Ma patrie, c'est la langue française   (Albert Camus)
ALF
Cadre institutionnel
Et encore...
 ↑  
Traduisons le franglais...
 ↑  
Réseaux sociaux
La Voix francophone

voix_francophone.pngVous voulez participer au débat ? participez au forum La voix francophone

Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

 ↑  
Lettres de protestation
 ↑  
Nouvelles
nouvelles2/attali.jpgJacques Attali contre le projet de loi Fioraso ! - par A_Salon le 24/04/2013 - 21:15

Jacques Attali contre le projet de loi Fioraso !

L'article 2 du projet Fioraso : une idée stupide et dangereuse, selon Jacques Attali

Dans son blog du 22 avril reproduit par l'Express, ("Enseigner en français !") Jacques Attali (à lire également ci-dessous) attaque vigoureusement l'article 2 du projet de loi de Mme Geneviève Fioraso. Il assène notamment : "on ne peut pas imaginer une idée plus stupide, plus contreproductive,  plus dangereuse et plus contraire à l’intérêt de la France." Ce projet de loi qui édente la loi Toubon et ouvre toutes les vannes à l'enseignement EN "anglo-américain-pour-tous", y compris pour les francophones étrangers et français, dans nos universités et grandes écoles.  Depuis trois mois, les réactions se multiplient contre ce que d'aucuns qualifient de criminelle forfaiture. Le mouvement lancé dès la fin de janvier par nos associations a donc pris de l'ampleur.

Diverses pétitions circulent sur la toile, et aux positions subséquentes prises par de nombreuses personnalités et institutions ont pris des positions claires en faveur du retrait de cet article. Ainsi de l'Académie française le 21 mars, suivie par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, en attendant les autres. Ainsi le courageux communiqué de presse du député socialiste Pouria Amirshahi ; les articles de Pierre Frath, professeur angliciste des universités à Reims ; d'Akira Mizubayashi, professeur à l'université Sophia à Tokyo ; des académiciens renommés Jean-Luc Marion et Michel Serres qui enseignent la philosophie à Paris et dans des universités américaines, respectivement à Chicago et Stanford ; la forte réaction de bon sens d'Antoine Compagnon, professeur au Collège de France et à l'université Columbia ; la page entière d'Astrid de Larminat dans le Figaro du 18 avril, qui rend compte de toutes ces oppositions, ainsi les articles pertinents parus dans l'Action française 2000 d'avril ; dans un n° de Libération de mars... Des universitaires préparent un recours en Conseil constitutionnel pour le cas où cet article figurerait dans la loi votée.

Après le vigoureux article ci-dessous de Jacques Attali, il est prévisible que bien d'autres institutions et personnalités de tous bords feront chorus jusqu'à l'éventuel retrait, ou jusque dans le débat qui doit s'ouvrir le 22 mai au Parlement, ou jusqu'à une possible saisine du Conseil constitutionnel par au moins 60 parlementaires, sur la base d'un autre article 2, celui de la Constitution : "La langue de la République est le français". Albert Salon


Enseigner en français ! par Jacques Attali (22 avril 2013)

Alors que tant  de réformes majeures attendent de sortir des tiroirs, certains projets de loi récemment passés en Conseil des Ministres ont de quoi surprendre, ou choquer. Ainsi de celui qui prévoit d’autoriser les professeurs à enseigner dans une langue étrangère dans nos universités et grandes écoles.   L’argument avancé est que, pour attirer les étudiants de Chine, de l’Inde et de Corée, il faut enseigner en anglais, qui serait la seule langue que ces étudiants connaissent et ont envie de connaitre ; et que,  si nous ne le  faisons pas cela, nous serons marginalisés dans l’immense marché du savoir à venir.

Non seulement une telle réforme serait contraire  à la Constitution (qui prévoit en son article 2 que  « la langue de la République est le français »), mais on ne peut pas imaginer une idée plus stupide, plus contreproductive,  plus dangereuse et plus contraire à l’intérêt de la France.

Plus stupide parce que  la France n’a aucun mal  aujourd’hui  à recruter des étudiants étrangers, même venant d’Asie, et de très haut niveau ; ils  constituent 13 % des effectifs totaux, soit bien plus que dans les pays, comme la Suède ou le Danemark  ou l’Allemagne, qui enseignent en anglais.  Et    si danger il y a, il  est plutôt de perdre des étudiants francophones, en raison de la mauvaise qualité de l’accueil que nous leur réservons et non de la langue de nos universités.

