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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

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Lettres de protestation

Der. nouv.

nouvelles/presse.gifNouvelles d'avril 2013 (5) - le 23/04/2013 - 12:01 par MAR

Nouvelles d'avril 2013 (5)

Le Canard enchaîné tacle Fioraso (24/4) (ci-dessous)
D. Gallet et JL Roy : Nouvelle lettre aux Parlementaires contre le projet Fioraso (ci-dessous)
Mouvement des étudiants : Cours en anglais : Geneviève Fioraso sacrifie la langue française sur un mauvais diagnostic ! (18/4) (lien)
Claude Weisz : En métro à Villers-Cotterêts (Lettre à la RATP et à Paris) (22/4) (ci-dessous)
NObs : Dominique Bona, une sixième dame à l’Académie française (lien)


Le Canard enchaîné tacle Fioraso (24/4)

Take your pipette

AH ! le bel argument brandi par Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, pour justifier le projet de loi qu’elle vient de pondre, lequel prévoit d’autoriser l’usage des langues étrangères (comprenez : l’anglais) dans l’enseignement supérieur en France : "Si nous n’autorisons pas les cours en anglais, nous n’attirerons pas les pays émergents comme la Corée du Sud et l’inde (...). Nous nous retrouverons à cinq à discuter de Proust autour d’une table." Presque aussi fort que Sarkozy piétinant "La princesse de Clèves"...

Ce projet de loi a fait bondir, du professeur au Collège de France et à Columbia University Antoine Compagnon à Jacques Attali, en passant par l’Académie française, laquelle a dénoncé publiquement cette marginalisation du français. Tous font remarquer que l’idée de Fioraso est stupide, puisque les étudiants étrangers sont suffisamment nombreux à vouloir suivre des études en France : ils constituent 13 % des effectifs totaux, soit bien plus

 


que l’Allemagne ou la Suède, qui, elles, enseignent déjà en anglais.

Stupide mais aussi contre-productive : ainsi, l’université française à Saigon (Hô Chi Minh Ville), qui s’était mise à l’anglais pour attirer les étudiants non francophones, a dû faire machine arrière, les étudiants ayant préféré l’original à la copie et fui en masse vers les facultés américaines de la ville...

Contre-productive mais aussi ridicule : le professeur Pierre Fath raconte, dans "Le Figaro" (18/4), avoir assisté, dans une faculté française, à un cours de médecine en anglais qui se résumait à "put it on the microscope" et "take your pipette" !

Et Antoine Compagnon de rappeler que, contrairement à ce que croit Fioraso, qui ne jure que par le numérique, les nanotechnologies et la biologie de synthèse, Proust est un excellent produit d’exportation ! Enseigner en anglais dans une université française, ça, c’est vraiment du temps perdu...

J.-L P.
( Jean-Luc Porquet)


Dominique Gallet et Jean-Louis Roy  Nouvelle lettre aux Parlementaires contre le projet de loi Fioraso

Nous vous avons récemment adressé un courrier pour vous présenter l’appel "Langue française et monde multipolaire, l’urgence d’une stratégie". Cet appel rassemble déjà plus de 1 300 signataires de toutes les régions du monde, de l’espace francophone international mais aussi d’autres espaces linguistiques et culturels.

Nous nous adressons aujourd’hui à vous à propos du projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche, projet examiné en Conseil des ministres du gouvernement français le 20 mars dernier.

L’article 2 de ce projet de loi met à mal l’obligation légale faite à l’Université et aux grandes Écoles françaises d’assurer leur enseignement en français. En effet, il introduit un nombre si considérable d’exceptions que les établissements d’enseignement supérieur pourraient, en France, dispenser désormais leurs cours en n’importe quelle langue – c’est-à-dire, tout le monde a compris la manœuvre, en anglais.

Si telle devient la politique officielle de la France, il faudra comprendre que Paris choisit d’investir dans le tout-anglais ; comprendre aussi qu’au plus haut niveau de la République française, on a conclu à la non attractivité de la langue française, notamment pour la jeunesse étudiante du monde.

Nous vous demandons de ne pas concourir à un tel renoncement, mais au contraire d’y résister.

Le monde qui émerge est multipolaire, y compris linguistiquement. La France a mené la bataille mondiale pour la diversité culturelle. Elle y a rallié la communauté internationale, à de rares exceptions près. La France ne peut, ne doit pas prendre ses distances avec la multipolarité du monde, cette évolution si longuement attendue, et qui devient réalité. Au contraire, elle doit y concourir par une forte affirmation de sa langue et être à l'avant-garde de l'enseignement de l'allemand et du russe et des grandes langues émergentes, l’arabe, le chinois, l’espagnol et le portugais, qui représentent trois milliard de locuteurs à travers le monde.

Nous croyons totalement fallacieux le raisonnement voulant que l’offre de l’Université française soit plus attractive pour la jeunesse étudiante du monde, si elle est proposée dans la langue anglaise. Qui peut sérieusement prétendre qu’un jeune Asiatique, Latino-américain, Africain non francophone ou Européen également non francophone viendrait étudier en France parce que l’enseignement universitaire y serait dispensé dans une langue autre que le français ?

