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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

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Lettres de protestation
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Nouvelles

Le jour où j'ai compris de quoi était le nom
de Leïla Slimani

par Claude Weisz

Le matin du 13 février l’écoute de l’entretien entre Leïla Slimani et le producteur des matins de France Culture, Guillaume Erner, est édifiant.

Leïla Slimani est une écrivaine talentueuse. Elle apporte une belle contribution à la littérature de langue française, mais sa perception de la francophonie révèle tout à la fois sa naïveté et sa conception élitiste de ce sujet.

Elle développe ce que je nommerai le ghetto francophone.

Elle l'a involontairement parfaitement défini en citant ses confrères africains par la formule "pour nous africain l'anglais est la langue indispensable, nécessaire alors qu'étudier le français c'est une envie".

Ce qui signifie concrètement que le français pratiqué par une caste essentiellement issue de la grande bourgeoisie intellectuelle et politique.

Une langue qui n'est pas aussi la langue du peuple est vouée à se réduire à un entre soi complice.

Voyez à contrario le développement de l'espagnol en Amérique latine et du portugais au Brésil, en Angola, au cap Vert. Prenons un exemple frappant ; la chanson populaire de ces pays se chante en espagnol, en portugais… Paradoxalement Césaria Evora jouit d’une grande popularité en France où elle enregistrait toujours en portugais.

Ces pays se sont approprié la langue du colonisateur comme vecteur de leur indépendance, de leur souveraineté nationale, de leur culture

Dans les pays africains dits francophones les auteurs, compositeurs, interprètes chantent d'abord en langue vernaculaire - et c'est très bien - puis en anglais. Pire encore, lorsque les artistes africains composent en français ils ne sont que très rarement diffusés par les radios françaises. Il en va de même pour la chanson, d'une richesse exceptionnelle, québécoise. Nos propres chanteurs qui enregistrent en anglais et en français sont diffusés le plus souvent dans leur enregistrement anglophone. Enfin, last but not least ( !), les étudiants africains francophones qui obtiennent (difficilement) un visa pour faire des études en France… se trouvent pénalisés comparé aux anglophones, car dans notre pays les études universitaires et supérieures dans les grandes écoles, se font majoritairement en anglais.

Tout est fait pour que le français soit une langue inutile, une sorte de violon d’Ingres, voire un ouvrage pour dames. Les chinois qui l’apprennent pour négocier et s'implanter en Afrique francophone découvrent que les entreprises françaises s'adressent à eux en anglais sont découragés de faire l'effort de connaître une langue réputée difficile et compliquée, s’ajoutant encore maintenant "l'écriture inclusive" !

Témoignage d’un ingénieur d'une grande entreprise française négociant un partenariat économique au vocabulaire technique français. Les Chinois s'expriment toujours en chinois. Ils proposent des interprètes francophones ; réponse de l'entreprise : "nous préférons des interprètes anglophones". Tristesse de cet ingénieur, "mon anglais est insuffisant pour éviter les pièges linguistiques que les chinois manipulent parfaitement dans leur propre langue".

On peut dire la même chose de nos fonctionnaires et membres des commissions européennes et internationales.

Leïla Slimani semble oublier que ses lecteurs ne sont que fort peu nombreux en Afrique. À la méconnaissance du français, s'ajoute le prix des livres. Enfin, cerise sur le gâteau, que penser de sa réaction lorsque Guillaume Erner lui demande son opinion sur le "Hashtag : "Balance ton porc et Me too" et se reprend, avec un peu de dérision, "ah oui, on doit dire "le mot-clé", elle réplique : "ah non, cela ne me gêne pas".

Quelques minutes auparavant elle vantait la diversité et l'inventivité du français hors de France, oubliant que les Québécois disent "mot Clic ou dièse" pour ce mot barbare dont, personnellement j'en ai compris le sens grâce à Nicolas Demorand (France Inter) qui parle du " mot clé". Mais aujourd'hui il semble être bien le seul.

Quant à Guillaume Erner il est adepte de la fine moquerie qui veut rendre dérisoire l'emploi du vocabulaire français quand on peut le remplacer par des termes anglo-américains.

