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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

 ↑  

Lettres de protestation

Der. nouv.

/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2020 - le 10/03/2020 - 15:56 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2020

Programme.tv Eurovision 2020 : la Suisse représentée par une chanson 100 % en langue française (4/3) (lien)
AgoraVox C’est Nabum Si vous voulez ma voix, préservez notre langue (4/3) (lien)
Le Parisien Tom Leeb / Eurovision : une association réclame une chanson 100 % en français (lien)
Le Figaro Connaissez-vous ces mots français venus du monde entier ? (1/3) (lien)


Langue française : Nouvelles de février 2020 (4)

Ouest France En Suisse, la langue française progresse et l’allemand recule (28/2) (lien)
La Croix Eurovision 2020… Cherchez la chanson française… (27/2) (lien)
Le Figaro 5 insultes désuètes à employer en toute sérénité (29/2) (lien)
Actu.fr Contre l’anglicisation de la France, l’Afrav veut porter plainte contre les politiques (22/2) (lien)


nouvelles2020/dior-collaboracheune.jpegDior ou la collaboracheune ordinaire - le 03/03/2020 - 17:51 par MAR

Dior ou la collaboracheune ordinaire

Défilé de Dior au jardin des Tuileries. Tout est en anglais !

Le jardin est propriété de l'État qui piétine ses lois et Dior est un grand couturier "français".

Sans commentaire !

dior-collaboracheune2.jpeg


Langue française : Nouvelles de février 2020 (3)

France 3 Jacques Krabal, député LREM de l'Aisne, défend le français à l'Eurovision (19/2)(lien)
Atlantico Start-up nation oui, anglais à l’eurovision non (22/2)  (lien)
Valeurs Actuelles Franck Riester regrette l'anglais de la chanson représentant la France (lien)
Le Figaro André Vallini Quand on défend la France à l’Eurovision, on chante en français (lien)
Paris-Match Eurovision : le refrain en anglais de Tom Leeb "a cassé les oreilles" de Franck Riester (18/2) (lienmais il laisse faire...


Langue française : Nouvelles de février 2020 (2)

Le Temps L’écriture inclusive, mère de toutes les batailles ? (18/2) (lien)
Radio Canada Le français est-il en péril aux Jeux olympiques? (13/2) (lien)
Actu-Juridique Mots français en anglais - Le vocabulaire de la justice (13/2) (lien)
Académie française Dire, ne pas dire est en deuil : décès d'Yves Pouliquen (6/2) (lien)
Le Monde L. Mushikiwabo Après le Brexit, la primauté de l’anglais peut-elle perdurer ? (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de février 2020 - le 16/02/2020 - 21:56 par MAR

Langue française : Nouvelles de février 2020

AFRAV Attaquons en justice les politiciens qui trahissent notre langue !  (lien)
Mouv Le rap français bat des records de ventes à l'étranger (10/2) (lien)
DGLF Semaine de la langue française Dis-moi dix mots 2020  (lien)
AgoraVox Le Royaume-Uni nous a quittés. L’anglais est resté (1/2) (lien)
Projet Voltaire Anglicismes, toponymes, politiquement correct : comment enrichit-on la langue française ?  (lien)


Le Brexit, ou l’opportunité d’une renaissance francophone en Europepierre-yves_jeholet.jpg


par Pierre-Yves Jeholet, ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Communauté française de Belgique)
tribune publiée dans Le Soir (28/01/2020)

Le Brexit permettra peut-être à la langue française de faire son retour au premier plan au sein des institutions européennes. Ne manquons pas cette occasion.
Le Brexit peut être l’occasion d’un retour à l’usage du multilinguisme au sein des institutions européennes ainsi que d’un retour au premier plan de l’utilisation de la langue française à travers le territoire de l’Union. - Belga.
Ce 1er février, le Brexit entre dans sa phase transitoire. Cela signifie que le Royaume-Uni continuera d’appliquer les règles de l’Union européenne jusqu’au 31 décembre 2020 mais qu’il ne sera plus représenté au sein de ses institutions. Si on doit regretter cette crise existentielle qui secoue l’édifice européen, je souhaite qu’une telle situation soit aussi vue comme une opportunité. Le Brexit, en effet, peut être l’occasion d’un retour à l’usage du multilinguisme au sein des institutions européennes ainsi que d’un retour au premier plan de l’utilisation de la langue française à travers le territoire de l’Union. Autrement dit, le Brexit pourrait coïncider avec une renaissance francophone en Europe.
En tant que ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, représentant désormais quelque 4, 5 millions de Belges francophones, je considère comme étant une mission majeure, comme un devoir, le fait d’assurer la défense et le rayonnement international de notre langue, en particulier au sein des institutions et des différents États européens.
 

