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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

 ↑  

Lettres de protestation

Der. nouv.

Langue française : Nouvelles de février 2019 (2)

Archimag L'Académie propose une nouvelle version numérique de son dictionnaire (8/2) (lien)
Le Figaro 5 anglicismes à bannir au bureau (8/2) (lien)
Le Monde des lecteurs Langue : question pour le grand débat (6/2) (lien)
AgoraVox Pasagenoux Eurovision 2019 : demandons l’élimination de Bilal Hassani (lien)
Le Monde des lecteurs Langue : colonialisme culturel (5/2) (lien)
RTL Muriel Gilbert  Quand le salon du livre devient "ze living-room of ze book" (3/2) (lien)


nouvelles/Arret2.gifRéactions à l'appel des intellectuels - le 31/01/2019 - 11:47 par MAR

Réactions à l'appel des intellectuels
contre le remplacement du français par l’anglais

Réactions de la presse suite à la tribune parue dans Le Monde du 27 janvier 2019 d'une centaine d'intellectuels s’indignant de voir le "globish" supplanter notre langue, y compris au salon du Livre.

Le Monde des lecteurs Langue : colonialisme culturel (5/2) (lien)
RTL Muriel Gilbert  Quand le salon du livre devient "ze living-room of ze book" (3/2) (lien)
France Info Vous en parlerez aujourd'hui. Parle-t-on encore français au Salon du livre ? (30/1) (lien)
B. Squad À deux mois de Livre Paris, les artistes-auteurs interpellent le ministère de la culture (30/1) (lien)
ActuLitté Le salon Livre Paris, “délinquant culturel” selon un collectif d'écrivains (28/1) (lien)
Le Devoir Trop d’anglais au salon du livre de Paris (28/1) (lien)
Le Monde Dans un salon consacré au livre, et à la littérature française, n’est-il plus possible de parler français ? (26/1) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de février 2019 - le 31/01/2019 - 11:46 par MAR

Langue française : Nouvelles de février 2019

Numérama Bâtiment intelligent, éclairage autonome… : les concepts de la smart city ont leur traduction française (1/2) (lien)
Michelin massacre la langue française avec sa Better Driving Community !  (lien)
Boulevard Voltaire L’Académie française ne veut pas de Luc Ferry… ni des autres ! (1/2) (lien)


Non, l’anglais ne doit pas remplacer le français !

Une centaine d’écrivains, d’essayistes, de journalistes et d’artistes s’indignent de voir le "globish", un sous-anglais, supplanter notre langue. Y compris au sein du prochain salon Livre Paris.

Tribune parue dans Le Monde des 27 et 28 janvier 2019

Collectif

Pour la deuxième année consécutive, la littérature Young Adult est mise à l’honneur au salon Livre Paris", lit-on sur le site Internet de cette manifestation qu’on appela longtemps le Salon du livre, et qui se tiendra du 15 au 18 mars. A côté de la littérature jeunesse, qui dispose de sa propre "scène" au salon, il y en aurait donc une autre, cette fois "jeune adulte". Passons sur le bien-fondé de cette catégorie qui remonte au succès commercial de Harry Potter – et se distinguerait peut-être d’une littérature "adulte mûr" et d’une troisième "vieil adulte". Mais pourquoi doit-elle être dite en anglais ? Poursuivons notre lecture du site Internet : la "scène YA" accueillera "Le Live" (performances et lectures musicales), une "Bookroom" (un espace de rencontres), un "Brainsto" (discussion entre créateurs), un "Photobooth" (pour laisser une trace sur ses réseaux sociaux). Il était aussi prévu un "Bookquizz", très malheureusement annulé.

Dans les rues, sur la Toile, dans les médias, dans les écoles privées après le bac et dans les universités, partout, en fait, l’anglais tend à remplacer peu à peu le français – à la vitesse d’un mot par jour. Chacun le sait, et beaucoup d’entre nous l’acceptent comme si c’était le cours naturel de l’évolution, confondant la mondialisation avec l’hégémonisme linguistique. Mais même dans un salon du livre en France ? A Paris, dans un salon consacré au livre et accessoirement à la littérature, n’est-il plus possible de parler français ?

Pour nous, intellectuels, écrivains, enseignants, journalistes et amoureux de cette langue venus de tous les horizons, "Young Adult" représente la goutte d’eau qui fait déborder le vase de notre indulgence, de notre fatalisme parfois. Ce "Young Adult", parce qu’il parle ici de littérature francophone et parce qu’il s’adresse délibérément à la jeunesse francophone en quête de lectures, est de trop. Il devient soudain une agression, une insulte, un acte insupportable de délinquance culturelle.

Nous ne reviendrons pas ici longuement sur les raisons de ce seul véritable et indéniable "grand remplacement" : celui du français par l’anglais, voire par ce sous-anglais qu’on appelle le globish. Nous savons qu’il ne s’agit pas seulement d’une question de mode, de modernité chic. Nous savons fort bien qu’il s’agit au fond de commerce et de mercatique, d’impérialisme linguistique pour mieux vendre partout les mêmes produits, de colonialisme culturel accompagnant la mondialisation économique. Pervertissant jusqu’à l’inconscient de la responsable de la programmation de la "scène YA", qui écrivait à l’un d’entre nous trouver spontanément le mot "bookroom" plus "dynamique" que n’importe quel équivalent français.

Nous disons à ceux qui collaborent activement à ce remplacement qu’ils commettent, à leur insu ou délibérément, une atteinte grave à une culture et à une pensée plus que millénaires, et que partagent près de 300 millions de francophones. Nous demandons aux responsables du Syndicat national de l’édition et de Livre Paris d’exclure toute terminologie anglaise lorsqu’elle n’est pas indispensable, et donc de remplacer l’anglais par le français sur la scène d’une littérature dont nous leur laissons le soin d’inventer le nom dans notre langue.

