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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

 ↑  

Lettres de protestation

Der. nouv.

/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de janvier 2021 - le 13/01/2021 - 12:39 par MAR

Langue française : Nouvelles de janvier 2021

Europe Infos L’UE devrait cesser de parler "anglais cassé" après le Brexit, déclare le ministre Clément Beaune (12/01) (lien)
L'Express M. Feltin-Palas Les noms de lieux doivent-ils être francisés ? (12/01) (lien)
Le Monde Verlan de "lobotomisé" ou "pigeon" en langue soninké ? "Boloss", injure générationnelle et mystère étymologique (6/01) (lien)
Le Figaro Un pacte linguistique signé entre l’État et la région Hauts-de-France (30/12) (lien)


Urgent appel d’un Suisse romand à l’adresse
de M. Hubert Védrine

Monsieur le Ministre,

Je déplore à chacun de mes voyages à travers l’Hexagone ce que bon nombre d’associations de Défense de la langue française dénoncent à cor et à cri et dans l’indifférence générale, à savoir un arrachage de langue systématique qui s’opère à tous les niveaux de la société française, du sommet de l’État jusque dans les plus petites consciences, au profit du seul anglo-américain.

Voyageant fréquemment de long et en large dans le pays de l’Exception culturelle et des Droits de l’Homme, ce pays qui a tant donné de lui au monde par son génie aux multiples facettes dont il a le secret, je ne cesse de me demander comment un tel géant culturel est tombé si bas, laissant sa langue ainsi ravagée et ruinée par une langue prédatrice qui ne supporte rien de ce qui dépasse son glacial moule hégémonique.

M’étant laissé dire que vous rencontrerez Monsieur le Président de la République prochainement, puissiez-vous le rendre attentif à la descente aux enfers d’une langue française qui nous a tous portés… et qui ne nous a jamais abandonnés. Une langue unique dans le paysage linguistique mondial qui crie sa détresse de là où on l’a jetée comme une malpropre, et ce en dépit des dispositions d’une loi Toubon bafouée, contournée ou vidée de son contenu.

Puissiez-vous aussi faire prendre conscience à Monsieur Emmanuel Macron de l’omniprésence de l’anglais dans les institutions européennes, procédé inique en complète violation de la charte de 1958 modifiée, faisant du français - pourtant chez lui à Bruxelles, à Luxembourg comme à Strasbourg – une quantité plus que négligeable, sans parler des autres langues de l’Union.
Vous remerciant de l’urgente et sincère attention que vous porterez à ces quelques lignes, je vous adresse, Monsieur le Ministre, l’expression de ma parfaite considération.

Philippe Carron
Collectif Langue française, Suisse romande


nouvelles2020/digital.jpgHalte à l’emploi incorrect de "digital" ! - le 28/12/2020 - 12:01 par Nadia_Antonin

Halte à l’emploi incorrect de "digital" !

par Nadia Antonin

Avec le développement des technologies de l‘information et de la communication (TIC), nous avons assisté à une prolifération de termes anglo-saxons dans de nombreux secteurs. Ce phénomène constitue une menace et expose l’utilisateur francophone à des abus de langage ainsi qu’à de nombreuses erreurs de compréhension ou d’interprétation des différents concepts utilisés.

Pour illustrer ce propos, nous allons nous pencher sur le terme anglais "digital". Ce dernier a pris de l’ampleur et il apparaît aujourd’hui comme inévitable.

Nombreux sont ceux qui traduisent cette notion par "digital" en français. Ainsi, d’aucuns parlent de "croissance digitale", de "stratégie digitale", de "transformation digitale", de "digitaliser l’activité judiciaire", etc. De nos jours, le mot "digital" est mis à toutes les sauces. Lors de séminaires, réunions ou conférences, nombreux sont ceux qui emploient l’adjectif "digital" au lieu de "numérique" malgré la recommandation officielle. Cet anglicisme est insupportable et exaspérant !

La traduction de "digital" en anglais par "digital" en français est incorrecte. Le Petit Robert rappelle que la recommandation officielle est "numérique" et le Larousse précise que "digital" est déconseillé et vieilli.

L’adjectif digital en français signifie qui appartient aux doigts, se rapporte aux doigts". Il est issu du latin digitalis "grosseur d’un doigt", lui-même dérivé de digitus, "doigt". De ce concept latin, a été tiré "digit" en anglais ayant deux sens : le premier est "chiffre", le second "doigt" et digital, qui signifie "numérique". En restant dans la même famille de "digital", il faut remplacer "digitaliser" et "digitalisation" par "numériser" "et numérisation".

Comme de nombreux secteurs, celui des moyens et systèmes de paiement est victime de l’invasion d’anglicismes notamment depuis l’apparition des moyens de paiement électroniques. Face à cette menace, un groupe de travail avait été mis en place en 1993 au sein du Comité français d’organisation et de normalisation bancaires (CFONB). Il s’était fixé comme objectif de redéfinir ces nouveaux moyens de paiement et de donner l’équivalent en français des concepts fondamentaux liés à leur utilisation et à leur sécurisation.

Concernant les moyens de paiement, on a vu apparaître récemment dans certains rapports et publications officielles, le concept de "monnaie digitale de banque centrale". Cette expression a été choisie par certains auteurs pour traduire "Digital Central Bank Currency" (DCBC)". Il s’agit en l’espèce d’une monnaie émise par une banque centrale, totalement dématérialisée qui, pour la Banque de France, revêtirait deux formes : une monnaie centrale dite de "gros", utilisée exclusivement pour dénouer les transactions financières entre la banque centrale et les banques commerciales ou d’autres institutions financières et une monnaie centrale dite de "détail" qui ne remplacerait pas les pièces et les billets mais qui offrirait au grand public une alternative, une monnaie numérique publique, émise et garantie par l’État.

En tant qu’ardents défenseurs de la langue française, n’hésitons pas à rappeler en toutes circonstances que le mot "digital" en français est incorrect.


