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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

 ↑  

Lettres de protestation

Der. nouv.

nouvelles2018/sondage-langue-francaise.jpgSondage langue française - le 11/03/2018 - 23:25 par MAR

La langue française : une composante majeure
de l’identité française pour 9 Français sur 10

Sondage BVA, réalisé du 16 au 21 février 2018 auprès d’un échantillon de 1000 répondants, représentatif de la population française, âgée de 18 ans et plus
La langue française, composante majeure de l’identité française pour 9 Français sur 10 Les trois quarts des interviewés (75%) considèrent que la langue française est en premier lieu une composante majeure de l’identité française, devant une langue largement enseignée et parlée dans le monde (16%). Une proportion qui monte même à 89% (citations en 1eret en 2e).

De multiples menaces semblent pourtant peser sur le français, et notamment la dégradation de son enseignement
74% des Français estiment que la dégradation de l’enseignement du français
est aujourd’hui la première menace pesant sur la langue. Dès lors, rien d’étonnant à ce qu’une même proportion de Français (72%) pensent qu’il est avant tout prioritaire d’améliorer l’enseignement du français dans l’Éducation nationale afin que la langue française se porte mieux. Au total, les répondants sont assez partagés quant à ce qui pourrait menacer le français, puisque 60% estiment que les médias et la publicité font la part belle à l’anglais quand 51% considèrent que les dirigeants politiques ne prennent pas les mesures suffisantes pour éviter les atteintes répétées à notre langue.

7 personnes sur 10 disent être prêtes à agir pour la langue française
70% des personnes interrogées seraient prêtes à agir pour leur langue, cette proportion est encore plus forte chez les seniors de 65 ans et plus (78%). Plus précisément, un Français sur deux (51%) pourrait confier à un organisme accrédité une délégation de pouvoirs lui permettant, en son nom, d’intervenir lors d’abus préjudiciables à leur langue.

Demander aux pays membres de l’OIF de montrer leur appartenance à la communauté francophone : une initiative soutenue par 7 Français sur 10
Pour plus des deux tiers des Français (69%), mettre en avant des signes extérieurs marquant l’appartenance des 84 États et gouvernements membres de l’OIF à la communauté francophone serait une bonne chose, notamment en arborant le drapeau de la Francophonie. Télécharger les résultats du sondage

________________________________________________________________________________

Le Communiqué de presse de
République exemplaire et Avenir de la Langue Française

L’article qui suit exprime la position d’Albert Salon et de Michel Le Net, qui ont commandé ce sondage au titre d’Avenir de la langue française (ALF), et de République exemplaire (RE). Il prolonge leur communiqué précédent «Contre les prédateurs de la langue française, que le peuple de France oppose la pérennité de ses valeurs», diffusé le 2 septembre 2017 et qui annonçait cette enquête1.

___

La langue française, ou l’engagement populaire
à préserver notre patrimoine culturel

Ce sondage est inédit par son originalité. Il analyse une composante majeure de notre société, commandée par deux organismes de droit privé. Une action conjointe sollicitée auprès des autorités publiques est restée sans réponse, alors que l’on imagine qu’un tel travail relève en premier de leur autorité. Faillite de l’État, ou ignorance délibérée d’une aspiration populaire à sauver, ou du moins à préserver cet élément majeur de notre capital culturel ?

Sans connaître l’ «état des lieux», comme on dit, on ne peut guère définir et mettre en œuvre une politique de bon aloi. Tel est l’objet de la présente enquête qui révèle des enseignements du plus grand intérêt. Préalable, sans lequel rien n’est possible : pour 9 Français sur 10, notre langue est une composante majeure de l’identité française.

Conscients des atteintes répétées contre notre langue (faiblesse de son enseignement ; galvaudage par les médias ; laisser aller des politiques ; etc.), nos compatriotes, pour plus de la moitié, sont prêts à s’engager dans une action volontaire pour en assurer la bonne santé. Exerçant une forme de lanceurs d’alerte, ils s’engagent à révéler publiquement les dérives majeures qui pourraient être effacées au moindre effort. Un organisme accrédité centraliserait les suggestions reçues, et interviendrait auprès de qui de droit pour corriger les déviances les plus criantes, et leur substituer des solutions alternatives. Des références tangibles existent. La Licra, la Spa, qui veillent aux valeurs qu’elles défendent (communautarisme pour le premier, souffrance des animaux pour la seconde) font ainsi. Prenons le terme hashtag, agressif dans son écriture comme dans sa phonétique, parfait exemple de l’intrusion d’un mot on ne peut plus éloigné des attributs propres au langage populaire. Son pendant est le «mot dièse», en usage chez nos cousins québécois. On aime. Pourquoi les autorités compétentes n’ont-elles par réagi plus vigoureusement quand il le fallait ? Comprenons-nous bien, il ne s’agit pas de faire une chasse aux sorcières de tous les anglicismes qui apparaissent brutalement, mais simplement de substituer aux plus hétérodoxes, et élégamment, leur interprétation en français. La politique du juste milieu ! Une recommandation aux chaînes publiques, et le bon sens irradiait immédiatement l’ensemble des médias : un petit effort pour un grand résultat. Manquons-nous aujourd’hui du minimum de réaction salutaire devant le moindre obstacle ?

Sur un autre plan, on est dépité d’entendre nos autorités politiques s’exprimer à tout va en anglais, souvent d’ailleurs avec un parler qui prête à sourire. Suivant le principe incontournable édicté par le Général de Gaulle à la tête de l’État, les membres du gouvernement dans l’exercice de leur fonction, et bien sûr le Président lui-même, doivent s’exprimer en français où qu’ils soient, cette marque de leur présence renforçant la puissance de leur représentativité… Les traducteurs ne demandent qu’à travailler.

Enfin, cerise sur le gâteau, plus de deux Français sur trois sont favorables à l’affichage de leur appartenance à la communauté mondiale de la Francophonie. Que les élus montrent leur adhésion à cette heureuse famille des francophones en associant (chez nous) son drapeau à ceux de la France et de l’Europe. Et pourquoi pas, demain, nos compatriotes ne se déplaceraient-ils pas partout dans le monde en portant l’épinglette de la Francophonie au revers de leur habit ?