PROTÉGER LES JEUNES DE L’UNIFORMITÉ

Nous demandons au ministre de la culture de veiller, avec bien plus d’énergie qu’il ne le fait, à la défense et au respect de la langue française dans sa sphère de compétences. Aucune subvention ne peut être accordée à une manifestation culturelle où un seul mot français serait remplacé inutilement par un mot anglais.

Nous demandons au ministre de l’éducation de renforcer la protection des Français les plus jeunes face aux agressions de l’uniformité linguistique mondiale. Aucun mot anglais inutile ne doit paraître dans les programmes scolaires. Les cours de français doivent comprendre la redécouverte et la réinvention de notre langue par les élèves, aujourd’hui victimes d’un globish abrutissant.

Cette atteinte croissante à notre langue est d’autant plus pernicieuse qu’elle s’opère à petit feu. Ainsi, beaucoup d’entre nous la tolèrent-ils. A ceux qui la prennent à la légère, nous demandons de méditer ce que pensait Victor Hugo de toute innovation contraire au génie de notre langue : un "attentat aux premiers principes du goût". Mais comme près de deux siècles ont passé, nous leur demandons aussi de prendre conscience de la violence illégitime et même souvent illégale de cette destruction de notre patrimoine culturel, et des dommages irréversibles qu’elle y commet, et les appelons à prendre part à ce grand projet : inventer en langue française.

Giorgio Agamben, philosophe ; Albert Algoud, humoriste et écrivain ;
François Angelier, journaliste et auteur ; Salim Bachi, écrivain ;
Muriel Barbery, écrivaine ; Olivier Barrot, journaliste et écrivain ;
Yahia Belaskri, écrivain ; Tahar Ben Jelloun, écrivain ;
Zéno Bianu, poète et dramaturge ; Yves Bichet, écrivain ;
Jean-Marie Blas de Roblès, écrivain ; Evelyne Bloch-Dano, écrivaine ;
Alain Blottière, écrivain ; Philippe Bordas, photographe et écrivain ;
Alain Borer, écrivain et poète ; Michel Braudeau, écrivain et éditeur ;
Belinda Cannone, écrivaine et professeur d’université ; Gérard Cartier, écrivain et poète ;
Julien Cendres, écrivain ; Jean-Yves Cendrey, écrivain ;
Marie-Claude Char, éditrice ; François Chaslin, architecte et critique ;
Jean-Loup Chiflet, écrivain et éditeur ; Jean-Luc Coatalem, écrivain et journaliste ;
Collectif dé-coïncidence ; François Jullien, philosophe et sinologue ;
Esther Lin, traductrice ; Pascal David, philosophe ;
Marc Guillaume, économiste et éditeur ; François L’Yvonnet, philosophe et éditeur ;
Philippe Ratte, historien ; Béatrice Commengé, écrivaine et traductrice ;
Pascal Commère, écrivain et poète ; Antoine Compagnon, écrivain, professeur au Collège de France ;
Gérard de Cortanze, écrivain et éditeur ; Gilles Costaz, journaliste et dramaturge ;
Teresa Cremisi, écrivaine et éditrice ; Catherine Cusset, écrivaine ;
Seyhmus Dagtekin, écrivain et poète ; Charles Dantzig, écrivain et éditeur ;
François Debluë, écrivain et poète ; Didier Decoin, écrivain et scénariste ;
Michel Deguy, poète et essayiste ; Jean-Michel Delacomptée, écrivain ;
Vincent Delecroix, philosophe et écrivain ; François-Henri Désérable, écrivain ;
Patrick Deville, écrivain ; Arthur Dreyfus, écrivain ;
David Dumortier, écrivain ; Benoît Duteurtre, écrivain ;
Jean-Louis Ezine, écrivain et critique littéraire ; Vladimir Fédorovski, écrivain ;
Colette Fellous, écrivaine et éditrice ; Dominique Fernandez, écrivain ;
Pascal Fioretto, journaliste et écrivain ; Patrick Fort, écrivain ;
Paul Fournel, écrivain ; Jean-Louis Fournier, écrivain ;
Luc Fraisse, critique littéraire ; Olivier Frébourg, écrivain et éditeur ;
Philippe Fréling, écrivain et cinéaste ; Gilles Gauthier, écrivain et traducteur ;
Michèle Gazier, écrivaine et éditrice ; Pierre Gazio, écrivain ;
Guy Goffette, écrivain et poète ; Jean-Michel Guenassia, écrivain ;
André Guyaux, professeur d’université ; Nathalie Heinich, sociologue ;
Armelle Héliot, journaliste et critique de théâtre ; Noël Herpe, écrivain et cinéaste ;
Laure Hillerin, écrivaine et biographe ; Fabienne Jacob, écrivaine ;
Salim Jay, écrivain et essayiste ; Pierre Jourde, écrivain ;
Jean-Marie Laclavetine, écrivain et éditeur ; Didier Lamaison, écrivain et traducteur ;
Michel Le Bris, écrivain ; Pierre Lepape, journaliste et écrivain ;
Pierre-Yves Leprince, scénographe et écrivain ; Michèle Lesbre, écrivaine ;
Gérard Macé, écrivain et poète ; Mona Makki, productrice et réalisatrice ;
Jean-Baptiste Malartre, comédien ; Mohamed Métalsi, universitaire et urbaniste ;
Catherine Millet, écrivaine et critique d’art ; Claudia Moatti, historienne ;
Gérard Mordillat, écrivain et cinéaste ; Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue ;
Sophie Nauleau, écrivaine ; Marie NDiaye, écrivaine ;
Dominique Noguez, écrivain ; Pascal Ory, historien ;
Jean-Noël Pancrazi, écrivain ; Chantal Pelletier, écrivaine ;
Serge Pey, poète ; Ernest Pignon-Ernest, artiste plasticien ;
Denis Podalydès, acteur et metteur en scène ; Jérôme Prieur, écrivain et cinéaste ;
Philippe Renonçay, écrivain ; Olivier Rolin, écrivain et éditeur ;
François Rollin, auteur et humoriste ; Danièle Sallenave, écrivaine ;
Lydie Salvayre, écrivaine ; Dominique Sampiero, écrivain et scénariste ;
Boualem Sansal, écrivain ; Eric Sarner, écrivain et poète ;
Anne Serre, écrivaine ; Michel Serres, philosophe ;
Jean-Pierre Siméon, poète, dramaturge et éditeur ; Gilbert Sinoué, écrivain ;
Leïla Slimani, écrivaine ; Olivier Steiner, écrivain ;
Laurence Tacou, éditrice ; Abdellah Taïa, écrivain et cinéaste ;
Tito Topin, scénariste et écrivain ; Émilie de Turckheim, écrivaine ;
André Velter, poète ; Monique Vincent, enseignante ;
Catherine Virlouvet, historienne ; Olivier Weber, écrivain et grand reporter

