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Lettres de protestation

Der. nouv.

L'obsolescence de la chanson d'expression française
programmée par Radio France

tribune de Claude Weisz, cinéaste

Grand amateur de radio, auditeur régulier de France Culture, occasionnellement de France Inter, de France Info et de RFI, je constate l'accroissement continu de la diffusion de la variété anglophone, allant de pair avec la diminution de la présence de la chanson francophone et de la disparition presque complète des autres langues.*

Sur France Culture, un exemple : l'émission "les chemins de la connaissance" préparant au bac philo illustré presque exclusivement par des chansons anglo-saxonnes ; cela fait certainement "jeune" mais qui comprend le texte de ces chansons en argot de Chicago ou rappé en new-yorkais.

Les producteurs, réalisateurs semblent ignorer la richesse, la diversité de la chanson française qui sait si bien raconter l'histoire, la vie sociale, politique et celle des idées, la révolte et la satire.

Sur France Inter un exemple entre autres : "remède à la mélancolie".

Il apparaît que la direction de la chaîne impose 1 ou 2 chanson anglo-saxonnes** "(la "Play List de France Inter") qui n'ont rien à voir avec le choix de l'invité qui, de toute façon, s’il est âgé de moins de 35 ans fait, la plupart du temps référence à la variété anglo-saxonne.

RFI (Radio France International) diffuse un bon entretien avec André Vallini, ministre de la francophonie, puis enchaîne par une chanson en anglais !

Les étrangers francophones et les Français se déplaçant ou vivant à l'étranger qui écoutent RFI en FM ("Live*** news on RFI Monde" ! c’est son slogan !) espèrent entendre des chansons francophones et dans des langues autres que l’anglo-américain, car la variété anglo-saxonne est archi présente dans les radios du monde entier.

RFI est la seule radio reçue sur un poste, nous permettant de garder un lien avec la France et la francophonie.

De façon générale il est pénible d'entendre nos dirigeant, nos politiques, les représentants internationaux, hauts fonctionnaires, notre "élite" défendre notre identité nationale et la langue française en s'exprimant en anglais dans l'union européenne et au-delà, alors que le français a toujours statut de langue de travail et de communication à l'égal de l'anglais.

Un ancien ministre de l'éducation nationale souhaitait que l'anglais ne soit pas une langue étrangère en France.

Voici que son vœu se réalise au-delà de toute espérance car c'est bientôt le français qui deviendra chez nous une langue étrangère et, hélas comme le craint Robert Charlebois, un pays peut à notre époque, perdre en une vingtaine d'années sa langue et de fait sa culture.

Il serait bon que notre ministre de la culture y réfléchisse. Faire du français une langue inutile est aussi un crime économique (cf. le rapport Attali sur la francophonie).

Claude Weisz

[à lire également ci-dessous : Au sujet des quotas de diffusion de chansons d'expression française par les radios]


* Ces observations résultent de mon état de santé qui ne me permettait pas d'autres activités que d'écouter la radio quasiment 24 h sur 24.

** Celles-ci sont diffusées dans leur intégralité alors que les choix de l'invité se limitent à une antenne de moins d'une minute. Est-ce pour ne pas avoir à payer les droits d'auteur ?

Et si le quota de 40 % de chansons françaises - ignorant les chansons étrangères francophones presque jamais programmées - est à peu près respecté, c'est en les concentrant dans quelques ghettos (de qualité) comme : "la prochaine fois je vous le chanterai" ou "chansons boum !".

*** "En Live" se substituant à : "en direct et en public" qui avait le mérite de préciser soit en direct, ou en public, ou en direct et en public.

N.B. Je ne supporte pas les journalistes qui "supportent" l'équipe de France ou tout autre sujet. En français on soutient son équipe, un ami, son député etc. Exemple : Je ne supporte pas ces gouvernements qui sont les croque-morts de la langue française et c'est pour cela que je ne les soutiens pas !


Au sujet des quotas de diffusion de chansons d'expression française par les radios par Claude Weisz 

Madame la ministre de la culture se félicite d'avoir obtenu l'engagement des radios privées (et publiques ?) de diversifier les titres des chansons françaises diffusées.

Mais en vérité quels sont les vrais bénéficiaires de cet accord ?

Une fois de plus le lobby rouleau compresseur des variétés anglo-américaines obtient le droit d'envahir 5 % supplémentaires de l'espace des ondes radiophoniques.

Au plan économique cela revient à mieux "diversifier", partager et rétribuer les droits des auteurs-compositeurs-interprètes français sur 35% du gâteau au lieu de 40 % et, in fine d'augmenter d'autant la part perçue par le copyright anglo-américain.

Quant à la diversité culturelle et la francophonie...

Merci Madame Azoulay et aussi la SACEM.

Espérons que nos députés sauront réagir intelligemment, sans pactiser et céder au tropisme et à la pression de la puissance économico-culturelle de l'impérialisme anglo-saxon.

Cet accord est déjà un joli paragraphe du TAFTA !

Tranquillisez-vous, il n'y apparaîtra pas, car la culture n'est pas négociable ; alors n'en parlons pas et arrangeons-nous entre amis.

Claude Weisz


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