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Le forum La voix francophone animé par 3 membres d'ALF existe depuis Janvier 2013. Une vingtaine de rédacteurs y participent.

Les animateurs de ce forum ont ouvert une rubrique "Avenir de la langue française" sur la page d'accueil. Les visiteurs du site pourront y publier des messages, il pourra s'agir de commentaires à propos des articles publiés sur le site d'ALF. Toutes les initiatives seront bienvenues de telle façon que les membres de l'association ainsi que les visiteurs du site d'ALF, puissent échanger entre eux sur le thème de la francophonie qui nous est cher. À bientôt sur le forum ! Michel Chevallier

 ↑  

Lettres de protestation

Der. nouv.

/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2022 (2) - le 17/05/2022 - 11:17 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2022 (2)

TV5 Monde Francophonie : "la langue française progresse en Afrique" et pas seulement (8/5) (lien)
RTL Anglicismes : une histoire d'amour entre le français et l'anglais ? (15/5) (lien)
Le Figaro Majuscule ou minuscule : quelle règle pour ne plus (jamais) se tromper ? (13/5) (lien)
L'Express M. Feltin-Palas Pass, e-mail, glamour... Ces anglicismes qui viennent du français (10/5) (lien)


Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF)

Communiqué de presse sur le coup d’État de l'Union Européenne contre la diversité linguistique

Le Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (UCILFF), ses 34 associations et 186 personnalités membres, ont rappelé au Président de la République sa promesse du 7 mars 2021, réitérée notamment le 15 février 2022, transmise par lettres de son gouvernement (M. Clément Beaune, secrétaire d'État chargé des Affaires européennes), d’utiliser son tour de présidence du Conseil de l’Union européenne, au 1er semestre de 2022, pour mettre fin au coup d’État de la Commission européenne, du Parquet européen et de la Cour des comptes de l’UE.

Ces trois institutions de l’Union avaient en effet, dès 2020 avec l’officialisation du Brexit, décidé de leur propre chef de garder l’anglais et même de le promouvoir "langue commune", en en faisant leur unique langue de travail de fait. Coup d’État, puisqu’une telle décision relevait du seul Conseil des chefs d’État et de gouvernement de l’Union. Décision illégitime, puisque l’Europe est diversité politique, surtout linguistique et culturelle. Décision illégale, violant les textes de base de l’Union : le traité de Rome de 1957, la Charte des Droits fondamentaux, et le Règlement n°1 de 1958 sur les langues officielles et de travail. Saisi d’un recours par Avenir de la Langue française (ALF), le Tribunal européen s’est déclaré en août 2021 incompétent sur le fond.

Le Haut Conseil international attend donc toujours du Président de la République réélu exerçant encore, ce présent semestre, la présidence du Conseil de l’Union, qu’il honore sa promesse avant la fin de cette présidence, et annonce publiquement, avant les élections législatives de juin 2022, les résultats acquis ou espérés de ses démarches.

Contact : Albert Salon, secrétaire général du HCILFF, ancien ambassadeur - Avenir de la Langue française (ALF), 34 bis rue de Picpus - 75012 Paris - albert.salon0638 @ orange.fr


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mai 2022 - le 10/05/2022 - 13:03 par MAR

Langue française : Nouvelles de mai 2022

l-express.ca Les verbes passe-partout n’ouvrent pas toutes les portes (6/5) (lien)
Le Figaro "Wesh", "khalass", "moula"… Les mots arabes qui plaisent tant aux jeunes ? (6/5) (lien)
L'Express M. Feltin-Palas "Amour", "bouquet", "régime"... Quand le français parle occitan, normand ou créole (3/5) (lien)
Ça m'intéresse Les mots que les jeunes utilisent et que vous ignorez (3/5) (lien)
Cosmosonic Le débat se poursuit sur la langue française au Canada (1/5) (lien)
Radins.com : Langue français : un nouveau vocabulaire informatique à adopter (3/5) (lien)


Mon séjour dans la fosse aux lions
de la politique belge

de Paul-Henry Gendebien, 2021, aux éditions Weyrich

Ce livre peut être commandé à la librairie du Centre Wallonie-Bruxelles, 127-129 rue Saint-Martin, Paris 4e ou par exemple ici.

Il est temps que les Français s’intéressent enfin de plus près à ce pays européen géographiquement et culturellement si proche d’eux, qui fut aussi français pendant deux décennies, il n’y a pas si longtemps, et qu’ils connaissent si mal. Complexe français de Waterloo et prudent enfouissement des rêves de grandeur ?

Or, voici que Paul-Henry Gendebien nous y invite. Héritier d’une grande lignée de Belges, Wallon ardennais, député cofondateur du Mouvement wallon régionaliste, élu aussi au Parlement européen, puis diplomate représentant la Communauté française de Belgique auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie à Paris, créateur du Rassemblement Wallonie-France, il fait de ses mémoires non seulement un miroir tendu à ses compatriotes et une dissection de leurs problèmes, mais encore – très important pour nous Français - une présentation vivante et passionnante de ce qui interpelle la France en Belgique. Il est membre du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie. Il nous fait pénétrer dans le dédale de la politique belge, à partir de sa Wallonie, qui fut longtemps la région la plus industrialisée, dominante politiquement et culturellement, assise sur la langue française adoptée, depuis le Moyen-âge et les Ducs de Bourgogne, aussi par la bourgeoisie flamande, au point de devenir la langue maternelle très largement dominante à Bruxelles, qui est en Flandre. Longue frustration des flamandophones du peuple, dont la langue fut méprisée. Puis déclin en Wallonie des vieilles industries et de l’esprit d’entreprise. Sursaut remarquable de la démographie et du dynamisme de la Flandre. Aidée dans son rééquilibrage, puis, semble-t-il, favorisée par l’État belge. Situation actuelle : une Wallonie relativement bien plus pauvre que le nord flamand, devenue partiellement dépendante de la richesse flamande, tout en restant attachée au mythe de l’unité de la Belgique. Les Flamands dominent dans l’État et, dans la foulée de leur brillante remontada et de la pleine valorisation de leur langue, voire des excès ethnicistes de leur "Walen buiten " (dehors, les Wallons !), s’orientent vers une indépendance les débarrassant du "fardeau wallon", méprisé à son tour.. Ils ont entraîné la Belgique et les Wallons dans un fédéralisme que Paul-Henry Gendebien qualifie ainsi : "Le grand malentendu : le fédéralisme est un aboutissement pour les partis wallons, une étape transitoire vers son émancipation pour la Flandre." Pour lui, il y a bien un peuple wallon, mais non une nation ; les Flamands forment un peuple et une nation. D’où l’impossibilité, à ses yeux, de "réussir une omelette belge avec un œuf dur flamand".