95 % des documents officiels sont en anglais

Le constat est flagrant. Selon les données fournies par les services linguistiques de l’administration européenne, la diversité et le multilinguisme qui définissent le projet originel de l’Union ont fait progressivement place à l’unilinguisme anglophone : plus de 95 % des documents du Conseil, 84 % de ceux de la Commission et 72 % des textes parlementaires sont rédigés en langue anglaise en première écriture avec une incidence cruciale sur le choix de la langue d’intervention verbale.
Or, une fois la sortie du Royaume-Uni actée, plus aucun pays de l’Union n’aura l’anglais comme langue nationale étant donné que l’Irlande a choisi l’irlandais (le gaélique) et Malte, le maltais. Dès lors, l’anglais passera de la troisième langue maternelle la plus parlée au sein de l’UE à la dix-septième.

Le retour du français comme langue d’influence

Par conséquent, une fenêtre d’opportunité s’ouvre pour celles et ceux qui souhaitent préserver et enrichir la langue française, les valeurs qu’elle incarne et la culture humaniste dont elle est un des principaux vecteurs au sein de l’Union européenne. A l’instar de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), dont la Fédération Wallonie-Bruxelles est l’un des piliers les plus importants, nous devons répondre à un double objectif : enrayer le recul du français et centrer la coopération multilatérale sur la valeur ajoutée de la Francophonie en matière culturelle mais aussi, on l’oublie trop souvent, dans le domaine économique. Aussi, j’entends inscrire la Fédération Wallonie-Bruxelles parmi les priorités ciblées par la Secrétaire générale de l’OIF : notamment celle plaçant le français comme langue d’influence dans les relations politiques et économiques internationales.

Retrouver la maîtrise et l’excellence

Pour ce faire, quoi de mieux que l’excellence ? L’école, l’enseignement, les études sont, encore et toujours, les premiers instruments pour atteindre nos objectifs et faire face aux défis à relever. Que ce soit à l’oral ou à l’écrit, nos enfants, nés sur le territoire belge ou en dehors, doivent sortir de nos établissements avec une maîtrise de la grammaire, de la conjugaison et de l’orthographe de notre langue maternelle. Il s’agit d’une condition indispensable pour favoriser leur émancipation, leur insertion sur le marché de l’emploi et, in fine, leur ascension sociale.

Place aux actions concrètes

Par ailleurs, dans le cadre intra-européen, il est fondamental de fédérer nos liens entre pays ou régions européennes francophones. Partant de cette ambition, j’ai demandé à ce que notre Représentation permanente auprès des institutions européennes, qui a notamment pour mission de valoriser et de défendre le français au sein de celles-ci, renforce ses collaborations avec la Représentation de la République française.
Des initiatives ont, certes, déjà été entreprises. Je pense notamment au Plaidoyer d’Erevan, en faveur de la langue française dans les institutions européennes, paraphé par les représentants de 15 membres de la Francophonie et de l’Union européenne, dont la France et la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le moment est toutefois venu d’élever notre ambition, de coaliser nos énergies et de mettre à profit nos savoirs en rédigeant un plan d’action qui proposera des mesures concrètes pour la promotion de la langue française, de ses valeurs démocratiques et de sa culture universaliste au sein de nos institutions européennes.

Fierté et renaissance

Ne soyons pas naïfs, avec 67 % des citoyens européens estimant que l’anglais est la langue la plus utile dans les États membres de l’Union, la tâche ne s’annonce pas simple. Par conséquent, exhortons cette fierté de pratiquer le français, celle qui nous a si souvent manqué en Belgique francophone ! Soyons fiers que la langue de nos artistes, de nos écrivains, celle de Simenon, de Brel, ou de plus jeunes comme Stromae et Angèle, soit aussi la langue parlée dans les rues de Wallonie et de Bruxelles. Soyons fiers de cette langue française par laquelle s’expriment nos pensées, nos émotions et notre identité ! Soyons fiers de l’attractivité du français qui en fait la deuxième langue étrangère la plus souvent enseignée à travers le monde ! Soyons fiers de cet outil intellectuel qui a traversé les siècles, porteur de l’enseignement des Lumières et qui est et restera la langue de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Il n’est pas surprenant dès lors, que des personnalités francophones aient occupé et occupent des fonctions de premier plan sur la scène internationale, et européenne en particulier.
La détermination et l’optimisme qui m’animent m’indiquent que nous pouvons, voire que nous devons, depuis le cœur du projet européen qu’est Bruxelles, devenir le moteur d’une renaissance francophone en Europe.