Langue française : Nouvelles de décembre 2020 (3)

Capital "Du coup", ce tic de langage dont on abuse au travail... (21/12) (lien)
L'Express Hélène Carrère d'Encausse La France s'incarne d'abord dans sa langue ! (19/12) (lien)
La langue francaise Espace insécable : le guide complet  (17/12) (lien)
ActuaLitté Un Dictionnaire des francophones, car "le français appartient à tout le monde" (14/12) (lien)
actu.fr Le collège Carnot d'Auch, fait rayonner la langue française avec ses défis oratoires (16/12) (lien)


Langue française : Nouvelles de décembre 2020 (2)

Yves Montenay Défendons la langue française : lettre à Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France (lien)
ALF  2 présidents, paladins de la langue française et de la Francophonie (16/12) (lien)
Le Devoir L’anglais règne parmi les missions canadiennes à l'étranger (16/12) (lien)
Journal francophone de Budapest Francophonie : ces cousins du Québec, plus "français" que nous ? (lien)
 


nouvelles2020/choix-francophonie.jpgLe choix de la Francophonie - le 10/12/2020 - 17:58 par albert-salon

Le choix de la Francophonie

Un parcours belge et international

de Roger Dehaybe

Avant-propos d’Antoinette Spaak - préface d’Abdou Diouf - Éditions du Cygne, Paris.

Roger Dehaybe, belge wallon de Liège, universitaire philologue, administrateur de grands théâtres en Belgique, haut diplomate, fut Commissaire général aux relations internationales de la Communauté française de Belgique (1983-1997 ; donc responsable des affaires étrangères de cette Communauté devenue Fédération Wallonie-Bruxelles), puis Administrateur général de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF, 1998-2006, intégrée aujourd’hui dans l’Organisation internationale de la Francophonie, OIF). Roger Dehaybe est membre actif de la section "Belgique" du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF). AS

Chez qui, ce choix ? D’abord celui d’un homme habité par l’idée de l’humanisme francophone. D’un homme incarnant l’histoire de sa ville de Liège qui (cela tombait bien ! ...) fut "nouvelle Athènes" au Moyen-Âge, rayonnante principauté Renaissance, révolutionnaire dès 1789, avant le rattachement du pays à la France jusqu’à Waterloo, sur le sol belge. Cet homme habité, habile et déterminé, a fait de son choix celui de toute la communauté francophone de Belgique, avec la compréhension et le consentement obtenus de la Flandre flamandophone, et du Royaume. Et certaines convergences dans l’action avec "l’autre Bruxelles".

Pour illustrer lui-même la complexité institutionnelle de la Belgique actuelle, il nous donne dès les premières pages de son livre des documents, organigrammes, dates importantes, très parlants. Une utile, salutaire "leçon de Belgique"...

Nous suivons ensuite sa brillante ascension. Accommodant d’abord les Wallons entre eux (Région et Communauté), puis les Wallons et les Bruxellois, enfin le "Wallo-Brux" avec les institutions de la Flandre aux intérêts parallèles, sinon convergents et, parallèlement, avec le Royaume, membre théoriquement naturel des institutions de la Francophonie multilatérale, et signataire obligé parmi les 21 États du traité de Niamey en 1970.

Si la France est souvent considérée comme une Europe réussie, nous pouvons affirmer que Roger Dehaybe a beaucoup contribué à sculpter, non certes une Belgique réussie, mais une "Belgique aigle à deux têtes" qui compte beaucoup dans la Francophonie mondiale organisée.

Car notre homme a transposé cette précieuse expérience de haut diplomate à l’action au sein de l’ACCT de Niamey, puis de l’AIF, devenue OIF. Chapeau !

Comment ? Lisez son livre, haletant d’intérêt !

En tout cas, en faisant preuve de ce grand "bon sens", que Sonia Mabrouk reproche gentiment à la France d’avoir un peu égaré, et d’un volontarisme dont il déplore la perte, y compris de la part de la France, qu’il égratigne légitimement, de manière courtoisement contenue, car il l’aime bien, mais clairement perceptible dans sa recherche obstinée et efficace du "consensus",

Bon sens et consensus sur la priorité à l’Éducation et à la Culture (la Conférence de Cotonou sur la Culture, et la Convention UNESCO sur la diversité culturelle d’octobre 2005 : c’est aussi lui !...) ; à la solidarité, faite surtout de coopération pour le développement des pays du Sud, d’abord de l’Afrique (il fut appelé "Dehaybe l’Africain"), seule vraie "plus-value" propre à la Francophonie, alors que rien n’est définitivement acquis pour elle, voire pour le français, malgré la très optimiste projection (750 M en 2050 !...) bien trop répandue.

Priorité naturelle, indispensable, à la langue française, qui conditionne tout le reste, mais en faisant une place nécessaire dans les écoles africaines aux langues nationales, même très locales, partout où c’est possible, pour ancrer les élèves dans le contexte et les valeurs de leurs cultures ("aucun dialogue ne peut se faire au mépris des identités"), ce qui n’est pas incompatible – au contraire ! - avec l’ouverture offerte par le français. Francophonie populaire, pour et par les femmes, les jeunes, les Jeux de la Francophonie, les actions de terrain, avec de vrais experts qu’il faut plus entendre dans "les instances", et associer à l’exécution sur place, avec les forces vives locales, en concentrant les faibles moyens budgétaires (quelques dizaines de millions d’euros aux programmes !) sur des pays choisis, en renonçant enfin à cette plaie des institutions internationales : l’élargissement à tout va et le saupoudrage corrélatif, inefficace.

Découlent de ce qui précède des propositions concrètes, de bon sens, que plusieurs fonctionnaires du ministère français de la Coopération - à la suite des "humanistes coloniaux" à la Delavignette et Lyautey - proposaient eux aussi depuis des années, à l’interne, et dans des articles et ouvrages. Correspondances...

