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Lettres de protestation

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nouvelles/Drapeau-Quebecois.jpgPour comprendre la démolition du français en Amérique du Nord - le 09/12/2010 - 20:57 par Albert_Salon

Pour comprendre la démolition du français en Amérique du Nord

Une lettre de Jacques Bergeron, président de l’association Ludger Duvernay au Québec, qui dénonce l’œuvre linguicide des hommes d’argent au détriment des Québécois et des autres Francophones d’Amérique.

"Lettre à un ami, Roger…"(extraits)

Quelques mots au sujet de la loi 101, loi promulgué par le gouvernement de René Lévesque, dénoncée et combattue par les différents groupes ethniques accusant sans broncher et sans vergogne nos hommes politiques et notre peuple de tous les maux, d’être "nazis" n’étant pas le moindre.
À cet effet, on me permettra de rappeler, que des lois linguistiques il y en a eut en Canada, de nombreuses années bien avant la loi 101, loi décriée par ses ennemis et ceux du Québec de langue française.
On se souviendra, de même, que les Anglais avaient exigé des Acadiens qu’ils renonçassent à leur langue et à leur religion. Devant leur refus, ils les déportèrent tout simplement (épuration ethnique d’une peuple civilisé par un autre censé l’être aussi !...), en prenant soin de diviser les familles, femmes et enfants d’un côté, et les hommes de l’autre, souvent jusqu’en en Australie, quelques chanceux "sic" dans les prisons anglaises de Londres, et le plus grand nombre aux États-Unis ! Certains, sortis des geôles anglaises, s’installèrent à "Belle-Île-en-Mer" en Bretagne. Plusieurs revinrent en Acadie, pour aussitôt se faire imposer, une nouvelle fois une loi (1771) leur "interdisant de parler" leur langue dans l’espace public.

Autres lois linguistiques des Anglais !
Les Anglais et les Anglophones et leurs ami-e-s et collaborateurs fédéralistes Canadiens-français, toutes ethnies confondues, attaquent la loi #101. Ce faisant, ils veulent faire oublier toutes les lois linguistiques interdisant aux Canadiens (mot utilisé pour identifier, ceux qu’on nomme maintenant Canadiens-français en terre du Canada) de parler leur langue française (1755 et 1771 au Nouveau-Brunswick, 1885 et pendaison de Louis Riel - le métis Canadien-français - en Saskatchewan et Alberta, sans oublier le règlement XVII (1912) de l’Ontario qui interdisait l’enseignement du français dans ses écoles.

La loi 101 du Québec n’a, elle, jamais interdit aux anglophones, ni aux Anglais, de parler leur langue, contrairement aux lois racistes des Anglais et des anglophones. À cet effet, je vous invite à lire "l’Histoire criminelle" des Anglo-saxons", Éditions Louise Courteau, et vous verrez que ce qu’ils ont fait ici, ils l’avaient fait ailleurs, notamment aux Indes et en Afrique, continents qu’ils ont occupés comme seuls (avant les Nazis) eux ont pu le faire. Je m’en voudrais d’oublier les États-Unis et leurs règlements qui ont interdit d’enseigner le français dans les écoles de la Nouvelle-Angleterre, avec l’aide des prêtres Irlandais faut-il le souligner. C’est ainsi qu’on a enlevé presque toute trace de l’espace civil et civique occupé par des Canadiens-français, (Franco-Américains qu’on les appelait) dans les États de la Nouvelle-Angleterre.

Si vous relisez bien la loi 101, vous devrez admettre qu’elle ne voulait que protéger et promouvoir le français en terre inhospitalière anglo-saxonne nord-américaine, pour elle et le peuple qui la parle, peuple qui ne représente que, tout au plus, 2% de la population de l’Amérique du nord, tout en permettant à nos concitoyennes et à nos concitoyens utilisant la langue anglaise de continuer à la parler et à l’enseigner, dans tout le Québec, en conservant leurs différentes institutions scolaires, de la maternelle à l’université.

Parlons des fédéralistes, et aussi des convertis à une autre religion, à une autre cause ou à une autre philosophie, déclaration que nous trouvons chez les individus collaborant à leur perte et à la nôtre sous le prétexte du profit, leur seul et unique dieu.
Les financiers et les gens d’affaires étaient tous contre l’indépendance du pays à naître avant l’indépendance des États-Unis. Que serait devenu le monde si ce pays était toujours sous le joug de l’Angleterre ?

Le Canada, pour sa part, avait décidé plus tard de faire de Toronto sa capitale financière, avec comme objectif, de supplanter New-York, et d’en faire le haut-lieu de la finance nord-américaine ! Voilà pourquoi ils ne nous ont jamais demandé la permission de déménager la "Bourse de Montréal" à Toronto (début des années 1950) et les entreprises financières qui lui sont rattachées, alors même qu’il n’y avait encore aucune intention de loi linguistique pour protéger la langue française au pays du Québec. Comme ils ne nous ont jamais demandé la permission de prendre le contrôle de la 2ème bourse de Montréal avec la complicité de quelques financiers véreux.

Comme je vous l’indiquais plus tôt, avec la grâce d’un éléphant entrant dans une maison de verre, les Anglais et leurs collabos, ont décidé de creuser le Saint-Laurent pour en faire un canal afin d’ouvrir à l’Ontario et à quelques villes le long des grands lacs un accès à la mer, sans, encore une fois, nous demander la permission, bien sûr. Mais cela ne saurait déranger les bonnes âmes fédéralistes des collaborateurs Canadiens-français.

Est-ce que vous et votre client, ou patron, savez que cette démarche a chassé toutes les entreprises ayant pignon sur rue le long des berges québécoises du canal de Lachine vers des cieux ontariens, pour la plupart ?

Ce qui s’est passé en Allemagne nazie sous Hitler, et en Italie sous Mussolini, s’est avéré aussi pour certaines entreprises de France, et certainement d’autres pays, dont les dirigeants de la société Renault, en particulier, et plusieurs dirigeants de banques qui n’ont pas craint de collaborer avec les nazis et les troupes allemandes qui ont envahi et occupé la France pendant quelques années avant que le gouvernement français sous la direction du général de Gaulle ne nationalise, au lendemain de la guerre, ces industries et ces banques ayant tiré de grands profits de leur collaboration avec Hitler.

Soyez certain, mon cher Roger, que nous ne doutons aucunement que des financiers et des industriels Canadiens-français, toutes ethnies confondues, ne recherchant que les profits, pactisent et pactiseront avec les gouvernements, les politiques et les financiers anglophones du Canada, tant et aussi longtemps qu’ils retireront des profits de leur allégeance au pouvoir anglo-canadian.

Je pourrais continuer encore longtemps à vous énumérer des exemples de financiers et d’industriels collaborant avec les ennemis de l’émancipation politique du Québec, mais cela ne pourrait contribuer à convaincre celles et ceux qui ne veulent pas comprendre, gens qui affichent leur assujettissement sous le "drapeau" du Canada qui, tout comme son hymne national, a été créé par mes compatriotes québécois, à qui "on" a encore volé le referendum de 1995 sur l’indépendance.

Je termine ici ce petit propos en soulignant que la "plupart" des industriels et des financiers sont des collaborateurs en puissance avec l’ennemi en autant qu’ils font des profits. Voilà une affirmation que j’ose faire sans scrupules et sans autre arrière-pensée.
Bonne lecture.
Jacques Bergeron, PDG de l'Institut Québécois de la mode et de sa filiale Jacques Bergeron & associés. Montréal le 6 décembre 2010


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