Ma patrie, c'est la langue française   (Albert Camus)
ALF
Cadre institutionnel
Et encore...
 ↑  
Traduisons le franglais...
 ↑  
Réseaux sociaux
La Voix francophone

voix_francophone.pngVous voulez participer au débat ? participez au forum La voix francophone

Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

 ↑  
Lettres de protestation
 ↑  
Nouvelles
nouvelles/LaBaule-Wic.jpgL'économie continue de ramper devant l'anglais - par MAR__JeanPaul_Busnel le 29/04/2009 - 19:44
 
Les décideurs économiques et politiques continuent
de ramper devant l'anglais

Largement responsables de la crise, le modèle anglo-saxon et sa langue
fascinent toujours la finance et l'économie (cas de "La Baule-WIC" et du Forum international sur la recherche en finance se tenant à Paris)
La 7ème conférence "La Baule-WIC" organisée par la Fondation Europe Plus, est prévue du 3 au 5 juin 2009, à la Baule et traitera de "are we out of the crisis? What the impact of economic stimulus plans on attractiveness?" Les invitations reçues, le site et les débats seront bien évidement dans la langue des maîtres, celle de Bill Gates. La signalétique en ville également, La Baule se transformant pour l'occasion en poste avancé de la nouvelle colonisation. Avec le soutien de l'Europe (FEDER, le fonds de développement régional) et la participation enthousiaste de Christine Lagarde, Minister for Economy, Finance & Employment, France telle qu'elle est présentée. La fameuse Christine The Guard (Carpette anglaise 2007), celle qui n'a pas encore réalisé qu'elle était ministre de la République, se croyant toujours associée dans un grand cabinet d'avocats américain...
Sont annoncées également des interventions ès qualités d'Anne-Marie Idrac, ministre du commerce extérieur, Pierre Dartout, délégué interministériel à l’aménagement et à la compétitivité des territoires (ex-DATAR), David Appia, directeur de l’Agence française des investissements internationaux ; Jean-Marc Ayrault, président de Nantes-Métropole, Henri Loyrette, président-directeur du Musée du Louvre, Pierre Mansat et Jean-Louis Missika, adjoints au Maire de Paris, Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, Jean-Michel Severino, directeur de l’Agence française de développement et ... cerise sur le gâteau (comme diraient les anglomanes) : Erik Orsenna, de l’Académie française !  
[voir le texte de Jean-Pierre Busnel ci-dessous] MAR
 


Anglomanie ("La Baule-WIC") par Jean-Pierre Busnel

En juin 2007, on pouvait voir dans les rue de la Baule (station balnéaire et ville de congrès réputée des Pays-de-la-Loire) un affichage public qui avait ceci d'original qu'il était entièrement rédigé en ... anglais. Il annonçait la tenue, sous l'égide d'une fondation européenne dont il sera question plus loin, d'une cinquième Conférence sur l'investissement dans le monde (WIC, World Investment Conference). Comme si les anglophones étaient en pays conquis ! Comme si les Baulois étaient tous nés dans le Bronx !

J'avais évoqué cet événement peu banal dans un courriel du 29 juin 2007. On pouvait, en effet, faire observer que les milieux d'affaires organisateurs de cette conférence semblaient ne pas bien savoir que la première des corrections (usage diplomatique) est de s'adresser dans leur langue nationale aux résidents du pays hôte d'une manifestation internationale. Ne pas bien savoir, non plus, que le français est langue officielle de l'Union européenne depuis l'origine, c'est-à-dire depuis 50 ans maintenant, très exactement à parité avec l'anglais, car il n'existe strictement aucun texte privilégiant celui-ci (mais peut-être serait-ce trop leur demander que de se souvenir également qu'aucun des pays fondateurs de la Communauté européenne n'était anglophone, la Grande-Bretagne ayant, alors, en 1957, refusé de se joindre aux Six).