Le ressort profond : l’humanisme, encore une fois. L’être d’abord, sans négliger l’avoir. Œuvrer, par la Francophonie, laboratoire de la diversité culturelle et d’un véritable "vivre ensemble", contre la marchandisation universelle et l’uniformisation mondiale de la pensée, tenter de s’élever à la fraternité. Merci !

Découvrez cette richesse dans ce livre "de choix" ! Puissent les décideurs s’en inspirer, en France et ailleurs !

Albert Salon, ancien ambassadeur.


nouvelles2020/artsakh.jpgLe français en Artsakh (Haut-Karabakh) - le 09/12/2020 - 21:48 par Nadia-Gerard-Antonin

Le français en Artsakh (Haut-Karabakh)

par Nadia et Gérard Antonin 

Mme Nadia Antonin, haut cadre de la Banque de France, est membre de commissions de terminologie, ainsi que d’ALF et du Haut Conseil international de la langue française et de la Francophonie (HCILFF). AS

Le développement de la langue française est une priorité gouvernementale en Artsakh. L’Artsakh (anciennement Haut-Karabakh), république autoproclamée de Transcaucasie et peuplée majoritairement d’Arméniens de confession chrétienne, a fait de la langue française, une priorité gouvernementale.

La langue de Molière est perçue comme l’instrument privilégié de l’éducation citoyenne des Artsakhiotes. En d’autres termes, l’apprentissage du français est ressenti comme un atout supplémentaire d’enrichissement culturel. De nombreux acteurs se sont mobilisés autour de ce projet politique, qu’il s’agisse de particuliers, de mouvements associatifs ou d’élus. L’une des principales entités œuvrant en faveur de la francophonie en Artsakh est l’association du même nom "Francophonie en Artsakh" dont le président est François Rochebloine, ancien député de la Loire. Avec le co-financement du gouvernement de la République d’Artsakh, du Fonds pan-arménien de France et de l’ONG "Francophone en Artsakh" et sous l’égide de la Fondation Paul Éluard, les travaux de construction du Centre francophone Maison Paul Éluard ont commencé à l’automne 2019 dans la capitale Stépanakert. Ils devaient être achevés en septembre 2020.

Pour François Rochebloine, ce centre va jouer un rôle important dans le développement du français. Ce vieil amour de la langue française en Artsakh comme d’ailleurs en Arménie ne se dément pas. Ainsi, grâce à la volonté de certains élus, les premières "journées francophones en Artsakh" se sont déroulées du 17 au 20 septembre 2015. De nombreux évènements dédiés à la promotion de la langue et de la culture française ont ponctué ces journées pour lesquelles plus de 200 Français avaient fait le déplacement.

En Arménie, où s’est tenue le XVIIe sommet de la Francophonie en 2018, "il suffit de parler français pour se faire arrêter par un passant au son de "Vive la langue française !" écrit Christian Rioux, journaliste au quotidien canadien Le Devoir et essayiste. Dans un article intitulé "Le peuple martyr", ce journaliste explique ce que signifie parler français en Arménie. "Tout à coup, les yeux des passants s’éclairent. Ils vous arrêtent dans la rue et vous sourient comme si vous ameniez le soleil. Les Québécois qui s’imaginent parfois seuls au monde à parler français devraient tous aller faire un stage dans la capitale arménienne. Ils en reviendraient convaincus que leur langue est l’une des quelques rares langues internationales du XXIe siècle et qu’elle vaut bien qu’on la défende par tous les moyens possibles".

Malheureusement, le 27 septembre 2020, l’Azerbaïdjan soutenu par la Turquie a lancé une offensive meurtrière en Artsakh. La population et les infrastructures civiles ont fait l’objet de pilonnages intensifs à l’aide de drones "tueurs", d’armes à sous-munitions et de bombes au phosphore blanc. Les projets dédiés au rayonnement de la Francophonie dans cette région abritant 150 000 Arméniens ont été brusquement interrompus ; et il n’est même pas certain que le Centre francophone Paul Éluard n’ait pas été détruit.

Puisse le rêve francophone des Artsakhiotes renaître de ses cendres…


Langue française : Nouvelles de décembre 2020

L'Express M. Feltin-Palas Pourquoi certains mots nous paraissent-ils "laids" ? (8/12) (lien)
Journal de Québec Front commun pour étendre la loi 101 (3/12) (lien)
Médiapart B. Gensane Encore un petit coup d'anglicismes (2/12) (lien)
Le Figaro Ces mots de latin que nous employons sans le savoir (1/12) (lien)
 


Langue française : Nouvelles de novembre 2020 (4)

Le Figaro Ces mots de latin que nous employons sans le savoir (30/11) (lien)
Journal de Montréal Résister aux "chauffards" de la langue française (30/11) (lien)
La Voix du Nord Br. Dewaële Après le "virus chinois" de Trump, le "virus anglais" (30/11) (lien)
Le Figaro Parlez-vous le français du Luxembourg ? (30/11) (lien)


Langue française : Nouvelles de novembre 2020 (3)

AgoraVox AFRAV Refusons le séparatisme linguistique ! (27/11) (lien)
Le Devoir Le projet sur les géants du Web renforcera-t-il le français ? (27/11) (lien)
Le Robert Sommes-nous envahis par les anglicismes ? (26/11) (lien)
TVA Nouvelles Langue française : La loi 101 sera réformée en profondeur (24/11) (lien)
Dictaly La dictée devient un jeu ! (17/11) (lien)
Le Soir La chronique Vous avez de ces mots : Click & Collect, peut-on mieux dire ? (lien)


Langue française : Nouvelles de novembre 2020 (2)

