En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés. Mentions légales.
   Ma patrie, c'est la langue française   (Albert Camus)

ALF

Cadre institutionnel

Et encore...

Traduisons le franglais...

Réseaux sociaux

La Voix francophone

voix_francophone.pngVous voulez participer au débat ? participez au forum La voix francophone

Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

 ↑  

Lettres de protestation

Der. nouv.

nouvelles/pays.jpgRésolution internationale pour le droit à la langue nationale et à la non-discrimination linguistique - le 11/04/2009 - 16:21 par Albert_Salon
Résolution internationale syndicats-parlementaires-associations
pour le droit à la langue nationale et à la non-discrimination linguistique

Les associations, les syndicats et les parlementaires français, italiens, allemands et québécois, réunis lundi 9 mars 2009 à l'Assemblée Nationale, qui ont dénoncé l'hégémonie de la langue anglaise au travail, et défendu le droit pour chaque salarié de travailler dans sa langue nationale dans son pays ont signé la résolution suivante :

Résolution du 9 mars 2009
Comité du 9 mars pour le droit à la langue nationale et à la non-discrimination linguistique

Les représentants soussignés de syndicats d’Allemagne, de France, d’Italie et d’associations de promotion des langues nationales et de la diversité linguistique de ces pays ainsi que de Belgique et du Québec, réunis le 9 mars à Paris, au Palais Bourbon, sous la présidence de M. Jacques Myard, Député, Maire de Maisons-Laffitte (Yvelines) :
  • ayant manifesté et vérifié ce jour la similitude des situations dans leurs entreprises et notamment les plus grandes, de leurs langues nationales qu’une langue étrangère tend à supplanter, et la communauté des souffrances et discriminations que les salariés de leurs pays respectifs endurent du fait de cette imposition tout aussi bien que les avantages économiques qui en dérivent pour l’économie et le marché du travail anglo-saxons ;
  • rappelant que la discrimination linguistique est expressément interdite par la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, adoptée en l’an 2000, et que la parité de toutes les langues officielles est établie en termes de droit par les traités instituant l’Union européenne elle-même ;
  • s’appuyant d’une part sur leurs constitutions et législations nationales, et, d’autre part, sur la Convention sur la diversité culturelle, adoptée en octobre 2005 par l’UNESCO, et entrée en vigueur après ratification notamment de leurs propres pays ;
  • rejoignant les résolutions par lesquelles le Sénat français et le Bundestag allemand se sont adressés en 2009 aux autorités de l’Union européenne pour leur rappeler que l’Union se fonde sur « l’unité dans la diversité », que cette diversité s’exprime notamment dans le multilinguisme, que l’Union doit respecter la diversité linguistique et interdire « toute discrimination fondée sur la langue », et que cette Union a adopté des directives sur la sécurité et la protection des travailleurs ;
  • déterminés à faire cesser ces souffrances et discriminations, à rétablir la diversité linguistique et la dignité de leurs langues nationales, et à faire respecter le droit des salariés à travailler dans celles-ci ;
1) Constituent le «Comité du 9 mars» pour le droit à la langue nationale et à la non-discrimination linguistique, composé par une coordination internationale de liaison des syndicats, des politiques, des associations de promotion des langues nationales et de la diversité linguistique, pour coordonner les informations et surtout lancer les actions nationales, européennes et internationales en faveur de la démocratie linguistique.

2)
Appellent à les rejoindre les syndicats, les élus et les associations de tous pays qui partagent respectivement les objectifs communs de cette Coordination et invitent toutes les organisations fondatrices à mettre autant que possible toutes les ressources humaines et financières nécessaires à un fonctionnement efficace de la Coordination.

3)
Précisent qu’en matière d’entreprises et de relations du travail, l’initiative d’éventuelles actions communes appartient à une Coordination syndicale internationale notamment pour coordonner les informations et surtout pour faire de la politique linguistique démocratique une priorité à l’intérieur des syndicats ; il importe en premier lieu de porter à la connaissance au plus haut niveau des syndicats européens les études réalisées par l’université de Genève et le collège du « Modern Üzletitudomànyok Föiskolàja » de Tatabànya en Hongrie, sur les avantages pour le système économique du Royaume-Uni et des autres pays anglo-saxons.

4)
S’engagent à se donner le plus rapidement possible un Règlement de fonctionnement au Comité et à la Coordination.

Fait le 9 mars 2009 au palais Bourbon, à Paris

Pour les syndicats :
allemands :  pour la Christliche Gewerkschaft Metall (CGM) :

français
: pour le Syndicat national de l’Assurance et de l’Assistance (SN2A, de la CFTC) Muriel TARDITO, Présidente ;

italiens
:  pour la Fédération des Travailleurs de la Connaissance (FLC Cgil, Roma) : Joëlle CASA, Secrétaire nationale Politiques internationales et européennes de l'Éducation ;
 pour l’Unione Italiana Lavoratori Metalmeccanici (UILM-UIL, Roma) : Lapo ORLANDI, Président;

Pour les associations
allemandes : pour le Verein deutsche Sprache (VDS) :  Professor Dr. Walter KRÄMER (Universität Dortmund), Président

françaises : pour Avenir de la langue française( ALF) : Albert SALON, ancien ambassadeur, Président
- pour l’Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (ASSELAF) : Philippe de SAINT-ROBERT, écrivain, Président
- pour Défense de la langue française (DLF) : Marc FAVRE d’ÉCHALLENS, Président de la Délégation Paris et Île de France
- pour le Cercle littéraire des écrivains cheminots (CLEC) : Maurice LE LOUS, Vice-Président
- pour le Forum francophone international (FFI-France) : Albert SALON, ancien ambassadeur, Président
- pour l’Observatoire européen du Plurilinguisme (OEP) : Christian TREMBLAY, Président
- pour la Société française des Traducteurs (SFT) : Denis GRIESMAR, ancien Vice-Président ;

italiennes : pour l’Associazione radicale per la Democrazia linguistica  (ERA-onlus) : Giorgio PAGANO

québécoises : pour Impératif français : Jean-Paul PERREAULT, Président
- pour le Forum francophone international (FFI-Québec) : François GAUTHIER, Président

internationales
: pour l’Association francophone d’Amitié et de Liaison (AFAL) : Boris ZINOVIEFF, Secrétaire Général
- pour l’association Athena : Anna-Maria CAMPOGRANDE, Présidente
- pour le Carrefour des Acteurs sociaux : Jacques BERGERON, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (Québec),
Joël BROQUET, Président pour la France
Mathias MORAWSKI (Pologne), Président du « pôle francophonie » et de l’Association d’amitié franco-polonaise

Pour la presse :
italienne : pour Ora Italia :  Salvatore ABELICE

Pour les Parlementaires :
- Nicolas DUPONT-AIGNAN, Député
- Maxime GREMETZ, Député
- Philippe MARINI, Sénateur
- Jacques MYARD, Député, Président du Cercle Nation et République

nouvelles/jacques-gerault.jpgMerci à Jacques Gérault ! - le 27/03/2009 - 20:08 par MAR
Merci à Jacques Gérault !

(l'explosion de Lyon Airports en vol)

Jacques Gérault, préfet de la région Rhône-Alpes et préfet du Rhône, représentant de l'État actionnaire à 60 % de la société, a demandé et obtenu jeudi 26 mars 2009, lors du conseil de surveillance, le retrait de cet anglicisme, jugeant  inadmissible que certaines institutions sous-estiment le poids économique et culturel de la langue française.
"Cela m'a choqué, j'estime qu'on n'a pas à avoir honte de la langue française qui est une langue internationale. Nous sommes une très grande puissance économique, nous ne sommes pas encore une succursale de telle puissance anglo-saxonne dans notre pays. Et par conséquent si on veut développer une politique économique de rayonnement international ce ne pas par de tels procédés que on y arrivera mais c'est certainement par des actions de fond" a par ailleurs déclaré Jacques Gérault au micro d'Europe1.
L'agence Brainstorming, qui avait trouvé la nouvelle dénomination Lyon Airports, prévoyait également de lancer un consumer mag, un trimestriel pour les passagers, et d'appliquer leur stratégie de low stress airport. Le changement d'appellation aurait au total coûté près de 200 000 euros.

Merci à Jacques Gérault !
Merci à un préfet d'avoir fait respecter la Constitution1  et la Loi2

Il peut paraître étonnant de féliciter un Préfet de le faire, mais n'en sommes-nous pas là quand chaque jour nous apporte son lot de démissions, de soumissions et de piétinements de notre langue, de notre culture et donc de notre âme ? L'anglais langue de travail au sein d'entreprises françaises en France même, colloques tenus en anglais en France sur fonds publics,  cours d'université en anglais, affiches, dénominations... Comme il est étonnant d'ailleurs que de grands élus de la République comme Gérard Collomb qui préside le Grand-Lyon (Courly), Michel Mercier qui préside le conseil général du Rhône et Jean-Jack Queyranne qui préside le conseil régional Rhône-Alpes qui à eux trois contrôlent 15 % du capital des aéroports de Lyon n'aient émis aucune objection à ce piétinement caractérisé de notre langue et par là même de nos institutions. Incompétence ?  Démission ? Ignorance ?

Pour la petite histoire (la toute
petite histoire) Brainstorming, l'agence, dont le nom même indique la sujétion, qui a imaginé ce baptême anglomaniaque, se permettait de détourner une déclaration d'amour d'Anatole France à la langue française pour justifier son idéologie servile et mercantile  : pour porter notre excellence française et nos valeurs, pour être entendu et compris, adaptons-nous à nos interlocuteurs. Ce qui, si l'on a bien compris l'auteur de ces lignes, un certain Jean-François Bourrec, revient à dire pour porter notre excellence française devenons anglo-saxons. Instructif !

Pour la première fois depuis longtemps je suis fier d'un haut représentant de l'État et cela montre qu'à ce niveau, une certaine conception de la République et une certaine conception de la France existent encore.

Encore merci Monsieur Gérault !

Marc-Antoine Renard

Voir également nos nouvelles précédentes consacrées à cette affaire : Lettre à Lyon Airports (sic !) et Lyon Airports ne passe pas !

Écoutez le Billet de Jean-Luc Boujon sur Europe 1 avec l'intervention de Jacques Gérault

Voir le Billet de Robert Solé dans Le Monde : French Republic et l'article des Échos : Pas d'anglicisme pour "Lyon Airports"


Voir le Blog de Bruno Dewaele (La Voix du Nord) : Retard indéterminé pour LyonAirports

 Épilogue : la société semble avoir enfin remplacé le logo Lyon Airports sur le site http://www.lyon.aeroport.fr par Aéroports de Lyon  mais les clients de l'aéroport Saint-Exupéry circulent encore à bord de navettes aux couleurs de LyonAirports et la revue de la société s'appelle toujours " FLY'on, magazine de LyonAirports", « bilingue anglais et français ».

 


 

1 La langue de la République est le français (article 2 de la Constitution)
2
L'emploi d'une marque de fabrique, de commerce ou de service constituée d'une expression ou d'un terme étrangers est interdit aux personnes morales de droit public dès lors qu'il existe une expression ou un terme français de même sens approuvés dans les conditions prévues par les dispositions réglementaires relatives à l'enrichissement de la langue française. Cette interdiction s'applique aux personnes morales de droit privé chargées d'une mission de service public, dans l'exécution de celle-ci. (article 14 de la loi du 4 août 1994)


nouvelles/abou_diouf.jpgAbou Diouf condamne les francophones anglomanes - le 27/03/2009 - 20:07 par MAR
Abou Diouf condamne les francophones anglomanes

Le secrétaire général de la Francophonie déplore l'utilisation de l'anglais dans les organisations internationales, par les pays membres de l'organisation francophone, malgré leurs engagements à promouvoir la langue française.