Plus contreproductive, parce que les  pays qui enseignent en anglais, quand ce n’est pas la langue  maternelle des enseignants, voient inévitablement  le niveau de leur enseignement baisser, comme le montra par exemple l’échec  cuisant   de l’université française de Saigon, qui enseigna  un moment en anglais, provoquant le départ en masse de ses étudiants vers  l’université américaine de la ville. Alors que, quand notre enseignement est excellent, comme  c’est le cas par exemple  en mathématiques  et en médecine, les étudiants se précipitent pour venir étudier en français  et en France ;  et les chercheurs de ces disciplines peuvent même publier des articles en français dans des revues anglophones.

Plus dangereuse parce que  cela entrainera un recul du nombre d’étrangers apprenant le Français, ce qui  n’est pas dans notre intérêt et parce que  d’autres demanderont ensuite qu’on fasse cours en allemand,   en turc, en arabe, jusque dans le secondaire et le primaire, et même qu’on soit autorisé à le parler  dans les administrations.

Plus  contraire à l’intérêt de la France  enfin,  parce que la francophonie est un formidable atout pour l’avenir. Le  français, parlé par 220 millions de personnes, est la cinquième langue au monde, derrière le chinois, l’anglais, l’espagnol, le hindi. Elle sera dans 40 ans la quatrième,  parlée par près d’un milliard de personnes, si nous  réussissons à maintenir notre enseignement du français en Afrique et  en Asie, ce qui dépend évidemment de la langue de notre propre enseignement supérieur, en France et sur internet. Alors que passer à l’anglais  serait renoncé à faire connaitre notre culture, notre civilisation, notre art de vivre qui constitue aussi un des atouts principaux de la marque France.

S’il est des réformes urgentes à entreprendre en ce domaine, elles sont donc radicalement inverses.  Il faut améliorer :

1. la réception des étudiants étrangers en France, en leur simplifiant les procédures de visas, les formalités d’inscription, la recherche d’un logement, la délivrance d’une carte de bibliothèque et de restaurant.

2. l’apprentissage de l’anglais pour les doctorants français.

3. la qualité de nos enseignements en français, pour qu’ils restent,  ou redeviennent, d’un niveau mondial.

Si le Parlement était assez aveugle pour voter cette réforme, ce serait un signe de plus donné par la France de l’abandon d’elle-même.

 


Rechercher
Rechercher
D'autres le disent aussi !
2009-2012

LesObservateurs Franglais, ce fléau contemporain

L. Leylekian – Chr. Boghos Do you speak européen?

Michèle Delaunay Le français est une langue africaine

France catholique Langue française malmenée

TV5 Monde Anglais au travail : abus dangereux

Agoravox Épinal : enfin le procès du tout-anglais ?

Sud Ouest : Le shopping, c'est en anglais

Rue 89 : Targeter, value, input : la novlangue d’HEC

Journal de Montréal "Ils sont crazy ces Français !"

Bruno Dewaele (La Voix du Nord) "Langue de la République ?"

A.Fr.Av : Langue française et anglicisation, sujets tabous !

Claude Hagège (L'Express) : Imposer sa langue, c'est imposer sa pensée

A.Fr.Av : Nicolas Sarkozy veut faire de la France un pays bilingue

Xavier Combe (France Culture) Comment résister à l'invasion du globish ?

Impératif français Anglais intensif au primaire: appel à la mobilisation citoyenne

Dominique Gallet (Marianne2) Langues : le tout anglais recule partout sauf à Paris

Figaro Écoles d'ingénieurs : la France séduit l'étranger

Marc Favre d'Échallens (Échos) : La souveraineté ne se partage pas : monnaie, langue, État

F. Taillandier(L'Humanité) La langue française doit faire des progrès

Benoît Duteurtre (Marianne) 5 ans de sarkozysme ont massacré le réseau culturel français

Le maire de Québec contre le tout-anglais à Paris

Marianne2 : Quand un général français préconise l'anglais

Chr. Lings : La résistance de la langue française face à l’hégémonie anglo-saxonne

Les Échos : Le FMI victime de son prisme anglo-saxon

Le Devoir : Québec doit s'activer pour protéger la langue

Nouvel Observateur : Les artistes français aiment-ils leur langue maternelle ?

AFRAV : Pour un patriotisme linguistique, plutôt qu'industriel

L'Humanité : La langue de la République est celle de notre liberté de pensée

Le Post : Alerte ! nos élites veulent faire disparaître la langue française !

Hélène Decommer Discri-mination ordinaire dans l'évaluation de la recherche

Krokodilo Un Comité stratégique des langues ?