Pour que notre langue quitte la désespérance ressentie par les Français devant tant de laisser-aller qu’elle récuse, cette enquête ouvre la voie du «comment faire». Ne tombons pas dans le piège des habituels «Ya qu’à ! Ils ont qu’à ! Il faut qu’on !…», renvoyant à d’autres le courage du «faire» !

Lecteurs, actionnaires de la bonne santé de notre langue universelle, faites-nous part de votre accord, ou de vos réserves sur les points énoncés. Avec votre concours, nous améliorerons notre monde. Si nous savons agir là, demain nous saurons déplacer des montagnes ! Retrouvons le temps où nous avions l’ambition d’être les premiers !

«Votre langue et votre culture,
Protégez-les comme la prunelle de vos yeux.
Elles sont votre richesse, votre apanage souverain…
Pour le bénéfice de l’humanité.»

Jean-Paul II – Unesco 2 juin 1980

Albert Salon, Michel Le Net

avenirlf@laposte.netcontact@republique-exemplaire.eu


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2018 (2) - le 11/03/2018 - 23:23 par MAR

Langue française : Nouvelles de  mars 2018 (2)

La Croix Patrick Grainville entre à l’Académie française (8/3) (lien)
TV5Monde Karine Tuil & Joann Sfar parrains de la journée du français dans les médias (7/3) (lien)
FFO Création de l’Association "Francophonie Force Oblige"(lien)
TV5Monde célèbre la langue française du 17 au 25 mars (lien)
AFAL Nouveau site de l'Association Francophone d'Amitié et de Liaison (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2018 - le 06/03/2018 - 14:11 par MAR

Langue française : Nouvelles mars 2018

Bd Voltaire Comment dit-on "francophonie", en anglais ? (8/3) (lien)
Le Figaro Jacques Julliard La langue française, notre patrie commune (4/3) (lien)
Lucile Longre Qu'est-ce que chanter ? De l'inculture musicale généralisée (6/3) (lien)
BAB Meurtre avec préméditation de la langue française (1/3) (lien)
Télé-Afrav Contre l’anglicisation En Marche ! (1/3) (lien)


Langue française : Nouvelles de  février 2018 (4)

Ministère Culture Semaine de la langue française et de la francophonie et Dis-moi dix mots (17-25/3) (lien)
L'Étudiant Quiz : On ne dit pas learning center, mais... (lien)
Le petit journal Varsovie  Festival de la francophonie – nouvelle édition (26/2) (lien)
Oui les langues Le Cercle Littéraire des Écrivains Cheminots et l'amour du français ! (lien)
Le Figaro "Auteure", "autrice", "écrivaine" : quelle orthographe employer ? ! (lien)


nouvelles2018/michel-guillou.jpgMichel Guillou : immense perte pour la Francophonie ! - le 25/02/2018 - 12:33 par Albert_Salon

Michel Guillou : immense perte pour la Francophonie !

par Albert Salon, président d'Avenir de la Langue Française, ancien ambassadeur 

Né en 1938, produit de l’ascenseur social de la République, ce docteur d'État ès sciences physiques, ancien de Supélec, énergéticien, a, toute sa vie, voulu rendre à sa France ce qu'il avait reçu d'elle.

En créant, animant, dirigeant, développant, des institutions éducatives de haut niveau, et y favorisant la promotion personnelle et sociale de nombreux défavorisés, en France et dans les pays de langue française.

Il faut lire son profil sur Wikipédia : éloquent !

Michel Guillou, comme le grand Philippe Rossillon disparu en 1997, a été l’un des paladins de la Francophonie. Un chef, un grand camarade de combat, un rude frère d’armes, un valeureux Compagnon de notre Résistance française et francophone. Tous les Français aimant la France, toutes nos associations en synergie pour le français et la Francophonie au nom desquelles j’écris ces lignes - au premier rang : Avenir de la Langue française (ALF) - lui sont redevables.

Nous avons tant agi ensemble pendant plus de quarante ans : en France, au Québec, en Afrique, en Asie ; à plusieurs Sommets francophones, dont ceux de Cotonou et surtout de Hanoï en 1997...

Avec une immense tristesse, et une étrange joie confiante, nous le remercions :

- Pour la puissante impulsion donnée, avec l’aide notamment du ministère de la Coopération, à l’AUPELF, devenue l’AUPELF-UREF puis l’AUF, créant les instituts francophones d’excellence de Hanoï, Phnom-Penh, Maurice, Sofia, Bucarest, ainsi que les classes bilingues et les filières universitaires en Asie, les bourses spéciales aux chercheurs du Sud.

- Pour son institut de formation à la Francophonie des années 1990 à Chamarande, pour le grand Institut Francophonie et Mondialisation (IFRAMOND, aujourd’hui Institut international pour la francophonie, 2IF) qu’il créa en 2001 à l’université Lyon III, et développa fortement ; enfin pour son action, en ce siècle, dans notre Forum pour la France, animé par Henri Fouquereau.

- Nous n’oublions pas son aide en 1992 à la création de notre Avenir de la langue française (ALF), à l’introduction «dans la foulée», avec nos amis parlementaires, de la précieuse phrase dans la Constitution : «La langue de la République est le français», son appui à l’élaboration par ALF de l’esquisse du texte devenu "loi Toubon" du 4 août 1994, dans le travail commun au cabinet du ministre Jacques, son appui aussi, avec les sénateurs Maurice Schumann puis Jacques Legendre, à une autre introduction dans la Constitution (titre XIV, article 87), en juillet 2008, après 16 ans de nos efforts communs : celle de la Communauté francophone elle-même.

Nous n’oublions pas Denise, toujours inébranlable et vibrante à ses côtés, son solide soutien.

" Ami, si tu tombes..."

Albert SALON, ancien ambassadeur, président d’Avenir de la Langue française (ALF)


Parmi ses publications :

- avec Trang Phan et Aymeric Durez : "Francophonie et mondialisation" (Belin, 2011-2012)

- avec Serge Arnaud et Albert Salon : "Les Défis de la Francophonie" (Alpharès, 2002, Planète francophone).


