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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

 ↑  

Lettres de protestation

Der. nouv.

nouvelles/Leymergie-Lepers.jpgTéléma(nahatta)n et Questions pour un Blaireau - le 09/02/2009 - 17:15 par Jean_Hourcade
Téléma(nahatta)n et Questions pour un Blaireau

J'essaie de me dire qu'il faut éviter la paranoïa et ne pas voir un complot partout, mais quand même...

                     Au saut du lit, j'aime bien regarder sur France 2, l'émission de William Leymergie. Elle donne un résumé des nouvelles qui viennent de tomber et entrecoupe ces bulletins par des entretiens avec l'invité du jour, d'intéressants rappels historiques de Frédéric Gersal et ... la promotion de films ou d'albums de chanteurs contemporains. Or dans la quasi-totalité des cas il s'agit de chanteurs, de musiciens ou de films américains présentés au public comme des incontournables pour l'honnête homme d'aujourd'hui. On se sent complètement demeuré si on ignore leur nom ou leur titre.  Le présentateur est sympathique et ça fonctionne. Par ailleurs, les différents sujets sont entrecoupés par des plages de chansons toujours en anglais (comme dans les supermarchés de ce pays). Sur deux heures d'émission, on absorbe ainsi peut-être dix minutes d'anglais subliminal. Essayez d'écrire sur le blog Télématin. Parfois votre message ne passe pas et dans tous les cas , il est filtré (« modéré ») et vous ne le voyez jamais apparaître. Les services culturels américains en France ont bien de la chance d'avoir d'aussi efficaces et complaisants relais dans nos medias pour la promotion de leurs produits culturels (premier poste à l'exportation pour les Etats-Unis). . L'ancien conseiller culturel français que je suis avait plus de mal dans les pays où il a servi... même aux Etats-Unis !
 
                   Autre exemple : « Questions pour un Champion » de Julien Lepers. Je suis un fidèle de cette émission aussi, qui oblige à une certaine rapidité de réflexes. Mais j'ai mis longtemps à m'apercevoir que là aussi une majorité des questions aléatoires (c'est-à-dire non regroupées dans les questionnaires à thème que peut choisir le candidat) porte sur le cinéma américain, la littérature anglaise (plus souvent que la française), les anglicismes, les séries-télé made in USA. Même dans les questionnaires à thèmes les rédacteurs arrivent à leurs fins. Récemment, dans une série « les films en costume », je m'attendais à voir citer « La princesse de Clèves », voire... « Les Visiteurs » ou Astérix, mais non . Six questions sur sept portaient sur des péplums hollywoodiens.  La même semaine : séries sur Trafalgar, Shakespeare, la ville de New York, l'Australie ...A noter que l'émission est produite par une entreprise australienne, Fremantle Media. Une étude du cahier des charges pourrait être intéressante... Là aussi, impossible de joindre le blog depuis mon ordinateur . J'ai écrit par la poste : pas de réponse. Circulez, y a rien à voir.
 
                 Il crève les yeux que maintenant, avec l'apparent assentiment des autorités françaises, il existe une manoeuvre concertée (pour ne pas dire « complot », puisque ce mot lui-même est tabou) visant à réduire notre pays, par l'effacement discret de sa culture et de sa langue propres, à n'être plus qu'une province autonome de l'imperium actuellement dominant. Il est très difficile de faire entendre notre différence dans les media, qui ne publient plus nos lettres, ne répondent pas à nos courriels. En haut lieu, tel(le) ministre parle de « lobby » à propos de Français tels que nous... Mais souvenons-nous de la parole de tel autre ministre, de Louis XVI, qui lui parlait de l' « heureux caractère » de son peuple:  «  Méfiez-vous, Sire!  Ce peuple est terrible! »
                Les peuples ont la mémoire longue en effet, même et surtout quand leurs clercs et leurs élites les trahissent. Ne nous laissons pas faire.  Et surtout: sensibilisons nos jeunes . C'est eux que  visent les faiseurs de mode.               
                                                                        Jean Hourcade

 
Épilogue : Finale, en ce moment même (lundi 9 février 2009 à 19 heures) de Questions pour un Champion inter-universités. Les sélectionnés (a-priori triés sur le volet) sont incollables sur Mel Gibson et plusieurs dizaines de questions-mitrailleuses portant sur les séries, films ou groupes américains, mais viennent de placer Louis XVIII  au 16ème siècle et ont eu toutes les peines du monde à trouver le nom des "Sans-Culottes" malgré une rafale d'indices gros comme le bras...

nouvelles/Simply-Market.jpgSupermarkets ! - le 29/01/2009 - 18:36 par MAR
Supermarkets !!!

La collaboration militante des supermarchés français
à l'anglo-saxonisation du pays progresse !

daily-monop.jpg
Après l'inoubliable Leader Price (Groupe Casino, Franprix) créée en 1989, Relay issus des Relais H en 2001, Monoprix a lancé Beauty Monop’ (beauté et hygiène) en 2005 et Daily Monop’ (magasins de petite restauration) en 2007.

Ces dernières semaines le mouvement s'accélère : Carrefour à décidé de supprimer l'enseigne Champion au profit de l'enseigne "Carrefour Market" (quelle imagination !) et les magasins déjà bien nommés "Shoppi" vont devenir "Carrefour City" !Carrefour-Market.jpg

Le groupe Auchan n'est pas en reste, d'ici au mois de juin, les 170 enseignes Atac, propriété du groupe Auchan, auront disparu du paysage, remplacées par des supermarchés "Simply Market" (mais où vont-ils chercher tout cela ?)

[et puis quand l'on a commencé, pourquoi s'arrêter en si bon chemin, leur slogan vedette fleure bon le pays occupé :  Be simply, be happy !)simply-market.jpg

Un grand merci aux Groupes Auchan, Carrefour, Casino et Galeries Lafayette pour cette anglicisation massive de nos paysages urbains !

Le groupe Carrefour mérite par ailleurs, une distinction spéciale de vassalité radieuse avec ses produits premiers prix (ceux marqués d'un grand 1) dénommés gracieusement : Apple juice, Rice, Tissue etc... (Au fait pourquoi garder un nom aussi désuet et ne pas s'appeler Crossroads, encore un effort pour être un bon vassal ! )

Nous ne pouvons qu'inciter nos lecteurs à éviter toutes ces enseignes même si cette collaboration à tendance monopolistique rend difficile cette option...

On se demande parfois si le slogan subliminal de ces groupes, à l'instar d'un certain PL le 22 juin 1942, n'est pas : "nous souhaitons la victoire des anglo-saxons" ?

Marc-Antoine Renard
 
Dans le même ordre d'idées, nous avons reçu le message suivant :

Bonjour
La chaine des cafés STARBUCKS affiche les quantités de ses consommations en langue étrangère : "short, tall, etc." Quand on demande à ce qu'elles soient exprimées en français on se fait envoyer paître… Vous demandez un "petit" café et ils vous servent un "tall", et ils vous expliquent sans rire que "tall" ça veut dire "petit" !!! Pourriez-vous, SVP, me dire à quelle autorité doit-on s'adresser pour faire cesser ce scandale ?
...

Nous pourrions répondre à ce monsieur qu'il a parfaitement raison. Qu'il est bien que ce genre de réaction existe encore, quand tant d'entre nous sont tellement habitués à être colonisés, qu'ils ne s'en rendent même plus compte. Le fait qu'une enseigne de ce type, à la différence de celles citées plus haut, soit directement "coloniale" quand celles-là se prétendent françaises, ne change rien au problème...

nouvelles/Arret.gifUn Gouvernement à rappeler à l’ordre ? - le 28/12/2008 - 20:15 par Albert_Salon
Un Gouvernement à rappeler à l’ordre  ?
lettre d'Albert Salon,
président d’Avenir de la Langue Française

à M. le Secrétaire d’Etat chargé de la Francophonie, MM. les Conseillers, M. le Délégué général à la langue française

 En cette veille de Noël je voudrais ajouter, aux voeux que nous formons pour M. le Président de la République et pour vos personnes, le souhait ardent de nos associations de promotion du français et de la Francophonie de voir les excellentes positions du Président de la République mieux reflétées et suivies dans l’action quotidienne des membres de l’équipe gouvernementale.

Dans le texte ci-après, plusieurs associations ont opéré l’inévitable rapprochement entre les positions excellentes du Président et les actes de plusieurs ministres.

Ces associations vous prient d’user de toute votre influence pour rétablir la cohérence souhaitable et ardemment souhaitée entre les premières et les seconds.

Elles sont en effet de plus en plus dubitatives et inquiètes devant ce qu’elles doivent bien constater.

Deux exemples récents :
-         les états généraux de la presse tenus le 12 décembre à l’Elysée même ! : discussion en anglais au prétexte qu’il y avait deux Américains présents ;

-         l’affaire de l’enseignement de la gymnastique en anglais pour tous les élèves de la classe dans un collège de Levallois, qu’ils aient ou non commencé à apprendre l’anglais auparavant ou telle autre langue, et qu’ils soient ou non solides dans leur maîtrise du français ; l’aspect le plus inquiétant dans cette expérience est que le recteur de l’académie de Versailles « y tient beaucoup » et souhaite son extension, peut-être parce qu’il croit ainsi plaire en haut lieu ? Je vous joins la lettre que nos associations ont adressée à Mme Balkany. Elles vont en adresser une, collective, au recteur. Il se trouve d’ailleurs que par une convergence non recherchée, notre demande de mettre fin à cette expérience rejoint une demande de même nature présentée par des parents et syndicats au sein même du conseil d’administration du collège…

Veuillez recevoir l’expression de l’espoir que nous continuons à placer en vous, et de toute notre considération.

