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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

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Lettres de protestation

Der. nouv.

Editoriaux/maire.gifCommunes de France pour la langue française (2) - le 15/10/2012 - 23:02 par Albert_Salon
Appel à participer au mouvement des
Communes de France
pour la langue française !
Vous trouverez les raisons et les modalités de participation au mouvement lancé par 40 associations* dans la lettre aux élus et dans le manifeste ci-joints.

Il vous est suggéré de les soumettre aux maires et conseillers municipaux que vous connaissez, afin d’obtenir de leurs conseils municipaux des délibérations portant adoption officielle du manifeste proposé, adaptable selon leurs volontés.

Il vous est loisible adapter cette lettre-type aux élus au cas de chacune des communes que vous contacterez.

Au nom des 40 associations, je vous remercie de votre aide.

Albert Salon, docteur d'Etat ès lettres, ancien Ambassadeur, commandeur dans l’Ordre national du Mérite, président d'Avenir de la langue française, vice-président, administrateur, d'autres associations nationales, membre du Bureau national du Forum pour la France.

Nous avons déjà, en ces débuts de campagne, des réseaux de relations avec de nombreuses municipalités, dont certaines sont emblématiques et dont le vote retentirait dans les médias : Alise-Sainte-Reine (Alésia), Belfort, Bergerac, Carmaux ; Donrémy, Vaucouleurs, Chinon, Orléans, Patay Reims ; Phalsbourg (Tour de France par deux enfants) ; Pau, St Malo, l'île de Sein, Versailles, Vézelay, Villers-Cotterêts, bien d'autres...

(*) La liste de ces 40 associations, françaises en grande majorité, mais aussi québécoises et autres, figure sur le site www.avenir-langue-francaise.fr Ces associations, depuis plusieurs années en synergie, accomplissent un travail énorme pour tenter d'arrêter le rouleau compresseur : aidez-les !


Suggestion de lettre aux élus municipaux :

"Monsieur (Madame) le Maire (ou : M……., Conseiller municipal),

Pour la défense et la promotion de la langue française et de la Francophonie, 40 associations de raisons sociales voisines (cf. le site : www.avenir-langue-francaise.fr ) tentent depuis 20 ans d’amener nos dirigeants et médias à cesser de consentir à l’anglo-américanisation voulue par des forces financières internationales très puissantes, contre lesquelles le nouveau Président de la République s’est élevé.

Les 40 associations constatent la vanité de leurs efforts pour franchir le barrage de médias acquis pour la plupart à l’idéologie dominante, et pour faire entendre et respecter la volonté populaire, attestée par toutes les enquêtes d’opinion, de maintenir, sans préjudice de nos langues régionales, le rôle du français en France et dans le monde.

Dans l’impossibilité d’obtenir l’organisation d’un referendum sur cette question vitale pour la France comme pour toutes les communautés francophones, nos associations ont lancé une campagne de sensibilisation des collectivités publiques de base en France et ailleurs.

Elles proposent à de nombreux conseils municipaux d’adopter le manifeste joint, participant ainsi à un mouvement informel "Communes de France pour la langue française". Mouvement qui pourra s'étendre à d’autres pays francophones en une large protestation Contre la pensée unique (Pr. Claude Hagège), et contre la "langue unique" qui la porte, pour conforter partout la diversité linguistique et la place légitime du français.

La première délibération forte en ce sens, par adoption d’un manifeste complet, a été prise le 3 juillet 2012 par le Conseil de Grigny (Rhône). Le mouvement, étendu à la France et au-delà, constituera alors un substitut au referendum d’initiative populaire hélas hors de portée.

Le manifeste qu’il vous est proposé de soumettre à l’adoption formelle de votre Conseil municipal est soutenu par 40 associations pour le français. Rédigé par M. Dominique Gallet, réalisateur de programmes francophones pour la télévision, et par M. Jean-Louis Roy, Québécois qui fut Délégué général du Québec en France et Secrétaire Général de l’ACCT (devenue Organisation internationale d la Francophonie – OIF), il a déjà recueilli plus de 1500 signatures de personnalités de divers pays francophones.

La présentation originale de ses propositions concrètes se trouve sur le site : www.francophonesdumonde.org/ ?cdpetitions_limitstart=1100#cdpetitions-signatures

Il vous est loisible de le proposer à l’adoption soit tel quel, soit en en tirant des propositions constructives plus adaptées aux préoccupations de votre Conseil.

Lorsque vous aurez obtenu un vote favorable du Conseil de votre Commune, les 40 associations vous seront reconnaissantes de bien vouloir faire parvenir le texte de la délibération par courrier à Avenir de la langue française, 34 bis rue de Picpus, 75012 - Paris, tél 01 43 40 16 51, et par courriel : avenirlf@laposte.net, après en avoir informé Préfecture et presse locale. Les associations pourront s’occuper de la médiatisation nationale.