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Langue française : Nouvelles de janvier 2019 (5)

ActuaLitté Riad Sattouf parrain de la Semaine de la langue française et Francophonie (29/1) (lien)
Le Devoir L’Europe francophone (28/1) (lien)
Le Figaro 10 mots belges, canadiens et suisses pour briller quand la neige tombe (25/1) (lien)
L'Express 6 mois, pas de version française. Qui se préoccupe du statut du français à l’ONU ? (lien)
Oui les langues Le budget de l'Institut Français en hausse, chance pour la langue française (lien)
IfProfs Rapport OIF 2018 sur la langue française dans le monde : synthèse et vidéo en ligne (lien)


Langue française : Nouvelles de janvier 2019 (4)

Le Monde A Tunis, l’obligation de l’arabe sur les enseignes fait débat (16/1) (lien)
Le Point Comment la France réinvestit dans sa diplomatie culturelle (16/1) (lien)
Le Devoir Le fédéral accorde 1,9 million à l’Université de l’Ontario français (14/1) (lien)
Prof. spectacle Ph. Kaminski  échec du français au détriment du globish franglais ? (lien)
Journal des femmes Écriture inclusive : un vrai outil pour l'égalité hommes-femmes ? (lien)
BFM TV "Fracture, "infox"... Voici les mots qui ont marqué les médias en 2018 (14/1) (lien)


Langue française : Nouvelles de janvier 2019 (3)

Le Figaro L'orthographe, cette arme de séduction (15/1) (lien)
L'Union 2019, l’année des grands travaux à Villers-Cotterêts (11/1) (lien)
Lyon capitale Alain Rey "Il faut un ministère de la langue française" (9/1) (lien)
Sud info Les Francophones de Flandre rencontrent le Président du groupe d’experts "minorités nationales" (lien)
_______________________________________________________________________

Peut-être enfin du nouveau pour les francophones brimés dans la Flandre belge ?

Nos amis de l'APFF, qui soutiennent de leur côté nos combats en France, nous envoient ce communiqué, qui peut nourrir l'espoir de voir plus de 300 000 francophones de Flandre défendus par la Belgique, avec un consentement forcé des partis très nationalistes au pouvoir en Flandre. A.S.


Langue française : Nouvelles de janvier 2019 (2)

Le Figaro 5 mots français intraduisibles en anglais (9/1) (lien)
La libre Afrique Faire du français "la langue de l’internet", le défi de Louise Mushikiwabo (7/1) (lien)
Officiel de la médiation Quel féminin pour la profession de "médiateur" ? (7/1) (lien)
Aurore boréale 2019 : les nouveaux mots de la langue française (lien)
L'Express Michel Feltin Pourquoi il faut défendre le français contre le franglais (lien)


La citoyenneté francophone une arme
contre la trahison de notre élite dévoyée

par Guy Dalens

I – Pourquoi une citoyenneté francophone

La langue française est en danger de mort.

L’élite française ne veut plus parler sa propre langue. Tout se passe comme si elle avait honte de la parler en public. Il suffit d’observer cette caste d’administrateurs, de gestionnaires, de dirigeants, de hauts fonctionnaires (1), dans les instances internationales ; d’une manière générale elle préférera utiliser la langue anglaise pour exprimer sa position, alors que rien ne l’y oblige, par esprit de soumission. Elle n’a tout simplement plus le courage et probablement la fermeté pour faire face à elle-même et à l’environnement anglo-américain.

Colonisée dans l’esprit, cette caste n’est plus en mesure de porter le flambeau de la langue française. Avec elle, nous regrettons de le dire, nous ne sommes plus dans le même cercle,

nous ne sommes plus représentés, nous ne partageons plus les mêmes valeurs.

Ce que ces esprits forts ignorent ou ne veulent pas voir, c’est que la langue n’est pas seulement un enjeu culturel, il est aussi un enjeu financier, économique et concurrentiel. La concurrence entre les langues est une réalité masquée, impitoyable, l’une disparaît, l’autre s’accroche, ne veut pas crever, ne veut pas se soumettre à l’envahisseur au visage avenant. L’abandon de sa propre langue au profit de l’anglais a aussi un coût. Et ce coût est élevé pour nous. Il est par contre tout bénéfique pour l’anglais. Le rapport Grin (2) nous le démontre puisqu’il le chiffre a plusieurs milliards à notre détriment. Puisse cet aspect financier faire infléchir les chantres de la langue anglo-américaine et les amener à changer leur comportement.

