.

Cet attachement de la très grande majorité des Français à leur langue ne saurait surprendre. Ce sont les élites (surtout économiques et politiques, les secondes, mondialisation néolibérale oblige, étant à la remorque des premières), qui jouent résolument contre elle. Ce faisant, elles sont en divergence totale avec cette majorité, sur ce terrain comme sur bien d'autres. Mais cela ne saurait les faire douter. Sûres d'elles-mêmes, prétendant incarner la sacro-sainte "modernité", convaincues de leur supériorité sur le commun des mortels, il leur revient de lui montrer les voies de la "réforme", du "progrès" et de l'avenir. Si la société est animée d'une sorte de mouvement brownien, comme en chambardement et en chantier permanent, où tout est sans cesse remis en cause, c'est notamment parce qu'un même serment de "rupture" avec tout ce qui est "vieux", avec tout ce qui n'est pas "nouveau", avec tout ce qui vient du passé les unit. "Le pire est désormais d'apparaître en héritier" (Francis Brochet, dans La Grande Rupture, aux éditions du Toucan).

Dans un "mémoire présenté au Roi" (remarquablement écrit) relatif aux "administrations provinciales", Turgot (1727-1781), contrôleur général des finances de 1774 à 1776, évoquant l'inquiétante montée des récriminations contre l'impôt alors que la situation des finances publiques était désastreuse, écrivit à Louis XVI ces mots qui sont passés à la postérité : "on dirait que Votre Majesté est en guerre avec son peuple". Aujourd'hui, on a, décidément, parfois le sentiment que les élites dirigeantes, ou du moins bon nombre d'entre elles, sont parties en guerre contre la langue du peuple.
Jean-Pierre Busnel

nouvelles/denys-ferrando-durfort.jpgDes livres en français pour l’Afrique et le monde ! - le 14/11/2009 - 18:24 par Albert_Salon
Des livres en français pour l’Afrique et le monde !
Le livre, instrument de solidarité
"inventer une autre économie du livre pour le rendre accessible aux lecteurs africains"

[ Heureusement, les autorités publiques ne sont pas les seules à agir. Voici ce que fait l’association Le français en partage. Nos lecteurs qui disposent de bibliothèques entières de livres en français et intéressants dont ils souhaitent se séparer, peuvent s’adresser à M. Ferrando-Durfort, à l’adresse qu’il indique. AS]
 
Denys Ferrando, fondateur du Français en Partage, présente son association de solidarité francophone, partenaire de la rentrée solidaire Un cahier, un crayon. (Propos recueillis par La Lettre de Solidarité Laïque)

Denys, pouvez-vous nous présenter Le Français en Partage ?
L’association est née de professionnels de l’édition. Il s’agissait, au début de 1997, de sensibiliser aux difficultés croissantes d’accéder au livre en français, particulièrement en Afrique. Il fallait inventer une autre économie du livre pour le rendre accessible aux lecteurs africains, les prix pratiqués en France étant trop élevés. Il y avait environ cent librairies pour 60 millions d’habitants avant 1960 et aujourd’hui il ne reste qu’une dizaine de librairies pour une population de 250 millions. 99% des Africains n’entrent jamais dans une librairie.

Quelques milliers d’associations font des dons qui enfoncent encore plus les librairies ; de plus, ces dons vont aux élèves et cela passe par-dessus les enseignants qui n’ont rien. Aussi, a-t-on décidé de s’occuper d’abord des profs qui partent en brousse sans bouquin. Il faut faire bouger les opérateurs dont l’AFD(1) pour qu’il y ait des centres de ressources pour les enseignants.
Nous intervenons en Afrique, dans l’Oural, en Sibérie…et toujours en partenariat avec des associations qui partagent notre idée.
Nous sommes la première banque du livre francophone avec un stock entre 600 000 et un million d’ouvrages.

Quelles actions menez-vous au Burkina Faso ?
Une étude faite à Ouagadougou, il y a 5 ans, a montré qu’il n’y avait en tout que 700 titres différents, ce qui est peu.
En 2007, nous avons lancé l’opération « un dictionnaire pour tous ». Des étudiants se sont mobilisés pour aller vendre dans la rue, les boutiques, les entreprises, 15 000 dictionnaires en 6 semaines au prix de 2 000 au lieu de 15 000 francs CFA(2). En mars 2008, nous avons lancé l’idée d’une foire du livre dans la capitale en apportant 14 000 livres dont 10 000 références différentes et devant le succès de l’opération, nous l’avons renouvelée en septembre 2008 avec 24 000 livres et 17 000 titres.
Les ouvrages, vendus en France autour de 15 €, l’ont été, à Ouagadougou, à 1,50 €. Sur le plan financier, l’opération n’a pas été rentable, mais elle a fait bouger les lignes. Le plus gros libraire du pays a manifesté une neutralité bienveillante. Nous avons reçu les encouragements de ministres burkinabés, des autorités de la ville et de l’ambassade de France. On remet cela en 2009.

Qu’est-ce que le partenariat pour vous ?
26 associations sont adhérentes ou sympathisantes du Français en Partage et interviennent dans 30 pays qui ne sont pas tous francophones. Nous travaillons en complète harmonie avec Solidarité Laïque avec qui nous partageons beaucoup. Nous avons fourni, par exemple, des livres aux scouts du Bénin et au Caeb(3), des partenaires de Solidarité Laïque, dans le cadre du Prodéré-AO.
Nous intégrons également le livre dans des associations de solidarité avec les artisans, les paysans. Contrairement au monde de l’édition qui, en France, est fermé, nous sommes les logisticiens du livre ouvert sur les autres. Si on pensait ensemble le livre, si on réfléchissait avec les gens sur la pertinence des dotations, nous pourrions aller plus en avant. Nous ne sommes pas une organisation figée. Jeune mouvement, la remise en question est perpétuelle. On ne se sent pas prisonnier de ce qu’on a fait. Nous sommes la seule grande librairie solidaire et nous n’œuvrons qu’avec des organisations présentes sur le terrain.
Pour tout renseignement sur l’association :
Le Français en Partage - 25 bd Arago - 75013 Paris - Francaispartage@voila.fr

(1) Institution financière, l’agence française de développement (AFD) est au cœur du dispositif français de l’aide publique en faveur des pays pauvres. Sa mission : participer au financement du développement.
(2) 100 francs CFA = 0,15 €
(3) Conseil des activités éducatives du Bénin


Rentrée solidaire : mode d’emploi
Du 2 septembre au 30 novembre 2009, soyez solidaire des enfants du Burkina Faso en participant à la grande collecte de matériel scolaire neuf. Déposez votre colis à la délégation MAE ou Maif la plus proche : www.mae.fr ou www.maif.fr
Vous pouvez également faire un don pour l’achat de fournitures scolaires sur place.
Renseignement sur : www.uncahier-uncrayon.org
 

nouvelles/ifri.jpgInstitut "Français" et World Policy Conference ! - le 02/11/2009 - 12:11 par MAR
L'Institut "Français" des Relations Internationales (IFRI)
a organisé sa World Policy Conference (!)