Citations de Michel Guillou sur la Francophonie : http://agora-2.org/francophonie.nsf/Dossiers/Michel_Guillou


Agence universitaire de la Francophonie : Le recteur salue la mémoire de Michel Guillou, 1er recteur de l'agence (lien)

Le Devoir : 1938-2018 Michel Guillou, un grand bâtisseur de la Francophonie (lien)


Langue française : Nouvelles de  février 2018 (3)


Francetvinfo Pyeongchang : la langue française aux JO (22/2) (lien)
Lalettre.pro RFI a lancé la 5e édition de "Speakons français" (21/2) (lien)
Nouvelle République Une certification en langue française (20/2) (lien)
Le Point H. Essaydi Francophonie : sortir du clivage pays francophones/France (19/2) (lien)


Langue française : Nouvelles de  février 2018 (2)

OEP Que s'est-il dit à et autour de la Conférence internationale des 14 et 15 février sur "la promotion de la langue française et du plurilinguisme dans le monde" ? (17/2) (lien)
La Croix Donner un nouveau souffle au français dans le monde (14/2) (lien)
Pasagenoux Macron, son idée pour le français, les nôtres pour le sauver ! (13/2) (lien)
Liberation Nous autres francophones (13/2) (lien)
La voix du Vietnam La langue française à l’honneur à PyeongChang (12/2) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de février 2018 - le 15/02/2018 - 19:27 par MAR

Langue française : Nouvelles février 2018

Huffpost Comment la langue française résiste à l’usage des réseaux sociaux (9/2) (lien)
MondAfrique Francophonie, Michaëlle Jean est une erreur de casting (4/2) (lien)
Culture Découvrez l'édition 2018 de "Dis-moi dix mots... " et de la Semaine de la langue française et de la Francophonie (lien)
Paris Match Macron veut redynamiser la francophonie en Tunisie (1/2) (lien)


Lettre d'un francophone choqué par les bandes-sons 100% anglo-saxonnes de "Des racines et des ailes"

L'envoi de la part d'un de nos adhérents de Liège, Louis Nisse, d'une lettre de protestation à l'émission "Des racines et des ailes" [France 3] (lire ci-dessous), nous donne envie de souligner cette pratique déplorable de nombreuses émissions télévisées, même de bonne qualité, y compris issues du service public : polluer les reportages, souvent intéressants, d'une petite variétoche anglo-saxonne insipide sans aucun rapport avec le sujet. Variétoche qui par ailleurs, arrive souvent à couvrir le commentaire.

Le cas est d'autant plus frappant avec "Des racines et des ailes" qui prétend " regarder le passé pour éclairer le présent" et donc réfléchir à l'actualité du patrimoine. Sa pratique de la bande-son anglo-saxonne obligatoire sape délibérément ce patrimoine que l'émission est censée mettre en valeur. Se faisant ainsi, pour "faire moderne", bon petit soldat de la colonisation anglo-saxonne… MAR


à Des Racines et des Ailes,
à Carole Gaessler,

Liège, le 28 janvier 2018

Madame,

J'aime votre émission Des Racines et des Ailes. Mais hélas ! pourquoi toujours, comme musique de fond de vos reportages, des chansons en anglais, dont, en outre, les paroles n’ont souvent que peu à voir avec leur contenu.

Pourquoi ce recours systématique à cette langue qui écrase, éradique la diversité culturelle, que par ailleurs vous défendez ! Faut-il voir là l’effet du formatage de la personne qui s’occupe de mettre de la musique au montage ou d’une volonté politico-culturelle de votre part, ce dont je doute vu le contenu de vos reportages ?

Prenez conscience, je vous prie, que cela participe à tout ce qui veut nous persuader que le français serait - in fine - irrémédiablement condamné à disparaître devant la langue impériale.

Je compte donner à cette lettre la publicité que je jugerai utile à la défense de notre langue et de notre culture mise à mal par le mondialisme, cette caricature de l’universel.

En espérant que vous corrigerez cette posture de colonisé, qui j’en suis sûr vous a échappé, je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes hommages respectueux.

Louis Nisse


Langue française : Nouvelles de  janvier 2018 (5)


Télérama Enfin ! Le Ministre ressuscite les langues anciennes (restons prudents) (30/1) (lien)
Le Figaro Jean-Michel Blanquer vole au secours du latin au collège (29/1) (lien)
Christophe Girard Amoureux de la langue française, je ne peux me résigner à l'invasion et à la promotion du "bluff" et de la com' (29/1) [Un des adjoints de la très anglomane maire de Paris Anne Hidalgo, Carpette anglaise 2017, écrit à l'Académie. Erreur de cible ?] (lien)


Langue française : Nouvelles de  janvier 2018 (4)

RTL La féminisation de la langue française dans "Le Monde" (27/1) (lien)
Le Point Arthur H : "L'imaginaire français est devenu américain" (25/1) (lien)
France Diplomatie "Mon idée pour le français" : consultation lancée, donnez votre avis (lien)
Y. Montenay Comment les chiffres (tronqués) minimisent la francophonie à l’étranger (lien)


Langue française : Nouvelles de  janvier 2018 (3)

Le Devoir Décès de JC Boulanger, ardent défenseur du français québécois (23/1) (lien)
Jacques Myard Le français est-il une langue morte ? (24/1) (lien)
Ministère Culture 23e semaine de la langue française et de la Francophonie (17-25/3) (lien)
Le Figaro MB Levaux : Le français peut redevenir la 1ère langue du monde (23/1) (lien)
Ouest France l'Académie Italienne dénonce : "Les élections tuent la langue" (22/1) (lien)


Langue française : Nouvelles de  janvier 2018 (2)

Le Figaro Jean-Pierre Robin : Macron est-il "too much", comme on dit en France ? (lien)
Nouvelle République Bernard Pivot préfère "clavarder" plutôt que "chatter" (lien)
Boursier Quand votre terminal de poche devient un "mobile multifonction" (lien)
Le Figaro Ne dites plus "smartphone" mais... (lien)
Commission d’enrichissement de la langue française Rapport annuel (2016) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de janvier 2018 - le 21/01/2018 - 21:37 par MAR

Langue française : Nouvelles janvier 2018

Le Figaro Jeanne Bordeau : "Il faut sauver la conjugaison française" (16/1) (lien)
La Croix La France bien frileuse en matière de francophonie (10/1) (lien)
Le Figaro 10 résolutions linguistiques pour 2018 (lien)
La Gazette Concours de la fonction publique :
les 10 fautes d’orthographe les plus fréquentes que vous ne devez pas faire
(lien)
Le Figaro 5 fautes de français à bannir de vos courriels professionnels (lien)