Elles attendent votre réponse avec le plus vif intérêt.

Veuillez agréer, Monsieur (Madame) le Maire, l’expression de notre gratitude et de toute notre considération..


Langue française et monde multipolaire :

l'urgence d'une stratégie

Un appel, dont nous avons pris l’initiative, vient d’être lancé par quarante personnalités francophones très diverses et a été publié le 27 juin par un collectif de quotidiens de plusieurs métropoles francophones : le Devoir de Montréal, l’Orient-Le Jour de Beyrouth, le soleil de Dakar, le Potentiel de Kinshasa, Mutations de Yaoundé et le Soir de Bruxelles. 250 signataires ont déjà rejoint l’appel sur le site francophonesdumonde.org qui vient d’être créé.

Jean-Louis Roy et Dominique Gallet

Nous envisageons l’avenir de la langue française avec confiance. En dépit des fausses évidences.

Un monde multipolaire émerge sous nos yeux. Il contribue manifestement à rééquilibrer les activités de la famille humaine non seulement dans les domaines économique, financier et politique, mais également dans les domaines culturel et linguistique. Sous toutes les latitudes, de la Chine à la Russie, du Brésil à l’Inde, des politiques linguistiques se décident, de nouveaux espaces linguistiques s’organisent et s’affirment.

Cette nouvelle donne remet en cause l’idée même du monopole d’une langue unique dans la communication mondiale. Les grandes langues internationales qui se maintiendront ou qui surgiront ne le devront pas au simple fait du hasard. Elles le devront en grande partie à la manière dont seront exploités les atouts dont chacune dispose.

Émergente, cette configuration culturelle et linguistique globale est une chance pour l’avenir mondial du français, langue qui dispose de larges atouts.

  1. Par l’Histoire : au fil des siècles, la langue française s’est illustrée en portant très loin les outils critiques d’une pensée libre et singulière et les progrès des sciences. Elle a exprimé les grands principes des Lumières et les a offerts au monde. Successivement, elle a été l’instrument de l’émancipation sociale, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et de l’émergence d’institutions pour la communauté des nations.
  2. Par son universalité : la langue française est utilisée sur toute la planète par de très nombreuses nations à l’intérieur d‘elles-mêmes comme dans leurs rapports avec le monde, ainsi que dans les activités scientifiques et technologiques les plus avancées, de la génétique moléculaire à la conquête spatiale.
  3. Par son statut de langue de travail et de langue officielle du système des Nations unies et de nombreuses organisations internationales, continentales et régionales, et par le statut de la France de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.
  4. Par la démographie : avec la perspective de plus d’un demi-milliard de locuteurs francophones pour le milieu du siècle, principalement grâce à l’Afrique, mais également à la France qui devrait devenir le pays le plus peuplé du continent européen après la Russie.

Ces atouts sont considérables. Ils constituent des leviers puissants pour que la langue française, dans le respect de la diversité des langues et des cultures des peuples qui composent l’espace francophone, continue à jouer le rôle qui est le sien depuis des siècles. Ces leviers, que d’autres nous envient, doivent être saisis avec détermination et constance.

En priorité, les décideurs des secteurs public et privé du monde francophone doivent quitter le modèle dominant qui a façonné leur existence au siècle dernier et ajuster leurs choix au monde multipolaire tel qu’il advient. La soumission, la démission et la résignation linguistiques constituent les véritables menaces pour l’avenir de notre langue.

Le "tout anglais" constitue une obsession d’un autre temps et d’un autre monde. Il est une impasse d’où il faut au plus vite sortir dans l’intérêt des peuples ayant le français en partage. Notre confiance en l’avenir de la langue française n’est pas naïve. Elle appelle une vigoureuse politique d’affirmation linguistique. Cette politique doit comprendre notamment :