Albert Salon, ancien Ambassadeur, président d’Avenir de la Langue Française. 

 

 


 

Un Gouvernement à rappeler à l’ordre par le Président de la République en matière de langue française et de Francophonie ?

 Il nous avait beaucoup intéressés de lire les engagements vibrants de M. Nicolas SARKOZY, sur la langue française et la Francophonie, dans ses superbes discours du 20 mars 2008 (journée de la Francophonie) en présence du Secrétaire Général de l’OIF, M. Abdou Diouf, ancien Président de la République du Sénégal, et du 9 mars 2007 à Caen, lu lors de sa campagne présidentielle. Ecoutons ces extraits remarquables, peut-être rédigés par M. Henri Guaino, que M. le Président de la République a lus avec toute la force de conviction et de persuasion de son éloquence ! :

 « Nous avons le devoir pour nos enfants, pour l’avenir de la civilisation mondiale, pour la défense d’une certaine idée de l’homme, de promouvoir la langue française. (……..) Si je suis élu, je mettrai la francophonie au rang des priorités diplomatiques de la France. Je renforcerai tout à la fois le dispositif de l’action culturelle de la France à l’étranger et l’aide à la création, parce que c’est par la création que le français rayonne. (…………)

Je veillerai à ce que, dans les entreprises installées sur le territoire français, la langue de travail soit le français dès lors qu’il n’y a aucune nécessité économique ou commerciale qui oblige à s’exprimer dans une autre langue. (…………….)

Je me battrai pour que, dans les instances européennes et à l’ONU, le français continue d’être employé. (……) obligation absolue pour tout représentant de la France dans des organisations internationales. (……….) me battrai pour que soit généralisé partout en Europe l’enseignement de deux langues étrangères parce que c’est la seule façon efficace pour que l’hégémonie de l’anglais soit battue en brèche. (………)

Si je suis élu, je ne serai pas favorable à la Charte européenne des langues régionales. Je ne veux pas que demain un juge européen ayant une expérience historique du problème des minorités différentes de la nôtre, décide qu’une langue régionale doit être considérée comme langue de la République au même titre que le français. (……………). J’ai la conviction qu’en France, terre de liberté, aucune minorité n’est opprimée et qu’il n’est donc pas nécessaire de donner à des juges européens le droit de se prononcer sur un sujet qui est consubstantiel à notre identité nationale et n’a absolument rien à voir avec la construction de l’Europe. (…...)

La diversité linguistique, c'est la condition de la diversité culturelle et du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. La langue n'est pas une marchandise, (…..) pas une technique. L'obsession d'une langue unique au prétexte de l'efficacité est un leurre qui masque les effets de domination de la pensée unique dont la langue unique est l'antichambre. (…………..)

La culture générale, elle, doit être une préoccupation constante. Et quand nos enfants apprennent des langues étrangères, (…..) obligatoirement au moins deux, il faut que cet apprentissage soit aussi un apprentissage de culture et de civilisation. Je souhaite (qu’ils les) apprennent à travers la littérature, le théâtre, la poésie, la philosophie, la science ».

 Ce qu’a dit là le Président avec sa force coutumière de persuasion, nous l’avions écrit bien des fois. Nous ne pouvions donc que nous réjouir, pleins d’espoir.

Hélas ! Nous en sommes à lui demander maintenant de redresser d’urgence l’action de nombre de ses ministres qui n’ont pas appliqué sa ligne politique ainsi magnifiquement définie.

Voyez plutôt la liste des dérives de son gouvernement depuis l’installation :

 Une véritable offensive semble bien être lancée de divers côtés contre la langue française et la Francophonie.

 Les associations concernées s’emploient à organiser la contre-offensive, au nom à la fois de l’identité nationale, des intérêts de la Francophonie internationale, de la diversité linguistique et culturelle du monde, et du grand danger qu’une langue mondiale commune, voire unique, qui serait celle des intérêts anglo-saxons et états-uniens, ferait courir à l’équilibre mondial et à la culture elle-même, danger équivalent à celui, dont nous avons pu voir les effets dans la présente crise financière et économique, que faisait – et fait – courir à nos économies l’écrasante domination du dollar et des institutions et pratiques hautement spéculatives en « bulles » de la finance de Wall Street et de la City

 La contre-offensive a pris la forme de démarches collectives pour contester et faire modifier les positions gouvernementales annoncées et prises par :

 - le ministère des Finances, dans la ratification à l’automne 2007 du Protocole de Londres de 2001 sur les brevets européens, où la langue française est minorée ;

- Mme Lagarde qui, selon le Canard Enchaîné, répond par des annotations en anglo-américain aux notes que ses collaborateurs lui adressent en français ;

- M. Darcos, en faveur de la bilinguisation français-anglais (seule bilinguisation annoncée et favorisée !) comme devant être l’un des objectifs de notre système éducatif ;

- M. Kouchner sur « L’anglais, avenir de la Francophonie » ! titre qu’il a donné - par dérision ? -  à un chapitre de son livre sur « Deux ou trois choses que je sais de nous », et pour la politique de son ministère en matière d’action culturelle dans le monde ; malgré la ferme déclaration de M. Sarkozy en la matière (cf. plus haut), M. Kouchner laisse diminuer ses crédits, et s’évanouir l’âme de cette action, alors qu’elle est depuis François 1er dans les gènes de la France, et alors même que la Chine prévoit, dans les quelques années prochaines, d’installer mille grands Instituts culturels Confucius dans le monde entier , pour promouvoir sa langue, sa culture, ses productions et son commerce ;

- Mme Albanel, ministre de la Culture chargée de la langue française, qui n’a pas pu, malgré nos demandes pressantes et une sérieuse campagne dans la presse, obtenir de France-Télévision pour le concours de chansons de l’Eurovision, en mai 2008, la désignation d’un chanteur et d’une chanson en français au lieu de la chanson en anglais de Sébastien Tellier choisie sans en démordre par la  - si redoutable ? - directrice des jeux de Fr3 pour représenter la France, et infliger ainsi, de surcroît à notre pays un lamentable échec à la 19ème place sur 25, alors même que plusieurs autres pays de moindre importance - et mieux classés - avaient tenu à chanter dans leurs langues respectives;

- les services de la Primature (Matignon) qui font la sourde oreille à nos demandes (depuis plus de six ans !) de faire renvoyer systématiquement à Bruxelles les documents de travail de l’UE qui sont envoyés seulement en anglais à nos administrations centrales ;

- l’ensemble du Gouvernement qui ne suit pas les engagements du Président de la République dans le soutien à l’OIF et à la Francophonie organisée, et ne soutient pas non plus M. Maurice Druon, ancien Secrétaire Perpétuel de l’Académie française qui, avec l’aide de nombreuses personnalités étrangères éminentes, demande qu’à Bruxelles le français soit la langue juridique de référence, ce qui ne veut pas dire la seule langue du droit, des textes normatifs pris par les institutions, mais simplement la langue qui fait foi, par sa clarté, en cas de litiges d’interprétation et de contentieux ;

- le Gouvernement, et non pas seulement le ministère de la Culture, pour avoir envisagé d’intégrer la chaîne francophone internationale TV5 dans le projet audio-visuel extérieur de la seule France (les vives protestations de nos partenaires francophones – surtout - et accessoirement de nos associations ont heureusement sauvé cette chaîne francophone réellement internationale dans son financement, sa gestion, son contenu et sa diffusion…) ;

- les ministres du Travail et de la Santé qui, malgré les demandes répétées des syndicats et de nos associations, n’imposent pas encore la traduction en français de logiciels et notices d’emploi qui sont imposés uniquement en anglais tant dans nos grandes entreprises même publiques, que dans nos hôpitaux publics, alors que l’incompréhension ainsi entraînée a pu contribuer aux nombreux décès et à l’énorme scandale des « irradiés d’Epinal » et d’ailleurs (quand osera-t-on admettre et déclarer que « le tout-à-l’anglais tue ?! », alors que l’on essaie de faire porter le chapeau des dégâts au seul personnel des hôpitaux !…) ;

- le ministre de l’enseignement supérieur et des organismes de coordination de la recherche française : voir le prix décerné au titre de 2008 par l’Académie de la « Carpette anglaise » ;

- les ministères de l’Education et de la Culture qui semblent préparer dans une grande discrétion la ratification par la France de la fameuse Charte européenne des langues régionales et minoritaires que le Président a pourtant refusée clairement (voir plus haut).