Le Bonbon 10 fautes de français très répandues qu'on a déjà tous faites (17/11) (lien)
Le Figaro 10 nouveaux mots français pour parler de spatiologie (21/11) (lien)
Agence EcoFin Francophonie : le Burundi réintègre officiellement les instances de l'OIF après 4 ans de suspension (10/11) (lien)
Le Figaro Ces mots très en vogue mais pas essentiels (17/11) (lien)
Le Centrisme Le Plan selon Bayrou (10/11) (lire ci-dessous)

[ extrait d'un discours de François Bayrou au CESE (Conseil économique, social et environnemental) ]
" [...] Je ne veux pas éluder, dans l’énoncé de cette question d’identité, le sujet de la langue française, notre trésor national, et celui de centaines de millions de femmes et d’hommes sur la planète. Chiffre en constante progression .Puis-je dire avec vous et devant vous qu’en matière de langue, pour refuser l’abaissement, en particulier dans toutes les instances européennes et internationales, il y a un combat à mener, et que ce combat tient à notre avenir même ! [...] "


livre.gifUn peu de français: attention aux neurones... - le 15/11/2020 - 20:04 par Daniel_Ancelet

Un peu de français : attention aux neurones...

Daniel Ancelet

Amusantes, ces 13 anecdotes sur la langue française qui étonnent.

Parlée dans les cinq continents, la langue de Molière regorge de curiosités.

Faites une petite pause pour apprendre 13 anecdotes intéressantes sur cette langue aussi fascinante que mystérieuse.

1. Lorsque l’on permute les lettres du mot "guérison" on obtient le mot "soigneur". De même, l’anagramme de "chien" est "niche". Plus surprenant encore, "endolori" est l’anagramme de son antonyme "indolore". Quand on vous disait que cette langue était fascinante.

2. On n’écrit pas "autant pour moi" mais "au temps pour moi". Cette expression trouverait son origine dans le jargon militaire. Les saluts militaires avec des armes étant très rythmés, une petite erreur peut causer le désordre. Lorsqu’un soldat se trompe, l’injonction "au temps" lui indique qu’il doit reprendre le mouvement au premier temps. Par extension, nous utilisons aujourd’hui cette expression pour indiquer que la faute nous revient.

3. Augure est un mot masculin. On écrit donc : "un oiseau de mauvais augure". Un augure est un présage par lequel on tente de prédire l’avenir. À l’époque, les augures étaient tirés de l’observation du vol des oiseaux.

4. Certains mots ne trouvent aucune rime dans la langue française. C’est le cas notamment des mots quatorze, quinze, triomphe, belge ou monstre. Vous pouvez vérifier !

5. "Œil" est le seul mot qui commence avec une lettre différente au singulier et au pluriel.

6. "ù" avec un accent grave n’existe que dans un seul mot : "où". Pourtant, vous observerez qu’il a sa place sur nos claviers d’ordinateur.

7.  Il existe un mot français pour parler d’un e-book ou d’un livre électronique : le "livrel". Il s’agit d’un mot-valise né de la contraction des mots "livre" et "électronique", à l’instar du mot "courriel".

8. "Oiseau" est le plus petit mot contenant toutes les voyelles......sauf le Y. Son pluriel, "oiseaux", est le mot le plus long dont on ne prononce aucune lettre telle qu’elle.

9. Le pluriel du mot "ail" est "aulx". Ce mot reste néanmoins peu usuel.

10. Les mots "amour", "délice" et "orgue" ont la particularité d’avoir un genre qui diffère au singulier et au pluriel. Ce sont en effet les trois seuls mots de la langue française qui sont masculins au singulier, et féminins au pluriel.

11. Le premier document français date de 842. Il s’agit des Serments de Strasbourg. Publiés le 14 février 842, ils marquent l’alliance militaire entre Charles le Chauve et Louis le Germanique, contre Lothaire 1er. Par la même occasion, cet accord politique constitue "l’acte de naissance de la langue française".

12. Le plus long palindrome de la langue française est "ressasser". Pour rappel, un palindrome est un mot que l’on peut lire dans les deux sens.

13. Le mot "institutionnalisation" est le plus long lipogramme en "e". Cela signifie qu’il s’agit du plus long mot ne comportant pas la lettre "e". Pour l’anecdote, il existe également un livre de 300 pages qui ne comporte absolument aucun "e". Il s’agit de "La Disparition", un roman de Georges Perec publié en 1969.

Maintenant, vous savez, et vous allez l’apprendre à tous vos amis.

Daniel Ancelet est vice-président de l’Académie de la poésie française et membre d'ALF


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de novembre 2020 - le 06/11/2020 - 14:40 par MAR

Langue française : Nouvelles de novembre 2020

ActuaLitté Comment faut-il traduire "click & collect" en français ? (6/11) (lien)
Le Conjugueur Aux origines du français : Les Serments de Strasbourg de l’an 842 (6/11) (lien)
MondAfrique L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en crise (4/11) (lien)
Le Figaro "Click and collect", un anglicisme (inutilement) sur toutes les lèvres (4/11) (lien)
La langue française "Auteure" ou "autrice" : quel est le féminin d’auteur ? (3/11) (lien)
RTL Choux, hiboux, genoux... D'où vient le "X" du pluriel de ces mots en "ou" ? (lien)


Langue française : Nouvelles d'octobre 2020 (6)

Le Devoir Le droit de défendre ma langue (30/10) (lien)
La Croix Décès d'Alain Rey, roi des mots et des dicos (28/10) (lien)
Le Figaro Alain Rey, le père du Petit Robert, est décédé (28/10) (lien)
Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal Le mot juste (27/10) (lien)
Le Figaro "Haut les cœurs !" D’où vient cette expression ? (28/10) (lien)


Langue française : Nouvelles d'octobre 2020 (5)

L'Express M. Feltin-Palas Les étymologies trompeuses de la langue française (27/10) (lien)
Marianne Permettre à la langue française de tout dire : comment l'État veut freiner l'essor du franglais (23/10) (lien)
Le Figaro Anglicismes: connaissez-vous leur équivalent français ? (22/10) (lien)
RTL Langue française : pourquoi le Q ne peut pas vivre sans U (25/10) (lien)


