En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés. Mentions légales.
   Ma patrie, c'est la langue française   (Albert Camus)

ALF

Cadre institutionnel

Et encore...

Traduisons le franglais...

Réseaux sociaux

La Voix francophone

voix_francophone.pngVous voulez participer au débat ? participez au forum La voix francophone

Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

 ↑  

Lettres de protestation

Der. nouv.

Un coup d’État impérial de la Commission européenne

1) La lente préparation

Le Royaume-Uni avait enfin obtenu en 1973 son admission dans le Marché Commun d’alors, bien après le départ du Général de Gaulle qui y était opposé, et à la suite d’un accord conclu avec le Président Pompidou. Cet accord comportait notamment un engagement britannique de respecter la position alors dominante du français dans les institutions européennes et d’envoyer à Bruxelles des fonctionnaires parlant le français. L’accord tint quelque temps. L’élargissement à tout va le rendit caduc. Les vagues successives de nouvelles admissions servirent les positions de l’anglais, et les gouvernements britanniques se mirent assez vite à exploiter au maximum cette chance pour leur langue et leur influence. Le besoin ressenti comme vital de la protection des États-Unis par les derniers entrants anciens membres ou vassaux de l’Union soviétique, fut déterminant dans le basculement vers l’anglais, et les gouvernements belges, luxembourgeois, et hélas français, ne cherchèrent pas à faire obstacle à ce qui devint ces dernières années une véritable hégémonie linguistique impériale.

2) Le coup d’État post-Brexit

Le Brexit voté en juin 2016 rendait cette hégémonie encore moins légitime dans une Union européenne qui est diversité linguistique, culturelle, économique et politique, protégée par la charte européenne des langues officielles et de travail de ses institutions (règlement n°1 de 1958 modifié). Cela d’autant plus que l’anglais langue maternelle passait de 16% avant le départ effectif à 1% seulement de la population totale au début de 2020, date de confirmation du Brexit, du début des négociations entre Bruxelles et Londres, et de l’arrivée de Mme Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission.

Or, il est apparu aux yeux des nombreux partisans du maintien du statu quo ante qu’il ne pouvait être question de perdre l’hégémonie acquise au cours de décennies d’efforts opiniâtres. La Commission, suivie plus tard par le Parquet européen, prit tout simplement, illégalement et illégitimement, la décision - relevant pourtant du seul Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement de l’Union – de faire en pratique de l’anglo-américain sa "langue commune", c’est-à-dire sa langue de travail quasi unique. Cela sans soulever de véritable levée de boucliers, notamment des gouvernements, français inclus.

3) Les associations françaises se sont d’abord armées contre ce coup d’État

Avenir de la Langue française (ALF), COURRIEL, l’AFRAV et Défense de la Langue Française (DLF en Pays de Savoie), décidèrent en 2019 de créer un Haut Conseil de la Langue française et de la Francophonie, d’abord national, puis international, composé de hautes personnalités influentes, patriotes linguistiques de toutes professions et orientations politiques, afin de disposer d’une force de Résistance plus puissante et crédible que les associations, fussent-elles groupées en synergie, et de peser sur les décideurs, ainsi que, par les media, sur l’opinion publique. Après avoir réuni 20 autres associations porteuses de leur projet, elles purent annoncer le 18 juin 2020 par un communiqué de presse, la création du Haut Conseil français, comprenant 24 associations, dont toutes les plus importantes de France pour le français et la Francophonie, et une centaine de hautes personnalités. Depuis lors, à la faveur de premières actions menées, ce Haut Conseil français (HCLFF) en est venu à comprendre 29 associations françaises et plus de 140 personnalités membres, et à établir des sections en Belgique, au Québec, en Suisse romande et jurassienne, et une section "internationale" de hautes personnalités individuelles hors de ces pays, portant à 180 personnalités le total du Haut Conseil international (HCILFF). L’extension se poursuit à la faveur des actions conduites.

4) Actions du Haut Conseil et de ses associations et personnalités membres

La première action forte du Haut Conseil fut la lettre ouverte collective adressée le 14/9/2020 - et rappelée le 1er février 2021 - à l’Élysée, à diverses autorités, à de nombreux media et parlementaires. Ont répondu par diverses voies les Secrétaires d’État MM. Jean-Baptiste Lemoyne (chargé de la Francophonie) et Clément Beaune (chargé des Affaires européennes, par deux lettres au Haut Conseil du 7 décembre 2020 et 9 mars 2021). Nous avons ainsi reçu l’annonce de "mesures importantes pour le français" que le Président de la République entendait prendre lors de la présidence française du Conseil européen au 1er semestre 2022. Y sera associée l’inauguration par le Président de la Cité internationale de la Francophonie à Villers-Cotterêts, dont ALF avait lancé publiquement le projet sur place le 9 octobre 2001, et qui fut repris à notre demande par l’Élysée dès 2017.

En attendant, les retombées médiatiques ont enfin été intéressantes : articles dans Le Monde (Mme Mushikiwabo de l’OIF), L'Express (Feltin-Pallas), Libération (Quatremer), Marianne (P-Y. Bournazel, député), jusqu’à des entretiens télévisés d’Albert Salon (TV5 décembre, TVLibertés janvier, Russia Today mars), et surtout d’Éric Zemmour (CNews. février et juin 2021). Plusieurs grands articles de fond dans Causeur le 23 mars 2021, ont été rassemblés sous le titre "Langue française : la France n’est pas une région de l’Union européenne !". Ajoutons diverses citations et évocations dans plusieurs quotidiens et périodiques à l’occasion du 20 mars 2021, journée mondiale de la Francophonie. A été rapportée aussi notre dénonciation publique de l’imposition d’une une nouvelle carte d’identité à tous les Français. Prétendue "nationale", elle est en fait franco-européenne avec le drapeau européen (illégal depuis le referendum de rejet de la "Constitution Giscard" en 2005), et bilingue français-anglais. Nous cherchons à la faire déclarer illégale et inconstitutionnelle, alors même que les Allemands ont traduit la leur en anglais et en français.

Deuxième action politique, nous invitons moult parlementaires français à créer enfin un intergroupe Sénat-Assemblée sur français-Francophonie, les premiers saisis ayant été le sénateur André Vallini, ancien ministre de la Francophonie, et le député J. Krabal (Aisne : Villers-Cotterêts...) membre du Haut Conseil.

M. Jacques Krabal nous avait déjà, en 2017, apporté une aide puissante à l’adoption par l’Élysée de notre projet (de 2001), d’"Institut de la Francophonie"au château de François 1er. Ce Secrétaire général parlementaire de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), relevant de l’OIF, a écrit - dans notre sens post-Brexit - à Mme Ursula von der Leyen, à l’Élysée et à la Secrétaire Générale de l’OIF, Mme Louise Mushikiwabo.

C’est en liaison avec M. J. Krabal et l’APF, ainsi qu’avec Philippe Carron et l’association Langue française de Suisse romande et jurassienne, que nous menons notre troisième grande action politique : nous avons saisi en février-mars 2021, dans les langues respectives des pays les plus grands, des députés de tous bords politiques et de tous pays membres du Parlement européen afin d’y obtenir un débat et le vote d’une résolution contre l’imposition illégale et forcenée de l’anglo-américain "langue commune" à la Commission et au Parquet de l’Union et pour le retour au règlement n°1 de 1958 modifié, charte des langues officielles et de travail d’icelle. Dans le même but, M. Sassoli, Président du Parlement européen, et le Médiateur européen, ont été saisis par nos soins.

