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Lettres de protestation

Der. nouv.

nouvelles/courrier.gifCourriers intéressants lus dans la presse - le 03/04/2011 - 19:24 par MAR
Courriers intéressants lus dans la presse
Chantez en français ! par E. Le Roux [ Le Monde -17-18 avril 2011 ] (lire ci-dessous)
L'anglais en maternelle par Jacques Costagliola [Le Monde - 3-4 avril 2011 ] (lire ci-dessous)
Renault, "Drive the change" ! par Thierry Burkard [ Le Monde - 15 avril 2011 ] (lire ci-dessous)
La vassalité de la France par Claude Weisz [ L'Humanité - 5 mars 2011 ] (lire ci-dessous)
L'anglais en maternelle, pourquoi pas le français ?  par Pierre Revret  [ fév.-mars 2011 ] (lire ci-dessous)
Langue : La diversité linguistique  par Jean-Pierre Asselin de Beauville [ Le Monde - 13-14 février 2011 ] (lire ci-dessous)

Chantez en français !  [ Le Monde supplément Télévisions - 17-18 avril 2011 ]

Il y a longtemps que les Québécois se désolent de "l'à plat-ventrisme" culturel et linguistique de nos médias devant le bien nommé rouleau compresseur anglo-saxon. Il semble que cela tourne maintenant au dénigrement et à la haine de soi, en particulier sur Radio France, à propos de la chanson française. On avait déjà compris les choix musicaux majoritairement en anglais depuis que le responsable de la programmation de France Inter a soutenu dans un "Téléphone sonne" récent, qu'en Europe, en dehors de l'Angleterre, il n'y avait que de la musique folklorique. Une nouvelle étape vient d'être franchie dans un journal du matin par la promotion pour la énième fois d'un artiste français chantant en anglais. Ce dernier en date expliquait carrément combien il était ridicule de chanter dans notre langue. Cependant, le mur du son anglo-saxon avait déjà été bien bétonné par le chroniqueur de disques du "7-9", qui déclarait à l'automne dernier : "Lui, au moins, ne tombe pas dans le conformisme de chanter en français." Décidément, notre pays est vraiment en crise.
E. Le Roux
 
Le très anglomane Directeur de la programmation musicale de France Inter s'appelle Bernard Chérèze (son intervention au Téléphone sonne date du 24 janvier 2011) et le chroniqueur colonizé s'appelle Didier Varrod. Question à ce triste sire : a-t-il déjà entendu un chroniqueur anglais ou états-unien déclarer au sujet d'un chanteur anglo-saxon : "Lui, au moins, ne tombe pas dans le conformisme de chanter en anglais."  ? On est colonizé ou on ne l'est pas... MAR

L'anglais en maternelle [ Le Monde - 3-4 avril 2011 ]

On veut sensibiliser les enfants à l'anglais alors qu'ils le sont déjà par l'anglicisation du cadre de vie et des ondes "radiotévées" dans lesquelles ils baignent depuis leur naissance. Le but n'est pas seulement d'apprendre l'anglais aux Français qui résistent mais de leur désapprendre le français. Le Français n'est plus sensible à l'esthétique de la phrase écrite ni à l'euphonie de la langue parlée.

Ils en sont à désapprendre la prononciation française des lettres dans des mots français ou francisés : le " i " prononcé "aille" dans iPhone, le "e" prononcé "i" dans e-commerce, le "u" prononcé "eu" dans buz, club et " ou " dans bull, jouin, Rouanda, Bouddha, Istamboul. On ne sait plus prononcer dam, gageure, juin, dangereux, déjeuner, coup de fusil, Ghislain, dégingandé, Bruxelles, Xaintrailles, Xynthia. On mélange l'apostrophe et le trait d'union...

L'esthétique d'une langue est dans son homogénéité. L'hétérogénéité en fait un sabir. Une langue est une manière d'être au monde, c'est votre moi profond qu'on veut changer pour réussir la mondialisation des esprits. La première arme de la mondialisation commerciale et culturelle est la mondialisation linguistique par l'anglais. La Francophonie est à abattre : l'anglais et le français sont les seules langues dont on trouve toujours un locuteur où qu'on aille dans le monde. Le français langue morte, les autres suivront.
Jacques Costagliola - Versailles

Renault, "Drive the change" ! par Thierry Burkard [ Le Monde - 15 avril 2011 ]

Dans le Monde du 15 avril, sous le titre "Chez Renault, colère de base", on apprend que le nouveau plan stratégique de l'entreprise s'intitule "Drive the change" et le vademecum destiné à l'encadrement "Renault management way".
Je croyais que Renault était encore, majoritairement, une entreprise française...
Décidément, la mondialisation, la démission devant l'anglais, le snobisme, le mépris des salariés font bien des ravages. A quand, sur ce sujet aussi, la colère de la base ?
Thierry Burkard

La vassalité de la France par Claude Weisz [ L'Humanité - 5 mars 2011 ]

Ainsi, si l’économie française n’est pas compétitive et si nous perdons des parts de marché, cela serait dû à notre ignorance de la langue anglaise  ! Pourtant, il est démontré qu’un bon produit est acheté pour ses qualités et non pour la faculté qu’ont, par exemple, les Allemands ou les Suédois à s’exprimer en anglo-américain. On peut même affirmer que c’est grâce à l’expansion industrielle de l’Allemagne, par exemple, que se développent l’apprentissage de l’allemand – souvent aux dépens du français –, ainsi que les instituts Goethe.