Lors d'une allocution sur l'avenir de la Francophonie organisée par le Conseil des relations internationales de Montréal, M. Diouf a rappelé que, malgré l'adoption unanime, en 2006, d'un Vade-mecum sur l'utilisation du français dans les organisations internationales, certains membres de la Francophonie ne respectent pas leurs engagements. Il faut avoir le courage de dire, entre nous, que tous les représentants ou fonctionnaires de nos pays membres en poste dans les organisations internationales ne jouent pas le jeu, et qu'ils sont nombreux à choisir de s'exprimer en anglais quand rien, ni personne ne les oblige assène le secrétaire général de la Francophonie

 


 

À Bucarest en 2006, les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'OIF se sont engagés à s'exprimer en français dans les organisations internationales et régionales qui le permettent, à moins qu'ils puissent s'exprimer dans leur(s) langue(s) nationale(s).

Au Sommet de Québec, les membres de la Francophonie ont réitéré leur volonté de valoriser la langue française.

Lors du dépôt du rapport sur le suivi du Vade-mecum, en septembre 2008, 45 des 68 États membres et observateurs de la Francophonie n'avaient pas répondu au questionnaire sur l'usage du français dans les organisations internationales.


Francophonie.gifNaissance de l'Observatoire de l’espace francophone - le 26/03/2009 - 08:45 par MAR
Naissance de l’Observatoire de l’espace francophone

L’Observatoire démographique et statistique de l’espace francophone a été créé le 25 mars à Montréal. Il doit permettre l’élaboration d’un tableau d’ensemble permanent de l’évolution de la situation du français dans le monde.

Le protocole d’entente créant l’Observatoire a été signé en présence d’Abdou Diouf, secrétaire général de l’Organisation Internatio­nale de la Francophonie (OIF). La promotion du français est l’objectif premier de l’OIF. La langue française est le ciment de notre coopération, mais elle représente aussi un système de valeurs, celui que nous entendons défendre à l’échelle du monde. Nous avons besoin d’un plus grand volontarisme pour sa promotion a-t-il déclaré.

La création de l’Obser­vatoire démographique et statistique va dans ce sens. «L’Obser­vatoire aura pour objectif le développement de stratégies d’action efficaces et concrètes en faveur de la langue française», a affirmé  Pierre Arcand, le ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Franco­phonie.

Cette entente découle de l’engagement pris par le premier ministre Jean Charest à l’occasion du XIIe Sommet de la Francophonie qui s’est déroulé à Québec en octobre dernier. Lors de l’événement, le Québec avait affirmé sa position comme soutien privilégié de l’OIF dans la promotion de la langue française. M. Diouf a d’ailleurs salué «l’investissement e­x-em­plaire du Québec en faveur du français».

L’OIF, qui regroupe 56 États et gouvernements, a adopté en 2008 une Déclaration et des Résolu­tions touchant quatre enjeux : la langue française, la paix, l’éducation et le développement durable.

nouvelles/Lyon-Airports.jpgLyon Airports ne passe pas ! - le 24/03/2009 - 19:35 par MAR
Le préfet de la région Rhône-Alpes demande le retrait du nom "Lyon Airports" !
Une fois n'est pas toujours coutume, l'Etat fait respecter la loi et la Constitution.


 

 (communiqué de la Préfecture)

Dans un courrier qu'il a adressé le 20 mars dernier au président du directoire de la société Aéroports de Lyon, Jacques Gérault, préfet de la région Rhône-Alpes et préfet du Rhône, s'élève contre le changement de nom de la société Aéroports de Lyon (dont l'Etat est actionnaire à 60 %), devenu Lyon airports et demande le retrait de cette nouvelle appellation.

Le préfet estime en effet qu'il est aujourd'hui plus essentiel d'ouvrir davantage Aéroports de Lyon à l'international, par une politique commerciale dynamique, que de n'engager qu'un simple changement de nom. Le choix de cette nouvelle signature, calquée sur les codes anglo-saxons, ne peut évidemment pas constituer une stratégie de communication adaptée aux enjeux d'un territoire dont l'économie représente 10 %  du produit intérieur brut français. De plus, il juge inadmissible que certaines institutions sous-estiment à ce point le poids économique et culturel de la langue française et les valeurs qu'elle véhicule.

Par ailleurs, cette démarche conduira inéluctablement à terme à effacer l'appellation et le logo Aéroport Lyon Saint-Exupéry et à se priver du coup de l'ensemble des symboles véhiculés par ce nom.

Enfin, le préfet s'interroge sur le coût probablement élevé de ce changement de nom et l'opportunité d'une telle dépense en cette période de crise économique.


Avenir de la Langue Française qui s'est élevé avec force contre la nouvelle dénomination par une action en direction des élus et des pouvoirs publics, (voir également le texte de François Griesmar Lettre à Lyon Airports (sic !) dans les nouvelles), ne peut que se réjouir de cette trop rare prise de conscience et féliciter le préfet de la région

de faire respecter la loi et la Constitution (on en est là !)

Marc-Antoine Renard

nouvelles/Continental2.jpgLicenciés en anglais à 5 h du matin par haut-parleur - le 18/03/2009 - 17:28 par MAR
Licenciés en anglais, à 5 heures du matin par haut-parleur

Jeudi 12 mars 2009, à 5 heures du matin, les ouvriers de Continental de Clairoix (Oise),  dans la cour de l'usine apprennent en anglais, par haut-parleur, que leur établissement ferme.

Au mépris total de la procédure, s'ajoute le mépris de la forme, la négation de ce qui fait l'essence même de la vie des ouvriers : leur langue !

nouvelles/Nike.jpgNike à Paris pour la victoire des anglais - le 17/03/2009 - 08:45 par Jean_Hourcade
Nike milite à Paris pour la victoire des anglais

Avec son slogan "V is for victory", la société américaine a bien réussi son objectif apparent : faire gagner l'équipe dont c'est la langue : l'équipe d'Angleterre.

Les Bleus ont effectivement subi à Twickenham, dimanche 15 mars, la pire des déroutes devant les Anglais depuis le 37 - zéro de 1907  (34 à 10) après une première mi-temps déshonorante (aucun point marqué à la pause, devant des Anglais déchaînés et rigolards). Comme pour le concours de l'Eurovision de l'an dernier, le ridicule et le déshonneur ont suivi le reniement, ce qui est en effet juste et dans l'ordre des choses.

nouvelles/salon-livre-2009.jpgALF au Salon du Livre de Paris - le 11/03/2009 - 09:02 par Laura_Lebeau
Avenir de Langue Française au Salon du Livre
du 13 mars au 18 mars 2009 à Paris (Porte de Versailles)

venez nous y rencontrer ! (emplacement L26)
vendredi 13, samedi 14 et dimanche 16 : 9h30-20h
  lundi 16 : 9h30-18h30 (Journée professionnelle)
mardi 17 : 9h30-22h (nocturne) - mercredi 18 : 9h30-17h
(emplacement L 26 près de l'entrée
entre la Maison de la Chasse et le Ministère de la Défense)

Publier et diffuser des livres de littérature de langue française n’a aucun sens
si on ne défend pas cette langue française.
SalonDuLivre.jpg
Le Salon du Livre de Paris est devenu une référence dans le calendrier des rendez-vous culturels majeurs de notre pays. Il rassemble en un même lieu tous les acteurs professionnels du livre et propose aux entreprises sensibles à la culture, des maisons d’édition aux institutions officielles, d’associer leur image et leurs valeurs à ce temps fort du livre et de la lecture, et par conséquent, à la langue française dans toute sa diversité.

C’est dans cet esprit que l’Association Avenir de la Langue Française (ALF) trouve tout naturellement sa place disposant d’un emplacement au Salon du Livre, du 13 au 18 mars 2009.

C’est l’occasion pour ALF d’accroître sa visibilité auprès du public, de diffuser ses messages et ses publications, de faire connaître ses actions, et ainsi sensibiliser l’opinion autour des problématiques liées à la langue française.
Notamment, les menaces qui pèsent sur elle face à l’hégémonie linguistique anglo-saxonne, la négligence des élites qui participent à la perte de son influence dans le monde, et le désintérêt scandaleux pour la francophonie.

Une équipe d’administrateurs anime l'emplacement en permanence pour accueillir les membres d’ALF et susciter de nouvelles adhésions.
C’est aussi pour ALF une occasion exceptionnelle de rencontrer les professionnels concernés par la langue sous toutes ses formes : auteurs, éditeurs, journalistes, le Bureau International de l’Édition Française, les maisons d’édition d’Outre-Mer, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, … et de mener des actions percutantes afin de créer de nouveaux partenariats et d’approfondir ceux déjà établis.

Une action particulière est menée auprès des éditeurs scientifiques pour les mobiliser sur le maintien de la langue française comme langue de publication scientifique. La présence d’ALF au Salon du Livre de Paris 2009 se veut ambitieuse, à la hauteur des défis passionnants à relever, mais cela ne sera pas sans vous !

Nous vous attendons nombreux en visite sur l'emplacement d'Avenir de la langue Française, n° L 26
(près de l’entrée, face à Télérama et à côté du Ministère de la Défense).

SalonDuLivre2.jpg

ALF propose au public 2 manifestations festives et gratuites auxquelles vous êtes tous conviés :

1 -Dimanche 15 mars de 16h – 18h : Signature/rencontre :
À noter la présence du Président d’ALF M. Albert Salon.
- Albert Salon, Colas Colo, Colas Colère (un enfant de France contre les empires et France),
Québec, Wallonie : Même combat !
- Yves Montenay, La langue française face à la mondialisation.
- Thierry Burkard, Odilia Codex.
- Joseph Tsang MangKin, Les héritiers de la franc-maçonnerie égyptienne de Memphis-Misraïm.
- Yvan Gradis, Avancez vers le fond (recueil de nouvelles).

2- Mardi 17 mars de 17h – 19h : Spécial Île Maurice :
Rencontre littéraire et amicale avec 5 auteurs mauriciens : thé mauricien offert !
- Umar Timol, Vagabondages (poèmes)
- Gillian Geneviève, Le meilleur des mondes (théâtre), Prix du Livre de l’Île Maurice.
- Laval Ng Man Kwong, La ballade du bout du monde (2 tomes).
- Joseph Tsang MangKin, Les héritiers de la franc-maçonnerie égyptienne de Memphis-Misraïm.
- Issa Asgarally, L’Île Maurice des cultures ; L’Interculturel ou la guerre. (essai)
Les auteurs ont été invités à l’initiative de l’Association France Maurice et grâce au soutien généreux d’Air France et du Centre Charles Baudelaire (centre culturel français de l’Île Maurice) afin de renforcer l’action culturelle entre la France et l’Île Maurice.
Laura-Françoise Lebeau
Administratrice d’ALF
Responsable Projets et Développement.

nouvelles/welcome.jpgWelcome ou la démission anglomane du cinéma - le 09/03/2009 - 17:09 par MAR
Welcome ou la démission anglomane du cinéma

La sortie du film Welcome de Philippe Lioret avec Vincent Lindon est l’occasion de faire un point sur la dérive anglomane des titreurs de films.
Quelque soit la qualité de ce film, sans doute grande, je n'irai pas le voir...
 
Nous étions habitués aux films états-uniens ou anglais ne traduisant plus leurs titres, comme en pays conquis, (quelques exemples récents : Last chance for love, Burn after reading, Frozen river, Of time and the city…). Nous avions également nombre de films d’autres pays dont les distributeurs se croient obligés de nous imposer leurs titres en anglais : Back soon (Islande), H-Story (Japon), Kitchen stories (Norvège), Sleep dealer (Mexique !)  [Le comble du ridicule est d'ailleurs atteint quand Arte diffuse le 1er avril le film hongrois Szép nàpok,
 sous le titre Pleasant days quand il s’intitule, pour les  germanophones Schönen Tage !]