Action politique complémentaire : la recherche d’alliés hors de France

  1. a) En Allemagne, notre partenaire habituel, la puissante association Verein deutsche Sprache (VDS 30 000 membres), sollicitée pour, d’une part, nous apporter des preuves en allemand de discriminations linguistiques subies par des Allemands lors de réunions de travail dans tel ou tel organe de la Commission, pour soutenir notre recours ci-dessous décrit en Tribunal européen, et d’autre part, soumettre à la Chancelière, puis à son successeur après les élections du 26 septembre 2021, la suggestion de soutenir le Président français en Conseil européen contre la "langue commune".
  2. b) Auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF, directement concernée par la place du français en Europe, et dont 14 États sur 88 sont aussi membres de l’Union européenne), afin que le Sommet francophone de novembre 2021 à Djerba se saisisse de la question du multilinguisme et du français en UE et adopte une recommandation au Conseil européen du début de 2022, sous la présidence française.

Parallèlement et en soutien à la voie politique, nos associations porteuses du Haut Conseil ont emprunté une voie juridictionnelle : un recours devant la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE). Dûment averti du très grand risque d’échec, le Haut Conseil et ses associations porteuses, dont ALF, ont jugé que l’honneur, le respect de leur raison sociale, leur interdisait de rester sans réagir en Justice à l’imposition de l’anglo-américain. Le HCILFF - simple réseau sans personnalité juridique - a soutenu l’association habilitée ALF. Celle-cia saisi le 18 mai en recours gracieux la Commission et le Parquet européen. Elle a ensuite, par son avocat, déposé le 3 août en Tribunal européen (pour la CJUE) un recours en annulation des deux décisions (du 9 juin) de rejet des recours gracieux par Mmes Ursula von der Leyen et Laura Kövesi.

L’intérêt du recours – quelle que soit son issue, c’est une question de dignité – tient aussi à la politisation et à la médiatisation que le Haut Conseil et ses associations continueront d’assurer tout au long de cette voie juridictionnelle.

Le Haut Conseil et ALF étudient aussi avec leurs avocats une action devant la justice européenne contre le "Certificat Covid de l’UE", où l’anglais occupe une place disproportionnée.

Enfin, nos associations envisagent d’organiser en mars 2022 une manifestation en France, apoliticienne, unitaire, pour demander une vraie politique pour le français et la Francophonie et le respect de la diversité linguistique et culturelle de l’Europe et du monde. Si le rétablissement réel et efficace de l’équilibre post- Brexit des langues de travail des institutions européennes en cause, est annoncé alors par le Président de la République, nous ne manquerons pas de saluer comme il se doit, ainsi que l’inauguration de notre projet à Villers-Cotterêts, ce beau geste régalien, à la fois culturel, de grande politique, civilisationnel.

Nous avons maintenant : un actif réseau d’associations et de hautes personnalités, une volonté commune, ALF au secrétariat général du Haut Conseil, des experts, un avocat spécialisé, des crédits votés, et une ouverture plus grande des médias.

Nous avançons...Haut les cœurs !

Albert Salon, docteur d’État ès lettres, secrétaire général du Haut Conseil, fondateur en 1992 et maintenant président d’honneur d’Avenir de la Langue française (ALF). Fait à Paris le 2 septembre 2021


Langue française : Nouvelles de septembre 2021 (2)

Vie publique Langue française : 217 nouveaux termes en 2020 (10/9) (lien)
OEP En Louisiane, la langue française est en pleine renaissance (6/9) (lien)
Mission laïque française La langue française dans le monde (lien)


Langue française : Nouvelles de septembre 2021

Jean Quatremer Les Français, idiots serviles dans les institutions de l’UE (lien) [et lire le texte ci-dessous] RFJ Le Parlement jurassien dit « non » à la réforme de l’orthographe à l’école (1/9) (lien) Tribune de Genève Près de 5000 signatures pour suspendre l’orthographe rectifiée (29/8) (lien) Le Vif G. Van Goidsenhoven Le français à Bruxelles : pourquoi tant de haine ? (25/8) (lien)


Les Français, idiots serviles dans les institutions de l’UE ! avec sa référence sur YouTube, le verbatim d’un entretien sur ce sujet avec le journaliste Jean Quatremer, familier des institutions de l’UE.

lien Youtube 17’15’’-21’35’’ (anecdote très éclairante à 19’08’’).

"Le Français à Bruxelles, l’élite, Science Po, tous ces gens-là, leur truc, c’est de parler anglais. Leur truc c’est d’être "international". C’est pas d’être français. T’es français, t’arrives à Bruxelles, t’as honte d’être français, et tu te fais oublier comme français. Les Anglais, par exemple, ils avaient pas honte d’être anglais, quand ils allaient à la Commission, quand le Royaume Uni était membre, ils allaient toujours à la représentation britannique pour rencontrer l’ambassadeur britannique, discuter etc. Les Français à Bruxelles, mais non ! Surtout pas ! Ne dites surtout pas à un Français qu’il est français ! Il a honte ! Il préfère parler un mauvais anglais qu’un bon français !"

L’animateur intervient : "D’où cette phrase d’un Anglais, justement, qui disait : "Mettez toujours un Français à la tête d’une institution internationale, il sera le seul à ne jamais défendre son propre pays."

Jean Quatremer reprend : "Mais exactement ! Christine Lagarde, par exemple, elle n’a jamais prononcé un mot de français à la Banque Centrale Européenne, pas plus qu’elle ne l’a fait au FMI. Et quand elle était ministre des finances et qu’elle allait à Bruxelles, elle ne parlait qu’anglais. Le problème, ce n’est pas Emmanuel Macron. Le problème, c’est nos élites. Nos élites qui sont totalement déconnectées de la réalité. Moi c’est un truc qui me… Je suis un libéral, je suis un nationaliste, vous l’aurez depuis le début de cet entretien, mais je considère qu’en tant que Français, nous avons une culture, une façon de voir le monde, une langue à défendre. Et là, je suis très brutal là-dessus, parce que les autres n’hésitent pas à le faire. Bon, les Allemands, ils ont un problème historique, ils ont du mal à défendre la langue allemande, même s’ils le font, ils défendent leurs intérêts sans ce gêner, c’est vraiment "Germany first", c’est quelque chose de très fort. Les Anglais, quand ils étaient encore membres de l’Union Européenne, ils affirmaient aussi leur culture, leur langue etc. Nous, les Français, on n’y arrive pas. Mais c’est pas Emmanuel Macron : encore une fois, c’est nos élites qui ont un problème fondamental. Il y a une haine de soi… Vous savez, c’est un truc de droite ou d’extrême-droite de dire ça, mais je le pense vraiment.

Un jour, il y a un assistant du directeur général adjoint à la concurrence qui m’écrit un mail en anglais pour me demander de participer à une conférence avec l’ensemble des fonctionnaires de la direction générale de la concurrence, pour leur faire une conférence sur la construction communautaire. Et il me dit : "La conférence sera en anglais." Je lui réponds : "Non, je serai pas là. Je ne viendrai pas parce que c’est en anglais. Le français est une des langues de travail de l’Union Européenne, donc ou je parle français, ou pas." Le gars me dit : "Tant pis – en anglais toujours – on va contacter quelqu’un d’autre." Je dis : "Ben oui, contactez un journaliste anglais qui vous donnera une vision anglaise des choses, mais un français qui parle anglais, ça, niet !" Et puis je me dis : "C’est bizarre, il a un nom français, genre Charles Dupont, vous voyez, ça sonnait pas italien, ça sonnait pas allemand. Et j’appelle le directeur général adjoint, qui était un espagnol, et je lui dis : "Dis-moi, c’est quoi cette connerie ? - parce que j’étais déjà venu plusieurs fois - pourquoi on me dit qu’il faut que je parle anglais ?" Il me dit : "Mais il a pas été question de ça ! Qui t’a dit ça ?" Donc, je lui envoie le mail. Il est tombé de sa chaise ! Parce qu’évidemment, c’est français et anglais : les deux langues sont à égalité au sein de la Commission européenne. Mais le gars qui m’avait envoyé ça, c’était un français ! Donc, un fonctionnaire français écrit à un journaliste français connu pour sa défense de la langue française et de la culture française à Bruxelles, pour me demander de parler anglais alors que ce n’étaient pas ses instructions !