Langue française : Nouvelles de décembre 2017 (4)

Le Figaro Ce que l'année 2017 a changé dans notre vocabulaire (30/12) (lien)
TV5 Monde Féminisme, mot de l'année 2017. Un néologisme français universel (29/12) (lien)
Atlantico Le Petit Larousse 5 nouveaux mots entrés dans le dictionnaire en 2017 (25/12) (lien)
Le Figaro "Revenant", "Internet clandestin", "infox"... Ces nouveaux mots français 2017 (lien)


Langue française : Nouvelles de décembre 2017 (3)

Le Monde Claude Hagège Ce n’est pas la langue qui est sexiste, mais les comportements sociaux (lien)
Médiapart Maîtresse ou Maître de Conférences ? (28/12) (lien)
Le Figaro Connaissez-vous ces nouveaux mots qui remplacent les anglicismes? (28/12) (lien)
IC Anne Hidalgo remporte le prix … de la carpette anglaise (lien)
 


nouvelles2017/maxime-laporte.jpgLettre d'un Québecois au Président Macron - le 16/12/2017 - 18:16 par Maxime_Laporte

Lettre d'un Québecois
au Président de la République française

par Maxime Laporte

Monsieur le Président,

Au nom de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, fondée en 1834, je vous félicite pour votre élection à la tête de l’État français. Sachez que j’éprouve la plus haute estime pour la fonction que vous occupez. Avec elle, vient le privilège mais surtout l’immense responsabilité de faire rayonner sur le monde, l’ensemble de la Francophonie dont votre pays demeure certes le cœur battant.

Le Québec se révèle, lui aussi, un morceau incontournable de cette Francophonie. Seul État de langue française au nord de l’Amérique, notre histoire nous aura condamnés, pour ainsi dire, à la résistance quotidienne contre tous les assauts de la provincialisation et de l’assimilation. À force de courage, nous aurons su, jusqu’à ce jour en tout cas, maintenir en vie ce qu’il reste ici de culture française.

Mais, le combat n’est pas gagné. Rien ne garantit, hélas, que dans 25, 50, 100 ans, la vitalité et le poids démographique du français au Québec ne fléchiront pas. Clairement, la tendance lourde est à l’anglicisation. Tous les indicateurs le confirment.

Et il faudrait être naïf pour croire que "l’action qualifiée de fédérale, mais évidemment partiale du gouvernement canadien", pour reprendre les mots de votre prédécesseur le général Charles de Gaulle, y changera quoi que ce soit. Il faut rappeler qu’au fil du temps, les tribunaux du Canada ont invalidé des pans entiers de notre Charte de la langue française, adoptée démocratiquement par notre Assemblée nationale en 1977. Cela a eu pour effet d’affaiblir un grand nombre de mesures qui visaient à faire du français la seule langue commune en notre pays. Voilà une des nombreuses raisons faisant que le peuple québécois, lorsqu’il se décidera enfin à "arriver à ce qui commence", s’attend de la France à ce qu’elle le reconnaisse comme tel ; un peuple, un peuple frère.

Récemment, vous avez exprimé publiquement votre ambition de faire du français la première langue mondiale. Je salue ces déclarations. Elles témoignent d’une véritable francophilie et d’une compréhension certaine de l’intérêt stratégique que revêt le statut de notre langue à l’échelle internationale, de même que le bagage patrimonial extraordinaire qui l’accompagne.

Avec toute l’humilité qui s’impose, je suggèrerais fortement à votre Administration d’incarner concrètement cette ambition. Cela, en mettant le français au cœur de la vie sociale, commerciale et diplomatique.

En particulier, il n’y a aucune raison pour que les grandes multinationales diffusent, en France, des slogans publicitaires dans une langue étrangère à celle de la République. A fortiori, l’État devrait se montrer exemplaire en n’encourageant d’aucune façon les réflexes diglossiques vers l’anglais que l’on peut lire, voir et entendre, chaque jour qui passe, dans l’espace public français. Cette médiocrité linguistique, induite par l’omniprésence de la culture anglo-américaine, nuit au français et à la France elle-même. Elle étiole la grandeur de la République, et l’idée que l’on peut se faire d’elle.

Surtout, ces mauvaises habitudes en viennent à causer des dommages collatéraux chez nous, au Québec, car elles banalisent la progression de l’anglais dans tous les domaines, et favorisent ce que j’appelle la "colonisation" des plus jeunes générations.

Sans doute, d’aucuns n’y voient qu’un effet de mode ne présentant aucun danger notable. C’est peut-être vrai dans votre pays, qui n’est assurément pas à la veille de passer à l’anglais, mais il faut savoir que pour les "Français du Canada", le parler bilingue a toujours été l’antichambre de l’anglicisation. C’est ainsi que depuis les débuts de la mal nommée Confédération canadienne, la proportion de francophones y est passée d’environ 34% dans les années 1860, à 25,7% en 1971, à moins de 20,3% en 2016…

Il ne s’agit pas de se fermer à l’anglais… Cependant, nul besoin pour aller vers l’autre, de s’aliéner à lui. Ainsi, c’est une chose que d’apprendre l’anglais. Mais c’en est une autre que d’angliciser tout un peuple.

Et vous savez comme moi que lorsqu’un peuple se folklorise pour éventuellement devenir moribond, c’est la richesse du patrimoine de l’humanité qui en souffre. S’il fallait que tous les habitants de cette Terre en viennent à parler et à penser de la même manière, cela ne serait guère une bonne nouvelle pour la suite du monde.

En vous remerciant d’avoir pris le temps de me lire, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma plus haute considération,

Maxime Laporte
président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal


nouvelles2017/hidalgo-carpette.jpgAnne Hidalgo Carpette anglaise 2017 - le 14/12/2017 - 19:30 par MAR

La Carpette nouvelle est arrivée !
Anne Hidalgo Carpette anglaise 2017

L’Académie a décidé, dans le souci exprimé de divers côtés depuis plusieurs années d’équilibrer le prix d’infamie de la "Carpette" par la création d’un prix annuel de glorification de personnalités ou institutions qui se sont illustrées dans la promotion de la langue française ; un prix "Tapis rouge" sera créé en 2018 ; une réunion spéciale lui sera donc consacrée au printemps."