Michel Serres, de l’Académie française, avait déjà tout dit en 1993 :

Ce qui se passe est grave, "l’un des pires moments que notre culture ait traversés. Je veux parler de la perte de la langue française dans le milieu des décideurs". Ceux-ci "sont en train d’éradiquer la langue française. Que ce soit dans la finance, la science, le commerce, la publicité, plus personne parmi les riches ne parle le français. La langue française est devenue la langue des pauvres. Ce consentement des décideurs à l’anglais commence vraiment à ressembler à une collaboration, et la défense de la langue française à la résistance". (3)

II - Que faire ?

Pour garder sa vitalité, la langue française doit contourner son élite défaillante, la dépasser, la concurrencer. Il faut faire apparaître une force nouvelle, une élite francophone, seule à même de reprendre le flambeau de la langue française, de faire prendre conscience à l’autre qu’elle n’est plus unique. Il lui faut donc rassembler ses alliés, ses locuteurs de par le monde, quelle que soit leur origine, par la reconnaissance d’une citoyenneté francophone. La citoyenneté francophone permettra d’unifier des éléments isolés tout en donnant consistance à la francophonie. Lou qui-s mude, Diu l’ajude. (4)

La citoyenneté francophone est un moyen juridique destiné à réaliser l’unité de la diaspora francophone, avec pour objectif le maintien du statut de la langue française en France et dans le monde, aussi bien dans les organisations internationales que dans les relations culturelles, scientifiques, militaires et économiques.

III - Un précédent

Cette proposition de citoyenneté francophone a un précédent juridique et historique. Il s’agit de notre Constitution du 4 octobre 1958, voulue par le Général De Gaulle et Michel Debré. Le titre XII de la Constitution était intitulé "De la Communauté" (articles 77, alinéa 2 et 3). Cette Communauté était une association entre la République française et douze États africains et malgache. Elle prévoyait :

  • Une citoyenneté unique ;
  • Un Sénat de la Communauté, composé de délégués ;
  • Il était également prévu un Conseil exécutif présidé par le président de la Communauté, en fait le président de la République et composé des Premiers ministres des États membres de la Communauté et d’une cour arbitrale chargée de statuer sur les litiges entre les membres de la communauté.

Cette disposition a disparu de la Constitution en 1992.

IV – Rôle de l’État

L’État français, par un acte unilatéral et souverain instaure, organise et attribue la citoyenneté francophone. Il s’agit d’un acte de "realpolitik" (5). Il manifeste ainsi sa volonté d’accorder une citoyenneté francophone à certaines personnes installées à l’étranger ou sur le territoire national mais n’ayant pas nationalité française. Ces personnes peuvent être des citoyens de pays francophones ou de pays non francophones ou encore des apatrides. Le postulant doit réunir cinq conditions : demande officielle motivée ; maîtrise avérée de la langue française ; approbation de la candidature par une instance habilitée par l’État français ; casier judiciaire vierge ; participation à la cérémonie sur la citoyenneté francophone.

Dans le même temps, l’État français instaure une "Assemblée de la francophonie" composée de membres élus par les citoyens francophones, à côté de "l’Assemblée nationale" et du "Sénat".

Droits et devoirs attachés à la citoyenneté francophone :

Droits :

  • L’impétrant a droit à un passeport francophone ;
  • Il peut s’installer en France pour y séjourner, travailler, enseigner ou y faire des études ;
  • Il dispose du droit de vote pour désigner les membres de l’Assemblée de la francophonie ;
  • Il peut être candidat à cette assemblée ;
  • S’il est installé à l’étranger il peut demander l’assistance ses services consulaires et diplomatiques de la France.

Devoirs :

  • Si l’impétrant est installé hors de France, il s’engage à promouvoir la langue française et reste en contact avec l’instance habilitée avec laquelle il rend compte des actions qu’il a menées ;
  • Si l’intéressé est installé en France, il est soumis aux mêmes devoirs que le citoyen français.

La décision de l’État français a pour effet de créer une double nationalité pour le locuteur francophone qui l’a demandée et obtenue, quel que soit le pays du demandeur : nationalité de son pays et citoyenneté du demandeur. Bien évidemment, la décision octroyant la citoyenneté francophone n’a d’effet que sur la zone territoriale où l’État français est souverain. Cette situation amène à dissocier la langue française d’un territoire particulier. Ainsi se trouve concrétisé la réflexion de Camus "Oui, j’ai une patrie, la langue française" réflexion reprise, sous une autre forme, par MM. Maurice Druon et Erik Orsenna.

V - Sélection des candidats

L’accès à la citoyenneté francophone repose sur un critère unique : la maîtrise de la langue française. La proposition de l’État français s’adresse à des personnes physiques, individuelles et secondairement à des États. C’est la raison pour laquelle la proposition ne s’appuie pas sur l’article 87 du titre XIV de la Constitution de 1958 modifiée lequel ne vise que les États et les peuples qui ont le français en partage. Mais rien n’exclut d’y faire référence dans le cadre des pouvoirs régaliens de l’État français d’accorder la nationalité française ou francophone.

Par maîtrise de la langue française, il faut entendre la capacité du candidat à comprendre et parler la langue française. L’instance habilitée à examiner les candidatures devra faire preuve de discernement, en particulier, en appréciant le postulant dans un esprit dynamique.

VI – Conséquences

  1. La Convention de Schengen est remise en cause sur le fondement du texte sur la citoyenneté francophone et de la clause de droit international "Rebus sic stantibus" selon laquelle dans un traité les choses restent en l’état tant que les circonstances dans lesquelles ledit traité a été conclu n’ont pas changé. Si les circonstances viennent à changer ou à être profondément altérées, le traité perd sa force et sa raison d’être. Le rétablissement des frontières en découle.
  2. Le regroupement familial est supprimé.
  3. Le texte sur la citoyenneté, dans son application, permettra de filtrer l’immigration sauvage et incontrôlée.