Après, je l’ai rencontré lors de cette conférence, et je lui dis : "Mais pourquoi vous m’avez écrit en anglais ? Ca n’a aucun sens, etc." Et il me dit : "Oui, mais vous comprenez, moi je considère que le français c’est une langue de merde qui doit disparaître." Et là, vous avez compris. Avec ce genre de personnage, franchement, même moi, je deviens anti-européen !"


Petit abécédaire des idées reçues de A à Z

Au roman Bouvard et Pécuchet publié après sa mort, "véritable encyclopédie de la bêtise humaine" selon l’auteur, Flaubert aurait adjoint un Dictionnaire des idées reçues. A sa manière, il est tentant d’esquisser un abécédaire de quelques idées reçues de notre époque. Ludiques ou idéologiques, simples clichés ou carrément fascistes, les mots reflètent l’air du temps mieux que tout discours.


AFFINITÉS : et plus, si affinités.
ARABE : Sans les traductions arabes, comment connaîtrions-nous Aristote ?
BIKINI : Atoll du Pacifique. Ne pas confondre avec burkini. Une femme "en itsy bitsy tout petit bikini" pour désignerune bombe sexuelle (sens vieilli).
BOULGI-BOULGA : chez les cathos, désigne l’avis du CCNE sur la loi bioéthique.
CANCEL : Cancel Culture, quand tu nous tiens ! .
CARABISTOUILLE : Fake news belge. En vogue chez certains philosophes et politiques (syn : galéjades).
CHIFFRE (arabe sifr) : romain, disparaît des musées Charles 10.
CHRISTIANISME : en voie d’extinction depuis deux mille ans.
CLITORIS : gagne à être connu. Le clitoris du parvis des Droits de l’homme.
CONTI (Quai de) : connu pour sa vieille dame.
CORPS : Le vôtre vous appartient. Habeas corpus.
COVID (nom fém.) : l’Arlésienne aux mille et un variants.
DAMAS : Paul, le foudroyé de Damas.
ÉPICÈNE : on l’est sans le savoir.
ERRATIQUE (parler chic) : une politique erratique.
FAIRE (vulg.) : faire famille, faire nation, faire église.
FOI : perdue à la puberté, se retrouve, après une crise mystique, quand on a été enfant de chœur.
FRAGILE (pl.) : les enfants, les sans-abri, les migrants, les assassins présumés, les pauvres d’esprit."Je pense aux plus fragiles" : phrase obligée de tout discours politique, religieux, sanitaire.
GAZELLE : toujours pudique. Synonyme : violette.
GENRÉ : ignoré du turc. Être genré : avoir du chien.
HÉRITAGE : Fait pour être dilapidé : héritage gréco-romain.
HOMME : Qui vous dit que je suis un homme ?
HUMAINS : les droits humains, par analogie avec les droits des animaux.
HUMANISME : athée, toujours un drame.
HUSSARDE (à la hussarde) : manière cavalière de faire l’amour. Seul emploi féminin admis par l’Académie.
IDENTITÉ : tabou. Voir Z.
IMPROBABLE : flou artistique, inattendu. Un mari, un parapluie improbables.
INCONTOURNABLE : toujours avec sujet. Un sujet incontournable.
INNOCENT : toujours présumé.
INTERSECTIONNALITÉ : a tué le féminisme en l’enfermant dans ses contradictions.
LESBIENNE : une écriture lesbienne.
OEDIPE : le complexe a fait long feu. Oedipe Reine.
PATRIARCAL(E) : société. Subsiste dans les départements amazoniens de l’EHESS.
PAPA/MAMAN : Le papa de l’acteur P. est décédé. La chanteuse Mylène, âgée de 80 ans, pleure la mort de sa maman.
PERLIMPINPIN (onomatopée) : La fermeture des frontières est de la poudre de perlimpinpin.
PROBLÉMATIQUE : la problématique de votre fuite d'eau a été résolue par La Brigade des Fluides.
PROGRÈS : ne s’arrête jamais aux passages à niveau.
QUEER : (religion) Entrer en queer.
RÈGLES : discriminantes. La Ministre à l’Égalité a levé le tabou des règles.
RELIGION : toujours en sortie : La sortie de la religion.
RESSENTI : supérieur à la température réelle. Fig. Le ressenti après un meurtre.
SEXE : refuser toute assignation.
SYSTÉMIQUE : caractérise les maux français.
START-UP (vieilli) : L’Académie recommande "jeune pousse".
VAGIN : voué au monologue.
VALEURS : Les valeurs de la République."Vous et moi, nous n’avons pas les mêmes valeurs" : slogan publicitaire des rillettes Bordeau Chesnel.
VIOL (agric) : La culture du viol.
WOKISME : "Vous chantiez ? J’en suis fort aise / Eh bien, Wokez maintenant !" La Fontaine.
Z : désir qui monte en puissance. Les Z célèbres : Zadig et Voltaire, Z. Marcas. Z/S., Zazie dans le métro, Zoo (ou la troisième Héloïse).
 

Marie-Hélène Verdier


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'août 2021 (2) - le 28/08/2021 - 10:56 par MAR

Langue française : Nouvelles d'août 2021 (2)

Yves Montenay Le MEDEF entre en francophonie (27/8) (lien)
Radio Lac Genève : une pétition s'oppose à la réforme romande de l'orthographe (23/8) (lien)
Le Figaro 5 mots auxquels nous donnons un sens... qui n’est pas le bon (17/8) (lien)
L'Est éclair L’écriture inclusive échauffe les esprits suisses (16/8) (lien)
Sénat Usage du français dans les instances et les juridictions européennes : réponse du Ministère des armées à la question orale de Mme Elsa Schalck (21/7) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'août 2021 - le 06/08/2021 - 11:17 par MAR

Langue française : Nouvelles d'août 2021

Le Devoir La réforme linguistique de Québec bientôt mise à l’épreuve (14/8) (lien)
L'Actualité Nouvelle orthographe : vaincre les résistances (10/8) (lien)
Sud Radio Jean-Marie Rouart La langue française est contaminée, dénaturée par le franglais (4/8) (lien)
Le Figaro Gaël Nofri Il faut défendre la langue pour défendre la nation (1/8) (lien)
Le Devoir Victoire éclatante pour le français (6/8) (lien)


Langue française : Nouvelles de juillet 2021 (5)

Le Monde Le "ne", marque de négation en voie de disparition (27/7) (lien)
Boulevard Voltaire Valérie Pécresse et la carpette anglaise (27/7) (lien)
Le Monde Boire du champagne en bermuda, et autres métonymies du français (26/7) (lien)
Le Figaro Du coup, genre, j’avoue... Ces tics de langage qui polluent nos phrases (26/7) (lien)


Lettre d'un de nos adhérents à Valérie Pécresse

Objet : Restaurer la fierté française en anglais ?