- Mentionnons en passant le commissaire européen d’origine française, M. Jacques Barrot, qui ne semble pas avoir bien noté – ni a fortiori suivi -  la déclaration fort claire de M. Sarkozy sur l’emploi massif du français à Bruxelles pendant sa présidence du Conseil… 

Article que diverses associations de promotion de la langue française et de la Francophonie ont composé à l’aide de faits bien avérés, et qu’elles ont diffusé dans divers supports d’information, afin « que nul n’en ignore. »


nouvelles/EuropAssistance2.jpgEurop Assistance condamnée à traduire un logiciel en français - le 06/12/2008 - 18:27 par MAR
Europ Assistance condamnée
à traduire un logiciel en français

Europ Assistance a été une nouvelle fois condamnée par le Tribunal de grande instance de Nanterre,  comme le 27 avril 2007. Avenir de la Langue Française ne peut que se réjouir d'un tel verdict et féliciter Jean-Loup Cuisiniez et  la CFTC à l'initiative du recours en justice.

Nanterre, 5 décembre 2008 (AFP) - 05/12/2008 16h13

Le tribunal de Nanterre, saisi par le syndicat CFTC, a ordonné vendredi à Europ Assistance France de traduire en langue française un logiciel de comptabilité qui n'avait été mis à disposition des salariés qu'en anglais, selon un jugement dont l'AFP a eu copie.

Le jugement, rendu par la 2e chambre civile du tribunal de grande instance (TGI) est assorti d'une astreinte de 5 000 euros par jour de retard, passé un délai de 3 mois à compter de vendredi.

La filiale de l'assureur italien Generali devra également verser 1 euro de dommages-intérêts à la CFTC et 3 000 euros au titre des frais de procédure.

Selon le tribunal, qui s'appuie sur le code du travail (article L 1321-6), "l'employeur doit fournir une version française de tous les documents nécessaires aux salariés pour l'exécution de leur travail, excepté s'il s'agit d'un document reçu de l'étranger ou destiné à des étrangers".

 Lors de l'audience, le 31 octobre dernier, l'avocate d'Europ Assistance, Me Estelle Dapoigny avait fait valoir que les salariés concernés, peu nombreux à utiliser ce logiciel, avaient reçu une formation, qu'ils disposaient d'un guide d'utilisation et que personne ne s'était plaint depuis sa mise en place, en 2005. Personne à l'exception d'une salariée, dont l'avocate avait souligné un "problème individuel" de "compétence".

Le tribunal estime que le faible nombre de salariés à utiliser le logiciel ne constitue pas un motif de dispense de son obligation légale pour Europ Assistance, qui avait déjà été condamnée dans une affaire similaire en avril 2007.

nouvelles/permis-conduire.jpgVeut-on vraiment faire passer en France le permis de conduire en plusieurs langues ? - le 04/12/2008 - 10:27 par Albert_Salon
Passer le permis de conduire en langue étrangère ?

Nous apprenons par des dépêches d’agences que l’on songe en haut lieu à prendre des mesures (de discrimination positive ?) selon lesquelles les épreuves du permis de conduire pourraient être subies en France par des candidats en d’autres langues que le français.

Toutes les associations de promotion de la langue française avaient approuvé pleinement les dispositions exigeant des étrangers qui s’installent en France qu’ils apprennent et maîtrisent la langue française. ALF était présente voici quelques années au Salon du livre lorsque le Délégué Général à la Langue française avait lancé officiellement le DILF, diplôme sanctionnant un apprentissage adapté du français, notamment par les migrants.

L’annonce récente nous paraît aller à contre-courant de cette saine orientation. Du reste, l’arabe (lequel ?), le turc, le bambara…, ne seraient pas seuls en cause : pourquoi écarterait-on le chinois et…l’anglais ?

Avenir de la langue française » demande donc que les mesures envisagées fassent l’objet d’une réflexion beaucoup plus approfondie.

Elle rappelle que la délivrance du permis de conduire relève des autorités publiques de la Nation, et tombe à ce titre sous l’empire de l’article 2 de la Constitution selon lequel « la langue de la République est le français ».
Le Président : Albert Salon

nouvelles/Chine-GB.jpgDanger des jouets chinois et absence de notice en français - le 01/12/2008 - 10:00 par MAR
Le danger des jouets chinois
c'est aussi l’absence de notice en français !
 
Avenir de la Langue Française communique

Les jouets chinois et leurs dangers font de nouveau l'actualité. Les médias dont FR3 et le Figaro, s'en sont fait l'écho.

L'U.E. a une nouvelle fois rappelé la Chine à l'ordre : «le marché chinois n'est pas encore à la hauteur de nos attentes en matière de sécurité pour les produits de consommation», a insisté la commissaire Meglena Kuneva.

En effet, certains de ces jouets contiennent des micro aimants avalables par des bébés ainsi que des composants toxiques. Or, il s'avère qu’ils n'ont le plus souvent que des étiquetages ou modes d'emploi en anglais.

Alors, seules les familles de langue anglaise auraient donc le droit de protéger leurs enfants ?

Cet exemple illustre la nécessité de lier l'emploi de la langue et la protection du consommateur. Il incombe aux administrations compétentes en France de le comprendre et de permettre aux familles de protéger leurs enfants, notamment dans les milieux les plus modestes qui achètent les jouets bon marché dans des circuits commerciaux mal contrôlés.

Avenir de la Langue Française invite à nouveau les autorités compétentes (ministère de l'Économie et des finances : Douanes et DGCCRF ; Délégation générale à la langue française) ainsi que les importateurs, à exercer la plus extrême vigilance pour, au mieux, ne pas laisser entrer en France et, au pis, faire retirer immédiatement du marché tous produits importés non étiquetés en français conformément à la loi* et au simple bon sens quand le respect du français rejoint et renforce l’élémentaire principe de précaution.

Paris, le 28 novembre 2008

* la loi du 4 août 1994 (dite Loi Toubon) sur l’emploi de la langue française

nouvelles/pecresse.jpgValérie Pécresse Carpette anglaise 2008 - le 27/11/2008 - 08:04 par MAR
Valérie Pécresse prix de la Carpette anglaise 2008

Confirmant nos constats antérieurs sur les obsessions anglomanes de la ministre, l'Académie de la Carpette anglaise à décerné son prix 2008 à Valérie Pécresse à une large majorité. Ainsi qu'à Eurostat à titre étranger.

Communiqué de l'Académie de la carpette anglaise

L'Académie de la Carpette anglaise1 s'est réunie le 26 novembre. Le jury, présidé par Philippe de Saint Robert, était composé de représentants du monde associatif2, syndical et littéraire.

Au premier tour de scrutin, par onze voix contre deux, le prix de la Carpette anglaise 2008 a été décerné, à Mme Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche pour avoir déclaré que le français était une langue en déclin et qu'il fallait briser le tabou de l'anglais dans les institutions européennes, ainsi que dans les universités françaises, en rendant obligatoire l'enseignement intensif de cette langue au détriment de toutes les autres (ce qui est notamment contraire au traité de l'Élysée de 1963).

(voir plus bas la liste des prétendants au prix de la Carpette anglaise)

À titre étranger3, la Carpette anglaise a été décernée au premier tour de scrutin, par douze voix contre une, à Eurostat, service des statistiques de la Commission européenne, qui diffuse depuis avril 2008 sa publication « Statistiques en bref » uniquement en anglais, renonçant aux langues allemande et française.

Anne Cublier, Paul-Marie Coûteaux, Jean-Loup Cuisiniez (représentant du monde syndical), Hervé Bourges, Yves Frémion et Dominique Noguez sont membres de cette académie.
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1 La Carpette anglaise, prix d'indignité civique, est attribué à un membre des « élites françaises » qui s'est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l'anglo-américain en France au détriment de la langue française.

2  Association pour la sauvegarde et l'expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), Défense de la langue française (DLF) et Le Droit de comprendre (DDC).

3 Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.

Contact : Marc Favre d'Échallens, secrétaire de l'Académie de la Carpette anglaise.

Courriel : parlerfranc@aol.com

Académie de la Carpette anglaise, chez le Droit de Comprendre, 34 bis, rue de Picpus, 75012 Paris

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Liste des prétendants au prix de la Carpette anglaise

- Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, pour la promotion continue d'une « France bilingue » qui est la traduction de l'anglophonisation à marche forcée de la France.

- L'École Nationale des Ponts et Chaussées pour avoir mis en place, par le biais d'une School of International Management, un programme dit Executive MBA enseigné entièrement en anglais.

- Valérie Pécresse , ministre de l'Enseignement supérieur, pour avoir déclaré , qu'elle voulait « briser le tabou de l'anglais » à l'université française en y développant des cours en anglais et en rendant obligatoire l'apprentissage intensif de cette langue et pour avoir annoncé qu'elle ne militait pas « pour imposer l'usage déclinant du français dans les institutions européennes » à l'occasion de la présidence française de l'Union » !

- France 3, chaîne publique du groupe France Télévisions, pour avoir proposé une chanson en anglais pour représenter la France lors du grand prix 2008 de l'Eurovision à Belgrade.

- Carrefour, premier groupe français de distribution, pour avoir débaptisé ses supermarchés « Champion » et les appeler désormais « Carrefour market » !

- Le groupe français Nelson qui chante en anglais, pour avoir déclaré, par la voix de son chanteur, " J. B. ", que " le débit du français nuisait à la musicalité " !

- L'École des Hautes Études en Santé Publiques, pour avoir ouvert à Paris en septembre 2008 un « Master» interdisciplinaire en santé publique dispensé en langue anglaise.