Une septième conférence est prévue du 3 au 5 juin prochain, toujours à la Baule. On y débattra, notamment, de la question, exprimée en anglais bien entendu : "Sommes-nous nous sortis de la crise ?" (remarquons, à ce propos, que les experts et autres économistes n'ayant pas venu venir la redoutable crise financière qui s'est abattue sur la planète, on ne voit pas bien pourquoi ils sauraient maintenant en prévoir la fin). Des invitations on été lancées urbi et orbi, notamment par courriel, toujours en anglais bien entendu, sans un mot de français. Le député (de la 5ème circonscription des Yvelines) Jacques Myard, maire de Maisons-Laffitte, ardent défenseur de la langue française, en a reçu une. Il n'a pas apprécié du tout qu'on l'invite, en anglais, à participer à une conférence en France et il l'a vertement fait savoir. Un site est d'ailleurs dédié à cette manifestation bauloise : http://www.labaulewic.org/ Il s'est approprié le nom de la Baule, mais on n'y trouvera pas un mot de français, aucune traduction n'étant effectuée dans la langue de François-René de Châteaubriand

Cette conférence dite "La Baule-WIC" est organisée par la Fondation Europe Plus, créée par Ernst & Young (l'un des plus grands cabinets d'audit dans le monde, avec - avant la crise - 135 000 collaborateurs en tout, dont 5 000 en France) et par le groupe PGA (le premier réseau dans la distribution automobile en France, Hollande et Pologne, également présent dans la distribution de matériels de travaux publics, dans le capital risque et le développement, avec quelque 10 000 collaborateurs, toujours avant la crise actuelle bien entendu). Soutenue par la Commission européenne, elle s'est donnée pour mission d'oeuvrer en faveur d'une Europe "plus attractive et plus compétitive". Il s'agit donc de ce que les anglo-saxons appellent un think tank (ou "laboratoire d'idées", selon la terminologie officielle dans les pays francophones), l'un de ces groupes privés de réflexion et d'influence de l'action publique, qui auront tant fait pour imposer, avec le succès que l'on sait, l'ordre néolibéral dans le monde.

Ces institutions de droit privé ont en général le même objectif : mettre la société au service de l'économie (par exemple en faisant pression sur les gouvernants pour que, petit à petit, soit abrogée la législation sur le repos dominical, qui date, en France, de la loi du 13 juillet 1906, et dont l'Assemblée nationale doit débattre prochainement, de nouveau, puisque le Premier ministre vient de déclarer vouloir une loi "avant l'été"). A noter, cela mérite d'être relevé ici, que les deux coprésidents et nombre de collaborateurs de la fondation sont français. On trouve donc avec cette conférence annuelle, qui se déroule à la Baule mais se veut en somme "hors sol", une nouvelle manifestation, parmi une foule d'autres, de cette volonté délibérée des milieux d'affaires, commerciaux et patronaux d'évincer les langues nationales européennes au profit du seul anglais. Ils plaident, aujourd'hui, pour une langue unique (tout en faisant régulièrement l'éloge du "multiculturalisme"), comme ils ont plaidé, hier, pour une monnaie unique.

Cette manifestation de 2009 aura notamment pour "partenaires" Nantes Métropole et la Région des Pays-de-la-Loire. Peut-on attendre de ces deux administrations publiques territoriales qu'elles interviennent au profit de "la langue de la République" ? (selon l'article 2 de la Constitution). C'est fort peu probable, car cela semble bien être, trop souvent, très généralement, le cadet de leurs soucis. Elles sont, par contre, bien mieux disposées à l'égard de l'anglais, avec lequel, comme les entreprises commerciales auxquelles elles ont à coeur de ressembler, elles témoignent ostensiblement de leur volonté d'"ouverture au monde", dans lequel elles voient un moyen "moderne" de promotion et de développement économique. "Envisagée sérieusement, la distinction convenue entre les secteurs public et privé n'a aucun sens" a écrit le grand économiste américain John Kenneth Galbraith (Les mensonges de l'économie, Grasset, 2004). A l'heure de la globalisation, cela est également de plus en plus vrai en France. Collectivités publiques locales (qui aspirent elles aussi, désormais, à une sorte de "multinationalité") et entreprises commerciales s'emploient toutes à séduire le monde entier. Les premières pour attirer investissements et touristes sur leur sol, les secondes pour lui vendre leurs produits et services.