Madame,

Je me permets de vous écrire car j'ai appris que vous vous lanciez dans la course à la présidentielle : https://www.lefigaro.fr/politique/valerie-pecresse-je-suis-candidate-a-la-presidence-de-la-republique-pour-restaurer-la-fierte-francaise-20210722

J'ai cependant été choqué par votre affirmation selon laquelle vous souhaitez "restaurer la fierté française". En effet, cette affirmation n'a aucun sens lorsque l'on sait que vous ne défendez, ni ne valorisez aucunement la langue française, comme on peut le voir à la page suivante : https://www.francophonie-avenir.com/fr/Point-d-infos/509-Helas-Pecresse-l-anglomane-a-ete-reelue-presidente-de-la-region-%C3%8Ele-de-France

Vous conviendrez avec moi qu'il serait aberrant qu'une personne ne valorisant jamais la langue française et étant complètement vassalisée à la langue anglaise puisse accéder à la magistrature suprême. Votre attitude de soumission est scandaleuse, déplorable et à des années-lumière de la grandeur du général de Gaulle, qui défendait sans complexe la langue française partout où il le pouvait, comme le montre la lettre suivante, qu'il a rédigée : https://twitter.com/quatremer/status/1306867577512230912/photo/1

"La lettre du général de Gaulle du 19 juillet 1962, exhumée de ses archives, fait depuis quelques jours les délices des réseaux sociaux. Sans doute adressée au ministre des Armées, Pierre Mesmer, elle est ainsi rédigée : "Mon cher Ministre, j’ai constaté, notamment dans le domaine militaire, un emploi excessif de la terminologie anglo-saxonne. Je vous serais obligé de donner des instructions pour que les termes étrangers soient proscrits chaque fois qu’un vocable français peut être employé, c’est-à-dire dans tous les cas", ces derniers mots étant manuscrits…"

Pour conclure, je doute fort que vous soyez candidate, mais si cela devait être malheureusement le cas, vous pouvez compter sur moi pour vous faire de la publicité et montrer à tout le monde que vous n'êtes aucunement digne d'être présidente de notre pays.

Et les courriels, je suis capable d'en envoyer par milliers, comme le montre l'article suivant du Figaro, qui m'est consacré : https://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/03/17/01016-20160317ARTFIG00332-pour-defendre-la-langue-francaise-il-envoie-11000courriels-de-protestation.php

Bien à vous,

Daniel D. P.


Post-scriptum : Les preuves de l'anglomanie irrépressible de Mme Pécresse


Langue française : Nouvelles de juillet 2021 (4)

YouTube Jean-Luc Mélenchon Francophones : ne nous tournons pas le dos ! - Conférence à Ouagadougou (21/7) (lien)
Femme actuelle 12 anglicismes cachés dans notre quotidien (20/7) (lien)
L'Express La Loupe Bye-Bye la langue française ? [émission audio à la demande avec Michel Feltin-Palas] (16/7) (lien)


nouvelles2021/petit-lexique-francophonie.jpgPetit lexique de la francophonie - le 25/07/2021 - 20:30 par MAR

Petit lexique de la francophonie
d'Yvon Pantalacci

152 thèmes pour ce Petit lexique, entre définitions et articles, d'Acadie, Afrique, Cavelier de la Salle, Emprunt, Graddol ou Francophonie économique à Lycée français de Koweït, OIF, Union latine ou Université Sainte-Anne.
Aucune prétention à l’exhaustivité pour un corpus en soi inépuisable mais un regard libre, un parcours intuitif, une ébauche, une approche de l’univers francophone à travers ses lectures, ses recherches, ses rencontres et ses voyages.
L’occasion également pour chacun d’entre nous de s’affirmer, oser, redécouvrir et s'approprier (enfin ?) sa propre langue.
Pour commander l'ouvrage

Yvon Pantalacci est un fidèle adhérent d'Avenir de la Langue Française.


Langue française : Nouvelles de juillet 2021 (3)

Le Temps La langue de Molière s’enjaille en Afrique (16/7) (lien)
RTL Coronavirus : pourquoi le passe sanitaire prend un E (15/7) (lien)
Le Monde Logique, la langue française ? Une petite segonde ! (13/7) (lien)

Médiapart Linguistique du snobisme (14/7) (lien)
Le Figaro Cancel culture, haters... Dites-les en français! (13/7) (lien)


Langue française : Nouvelles de juillet 2021 (2)

Le Figaro Ces mots que l’on dit mais qui n’ont aucun sens (9/7) (lien)
Yahoo actualités Cancel culture, hater : plusieurs anglicismes ont désormais leur équivalent en français (9/7) (lien)
Le Figaro Ces expressions que l’on doit à La Fontaine (8/7) (lien)
Le Lézard Plus vrai que nature : plus de 120 termes français pour décrire la réalité virtuelle (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2021 (4) - le 08/07/2021 - 11:25 par MAR

Langue française : Nouvelles de juillet 2021

Yourtopia Oubliez l’anglais ! La France met la langue dans la ligne de mire (5/7) (lien)

Commission d'enrichissement de la langue française Décision du 2 juillet 2021 portant approbation des termes, expressions et définitions du Dictionnaire de l'Académie française et du Trésor de la langue française (2/7) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2021 (4) - le 03/07/2021 - 11:25 par MAR

Langue française : Nouvelles de juin 2021 (4)

L'Express M. Feltin-Palas Les anglomaniaques, idiots utiles de l'impérialisme américain (29/6) (lien)
La Croix Laurence Cossé Parlons français et agissons ! (30/6) (lien)


nouvelles2021/derive.jpgQuand la langue française est trahie par les siens - le 28/06/2021 - 11:05 par Gerard_Blua

Quand la langue française est trahie par les siens

Gérard Blua est membre de l’Académie des sciences, lettres et arts de Marseille, d’ALF et de notre Haut-conseil de la langue française et de la francophonie. Écrivain, éditorialiste, éditeur, auteur de nombreux ouvrages, il a publié en 1990, puis en 2021, "Culture française à la dérive", dont nous avions fait une recension dans l'un de nos bulletins, et dont nous recommandons vivement la lecture aux visiteurs de notre site. Albert Salon
 

En trois décennies et deux tentatives de réforme – 1990 par Michel Rocard puis 2003 par Jean-Pierre Raffarin –, notre remarquable outil linguistique s’est fondu, pour le meilleur des cas, dans un franglais de cuisine et pour les situations les plus communes, dans un charabia proprement incompréhensible. Au revoir les finesses de style admirées planétairement, il suffit de tester nos chaînes de télévision, par exemple en lisant les bandeaux sur écran, pour en être rapidement convaincu. Et cette dégradation est constante à tous les niveaux structurels de notre société : il n’y a jamais eu dans notre République, autant d’illettrés et d’analphabètes. Jamais autant de violence. Car la violence est la réponse première à l’ignorance. Cela fait bien longtemps que j’évoque inlassablement dans mes textes, les expériences scientifiquement menées sur des singes bonobos qui, à ce jour, savent utiliser plus de mille mots pour échanger avec les humains, alors que trois cents à peine sont encore au lexique des enfants perdus de certaines banlieues. Pour les anciens élèves de l’école des hussards noirs de la République dont je suis, c’est d’un terrible et douloureux constat d’échec qu’il s’agit.
 