Du 30 octobre au 1er novembre 2009, l'IFRI a organisé, dans une ville francophone Marrakech, la 2ème édition de sa World Policy Conference (sic !) avec l'anglais comme langue dominante. Un conseiller diplomatique du président de la République, y est intervenu. Ainsi sur fond publics français un organisme public, participe et même amplifie le déclin de la langue qu'il est censé faire rayonner. Il la piétine et la ravale au rang de vieillerie dans laquelle il serait impossible de réfléchir aux relations internationales !
Pendant ce temps-là, il parait que le sujet est l'identité nationale !  MAR

nouvelles/80pour100.gifLa langue française élément très important de l'identité française pour 80 % des français - le 02/11/2009 - 08:27 par MAR
La langue française élément très important
de l'identité française pour 80 % des français

Selon un sondage CSA publié le 2 novembre dans Le Parisien/Aujourd'hui en France sur les Français et le thème de l'identité nationale. À la question "Quels sont les éléments importants qui constituent l'identité de la France ?", dans la catégorie très important, les sondés placent en tête la langue française (80%) devant  la République (64%), le drapeau tricolore (63%), la laïcité (61%), les services publics (60%) et la Marseillaise (50%). * [en outre 18%, classent la langue française comme élément assez important]
 
Nous ne pouvons que nous réjouir d'un tel résultat. Quelles qu'aient été les intentions du gouvernement en lançant le thème de l'identité nationale, nous le prenons au mot et dépassant les calculs tactiques des uns et des autres, nous lui demandons de convoquer de véritables États généraux de la langue française. Ainsi que l'ont demandé le 11 juin 2009 les associations de promotion et de défense de la langue française.

Marc-Antoine Renard
_______________________________________________________________________________
On nous donne la parole, prenons-la !         
Éric Besson sollicite, sur Internet l’avis des citoyens sur l'identité nationale. C’est une excellente occasion pour toute personne soucieuse de la place de la langue française de se faire entendre.

Nous vous encourageons donc  à intervenir sur ce site pour témoigner votre attachement à la langue française dans votre réponse à la question "Pour vous qu'est-ce qu"être français ?" :
http://www.debatidentitenationale.fr/
_______________________________________________________________________________
* Sondage CSA / Le Parisien/Aujourd'hui en France réalisé par téléphone les 28 et 29 octobre 2009 au domicile des personnes interviewées. Échantillon national représentatif de 1 006 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d’agglomération.
 

Question écrite sur l'emploi du français comme langue de travail dans les entreprises implantées en France - le 30/10/2009 - 15:25 par MAR
Question écrite sur l'emploi du français comme langue de travail
dans les entreprises implantées en France

Question écrite de Jean Louis Masson sénateur non-inscrit de Moselle
sur Emploi du français comme langue de travail dans les entreprises implantées en France publiée dans le JO du Sénat du 27/08/2009 - page 2029 (n°09950) et la réponse du Ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville publiée dans le JO du Sénat du 29/10/2009 - page 2541
________________________________________________________________________________
M. Jean Louis Masson attire l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville sur le fait que le 9 mars 2009, une conférence de presse a été organisée à l'Assemblée nationale par des parlementaires, des responsables associatifs et des syndicats professionnels afin de réclamer des mesures fortes pour imposer l'emploi du français comme langue de travail dans les entreprises implantées en France. Le problème se pose d'ailleurs également dans beaucoup d'autres pays.

En fait, certaines entreprises pratiquent une discrimination linguistique à l'encontre de leurs salariés qui refusent d'utiliser l'anglais comme langue de travail. Outre une discrimination à l'embauche, il en résulte aussi des difficultés et une tension nerveuse importante pour les travailleurs que l'on soumet à une telle contrainte linguistique. Il lui demande les mesures qu'il envisage pour que les travailleurs français qui le désirent puissent utiliser la langue nationale dans leurs relations au sein de l'entreprise.
 ______________________________________________________________________________  
Réponse du Ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville
publiée dans le JO Sénat du 29/10/2009 - page 2541   

Le droit du travail a été complété par la loi n° 94-665 du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française afin d'y introduire l'obligation d'emploi du français pour certaines informations délivrées au salarié par l'employeur. Sur le fondement de ces dispositions, et en particulier de l'article L. 1321-6 du code du travail, la cour d'appel de Versailles a, le 2 mars 2006 et pour la première fois, confirmé un jugement enjoignant une entreprise à mettre à disposition, sans délai, une version française des logiciels informatiques, des documents relatifs à la formation du personnel et à l'hygiène et à la sécurité.

Ainsi est affirmée l'exigence de traduction en français des documents techniques pour les produits, présents et à venir, distribués sur le marché français dès lors qu'ils sont destinés aux salariés français pour l'exécution de leur travail. Pour autant il convient de ne pas méconnaître la spécificité de l'activité de l'entreprise tant nationale que transnationale et son appartenance à un groupe étranger. L'usage simultané d'une langue étrangère n'est pas interdit par le code du travail qui, par ailleurs, n'impose pas non plus que tous les documents reçus de l'étranger soient traduits ni ceux destinés à l'étranger. Dans le même souci de compréhension des enjeux dans un cadre « supranational », le législateur a prévu que les documents remis aux représentants du personnel, siégeant au comité d'entreprise européen et au comité de la société européenne, comportent au moins une version en français.

[la mise en gras de certaines parties des textes est à l 'initiative de la rédaction]

nouvelles/jean_todt.jpgLe bon exemple de Jean Todt - le 26/10/2009 - 15:22 par JeanPierre_Busnel
Le bon exemple de Jean Todt
Une Fédération internationale de l'automobile ne parlant pas qu'anglais ?