Les débats du 13 décembre 2017 ont été plus animés qu’à l’ordinaire. En effet, la liste des lauréats à choisir comprenait le nom d'Emmanuel Macron. Il s’était en effet distingué en 2017 par des actes : divers anglicismes publics (dont sa "Task force" et ses "helpers"), et surtout par des allocutions en anglais, en janvier à l’université Humboldt de Berlin, cet été à la télévision pour reprocher – légitimement – à Donald Trump sa sortie de la Cop21, puis en décembre l’affichage public "One planet Summit" lors de la conférence – bienvenue – qu’il a organisée à Paris. Mais il était aussi "en même temps" proposé pour l’attribution du "Tapis rouge" à créer pour ses annonces enthousiasmantes de politique de relance du français et de la Francophonie (29 août à Paris, puis 9 novembre à Abou Dhabi), assortie d’un plan pour le début de 2018 ; et, le 16 septembre à Port-Marly : "Nous restaurerons Villers-Cotterêts et en ferons le château de la Francophonie" Mais, dans sa sagesse, l’Académie a décidé à une large majorité de ne pas mettre en cause le Chef de l’État. Albert Salon



Communiqué 2017 de l’Académie de la Carpette anglaise

Réuni chez Lipp, le 13 décembre 2017, sous la présidence avisée de Philippe de Saint Robert, le jury composé de représentants du monde littéraire, politique1 et associatif2, a décerné le prix de la Carpette anglaise 2017 à un membre des "élites françaises" qui s’est particulièrement distingué par son entêtement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.

A été distinguée, au second tour de scrutin par 8 voix contre 1 à l’AFNOR3 (association française de normalisation, Mme Anne Hidalgo. maire de Paris, pour l’utilisation prioritaire de l’anglais comme langue de communication de la Ville de Paris à destination des touristes et des étudiants étrangers, pour avoir fait projeter en février 2017 sur la tour Eiffel le slogan "Made for Sharing" de la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024.

Le prix à titre étranger4 a été attribué, au premier tour de scrutin, à M. Donald Tusk, président du Conseil européen, pour s’exprimer en priorité en anglais excluant notamment le français de sa communication.

Que déshonneur leur soit rendu !


1 Anne Cublier, Marie Treps, Paul-Marie Coûteaux, Benoît Duteurtre, Dominique Noguez sont membres de l’académie de la Carpette anglaise.

2 Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), le Collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique (COURRIEL), Défense de la langue française (DLF) et Le Droit de comprendre (DDC).

3 Des textes d'origine européenne jamais traduits en français pourront désormais figurer dans la collection des normes nationales. Ainsi un texte en anglais pourrait être mis à la disposition du public, en tant que norme nationale portant le sigle "NF".

4 Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.

Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise.

Courriel : parlerfranc@aol.com

Académie de la Carpette anglaise, chez Le Droit de Comprendre, 34 bis rue de Picpus - 75012 Paris


Langue française : Nouvelles de décembre 2017 (2)

Le Figaro Claquedents et jolivetés : redécouvrez les mots oubliés du Larousse (lien)
Libération Le trompe-l’œil de l’écriture inclusive (14/12) (lien)
Le Figaro Michel Zink, un médiéviste sous la Coupole (14/12) (lien)
Le Monde Ecriture inclusive : malaise à l’Académie française (lien)
Jean-Luc Mélenchon Question écrite : Place de la langue française à l’ONU (lien)
18 nouveaux termes et définitions du vocabulaire des relations internationales au JO (lien)


Langue française : Nouvelles décembre 2017

France Info Bernard Pivot "Jean d'Ormesson était une fête de l’esprit" (lien)
Le Figaro Jean d'Ormesson, un gentilhomme sous le signe du bonheur (lien)
Au nom d’ALF, je salue avec tristesse le départ du gentilhomme qui a toujours soutenu nos actions pour le français et la Francophonie. Albert Salon
(lien)
Le Moniteur La clause Molière des Pays de la Loire validée par le Conseil d’Etat (lien)


Langue française : Nouvelles de novembre 2017 (5)

Les Echos Antoine Prost Sur la lecture, « on a passé notre temps à coudre et à découdre (lien)
Le Figaro Loïc Depecker On ne peut pas préjuger de l'évolution de la langue (30/11) (lien)
Le Figaro E. Macron veut faire du français la 1ère langue d'Afrique et du monde (29/11) (lien)


nouvelles2017/orange-christmas-fever.jpgOrange grand acteur de la collaboracheune - le 01/12/2017 - 08:27 par MAR

Orange grand acteur de la collaboracheune

En pavoisant ses boutiques aux couleurs de "The Christmas fever" le groupe Orange, parait-il "français", dont  l'État détient toujours 23% du capital, continue son travail de sape de la langue de son pays d'origine. Même Noël doit devenir anglo-saxon !

Orange aura bien mérité un grand prix de la collaboracheune (ou frédéric-martelisme*) parmi les hélas nombreux adeptes de cette soumission coloniale. Une seule réponse (un mot anglais pour faire plaisir à Orange) : BOYCOTT !)

* frédéric-martelisme : du nom de Frédéric Martel qui prône l'alignement général sur la culture états-unienne et le remplacement du français par un sabir à base d'anglais. (voir l'article qui  lui est consacré)


"Black Friday" : Arrêtez cette nouvelle agression linguistique !

Pourquoi les vitrines des commerces de nos villes de France et les pages de nos journaux se couvrent-elles actuellement d'énormes annonces vantant le BLACK FRIDAY ? Mais que vient faire chez nous, cette appellation en anglais utilisée à une date donnée par les commerces des États-Unis pour brader leur marchandise ?

Après Halloween, est-ce là un nouvel exemple de cette soumission linguistique et culturelle dans laquelle on veut progressivement enfermer le peuple français en le conduisant sur la voie du renoncement, de l'oubli de soi ? Au nom de quel reniement, les clients de ces commerces répondraient au diktat de cette mode commerciale américaine, imposée en anglais, et à la même date qu'aux États-Unis, qui plus est ?

Pour tous ceux qui ne sont pas encore atteints par une anglomanie servile, montrons notre désapprobation en boycottant toutes les enseignes qui reprennent cette appellation.