- Christophe Barbier, directeur de rédaction de l'Express, pour avoir déclaré, le 13 juin 2008 : l'Europe a un « outil de communication commun, c'est l'anglais. On pourrait d'ailleurs l'utiliser pour faciliter tout ça en mettant dans sa poche, avec le mouchoir par dessus, une fierté un peu dépassée. »

Prétendants au Prix Spécial du Jury à titre étranger

- Margot Wallström, vice-présidente de la Commission européenne, qui diffuse son bloc-notes informatique uniquement en anglais.

- Eurostat, le service des statistiques de la Commission européenne, qui diffuse depuis avril 2008 sa publication  " Statistiques en bref " uniquement en anglais renonçant aux langues française et allemande.

nouvelles/pecresse.jpgValérie Pécresse ou l’obsession anglomane ! - le 15/11/2008 - 10:15 par MAR
Valérie Pécresse ou l’obsession anglomane !

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche réaffirme clairement son intention d’instaurer l’anglais obligatoire dans toutes les disciplines de l’enseignement supérieur, y compris les disciplines qui n’ont rapport avec cette langue comme les langues anciennes ou le russe. En témoigne cet entretien donné au journal «Direct Soir» du 13 novembre 2008 (voir ci-dessous). Au journaliste qui l’interroge sur les langues étrangères dans l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse ne résiste pas longtemps et revient vite à son obsession : l’anglais. En passant, la ministre autorise, grande dame, ceux qui sont bilingues (avec l'anglais bien entendu) à étudier une autre langue !  Trop aimable Madame !

Il serait peut-être temps que le pouvoir règle sa schizophrénie entre ses ministres qui souhaitent toujours plus d’anglais : Valérie Pécresse et Xavier Darcos par exemple et certains conseillers du Président qui se réjouissent de l’entrée de la Francophonie dans la Constitution comme Christian Philip ou Henri Guaino ou le Président lui-même, qui revendique parait-il, le "rayonnement de la langue française".
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Extraits de l'entretien donné par Valérie Pécresse au journal «Direct Soir» du 13 novembre 2008

[...]
Mais le fait que les Français aient une faible connaissance des langues étrangères sera toujours une barrière.
Tout à fait, c’est pourquoi je veux qu’une langue étrangère soit enseignée à l’université, et ce, quelle que soit la filière. Dans le Plan licence, nous avons mis cinq heures d’enseignement supplémentaires pour les étudiants en première année, afin que certaines soient dédoublées, parce que tous ne peuvent pas suivre le même cours. L’an dernier, 75 % des cursus universitaires ne proposaient pas d’anglais, ou proposaient aux étudiants une «option cornélienne» qui lui demandait de choisir entre langue, sport et technologies de l’information. Je veux que la langue anglaise soit proposée à 100 % des étudiants.

Vous souhaitez donc rendre l’anglais obligatoire?
Je veux que cette langue soit obligatoirement proposée. Si vous êtes déjà bilingue, vous pouvez faire du russe ! L’idéal serait qu’une langue étrangère soit enseignée à tous, mais nous nous heurtons à un problème de recrutement des professeurs. Aujourd’hui, les universités font appel à des enseignants du secondaire qui viennent faire des heures supplémentaires à l’université.
[...]

nouvelles/albert-salon.jpgLe prix Jean Ferré décerné à Albert Salon - le 14/11/2008 - 16:38 par MAR
Le prix Jean Ferré (ex-prix Daudet) 2008 décerné à Albert Salon
président d'Avenir de la Langue Française


Le 9 novembre 2008 à la Mutualité (Paris) , le prix Jean Ferré attribué chaque année à la personne ayant  le mieux défendu la langue française au cours des trois années précédentes,
a été décerné à notre président par les auditeurs de Radio Courtoisie.

Albert Salon succède à :

2007 Serge de Beketch
2006 Jean Ferré
2005 Jean des Cars
2004 Jean Raspail
2003 Vladimir Volkoff
2002 Jean-Marc Varaut, de l'Institut
2001 Bernard Lugan
2000 Jacqueline de Romilly, de l'Académie française
1999 Jean Dutourd, de l'Académie française
1998 Brigitte Level
1997 Jacques Lacant

nouvelles/Universalite.jpgLe français langue de l'universel - le 14/11/2008 - 09:43 par MAR

Le prix Goncourt attribué à Atiq Rahimi originaire d'Afghanistan et le prix Renaudot à Tierno Monénembo originaire de Guinée.

Une preuve vivante de la toujours universalité de la langue française !

(voir sur ce sujet le très bon éditorial du Monde La langue de la liberté)

nouvelles/snesup.jpgLe Snesup s'insurge contre la domination de l’anglais - le 13/11/2008 - 20:33 par MAR
Le Snesup (Syndicat National de l'Enseignement SUPérieur) s'insurge contre la domination de l’anglais annoncée par le rapport Jolion

Évolution des masters ? (rapport Jolion) [Lettre n°9 du 1er octobre 2008]


Ce lundi 29 septembre, Jean-Michel Jolion, président du « Comité de suivi master » remettait à la ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, son rapport intitulé « Bilan et évolution du cursus master ». Bien que ce rapport n'ait pas été rendu public officiellement par le ministère et que la ministre ne se soit pas exprimée publiquement à son sujet, les propositions de ce rapport ont néanmoins été rendues publiques par les agences de presse, et le SNESUP a eu connaissance d'une version préliminaire de ce rapport transmis pour avis une semaine plus tôt au comité de suivi master.

On peut penser raisonnablement que ce silence de la ministre est lié au caractère « dérangeant » -- pour la ministre -- de certaines propositions

(……………………..)

Néanmoins, certaines (autres) propositions du rapport Jolion font aussi peser de lourdes menaces et nécessitent d’être combattues vigoureusement.

• Elles s’inscrivent dans une logique malthusienne de renoncement de fait à l’irrigation de la société tout entière par des jeunes générations largement diplômées du supérieur.

(…………)

• Concernant l’usage de la langue française comme langue scientifique, comme langue d’enseignement et de recherche (Code de l’Educ. Art. L.121-3 §2), le rapport Jolion introduit une proposition qui, en élargissant les dérogations, anéantit de facto cette obligation d’usage du français dans les cours, les examens et les soutenances.

Tout ou partie des enseignements pourraient ainsi être assurés dans une langue étrangère, avec pour seule contrepartie la possibilité pour l’étudiant d’être évalué dans la langue de son choix. On voit clairement qu’une telle disposition aboutirait à une domination quasi exclusive de l’anglais (du moins cet anglais de communication scientifique dont les locuteurs natifs ne cessent de stigmatiser la pauvreté conceptuelle et le chaos sémantique).

Sous couvert de favoriser l’ouverture internationale, elle condamne le français, qui occupe encore une vraie place comme langue d’expression scientifique dans nombre de disciplines, à un déclin précipité. Il faut au contraire réaffirmer la nécessité de créer les structures publiques d’apprentissage linguistique, de financer les stages intensifs au moment de l’arrivée des étudiants étrangers en France, il faut soutenir de nouveau par des crédits les instituts culturels français à l’étranger qui ont longtemps été les lieux d’apprentissage privilégiés de la langue et de la culture françaises, donc, par là-même, des structures favorisant aussi l’attrait des études en France.

Syndicat National de l’Enseignement Supérieur
78 rue du Faubourg Saint-Denis – 75010 Paris - Tél. : 01 44 79 96 10 – Fax : 01 42 46 26 56 – Courriel : accueil@snesup.fr – Site : www.snesup.fr


nouvelles/Petit-Robert.jpgLe Petit Robert module l'orthographe - le 26/10/2008 - 18:40 par MAR

Le Petit Robert module l'orthographe

Dans la version 2009 du dictionnaire, quelques 6 000 mots sur les 60 000 du dictionnaire sont proposés avec deux graphies différentes. Par exemple, on pourrait désormais choisir entre charriot et chariot, imbécillité ou imbécilité. Pizzéria pourrait également s'écrire avec ou sans accent sur le e et pare-brise avec ou sans tiret.
 
Si certains d'entre nous seront sans doute choqués par cette initiative, il faut en rappeler le contexte. L'Académie Française avait adopté en décembre 1990 une réforme qui corrigeait certaines anomalies comme par exemple, bonhomie qui s'écrit normalement avec un m quand bonhomme en a deux ou chariot qui n'a qu'un r quand charrette en a deux...
Devant une campagne de presse de la pire mauvaise foi, l'Académie avait fait machine arrière renvoyant les corrections à la fin de chacun des tomes de son dictionnaire indiquant que l'usage trancherait. Or, que fait l'usager de la langue quand il hésite sur l'orthographe d'un mot : il consulte le dictionnaire. Lequel dictionnaire attend bien sagement que l'usage change pour en être le "greffier". Ainsi tout changement est impossible. Alors que nombre de langues, comme par exemple le Portugais ou l'Allemand, se sont réformées plusieurs fois depuis la guerre.

Il faut également rappeler qu'en 1740 l'abbé d'Olivet, à la demande de l'Académie, aura corrigé la graphie d'un mot sur 6 sans qu'à l'époque un front se dresse contre lui.

