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Lettres de protestation

Der. nouv.

nouvelles/presse.gifNouvelles de mai 2012 (2) - le 15/05/2012 - 11:26 par MAR
Nouvelles de mai 2012 (2)
- Lettre au Monde sur les abus de titres anglomanes (28/05) (lire ci-dessous)
- François Hollande met la langue française dans les atouts de la France (15/05) (lire ci-dessous)
- Unifrance ou la défense molle du cinéma français (19/05) (lire ci-dessous)
- Euro-obligation ou Eurobonds ? La DGLF communique (21/5) (lire ci-dessous)
- Trésor multinational en péril - Lettre publiée dans Le Monde du 16/05 (lire ci-dessous)

Lettre au Monde sur les abus de titres anglomanes (28/05)
Le Monde du 27-28 mai 2012 (p. 22)
Journalisme "Le Monde" trop anglais !

J'ai été pour le moins surpris par l'encadré titré "Le "media bashing", gimmick de meeting" dans la page Décryptages - Enquêtes (Le Monde du 18 mai). Si mes calculs sont bons, cela nous donne en un seul titre quatre mots sur six en anglais.

N'a-t-on pas, dans la langue de Molière, d'équivalents pour exprimer la même idée ? Est-on forcé de passer par l'anglais ? Quelle est la volonté ? Sonner "jeun's" ? Sonner tendance ? Je trouve cet usage critiquable à plusieurs niveaux. D'abord, cela rend de fait, en particulier pour un lectorat âgé, l'article incompréhensible au premier abord. J'ai pour ma part 21 ans et je reviens d'un semestre académique à l'université de Cardiff. Étant de surcroît étudiant à l'Institut d'études politiques de Lyon, je pense avoir un niveau d'anglais légèrement supérieur à la moyenne nationale.

Pourtant, il m'a fallu relire plusieurs fois le titre pour le comprendre. Ensuite, je ne vois aucunement l'utilité de l'utilisation de l'anglais dans le cas présent. Si le sujet avait un rapport avec des élections anglophones, pourquoi pas. Là, je cherche toujours la pertinence d'une telle utilisation. Enfin, je ne crois pas que Le Monde grandisse à utiliser ce vocabulaire.

On prendrait à l'inverse plaisir à lire ou relire des mots de moins en moins utilisés de notre langue pour profiter de toutes ses subtilités. Ne voyez pas en mon message un quelconque nationalisme ou nostalgie pour l'époque où le français était l'une sinon la plus importante langue au monde. Mon expérience à Cardiff constitue la preuve de mon intérêt pour la langue de Shakespeare, et je n'ai nulle volonté de "lutter" de quelque façon que ce soit contre l'hégémonie de l'anglais. Alors vive l'anglais, mais quand c'est justifié !

Vincent Grimault, Allex (Brome)


François Hollande met la langue française dans les atouts de la France (15/05)

François Hollande lors de son discours d'investiture prononcé à l'Élysée le 15 mai 2012 parlant des "atouts de la France" : "Ils sont considérables, la productivité de nos travailleurs, l'excellence de nos chercheurs, le dynamisme de nos entrepreneurs, le travail de nos agriculteurs, la qualité de nos services publics, le rayonnement de notre culture et notre langue, sans oublier la vitalité de notre démographie et l'impatience de notre jeunesse..."

le texte intégral du discours


Unifrance ou la défense molle du cinéma français (19/05)

Ayant écouté Régine Hatchondo, directrice générale d'Unifrance, sur France Culture samedi 19 mai, j'ai ressenti un certain malaise en pensant que cette personne est chargée de défendre et de promouvoir le cinéma français :
Une introduction laborieuse où elle passe son temps à rabaisser le cinéma français par rapport au cinéma "américain", elle finit enfin, par dire que la France est le 2ème pays exportateur de films.

A une juste question du journaliste s'interrogeant sur l'intérêt des "remakes" "américains" de films français, elle semble trouver cela tout à fait normal (ceci est dû à la place de la langue anglais et  c'est quand même mieux de vrais acteurs "américains" ! ). Oubliant de dire que 'était d'abord dû au fait que le spectateur états-unien moyen ne voit jamais de films étrangers et que ce refus du doublage ou du sous-titrage est bien évidemment une barrière commerciale d'ordre colonial.

Bref avec Régine Hatchondo qui adopte le point de vue du concurrent dominant, le cinéma français semble vraiment bien défendu... MAR


- Euro-obligation ou Eurobonds ? La DGLF communique (21/5) (lire ci-dessous)

Dans les négociations liées à la mise en place du pacte budgétaire européen, revient de façon insistante le projet d'émettre des obligations communes aux États membres de la zone euro, appelées en anglais eurobonds. Pour désigner en français ces obligations dont la création a pour objectif d'éviter la spéculation sur les dettes des États les plus en difficulté par une mutualisation des dettes des pays de la zone euro, le terme euro-obligation vient d'être officiellement recommandé par la Commission générale de terminologie et de néologie.

Euro-obligation : "Obligation publique émise dans la zone euro et garantie par l’ensemble des États membres de cette zone ou par certains d'entre eux. Note : L'émission commune d'euro-obligations, si elle était décidée, serait un moyen de mutualiser les dettes souveraines d'États membres de la zone euro." Journal officiel du 13 mai 2012

La Délégation générale à la langue française et aux langues de France (ministère de la Culture et de la Communication) compte parmi ses missions l'enrichissement et la modernisation de la langue française. A ce titre, elle concourt, en lien avec la Commission générale de terminologie et l'Académie française, à l'élaboration de nouveaux termes permettant à chacun de disposer d'équivalents français aux termes étrangers. A l'heure actuelle, plus de 6 000 termes ont été publiés au Journal officiel et sont accessibles sur la base de données www.franceterme.culture.fr.


Lettre de Jean Hourcade publiée dans Le Monde du 16/05)
Culture : Trésor multinational en péril

La lettre de Pierre Le Peltier "La défense des humanités" (Le Monde du 12 mai) me peine. Il semble se résoudre sereinement à la mort de la langue française : "Si le français n’est pas éternel, où est le malheur?"

Le professeur Debré parlait de "l’honneur de vivre", et Camus, dans la même veine, considérait qu’il fallait vivre pour vivre, malgré "l’absurdité" de la condition humaine. La langue française est le support d’une civilisation mondiale et séculaire.

Pierre Le Peltier évoque les langues régionales, qui ont aussi droit à la vie (j’en parle une), mais elles n’ont pas le rayonnement ni le champ lexical du français et des autres langues universelles. Ce sont des langues de proximité.

Pour citer un autre grand locuteur de la langue française, Brassens disait: "Mourir, d’accord… mais de mort lente, et à la grande rigueur, ne pas mourir du tout." Le français est un trésor multinational que nous, héritiers, avons le devoir de défendre car il est réellement en danger. Se résigner, c’est déjà mourir.

Jean Hourcade, Peypin-d’Aigues (Vaucluse)

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