Marianne Prosélytisme

François Cérésa Les couillons du franglais

Manuel de Dieguez Le naufrage linguistique de l’Europe

Claude Truchot L’enseignement supérieur en anglais véhiculaire

Rue 89 Le haut-le-cœur d'un Québécois face à l'anglicisation de la France

Benoît Duteurte (Marianne) Queer en VO à l'université

Jacques Julliard (Nouv. Obs) La princesse assassinée

Pascal Priestley (TV5 Monde) L'Europe en anglais

Bernard Cerquiglini (Cercle Les Échos) Le français, l’anglais et les autres

Le Temps (Genève) Non à l’aliénation linguistique du "business English"

Observatoire européen du plurilinguisme Mainstream, modèle économique ou hégémonie culturelle

Alain Juppé Confusion intellectuelle

Claude Hagège Une langue créative et universelle

François Taillandier L'avenir s'écrit aussi en français

Marianne La réponse de Jack Dion à Frédéric Martel

Marianne Michel Barnier et son "single market act"

Jean Quatremer
Responsabilité de nos élites dans la déroute de la langue française à Bruxelles

Bernard Gensane L’aliénation linguistique

Agoravox Comment les journalistes propagent clichés et endoctrinement en faveur de l’anglais

Voltaire République Voies de la déculturation à la française

JL Cuisiniez Hégémonie linguistique : pourquoi il faut résister

Enc. Francophonie Fatigue linguistique de la France

Aujourd'hui la Chine Télés chinoises interdites d'abréviations anglophones

Robert Charlebois (Figaro) Coup de gueule !

J. Quatremer (Libération) L'Union dont "l'espéranto" est l'anglais

Nicolas Dupont-Aignan Vive la Francophonie !

Claude Hagège : Identité nationale et langue française

Marianne : En Allemagne, le tribunal passe à l'english

La Provence : Le français file-t-il à l'anglaise pour satisfaire les touristes

Barroso, escroc linguistique !

Le Post : Le ridicule pour tuer les anglicismes

Yves Montenay (Le Monde) : Dieu est multilingue

Le Conseil Constitutionnel : pour le multilinguisme

Pr Chesney : Conséquences de l’anglais en économie et en gestion à l’Université

République ! : France Info carpette anglaise ?

Dolores Blanco Rodas : 10 bonnes raisons d'apprendre le français

JP Raffarin : Coup de gueule à Bruxelles

OEP : Faut-il parler anglais pour être européen ?

Le Monde A Bruxelles, le français file à l'anglaise

Agoravox (patrickk) Identité nationale : le vrai problème= l’américanisation

Michel Mourlet Perdre sa langue, c’est perdre son âme

P. Kaplanian Voici relancé le débat sur l’identité nationale !

CFE-CGC Il faut respecter l'identité nationale

Jacques Attali Le génie du français

Marianne Ces enfants et ces jeunes gavés de "globish"

Agoravox : Pour une autre politique des langues : celle de la liberté

Les Échos : Citroën "switche" sa com' sur le mode franglais

OEP : Le tout anglais ne désarme pas à Bruxelles

Michel Serres : Le français doit pourvoir tout dire

Correcteurs du Monde : Soirée colonisée à l'Aquaboulevard


lafauteadiderot.net : La place de la langue française au travail et dans la cité

Courriel : Association pour défendre la langue française

Bruno Dewaele (La Voix du Nord) "De carpette en tapis"

Alex Türk Quelle langue parler au sein des instances européennes ? (Le Figaro)

Le Monde Correction (V. Maurus)

Bernard Cassen Chantons en anglais !

Robert Solé (Le Monde)
By train

Noway Faut-il parler anglais pour être citoyen européen ?

Claude Hagège répond aux internautes de L'Express.fr

Philippe Herlin  : La langue française n’est pas ringarde, même en finance !

L'Alliance Francophone : pour le visa francophone

Satmag :
Neotion = all in english !

du Québec : Le calvaire d'un francophone en France

Robert Solé (Le Monde) French Republic

Abdou Diouf : Revendiquer la langue française

Francis Marmande (Le Monde) : Lourdés en anglais

Bloc-notes de Raoul d'Andrésy

 ↑  
Annonces

Aux lecteurs qui aimeraient organiser des récitations publiques ou privées d'œuvres de grands poètes français, nous proposons le talent et la voix chaude de notre administrateur Yvan Gradis.

"Diseur, Yvan Gradis se propose pour réciter bénévolement, au pied levé, l'un ou l'autre des 48 poèmes (durée maximale : deux bonnes heures) d'Apollinaire, Baudelaire, Carême, Corneille, Du Bellay, Éluard, Guillevic, Heredia, Hugo, La Fontaine, Lamartine, Mallarmé́, Nerval, Prévert, Rilke (en allemand), Sully-Prudhomme, Verlaine, Vigny. (contact : 01 45 79 82 44, 06 17 78 74 83)"

 ↑  

Avenir de la Langue Française - 34 bis rue de Picpus - 75012 Paris - avenirlf@laposte.net