Que penser d’une langue qui est incapable de se réformer  ? Ne risque-t-elle pas de devenir une langue morte et de faire le jeu de la langue dominante ? Ce qui bien entendu, ne justifie aucunement l'importation paresseuse et massive de dizaines de mots anglo-américains dans notre langue. En tout cas, le Petit Robert aura eu le mérite de rouvrir le débat.
(lire la préface du dictionnaire par Alain Rey)
Marc-Antoine Renard

nouvelles/Aisne1.jpgL'Aisne, it's Open ! - Yves Daudigny récidive ! - le 22/10/2008 - 14:03 par MAR
L'Aisne, it's Open ! - Yves Daudigny récidive !

Yves Daudigny, président du conseil général de l'Aisne et nouveau sénateur, a relancé laAisne.jpg campagne publicitaire dans Paris, pour son département avec son grotesque slogan en anglais "L'Aisne, it's Open !". Déjà en lice pour le prix de la Carpette anglaise en 2005, Yves Daudigny semble vouloir retenter sa chance cette année.

Pour agrémenter cette délicieuse campagne le département a créé
un site tout aussi délicieux : www.aisne-open.com où l'on trouve d'autres joyeusetés comme aisneglish.jpgcelle qui nous demande de faire un effort d'intégration et d'apprendre "L'Aisne'glish". Sous entendu : pas d’intégration dans l’Aisne, sans savoir l’anglais. Tout cela sous le couvert de l'humour, bien entendu. L'humour des valets !

nouvelles/daniel-cohn-bendit.jpgDaniel Cohn-Bendit veut un "Green New Deal" ! - le 21/10/2008 - 20:23 par MAR
Daniel Cohn-Bendit veut un "Green New Deal"  !

Avec cette dénomination, les Verts qui s'émeuvent, à juste titre, de la disparition de la moindre espèce animale ou végétale participent activement à l'uniformisation des cultures.

Adopter ce terme de "Green New Deal", par ceux  qui se sous-titrent d'ailleurs European Greens (!), semble vouloir dire deux choses :

  - Les animaux sont plus importants que les humains et leurs vieilles manies consistant à utiliser des langues différentes.

  - Alignons-nous tous sur la langue du capitalisme financier qui prouve aujourd'hui sa compétence et son souci de l'écologie, parlons tous l'anglo-américain !

Question écrite de N. Dupont-Aignan sur le Français - le 21/10/2008 - 08:51 par MAR
Question écrite de Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne,  sur la pratique de la langue française dans les hautes instances de l’Etat.
Le 17 octobre 2008 - Question Ecrite

Monsieur Nicolas DUPONT-AIGNAN appelle l’attention de Madame le Ministre de la Culture et de la Communication sur l’intérêt d’encourager la pratique de la langue française au niveau des plus hautes instances de l’Etat.

Parmi les aspects positifs de la révision constitutionnelle votée par le Parlement le 21 juillet 2008, figure la consécration de la francophonie.

Cette consécration prolonge et concrétise la volonté exprimée par le Président de la République le 20 mars 2008, lors de la journée internationale de la Francophonie, de recommander –pour ne pas dire exiger- l’emploi de la langue française dans la communication nationale et internationale des Pouvoirs Publics.

Or des exemples récents témoignent de la liberté que prennent certains représentants du Gouvernement avec ces recommandations.

C’est pourquoi, il lui demande soumettre dans les meilleurs délais à la signature du Premier Ministre une version réactualisée de la traditionnelle circulaire de la Primature sur l’emploi de la langue française que presque tous ses prédécesseurs ont diffusée depuis l’entrée en application de la loi Toubon du 4 août 1994.

Francophonie.gifSarkozy "expédie" la Francophonie - le 18/10/2008 - 16:41 par MAR
Sarkozy "expédie" la Francophonie

Nicolas Sarkozy n'a assisté qu'à une petite  moitié du sommet de la Francophonie (relayé par François Fillon) suscitant des réactions acerbes de la presse québécoise. Ainsi Le Devoir titrait "Sarkozy préfère Bush à la francophonie", Le Soleil notant que : "Si Sarkozy se permet de se montrer si peu intéressé par la francophonie, c'est qu'il sait qu'elle compte pour des prunes en France."

Si l'on s'en tient à la relation qu'en a fait la presse française l'on ne peut leur donner tort. 

Pour la première fois de son histoire le sommet de la Francophonie n'a pas été clos par le Président de la République française. Nicolas Sarkozy a lâché les 54 chefs d’Etat et de Gouvernement francophones pour rencontrer  George Bush et José Manuel Barroso...

Seul petit point positif autour de ce sommet, la petite enquête effectuée par Le Figaro auprès de ses internautes (qui n'a pas le caractère scientifique d'un sondage mais qui a le mérite d'exister). A la question « La France doit-elle défendre la francophonie avec plus de détermination ? » sur 2 113 participants : 83,58 % ont répondu oui et 16,42 % non.

nouvelles/LeClezio.jpgLe Clézio prix nobel de littérature ! - le 13/10/2008 - 10:15 par MAR
Le prix Nobel de littérature attribué à Jean-Marie Le Clézio

Le 9 octobre le prix Nobel de littérature a été attribué à Jean-Marie Le Clézio.
Une réponse à l'article du magazine Time qui titrait fin 2007 sur "La mort de la culture française" ?

A cet égard, il serait peut-être temps que les Etats-Unis et leurs encenseurs cessent de donner des leçons au monde quand ils sont, pour l'essentiel,  à l'origine de la crise financière et du désastre économique qui va en résulter.

nouvelles/EuropAssistance.jpgFrançais en entreprise : la CFTC poursuit Europ Assistance - le 13/10/2008 - 10:02 par MAR
Défense du français en entreprise : la CFTC poursuit Europ Assistance

PARIS, 10 octobre 2008 (AFP) - 10/10/2008 15h43

La CFTC a assigné en justice Europ Assistance France, filiale de l'assureur italien Generali, à la suite de mise en place d'un nouveau logiciel de comptabilité en anglais uniquement, a-t-on appris vendredi de source syndicale.

"Pour faire respecter les droits linguistiques des salariés francophones en France, la CFTC a assigné Europ Assistance à comparaître devant le tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) à jour fixe le 31 octobre à 11 heures", écrit dans un communiqué le "Collectif intersyndical pour le droit de travailler en français en France".

"Europ Assistance avait déjà été condamnée le 27 avril 2007 par le tribunal de Nanterre pour abus de la langue anglaise et du non respect de la loi Toubon", indique ce collectif, qui regroupe CFTC, CFE-CGC, CGT, Unsa.

La "loi Toubon" du 4 août 1994 rend obligatoire l'emploi du français dans les entreprises, notamment pour "tout document comportant des dispositions nécessaires au salarié pour l'exécution de son travail".

Europ Assistance avait été condamnée en 2007 à traduire sous "trois mois un logiciel comptable et une base de données commerciales tout en anglais" installés depuis l'été 2006, a précisé à l'AFP, Muriel Tardito, déléguée CFTC de la société.

Elle avait alors décidé d'"arrêter purement et simplement la base de données commerciales" et de traduire le logiciel, a poursuivi Mme Tardito.

Toutefois en parallèle, "la société a mis en place un logiciel qui ne venait pas d'Europe assistance mais de Generali tout en anglais de nouveau", a-t-elle déploré.

Cette assignation en justice vient s'ajouter à celle entreprise par le syndicat Alter à l'encontre du groupe Air France-KLM, devant le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) dont le jugement est attendu le 20 novembre, selon ce syndicat de pilotes de ligne.

Il conteste notamment que certains manuels d'avions, pouvant faire "1 000 pages", ou fiches de procédures, ne soient disponibles qu'en anglais et que les pilotes n'aient pas accès à des "formations spécifiques" dans cette langue comme c'est le cas pour les contrôleurs aériens, a indiqué à l'AFP Christophe Pesenti, délégué d'Alter.
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La CFTC avait assigné en justice la société, filiale de l'assureur italien Generali, "pour faire respecter les droits linguistiques des salariés francophones en France", en vertu notamment de la "loi Toubon" du 4 août 1994 sur l'emploi de la langue française.
Lors de l'audience vendredi devant la 2e chambre civile du tribunal de grande instance de Nanterre, l'avocate d'Europ Assistance, Me Estelle Dapoigny a fait valoir que le logiciel ne pouvait être traduit en français, que les salariés concernés avaient reçu une formation et qu'ils disposaient d'un guide d'utilisation.
Elle a d'autre part évoqué un "problème individuel" de "compétence" de la part d'"une seule salariée".
En marge de l'audience, le porte-parole du "Collectif intersyndical pour le droit de travailler en français en France", Jean-Loup Cuisiniez, a souligné qu'au-delà de la loi Toubon, une directive européenne et une norme ISO stipulait "clairement que les outils doivent être compréhensibles pour les travailleurs concernés".
"Et il existe des outils pour traduire les logiciels dans leur intégralité", a-t-il ajouté.
"Il faut savoir ce que c'est pour un salarié d'avouer son incompétence dans une langue et de devoir le reconnaître auprès de sa hiérarchie. Cela crée des souffrances au travail, alors que notre langue n'est pas incompétente dans le monde moderne", a poursuivi M. Cuisiniez.


