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Editoriaux/diversite.jpgPourquoi la défense et la promotion de la langue française - le 25/10/2011 - 23:00 par Claude_Weisz

Pourquoi la défense et
la promotion de la langue française
par Claude Weisz

Je souhaite préciser, pour lever toute ambiguïté, quant à la nature de mon engagement dans ce combat de défense et de promotion de la langue française, que dans aucun cas il ne saurait être confondu avec du nationalisme.

Bien au contraire, c'est un choix que je fais par fidélité à la mémoire de mes parents.
C'est la France et sa langue qu'ils choisirent, l'une venant de Tchécoslovaquie, l'autre de Hongrie, pour y vivre et mourir.

Pour eux la "Marseillaise" et "l'Internationale" furent toujours des chants révolutionnaires et "liberté, égalité, fraternité" l'expression d'un idéal à réaliser.

C'est au nom de ces valeurs que mon père, en 1942, dans les locaux de la préfecture de police de Paris est "mort pour la France".

Pourtant, ses tortionnaires étaient français.

Aujourd'hui, lorsque j'entends des amis étrangers déplorant le peu de cas que certains français font de notre langue, les désignent par le terrible mot de collaborateurs, cela me renvoie à ce passé.
Bien sûr, tout n'est pas équivalent.

Cependant, ma mère qui survécut à cette sombre période, éprouvait le même sentiment de dépossession de sa langue adoptive par la volonté d'une classe sociale "supérieure".
C'est aussi par respect, affection, admiration pour toutes ces femmes et ces hommes dont la langue maternelle n'est pas le français, mais qui choisirent et choisissent encore de s'exprimer dans notre langue. En particulier ces écrivains bâtisseurs majeurs de la culture d'expression francophone.

Si plus de 80 % des Français estiment que c'est la langue qui fonde notre identité nationale, ils sont au moins autant à être, au mieux indifférents à sa défense, au pire à estimer que l'anglais "ne doit pas être une langue étrangère en France" et par cela même à accepter son déclin.

C'est afin de rendre conscients nos concitoyens que notre langue est une richesse culturelle, politique et économique, que nous ne pouvons laisser à l'abandon sans dommage pour la nation, que je m'engage dans cette résistance.

La promotion du français ce n'est pas ringard, bien au contraire, c'est un élément fondamental du développement multipolaire du monde et un soutien à sa diversité.

Le goût du français et de son apprentissage à l’étranger est indéniablement lié à la nature progressiste, humaniste, ("la patrie des droits de l'Homme"), artistique, voire gastronomique… un certain "art de vivre" et, bien sûr d'inventivité créatrice en français, basé sur les choix politiques de ses citoyens et de leurs représentants, (choix que je considère plutôt, théoriquement, de gauche - ou vraiment gaulliste -), et de non alignement, d'indépendance nationale, son ouverture au monde.

Quel plus bel exemple de la force révolutionnaire du français que celui des révoltes dans les pays arabes mettant bas leur dictature aux cris de "dégage". Écoutons l'écrivain égyptien Alaa El Aswany, auteur de "l'immeuble Yacoubian" : "l'étude du français fut ma première et seule expérience démocratique. Le français est une vision du monde, pour la démocratie, pour la tolérance ; une langue c'est la communication mais le français c'est beaucoup plus." (France Inter, 9 octobre 2011)

Claude Weisz
10 octobre 2011


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