Face à cette évolution, et pour résumer très grossièrement l’analyse de Paul-Henry Gendebien, l’auteur évoque la phase de la tentation belge, surtout wallonne, de s’attacher à l’idée de la "région d’Europe" rejoignant ainsi la conception européiste de "l’Europe des régions", bâtie sur l’effacement des États européens. Pour constater son caractère illusoire, tant pour la Belgique que – surtout - pour la Wallonie, dont il pense qu’elle ne serait pas viable par ses propres moyens, et qu’elle a, elle aussi, un "besoin de grandeur", dans une nation véritable, plus grande. Il cite Jules Destrées, qui écrivait déjà en 1912 au roi qu’il ne régnait pas sur une nation belge, mais sur deux peuples bien distincts, et, en 1923, à propos des Wallons : "L’eussions-nous oublié, nous restons toujours un morceau de France". D’où l’initiative qu’il prit, il y a 14 ans, de fonder le Rassemblement Wallonie-France (RWF). Ce parti réunionniste, de rattachement de la Wallonie à la France, a trouvé de valeureux soutiens en Wallonie, et quelques-uns en France, notamment des Séguin, Chevènement, Dorin...Mais le soufflé est retombé. Notre amoureux invétéré de la France pense alors que cela adviendra un jour, mais dépendra bien moins des Wallons – et "naturellement" pas de la France à laquelle il s’interdit évidemment de faire appel !... – que de l’accession très vraisemblable de la Flandre à l’indépendance. Avec l’inconnue lancinante du sort de Bruxelles qui reste très largement francophone, malgré les grands efforts de défrancisation de la part des Flamands, et l’aide puissante de tous les euro-atlantistes qui imposent l’anglais partout, surtout dans la capitale. Reste donc un "réunionnisme de précaution"....

Une partie importante de ce livre sur la fosse aux lions porte sur la langue française et sur les quatre rôles qu’elle joue aujourd’hui "outre Quiévrain" : en Wallonie, à Bruxelles capitale, en Belgique, et dans les institutions de l’Union européenne. Ainsi, évidemment, qu’en France même, et dans le grand large de cette Francophonie que notre auteur connaît bien par sa mission au "Congo belge", par ses liens avec le Québec, la Suisse, les institutions de la Francophonie (OIF) au sein desquelles il a beaucoup œuvré à son siège parisien. Cet aspect particulièrement important méritera de faire l’objet de notre part d’un article spécial, car l’auteur y développe des analyses qui parlent au cœur des Français et de tous les Francophones. Albert Salon

à lire aussi de Paul-Henry Gendebien :

Note : Je recommande à nos lecteurs la lecture complémentaire du livre très intéressant de Roger Dehaybe, Wallon de Liège, haut diplomate et universitaire belge, autre membre du Haut Conseil international de la langue française et de la Francophonie, dont ALF a publié la recension dans son bulletin n°73 d’avril 2021. Son titre : "Le choix de la Francophonie – Un parcours belge et international", 2021, éditions du Cygne, Paris.


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2022 (4) - le 02/05/2022 - 10:32 par MAR

Langue française : Nouvelles d'avril 2022 (4)

L'Express M. Feltin-Palas Pourquoi ne dit-on pas : "quand les chevals mouriront" ? (26/4) (lien)
Le Figaro 5 anglicismes qu’on ne veut plus (jamais) entendre dans les entreprises (24/4) (lien)
RTL : Le gars et le garçon : les vestiges des déclinaisons du français (23/4) (lien)


Retour sur la décision du 2 juillet 2021
en matière de terminologie

Une aide bienvenue pour nos associations qui font des procès pour non traduction de termes étrangers courants en français, échappant aux travaux des commissions de terminologie précisément parce qu’ils sont très courants, comme "pain" et "maison". Nous ne perdrons plus de procès de ce genre. AS

Retour sur la décision du 2 juillet 2021 portant approbation des termes, expressions et définitions du Dictionnaire de l’Académie française et du Trésor de la langue française dans le cadre de l’application de la loi Toubon.

Le site France-Terme a fait paraître la décision du 2 juillet 2021 portant approbation des termes, expressions et définitions du Dictionnaire de l’Académie française et du Trésor de la langue française comme références terminologiques officielles dans le cadre de l’application de la loi du 4 août 1994 (dite loi Toubon).
Voir la décision sur le site France Terme ou sur ce site.

Un des écueils de l’application de l’article 14 de la loi du 4 août 1994 concerne l’exigence d’une terminologie officielle à opposer à l’emploi d’expressions ou de termes étrangers. Les commissions de terminologie ne peuvent anticiper la création débridée de noms de services ou de slogans en langue étrangère et éditer une terminologie officielle pour chaque cas.

La possibilité d’opposer "un terme ou une expression de même sens" contenus dans les dictionnaires de référence doit permettre de lutter plus efficacement contre l’emploi d’expressions ou de termes étrangers. Ainsi, par exemple, l’expression complète "The best in the world" aurait pu échapper à une traduction officielle et éviter ainsi la censure. Avec la décision officielle de nommer des dictionnaires faisant référence, nous pouvons maintenant faire valoir que les mots "meilleur" et "monde", trouvés dans les dictionnaires de référence, ont bien le même sens que les termes étrangers, et doivent donc légalement remplacer ces derniers. Une lacune bien gênante se trouve ainsi comblée.

Nous nous heurterons sans doute encore à des termes "angloïdes" (comment traduire deeplomatics du Ministère des Armées ?), mais cette décision du 2 juillet 2021 représente un progrès important pour l’application de la loi du 4 août 1994 dans les services publics.

Marceau Déchamps


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2022 (2) - le 20/04/2022 - 10:31 par MAR

Langue française : Nouvelles d'avril 2022 (2)

Le Devoir La lieutenante-gouverneure du Nouveau-Brunswick ne peut être unilingue, tranche la Cour (15/4) (lien)
Français à l'étranger Le français est la 5e langue la plus parlée au monde (9/4) (lien)
Impératif français décerne son Prix Citron au Parlement canadien et à Air Canada (8/4) (lien)
DGLFLF : Le nouveau Vocabulaire de l'éducation et de la recherche est paru (lien)
Nadia Antonin : Le projet pour l’égalité des langues en Europe (ELE) (lire ci-dessous)

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Le projet pour l’égalité des langues en Europe (ELE) par Nadia ANTONIN

du 7 au 9 février 2022, s’est tenu le forum "Innovation, technologies et plurilinguisme". Ce forum, organisé par le ministère de la culture via la délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), s’inscrivait dans la continuité de la réflexion sur la traduction et le multilinguisme menée dans le cadre du programme de travail des ministres de la culture de l’Union européenne (UE). Il avait pour fil conducteur "le plurilinguisme dans l’environnement numérique : un enjeu de cohésion sociale et de citoyenneté européenne". Au programme figuraient quatre thématiques :

  • Le plurilinguisme et la traduction dans une Europe de la culture et de la connaissance face au défi du numérique ;

L’apprentissage et l’enseignement des langues en Europe, leur promotion et leur attractivité par l’innovation numérique Le traitement automatique du langage, la disponibilité des contenus scientifiques, la collecte, l’évaluation et le partage des ressources linguistiques numériques, avec les acteurs des mondes scientifiques, de la recherche et de l’entreprise ;

  • Les technologies du langage, au service du citoyen européen, pour promouvoir les valeurs de l’UE et un sentiment d’appartenance commune.