Pierre-Yves Jeholet


Langue française : Nouvelles de janvier 2020 (4)

ActuaLitté La langue française en bonne santé : un peu de vocabulaire (17/1) (lien)
Ça m'intéresse Pourquoi tant de mots allemands viennent-ils du français ? (17/1) (lien)
Numérama Interrogée, la communauté de Wikipédia en français rejette massivement l’écriture inclusive (lien)
Le Figaro "Belle année", "belle journée"... Ces formules risibles qui pullulent (13/1) (lien)


Langue française : Nouvelles de janvier 2020 (3)

18 janvier : Assemblée générale d'Avenir de la langue française (lien)
RTL Faut-il tordre le cou à "du coup" ? (12/1) (lien)
Radio Canada Les livres en français resteront dans les bibliothèques de Toronto (12/1) (lien)
Le Figaro Non, le "dièse" n’est pas un "hashtag" (12/1) (lien)
Marianne "On est sur" : cette nouvelle formule qui alourdit la langue française (12/1) (lien)
01 Net On a testé le premier clavier Azerty+... et on s’y est cassé les doigts (11/1) (lien)
Clubic Norme AZERTY+ : test du premier clavier disponible (8/1) (lien)


Langue française : Nouvelles de janvier 2020 (2)

OIF La Francophonie : 50 ans d'histoire (10/1) (lien)
Vanity Fair Maurizio Serra, élu au fauteuil de Simone Veil à l'Académie française (10/1) (lien)
Nouvelle République Les langues françaises font florès (9/1) (lien)
Libération Wikipédia : les contributeurs biffent les "contributeurices" ? (8/1) (lien)
ONFR+ Faut-il avoir peur des anglicismes ? (8/1) (lien)
Figaro 5 mots rares (et précieux) que nous ferions bien d’employer (lien)


nouvelles2020/liberation.jpgA Bruxelles, la dérive du tout-anglais - le 07/01/2020 - 19:25 par Jean_Quatremer

A Bruxelles, la dérive du tout-anglais

Dans un intéressant article, Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles, montre la véritable trahison d'élus français au Parlement européen, souvent issus de LREM, qui ont décidé de ne s'exprimer qu'en anglais même en présence des interprètes, quitte d'ailleurs à n'être compris par personne… Il signale en parallèle une pétition signée par des fonctionnaires européens de toutes nationalités réclamant le droit "d’utiliser le français d’utiliser le français sans nous cacher et sans nous excuser". Lire sur le site de Libération


Importante prise de position de la Fondation Robert Schuman
sur le nécessaire multilinguisme dans les institutions de l’Union européenne

Cette affirmation, faite sous la forme d'une note "Parler l'européen", conforte nos diverses démarches parlementaires et associatives auprès du Président de la République (lire la lettre) afin qu’il repousse toute tentative des fédéralistes en Conseil de l’Union d’utiliser (paradoxalement) le Brexit pour instituer en fait l’anglo-américain comme "langue commune" des institutions de l’UE. Lire la note "Parler l'européen" sur le site de la fondation Robert Schuman

Télécharger la note


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de janvier 2020 - le 07/01/2020 - 18:41 par MAR

Langue française : Nouvelles de janvier 2020

La Presse Où va l’Organisation internationale de la Francophonie ? (3/1) (lien)
Le Figaro 5 fautes de français à éradiquer de votre quotidien (lien)
DH Net La langue française a trouvé son justicier: des milliers de messages par an contre les anglicismes (lien)
Le Figaro Seul un vrai Belge obtiendra un sans-faute à ce test (lien)


Langue française : Nouvelles de décembre 2019 (5)

20 minutes Quotas de chansons francophones à la radio : Un rapport parlementaire propose des aménagements (20/12) (lien)
Le Figaro Connaissez-vous ces mots de gaulois que vous employez au quotidien ? (lien)
Le Figaro 5 grossièretés à asséner dans les bouchons tout en paraissant distingué (lien)
Le Figaro Soyez "fashion", parlez français !  (lien)
ALF Le nouveau journal d'Avenir de la Langue Française 12/2019 est paru ! (lien)


Langue française : Nouvelles de décembre 2019 (4)

TV5 Monde En jeu ou sur internet, la diversité des langues françaises fait florès (21/12) (lien)
Le Monde Pourquoi le Brexit ne sauvera pas la langue française à Bruxelles (19/12) (lien)
Le Figaro Yves Pouliquen Les Français ont le devoir de protéger la langue de Molière (lien)
Vie publique L'usage du français dans l'Union européenne à l'heure du Brexit (lien)
DGLF La mode en français (Vocabulaire de la mode) (lien)
Le Figaro Connaissez-vous ces mots de gaulois que vous employez au quotidien ? (lien)


Langue française : Nouvelles de décembre 2019 (3)