MuseeHorreurs/Upside-Down2.jpgAnglomanie lamentable au Musée du quai Branly - le 06/10/2008 - 08:18 par MAR
Anglomanie lamentable au Musée du quai Branly

Le Musée du quai Branly a inauguré le 30 septembre une exposition se tenant jusqu'au 11 janvier 2009 glorieusement intitulée "upside down les arctiques".

Après un premier essai avec l'exposition  "Planète métisse" (du 18/03/2008 au 19/07/2009) et son si original sous-titre en anglais : to mix or not to mix(quelle imagination  !), le musée récidive et met carrément le titre principal en anglais ! Sans doute pour faire moderne.Upside-Down.jpg..

Le musée, national parait-il, dépend du ministère de la Culture qui a également la tutelle de la DGLFLF  chargée notamment de faire respecter la législation linguistique du pays ! Cherchez l'erreur...

(en outre sur le site du musée quand une page est longue à se charger le doux message suivant s'affiche : "Page is being generated. If this message does not disappear within 30 seconds, please reload." (sans commentaires !)

nouvelles/kouchner.gifKouchner s'exprime en anglais et s'étonne d'être mal compris - le 06/10/2008 - 07:27 par MAR
Kouchner s'exprime en anglais et s'étonne d'être mal compris

Jérusalem (AFP) - Le ministre français des Affaires étrangères Bernard
Kouchner a déploré dimanche une "confusion phonétique" par laquelle le
quotidien israélien Haaretz lui a fait dire qu'Israël "allait manger
l'Iran" si ce pays se dotait de l'arme nucléaire.

M. Kouchner a tenu à préciser dans un communiqué "que durant l'entretien en
anglais avec les journalistes du Haaretz, il a utilisé le mot +hit+
(frapper) et non +eat+ (manger) à propos d'une hypothétique réaction
israélienne s'agissant de l'Iran".

Le ministre, a ajouté le communiqué, "évoquait en effet l'éventualité d'une
frappe israélienne destinée à empêcher l'Iran de se doter d'une arme
nucléaire".

Le ministre, qui effectuait une visite dimanche à Jérusalem, "regrette le
malencontreux quiproquo que cette confusion phonétique a provoquée". »

Comme disait Rivarol : "Ce qui n'est pas clair n'est pas français »"

nouvelles/LeonardOrban.jpgLe commissaire européen chargé du "multilinguisme" parle surtout l'anglais - le 26/09/2008 - 09:48 par MAR

A la barbe du multilinguisme, le Commissaire Leonard Orban, soit-disant chargé du multilinguisme, fait l’impasse sur les autres langues officielles de la Communauté, y compris le français et l’allemand, langues de travail de la Commission, et ne diffuse ses communiqués de presse qu'en anglais et en roumain… Ce qui revient pratiquement au tout-anglais.  un exemple de communiqué de presse (18 septembre 2008)


ALF présente au Forum des associations du 12ème arrondissement de Paris, le 20 septembre - le 21/09/2008 - 21:07 par MAR

Au coeur de l'arrondissement qui abrite son siège, Avenir de la Langue Française a marqué sa présence au Forum des associations du 12ème arrondissement de Paris, samedi 20 septembre.
Un temps radieux a facilité la venue des habitants et des passants, de nombreux contacts ont été pris.

[plus de photos ]

LeForum12.jpg

 





nouvelles/Drapeau-Quebecois.jpgSommet francophone à Québec du 17 au 19 octobre - le 18/09/2008 - 15:30 par albertsalon

Le prochain Sommet des 68 Chefs d'État et de Gouvernement se tient à Québec du 17 au 19 octobre 2008. A noter qu'ALF a soumis à plusieurs participants ses propositions de politique francophone : elles  sont toutes sur ce site !


La Poste se vend-elle aux fonds de pension anglo-saxons ? - le 08/09/2008 - 10:56 par MAR
La Poste se vend-elle aux fonds de pension anglo-saxons ?
Le matraquage sur nos murs d'un slogan imitant le "I love New-York" d'il y a 25 ans, pour faire moderne sans doute, le laisse penser.
Il s'agit sans doute de préparer le terrain, dans le cadre du projet de privatisation de la dite Poste.
Qu'en pensent les syndicats ?

LivretA.jpg




Francophonie et langues régionales (communiqué d'ALF) - le 24/07/2008 - 10:55 par MAR

Les langues et la Francophonie dans la Constitution française révisée

(Avenir de la langue française  communique)

 

Langue-Francaise.jpg

Après la révision constitutionnelle votée le 21 juillet 2008 en Congrès à Versailles,
- La langue française figure toujours dans l’article 2 :
« La langue de la République est le français. »

- Les langues régionales, enracinées, mais non pas les langues « minoritaires importées » (des immigrés) figurent dorénavant dans la Constitution, au titre : « DES COLLECTIVITES TERRITORIALES», à l’article 75, alinéa 1er :
« Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France. »

- La Francophonie, au sens de la communauté des « pays ayant le français en partage » est dorénavant constitutionnelle, au titre XIV (« DES ACCORDS D’ASSOCIATION ») qui devient :
« DE LA FRANCOPHONIE ET DES ACCORDS D’ASSOCIATION »,

à l’article 87 :
«  La République participe au développement de la solidarité et de la coopération entre les Etats et les peuples ayant le français en partage. »


Commentaires de l’Association ALF :
- L’alinéa de l’article 2 sur la langue de la République avait été introduit à la demande d’ALF, alors animée par MM. Dominique Gallet, Jean Hourcade, Dominique Noguez, Philippe Rossillon, Albert Salon…  et appuyée par des parlementaires amis (MM. Xavier Deniau, André Bellon, Jacques Toubon…), lors de la révision constitutionnelle permettant la ratification du traité européen dit de Maëstricht.
Cette introduction permit alors à ALF de préparer l’esquisse de ce qui devint, le 4 août 1994, la loi sur l’emploi de la langue française dite « loi Toubon ».

-
ALF, soutenue par plusieurs autres associations de buts identiques ou proches, approuvée par de nombreuses personnalités et d’élus de divers bords, a pris une position largement diffusée sur les langues régionales enracinées :
Il convient d’accorder une aide, même publique, au maintien et au développement de ce patrimoine de la France, mais avec deux butoirs très importants :
- pas de reconnaissance comme langue officielle dans les départements français ;
- ni d’un statut de langue véhiculaire principale de l'enseignement à tous niveaux de   l'enseignement public ou bénéficiant d'une aide et d'une reconnaissance publiques.

ALF et les associations qui la soutiennent restent fermement opposées à la ratification par la France de la « Charte européenne des langues régionales et minoritaires », qui remettrait en cause un des principaux socles de l’unité nationale.

- ALF avait essayé dès 1992, puis lors des révisions ultérieures, d’obtenir l’introduction de la Francophonie dans la Constitution, afin de bien marquer que la vocation de la France ne se limite pas au continent européen, mais est mondiale et doit s’étendre au « Grand large » dont la communauté francophone est un élément essentiel.
Au fil des révisions successives, ALF a reçu le soutien de plusieurs parlementaires, principalement de M. Jacques Legendre, Sénateur du Nord,  Secrétaire parlementaire de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, et de diverses associations :


 « groupe Phénix » avec plusieurs livres* de ses membres promouvant une politique francophone pour la France ;
  1. AFAL-Association francophone d’Amitié et de Liaison, présidée par le Député Jacques Godfrain, qui regroupe 130 associations, dont ALF, DLF-Défense de la langue française, Droit de Comprendre, Amitiés francophones, Alliance francophone, le Cercle Richelieu-Senghor, France-Louisiane, France-Haïti, etc. et a, depuis plusieurs années, voté à l’unanimité des motions en faveur de l’introduction de la Francophonie, dont la dernière date du 4 avril 2008 ;
  2. FFI-Forum francophone international, et de sa section France ;
  3. Association internationale francophone des Aînés (France) ;
  4. FPF-Forum pour la France.

ALF ne peut donc que se réjouir de voir ainsi seize ans de ses efforts opiniâtres aboutir, grâce aux soutiens ainsi renforcés au fil des révisions de la Constitution française.

La France pourra ainsi, au prochain Sommet francophone d’octobre 2008 à Québec, faire état d’une avancée significative, et suggérer à plusieurs de ses partenaires d’accorder une place comparable à la Francophonie dans leurs constitutions respectives.

Elle pourra aussi, comme ALF et d’autres associations le demandent depuis plusieurs années, soumettre à l’O.I.F. (Organisation internationale de la Francophonie) une décision de montrer systématiquement le drapeau de la Francophonie dans toutes les manifestations nationales et internationales organisées par ses membres.

Elle pourra aussi soumettre la décision proposée depuis longtemps à l’ensemble de la Communauté francophone d’adopter en faveur du français la « clause de la langue étrangère la plus favorisée » dans les relations officielles, l’enseignement, les media, des pays qui ont voulu adhérer à cette Communauté.
Albert Salon, ancien Ambassadeur, Président d’ « Avenir de la Langue française »
Association agréée par les ministères de la Justice et de la Culture

34 bis rue de Picpus 75012 Paris - tél 01 43 40 16 51
courriel : avenirlf@laposte.net

*Livres parus depuis 2002:
« Les défis de la Francophonie », Serge Arnaud, Michel Guillou et Albert Salon, Alpharès-Max Milo, Paris 2002.