Parmi les nombreuses interventions, nous avons choisi d’évoquer dans cet article le projet de l’Union européenne pour l’égalité des langues en Europe (ELE) qui nous a été présenté par Joseph Mariani (directeur de recherche au CNRS/IMMI et LIMSI) et François Yvon (chercheur au LISN/CNRS). Ces derniers définissent l’égalité des langues dans l’espace numérique comme "la situation dans laquelle toutes les langues disposent de technologies linguistiques et d’un contexte social, économique et institutionnel qui leur permet de continuer à exister et prospérer avec vitalité à l’ère numérique".

META-Net et les langues européennes "Le réseau d’excellence META-Net apporte une contribution inestimable à l’élaboration d’une véritable stratégie européenne en faveur du multilinguisme […] Xavier North, inspecteur général des affaires culturelles

META-Net, le réseau Alliance Technologique pour une Europe multilingue comprend actuellement plus de 50 laboratoires de recherches dans le domaine des sciences et technologies de la langue[1], dans une trentaine de pays. Ce réseau d’excellence a analysé l’état des ressources et des technologies de la langue dans une collection de Livres blancs "Les langues de l’Europe à l’ère du numérique" sur chaque langue de ces pays, chacun de ces Livres blancs étant rédigé dans la langue concernée et traduit en anglais. Dans le Livre blanc intitulé "La langue française à l’ère du numérique", les auteurs rappellent que le multilinguisme est "une donnée essentielle de la construction européenne. Il est primordial d’assurer à chaque citoyen européen la possibilité d’utiliser sa langue maternelle et à chaque État européen la capacité de préserver sa culture [ …] peut-on accepter de voir disparaître des langues européennes et les cultures dont elles font partie ?". Alors que l’anglais dispose de nombreuses ressources et technologies, la majorité des autres langues souffrent d’un manque de support technologique. Ainsi, les Livres blancs cités précédemment signalent que "21 langues européennes sont en danger d’extinction numérique".

Vers l’égalité des langues en Europe Le 11 septembre 2018, le Parlement européen a adopté une résolution sur l’égalité des langues à l’ère numérique, à partir d’une étude commandée par le Comité d’évaluation des choix scientifiques et technologiques du Parlement. Dans cette résolution, il est notamment question de déterminer les moyens les plus adaptés pour parvenir à l’égalité totale des langues à l’ère numérique à l’horizon 2030 et d’élaborer un programme stratégique de recherche, d’innovation et de déploiement en faveur du marché unique numérique multilingue. Le projet des langues européennes, coordonné par le Centre de recherche irlandais sur le contenu numérique (ADAPT Center), implique non seulement les partenaires du consortium ADAPT Centre, le Centre allemand de recherche en intelligence artificielle (DFKI), l’Institut du traitement des langues et des discours (ILSP) mais également 52 partenaires issus de l’industrie, de la recherche et de nombreux réseaux transnationaux. Le consortium part du principe que l’égalité linguistique numérique ne sera atteinte que lorsqu’une langue ne sera plus sous-financée. La majorité des langues ne disposent pas de ressources technologiques. Qu’en est-il pour la langue française ?

Les ressources technologiques pour la langue française Comme le souligne la DGLFLF, "les technologies de la langue constituent pour les pouvoirs publics une question d’intérêt général : elles contribuent à l’amélioration de la vie quotidienne des français, au développement de l’économie et au renforcement des échanges. Ces technologies permettent de multiples applications telles que la traduction automatique et l’aide à la traduction, la reconnaissance vocale et les commandes vocales ou la synthèse vocale. Il s’agit d’assurer au français une place significative dans ces technologies en tant que langue pivot, mais aussi de développer des nouveaux outils pour les langues de France dont l’équipement technologique demeure faible". Concernant les technologies de la langue pour le français, Joseph Mariani et François Yvon dressent un constat qui révèle notamment :

1) La forte dynamique dont bénéficient les technologies linguistiques ; 2) Les avancées de l’intelligence artificielle et du développement rapide de la technique d’apprentissage profond ; 3) L’existence de multiples sources de données, inégalement activées, archivées, référencées et documentées. Grâce aux nombreux projets relatifs à la production des données nécessaires au développement des technologies pour la langue française, cette dernière se situe à une excellente place au sein d’un peloton qui rassemble l’allemand, l’espagnol, l’italien et le néerlandais, mais se trouve loin derrière l’anglais. Cela étant, bien que les technologies de la langue aient fait des progrès considérables au cours de ces dernières années, les auteurs du Livre blanc sur la langue française soulignent que le "rythme actuel du progrès technologique est trop lent". La question de la Francophonie et l’importance du traitement automatique de la langue française pour assurer son usage et garantir son devenir doivent être une priorité face au défi du numérique.

A cet égard, Joseph Mariani et François Yvon font les recommandations suivantes : 1) Améliorer le recensement et la diffusion des ressources langagières ; 2) identifier et développer les outils de traitement de la langue comme les outils de traduction performants entre le français et toutes les langues européennes ; 3) systématiser l’évaluation des technologies dans des conditions réelles ; 4) renforcer la recherche pluridisciplinaire pour préparer les technologies et les usages de demain. En conclusion, pour contrecarrer l’usage généralisé de l’anglais dans les environnements numériques et préserver l’avenir de la langue française, la France doit accélérer et amplifier ses efforts et mettre en œuvre les moyens nécessaires pour développer les nouvelles technologies du langage et de la traduction, les outils du numérique et ’intelligence artificielle.


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles d'avril 2022 - le 08/04/2022 - 12:32 par MAR

Langue française : Nouvelles d'avril 2022

Ouest France Henriette Walter : le franglais nuit gravement à la communication, déplore la linguiste (3/4) (lien)
Le Figaro Ces mots français que les Anglais ont comiquement travestis (5/4) (lien)
Les affaires Surprise ! Le français est aussi une langue de pouvoir économique (2/4) (lien)
Le Figaro Ni traduction, ni adaptation: la littérature québécoise s’épanouit en France (30/3) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2022 (6) - le 03/04/2022 - 11:39 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2022 (6)

Géostratégiques n°56 de mars 2022 : entretien avec Albert Salon (lien)
Francophonie Force Oblige Appel à tous les francophones ! (lien)
L'Express M. Feltin-Palas "Commémorer", "alternative", "opportunité" : ces mots employés à mauvais escient (29/3) (lien)
DGLFLF Quand les télécommunications déjouent les pièges de l’anglais (lien)
Le Figaro 5 anglicismes qui malmènent la langue française (28/3) (lien)
Le Dauphiné Cluses : Ne m’appelez plus jamais food truck ! (27/3) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2022 (5) - le 28/03/2022 - 10:28 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2022 (5)