L'Express Michel Feltin-Palas  Les preux chevaliers de la "carpette anglaise" (9/12) (lien)
RTBF- La 1ère Quel avenir pour l'anglais dans l'Union européenne ? (9/12) (lien)
Le Figaro   Yves Gingras  Français, la soumission de vos universités à l’anglais désespère les amis de la France ! (9/12) (lien)


nouvelles2018/my_french_bank.jpgLa Banque Postale Carpette anglaise 2019 - le 08/12/2019 - 11:30 par MAR

La Banque Postale
carpette anglaise 2019

Ursula von der Leyen, carpette anglaise à titre étranger

L’académie de la Carpette anglaise a désigné La Banque Postale carpette anglaise 2019 pour avoir dénommé "Ma French Bank" sa banque en ligne. Avec, pour circonstance aggravante, une campagne publicitaire en un grotesque franglais : "When elle rêve d'eaux turquoises, but ton compte is in le rouge », ou encore "When tu check la liste de everybody qui te doit de la money" (sic !) | lire le communiqué ci-dessous ]

Ursula von der Leyen, nouvelle présidente de la Commission européenne, a été désignée carpette anglaise 2019 à titre étranger pour avoir tenté de mettre en place une procédure décisionnelle uniquement en anglais, à compter du 1er décembre 2019. Un paradoxe, au moment où le Royaume-Uni s'apprête à quitter l'Union européenne.

Liste des "lauréats" depuis 1999  - article de l'Express

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Prix de la Carpette anglaise 2019 - Communiqué

Réuni chez Lipp, le 4 décembre 2019, sous la présidence de Philippe de Saint Robert, le jury de la Carpette anglaise* a décerné son prix au premier tour de scrutin, par 8 voix sur 10, à la Banque postale pour son offre de banque mobile dénommée "Ma French Bank", accompagnée d’une campagne publicitaire de sabotage linguistique. Deux voix ont été attribuées au député Joël Giraud (LREM) pour avoir prétendu à l’Assemblée nationale que l’expression qu’il avait employée "name and shame" n’avait pas d’équivalent français – or l’équivalent "mise au pilori" existe.

Le jury a par ailleurs décerné le prix spécial de la Carpette anglaise à titre étranger à Ursula von der Leyen pour tenter d’imposer la seule langue anglaise dans les textes officiels émanant de la Commission européenne.

La Carpette anglaise est le prix d’indignité civique et culturelle qui est décerné chaque année depuis 1999 à un membre des élites françaises, personnalité physique ou morale, pour son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France.

Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale pour sa contribution servile à la propagation de l’anglo-américain.

* Liste des membres du jury présents : Philippe de Saint Robert (écrivain, président du Prix), Marc Favre d’Échallens (secrétaire général), Eugénie Bastié (journaliste), Paul-Marie Coûteaux (député honoraire), Yves Frémion (écrivain), Geoffroy Lejeune (journaliste), Guillemette Mouren (Défense de la langue française), Marie-Josée de Saint Robert (linguiste), Marie Treps (linguiste), Marie-Christine Vacavant (Cercle littéraire des écrivains cheminots).

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Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise.
Courriel : parlerfranc@aol.com
Académie de la Carpette anglaise, Le Droit de comprendre, 222 avenue de Versailles - 75016 Paris


Langue française : Nouvelles de décembre 2019 (2)

L'Actualité À tous les déclinistes de la langue française (6/12) (lien)
Académie française Le point-virgule (5/12) (lien)
Slate Le faux combat de l'écriture inclusive (5/12) (lien)
France Inter Des quotas de chanson française pour les plateformes de streaming ? (3/12) (lien)
L'Express Michel Feltin-Palas Parlez-vous les français ? (3/12) (lien)
Figaro Baiser en godinette, sucer la pomme... Manières d’embrasser célébrées en français (lien)


Langue française : Nouvelles de décembre 2019

Le Figaro Frédéric Vitoux La France doit résister à l’invasion du franglais (1/12) (lien)
Vogue Francophonie : le maire de Marennes récompensé pour son engagement (3/12) (lien)
Néon "Ta langue en dit long" : la web série qui explore l’origine des mots (lien)
Sud-Ouest Editorial : un vendredi vraiment noir (lien)
Néon Les 12 exceptions les plus tordues de la langue française " (lien)
Le Figaro Ces étonnantes expressions béninoises à adopter (lien)


Mobilisons-nous pour le "vendredi fou"
le 29 novembre prochain !

Le collectif LANGUE FRANÇAISE réunit des personnes et des groupements inquiets de la déliquescence de la langue française. Pour l'instant, les représentants de ce collectif viennent de Belgique, du Canada, de France, du Maghreb et de Suisse. (voir le site de l'AFrAv)

Sa première action a consisté, le 18 juin 2019, à adresser au Président de la République française un manifeste (lire ici) qui a été publié par le journal Le Parisien, signé par 100 intellectuels et artistes de 25 pays.