Vous pouvez utiliser la formule en rouge ci-dessous de l’AFRAV, avec ou sans le support d’un auto-collant :

Vous ne voulez pas de ma langue,
vous n'aurez pas mon argent !

Associations cosignataires : Défense de la langue française en pays de Savoie ; Défense de la langue française ; Avenir de la langue française ; Association francophonie avenir ; Association 46-amis langue française ; COURRIEL ; Cercle Littéraire des Écrivains Cheminots.


Langue française : Nouvelles de novembre 2017 (4)

RFI L'Académie française entrouvre la porte à la féminisation de la langue (24/11) (lien)
Le Monde Alain Rey Faire changer une langue, c’est un sacré travail ! (22/11) (lien)
Pétition Non à l'écriture inclusive !  (lien)


nouvelles2017/insoumis.jpgDevenons des insoumis linguistiques - le 26/11/2017 - 22:47 par Georges_Gastaud

Devenons des insoumis linguistiques !

Un enjeu de classe stratégique :
la résistance populaire au tout-anglais

par Georges Gastaud

Georges Gastaud, auteur du papier ci-dessous, est philosophe, secrétaire national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), président du Collectif Unitaire Républicain pour l’Initiative, l’Émancipation et la Résistance Linguistiques (CO.U.R.R.I.E.L.). Auteur entre autres de Marxisme et universalisme, Delga, 2015, et de Lumières communes, traité de philosophie à la lumière du matérialisme dialectique (Delga, 2016). Son association C.O.U.R.R.I.E.L. est l’une des plus activement militantes de notre concertation inter-associative co-animée par notre ALF. Nos associations sont de sensibilités politiques très diverses, voire opposées. Mais elles se rejoignent dans le combat commun pour la défense et la promotion de la langue française. Notre site est donc ouvert à tous les acteurs sincères de ce combat salutaire. Nous laissons à M. Georges Gastaud la responsabilité de son appel naturellement inspiré par ses propres positions politiques ; et nous recommandons à nos lecteurs de porter toute leur attention sur l’analyse de la situation actuelle du français et de ses causes. Cette analyse est largement partagée par toute notre concertation inter-associative. Il est utile de lui faire écho. Albert Salon.

Devenons des insoumis linguistiques !

"A chaque fois qu’affleure, d’une manière ou d’une autre, la question de la langue, cela signifie qu’une série d’autres problèmes est en train de s’imposer : la formation et l’élargissement de la classe dominante, la nécessité d’établir des rapports plus intimes entre groupes dirigeants et la masse nationale-populaire, c’est-à-dire de réorganiser l’hégémonie culturelle".

Antonio Gramsci, linguiste, dirigeant communiste et antifasciste italien.

"Il ne restait de ce pays que son langage. Un beau langage qui servait à tout. Vous savez, comme on a chez soi une chose précieuse qui est là depuis si longtemps qu’on en use à n’importe quoi, à empêcher la fenêtre de se fermer, et le petit la prend comme une règle pour dessiner, et c’est un presse-papier si commode ! Qui donc se souciait que ce fût un pays, ce pays, et il est indiscutable que c’est un grand progrès que de perdre ce sens de la jalousie, cette haine du voisin, cet orgueil de son toit, un grand progrès sur les ténèbres, un grand progrès sur le néant".

Louis Aragon, écrivain résistant, parlant de la signification de la langue et des lettres françaises sous l’Occupation.

Alors que l’entreprise d’arrachage du français et des autres langues nationales au profit du Business Globish franchit un seuil critique en France et en Europe, force est de reconnaître que, jusqu’ici, la résistance des forces progressistes à cette inavouable politique oligarchique reste faible, retardataire, dispersée, voire… inexistante. Si l’on excepte le PRCF, qui en fait un pilier de sa proposition stratégique de Front Antifasciste, Patriotique, Populaire et Écologiste, et l’association internationaliste CO.U.R.R.I.E.L. qui fournit en permanence un travail d’analyse et de mobilisation progressiste en matière de résistance linguistique, le mouvement ouvrier et populaire n’a pas encore vraiment saisi que cette stratégie linguistique d’arrachage des langues nationales d’Europe et de substitution du tout-anglais au français (et à l’allemand en Allemagne, à l’italien en Italie, etc.) constitue un enjeu stratégique, Gramsci dirait : "hégémonico-culturel", pour l’oligarchie euro-atlantique, pour le MEDEF, pour l’UE-OTAN, sans parler du "PMU", ce Parti Maastrichtien Unique polycéphale composé des LR, des Euro-Écologistes "verts", des LREM macroniens et du parti "socialiste".

Pourtant, l’attentat linguistique est systématique, visant tous les secteurs "de prestige" de la société :

· Publicité et enseignes commerciales, les PME et TPME étant souvent "conseillés" en ce sens par les institutions patronales

· Journaux, revues ("Society", "We demain", "So Foot"…) et médias, où les émissions et les chaînes illégalement titrées en anglais pullulent dans l’indifférence quasi-totale du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel,

· Chanson, où les quotas radiophoniques de chanson francophone ont été récemment abaissés (à la demande du CSA, censé pourtant protéger la chanson francophone !) et où la "France" officielle s’affiche le plus souvent en anglais ou plutôt, en franglais bas de gamme, au concours annuel de l’Eurovision,

· Recherche scientifique, où certaines revues subventionnées par l’argent public ne se donnent même plus la peine de publier en français, voire excluent les articles en français alors que l’aptitude à lire et à comprendre ce qu’il finance de ses deniers est un droit élémentaire du citoyen-contribuable,

· École et Université où les gouvernants (ceux-là même qui, avec Claude Allègre, ont réduit les horaires de LV au lycée !) poussent à enseigner en anglais les disciplines les plus diverses et à pratiquer dès la Maternelle le "bain linguistique" anglophone alors qu’à cet âge, l’accès des bambins à la langue maternelle française n’est pas encore structuré (si bien que le seul résultat probable sera seulement de déstabiliser le français des jeunes francophones sans leur permettre d’accéder plus tard, par la connaissance approfondie de leur langue, et par l’apprentissage méthodique d’autres langues, un véritable plurilinguisme),

· Entreprises privées et publiques, où nombre de cadres supérieurs sont cyniquement recrutés en tant que "English Mother Tongue" ("anglais langue maternelle", ce qui, soit dit en passant, institue une préférence nationale à l’envers lors de l’embauche !) et où, imitant Volkswagen, qui a renoncé à l’allemand, des multinationales comme Airbus, PSA, Renault, basculent carrément toute leur documentation interne à l’anglais avec la complicité manifeste du gouvernement français représenté, voire majoritaire, dans certains conseils d’administration.