  • « L’avenir s’écrit aussi en français », Marc Favre d’Echallens, Thierry Priestley, Albert Salon et alii, Collet-Marianne, Paris 2004.
  •  « Alerte francophone », Alfred Gilder et Albert Salon, SEFI-Arnaud Franel, Paris 2004.
  • « QUIF (Qui fait la Francophonie ?) », Michel Guillou, Albert Salon, Christian Valantin et alii, Mediagrame Paris, 2004.
  • « Francophonie-puissance », Michel Guillou, Ellipses, Paris 2005, 156 p.
  • « Colas colo, Colas colère – Un enfant de France contre les empires », Albert Salon, L’Harmattan, collection « Rue des Ecoles », Paris 2007 ; 294 p.
  • « France, Québec, Wallonie : même combat ! », Albert Salon, préface de Nicolas Dupont-Aignan, L’Harmattan, Paris 2008 ; 196 p.

La Francophonie enfin dans la constitution ! - le 21/07/2008 - 20:55 par MAR

Langue-Francaise.jpgLa Francophonie enfin dans la constitution ! (21 juillet 2008)

Avenir de la Langue Française qui milite depuis toujours pour l'inscription de la Francophonie dans la Constitution, ne peut que saluer l'adoption du projet de loi constitutionnelle le 21 juillet 2008, tout du moins sur ce point. (voir le communiqué d'ALF)

 Le 24 juin 2008, à l'initiative de Jacques Legendre et de Louis Duvernois, le Sénat a adopté à l'unanimité la modification de l'intitulé du titre XIV et l'ajout d'un nouvel article 87 (voir plus bas). L'Assemblée Nationale s'est ralliée le 9 juillet et ces modifications ont donc été adoptées au Congrès de Versailles !  

Si l'on peut regretter que cet article soit passé quasiment inaperçu, et dans la presse, et dans l'opinion, pour la première fois, la Francophonie a une existence constitutionnelle.
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Article 31 bis (nouveau) [du projet de loi constitutionnelle]

I. - Dans le titre XIV de la Constitution, il est rétabli un article 87 ainsi rédigé :

« Art. 87. - La République participe à la construction d'un espace de solidarité ayant le français en partage, au service de la diversité culturelle et linguistique, de la paix, de la démocratie et du développement. »

II. - L'intitulé du titre XIV de la Constitution est ainsi rédigé : « De la Francophonie et des accords d'association ».
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Le débat du 24 juin 2008 au Sénat

M. le président. L'amendement n° 377 rectifié, présenté par MM. Legendre, Gouteyron, Marini, Romani, Bourdin, Duvernois, Fournier, Gaillard et Cointat, est ainsi libellé : Après l'article 31, insérer un article additionnel ainsi rédigé : I. Dans le Titre XIV de la Constitution, il est inséré un article 87 ainsi rédigé : « Art. ... - La République participe à la construction d'un espace de solidarité ayant le français en partage, au service de la diversité culturelle et linguistique, de la paix, de la démocratie et du développement. » II. L'intitulé du Titre XIV de la Constitution est ainsi rédigé : « De la francophonie et des accords d'association ». La parole est à M. Jacques Legendre.

M. Jacques Legendre. Cet amendement a pour objet de faire figurer enfin la francophonie dans la Constitution. Le moment et le lieu nous semblent appropriés. Prendre une telle mesure est une nécessité, afin de bien montrer à nos partenaires que la France se considère comme engagée dans cette construction. Un article 87, précédemment abrogé, étant, en quelque sorte, disponible, nous pouvons insérer dans la Constitution un titre XIV relatif à la francophonie et aux accords d’association. Par ailleurs, l’amendement n° 377 rectifié a également pour objet de définir la francophonie, c’est-à-dire le partage d’une langue, le français, et de valeurs, à savoir la diversité culturelle et linguistique, promue par la convention de l’UNESCO que la France a largement contribué à faire adopter, la paix, la démocratie et le développement. Ces valeurs sont contenues dans la déclaration de Bamako, au cœur de la francophonie, qui garantit que la francophonie est le rassemblement d’États uniquement démocratiques. Je souhaite que cette demande, déposée à plusieurs reprises lors de précédentes révisions constitutionnelles, puisse enfin être satisfaite.

M. Jean-Jacques Hyest, rapporteur. Tout à fait !

M. Jacques Legendre. Ce soir, j’ai une pensée pour Maurice Schumann, qui en a été longtemps l’ardent défenseur.

M. le président. La présidence s’associe à cette pensée. Quel est l’avis de la commission ?

M. Jean-Jacques Hyest, rapporteur. L’affirmation, à cet endroit de la Constitution, de la participation de notre pays à l’espace francophone, assortie d’objectifs de paix et de diversité culturelle et linguistique, nous paraît judicieuse. Certains l’ont considérée comme nécessairement complémentaire de la reconnaissance des langues régionales, mais ne revenons pas sur ce sujet. En tout état de cause, adopter cette disposition marquerait l’attachement de notre pays à la langue française, qui est non seulement la langue de la République, mais aussi un lien précieux avec nombre de pays amis. La commission a donc émis un avis très favorable sur cet amendement.

M. le président. Quel est l’avis du Gouvernement ?

Mme Rachida Dati, garde des sceaux. Monsieur le sénateur, le Gouvernement partage tout à fait votre souci de valoriser la place de la francophonie dans le monde, la francophonie étant un axe important de notre politique étrangère, au même titre que notre participation à la construction européenne. Toutefois, notre attachement à la francophonie, tout comme au projet européen, pourrait figurer, selon le Gouvernement, dans le Préambule. Le comité présidé par Simone Veil réfléchit à l’opportunité d’une telle modification, pour donner un ancrage constitutionnel aux grandes orientations de notre politique étrangère. Par conséquent, je vous propose d’attendre les conclusions de ce comité. Le Gouvernement s’en remet à la sagesse de la Haute Assemblée sur cet amendement.

M. le président. Je mets aux voix l'amendement n° 377 rectifié. (L'amendement est adopté.)

M. le président. Je constate que cet amendement a été adopté à l’unanimité. (Applaudissements sur les travées de l’UMP.) Un article additionnel ainsi rédigé est inséré dans le projet de loi constitutionnelle, après l'article 31.


Il faut défendre l'Italien dans les instances européennes ! - le 19/07/2008 - 10:54 par MAR

Il faut défendre l'Italien dans les instances européennes !

Silvio Berlusconi invite les membres de son gouvernement à déserter les réunions si les traductions en italien ne sont pas assurées par l'Union européenne.

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Dans une lettre à ses ministres, le président du Conseil leur rappelle qu'il faut s'opposer à la pratique lancée par la Commission «introduisant la notion ambiguë de langue de travail [...], qui crée une hiérarchie entre langues au profit de l'anglais, du français et de l'allemand».

Le nouveau commissaire italien et vice-président de la Commission, Antonio Tajani, aurait, selon le Corriere della Sera, imposé la langue de Dante comme idiome de travail à son cabinet à Bruxelles.

Si même un Silvio Berlusconi grand promoteur en son temps, de l’école des trois I : Inglese, Informatica, Impresa (entreprise) se met à défendre l'Italien, qu'attendent nos dirigeants pour imposer la même chose à Bruxelles ?

 


Partenariats en anglais : la traduction est nécessaire - le 02/07/2008 - 10:54 par MAR

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Partenariats en anglais : la Cour d'appel de Paris impose une traduction (6 février 2008)

Il est constant que le secrétaire général d’un Ordre d’avocats a établi une attestation selon laquelle il a certifié qu’un avocat de son Barreau, MCX, ancien conseil juridique, était inscrit au tableau de l’Ordre des avocats dudit Barreau, et qu’il était membre du partnership avec lequel le requérant avait eu un contentieux.

Le requérant, au soutien de ses prétentions, expose que devant le refus de l’Ordre de produire une expédition de la délibération du partnership ayant investi M X d’une telle qualité, il a sollicité la condamnation du Bâtonnier à lui verser une somme de 7 000 € à titre de dommages et intérêts. Devant la Cour, il invoque non plus les disposi tions de l’article 1382 mais celles de l’article 1384, alinéa 5 du Code civil, le secrétaire général étant un préposé de l’Ordre au sens dudit article.

En effet, la responsabilité directe du commettant peut être recherchée, ainsi que l’admet de longue date la jurisprudence la plus constante. Pour étayer ses prétentions, le requérant a sol licité et a obtenu du magistrat de la mise en état la production, certifiée conforme, des accords de partenariat dont fait état un affidavit.

Cependant, ces pièces, certes produites en original, sont en langue anglaise (États-Unis), méconnaissant l’ordonnance royale du 15 août 1539 dite de Villers-Cotterêts relative à l’usage de la langue française. Il convient, pour une complète information de la Cour, avant dire droit au fond, d’en transcrire la traduction, aux frais avancés de l’Ordre des avocats, par un interprète traducteur.