Nous avons maintenant une multiplication de films français se voulant tellement plus internationaux et titrant également en anglais, comme  par exemple :  2 days in Paris de Julie Delpy, Home d’Ursula Meier et Thierry Spicher avec Isabelle Huppert, Hello Goodbye  de Graham Guit avec Fanny Ardant et Gérard Depardieu, King Guillaume de Pierre-François Martin-Laval, LOL (laughing out loud) de Lisa Azuelos avec Sophie Marceau et donc Welcome.

Cette façon de titrer ses œuvres en anglais veut implicitement dire : excusez-nous nous ne sommes pas anglo-saxons, les seuls qui aient vraiment le droit, au fond, de faire des films, mais on essaye de se mettre au niveau. Le spectateur ainsi bien formaté finira toujours par préférer les originaux aux copies et aller voir directement les films anglo-saxons.

Il en est de même pour certaines bandes-son de films français qui sont entièrement en anglais. Le dernier cas qui nous ait été donné de voir c'est celui de Romane par moins 30 d'Agnès Obadia, agréable comédie en coproduction franco-québecoise qui se passe dans les deux pays. Pour faire découvrir la musique de l'autre, en quelle langue croyez-vous que soit la bande son ?  A 100 % en anglais (non j'exagère la chanson de fin est en espagnol !), il est vrai que les québecois ne savent pas chanter, c'est bien connu !

En dehors des titres de films et des bandes-son, le mal semble plus profond. Le Monde, le 17/1/2009 titrait sur un "Record pour les films français à l'exportationnous disant que : "[...] le record 2008 tient à un homme, Luc Besson [réalisateur, en autres, de Joan of Arc]. Parmi les quatre films les plus vus par les spectateurs étrangers, trois sortent de son entreprise, Europacorp. Il est vrai que tout avait été fait pour ça : des films tournés en anglais, sur des arguments internationaux, avec des vedettes anglo-saxonnes : le marché visé n'était en rien l'Hexagone."

Peut-être, mais si les films sont tournés en anglais avec des vedettes anglo-saxonnes et des arguments internationaux, c'est à dire se passant aux États-Unis(!),(on peut penser qu'il est également plus simple que tous les techniciens soient anglo-saxons) en quoi ces films sont-ils encore des films français  ? La seule solution pour exporter des films est-elle de devenir américains  ?
Cette politique de Gribouille ne fait qu'habituer un peu plus les spectateurs mondiaux à une vision unique du monde et à l'uniformisation générale des esprits. La profession cinématographique d’un des rares pays à maintenir une certaine résistance au rouleau-compresseur états-unien* semble hélas, consciencieusement, méthodiquement, scier la branche sur laquelle elle est assise ! (Comme quand elle avait attribué 7 césars,  à un film, Le pianiste , tourné en anglais.)

Marc-Antoine Renard

* La part de marché des films français est d'environ 45% contre 44,5% pour les films états-uniens (alors que dans le reste de l'Union européenne la part des films nationaux est plutôt de l'ordre de 20% contre plus de 70% pour celle des films états-uniens.

nouvelles/Camille.gifVictories of the Musique ? - le 09/03/2009 - 17:08 par Rgis_Ravat_AFRAV
Victories of the Musique ?

Avenir de la Langue Française ne peut que s'associer au communiqué de l'A.FR.AV qui s'indigne des Victoires de la Musique (28 février 2009) où la chanson anglophone a été très représentée et où notamment, la chanteuse Camille a reçu une 'victoire' comme "Artiste interprète féminine de l’année" pour une chanson en anglais.

On s'étonner de l'inconscience de la profession du disque qui continue ainsi à habituer le public au fait qu'il soit normal de chanter en anglais, les auditeurs habitués finiront toujours par préférer les originaux aux copies et écouter directement les artistes anglo-saxons...

 


 

 Communiqué de l'A.FR.AV www.francophonie-avenir.com

 Appel aux Francophones
 
Qui s'est offusqué, qui a protesté contre le fait qu'aux Victoires de la Musique 2009, la chanson en anglais ait été représentée aussi fortement ?

Qui a osé demander aux artistes « français » qui y chantaient en anglais, pourquoi ils trahissaient ainsi leur langue ? — Personne.

Et les autres, ces artistes étrangers installés en France qui ont chanté en anglais, pourquoi leur faire tant de publicité, pourquoi parler d'eux, alors qu'ils n'ont même pas la politesse de chanter dans notre langue, dans la langue du pays qui les accueille  ?  Les nommer aux Victoires de la Musique, c'est-à-dire avoir l'intention de donner une récompense à ces gens-là, n'est-ce pas les encourager à continuer à nous mépriser ?

Camille.gifForce a été de constater que si la chanteuse Camille a eu une Victoire de la Musique en chantant en anglais, ni Chamfort, le chanteur de service qui lui a remis le Prix, ni Nagui, le présentateur de ces Victoires, n'ont fait la moindre allusion sur le caractère anglophone de la chanson primée. Ils se sont tus sur le sujet, faisant comme si de rien était, se conduisant comme certaines personnes dans le métro témoins d'une agression :  quelqu'un  se fait bastonner quelque part dans le wagon, mais on continue tranquillement de lire son journal sans se lever pour faire fuir les agresseurs, le but étant, bien sûr, ne pas être embêté, de ne pas avoir d'histoires.

C'est un fait, aujourd'hui, en France, on a plus de problèmes à vouloir défendre la langue française face à l'hégémonie de l'anglais, qu'on en a à diffuser l'anglais partout. Défendre la langue française est devenu un parcours du combattant, c'est être un étranger dans son propre pays, une sorte de paria, c'est s'opposer à des voyous de plus en plus nombreux et puissants, et, comme dans le métro, hélas, bon nombre de personnes préfèrent faire semblant de ne pas entendre les voyous qui dégradent, massacrent  et violentent notre langue quotidiennement plutôt que de risquer, en intervenant, de passer pour des empêcheurs d'angliciser en rond.

 Si ces voyous linguistiques, ces lâcheurs de la langue française, nous les avons vus amplement aux Victoires de la Musique 2009, l'exemple, bien sûr, vient de plus haut, du milieu politique notamment et plus particulièrement des membres du gouvernement actuel. Là, les voyous linguistiques y sont légion.

En effet, que dire de Mme Lagarde, ministre des Finances, connue pour son abus de l'anglo-américain, qui a reçu, en cela, le Prix de la Carpette anglaise 2007, un Prix d'incivilité linguistique décerné chaque année par des associations parisiennes de défense de la langue française ;

que dire de Mme Pécresse, ministre de la Recherche, qui veut plus d'anglais dans nos universités pour qu'on y enseigne directement en anglais, qui veut que nos chercheurs publient davantage, et systématiquement, leurs travaux en anglais et qui dit, tout simplement, à qui veut bien l'entendre, que l'anglais ne doit plus être considéré en France comme une langue étrangère. Notons que pour toutes ses trahisons, l'infâme Pécresse a obtenu le Prix de la Carpette anglaise 2008 ;

que dire de M. Darcos, ex-ministre de la Francophonie (!) et ministre actuel de l'Éducation nationale, qui a introduit massivement l'anglais dans toutes les écoles primaires de France pour faire des Français, le temps d'une génération, des sujets parfaitement bilingues français-anglais pour que, somme toute, à l'image de la chanteuse Camille, ils fassent rayonner la France, dans le monde, dans la langue des Anglais. Un Darcos qui a lancé aussi l'idée de visioconférences afin que nos jeunes avec d'autres jeunes européens puissent ensemble s'autocoloniser à la langue de la Perfide Albion. (voir, en cela, l'exemple d'une école de Nîmes où de jeunes Italiens, de jeunes Hongrois et de jeunes Nîmois sont invités à parler angliche entre eux) ;

 que dire de Mme Albanel, ministre de la Culture, qui a donné récemment une entrevue au magazine très anglicisé Télé 7 Jours. A-t-elle profité de son passage dans ce journal anti-langue française, où les journalistes doivent être payés à l'anglicisme, vu le nombre impressionnant de mots anglais qu'on y trouve, pour y dénoncer l'anglomanie ? A-t-elle fait remarquer, par exemple, aux responsables de la rédaction que le mot anglais "e-mail", largement employé dans ce magazine, a un équivalent français qui est « courriel »  ? -- Non, rien de tout cela, mais par contre, comme pour les conforter dans leur anglolâtrie, elle leur a confié regarder des séries américaines - comprendre, étatsuniennes - en version originale afin d'améliorer son anglais ! Décidément, nous voudrions nous suicider culturellement que nous ne pourrions pas mieux faire que ce minustère de l'aculture !

que dire de Mme Dati, ministre de la Justice, qui veut introduire à l'École Nationale de la Magistrature (EMN), l'obligation pour les futurs magistrats de s'exprimer avec aisance en anglais juridique (proposition n°14)  ;

que dire de M. Kouchner, ministre des Affaires étrangères, qui parle anglais à la moindre occasion à l'étranger quitte à se mélanger les pinceaux et à créer un incident diplomatique, comme il l'a fait en Israël récemment, en semant la confusion entre les mots "hit" et "heat" mal prononcés ;

 que dire de M. Xavier Bertrand, le chouchou du Président, qui se targue de lire quotidiennement l' International Herald Tribune pour perfectionner son anglais ; etc.

Enfin, que dire du Président de la République, Nicolas Sarkozy, lui-même, qui a voulu de tels ministres voyous pour gouverner la France et qui a menti aux Français en ne respectant pas, entre autres promesses,  ses engagements électoraux en matière de langue française, de Francophonie et de lutte contre le tout anglais (voir, entre autres discours, son discours de Caen du 9 mars 2007).

Certains disent que notre Président serait un agent infiltré de la CIA (voir le document et les vidéos). Quoi qu'il en soit, à voir la marche forcée de notre pays vers l'anglais et sa future réintégration dans le giron de l'OTAN (où l'anglo-américain, bien sûr, est la seule langue « opérationnelle »), ne serait-on pas en droit tout de même de se demander, pour qui travaille M. Sarkozy ?

Comme il l'a dit récemment, Nicolas Sarkozy n'est pas pour le Québec libre, mais est-il seulement pour la France libre, une France libre d'exister en français dans le monde, une France libre d'enseigner correctement le français à ses enfants et d'en faire de fiers francophones ouverts aux langues du monde et non pas prisonniers du seul anglais, une France libre de rayonner à travers l'Espace francophone et non une France condamner à s'éteindre à l'ombre de l'Oncle Sam ?

Francophones de France et d'ailleurs, arrêtons le train de l'anglicisation, ne restons plus passifs face aux voyous linguistiques qui violent impunément de wagons en wagons notre identité francophone, cessons de regarder par la fenêtre pour se donner l'illusion que tout va bien, serrons les poings et levons-nous, le viol est un crime ! 
 
Vive la France libre francophone,

Vive le Québec libre francophone,

Vive la Francophonie unie et solidaire.

Régis Ravat

Président de l’A.FR.AV (www.francophonie-avenir.com)

nouvelles/Lyon-StExupery.jpgLettre à Lyon Airports (sic !) - le 26/02/2009 - 12:56 par Franois_Griesmar
Lettre à Lyon Airports (sic !)