Langue française : Nouvelles d'octobre 2020 (4)

Radio Canada La Canadienne Catherine Cano quitte l’Organisation internationale de la Francophonie (23/10) (lien)
La Presse OIF : Réactions partagées au départ de la numéro 2 (23/10) (lien)
Le Figaro Rosa, rosa, rosam... L’enseignement du latin va-t-il disparaître ? (23/10) (lien)
Culture générale Accordons les couleurs (23/10) (lien)
Thot Cursus Tempête linguistique au Canada (21/10) (lien)


Langue française : Nouvelles d'octobre 2020 (3)

Alternatives économiques La langue de la République est le Français :
Honte à Élisabeth Borne ! (17/10) (lien)
Le Temps Les précieuses ridicules de l’écriture inclusive (19/10) (lien)
L'Étudiant / Projet Voltaire Doit-on dire "une auteur", "une auteure" ou "une autrice" ? (lien)
Location francophone Connaissez-vous ces expressions françaises anciennes devenues désuètes ? (17/10) (lien)
 


Langue française : Nouvelles d'octobre 2020 (2)

Le Figaro Quand le monde de la mode réhabilite la langue française (12/10) (lien)
Marianne Virée au château de Villers-Cotterêts, bientôt restauré pour être consacré à la langue française (10/10) (lien)
Le Point Malgré le Brexit, le futur Parquet européen parlera anglais (06/10) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'octobre 2020 - le 07/10/2020 - 10:47 par MAR

Langue française : Nouvelles d'octobre 2020

ActuaLitté 185 millions d'euros pour la Cité internationale de la langue française (lien)
[lire nos commentaires ci-dessous].
Bruxelles2 L’anglais à 100%. C’est non ! L’association des journalistes européens (AJE)-France envoie une lettre à Von der Leyen (lien)
La Presse Le gouvernement Trudeau veut protéger le français au Québec (lien)
Le Devoir Naissance d’un réseau francophone (lien)
L'Essor Ne dites plus "Black bloc" mais "Bloc noir" (lien)
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Cité internationale de la langue française, n’oublions pas, ne laissons pas oublier, que :

L’idée de lier le sort du château longtemps à l’abandon, au symbole de l’Ordonnance de 1539, et à la langue française, n’est pas nouvelle.

J’ai connu personnellement dans les années 1970-80, l’un de ceux qui l’ont eue : un poète, M. Tilly, sans doute le plus durablement convaincu, qui en a vraiment rêvé, et, prosélyte, m’a transmis son rêve.

  • Notre association Avenir de la langue française (ALF), avec le Forum francophone international (FFI) que nous avons créé avec l’ancien recteur et ministre haïtien Gérard Bissainthe, le journaliste Alfred Mignot, et Joël Broquet directeur du Carrefour des acteurs sociaux (CAS), a réuni le 9 octobre 2001 dans la cour du "Plaisir" de François 1er plus de 200 représentants de plusieurs dizaines d’associations, venus de Paris, avec au balcon du château, divers élus locaux et nationaux, et lancé l’Appel de Villers-Cotterêts. Adressé aux chefs d’État des pays de la Francophonie, en particulier à Jacques Chirac, pour restaurer le château et en faire l’Institut international du français et de la Francophonie.
  • C’est ALF qui, avec l’aide du député-maire de Maisons-Laffitte*, Jacques Myard, président du Comité de soutien créé par nous, fit déposer, en 2009 sur le bureau de l’Assemblée nationale, une proposition de loi portant création d’une "Fondation Villers-Cotterêts"
  • C’est encore notre ALF qui, après avoir pendant 16 ans essayé sans relâche d’intéresser nos gouvernements impécunieux, et de trouver des mécènes et parraineurs, y compris au Qatar en 2012 !...), a, dans une action convergente avec M. Jacques Krabal, député de l’Aisne, et l’appui de Stéphane Bern**, suggéré en 2017 à l’Élysée d’adopter notre projet. Ce fut une heureuse décision du couple présidentiel.
  • C’est enfin ALF et le Carrefour des Acteurs sociaux qui ont, ensemble, sur la base indispensable de notre projet initial adopté par l’Élysée, réuni diverses associations pour présenter des projets culturels complémentaires pour l’animation de l’Institut de la Francophonie , en réponse à un appel à projets lancé par le ministre de la Culture.

Ed ora, la nave va, vers son inauguration  2022 ! Les associations porteuses lui souhaitent bon vent, et surtout de ne pas se laisser réduire à un simple musée !

Albert Salon, président d’honneur d’ALF

* autre château royal qui sous l’Empire fut celui de maréchal Lannes.
** Stéphane Bern avait fait, quelques années auparavant, l’émission "Secrets d’Histoire" sur "la Princesse palatine", qui valorisa le château, et aussi notre idée....


nouvelles2020/lets-grau.jpgLe Conseil d'État massacre la loi Toubon - le 28/09/2020 - 17:42 par MAR

Le Conseil d'État massacre la loi Toubon

Cédant à l'anglomanie ambiante, le Conseil d'État rejette la requête de l’association Francophonie Avenir (A. Fr. Av.) demandant au tribunal administratif d’annuler, pour excès de pouvoir, la décision par laquelle le maire du Grau-du-Roi avait adopté l’expression "Let’s Grau" sur l’ensemble de ses supports touristiques.

Le prétexte étant "l'article 14 de cette loi qui prévoit que l'emploi, dans le nom d'une marque utilisée pour la première fois après l'entrée en vigueur de la loi, d'une expression ou d'un terme étranger à la langue française, n'est interdit aux personnes morales de droit public que s'il existe une expression française de même sens approuvée par la commission d'enrichissement de la langue française et publiée au Journal officiel de la République française." 

Or l'expression "Let's" ne figure pas parmi les termes approuvés par une commission d'enrichissement de la langue française et publiée au Journal officiel de la République française...