En ce qui concerne la présence de la chanson française sur France Culture elle se limite aux 30 % obligatoires. Leïla Slimani nous dit ne pas écouter de musique pas plus que les chansons ni les rappeurs et autres slameurs ; c’est dommage car ces jeunes rythment en français pour partager avec le (leur) peuple.

Si nos décideurs ne parviennent pas à démontrer que la langue française et sa richesse multilingue est utile pour communiquer, travailler, créer, alors d'ici une vingtaine d'années, elle sera ramenée au niveau d’une langue régionale en France même.

J'entends ceux qui louent Emmanuel Macron pour la qualité de son français illustré par ses interminables discours.

Certes, mais il est évident que l'auteur nous prépare une anthologie à paraître pour la fin de son quinquennat.

En pratique, comme PDG de l'entreprise France, sa langue de travail est l'anglais.

Dès le début de sa prise de fonction (de pouvoir) il nous a infligé immédiatement, lors de la célébration sa victoire devant la pyramide du Louvre, un groupe de chanteurs anglophones.

Ni Mme Merkel ni M. Xi Jinping n’ont recours à l'anglais dans leur discours officiels et publics pour se faire entendre et comprendre.

M. Macron semble lui, ignorer que seule la langue française est à parité, dans toutes les institutions internationales, avec l'anglais.

Claude Weisz

Lire également le document ci-dessous où je propose une coopération réelle pour l’enseignement généralisé du français.


Lettre ouverte à ceux qui nous gouvernent

par Claude Weisz

Francophonie, pourquoi un tel déni de réalité ?

Le mensonge des "700 millions de francophones africains" en 2025 ?2030 ?etc. Quand seul 3,7 % des Maliens maîtrisent le français et peut-être 20 % des Sénégalais, il faut tirer très fort la sonnette d'alarme.

Le gouvernement français se doit d’offrir une véritable coopération dans l’enseignement du français à l’école. Pour cela il faut accorder prioritairement, sans conditions administrativement décourageantes, un visa préférentiel permettant aux universitaires, étudiants, apprentis et travailleurs dont le français est d'usage quotidien dans leur pays, de développer leur connaissance et la pratique de la langue française.

Nous devrions nous engager aussi sur le terrain pour leur formation en français.

J'aimerais que nous réfléchissions à une solution intelligente pour la formation des enseignants francophones africains.

En effet, nous constatons que les instituteurs, en particulier, souffrent d'une déficience importante dans la connaissance et la pédagogie du français.

Les recevoir en France pour une formation sous forme de stage pratique dans nos écoles, durant une année scolaire.

En complément dans le cadre d'un service national et civique - après 3 mois d'initiation et de sélection d'enseignants français (volontaires, mais pas nécessairement des jeunes qui veulent devenir enseignants) - aller ensuite exercer durant une année scolaire dans les établissements scolaires africains.

Nous devons démontrer que le français demeure une langue utile ; autrement nous favorisons la connaissance de l'anglais pour l'ensemble des peuples africains. Et n’oublions pas que les pays de langue anglaise disposent de moyens financiers énormes qui leur permettent de dispenser des cours de base quasiment gratuits.

Il est indispensable que nous reprenions à notre compte le rapport Attali sur le rôle et la dynamique dans le développement économique et culturel de notre langue.

Interpeller Jacques Attali sur la non prise en compte par le gouvernement actuel de ce rapport.

En France même, résister d'une façon permanente à la substitution par des mots valises anglo-américains au vocabulaire français précis, ainsi qu'à la perversion qui fait que la syntaxe le devient également.

Enrichir notre vocabulaire hexagonal de mots venus du français de l’extérieur.

Claude Weisz

P.S.

Quant aux titres des films étrangers de plus en nombreux sont ceux qui sont traduits en français moderne, c’est à dire en anglais. Un exemple parmi tant d’autres, le film allemand : "Aus dem Nichts", en français ( !) : "In the Fade".

Et que dire des séries télévisées, mais le plus préoccupant pour les enfants, les "Play Games"


 


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2009-2012

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