De plus, le manifeste a fait l'objet de citations par une vingtaine de grands médias du monde francophone… et par la BBC anglaise.

En ce mois de novembre, le collectif parraine l'opération « Vendredi Fou », détaillée ci-après.

Louis Maisonneuve, pour le Collectif

Courriel de contact : langue-francaise2018@laposte.net

Opération “ Vendredi Fou ” du 29 novembre 2019 !

Le collectif LANGUE FRANÇAISE (Belgique, Canada, France, Suisse), et les associations partenaires occasionnelles,  constatent l'impact puissamment néfaste de la langue anglo-américaine.

Elle n'étoffe plus le français, mais l'étouffe jusqu'à se substituer à lui comme langue d'usage en terres francophones. Elle dilue nos identités et les valeurs qui s'y rattachent. Pour reprendre le mot de Jean-Marie Rouart, la langue française conjugue esthétisme avec éthique.

Le 29 novembre aura lieu, partout dans le monde, l'opération commerciale "Black friday", grande braderie américaine des cultures, notamment francophones. Nous lançons un appel au rejet de cette dénomination, et plus généralement au refus d'acheter aux entreprises collaboratrices.

Voici comment vous associer à cette démarche :

Je partage ce message via les réseaux sociaux et mes contacts @  :

« Le 29 novembre 2019 aura lieu l'opération commerciale étatsunienne dénommée "Black Friday", alors, en tant que francophone, je refuse de voir brader la langue française et ses valeurs à l'empire anglo-américain. » 

En cela, je soutiVendredi Fou et non au Black Fridayens le conseil donné par le collectif LANGUE FRANÇAISE à toutes les entreprises de la Francophonie d'utiliser l’expression « Vendredi fou » plutôt que l’expression anglo-américaine « Black Friday » comme le recommande le Grand dictionnaire terminologique du Québec (GDTQ) qui définit ainsi cette journée :

« Journée du vendredi qui suit le quatrième jeudi de novembre, date de l'Action de grâce aux États-Unis, au cours de laquelle les commerçants offrent des rabais importants pour marquer le coup d'envoi des achats de Noël ».

Et je suis l'avis du Collectif qui invite les consommateurs et consommatrices à oublier les commerces qui multiplient l’utilisation du terme "Black Friday", ou mieux encore, je refuse de participer au "Black Friday", grande braderie américaine des cultures.


Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (7)

Le Monde Fr. Pennel & A. Vallini Le monopole de l’anglais contredit le projet européen (lien)
Public Sénat André Vallini Brexit : une chance pour la langue française ? (25/11) (lien)
Le Figaro L’Académie française "gravement préoccupée" par le franglais (22/11) (lien)
Ministère de la Culture Quelle place pour le français dans le discours scientifique ? (lien)
L'Express Les villes tricolores conquises par l'anglais (lien)
Le Figaro Ne dites plus "Black Friday" mais...  (lien)


L’Académie française "gravement préoccupée" par le franglais

Les sages ont demandé aux pouvoirs publics de mieux respecter la loi Toubon sur la défense du français.

_________________________________________________________________________________

 Communiqué de l’Académie française

Le 21 novembre 2019

Déclaration de l’Académie française

L’Académie française n’a jamais été hostile à l’introduction et à l’usage de termes étrangers.

Mais aujourd’hui elle se montre gravement préoccupée par le développement du franglais. Les violations répétées de la loi Toubon, qui a posé les règles de l’emploi du français dans la sphère publique, dénaturent notre langue, autant par l’invasion des termes anglo-saxons que par la détérioration qu’ils entraînent de sa syntaxe.

Fidèle à la mission qui lui a été confiée de veiller sur la langue française et de la défendre, l’Académie alerte solennellement les pouvoirs publics et les invite en premier lieu à respecter eux-mêmes la loi.

Si ceux-ci ne réagissent pas vigoureusement, si l’opinion ne prend pas la mesure du danger qui le menace, le français cessera d’être la langue vivante et populaire que nous aimons.

sur le site de l'Académie

_________________________________________________________________________________

Le Devoir L’Académie française s’inquiète de l’émergence du franglais
Le Figaro L’Académie française se dit "gravement préoccupée" par le développement du "franglais"
France Info L'Académie française s'émeut du développement du "franglais"


Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (6)

L'Express Michel Feltin-Palas Guerre des langues : le français trahi par les siens (19/11) (lien)
France Culture CamemBERT : un savoureux modèle de langue française (19/11) (lien)
Développez Commission d'enrichissement de la langue française : ne dites plus "hackathon" mais "marathon de programmation" (18/11) (lien)
Le Figaro 10 expressions québécoises, belges, suisses... que nous ferions bien d’emprunter (20/11) (lien)
 


Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (5)

Marianne "Ma French Bank", "Orange Truck", "Izi by EDF"... le marketing globish ringard des marques et même de l'État (15/11) (lien)
Les Echos Le franglais en entreprise traduit-il un vide de la pensée ? (12/11) (lien)
RTL Ciné, prof, fac, bourge : parlez-vous tronqué ? (lien)
Journal de Montréal Les assassins de notre langue (lien)
Le Figaro 5 grossièretés à employer tout en paraissant élégant (lien)


Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (4)

Albert Salon Genèse et force en France de l’emprise anglo-américaine (lien)
Pétition pour la reconnaissance du principe de diversité linguistique et culturelle dans les recherches concernant les langues (lien)
Le Figaro 5 fautes de français à ne plus faire (lien)
L'Express Michel Feltin-Palas "Oui", un petit mot moins simple qu'il n'en a l'air.  (lien)


Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (3)

Le Parisien Charente-Maritime : un maire part en croisade contre les anglicismes (10/11) (lien)
France 3 Marennes : le maire, opposé aux anglicismes, refuse un “Orange truck” (7/11) (lien)
Le Parisien Spotify, Deezer... bientôt soumis à des quotas d’artistes francophones ? (8/11) (lien)
Le Figaro 10 mots français que les anglophones emploient pour "faire chic" (10/11) (lien)
Question parlementaire d'E. Maurel (GUE) sur le respect des langues officielles de l'UE (lien)
et Réponse donnée par Jean-Claude Juncker au nom de la Commission européenne (lien)


Non au "Black Friday" - le 11/11/2019 - 11:55 par MAR

Non au "Black Friday"

Nos associations françaises vont mener des actions collectives contre ce "Black Friday" en France. La recommandation que l’ASULF, association québécoise amie, adresse à ses membres, vaut pour tous les membres de nos associations et pour les lecteurs de notre site : mobilisation ! Rappelez-vous le général de Gaulle : "le snobisme anglo-saxon de la bourgeoisie française est quelque chose de terrifiant. [...] Il y a chez nous toute une bande de lascars qui ont la vocation de la servilité. Ils sont faits pour faire des courbettes aux autres.". Quels qu'ils soient, où qu'ils soient, les responsables de ce processus d'éradication du français doivent être combattus avec la plus grande énergie ! Albert Salon
 

Opération "vendredi fou" du 29 novembre 2019


Je partage ce message via les réseaux sociaux et/ou mes contacts :
 

Le 29 novembre 2019, jour de l'opération commerciale états-unienne dénommée "Black Friday", je refuse de voir brader ma langue française et ses valeurs à l'empire anglo-américain.

Je soutiens le conseil donné par le collectif LANGUE FRANÇAISE à toutes les entreprises de la Francophonie d'utiliser l’expression "Vendredi fou" plutôt que l’expression anglo-américaine "Black Friday" comme le recommande le Grand dictionnaire terminologique du Québec (GDTQ) qui définit ainsi cette journée : "Journée du vendredi qui suit le quatrième jeudi de novembre, date de l'Action de grâce aux États-Unis, au cours de laquelle les commerçants offrent des rabais importants pour marquer le coup d'envoi des achats de Noël".

Je suis l'avis du collectif qui invite les consommateurs et consommatrices à oublier les commerces qui multiplient l’utilisation de "Black Friday", ou mieux encore à refuser de participer au "Black Friday", grande braderie américaine des cultures.

https://ma-patrie-est-la-langue-francaise.blogspot.com/

non-black-friday.jpg


Charente-Maritime

Exaspéré par les anglicismes, un maire interdit au camion "Orange truck" de s’installer

Le maire de Marennes-Hiers-Brouage, Mickaël Vallet, estime que l’usage de l’anglicisme par l’ex-opérateur historique des télécoms est un "manque de respect envers les habitants et la loi".

Lundi 4 novembre, le maire (PS) de Marennes-Hiers-Brouage (Charente-Maritime), Mickaël Vallet, a adressé un courrier au PDG d’Orange, Stéphane Richard, pour lui indiquer qu’il ne délivrerait pas d’arrêté municipal autorisant l’occupation du domaine public à  l’Orange truck.