Mais pour moi, le pire n’est pas là. Dans le fond, que ce soit nos jeunes générations qui récupèrent tristement dans leurs comportements l’impéritie d’un monde éducatif à la dérive depuis au moins une quarantaine d’années, cela n’est finalement que sombre logique en cascade. Par contre, ce qui, en l’occurrence, me hérisse le plus, c’est de constater le soutien apporté à ce gâchis organisé par une importante partie de nos prétendus intellectuels, prisonniers d’une idéologie destructrice dite droit-de-l’hommiste qui ronge les intelligences jusqu’à en faire des transparences vides. Des prétendus intellectuels qui, pourtant, comme tout un chacun furent sagement élevés au même sein nourricier de notre République, ce qui ne les empêche pas de détourner sans honte, leurs connaissances acquises, contre ceux qui eussent dû être leur fraternité de progrès mais ne sont en réalité que les victimes annoncées d’un massacre civilisationnel en marche. Certes, nos bons vieux instituteurs ne sont plus là depuis belle lurette, mais tout de même, ne relèverait-il pas d’une sorte de complot que là où une autre profession affiche en tribunal révolutionnaire ou populaire au choix, un mur des cons, une partie du monde enseignant fasse, lui, le choix d’une idéologie gauchisante plutôt que celui de la mission humaine qui procède de son existence ? Et que dire de cette installation sur la durée d’un gauchisme radical, au nez et à la barbe des dirigeants du moment, toujours aussi veules dans leurs réactions, quelle que fût leur étiquette officielle ?
 

Alors, dans ce marasme le plus complet, mangrove des intelligences noyées, là où paradoxalement le monde de l’argent rejoint celui des idéologies les plus excessives, comment s’étonner de la soudaine alliance de tous les bourreaux de notre culture, qui refusent tout, qui détruisent tout, qui piétinent tout ? Des médias courant après leur propre Audimat. Des enseignants qui abandonnent le terrain qualitatif pour ne faire que militer. Et rien d’autre au programme ! Des artistes éblouis par un théâtre sans langage où le borborygme se voudrait concurrencer une tirade de Cyrano ! Des entrepreneurs exigeant sans vergogne de leurs salariés qu’ils utilisent un mauvais anglais de cuisine plutôt que leur langue maternelle ! Depuis 1917, il y a toujours eu, en embuscade dans notre société, des araseurs de table. Aujourd’hui, c’est la table elle-même qui est réduite en poussière ! Tout contribue à pousser notre culture dans les abysses de sa disparition.
 

Comment s’étonner donc de l’apparition d’une écriture inclusive aussi inutile que ridicule, et cependant utilisée par une CGT qui serait plus utile ailleurs qu’à massacrer notre langue, puisque créée pour soutenir matériellement et nourrir intellectuellement les salariés ? Comment s’étonner que certaines universités et pas des moindres, suivant l’exemple américain, soient vérolées au point d’annoncer que tout devoir rendu en écriture non-inclusive ne serait pas corrigé ? Comment s’étonner d’un hyper-féminisme plus préoccupé par la féminisation de notre vocabulaire que par la condition de certaines femmes dans certains territoires perdus de la République comme dans certains pays du Moyen-Orient ou d’Asie ? Comment s’étonner, covid aidant et débandade gouvernementale en bandoulière, que s’éparpille, s’émiette et se dissolve la langue de Molière, Hugo, Rabelais, Montaigne, Descartes, Camus dans les caniveaux de notre avenir ? Cette langue d’une telle richesse qu’elle a pu se permettre de régner trois cents ans durant sur le monde occidental à tous ses étages : politique, sportif, artistique, littéraire, économique, devenant même l’emblème d’une civilisation ? Tous ces étages qui abattent eux-mêmes les escaliers intermédiaires pour s’abandonner désormais à leur triste sort. Et ce ne sera pas la récente remise des César qui pourra nous rassurer sur notre avenir. Je crois que La Fontaine appelait alors cela "le coup de pied de l’âne".
 

Face à une culture à la dérive, tout un assortiment de langues de bois. Mais réveillons-nous ! C’est de notre mémoire qu’il s’agit ! Serons-nous alors les ultimes destructeurs des bâtisseurs dont nous sommes issus ? Dans les silences sépulcraux d’une langue morte.
 

Gérard Blua,  écrivain et éditeur


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2021 (3) - le 28/06/2021 - 10:54 par MAR

Langue française : Nouvelles de juin 2021 (3)

Europe 1 Jean-Marie Rouart Le règne d'Emmanuel Macron va s'accompagner de la déchéance de la langue française (17/6) (lien)
Journal de Montréal N. Lester À Paris, M. Macron, c’est en anglais que ça se passe (19/6) (lien)
Le Figaro Québec : le français bientôt reconnu seule langue officielle par le Canada (16/6) (lien)
Le Figaro Télétravail : 5 mots pour en parler en français (17/6) (lien)
France Terme Des villes qui roulent pour le français) (lien)
Le Figaro Parlez du droit en français ! (16/6) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2021 (2) - le 14/06/2021 - 16:40 par MAR

Langue française : Nouvelles de juin 2021 (2)

Le Nouvel économiste Alain Borer "Le français en passe de devenir un patois local et incompréhensible du maître anglaméricain"  (14/6) (lien)
RTL Tennisman, rugbyman... Ces mots "anglais" inventés par les Français  (14/6) (lien)
Ouest France La Suisse va enseigner une orthographe française "rectifiée"  (11/6) (lien)
Le Temps Orthographe simplifiée  (9/6) (lien)
LFM L'orthographe "rectifiée" débarque dans les écoles romandes (9/6) (lien)
INA Jorge Semprun : le français est une langue admirable pour un Espagnol  (en 1985) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de juin 2021 - le 10/06/2021 - 10:01 par MAR

Langue française : Nouvelles de juin 2021

Politique-actu.com NON ! au tout-anglais dans des institutions de l’Union européenne [Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF)] (8/6) (lien)

L'Express M. Feltin-Palas Langues régionales à l'école : un "combat inutile et douteux", vraiment ? (8/6) (lien) Il nous semble utile de relayer cet intéressant article de Michel Feltin-Palas sur notre site. Ses arguments doivent être entendus. En outre, il correspond – à une très importante exception près ! – à la position officielle d’Avenir de la Langue Française, qui n’a pas varié depuis sa première publication en 1993. La voici, résumée : "sauvegarde nécessaire de ces langues ; avec le maximum d’aide publique, tant régionale que d’État ; enseignement de ces langues aussi à l’école publique, y compris une part d’enseignement (dit "immersif") de certaines matières en ces langues ; mais avec deux butoirs : que le français reste seule langue officielle, et reste langue majoritaire de l’enseignement bénéficiant de fonds publics.".

En fait, M. Feltin-Palas aurait dû préciser que le débat actuel porte moins sur le principe général, reconnu, que sur le fait que le Conseil constitutionnel n’a, en toute légalité, censuré que l’enseignement totalement ou majoritairement "immersif" dans la langue régionale. Car il y a bien, dans ce cas, remplacement de l’enseignement en français par l’enseignement en langue régionale. Le Conseil constitutionnel ne pouvait juger autrement. Dans le cas particulier de l’Alsace, les variétés très dialectales de la langue germanique allemande qui y sont parlées, sont souvent remplacées en fait (par commodité ?...) dans les écoles alsaciennes – au titre de langue régionale - par le "Hochdeutsch", c’est-à-dire l’allemand, la langue officielle et littéraire de notre grand voisin de l’Est. Imaginons qu’il devienne majoritairement - voire totalement - immersif... Albert Salon


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2021 (8) - le 01/06/2021 - 11:51 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2021 (8)


Yvon Pantalacci L’anglais, langue de substitution (lien)
Marianne Écriture inclusive : des "États généraux de la Langue française" en Suisse (lien)
Le Figaro Anglicismes : ces organismes qui luttent contre leur prolifération (25/5) (lien)
Marianne Pourquoi n'aime-t-on la France que quand on peut la dénigrer ou l'effacer ? (lien)


Un observatoire du français en Afrique à Villers-Cotterêts ?

