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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

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Nouvelles

nouvelles2/allemagne.jpgL'Allemagne réagirait-elle contre le globish-pour-tous ? - le 19/07/2013 - 14:57 par A_Salon

L'Allemagne réagirait-elle maintenant
contre le "globish-pour-tous" ?

Malgré le discours à la Nation allemande et aux peuples d'Europe prononcé le 22 février par  Joachim Gauck, Bundespräsident (président fédéral) prônant le nécessaire passage à l'anglais langue européenne commune pour toutes les affaires sérieuses, et concédant simplement le maintien des langues maternelles dans les foyers, "avec toute leur poésie", le peuple allemand semble bien vouloir cesser sa glissade sur cette pente fatale.

Ce peuple, qui recouvre puissance et orgueil dans tant de domaines, donne en effet de premiers signes de reconquête de sa langue, trop longtemps avilie et marginalisée par l'anglo-américain, langue du maître maintenant contesté, comme le dénonçaient des associations allemandes actives, tel le Verein deutsche Sprache (VDS), partenaire de longue date d'ALF.

La France, qui s'abandonne en ce moment, ne devrait pas être en décalage, et "en reste".

Citons d'abord cette observation de l'Observatoire européen du Plurilinguisme (OEB) présidé par notre ami Christian Tremblay (juin 2013) :

"L'Allemagne s'interroge sur les bienfaits de l'anglicisation de l'enseignement supérieur
Dans la course à l'anglicisation de l'enseignement supérieur, l'Allemagne avait pris quelques longueurs d'avance sur la France et l'Italie, sur la piste suivie depuis des décennies par les pays scandinaves et les Pays-Bas.

En fait, moins de 10% des formations de niveau master sont dispensés en anglais, soit à peine plus qu'en France aujourd'hui.

Pour autant, les universités allemandes prennent conscience des méfaits de cette politique. La conséquence la plus immédiate est la mauvaise insertion des étudiants étrangers dans l'économie allemande qui, en raison du vieillissement accéléré de sa population, a besoin d'une immigration de haut niveau de qualification. Il est donc nécessaire d'imposer l'apprentissage de l'allemand et de réintroduire l'allemand comme langue d'enseignement dans les formations qui ont été développées 100 % en anglais depuis 10 ans en pure perte.

L'autre raison de donner un coup d'arrêt à l'anglicisation de l'enseignement supérieur et de la recherche est tout simplement la nécessité de sauvegarder la qualité de la recherche en Allemagne. Dans de nombreux domaines de recherche la connaissance de l'allemand est nécessaire. Par ailleurs, si l'on peut à la rigueur publier en anglais afin d'augmenter son nombre de lecteurs, cela ne veut pas dire que la recherche doive nécessairement se faire en anglais. La recherche dans sa propre langue, dès lors que celle-ci demeure capable d'exprimer toute la réalité scientifique, est une condition de la créativité scientifique".

Les arguments contenus dans ce texte rappellent ceux qu'ALF et ses associations partenaires ont développés dans leur Mémoire "Le français et les Sciences" diffusé récemment sur la toile et à 2.000 exemplaires sur papier.

Je rappelle aussi à ce propos l'information que nous avons déjà diffusée au sujet de la Société des Chemins de fer fédéraux allemands : la Bundesbahn veut se débarrasser de quelques 2.700 anglicismes qui ont pollué sa communication interne et externe. Elle édite et diffuse un glossaire par lequel elle rend les équivalents allemands obligatoires dans tout son réseau. Exemple à suivre par la SNCF, Air-France et autres services publics en France ! Les termes existent : les commissions de terminologie compétentes ont fait leur travail.

Il ne manque plus qu'une volonté politique suffisante pour suivre le réveil allemand.

Et peut-être un début de réveil ailleurs en Europe, puisque le Tribunal administratif de Lombardie vient d'ordonner au Politecnico de Milan, de revenir au moins partiellement à l'enseignement en italien, alors que ce prestigieux Institut polytechnique avait cédé à la même mode de l'enseignement supérieur en anglais à laquelle les Valérie Pécresse, Pierre Tapie, Richard Descoings, Geneviève Fioraso, ont succombé chez nous.

Serons-nous les derniers ?

Albert Salon


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