AFRAV Le rassemblement du 20 mars pour la langue française et la francophonie (21/3) (lien)
L'Express Villers-Cotterêts : ce que l'on découvrira dans la cité internationale de la langue française (19/3) (lien)
Actu Morbihan Quels mots bretons sont entrés dans la langue française ? (26/3) (lien)
Le Figaro "J’ai hâte au", "la France, elle est"... 6 fautes de français qu’on ne veut plus (jamais) entendre (24/3) (lien)
Arte Karambolage le français dans le monde (20/3) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2022 (4) - le 22/03/2022 - 14:13 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2022 (4)

L'Express M. Feltin-Palas Anglicismes : Emmanuel Macron a-t-il un problème avec la langue française ? (17/3) (lien)
Le Monde L’anglais en entreprise, entre nécessité et effet de mode (16/3) (lien)
Ouest France Too many anglicisms in the newspaper (21/3) (lien)
Le Figaro Le français donne accès à une liberté intellectuelle : ces étrangers qui viennent à Paris pour apprendre la langue (13/3) (lien)
Le Figaro Tics de langage, anglicismes, barbarismes... Ces expressions que vous détestez (16/3) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2022 (3) - le 16/03/2022 - 10:35 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2022 (3)

ActuaLitté Appel à manifester pour une langue française en danger (14/3) (lien)
L'Express M. Feltin-Palas The Voice, Cash investigation... Pourquoi la télé française aime-t-elle autant l'anglais ? (13/3) (lien)
TV5 Monde Semaine de la langue française : du Bellay à l'honneur, 500 ans après sa naissance (lien)
RTL Ce que Mylène Farmer a toujours refusé de faire tout au long de sa carrière (10/3) (lien)
C. International Le français peut-il rester une langue véhiculaire dans l’UE ? (13/3) (lien)
Académie française Semaine de la langue française et de la Francophonie (11/3) (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2022 (2) - le 12/03/2022 - 11:41 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2022 (2)

Min. Culture Semaine de la langue française et de la Francophonie du 12 au 20 mars (lien)
ActuaLitté Une 3e version du Dictionnaire des francophones, pour son 1er anniversaire (7/3) (lien)
Le Figaro "Il fait genre", "j’ai la dalle"... Ces expressions dont raffolent les jeunes ? (4/3) (lien)
France Inter A quel moment du XXe siècle, l’anglais a supplanté le français dans la communication internationale ? (3/3) (lien)
CERM L’Afrique subsaharienne francophone moteur de la croissance africaine (3/3) (lien)
J'aime les mots Anglicismes ! (lien)


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de mars 2022 - le 03/03/2022 - 20:34 par MAR

Langue française : Nouvelles de mars 2022

Paris Match Clean my calanques... et réapprends le français ! (2/3) (lien)
L'Express M. Feltin-Palas Mais pourquoi le français est-il plus compliqué à écrire que l'italien ? (1/3) (lien)
DNA Aller au drive, passer un call, fonder une start-up… Ces anglicismes qui énervent les puristes (27/2) (lien)
Fild Francophonie : un dynamisme négligé par la France (lien)


Langue française : Nouvelles de février 2022 (2)

L'Express Michel Feltin-Palas Macron et Pécresse trahis par leur vocabulaire (22/2) (lien)
Le Temps L’Académie française part en guerre contre les anglicismes (16/2) (lien)
France Terme Le vocabulaire de l'économie et de la finance a de nouveaux termes à son actif (lien)


Lettre aux maires sur la place de la langue française…
en France

Cette lettre de notre militant savoyard, membre du Haut conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF), peut être reprise par d’autres militants, sous leur signature, tant dans ce cas précis que dans d’autres de même nature ! Albert Salon

Marcel GIRARDIN Voglans, le 21 février 2022

73420 Voglans

Objet : votre participation à la défense de la place de la langue française… en France !

Madame, Monsieur le Maire,

Je vous prie de trouver, ci-joint, le communiqué signé par Monsieur Albert SALON, ancien ambassadeur de France, vous invitant, vous ou quelqu’un de votre entourage, à participer, le 20 mars 2022, au rassemblement-forum organisé sur la Montagne Sainte-Geneviève et devant le Panthéon, par le haut conseil international pour la langue française et la francophonie.

L’heure est grave. Notre langue, encore plus ou moins parlée sur les cinq continents, est aujourd’hui menacée dans son propre berceau par des offensives tous azimuts s’inscrivant dans le cadre de la stratégie linguistique et culturelle, élaborée et présentée le 6 septembre 1943, à l’université d’Harvard par le premier ministre britannique d’alors, Monsieur Winston CHURCHILL, dans le but de faire de l’anglais, la langue mondiale de domination des esprits et des économies.

Le communiqué du HCILFF présente avec précision les résultats actuels préoccupants obtenus par cette offensive stratégique anglo-saxonne, au niveau européen mais aussi, et c’est encore plus préoccupant, au niveau national.

Votre intervention, au niveau local, sera également déterminante pour la défense de la place de la langue française en France. Il importe que dans vos décisions approuvant des appellations, les textes de panneaux d’information, le versement de subventions ou l’attribution d’aides en nature à des associations dont la dénomination et les présentations sont en langue anglaise, vous fassiez le choix de privilégier uniquement la langue française et de refuser de soutenir toute initiative, tout service et toute manifestation qui seraient présentés dans cette langue qui reste, malgré tout, une langue étrangère.

En effet, une langue, en plus d’être un instrument de communication, contribue à exprimer une vision et une organisation du monde qui lui est propre dans les secteurs politique, administratif, juridique, financier, technique, industriel et bien sûr culturel et social.

Faire dominer sa langue, par exemple dans l’enseignement et les médias, c’est parvenir à progressivement dominer les esprits et donc à finalement orienter leurs choix.

Depuis mon adolescence, je sais lire en langue anglaise, j’ai effectué une courte partie de mes études en immersion dans un Polytechnic britannique et lu régulièrement des revues américaines spécialisées dans l’étude du Proche et du Moyen-Orient mais refuse de voir la langue anglaise s’imposer progressivement, avec le soutien regrettable de nombreux relais et dirigeants français, dans tous les secteurs de notre vie quotidienne, dans notre paysage savoyard et sur le territoire de la France.

Après mes interventions contre l’installation du panneau FRENCH TECH IN THE ALPS prévue en bordure de la VRU de Chambéry, l’épreuve sportive PROTECT AND SERVE CONTEST de la mairie d’Aix-les-Bains, PICK UP STATION à la gare d’Aix-les-Bains, j’ai récemment saisi le Président des Conseils départemental et Savoie Mont-Blanc ainsi que le tribunal administratif de Grenoble pour demander la suppression des panneaux en la seule langue anglaise(AIRPORT, WELCOME) apposés, en violation de l’esprit et de la lettre des articles 1, 2, 3, 4 de la loi du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française, sur le territoire de ma commune de Voglans, à l’entrée et à la sortie de la route desservant, notamment, l’aéroport de la Savoie. Voir les photographies ci-jointes.