  1. L’application stricte des législations linguistiques nationales quotidiennement bafouées par les intérêts particuliers et le conformisme ambiant, aussi bien dans les secteurs public que privé, notamment pour le français langue du travail.
  2. La diversification de l’enseignement des langues étrangères et des filières bilingues vers plusieurs grandes langues dont celles des pays émergents (arabe, chinois, espagnol, portugais).
  3. L’exigence de la publication en français, et dans d’autres langues si nécessaire, de tous les travaux issus de la recherche médicale et scientifique publique dans l’ensemble des pays francophones.
  4. La circulation facilitée pour les étudiants, les écrivains et les artistes, ainsi que les chercheurs de l’espace francophone tant il est évident qu’il n’y a pas de francophonie si les francophones sont interdits de circulation dans cet espace.
  5. Un appui massif à la numérisation des patrimoines anciens et vivants de l’ensemble des pays francophones afin d’assurer la présence du français et des langues partenaires dans l’espace virtuel devenu un lieu essentiel de communication, de mobilisation et de rassemblement.
  6. Le renforcement de la recherche sur les systèmes de traduction automatique et leurs implications industrielles, afin d’assurer la présence du français parmi les grandes langues pivots qui s’imposeront dans l’intercommunication planétaire.
  7. La priorité d’une politique bilatérale et multilatérale, forte et pérenne, en direction de l’Afrique francophone pour le développement optimal de son système éducatif.
  8. L’utilisation de la langue française par les représentants des pays francophones dans les organisations continentales et internationales.

Il ne s’agit pas pour le monde francophone de se dresser contre la langue anglaise ou contre toute autre langue. Il s’agit d’ouvrir nos yeux sur la réalité nouvelle, et de mettre en œuvre, dans le contexte de la mondialisation multipolaire, une stratégie offensive pour la langue française, qui assurera son avenir en valorisant ses nombreux atouts. Nous appelons les citoyens des pays francophones à exercer leur vigilance individuelle et à développer leur mobilisation collective pour que soit respecté l’usage de notre langue mondiale en partage. Nous appelons fermement nos gouvernements à réviser leur politique et leur pratique linguistiques, à abandonner les discours de circonstance sur la francophonie et à relever le défi de l’affirmation déterminée de la langue française dans la polyphonie du nouveau monde.

Parmi les signataires (plus de 1500 signatures recueillies en septembre 2012) :

Edem Awumey, écrivain
Mimi Barthélémy, conteuse
Louise Beaudoin, députée de Rosemont Québec
Karim Beyekhlef, directeur, centre de recherche en droit public, université de Montréal
Marie-Roger Biloa, directrice du mensuel Africa international
Daniel Boyer, secrétaire général de la Fédération des travailleurs du Québec
Jean Charbonnel, ancien minsitre, France
Malek Chebel, philosophe
Fernand Daoust, ancien président de la Fédération des travailleurs du Québec
Pierre Demers, président de la LISULF, Québec
Pape Diouf, ancien président de l’Olympique de Marseille, Sénégal et France
Bernard Dorin, Ambassadeur de France, président de France-Haïti
Denys Ferrando-Durfort, président Le français en partage, France
Jean-Sébastien Dupuit, ancien président du Centre national du livre
Gabrielle Durana, chroniqueuse économique
Charles Durand, professeur, ancien directeur de l’institut francophone d’informatique à Hanoï, France
Dominique Gallet, producteur du magazine télévisé Espace francophone, France
Yasmine Ghata, écrivain
Monique Giroux, animatrice, Radio-Canada
Paula Jacques, écrivain et journaliste
Marie-France Kenny, présidente, Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada
Vénus Khoury-Ghata, écrivain, Liban et France
Rachid Koraïchi, plasticien
Antonine Maillet, écrivain, Acadie
Mona Makki, rédactrice en chef du magazine télévisé Espace francophone
Charles-Étienne Lagasse, inspecteur général à Wallonie-Bruxelles International, vice-président d'Eunic-Bruxelles, professeur de droit public belge et européen
Philippe Lorin, illustrateur
Jean-Tabi Manga, recteur, Université de Yaoundé, Cameroun

Luc Martin-Chauffier, syndicaliste, France
Yves Michaud, ancien député, et Délégué général du Québec en France, Québec
Mariette Mulaire, présidente, Agence nationale et internationale du Manitoba ;
Jean-Benoît Nadeau, écrivain, Québec
Dominique Noguez, écrivain, France
Gilles Rhéaume, Professeur de philosophie, journaliste, Québec
Zachary Richard, auteur, compositeur, interprète
Jean-Louis Roy, historien, écrivain, diplomate, responsable de l’Observatoire mondial des droits de l’Homme, Canada
Philippe de Saint Robert, écrivain, ancien Haut Commissaire à la langue française
Alimata Salembere, ancienne directrice de la culture, Agence internationale de la Francophonie, Burkina Faso
Amadou Lamine Sall, poète, Sénégal
Albert Salon, ancien Ambassadeur, France
Claire Simard, ancienne directrice du Musée de la civilisation, Québec
Monique Simard, directrice générale du programme français, Office national du film, du Canada
Gilbert Sinoué, écrivain
Gérard Sournia, géographe, France.


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Avenir de la Langue Française - 34 bis rue de Picpus - 75012 Paris - avenirlf@laposte.net