Guy Dalens
membre d’Avenir de la Langue Française


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(1) La liste des lauréats de la "Carpette anglaise" est une bonne représentation de cette élite.
"Carpette anglaise" : prix d’indignité civique décerné annuellement, depuis 1999, à un membre de l’élite française qui s’est distingué par son zèle à promouvoir la domination de l’anglais en France et dans les instances européennes, au détriment de la langue française. Ce prix distingue plus spécialement les déserteurs de la langue française.

(2) Rapport Grin : https://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/054000678.pdf

(3) Michel Serres : entretien dans le "Nouvel Observateur", 4-10 novembre 1993.

(4) Proverbe gascon : "Celui qui bouge, qui se donne du mouvement, Dieu lui vient en aide."

(5) Realpolitik : dans notre cas, politique étrangère fondée sur l’analyse des rapports de force linguistiques et l’intérêt national et francophone.


nouvelles2018/facsa.jpgYves Bouchereau Speak globish - Les FACSA - le 07/01/2019 - 15:37 par MAR

Speak globish – Les FACSA

Recension du livre d'Yves Bouchereau : Les FACSA  

Yves Bouchereau, essayiste franco-québécois, spécialiste de l’enseignement du français langue étrangère, nous donne, aux éditions Sydney Laurent, avec son livre : "Speak globish – Les FACSA", un pamphlet salutaire. Les FACSA sont les "Français Auto-Colonisés Sous-américains Anglomaniaques". En fait, il "tacle" aussi les autres communautés organisées de langue maternelle française dominante : les Québécois, Wallons, Suisses romands et jurassiens. Il accuse, avec d’excellentes citations et des arguments qui font joyeusement - et hélas tristement – mouche, les gouvernements, les médias, les entreprises, la publicité, les sports, une bonne partie des élites qui donnent le ton dans nos pays de langue maternelle française dominante et tendent, en fait, à remplacer le français par un "globish anglo-américain" destructeur des langues nationales, et, finalement, de la culture, de notre civilisation humaniste.

Il commence par mesurer très bien la profondeur du mal dans trop de domaines. Après Peyrefitte dans son "C’était De Gaulle", il cite le Général, si pertinent : "Le snobisme anglo-saxon de la bourgeoisie française est quelque chose de terrifiant. (…) Il y a chez nous toute une bande de lascars qui ont la vocation de la servilité".

Son livre contient des références utiles à l’action de nos associations en synergie, et, surtout, propose des pistes pour sortir du défaitisme, de l’abandon, du sabotage, et de la soumission au grand remplacement linguistique. Surtout pour la France, qui fait honte à la Francophonie, alors qu’elle devrait en redevenir un phare.

Je cite son éloquente conclusion : "Comme notre longue histoire le prouve, avec de la volonté tout est possible. La France a connu des heures de gloire, mais aussi des grands malheurs. Elle s’est toujours redressée. L’heure de la vérité a sonné, une fois de plus. La France ne doit pas perdre son identité. La résistance doit s’organiser pour la sauvegarde de nos biens les plus précieux, notre langue et notre culture." Albert Salon.


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de janvier 2019 - le 07/01/2019 - 15:23 par MAR

Langue française : Nouvelles de janvier 2019

France Inter La marche de l'histoire très intéressante émission La ré-invention du français avec Bernard Cerquiglini (3/1) (lien)
Le Figaro Irrépétible, ultra petita : jargonneuse, la justice simplifie son langage (lien)
ActuaLitte "Une vigilance constante" contre l'anglophonisation de la France (3/1) (lien)
Le Figaro 10 mots français qu'aiment les Allemands (3/1) (lien)
Le Figaro 10 résolutions linguistiques pour 2019 (2/1) (lien)


Langue française : Nouvelles de décembre 2018 (6)

Monde Informatique Le vocabulaire de l'Intelligence artificielle adapté en français (lien)
Atlantico Grevisse, le Petit Bon Usage de la Langue française de C. Fairon et A.-C. Simon : cadeau, pas seulement pour les amoureux de la langue française (24/12) (lien)
Lire-Écrire L'écriture cursive bientôt abandonnée ? (27/12) (lien)
Le Figaro 10 mots français que les Anglais adorent (27/12) (lien)
L'Express Pourquoi il faut défendre le français contre le franglais (24/12) (lien)


Langue française : Nouvelles de décembre 2018 (5)

Le Devoir Loi 101: la fermeté affichée de la ministre Roy (22/12) (lien)
Le Figaro 2 Québécois analysent la langue et les expressions des Français (20/12) (lien)
L'Express Comment parle-t-on français au Canada ? (17/12) (lien)
Fondation pour la langue française Et si des sportifs avaient envie de s’exprimer plus aisément en français ? (lien)
Le Figaro 10 mots de l'arabe que l'on dit tous les jours (17/12) (lien)


Langue française : Nouvelles de décembre 2018 (4)

Libération Barbara Cassin La langue française n’est pas statique, elle est faite pour changer (14/12) (lien)
Néon Artisan, commandant, auteur… Comment écrire ces mots au féminin ? (17/12) (lien)
Le Figaro Et le mot de l'année 2018 est... (14/12) (lien)
Au féminin Vivre notre belle langue française. (13/12) (lien)
Le site info L’ambassade de France veut renforcer la langue française au Maroc (12/12) (lien)


Langue française : Nouvelles de décembre 2018 (3)

Nice-Matin Cette enseignante utilise une méthode tellement ludique que ses élèves lui réclament plus de dictées" (11/12) (lien)
actu.fr "Infox", "populisme", "inclusion"… élisez le mot de l’année 2018 (11/12) (lien)
Numerama Exit la "toile d’araignée mondiale" : le "web" se traduit maintenant par "toile" (10/12) (lien)
Le Figaro "Forwarder" : ne faites plus la faute ! (11/12) (lien)


