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Lettres de protestation

Der. nouv.

nouvelles2015/charlotte-fouchet.jpgGood Bye le français... - le 10/09/2015 - 21:32 par MAR

Good Bye le français...

par Claude Weisz

Réponse de Claude Weisz à un message annonçant le départ de la responsable de l'Institut français de Prague en anglais !


De : "Charlotte.Fouchet " <Charlotte.Fouchet@ifp.cz>
A : "Charlotte.Fouchet" <Charlotte.Fouchet@ifp.cz>
Copie à : fouchetc@icloud.com

Sujet : Au revoir

Dear all,

After intensive's 4 years at the head of the French Institute in Prague, it’s time for me to say thank you and goodbye. I really appreciated our collaboration and I wish all the best for the future projects.

My successor Alexandre Pajon will arrive at the end of this week, do not hesitate to contact him on this address : alexandre.pajon@ifp.cz

Best regards,

Charlotte
fouchetc@icloud.com


Madame the Head of the French Institute in Prague,

La lecture de votre courriel "d'au-revoir" me réjouit !

Je constate que vous avez trouvé une solution à la baisse des crédits dont sont victimes les Instituts français.

De toute évidence, les états et autres fondations anglophones ont visiblement apporté leur écot aux frais de fonctionnement et aux charges salariales de ces établissements publics relevant du ministère des Affaires étrangères. Ce qui explique que vous les en remerciez dans leur langue !

En tant que citoyen français contribuable, je souhaiterai que l'argent public serve uniquement au développement des activités de promotion et de diffusion de notre langue - inaliénable bien commun avec tous les francophones - et non à nourrir le développement et l'extension de l'empire unilingue anglo-saxon dans le monde. Les Anglo-Saxons, eux-mêmes, n'en demandent pas tant !

Lors de mes nombreux voyages et, particulièrement dans les pays non francophones, j'ai constaté que nos diplomates et fonctionnaires de haut rang - à quelques notables exceptions près - se comportaient de plus en plus souvent comme des fossoyeurs de leur/notre langue.

En parallèle, j’ai souvent rencontré des hommes et des femmes de grande culture, des ingénieurs, des responsables politiques et même des chefs d'entreprise étrangers, qui avaient choisi de suivre des études supérieures dans nos grandes écoles et dans nos universités pour apprendre et étudier en français (avant, bien entendu, que toutes nos grandes écoles ainsi que les universités, sous l'impulsion de Mme Fiorenso, ne choisissent l'anglais comme langue d'étude).

Ces hommes et ces femmes me confiaient avec tristesse leur incompréhension devant le renoncement des Français fréquentant leur pays à s'exprimer en français.

Eux, si souvent amoureux de la langue française et fiers de la maîtriser, ne comprenaient pas que les Français puissent avoir honte de leur langue maternelle ; langue qui doit demeurer la deuxième langue internationale, une langue utile.

Il serait bon que les responsables des Instituts français ainsi que les Ambassades de France à l’étranger prennent connaissance du rapport de Jacques Attali "La Francophonie et la Francophilie, moteurs de croissance durable" (Août 2014).

Si votre courriel "in English" s'avérait un malheureux fruit du hasard, il me donne toutefois l'occasion de manifester, une fois de plus, mon indignation face à la catastrophique politique linguistique menée par les gouvernements français depuis au moins huit ans.

Politique qui n'est plus offensive, pas même défensive, c'est la retraite… Et pour bientôt, la débandade ?

Sachez, néanmoins, que je conserve un excellent souvenir de l'institut français de Prague pour la qualité et la gentillesse de son accueil, son dynamisme, sa combativité, lors de mon séjour praguois en 2011. Pour cela, merci encore et bravo pour tous les Instituts français qui vivent encore malgré la pénurie !

Avec mes salutations les plus attristées.

Claude Weisz
Cinéaste, fils d'immigrés qui se sont connus et mariés à Paris, naturalisés français au début des années 30…qui m'ont donné la chance de naître français.

Mon père, attaché aux valeurs de la république, ayant choisi la Résistance, est "mort pour la France" en 1942, suite aux tortures infligées par des fonctionnaires français.


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