Nous attendons de la France qu’elle soit fidèle à elle-même et à sa langue, notamment dans ce lieu essentiel pour son identité et son rayonnement dans le monde, l’Université. Nous attendons d’elle qu’elle contribue à l’affirmation et à la construction de la diversité du monde, où l’espace francophone joue un rôle pionnier. Nous croyons aussi qu’elle a une obligation d’exemplarité comme membre éminent de la communauté francophone internationale et un devoir de fidélité pour tous ceux qui, sous toutes les latitudes, ont choisi la langue française et les cultures qu’elle porte.

Nous vous demandons de ne pas nuire à l’avenir de la langue française que de nombreux peuples ont en partage. Nous attendons de la représentation nationale de la France qu’elle mette en œuvre une vigoureuse politique d’affirmation linguistique dans le nouveau monde qui émerge, en suivi des orientations adoptées lors du Sommet de la francophonie à Kinshasa.

                           Dominique Gallet et Jean-Louis Roy


Claude Weisz (Cinéaste) : En métro à Villers-Cotterêts
Lettre à la RATP et à la ville de Paris (22 avril 2013)

Bobigny, le 22 avril 2013

À l'attention de MM. Pierre Mongin, président la RATP,
Frédéric Lambert, directeur de la ligne 5,
Bertrand Delanoë maire de Paris et les conseillers de Paris,
Jean-Marie Le Guen maire du XIIIe arrondissement de Paris et les conseillers d'arrondissement

Messieurs,
Mesdames et  Messieurs les conseillers,

Je suis heureux de pouvoir féliciter la RATP (une fois n'est pas coutume ?) pour la modernisation de la ligne 5. Nouvelles rames, parfaites. J'apprécie également la fréquence rapide de passage des rames.

[…]

Les informations diffusées en français, anglais et allemand sont appréciables. À ce propos je me permets de vous suggérer d'y ajouter une version chinoise. (Plus spécifiquement sur cette ligne) Cela serait innovant et une preuve d'ouverture au monde.

Enfin je souhaite aborder un sujet d'ordre mémoriel, celui de la dénomination des stations de métro.

Cette remarque concerne bien sûr prioritairement la mairie de Paris et celle du XIIIe arrondissement.

Je pose la question suivante : "quels sont les citoyens qui connaissent la signification de Campo Formio ?"

"Campoformio (traité de), conclu le 17 octobre 1797 entre Bonaparte et l'Autriche, daté du bourg de Campoformio (auj. Campoformido) en Vénétie.

Ce traité donnait à la France la Belgique et les îles ioniennes, assurait sa mainmise sur l'Italie et sur la rive gauche du Rhin." (Petit Larousse)

En toute objectivité, il apparaît que ce traité depuis bien longtemps caduc ne mérite pas l'honneur d'une station de métro.

Il existe de nombreux savants, littérateurs, peintres, artistes et même hommes politiques français ou étrangers qui mériteraient de nous faire oublier ce Campo Formio. (orthographe inexacte).

Cependant si nous devons honorer un traité il y en a un qui s'impose naturellement et devrait faire l'unanimité des conseillers municipaux de Paris ; c’est l'ordonnance édictée en 1539 par François Ier, dite de Villers-Cotterêts, imposant le français dans les actes officiels et de justice en France. Ceci est l'acte de naissance du français comme langue nationale.

Je fais donc cette proposition : remplacer "Campo Formio" par "Villers-Cotterêts", bien sûr en mon nom propre mais je sais qu'elle sera soutenue par de nombreuses associations de promotion de la langue française et par tous les citoyens sensibles à notre histoire, l'histoire de notre pays. Et comme il faut toujours une date anniversaire pour ce genre de commémoration l'année 2014 célébrera le 575e anniversaire ( !) de l'ordonnance de Villers-Cotterêts et ce changement de nom pourrait se faire, par exemple lors de la journée de la Francophonie !

Cette nouvelle appellation devrait s'accompagner de la mise en place d'une décoration, information historique de la station, comme c'est le cas à la Bastille et dans d’autres stations dotées d'une partie muséographique.

Je vous prie d'accepter ces quelques remarques de la part d'un voyageur qui ne jouant ni avec son Smartphone ou autre iPhone, garde les yeux ouverts lors de son transport !

Un parisien qui dès l'âge de neuf ans prenait le métro non accompagné (contrairement à Zazie) à la station "Corentin Cariou", anciennement "Pont de Flandre" !

Je vous prie d'agréer Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

Claude Weisz
93000 Bobigny
claudeweisz[@]hotmail.fr

Une proposition originale de notre adhérent Claude Weisz. ALF la soutient d'autant plus vigoureusement qu'elle est porteuse depuis 2001 du grand projet d'Institut de la Francophonie et de la diversité linguistique et culturelle de l'Europe et du monde, à installer au château à restaurer, dans l'immense domaine d'État de Villers-Cotterêts, où François 1er promulgua sa célèbre ordonnance d'août 1539 sur l'état civil et surtout sur la langue française, toujours en vigueur.
Albert Salon


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