Le 26 février 2009
 
   Messieurs,
 
   J'ai remarqué que les aéroports de Lyon se sont regroupés en une société dénommée
« Lyon Airports », de sorte à promouvoir « Une nouvelle identité ! Plus forte, plus dynamique, plus internationale ! », comme le proclame le site Internet des sociétés exploitantes, que j'ai consulté (Rubrique « Communication », onglet « Notre identité ») ; je cite les extraits pertinents :
 
- § 1 (extrait) : « L’image véhiculée par « Aéroports de Lyon » ne correspond plus à sa réalité. Sa dimension de plus en plus internationale, avec plus de long-courriers, son ouverture à tous les segments de trafic comme le low cost [« bas coût », for French wogs], son dynamisme commercial, ses nouveaux services, son sens de l’accueil et sa qualité de service, sont autant de signes de ce changement. »
 
- § 3 : « 3. A vouloir trop mettre en avant notre internationalisation, ne risque-t-on pas de gommer notre identité française ? Toute entreprise a une nationalité et en est fière. La nôtre est française et nous l’affichons au travers du nom de notre ville. Plus que jamais, LYONAIRPORTS est un puissant levier au service du développement économique de toute une région et contribue à son rayonnement international en étant visible et compris sous le nom qu’elle s’est choisi »
 
- § 6 : « 6. Pourquoi avoir choisi ce nom ?
- C’est un nom international, compréhensible par tous, qui fait référence à notre ancrage territorial.
- C’est un nom court, aisément mémorisable qui peut facilement se conjuguer avec un rappel de l’activité concernée.
- C’est un nom intemporel. »
 
*******
   En clair, le français est une langue de ploucs qu'il faut cacher aux étrangers ; en revanche, l'anglo-étasunien est la « savonnette à vilain » dont l'emploi intensif est indispensable pour dissimuler l'horrible tare de ne pas être né ni de vivre en Arkansas ou à Paris (Texas, of course) : Dieu merci, vos experts en « management » et en « marketing » bardés de « MBA » et autres équipements du prêt-à-penser étasunien se démènent pour arracher Lyon à sa franchouillardise. Et puis, il est vrai que pour un anglophone (les autres étrangers, on s'en moque), comprendre que « Aéroports de Lyon » a une signification vaguement voisine de celle de « Lyon Airports » représente un effort, voire une torture qu'il serait indigne de prolonger !
 
   Mais il ne faut pas vous arrêter en si bon chemin. Voici donc quelques pistes :

- remplacer le vocable « Lyon » qui sent son cul-terreux par « Lyons » (graphie anglophone) ou, mieux, par Lyon City, oh yeah !

- éliminer le nullard « aeroport » de votre adresse courriel (sorry, e-mail address) [webmaster@lyon.aeroport.fr] pour le remplacer par « airport », ce qui assurera en outre une communication plus cohérente ;

- arrêtez de pay lip service to silly jingoistic French pride (désolé, mais ça fait tellement de bien d'écrire dans la langue des Maîtres) : pourquoi nous parler de votre identité française et de votre fierté de celle-ci ? Quand on remplace « Aéroport de Lyon » par « Lyon Airport », le message est clair : le nom d'une société, c'est son drapeau (*) ; alors assumez au lieu d'essayer de faire croire que le noir c'est le blanc or the other way round : vous savez, dans la bassesse, ce sont les débuts qui sont les plus difficiles ; ensuite, toute honte (très vite) bue, on crache quotidiennement sur sa mère (sa langue maternelle) sans même plus y penser, les exemples abondent...

- essayez d'expliquer à Samsung que leur petite société arriérée ne sera jamais connue tant qu'elle ne remplacera pas son nom coréen par une éructation anglo-saxonne.
 
  À votre disposition pour vous donner quelques autres pistes (°) : « Infamy made easy », yes you can !
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
(*) NB : a posteriori, je crois avoir été injuste with Lyons Airport, Inc. car leur drapeau est bien bleu-blanc-rouge ; bon, d'accord, il ne s'agit pas du ridicule French flag ni du blason de la ville de Lyon mais du « Star and Stripes » : d'ya have a problem with that?

(°) comme expliquer à la société dénommée Aéroports de Paris (ADP) comment il faut communiquer efficacement

Lettre à l'Académie Française - le 14/02/2009 - 17:15 par Albert_Salon
AcademieFrancaise.jpgLettre à l'Académie Française
sur les dérives des ministres
envers la langue française

« Halte à la complainte du français perdu » : Nos associations pour la promotion du français, Avenir de la langue française parmi elles, reprennent volontiers ce titre et, pour l’essentiel, le contenu plein d’espoir et d’encouragements du discours que Madame le Secrétaire Perpétuel de l’Académie française a prononcé, lors d’une séance publique annuelle, le 27 novembre 2008, au Palais de l’Institut.

Mme Carrère d’Encausse y met en valeur un très récent début d’évolution des esprits vers le multilinguisme, en Europe comme ailleurs dans le monde, s’écartant de «l’unilinguisme multinational » réducteur dénoncé par Régis Debray, et suivant davantage Umberto Eco (« La langue de l’Europe, c’est la traduction »).
Cette évolution offre en effet aujourd’hui, avec une Organisation de la Francophonie un peu plus volontariste, des chances accrues à la langue française.

Il nous semble cependant que l’inquiétude au sujet de notre langue, en particulier de son statut en France, inquiétude que Mme Carrère d’Encausse conseille avec raison de ne pas nourrir à l’excès, reste justifiée par l’attitude de trop d’élites en France, cœur de la francophonie.
Nous constatons en effet que trop de nos élites restent enfermées, plus peut-être que leurs homologues d’autres grands pays, dans la conception - condamnée par Mme le Secrétaire Perpétuel – selon laquelle l’anglo-américain est le seul outil indispensable de la communication internationale, y compris dans ce continent de la diversité qu’est l’Europe, et dans des secteurs vitaux, que vous connaissez bien, de l’activité nationale en France même.

Nous observons surtout un fait assez nouveau, au moins dans l’ampleur très dangereuse qu’il prend depuis deux ou trois ans.
En effet, les efforts très accrus des gouvernements et des entreprises géantes des pays anglo-saxons pour substituer l’anglais à bien d’autres langues, principalement dans les fonctions économiques, culturelles, et internationales de ces langues, dont le français, sont dorénavant relayés et renforcés par nos organismes publics, y compris par nombre de nos ministères.
Ceux-ci se trouvent ainsi en contradiction flagrante avec les orientations données par le Président de la République, notamment dans ses deux excellents discours pertinents du 9 mars 2007 à Caen, puis du 20 mars 2008, jour de la Francophonie, à la Cité universitaire internationale, en présence du Secrétaire Général, M. Abdou Diouf.

Vous êtes invité à lire le document joint dans lequel nous avons pu ainsi relever, et dénoncer publiquement en vain, de graves dérives de ministères français, pourtant censés, au premier chef, respecter l’article 2 de la Constitution (« La langue de la République est le français »), la « loi Toubon », et, tout simplement notre tradition nationale et le bon sens.

Ce relevé dûment vérifié a été établi par l’Association « Avenir de la langue française » (ALF). Son dépliant de présentation est joint.
ALF est en partie à l’origine de l’introduction dans notre Constitution, avec l’aide de parlementaires amis de divers bords, en 1992 de la phrase de l’article 2 sur la langue de la République, puis, en juillet 2008, de la Francophonie (titre XIV et article 87 nouveaux). Elle avait aussi rédigé la première esquisse de la loi qui avait d’abord failli être en 1993 la loi Tasca, puis devint en 1994 la loi Toubon.
Elle est depuis 1995 agréée par les ministères de la Culture et de la Justice, et régulièrement subventionnée par « la rue de Valois » pour veiller à l’application de notre législation protectrice de la langue française.
Elle contribue fortement à l’étroite collaboration (veuillez me permettre de la nommer « synergie ») qui s’est établie depuis plusieurs années avec les autres associations de défense et de promotion du français, au premier rang desquelles se trouvent les deux autres associations agréées par les deux ministères précités : « Défense de la langue française » présidée par M. Jean Dutourd, et l’AFAL (Association francophone d’Amitié et de liaison) présidée par M. Jacques Godfrain, ancien ministre.

Toutes nos associations craignent de voir, peut-être dès 2009, l’attention et le soutien financier des ministères à leur égard diminuer fortement en raison : tant des contraintes imposées par la grave crise financière et économique née aux Etats-Unis, que de la tendance décrite dans le relevé de comportements ministériels ci-joint.

Avenir de la langue française n’est donc pas seule à se tourner vers ce môle solide et prestigieux du français et de la France que constituent à la fois l’Académie française en corps et les Académiciens qui la portent et l’illustrent.

Que peut bien vous demander « notre peuple » ? :
-    votre engagement, en corps mais aussi personnel, tant par les canaux directs et discrets que vous pouvez avoir avec tous nos dirigeants, qu’en portant plus fortement vos protestations et exhortations sur la place publique, dans tous media à votre portée ;
-    votre soutien, par les mêmes voies, aux propositions de politique en faveur du français et de la Francophonie que nos associations ont élaborées ces dernières années, qu’elles ont déjà eu l’occasion de vous envoyer et soumettre, et qu’elles tiennent naturellement à votre disposition, sur simple demande de votre part ;
-    votre appui personnel à la recherche par nos associations d’adhérents, de militants, ainsi que de mécènes, de parraineurs, de légueurs (ou légateurs ?), afin de permettre à nos associations, malgré la rigueur des temps, de poursuivre et de développer leurs activités en faveur de la langue française et de la Francophonie, en faveur de la pérennité de la France.
________________________________________________________________________________
Comportements des ministères français en matière de langue française et de Francophonie contraires à la Constitution, à la loi Toubon et à la tradition nationale française d’affirmation publique de notre langue :

- Le ministère des Finances et de l’Industrie a poussé vigoureusement à la ratification de l’accord de Londres sur les brevets européens, obtenue dès l’été 2007, alors que cette ratification avait pu être suspendue depuis 2001 grâce aux pressions conjuguées de l’Académie française, des ministères des Affaires étrangères et de la Culture, d’organismes professionnels, et de nos associations ; son actuelle titulaire emploie beaucoup plus volontiers l’anglais que le français dans l’exercice de ses fonctions, et non pas seulement à l’étranger ;
- le ministère de l’Education nationale répète depuis deux ans que tous les élèves français doivent être bilingues à la fin de leur scolarité, tout en précisant clairement qu’il s’agit d’un bilinguisme franco-anglais, sans envisager que d’autres langues puissent entrer dans cet objectif de bilinguisme ;
- le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche est en pointe : son actuelle titulaire a été distinguée en novembre 2008 par l’académie de la « Carpette anglaise » pour imposer l’anglais comme langue d’enseignement et d’examens à des étudiants français qui ne relèvent d’aucune des exceptions et dérogations inscrites dans la loi dite « Toubon » du 4 août 1994, pour avoir déclaré qu’à Bruxelles elle ne chercherait pas à s’exprimer en français, le « tabou de l’anglais » devant être écarté, et pour être allée jusqu’à se plaindre - le 12 octobre 2008 dans une émission de La chaîne parlementaire - d’être gênée dans son action par ce qu’elle a qualifié de « lobby » des associations de la langue française, pourtant agréées et subventionnées par le gouvernement auquel elle appartient aux fins de soutenir l’ (ancienne ?) politique linguistique française ;

- le ministère des Affaires étrangères, selon M. Dominique Wolton, « brade son réseau culturel à l’étranger », et ne soutient guère la Francophonie organisée, ni la coopération franco-africaine ; son titulaire actuel emploie surtout l’anglais dans son travail diplomatique à l’extérieur, voire en France ; il s’est efforcé, pendant de longs mois en 2007-2008, de dénaturer la chaîne internationale francophone TV5 en l’incluant avec France24 dans une politique audiovisuelle extérieure étroitement nationale ; il voit enfin, dans son dernier livre, « l’anglais, (comme) avenir de la francophonie » ;
- la Primature (services du Premier Ministre), saisie par nos associations depuis plus de six ans, fait la sourde oreille à nos demandes répétées de faire renvoyer systématiquement à Bruxelles les documents de travail de l’U.E. qui sont maintenant presque tous envoyés en anglais uniquement à nos administrations centrales, ainsi obligées de travailler en bonne partie dans cette langue, qui n’est pourtant pas celle « de la République » ;

- les ministères du Travail et de la Santé, négligent encore, au mépris non seulement de notre langue, mais du principe de précaution, d’imposer la traduction en français de logiciels et notices d’emploi de plus en plus exclusivement en anglais tant dans nos grandes entreprises même publiques que dans nos hôpitaux, alors que l’incompréhension ainsi entraînée a pu contribuer aux décès et à la scandaleuse affaire des « irradiés d’Epinal » et d’ailleurs, et que des médecins ont pu écrire que « le tout-à-l’anglais tue » ;

- le ministère de la Culture lui-même
, qui exerce la tutelle de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, n’a pas voulu ou pu, malgré nos demandes pressantes et une campagne de presse, obtenir de France télévision la désignation, pour le concours de chansons de l’Eurovision, en mai 2008 à Bucarest en Roumanie membre de la Francophonie, d’un chanteur et d’une chanson en français, au lieu de la chanson en anglais choisie par la directrice des jeux et divertissements de France3 ; le choix du déshonneur n’a pas écarté la honte d’une cuisante défaite, la France ne s’étant alors classée que 19ème sur 25, alors que plusieurs autres pays de moindre importance - et mieux classés - avaient tenu à chanter dans leurs langues respectives ;

- le ministère chargé des transports a annoncé à la fin de 2008 que la réforme-simplification du permis de conduire comporterait la possibilité d’en subir les épreuves dans d’autres langues que le français, au mépris flagrant de la législation linguistique déjà citée.