· Sport, avec l’entêtement du comité "Paris 2024", soutenu par Anne Hidalgo, de "vendre" "Paris-J.O." en anglo-américain sans crainte de prostituer et d’humilier notre langue, notre capitale, notre pays et notre héritage culturel (dont fait partie la refondation des J.O. de l’ère moderne par un Français…),

· Politique, avec Fillon, Hamon et Valls faisant assaut d’anglais devant les caméras se "se vendre" aux électeurs, avec Macron humiliant la France, l’Allemagne et leurs langues respectives en choisissant Berlin pour discourir en anglais dans le cadre de l’élection présidentielle française et truffant ses interventions publiques de toutes sortes de termes franglish incompréhensibles au commun des citoyens…

· Défense "nationale" où, subordination totale à l’OTAN et à la "défense européenne" obligent, l’anglais devient la langue de travail officielle de l’armée "française" en violation flagrante de la Constitution !

Les enjeux de classe et géostratégiques de cet arrachage linguistique géant, qui induit déjà des effets structurels inquiétants sur notre langue (non seulement sur son vocabulaire mais sur sa syntaxe et sur sa phonétique), sont colossaux sur les plans politique, social et sociétal : il s’agit notamment pour la classe dominante mondiale de…

· pulvériser les États-nations existants, dont la langue est l’identifiant le plus directement sensible aux citoyens, au profit d’un Empire euro-atlantique redistribué en "Grandes Régions" (où l’on feindrait de favoriser, tout en le maintenant dans le ghetto linguistique des activités "festives" et "domestiques", une langue régionale ou "transfrontalière" pour mieux désétablir les langues nationales et pour, incidemment, installer le tout-anglais à l’entreprise et sur la place publique) ; et avec la casse des États-nations, c’est la production nationale (en France, en Italie, etc.), les acquis sociaux, les services publics nationaux, les statuts publics, l’Éducation nationale et les conventions collectives nationales construits dans le cadre national qui seraient arasés, sans parler de la capacité des mouvements ouvriers à construire, voire tout bonnement à dire, des mobilisations "tous ensemble et en même temps" contre les contre-réformes eurolibérales ;

· durcir la stratification sociale européenne et mondiale avec, tout en haut, une "élite" oligarchique de P.-D.G., de grands actionnaires, d’hyper-rentiers, de "jet setters" et de très hauts cadres dont l’anglo-américain "langue maternelle" serait le code distinctif universel ; tout en bas de la pyramide, ceux qui ne parleraient "que" leur langue nationale de plus en plus déclassée, reléguée et "empatoisée", donc devenue de moins en moins capable de dire les évolutions technoscientifiques ; et au milieu, des couches moyennes se distinguant du bas peuple par leur accès minimal au globish, c’est-à-dire à une non-langue, voire à une novlangue "managériale" définitivement découplée de la culture des pays anglo-saxons*, sans être pour autant capables de rallier l’"élite" ; quant aux travailleurs immigrés venus de pays francophones d’Afrique, inutile de dire qu’ils seraient définitivement marginalisés et doublement pénalisés sur le plan linguistique…

· installer une novlangue mondiale unique, vecteur de marché, de pensée, d’économie, de politique uniques : celles de l’UE, du CETA, du "TAFTA" (sous telle ou telle forme imprévisible) et de l’OTAN ; tant il est vrai qu’une langue ne sert pas seulement à communiquer mais qu’elle permet avant tout de structurer la pensée et l’échange des locuteurs. Or, rien de plus "marketé" et plus fortement porteur d’idéologie "managériale" et "consumériste" que le Business-Globish ! Quoi de plus sourdement "globalitaire", de plus "capitalo-formatant" et de plus sourdement exterministe qu’une telle entreprise européenne et mondiale, capable à terme de détruire l’un des fondements anthropologiques de l’humanisation, la pluralité des langues et des cultures et l’échange fécond qu’elle permet ou, du moins, qu’elle peut permettre en principe, en termes d’égalité et d’altérité ?

Pourtant, la pitoyable affaire du slogan olympique en anglais inscrit sur la Tour Eiffel en 2016 a tellement heurté l’opinion publique française que de nombreux média ont, par exception, relayé le communiqué commun que l’association CO.U.R.R.I.E.L. avait d’emblée proposé aux autres associations. Plus de 80% des citoyens sondés ont d’ailleurs condamné cet attentat linguistique qui insulte tous les Francophones du monde, sans parler des étrangers qui nous font l’honneur d’étudier notre langue sur les cinq continents ; à tous, Anne Hidalgo, maire de Paris, et Bernard Cazeneuve, l’ex-premier ministre qui a cautionné cette cérémonie néocoloniale, ont honteusement signifié qu’à leurs yeux, l’anglais, ou plutôt le Globish bas de gamme, est désormais la seule vraie "langue universelle".

Mais la contrepartie de ce début d’insoumission linguistique populaire est aussi, hélas, que le FN, qui n’avait jamais aucun soutien actif à la langue française*, entend désormais dévoyer le patriotisme linguistique des Français et des autres Francophones au profit de sa sordide idéologie xénophobe. Raison de plus pour…

- ne pas abandonner ce sujet vital à l’extrême droite, comme d’autres sujets lui ont déjà été si longtemps délaissés en vertu d’un faux internationalisme : drapeau tricolore, Marseillaise, souveraineté nationale, Frexit progressiste…

- qu’ensemble, les militants progressistes, politiques, syndicaux ou associatifs, qui ont jusqu’ici fait fort peu de choses ensemble sur ce front du combat de classe, retrouvent l’élan politique, culturel et linguistique qui était celui de la gauche populaire à l’époque de Victor Hugo, puis à celle du Front populaire, des Lettres françaises, de Barbusse, de Prévert, d’Éluard, d’Aragon ou de Jean Ferrat.