Tout aussi importante est la multiplication des instituts Cervantès et Confucius, ces derniers fleurissant en Afrique. Et, phénomène peu connu, les Chinois apprennent le français pour s’implanter en Afrique francophone  ! Tandis que les fondations anglo-saxonnes dans le monde entier dispensent des cours d’anglais gratuitement, notre gouvernement sabre dans les crédits aux instituts français à l’étranger, voire les ferme, tout simplement  ! De plus, nous semblons ignorer la richesse potentielle qui nous est donnée grâce à l’immigration. Nous avons de jeunes et futurs locuteurs bilingues en chinois, hindi, arabe, russe, turc, portugais, brésilien, etc.

C’est l’apprentissage de ces langues qui devrait être développé dès le primaire. Sans oublier celles de nos voisins – l’allemand, l’espagnol, l’italien. Il faut accroître le nombre et l’excellence des traducteurs et interprètes. (...) La campagne gouvernementale imposant l’anglais comme langue unique, presque maternelle, est un des aspects les plus pernicieux d’une volonté visant à la vassalité de la France à l’empire économique, financier et culturel anglo-américain. Faire croire que c’est par méconnaissance de l’anglais que notre économie est malade, que nous reculons dans les classements internationaux et que notre culture s’exporte mal est un leurre, un mensonge, une absurdité criminelle.
Claude Weisz

L'anglais en maternelle, pourquoi pas le français ? (février-mars 2011)

Le ministre de l'Éducation nationale croit être moderne en imposant l'apprentissage de l'anglais dès l'âge de trois ans en petite section de maternelle. Ne serait-il pas plutôt en retard d'une guerre en voulant imposer à nos enfants la langue d'une puissance déclinante - les États-Unis - alors que le chinois, entre autres langues, est sans doute promis à un bel avenir au XXIème siècle ? Plutôt que d'imposer l'anglais, le ministre aurait été mieux inspiré en réhabilitant l'enseignement du français (lecture, orthographe, grammaire) à l'école primaire.

Pourquoi avoir diminué les heures de français à l'école primaire au profit d'autres apprentissages, notamment d'une langue étrangère, qui auraient pu attendre ? Des élèves bien formés à l'école primaire, maîtrisant bien la grammaire française, n'ont aucune difficulté particulière à apprendre plusieurs langues étrangères dans le secondaire. Sans doute le ministre espère-t-il que les jeunes Français deviennent bilingues sans envisager que d'autres langues que l'anglais puissent être tout aussi dignes d'intérêt.
On se souvient des propos de l'ancien ministre Claude Allègre qui avait déclaré, il y a plus d'une dizaine d'années, qu'il fallait cesser de considérer l'anglais comme une langue étrangère en France. Plus récemment, en 2009, le président de la République, dans sa réforme des lycées, prévoyait un "plan d'urgence" pour les langues étrangères et envisageait "que l'on développe systématiquement l'enseignement en langues étrangères de certaines disciplines fondamentales : l'histoire mais aussi les sciences ou encore, pourquoi pas, l'éducation physique et sportive".

L'offensive actuelle pour imposer l'anglais comme langue d'enseignement et d'examens dans certaines filières de l'enseignement supérieur en France condamne à terme notre langue s'il devient obligatoire de connaître l'anglais pour faire des études supérieures dans notre pays. On peut s'inquiéter du fait que nos dirigeants politiques aient renoncé à assurer l'avenir du français et agissent souvent de façon à accentuer le déclin de notre langue. Cette dynamique au profit du tout anglais n'a-t-elle pas pour conséquence à terme la disparition progressive du français en France, avec toutes les conséquences que l'on imagine ? Pierre Revret

Cette lettre a été publiée dans le courrier des lecteurs de différents quotidiens régionaux et nationaux L'Écho de la Haute-Vienne [Limoges] (26 février), Sud-Ouest [Bordeaux] (5 mars), L'Yonne Républicaine [Auxerre] (11 mars), Le Monde [Paris] (15 mars), Le Progrès [Lyon] (17 mars), L'Indépendant [Perpignan] (22 mars).


Langue : La diversité linguistique [ Le Monde - 13-14 février 2011 ]

On ne peut qu'être inquiet et attristé de voir les Français, les Européens et le monde en général considérer que les langues étrangères se résument à la seule langue anglaise. Le journal Le Monde du 26 janvier rapporte que, pour les séjours linguistiques de leurs enfants, les Français plébiscitent les pays anglophones à hauteur de 71 %. Cela n'est pas propre à la France, et la plupart des pays suivent la même voie. Si on veut bien se donner la peine d'imaginer le paysage linguistique mondial dans un avenir proche, on peut se demander ce que sera alors devenue la diversité linguistique lorsque toute la planète s'exprimera en anglais ? Peut-on croire qu'il sera encore possible de pratiquer le français ou d'autres langues, lorsque l'anglais sera généralisé ? Il existe pourtant d'autres voies susceptibles de sauvegarder les langues, mais peu de gens semblent s'y intéresser.
Jean-Pierre Asselin de Beauville - Montréal (Québec)

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