Les associations attendent de ces ministères le respect de l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) toujours en vigueur et des lois de la République, ainsi que des orientations claires données par le Président de la République dans ses importants discours pertinents du 9 mars 2007 à Caen, et du 20 mars 2008 à la Cité universitaire internationale de Paris.

Relevé établi par l’association Avenir de la langue française, 34 bis, rue de Picpus, 75012 Paris, tél : 01 43 40 16 51, courriel : avenirlf@laposte.net - site : www.avenir-langue-francaise.fr 
 

nouvelles/Leymergie-Lepers.jpgTéléma(nahatta)n et Questions pour un Blaireau - le 09/02/2009 - 17:15 par Jean_Hourcade
Téléma(nahatta)n et Questions pour un Blaireau

J'essaie de me dire qu'il faut éviter la paranoïa et ne pas voir un complot partout, mais quand même...

                     Au saut du lit, j'aime bien regarder sur France 2, l'émission de William Leymergie. Elle donne un résumé des nouvelles qui viennent de tomber et entrecoupe ces bulletins par des entretiens avec l'invité du jour, d'intéressants rappels historiques de Frédéric Gersal et ... la promotion de films ou d'albums de chanteurs contemporains. Or dans la quasi-totalité des cas il s'agit de chanteurs, de musiciens ou de films américains présentés au public comme des incontournables pour l'honnête homme d'aujourd'hui. On se sent complètement demeuré si on ignore leur nom ou leur titre.  Le présentateur est sympathique et ça fonctionne. Par ailleurs, les différents sujets sont entrecoupés par des plages de chansons toujours en anglais (comme dans les supermarchés de ce pays). Sur deux heures d'émission, on absorbe ainsi peut-être dix minutes d'anglais subliminal. Essayez d'écrire sur le blog Télématin. Parfois votre message ne passe pas et dans tous les cas , il est filtré (« modéré ») et vous ne le voyez jamais apparaître. Les services culturels américains en France ont bien de la chance d'avoir d'aussi efficaces et complaisants relais dans nos medias pour la promotion de leurs produits culturels (premier poste à l'exportation pour les Etats-Unis). . L'ancien conseiller culturel français que je suis avait plus de mal dans les pays où il a servi... même aux Etats-Unis !
 
                   Autre exemple : « Questions pour un Champion » de Julien Lepers. Je suis un fidèle de cette émission aussi, qui oblige à une certaine rapidité de réflexes. Mais j'ai mis longtemps à m'apercevoir que là aussi une majorité des questions aléatoires (c'est-à-dire non regroupées dans les questionnaires à thème que peut choisir le candidat) porte sur le cinéma américain, la littérature anglaise (plus souvent que la française), les anglicismes, les séries-télé made in USA. Même dans les questionnaires à thèmes les rédacteurs arrivent à leurs fins. Récemment, dans une série « les films en costume », je m'attendais à voir citer « La princesse de Clèves », voire... « Les Visiteurs » ou Astérix, mais non . Six questions sur sept portaient sur des péplums hollywoodiens.  La même semaine : séries sur Trafalgar, Shakespeare, la ville de New York, l'Australie ...A noter que l'émission est produite par une entreprise australienne, Fremantle Media. Une étude du cahier des charges pourrait être intéressante... Là aussi, impossible de joindre le blog depuis mon ordinateur . J'ai écrit par la poste : pas de réponse. Circulez, y a rien à voir.
 
                 Il crève les yeux que maintenant, avec l'apparent assentiment des autorités françaises, il existe une manoeuvre concertée (pour ne pas dire « complot », puisque ce mot lui-même est tabou) visant à réduire notre pays, par l'effacement discret de sa culture et de sa langue propres, à n'être plus qu'une province autonome de l'imperium actuellement dominant. Il est très difficile de faire entendre notre différence dans les media, qui ne publient plus nos lettres, ne répondent pas à nos courriels. En haut lieu, tel(le) ministre parle de « lobby » à propos de Français tels que nous... Mais souvenons-nous de la parole de tel autre ministre, de Louis XVI, qui lui parlait de l' « heureux caractère » de son peuple:  «  Méfiez-vous, Sire!  Ce peuple est terrible! »
                Les peuples ont la mémoire longue en effet, même et surtout quand leurs clercs et leurs élites les trahissent. Ne nous laissons pas faire.  Et surtout: sensibilisons nos jeunes . C'est eux que  visent les faiseurs de mode.               
                                                                        Jean Hourcade

 
Épilogue : Finale, en ce moment même (lundi 9 février 2009 à 19 heures) de Questions pour un Champion inter-universités. Les sélectionnés (a-priori triés sur le volet) sont incollables sur Mel Gibson et plusieurs dizaines de questions-mitrailleuses portant sur les séries, films ou groupes américains, mais viennent de placer Louis XVIII  au 16ème siècle et ont eu toutes les peines du monde à trouver le nom des "Sans-Culottes" malgré une rafale d'indices gros comme le bras...

nouvelles/Simply-Market.jpgSupermarkets ! - le 29/01/2009 - 18:36 par MAR
Supermarkets !!!

La collaboration militante des supermarchés français
à l'anglo-saxonisation du pays progresse !

daily-monop.jpg
Après l'inoubliable Leader Price (Groupe Casino, Franprix) créée en 1989, Relay issus des Relais H en 2001, Monoprix a lancé Beauty Monop’ (beauté et hygiène) en 2005 et Daily Monop’ (magasins de petite restauration) en 2007.

Ces dernières semaines le mouvement s'accélère : Carrefour à décidé de supprimer l'enseigne Champion au profit de l'enseigne "Carrefour Market" (quelle imagination !) et les magasins déjà bien nommés "Shoppi" vont devenir "Carrefour City" !Carrefour-Market.jpg

Le groupe Auchan n'est pas en reste, d'ici au mois de juin, les 170 enseignes Atac, propriété du groupe Auchan, auront disparu du paysage, remplacées par des supermarchés "Simply Market" (mais où vont-ils chercher tout cela ?)

[et puis quand l'on a commencé, pourquoi s'arrêter en si bon chemin, leur slogan vedette fleure bon le pays occupé :  Be simply, be happy !)simply-market.jpg

Un grand merci aux Groupes Auchan, Carrefour, Casino et Galeries Lafayette pour cette anglicisation massive de nos paysages urbains !

Le groupe Carrefour mérite par ailleurs, une distinction spéciale de vassalité radieuse avec ses produits premiers prix (ceux marqués d'un grand 1) dénommés gracieusement : Apple juice, Rice, Tissue etc... (Au fait pourquoi garder un nom aussi désuet et ne pas s'appeler Crossroads, encore un effort pour être un bon vassal ! )

Nous ne pouvons qu'inciter nos lecteurs à éviter toutes ces enseignes même si cette collaboration à tendance monopolistique rend difficile cette option...

On se demande parfois si le slogan subliminal de ces groupes, à l'instar d'un certain PL le 22 juin 1942, n'est pas : "nous souhaitons la victoire des anglo-saxons" ?

Marc-Antoine Renard
 
Dans le même ordre d'idées, nous avons reçu le message suivant :

Bonjour
La chaine des cafés STARBUCKS affiche les quantités de ses consommations en langue étrangère : "short, tall, etc." Quand on demande à ce qu'elles soient exprimées en français on se fait envoyer paître… Vous demandez un "petit" café et ils vous servent un "tall", et ils vous expliquent sans rire que "tall" ça veut dire "petit" !!! Pourriez-vous, SVP, me dire à quelle autorité doit-on s'adresser pour faire cesser ce scandale ?
...

Nous pourrions répondre à ce monsieur qu'il a parfaitement raison. Qu'il est bien que ce genre de réaction existe encore, quand tant d'entre nous sont tellement habitués à être colonisés, qu'ils ne s'en rendent même plus compte. Le fait qu'une enseigne de ce type, à la différence de celles citées plus haut, soit directement "coloniale" quand celles-là se prétendent françaises, ne change rien au problème...

nouvelles/Arret.gifUn Gouvernement à rappeler à l’ordre ? - le 28/12/2008 - 20:15 par Albert_Salon
Un Gouvernement à rappeler à l’ordre  ?
lettre d'Albert Salon,
président d’Avenir de la Langue Française

à M. le Secrétaire d’Etat chargé de la Francophonie, MM. les Conseillers, M. le Délégué général à la langue française

 En cette veille de Noël je voudrais ajouter, aux voeux que nous formons pour M. le Président de la République et pour vos personnes, le souhait ardent de nos associations de promotion du français et de la Francophonie de voir les excellentes positions du Président de la République mieux reflétées et suivies dans l’action quotidienne des membres de l’équipe gouvernementale.

Dans le texte ci-après, plusieurs associations ont opéré l’inévitable rapprochement entre les positions excellentes du Président et les actes de plusieurs ministres.

Ces associations vous prient d’user de toute votre influence pour rétablir la cohérence souhaitable et ardemment souhaitée entre les premières et les seconds.

Elles sont en effet de plus en plus dubitatives et inquiètes devant ce qu’elles doivent bien constater.

Deux exemples récents :
-         les états généraux de la presse tenus le 12 décembre à l’Elysée même ! : discussion en anglais au prétexte qu’il y avait deux Américains présents ;

-         l’affaire de l’enseignement de la gymnastique en anglais pour tous les élèves de la classe dans un collège de Levallois, qu’ils aient ou non commencé à apprendre l’anglais auparavant ou telle autre langue, et qu’ils soient ou non solides dans leur maîtrise du français ; l’aspect le plus inquiétant dans cette expérience est que le recteur de l’académie de Versailles « y tient beaucoup » et souhaite son extension, peut-être parce qu’il croit ainsi plaire en haut lieu ? Je vous joins la lettre que nos associations ont adressée à Mme Balkany. Elles vont en adresser une, collective, au recteur. Il se trouve d’ailleurs que par une convergence non recherchée, notre demande de mettre fin à cette expérience rejoint une demande de même nature présentée par des parents et syndicats au sein même du conseil d’administration du collège…

Veuillez recevoir l’expression de l’espoir que nous continuons à placer en vous, et de toute notre considération.

Albert Salon, ancien Ambassadeur, président d’Avenir de la Langue Française. 

 

 


 

Un Gouvernement à rappeler à l’ordre par le Président de la République en matière de langue française et de Francophonie ?