Langue française : Nouvelles de décembre 2018 (2)

Numerama Ne dites plus "revenge porn" et "mouse jacking", mais "pornodivulgation" et "vol à la souris"  (8/12) (lien)
Tv5Monde lance sa nouvelle offre numérique dédiée a la langue française (lien)
La Minute L’AUF et Radio France Internationale (RFI) lancent le "Prix des jeunes écritures" ? (8/12) (lien)
Impératif français Prix de la Carpette anglaise (lien)
Académie Française Dire ne pas dire (8/12) (lien)


nouvelles2018/olivier_schrameck.jpgOlivier Schrameck Carpette anglaise 2018 - le 07/12/2018 - 11:02 par MAR

La Carpette nouvelle est arrivée !
Olivier Schrameck, président du CSA
Carpette anglaise 2018

L’académie de la Carpette anglaise n’a pas souhaité désigner le président de la République, par souci de ne pas attenter à la fonction. Toutefois, elle s’inquiète de ses interventions réitérées en anglais, en France comme à l’étranger.

* * *

Au second tour de scrutin, l’académie de la Carpette anglaise a désigné Olivier Schrameck, président du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel), pour avoir refusé d’exercer les pouvoirs qui lui incombent en matière de respect de la langue française dans les chaînes de radio et de télévision. Ce prix lui a été attribué par 7 voix contre 6 à la Fédération du commerce et de la distribution pour la propagation agressive du Black Friday américain.

À titre étranger 2, l’académie de la Carpette anglaise a décerné son prix à Doug Ford, Premier ministre de la province canadienne de l’Ontario, pour avoir annoncé l’abandon du projet de l’université francophone de l’Ontario français à Toronto, province bilingue. Ce prix lui a été attribué par sept voix contre cinq à Louise Mushikiwabo, nommée secrétaire générale de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie), alors qu’elle n’a cessé de promouvoir l’anglais au détriment du français au Rouanda.

Que déshonneur leur soit rendu !


1 Dominique Noguez, Philippe de Saint Robert, Paul-Marie Coûteaux, Benoît Duteurtre, Eugénie Bastié, Natacha Polony, Ilyès Zouari sont membres de l’académie de la Carpette anglaise.

2 Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.

Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise.
Courriel : parlerfranc@aol.com
Académie de la Carpette anglaise, Le Droit de comprendre, 222 avenue de Versailles - 75016 Paris


Langue française : Nouvelles de décembre 2018

Bravo l'AFRAV gagne on procès contre la Maison de Céramique de Sèvres ! (lien)
L'Express Michel Feltin-Palas Pourquoi l'anglais a-t-il l'air si moderne ? (lien)
Le Soleil Francophones : Trudeau "déçu" de Doug Ford (lien)
Infopresse Francopub - savoir bien utiliser la langue française en publicité (lien)
Mode(s) d'emploi "C’est dans le pipe", "shooter des mails", les 100 expressions à bannir (à tout jamais) au bureau (lien)


nouvelles2018/villers-cotterets.jpgLe grand projet du château de Villers-Cotterêts avance - le 28/11/2018 - 16:43 par Albert_Salon

Le grand projet d'Institut de la Francophonie
au château de Villers-Cotterêts avance :

 Il vient d’entrer en réalisation, par l’affectation de crédits 2019 !

Les associations Avenir de la Langue française (ALF) et Forum francophone international (FFI-France), présidées par Albert Salon, portent depuis 2001 le grand projet d’Institut de documentation, de recherches, de concertation et débats, sur les pays francophones, leurs cultures et leurs liens, la formation de leurs cadres dans l’intérêt communautaire, depuis leur appel du 9 novembre 2001, au balcon du "Plaisir" où François 1er, en août 1539, promulgua son ordonnance sur l’état-civil et - surtout – sur la langue française.

Nos associations savaient, ce faisant, devoir se heurter à la vacuité des caisses de l’État et de l’OIF, et à beaucoup d’indifférence et d’aboulie.

Les 17 années entre 2001 et 2018 ont été employées par les organisateurs à créer et étendre un Comité de soutien composé de hautes et très diverses personnalités françaises et étrangères, à sensibiliser les gouvernements français successifs et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à l’intérêt du projet pour la France et l’ensemble de la Francophonie, et à chercher des mécènes et des parraineurs, en France et ailleurs.

Elles sont même allées, par des canaux privilégiés, à solliciter le Qatar à la faveur de son entrée, presque par effraction dans l’OIF, directement en qualité de "membre associé", en sautant la case de "membre observateur".

Quête opiniâtre mais en apparence vaine, jusqu‘à l’élection présidentielle française de 2017.

Il se trouve – Stéphane Bern, Jacques Krabal et d’autres intervenants aidant – que le couple présidentiel, saisi en février puis juin 2017 par nos soins, y a porté d’emblée un vif intérêt.

Le Président a annoncé officiellement son adoption le 16 septembre 2017, journée du Patrimoine, à Port-Marly, au château Monte-Cristo d’Alexandre Dumas, natif de Villers-Cotterêts. Déclarant, entouré de Mme Nyssen et de Stéphane Bern : "Nous restaurerons Villers-Cotterêts et en ferons le château de la Francophonie".

Il a ensuite repris les éléments de notre dossier pertinent le 20 mars 2018, journée mondiale de la Francophonie, dans la présentation de sa politique du français et de la Francophonie, sous la Coupole de l’Institut de France, devant les Académiciens, et les médias.

Peu après, la réalisation a été confiée, au sein du ministère de la Culture, au Directeur du Centre des Monuments nationaux, M. Philippe Belaval ; et deux architectes, dont M. Wilmotte, ont été désignés. Instruction a été donné au ministère de l’Équipement de prévoir l’élargissement à 4 voies de la route qui relie Villers-Cotterêts à l’autoroute du Nord.