Sachez également que les panneaux d’information français / anglais apposés par la communauté d’agglomération sur le pourtour du lac du Bourget, jusqu’au sommet du Mont-Revard ne respectent pas l’article 4 de la loi du 4 août 1994 qui vise à éviter justement que l’anglais ne devienne, à parité avec le français, une deuxième langue officielle en France et demande que lorsque la langue française est traduite, celle-ci le soit en au moins deux autres langues !

Vous remerciant pour l’attention accordée, je vous prie, Madame, Monsieur le Maire d’agréer l’expression de mes sincères salutations.


Les auditeurs de Radio France agacés par la déferlante du franglais

Emmanuelle Daviet la médiatrice des antennes de Radio France qui a le courage (contrairement à la plupart des autres médias) de citer les courriers émanant des auditeurs, montre l'agacement de nombreux auditeurs devant "l’usage excessif du franglais sur des antennes du service public" notamment dans sa "Lettre de la médiatrice" du 18 février 2022.

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"La maltraitance de la langue française" Dans un rapport rendu public mardi 15 février l’Académie française met en évidence l’essor préoccupant du franglais dans l’ensemble de la communication institutionnelle, au sein des ministères, de l’administration, des mairies, des offices de tourisme, sans oublier les universités, les écoles, les organismes de formation ou encore les musées.

Le sujet est sensible et chaque jour, inlassablement, les auditeurs nous écrivent à ce sujet, signalant l’usage excessif du franglais sur des antennes du service public. Le franglais, qu’ils qualifient de "maltraitance de la langue française", est un français où l’influence du lexique et de la syntaxe anglaise est prédominante comme l’indique le dictionnaire Le Larousse : "État de la langue française caractérisée par l’introduction excessive de néologismes et de tournures syntaxiques d’origine anglaise".

La copieuse liste des mots anglais repérés par nos auditeurs sur les différentes antennes de Radio France ou sur les sites des chaînes invite à la réflexion :

After school, Baby crash, Bad buzz, Background, Bashing, Benchmark, Best of, Best-seller, Biopic, Blind test, Blockbuster, Blue monday, Black friday, Booster, Border, Borderline, Brainstorming, Branding, Briefing, Broadcast, Burn-out, Business, Buzz, Call center, Call room, Cancel culture, Care, Cash, Casting, Challenge, Checker, Click and Collect, Cluster, Coach, Cold case, Come back, Compliance, Coworking, Crash, Data, Deadline, Deal, Dealer, Debriefing, Debunking, Deceptif, Devaste, Digital, Digitalisation, Dispatcher, Distanciation sociale, Dress-code, Drive, Drive-in, Dry january, Fact checking, Fake, Fashion, Feel-good, Gap, Giga Factory, Global impact, Green pass, Greenwashing, Guest star, Hashtag, Hotline, Hotspot, Impacter, Jingle, Job, Juste, Kit, Light, Listing, Live, Locker, Loser, Low cost, Mainstream, Makes, Manager, Marketing, Meeting, Newsletter, Old school, On time, One shot, Open space, Overbooker, "Pass" sanitaire, Performer ; Pitch, Player, Playlist, Plug-and-play, Podcast, Prime-time, Process, Punch line, Regulation, Replay, Rooftop, Running, Scoop, Scorer, Secure, Short list, Sitcom, Shutdown, Smile, Spamer, Sponsor, Staff, Start up, Streaming, Stress, "Sur comment" versus "on how", Talk, Talk-show, Team, Testing, Think Tank, Thread, Timing, Tracing, Tracking, Trend, Usual Suspect, Viewer, Wishful Thinking, Vintage, Wording.

Cet usage décomplexé d’anglicismes est un fait objectif constamment évoqué dans les messages reçus au service de la médiation :

"Je suis une fidèle auditrice de France Inter depuis bien longtemps et suis depuis une petite année environ frappée et très agacée par l'utilisation de mots en anglais sans raison et ce dans des émissions très diverses et de la part d'animateurs ou journalistes ou chroniqueurs dont j'aurais pu penser qu'ils ne tomberaient pas dans cette facilité. Pire la nouvelle tendance serait qu'à chaque utilisation d'un mot en anglais il y ait la traduction dans la seconde qui suit, j'ai entendu ce procédé à plusieurs reprises dernièrement et cela m’a navrée. Comme si vous aviez fait le choix non pas de renoncer à cet anglais à tout va, mais au contraire de l’imposer en faisant passer la pilule par une petite traduction en français ? Vous êtes trop bons messieurs mesdames de la radio publique ! Mais au final ça rime à quoi ?"

"Reportage dans une école primaire ce mardi matin, 15 février. Votre journaliste sur place explique qu'on va "dispatcher" certains élèves dans d'autres classes. Pauvres gosses, pourquoi ne se contente-t-on pas de les répartir dans les classes ? Ce serait peut-être moins chic mais plus correct. Allez, laissons cet anglicisme aux techniciens et ingénieurs, et contentons-nous de parler français sur Franceinfo. A propos : en anglais, to dispatch signifie expédier !"

"Votre journaliste vient de dire "la timeline qu'on scrolle" vous avez largement passé les limites du ridicule. Cet enchaînement de termes anglais dans une phrase en français ne fait qu'égarer l'auditeur et amoindrit la portée de votre question."

"Selon votre journaliste à propos des soldes, il faut "privilégier les sites français ou européens qui sont plus sécures."Sécures" ? Quézaco ? Craindrait-elle de passer pour ringarde en expliquant que certains sites sont plus "sûrs" que d'autres. En tout cas, voilà une journaliste qui a du mal à parler français, ou alors elle nous joue les Parisiennes branchées en terminant son intervention sur un mot anglais. Trop chic ! Personnellement, je trouve cela lamentable, et surtout, d'un point de vue professionnel, inadmissible sur les ondes du service public. Pour parodier votre journaliste, "il faut privilégier la langue française, c'est plus sûr"".

Loin de valoriser le propos du journaliste qui l’emploie et d'enrichir l'auditeur qui le subit, un anglicisme traduit l’appauvrissement de la langue. Son usage tente de faire passer pour une hypermodernité du discours un propos prétentieux et, en creux, une forme de snobisme. Pire, son emploi exclut l’auditeur comme le mentionnent régulièrement nos correspondants.

Ne désespérons pas. Cette bataille lexicale n’est pas vaine et honore les auditeurs, défenseurs de ce trésor que représente la langue française. Bernard Cerquiglini, linguiste, Professeur émérite de l'Université de Paris, Membre de l'Académie royale de Belgique a également un avis sur la question, son point de vue sur les anglicismes est à regarder ici.

Emmanuelle Daviet


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de février 2022 - le 16/02/2022 - 11:22 par MAR

Langue française : Nouvelles de février 2022

Le Figaro Franglais : l’Académie tire la sonnette d’alarme (14/2) (lien)
L'Express Michel Feltin-Palas mais d'où viennent tous ces adverbes en "-ment" ? (15/2) (lien)
La Croix Spéléo Laurence Cossé explore la langue française (2/2) (lien)
Le Figaro Parlez-vous le globish ? (5/2) (lien)
DGLFLF Dis-moi dix mots qui (d)étonnent ! (lien)


nouvelles2022/oos.jpgE. Macron piétine la langue française - le 11/02/2022 - 20:20 par MAR

Pourquoi Emmanuel Macron continue-t-il
à piétiner la langue française ?