Le Conseil d'État, contourne ainsi délibérément l'esprit même de la Loi !

Ce qui revient à dire que tout mot ou toute expression anglaise n'ayant fait l'objet d'un équivalent publié au Journal officiel peut être utilisé sans vergogne par les personnes morales de droit public ! Ce qui ouvre de grandes perspectives à tous les angliciseurs forcenés !

Merci au conseil d'État pour son grand courage et son intelligence au service de la Nation !  MAR

L'arrêt du Conseil d'État - Le site Francophonie Avenir (A. Fr. Av.) relatant l'affaire 


Langue française : Nouvelles de septembre 2020 (4)

Marianne P. Y. Bournazel Remettons la langue française au cœur de notre identité (17/9) (lien)
Le Figaro Le français pourrait (re)devenir une langue influente (20/9) (lien)
Marianne Une "écriture excluante" qui "s’impose par la propagande" : 32 linguistes contre (18/9) (lien)
Actua Litté Contre le franglais, parvenir à une meilleure sensibilisation des décideurs (lien)
Le Devoir Québec donne plus de moyens à l’OQLF (21/9) (lien)
Focus RH Arrêtons d’être cons avec l’écriture inclusive ! (15/9) (lien)


Langue française : Nouvelles de septembre 2020 (3)

Le Point Quand le français contre-attaque ! (22/9) (lien)
Libération Jean Quatremer Ursula von der Leyen ou le triomphe de l'anglais (19/9) (lien)
Libre Belgique U. von der Leyen ne devrait pas tant choisir l'anglais pour ses discours  (lien)
L'Express M. Feltin-Palas On n'est pas un bon Français quand on a un accent régional ! (lien)
Grenier Tv5MondePlus: une plateforme francophone mondiale (11/9) (lien)
Tout en bd L’histoire de la langue française en BD (7/9) (lien)


Le n° 4 de la Revue francophone d’information consacré à De Gaulle

En 2018, nous avons lancé une nouvelle Revue francophone d’information, historique et linguistique.

Cette belle revue, bien illustrée, est dédiée à la défense de la langue française et à la francophonie. Les premiers numéros ont été consacrés à la Francophonie, à Notre-Dame de Paris et au 250e anniversaire de la naissance de Napoléon. Les différentes rubriques de notre revue semestrielle traitent de la défense de la langue française et de la francophonie dans le monde.

Nous vous proposons aujourd'hui le n°4 consacré au 130e anniversaire de la naissance du général de Gaulle et son action pour libérer et redresser la France.

Alain Ripaux
Directeur de la publication. président de Francophonie Force Oblige (FFO).

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Bon de commande et d’abonnement

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Je commande 1 ou …… exemplaires du numéro 1, 2, 3, 4 de la Revue francophone d’information de FFO au prix de 9 € (franco de port).

Je souhaite m’abonner à la Revue francophone d’information de 2020, 2 numéros, au prix de 18 € franco.

Ci-joint, un chèque de ……… € à l’ordre de Francophonie Force Oblige.

345 rue de la Mairie - 60400 Appilly. (Hauts de France)

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Francophonie Force Oblige
345 rue de la Mairie - 60400 Appilly (France)
courriel : ripauxalain [arobase] gmail.com


L'Île-de-France en pointe dans la collaboracheune*

12 ans après avoir remporté haut la main le prix de la Carpette Anglaise, Valérie Pécresse tient toujours la forme !

A son instigation, la région Ile-de-France organise le 3 octobre une "Entrepreneur Coaching Day" (sic !)
avec au programme : 

• Des séances de coaching avec des entrepreneurs aguerris
• Des master classes sur des thèmes pratiques
• Des keynotes pour assister aux témoignages d'entrepreneurs inspirants
• Un espace de networking pour développer votre réseau

C'est aussi "THE PLACE TO BIZ" (admirez le jeu de mot !) avec traduction bidon pour avoir l'air de respecter la loi...

N'en jetez plus ! On se sent tellement plus intelligent en nommant les choses en globish !

L'Île de France en pointe dans la collaboracheune L'Île de France en pointe dans la collaboracheune

L'Ile-de-France, dite "région-capitale" de la France, se complait en petit canton états-unien. Encore merci à sa servile présidente  ! 

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 * collaboracheune ou frédéric-martelisme : du nom de Frédéric Martel qui prône l'alignement général sur la culture états-unienne et le remplacement du français par un sabir à base d'anglais. (voir l'article qui lui est consacré)


Editoriaux/cocarde.gifLettre ouverte au Président de la République - le 10/09/2020 - 16:39 par Guy_Dalens

Lettre au Président de la République

par Guy Dalens (adhérent d'Avenir de la langue française)
 

Meudon-la-Forêt, le 21 juillet 2020

Monsieur le Président de la République,

Il y a quelques mois, dans le cadre du Grand Débat je vous avais adressé une contribution sur la reconquête de la langue française à Bruxelles indépendamment du Brexit.

Je n’ai pas eu de réponse.

En Gascon que je suis, je reviens à la charge.

Alors qu’elle était l’un des premières langues de travail de la communauté, sinon le première, la langue française a été progressivement écartée au profit de l’anglais. En quinze ans (1975-1990), les Anglais ont éradiqué le français, l’italien, l’allemand les langues de travail des pays fondateurs de la communauté.

Notre élite a laissé faire. Elle s’est tue. Et se tait toujours. Il nous faut prendre la relève ou la contourner, ne plus se fier à son jugement et ses décisions puisque chaque jour qui passe elle nous trahit.

Alors que l’Angleterre s’en va, il faudrait encore, pour cette élite dévoyée et mondialisée, vassalisée par l’empire américain, que nous continuions à discourir en anglais dans la communauté, comme s’il n’y avait pas suffisamment d’autres langues en Europe pour échanger et pour vivre. Il suffit.