Ce camion devait stationner dans la cité ostréicole durant quelques jours afin d’effectuer des démarches commerciales auprès des habitants, quelques mois avant l’arrivée du très haut débit acheminé par la fibre. Lire la suite dans Sud-Ouest

Honneur soit donc rendu à Mickaël Vallet ! Enfin une réaction saine d'un maire qui fait respecter la langue française en France. Un rôle qui devrait normalement revenir à tout gouvernement digne de ce nom... Espérons que ce maire fera de nombreux émules MAR

_________________________________________________________________________________

France 3 Marennes : le maire, opposé aux anglicismes, refuse l'installation d'un "Orange truck"
Le Parisien Charente-Maritime : un maire part en croisade contre les anglicismes


Langue française : Nouvelles de novembre 2019 (2)

Le Dauphiné Philippe Carron, un Suisse en croisade contre le "tout-à-l’anglais" (6/11) (lien)
Le Dauphiné Franglais : il faut voir comme on nous parle  (6/11) (lien)
Le Figaro 5 formules très françaises et élégantes à employer absolument (lien)
DLF Pays de Savoie NON, LA FRENCH BANK CE N’EST PAS MA BANQUE !!!  (lien)
Une banque publique qui se dit "citoyenne" et qui ne respecte même pas la langue de la République. Tract à diffuser largement


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de novembre 2019 - le 08/11/2019 - 11:56 par MAR

Langue française : Nouvelles de novembre 2019

Le Figaro Jean-Marie Rouart Il faut s’opposer au franglais qui nous envahit !  (5/11) (lien)
Le Figaro Alain Rey La langue française ne s’appauvrit pas, au contraire  (3/11) (lien)
ActuaLitté La Cité de la langue française à Villers-Cotterêt peut avancer (1/11) (lien)
Le Figaro 10 mots orduriers à employer sans paraître grossier (lien)

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"Lorraine Airport" : il faut s’opposer au franglais qui nous envahit !

La prolifération des anglicismes, due au snobisme des "décideurs" et d’une partie des médias, distend les liens qui unissent nos compatriotes et la langue française, s’alarme l’écrivain Jean-Marie Rouart, (Le Figaro 5/11/2019)


Cela fait longtemps que beaucoup d’écrivains et de défenseurs du français crient dans le désert pour alerter l’opinion et les pouvoirs publics : la langue française est rongée par un cancer. Un cancer insidieux qui distille peu à peu ses métastases dans son corps sous le fallacieux couvert de la modernité. Et ce n’est pas d’hier qu’il a commencé à se propager provoquant déjà l’indignation d’Étiemble, professeur à la Sorbonne, qui dans son pamphlet Parlons-nous franglais ? avait, en 1972, stigmatisé les débuts de cette colonisation linguistique galopante. "Tout le monde est coupable, soulignait-il dans sa déploration, la presse et les Marie-Chantal, la radio et l’armée, le gouvernement et la publicité, la grande politique et les intérêts les plus vils.


"Cioran avait de son côté poussé un cri de détresse qui révélait à quel point les écrivains francophones montrent plus d’attachement à notre langue que les Français eux-mêmes, corrompus par le démon de la mode : "Aujourd’hui que cette langue est en plein déclin, ce qui m’attriste le plus, c’est de constater que les Français n’ont pas l’air d’en souffrir.  Et c’est moi, rebut des Balkans, qui me désole de la voir sombrer.  Eh bien, je coulerai, inconsolable, avec elle !"


La loi Toubon, dont on vient de fêter les vingt-cinq ans, si critiquée, si peu appliquée par les tribunaux qui ont de la loi une conception à géométrie variable, a eu au moins le mérite de manifester qu’un responsable politique avait enfin conscience du danger mortel qui nous menaçait. Les ricanements qu’elle a provoqués montrent à quel point la classe politique, en refusant de veiller à son application, se montre peu soucieuse de ses responsabilités élémentaires vis-à-vis de notre patrimoine linguistique.  On classe les monuments historiques, on préserve les réserves naturelles, on se soucie de l’environnement, et étrangement on accepte ce suicide irréversible qui, à terme, aboutira à faire de la langue française une langue morte : oui, une langue morte, dans ce sens que seuls les lettrés qui l’étudieront, ou qui la parleront entre eux dans des cénacles choisis, pourront apprécier dans les anciens textes sa beauté et ses subtilités, tandis que tout un chacun s’exprimera dans un idiome abâtardi, dégénéré, sorte de globish informe d’où surnageront quelques malheureux mots et expressions d’une langue dont on pouvait s’enorgueillir avec raison.


Écoutons les conversations autour de nous : elles sont infestées de ces mots et de ces tournures barbares aussi nocives et increvables que la prolifération des algues vertes.  Lisons les journaux :dans un magazine français, Women Sports, dix- sept des titres d’articles empruntent à l’anglais, à commencer par "Les tops tweet de la rédaction" jusqu’aux "Top 5 de running en France".


