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Editoriaux/fioraso.jpgProjet de loi Fioraso (suite) - le 05/05/2013 - 22:10 par MAR

Projet de loi Fioraso (suite)

Suite du débat concernant le projet de loi Fioraso tendant à autoriser l'enseignement en anglais dans les universités et grandes écoles.

Le Point (30/4) "Réforme des universités : pour ou contre les cours en anglais ?"

Le Nouvel Observateur (30/4)  Entretien avec Geneviève Fioraso
où Mme Fioraso semble vouloir que la culture française et sa langue rayonnent autant que celle du Danemark ! lire ci-dessous le commentaire de cet entretien  par le Vice-Président d'ALF

France Catholique (27/4) : "Langue française à la poubelle" (27/4) par Dominique Daguet, écrivain

Libération (22/4) "Les étudiants étrangers : une chance pour la France" signé par Pierre Tapie (Directeur général de l’Essec, président de la Conférence des grandes écoles) et grand angliciseur devant l'éternel...

Michel Guillou "Non au suicide linguistique de la France, oui au multilinguisme"

voir aussi notamment les différents éléments concernant le Projet de loi Fioraso, les prises de positions de Claude Hagège, de Jacques Attali, d'Antoine Compagnon, de Pouria Amirshahi, de l'Académie Française et les très bons articles d'Astrid de Larminat dans le Figaro et de Pascal Priestley de TV5Monde.

Et également la passionnante 'intervention de Michel Serres sur France Info (31/3) souhaite que l'on entre en résistance. Pour lui : "Enseigner en anglais nous ramènerait à une nation colonisée dont le langue ne peut plus tout dire".


Commentaire de l'entretien  de Geneviève Fioraso au Nouvel Observateur par le Vice-Président d'ALF : Beaucoup de contradictions et d’hypocrisie !

Parlant des cours qui seraient donnés en anglais, si "sa" loi était votée telle que rédigée actuellement, elle dit : "cela va concerner moins de 1% des cours ! Simplement parce que tous les professeurs ne sont pas capables ou n’ont pas le souhait de dispenser des cours dans une langue étrangère" (sic ! ! ! !)

Mais plus loin, voulant dissiper les "rumeurs" selon lesquelles les cours en anglais seraient réservés aux seuls étudiants étrangers, elle précise que "cette réforme concernera autant les étudiants français que les étrangers. Tous auront le droit de choisir, en conscience, les cours qui leur paraîtront les plus opportuns. Et contrairement à ce qu’on dit, ils sont assez adultes pour choisir avec discernement".

Comment dans ces conditions croire un instant que les cours en anglais représenteront 1 % du total lorsque l’on sait quelle pression formidable joue en faveur de la langue la plus usitée, l’anglais ?

Mme Fioraso observe d’ailleurs plus loin, dénonçant "l’hypocrisie" des opposants à la loi, que beaucoup de ceux qui critiquent cette loi sont passés par des grandes écoles, qui mettent en place depuis longtemps un grand nombre de cursus en langue anglaise. Ils parlent un anglais irréprochable et leurs enfants sont souvent dans le même cas. Je les trouve plutôt mal inspirés de dénier aux étudiants des universités le droit de bénéficier, s’ils le souhaitent, de cursus en anglais. Je compte parmi ceux qui pensent qu’il ne faut pas donner plus de droits aux grandes écoles qu’aux universités et qui essaient justement de jeter des passerelles entre ces deux mondes".

Le projet est donc bien de permettre à tous d’être enseignés désormais en anglais. Que signifie alors le 1 % évoqué plus haut ?

Autrement dit, on a laissé les grandes écoles développer des cours en anglais, le plus souvent dans l’illégalité et avec la complicité du ministère de l’enseignement supérieur, normalement chargé de faire respecter la loi. Eh bien ! Puisqu’il faut que tout le monde soit "égal" et que les fraudeurs soient désormais en règle, changeons donc la loi !

Mme Fioraso cite l’exemple des enfants scandinaves qui "regardent dès le plus jeune âge, à la télévision, des programmes en anglais. A l'âge adulte, ils manient un anglais excellent et un très bon allemand. Est-ce que la culture danoise ou finlandaise sont en péril ? Sont-ils moins critiques vis-à-vis de l'"impérialisme" américain que nous ? Soyons sérieux. Je vois surtout beaucoup d’hypocrisie derrière tout ça".

Mais chacun sait que le danois, le suédois, le norvégien, etc. ne sont que de simples langues locales, et ne peuvent se comparer au français, langue partagée par de nombreux pays et parlée par plus de 200 millions de personnes, seconde langue la plus enseignée au monde après l’anglais : fausse symétrie ! Et que dire de l’étiolement de ces langues scandinaves qui ne savent plus "nommer" toutes les réalités du monde moderne ?

Rappelons enfin que le projet de loi ne comporte dans sa rédaction actuelle aucune disposition prévoyant un quelconque engagement quant à l’obligation pour les étudiants étrangers d’apprendre le français – et pour les universités d’évaluer cet apprentissage et d’en tenir compte dans la délivrance finale du diplôme, garde-fou complaisamment mis en avant par Mme Fioraso.

Il faut démonter tous ces arguments fallacieux ! !

St.M.


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