 Il nous avait beaucoup intéressés de lire les engagements vibrants de M. Nicolas SARKOZY, sur la langue française et la Francophonie, dans ses superbes discours du 20 mars 2008 (journée de la Francophonie) en présence du Secrétaire Général de l’OIF, M. Abdou Diouf, ancien Président de la République du Sénégal, et du 9 mars 2007 à Caen, lu lors de sa campagne présidentielle. Ecoutons ces extraits remarquables, peut-être rédigés par M. Henri Guaino, que M. le Président de la République a lus avec toute la force de conviction et de persuasion de son éloquence ! :

 « Nous avons le devoir pour nos enfants, pour l’avenir de la civilisation mondiale, pour la défense d’une certaine idée de l’homme, de promouvoir la langue française. (……..) Si je suis élu, je mettrai la francophonie au rang des priorités diplomatiques de la France. Je renforcerai tout à la fois le dispositif de l’action culturelle de la France à l’étranger et l’aide à la création, parce que c’est par la création que le français rayonne. (…………)

Je veillerai à ce que, dans les entreprises installées sur le territoire français, la langue de travail soit le français dès lors qu’il n’y a aucune nécessité économique ou commerciale qui oblige à s’exprimer dans une autre langue. (…………….)

Je me battrai pour que, dans les instances européennes et à l’ONU, le français continue d’être employé. (……) obligation absolue pour tout représentant de la France dans des organisations internationales. (……….) me battrai pour que soit généralisé partout en Europe l’enseignement de deux langues étrangères parce que c’est la seule façon efficace pour que l’hégémonie de l’anglais soit battue en brèche. (………)

Si je suis élu, je ne serai pas favorable à la Charte européenne des langues régionales. Je ne veux pas que demain un juge européen ayant une expérience historique du problème des minorités différentes de la nôtre, décide qu’une langue régionale doit être considérée comme langue de la République au même titre que le français. (……………). J’ai la conviction qu’en France, terre de liberté, aucune minorité n’est opprimée et qu’il n’est donc pas nécessaire de donner à des juges européens le droit de se prononcer sur un sujet qui est consubstantiel à notre identité nationale et n’a absolument rien à voir avec la construction de l’Europe. (…...)

La diversité linguistique, c'est la condition de la diversité culturelle et du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. La langue n'est pas une marchandise, (…..) pas une technique. L'obsession d'une langue unique au prétexte de l'efficacité est un leurre qui masque les effets de domination de la pensée unique dont la langue unique est l'antichambre. (…………..)

La culture générale, elle, doit être une préoccupation constante. Et quand nos enfants apprennent des langues étrangères, (…..) obligatoirement au moins deux, il faut que cet apprentissage soit aussi un apprentissage de culture et de civilisation. Je souhaite (qu’ils les) apprennent à travers la littérature, le théâtre, la poésie, la philosophie, la science ».

 Ce qu’a dit là le Président avec sa force coutumière de persuasion, nous l’avions écrit bien des fois. Nous ne pouvions donc que nous réjouir, pleins d’espoir.

Hélas ! Nous en sommes à lui demander maintenant de redresser d’urgence l’action de nombre de ses ministres qui n’ont pas appliqué sa ligne politique ainsi magnifiquement définie.

Voyez plutôt la liste des dérives de son gouvernement depuis l’installation :

 Une véritable offensive semble bien être lancée de divers côtés contre la langue française et la Francophonie.

 Les associations concernées s’emploient à organiser la contre-offensive, au nom à la fois de l’identité nationale, des intérêts de la Francophonie internationale, de la diversité linguistique et culturelle du monde, et du grand danger qu’une langue mondiale commune, voire unique, qui serait celle des intérêts anglo-saxons et états-uniens, ferait courir à l’équilibre mondial et à la culture elle-même, danger équivalent à celui, dont nous avons pu voir les effets dans la présente crise financière et économique, que faisait – et fait – courir à nos économies l’écrasante domination du dollar et des institutions et pratiques hautement spéculatives en « bulles » de la finance de Wall Street et de la City

 La contre-offensive a pris la forme de démarches collectives pour contester et faire modifier les positions gouvernementales annoncées et prises par :

 - le ministère des Finances, dans la ratification à l’automne 2007 du Protocole de Londres de 2001 sur les brevets européens, où la langue française est minorée ;

- Mme Lagarde qui, selon le Canard Enchaîné, répond par des annotations en anglo-américain aux notes que ses collaborateurs lui adressent en français ;

- M. Darcos, en faveur de la bilinguisation français-anglais (seule bilinguisation annoncée et favorisée !) comme devant être l’un des objectifs de notre système éducatif ;

- M. Kouchner sur « L’anglais, avenir de la Francophonie » ! titre qu’il a donné - par dérision ? -  à un chapitre de son livre sur « Deux ou trois choses que je sais de nous », et pour la politique de son ministère en matière d’action culturelle dans le monde ; malgré la ferme déclaration de M. Sarkozy en la matière (cf. plus haut), M. Kouchner laisse diminuer ses crédits, et s’évanouir l’âme de cette action, alors qu’elle est depuis François 1er dans les gènes de la France, et alors même que la Chine prévoit, dans les quelques années prochaines, d’installer mille grands Instituts culturels Confucius dans le monde entier , pour promouvoir sa langue, sa culture, ses productions et son commerce ;

- Mme Albanel, ministre de la Culture chargée de la langue française, qui n’a pas pu, malgré nos demandes pressantes et une sérieuse campagne dans la presse, obtenir de France-Télévision pour le concours de chansons de l’Eurovision, en mai 2008, la désignation d’un chanteur et d’une chanson en français au lieu de la chanson en anglais de Sébastien Tellier choisie sans en démordre par la  - si redoutable ? - directrice des jeux de Fr3 pour représenter la France, et infliger ainsi, de surcroît à notre pays un lamentable échec à la 19ème place sur 25, alors même que plusieurs autres pays de moindre importance - et mieux classés - avaient tenu à chanter dans leurs langues respectives;

- les services de la Primature (Matignon) qui font la sourde oreille à nos demandes (depuis plus de six ans !) de faire renvoyer systématiquement à Bruxelles les documents de travail de l’UE qui sont envoyés seulement en anglais à nos administrations centrales ;

- l’ensemble du Gouvernement qui ne suit pas les engagements du Président de la République dans le soutien à l’OIF et à la Francophonie organisée, et ne soutient pas non plus M. Maurice Druon, ancien Secrétaire Perpétuel de l’Académie française qui, avec l’aide de nombreuses personnalités étrangères éminentes, demande qu’à Bruxelles le français soit la langue juridique de référence, ce qui ne veut pas dire la seule langue du droit, des textes normatifs pris par les institutions, mais simplement la langue qui fait foi, par sa clarté, en cas de litiges d’interprétation et de contentieux ;

- le Gouvernement, et non pas seulement le ministère de la Culture, pour avoir envisagé d’intégrer la chaîne francophone internationale TV5 dans le projet audio-visuel extérieur de la seule France (les vives protestations de nos partenaires francophones – surtout - et accessoirement de nos associations ont heureusement sauvé cette chaîne francophone réellement internationale dans son financement, sa gestion, son contenu et sa diffusion…) ;

- les ministres du Travail et de la Santé qui, malgré les demandes répétées des syndicats et de nos associations, n’imposent pas encore la traduction en français de logiciels et notices d’emploi qui sont imposés uniquement en anglais tant dans nos grandes entreprises même publiques, que dans nos hôpitaux publics, alors que l’incompréhension ainsi entraînée a pu contribuer aux nombreux décès et à l’énorme scandale des « irradiés d’Epinal » et d’ailleurs (quand osera-t-on admettre et déclarer que « le tout-à-l’anglais tue ?! », alors que l’on essaie de faire porter le chapeau des dégâts au seul personnel des hôpitaux !…) ;

- le ministre de l’enseignement supérieur et des organismes de coordination de la recherche française : voir le prix décerné au titre de 2008 par l’Académie de la « Carpette anglaise » ;

- les ministères de l’Education et de la Culture qui semblent préparer dans une grande discrétion la ratification par la France de la fameuse Charte européenne des langues régionales et minoritaires que le Président a pourtant refusée clairement (voir plus haut).

- Mentionnons en passant le commissaire européen d’origine française, M. Jacques Barrot, qui ne semble pas avoir bien noté – ni a fortiori suivi -  la déclaration fort claire de M. Sarkozy sur l’emploi massif du français à Bruxelles pendant sa présidence du Conseil… 

Article que diverses associations de promotion de la langue française et de la Francophonie ont composé à l’aide de faits bien avérés, et qu’elles ont diffusé dans divers supports d’information, afin « que nul n’en ignore. »


nouvelles/EuropAssistance2.jpgEurop Assistance condamnée à traduire un logiciel en français - le 06/12/2008 - 18:27 par MAR
Europ Assistance condamnée
à traduire un logiciel en français

Europ Assistance a été une nouvelle fois condamnée par le Tribunal de grande instance de Nanterre,  comme le 27 avril 2007. Avenir de la Langue Française ne peut que se réjouir d'un tel verdict et féliciter Jean-Loup Cuisiniez et  la CFTC à l'initiative du recours en justice.

Nanterre, 5 décembre 2008 (AFP) - 05/12/2008 16h13

Le tribunal de Nanterre, saisi par le syndicat CFTC, a ordonné vendredi à Europ Assistance France de traduire en langue française un logiciel de comptabilité qui n'avait été mis à disposition des salariés qu'en anglais, selon un jugement dont l'AFP a eu copie.

Le jugement, rendu par la 2e chambre civile du tribunal de grande instance (TGI) est assorti d'une astreinte de 5 000 euros par jour de retard, passé un délai de 3 mois à compter de vendredi.

La filiale de l'assureur italien Generali devra également verser 1 euro de dommages-intérêts à la CFTC et 3 000 euros au titre des frais de procédure.

Selon le tribunal, qui s'appuie sur le code du travail (article L 1321-6), "l'employeur doit fournir une version française de tous les documents nécessaires aux salariés pour l'exécution de leur travail, excepté s'il s'agit d'un document reçu de l'étranger ou destiné à des étrangers".

 Lors de l'audience, le 31 octobre dernier, l'avocate d'Europ Assistance, Me Estelle Dapoigny avait fait valoir que les salariés concernés, peu nombreux à utiliser ce logiciel, avaient reçu une formation, qu'ils disposaient d'un guide d'utilisation et que personne ne s'était plaint depuis sa mise en place, en 2005. Personne à l'exception d'une salariée, dont l'avocate avait souligné un "problème individuel" de "compétence".

Le tribunal estime que le faible nombre de salariés à utiliser le logiciel ne constitue pas un motif de dispense de son obligation légale pour Europ Assistance, qui avait déjà été condamnée dans une affaire similaire en avril 2007.

nouvelles/permis-conduire.jpgVeut-on vraiment faire passer en France le permis de conduire en plusieurs langues ? - le 04/12/2008 - 10:27 par Albert_Salon
Passer le permis de conduire en langue étrangère ?

Nous apprenons par des dépêches d’agences que l’on songe en haut lieu à prendre des mesures (de discrimination positive ?) selon lesquelles les épreuves du permis de conduire pourraient être subies en France par des candidats en d’autres langues que le français.

Toutes les associations de promotion de la langue française avaient approuvé pleinement les dispositions exigeant des étrangers qui s’installent en France qu’ils apprennent et maîtrisent la langue française. ALF était présente voici quelques années au Salon du livre lorsque le Délégué Général à la Langue française avait lancé officiellement le DILF, diplôme sanctionnant un apprentissage adapté du français, notamment par les migrants.

L’annonce récente nous paraît aller à contre-courant de cette saine orientation. Du reste, l’arabe (lequel ?), le turc, le bambara…, ne seraient pas seuls en cause : pourquoi écarterait-on le chinois et…l’anglais ?

Avenir de la langue française » demande donc que les mesures envisagées fassent l’objet d’une réflexion beaucoup plus approfondie.

Elle rappelle que la délivrance du permis de conduire relève des autorités publiques de la Nation, et tombe à ce titre sous l’empire de l’article 2 de la Constitution selon lequel « la langue de la République est le français ».
Le Président : Albert Salon

nouvelles/Chine-GB.jpgDanger des jouets chinois et absence de notice en français - le 01/12/2008 - 10:00 par MAR
Le danger des jouets chinois
c'est aussi l’absence de notice en français !
 