Croit-on que c’est par hasard qu’au XVIIIe siècle toute l’Europe cultivée parlait le français, qui fut pendant des siècles la langue diplomatique par excellence ? D’où vient que paradoxalement le Français cocardier, fier de son appartenance nationale, qui le manifeste si haut dans ses enthousiasmes sportifs, qui applaudit ses équipes gagnantes, accepte sans réagir cette lente dégringolade dans le sous-développement culturel ? N’est-ce donc rien de parler et d’écrire une langue que Racine, Voltaire, Chateaubriand, Hugo, ont portée à sa perfection, que le monde admire et nous envie ? Mais ce discours, qui le tient encore ?


Nous sommes entrés dans l’ère de l’abdication culturelle contre laquelle les Québécois, plus menacés que nous, ont réagi avec force et efficacité.  Que ne les prenons-nous en exemple ! C’est pitié de voir que c’est peut-être eux qui sauveront notre langue en devenant une sorte d’Arche de Noé qui préservera les vocables et les expressions dont nous nous serons laissé déposséder. Écoutez les radios grecques, italiennes ou espagnoles, elles diffusent des chansons grecques, italiennes ou espagnoles, mais écoutez la radio française et vous serez édifiés.  Certes nous avons gagné à la colonisation romaine car les Gaulois en dépit de leur haute civilisation n’avaient pas de langue écrite à lui opposer.
Le sabir qu’on nous concocte, sous l’œil indifférent, voire complice, de nos dirigeants, reçoit le concours actif de nos entreprises d’État : le "Ouigo" de la SNCF, dernier legs culturel de Guillaume Pepy ; Air France qui ne craint pas d’appeler son site "eSky" et qui tient le pompon dans ce domaine avec sa classe "économy", son programme "flying blue", ses "business class", ses "sky team".  Cette novlangue s’enrichit chaque jour d’un nouveau fleuron linguistique.


 C’est au tour des aéroports en sursis de privatisation d’être menacés : après Lyon quia échappé de justesse, grâce à son préfet, à un "Lyon Airport", c’est l’aéroport Metz-Nancy qui vient de s’affubler d’un "Lorraine Airport", une décision du conseil régional dans une frénétique course à l’originalité.  Il lui reste encore à rebaptiser Jeanne d’Arc "Joan of Arc".  La justice saisie a débouté les courageux protestataires de l’association Francophonie Avenir, dirigée par Régis Ravat.  Mais c’est maintenant dans toute la France que cette contagion risque de se répandre.  Et pourquoi cette lente éradication de notre langue ne se poursuivrait-elle pas puisque personne n’y met le holà ?


En croyant se désenclaver de leur provincialisme, les conseils régionaux ne voient-ils pas qu’ils ne font que s’enfermer dans un espace plus étroit : le conformisme, l’esclavage de la mode.  Camus disait "abîmer la langue française, c’est ajouter du malheur au monde".  Un auteur qu’il faudra bientôt, au train où vont les choses, traduire en franglais.  Ces conseils régionaux mériteraient d’obtenir "le prix de la carpette anglaise", prix "d’indignité civique" décerné chaque année par une académie présidée par Philippe de Saint Robert à un membre des élites françaises qui s’est distingué par "son acharnement à promouvoir la domination de l’anglais en France au détriment de notre langue".  Quel dommage qu’il n’existe plus un Molière pour mettre en pièces les Trissotin qui détériorent un patrimoine linguistique qui ne leur appartient pas.  Ces monstres langagiers iront rejoindre la "Loire Valley", et ses autres congénères dégénérés au musée des horreurs de notre langue.


L’abomination, c’est que les malheureux qui ne se résignent pas à voir notre langue atteindre un niveau de corruption inégalé et sans retour sont condamnés à être regardés comme des barbons scrogneugneu allergiques à l’air du temps.  C’est pourtant la beauté qu’on assassine au grand jour. Car ne nous y trompons pas : avec cette langue dont nous perdons la maîtrise, ce sont aussi les idées qu’elle véhiculait qui vont se dissiper et perdre de leur influence.  C’est tout l’apport de ce qu'il faut bien appeler, certes un peu gravement, l’âme française, ce message si original d’esthétique et d’éthique, façonné par les siècles qui est appelé à disparaître.  Que dirait le général de Gaulle de cette déchéance, lui qui proclamait "si j’ai pu sauver la France à une heure grave de son histoire, c’est grâce au tronçon d’un glaive et à la pensée - je dis bien la pensée - française". Cette pensée, dont le Français léger n’a pas toujours conscience, mais que les peuples étrangers eux nous reconnaissent, qu’en subsistera-t-il quand elle sera passée au laminoir du franglais ? Rien.  Nous nous réveillerons un jour avec un goût amer : nous aurons seulement cessé d’exister dans ce qui faisait notre être original, notre vérité, sans même nous en être aperçus.

Jean-Marie Rouart de l’Académie française.


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