Ce qui se passe à Bruxelles est illégal et illégitime, vous le savez.

Vous le savez aussi,

Ce qui se passe à Bruxelles résulte d’un rapport de force qui nous est imposé par l’empire américain et son cheval de Troie, l’Angleterre.

Vous le savez aussi,

Cette situation est aggravée par notre démission permanente depuis de nombreuses années, notre impéritie honteuse, pour ne pas dire notre lâcheté sur le sujet de la langue française à Bruxelles.

Les Anglais sont partis ; ils doivent partir avec l’ensemble de leur bagage. Nous ne devons pas accepter qu’ils laissent derrière eux le cadeau empoisonné de leur langue qui, si elle reste, s’avérera délétère et mortelle, pour nous et les autres. Elle restera délétère et mortelle si nous continuons de fonctionner comme le veulent les fonctionnaires communautaires. Ce n’est pas à des fonctionnaires de la communauté de nous dire quelle langue nous devons parler en France. Ce n’est pas à des fonctionnaires communautaires de se faire les chantres, les défenseurs de la langue anglaise. Garder le silence plus longtemps revient à capituler, à accepter une colonisation douce, insidieuse et insupportable, à accepter de devenir un protectorat anglo-américain.

Quand on veut être souverain il faut l’être d’abord par sa langue.

Dans son syllogisme implacable Michel Serres, un autre Gascon, nous disait :

"Un pays qui perd sa langue perd sa culture ; un pays qui perd sa culture perd son identité ; un pays qui perd son identité n’existe plus. C’est la plus grande catastrophe qui puisse lui arriver".

Et pourtant ce serait simple de mettre un terme à cette anomalie qui nous pénalise culturellement et financièrement. Le rapport Grin a chiffré à des dizaines de milliards l’avantage pour le Royaume-Uni et ses entreprises le fait de la domination actuelle de l’anglais.

Vous détenez l’arme dissuasive.

La France est un des plus gros contributeurs au budget communautaire : 21 milliards en 2020. Potentiellement, il y a là un moyen de pression considérable et décisif. Un levier pour changer la donne, le rapport de force. Encore faut-il l’utiliser.

Nous pourrions soutenir que nous paierons plus notre contribution si la langue française n’est pas remise au niveau qui lui revient. Pourquoi ne pas s’inspirer du comportement de Mme Thatcher qui disait obstinément, pendant des années : "I want my money back". à propos du budget communautaire. Que ne déclarons-nous pas avec la même obstination "Je veux ma langue".

Nous ne risquons rien sinon quelques remontrances et sanctions juridiques formelles.

En face du peuple français il y a un tigre de papier ; Bruxelles n’a ni police ni armée pour nous contraindre.

Nous le savons des profondeurs de nos cœurs, le socle du système bruxellois repose sur la servitude volontaire pour reprendre l’expression d’Étienne de la Boétie, encore un Gascon. Il ne tient qu’à nous de nous affranchir.

Notre langue vaut bien ce combat.

Soyez comme Paul de Tarse sur son chemin de Damas, franchissez la ligne de démarcation qui sépare le monde mortifère où l’on veut nous enfermer de celui de la vie et de notre Langue.

Nous serons toujours avec vous dans ce combat.

Nous croyons à une autre Europe, celle qui respectera les nations et leur langue.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

Guy Dalens
membre d’Avenir de la Langue Française (ALF)
et du Haut Conseil de la Langue Française et de la Francophonie
.

Monsieur le Président de la République
Palais de l’Élysée
55, rue du Faubourg Saint Honoré
75008 Paris

Copie à :
Monsieur Jean Castex, Premier ministre.
Madame Roselyne Bachelot, ministre de la Culture
Monsieur Denis Larghero, maire de Meudon


livre.gifDeux livres à lire (suite) - le 10/09/2020 - 16:30 par Albert_Salon

Deux livres à lire (suite)

  • Gérard Cartiert "Du Franglais au Volapük ou Le Perroquet aztèque" [ Obsidiane - Les Placets invectifs, 2020)
  • Alain Borer " De quel amour blessée"(Gallimard, 2015)

Cheminant Du franglais au Volapük, Gérard Cartier, ingénieur, poète et essayiste, en arrive au Perroquet aztèquequi, au bout de sa lignée d’ancêtres, reste, selon Hergé, le seul être vivant capable de faire entendre les imprécations du chevalier de Hadoque du temps de Louis XIV. Destin de tout le français dans un siècle ou deux ?

L’écrivain rimbaldien Alain Borer, que notre auteur cite très volontiers, se pose, en termes raciniens, la même question de la pérennité du français, dans le titre et le corps de son remarquable ouvrage de 1974 (Gallimard) : ("Ariane, ma sœur, ) De quel amour blessée(vous mourûtes au bord où vous fûtes laissée "). Lamentation familière des romantiques et de Hubert Robert sur les ruines de Rome, sur les civilisations hélas mortelles, jusqu’aux plus brillantes, telle la française ? "Ruines de Babel" ?

Ces deux livres de même inspiration, riches d’enseignements sur la nature, les ressorts profonds et les évolutions de notre langue, donnant - accessoirement mais utilement - les équivalents français de moult anglicismes, dénoncent certes, comme d’autres avant eux, la volonté de nos amis-ennemis anglo-saxons, de substituer l’anglo-américain, un globish, à d’autres langues, y compris aux grandes de civilisation, dont la nôtre. "Gavage à l’anglais", "grand décervelage" par étouffement des autres pensées, écocrime de civilisation. Ils dénoncent surtout le renoncement, le désamour, parfois la honte, le simple "délaissement" par snobisme, fatigue séculaire, menant à la "servitude volontaire", de trop de nos élites, media, milieux divers.

