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Lettres de protestation

Der. nouv.

nouvelles2/superieur-recherche.jpgRéponse lamentable du Gouvernement - le 11/12/2012 - 19:16 par MAR

Réponse lamentable
de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche
à une question de
Jean-Jacques Candelier (député SRC-Nord)

Cette question portait sur le fait que le Conseil national des universités autorisait désormais la publication de thèses en anglais en France et sur le fait que Sciences-po. Reims et d'autres universités françaises imposent à leurs étudiants des cours en anglais.

Dans sa réponse la ministre, Geneviève Fioraso, tout en noyant le poisson et s'abritant derrière les commissions de terminologie (quel rapport avec le sujet ?), nous parle de monde globalisé (en français dans le texte !) et de contexte compétitif pour justifier toutes ces démissions, toutes ces lâchetés et prend acte du fait que la recherche se fait en langue anglaise ! [lire ci-dessous]

Tout ceci en violation flagrante de l'article 2 de la constitution :"La langue de la République est le français...", en violation de la loi du 4 août 1994 qui stipule en son article 11 que "La langue de l'enseignement, des examens et concours, ainsi que des thèses et mémoires dans les établissements publics et privés d'enseignement est le français...".

En violation enfin, de toutes les grandes déclarations de François Hollande depuis son investiture. (lire notamment François Hollande : "Je défendrai partout l’usage du français" et François Hollande et la Francophonie)

Il serait grand temps que le Gouvernement clarifie sa position sur la langue française et remette au pas les angliciseurs qui sévissent jusqu'en son sein.

MAR


Question écrite n° 198 - 14ème législature posée par M. Jean-Jacques Candelier  (Nord - Gauche démocrate et républicaine) - publiée au JO le 03/07/2012

M. Jean-Jacques Candelier attire l'attention de Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur la mauvaise application de la loi Toubon dans l'enseignement supérieur français.

L'article 1er de la loi n° 94-665 du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française, dite loi Toubon, stipule que la langue de l'enseignement est la langue française. En dépit de la législation, le Conseil national des universités autorise désormais la publication de thèses en anglais en France et Sciences po Reims et des universités françaises imposent à leurs étudiants des cours en anglais.

Selon lui, il faudrait aller vers de lourdes pénalités pour les établissements incriminés, voire jusqu'à l'interdiction pure et simple des enseignements en anglais.

Il demande quels moyens il compte mettre en œuvre pour faire appliquer correctement la loi Toubon dans l'enseignement supérieur.

Réponse du ministère : Enseignement supérieur et recherche
parue au JO le 11/12/2012

Selon la loi du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française codifiée à l'article L.121-1 du code de l'éducation, la langue de l'enseignement, des examens et concours, ainsi que des thèses et mémoires dans les établissements publics et privés d'enseignement est le français.

Il existe des exceptions justifiées à l'emploi de la langue française, liées aux nécessités induites par les enseignements de langues et cultures régionales ou étrangères, ou lorsque les enseignants sont des professeurs associés ou invités étrangers.

Il ne s'agit donc souvent pas d'enseignements "imposés" mais de choix faits par les étudiants pour renforcer leur niveau en langue étrangère à travers l'acquisition de nouvelles connaissances dans une discipline.

S'agissant des thèses de doctorat, un cas particulier concerne les diplômes en partenariat international.

La langue dans laquelle est rédigée la thèse est définie par convention conclue entre les établissements français et étranger contractants.

Lorsque la langue de rédaction employée n'est pas le français, la thèse est complétée par un résumé substantiel en langue française.

Dans un monde globalisé et dans le contexte compétitif de l'espace européen de l'enseignement supérieur et de la recherche, les établissements d'enseignement supérieur sont invités à favoriser l'excellence et la mobilité internationale et à prendre en compte les avancées de la recherche dont une partie non négligeable des résultats fait l'objet d'une publication en langue anglaise.

Enfin le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche participe à la défense et au rayonnement de la langue française à travers le monde notamment grâce aux travaux de la commission spécialisée de terminologie et de néologie de l'éducation et de l'enseignement supérieur.


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