Le 19 octobre 2018, dans la présentation par M. Édouard Philippe de la réforme de l'État, plus précisément dans les feuilles de route données aux ministres, celui de la Culture est invité à "assurer la rénovation phasée du château de Villers-Cotterêts en vue de l'implantation d'un centre de la Francophonie", (et à) "développer les partenariats à l'international" (ndlr : notamment, peut-être, avec Abu Dhabi et l'Arabie saoudienne, selon nos propositions ?...). En novembre, le nouveau Délégué Général à la langue française (DGLF), M. Paul de Sinety, et le Conseiller au Cabinet du ministre de la Culture sont aussi missionnés pour s’en occuper, chacun selon ses domaines propres de compétences.

Avec l’inscription en novembre 2018 des crédits (112 M d’euros) de restauration au budget 2019 du ministère de la Culture, un pas très important vient d’être franchi vers la réalisation du grand projet d’Institut de la Francophonie et de la diversité culturelle au château de Villers-Cotterêts."

Toutes les Institutions, tous les mécènes et parraineurs, peuvent s’intéresser à ce magnifique projet oint par l’Élysée, et proposer leurs services et aides aux responsables de sa mise en œuvre…

Albert Salon


Langue française : Nouvelles de novembre 2018 (6)


Afrik.com Comment l’OIF a été instrumentalisée par la France ? (26/11) (lien)
Monde lecteurs Ph Bures (Vancouver) vous serez complètement assimilés par les Anglais (lien)
HuffPost Ontario : vers une autre bataille du français contre l'anglais ? (21/11) (lien)
Le Figaro 5 mots que vous confondez sans le vouloir (lien)
L'Express Michel Feltin-Palas Bilinguisme, immigrés et préjugés (lien)


Langue française : Nouvelles de novembre 2018 (5)

Le Figaro  Le Grevisse prend des couleurs pour plaire aux collégiens (20/11) (lien)
LCI  Dites "aveugle", ne dites pas "malvoyant" ! (20/11) (lien)
Radio-Canada Les combats historiques des Franco-Ontariens (17/11) (lien)
Le Figaro 5 mots que l'on prononce mal (lien)


Langue française : Nouvelles de novembre 2018 (4)

Le Devoir La classe politique québécoise à la défense des Franco-Ontariens (17/11) (lien)
Le Figaro Éliane Viennot La langue française n'est pas misogyne (16/11) (lien)
Le Point Comment le Petit Larousse choisit de supprimer des mots (15/11) (lien)
La Tribune La francophonie des affaires dynamisée au cœur de la capitale française (16/11) (lien)


nouvelles2018/france-inter-se-reve-ricaine.jpgFrance Inter se rêve ricaine - le 19/11/2018 - 14:47 par MAR

France Inter se rêve ricaine

Pour fêter quelque frémissement de son audience, France Inter, se croyant originale, s'offre des pages de publicité avec un slogan sous-Trump, sous-Macron : "MAKE RADIO GREAT AGAIN".

Il ne suffisait pas à cette radio d'avoir des chansons états-uniennes omniprésentes et d'avoir son journal de plus grande écoute (celui de 8h) très ricano-centré : ouverture sur des discours de Trump (même si c'est pour le critiquer), petites bisbilles de la société états-unienne et de ses vedettes étalées de long en large, promotions poussées de films et de disques de même provenance (appelés "films Inter" ou "disques Inter" !).

Maintenant France Inter communique en ricain dans le texte ! Ne lui rappelez pas qu'il s'agit une chaîne de service public française.
Sans doute espère-t-elle se faire bientôt rebaptiser US Inter

MAR


Langue française : Nouvelles de novembre 2018 (3)

ActuaLitté Paul de Sinety nommé délégué général à la langue française (14/11) (lien)
France Culture La langue a-t-elle un sexe ? (14/11) (lien)
Sorb'on Le phénomène du "franglais" à la fac (10/11) (lien)
Collaboracheune : Après les timbres Mickey, la Poste lance sa French Bank (lien)
France Culture P. Guyotat prix littéraires : une forme de palmarès incontestable (7/11) (lien)


Saint-Laurent profane le Palais-Royal
en anglais !

Le Palais-Royal, au cœur de Paris, siège du Ministère de la Culture (!), du Conseil constitutionnel et du Conseil d'État est utilisé par une manifestation privée pour un couturier "français" qui communique entièrement en anglais.
Merci Saint-Laurent ! Merci à tous les bons petits soldats de la colonisation anglo-saxonne à l'origine de cet affichage ! 
Merci aux services publics qui ont permis cet affichage en toute illégalité :

MAR

saint_laurent_self_1.jpg saint_laurent_self_2.jpg
saint_laurent_self_3.jpg saint_laurent_self_4.jpg

Bravo !


Langue française : Nouvelles de novembre 2018 (2)


Le Figaro 5 erreurs à éviter lors de votre entretien d'embauche ? (lien)
La Voix du Nord Une bonne nouvelle pour le français que cette "infox" ? (lien)
Le Figaro Prononcez-vous correctement ces mots de la langue française ? (lien)


Francophonie.gifEt si on lançait un visa biométrique francophone - le 05/11/2018 - 17:40 par Yves_Montenay

Et si on lançait un "visa biométrique francophone" ?

Dans la foulée du sommet de la Francophonie à Erevan et en visant celui de Tunis en 2020, Fahrat Othman, Tunisien, a publié une tribune dans Contrepoints d’octobre 2018 préconisant la création d’un "visa francophone". Il reprend ainsi une vieille idée de notre association, que nous sommes heureux de voir resurgir. Commençons par exposer brièvement son projet.