Jean Todt, ancien copilote de rallye, devenu directeur d'écurie de sport automobile, puis directeur et administrateur du célèbre constructeur italien Ferrari, vient d'être élu ("facilement" dit la presse), le 23 octobre dernier, à la présidence de la FIA, Fédération internationale de l'automobile. L'élection a eu lieu à Paris, dans les locaux de l'hôtel Westin (ancien hôtel InterContinental jusqu'à son rachat, en 2005, par un fonds d’investissement de Singapour).

La FIA est une organisation à but non lucratif, dont le siège est à Paris (place de la Concorde) et les services administratifs à Genève. Créée en 1904 à Paris, elle regroupe plus de 200 organisations automobiles de 125 pays. Elle est surtout connue pour sa gestion des plus importantes épreuves de course automobile mondiales (celles du championnat de Formule 1, par exemple, fondé par elle en 1950), mais elle traite également de tout ce qui concerne l'automobile, notamment la sécurité routière.

A l'issue de son élection, M. Todt a livré ses premières impressions lors d'une conférence de presse qu'il a commencée, en français, en ces termes : "Je suis français, nous sommes en France et il y a beaucoup de Français" (L'Équipe du 24/10). Il est rare, lorsqu'un Français accède ainsi à la présidence d'une grande organisation internationale, qu'il ne s'exprime pas exclusivement en ... anglais (même si la génération à laquelle appartient M. Todt est sensiblement moins portée à l'anglomanie que ses cadettes). Du reste, cette déclaration liminaire signifie très clairement que les journalistes présents dans la salle s'attendaient bel et bien à ce que le nouveau président de la FIA s'exprime en anglais, comme de coutume (son prédécesseur était du reste anglophone). En tous les cas, pour emprunter au langage de la course automobile, on dira volontiers que le nouveau président de la FIA a pris un excellent départ.

Il est donc permis d'espérer qu'il ne s'en tiendra pas là, qu'il continuera sur sa lancée et qu'il contribuera dans ses nouvelles fonctions à promouvoir la langue française au sein de cette organisation internationale, née en France, dont le siège est toujours à Paris, réputée depuis l'origine bilingue français-anglais (elle en a bien besoin, comme on va le voir ci-après). Sans doute pourrait-on suggérer aux valeureuses organisations de défense de la langue française d'envisager d'utiles démarches en ce sens auprès du nouveau président de la FIA. C'est évidemment le moment idoine pour le faire. Notamment, en l'invitant à faire mettre sur pied une version française du site de ladite fédération internationale.

En effet, lorsque l'on lance une recherche portant sur l'adresse du site WEB de la FIA on tombe, automatiquement, sur une version entièrement en anglais (http://www.fia.com ). Seul l'intitulé est en français : "Fédération internationale de l'automobile". Surpris de constater qu'il n'existe sur la page d'accueil aucun lien permettant d'accéder à une version française, j'ai interrogé par téléphone le siège de Paris à ce sujet. On m'y a déclaré, le 25 octobre, après "vérification", qu'il n'y avait de site de la FIA qu'en anglais.

En réalité, ceci n'est pas tout à fait exact. Un correspondant m'a fait savoir qu'il avait réussi, à partir de l'adresse ci-dessus, à accéder à un site de la FIA soi-disant en français, mais, a-t-il précisé, "avec beaucoup de nouvelles en anglais". C'est, manifestement, ce qui reste de la version authentiquement française, aujourd'hui masquée, délaissée, marginalisée, contrainte de céder de plus en plus de place à la langue anglaise. A cela seulement on mesure le terrain perdu par le français au sein de la FIA depuis la fondation de celle-ci il y a environ un siècle.

Voilà qui est typique du sort trop souvent réservé à la langue française dans les organisations internationales, même lorsque c'est une initiative française qui les a portées sur les fonts baptismaux : le refoulement méthodique, l'éviction progressive.
Jean-Pierre Busnel

nouvelles/aznavour.jpgAznavour : Les plus beaux textes de chanson sont en français - le 26/10/2009 - 15:11 par Albert_Salon
Charles Aznavour :   aucune langue n'arrive à la cheville
de la langue française pour la beauté des textes

Extraits de l'entretien accordé par Charles Aznavour à La Dépêche du Midi du 25 octobre 2009
[Cet entretien conduit par Françoise Cariès est digne de la plus large diffusion - AS]

D du M : Voyez-vous dans ces nouvelles générations [de chanteurs français] des vedettes se lever ? Avez-vous des préférences ?

Charles Aznavour : Je les suis tous mais je me sens le plus proche des rappeurs et des slameurs. Ce sont eux qui écrivent le mieux même si ce n'est pas dans la géométrie que j'aime. Aucune langue n'arrive à la cheville de la langue française pour la beauté des textes. Aucune. Les plus beaux textes de chanson sont en français.

D du M : Vous êtes très attaché à la France. Vous n'aimez pas, dit-on que l'on siffle la Marseillaise…

Charles Aznavour : Non, je n'aime pas ça, pas plus que les joueurs de foot ne sachent pas la chanter. Quand j'allais à l'école, on apprenait la Marseillaise. C'est important, non ? Dans tous les pays, tous chantent leur hymne, tous sauf les Français. On ne peut pas venir uniquement pour toucher des gros sous, profiter de sa popularité, faire des photos à poil et ne pas connaître l'hymne national !

D du M : Vous vous dites Français d'origine arménienne et non Arménien de France…

Charles Aznavour : La France est le pays de mes bonheurs, Paris la ville de mon enfance. L'Arménie est le pays de mes douleurs et Erevan la ville de mes racines. Je suis comme le café au lait, un mélange inséparable. 
[...]

Master en études européennes commun aux villes de Strasbourg, Bruxelles et Luxembourg - le 22/10/2009 - 09:12 par MAR
Master en études européennes commun aux villes de
Strasbourg, Bruxelles et Luxembourg.