C. Paris (1re ch. A), 6 février 2007: Paul G. c. Ordre des avocats de X.
M. Debû, prés.; M. Grellier, Mme Horbette, ass. — Mme Huyghe, SCP
Bommart-Forster-Fromantin, avoués; M Chain Lacger, av.

Note : L’intérêt de l’arrêt rapporté ne réside pas spécifiquement dans le cas d’espèce, mais dans le rappel, en ce temps où la langue anglaise envahit notre quotidien, qu’en application de l’ordonnance de Villers-Cotterêts, l’usage de la langue française est la règle devant les tribunaux (et non le latin). La solution adoptée ici est dès lors sans reproche. On peut ajouter que la loi Toubon du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française, et son décret d’appli cation du 3 mars 1995, ont étendu l’application de cette règle hors des enceintes de justice.

Extrait de la Gazette du palais des 27 et 28 juin 2008

 


L’INSERM doit parler français ! - le 27/06/2008 - 17:53 par MAR

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Les auditions en anglais à l'Inserm annulées par le Tribunal administratif de Paris (27 juin 2008)


Deux organisations syndicales de l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), le SGEN-CFDT et le SNTRS-CGT ont publié, le 2 juillet 2008, un communiqué de presse commun résumé ci-dessous :

Le 12 janvier 2005, le Conseil scientifique de l’INSERM a édité une note sur les modalités d’évaluation des centres de recherche en précisant que

«  …le Conseil scientifique siègera en présence d’experts étrangers […], le corollaire est une audition en anglais de l’équipe de direction du Centre de recherche ».

Le 29/04/2005 le Département de l’évaluation scientifique de l’INSERM adressait une note aux candidats confirmant ces modalités d’évaluation.

Les organisations syndicales de l’INSERM manifestèrent alors une opposition à ces mesures arbitraires et illégales. Ce fut le cas en particulier du SGEN-CFDT et du SNTRS-CGT qui saisirent le tribunal administratif de Paris.

Par son jugement du 27 juin 2008, le Tribunal administratif de Paris a annulé les décisions de l’INSERM.

Dans les attendus de ce jugement, il est précisé que « l’INSERM, en tant que personne publique, ne pouvait légalement imposer l’usage de la seule langue anglaise, même avec un système de traduction »

L’INSERM a été de plus condamné aux dépens (3 152 €)

 


Le Monde s'intéresse enfin, un peu, au Français ! - le 22/06/2008 - 10:53 par MAR

Le Monde s'intéresse enfin (un peu) à la Langue Française !

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Bonne nouvelle ! Le Monde dans son numéro daté du 22-23 juin 2008, dans la page consacrée au courrier des lecteurs et par la voix de sa médiatrice, Véronique Maurus, semble s'intéresser enfin, un tout petit peu, au sort du français :

Invasions barbares

Le Monde du 22-23 juin 2008
par Véronique Maurus, Médiatrice

La défense de la langue, tâche récurrente du médiateur français, est mal comprise à l'étranger : nos confrères se gaussent de cette « marotte » qui, à leurs yeux, fleure le nationalisme ombrageux prêté à notre pays. Rien de tel, pourtant, dans l'abondant courrier que nous adressent les lecteurs. Mais beaucoup d'inquiétude face à l'inexorable recul du français, supplanté par l'anglais non seulement dans le monde, mais aussi en France, où la mode et une sorte de snobisme puéril répandent l'usage du franglais dans les banlieues comme dans les cercles dits intellectuels.


Dernier sujet d'alarme, la prestation, le 24 mai, de Sébastien Tellier, qui représentait la France à l'Eurovision en chantant... en anglais. « La France, en reniant sa langue, s'est ridiculisée aux yeux de l'Europe entière, comme en témoignent les commentaires jubilatoires des télévisions anglophones, proteste, entre autres, Jean Hourcade (L'Etang-la-Ville, Yvelines). Si les Français ne défendent pas leur langue et l'idée de diversité culturelle au cours d'un événement aussi médiatique que l'Eurovision, personne ne le fera à leur place (...). »


Si les lecteurs nous interpellent de plus en plus nombreux sur ce thème, c'est qu'ils sont convaincus que la presse en général et Le Monde en particulier portent une responsabilité dans cette déliquescence. « Le quotidien français de référence, grâce à un titre, le 2 juin, a validé l'indépassable concept de «short list», il était temps !, relève Marc-Antoine Bécµe (Vincennes). Le Monde avait réussi à éviter «e-mail» en adoptant courriel. Ici, un terme de jargon, quasi inconnu du grand public (comme «prime time» il y a dix ans) est imposé aux lecteurs. Le journal aura ainsi, par paresse intellectuelle ou démission, une fois de plus fait progresser le franglais. Dommage ! » De fait, l'expression « cercle restreint », plus compréhensible et guère plus longue, remplace avantageusement « short list ».


A écouter nos lecteurs, les crimes de « lèse français » sont d'inégale portée. Le plus dénoncé, car lourd de conséquences, consiste à adopter sans vergogne un mot fraîchement débarqué de Londres ou de Wall Street, lui donnant ainsi droit de cité. Exemples : « class action » (action collective), ou « hedge fund » (fonds spéculatif), utilisé de manière récurrente dans nos colonnes, depuis le début de l'année, notamment le 10 février, « en dernière page et en titre, sans guillemets ni rien », s'offusque Elisabeth Labrousse (courriel).


Autre intrus, « desk », a été abondamment employé à l'occasion de l'affaire Kerviel. : « Je ne comprends même pas de quoi il s'agit », s'indigne Jean-Louis Belleterre (courriel). Qu'il désigne, en l'occurrence, une activité particulière au sein d'une salle des marchés n'empêche pas qu'on le remplace tout simplement par « bureau », sa traduction littérale - moins chic mais plus clair.


Quant à « subprime » (prêt à haut risque), il est utilisé à tort et à travers depuis des mois, nous signale Jean Cevaër (Pornichet, Loire-Atlantique) : « l'expression correcte est «subprime loan» ; par antiphrase, c’est un prêt qui est «au-dessous» de la première qualité. Si les Français ne peuvent parler anglais, ils pourraient au moins parler correctement leur langue d'Etat. »


A leur décharge, les journalistes ne sont pas linguistes, et le recours aux dictionnaires a des limites : on peut, éventuellement, traduire « chat » par « causette », comme le recommande le Larousse, mais « clabaudage », suggéré par le Grand dictionnaire québécois (à la pointe de ce combat), paraîtrait encore plus étrange.


Les rédacteurs n'ont en revanche aucune excuse quand ils emploient des mots traduits depuis longtemps. Ecrire « check point » et non barrage, « coach » (entraîneur), « pipeline » (oléoduc, gazoduc, aqueduc), « newsletter » (lettre d'information), « think tank » (groupe de réflexion), « sac shopping » (cabas), et on en passe, relève de la négligence pure et simple. Idem pour le verbe « booster » (stimuler), ou les « impacter » (influer sur) et « manager » (gérer), qui exaspèrent nos lecteurs.


Le barbarisme, moins décelable, constitue pourtant le stade ultime de l'anglicisme : il consiste à employer des mots français dans leur sens anglais, ce qui les rend ambigus ou carrément abscons. Cette « invasion barbare » sévit malheureusement de plus en plus dans nos pages, avec l'aide des plumes les plus averties. Hélène Fournier (Fontenay-sous-Bois, Val-de-Marne) nous reproche ainsi d'avoir écrit, le 10 mai, dans un entretien : « Nous n'avons sans doute pas les moyens de disposer de ces corps... » « En anglais, «to dispose of» signifie «se débarrasser de», et je pense qu'alors la phrase devient compréhensible », précise-t-elle.


Les barbarismes les plus répandus finissent par devenir intelligibles : « en charge de » (chargé de), « en capacité de » (capable de), « initier » (au sens de commencer), « domestique » (pour national) agacent mais ne trompent plus guère. « Sécuriser », employé au sens anglais d'« obtenir » (un accord, un cessez-le-feu), est déjà plus sournois, de même que le mot « intelligence » (au sens de renseignement).


Mais que dire de « déception », écrit à la place de « tromperie » (« tout un art de la déception », résumant les qualités machiavéliques) ? Ou encore de « versatilité » en nom et place de « polyvalence » (« L'homme politique doit manifester sans cesse sa versatilité ») ? Ces deux derniers exemples ont pourtant été relevés dans une chronique récente par Michel Masson (Paris)... Le comble est atteint quand on utilise une tournure de grammaire anglaise en français, produisant un jargon insupportable. « Une marque de snobisme doublée d'une maladresse », proteste Paul Combaux (Vienne, Autriche), exemples à l'appui.


Combat d'arrière-garde ? Le médiateur, moderne Sisyphe, qui, sans cesse, rabâche le bon usage, en a souvent l'impression. Le directeur de la rédaction itou : « Je chasse le franglais tout le temps. C'est un faux snobisme, et une incorrection vis-à-vis des lecteurs », gronde Alain Frachon. En vain. Ou presque.


Car il y a quand même quelques victoires. Si l'avenir de « courriel » reste à ce jour incertain, « discompte » s'est imposé, et « fixing » (fixage d'un cours) a totalement disparu de nos pages depuis un an. Maigre consolation.

Courriel : mediateur@lemonde.fr


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