Emmanuel Macron organise un sommet, sans doute justifié, sur les océans, comment l'appelle-t-il ? "One ocean summit" sans même de traduction. Une fois de plus le président se couche devant la domination anglo-saxonne. La seconde langue de travail de l'ONU est expulsée par celui-là même qui devrait la défendre.


nouvelles2/lemonde.gifLe Monde à fond dans l'anglicisation - le 01/02/2022 - 11:09 par MAR

Le Monde à fond dans l'anglicisation

Le Monde se pavane avec son : Avec Speak Up ! chaque semaine "Le Monde" porte la voix des jeunes sur Snapchat."
Pour faire moderne, pour faire djeune, Le Monde se vautre dans la colonisation mentale la plus éhontée !
Ce journal, soit-disant "journal de référence" français, adopte la langue des Gafam pour communiquer avec les Djeunes !
Une honte : le journal de Beuve-Méry qui, non content de ne jamais la défendre, piétine désormais ouvertement la langue de son pays !


L'État et les service publics ne sont pas en reste : après France Connect, SNCF Connect ! France Connect - Service public - SNCF Connect


Lettre à Stellantis (Peugeot) :
L'emploi de l'anglais est illégal en entreprise

Monsieur,

Je me permets de vous écrire car j'ai lu les phrases suivantes dans un article des Échos :

"Après le rachat d'Opel, l'anglais avait été promu comme langue de travail, mais la règle restait largement théorique. Ce n'est plus le cas chez Stellantis. Cela alimente l'insatisfaction de certains cadres et ingénieurs, qui transpirent avant de présenter leur PowerPoint à leurs collègues étrangers, ou enragent de devoir limiter certaines discussions faute de maîtrise linguistique." Je souhaitais donc signaler que l'emploi de l'anglais en entreprise est illégal en France. En effet, tous les documents de travail, y compris les logiciels, doivent légalement être disponibles en français. Les entreprises qui fournissent des documents en anglais à leurs salariés ou qui les font travailler avec des logiciels en anglais sont donc dans l'illégalité. Voici ce que dit le code du travail :

"Tout document comportant des obligations pour le salarié ou des renseignements nécessaires à l’exécution de son travail doit être rédigé en français."

Suite à cette loi, des entreprises ont été lourdement sanctionnées pour usage illégal de l'anglais. Par exemple la société américaine GEMS en mars 2006, condamnée à 570.000 euros d'amende pour avoir pour avoir transmis des documents en anglais sans traduction à ses salariés français. De même pour les sociétés Nextiraone et Europ Assistance, elles aussi condamnées pour avoir voulu imposer à leurs salariés des logiciels en anglais sans traduction : http://www.rfi.fr/actufr/articles/111/article_79206.asp

De même aussi pour Danone, condamné en 2012 : https://www.20minutes.fr/france/967329-20120706-danone-salaries-obtiennent-traduction-francais-logiciel-interne

Je vous demande donc de faire en sorte que le français soit la langue de travail pour tous les salariés établis en France. L'emploi de l'anglais est d'autant plus déplacé que cette langue a désormais un poids géopolitique nul au sein de l'Union européenne vu qu'elle n'est plus la langue nationale d'un seul pays de l'UE. Quant au français, c'est une grande langue internationale d'avenir, qui comptera un milliard de locuteurs dans le monde en 2060 et dépassera le chinois d'ici la fin du siècle : https://www.lefigaro.fr/culture/2013/03/20/03004-20130320ARTFIG00318-un-milliard-de-francophones-en-2060.php

Je signale enfin qu'une entreprise peut être implantée sur tous les continents et avoir le français pour langue de communication internationale, comme le montre le cas de Michelin, cotée au CAC 40 : https://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/chez-michelin-le-francais-reste-la-premiere-langue_1371226.html

Bien à vous,

Daniel De Poli


Langue française : Nouvelles de janvier 2022 (4)

BFM Pourquoi les chansons en français dominent largement sur les plateformes (28/1) (lien)
Sénat Étienne Blanc Proposition de loi visant à lutter contre l’écriture inclusive et protéger la langue française (25/1) (lien) sérieusement argumentée, digne d’être largement diffusée et recommandée. AS
Paris Match Belgique Voici 10 belgicismes que nos amis français ne connaissent certainement pas (une fois) (28/1) (lien)
DLF Suisse L'écriture inclusive "illégale et insultante" ? (lien)
Le Figaro 5 anglicismes qui ont totalement disparu du français (25/1) (lien)


Langue française : Nouvelles de janvier 2022 (3)

CERMF Ilyes Zouari La population du monde francophone atteint 536 millions d’habitants, début 2022 (lien)
L'Express Michel Feltin-Palas Les pièges du tout-anglais (25/1) (lien)
Le Figaro Le ministère de l’Éducation a installé le Conseil supérieur des langues (24/1) (lien)
Le Devoir Christian Rioux Carte d’identité ! (21/1) (lien)


nouvelles2022/iel-robert.jpgPetit Robert ne sera jamais grand - le 25/01/2022 - 12:10 par MAR

Petit Robert ne sera jamais grand

sur le pronom iel

par Gérard Blua, écrivain et éditeur

"Qui ne gueule pas la vérité quand il sait la vérité se fait le complice des menteurs et des faussaires." Charles Péguy

Gérard Blua, membre du Haut conseil international de la langue française et d’Avenir de la langue française, membre de l’Académie de Marseille, valeureux militant du français, a publié un très intéressant essai aux éditions Maïa : "La Culture française à la dérive" AS

Grands dieux !... Peut-on vraiment imaginer un excellent élève qui rende systématiquement copie blanche ? Non, de toute évidence. Depuis toujours, ce type de suicide intellectuel n’a jamais concerné qui que ce soit sur les bancs de notre éducation nationale. Et pourtant, dans la même concordance d’idée, voici que mi-octobre nous avons vu éclore un nouveau pronom personnel, iel (pluriel : iels), porté sur les fonds baptismaux de l’écriture inclusive par les militants de la destruction méthodique de la société, trop heureux de rajouter dans leur carnier une proie de marque.

Et c’est à la mi-novembre suivante qu’Alice Develey, Maguelonne de Gestas et Marie-Liévine Michalik titraient leur intervention pour Newsletter : "L’idéologie Woke à l’assaut du dictionnaire Le Robert". Nous fûmes alors très nombreux, à leur suite, à nous frotter violemment les yeux !