Le Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF) soutient fermement cette proposition d’Yves Montenay, vice-président d’Avenir de la Langue Française (ALF). Il rejoint l’esprit et la lettre du projet d’ensemble pour le "château de l’ordonnance" de François 1er qu’ALF et le FFI avaient présenté au public le 9 octobre 2001 du balcon du "Plaisir" du roi chasseur, et qu’ALF et le député Jacques Krabal parvinrent à faire adopter en 1917 par le couple élyséen. Albert Salon

Le château de Villers-Cotterêts, où François 1er a signé l’ordonnance faisant du français la langue juridique du royaume, est en cours de rénovation pour en faire une cité de la Francophonie. Ce projet a suscité un grand nombre de propositions.

En tant qu’observateur attentif de la situation du français dans le monde, de sa géopolitique et de sa géo-économie, j’ai formulé ma propre proposition que vous allez trouver ci-dessous.

Bien sûr, cela dépasse mon action individuelle, et il faudrait donc que cette proposition soit soutenue par le plus grand nombre de personnes ou d’institutions possibles. Dans un deuxième temps l’institution qui serait la plus intéressée serait chargée de sa mise en place.

Voici donc l’appel à toute personne, institution ou entreprise qui souhaiterait la réalisation de ce projet

Appel pour la création d’un observatoire du français en Afrique à Villers-Cotterêts centré sur l’économie et les entreprises

Avec le soutien :

  • du pôle francophonie  du Carrefour des Acteurs Sociaux,
  • de l’association Avenir de la langue française,
  • du Centre d’étude et de réflexion sur le monde francophone (CERMF)
  • d’Alain Arnaud, expert international et chef d’entreprise,
  • de Joël Broquet (Partenariat Eurafricain),
  • de Jacques-Nicolas de Weck, chef d’entreprise,
  • d'Yvon Pantalacci, auteur du Petit dictionnaire de la Francophonie
  • et de tout autre qui répondrait à cet appel.

L’évolution rapide de la situation en Afrique nous semble justifier la création d’un observatoire du français sur ce continent, à but principalement professionnel.

Le contexte

Dans le cadre des projets d’activités à Villers-Cotterêts, le Carrefour des acteurs sociaux a rassemblé quelques dizaines de propositions, dont la présente d’un observatoire du français en Afrique.

Cette proposition répond à plusieurs constatations :

1. La chance extraordinaire pour le rôle mondial de la langue française et pour les entreprises françaises en particulier, d’avoir un espace d’environ 500 millions d’habitants où l’on peut travailler en français,

2. Une certaine ignorance par les Français de l’importance du travail en français à l’étranger (ayant travaillé dans une douzaine de pays, j’ai été sensibilisé aux questions de langue de travail et de la langue des relations avec l’extérieur), ignorance qui se traduit souvent par des affirmations du genre : « Dans mon entreprise, j’ai suffisamment de personnes parlant moyennement anglais et ça suffit pour travailler n’importe où ».

3. La remise en cause de la francophonie dans certains milieux africains médiatiques et culturel importants, notamment en matière de programmes scolaires et de langue d’enseignement. Cela dans le cadre de mouvements « décoloniaux », voire directement anti-français.

D’où la nécessité d’un observatoire NON UNIVERSITAIRE de la situation du français dans ces pays, pour faire connaître l’importance que le français a pris non seulement comme langue officielle et de travail mais aussi comme langue maternelle, familiale, d’usage professionnel et de langue commune « dans la rue » dans beaucoup de villes africaines.

Un des objectifs est d’éviter la catastrophe qu’a été au Maghreb l’arabisation de l’enseignement, en faisant mieux connaître que le français est devenu une langue africaine largement diffusée, tout aussi légitime que les autres langues locales ou nationales, et souvent plus utile.

Le tout diplomatiquement et en bonne connaissance des autres idées qui ne sont pas toutes à écarter, notamment concernant la pédagogie des premières années du primaire.

Que faire ?

Concrètement, mettre en place un centre de documentation et d’échanges (colloques, documentation sur les formations utiles, contacts professionnels locaux…)

Confier cette mise en place à une institution solide compétente en économie, ayant déjà des réalisations dans ce domaine. Cette institution doit avoir une bonne expérience des entreprises. D’où mon affirmation ci-dessus du caractère impérativement non universitaire.

Pourquoi ? Beaucoup d’universitaires sont certes très compétents en matière africaine, mais ils le sont moins en matière d’entreprise, et sont surtout spécialisés dans des domaines de recherche étroits.

Soit ils sont linguistes et se passionnent pour une langue africaine pour laquelle ils rêvent d’un rôle inaccessible du fait des moyens financiers et surtout humains nécessaires. Ces moyens humains qui seront exigés des politiques seront très difficiles à former et à mettre administrativement en place, ce qui pèsera sur le développement.

Soit ils ont une attitude politique, comme ce fut le cas au Maghreb, et comme c’est le cas aujourd’hui dans certains états du Sahel avec des tentatives de promotion de l’arabe, ou, dans d’autres milieux, de l’anglais, deux langues inconnues de la masse de la population, malgré l’usage de mots isolés.

Cette catastrophe maghrébine est aujourd’hui reconnue par ses promoteurs d’hier, mais semble difficilement réversible pour des raisons de pression religieuse.

Il ne faudrait pas qu’elle se répète en Afrique subsaharienne : sous prétexte d’enseigner en langue maternelle, on enseigne en fait une langue normalisée qui n’est la langue maternelle de personne.

Par ailleurs définir un vocabulaire économique et de gestion dans beaucoup de langues africaines serait un travail de longue haleine, toujours en retard sur l’usage. Et surtout il n’existe pas de personnes compétentes pour enseigner dans toutes les langues locales, ni de formation de formateurs dans ces domaines.

Bref, il ne faudrait pas commence par casser ce qui existe avant s’apercevoir que c’est quasi impossible à remplacer.

On risque enfin de dévaloriser les élites des classes qualifiées dont le français est la langue maternelle ou d’usage.

Cet observatoire aurait donc aussi pour objectif d’une part de ramener le débat linguistique à la réalité concrète du travail, et de montrer aux entreprises françaises tout le bénéfice qu’elles pourraient tirer d’un environnement francophone.

Appel

En conséquence, j’appelle toute personne qualifiée attentive au développement économique et humain de l’Afrique à appuyer cette proposition.

