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Nouvelles
nouvelles/ehess.gifLe Français en sciences sociales : une petite lueur de résistance ? - par Bernard_Sergent le 09/09/2009 - 09:04
Le Français en sciences sociales :
une petite lueur de résistance ?
 colloque à l’EHESS
 
Le 16 juin dernier a été organisé, par les Éditions de l'École des Hautes études en sciences sociales (EHESS), une « table ronde » sur le thème : «Quelles langues pour les sciences sociales aujourd’hui ?  Entre mondialisation et standardisation» dans le cycle «Éditer les sciences sociales aujourd’hui».

 Avec comme maître de jeu l’helléniste Pierre Judet de la Combe, directeur d’études à l’EHESS, les interventions ont été celles de Françoise Benhamou, économiste de la culture, André Masson, économiste, Éric Vigne, directeur de la collection « Essais » chez Gallimard, Antoine Lilti, directeur de la revue d’histoire Annales – Économie, sociétés, civilisation (AESC), Philippe Büttgen et Barbara Cassin, tous deux philosophes au CNRS.

 On saluera cette initiative, qui est trop exceptionnelle pour ne pas être mise en valeur. Le CNRS, entre autres, glisse dans l’anglais sans jamais mettre en question cette aliénation linguistique. C’est donc le grand mérite des éditeurs liés à l’EHESS que d’avoir posé des questions et entamé une discussion. Le « cycle » commencé devrait comporter trois réunions par an.

Des interventions, seule celle de Pierre Judet de la Combe a posé le problème dans son ensemble. Parlant de « guerre des langues » et de « lutte frontale », il a souhaité la présence à ces débats, dans l’avenir, de partisans purs et durs de l’anglais, de manière à pouvoir discuter au fond et tester les arguments de chaque camp.

 Avec les discours des deux économistes, nous avons eu l’inverse : les témoignages multiples de l’anglicisation molle, par acceptation et capitulations successives. « En économie, a exposé Mme Françoise Benhamou, l’anglais l’a emporté, et la messe est dite ». Pendant un temps, a dit plus tard la même, on a essayé de faire des colloques en français (en France…), mais (un geste de la main pour balayer), c’est fini.- Là, remarque de Barbara Cassin : il existe des crédits du CNRS destinés à la traduction lors des colloques. Mme Benhamou n’a pas cru nécessaire de relever.  André Masson intervient : en économie, en finance, lance-t-il comme une évidence, il y a quantité de mots anglais qu’on ne peut pas traduire en français. Je lève la main, et, comme on ne me donne pas la parole, je crie : « Le Québec le fait ! ». Il regarde cet hurluberlu, et dit, peu enthousiaste : « Oui, le Québec le fait. Il a du mal ».

 Heureux changement d’horizon avec Antoine Lilti. Les AESC, fondées par Marc Bloch et Lucien Febvre, sont l’une des rares revues scientifiques qui publient entièrement en français. C’est un choix. Les articles envoyés en langues étrangères sont traduits. Or, la revue a plus d’abonnés en dehors de France qu’en France.- Exemple admirable, qui montre que si, dans des revues anglo-saxonnes de niveau international telles que Nature ou Science, tous les savants doivent évidemment écrire en anglais, notre langue peut tout aussi bien tenir un niveau international, dans les sciences humaines tout au moins. Il y a cependant débat interne, a expliqué M. Lilti : certains des membres de la direction des AESC souhaiteraient adopter le mode de travail qui est celui, dit-il, de la Revue de Synthèse (et, ajouterai-je, de la plupart des revues de sciences humaines actuelles), qui consiste à publier des articles dans trois ou quatre des grandes langues européennes. D’autres - il en est, m’a-t-il semblé - s’attachent à conserver le mode actuel.   

Si Éric Vigne a su replacer le débat au centre de son sujet, en parlant des contraintes qui pèsent aujourd’hui sur l’édition française, et a rappelé que Québec et Belgique étaient plus en garde contre l’invasion de l’anglais que la France, et si Philippe Büttgen a décortiqué le discours (gouvernemental) de l’évaluation, directement emprunté aux États-Unis, on créditera Barbara Cassin d’avoir traitée la question posée par les éditeurs de sciences humaines : l’Europe culturelle ne peut être qu’une Europe de traductions. Si, comme l’a dit Mme Benhamou, 61 % des livres traduits aujourd’hui en français le sont à partir de l’anglais, une politique culturelle européenne ne peut qu’encourager la multiplication des traductions et de leurs sources.

 A ce sujet, les organisateurs de la « table ronde » diffusaient une information dont l’importance ne nous échappera pas : il s’agit d’un « Manifeste pour une édition en sciences humaines réellement européennes », manifeste qui parle de la « pluralité de manières de faire des sciences sociales », de « dialogues à plusieurs voix », de « décloisonner par des regards croisés les limites d’une analyse souvent implicitement nationale ». Il préconise alors « une pratique mutualisée » qui « pourra relever, en construisant une coopération résolument européenne qui ne fait pas du marché le vecteur unique des biens culturels », une « réflexion autonome et le dialogue interprofessionnel et international ». Or, cela « passe par la promotion de la pluralité des langues à partir desquelles et vers lesquelles nous traduisons plutôt que par le choix de la seule lingua franca que serait l’anglais ».

Ce manifeste a déjà été signé par des éditeurs roumains, polonais, bulgares, tchèques, québécois, du Monténégro et, nombreux, de France.
Bernard Sergent

 

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