Avenir de la Langue Française communique

Les jouets chinois et leurs dangers font de nouveau l'actualité. Les médias dont FR3 et le Figaro, s'en sont fait l'écho.

L'U.E. a une nouvelle fois rappelé la Chine à l'ordre : «le marché chinois n'est pas encore à la hauteur de nos attentes en matière de sécurité pour les produits de consommation», a insisté la commissaire Meglena Kuneva.

En effet, certains de ces jouets contiennent des micro aimants avalables par des bébés ainsi que des composants toxiques. Or, il s'avère qu’ils n'ont le plus souvent que des étiquetages ou modes d'emploi en anglais.

Alors, seules les familles de langue anglaise auraient donc le droit de protéger leurs enfants ?

Cet exemple illustre la nécessité de lier l'emploi de la langue et la protection du consommateur. Il incombe aux administrations compétentes en France de le comprendre et de permettre aux familles de protéger leurs enfants, notamment dans les milieux les plus modestes qui achètent les jouets bon marché dans des circuits commerciaux mal contrôlés.

Avenir de la Langue Française invite à nouveau les autorités compétentes (ministère de l'Économie et des finances : Douanes et DGCCRF ; Délégation générale à la langue française) ainsi que les importateurs, à exercer la plus extrême vigilance pour, au mieux, ne pas laisser entrer en France et, au pis, faire retirer immédiatement du marché tous produits importés non étiquetés en français conformément à la loi* et au simple bon sens quand le respect du français rejoint et renforce l’élémentaire principe de précaution.

Paris, le 28 novembre 2008

* la loi du 4 août 1994 (dite Loi Toubon) sur l’emploi de la langue française

nouvelles/pecresse.jpgValérie Pécresse Carpette anglaise 2008 - le 27/11/2008 - 08:04 par MAR
Valérie Pécresse prix de la Carpette anglaise 2008

Confirmant nos constats antérieurs sur les obsessions anglomanes de la ministre, l'Académie de la Carpette anglaise à décerné son prix 2008 à Valérie Pécresse à une large majorité. Ainsi qu'à Eurostat à titre étranger.

Communiqué de l'Académie de la carpette anglaise

L'Académie de la Carpette anglaise1 s'est réunie le 26 novembre. Le jury, présidé par Philippe de Saint Robert, était composé de représentants du monde associatif2, syndical et littéraire.

Au premier tour de scrutin, par onze voix contre deux, le prix de la Carpette anglaise 2008 a été décerné, à Mme Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche pour avoir déclaré que le français était une langue en déclin et qu'il fallait briser le tabou de l'anglais dans les institutions européennes, ainsi que dans les universités françaises, en rendant obligatoire l'enseignement intensif de cette langue au détriment de toutes les autres (ce qui est notamment contraire au traité de l'Élysée de 1963).

(voir plus bas la liste des prétendants au prix de la Carpette anglaise)

À titre étranger3, la Carpette anglaise a été décernée au premier tour de scrutin, par douze voix contre une, à Eurostat, service des statistiques de la Commission européenne, qui diffuse depuis avril 2008 sa publication « Statistiques en bref » uniquement en anglais, renonçant aux langues allemande et française.

Anne Cublier, Paul-Marie Coûteaux, Jean-Loup Cuisiniez (représentant du monde syndical), Hervé Bourges, Yves Frémion et Dominique Noguez sont membres de cette académie.
_______________________________________________________________________________

1 La Carpette anglaise, prix d'indignité civique, est attribué à un membre des « élites françaises » qui s'est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l'anglo-américain en France au détriment de la langue française.

2  Association pour la sauvegarde et l'expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), Défense de la langue française (DLF) et Le Droit de comprendre (DDC).

3 Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.

Contact : Marc Favre d'Échallens, secrétaire de l'Académie de la Carpette anglaise.

Courriel : parlerfranc@aol.com

Académie de la Carpette anglaise, chez le Droit de Comprendre, 34 bis, rue de Picpus, 75012 Paris

_______________________________________________________________________________

Liste des prétendants au prix de la Carpette anglaise

- Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, pour la promotion continue d'une « France bilingue » qui est la traduction de l'anglophonisation à marche forcée de la France.

- L'École Nationale des Ponts et Chaussées pour avoir mis en place, par le biais d'une School of International Management, un programme dit Executive MBA enseigné entièrement en anglais.

- Valérie Pécresse , ministre de l'Enseignement supérieur, pour avoir déclaré , qu'elle voulait « briser le tabou de l'anglais » à l'université française en y développant des cours en anglais et en rendant obligatoire l'apprentissage intensif de cette langue et pour avoir annoncé qu'elle ne militait pas « pour imposer l'usage déclinant du français dans les institutions européennes » à l'occasion de la présidence française de l'Union » !

- France 3, chaîne publique du groupe France Télévisions, pour avoir proposé une chanson en anglais pour représenter la France lors du grand prix 2008 de l'Eurovision à Belgrade.

- Carrefour, premier groupe français de distribution, pour avoir débaptisé ses supermarchés « Champion » et les appeler désormais « Carrefour market » !

- Le groupe français Nelson qui chante en anglais, pour avoir déclaré, par la voix de son chanteur, " J. B. ", que " le débit du français nuisait à la musicalité " !

- L'École des Hautes Études en Santé Publiques, pour avoir ouvert à Paris en septembre 2008 un « Master» interdisciplinaire en santé publique dispensé en langue anglaise.

- Christophe Barbier, directeur de rédaction de l'Express, pour avoir déclaré, le 13 juin 2008 : l'Europe a un « outil de communication commun, c'est l'anglais. On pourrait d'ailleurs l'utiliser pour faciliter tout ça en mettant dans sa poche, avec le mouchoir par dessus, une fierté un peu dépassée. »

Prétendants au Prix Spécial du Jury à titre étranger

- Margot Wallström, vice-présidente de la Commission européenne, qui diffuse son bloc-notes informatique uniquement en anglais.

- Eurostat, le service des statistiques de la Commission européenne, qui diffuse depuis avril 2008 sa publication  " Statistiques en bref " uniquement en anglais renonçant aux langues française et allemande.

nouvelles/pecresse.jpgValérie Pécresse ou l’obsession anglomane ! - le 15/11/2008 - 10:15 par MAR
Valérie Pécresse ou l’obsession anglomane !

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche réaffirme clairement son intention d’instaurer l’anglais obligatoire dans toutes les disciplines de l’enseignement supérieur, y compris les disciplines qui n’ont rapport avec cette langue comme les langues anciennes ou le russe. En témoigne cet entretien donné au journal «Direct Soir» du 13 novembre 2008 (voir ci-dessous). Au journaliste qui l’interroge sur les langues étrangères dans l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse ne résiste pas longtemps et revient vite à son obsession : l’anglais. En passant, la ministre autorise, grande dame, ceux qui sont bilingues (avec l'anglais bien entendu) à étudier une autre langue !  Trop aimable Madame !

Il serait peut-être temps que le pouvoir règle sa schizophrénie entre ses ministres qui souhaitent toujours plus d’anglais : Valérie Pécresse et Xavier Darcos par exemple et certains conseillers du Président qui se réjouissent de l’entrée de la Francophonie dans la Constitution comme Christian Philip ou Henri Guaino ou le Président lui-même, qui revendique parait-il, le "rayonnement de la langue française".
_______________________________________________________________________________


Extraits de l'entretien donné par Valérie Pécresse au journal «Direct Soir» du 13 novembre 2008

[...]
Mais le fait que les Français aient une faible connaissance des langues étrangères sera toujours une barrière.
Tout à fait, c’est pourquoi je veux qu’une langue étrangère soit enseignée à l’université, et ce, quelle que soit la filière. Dans le Plan licence, nous avons mis cinq heures d’enseignement supplémentaires pour les étudiants en première année, afin que certaines soient dédoublées, parce que tous ne peuvent pas suivre le même cours. L’an dernier, 75 % des cursus universitaires ne proposaient pas d’anglais, ou proposaient aux étudiants une «option cornélienne» qui lui demandait de choisir entre langue, sport et technologies de l’information. Je veux que la langue anglaise soit proposée à 100 % des étudiants.

Vous souhaitez donc rendre l’anglais obligatoire?
Je veux que cette langue soit obligatoirement proposée. Si vous êtes déjà bilingue, vous pouvez faire du russe ! L’idéal serait qu’une langue étrangère soit enseignée à tous, mais nous nous heurtons à un problème de recrutement des professeurs. Aujourd’hui, les universités font appel à des enseignants du secondaire qui viennent faire des heures supplémentaires à l’université.
[...]

nouvelles/albert-salon.jpgLe prix Jean Ferré décerné à Albert Salon - le 14/11/2008 - 16:38 par MAR
Le prix Jean Ferré (ex-prix Daudet) 2008 décerné à Albert Salon
président d'Avenir de la Langue Française


Le 9 novembre 2008 à la Mutualité (Paris) , le prix Jean Ferré attribué chaque année à la personne ayant  le mieux défendu la langue française au cours des trois années précédentes,
a été décerné à notre président par les auditeurs de Radio Courtoisie.

Albert Salon succède à :

2007 Serge de Beketch
2006 Jean Ferré
2005 Jean des Cars
2004 Jean Raspail
2003 Vladimir Volkoff
2002 Jean-Marc Varaut, de l'Institut
2001 Bernard Lugan
2000 Jacqueline de Romilly, de l'Académie française
1999 Jean Dutourd, de l'Académie française
1998 Brigitte Level
1997 Jacques Lacant

nouvelles/Universalite.jpgLe français langue de l'universel - le 14/11/2008 - 09:43 par MAR

Le prix Goncourt attribué à Atiq Rahimi originaire d'Afghanistan et le prix Renaudot à Tierno Monénembo originaire de Guinée.

Une preuve vivante de la toujours universalité de la langue française !

(voir sur ce sujet le très bon éditorial du Monde La langue de la liberté)

nouvelles/snesup.jpgLe Snesup s'insurge contre la domination de l’anglais - le 13/11/2008 - 20:33 par MAR
Le Snesup (Syndicat National de l'Enseignement SUPérieur) s'insurge contre la domination de l’anglais annoncée par le rapport Jolion

Évolution des masters ? (rapport Jolion) [Lettre n°9 du 1er octobre 2008]


Ce lundi 29 septembre, Jean-Michel Jolion, président du « Comité de suivi master » remettait à la ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, son rapport intitulé « Bilan et évolution du cursus master ». Bien que ce rapport n'ait pas été rendu public officiellement par le ministère et que la ministre ne se soit pas exprimée publiquement à son sujet, les propositions de ce rapport ont néanmoins été rendues publiques par les agences de presse, et le SNESUP a eu connaissance d'une version préliminaire de ce rapport transmis pour avis une semaine plus tôt au comité de suivi master.

On peut penser raisonnablement que ce silence de la ministre est lié au caractère « dérangeant » -- pour la ministre -- de certaines propositions

(……………………..)

Néanmoins, certaines (autres) propositions du rapport Jolion font aussi peser de lourdes menaces et nécessitent d’être combattues vigoureusement.

• Elles s’inscrivent dans une logique malthusienne de renoncement de fait à l’irrigation de la société tout entière par des jeunes générations largement diplômées du supérieur.

(…………)

• Concernant l’usage de la langue française comme langue scientifique, comme langue d’enseignement et de recherche (Code de l’Educ. Art. L.121-3 §2), le rapport Jolion introduit une proposition qui, en élargissant les dérogations, anéantit de facto cette obligation d’usage du français dans les cours, les examens et les soutenances.

Tout ou partie des enseignements pourraient ainsi être assurés dans une langue étrangère, avec pour seule contrepartie la possibilité pour l’étudiant d’être évalué dans la langue de son choix. On voit clairement qu’une telle disposition aboutirait à une domination quasi exclusive de l’anglais (du moins cet anglais de communication scientifique dont les locuteurs natifs ne cessent de stigmatiser la pauvreté conceptuelle et le chaos sémantique).