On annonce, par ailleurs, la participation à cette conférence d'un membre du gouvernement français, Mme Christine Lagarde, ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi. Mais là encore, cette présence a peu de chances de profiter véritablement à la langue française. Mme Lagarde, qui a fait une brillante carrière au sein d'un des plus grands cabinets d'avocats américains (de 1995 à 2002, elle fut ainsi membre du Center for Strategic and International Studies, prestigieux think tank fondé en 1964 et basé à Washington), classée en 2002 cinquième femme d'affaires européenne par le Wall Street Journal Europe, ne fut-elle pas lauréate, en 2007, du Prix de l'Académie de la Carpette anglaise, au motif qu'elle communique couramment avec les services de son ministère en langue anglaise ?

Jean-Pierre Busnel

Rechercher
Rechercher
D'autres le disent aussi !
2009-2012

LesObservateurs Franglais, ce fléau contemporain

L. Leylekian – Chr. Boghos Do you speak européen?

Michèle Delaunay Le français est une langue africaine

France catholique Langue française malmenée

TV5 Monde Anglais au travail : abus dangereux

Agoravox Épinal : enfin le procès du tout-anglais ?

Sud Ouest : Le shopping, c'est en anglais

Rue 89 : Targeter, value, input : la novlangue d’HEC

Journal de Montréal "Ils sont crazy ces Français !"

Bruno Dewaele (La Voix du Nord) "Langue de la République ?"

A.Fr.Av : Langue française et anglicisation, sujets tabous !

Claude Hagège (L'Express) : Imposer sa langue, c'est imposer sa pensée

A.Fr.Av : Nicolas Sarkozy veut faire de la France un pays bilingue

Xavier Combe (France Culture) Comment résister à l'invasion du globish ?

Impératif français Anglais intensif au primaire: appel à la mobilisation citoyenne

Dominique Gallet (Marianne2) Langues : le tout anglais recule partout sauf à Paris

Figaro Écoles d'ingénieurs : la France séduit l'étranger

Marc Favre d'Échallens (Échos) : La souveraineté ne se partage pas : monnaie, langue, État

F. Taillandier(L'Humanité) La langue française doit faire des progrès

Benoît Duteurtre (Marianne) 5 ans de sarkozysme ont massacré le réseau culturel français

Le maire de Québec contre le tout-anglais à Paris

Marianne2 : Quand un général français préconise l'anglais

Chr. Lings : La résistance de la langue française face à l’hégémonie anglo-saxonne

Les Échos : Le FMI victime de son prisme anglo-saxon

Le Devoir : Québec doit s'activer pour protéger la langue

Nouvel Observateur : Les artistes français aiment-ils leur langue maternelle ?

AFRAV : Pour un patriotisme linguistique, plutôt qu'industriel

L'Humanité : La langue de la République est celle de notre liberté de pensée

Le Post : Alerte ! nos élites veulent faire disparaître la langue française !

Hélène Decommer Discri-mination ordinaire dans l'évaluation de la recherche

Krokodilo Un Comité stratégique des langues ?

Marianne Prosélytisme

François Cérésa Les couillons du franglais

Manuel de Dieguez Le naufrage linguistique de l’Europe

Claude Truchot L’enseignement supérieur en anglais véhiculaire

Rue 89 Le haut-le-cœur d'un Québécois face à l'anglicisation de la France

Benoît Duteurte (Marianne) Queer en VO à l'université

Jacques Julliard (Nouv. Obs) La princesse assassinée

Pascal Priestley (TV5 Monde) L'Europe en anglais

Bernard Cerquiglini (Cercle Les Échos) Le français, l’anglais et les autres

Le Temps (Genève) Non à l’aliénation linguistique du "business English"

Observatoire européen du plurilinguisme Mainstream, modèle économique ou hégémonie culturelle

Alain Juppé Confusion intellectuelle

Claude Hagège Une langue créative et universelle

François Taillandier L'avenir s'écrit aussi en français

Marianne La réponse de Jack Dion à Frédéric Martel

Marianne Michel Barnier et son "single market act"