Qui dites-vous ? Le Petit Robert ? Incroyable ? Comment l’œuvre maîtresse d’Alain Rey a-t-elle pu accepter d’introduire subrepticement une telle anomalie grammaticale dans ses pages numériques ? Même si, devant le tollé provoqué jusqu’aux plus hautes marches de l’Élysée – Brigitte Macron elle-même s’élève contre l’entrée de iel et iels dans le Petit Robert –, il est dit que cela s’ouvre sur une période probatoire. En réalité, ne nous leurrons pas, il est quasiment acté que les deux "pronoms" se doivent de rejoindre le dictionnaire web et l’édition papier dès 2022. Le mentir-vrai d’Aragon n’est pas bien loin, n’est-il pas ?

Nous voilà donc ainsi confrontés au passage à l’ennemi d’un support jusqu’alors considéré comme un solide rempart derrière le Larousse, le niveau éminemment supérieur se situant dans les lumineux reflets décisionnels du dictionnaire de l’Académie française qui, depuis les lettres patentes de Louis XIII en 1635 et la protection permanente de son ministre Richelieu, ne cesse de s’opposer à la trituration de notre langue. Soit dit en passant : l’une des plus belles et des plus fines au monde, bien campée sur ses doubles racines plongeant radieusement dans le grec ancien et le latin.

Mais alors pourquoi le Robert, cette honorable publication qui eût dû demeurer un élément important de notre voûte linguistique, a-t-il changé son cap ? Tout simplement parce que, du jour au lendemain, dans la foulée entre autre de nos universités de plus en plus déclassées sur le plan international, il s’est auto-attribué la capacité à décider de la philosophie générale qui doit guider notre sillon de vie. Écoutons d’ailleurs l’explication qu’il nous en donne : "On a constaté que ce mot prenait de l’ampleur et nous l’avons intégré." Non, nous ne rêvons pas. Voici qu’en prime au désastre linguistique causé nous est servie une nouvelle approche méthodologique : la quantité ! En un mot si contemporain : le poids des réseaux sociaux ! C’est-à-dire l’avis généralement infondé des strates les plus médiocres de notre société. Sans oublier ce détail qui fait fureur à Boboland et nous est servi en mode approfondissement par le Petit Robert : "La langue française ne doit stigmatiser personne." La supposée masse des supposés opprimés et des supposés dominés qui fleurit désormais un peu partout dans le monde (voire dans l’univers, mais hélas notre technologie est bien incapable de voler à son secours au-delà de notre orange bleue) peut de la sorte inclure dans son combat quotidien un outil nouveau concernant toutes les personnes ne se reconnaissant ni homme ni femme. Woke, LGBT and so on, que serions-nous sans vous ?

Les philosophes, les entrepreneurs, les enseignants, les savants, les écrivains, portent sur leurs épaules la responsabilité de la survie de notre langue, de notre culture, de notre société. Ils ont pour responsabilité de conserver les Lumières et les déposer dans les bras de nos enfants et petits-enfants. Alors, voir une partie de nos supposés intellectuels se ranger dans le camp de l’arasement de nos savoirs et plier le bagage de la transmission, est une peur indescriptible pour l’avenir humain. Il est vrai qu’une société qui nous dit sans rire pouvoir désormais définir avec précision tous les indéfinis de la planète pour en faire les héros de l’instant présent, n’a plus besoin des cerveaux habituels. Le moine Savonarole lui-même, au XVe siècle, fut finalement emporté avec toutes les horreurs qu’il avait voulu instaurer en adéquation avec sa folie exponentielle. Et Florence a refleuri. Les temps de nos jours, à nouveau, sont certes à l’orage. Mais que ceci ne nous empêche pas de continuer à croire en la force de l’esprit et de l’intelligence. C’est pourquoi, après cette faute loin d’être vénielle, le Petit Robert de la langue française – à l’instar de la célèbre envolée de Victor Hugo (un autre fieffé blanc raciste et colonialiste celui-là) – deviendra à jamais Robert le petit de la langue française.

Gérard Blua


Langue française : Nouvelles de janvier 2022 (2)

L'Express Michel Feltin-Palas Pour une carte nationale d'identité en 3 langues (12/1) (lien)
Causeur Valérie Pécresse, carpette anglaise "à vie" ? (12/1) (lien)
L'Express Michel Feltin-Palas Dolmen, bijou, cohue... Ce que la langue française doit à la langue bretonne (11/1) (lien)

L'Express Carte d'identité française traduite en anglais : pourquoi l'Académie française est en colère (7/1) (lien)
RT France In Europe we trust : la formule du ministre Jean-Baptiste Djebbari fait réagir (7/1) (lien)


Francophonie.gifArrêtons l'arrachage de la langue française - le 10/01/2022 - 10:46 par MAR

Arrêtons l'arrachage de la langue française !

Appel du Haut conseil international de la langue française et de la francophonie et des associations membres à l'organisation d’états généraux de la Langue française et de la Francophonie.

Cette tribune est une synthèse des propositions élaborées, des écrits publiés, des actions menées, depuis des décennies, par les 34 associations de France et du dehors et les 185 personnalités militantes aujourd’hui membres du Haut Conseil international de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF) créé le 18 juin 2020 par Avenir de la Langue française (ALF) aidée de : l’Association Francophonie Avenir (AFRAV), COURRIEL et Défense de la Langue Française (DLF).

La démarche originelle de cet appel à des états généraux de la langue française et de la Francophonie fut celle d’ALF. Son administrateur Jean-Louis Chédin, universitaire ancien professeur de philosophie, en a assuré la mise en forme, avec la participation d’autres associations, dont COURRIEL, présidée par Georges Gastaud, professeur de philosophie. Albert Salon, secrétaire général du Haut Conseil international, président d’honneur d’ALF


Arrêtons l'arrachage de la langue française !

Appel des associations de défense de la langue française et de la francophonie

Menacée de perdition, la langue française ? Il faudrait être aveugle pour ne pas au moins se poser la question, avant qu'il ne soit trop tard. Les associations œuvrant pour l'avenir du français, Cassandres malgré elles, ne cessent d'alerter : se vérifie chaque jour, avec une rapidité effrayante, le constat que Michel Serres en 1993, résumait en ces termes : "Dans le milieu des décideurs, ceux-ci sont en train d'éradiquer la langue française. Que ce soit dans la finance, la science, le commerce, la publicité (…), ce consentement commence vraiment à ressembler à une collaboration, et la défense de la langue française à une résistance." À cela, il faut ajouter l'invasion de l'anglais (ou du "globish", son ersatz), dans l'enseignement à tous les étages, dans les médias… Excusez du peu ! On nous répond qu'un tel "consentement" n'est pas propre à la France, qu'il faut une langue d'échange commune, si médiocre que soit le "globish" anglo-saxon jouant sur quelques centaines de mots ou expressions utiles, et des schémas de communication uniformes. Or, ceci n'efface pas la responsabilité particulière qui incombe à la langue universaliste par excellence qu'est le français.