Écrivez-moi à ymontenay@gmail.com

Yves Montenay,
auteur de La Langue Française, une arme d’équilibre de la mondialisation (2015)

Sur ce site : articles sur la Langue française et la Francophonie 


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2021 (7) - le 30/05/2021 - 10:39 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2021 (7)

L'Express L'essentiel de la loi sur les langues régionales censuré (21/5) (lien)
Le Figaro Le public plébiscite la fiction française, locomotive du secteur en 2020 (26/5) (lien)
Le Parisien Eurovision 2021 : le retour gagnant de la langue française (22/5) (lien)
La Nouvelle République Paul de Sinety, héraut impliqué de la langue française (22/5) (lien)
Georges Gastaud Les langues régionales ne doivent servir de prétexte, ni à la désarticulation de la République, ni à l’éviction de la langue commune de tous les citoyens, la langue française ! (28/5) (lien)
Georges Gastaud, auteur de l’article ci-dessus, animateur vigoureux du parti des Communistes rénovateurs, est aussi un ardent président de COURRIEL. Cette association de communistes décomplexés est membre co-fondatrice (avec ALF, l’AFRAV et DLF-Savoie) le 18 juin 2020 du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF). Et elle défend et promeut avec une belle ardeur la langue française. Le Haut Conseil, tout comme ALF son principal pilier, est représentatif de toutes les familles politiques de la France, pourvu qu’elles combattent pour le français et la Francophonie. J’ai pensé, sans évidemment partager l’ensemble de ce qui est écrit dans ce texte, que la part centrale qu’y occupe la question linguistique en France, et sa présentation équilibrée, justifiaient que notre site lui fît, telle quelle, une juste place. ALF, pour sa part, depuis 1992 : sa création et l’introduction - qui lui est en partie due - dans la Constitution de la phrase : "La langue de la République est le français", seulement pour contrer l’anglicisation alors déjà entreprise, a toujours diffusé sa position officielle sur les langues régionales. Elles sont pour elle : "précieuses parts du patrimoine et de la vie de la Nation ; aide maximale souhaitable y compris par le budget de l’État ; mais avec deux limites : "pas langue officielle, enseignement immersif possible, mais jamais majoritaire dans les écoles publiques ou recevant de l’argent public". Je suis donc, comme Georges Gastaud, en accord avec la décision du Conseil constitutionnel pour ce qui est du public. Je soupçonne en outre que l’enseignement immersif majoritaire fut peut-être conçu par certains comme devant un jour s’appliquer à l’anglo-américain, le substituant ainsi progressivement au français, et naturellement d’abord à ses premières bénéficiaires : les langues régionales devenues alors les "dindons de la farce", plus encore que le français. C’est qu’ils sont forts, nos collabos de la pub et du fric !
Albert Salon, secrétaire général du Haut Conseil.


Le Loup, le chien, le diseur et les gardes : la fable de trop

Cet excellent diseur à l’immense répertoire, membre d’Avenir de la langue française, qui s’efforce de vivre aussi de sa passion, ne méritait pas d’être chassé comme il le décrit. Homme de bien, ses récitals sont autant de cadeaux fort appréciés par ses auditeurs de rencontre, non captifs. Il devrait être financé par le ministère de la Culture ! Albert Salon

.

Au milieu de l’avenue de l’Observatoire, l’une des artères les plus calmes et pittoresques de la capitale, un jardin jouxtant celui du Luxembourg honore, par son nom, la mémoire des "Grands explorateurs Marco-Polo et Cavelier-de-La-Salle". Une allée de ce jardin honore, par son nom, la résistante "Denise Vernay".

C’est ce lieu béni, entre pelouses et frondaisons, qu’avait choisi Yvan Gradis (témoin, avant d’en devenir administrateur, des prémices de notre association, dont il suscita, créa puis corrigea le bulletin trimestriel que nos adhérents connaissent bien) pour honorer, quant à lui, les 38 poètes de son répertoire de diseur, lequel comprend (actuellement) 126 poèmes du XVe au XXIe siècle, autant de textes récités, au pied levé, au gré des passants, le plus souvent en français, mais aussi en anglais, en allemand, voire en polonais.


Ce samedi 8 mai 2021, donc, Yvan s’adonnait, comme il le fait régulièrement dans Paris et en province quand on l’y invite, à sa passion : la poésie. Trois heures… seulement… s’étaient écoulées sous un doux soleil printanier, devant des dizaines d’auditeurs-spectateurs venus subir, en passant, cette "piqûre" de belle langue, de culture et d’émotions en tout genre en laquelle consiste un poème, quand trois gardes un peu trop zélés, s’ennuyant peut-être, en tout cas ne l’entendant pas de cette oreille, sont venus rompre le charme et piétiner le bonheur partagé par le diseur et son public – en plein milieu du Loup et le Chien de La Fontaine, dont on fête pourtant les 400 ans cette année.

Yvan Gradis, le diseur


Une mésaventure vécue par Yvan avec assez de scandale pour qu’il ait décidé de s’en plaindre à la supérieure hiérarchique desdits gardes : la maire de Paris. Voyez donc la lettre adressée à Anne Hidalgo, ainsi que celle reçue par Yvan, au lendemain de l’incident, de la part d’une de ses spectatrices.

Ci-joint :

- la lettre d' Yvan Gradis à Mme Hidalgo, maire de Paris
- la lettre d’Hélène Dumarty
- le répertoire poétique d'Yvan Gradis

Pour le cas où vous voudriez vous exprimer sur cette affaire auprès des adjointes de Mme Hidalgo ou de son cabinet, voici leurs adresses électroniques :


nouvelles2021/barbara-pravi.jpgLe Français en force à l'Eurovision - le 24/05/2021 - 19:18 par MAR

Le Français en force à l'Eurovision

aucun titre en anglais sur le podium !

Il n'y a pas si longtemps de nombreux journaleux (mauvais journalistes) se gaussaient des français, osant, quasiment seuls, chanter dans leur langue à l'Eurovision avec de mauvais résultats, leur reprochant de ne pas chanter en anglais comme tout le monde.
Il y eut déjà le précédent de 2017 où le portugais Salvador Sobral gagna avec Amar Pelos Dois sans aucun mot anglais.
Cette année, mieux encore : aucun titre en anglais sur le podium : les Italiens du groupe Måneskin ont emporté la victoire avec la chanson "Zitti e buoni" en italien. La française  Barbara Pravi était 2e avec la chanson  "Voilà" en français et le groupe suisse Gjon’s tears était 3e avec la chanson "Tout l’univers", en français également !

En outre, la candidate maltaise, a choisi un titre tricolore, "Je me casse". Et le Suédois Tusse, ancien réfugié du HCR d’origine congolaise, a repris sa chanson "Voices" en français sur les réseaux sociaux. Enfin, cette année, cela change. 8 candidats sur 39 ont tenu à s’exprimer dans leur langue natale.


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2021 (6) - le 21/05/2021 - 12:11 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2021 (6)

SSJB Montréal : Grande marche pour le français le 21 mai 2021 - 17h (lien et ci-dessous)
20 minutes Eurovision 2021 : La langue française fait un retour en force  (16/5) (lien)
Le Figaro 10 mots pour parler de la télécommunication en français (17/5) (lien)
L'Express  M. Feltin-Palas Aulx, yeux, travails... Il y a des pluriels bien singuliers  (18/5) (lien)
Le Figaro Healthy, confort food, drive... Dites-le en français ! (15/5) (lien)
__________________________________________________________________________

Montréal : Grande marche pour le français le 21 mai 2021, à 17h

La Société Saint Jean-Baptiste et le Mouvement des jeunes souverainistes (MJS) tiendront
une grande marche pour le français

Vendredi le 21 mai 2021, à 17h à Montréal [statue Georges-Étienne Cartier]

"En français, c’est non négociable !" (lien)

ALF et les association porteuses du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF) se déclarent pleinement solidaires de cette importante manifestation au Québec.
Nous sommes en fraternité d’armes avec les organisateurs dans ce combat commun !

Certains d’entre eux sont membres de notre Haut Conseil international, dans sa section Québec en cours de peuplement.

Bientôt nous devrons reprendre les manifestations de rue en France, tant notre situation commence à ressembler à l’ « étranglement au sérail » que subissent les Québécois, et a fortiori, les autres francophones du Canada !...

Haut les cœurs !