Les maires et bourgmestres des trois capitales européennes francophones ont annoncé, jeudi 18 juin 2009, en présence du secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf, la création d'un master en études européennes commun aux villes de Strasbourg, Bruxelles et Luxembourg.
Ce master, dont les cours seront assurés en langue française, s'adressera pour l'essentiel aux fonctionnaires des pays d'Europe  centrale et orientale membres de l'Union européenne. La formation universitaire viendra compléter l'action de l'Organisation internationale de la Francophonie qui, chaque année, « forme à la langue française quelque 12 000 personnes, fonctionnaires, diplomates, juristes, journalistes… », a souligné à cette occasion M. Diouf.
Le choix des thématiques de ce nouveau master devrait s'appuyer sur les domaines d'expertise propres à chacune des trois universités participantes (Université libre de Bruxelles, université de Strasbourg et université de Luxembourg), qui travailleront en synergie

 Voir communiqué de l'OIF sur http://www.francophonie.org/IMG/pdf/CP_SG_18_06_09bis.pdf

Pétition contre le basculement de nos grandes surfaces vers l’anglais ! - le 18/10/2009 - 22:23 par Albert_Salon

Pétition lancée par l'antenne lensoise du COURRIEL (Collectif unitaire républicain pour l'initiative et l'émancipation linguistique).

[NDLR : Chers adhérents et visiteurs, vous êtes invités à signer cette lettre au Préfet du Nord, et à en écrire ou faire écrire, et signer, d’analogues dans vos départements respectifs, aussi en protestant directement auprès des directeurs locaux de ces grandes surfaces : on atteint ici le fond de l’absurde et de la veulerie ! Insurgez-vous par vos plumes et de vive voix ! » Albert Salon]
à Monsieur le Préfet du Pas-de-Calais*

La langue française est aux termes de la constitution, la langue officielle de la République. Elle est censée être protégée par une loi de 1994 contre les menaces que fait peser sur elle la politique
d'anglophonisation totale de la planète décrite par le linguiste Claude Hagège.

Or, les grandes surfaces font tout pour assassiner notre langue. A Lens,  Atac est devenu Simply Market, Marché Plus vient de se rebaptiser Carrefour City et Champion vient de se tranformer en
Carrefour Market.

Il revient aux autorités de faire respecter la loi et la constitution comme l'a courageusement fait le Préfet de la Région Rhône-Alpes en interdisant à l'Aéroport de Lyon de se rebaptiser Lyon Airport.

Quant aux grandes surfaces, Carrefour et Auchan, elles feraient mieux d'abaisser leurs prix, de respecter les petits producteurs (pêcheurs, laitiers, légumiers...) et d'augmenter les salaires de leur personnel plutôt que de trahir notre langue et que de manquer gravement de respect à leurs clients francophones.

Nous demandons que les autorités de la République fassent enfin respecter la langue française, dont la marginalisation signifierait la mort de notre pays en même temps que la trahison de tout l'espace francophone. Cessons de confondre ouverture sur le monde et mise en place oppressive et impérialiste d'une langue, d'un mode de vie, d'une politique et d'une économie uniques.

nom
prénom :
adresse :
profession :



à envoyer à bureau.courriel@gmail.com (en copiant le texte de la pétition dans le coprs de votre message)

MuseeHorreurs/comonweb.jpgLa Poste nous contacte en anglais ! - le 17/10/2009 - 10:54 par MAR
La Poste nous contacte en anglais !
Com' on web

Il paraît que la Poste ne doit pas être privatisée, le gouvernement nous l'assure. Pourtant elle semble avoir déjà bien intégré la logique anglomane des entreprises. Elle s'associe à Google pour lancer un "pack" publicitaire (selon le terme employé) affublé du doux nom de Com' onWeb. Sans vergogne les envois automatiques de cette campagne (si bien ciblée !) nous ont adressé ces prospectus.

Suite à son très original "I ❤ L.A." de l'année dernière, La Poste semble, toute publique qu'elle prétend être, se préparer à unelogique de rachat par les fonds de pension anglo-saxons
MAR
 
comonweb2.jpg comonweb3.jpg  
   

MuseeHorreurs/bforbank.jpgun Crédit agricole mais anglomane - le 13/10/2009 - 16:11 par JeanPierre_Busnel_
un Crédit agricole, mais anglomane !
B for Bank (agricultural credit)

(lire aussi le très original Yes we can du Crédit agricole d'Ile et vilaine)
Par des publicités massives dans de nombreux médias commerciaux, beaucoup de Français apprennent en ce moment l'existence toute récente d'une nouvelle banque. Elle est dénommée "B for Bank". Ils ne sont pas bien nombreux encore à savoir - car cela est masqué dans les annonces publicitaires, et ce n'est évidemment pas un oubli des conseils en communication des fondateurs - qu'il s'agit non pas d'un établissement anglo-saxon qui s'implante en France, comme beaucoup le pensent tout naturellement, mais d'une création du ... Crédit agricole.

Il paraît que ledit Crédit agricole cherche ainsi à conquérir une clientèle plus jeune qui serait tentée d'avoir une relation bancaire 100 % en ligne. Une clientèle "nomade", "moderne", encline à faire confiance à une banque "full web", comme disent les gens de marketing. Lesquels, admiratifs, notent l'audace du logo qui, dans la tendance "new design", devrait séduire les jeunes avec son concept très "less is more". On sait depuis longtemps que jeunisme et anglomanie font bon ménage.

Mis, par construction (de l'État), au service du monde agricole et rural, lancé ensuite à la conquête des villes, le Crédit agricole est aujourd'hui, à l'issue d'un très long processus de déréglementation qui l'a affranchi de la tutelle étatique de ses débuts et d'un développement ininterrompu, une multinationale de grande envergure qui a pour objectif, comme bien d'autres, la conquête du monde. Sans doute son appellation d'origine, "Crédit agricole mutuel", vieille de plus de 100 ans, et avec des mots français de surcroît, embarrasse-t-elle quelque peu ses dirigeants à l'heure du néolibéralisme et de la mondialisation. "Nous ne sommes pas prisonniers de notre histoire" a d'ailleurs tenu à préciser  Jean-Paul Chifflet, secrétaire général de la FNCA (Fédération nationale de Crédit agricole), vice-président de Crédit agricole SA, à l'occasion de ce lancement (Le Figaro du 2/10/2009). C'est bien le moins que l'on puisse dire, en effet.