Un abandon progressif, s'il se poursuit, a ou aura un coût qui est immense à long terme. C'est une chose de s'ouvrir et de se mettre à l'épreuve, vivifiante, féconde, de l'autre langue et d'une autre culture avec elle ; c'en est une autre que de se mettre à leur remorque sans en maîtriser la source ni l'autonomie créatrice… On ne pense bien (de façon originale, créative) que dans sa propre langue ; non en se pliant à un moule uniforme, à un plus petit dénominateur commun qui condamne au suivisme, et pas seulement au plan des mots, mais de toute une façon de juger et de penser. Il n'y a pas de compartiments étanches.

Au pays de Pasteur et de bien des prix Nobel, il n'y a plus de grande revue scientifique de référence en français (comme si une revue publiant des recherches novatrices n'allait pas trouver son public sous prétexte qu'elle est en français). L'on n'a pas vu non plus sortir le vaccin qu'on attendait aujourd'hui, contrairement à l'époque qui a connu le BCG ou telle découverte majeure concernant le Sida. Aucun rapport, dites-vous ? Il faudrait y voir de plus près.

Tout un processus de soumission volontaire (ou involontaire ?) est bien avancé à tous le étages de l'édifice social dont la langue, qu'on le veuille ou non, est le premier ciment. De l'école primaire (ou même maternelle) à l'enseignement supérieur dans les sciences d'abord (grâce à la loi Fioraso) et dans l'économie grâce aux écoles de commerce, l'invasion du globish devient la norme. À l'école primaire, de jeunes élèves, qui parfois entendent peu parler français à la maison et qui auraient tant besoin de "français renforcé", doivent ingurgiter un petit vade-mecum d'anglais, qui les perturbe plus qu'il ne les instruit. Dans les médias, entre mille exemples, on aurait honte d'écrire : accord, non accord, au lieu de deal ou no deal, au sujet du Brexit. La banque postale a créé "Ma french bank" ! "On se demande parfois, nous dit un adhérent suisse, comment un tel géant culturel a pu tomber aussi bas !"

Faute de toute réactivité, d'initiatives, de courage élémentaire, le français qui était prévalant il y a peu dans les institutions européennes est en voie d'extinction au profit de l'anglais (alors que le Royaume-Uni a quitté l'Union au début de 2021) avec le consentement tacite de nos représentants comme de nos gouvernants (car qui ne dit mot consent). C'est en violation ouverte et tranquille, aussi bien des traités que du pluralisme consubstantiel à l'Union européenne. Un député peut être rappelé à l'ordre par le président de séance, s'il ne s'exprime pas en anglais : d'autant plus scandaleux que les moyens de traduction automatique ont fait de considérables progrès. Plusieurs associations ont d'ailleurs introduit un recours auprès de la Cour de Justice européenne, avec la conviction que l'Europe ne peut continuer à se développer sur les décombres de nos langues.

Paradoxalement, une telle évolution contraste avec le fait que la pratique du français, la francophonie, font preuve de vitalité au plan international. Sans parler de l'Afrique (Kinshasa a dépassé Paris comme la plus grande ville francophone) ; on apprend le français en Chine, en Amérique du Sud, on le défend au Québec. L'Afrique de l'Ouest francophone est actuellement la plus dynamique au plan économique : l'usage commun du français n'y est pas pour rien. Mais pour combien de temps, si dans une ou deux générations la chute du français se poursuit ici ? Des pays africains (qui ont plus fait pour la francophonie que la France coloniale) commencent à s'interroger sur l'intérêt de maintenir le français dans son statut actuel, surtout dans l'enseignement. Notre réseau remarquable d'Alliances françaises est en voie de déconstruction, malgré la demande !

Devant la résignation ou le consentement des autorités publiques comme d'une certaine "élite", au déclin programmé du français, devant l'apathie relative d'une société civile conditionnée en permanence au tout-anglais, il s'agit malgré tout de réagir pour empêcher l'enlisement. Et au point où en sont les choses, nous pensons que des "États généraux de la langue française" doivent être organisés le plus vite qu'il se peut. Ce qui mettrait au centre d'intérêt une problématique concernant tout le monde, d'une façon ou d'une autre. Cela n'implique pas seulement la France, mais l'ensemble francophone : ce seraient nécessairement des États généraux de dimension internationale, touchant à la communication, à l'enseignement, à la diplomatie comme au commerce. L'on pourrait en attendre une puissante contribution au bénéfice non seulement de la langue française, mais d'un pluralisme de l'esprit et de la culture dont a besoin notre monde mondialisé. Quant à la langue française, elle ne peut plus attendre.

À tous ceux que cette cause, qui est aussi celle de l'esprit, préoccupe sérieusement, nous demandons de réagir et de s'engager.

Jean-Louis Chédin, pour les associations participantes


/nouvelles/presse.gifLangue française : Nouvelles de janvier 2022 - le 07/01/2022 - 18:37 par MAR

Langue française : Nouvelles de janvier 2022

Le Parisien Carte d’identité bilingue : l’Académie française prête à aller en justice (5/1) (lien)
Le Figaro Nouvelle carte d'identité bilingue : l'Académie française contre-attaque (5/1) (lien)
L'Express La Loupe L’ombril et le français de 2122 [émission audio à la demande avec Michel Feltin-Palas] (3/1) (lien)

Message d'un auditeur de Radio France publié dans la Lettre de la médiatrice du 8/1/2022 (sans commentaire !)

Message d'auditeur
« Mon souhait d’auditeur pour 2022 ? Que vous cessiez d’utiliser à tort et à travers des mots ou expressions anglo-américaines. Le vocable « care » en particulier est détestable, laid et vulgaire. Le mot « soin » est-il désormais trop ringard ? Ce phénomène de mode, de mimétisme est presque risible quand on pense à l’état des systèmes de santé étasunien et britannique… Sans rancune ! »​​​​​

Langue française : Nouvelles de décembre 2021 (3)

Michel Feltin-Palas et Yves Montenay L’anglais sera-t-il un jour la seule langue parlée en France ? (lien) [visio-conférence organisée par Europe Démocratie Espéranto le 15 décembre 2021]
Le Figaro Laurent Catach Le dictionnaire de l’Académie française offre un regard sur l’histoire de notre langue (lien)
Le Figaro 5 expressions que nous aimons (mais qui ne veulent rien dire) (lien)


Langue française : Nouvelles de décembre 2021 (2)

Le journal n°75 d'Avenir de la Langue Française (décembre 2021) est paru (lien)
Le Figaro 5 expressions que nous aimons (mais qui ne veulent rien dire) (13/12) (lien)


Langue française : Nouvelles de décembre 2021

Le Figaro Gérald Darmanin, meilleur promoteur des anglicismes (7/12) (lien)
Comité Laïcité République Gérald Darmanin Carpette anglaise 2021 (9/12) (lien)
Valeurs actuelles Gérald Darmanin lauréat de la "Carpette anglaise" avec sa carte d’identité bilingue (8/12) (lien)
Le Figaro 5 anglicismes que nous disons (sans nous en rendre compte) (9/12) (lien)
Le Figaro 5 anglicismes qu’on ne veut plus (jamais) entendre au bureau (2/12) (lien)
Le Figaro Connaissez-vous ces mots québécois ? (27/11) (lien)


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