Albert Salon


nouvelles2021/larousse.jpgLarousse fourrier du franglais ! - le 18/05/2021 - 11:21 par MAR

Larousse fourrier du franglais !

Lettre d'une adhérente d'ALF aux éditions Larousse

Madame Chantal Leflaive (adhérente Alf)
aux Éditions Larousse, département dictionnaires français, le 4 mai 2021

Madame la Directrice,

Je ne voudrais pas tarder davantage à vous faire part de ma stupéfaction, voire de mon indignation, à l'écoute des informations diffusées sur la radio France Inter ce mardi 4 mai 2021, vers 13h, à l'occasion de la nouvelle édition du dictionnaire Larousse.

Dans cette édition paraîtront les mots cluster et click and collect. Je vous demanderais de vous rapporter à la fameuse réponse de Voltaire à une Italienne qui se plaignait de la pauvreté de la langue française. Il lui a répondu en citant tous les mots pouvant signifier l'action de manger pour lui prouver la richesse de notre langue. Ainsi, en est-il du français actuel :
Click and collect : choisissez, sélectionnez ; click : cliquez ; collect : ramassez, prélevez, servez-vous, recueillez, prenez, saisissez, emportez, etc. ; cluster : foyer, réunion, rassemblement, groupe, attroupement, assemblée, etc.

Je ne fais pas partie des illettrés puisque je suis cataloguée "bac+3" et que je pratique la langue française depuis 80 ans, vivant parmi des personnes de haut niveau. Mais je suis souvent obligée de prendre mon dictionnaire anglais-français pour la lecture des journaux, même Le Figaro (ex. : Le Figaro-Madame : "s'informer auprès des gossips"! ?)

Regrettant que les spécialistes de la langue française ne manifestent pas davantage de respect pour notre patrimoine culturel que bien des étrangers nous envient, je vous prie de croire à mes salutations.

Chantal Leflaive


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2021 (5) - le 18/05/2021 - 11:01 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2021 (5)

Le Figaro  Alain Borer Le français subit un grand dérèglement sémantique  (14/5) (lien)
Front populaire Les anglicismes à l’assaut de la langue française ?  (13/5) (lien)
J. de Québec Nouvelle mouture de la loi 101 : un ministère de la Langue française ! (13/5) (lien)
Culture générale Quelques mots empruntés à l’Empire du soleil levant  (14/5) (lien)
Le Figaro Overbooké, swipe: l’hégémonie du globish  (14/5) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2021 (4) - le 16/05/2021 - 11:23 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2021 (4)

Sud Radio Alain Borer Nous ne sommes pas dans une période de mondialisation mais d'autocolonisation (11/5) (lien)
MH Verdier Le français est la langue de l’école républicaine, un point, c’est tout ! (10/5) (lien)
TV5 Monde L'écriture inclusive formellement interdite par l'Éducation nationale (7/5) (lien)
Ouest France L’Académie française en 12 dates, de 1635 à nos jours (10/5) (lien)
Le Figaro Si vous connaissez ces mots, vous êtes un amoureux de la francophonie (9/5) (lien)


Examen périodique universel (EPU) de la Belgique
Beau succès pour les francophones de Flandre à l’ONU

Il s'agit là d'une victoire due notamment au long combat de notre ami Edgar Fonck, directeur de l'Association pour la promotion du français en Flandre (APFF), et membre de notre Haut Conseil de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF). Nous lui adressons nos vives félicitations. AS

De Haan (Le Coq), le 10 mai 2021 – En Flandre, région unilingue flamande située au nord de la Belgique, plus de 300 000 citoyens ont pour langue maternelle le français.
Cette minorité francophone en Flandre (5% de la population) n’est pas reconnue comme telle, ni protégée par la Convention-cadre du Conseil de l’Europe pour la protection des minorités nationales que la Belgique n’a toujours pas ratifié à ce jour, depuis sa signature le 31 juillet 2001.

En Effet, la Flandre ne veut pas entendre parler de minorité francophone sur son territoire, ni de discriminations linguistiques.
En l’absence de droits reconnus, notamment de disposer de subventions pour leurs activités culturelles, et soumis de manière continue aux tracasseries administratives imposées par la Région Flamande, tant dans les communes à statut linguistique spécial (les communes à facilités qui sont bilingues) que dans les communes dites "sans facilités", les francophones de Flandre se sentent menacés d’assimilation forcée.

Quatre associations représentatives des francophones de Flandre, dont l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF), ainsi que de l’Association de Promotion des Droits Humains et des Minorités (ADHUM) ont envoyé un rapport alternatif à l’ONU, dans le cadre du 3ème Examen périodique universel (EPU) de la Belgique. Examen au cours duquel est passé en revue l’ensemble des droits de l’homme dans le pays examiné.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les francophones de Flandre qui se battent avec opiniâtreté depuis plus de 20 ans, pour défendre leurs droits, viennent de remporter un beau succès à l’ONU à Genève, lors du 3ème EPU de la Belgique .

Un succès d’autant plus important que 6 recommandations de l’ONU concernent les minorités et les discriminations linguistiques qui avaient été volontairement "oubliées" dans le rapport officiel de la Belgique.

Cerise sur le gâteau, la recommandation de la Suisse à la Belgique de "ratifier la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales qu’elle a signé en 2001". Ou la recommandation de la Russie d’"adopter des mesures pour réaliser les droits et les critères linguistiques des minorités, notamment de la minorité francophone en Flandre".
Dans son intervention, la Suisse a expliqué que son identité est "fondée sur le pluralisme et la coexistence de différentes communautés, notamment linguistiques", et que, pour elle, "la protection des minorités nationales est une priorité".

Il sera difficile pour la Belgique de ne pas tenir compte de ces recommandations, auxquelles il faut ajouter celles récemment adoptées par le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD), alors que la Belgique est candidate à un siège au Conseil des droits de l’homme de l’ONU en 2023.

Edgar Fonck, porte-parole de la CAFF-ADHUM *
Coalition des Associations Francophones de Flandre et de l’Association de Promotion des Droits Humains et des Minorités ( http://www.francophonie.be/caff-adhum )

(*) La CAFF-ADHUM est composée de l’Action Fouronnaise, l’Association de Promotion des Droits Humains et des Minorités (ADHUM), l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF), Citoyens de Zaventem et Ronse bilingue - Renaix tweetalig.


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2021 (3) - le 08/05/2021 - 19:41 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2021 (3)

Le Dauphiné Vallini "Pour une troisième langue sur nos cartes d’identité !" (6/5) (lien)
Le Point Alain Borer "L’écriture inclusive est un code exclusif" (10/5) (lien)
Le Devoir Québec utilisera uniquement le français dans ses écrits d’ici un an (6/5) (lien)
Le Monde "Télétravailler", "cluster", "réa"… nouveaux mots du Larousse issus de la crise sanitaire (lien)
Le Figaro Novlangue: 4 mots qui ne veulent plus dire grand-chose  (6/5) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2021 (2) - le 06/05/2021 - 12:34 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2021 (2)

Yvon Pantalacci Les Français et leur langue : désamour ou schizophrénie ? (lien)
L'Express Feltin-Palas Le désaccord du participe passé  (4/5) (lien)
Le Figaro étudiant Jean-Michel Blanquer veut interdire l’écriture inclusive à l’école  (3/5) (lien)
Le Figaro Dans les secrets de la fabrique des mots du Petit Larousse  (3/5) (lien)


Rechercher

Rechercher

à l'affiche

D'autres le disent aussi !

Avenir de la Langue Française - 34 bis rue de Picpus - 75012 Paris - avenirlf@laposte.net