La thèse de Fahrat Othman

Le "visa biométrique francophone de circulation" serait valable entre pays francophones. Il devrait être parfaitement fiable en termes sécuritaires, et pourrait être réservé dans un premier temps, à un espace restreint rassemblant les pays francophones démocratiques 1. On peut supposer que l’auteur pense aux pays du Nord et, au Sud, au moins à la Tunisie.

Il relie ce projet à "L’Appel pour le vivre ensemble" qu’il qualifie d’acte majeur du sommet d’Erevan, et en justifie l’urgence par la détérioration de la situation du français. Au Québec, il ne pourrait plus compter sur la fibre nationaliste des générations précédentes, tandis qu’en Afrique il est menacé par le rouleau compresseur des identitaires nationalistes, dont, à mon avis, les islamistes. Et il espère que les jeunes seront séduits, puisque ce qui leur importe c’est de pouvoir circuler librement.

Et il ajoute un mot d’économie, souvent préoccupation prioritaire, car la construction d’une Francophonie économique avec une sorte de "préférence communautaire" est, de notre point de vue, un très important facteur de cohésion de la Francophonie organisée 2 : la libre circulation des élites économiques est une condition nécessaire du développement. Il pense même au problème démographique, que l’ouverture culturelle permettrait d’atténuer. Ce que j’ai démontré dans mes propres travaux universitaires, probablement inconnus de l’auteur. La libre circulation devait devrait également générer une pression démocratique..

La position de notre association

S’agissant d’une de nos vieilles idées, nous ne pouvons que nous réjouir de la voir relancée. Elle rejoint d’ailleurs une suggestion plus modeste, mais symbolique, émise par Xavier Deniau, Jean-Marc-Léger, Philippe Rossillon et nos associations, reprise notamment dans 2 le rapport Attali de 2014, d’un guichet réservé aux possesseurs d’un passeport de pays membres de l’OIF 2 dans les aéroports internationaux.

Il faudrait néanmoins rajouter quelques précisions, notamment du fait de l’allergie aiguë à l’immigration chez une grande partie de la population de France et de quelques autres pays membres de l’OIF 2, dont le Maroc et l’Algérie, qui sont également la destination de nombreux subsahariens. Les commentaires à l’article de Ferhat Othman ont d’ailleurs été virulents, le plus poli d’entre eux le qualifiant de "moyen détourné pour rendre légale l’immigration africaine en France".

Il faut donc être prudent, ne serait-ce que pour ne pas voir ce projet violemment rejeté.

D’abord l’auteur précise "visa biométrique", pour éviter l’inconvénient des "vrais faux" documents d’identité qui permettent à beaucoup d’Africains de bénéficier indûment du regroupement familial au Nord

Mais il faut probablement être encore plus restrictif, surtout pendant une période de rodage. Une idée à préciser serait de réserver le visa à certaines catégories de la population (et non à certains États, ce qui poserait des problèmes diplomatiques aigus), les enseignants de français ayant une priorité, ainsi que les dirigeants d’entreprise, les responsables d’institutions politiques, culturelles, caritatives, ayant pignon sur rue (2). Ce serait une formidable motivation pour eux. On pourrait notamment imaginer de prendre en compte le niveau d’études ou celui de connaissance du français

Le point délicat serait de déterminer l’autorité habilitée à délivrer ce visa. L’OIF pourrait certes être promotrice de l’idée, mais ne pourrait pas en être l’opératrice, ne serait-ce que pour ne pas déplaire à tel ou tel de ses États membres 2. Cette autorité à définir devrait panacher au moins des membres "culturels" et des spécialistes de l’antiterrorisme. Pour ne pas mettre en place une structure trop lourde, elle sous-traiterait à des administrations qualifiées

Bref, le principe de la citoyenneté francophone serait une fantastique motivation pour tous. Les moyens techniques existent pour qu’elle ne soit pas attribuée n’importe comment.

Yves Montenay, président de l’Institut Culture, économie et géostratégie (ICEG) et vice-président d’Avenir de la Langue française (ALF).

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Le terme devrait recevoir au moins une définition juridique admise par l’ONU
Les mots en italique ont été ajoutés par la rédaction.


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de novembre 2018 - le 02/11/2018 - 17:15 par MAR

Langue française : Nouvelles de novembre 2018

Contrepoints Farhat Othman Pour un visa francophone de circulation (1/11) (lien)
Le Figaro Prononcez-vous correctement ces mots de la langue française ? (lien)
Louis Maisonneuve Pétition Restaurer le rayonnement de la langue française (lien)
Je Retiens L’évolution du français et ses réformes orthographiques depuis le Moyen-âge (lien)
Le Figaro 5 tics de langage qu'on entend trop (lien)


Langue française : Nouvelles d'octobre 2018 (9)

L'Express Michel Feltin-Palas La pub, le français et le "coït des neurones" (30/10) (lien)
Le Devoir Les nouveaux chiffres du français (29/10) (lien)
Faso Francophones d’Afrique "Speak english as well… and honi soit qui mal y pense !" (lien)
Le Figaro Dis-moi dix mots : un projet artistique met à l'honneur la langue française (lien)
Le Figaro 5 mots qu'on ne sait jamais vraiment orthographier (lien)


Langue française : Nouvelles d'octobre 2018 (8)

OIF La langue française dans le monde 2018 : synthèse (28/10) (lien)
L'Obs Le Rwanda, motif de discorde entre Juppé et Macron (25/10) (lien)
France-China Le Rwanda s'engage à promouvoir l'utilisation du français (25/10) (lien)
Figaro Cl.Pillot-Loiseau Nous ne sommes pas égaux dans l'apprentissage d'une langue(lien)
Blog de Jean Lévy Macron "dénationalise" la langue française (lien)


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