"Bien qu'aucune preuve n'ait été apportée, jusqu'ici, de l'obligation de sacrifier les langues nationales pour pouvoir se plier aux impératifs du marché" (Claude Hagège, professeur au Collège de France, dans Combat pour le français, chez Odile Jacob), on constate, néanmoins, un emploi de plus en plus massif de l'anglais par les entreprises commerciales en général, notamment pour la dénomination des produits et services nouveaux, des sociétés nouvelles (y compris même, de plus en plus souvent, en communication interne, l'usage de l'anglais étant parfois imposé par les directions, surtout au niveau de l'encadrement supérieur). Il n'y aurait pas d'autre voie que celle-là pour paraître moderne, pour afficher son caractère transnational, pour séduire les sacro-saints marchés.

"Les opérateurs financiers rêvent d'un monde absolument lisse : la diversité linguistique fait partie de ces obstacles qu'il faut éliminer" a écrit le professeur Bernard Lecherbonnier dans son excellent livre Pourquoi veulent-ils tuer le français ? (chez Albin Michel). Parce qu'ils y voient le moyen privilégié de l'efficacité marchande, les milieux d'affaires semblent vouloir installer petit à petit le règne de l'anglais en France. Leur prédilection pour les "jeunes" n'ayant guère d'égale, semble-t-il, que leur aversion pour la langue française.
Jean-Pierre Busnel
_______________________________________________________________________________
CA35.jpgagricultural credit (suite) [16/12/2009] haut
En octobre dernier, les Français apprenaient, par des publicités massives, le lancement de BforBank, Il ne s'agissait nullement d'une banque anglo-saxonne s'implantant sur le territoire français, mais d'une création du ... Crédit agricole. Lequel n'échappe évidemment pas à l'anglicisation fulgurante qui affecte désormais l'ensemble du secteur commercial.

En témoigne ce "Yes we can" destiné à épauler une campagne de recrutement de sociétaires mené cet automne par la Caisse régionale de crédit agricole d'Ille-et-Vilaine (le document en pièce jointe est tiré du n° 112 du journal d'entreprise de cet établissement). Ce slogan fameux (en français : "Oui, nous le pouvons") a été mis à toutes les sauces par les publicitaires de France et de Navarre qui ont fait preuve de beaucoup d'imagination (comme ici avec le logo du CA transformé en CAN) pour le récupérer et l'adapter à leurs besoins. Rappelons qu'il s'agit du titre d'une chanson inspirée d'un discours prononcé par M. Barack Obama, lors des élections primaires de 2008 dans le New Hampshire. Elle est interprétée par de nombreuses célébrités ayant apporté leur soutien au sénateur pour les présidentielles américaines. Les paroles reprennent exclusivement des citations tirées du discours en question. Un clip en a bien évidemment été tiré.

On remarquera sur cette publicité, en haut de page, la formule suivante : "Des offres produites en Bretagne, réservées aux bretons d'ici et du monde entier ?" (observons que le mot "réservées" n'est peut-être pas très approprié et que "bretons" aurait mérité une majuscule). Cette aspiration affichée à une certaine forme d'internationalisation (ce qui n'est pas banal pour un établissement bancaire départemental), via la diaspora bretonne dans le monde, est intéressante. Elle préfigure, en effet, le lancement, annoncé depuis (fin novembre) par les quatre caisses bretonnes de Crédit agricole, d'une nouvelle banque de service en ligne dite "Breizh Banque" (à suivre).
Jean-Pierre Busnel

Edf recrute in english ! - le 12/10/2009 - 16:08 par MAR
EDF recrute in english ! 
 
edf-energy-day.jpg  edf-energy-day2.jpg
EdF sans doute pour avoir l'air moderne, se croit obligée d'intituler son forum de recrutement "Energy Day". Il est vrai qu'un ingénieur, un étudiant à l'heure actuelle est bien incapable de comprendre  "Journée de l'énergie" ! Le débat sur la privatisation de la Poste à beau faire rage, il semble qu'EdF l'ait déjà tranché, malgré son capital à 75% public, elle semble prête à sa vente aux fonds de pension anglo-saxons...
Il paraît que cette entreprise fut longtemps considérée comme un fleuron de l'industrie française et de son service public... M.-A. R.

nouvelles/irina-bokova.jpgIrina Bokova en faveur de l’équilibre linguistique à l’UNESCO - le 04/10/2009 - 18:45 par MAR
Irina Bokova en faveur de l’équilibre linguistique à l’UNESCO

2 octobre 2009
Irina Bokova, candidate désignée par le Conseil exécutif de l’UNESCO au poste de Directeur général, s’est prononcée pour plus d’équilibre dans l’utilisation de l’anglais et du français comme langues de travail au sein de l’organisation. Irina Bokova a été la Représentante personnelle du président bulgare auprès du Conseil permanent de la Francophonie.

Dans un entretien à "EurActiv.fr" - un site sur l’actualité des politiques européennes en France -, la candidate désignée au poste de Directeur général de l’Unesco s’est prononcée pour une utilisation équilibrée de l’anglais et du français comme langues de travail au sein de son organisation.

Interrogée sur le fait de savoir pourquoi elle avait pris la parole en français après l’annonce de sa désignation, elle répond : « J’ai pris la parole en français, parce que non seulement c’est une des langues de travail de l’UE, mais aussi parce que je suis ambassadrice de mon pays en France, parce que la Bulgarie est membre de l’Organisation Internationale de la Francophonie, parce que je milite pour l’utilisation équilibrée de l’anglais et du français comme langues de travail, et parce que j’ai l’intention de promouvoir ce principe à l’UNESCO. »

Une résolution qui rejoint celles de la Francophonie, à travers les actions que mêne l’OIF en faveur de la défense et de la promotion du français dans les organisations internationales.
 Lire l’intégralité de l’interview

nouvelles/lemonde26-09-09.jpgLe Monde contre la domination de l'anglo-américain ! - le 04/10/2009 - 18:45 par MAR
Le Monde contre la domination de l'anglo-américain !
 
Le journal Le Monde, dans son édition du 26 septembre 2009, s'insurge contre la domination de l'anglo-américain : "L'Europe subit une domination de la langue anglo-américaine" est-il écrit en caractère énormes en page 19.

Le Monde, journal de référence, journal de l'élite intellectuelle et politique aurait-il enfin pris conscience du mal qui ronge notre société et qui scie peu à peu la branche sur laquelle il est assis ?

Hélas non ! Il ne s'agit que d'une publicité pleine page de l'Union Espérantiste Européenne à laquelle nous ne pouvons qu'apporter notre soutien ou tout du moins être accord sur le constat.