Jean Quatremer
Responsabilité de nos élites dans la déroute de la langue française à Bruxelles

Bernard Gensane L’aliénation linguistique

Agoravox Comment les journalistes propagent clichés et endoctrinement en faveur de l’anglais

Voltaire République Voies de la déculturation à la française

JL Cuisiniez Hégémonie linguistique : pourquoi il faut résister

Enc. Francophonie Fatigue linguistique de la France

Aujourd'hui la Chine Télés chinoises interdites d'abréviations anglophones

Robert Charlebois (Figaro) Coup de gueule !

J. Quatremer (Libération) L'Union dont "l'espéranto" est l'anglais

Nicolas Dupont-Aignan Vive la Francophonie !

Claude Hagège : Identité nationale et langue française

Marianne : En Allemagne, le tribunal passe à l'english

La Provence : Le français file-t-il à l'anglaise pour satisfaire les touristes

Barroso, escroc linguistique !

Le Post : Le ridicule pour tuer les anglicismes

Yves Montenay (Le Monde) : Dieu est multilingue

Le Conseil Constitutionnel : pour le multilinguisme

Pr Chesney : Conséquences de l’anglais en économie et en gestion à l’Université

République ! : France Info carpette anglaise ?

Dolores Blanco Rodas : 10 bonnes raisons d'apprendre le français

JP Raffarin : Coup de gueule à Bruxelles

OEP : Faut-il parler anglais pour être européen ?

Le Monde A Bruxelles, le français file à l'anglaise

Agoravox (patrickk) Identité nationale : le vrai problème= l’américanisation

Michel Mourlet Perdre sa langue, c’est perdre son âme

P. Kaplanian Voici relancé le débat sur l’identité nationale !

CFE-CGC Il faut respecter l'identité nationale

Jacques Attali Le génie du français

Marianne Ces enfants et ces jeunes gavés de "globish"

Agoravox : Pour une autre politique des langues : celle de la liberté

Les Échos : Citroën "switche" sa com' sur le mode franglais

OEP : Le tout anglais ne désarme pas à Bruxelles

Michel Serres : Le français doit pourvoir tout dire

Correcteurs du Monde : Soirée colonisée à l'Aquaboulevard


lafauteadiderot.net : La place de la langue française au travail et dans la cité

Courriel : Association pour défendre la langue française

Bruno Dewaele (La Voix du Nord) "De carpette en tapis"

Alex Türk Quelle langue parler au sein des instances européennes ? (Le Figaro)

Le Monde Correction (V. Maurus)

Bernard Cassen Chantons en anglais !

Robert Solé (Le Monde)
By train

Noway Faut-il parler anglais pour être citoyen européen ?

Claude Hagège répond aux internautes de L'Express.fr

Philippe Herlin  : La langue française n’est pas ringarde, même en finance !

L'Alliance Francophone : pour le visa francophone

Satmag :
Neotion = all in english !

du Québec : Le calvaire d'un francophone en France

Robert Solé (Le Monde) French Republic

Abdou Diouf : Revendiquer la langue française

Francis Marmande (Le Monde) : Lourdés en anglais

Bloc-notes de Raoul d'Andrésy

 ↑  
Annonces

Aux lecteurs qui aimeraient organiser des récitations publiques ou privées d'œuvres de grands poètes français, nous proposons le talent et la voix chaude de notre administrateur Yvan Gradis.

"Diseur, Yvan Gradis se propose pour réciter bénévolement, au pied levé, l'un ou l'autre des 48 poèmes (durée maximale : deux bonnes heures) d'Apollinaire, Baudelaire, Carême, Corneille, Du Bellay, Éluard, Guillevic, Heredia, Hugo, La Fontaine, Lamartine, Mallarmé́, Nerval, Prévert, Rilke (en allemand), Sully-Prudhomme, Verlaine, Vigny. (contact : 01 45 79 82 44, 06 17 78 74 83)"

 ↑  

Avenir de la Langue Française - 34 bis rue de Picpus - 75012 Paris - avenirlf@laposte.net