- que, sur des bases conjointement patriotiques et internationalistes, les mouvements progressistes, et d’abord ceux qui sont opposés à l’UE, au Pacte transatlantique et à l’OTAN, combattent la langue unique, vecteur de la destructive idéologie néolibérale unique dont le tout-globish est le "facilitateur" européen et mondial.

- que les syndicalistes de classe, s’emparent de cette question avant que des millions de salariés ne deviennent des parias linguistiques dans l’entreprise… ou à la porte des entreprises !

- que les militants de la vraie gauche cessent de marcher, à la suite d’Europe-Écologie-les Verts, dans l’escroquerie antirépublicaine de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires, qui, sous couvert de défendre les langues régionales (ce patrimoine indivisible de toute la Nation), détruit la citoyenneté française universaliste, déstabilise l’officialité de la "langue de la République", met l’argent public à la disposition des euro-séparatismes réactionnaires… et continue chemin faisant d’ignorer l’apprentissage laïque de l’arabe première ou seconde langue dans nos collèges et lycées publics.

- que les défenseurs de la nature et de sa foisonnante "biodiversité", défendent aussi la diversité des langues ébranlée par le tout-anglais et par la sous-culture capitaliste "made in Hollywood" dont il est l’un des vecteurs : car il n’y a de langue et de culture véritables que s’il existe des langues, des cultures, et des échanges équitables entre elles. Souvenons-nous de la parole réellement internationaliste et authentiquement européenne (et non pas européiste !) de feu le grand écrivain italien Umberto Eco : "la langue de l’Europe, c’est la traduction !".

Creuset du lien social, terrain et instance de clarification des affrontements de classes, "langue de la République" au titre de l’article II de la Constitution, sédimentation en devenir de toute notre histoire nationale dans ses contradictions, premier service public du pays et ciment de la Francophonie internationale, bien commun par excellence de la France, du Québec, des pays de l’Afrique francophone, d’Haïti, de la composante francophone de la Belgique et de la Suisse, trésor et ressource d’avenir de la culture mondiale, rempart national et mondial face à la barbarie de la novlangue et de la "non-langue" euro-mondialisée unique, la langue française est en grave danger. Ne prétextons plus jamais d’un pseudo-internationalisme, qui ne fait que repeindre en rose l’euro-mondialisme oligarchique au sein du mouvement ouvrier, pour délaisser cette grande question politique et sociale. Dans toutes nos luttes contre le MEDEF, contre l’UE et contre les gouvernements successifs qui les servent, "reprenons langue" et tendons aussi la main aux résistances linguistiques des pays voisins ; faute de quoi un jour prochain viendra où les mots nous manqueront pour crier d’une seule voix "Tous ensemble !" face aux casseurs d’acquis et de peuples souverains !

Faux amis du français, de la République française et des francophones, les dirigeants et les députés FN, Marion Le Pen en tête, fréquentent assidument, de Bruxelles à Strasbourg en passant par Anvers, les nationalistes flamands qui persécutent les Francophones de Belgique et qui affichent arrogamment leurs visées irrédentistes sur la ci-devant Flandre française…


Langue française : Nouvelles de novembre 2017 (3)

Le Républicain lorrain En 2043, la Sarre devra parler un français courant (19/11) (lien)
RTL Ces anglicismes qui s’insinuent discrètement dans notre langue (18/11) (lien)
Le Monde Villers-Cotterêts L’État promet 362 millions pour le patrimoine ! (17/11) (lien)
Les Échos "The Voice Afrique francophone" le phénomène musical international (14/11) (lien)


Langue française : Nouvelles de novembre 2017(2)

Marianne Pas besoin d'écriture inclusive, l'emblème de la France est une femme, balaie le ministre de l'Éducation (lien) [ Mais Castaner fait campagne en écriture inclusive !]
Jean Quatremer (Libération) JC Juncker = langue de béton et anglais généralisé (lien)
Étienne Daho Le français permet d’aller vraiment dans le détail de ce qu’on ressent (lien)
Jacques Rougeot (VA) L’écriture inclusive est un procédé à visée totalitaire (lien)
Le Point La Poste fait passer les certificats de langue française Le Robert (lien)


Francophonie Leïla Slimani nommée "représentante personnelle" d'Emmanuel Macron

Leïla Slimani va représenter la France au Conseil permanent de la francophonie. Elle a été officiellement nommée lundi 6 novembre 2017 par le président de la République.  Emmanuel Macron a choisi le jour de l’attribution du prix Goncourt pour proposer le poste de représentante personnelle pour la francophonie à l’écrivaine Leïla Slimani, lauréate du prestigieux prix littéraire en 2016 avec son roman Chanson douce. "Elle représentera une politique francophone ouverte, en action, centrée sur des projets concrets liés aux priorités du Président de la République telles que l’éducation, la culture, l’égalité femmes-hommes, l’insertion professionnelle et la mobilité des jeunes, la lutte contre le dérèglement climatique et le développement du numérique", indique le communiqué de l’Élysée.
Yonhap Leïla Slimani, "Mon objectif est de changer l'image de la langue française" (lien)
Libération Leïla Slimani, "représentante" de Macron pour la promotion de la francophonie (lien)
Le Figaro Leïla Slimani veut "déringardiser" la francophonie (lien)
Le Magazine littéraire Leïla Slimani choisie pour porter la francophonie (lien)
Tel Quel.ma Leïla Slimani "Le Maroc est un laboratoire intéressant pour la langue française" (lien)
Dernières infos d'Algérie Leila Slimani nommée représentante pour la Francophonie par E. Macron (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de novembre 2017 - le 12/11/2017 - 18:12 par MAR

Langue française : Nouvelles novembre 2017

France Info Les mots disparus refont surface dans un dictionnaire Larousse (lien)
Le Figaro "Chocolatine", "crayon de papier", "blanco"... Que dites-vous? (lien)
Ilyes Zouari La France, cette grande puissance non anglophone la plus anglicisée au monde ! (lien)


Langue française : Nouvelles d'octobre 2017(2)

Jean-Claude Lewandowski (Le Monde) La langue française lâchée par l’enseignement supérieur ? (lien)
Alain Borer (Le Point) L'état de la langue française empire de jour en jour ! (lien)
Paul Oriol (Agoravox) Parlez-vous Macron ? (lien)


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