Aucun article de fond n’est jamais consacré à la langue française dans Le Monde (aucune brève non plus d'ailleurs !)
Cette langue (la nôtre) est piétinée, humiliée et Le Monde jamais n'en parle :
De plus en plus d’entreprises françaises imposent l’anglais comme langue de travail obligatoire en France même, Le Monde se tait.
De plus en plus de colloques financés par des fonds publics se tiennent en anglais en France sans traductions et Le Monde n’en dit rien
Les échanges entre pilotes et tour de contrôle pour les vols intérieurs français se font désormais en anglais, pas un mot du Monde.
Un nombre croissant d’universités commencent à proposer des modules entièrement ou partiellement en anglais, Le Monde le sait-il seulement ?
Sans parler de l’affichage, des dénominations de sociétés (Les magasins Champion et Atac par exemple, viennent d’être renommés respectivement Carrefour Market et Simply Market bouleversant de manière irréversible notre paysage urbain) Le Monde l’ignore.
Le Monde consacre de nouvelles pages, fort intéressantes, au développement durable et à la sauvegarde des espèces mais concernant la sauvegarde des cultures et des langues point, comme si elles n’étaient pas au moins aussi importantes que les espèces !

Tout cela n’est jamais évoqué. Un pays se suicide petit à petit par sa langue et Le Monde se tait.

Le Monde se rend-il compte qu’il est (était ?) le journal d’excellence de la langue française et que plus cette langue décline plus il décline ?

On peut toujours rêver, un grand journal français qui défende la langue de son pays et de sa culture ! Il faut apparemment payer pour que ces idées de simple bon sens soit simplement présentes !
Marc-Antoine Renard

Editoriaux/ft.jpgFrance Teuleucom : "It's time to move" - le 04/10/2009 - 17:52 par MAR
France Teuleucom : "It's time to move"
 
Cela commence par la perte des accents, pour faire international FT s'est écrit France Telecom (donc France Teuleucom). Après, une obsession de la rentabilité forcément exprimée en anglo-américain pour avoir l'air moderne. Tous les produits seront le plus souvent nommés en états-unien. Au-delà du caractère tragique des événements, on peut se demander si le phénomène qui consiste pour un groupe a piétiner sa langue d'origine et la langue de ses salariés n'est pas du même ordre que celui qui consiste à piétiner la vie professionnelle et la vie privée de ses salariés avec des mots d'ordre comme "It's time to move !" * Avec les conséquences que l'on sait.
 
Marc-Antoine Renard
* nous ne serions pas contre le fait que ce mot d'ordre s'applique aux anglomanes de toutes obédiences qui contribuent à abaisser notre langue !

Autre petit exemple de publicité, très présente ces jours-ci, pondue par Orange, avatar de France Teuleucom : Anglomanes, nous voilà !
orange.jpg

nouvelles/terminologie.gifUne Commission de terminologie à l’œuvre : celle des Affaires étrangères - le 04/10/2009 - 17:51 par Thierry_Burkard
Une Commission de terminologie à l’œuvre :
celle des Affaires étrangères
 
Nous parlons de temps à autre du travail important des commissions ministérielles de terminologie. Plusieurs membres d’Avenir de la Langue Française (ALF) sont membres de telles Commissions Ainsi Liliane Laplaine Monthéard de celle de la Santé, Lionel Cudennec de celle de la Jeunesse et des Sports et Albert Salon président d'ALF, de celle des Finances et de l’économie. C’est aussi le cas de  Thierry Burkard qui préside celle des Affaires étrangères qui nous en décrit ici l’intérêt et le fonctionnement, tout en donnant un aperçu de quelques résultats de ses travaux. [AS]
_______________________________________________________________________________
Affaires étrangères et terminologie
par Thierry Burkard

La Commission spécialisée de terminologie et de néologie du ministère des Affaires étrangères et européennes, que je préside depuis deux ans, fait partie du dispositif interministériel mis en place à partir de 1996 en vue de « l’enrichissement de la langue française ».

Les ministères les plus importants (18 au total) disposent ainsi d’une commission spécialisée (CSTN) dont les travaux sont coordonnés par la Commission générale de terminologie (COGETERM), sous le contrôle de l’Académie française et avec l’appui technique d’un service du ministère de la Culture et de la Communication, la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), dirigée par Xavier North.

La COGETERM, présidée par un académicien, Marc Fumaroli depuis 2006, se réunit une douzaine de fois par an. Les décisions qu’elle prend, au terme de navettes avec les commissions spécialisées et l’Académie française, sont publiées au Journal officiel : listes de termes et de définitions, tables d’équivalences entre termes français et étrangers. Les services de l’État ont, en principe, l’obligation d’employer les termes français retenus. La DGLFLF assure la diffusion et la promotion des recommandations de la COGETERM.

Ce dispositif est en totale adéquation avec les engagements pris lors du dernier Sommet de la Francophonie en vue de renforcer la place du français : « Nous nous engageons à prendre des mesures adaptées à nos moyens respectifs pour valoriser le statut et l’usage de la langue française, langue vivante et utile, dans les domaines économique, social, culturel, touristique et scientifique de nos sociétés » (préambule de la Déclaration de Québec, 19 octobre 2008).

La commission spécialisée du ministère des Affaires étrangères, qui se réunit chaque mois au Quai d’Orsay, est composée d’une vingtaine de personnes : diplomates, linguistes et enseignants, traducteurs et interprètes, journaliste, représentants de la DGLFLF, de l’Académie française (service du Dictionnaire), de la commission nationale de toponymie, de l’ONU, de l’OIF (Francophonie), de l’Union latine, de l’AFNOR (Association française de normalisation). Son secrétariat est assuré par le service des affaires francophones, dont le responsable, actuellement M. Marcel Escure, exerce aussi les attributions de « Haut fonctionnaire de Terminologie » (il en existe un dans chaque ministère).
Les travaux de la commission des affaires étrangères sont de plusieurs natures.