Mais l’intérêt éminent de ces livres est aussi dans l’émergence d’un mouvement nouveau, jalonné par d’autres parutions récentes, de Résistance active qui nourrit l’espoir d’un sursaut salvateur, d’un possible retournement. Leurs auteurs sont d’ailleurs, comme d’autres, tous deux membres du Haut Conseil de la langue française et de la Francophonie (HCLFF) qui vise à porter à un niveau très supérieur l’action des associations en synergie qui ont porté sa création.

Ainsi, Gérard Cartier va jusqu’à appeler de ses vœux la formation de groupes de jeunes, résistant à la manière de leur âge, voire d’un "Front de Libération". Espoir ? Albert Salon.


Langue française : Nouvelles de septembre 2020 (2)

A. FR. AV Jean Tirole, prix Nobel français d'économie, traître à la langue française ! (4/9) (lien)
Le Devoir Pour la création de l’Université internationale de la Francophonie (3/9) (lien)
Orange Roselyne Bachelot : "L'écriture inclusive est une démarche élitiste" (2/9) (lien)
le Figaro Ces mots de la langue française qui ont changé de genre (1/9) (lien)


Langue française : Nouvelles de septembre 2020

ALF Le Journal d'Avenir de la Langue Française n°71 est paru (septembre 2020) (lien)
La Nouvelle République Les lecteurs : "On ne dit pas cluster mais foyer !" (4/9) (lien)
France Terme de "podcast" à "audio" (2/9) (lien)
Le Devoir Chefferie du PQ : des candidats pour un Québec bilingue ! (2/9) (lien)
Info Chrétienne La langue française est-elle assez féministe ? (1/9) (lien)


nouvelles2020/drapeau-suisse.jpgUne lettre de Suisse : La langue d’Emma - le 03/09/2020 - 11:38 par Philippe_Carron

Une lettre de Suisse

La langue d’Emma

Hommage à la langue de ma mère, Emma, décédée durant la période de confinement, à cette langue française dont je revois encore les lettres qu’elle écrivait dans son jeune temps, dans un style d’une sobriété et d’une limpidité étonnantes, langue désormais rejetée de partout comme "lingua non grata" et qui est en passe de la rejoindre six pieds sous terre

La Langue d’Emma, c’est ce parler pétillant dont l’évolution a été stoppée nette par l’intrusion des "silures"* anglo-saxons qui absorbent toutes les possibilités de son champ lexical ; c’est sur cette langue que se joue pourtant la plus surréaliste des farces dans nos ministères et les tours d’ivoire d’une élite bien-pensante où l’on fait encore des tonnes de projets mirifiques pour un idiome qui n’est plus que l’ombre de lui-même.

La Langue d’Emma, c’est cette langue qui, dans les instances européennes, tenait naguère encore la dragée haute à l’anglo-américain que tout une arrière-garde occulte tentait déjà de mettre en place pour assouvir ses desseins de prédation à l’échelle planétaire ; c’est cet idiome qui, aujourd’hui, à l’heure du "Brexit", fait bien pâle figure au sein d’organismes "anglolâtres" où un président français en plein déni s’apprête à faire du français un patois de plus au sein de l’Union européenne.

La Langue d’Emma, c’est une des langues d’une Confédération helvétique où l’on vante "cohésion sociale" et "paix des langues"… dans un pays pourtant dévasté linguistiquement ; c’est ce parler qu’un scandaleux sectarisme constitutionnel, une malhonnêteté intellectuelle et des garde-fous inexistants condamnent à l’exil… et les citoyens à un illettrisme ahurissant, la classe politique helvétique n’étant plus que de bien piètres marionnettes ligotées par les zélateurs du "tout-à-l’anglo-américain" de la finance et consorts, lesquels tiennent le pays tout entier sous leur coupe.

La Langue d’Emma, c’est ce langage tout en délicatesse qui ne séduira plus les visiteurs francophones de passage, désormais accueillis comme des hôtes indésirables à Nice, Genève, Bruxelles, Paris ou Lausanne… et qui s’en retournent chez eux humiliés et choqués ; c’est elle dont les étudiants non francophones, dépités, se détournent, les "natifs" eux-mêmes l’ayant rendue méconnaissable pour avoir simplement oublié leur appartenance à un ensemble géopolitique de plusieurs centaines de millions de francophones à travers le Globe.

Le mot de la fin La Langue d’Emma, c’est cette immense langue française refusée au locuteur lambda de langue française et qui s’effiloche au fil des jours, assassinée en pleine course à cause justement de sa grâce et de la pensée universelle qu’elle laissait apparaître en filigrane dans tout son discours ; c’est cette langue qui savait prendre le contre-pied d’une idéologie anglo-saxonne dévoreuse d’humanité.

Qu’en restera- t-il une fois que le credo du "tout-à-l’anglais" aura eu raison d’elle ? Rien, si ce n’est qu’une écrasante majorité de ses locuteurs auront cessé d’exister dans ce qui faisait leur être original, leur vérité, et verront s’insinuer au plus profond d’eux-mêmes une plaie béante, souvenir d’une perte irrémédiable qui les poursuivra pendant longtemps encore, comme ont été marqués au fer rouge d’autres peuples à d’autres époques…

Philippe Carron Langue française, Suisse romande Prilly/Lausanne

* Silure : gros poisson carnassier, appelé aussi poisson-chat.


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'août 2020 (3) - le 31/08/2020 - 17:48 par MAR

Langue française : Nouvelles d'août 2020 (3)

France Terme Il y a de nouveaux mots dans le gaz (lien)
Le Devoir Québec dit non au cégep bilingue (29/8) (lien)
J. Montréal Plus de vocabulaire pour éviter l’anglais dans les nouvelles technologies
 (lien)
20 minutes Oui, des produits d’anesthésie en langue étrangère ont bien été distribués dans les blocs opératoires français
(27/8) (lien)
Sénat Réponse à la question écrite de Roger Karoutchi sur le franglais et l'écriture "inclusive" (27/8) (lien)
Le Figaro 5 mots que vous pensiez anglais mais qui viennent en réalité du français
(26/8) (lien)


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