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Lettres de protestation

Der. nouv.

nouvelles/europe.gifALF demande aux députés européens français de s’engager pour la diversité linguistique et culturelle de l’Europe - le 12/09/2009 - 09:49 par Albert_Salon
ALF demande aux députés européens français de s’engager
pour la diversité linguistique et culturelle de l’Europe
 L'Europe est et doit rester diversité, sa langue est la traduction.

(modèle de lettre envoyée au députés européens)

M…………….Député(e)  français(e) au Parlement européen
Au nom d’ Avenir de la langue française (site www.avenir-langue-francaise.fr ), j’ai l’honneur de vous adresser toutes nos félicitations pour votre élection le 7 juin dernier.

Les institutions européennes, à Strasbourg, à Bruxelles, à Luxembourg et jusqu’à Francfort, ont été dotées depuis longtemps d’une réglementation contraignante en ce qui concerne l’emploi en leur sein des langues nationales des pays membres.

Vous savez que cette réglementation est de plus en plus systématiquement bafouée.
Ces institutions invoquent certes les bienfaits du plurilinguisme, mais s’ingénient dans les faits, dans leur action quotidienne opiniâtre, à rendre commun et quasiment obligatoire l’usage de la langue anglaise au détriment de toutes les autres langues et de la nature même de l’Europe dont la diversité linguistique et culturelle est une composante essentielle.

Il n’est que de lire le récent et très objectif rapport de notre compatriote M. Truchot : Europe : l’enjeu linguistique, publié à la Documentation française, pour prendre toute la mesure du phénomène et de ses effets dévastateurs.
Nos associations, pour leur part, ne cessent de les dénoncer depuis des années.
Un exemple de ce qu’elles combattent : les institutions européennes ont pris depuis quelque temps le pli d’envoyer très officiellement la quasi-totalité de leurs documents de travail aux divers Etats membres dans la seule version anglaise, en invoquant toutes sortes de raisons qui ne sont que des prétextes à l’instauration de l’hégémonie de l’anglais.
Au fil des ans, nous constatons une angoissante détérioration de l'usage du français tant dans les séances des commissions, les textes réglementaires, les documents officiels, les appels d'offres, les dossiers, les auditions, les formulaires, les sites sur la Toile, ainsi que dans la présentation de projets concourants à l'obtention d'une subvention.

Nous avons donc l’honneur de vous prier instamment de veiller et d'intervenir avec vigueur afin que soit respecté le règlement  quant à l'utilisation égalitaire du français (pour ne parler ici que de notre langue…) et de l'anglais à tous les niveaux des travaux – au moins écrits - et des publications de l’Union européenne.

Nous vous prions instamment d'être intransigeants en ce domaine
Accepter que l'anglais devienne la langue commune – bientôt unique ? - de l'Europe c'est privilégier un système de pensée, une culture, ainsi qu'un type d'économie univoques. C’est choisir l’OTAN, à laquelle bien des pays ont adhéré avant d’entrer dans l’Union, et aussi un libéralisme, une primauté incontestée de l’argent et des valeurs matérielles et spéculatives qui viennent de causer et peut-être de pérenniser la crise que nous connaissons.
C’est encore accorder aux États-Unis d’Amérique du Nord et à l’ensemble du monde anglo-saxon un avantage économique et concurrentiel d’une importance énorme, qui a pu être chiffré à plusieurs dizaines de milliards d’euros en ce qui concerne les seules dépenses d’apprentissage de l’anglais par les non-anglophones.
C'est aussi favoriser en fait, dans le recrutement du personnel, les anglophones de langue maternelle, toujours meilleurs en anglais que les meilleurs étrangers qui n’ont l’anglais que comme langue seconde. Ces derniers se trouvent, quelle que soit leur qualité d’expression acquise au prix de milliers d’heures de travail qui pourraient recevoir une meilleure affectation, toujours en situation inférieure dans l'ensemble des services de l’Union.
Cette discrimination et ces faveurs deviennent en fait quasi "raciales".

C'est enfin limiter, réduire drastiquement, le nombre d'interprètes, traducteurs, avec un effet destructeur sur l'emploi qualifié, la formation aux langues étrangères, le développement plurilinguistique et la diversité culturelle de l'Europe.

Nous comptons donc sur votre engagement entier et permanent pour cette cause.

Umberto Eco a écrit : "La langue de l’Europe, c’est la traduction". Et cette traduction, certes coûteuse, ne coûte, contrairement à ce que l’on laisse entendre trop complaisamment, qu’un peu moins de deux euros par habitant de l’Union, et ne représente qu’un très faible pourcentage du budget d’icelle.

Il y va, ne vous méprenez pas, de la survie de la langue française, la vôtre, la nôtre, et des autres langues nationales, y compris des plus grandes, dans l'Union européenne.
Mais aussi de la diversité culturelle en ce continent et dans le monde tout autant que d'une certaine forme de civilisation dont nous n’avons pas à rougir, ni a fortiori à nous repentir.

Nous avons donc l’honneur de vous prier instamment de veiller et d'intervenir avec vigueur et intransigeance afin que soit respecté le règlement quant à l'utilisation égalitaire du français (pour ne parler ici que de notre langue…) et de l'anglais à tous les niveaux des travaux – au moins écrits - et des publications de l’Union européenne.

Veuillez agréer, M…………………, l’expression de notre espoir et de toute notre considération.


Albert Salon, docteur d’Etat ès-lettres, président  de l’association Avenir de la langue française.
 

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