Elle établit , en liaison avec les directions géographiques du Quai d’Orsay et avec la commission nationale de toponymie, des recommandations concernant les noms d’État, d’habitants, de capitales, de sièges diplomatiques et consulaires. Le dernier texte de ce type figure au J.O. du 24 septembre 2008. Les appellations retenues par l’usage doivent être respectées (par exemple, Pékin, Irak, Munich, Sarrebruck, la Nouvelle-Orléans…) et la graphie se conformer à la prononciation française (Abou Dabi, Dubai, Rangoun…). Cependant, les exceptions à ces règles sont nombreuses, le plus souvent pour des raisons d’ordre diplomatique. C’est ainsi que les villes malgaches ont deux appellations autorisées : Antananarivo ou Tananarive, Toamasina ou Tamatave. Les graphies non francophones restent fréquentes, notamment en Afrique : Kinshasa, Ruanda, Burundi, Windhoek, Maputo…

Cette liste de toponymes officiels est donc le résultat d’un équilibre subtil, parfois contesté, et dont les services de l’État français eux-mêmes tendent à s’affranchir. N’a-t-on pas entendu parler pendant toute une année des Jeux olympiques de Beijing ? La recommandation du J.O. ne suffit pas toujours à faire la loi.
Une autre activité de la CSTN des Affaires étrangères, comparable à celle des commissions spécialisées des autres ministères, consiste à recenser, dans son domaine de compétence, les expressions d’origine étrangère dont l’usage se répand rapidement, notamment par l’intermédiaire de la presse, et pour lesquelles il est nécessaire de trouver des équivalents français, voire de procéder à des créations néologiques. La COGETERM a déjà publié deux listes de ces recommandations et deux autres sont en préparation. Citons par exemple : laboratoire d’idées pour think tank, droit souple pour soft law, note libre pour non paper ou non-papier ( !).

De nombreuses dérives proviennent de l’activité de l’ONU, où le français est certes langue officielle mais évolue vers un jargon spécifique, influencé par l’anglo-américain. Lorsque j’étais ambassadeur en Haïti, pays francophone s’il en est, j’ai obtenu non sans mal que les réunions de la puissante mission des Nations Unies se déroulent en français, ce qui ne posait aucune difficulté aux excellents diplomates des États-Unis ou du Canada fédéral, mais davantage aux Latino-Américains, qui auraient préféré l’usage de l’anglais. Bravo donc pour l’emploi du français, mais quel français ! J’entendais les meilleurs connaisseurs de notre langue utiliser sans scrupule des phrases telles que : « Notre attitude doit être proactive… L’intervention militaire n’est pas assez robuste… Il faut procéder à une attaque préemptive… » Dans quelle mesure ces termes, très couramment employés à l’ONU, peuvent-ils être adoptés par la langue diplomatique française ? Faut-il réagir systématiquement ? C’est le genre de questions que se pose notre commission. L’Académie française veille à ne pas nous laisser entraîner sur la pente de la facilité.

Sur quelques grands thèmes débattus dans les enceintes internationales, les positions françaises sont parfois battues en brèche, au nom d’une sorte de politiquement correct planétaire. Faut-il désormais invoquer les droits humains ou les droits de la personne à la place des droits de l’Homme ? Faut-il parler de genre plutôt que de sexe pour traiter de la dualité hommes-femmes ?
Les recommandations du J.O. suffiront-elles à enrayer ces dérives, si contraires à notre tradition juridique ?

Une des difficultés auxquelles se heurte notre commission consiste, on l’a vu à plusieurs reprises, à faire connaître et appliquer ses recommandations, une fois qu’elles ont été entérinées et publiées. Cette mission de diffusion relève au premier chef de la DGLFLF, qui veille à faire connaître les avis du J.O. aux autres administrations françaises (bulletin officiel de l’Éducation nationale, par exemple), entretient des relations suivies avec tout un réseau de correspondants étrangers (notamment au Québec), publie des fascicules thématiques et a lancé depuis peu une précieuse banque de données sur internet, FranceTerme. Mais il importe que chaque ministère prenne lui-même sa part de ce travail auprès de ses propres ressortissants. Il serait souhaitable que le Quai d’Orsay ouvre sa propre rubrique de terminologie sur son site Internet.

Beaucoup dépend de la volonté politique, mais beaucoup aussi de la prise de conscience individuelle. Les diplomates ne sont pas encore assez sensibilisés à la cause du français, langue diplomatique par excellence et qui doit le rester. Il est de plus en plus évident que la mondialisation a ses conséquences sur le plan du français. Les travaux de terminologie ont le mérite de freiner une dérive inquiétante, qui pourrait tourner à l’abdication, de maintenir la précision instrumentale de la langue et de l’adapter au monde moderne. L’usage évolue, certes, mais il est essentiel de permettre aux diplomates francophones de continuer à s’exprimer dans une langue claire, compréhensible et efficace.
Thierry Burkard

nouvelles/festival-filmsfr.jpgÀ New York, un nouveau festival de films français - le 28/09/2009 - 10:09 par Albert_Salon
À New York, un nouveau festival de films français
"In French (with English Subtitles)" [4-5-6 décembre 2009]

"In French (with English Subtitles)", programmé du 4 au 6 décembre 2009 en partenariat avec le Fiaf à New York, offrira, le temps d’un week-end, l’occasion de s’immerger dans le cinéma français pour le plaisir et pour une bonne cause puisque les profits seront reversés à l'association Entraide Française. Les acteurs Vincent Elbaz, Vincent Perez et Pascal Elbé viendront présenter leur film.

nouvelles/VillersCotterets.jpgUn pas en avant pour le projet de Villers-Cotterêts - le 26/09/2009 - 12:53 par Albert_Salon
Un pas en avant pour le projet de Villers-Cotterêts !

Il s'agit de faire du château de Villers-Cotterêts où fut prise l'ordonnance du 15 août 1539 imposant la rédaction des actes officiels et notariés en français, un haut lieu de la langue française et de la Francophonie. Ce projet qui a huit ans,  est présenté de belle manière dans le communiqué de presse ci-dessous et dans la proposition de loi déposée par le député Jacques Myard, président du Comité de soutien (parlementaires, académiciens, ambassadeurs et personnalités) qu'Avenir de la Langue Française (ALF) et le FFI-France avaient mis en place. Vous serez appelés,  le moment venu, à nous aider à doter la Fondation (public-privé…) des moyens nécessaires,  en mobilisant nos réseaux pour séduire mécènes et parraineurs français et étrangers. » [AS]
________________________________________________________________________________

23 septembre 2009 -  communiqué de presse de Jacques Myard, député des Yvelines, président du Cercle Nation et République
A/S : proposition de loi créant la Fondation Villers- Cotterêts
Jacques Myard a déposé sur le bureau de l'Assemblée nationale une proposition de loi (n°1916)  à laquelle s'est associée sa collègue Isabelle Vasseur visant à créer la Fondation de Villers-Cotterêts.