Sous couvert de favoriser l’ouverture internationale, elle condamne le français, qui occupe encore une vraie place comme langue d’expression scientifique dans nombre de disciplines, à un déclin précipité. Il faut au contraire réaffirmer la nécessité de créer les structures publiques d’apprentissage linguistique, de financer les stages intensifs au moment de l’arrivée des étudiants étrangers en France, il faut soutenir de nouveau par des crédits les instituts culturels français à l’étranger qui ont longtemps été les lieux d’apprentissage privilégiés de la langue et de la culture françaises, donc, par là-même, des structures favorisant aussi l’attrait des études en France.

Syndicat National de l’Enseignement Supérieur
78 rue du Faubourg Saint-Denis – 75010 Paris - Tél. : 01 44 79 96 10 – Fax : 01 42 46 26 56 – Courriel : accueil@snesup.fr – Site : www.snesup.fr


nouvelles/Petit-Robert.jpgLe Petit Robert module l'orthographe - le 26/10/2008 - 18:40 par MAR

Le Petit Robert module l'orthographe

Dans la version 2009 du dictionnaire, quelques 6 000 mots sur les 60 000 du dictionnaire sont proposés avec deux graphies différentes. Par exemple, on pourrait désormais choisir entre charriot et chariot, imbécillité ou imbécilité. Pizzéria pourrait également s'écrire avec ou sans accent sur le e et pare-brise avec ou sans tiret.
 
Si certains d'entre nous seront sans doute choqués par cette initiative, il faut en rappeler le contexte. L'Académie Française avait adopté en décembre 1990 une réforme qui corrigeait certaines anomalies comme par exemple, bonhomie qui s'écrit normalement avec un m quand bonhomme en a deux ou chariot qui n'a qu'un r quand charrette en a deux...
Devant une campagne de presse de la pire mauvaise foi, l'Académie avait fait machine arrière renvoyant les corrections à la fin de chacun des tomes de son dictionnaire indiquant que l'usage trancherait. Or, que fait l'usager de la langue quand il hésite sur l'orthographe d'un mot : il consulte le dictionnaire. Lequel dictionnaire attend bien sagement que l'usage change pour en être le "greffier". Ainsi tout changement est impossible. Alors que nombre de langues, comme par exemple le Portugais ou l'Allemand, se sont réformées plusieurs fois depuis la guerre.

Il faut également rappeler qu'en 1740 l'abbé d'Olivet, à la demande de l'Académie, aura corrigé la graphie d'un mot sur 6 sans qu'à l'époque un front se dresse contre lui.

Que penser d’une langue qui est incapable de se réformer  ? Ne risque-t-elle pas de devenir une langue morte et de faire le jeu de la langue dominante ? Ce qui bien entendu, ne justifie aucunement l'importation paresseuse et massive de dizaines de mots anglo-américains dans notre langue. En tout cas, le Petit Robert aura eu le mérite de rouvrir le débat.
(lire la préface du dictionnaire par Alain Rey)
Marc-Antoine Renard

nouvelles/Aisne1.jpgL'Aisne, it's Open ! - Yves Daudigny récidive ! - le 22/10/2008 - 14:03 par MAR
L'Aisne, it's Open ! - Yves Daudigny récidive !

Yves Daudigny, président du conseil général de l'Aisne et nouveau sénateur, a relancé laAisne.jpg campagne publicitaire dans Paris, pour son département avec son grotesque slogan en anglais "L'Aisne, it's Open !". Déjà en lice pour le prix de la Carpette anglaise en 2005, Yves Daudigny semble vouloir retenter sa chance cette année.

Pour agrémenter cette délicieuse campagne le département a créé
un site tout aussi délicieux : www.aisne-open.com où l'on trouve d'autres joyeusetés comme aisneglish.jpgcelle qui nous demande de faire un effort d'intégration et d'apprendre "L'Aisne'glish". Sous entendu : pas d’intégration dans l’Aisne, sans savoir l’anglais. Tout cela sous le couvert de l'humour, bien entendu. L'humour des valets !

nouvelles/daniel-cohn-bendit.jpgDaniel Cohn-Bendit veut un "Green New Deal" ! - le 21/10/2008 - 20:23 par MAR
Daniel Cohn-Bendit veut un "Green New Deal"  !

Avec cette dénomination, les Verts qui s'émeuvent, à juste titre, de la disparition de la moindre espèce animale ou végétale participent activement à l'uniformisation des cultures.

Adopter ce terme de "Green New Deal", par ceux  qui se sous-titrent d'ailleurs European Greens (!), semble vouloir dire deux choses :

  - Les animaux sont plus importants que les humains et leurs vieilles manies consistant à utiliser des langues différentes.

  - Alignons-nous tous sur la langue du capitalisme financier qui prouve aujourd'hui sa compétence et son souci de l'écologie, parlons tous l'anglo-américain !

Question écrite de N. Dupont-Aignan sur le Français - le 21/10/2008 - 08:51 par MAR
Question écrite de Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne,  sur la pratique de la langue française dans les hautes instances de l’Etat.
Le 17 octobre 2008 - Question Ecrite

Monsieur Nicolas DUPONT-AIGNAN appelle l’attention de Madame le Ministre de la Culture et de la Communication sur l’intérêt d’encourager la pratique de la langue française au niveau des plus hautes instances de l’Etat.

Parmi les aspects positifs de la révision constitutionnelle votée par le Parlement le 21 juillet 2008, figure la consécration de la francophonie.

Cette consécration prolonge et concrétise la volonté exprimée par le Président de la République le 20 mars 2008, lors de la journée internationale de la Francophonie, de recommander –pour ne pas dire exiger- l’emploi de la langue française dans la communication nationale et internationale des Pouvoirs Publics.

Or des exemples récents témoignent de la liberté que prennent certains représentants du Gouvernement avec ces recommandations.

C’est pourquoi, il lui demande soumettre dans les meilleurs délais à la signature du Premier Ministre une version réactualisée de la traditionnelle circulaire de la Primature sur l’emploi de la langue française que presque tous ses prédécesseurs ont diffusée depuis l’entrée en application de la loi Toubon du 4 août 1994.

Francophonie.gifSarkozy "expédie" la Francophonie - le 18/10/2008 - 16:41 par MAR
Sarkozy "expédie" la Francophonie

Nicolas Sarkozy n'a assisté qu'à une petite  moitié du sommet de la Francophonie (relayé par François Fillon) suscitant des réactions acerbes de la presse québécoise. Ainsi Le Devoir titrait "Sarkozy préfère Bush à la francophonie", Le Soleil notant que : "Si Sarkozy se permet de se montrer si peu intéressé par la francophonie, c'est qu'il sait qu'elle compte pour des prunes en France."

Si l'on s'en tient à la relation qu'en a fait la presse française l'on ne peut leur donner tort. 

Pour la première fois de son histoire le sommet de la Francophonie n'a pas été clos par le Président de la République française. Nicolas Sarkozy a lâché les 54 chefs d’Etat et de Gouvernement francophones pour rencontrer  George Bush et José Manuel Barroso...

Seul petit point positif autour de ce sommet, la petite enquête effectuée par Le Figaro auprès de ses internautes (qui n'a pas le caractère scientifique d'un sondage mais qui a le mérite d'exister). A la question « La France doit-elle défendre la francophonie avec plus de détermination ? » sur 2 113 participants : 83,58 % ont répondu oui et 16,42 % non.

nouvelles/LeClezio.jpgLe Clézio prix nobel de littérature ! - le 13/10/2008 - 10:15 par MAR
Le prix Nobel de littérature attribué à Jean-Marie Le Clézio

Le 9 octobre le prix Nobel de littérature a été attribué à Jean-Marie Le Clézio.
Une réponse à l'article du magazine Time qui titrait fin 2007 sur "La mort de la culture française" ?

A cet égard, il serait peut-être temps que les Etats-Unis et leurs encenseurs cessent de donner des leçons au monde quand ils sont, pour l'essentiel,  à l'origine de la crise financière et du désastre économique qui va en résulter.

nouvelles/EuropAssistance.jpgFrançais en entreprise : la CFTC poursuit Europ Assistance - le 13/10/2008 - 10:02 par MAR
Défense du français en entreprise : la CFTC poursuit Europ Assistance

PARIS, 10 octobre 2008 (AFP) - 10/10/2008 15h43

La CFTC a assigné en justice Europ Assistance France, filiale de l'assureur italien Generali, à la suite de mise en place d'un nouveau logiciel de comptabilité en anglais uniquement, a-t-on appris vendredi de source syndicale.

"Pour faire respecter les droits linguistiques des salariés francophones en France, la CFTC a assigné Europ Assistance à comparaître devant le tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) à jour fixe le 31 octobre à 11 heures", écrit dans un communiqué le "Collectif intersyndical pour le droit de travailler en français en France".

"Europ Assistance avait déjà été condamnée le 27 avril 2007 par le tribunal de Nanterre pour abus de la langue anglaise et du non respect de la loi Toubon", indique ce collectif, qui regroupe CFTC, CFE-CGC, CGT, Unsa.

La "loi Toubon" du 4 août 1994 rend obligatoire l'emploi du français dans les entreprises, notamment pour "tout document comportant des dispositions nécessaires au salarié pour l'exécution de son travail".

Europ Assistance avait été condamnée en 2007 à traduire sous "trois mois un logiciel comptable et une base de données commerciales tout en anglais" installés depuis l'été 2006, a précisé à l'AFP, Muriel Tardito, déléguée CFTC de la société.

Elle avait alors décidé d'"arrêter purement et simplement la base de données commerciales" et de traduire le logiciel, a poursuivi Mme Tardito.

Toutefois en parallèle, "la société a mis en place un logiciel qui ne venait pas d'Europe assistance mais de Generali tout en anglais de nouveau", a-t-elle déploré.

Cette assignation en justice vient s'ajouter à celle entreprise par le syndicat Alter à l'encontre du groupe Air France-KLM, devant le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) dont le jugement est attendu le 20 novembre, selon ce syndicat de pilotes de ligne.

Il conteste notamment que certains manuels d'avions, pouvant faire "1 000 pages", ou fiches de procédures, ne soient disponibles qu'en anglais et que les pilotes n'aient pas accès à des "formations spécifiques" dans cette langue comme c'est le cas pour les contrôleurs aériens, a indiqué à l'AFP Christophe Pesenti, délégué d'Alter.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La CFTC avait assigné en justice la société, filiale de l'assureur italien Generali, "pour faire respecter les droits linguistiques des salariés francophones en France", en vertu notamment de la "loi Toubon" du 4 août 1994 sur l'emploi de la langue française.
Lors de l'audience vendredi devant la 2e chambre civile du tribunal de grande instance de Nanterre, l'avocate d'Europ Assistance, Me Estelle Dapoigny a fait valoir que le logiciel ne pouvait être traduit en français, que les salariés concernés avaient reçu une formation et qu'ils disposaient d'un guide d'utilisation.
Elle a d'autre part évoqué un "problème individuel" de "compétence" de la part d'"une seule salariée".
En marge de l'audience, le porte-parole du "Collectif intersyndical pour le droit de travailler en français en France", Jean-Loup Cuisiniez, a souligné qu'au-delà de la loi Toubon, une directive européenne et une norme ISO stipulait "clairement que les outils doivent être compréhensibles pour les travailleurs concernés".
"Et il existe des outils pour traduire les logiciels dans leur intégralité", a-t-il ajouté.
"Il faut savoir ce que c'est pour un salarié d'avouer son incompétence dans une langue et de devoir le reconnaître auprès de sa hiérarchie. Cela crée des souffrances au travail, alors que notre langue n'est pas incompétente dans le monde moderne", a poursuivi M. Cuisiniez.


Rechercher

Rechercher

à l'affiche

D'autres le disent aussi !

Avenir de la Langue Française - 34 bis rue de Picpus - 75012 Paris - avenirlf@laposte.net