Cette fondation d'utilité publique aura pour vocation de restaurer et de faire revivre le patrimoine historique et culturel exceptionnel du château de Villers-Cotterêts, aujourd'hui propriété de l'Etat,  et sans véritable affectation.

Il s'agit  de faire de ce haut lieu symbolique de la langue française, qui vit dans ses murs  le roi  François 1er adopter l'ordonnance du 15 août 1539 [imposant la rédaction des actes officiels et notariés en français et non plus en latin], un espace de rencontres, d'animation  et de formation linguistique, au service de la langue française, de la francophonie et de la diversité culturelle dans l'esprit de la Convention Unesco de 2005.

La création de cette Fondation  répond donc à une profonde nécessité qui s'appuiera sur la mobilisation de partenaires publics - Etat, collectivités territoriales, élus - et privés - associations et entreprises mesurant ici la riche opportunité d'exercer leur action de mécénat -.

Les initiateurs de cette démarche sont convaincus que la langue française  reste un élément d'identité pour nos concitoyens et un moyen d'influence majeur de notre pays à l'heure de la mondialisation.

(télécharger le texte de la proposition de loi)

nouvelles/wtc.gifRennes et la Bretagne ont leur World Trade Center ! - le 24/09/2009 - 09:18 par JeanPierre_Busnel
Rennes et la Bretagne ont leur World Trade Center !

La ville de Rennes avait déjà sa "School of Business" avec son École supérieure de commerce dite désormais, anglomanie oblige, "ESC Rennes School of Business". Le blog de cette dernière est du reste bilingue et on remarquera que la présentation de cet établissement est faite uniquement en anglais à la rubrique "about us", non traduite en français ( http://rennes-businessschool.com/blog/ ).

Elle a aussi, désormais, création toute récente de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Rennes, son "World Trade Center" (le premier d'entre eux, qui constituent aujourd'hui un réseau de 320 unités implantées dans 92 pays, à été créé à New-York dans les années 1970). Comme le dit l'un de ses promoteurs : "ce World Trade Center va permettre à la Bretagne de renforcer sa visibilité et celle de ses entreprises sur le plan international". Selon Ouest-France du 22/09/09, il est même parti "à l'assaut du monde" (qui n'a qu'à bien se tenir ...).

La France a longtemps bénéficié d'un très grand prestige, notamment culturel, dans le monde. Et, cela, en usant exclusivement de la langue française. Mais, pour les milieux d'affaires, on le sait depuis longtemps, ladite langue est, au contraire, perçue comme une survivance d'un passé peut-être glorieux mais révolu, comme impropre à traduire la modernité (commerciale), comme un obstacle à leur expansion internationale. C'est ainsi, à les entendre, que la Bretagne, et la France bien entendu, ne pourraient plus accéder à la visibilité dans le monde économique qu'en lui tournant le dos, qu'en s'exprimant en anglais (la langue d'une mondialisation dont on admettra, aujourd'hui, qu'elle ne s'annonce certainement pas aussi heureuse qu'on avait bien voulu le prédire). C'est pourquoi, pour le développement et le profit de leurs entreprises, les élites dirigeantes, transnationales, mobiles, déterritorialisées, sans identité aisément définissable, connectées en permanence, s'attachent, petit à petit, méthodiquement, à la mener au tombeau.

Quant au pouvoir politique, convaincu depuis longtemps par l'idéologie néolibérale de la nécessité de son effacement et de sa soumission aux sacro-saintes lois des marchés, apparemment partagé entre la résignation, l'indifférence et le sentiment de sa propre impuissance, il n'est, en réalité, pas le dernier à prêter la main aux fossoyeurs de la "langue de la République" (article 2 de la Constitution française). Cela est vrai au niveau de l'Etat, certes, mais peut-être plus encore à celui des administrations publiques territoriales, elles aussi parties, comme je l'ai déjà eu l'occasion de le dire - du fait notamment de l'affaiblissement constant, spectaculaire, de l'Etat - "à la conquête du monde".

 
Jean-Pierre Busnel

nouvelles/Paris-AllianceFrancaise.jpgParis veut rayonner à l'étranger à travers l'Alliance française - le 22/09/2009 - 21:34 par MAR
Paris veut rayonner à l'étranger
à travers l'Alliance française

PARIS, 21 sept 2009 (AFP) - 21.09.2009 11:59
Le maire de Paris Bertrand Delanoë a signé lundi une convention avec l'Alliance française à travers laquelle il entend favoriser le rayonnement de la capitale à l'étranger.

Le maire de Paris Bertrand Delanoë a signé lundi une convention avec l'Alliance française à travers laquelle il entend favoriser le rayonnement de la capitale à l'étranger.

"Nous avons l'ambition de mettre de la culture dans la mondialisation", a déclaré Bertrand Delanoë, après avoir signé une convention-cadre de partenariat avec le président de la Fondation Alliance française, Jean-Pierre de Launoit.

Plus d'un millier d'Alliances sont présentes dans 135 pays pour défendre et promouvoir la culture et la langue française.

Le maire a salué "le travail magnifique" des Alliances françaises "dans les endroits les plus reculés du monde". "Je veux épauler cela", a-t-il dit faisant valoir que "Paris est en soi un vecteur de communication culturelle".

Concrètement, il s'agit de "professionnaliser un petit peu les coopérations et de mettre en synergie les compétences", a-t-il dit.

La Ville mettra à la disposition des 1 072 alliances, expositions, films, événements, émanant de ses bibliothèques, du Forum des Images, du cabaret des "Trois baudets" ou du 104, nouveau centre culturel du nord de la capitale, le tout "dans un cadre budgétaire maîtrisé".

Un programme de films documentaires autour de la capitale élaboré avec le Forum des Images et la mission cinéma fait partie des premières initiatives communes qui débuteront cet automne.

M. de Launoit a plaidé en faveur d'une "mondialisation plus solidaire et plus respectueuse des différences", soulignant l'importance de l'Alliance française "vaste réseau associatif de droit local", très présente notamment à New York et en Amérique latine.

© 2009 AFP

Rechercher

Rechercher

à l'affiche

D'autres le disent aussi !

Avenir de la Langue Française - 34 bis rue de Picpus - 75012 Paris - avenirlf@laposte.net